édition spéciale
de l’Union Démocratique du Centre
IMMIGRATION 2 / 3
Comment reprendre le contrôle de l’immigration?

EUROPE 6 / 7
UE – quel avenir?
Les conséquences pour la Suisse.

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de l’Union Démocratique du Centre
IMMIGRATION 2 / 3
Comment reprendre le contrôle de l’immigration?

EUROPE 6 / 7
UE – quel avenir?
Les conséquences pour la Suisse.


Brigandages, cambriolages, voitures forcées – des événements quotidiens à Lausanne, Zurich, Bâle et dans d’autres villes. Les malfaiteurs, fréquemment des étrangers, sont de plus en plus culottés et agissent souvent en bandes.
Dimanche, 28 octobre, 3 heures du matin: un Péruvien de 20 ans tabasse un vieil homme qu’il rencontre par hasard. La victime âgée de 83 ans est grièvement blessée. C’est «pour rigoler» que cet individu a cogné, lit-on
Ce que j’attends de la Suisse

J’attends des élus politiques suisses qu’ils soient conscients des forces de la Suisse et se les rappellent constamment, qu’ils agissent pour le peuple et non pour eux. Donc, qu’ils mènent une politique désintéressée et s’engagent pour les besoins de la Suisse.
dans la presse. La police assiste souvent impuissante aux activités des dealers. Elle doit constater que les voleurs à l’étalage qu’elle a pris la veille se promènent à nouveau en liberté et préparent leur prochain coup. La justice est
lente et, surtout, elle fait preuve d’une complaisance coupable à l’égard des malfaiteurs au lieu de protéger la population. La justice et la politique doivent enfin agir dans l‘intérêt des Suissesses et des Suisses.

Nous sommes fiers de la Suisse et nous sommes reconnaissants de pouvoir vivre dans ce pays. La beauté des paysages, la liberté, la sécurité, la diversité culturelle, les traditions vivantes et la démocratie directe – peu d’autres pays au monde offrent une telle qualité de vie dans un espace aussi restreint. Pour l’UDC, il est évident que ces acquis se fondent sur l’indépendance et l’autodétermination acquise par des siècles de combat ainsi que sur les vertus que nos ancêtres nous ont légué. La
Suisse, nation existant par la volonté de ses habitants, est marquée par une forte responsabilité individuelle, par le souci de la qualité, la persévérance, mais aussi par le sens de la solidarité entre les forts et les faibles.
L’UDC veut sauvegarder et consolider les forces de la Suisse, mais aussi l’identité du pays qui repose sur une multitude de traditions. Le succès de la «suissitude» et de la culture populaire ainsi que l’intérêt de la jeune généra-
POINT DE MIRE 10 / 11
Qui est l’UDC?
Parti, personnes, objectifs.
Commentaire:


Etat de démocratie directe et société ouverte, la Suisse doit accorder une attention particulière à la liberté d’opinion, d’information et de la presse. Ces libertés fondamentales sont inscrites dans la Constitution fédérale. Indépendamment de son état, de son origine et de ses idées, chaque citoyen et chaque citoyenne doit pouvoir s’exprimer librement dans notre pays. En est-il encore ainsi aujourd’hui? Nous avons assisté durant les 25 ans écoulés à un bouleversement du paysage médiatique. Parallèlement au monopole de la SSR dans le secteur national de la radio et de la télévision, la concentration se poursuit dans la presse écrite. Un petit nombre de grandes maisons d’édition domine les journaux et quotidiens du pays. Des monopoles régionaux peuvent devenir la règle. Conséquence de la collaboration rédactionnelle des maisons d’édition, le contenu et la forme s’uniformisent. Le résultat est qu’un petit nombre d’éditeurs ont la mainmise sur l’opinion publiée, disposant du même coup d’un pouvoir inquiétant. Ce qu’écrivent les publications de Tamedia, Ringier, NZZ, AZ Medien et Südostschweiz Mediengruppe influence la perception publique en Suisse. Ce qu’ils taisent n’est presque jamais perçu. Ce développement est inquiétant et même dangereux, surtout quand ces maisons d’édition poursuivent des buts politiques.
Nous autres gens de l’UDC, nous avons fréquemment l’impression que nos projets et idées sont déformés ou présentés de manière unilatérale. Les médias aiment à rendre compte d’affaires personnelles, mais passent fréquemment sous silence les activités et succès politiques de notre parti. L’UDC fonde son action politique sur un programme rigoureux, libéral et bourgeois. C’est à inscrire à son actif que la Suisse ne fasse pas partie aujourd’hui de l’Espace économique européen et, partant, qu’elle soit plus prospère, moins endettée et qu’elle connaisse moins de chômage que les pays voisins. Voilà pourquoi nous nous adressons à vous avec ce numéro spécial.
Non seulement la liberté de la presse, mais aussi la libre expression des opinions sont menacées en Suisse. Celles et ceux qui se risquent à parler clairement s’exposent fréquemment à une poursuite pénale. La norme antiracisme, par exemple, est systématiquement usurpée par des particuliers et des avocats pour criminaliser des opinions qui leur déplaisent. Les ministères publics et les tribunaux n’ont manifestement pas le courage de stopper ces excès évidents. Nombreux sont les membres de la direction élargie de l’UDC à faire l’objet d’une procédure parce qu’ils ont exprimé leur opinion politique. Celui qui dénonce des dysfonctionnements s’expose à des plaintes pénales. L’affaire Hildebrand confirme ce constat de manière exemplaire.
Nous continuerons de parler vrai et de dénoncer les dysfonctionnements. Nous ne nous laissons pas museler même si nous nous exposons à des diffamations médiatiques, des répressions politiques et des conséquences judiciaires. Dans ce numéro spécial, nous exposons les principes et les valeurs qui, à notre avis, sont à la base du succès de la Suisse.
Conseiller national Toni Brunner, président de l’UDC Suisse
tion aux valeurs traditionnelles prouvent qu’un engagement pour la Suisse est plus d’actualité que jamais. Nous y voyons aussi un mandat politique. L’indépendance et l’autodétermination exigent un combat permanent. Dans un monde globalisé où la concurrence internationale est de plus en plus âpre, il est plus important que jamais d’avoir confiance en soi. Et aussi d’être assez fier pour pouvoir dire quand il le faut «jusqu’ici d’accord, mais pas plus loin!».

La mascotte «Zottel» vous souhaite une agréable lecture!

La liberté des médias est une valeur fondamentale dans tout système constitutionnel libéral. Elle est la condition indispensable à l´existence d´une démocratie libre et vivante. En Suisse cependant, des restrictions légales et interventions de l´Etat de plus en plus nombreuses entravent la concurrence entre les médias. Ce développement affecte forcément aussi la libre confrontation des opinions – une tendance désastreuse pour une démocratie directe.
Réglementations inutiles
Gall tous les 15 km une ville de la taille de Saint-Gall. Nous évoluons très vite vers un Etat urbain. Chaque seconde un mètre carré de terre est bétonné. Et, néanmoins, les loyers et les prix des logements augmentent sans cesse, parallèlement à la progression de l´immigration
Il y a cent ans, le Tribunal fédéral a constaté que la presse n´avait pas seulement pour tâche «de faire connaître au lecteur certains faits intéressant la collectivité», mais aussi «d´exiger des explications concernant la gestion de l´Etat et notamment l´utilisation des fonds publics, de dénoncer d´éventuels abus dans la gestion publique, etc.» (ATF 37 I 388). Un sage jugement.
Ce constat des juges fédéraux n´est plus qu´un beau rêve aujourd´hui. Mais la faute en incombe davantage à la politique qu´aux médias. Parallèlement au progrès technique de ces trente dernières années, l´Etat a édicté une foule de réglementations inutiles. La situation est réellement absurde: alors que les nouvelles technologies ont fait naître les radios locales, les télévisions régionales de même que les plates-formes internet et les réseaux sociaux, la politique freine ce développement en s´efforçant de réglementations et de contrôler dans les moindres détails ce nouveau marché.
Les concessions n´ont pas leur place dans un pays libre Une politique consistant à donner aux radios et à la télévision des concessions, qui définissent non seulement la zone d´émission, mais aussi le mandat programmatique et le
contrôle de celui-ci, cadre mal avec la liberté démocratique, tout comme les contributions que l´Etat accorde à certains médias moyennant les redevances de réception. On ne corrige pas une concurrence déficiente par un «encouragement» public des médias. Il n´existe qu´un moyen d´atteindre cet objectif: déréguler. Il est plus que temps de libéraliser le droit suisse des médias.
Une politique médiatique en faveur de la liberté
Mais le Conseil national et le Conseil des Etats discutent actuellement de mesures supplémentaires pour prétendument encourager les médias. Où nous conduisent des propositions du genre «garantir la qualité sur internet»? Cette idée doit éveiller la méfiance de tout citoyen ayant des opinions libérales. L´engagement pour la liberté est particulièrement important dans le domaine des médias.
La concentration de la presse se poursuit en Suisse. Si le secteur de la radio et de la télévision est dominé par la SSR, le secteur de la presse est lui aussi désormais aux mains d´un petit groupe de grandes éditions. Cinq im-
portants groupes de presse (Tamedia, NZZ-Gruppe, Ringier, AZ Medien, Südostschweiz Medien) se partagent aujourd´hui les titres ayant les plus forts tirages de Suisse alémanique et romande. Ces maisons d´édition dé-
tiennent de surcroît des parts dans des médias électroniques régionaux. Les produits de presse indépendants des grandes éditions comme la Basler Zeitung et la Weltwoche.
sont associées dans les médias suivants (sélec tion):

Il y a des choses qu´on préfère ignorer. Peut-être faut-il vivre dans une ville comme Lagos pour comprendre les conséquences d´une croissance démographique exponentielle. On dit que Lagos est la ville qui croît le plus rapidement de toutes les cités du monde et qu´elle est aussi, selon le magazine économique «Economist», une des villes où la qualité de vie est la plus mauvaise. Ses habitants souffrent des gaz d´échappement, de la pénurie du logement, de services publics lacunaires, des déchets, d´une santé déficiente, de criminalité et d´une forte mortalité infantile. Mais le plus inquiétant, c´est que la croissance démographique de la Suisse n´est plus très loin de celle de Lagos.



La croissance démographique mondiale s´accélère. Depuis 1900, la population mondiale a passé de 1,5 à 7 milliards d´habitants. Ce développement, accompagné fréquemment de pauvreté et de chômage, augmente bien entendu la pression migratoire. Et la Suisse est une des destinations les plus convoitées du monde.
Baisse de la qualité de la vie
La famille van Eijk des Pays-Bas passait depuis de nombreuses années ses vacances en Suisse orientale. En 2012 elle n´est pas venue. Non pas à cause du cours de l´euro: «Nous venions parce que dans votre pays il y avait encore de la place pour la nature et que des millions de personnes n´y vivaient pas serrées les unes contre les autres. Mais la qualité de vie baisse chaque année chez vous.»
Bientôt 10 millions?
Cette impression est juste. La population de la Suisse a aujourd´hui dépassé huit millions d´habitants. Et elle continue de
L´immigration ne résout pas les problèmes de l´AVS
Martin Janssen, commentateur invité, chef de PME et professeur d´économie des marchés financiers à l´Université de Zurich.
Une personne qui prend sa retraite aujourd´hui bénéficie d´une espérance de vie moyenne de 23 ans. Ce chiffre augmente chaque année de plusieurs mois, si bien qu´il atteindra 24 ans dans cinq ans. Comment cette espérance de vie croissante peut-elle être financée dans le cadre de l´AVS et quel rôle l´immigration joue-t-elle à ce propos?
L´AVS est un grand pot d´argent qui récolte durant le mois en cours les cotisations et les contributions de l´Etat pour, le mois suivant, payer les rentes des retraités. Si l´espérance de vie augmente, les sorties dépassent les entrées. Comment réagir? On pourrait augmenter l´âge de la retraite, exiger des cotisations plus élevées, accélérer la croissance économique, augmenter le nombre d´actifs, réduire les rentes ou augmenter les contributions de l´Etat moyennant les impôts. Durant les années écoulées, l´immigration de quelque 70 000 étrangers par an a apporté une contribution importante à l´équilibre financier du pot AVS sans qu´il soit nécessaire d´augmenter les cotisations, de réduire les rentes ou de prendre d´autres mesures. Ce constat suscite cependant trois remarques. Premièrement, on sait que l´immigration provoque des coûts dans d´autres domaines comme le marché du logement, les routes, les chemins de fer, etc. Il faut donc se demander s´il vaut la peine d´accepter ces charges supplémentaires du seul fait que l´immigration maintient momentanément en équilibre les finances de l´AVS. Deuxièmement, il ne faut pas oublier que le problème de fond de l´AVS provient de l´augmentation de l´espérance de vie et des changements des structures démographiques. Et ce problème, on ne le résoudra pas par l´immigration, d´autant moins que celle-ci peut aussi avoir un effet inverse. Troisièmement, et c´est ce qui me paraît le plus important, la «solution» de l´immigration empêche de voir l´essentiel: le contrat à long terme entre générations que représente l´AVS ne peut être respecté que s´il est adapté aux caractéristiques de la Suisse et de son économie. De ce point de vue, la véritable croissance économique, qui devrait être renforcée par une débureaucratisation et une dérégulation massives, joue un rôle fondamental. Malheureusement, l´immigration arrange de nombreux élus politiques parce qu´elle leur permet de reporter la solution du problème de l´AVS. Là encore, un récent adage s´applique: «La Grèce est partout!»
croître. Avec 185 personnes par km la Suisse connaît une des plus fortes densités démographiques d´Europe. Et cela bien que les montagnes ne soient guère habitées. Jamais encore dans l´histoire de la Suisse la population n’avait progressé aussi rapidement. Durant les dix ans écoulés, l´immigration nette a atteint 700 000 personnes. Les offices fédéraux concernés prévoient d´ores et déjà 10 millions d´habitants, conséquence directe de l´immigration incontrôlée. Faute d´une action politique efficace, les chiffres pronostiqués par la Confédération sont même trop bas. Ce développement va évidemment changer la Suisse. Ses conséquences pour le marché du travail et les salaires, la criminalité, les infrastructures, les loyers, les prix du terrain, l´aménagement du territoire, les écoles, la santé publique et les institutions sociales sont énormes. Or, la Suisse affiche aujourd´hui déjà une des proportions d´étrangers les plus élevées du monde. Sa croissance démographique est unique en Europe. La population suisse croît cinq fois plus vite que dans le reste de l´Europe et atteint le niveau de pays émergents comme l´Inde.
Une seule grande ville de Saint-Gall à Genève L´erreur politique d´une immigration incontrôlée et de la libre circulation des personnes a fait de la Suisse un pays d´immigration de masse. Chaque année, sa population augmente d´environ 80 000 personnes, soit le nombre d´habitants de la ville de Saint-Gall. Pour illustrer ce propos: si ce développement se poursuit, il faudra créer entre Genève et Saint-
Les infrastructures de transport à la limite L´augmentation du trafic routier et ferroviaire de ces dernières années est directement liée à la forte croissance démographique. 300 000 habitants de plus, cela fait aussi 300 000 automobilistes et usagers des chemins de fer de plus. L´immigration incontrôlée engendrée par la libre circulation des personnes est le principal moteur de ce développement. Au lieu d´investir des milliards de francs dans les infrastructures de transport pour leur donner les capacités requises, il serait plus raisonnable de discuter ouvertement des limites de l´immigration. La capacité d´accueil de la Suisse n´est pas infinie. La qualité de la vie en souffre. Des classes d´école comptant 50% d´enfants étrangers sont la règle dans les régions à forte concentration démographique. Une intégration raisonnable n´est évidemment plus possible dans ces conditions. La hausse de la criminalité est elle aussi une conséquence directe de l´immigration puisque 70% de la population carcérale sont des étrangers. La Suisse aussi est exposée au risque de l´émergence de sociétés parallèles qui échappent aux règles de l´Etat de droit et se développent de manière isolée.
Il va de soi que la Suisse a besoin d’étrangers qualifiés. Ces personnes restent les bienvenues. Mais ce n´est pas une raison pour ouvrir toutes grandes les portes à une immigration effrénée. Il est grand temps que la Suisse reprenne le contrôle de l´immigration.
Lukas Reimann, conseiller national, né en 1982, domicilié à Wil (SG), études de droit
de la population en Suisse: plus de 8 millions d’habitants depuis juillet 2012


L’immigration en Suisse a massivement augmenté ces dernières années. Conséquence des accords conclus avec l’UE, notamment celui sur la libre circulation des personnes, nous n’avons plus les moyens de décider qui peut immigrer dans notre pays et combien d’immigrants nous acceptons. Voilà pourquoi l’UDC a lancé son initiative populaire «contre l’immigration de masse» qu’elle a déposée en février 2012 avec plus de 136 000 signatures. La rapidité avec laquelle ces signatures ont été réunies – en six mois seulement – confirme la volonté du peuple suisse de reprendre le contrôle de l’immigra-
tion. Bientôt ce texte sera examiné par le Parlement, si bien que les Suissesses et les Suisses pourront à leur tour se prononcer, nous espérons le plus rapidement possible. Les problèmes de l’immigration incontrôlée sont visibles et perceptibles dès à présent. Et ils augmenteront massivement si l’initiative UDC n’est pas appliquée. Voilà la seule manière de veiller à ce que nos enfants puissent eux aussi vivre dans une Suisse telle que nous la connaissons et que nous l’aimons. www.immigration-massive.ch
Des chiffres sans-appel ne laissent aucun doute. En 2010, 45 000 frontaliers du nord de l’Italie passaient la frontière pour venir travailler au Tessin. Maintenant, ils sont 55 000 travailleurs étrangers à traverser quotidiennement la frontière. Depuis 2010,

ce sont 400 nouveaux frontaliers par mois qui travaillent au Tessin. Les Tessinoises et Tessinois sont particulièrement touchés dans les branches qui connaissent une augmentation constante des frontaliers au détriment des travailleurs locaux. Pendant ce temps, le Conseil fédéral reste les bras croisés et se contente d´observer la situation. Jusqu´à ce jour, la Berne fédérale a toujours nié l´existence de ce problème, minimisé les difficultés et loué les mesures d´accompagnement qu´elle considère comme la panacée universelle. On ose espérer que la situation alarmante qui s´est développée entre-temps tire enfin le gouvernement de sa léthargie et
l´incite à redresser la barre. Mais d´ici à ce qu´une politique plus intelligente soit lancée, il est important de stopper ce phénomène avant que les dommages ne soient irréversibles. Un premier pas dans ce sens pourrait consister à inciter les autorités communales et cantonales à offrir aux chômeurs indigènes les emplois disponibles, comme c´est déjà le cas à Genève. La solution définitive du problème passe cependant par une nouvelle négociation de l´accord de libre circulation des personnes. Il est indispensable de revenir à un système de contingents et de plafonds adapté aux besoins de l´économie suisse et de rétablir le principe de la priorité des nationaux. Des plafonds devront également être fixés pour les frontaliers afin de combattre efficacement les problèmes posés par la funeste libre circulation des personnes. Notons aussi que cet accord a conduit à une situation totalement unilatérale: seuls les ressortissants UE en profitent alors que les Suisses continuent d´être défavorisés à l´étranger où on leur oppose d´innombrables chicaneries et des obstacles administratifs insurmontables. Si la Suisse veut maintenir sa prospérité, elle doit rejeter ou résilier tous les accords internationaux qui s´opposent à ces principes. Faute de quoi les conséquences pour l´emploi de la population indigène et les assurances sociales suisses seront gravissimes.
Pierre Rusconi, conseiller national, Sorengo, TI



L’UDC a ses racines dans le Parti des paysans, artisans et bourgeois (PAB) qui a été fondé en 1917 à Zurich. D’autres sections cantonales ont été fondées à Berne en 1918 et dans le canton de Vaud (PAI, paysans, artisans et indépendants) en 1921. Le 23 décembre 1936, le PAB/PAI s’est constitué en parti suisse. C’est en 1929 que Rudolf Minger, un des politiciens les plus connus du PAB et un grand ami du Général Guisan, a été élu au Conseil fédéral. Très proche des citoyens, Rudolf Minger passe au-
jourd’hui encore pour un des conseillers fédéraux les plus populaires de l’histoire suisse.
L’heure du conseiller fédéral PAB Friedrich Traugott Wahlen a sonné durant la Deuxième Guerre mondiale: pour assurer l’approvisionnement du pays en produits alimentaires durant les années de pénurie de la guerre, il a développe son fameux «plan Wahlen». Même les surfaces vertes des villes ont servi à la production de pommes de terre, de betteraves et de céréales, si bien que le degré d’auto-approvisionnement
alimentaire de la Suisse a passé de 52% en 1939 à 72% en 1945. En 1971, les partis démocratiques des cantons de Glaris et des Grisons ont décidé de fusionner avec le PAB. C’est alors que l’UDC fut fondée à Berne. 21 ans plus tard, en 1992, l’UDC s’est battue seul face à la «classe politique» unie contre l’adhésion à l’EEE. Le peuple suisse l’a suivie et voté pour son indépendance. L’UDC a réussi au fil des dernières années à doubler sa part électorale et détient actuellement 26,6% des suffrages.
La structure de l’UDC est la même que celle de la Suisse: fédéraliste et démocratique. Son cœur, ce sont quelque dizaines de milliers de membres actifs travaillant dans un réseau serré de sections cantonales, de district et locales. Ces femmes et ces hommes apportent une contribution importante à la formation de l’opinion en Suisse et assument des responsabilités politiques. L’UDC compte environ 90 000 membres organisés dans un millier de partis de district et locaux. Sont directement membres de l’UDC Suisse 27 partis cantonaux (le Haut- et le Bas-Valais ont chacun un parti cantonal), les Jeunes UDC et UDC International (section des Suisses de l’étranger de l’UDC). Voici les organes de l’UDC:
• Assemblée des délégués
• Comité central
• Comité directeur
• Direction du parti
• Femmes UDC Suisse
• Seniors UDC Suisse
Les partis cantonaux ainsi que les Jeunes UDC, UDC International, les Seniors UDC et les Femmes UDC délèguent leurs représentants à l’Assemblée nationale des délégués qui siège en règle générale quatre fois pas an. Cet organe est composé de 730 délégués et assume les compétences suivantes: élection de la Direction du parti y compris le président, adoption des mots d’ordre pour les votations fédérales et approbation des importants documents programmatiques du parti. En d’autres


termes, les délégués, donc les membres de l’UDC, ont le dernier mot. Ils décident des positions politiques que doit prendre le parti.
Comprenant 111 membres, le Comité central fixe les consignes de vote pour les scrutins fédéraux dans la mesure où ces décisions ne sont pas de la compétence de l’Assemblée des délégués. Il décide également du lancement de référendums.
Le Comité directeur avec ses 29 membres dirige les affaires politiques en cours de l’UDC Suisse. Il est aussi responsable des élections fédérales. La Direction du parti est responsable de la planification stratégique et de l’orientation du parti. Elle représente le parti vers l’extérieur.



La Suisse est un pays extraordinaire aux acquis formidables. Mais c’est à l’intelligence et à la prudence de nos ancêtres ainsi qu’à leur dureté au travail que nous devons notre liberté, notre indépendance, notre qualité de vie et notre prospérité.
Nous voulons sauvegarder ces qualités et tenter humblement de les prolonger. Notre Etat de droit perfectionné au fil d’une longue histoire, démocratique et aux limites clairement définies nous en offre aujourd’hui encore les meilleures conditions possibles.
Nous sommes persuadés que des Etats se respectant les uns les autres et cohabitant pacifiquement répondent mieux aux besoins des humains que des grosses formations interétatiques.
La cohésion de la Suisse se fonde sur une idée toujours moderne et créant un sentiment d’identité: l’idée que l’Etat repose sur les épaules de femmes et d’hommes libres et indépendants qui prennent leur vie en main, l’idée que l’Etat est au service des citoyens et non l’inverse, l’idée aussi que le pouvoir doit être réparti et que le libre citoyen a toujours le dernier mot.
Nous sommes ouverts au monde, mais sans nous renier nous-mêmes. Nous voulons protéger notre démocratie directe et nos acquis économiques et sociaux contre des attaques intérieures et extérieures. Nous forgeons notre avenir, mais sans oublier notre passé.
C’est dans cette action que nous trouvons notre fierté.
C’est elle qui fait notre dignité. C’est ainsi que nous définissons la Suisse et c’est pour cette Suisse que s’engage l’Union démocratique du centre. Pour un avenir dans la sécurité et la liberté!

les 90 000 membres de l’UDC sont organisés dans un millier de sections locales et de district?
… le premier Suisse, donc le président du Conseil national en 2012, est l’UDC Hansjörg Walter?


les présidents de 18 des 80 communes thurgoviennes sont des élus UDC?
… en l’espace de 12 ans le nombre d’électrices et d’électeurs de l’UDC lors des élections au Conseil national a augmenté de 200 000 pour atteindre 648 675 en 2011 contre 444 181 en 1999?
… l’UDC compte 543 députés dans les législatifs cantonaux? Elle occupe ainsi globalement le plus grand nombre de sièges dans les parlements cantonaux.
… dans la ville de Schaffhouse, dominée durant de nombreuses années par les socialistes, l’UDC est devenue le 28 octobre dernier la principale force politique du législatif municipal en faisant passer sa part aux suffrages de 20,3 à 22,6%?

… en ville de Bienne l’UDC est entrée le 23 septembre dernier avec Beat Feuer pour la première fois à l’exécutif communal de cinq membres?
dans le canton de Vaud 32 nouvelles sections locales ont été fondées depuis 2004 et que le nombre d’élus UDC dans les communes a sextuplé pour passer de 45 à 283?
dans le canton de Schwyz l’UDC occupe trois des sept sièges du gouvernement cantonal?




Fondant son action sur une large palette thématique, l’UDC accorde une grande attention au travail programmatique. D’innombrables congrès et séances de commissions au niveau cantonal et national, auxquels participent de nombreux membres, élus et spécialistes, veillent à ce que la politique de l’UDC soit toujours proche des préoccupations des citoyennes et des citoyens.
Initiatives populaires UDC pendantes au Parlement:
• l’initiative familiale qui exige des déductions fiscales aussi pour les familles se chargeant elles-mêmes de la garde de leurs enfants.
• l’initiative populaire pour l’élection du Conseil fédéral par le peuple qui vise à permettre au peuple d’élire les conseillers fédéraux comme les membres des gouvernements cantonaux.
• l’initiative populaire contre l’immigration de masse.
Initiative au stade de la récolte de signatures:
• initiative de mise en œuvre pour le renvoi des étrangers criminels.
Initiatives populaires approuvées par le peuple et les cantons et soutenues, voire lancées par l’UDC:
• «pour le renvoi des étrangers criminels (initiative sur le renvoi)» du 28.11.2010.
• «contre la construction de minarets» du 29.11.2009.
• «pour l’imprescriptibilité des actes de pornographie enfantine» du 30.11.2008.
• «Internement à vie pour les délinquants sexuels ou violents jugés très dangereux et non amendables» du 08.02.2004.
… tant le président de la Fédération immobilière suisse, le conseiller national Hans Egloff du canton de Zurich, que le président de l’Union suisse des arts et métiers (USAM), le conseiller national Jean-François Rime du canton de Fribourg, sont des élus UDC?
l’ancien agriculteur Hans Diem (UDC) est de 2011 à 2015 landamman, donc président du gouvernement d’Appenzell Rhodes-Extérieures?
… nonobstant les dénigrements de la presse, l’UDC Argovie a réussi aux élections législatives cantonales du 21 octobre 2012 à porter sa part aux suffrages à 32% ? Elle a ainsi réussi à gagner la confiance d’un plus grand nombre d’électrices et d’électeurs que le PLR et le PS réunis qui occupent la 2e et la 3e place.





1 Votation fédérale du 16 mai 2004: Modification de la loi fédérale sur l’assurance-vieillesse et survivants (LAVS) (11e révision de l’AVS).
2 Votation fédérale du 27 septembre 2009: Arrêté fédéral relatif au financement additionnel de l’AI par un relèvement temporaire des taux de la TVA.
3 Votation fédérale du 1er juin 2008: Initiative populaire «Pour des naturalisations démocratiques».
4 Votation fédérale du 22 septembre 2002: Arrêté fédéral concernant l’initiative populaire «pour le versement au fonds AVS des réserves d’or excédentaires de la Banque nationale suisse (Initiative sur l’or)» et le contre-projet «L’or à l’AVS, aux cantons et à la Fondation».
5 Votation fédérale du 28 novembre 2010: Initiative populaire fédérale «Pour le renvoi des étrangers criminels (initiative sur le renvoi)».
6 Votation fédérale du 26 septembre 2004: Modification de la loi fédérale sur le régime des allocations pour perte de gain (Loi sur les allocations pour perte de gain, LAPG), Assurance-maternité.
7 Votation fédérale du 5 mai 2005: Arrêté fédéral portant approbation et mise en oeuvre des accords bilatéraux d’association à l’Espace Schengen et à l’Espace Dublin.
8 Votation fédérale du 4 avril 2001: Initiative populaire fédérale «Oui à l’Europe!».
9 Votation fédérale du 25 novembre 2002: Initiative populaire fédérale «contre les abus dans le droit d’asile».


Grand concours d’affiches: concevez une affiche pour la prochaine votation concernant la loi sur l’asile!
Le peuple suisse votera sans doute en 2013 sur la révision de la loi sur l’asile (si le référendum annoncé aboutit). L’UDC a dit OUI à cette révision qui permet de mieux combattre les abus dans le droit d’asile. Elle cherche donc une bonne affiche pour mener sa campagne. Nous comptons sur votre aide. Concevez une affiche sur le thème «oui à la révision de la loi sur l’asile» et gagnez une nuitée et un repas pour quatre personnes à la Maison de la Liberté à EbnatKappel (SG). Informations supplémentaires sur la nouvelle loi sur l’asile:
• page 15 de ce journal
• http://www.admin.ch/ch/f/as/2012/5359.pdf
Conditions de participation:
• Ont le droit de participer: tous.
• Objectif: concevoir une affiche (format égal).
• Remise du projet: par courrier à UDC Suisse, case postale 8252, 3001 Berne, motclé «concours d’affiches» ou par courriel en format PDF à l’adresse concours@udc.ch.
• Date limite pour l’envoi: 3 janvier 2013.
• Les participants au concours acceptent que leur projet soit mis en ligne sur le site internet de l’UDC sans indication de nom.
• Les gagnants du concours sont tirés au sort le 10 janvier 2013. Ils sont avisés par courrier et leur nom est affiché sur le site internet UDC.
• 1er prix: une nuitée et un repas pour quatre personnes à la Maison de la Liberté, www.hausderfreiheit.ch
• 2e prix: un repas du soir pour quatre personnes avec Toni Brunner
• 3e prix: un sac à dos UDC garni
• Les recours en droit sont exclus.
Commençons par l’essentiel, Monsieur le conseiller fédéral: pourquoi la Suisse a-t-elle besoin d’une armée?
Les ressources en personnel de la police sont vite épuisées. Nous nous en rendons compte dans le quotidien. L’armée est notre réserve de sécurité lorsque toutes les autres possibilités sont épuisées. Bref, l’armée est notre ultime recours.
Cela nous amène à la menace. Mais la paix et la sécurité règnent en Europe!
On ne peut déduire de la situation actuelle ce qui va se passer à l’avenir. On n’abolit pas non plus le service du feu parce qu’il n’y a pas d’incendie pour le moment.
Croyez-vous que les apparences sont trompeuses?
Il faut bien constater objectivement que le monde n’est pas devenu plus sûr et plus pacifique ces dernières années. Un changement en profondeur est en cours. Qui a prévu les révolutions et guerres civiles dans le monde

Mon objectif en entrant à l’école de recrues était de rendre service à mon pays et de mieux connaître la Suisse. Aujourd’hui, je m’engage pour notre armée parce qu’elle garantit l’indépendance de la Suisse.
arabe? Et qui peut nous prédire aujourd’hui comment évolueront les tensions sociales qui ont éclaté dans plusieurs pays européens?
Si je vous comprends bien, la principale menace pesant sur la Suisse ne proviendrait pas d’une attaque militaire classique?
Notre armée doit pouvoir défendre le pays dans un conflit militaire classique. Mais elle doit aussi se préparer à d’autres scénarios.
Tout cela coûte de l’argent. Pourtant, l’armée est aussi pressée de faire des économies. Voyez-vous encore un potentiel d’économie?
Le mandat de faire des économies nous contraint de prendre des mesures radicales: nous prévoyons la fermeture de sites militaires, éventuellement aussi d’aérodromes. Entre 2009 et 2011, nous avons économisé 900 millions de francs et supprimé quelque 500 emplois. Durant les vingt ans écoulés, les dé
penses pour la défense nationale sont tombées de plus de 6 milliards de francs en 1990 à environ 4,4 milliards aujourd’hui. A titre de comparaison, les dépenses totales de la Confédération ont environ doublé pendant cette même période!
La politique néglige la tâche centrale de l’Etat, à savoir garantir la sécurité des citoyens. Ce mandat ne pourra plus être rempli dans ces conditions.
Vous ressentez donc les conséquences de ces économies?
Bien sûr. Concrètement, nous ne pouvons aujourd’hui équiper complètement que la moitié de la troupe.
On pourrait se demander pourquoi il est encore nécessaire d’entretenir une armée de masse…
La notion d’armée de masse est définitivement déplacée en Suisse! Le Conseil fédéral et le Parlement nous contraignent de réduire encore notre effectif, soit de 200 000 à 100 000 hommes. C’est dire que les places as
sises du stade de football de Barcelone suffiraient à notre armée!
Le Gripen devrait remplacer les vieux Tiger. Cette décision est constamment critiquée. Que répondez-vous à vos détracteurs?
Le Gripen est le meilleur avion à notre usage. Nous n’avons pas besoin d’un avion de combat construit pour une guerre d’intervention. Il faut garder une vue d’ensemble: l’armée doit être équipée de manière à pouvoir remplir ses multiples tâches, du soutien aux autorités civiles jusqu’au combat dans des situations graves. Les ressources limitées dont nous disposons doivent être réparties entre les différentes troupes afin qu’elles puissent toutes accomplir leur mission.
L’obligation générale de servir est un autre grand thème de discussion. Le Groupement pour une Suisse sans armée a déposé une initiative pour lever cette obligation. Votre avis à ce sujet?
Cette initiative appelle à la paresse et vise à détruire l’armée. En tant que citoyens suisses, nous avons beaucoup de droits dans ce pays, mais nous avons aussi l’obligation de veiller à sa sécurité. C’est une tâche importante que nous ne pouvons pas simplement déléguer à quelques volontaires ou à des militaires professionnels.

C’est avec fierté que depuis 28 ans je me suis engagé au sein de notre armée comme milicien, parallèlement à mes activités professionnelles, politiques et associatives. Il faut tout de même rappeler que l’obligation générale de servir figure dans la Constitution fédérale depuis le 29 mai 1874.
Les adversaires de l’armée
S’il en va selon les idées du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA), la phrase suivante serait inscrite dans l’article 59 de la Constitution fédérale: «Nul ne peut être astreint au service militaire.» L’initiative du GSsA ouvre ainsi une large discussion sur la suppression de l’obligation générale de servir. Conscient de la nécessité d’une défense nationale efficace, le souverain suisse a clairement rejeté (78,1% de non) le 2 décembre 2001 l’initiative du GSsA pour la suppression de l’armée.
Ancrée dans la société
Dans son rapport de politique de sécurité du 23 juin 2010, le Conseil
fédéral confirme sa volonté de maintenir l’obligation générale de servir. Pour le gouvernement, le service militaire obligatoire symbolise une armée fortement ancrée dans la société et fait partie intégrante de la conception suisse de l’Etat.
Tout le système politique suisse vit de l’idée que les droits sont toujours assortis d’obligations. Comme d’autres droits et obligations civiques, l’obligation de servir veille à ce que les citoyennes et les citoyens s’engagent pour le bien de la collectivité. Le Conseil fédéral voit à juste titre dans cette conception de la société et de l’Etat un élément marquant de la Suisse, important aussi pour l’avenir de notre pays.
Ma carrière militaire a commencé comme chauffeur d’artillerie. A ce jour, je suis chef du personnel (G1) de la brigade d’infanterie 2 avec le grade de colonel. Après un nombre important de réformes allant dans tous les sens, conduites par des fonctionnaires bien sagement assis dans leurs bureaux,
le plus souvent sans aucune expérience militaire, cautionnées par des politiques de tous bords s’improvisant spécialistes en sécurité, notre armée a été mise à mal et la situation est grave.
Par petits pas
Le fait de retirer les cartouches, qui faisaient partie de l’équipement personnel de chaque soldat, est un pas de plus vers le grignotage des acquis qui conduiront à la suppression de notre armé. Le possible dépôt de l’arme de service dans les arsenaux marquera encore un pas supplémentaire dans cette direction. Même le GSsA avec ses différentes initiatives n’espérait pas aller aussi loin dans le démantèlement de nos structures militaires. Il est urgent de réagir pour corriger ces erreurs et notamment revenir à la mission première qui est «la défense de la souveraineté suisse» tout en
l’adaptant aux nouvelles menaces comme le terrorisme.
Le modèle de défense nationale le plus efficace L’obligation générale de servir doit être maintenue. Elle est le principal pilier de notre armée. De surcroît, le système de milice permet à l’armée d’exploiter les connaissances et aptitudes professionnelles de la vie civile. Le service militaire réunit des hommes et des femmes de toutes les origines sociales et régionales, si bien que les liens traditionnels entre l’armée et la société persistent. La suppression de l’obligation générale de servir modifierait fondamentalement la perception de la souveraineté nationale suisse et minerait le sens bien helvétique des devoirs des citoyens face au pays. Le Conseil

Le 5 octobre 2012, le tribunal régional de l’Oberland bernois a condamné en première instance le Kosovar Rasim R. à sept ans de réclusion pour tentative intentionnelle d’homicide parce qu’il avait tranché la gorge d’un lutteur (les médias en ont rendu compte). On ne sait pas encore si cet individu sera expulsé ou non après avoir purgé sa peine. Pourquoi cette incertitude alors que le peuple suisse a accepté voici deux ans déjà l’initiative pour le renvoi des étrangers criminels?

Voyez-vous les choses comme moi?
L’expulsion des étrangers criminels est certes un thème récurrent dans les médias, mais les autorités concernées s’obstinent à ignorer cette règle exigée pourtant par la majorité du peuple. Il y a quatre ans, la Berne fédérale a biffé du Code pénal l’expulsion du territoire suisse. Les tribunaux ne peuvent donc plus ordonner cette mesure. Une expulsion est certes possible par le biais du droit des étrangers, mais cette disposition est rarement appliquée et les cantons s’en servent fort diversement. Réagissant face à cette situation lacunaire, l’UDC a lancé son initiative pour le renvoi des étrangers criminels. Le peuple et les cantons l’ont approu-
Il est urgent de durcir la procédure d’expulsion pour prévenir la criminalité et améliorer la sécurité pour tous.
vée il y a deux ans alors que le contreprojet du Conseil fédéral et du Parlement a subi un échec clair et net. Ce dernier texte aurait permis aux juges de décider librement de l’expulsion d’un malfaiteur étranger.
Application traînée en longueur
Le mandat du souverain ne souffrait d’aucune contestation, si bien que les citoyennes et les citoyens étaient en droit d’attendre après ce weekend de votation de novembre 2010 que l’expulsion des étrangers criminels soit définitivement réglée. L’initiative sur le renvoi exige en effet sans ambiguïté aucune qu’un étranger ayant commis certains délits soit expulsé. Or, les médias nous annoncent quasiment tous les jours que des étrangers criminels continuent de séjourner en Suisse. La statistique nous apprend par ailleurs qu’un nombre disproportionné d’étrangers sont impliqués directement ou indirectement dans des crimes violents. Triste première en 2011 où pour la première fois plus de la moitié des délinquants ayant violé le Code pénal étaient d’origine étrangère (alors que les étrangers représentent 23% de la population totale). Par contre, il n’est quasiment jamais question de l’expulsion de ces malfaiteurs. Pourquoi pas? Parce que les autorités concernées s’entêtent à ne pas appli-

La sécurité est un terme que l’on peut facilement utiliser pour caractériser la Suisse: sécurité du travail, sécurité sociale, sécurité financière et surtout sentiment de sécurité. L’UDC lutte depuis toujours contre le sentiment d’insécurité par la volonté de réprimer durement ceux qui le causent. Ainsi, la sécurité doit rester l’une des préoccupations majeures du parti pour les années à venir.

On ne devient pas seulement Suisse par la naissance, mais on l’est également quand on vit et défend les valeurs et les traditions de notre pays. Cela signifie que l’on respecte les lois et les règles suisses.
quer la volonté du peuple. La Berne fédérale ne cesse de mettre les pieds contre le mur et refuse de compléter le Code pénal conformément à l’initiative sur le renvoi. Il a fallu attendre l’été 2012 pour que le Conseil fédéral se décide enfin à faire avancer les choses. Mais c’était trop tard et, surtout, le gouvernement a pris la fausse direction. On a du mal à le croire, mais dans un premier temps l’autorité fédérale refuse d’appliquer l’initiative, puis, lorsqu’elle ne peut plus faire traîner les choses, elle emprunte volontairement la voie inverse à celle voulue par le peuple.
Respecter la volonté populaire
Le Conseil fédéral s’accroche à un système que le peuple a clairement refusé. Il veut donner aux tribunaux la compétence de décider si les auteurs de délits graves comme l’assassinat, le viol ou les lésions corporelles graves, doivent être expulsés ou non. C’est
exactement ce que prônait le contreprojet que le peuple et les cantons ont clairement rejeté en novembre 2010. Le souverain veut au contraire que les étrangers condamnés pour certains délits soient obligatoirement expulsés. Les citoyennes et citoyens suisses refusent de laisser l’expulsion à l’appréciation des tribunaux pour empêcher que des malfaiteurs puissent éventuellement profiter de la clémence d’un juge. Un tel mépris de la volonté populaire ne doit pas être accepté. L’UDC a donc décidé d’agir une nouvelle fois en lançant en août 2012 l’initiative de mise en œuvre (www.initiative-de-mise-en-oeuvre.ch). Ce texte règle l’expulsion des étrangers criminels conformément à l’initiative acceptée en novembre 2010 et garantit l’application correcte de l’article sur le renvoi figurant dans la Constitution fédérale.
Adrian Amstutz, conseiller national, président du groupe parlementaire UDC, Sigriswil (BE)

Voilà pourquoi nous avons besoin de l’initiative de mise en œuvre
Le souverain helvétique a accepté le 28 novembre 2010 l’initiative pour le renvoi des étrangers criminels. Depuis, les autorités fédérales sabotent et font traîner en longueur l’application du nouvel article constitutionnel. L’UDC a donc lancé cet été l’initiative de mise en œuvre qui vise elle aussi à renforcer la sécurité, à accélérer les procédures judiciaires et à durcir la pratique des tribunaux. Triste première en 2011 où pour la première fois plus de la moitié des délinquants ayant violé le Code pénal étaient des étrangers (y compris les requérants d’asile et les touristes criminels). Les étrangers vivant en Suisse doivent veiller eux-mêmes à leur intégration. Ils doivent assumer la responsabilité de leur propre personne et celle de leur famille et respecter la loi suisse. Celles et ceux qui n’admettent pas ce principe doivent quitter le pays. C’est aussi une affaire de respect pour la partie de la population étrangère qui se comporte correctement.
Roberta Soldati, avocate, Losone (TI)
www.initiative-de-mise-en-oeuvre.ch

Andreas Aeby n’entre pas dans le schéma paysan traditionnel. C’est un homme polyvalent: non seulement il exploite avec sa famille son domaine d’Alchenstorf, mais en plus il est un commissaire-priseur fort apprécié en Suisse et au-delà des frontières et il organise même des voyages à l’étranger, comme si cela ne suffisait, pas il occupe de nombreuses fonctions dont la présidence de l’Association d’élevage pour la race tachetée Swissherdbook ou encore la présidence du comité d’organisation de la Fête fédérale de lutte suisse et des jeux alpestres 2013 dans l’Emmental.
La Convention de Genève pour les réfugiés et la législation suisse sur l’asile partent du principe que des réfugiés sont persécutés en raison de leurs opinions politiques. Il faut donc les protéger. Cette conception n’a plus rien à voir avec les motifs de migration actuels. Le clivage économique nord-sud, les grandes facilités de déplacement et la communication directe même avec des pays lointains poussent un nombre croissant de personnes à chercher un séjour en Europe. Elles déposent des demandes d’asile, de préférence dans un pays aussi attractif que la Suisse.
Cette immigration incontrôlée pose de gros problèmes à tous les Etats d’Europe. Les pays cibles sont avant tout ceux qui sont débordés par l’immigration et qui finissent, résignés, par tolérer le séjour des requérants d’asile. Il va de soi que des pays comme la Suisse, qui offre un généreux soutien et une assistance médicale de haut niveau, sont particulièrement recherchés par ces migrants. C’est à ce niveau qu’il faut intervenir. Le problème de l’asile ne peut être résolu que par une procédure d’accueil efficace et une baisse de l’attractivité. Cela signifie en clair que la politique doit veiller à réduire le pouvoir d’attraction de la Suisse. Les procédures d’asile doivent être bouclées rapidement et les décisions exécutées avec détermination. Malheureusement, la Suisse ne répond à aucune de ces exigences. Voilà pourquoi elle subit un afflux ininterrompu de requérants d’asile.
Avant tout des problèmes de procédure
Le premier problème à régler est celui de la longueur excessive des procédures, même quand il s’agit d’une procédure de réadmission relativement simple dans le cadre du traité de Dublin. Les procédures sont beaucoup trop compliquées et elles ne sont généralement pas comprises. Et, lorsqu’une décision définitive a été prise, commence la procédure d’exécution qui, elle aussi, est d’une lenteur excessive. Il est aujourd’hui impossible de liquider une procédure d’asile dans un délai raisonnable à cause de l’accès trop facile à la procédure d’asile, de l’obligation insuffisante faite aux requérants de participer à la procédure et de la «protection juridique» quasi infinie dont jouissent les personnes

Yvan Perrin, conseiller national,
La Côte-aux-Fées (NE)

dont la demande a été refusée. Les succès annoncés bruyamment par l’Office fédéral de la migration (ODM) ne changent rien à cet état de fait.
L’aide excessivement généreuse accordée aux requérants d’asile contribue également à l’attractivité de la Suisse pour les migrants. Des logements confortables dans des appartements et chambres répondant au standard suisse constituent pour la majorité des requérants un progrès extraordinaire de qualité de vie par rapport à leurs pays d’origine. L’accès quasi illimité aux prestations de la médecine de pointe et aux traitements médicaux les plus divers renforce encore l’attrait de la Suisse pour les migrants de tous bords. Que l’aide soit accordée sous la forme d’une «aide d’urgence» ou d’une «aide sociale» ne joue finalement aucun rôle. Ce qui compte, c’est la somme des agréments qui incitent les requérants à viser un séjour durable dans notre pays.
Les instruments efficaces font défaut Compte tenu des conditions avantageuses qui leur sont offertes, il n’est pas étonnant que les requérants d’asile cherchent par tous les moyens possibles et imaginables à empêcher un départ ou une expulsion par la police. Mais renoncer à exécuter les décisions prises valablement et ayant force de loi équivaut à capituler. Malheureusement, beaucoup trop de décisions ne sont plus exécutées aujourd’hui ou reportées pour des raisons opportunistes – que cela signifie-t-il en fait? C’est au niveau de l’exécution qu’il est le plus
urgent d’agir afin que les autorités compétentes disposent d’instruments efficaces pour renvoyer les requérants d’asile refusés.
Plus d’une demi-douzaine de révisions de la loi sur l’asile n’ont pas permis de maîtriser les difficultés sans cesse croissantes. Rien d’étonnant à cela: des dispositions légales mollement formulées ne constituent certainement pas des instruments efficaces. Un office fédéral désorienté et peu efficient ainsi qu’une exécution changeant d’un canton à l’autre, compliquent encore la gestion de cette crise. On n’a toujours pas compris qu’il faut des réformes en profondeur et que des adaptations cosmétiques n’apportent rien.
Il serait fatal d’attendre encore
De quoi la Suisse a-t-elle besoin pour répondre à ces défis? D’abord d’une procédure simple et rapide. Il faut imposer à tous les requérants d’asile des règles sévères concernant non seulement leur comportement dans le quotidien, mais aussi leur devoir de participation à la procédure. Et il va de soi que les requérants délinquants doivent être traités beaucoup plus durement. Un soutien modique doit suffire durant la procédure d’asile pour éviter de récompenser les requérants qui ne reculent devant aucun moyen pour prolonger leur séjour dans le «paradis suisse».

fédéral et
tration fédérale. Il serait fatal d’attendre jusqu’à ce que d’autres prennent les choses en main en utilisant les moyens de la démocratie directe!
« Les faibles ont des problèmes. Les forts ont des solutions. » Louis Pauwels

Je soutiens l’initiative sur le renvoi des criminels étrangers car celle-ci permettra de mieux intégrer les personnes honnêtes issues de l’immigration. En effet, lorsque les mauvais éléments d’une communauté sont bannis, celle-ci est mieux considérée par les autochtones.
Paysan, commissaire-priseur et politicien, le conseiller national bernois Andreas Aeby est engagé en Suisse et à l’étranger, mais il reste enraciné dans les traditions de son pays.
Son arrière-arrière-grand-père, Ulrich Aeby, a construit en 1883 la première faucheuse dans sa ferme de Wynigen. Il en est résulté la fabrique de machines Aeby de Berthoud qui conti-
Le paysan et conseiller national Andreas Aebi a ses racines en Emmental et se rend régulièrement à l’étranger pour divers engagements. nue de produire des véhicules spéciaux pour l’agriculture et les communes. Andreas Aebi est resté fidèle à ces traditions et à l’agriculture de l’Emmental. Il est paysan et éleveur corps et âme. «Notre ferme est ce qui a le plus marqué ma vie», dit-il volontiers. Cette exploitation agricole est très diversifiée et ne peut être gérée que grâce à la collaboration des apprentis, de son épouse Thea, de ses parents et de ses enfants.
En 2007, cet Emmentalois a décroché un siège au Conseil national et un an plus tard il a été proposé à la surprise de tous comme candidat au Conseil fédéral. «Le maître-agriculteur à l’expérience internationale», comme le nomment les médias, siège à la Commission de politique extérieure du Conseil national qu’il préside depuis le début 2012. Ses interventions concernent notamment la mise en valeur du lait et les négociations Gatt/
« Simonetta Sommaruga démontre que, loin du populisme discriminatoire, il y a en matière d’asile des solutions pragmatiques qui respectent les droits des personnes ». Malgré ces propos dithyrambiques tenus au printemps 2012 par Christian Levrat, Président du PS, on attend toujours la démonstration. En effet, dans le domaine de l’asile comme dans bien d’autres, les problèmes sont souvent réfractaires aux solutions de gauche. Imperméable aux artifices déclamatoires, l’afflux s’accélère. Les premiers trois trimestres 2012, 45% de demandes en plus par rapport à la même période 2011 qui était déjà de 37% plus élevée qu’en 2010. Simonetta Sommaruga ne
contrôle plus rien et en est réduite à imposer des centres d’accueil syno nymes de vols, trafics et incivilités en tout genre pour les populations avoisi nantes. A fin septembre 2012, ce sont ainsi 80’448 personnes qui relevaient du domaine de l’asile en Suisse. Face à cette déferlante, une seule réelle me sure, le traitement en 48 heures des demandes présentées par des requé rants provenant des Balkans dont les pays sont tous candidats à l’Union eu ropéenne. Là où il fallait répondre par la nonentrée en matière, Simonetta Somma ruga nous propose une procédure accélérée. Voilà ce qu’à gauche, on appelle pragmatisme.





Cela fait plus de cent ans que le tourisme a pris pied dans le Saanenland. A la suite d’événements politiques et économiques cette région a fréquemment dû se battre contre des revers de toutes sortes. Cela n’a pas empêché sa population à faire preuve d’esprit pionnier dans de nombreux domaines – réseau ferroviaire, routes, remontées mécaniques, hôtels, etc. La Suisse ayant été épargnée par les guerres, le développement ne s’est jamais complètement arrêté.

Dès le début du tourisme en Suisse, on a bien senti que les beautés de notre paysage – les montagnes, la neige, les cours d’eau, les forêts et les prés –étaient pour nos hôtes du monde entier les principales raisons de venir dans le Saanenland.
Nouveaux horizons
La population du Saanenland a ouvert toutes grandes ses portes, consciente qu’une rencontre personnelle avec ces hôtes les feraient revenir et ouvrant ainsi de nouveaux horizons à cette activité économique. Toutes les branches de l’économie ont bénéficié d’un revenu supplémentaire bienvenu.
La présence des hôtes évoluant de plus en plus en fonction des saisons, l’été et l’hiver étant les périodes les plus fortes, la main-d’œuvre provenant de l’agriculture était parfaitement adaptée à assumer certaines tâches dans le secteur touristique. L’intensité du travail agricole changeant elle aussi au fil des saisons et selon le cours de la nature, le tourisme offrait un complément idéal au revenu paysan.
Revenu supplémentaire pour les paysans de montagne Il est très important pour les paysans de montagne de réaliser un revenu supplémentaire, car l’exploitation d’une
topographie exigeante et difficile n’assure souvent pas des rentrées financières suffisantes pour entretenir une famille.
Sur chaque franc gagné dans le Saanenland, 80 centimes proviennent du tourisme. C’est dire l’importance de ce secteur pour ma région.
Les arts et métiers, le tourisme et l’agriculture ont toujours entretenu des liens privilégiés dans le Saanenland.
Chacun est conscient, pour ainsi dire dès sa naissance, que sa survie économique dépend de l’autre.
Qualité et traditions
Les paysans de montagne ont développé une foule de nouvelles offres ces dernières années. A côté d’un riche choix de produits régionaux, ils proposent des portes d’écurie ouvertes, des nuitées sur la paille, des buvettes, des descentes d’alpages et d’autres attractions toujours très demandées.
Le tourisme offre à de nombreuses exploitations agricoles de montagne un revenu supplémentaire optimal. Il demande cependant aussi un grand travail, si bien que les paysans de montagne sont contraints de fixer des priorités. La pression politique, qui pousse les domaines à s’agrandir et à exploiter une surface toujours plus vaste, menace l’offre touristique des paysans de montagne.
Rencontres personnelles Les expériences, que j’ai faites dans mes activités touristiques accessoires, m’ont appris que les hôtes apprécient beaucoup d’entrer en contact avec la population locale. Les personnes les plus fortunées et les plus célèbres sont aussi fréquemment les plus reconnaissantes de ces contacts simples. Ce travail accessoire dans le tourisme est pour moi un moyen d’élargir mon horizon, ces contacts enrichissent mes connaissances. C’est toujours une grande joie de faire la connaissance de personnes nouvelles et passionnantes. Si je pouvais revenir à mes vingt ans, je choisirais certainement encore une fois le métier de paysan de montagne avec une activité accessoire dans le tourisme.
La
Suisse pour survivre doit être gouvernée du bas vers le haut

Le mot démocratie vient du grec et signifie «gouvernement par le peuple». Contrairement à la Suisse, les autres «démocraties» n’accordent à leurs citoyens que le droit de choisir des représentants au parlement à qui ils confient jusqu’aux prochaines élections leur droit de participer aux décisions politiques. Le pouvoir y est exercé de fait par des fonctionnaires et une classe de politiciens professionnels. Ce modèle fait malheureusement rêver la «classe politique» en Suisse aussi. Mais pas les citoyens qui doivent lutter de plus en plus intensément ces dernières années contre des tentatives systématiques de restreindre leur droit d’initiative en les soumettant, par exemple, à un examen préalable des juges et aux traités internationaux que le Conseil fédéral décide de signer. C’est au point que les élus du peuple en sont venus à mettre en doute la capacité de discernement de ceux qui les élisent! Pour être fidèle à elle-même, la Suisse doit rester un pays gouverné du bas vers le haut, pas l’inverse. Chez nous, la libre expression des opinions, la liberté du peuple de se réunir pour refuser les lois du parlement lorsqu’elles sont mauvaises, pour changer la Constitution lorsque c’est nécessaire, constitue une tradition vécue. Cette tradition, c’est la Suisse. Nous devons la défendre et en prendre soin maintenant. Demain sera trop tard.
Pour le cœur
Une infrastructure routière performante est à la base de la croissance et de la prospérité. La route relie les régions et les cultures de notre pays. 84% du trafic de personnes se déroule sur la route. Assurant de multiples fonctions, les routes sont de véritables artères vitales.
La Suisse occupe une position forte en termes de mobilité. Ses infrastructures routières et ferroviaires sont modernes et bien aménagées. Cet avantage est cependant menacé aujourd’hui. Les besoins croissants de mobilité pour les loisirs et la vie professionnelle, l’espérance de vie plus élevée, mais aussi une immigration massive font que les limites de capacité sont atteintes ou le seront bientôt à de nombreux endroits.
Aménagement du réseau routier
Il va de soi que le pays a besoin à la fois des transports publics et du trafic privé. Mais l’aménagement nécessaire de l’infrastructure routière a du mal à démarrer parce que chaque année des milliards de francs réunis par les usagers de la route sont détournés au profit du rail et de la caisse fédérale. Les indispensables élargissements et suppressions de goulets d’étranglement sont constamment reportés pour pouvoir financer des projets qui n’ont souvent aucun rapport avec la route. Cela fait plus de 50 ans que l’on attend l’achèvement du réseau des routes nationales! Il est évident que la politique a largement privilégié le rail ces dernières années.
Seulement 30% de l’argent de la route pour la route
Cette situation intolérable repose malheureusement sur un système politique: depuis des décennies, les automobilistes sont traités comme des vaches à lait pour financer d’autres modes de transport et alimenter la caisse fédérale. Hausse constante des taxes et redevances, produit des amendes inscrit aux budgets publics, alimentation du budget fédéral, subventionnement transversal du trafic ferroviaire – la route, de loin le principal mode de transport de Suisse, ne dispose que d’une fraction des importantes recettes qu’elle génère. Sur les quelque 9,5 milliards de francs réunis par les usagers de la route au niveau fédéral, 30% seulement sont affectés aux aménagements routiers. Conséquence de ce détournement massif de fonds: on ne fait que le strict nécessaire sur les routes et les projets importants restent en plan. Et le trafic s’effondre sur des routes encombrées.
Route libre – à trafic propre Cette politique est irresponsable, non seulement sur le plan économique, mais aussi en termes d’écologie. Les bouchons sur les routes provoquent des pertes par milliards et
génèrent des émissions supplémentaires. Aussi, les effets positifs du progrès technique, qui réduit constamment la consommation de carburant et les émissions nocives des véhicules, sont-ils en bonne partie perdus. Lorsque la capacité fait défaut, même le moyen de transport le plus moderne ne sert plus à rien. Il est donc urgent de remettre en forme l’infrastructure routière suisse.
Politique des transports durable
Il est encore temps de corriger le cap et de faire des choix financiers et économiques qui s’imposent. Le combat idéologique doit enfin cesser. Une politique des transports durable repose sur des principes que l’UDC défend depuis des décennies:
1. le libre choix du moyen de transport: ne pas privilégier ou désavantager un mode de transport selon des critères idéologiques.
2. chaque mode de transport reçoit les fonds qu’il génère lui-même.
3. les fonds ne doivent pas être détournés d’un mode de transport vers un autre.

L’application de ces principes permettra de mettre en place une infrastructure de transport répondant aux besoins futurs.
La route reste le principal mode de transport La politique des transports ne peut pas continuer comme ça. Malgré les milliards investis dans l’infrastructure
4. chaque projet d’investissement doit être précédé d’une analyse des coûts et de l’utilité. Si le résultat est négatif, il faut chercher d’autres solutions. Veiller toujours à ce que les fonds investis génèrent un avantage maximal. 5. halte à la folie des taxes et redevances
de transport dans le trafic de personnes
ferroviaire, on ne constate aucun déplacement du trafic de la route vers le rail. C’est le contraire qui se produit: bien que ses fonds soient massivement détournés et qu’elle soit désavantagée par une politique idéologique, la route ne cesse d’augmenter sa part aux transports. 80% des prestations de transport dans le trafic intérieur passent par la route. Cette proportion est de 70 à 75% dans l’import-export. La route absorbe 84% du trafic de personnes. Ces chiffres démontrent clairement que la route est le mode de transport numéro 1 et qu’elle le restera en raison notamment du rapide progrès technologique. Il serait temps que la politique fédérale tienne compte de ces faits incontestables et qu’elle s’oriente en conséquence.

Horizontalement
1 Système politique en Suisse
10 A Bienne, elle s’appelle «Thielle»
13 Le berceau de la Suisse
14 Ce qui précède got, gotten
15 Le grand chef chez Jarry
16 Le fusil en est une, le mot aussi
17 Humagne et Oskar en viennent
18 Pour les amis qui tutoient Ueli
19 Le groupe libéral-radical, abrégé
20 Ne touche pas à mon celui
21 Comité directeur en anglais, short
22 Institution globale, rouge & blanc
25 Trempé jusqu’à ceux-ci
26 Loi fédérale (pas si mal)
28 Elément radioactif, court
29 Dans le bois en Gruyère
30 Article d’exportation à succès de 17 horizontalement
31 L’Ukraine dans lnternet
32 La spécialité de ce village: la soupe au lait
34 Double voyelle
35 Une pièce de musique en vogue
36 Acteur de Braveheart (prénom)
37 Notre Jean-Pierre vaudois
38 Pacino, Capone, dente
39 Qui si parla italiano
« Les animaux et la nature sont très importants pour moi. J’y puise la force dont j’ai besoin pour mon travail politique.»
40 Si vous faites ça, vous travaillez trop
41 …, tu, il, elle,…
44 La Belgique, quant aux avions
45 Il a tiré sur une pomme
48 Métal léger, court
51 Neptune dans la chimie
52 Capitale de l’Emmenthal hollandais
54 Combiné avec 1 verticalement: journal de l’UDC
55 Id est, court
56 Ce que Bortoluzzi et Brunner ont en commun
57 Double voyelle
58 Prix Nobel de la littérature 2012
59 Nomen nescio, court
Verticalement
1 Un € vaut autour de 1.20 de celui-ci
2 Un CHF vaut autour de 0.8 de celui-là
3 Forme de gouvernement très appréciée
4 Juin, juillet, août
5 Le Liban, quant aux voitures
6 Appenzell en est la capitale
7 Un des deux Tonis vient de là
8 Rapports courts
9 Louis XIV, c’était lui
10 Notre à New York
11 Resource based economy abrégé
12 Celui avec -crate dit: c’est le règlement!
23 Genre de musique
24 Nous font coûter cher la télé
27 Peut-être la prochaine first lady?
29 Typique de l’OFS
30 Donne de la voix et pas blet
32 Set
33 Responsables de 73% des places de travail
34 Sort de la bouche, pas écrit
37 Mirage suédois?
41 Séducteur avec Don devant
42 Grand producteur de produits laitiers
43 A Bienne, Morat, Yverdon et Neuchâtel, 2002
46 Syndicat suisse
47 Ceux-ci sont souvent durs à supporter pour les parents
49 Article
50 13 horizontalement est ici
53 Quand Barack le dit, yes
Oui à la construction d’un deuxième
La réfection nécessaire depuis longtemps du tunnel routier du St-Gothard et la construction d’un deuxième tube apporteront une réelle plus-value. Premièrement, la mise en service de deux galeries à sens unique augmente massivement la sécurité routière, notamment pour le trafic lourd. Le risque d’accident et d’éventuelle fermeture sera ainsi réduit à un minimum sur le plus important axe de transit nord-sud. Deuxièmement, cette manière d’agir ne génère pas un trafic supplémentaire, si bien que la Constitution fédérale et l’article sur la protection des Alpes sont respectés. Troisièmement, le canton du Tessin ne sera pas coupé du reste de la Suisse
pendant la (longue) durée des travaux de réfection, ceci est un engagement clair et net pour le fédéralisme et la solidarité dans notre pays. La construction d’un deuxième tube au St-Gothard est le résultat d’une politique des transports raisonnable. Plus de sécurité et plus de souplesse sans générer un trafic supplémentaire, pas de charges financières insupportables au détriment des autres projets routiers, bref tout le monde y gagne!
Ulrich Giezendanner, conseiller national, chef d’entreprise dans le secteur des transports, membre de la commission des transports du Conseil national, Rothrist (AG)
Pour une politique énergétique sans utopie!
La société moderne est perdue faute d’énergie. Un approvisionnement électrique performant est une condition indispensable à la croissance et la prospérité. L’électricité est une énergie-clé de l’avenir. Il est donc fondamental que la Suisse veille à s’assurer un approvisionnement électrique aussi indépendant que possible de l’étranger, suffisant et financièrement supportable. L’accident de Fukushima n’a rien changé à cette nécessité. Or, la stratégique énergétique prônée par le Conseil fédéral conduit dans un cul-de-sac. Le gouvernement met en jeu un approvisionnement qui fonctionne et qui est essentiel à la bonne marche de l’économie et à la création d’emplois. Une attitude irresponsable. L’UDC
rejette avec détermination ce concept basé sur des utopies, imposé et financé par des impôts et redevances supplémentaires. Elle exige que la future politique énergétique continue de se fonder sur des technologies existantes. Cela implique l’exploitation systématique de la force hydraulique, la prise en compte d’un potentiel réaliste en énergies renouvelables comme le vent et le soleil, mais surtout la construction d’une nouvelle centrale nucléaire d’ici à 2030. L’immigration et les besoins croissants de mobilité génèrent une hausse de la consommation d’électricité. Faute d’une politique raisonnable et prévoyante, les lumières s’éteindront en Suisse dans le plus vrai sens du terme… Guy Parmelin, conseiller national, Bursins (VD)

Une fois de plus la Confédération et le Parlement en veulent au porte-monnaie des automobilistes et des motards. Comme si nous n’étions pas assez saignés par l’Etat, voilà que l’on veut nous demander 100 francs pour la vignette. Je dis clairement NON! Nous autres automobilistes et motards, nous ne sommes pas les vaches à lait de la nation et nous nous défendrons bec et ongles contre cette nouvelle tentative de nous soutirer de l’argent!

















































































à la manifestation commémorative officielle pour le 20e anniversaire du refus de l’EEE/UE le 6 décembre 1992
Dimanche, 2 décembre 2012, 14:00 heures, Bienne
Strandboden / Parc Hayek, directement au bord du lac
10 minutes à pied de la gare de Bienne – l’itinéraire est fléché, bus navettes depuis la gare (sortie côté lac), places de parc à disposition
1ère partie: célébration commémorative en plein air 14:00 heures
- Ouverture de la manifestation par des coups de canon, arrivée des porteurs de drapeaux accompagnés de sonneurs de cloches, hymne national
- Bref message d’Uli Windisch, professeur de sociologie, Genève
- Bref message de la Suisse italienne par Lara Filippini, députée au Grand Conseil et conseillère communale
- Allocution de Christoph Blocher, conseiller national et ancien conseiller fédéral
- Chant de la Bérézina avec la participation de la fanfare de la ville de Bienne et du ténor Peter-Matthias Born
2e partie: fête populaire sous tente, cantine et animations dès 15:00 heures
- Sur la scène, Roberto Brigante, yodleurs et accordéon schwytzois, Rahel Tarelli, chanteuse, et bien d’autres
Cette invitation s’adresse à toutes les personnes intéressées.
Vous êtes invités par: Aargauische Vaterländische Vereinigung, ASIN, Chance 21, UDF Suisse, Jeunes UDC Suisse, Comité pour une Suisse sûre d’elle et libre, Organisation pour la souveraineté de la Suisse, Pro Libertate, Démocrates suisses, Comité d’action suisse contre le diktat EEE et CE – pour une Suisse ouverte au monde, Schweizerzeit, UDC Bienne, UDC Suisse, Association de chefs d’entreprises contre l’adhésion à l’UE, Association Bern Actif, Vereinigung Medien-Panoptikum, Young4FUN.ch
Don pour les frais (motif: adhésion à l’UE Non): N° compte postal UBS: 80-2-2, N° compte: 0235 00130326.01N
IBAN: CH93 0023 5235 1303 2601 N
www.adhesion-ue-non.ch
Je souhaite devenir membre de l’UDC dans ma commune de domicile / mon district / ma région. L’appartenance à ce parti est comparable à l’appartenance à une société. Je paie une cotisation annuelle et je suis invité(e) aux assemblées et manifestations du parti.
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