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Fokus Jeunesse

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C E D O S S I E R E S T F O U R N I PA R S M A R T M E D I A P U B L I S H I N G E T N ’ E S T PA S C O U V E R T PA R L A R E S P O N S A B I L I T É D E L A R É D A C T I O N D E L’ AV E N I R

JEUNESSE

L’AVENIR EST À NOUS

JUIN 2016

MAXIME VAN STEENBERGHE Une génération défis

RAPHAEL SZMIR En partance pour l’étranger

MARCHÉ DU TRAVAIL Guide pratique pour se lancer

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Job d’été Les vacances pour travailler?

Découverte

Culture d’études

Économies

Épargner vs. dépenser

NORMAN

« Devant ma caméra, je suis comme dans la vraie vie, je suis toujours naturel. Norman, c’est moi, je ne joue pas un personnage. » Découvrez-en plus sur fokus-wallonie.be

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ÉDITO MAXIME VAN STEENBERGHE

FOKUS-WALLONIE.BE Bonne lecture

Une génération défis

Les défis pour la société sont nombreux aujourd’hui: écologique, sociaux et sociétaux. Nous, et surtout les jeunes, sommes la première et dernière génération à pouvoir à la fois observer et agir sur ces problématiques. TEXTE MAXIME VAN STEENBERGHE, CO-FONDATEUR CREO2

D

es innovations sont possibles et les jeunes ne manquent pas d’idées pour améliorer la vie quotidienne en y associant la conservation de la planète. Quand les plus motivés créent des start-ups, tout le monde y gagne.

LES DÉFIS ÉCOLOGIQUES actuels nous sont bien connus, ainsi que l’époque charnière que nous

vivons. Barack Obama, qui a le sens de la formule, l’a bien résumé lors de la COP21: « Nous sommes la première génération à ressentir les effets du le changement climatique, mais nous sommes peut-être la dernière à pouvoir faire quelque chose. »

lement si l’humanité se montre à la hauteur de l’enjeu. C’est dans ce contexte particulier que l’entreprenariat social est né. L’entreprenariat social recouvre l’ensemble des entreprises dont la finalité principale est sociale ou environnementale.

LES DÉFIS SOCIÉTAUX ne sont pas en

C’EST POUR ÇA que moi, avec deux

reste: les promesses de la mondialisation et du progrès par la croissance économique s’essoufflent. Les mouvements citoyens tels que « Nuit debout », « Tout Autre Chose », « Occupy Wall Street », et le succès du film Demain de Mélanie Laurent, sont symptomatiques de la réflexion que connaît notre société.

autres jeunes entrepreneurs Thomas Vanesse et Robin Dierckx, nous avons créé la start-up Creo2. Creo2 c’est un outil destiné aux commerces de proximité. L’outil consistent en une tablette contenue dans un porte-tablette en bois qui est posé sur le comptoir du commerçant. Par son intermédiaire, les clients du commerce bénéficient de promotions responsables. insi, chez Augus-

NOUS AVONS ENCORE le pouvoir de déterminer notre avenir mais seu-

ta, une brasserie partenaire à Bruxelles, pour chaque addition de 50€, le resto offre un don au choix: un vaccin au Congo, un arbre planté en Inde ou une soupe pour les plus démunis en Belgique. Au Trusquin, un magasin de quincaillerie à Louvain-la-Neuve, pour chaque addition de 30€, c’est également une action qui est soutenue. ON VOIT QU’EN l’espace de deux

mois, notre outil a convaincu plus de 25 commerces soutenant ainsi plus de 1000 bonnes actions chaque mois. Le retour des commerçants est enthousiaste. L’objectif est désormais d’offrir cet outil à plus de 700 commerces permettant ainsi de soutenir 600.000 bonnes actions chaque année.

Marco Basile, Project manager

marco.basile@smartmediaagency.be

ÉQUIPE

FOKUS-WALLONIE.BE

Country manager: Ruben Lancksweerdt Rédacteur en chef: Elke Ramsdonck redactie@smartmediaagency.be Équipe éditoriale: Frédéric Vandecasserie, Aubry Touriel, Bastien Craninx Photo en couverture: Morgan Prêleur Layout: Baïdy Ly Impression: Corelio Smart Media Agency BE Leysstraat 27, 2000 Antwerpen, Tel +32 3 289 19 40, infos@smartmediaagency.be

À PROPOS DE SMART MEDIA Smart Media est un acteur de renom en matière de content marketing et de native advertising. Nos campagnes paraissent sous forme numérique mais également en format print dans les journaux majeurs. Une priorité mise sur le sujet, des médias créatifs: ce sont nos ingrédients pour vous assurer une visibilité percutante auprès de votre groupe cible. Grâce à nos contenus qualitatifs, nous veillons à ce que vos clients, nos lecteurs, passent à l’action.

CONTENU 04

Travail vs. formation

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Après les études, place au boulot

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Les vacances pour... travailler

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Enfin, une Wallonie qui se modernise!

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Interview: Norman

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Par ici la monnaie...

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Entreprendre en Wallonie. C’est une évidence !

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L’Erasmus, une expérience riche en découvertes

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En partance pour l’étranger

Salut !

On se connaît ?

Nous, c’est Manfred+Cracco, une toute nouvelle marque belge de montres destinées à tous ceux qui adorent la vie. Vous trouverez toujours une Manfred+Cracco à votre goût !

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JEUNESSE


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TREND ÉTUDES FLEXIBLES

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Travail vs. formation Formation sur le tas, sur le tard, mais surtout en parallèle au travail… De plus en plus de jeunes combinent études et boulots. Si l’effort est conséquent, l’expérience accumulée à cette occasion est, elle, inestimable. Et de plus en plus précieuse sur un marché de l’emploi en perpétuelle mutation. TEXTE FRÉDÉRIC VANDECASSERIE

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arce que le monde évolue et que les futurs employeurs demandent de l’expérience aux candidats, même avant qu’ils n’aient eu le temps matériel de s’en forger, un nombre croissant de jeunes gens optent pour une solution hybride consistant à alterner travail et formation. « Et le mot “formation” est très important », pointe Daniel Soudant, spécialiste en la matière, et formateur en prise de parole. « Des gens viennent me demander de leur apprendre à parler en public. Parce qu’ils vont être appelés à le faire dans le cadre de leur boulot. Notamment s’ils doivent assurer des présentations, participer à des réunions ou prononcer des allocutions. Ils se rendent compte que c’est quelque chose qu’ils n’ont pas appris à l’école “classiqueˮ. Nous leurs proposons donc un mélange de théorie et de pratique. Et c’est bien la différence entre l’enseignement et la formation. Le premier vise uniquement à la transmission d’un savoir, à sens unique. Tandis que la seconde allie transmission, échange et application sur le terrain. » C’EST EXACTEMENT CET alliage, de plus

en plus utile, que proposent les systèmes de formation de type promotion sociale. Comme l’« Ifosup » de Wavre, combinant le développement de l’élève et l’adéquation avec les besoins de sociétés engageant du personnel. Le tout à travers une offre de

formation organisée en journée ou en soirée, de niveau secondaire ou supérieur. Parce que dans une société où la formation tout au long de la vie est sans cesse mise en avant, l’enseignement de ce type constitue sans doute un outil particulièrement souple et adapté à la création de formations destinées aux gens qui travaillent déjà, ou souhaitent se réorienter. En visant les secteurs « porteurs » et vecteurs d’emplois.

Il faut faire preuve d’une énorme motivation - Valérie Vanderavero

LE CONCEPT S’AVÈRE , de fait, souvent gagnant. « Puisque, surtout dans les métiers en pénurie à un moment donné, nos étudiants qui se forment tout en travaillant déjà dans ce secteur durant leurs études, trouvent souvent un emploi avant même d’avoir leur diplôme en main », confirme la Directrice de l’établissement Valérie Vanderavero. Qui explique, aussi, travailler à l’exact opposé de ce que proposent les établissements d’enseignement

supérieur plus traditionnels. « Ici, nous recrutons nos professeurs en fonction des formations que nos étudiants nous demandent. Et pas l’inverse. C’est presque totalement “à la carte”. Concrètement, ils proposent à l’étudiant un schéma sur mesure étalé sur une année. « Et si, au cours de ce délai, nous nous rendons compte que nous avions mis la barre trop haut, nous reportons certaines parties de la formation à l’année suivante. Tout simplement… » NÉANMOINS, SI LE système présente

de multiples avantages, il se révèle aussi très exigeant pour l’étudiant. Valérie Vanderavero reprend : « Il faut évidemment faire preuve d’une énorme motivation quand on se lance dans ce type d’expérience. Puisque, dans les faits, on combine deux temps pleins. Cela demande une solide dose de motivation. Et une fameuse organisation, par la même occasion. Au début, tout le monde est toujours tout feu tout flamme, mais il faut tenir sur la longueur. Voilà pourquoi tout est aménageable chez nous. Nous savons bien que nous devons nous montrer très flexibles pour convenir à tous les profils. Mais le jeu en vaut souvent la chandelle. Parfois bien plus vite qu’on ne le pense. Notre système offre une passerelle la plus directe possible pour l’emploi. Par les temps qui courent, c’est plutôt rare! » Et clairement bon à prendre.


PREMIER JOB SOULIGNÉ

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Après les études, place au boulot Ce n’est pas facile de trouver sa place sur le marché de l’emploi après la sortie des bancs d’école. Des experts en formation et en recherche de travail nous livrent leurs trucs et astuces pour trouver un emploi. TEXTE AUBRY TOURIEL

«I

l y a tellement de possibilités qu’on s’y perd », voilà une réaction fréquente des jeunes qui viennent de finir leurs études. La Belgique est l’un des seuls pays en Europe où la recherche d’un emploi n’est pas une matière enseignée à l’école. Le jeune qui termine ses études sait seulement qu’il doit s’inscrire comme demandeur d’emploi. Arnaud Le Grelle, Directeur Wallonie-Bruxelles de Federgon, commente: « S’inscrire est obligatoire, vous êtes accompagné, mais c’est largement insuffisant. La recette, c’est de s’appuyer sur trois éléments: s’inscrire comme demandeur d’emploi, développer son réseau et s’inscrire en agences d’intérim. »

comment ils structurent cette carte de visite : est-ce sérieux ou pas? Y a-t-il des fautes d’orthographes? Quand je tape le nom d’un candidat sur LinkedIn et Facebook, vais-je avoir une image concordante? »

peine d’aller s’inscrire dans 4 ou 5 agences, même si ce n’est pas l’ultime solution. » Si l’activité n’est pas toujours en lien direct avec ce que les jeunes souhaitent faire, ça leurs permet au moins d’enrichir le CV.

Le réseau est un des premiers vecteurs de mise à l’emploi - Arnaud Le Grelle

LES JEUNES PEUVENT se diriger vers

LES STAGES EN entreprise peuvent

plusieurs secteurs dont celui de l’intérim. Un peu plus de 60 % des personnes qui passent par le secteur intérimaire obtiennent un CDD ou CDI. « Ça vaut la

faire aussi office de tremplin. Ils sont de plus en plus encadrés par les services d’aide à l’emploi. En Wallonie, on a par exemple introduit le

Plan Formation Insertion, un programme de subventions publiques visant à former les jeunes en entreprise. Si le jeune reçoit 6 mois de formation, l’employeur devra l’embaucher pendant minimum 6 mois après son stage. POUR TOUS CEUX qui veulent découvrir de nouveaux horizons, le Bureau International de la Jeunesse (BIJ) propose de nombreuses bourses afin de mettre sur pied un projet à l’étranger. Qu’il s’agisse d’un stage dans une entreprise avec les programmes Odyssée et Tremplin Job, ou d’immersions linguistiques avec Tremplin Langues et Service volontaire européen.

« LE RÉSEAU EST l’un des premiers

vecteurs de mise à l’emploi », assure Arnaud Le Grelle. Même si les jeunes sont très présents sur les réseaux sociaux, ils les utilisent plus pour leurs loisirs que pour le travail. « Les jeunes oublient qu’ils ont un réseau dans leur environnement familial. » À petite échelle, le but c’est de se dire: « même si cette personne n’est pas directement utile pour moi, je lui demande des conseils et j’espère avoir un retour ». LES RÉSEAUX SOCIAUX peuvent être un outil efficace, mais il faut savoir les utiliser. « Ce que vous racontez sur Facebook est visible dans le cadre d’une recherche d’emploi. Soyez cohérent et professionnel », conseille Arnaud Le Grelle. Il encourage les jeunes à se créer un compte sur le réseau professionnel LinkedIn. « Même s’ils ont peu d’expériences à valoriser, ils vont déjà montrer

VÉRONIQUE BALTHASART, Chargée

de communication au BIJ, explique la valeur ajoutée d’un projet à l’étranger : « Au niveau de l’employabilité, les jeunes améliorent leurs connaissances linguistiques. Ils acquièrent des compétences en gestion, en administration et en communication. Cela prouve que l’on peut bouger et mener un travail jusqu’au bout. Ces éléments peuvent faire la différence lors d’un entretien avec un employeur. » EN SOMME, les jeunes peuvent avoir des difficultés à trouver directement un emploi en raison du manque d’expérience, mais il ne faut pas désespérer: il est possible de combler ces lacunes par des stages, des intérims ou des formations.

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À FAIRE : CONNAÎTRE SES POINTS FORTS Il est important d’identifier ses points forts et ses points faibles. Si vous n’avez pas encore de solide expérience professionnelle, réfléchissez à vos activités dans les mouvements de jeunesse ou autres: « Suis-je plutôt leader ou accompagnant? » « Suis-je plutôt attentif aux détails ou à l’idée générale? » Même si vous manquez de repères, définissez les grands axes susceptibles d’intéresser les employeurs.

ATTENTION À L’EXCÈS OU AU MANQUE DE CONFIANCE Trop de jeunes apparaissent trop sûrs d’eux. Ils manquent de souplesse dans l’écoute des conditions de travail, des compétences requises et dans la négociation du salaire. À l’inverse, surjouer le côté « jeune et sans expérience » n’est pas une bonne idée non plus. Certains disent: « pour moi, tout est bon à partir du moment où je travaille. » L’employeur se dit alors: « personne n’est bon en tout ».

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ACTUEL VACANCES D’ÉTÉ

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Nous ne pourrions pas nous passer du travail des étudiants

QUI CHERCHE, TROUVERA Il existe, en Belgique, une plateforme générale regroupant des centaines d’offres de jobs étudiants: http://student.be/fr/ jobs-etudiants. On y trouve aussi des propositions de stages et de premiers emplois. De même que des annonces pour louer un kot et une série de bons plans pour loisirs (en période de vacances ou autres) pas chers. Sans oublier des confessions bien fun, et souvent bien vues, au sujet de cette période de votre vie.

LES JOBS LES PLUS ORIGINAUX Après avoir recueilli des témoignages aux quatre coins du web et de notre carnet d’adresses, voici les cinq jobs les plus originaux du moment : Ramasseur de cannabis en Californie. Car, là-bas, l’herbe est tout à fait légale pour un usage médical. Sinon, on relève aussi le « Dating Assistant », où vous vous faites passer pour votre client(e) et lui dénichez la perle rare. Ou encore Cowboy dans le Montana. C’est-à-dire soigner les chevaux, accompagner les randonneurs.

MÉFIANCE MADE IN FRANCE Selon une étude menée en mars dernier, l’étudiant dont on se passerait le plus volontiers serait… français. En effet, seulement 5 % des étudiants européens (hors français) feraient le choix de vivre en colocation avec des jeunes hexagonaux. Ceux-ci sont suivis par les Espagnols et les Italiens. Autant le savoir… même si des tas d’exceptions confirment la règle! Et que nous ne partageons pas forcément l’avis des sondés!

- Baptiste Van Outryve

Les vacances pour... travailler C’est la fin de l’année et donc les vacances qui s’annoncent. Les cahiers au feu? Oui ! Mais qui au milieu? Des loisirs divers et variés? Ou un job d’été? Entre envie de farniente, d’activités multiples ou besoin d’argent pour entamer la prochaine rentrée, le cœur des students balance… TEXTE FRÉDÉRIC VANDECASSERIE

L

’été et les vacances presque en ligne de mire. Et voilà les projets qui se multiplient, comme des Gremlins passés au car-wash. Côté cocotiers et sable chaud, les tour operateurs proposent des « last minute » de plus en plus attractifs. Pour ceux qui voudraient s’abriter, soit de la canicule, soit d’une série de draches nationales sans exploser leur budget, la Cinematek bruxelloise propose une série de films chaque jour, à des prix défiant toute concurrence. Tandis qu’une liste impressionnante de musées et d’expositions pratiquent des tarifs avantageux en direction des étudiants.

ET PUIS, aussi incontournables que la terrasse entre potes: les festivals musicaux de l’été. Pour tous les goûts et toutes les bourses. Des prix-planchers du Verdur Rock (25 juin) namurois aux tarifs bien plus élevés de Rock Werchter (30 juin au 3 juillet). Du métal en fusion du Graspop (17 au 19 juin) au déferlement des beats électro de Tomorrowland (22 au 24 juillet)… sans oublier la chanson

française dans tous ses états avec les Francofolies (19 au 23 juillet). « Les Festivals d’été restent bien entendu un incontournable pour les jeunes et moins jeunes qui débutent leurs vacances », nous confirme-t-on chez Live Nation, organisateur de plusieurs de ces festivités. « Werchter est, par exemple, devenu un rendezvous incontournable pour les jeunes désireux de célébrer la fin de l’année scolaire et le début des vacances. Et tout cela en écoutant ce qui se fait de mieux en musique. » MAIS, OUTRE CE réconfort bienvenu,

certains devront aussi penser à l’effort. Nous ne parlons pas ici des secondes sessions, mais bien des jobs d’été. Destinés à gagner de l’argent, soit pour se payer quelques bons moments en vacances, soit pour économiser en vue d’une prochaine année scolaire s’annonçant de plus en plus onéreuse. « Nous observons un effet purement mécanique », nous explique Mehdi Medhoune, Directeur des Services à la Communauté de l’ULB, dont l’une des activités consiste à agir comme «

« AVEC LA PROLONGATION des études

universitaires à cinq ans, un nombre croissant d’étudiants ont davantage besoin d’argent pour subvenir à leurs besoins? Ils se tournent donc vers des jobs d’été, ou éventuellement vers des jobs qu’ils peuvent aussi pratiquer durant toute l’année. Notre rôle est double. Tout d’abord, nous aidons les étudiants qui le souhaitent à trouver un job. » Ensuite autant que faire se peut, si les étudiants le souhaitent, il est aussi possible de leur dénicher un boulot qui leur correspondra le mieux possible. Bref, pas un travail uniquement « alimentaire ». Quelque chose qu’ils pourront afficher sur leur CV, comme du soutien scolaire par exemple. Lequel témoignera alors de leur capacité d’empathie… La tendance serait donc à choisir un job permettant de combiner des rentrées financières avec un travail intéressant pour l’avenir immédiat de l’étudiant. En

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d’autres termes, de privilégier un « job choisi » sur un « job subi ». C’EST POSSIBLE À tous les niveaux, et dans tous les secteurs! Par exemple, avec ses 15 000 employés, le groupe Carrefour a sans cesse besoin de personnel pour pallier les absences de son personnel « de base ». Que celui-ci soit en vacance ou en congé de maladie. Ou encore pour répondre à des besoins de croissance. « En une année, nous accueillons généralement environ 9000 étudiants, qui travaillent chez nous de 1 à 46 jours, nombre de jours maximum légal du travail étudiant en Belgique », pointe Baptiste Van Outryve, porte-parole du groupe. « Nous ne pourrions pas nous passer du travail des étudiants. Et certains métiers spécifiques, comme nos bouchers, font même l’objet d’une formation complémentaire en interne. Ce qui peut généralement déboucher sur une embauche. » Et ainsi ouvrir d’autres perspectives à l’étudiant qu’un simple boulot dont il ne retirerait rien d’autre que des espèces sonnantes et trébuchantes.

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interface » entre étudiants désireux de travailler et entreprises en besoin de personnel.

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MODERNISATION FOCUS

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DES PROJETS À LA PELLE

Enfin, une Wallonie qui se modernise! Après avoir longtemps regardé dans le rétroviseur, la Wallonie semble enfin envisager un avenir serein. Celui-ci passe, entre autres, par la modernisation – en cours – de ses villes. Un petit tour d’horizon s’imposait, donc. TEXTE DAVID HAINAUT

’est indéniable, la Wallonie se trouve à un tournant. Si l’on connaît et mesure l’importance de son riche passé industriel, qui a si longtemps permis sa renommée internationale, la région prend conscience que le futur peut lui offrir un nouveau souffle. Le train est en marche. Lentement mais sûrement, aciéries et mines sont en passe de laisser place à de nouvelles perspectives, dans le secteur des services et des nouvelles technologiques notamment. Une mutation qui va de pair avec le développement actuel des villes. DE CHEZ NOUS, on peine sans

doute à s’en apercevoir, mais la Wallonie est bien l’une des premières régions, il y a une dizaine d’années, à avoir réagi au phénomène de désindustrialisation et à la récession. Comment? En investissant, grâce à diverses aides, dans la recherche, l’innovation, la formation et en créant de l’emploi. Et, c’est un fait, comme l’a annoncé Paul Magnette, le Ministre-Président wallon : « La prospérité de la région passera par les secteurs de la digitalisation de l’économie, de la robotisation et même, de la culture. » Grâce à la réceptivité de la région, le Feder, le Fonds européen

de développement régional a octroyé une aide d’1,1 milliards d’euros à l’horizon 2014-2020. Non-négligeable! UN PEU PARTOUT, on voit les grandes

villes wallonnes se métamorphoser. Fort d’un aéroport dont l’essor n’est plus à prouver, Charleroi est en train de remodeler complètement

Wallonie, considéré comme le plus moderne du continent. AURÉOLÉE CETTE ANNÉE capitale

européenne de la culture, Mons n’a fait confirmer une politique rondement menée dans le secteur, tout en mettant en avant un impressionnant pôle de nouvelles technologies – de Google à Microsoft, en

D’ici 2020, le Fonds européen de développement régional va octroyer une aide d’1,1 millions d’euros pour le développement de la Wallonie - IWEPS

son centre-ville. Un travail de longue haleine, mais dont on commence à sentir les effets, au point que certains la surnomment le ‘nouveau Berlin’. Namur, la Capitale, prévoit de doper son centre-ville par l’apport d’un nouveau vaste centre commercial et même, d’une nouvelle gare. Classée parmi les dix plus belles d’Europe, la gare, si impressionnante de Liège, a été inaugurée quelques temps avant l’Opéra Royal de

autres villes européennes, comme Bilbao, Leipzig ou Rotterdam.

passant par Hewlett-Packard ou IBM. Sans parler d’autres projets concrets, dans des villes comme Arlon, Dinant, Mouscron ou Tournai. En parallèle, on assiste, un peu partout encore, à l’arrivée de nouvelles formes d’urbanisme, plutôt ambitieuses. Et, cerise sur le gâteau, pouvoirs publics et partenaires privés semblent saisir l’importance de leur osmose, en prenant exemple sur ce qui a été fait dans quelques

MAIS LA WALLONIE garde les pieds sur terre. Elle sait que les défis qui l’attendent sont nombreux. Démographique surtout. « D’ici 2050 », a indiqué l’Institut Wallon de l’Évaluation, de la Prospective et de la Statistique (IWEPS), « près d’un demi-million d’habitants arriveront sur ses terres ». Qu’il s’agira de (re)loger, et faire déplacer. C’est la raison pour laquelle les instances locales envisagent, outre de nouveaux réseaux de métros et de tram, de rallier par le rail les principales villes à trente minutes entres elles, et quarante minutes de Bruxelles, éternelle plaque tournante du pays. Un vaste, mais indispensable chantier. BREF, LA RÉORGANISATION des villes

wallonnes est bel et bien effective. Un certain immobilisme semble avoir désormais laissé place à une philosophie active et constructive. Comme l’a d’ailleurs déclaré cette année-même Paul Magnette « Prétendre que tout est rose pour la Wallonie sera mentir, mais on peut à présent mettre le holà aux discours caricaturaux sur son état!» Personne ne le contredira!

©FLAVIO VALLENARI

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Le Brabant wallon entend améliorer sa circulation interne, afin de développer les synergies entre la Capitale et le reste de la Wallonie. Charleroi envisage de rénover son Palais des Expos et créé un centre de congrès. La Louvière, la ville de Franco Dragone surnommée la Cité jardins, développe ses jardins de quartier. Liège revoit son centre administratif pour en faire le premier zéro carbone de Wallonie. Tout en aménageant son aéroport. Mons va redynamiser son centre et revitaliser son hôtel de ville. Namur va réaménager sa place centrale. Saint-Hubert veut se positionner comme l’un des symboles du tourisme rural, dont le succès ne se dément pas en Wallonie. Enfin, Thuin a un projet d’embellissement des remparts de la ville. Entre autres!

MAIS ENCORE…

Parmi quelques-uns des principaux chantiers, qui s’inscrivent dans la nouvelle vision imaginée par les grandes villes wallonnes, on épinglera: la création et la préservation d’espaces publics de qualité, une modernisation des réseaux d’infrastructures et encore, l’augmentation du rendement énergétique. En outre, une politique d’innovation est prévue dans les domaines de l’éducation et de la formation. La rénovation du logement préfigure quant à elle un nouvel essor des activités économiques et de la mobilité. Enfin, la Wallonie se dit prête à prendre en compte les quartiers urbains défavorisés.

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INTERVIEW NORMAN

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« Je n’ai jamais vécu de plan galère » En sept ans à peine, de sa chambre jusqu’aux plus grandes salles de spectacle, Norman s’est fait un prénom et un redoutable succès auprès des ados. Parallèlement à ses vidéos qui ont attiré des millions de vues, le « YouTubeur », même pas trentenaire, s’est lancé dans le one-man-show. Avec un fameux succès, là aussi. TEXTE FRÉDÉRIC VANDECASSERIE

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’est peut-être la plus grande star française accouchée de l’humour 2.0.! Norman, c’est le type sympa et sans histoires, que l’on voit derrière sa webcam bas de gamme. Le décor? Son appartement, option étagères gribouillées et linge en train de sécher à côté du lit. Bref, il ne se prend pas la tête à l’écran. Pas plus que face à nous, en fait…

Comment décide-t-on un jour de quitter sa « chambre » pour aller proposer ce spectacle sur scène devant des milliers de personnes? « Dans mes vidéos sur YouTube, il y avait déjà un esprit one-manshow. Je parlais déjà comme si j’étais devant un public, je tutoie la caméra. J’ai toujours eu envie de faire ça, mais je n’avais jamais osé. J’avais l’impression que ceux qui faisaient du one-man-show étaient plutôt des théâtreux, c’est-à-dire vraiment pas mon monde. Mon monde, c’était plutôt Internet! De fil en aiguille, avec le succès, je me suis dit que ce ne serait pas mal de faire un peu de scène… D’ailleurs, le jour où j’ai testé ça sur scène, je n’ai pas voulu arrêter. Et puis, j’ai une chance extraordinaire : on me connaissait déjà avant la scène ! Je n’ai donc jamais joué devant des salles vides. Je n’ai jamais vécu de plan galère. »

Tu as senti qu’il se passait là aussi quelque chose?

Journée Portes ouvertes Sa. 3 septembre

PHOTO MORGAN PRÊLEUR

« Faire rire les gens en vrai, c’est extraordinaire! Faire rire 500 personnes en même temps, ça te procure un incroyable sentiment d’adrénaline, d’énergie. Ça te remonte le moral. Quand tu sors de scène, tu es rempli de bonheur. Il faut être une sorte de moine shaolin pour faire un one-man-show. Je ne peux pas être angoissé, mon

Faire rire les gens en vrai, c’est extraordinaire corps doit être prêt, je ne dois pas avoir de conflit dans ma tête… »

Quelles sont tes références, tes inspirations en termes de oneman-show? « Moi qui viens d’Internet, mes références ce sont surtout des “YouTubeurs”, américains notamment. Sur la scène, les seuls que je connaissais, c’était Gad Elmaleh, Jamel Debbouze, et, tout petit, j’appréciais les Robin des Bois, les Inconnus et les Nuls… Je ne me suis jamais inspiré de quelqu’un pour faire mes vidéos. J’ai tout fait tout seul, spontanément, avec ce qui me faisait marrer. Je me suis construit une vraie culture digitale. »

Quel est, d’après toi, le profil de ton public ? « Mon public est constitué, en général, de jeunes actifs, beaucoup de lycéens et collégiens. Ces jeunes viennent souvent avec leurs parents. Donc, par conséquent, le show ne s’adresse pas qu’aux jeunes, en fait. Parfois, je dois même convaincre des gens de plus de 40 ans, en costard. »

D’où provient cette faculté à tchatcher, à parler si facilement? « Devant ma caméra, je suis comme dans la vraie vie, je suis toujours naturel. Norman, c’est moi, je ne joue pas un personnage. Parfois je brode sur certaines choses, mais ça reste moi, en toute sincérité. Je n’ai pas envie que les gens disent: « Le type de YouTube, il nous ment depuis quatre ans! »

Ces facilités, cet humour… trouvent-ils racine dans ton enfance? « J’ai deux facettes: je suis un peu timide parfois, voire carrément extraverti. La première me permet de réfléchir à ce que je fais… Tout petit, on se filmait avec ma sœur, quand notre père ramenait sa grosse caméra du travail. Ma sœur, elle, est plus posée. Donc je m’appuyais sur elle pour faire le con tout le temps. C’est elle qui gère les papiers… Moi, je bosse quand même beaucoup pour faire des conneries. »

« Si je ne fais pas une blague sur scène, je la mets sur Y sur Vine, si je ne la mets pas sur Vine, je l’écris sur mon

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NORMAN INTERVIEW

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Je pourrais déconnecter, mais je trouverais ça nul

Avec ce succès incroyable, comment réussis-tu à garder la tête froide?

Comment ta famille a-telle vécu cet emballement autour de toi?

« Ma vie se trace d’elle-même, sans que je n’aie rien prévu. Quand je faisais des vidéos, je me disais: “Il y a un truc qui se passe, avec ces millions de personnes qui regardent. Si je ne fais pas de one-man-show, je passe à côté d’un truc, il y a des millions de gens prêts à acheter des billets…” Il fallait donc que j’entre au contact. Les vidéos, ce n’est pas un monde palpable. Là, maintenant, il y a ce contact direct que je kiffe. »

« Mon père est un peu spécial. Il me disait “Bon, ok, ces vidéos sur YouTube, c’est bien. Mais c’est quand que tu cherches un vrai travail?” Puis un jour, il m’a vu au Grand Journal de Canal +, et il m’a dit: “Ah, c’est bien ça, faut continuer!”. Les gens un peu plus âgés, ils leur faut des symboles comme ça… On est complices tous les deux. Je parle vraiment beaucoup de mon père sur scène, il a validé le sketch. Et quand il est dans la salle, je le montre au public, et j’en suis fier. »

Est-ce que Norman arrive à déconnecter, à ne pas mettre des blagues à la seconde sur un support numérique? « C’est dur. Je suis tellement dedans. Si je ne fais pas une blague sur scène, je la mets sur YouTube, si je ne la mets pas sur YouTube, je la mets sur Vine, si je ne la mets pas sur Vine, je l’écris sur mon carnet. Souvent, avec des potes, je leur dis: “Stop, attendez, on fait un Vine, là!ˮ. Donc, parfois, c’est dur de déconnecter un moment. Mais je me soigne… (rires) »

Pourrais-tu totalement déconnecter un jour, arriver à saturation?

YouTube, si je ne la mets pas sur YouTube, je la mets n carnet. »

« Oui, je pourrais, mais je trouverais ça nul. C’est un kif, c’est une façon de vivre que j’ai choisie et que j’aime. »

On dit souvent que les humoristes ne sont pas toujours très drôles dans la vraie vie, est-ce vrai? « J’en ai rencontré beaucoup depuis un moment: il y a des mecs qui se mettent dans la peau d’un humoriste pour monter sur scène, ils font comme s’ils étaient marrants, et ça marche. Mais les vrais drôles dans la vraie vie, ça marche mieux quand même! Jamel, par exemple, c’est un phénomène qui a toujours fait marrer tout le monde, hors et sur scène. À l’inverse, je connais plein de potes qui sont très drôles dans la vie mais qui ne veulent pas être humoristes pour autant. »

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15 SECONDES POUR SÉDUIRE Il ne faut pas plus longtemps aux internautes pour décider s’ils continuent à regarder la vidéo ou s’ils zappent. Erreur à éviter: commencer par un générique. Sur internet, on n’arrive jamais sur une vidéo par hasard. On clique sur un lien un minimum explicite. Pas besoin d’en rajouter au démarrage de la vidéo. Mais attention. Convaincre dans les 15 premières secondes ne signifie pas « trop en faire » non plus. Ce qui est le risque avec les formats courts et les débits rapides qu’adoptent souvent les YouTubeurs.

JUSTIN BIEBER, LE PLUS DÉTESTÉ DU WEB YouTube a mis à jour sa liste des « 100 vidéos ayant reçu le plus de pouces vers le bas », c’est-à-dire de dislikes, geste numérique du 21e siècle qui couvre plusieurs degrés d’aversion: du manque de soutien public à la colère, et même à la haine assumée. Qui sont les objets de la vindicte générale ? La liste en soi n’est pas très surprenante. La majorité des vidéos sont des clips. Justin Bieber, parfait avatar actuel de la tête à claque (et à clics), place 5 clips dans le top 20.

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10 GADGET ARGENT DE POCHE

Par ici la monnaie…

Qu’il soit plus ou moins généreusement accordé par les parents ou gagné à la sueur d’un job d’étudiant, l’argent reste le nerf de la guerre. Bref, surtout si on n’est pas riche, il importe d’avoir quelques bonnes idées pour ne pas se retrouver les poches trop trouées. Valéry Halloy de BNP Paribas Fortis nous guide.

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Le compte épargne d’abord

Les conseils des banques d’abord

« Les banques mènent généralement une politique particulière envers les jeunes au sens large, c’està-dire de 0 à 27 ans. On privilégie globalement le compte épargne jusque 12 ans. Avant de proposer, en complément, un compte à vue, sur lequel on peut bien entendu imposer une limite de retraits pour éviter que le titulaire ne vide son compte et se retrouve bien embarrassé. »

« Une institution bancaire existe aussi pour prodiguer des conseils à ses clients. Et propose généralement une page Facebook bien fournie en tuyaux utiles quant à la gestion des comptes. En plus de cela, certaines banques organisent carrément des formations sur la banque en toute simplicité, de même que des leçons spécifiquement adaptées aux mineurs. »

Attention avec la carte de crédit

Attention aux formules proposant les taux plus attractifs

TEXTE FRÉDÉRIC VANDECASSERIE

« Car cet outil ne donne pas toujours l’impression que l’on dépense de l’argent en l’utilisant. Puisque l’on ne sort rien de sa poche au moment du paiement. C’est pour cette raison que nous n’accordons pas de carte de crédit à des mineurs de moins de 16 ans, et uniquement avec l’accord de leurs parents. »

« Les banques proposent effectivement aux jeunes des comptes-épargne gratuits avec des taux plus attractifs, comme Branche 21 ou Branche 23. Mais, on n’a rien sans rien, ils sont aussi plus risqués. Bref, si vous optez pour ce type de formule, surveillez vos deniers d’un peu plus près. »

Privilégiez le « plafond à zéro »

Privilégiez le digital

« C’est le meilleur moyen de ne jamais tomber en négatif. Le principe est simple: tout retrait plombant le compte car risquant de le mener en dessous de la barre de zéro euro sera refusé. Comme cela, pas de mauvaises surprises en fin de mois ou quand on découvre ses extraits de compte. Car il faut rappeler que de (solides) pénalités sont généralement appliquées au titulaire d’un compte lorsque celui-ci tombe en négatif. »

« Les frais de gestion de compte tombent généralement à zéro si vous optez pour l’impression de vos extraits à domicile, et que vous ne vous les faites pas envoyer par la poste! Bref, la gestion digitale et “sans papiers” vous fera gagner quelques précieux deniers. »


ENTREPRENDRE FOCUS 11

#FOKUSJEUNESSE

Les programmes d’entreprenariat envahissent les universités et aménagent leur cursus pour permettre aux étudiants de lancer leur entreprise - Didier Paquot

Entreprendre en Wallonie. C’est une évidence ! La qualité wallonne passe aussi par les entreprises. Pour entretenir cette qualité, chaque entrepreneur se doit de bénéficier des aides gouvernementales à sa disposition. Tout est fait pour leur croissance. Il ne manque plus qu’une bonne communication. TEXTE BASTIEN CRANINX

C

’est un fait avéré aujourd’hui en Wallonie: le monde de l’entreprise évolue positivement. Les mentalités changent et les visions entrepreneuriales pénètrent des sphères de plus en plus étendues. « La preuve la plus flagrante de cette évolution est observable dans le milieu estudiantin », explique Didier Paquot, directeur du département Economie et R&D de l’Union Wallonne des Entreprises (UWE). « Les programmes d’entreprenariat envahissent les universités, alors que ces dernières aménagent leur cursus pour permettre aux étudiants de lancer leur entreprise. » A l’image de ces percées dans l’enseignement, les programmes de soutien à l’entreprenariat se multiplient en Wallonie.

POURTANT, PEU D’ENTREPRISES sollicitent ces aides. « Il faut savoir que le manque d’information dont les entreprises, en particulier les PME, disposent sur les aides explique en partie pourquoi peu d’entre elles en sollicitent», évoque Jonathan Lesceux, conseiller au Service d’Etudes, de Représentation et de Positionnement (SERP) de l’Union Classe Moyenne. Si des sites d’orientation, comme le site www. aides-entreprises.be, existent bel et bien, plus de 67,6%, des entreprises actuelles avoueraient pourtant ne jamais avoir bénéficié d’aide publique.

A L’HEURE OÙ la Wallonie tente un redressement de son économie depuis plus de 10 ans avec le Plan Marshall, cette information serait nécessaire. « Si le Plan Marshall s’intéresse à une politique industrielle et aux pôles de compétitivité, il ne faut pas oublier les Très Petites Entreprises et les PME wallonnes qui représentent 97% des entreprises en Wallonie », explique Jonathan Lesceux.

SELON NOS INTERLOCUTEURS, les princi-

pales difficultés que rencontrent les entreprises à l’heure actuelle sont le financement, l’emploi et un facteur psychologique lié au sentiment de solitude de l’entrepreneur. Heureusement, pour chacun de ces problèmes, il existe une solution. SI LES BANQUES hésitent à prêter aux entreprises sans historique de paiement, des financements alter-

natifs sont bel et bien présents. On pense notamment à la Sowalfin et à la Socamut – qui garantissent les prêts bancaires octroyés à l’entreprise et le complètent parfois avec un cofinancement. On peut aussi se tourner vers les particuliers ou le crowdfunding. « Le recours à ces modes de financement alternatifs est encouragé via diverses mesures comme le futur prêt citoyen wallon et le tax shelter fédéral, véritables incitants

à l’investissement et au prêt personnel dans les PME », poursuit Jonathan Lesceux. Suivant cette dernière mesure, investir par exemple 100 000€ dans une TPE vous permet de bénéficier d’une réduction d’impôt de 45 000€. EN TERMES D’EMPLOI, les entreprises nouvellement créées sont bien évidemment très frileuses, surtout si un licenciement intervient au bout du contrat. « Pour enrayer cette méfiance, des mécanismes comme le Tax Shift permettent aux entreprises de ne plus verser de cotisations sociales pour les 3 premiers emplois ». Une belle avancée selon Didier Paquot. Quant à la solitude qui tiraille les entrepreneurs, nos interlocuteurs insistent sur le besoin de bien s’entourer. L’importance du guichet d’entreprise et du secrétariat social n’est plus à démontrer. Véritables béquilles professionnelles, ils vous assistent dans vos démarches administratives et dans la gestion du personnel. De son côté, l’UCM vous accompagne dans la création de votre business plan, alors que des banques comme la CBC préparent des dossiers à l’investissement avec vous. Des soutiens non-négligeables qu’il est nécessaire d’ajouter à ceux des intercommunales de développement, de l’Agence pour l’Entreprise et l’Innovation et des Invests de votre région. Après vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas !


12 PANEL D’EXPERTS L’ÉTRANGER

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L’Erasmus, une expérience riche en découvertes En 2013-2014, plus de 270 000 étudiants de toute l’Europe ont participé au programme Erasmus dans le cadre de leurs études. Ils ont ainsi pu étudier dans une université à l’étranger. D’anciens étudiants Erasmus racontent leur expérience. TEXTE AUBRY TOURIEL

SANDER DE SMET ÉTUDES EN ILLUSTRATION, LAHTI EN FINLANDE

VANESSA MADEIRA E SILVA ÉTUDES EN TRADUCTION, PORTSMOUTH EN ANGLETERRE

ALBAN PRINSEN ÉTUDES EN TRADUCTION, SÉVILLE EN ESPAGNE

Pourquoi faire un séjour à l’étranger ?

« Dans mes études d’illustration, il me manquait l’aspect technologique. En Finlande, ils sont très avancés technologiquement et très forts en graphisme. Ça m’a poussé à partir à Lahti, près d’Helsinki. J’avais déjà vécu à l’étranger, ça me paraissait intéressant de retrouver la culture nordique que je connaissais, mais pas très bien. »

« Partir en Erasmus est une opportunité qui ne se présente qu’une fois dans la vie. C’est l’occasion de s’immerger totalement dans une nouvelle langue, mais également dans une nouvelle culture. Cette expérience sera également capitale lorsque je serai sur le marché du travail. En effet, les employeurs perçoivent un séjour à l’étranger comme un facteur primordial, voire indispensable, qui peut faire toute la différence entre deux candidats qui convoitent le même poste. »

« Pour connaître d’autres cultures. J’avais le désir de partir en Espagne et plus particulièrement en Andalousie, c’est la raison pour laquelle j’ai choisi Séville. Lorsqu’on est étudiant en traduction, il est très important de se plonger dans un bain linguistique et culturel. Cela te permet de t’approprier la culture, la langue et les expressions locales. »

Que vous a apporté cet Erasmus ?

« Beaucoup d’amis et j’ai trouvé ma voie professionnelle. J’ai choisi l’orientation illustration web qui me plaisait beaucoup. C’est une expérience inoubliable, ça ouvre un peu plus ta vision du monde. Pour les Finlandais, il n’y a jamais qu’une seule solution possible. Ils sont très pragmatiques. J’ai dû par exemple réaliser une campagne de pub. En Belgique, on est moins concret, on discute de l’art en général. Depuis mon Erasmus, je suis passé de l’illustration au graphisme. »

« Ça m’a enrichie d’un point de vue personnel : je suis une personne encore plus forte et décidée. Au niveau linguistique, je n’ai plus besoin de réfléchir avant de parler anglais, c’est plus direct et automatique. Pour les étudiants en langues, les bénéfices d’une telle expérience ne se mesurent pas : on apprend mieux une langue en étant dans le pays où cette langue est parlée que dans les livres. Les points positifs se reflètent aussi dans la vie privée car, pour beaucoup, c’est l’occasion de prendre ses responsabilités et d’apprendre à vivre seul, sans l’aide de papa et maman. »

« Quand j’étais à Séville, j’ai logé dans la ville natale d’un autre étudiant qui était en même temps que moi en Erasmus à Anvers, où je fais mes études. Après mes 6 mois en Espagne, je suis revenu à Anvers et je suis devenu ami de ses amis, c’est pratique pour continuer à parler l’espagnol dans son propre pays! Il y a de multiples nationalités parmi les étudiants étrangers, notamment des Français. Du coup, j’ai pu pratiquer ma deuxième langue étrangère, le français, lors de mon séjour, cela fait d’une pierre, deux coups. »

Comment se préparer à un Erasmus?

« Faire ta valise et t’en aller (rires)! C’est impossible de savoir comment ça se passera. C’est comme si tu partais à l’aventure, tu te prépares à toutes les possibilités. C’est très important d’analyser le dossier avec l’école, de régler les inscriptions et le logement. Le mieux c’est de le régler à l’avance. Dans mon cas, l’école devait s’en occuper, mais ils se sont trompés et nous avons dormi un mois dans un hôtel vide. C’était très chouette, j’ai appris à connaître beaucoup de monde. L’idéal, c’est d’apprendre la langue. Mais le finnois, c’est trop difficile et je savais qu’ils parlaient très bien anglais. »

« Ce n’est pas très compliqué. Il faut choisir sa destination et puis il faut remplir un dossier un peu long et écrire une lettre de motivation en français. Je l’ai d’ailleurs écrite aussi en anglais pour avoir plus de chances d’obtenir la place dans la ville que j’ai choisie. Une fois que vous avez fait votre choix, il faut commencer à chercher son logement! »

« C’est important de connaître quelques mots de la langue du pays dans lequel tu vas. On peut par exemple prendre des cours de langues intensifs. Il est conseillé de trouver un logement à l’avance même si, à Séville, c’est encore assez facile de trouver des logements. Bon nombre sont ceux qui souslouent leur appartement. Il faut également partir de l’idée de rencontrer des personnes locales, car si on ne fait pas d’efforts, on se retrouve entre Erasmus, ce qui est aussi intéressant, mais nous permet moins bien de découvrir la langue locale. »

Quelles sont les choses que vous avez découvertes?

« La culture finlandaise: le sauna, les petits lacs, le silence de la forêt, la Salmaiakki (alcool finlandais, ndlr.). On constate des différences culturelles: ils sont beaucoup plus réservés, parfois à un niveau extrême. Personne ne donne jamais de bise. Quand les Finlandais font quelque chose, ils le font à fond. La durée d’ensoleillement a un impact sur l’humeur de certains: il y en a qui sont très sensibles, c’est très amusant de voir les différences. »

« J’ai découvert Portsmouth, une ville anglaise formidable! Leur système d’enseignement est tout l’opposé du nôtre. À Portsmouth, on valorise la recherche, la lecture et l’écriture, plutôt que l’apprentissage inutile et abrutissant du par cœur. Les infrastructures sont plus avancées qu’en Belgique: des centaines d’ordinateurs sont à disposition sur tous les sites du campus. Il y a même une bibliothèque de trois étages où des millions de livres sont accessibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7! »

« La culture (universitaire) en Espagne est différente de celle que l’on trouve en Belgique. Les professeurs sont plus proches, moins formels, les étudiants les tutoient souvent. Sinon, j’ai découvert des sites historiques, comme l’ancienne mosquée de Cordoue. Au niveau de la culture andalouse, les gens sont plus spontanés et aimables. Ils ont aussi une “culture de terrasse”, ils passent une grande partie de leur temps dehors. »

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14 CHRONIQUE RAPHAEL SZMIR

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En partance pour l’étranger Comme je l’ai fait moi-même, il y a quelques années déjà, de plus en plus de jeunes voudraient partir à l’étranger pour plusieurs mois. Certains cherchent simplement à s’évader, mais la majorité d’entre eux voient le fait de s’expatrier pendant quelque temps comme une réelle opportunité de construire leur avenir. TEXTE RAPHAEL SZMIR, FONDATEUR D’ANNEESSABBATIQUES.COM

L

es jeunes partent à l’étranger pour des raisons différentes. Certains cherchent simplement à s’évader, mais la majorité d’entre eux voient le fait de s’expatrier pendant quelque temps comme une réelle opportunité de construire leur avenir. Demandez-leur pourquoi une année « sabbatique » et la majorité vous répondront qu’ils souhaitent partir apprendre l’anglais. Ils l’ont compris, la théorie est une chose, mais pour devenir bilingue, c’est par une pratique intensive de la langue qu’il faut passer. Sans oublier le fait qu’être parti à l’étranger est un « plus » indéniable sur un CV.

MAIS QUE FONT-ILS exactement durant

leur séjour? Les programmes sont nombreux et chacun peut y trouver ce qu’il est venu chercher. Certains choisissent de suivre des cours de langues à l’étranger alors que d’autres préfèrent vivre une expérience en immersion totale dans une école secondaire d’un pays anglophone. Ceux qui souhaitent se trouver professionnellement se lancent dans des stages, des projets de volontariat, alors que ceux dont le budget est plus limité optent pour des programmes « au pair » ou de travail à l’étranger. CERTAINS PROGRAMMES OFFRENT plus d’autonomie, permettent de s’évader en différents voyages, de découvrir le cœur des grandes villes, de vivre

chez l’habitant ou en milieu international. C’est afin de sensibiliser la jeunesse à la valeur éducative de ces projets, mais aussi d’aider les plus démunis à identifier les solutions possibles et répertorier tous les organismes disponibles, que nous avons créé AnneesSabbatiques.com.

Demandez-leur pourquoi une année « sabbatique » et la majorité d’entre eux vous répondront qu’ils souhaitent partir apprendre l’anglais © KEVIN SZMIR

NOUS SOMMES NOMBREUX à travailler der-

rière nos ordinateurs. Mais combien d’entre nous ont réellement besoin de rester à un seul et même endroit toute l’année, derrière un écran? De nombreuses personnes se sont posé la question, et leurs réponses ont donné naissance à un nouveau mouvement de jeunes travailleurs opérant à distance, appelé « Digital Nomads » ou « Location Independent Entrepreneurs ». LE CONCEPT? Profiter des nouvelles

technologies de communication afin de vivre là où on en a envie, de bouger si on en a envie, tout en continuant à travailler avec nos pays d’origine. Il est donc possible, comme je le fais depuis de nombreux mois, de vivre avec des revenus occidentaux tout en profitant des bas coûts de la vie dans des pays tels que la Colombie ou le Vietnam. Nous ne sommes encore qu’une infime partie à avoir choisi ce mode de vie, cependant une chose est sûre: le mouvement grandit à une vitesse impressionnante!

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