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Fokus International Business

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C E D OSS I E R E ST P U B L I É PA R S M A RT M E D I A E T N ’ E N GAG E PAS L A R E S P O N SA B I L I T É D E S É D I T E U RS N I D E L A R É DACT I O N D U V I F/ L’ E X P R E SS

SEPT ‘21

INTERNATIONAL BUSINESS Bart Horsten L’audace de commercer en Chine

Filiale à l’étranger Expatriation ou full-remote ?

Pieter Timmermans Le « must have » des entreprises

Jean-Luc Maurange

En plus sur Fokus-online.be

« Rencontrer les équipes de terrain et les partenaires, sentir la culture locale, cela reste fondamental. »

www.explort.be

CREATE YOUR OWN SUCCESS STORY


2 ÉDITO

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CONTENU. 4

Techno, à tous les niveaux

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Le vert, cette manne financière

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Interview : Jean-Luc Maurange

12 Expatriation ou travail en remote ? 14 Recruter des talents étrangers

Bart Horsten

Business avec la Chine : Engagement et audace requis

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Un fossé culturel à combler

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Exporter, transformer, adapter

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Anticipez la menace, saisissez l’opportunité !

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Chronique : Pieter Timmermans

ÉQUIPE. Depuis le milieu de l’année 2020, l’économie chinoise signe une reprise spectaculaire, loin devant les pays « démocratiques ». En tant qu’entrepreneurs belges, devons-nous passer à la vitesse supérieure durant cette année marquée par le changement ou nous concentrer davantage sur notre marché national ?

COUNTRY MANAGER

CHRISTIAN NIKUNA PEMBA CREATIVE DIRECTOR

BAÏDY LY

Q

si ce n’est pas très clair à première vue, la Chine cherche en permanence à acquérir des technologies et produits occidentaux de haute qualité. Cela offre des perspectives aux entreprises belges qui sont traditionnellement spécialisées dans les produits et technologies de niche. Nous ne devons pas être naïfs et nous appuyer sur nos forces.

ue vous le vouliez ou non, la Chine croise toujours votre chemin d’une manière ou d’une autre : en tant que consommateur de produits « made in China », fournisseur potentiel de pièces ou produits finis pour votre entreprise, concurrent, exportateur, et parfois même repreneur de votre entreprise. Notre petit pays se doit de s’ouvrir à des perspectives internationales. En février 2021, la Chine est devenue le premier partenaire commercial de l’Europe, devant les États-Unis. Elle est aussi l’un des principaux partenaires commerciaux de la Belgique en dehors de l’UE. La crise liée au coronavirus a certes entraîné une augmentation de la demande d’équipements médicaux, mais cela ne représente qu’une partie de l’explication. Faire des affaires avec la Chine reste un défi pour de nombreuses entreprises belges. En raison de l’affirmation croissante de la Chine et de sa puissance technologique, la Belgique craint également de plus en plus que ce pays constitue une menace pour l’Occident. Les évolutions géopolitiques actuelles et l’impossibilité de se rendre en Chine contribuent à ce sentiment de « déconnexion » du pays. Cela ne doit toutefois pas nous inciter à suspendre toute relation avec la Chine. Au contraire, cette « année du changement » représente l’occasion idéale d’envisager une nouvelle phase de collaboration avec la Chine. Une approche proactive constitue la meilleure stratégie pour les entreprises belges. Même

Une approche proactive constitue la meilleure stratégie pour les entreprises belges.

Grâce à mon activité quotidienne de conseiller Chine, je vois d’ailleurs quelques aspects positifs à cette situation exceptionnelle. Alors que par le passé, de nombreux entrepreneurs achetaient souvent à la va-vite un billet pour la Chine et s’engageaient avec le premier partenaire chinois venu, ils sont aujourd’hui obligés de bien s’informer et demander l’aide des bureaux d’exportation régionaux belges en Chine pour étudier le potentiel du marché. Sans oublier que le choix du partenaire chinois et les différences culturelles ou problèmes de communication ne sont pas les principales causes d’échec des projets en Chine. Le problème est souvent dû au fait que les entreprises belges elles-mêmes ne persévèrent pas assez et ne suivent pas correctement les projets chinois. Autrement dit, un engagement suffisant et une bonne dose d’audace sont indispensables pour rencontrer le succès. C’est ce que j’aimerais voir davantage chez les entrepreneurs belges.

Par Bart Horsten, Managing Director, Horsten International BV

RÉDACTRICES EN CHEF

ELLEN VAN HOEGAERDEN JULIE GARRIGUE ÉQUIPE ÉDITORIALE

BASTIEN CRANINX FRÉDÉRIC VANDECASSERIE MISE EN PAGE

SMART STUDIO PHOTO EN COUVERTURE

THOMAS VAN ASS IMPRESSION

ROULARTA

SMART MEDIA AGENCY. LEYSSTRAAT 27 2000 ANVERS +32 (0)3 289 19 40 REDACTIE@SMARTMEDIAAGENCY.BE FOKUS-ONLINE.BE/FR

Bonne Lecture !

Pierre Simon Project Manager


#FOKUSBUSINESS

THALYS • BRAND REPORT 3

Le secteur Ferroviaire à grande vitesse voit le bout du tunnel Faut-il encore le rappeler ? La récente pandémie de Covid 19 aura eu un impact catastrophique sur le tourisme, les voyages et la mobilité en général. Le secteur ferroviaire à grande vitesse européen n’a bien évidemment pas été épargné.

B

runo Dierickx, le Marketing et Commercial Director de Thalys, ne mâche pas ses mots : « Le secteur vient de connaître sa plus grande et plus grave crise, tant par son ampleur que par sa durée. » Qu’il s’agisse de Thalys, d’Eurostar ou d’autres compagnies, toutes se sont ainsi retrouvées dans le rouge en 2020. Pourtant, après plus d’un an et demi de marasme économique, le secteur tend à voir le bout du tunnel. Certains, comme Bruno Dierickx, envisagent même un avenir plutôt serein. Et c’est notamment de la progressive conscientisation écologique que le directeur commercial tire son optimisme. « Aujourd’hui plus que jamais, tout le monde est conscient qu’un changement de notre mode de vie est nécessaire. » Dans ce futur plus durable, le train international à grande vitesse, plus écologique que la voiture et l’avion, a tout à fait sa place. « Voyager en train à grande vitesse, c’est diviser par 25 ses émissions de CO2 par rapport à l’avion et par 13 par rapport à la voiture. Le secteur a d’ailleurs déjà connu un rebond cet été grâce aux voyages de loisir ». Le secteur ferroviaire a toujours été marqué par son envie d’aller de l’avant. « L’innovation est dans notre ADN, mais elle n’est plus dans la recherche de vitesse. Aujourd’hui, elle est dans la qualité de l’expérience client, la digitalisation et la recherche de solutions de mobilité toujours plus respectueuses de la planète. Les maîtres mots sont « évolution » et « adaptation », certaines sociétés l’ont déjà bien compris : « Le lancement de nos rames entièrement modernisées cet été est un exemple pour l’esprit innovateur du secteur : plus de confort,

plus d’information à bord et une baisse de 10 % des émissions de CO2 par passager et par kilomètre. » Le développement de partenariats avec les compagnies aériennes, pour favoriser le transfert modal de l’avion vers le train à grande vitesse, en est un autre. La digitalisation, elle aussi, joue un rôle important : « Le secteur a plus que rattrapé son retard. » WiFi disponible dans tous les trains, applications mobiles riches (achats et échanges, 100 % e-ticket et e-press pour moins de papiers…), rendent aujourd’hui l’expérience des voyageurs de plus en plus fluide et intuitive. Un aspect à ne pas négliger, selon Bruno Dierickx : « Avec les mesures sanitaires, les voyages sont plus stressants qu’auparavant. Une réassurance maximale est donc de mise. » Flexibilité d’échanges de billet, application des gestes barrières, tests de climatisation et intensification du nettoyage de toutes les surfaces. Rien n’est laissé au hasard pour offrir une expérience client idéale. « Pour inciter les gens à reprendre le train, il est également important de multiplier des gestes de générosité. La population de loisir augmentant, il va de soi que nous essayons de la fidéliser le plus possible. » Mais qu’en est-il de l’avenir des voyages d’affaires ? Le télétravail pourrait-il leur faire de l’ombre ? Là encore, le directeur commercial se veut rassurant. « Il y a une véritable nécessité de retrouver le contact humain. » De plus, un autre élément (et non des moindres) est en jeu : la réappropriation de la richesse de l’échange. « Dans les visioconférences, nous ne couvrons plus que le seul sujet de la réunion et c’est bien trop peu pour

À l’inverse des trajets en voiture ou en avion, les voyages en train permettent de travailler, de préparer une réunion, de discuter ou encore de jouer en famille en toute sérénité. tisser les liens entre collègues, mais aussi et surtout pour traiter les problèmes qui ne se verront que bien plus tard par manque de communication », explique-t-il. Sans parler de la difficulté de créer de la valeur ajoutée dans certaines entreprises ainsi que celle d’organiser du mentoring pour des employés à distance. « Les voyages d’affaires ne peuvent donc que reprendre. » Et même si ces derniers ne retrouvent pas le chemin des gares de la même manière qu’avant 2019, Bruno Dierickx estime que les voyageurs de loisir prendront le relais. « L’avenir s’annonce prospère. »

Bruno Dierickx Marketing et Commercial Director

Thalys contribue depuis 25 ans à rapprocher les cultures et les économies de la Belgique, de la France, des Pays-Bas. Il faut seulement 1 h 22 pour rejoindre Paris depuis Bruxelles ou encore 1 h 47 pour Cologne. Tous les trains Thalys sont alimentés à 100 % en énergie verte issue de parcs éoliens et de panneaux solaires photovoltaïques. Thalys a pour actionnaires la SNCB et la SNCF.


4 DIGITALISATION

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La techno à tous les échelons de l’entreprise... humaine La transition technologique et ses multiples déclinaisons sont en marche. Des évolutions inéluctables et porteuses de perspectives nouvelles. Mais sans jamais oublier que la technologie a pour vocation d’aider l’être humain et non de le remplacer à chaque échelon.

O

utre les chaines d’approvisionnement dites « autonomes » ayant recours à des technologies diverses et très variées, allant de l’intelligence artificielle aux véhicules autonomes notamment en matière de logistique, la techno s’est insinuée dans tous les secteurs de l’économie. Augmentant donc cette part d’autonomie à tous les rayons, et parfois dans des secteurs où on l’attendait moins. Vincent Delmotte, à la barre de plusieurs sociétés actives dans le digital depuis une vingtaine d’années, en témoigne : « La technologie nous a par exemple aidés à modifier notre approche des clients et du marché. Nous avons développé un système automatisant la réservation d’espaces publicitaires, dans une approche qui ressemble à celle de la bourse. Cela répond parfaitement aux préoccupations des clients, toujours plus exigeants. Et le reste de nos process a été, lui aussi, bien aidé par la technologie. Je pense à tout ce qui va de l’offre à la facturation. Mais, par ailleurs, il ne faut pas oublier non plus que le travail reste aussi basé sur des modèles assez traditionnels. Puisque le contact personnel, hors de toute technologie, reste très performant. C’est la meilleure façon pour nous de rester top of mind dans l’esprit du client. » Et c’est précisément sur cet équilibre entre apports technologiques et humain qu’insiste Margot Wuillaume, l’une des trois fondateurs de eBloom, société proposant aux entreprises un outil de compréhension de leurs collaborateurs. « Nos observations montrent que la technologie s’implante dans tous les départements d’une entreprise. Pour autant,

il ne faut pas oublier qu’elle ne doit pas provoquer de la perte de lien entre collègues. Il s’agira donc d’utiliser ces technologies aussi comme étant au service de l’humain. C’est une perpétuelle recherche d’équilibre. »

La technologie a bien entendu irrigué les entreprises de toutes parts. On pense, par exemple, à l’intelligence artificielle, sous forme de logiciels, d’applications ou d’ordinateurs ultraperformants. Ces

La technologie nous a aidé à modifier notre approche des clients et du marché. — Vincent Delmotte

technologies sont capables, par exemple, de lire des contrats juridiques, d’anticiper la panne d’une machine, de sélectionner des candidats au recrutement… Et nous n’en sommes qu’au début. Le défi à venir : éviter que le fossé ne se creuse davantage entre les grosses entreprises aux moyens colossaux et des TPE/ PME, plus limitées. Margot Wuillaume : « L’objectif sera alors de faire en sorte que chaque structure, petite ou grande, reste agile face à tous ces bouleversements. C’est dans l’air du temps… » Dans cet air du temps se pose bien entendu aussi la question des liens entre technologie, énergie et environnement. « La technologie a évidemment un rôle à y jouer », continue Margot Wuillaume. « Grâce à la possibilité de travailler à distance, en réduisant ses déplacements et donc son empreinte énergétique. Puisque l’une de nos récentes études a montré que la plupart des employés voulaient télétravailler à raison d’environ deux jours par semaine pour des objectifs de concentration et de productivité. Mais la technologie aide aussi de plus en plus dans la gestion des bureaux. » Vincent Delmotte reprend : « Nous utilisons un plug-in permettant de suivre le taux d’occupation de nos bureaux. De sorte que chacun puisse voir s’il reste des postes de travail disponibles. C’est une belle façon de montrer comment la technologie et l’humain peuvent cohabiter de façon intelligente et productive ! » Par Frédéric Vandecasserie


Les actions de l’AWEX pour renforcer les acteurs wallons du numérique à l’international Le développement à l’international du secteur numérique wallon est un enjeu prioritaire. Il l’est d’autant plus pour les startups numériques wallonnes souvent très à l’étroit sur leur marché numérique local et national. C’est pour cette raison que l’AWEX, WBI, l’AdN et d’autres acteurs wallons se sont associés au sein de Digital Wallonia depuis 2016. Leur but ? Favoriser l’exportation et l’internationalisation de nos entreprises et de nos opérateurs du numérique. Comment ? En suivant quatre axes majeurs, lourds de sens et d’efficacité. 1) Le doublement du nombre d’actions numériques à l’étranger depuis 2016 Qu’il s’agisse de missions ou d’une présence à certains salons, l’AWEX a ainsi décidé d’inciter nos entreprises wallonnes à se présenter à une vingtaine d’événements numériques/ tech internationaux incontournables. Du CES Las Vegas (depuis 2018), au Mobile World Congress en passant par le Viva Tech à Paris (depuis 2018), le GDC San Francisco ou encore la Gamescom à Cologne, nous avons aidé plus de 360 entreprises ou acteurs du numérique à participer à ces missions d’envergures depuis 2016. En conséquence, c’est avec force que la Wallonie dans son ensemble a réussi à s’imposer comme un écosystème numérique attractif en termes d’entrepreneuriat et de potentiel lieu d’investissements étrangers. 2) La création d’un réseau interconnecté de Digital Wallonia Hubs Initiative régionale unique en Belgique, la mise sur

pied de ces Hubs s’est fixé trois missions : • •

représenter officiellement Digital Wallonia, faciliter le business et les partenariats des entreprises et startups wallonnes, mener une veille technologique et économique qui sera redistribuée vers les entreprises et acteurs du numérique au travers de la plateforme Digital Wallonia.

Elle a permis jusqu’à présent de déployer un réseau de 10 Hubs internationaux au sein de grandes villes et régions porteuses telles que Paris (mission « Discovery »), Tel Aviv, Barcelone et Stockholm (événement Wallifornia Musictech), Berlin (mission « Cross Market »), sans parler de la production de différents rapports sur leurs écosystèmes respectifs. Autant dire que ce travail d’équipe indispensable pour nos entreprises wallonnes a été couronné d’un palmarès prestigieux : shortlisté par la Commission européenne dans le cadre des Prix européens de la Promotion de l’Esprit d’Entreprise, nominé pour la catégorie « Soutien à l’internationalisation des entreprises », sélectionné parmi les 19 finalistes Européens (sur 185 dossiers au départ) ou encore lauréat national. 3) Le partenariat à l’Event Shake Véritable événement secouant la Wallonie numérique, Shake fait chaque année la part belle à des orateurs de haut niveau, au networking et à de nombreuses entreprises numériques. L’AWEX en est partenaire depuis 2017. Même si l’événement a connu un cran d’arrêt avec la pandémie de Covid en 2020 et un report partiel en 2021, l’Agence continuera à porter nos futurs champions numériques wallons à

l’international dans le futur. Et ce notamment grâce à l’un des trois prix qu’il décerne chaque année à cinq startups prometteuses : le DW Startups International (10 000 € pouvant servir à différentes fins comme la participation à un salon ou une mission prévue ou non par l’AWEX). 4) La participation aux Villages Francophones Si la situation sanitaire en 2021 aura apporté son lot de retards et de complications, elle aura toutefois permis d’amener à maturité de nouveaux projets comme le Village Francophone. Lançé d’abord en présentiel, l’événement avait pour vocation de connecter les écosystèmes numériques et les territoires de différents pays issus de la Francophonie tels que le Québec, le Grand-Duché du Luxembourg, la France, la Suisse, certains pays africains et la Wallonie en marge de grands événements TECH mondiaux comme le CES Las Vegas ou le Vivatech Paris. Finalement intégralement virtualisé en 2021, l’événement s’est révélé, grâce à sa plateforme et ses outils, parfois bien plus prometteur, efficace et intéressant que les sessions classiques se déroulant simultanément en présentiel ou virtuel. Dans certains cas, la visibilité de nos participants wallons a fait un véritable bond durant les sessions de pitch proposées. À titre d’exemple, la première journée du CES a comptabilisé jusqu’à 17 000 « suiveurs » en direct, chiffres impossibles à atteindre dans des salles ou des hôtels à Las Vegas.


6 FUTUR

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Le monde de l’entreprise plus vert ? La lutte pour la protection de l’environnement est aujourd’hui sur toutes les lèvres. Dans celle-ci, les entreprises ont incontestablement un rôle à jouer. Comment peuvent-elles y prendre part durablement ? Voici quelques réponses.

Soutien, prime et aide de la région Pour un avenir plus vert, il est important de mettre toutes les chances de son côté, quitte à aller plus loin que les réglementations minimales en termes de RSE. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter les organismes de soutien dans chaque région : www.environnement.brussels et www.environnement. wallonie.be

Le piège du Greenwashing Aujourd’hui, communiquer de manière trompeuse pour tenter d’embellir l’image de sa société est un piège à éviter. Et pour cause, les nouvelles générations notamment sont passées maîtres dans l’art de déceler les informations trompeuses sur internet. Mieux vaut plutôt jouer sur la transparence et montrer le chemin qu’il reste encore à faire pour s’améliorer comme le fait Patagonia, marque pionnière en RSE. La confiance des consommateurs reste primordiale.

A

lors qu’un nouveau rapport alarmant du Giec (sorti en juin dernier) prévoit, si rien ne change, des conditions extrêmes pour l’humanité d’ici 2050, il est intéressant de faire le point sur la dynamique des entreprises dans cette grande lutte environnementale. « Car en plus d’avoir un impact majeur dans l’émission de CO² au niveau planétaire, elles peuvent évidemment modifier leur empreinte écologique et jouer un rôle d’exemple pour la société », assure Marek Hudon, professeur à la Solvay Brussels School of Economics. Dire qu’aujourd’hui ce changement est encore loin d’avoir touché les esprits des managers serait mentir. « Pour simple exemple, de plus en plus d’organismes financiers et bancaires recherchent cet impact au sein des entreprises qu’ils financent », explique Julien Dumont, expert du département économie en transition chez Bruxelles Environnement. « Les nouvelles valeurs au centre de l’attention sont les PPP : people, planet & profit. » Sans compter que la pression des consommateurs (beaucoup plus attentifs et informés) et des gouvernements se fait de plus en plus prégnante, évitant ainsi qu’une entreprise ne se concentre uniquement sur son profit. Dans cette optique, il est tout à fait logique que le management anticipe le durcissement progressif de la régulation internationale en matière de responsabilité sociétale des entreprises et de durabilité. « Ça permet de se positionner plus durablement sur le marché », évoque Julien Dumont en prenant l’exemple du secteur de la construction à Bruxelles. Avant 2015, le secteur souffrait beaucoup plus de concurrence déloyale avec des employés

Le secteur de la construction a anticipé la mise en place du PEB pour former des travailleurs et leur donner un avantage concurrentiel. — Julien Dumont

payés au rabais. « Il a alors anticipé la mise en place du PEB pour former des travailleurs et leur donner un avantage concurrentiel. » En cela, on peut dire que dans certains domaines (gestion des déchets, de l’habitat…), l’Union européenne a réussi à tirer les états membres vers le haut en matière de durabilité. Pour cadrer ses objectifs et son business en matière de RSE, une entreprise peut s’attaquer à trois dimensions : son écogestion (son comportement de consommation et la manière dont elle impacte son territoire), son core business (manière de s’approvisionner et de

mettre son produit sur le marché) et sa gouvernance. « Et il faut bien l’admettre aujourd’hui, le nœud du problème réside dans le core business des entreprises », avoue Julien Dumont. Pourtant qu’on se le dise : « On va définitivement vers un mieux ! Il existe d’ailleurs une multiplicité d’organismes d’aide et de prime à la région », poursuit Marek Hudon. Enfin, il ne faut pas oublier qu’il existe des facilitateurs qui peuvent conseiller et accompagner gratuitement les entreprises sur une série de thématiques (gestion de flotte de véhicules, filières circuits courts…). Par Bastien Craninx


Godiva recherche : des amoureux du chocolat ayant l’esprit d’entreprise Le chocolatier belge Godiva est un grand nom du monde du chocolat. L’entreprise recherche de nouveaux franchisés désireux de contribuer au développement de la marque. Sont visés tant celles et ceux qui ont la passion du chocolat que les entrepreneurs chevronnés qui ne redoutent pas les nouveaux défis professionnels. Godiva exploite actuellement deux boutiques en propre (à Bruxelles et à Koekelberg) et confie l’exploitation de onze points de vente au détail européens à des franchisés établis dans notre pays, en Espagne et au Portugal. « Nous avons l’ambition d’étendre rapidement notre présence et souhaitons donc augmenter considérablement le nombre de franchisés », explique Leen Baeten, responsable pour l’Europe. « Nous ciblons actuellement surtout la Belgique, mais aussi la France et l’Allemagne. Ce sont des marchés importants pour le chocolat : c’est notre priorité. » Pour son réseau de franchise actuel, Godiva collabore avec sept partenaires : des entrepreneurs avec lesquels l’entreprise travaille depuis dix voire vingt ans déjà. « Godiva est vraiment une marque fantastique », explique Leen. « Avec une très longue histoire ! Nous faisons partie du patrimoine culinaire belge depuis 95 ans déjà. C’est aussi une entreprise qui réunit énormément de passion et de savoir-faire, où la qualité et la satisfaction du client sont toujours une priorité. Beaucoup de gens ici sont vraiment fous de chocolat (rires). Et même si nous sommes une grande entreprise, avec des points de vente présents jusqu’en Chine, aux États-Unis et au Japon, l’ambiance qui règne est très familiale, celle d’une PME. » En ce qui concerne les franchisés eux-mêmes, Godiva recherche en fait deux types de profils »,

explique Leen. « D’un côté, nous souhaitons travailler avec de vrais férus de chocolat, qui veulent s’impliquer dans le produit et transmettre leur passion et leur amour du chocolat aux clients. Il s’agit typiquement de gens qui souhaitent exploiter une ou deux de nos boutiques. D’autre part, nous recherchons également des entrepreneurs aguerris qui souhaitent se lancer dans une nouvelle aventure avec nous et placent la barre de leurs ambitions commerciales encore plus haut. Nous voulons marquer rapidement le marché européen de notre empreinte. Un défi difficile, mais particulièrement enthousiasmant ! Nous sommes totalement ouverts aux idées de personnes à même de nous aider dans cette transformation commerciale. » Les franchisés peuvent bien sûr compter sur le plein soutien de Godiva, mais en fin de compte, il leur appartient de concrétiser leurs ambitions. « Nous avons des consignes concernant différents aspects tels les produits, le marketing ou l’aménagement. Mais nos franchisés sont d’abord des partenaires : ce sont eux qui connaissent le mieux le marché local. Ils ne sont pas enfermés dans un carcan et bénéficient de beaucoup de liberté. Notre franchisé à Barcelone par exemple a lancé un service de commande qui a connu un succès fou. C’était son idée de A à Z, et c’est lui qui l’a mise en place. Pour le dire autrement : nous vous approvisionnons en excellents chocolats et pralines et nous comptons sur votre talent et vos compétences de franchisé pour les commercialiser. » Godiva dispose d’un autre atout de poids à faire valoir : le marché du chocolat est certes mature, mais il est aussi très résistant aux crises. « Le marché du chocolat continue de croître », explique Leen. « D’accord, ce n’est peut-être plus une croissance à deux chiffres, mais c’est toujours plus que suffisant pour y trouver de solides opportunités

commerciales. C’est également un marché résilient : nous pouvons ressentir les fluctuations de l’économie bien sûr, mais après chaque crise, nous retombons vite sur nos pattes. Le chocolat est un petit plaisir que les gens aiment offrir et s’offrir, même quand les choses ne vont pas bien. » Pour conclure : de quel type d’effort financier parle-t-on quand on évoque le cas d’un franchisé qui envisage d’ouvrir une boutique Godiva ? « Nous recherchons des gens qui vont quand même apporter une partie du capital nécessaire », explique Leen franchement. « Cela montre aussi que l’entrepreneur croit lui-même au concept et qu’il est disposé à endosser le risque pour une bonne partie. Comptez sur un investissement total d’environ 150 000 euros par boutique et nous tablons sur environ 50 000 euros en fonds propres. Attention : ces chiffres dépendent également du concept, de la propension au risque du franchisé et de ses ambitions. Il est également tout à fait possible de commencer à petite échelle et de passer à la vitesse supérieure ultérieurement. Il n’y a donc pas de formule unique et bien définie. »

Vous souhaitez en savoir plus au sujet du concept de franchise de Godiva ? Rendez-vous sur www.franchise.be/godiva-chocolatier. Vous êtes peut-être appelé(e) à devenir notre nouveau franchisé.


8 BRAND REPORT • INVEST HONG KONG

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Hong Kong se profile comme un tremplin pour start-ups Véritable porte d’entrée vers la Chine continentale, son marché intérieur et, par extension, vers l’ensemble du marché asiatique, Hong Kong s’érige en port d’attache pour les start-ups et les investisseurs étrangers. « Une région prometteuse, en plein développement », souligne Charles Ng, Associate Director General chez Invest Hong Kong.

À

travers la Greater Bay Area (GBA), qui couvre le Delta de la rivière des perles, le gouvernement chinois cherche à interconnecter 11 métropoles économiques. Hong Kong, grand centre financier de l’Asie, en est le fer de lance. Mais les villes avoisinantes offrent également des avantages pour la métropole. « La Greater Bay Area compte au total 86 millions de personnes, toutes à moins d’une heure de Hong Kong », fait observer Ng. « En train à grande vitesse, les habitants de Shenzhen la rejoignent en quatorze minutes à peine. La zone comprend également un excellent réseau routier. » La question de la chaîne logistique a bien entendu été réfléchie. « Hong Kong héberge l’aéroport numéro 1 en matière de fret », poursuit Ng. « Ce n’est pas négligeable dans un monde où le e-commerce monte en puissance, face à des consommateurs souhaitant des

livraisons à domicile en 24 ou 48h. » Un 2e aéroport cargo, en construction, devrait être opérationnel en 2024. Hong Kong se distingue comme centre de distribution, capitale financière et plateforme d’innovation. Sa grande voisine Shenzhen se profile comme la capitale du hardware et Dongguan comme « l’usine de la Chine », spécialisée dans la robotique et le « smart manufacturing ». À Zhongshan, le tissu économique s’oriente vers le développement d’appareils médicaux. « Chaque ville a défini ainsi son propre avenir », explique Ng. Plus de 3 300 start-ups se sont déjà implantées à Hong Kong. « Elles viennent ici pour croître. La Greater Bay Area est un terrain d’essai idéal pour tester la rentabilité d’un produit à grande échelle. C’est aussi un

excellent tremplin pour conquérir les marchés chinois et asiatiques. » Le gouvernement met en place un environnement favorable pour les entrepreneurs, avec de grands fonds d’investissement et un régime fiscal attractif. « Sur les 200 000 premiers euros qu’une entreprise réalise comme bénéfice, elle ne paie que 8,25%. » Ensuite, le taux d’imposition des sociétés passe à 16,5%. Les universités font office d’agent de liaison : « Hong Kong abrite 6 universités, qui sont autant de centres de recherches qui accélèrent le développement des entreprises, et fournissent une nouvelle génération de talents, des experts en data et ingénieurs informaticiens », explique Ng. « C’est d’une importance cruciale, dans le contexte de la chasse aux talents que l’on observe à l’échelle mondiale. »

C’est en 1997 que le Royaume-Uni a cédé à la Chine sa souveraineté sur Hong Kong, moyennant le respect de quelques conditions. Ainsi, le Common Law System continue d’y être appliqué. « C’est le lieu où l’Occident et l’Orient se mélangent », souligne Ng. « Macau, qui fait également partie de la GBA, aisément accessible désormais grâce à un nouveau pont, est depuis longtemps surnommé le Las Vegas de l’Asie. Les personnes qui s’y installent bénéficient donc des deux cultures. »

Charles Ng Associate Director General

Invest Hong Kong cherche à renforcer l’image de la ville comme étant le centre d’affaires international leader en Asie. La mission de ce département du gouvernement SAR de Hong Kong consiste à attirer et à conserver les investissements étrangers d’une importance stratégique pour le développement économique de la région. InvestHK vise ainsi différents secteurs de croissance, depuis les industries créatives jusqu’aux services financiers, à la fintech, au tourisme, au transport, etc.

BRAND REPORT • SOFINEX

Au-delà des frontières, toutes ! Rien ne refroidit une entreprise wallonne désirant étendre son périmètre sur l’échiquier international. Pas même une pandémie mondiale ! Qui, si elle a forcément ralenti les échanges commerciaux, n’a pas refroidi l’envie ni l’ardeur des entrepreneurs wallons désireux de passer au-delà de nos frontières.

C

es 18 derniers mois ont impacté les échanges commerciaux à l’échelle planétaire. « Les conséquences inédites de la crise sanitaire ont nécessité, de la part de la SOFINEX, le déploiement rapide et massif de mesures afin de soutenir les entreprises wallonnes exportatrices. Grâce notamment à ces mesures et à une forte résilience des exportations wallonnes au regard des autres régions/pays de la zone euro, nous avons observé que les entreprises de notre portefeuille ont continué à s’internationaliser », souligne Laurence Glautier, Directrice Générale de la Sofinex, l’organisme qui finance les investissements ou implantations des entreprises wallonnes à l’étranger.

Les entreprises wallonnes ont besoin de l’international pour se développer, c’est indéniable. « Je ne vous apprendrai rien en vous disant que la Wallonie a la particularité d’être une Région de taille relativement modeste, dotée d’un marché intérieur restreint rendant les exportations capitales pour son développement économique. » Elle ajoute : « Il faut donc soutenir au mieux nos entreprises pour pénétrer de nouveaux marchés ! L’offre de produits financiers de la SOFINEX se veut adaptée à la typicité des projets d’internationalisation et évolue en fonction d’évènements importants comme récemment la pandémie ou le BREXIT ».

L’internationalisation est donc poussée dans le dos par la taille du territoire, mais se révèle-t-elle vraiment efficace pour les entreprises qui franchissent le pas ? Laurence Glautier n’en doute pas, études à l’appui. « Plusieurs recherches en matière d’internationalisation confirment les avantages à se développer dans d’autres pays. Le réseau d’affaires et le maillage des contacts s’étendent forcément, ce qui impacte le volume d’activités de l’entreprise, mais également l’image de celle-ci. Son offre de produits ou de services et son savoir-faire tendent à s’étoffer. Les performances s’en ressentent à la hausse et les aspects d’innovation sont également plus développés.

Mise sur pied en 2003, la Sofinex a pour mission de soutenir le développement des entreprises wallonnes à l’étranger en intervenant financièrement de trois manières. D’abord par le financement direct via tout type de prêts ou participations en capital, ensuite via la garantie sur crédit bancaire, et enfin par des dons/subventions des exportations vers des « Pays Émergents ».

Bref, les indicateurs semblent être au vert pour tenter la grande aventure. D’autant plus que le tissu économique wallon regorge d’entreprises capables de réussir à l’international. « On pense souvent aux secteurs pharmaceutiques et biotech, mais le secteur technologique, avec par exemple des sociétés comme ODOO, I-CARE ou AMOOBI, a déjà démontré sa capacité à s’exporter. Il faut démystifier les difficultés que représente l’international, surtout pour les nouveaux exportateurs, car le soutien de l’internationalisation participera indéniablement à la relance des entreprises wallonnes post-covid.

Laurence Glautier Directrice Générale


Investir durablement n’est pas une question de promesses, mais d’action Le monde de l’investissement, comme le monde lui-même, est en constante évolution : crises sanitaires, instabilité politique, économie numérique, évolutions démographiques et changements climatiques ont un impact profond sur notre façon de nous comporter, de travailler et d’investir. C’est pourquoi avoir une philosophie d’investissement axée sur une gestion responsable, active et de long terme est plus que jamais essentiel.

Dominique Frantzen est responsable du développement de l’activité marketing en Belgique et au Luxembourg chez AXA Investment Managers. Elle est catégorique : « investir responsable signifie mieux investir », des critères tels que l’environnement, la société et la bonne gouvernance en font désormais partie intégrante. C’est une évidence depuis le premier jour chez AXA IM, qui en a fait une priorité depuis vingt ans et est donc un pionnier de l’investissement vert, social et durable. « En tant que gestionnaire de patrimoine responsable, nous investissons activement sur le long terme pour promouvoir le bien-être des clients, des collaborateurs et de la société », explique-t-elle. « La symbiose entre l’investissement responsable, la gestion active et la vision à long terme oriente notre philosophie d’investissement. La façon dont nous gérons notre entreprise et les fondements des partenariats que nous engageons avec nos clients constituent une motivation qui incite nos collaborateurs à donner le meilleur d’eux-mêmes au quotidien. En résumé, cette approche responsable est ancrée dans l’ADN de notre entreprise, elle fait partie intégrante de notre façon de penser et d’agir en tant que gestionnaire et employeur. » Progrès de l’économie mondiale AXA Investment Managers fait partie du Groupe AXA. Affiliée à des organisations telles que le Global Compact, AXA IM adhère également aux Principes pour l’Investissement responsable des Nations unies, à l’initiative Caring for Climate et au Carbon Disclosure Project.

« Nous voulons être non seulement le plus grand investisseur responsable du monde, mais aussi une entreprise qui fait des affaires et traite ses collaborateurs de manière responsable dans le monde entier », poursuit Dominique Frantzen. « Nous souhaitons optimiser les performances des investissements à long terme, tout en contribuant au progrès de l’économie mondiale, de la planète et des communautés dans lesquelles nous vivons. Nous voulons être à la hauteur des normes élevées que nous imposons aux autres. » Zéro émission de gaz à effet de serre C’est pourquoi AXA IM estime qu’il est important d’œuvrer pour une culture inclusive, dans un souci de diversité qui accroît le vivier de talents et dans le respect des convictions de ses collaborateurs. « L’inclusion et la diversité sont des exemples typiques de thèmes auxquels les investisseurs soucieux de la durabilité attachent de l’importance », ajoute Dominique Frantzen. « C’est pourquoi nous offrons notamment à ces clients un accès à une gamme de produits avec un impact environnemental et social mesurable. Ces produits ont chacun un objectif spécifique, comme les technologies propres ou le progrès social. Tous visent à atteindre au moins l’un des Objectifs de développement durable des Nations unies. »

terme sur la société, AXA IM a également lancé une initiative philanthropique par laquelle 5 % des frais de gestion de ses fonds à impact sont utilisés pour financer des projets axés sur un impact social positif. » « Je suis fière de travailler pour une entreprise qui s’engage pour une société et une planète meilleures et qui participe à faire la différence. Je trouve d’ailleurs très encourageant de voir qu’une telle approche est possible dans le monde financier. Alors que beaucoup de gens pensaient sans doute que c’était impossible jusqu’il y a peu, c’est devenu aujourd’hui une réalité irréfutable », conclut Dominique Frantzen.

Dominique Frantzen

Marketing & Communication Manager Belgique | Luxembourg

« Mais l’approche responsable d’AXA IM va plus loin. L’entreprise s’engage à supprimer totalement ses émissions nettes de gaz à effet de serre à l’horizon 2050 pour l’ensemble de ses actifs. Afin de continuer à avoir un impact positif à long

À propos de AXA Investment Managers AXA IM est un gestionnaire d’actifs responsable, avec environ 866 milliards d’euros d’actifs sous gestion, dont 568 intègrent des critères liés à l’ESG, la durabilité ou l’impact. AXA IM est un leader sur le marché de l’investissement vert, social et durable. AXA Investment Managers souhaite ainsi apporter de la valeur à ses clients grâce à des solutions d’investissement responsables, tout en suscitant des changements significatifs pour la société et l’environnement. axa-im.be


10 INTERVIEW

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Jean-Luc Maurange

« L’international doit tenir compte des spécificités locales ! »

Même si le monde est parfois une sorte de village global, tous les coins du globe ne se ressemblent pas quand il s’agit de business. Car les spécificités culturelles, légales et les besoins diffèrent fondamentalement, comme en témoigne Jean-Luc Maurange, CEO de l’entreprise John Cockerill. Par Frédéric Vandecasserie Photo Thomas Van Ass


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oujours à cheval entre deux avions, deux meetings, deux fuseaux horaires, JeanLuc Maurange préside aux destinées de l’entreprise John Cockerill et de ses 5 000 employés. Infatigable globe-trotter, qui a successivement vécu, et entre autres, au Canada, aux USA et en Europe, ce franco-canadien a développé un esprit d’ouverture essentiel pour diriger une entité profondément internationale. En quoi le management d’un groupe international tel que celui que vous dirigez diffère d’une entreprise purement nationale ? « Les cultures et les options technologiques sont parfois très différentes d’un pays à l’autre. Nous gérons tout ceci en ayant dans nos effectifs locaux des gens ancrés dans ces zones ou dans ces cultures. Par exemple, nos entités chinoises comptent beaucoup de Chinois parmi leur management. Il faut absolument s’appuyer sur des gens du cru. L’international doit tenir compte des spécificités locales. » Le business international exige donc une fine connaissance du terrain ? « Exactement ! On ne gère pas une antenne internationale, quelle qu’elle soit, juste avec des expatriés belges ! La mobilité interne nous renforce également. Puisque John Cockerill compte des managers européens aux ÉtatsUnis et en Asie. Mais l’inverse est vrai aussi ! Des managers viennent d’Inde, de Chine ou des États-Unis pour apporter leur expertise et évoluent au quotidien dans le quartier général du groupe à Seraing. Il faut aussi trouver ce qui unit toutes les filiales d’un groupe au-delà des différences entre nationalités. » Et de quoi est fait ce dénominateur commun ? « Il y a une série de choses sur lesquelles on ne peut jamais transiger. Je pense, pour nous, à la sécurité, l’éthique, l’innovation, la responsabilité et l’orientation-client. Après, les missions et les solutions techniques qui répondent aux besoins ne sont pas les mêmes partout. Là, l’adaptation est la règle. Il faut aller voir sur place pour se rendre compte des réalités du terrain et saisir tous les enjeux d’un projet. » À part les cultures locales, les réglementations différentes en fonction

INTERVIEW 11 des territoires existent aussi. Comment intègre-t-on cette dimension dans le cadre d’un groupe international ? « Par des équipes de juristes locaux secondés par un groupe de juristes internationaux de très haut vol. Un contrat avec le même objectif ne sera pas du tout libellé de la même manière selon qu’il concerne la Chine, les États-Unis ou la Russie. Concernant la Chine, par exemple, il faut bien comprendre que la notion de propriété est très différemment comprise dans ce pays. Là, culturellement, il est très communément admis que l’on copie. Il faudra donc agir en conséquence au niveau juridique. À la fois pour arriver à des contrats bien bétonnés au niveau international, mais en même temps bien ancrés aux niveaux locaux. Bref, tout est question de savoir sentir les différences locales. Et, encore une fois, tout cela se fait avant tout en bougeant. » Moins facile pendant la crise de la Covid de « bouger ». Cette période va-t-elle durablement modifier le visage du business international ? « C’est peut-être différent pour une entreprise de services, mais pour une structure B2B telle que la nôtre, le contact physique ne se verra jamais complètement remplacé par le digital. Cependant, je pense que la crise nous aura enseigné plus d’intelligence dans les voyages. Il est, par exemple, définitivement inutile de se déplacer 24 ou 48 heures à l’étranger pour assister à un Conseil d’Administration où seront montrés des PowerPoint et des tableaux Excel. En revanche, rencontrer les équipes de terrain et les partenaires, sentir la culture locale, cela reste fondamental. » Mis à part les déplacements, en quoi cette période aura-t-elle laissé des traces ? « La crise aura relevé de l’épiphénomène en Asie. La Chine affichait par exemple une croissance de 2 % l’an dernier. Alors que toutes les autres régions du globe étaient dans le rouge ! Bref, la Covid aura marqué la bascule propulsant la Chine vers le sommet. En outre, le pays semble avoir pris conscience de son potentiel souci démographique, en abandonnant la règle ancestrale de l’enfant unique par famille. Ce pays est loin d’être admirable à tous les niveaux (notamment

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concernant son régime politique pour le moins autoritaire), mais, économiquement, c’est incontestablement le territoire à suivre. Dans un autre rayon, la crise aura bien entendu accéléré les processus liés à l’intelligence artificielle et à la digitalisation en général. Ces derniers temps, nous avons tous fait d’énormes progrès en matière de collecte et de traitement des données. Et je crois que c’est une capacité qui fera réellement la différence à l’avenir. » En revanche, on a parfois l’impression que la crise de la Covid a relégué au second plan l’urgence de mesures climatiques… « Mais ce n’est qu’une impression ! On a forcément moins parlé du climat récemment. Toutefois, la crise a sensibilisé toutes les générations, et le monde politique par la même occasion, sur l’obligation de revoir notre modèle énergétique et donc le business international qui vont de pair. Un exemple : en 2018, Nicolas Hulot, alors ministre de la Transition énergétique en France, se réjouissait des 110 millions d’euros pour le développement de la filière hydrogène débloqués par la France, alors que c’est une somme dérisoire à côté des montants évoqués aujourd’hui dans les plans de relance. Aujourd’hui, ce plan bénéficiera de 7 milliards d’euros, avec lesquels on pourra réaliser une réelle transition. Et c’est le même mouvement dans tous les pays. Je suis très impatient de voir à quoi ressemblera le monde de demain. »

Smart Fact. Plutôt globe-trotter ou casanier, finalement ? « Même si je voyage beaucoup dans le cadre de mon job, je suis assez sédentaire une fois les vacances venues. Là, le but sera plutôt de passer du temps ensemble sans bouger. Et un jour, je me poserai définitivement : là où les ballons sont ovales, où il fait beau, où on mange très bien, sur les bords de l’océan avec l’Espagne pas loin. Ce sera donc le sud-ouest de la France, les Landes… »

Les principales nationalités représentées chez John Cockerill Pour ses solutions développées, entre autres, dans l’énergie, l’environnement et la défense, John Cockerill s’appuie sur un contingent aux horizons internationaux très variés. Parmi les nationalités représentées au sein du personnel, on recense surtout 2 pays au-delà de 1 500 personnes (France et Belgique), 2 autres autour des 500 personnes (Brésil et Inde), et 6 autres contrées autour de 100 personnes.

Le top 3 des exportations belges… Le dernier recensement couvre la période janvier-mars 2021. Là, notre pays a exporté prioritairement des produits chimiques (22,6 % de nos exportations). Viennent ensuite les équipements de transport (11,7 %). En 2010, toutes catégories confondues, la Belgique avait exporté pour un total de 211 milliards d’euros. Quant à nos fournisseurs, le premier est les Pays-Bas, le podium étant complété par l’Allemagne et la France.

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12 NWOW

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L’expatriation ou le travail en full-remote ? Avec la récente pandémie, le travail à distance s’est posé comme jamais auparavant. Avec cette obligation dans nombre d’entreprises, cela interroge la pratique de l’expatriation d’employés dans les très grandes compagnies. Avantages et inconvénients, deux responsables d’entreprise dressent un constat sur l’option choisie : l’expatriation pour Geert Aelbrecht (DRH de BESIX) et le full-remote pour Dario Spagnolo (président d’O’Clock).

Besoin d’une expertise à l’étranger Envoyer des employés travailler à l’étranger ne se fait pas pour le plaisir de ces derniers. « Recourir à l’expatriation, c’est avant tout assurer l’expertise, la connaissance et la qualité technique que nous ne trouvons pas chez nos partenaires ou nos soustraitants locaux. » Selon Geert Aelbrecht, il est indispensable de cocher trois cases avant de pouvoir envisager l’expatriation de ses employés : la technique (certains savoir-faire sont inhérents à une seule entreprise), la prise en compte de culture locale (la manière de réaliser les projets, d’assurer les contacts avec les locaux, la sécurité…) et la prise en compte de la carrière des individus (l’expertise accumulée dans différents pays par les employés envoyés sur place).

Difficulté d’intégrer le télétravail intégral Il existerait encore un déséquilibre au sujet du télétravail intégral sur le marché de l’emploi : ce dernier serait en effet plus demandé qu’il n’est proposé. « Entre 10 et 20 % de personnes souhaiteraient travailler en full-remote », explique Dario Spagnolo. Pourtant, intégrer cette manière de travailler dans une entreprise qui ne le pratiquait pas jusque-là peut occasionner de grosses difficultés aux managers. « Si l’ensemble des travailleurs est disposé à travailler de cette manière, cela ne pose généralement pas de problème. Par contre si cette mesure est vue comme imposée ou subie, c’est voué à l’échec. » Le manager de O’Clock estime également que l’adhésion du télétravail intégral dépend de deux choses : la taille de l’entreprise (plus spécifique à une PME) et le libre choix laissé à chaque employé de travailler de la sorte.

Besoin d’accompagnement des employés Si l’expatriation peut souvent être vue par l’employé comme une manière de changer d’air facilement et de multiplier les opportunités de carrière à l’intérieur d’une même entreprise, pour l’employeur, cela a également un certain coût. « En cas d’expatriation, l’employeur doit souvent offrir un accompagnement de A à Z à ses employés dans des zones où il n’existe parfois rien : mobilisation de toute la famille, prise en charge physique et psychologique, école, logement… », explique Geert Aelbrecht. « Des considérations que les employés eux-mêmes ne doivent pas avoir en tête afin de se concentrer exclusivement sur leur projet. » L’entreprise doit donc toujours s’assurer que la valeur ajoutée de son employé soit valorisée. Et ça, c’est un travail de soin quotidien, un « full-service » qui nécessite une équipe entièrement à l’écoute.

Télétravail intégral, à bien réfléchir ! « Le travail de bureau n’a plus besoin d’être réfléchi. Il est issu d’une expérience inscrite dans la connaissance collective. » Mais selon Dario Spagnolo, ce n’est pas encore le cas du télétravail intégral. Il faut donc se poser énormément de questions et mettre notamment en place des outils adaptés à chaque situation. « Par exemple, vous ne pouvez pas laisser vos travailleurs s’organiser entre eux via WhatsApp. Cela ne fonctionnera pas ! » L’employeur doit établir une utilité et une hiérarchie (messages synchrones, semi-synchrones ou asynchrones) dans les outils de communication qu’il met en place dans son entreprise. « Et éviter de remplacer les interactions physiques par des réunions en visioconférence. Cela doit uniquement servir certaines étapes clés de la vie de l’entreprise. » Et on s’en doute, toutes ces considérations doivent faire l’objet de formations abouties !

La confiance, maître-mot de l’expatriation S’il y a bien une erreur qu’il ne faut surtout pas commettre dans le processus d’expatriation, c’est bien le fait de revenir sur ses promesses. « Et croyezmoi, ce n’est pas simple ! » assure Geert Aelbrecht. « Imaginez-vous en tant qu’expatrié : vous êtes loin et difficilement joignable. Si votre lien d’appartenance envers l’entreprise s’estompe, cela peut mener à de gros problèmes sur place. » C’est pour cette raison que le DRH insiste sur le maintien constant de cette liaison entre l’entreprise et l’employé. « Par exemple, nous n’expatrions pas tout de suite nos nouveaux employés. Ils doivent passer un certain temps au siège de BESIX pour que ce lien d’appartenance se crée. » À cela s’ajoutent les visites régulières du management exécutif ou opérationnel sur le lieu de mission ou encore les nombreuses visioconférences.

Télétravail intégral, un gain de productivité ? Proposer le télétravail intégral à ses employés, c’est accorder une certaine confiance qui fait du bien à toute l’entreprise. « Il y a davantage de calme et de concentration pour les employés. De plus, ça augmente la diversité des profils à attirer ! » En disant cela, Dario Spagnolo pense non seulement aux profils internationaux, mais aussi à ceux qui sont plus introvertis et qui trouveraient difficilement leur place au sein d’un bureau ou d’un open space. « Chaque profil a ses avantages. Il ne faut sousestimer personne. » Le télétravail doit également être vu comme un bon garde-fou contre un type de management obsolète ainsi qu’une manière d’abaisser les coûts. « Vous n’avez pas de bâtiment à entretenir, donc pas d’assurance, d’abonnement électricité ou internet. Il ne reste que le défraiement des employés. »


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AWEX • BRAND REPORT 13

L’export, vecteur d’emplois ! La Wallonie est décidément un territoire atypique ! Si sa superficie s’avère réduite, voire étriquée, son paysage industriel, lui, regorge de pépites. Des pépites qui, pour grandir et se développer, doivent s’étendre au-delà des frontières. Mais l’internationalisation répond à des règles et compétences précises. Raison fondamentale de l’existence de formations et de coaching en la matière.

L

e montant des exportations wallonnes en 2019 s’élevait à près de 50 milliards d’euros. Si on affine par secteur, on observe que ce sont les exportations de matériaux de construction (+55,4 %) et de matériel de transport (+47,7 %) qui affichent les progressions les plus spectaculaires ces dernières années, ainsi que, dans une moindre mesure, les exportations des instruments d’optique et de précision (+13,2 %), des produits agroalimentaires (+12,8 %) et des matières plastiques (+9,6 %). Mais c’est le secteur de la chimie et des sciences de la vie qui demeure le véritable moteur de ce record. Les exportations des produits pharmaceutiques représentent ainsi un tiers du total du business international Made in Wallonia. « Alors, bien entendu, la crise du Covid a quelque peu ralenti l’internationalisation des entreprises wallonnes », précise Nicolas Ravenel, Coordinateur du programme « Explort » centré sur les apprentissages du business international, un des services de l’Awex, l’Agence Wallonne à l’Exportation. « Après, il est inéluctable que les choses reprendront sur la courbe entamée en 2019. C’est une devise que nous nous répétons souvent : “La Wallonie a besoin d’international comme l’humain a besoin d’eau”. L’AWEX a notamment la volonté de sensibiliser les jeunes sur l’importance des échanges commerciaux internationaux et sur l’enjeu que représente le commerce extérieur pour la Région wallonne. Après, rendre les entreprises plus performantes à l’exportation, c’est aussi mettre à leur disposition des collaborateurs compétents, formés aux techniques du commerce international. Raison pour laquelle est né un programme de formations et de stages en commerce international valorisant en termes d’emploi, et directement en adéquation avec les

exigences du marché. Les stages sont réalisés pour le compte d’entreprises wallonnes qui bénéficient dès lors d’une aide concrète pour aborder des marchés étrangers et se développer à l’international. Les compétences acquises et les expériences de terrain constituent pour les jeunes un atout indéniable dans leur carrière professionnelle ». L’internationalisation fonctionne donc sur la très saine logique vertueuse du « win-win ».

Dans le secteur du business international au sens large, les possibilités de carrière sont nombreuses.

Si ce type de programme de formation et de coaching propose des stages de fin d’études aux étudiants dans les domaines économiques ou commerciaux pour qu’ils puissent mettre en pratique leurs acquis théoriques, il existe également un dispositif destiné aux chercheurs d’emploi, peu importe leur profil académique. Il faut, de base, disposer d’un bagage linguistique, idéalement fait de l’anglais, indispensable dans ce business, et éventuellement de la langue véhiculaire du pays avec lequel on veut travailler. Pour le reste, la formation donnera à tous la boîte à outils

du junior export manager prêt à tenter l’aventure. « Dans le secteur du business international au sens large, les possibilités de carrière sont nombreuses, car les professions du genre sont considérées comme des jobs en pénurie, renchérit Nicolas Ravenel. C’est dire qu’il y a de l’avenir. Enfin, que ce soit pour un étudiant ou une personne plus âgée, il faut aussi savoir qu’une formation à l’internationalisation permet d’acquérir d’autres atouts essentiels, comme une solide confiance en soi et un sens développé de la prise d’initiative. Puisque la personne, souvent seule sur le terrain, sera amenée à trouver des solutions face à des situations inattendues. Souvent, je croise des gens qui me disent : “Je ne pensais jamais arriver à un job international tel que j’en ai un aujourd’hui.” Ceci illustre bien la richesse de ce type d’emplois. » Et les possibilités sont nombreuses, dans une Wallonie toujours très ouverte vers l’étranger. « Souvent, même », poursuit Nicolas Ravenel, « je trouve que les Wallons ne sont pas assez chauvins ! Régulièrement, je croise des gens tentés par l’international, qui regardent vers des multinationales étrangères en oubliant qu’il y a, tout près de chez eux, des sociétés qui ne demandent qu’à s’étendre au-delà de la Wallonie. Il faut absolument montrer à tous la richesse du tissu économique wallon ! »

Nicolas Ravenel Coordinateur du programme « Explort »

Explort est un programme de formations et de stages en commerce international mené par l’AWEX en partenariat avec le FOREM. Il apporte aux entreprises une aide concrète et financièrement très avantageuse. Grâce à ce programme, les entreprises wallonnes peuvent bénéficier des services d’étudiants ou de diplômés, polyglottes et mobiles, spécifiquement formés aux techniques du commerce extérieur et prêts à vous épauler, à toutes les étapes de votre développement international. Infos : www.explort.be


14 PANEL D’EXPERTS

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Comment recruter à l’étranger ? Trouver les talents qui porteront l’entreprise de demain est une mission de taille, un poste stratégique dans celle-ci. Il n’est malheureusement pas toujours possible de trouver la perle rare sur le marché national de l’emploi ; recruter des talents à l’étranger peut être un passage obligé. Quel bénéfice pour l’entreprise ? Comment peut-elle accroître son attractivité ? Voici les conseils de trois experts.

Marie Kokot

Sébastien Delfosse

Human Resources Director Veolia

Sabine Hauser

People & Culture Dir. Northern Europe ManpowerGroup

Career Development Manager Conférencière, Job Coaching

La multiplicité des origines dans une équipe, un atout ? « La diversité est un facteur de performance et d’innovation. Il ne s’agit pas d’une déclaration “cosmétique”, mais d’une conviction réelle. Plus il y a de regards différents sur une situation ou une problématique, plus nous augmentons les chances d’y apporter la meilleure solution et d’innover. Il faut évidemment lutter contre les biais inconscients et cela prend du temps. La valorisation des différences, qu’elles soient de genre, de génération, de culture et bien d’autres est également source de cohésion interne. Il est également important de mettre en place des projets pour favoriser la formation et l’intégration de femmes dans des métiers connotés comme masculins. Ce que nous faisons. »

« La diversité et l’inclusion représentent une réelle opportunité pour l’entreprise qui instaure cette politique. Notre monde devient de plus en plus complexe au fil des années. Et pour continuer à créer de la valeur, de l’innovation et des solutions durables, je suis convaincu que nos entreprises doivent pouvoir s’appuyer sur une diversité des équipes au sens le plus large du mot. Cela doit être à différents niveaux, ceux des origines, de l’ethnicité ou de genre, mais également au niveau des modes de pensées ou des personnalités. L’adage dit que deux têtes valent mieux qu’une. C’est encore plus vrai si ces deux têtes apportent différentes perspectives sur une même situation. »

« C’est en théorie toujours un plus pour une organisation de favoriser la diversité, sous toutes ses formes, dans ses équipes. La complémentarité des profils, des compétences et des comportements est un atout sur lequel le management peut s’appuyer pour développer des équipes hautement performantes. Cela se vérifiera tout particulièrement sur le terrain si le management prend soin de rendre visibles la contribution spécifique et la valeur ajoutée de chacun. C’est notamment à cette condition qu’un vrai esprit de compréhension et de collaboration ainsi que des relations de confiance pourront voir le jour et s’ancrer sur le long terme entre les membres d’une équipe et au sein de l’entreprise. »

Quels avantages proposer aux nouveaux talents pour les attirer ? « La recherche du sens me paraît présente aujourd’hui plus que jamais dans les choix de carrière. Le choix d’un mode de management approprié est aussi essentiel. Il faut privilégier, lorsque c’est possible, un management par objectifs dans un contexte de co-construction. Cet espace d’autonomie et d’échange est également bénéfique sur le plan de l’innovation et du bien-être au travail. Évidemment, il y a les avantages classiques et, incontestablement, la flexibilité est devenue le maître-mot dans ce domaine. Le terme flexibilité tend d’ailleurs à perdre la connotation négative qu’il avait auparavant lorsqu’il se référait presque exclusivement à ce qui était attendu du travailleur uniquement. »

« ManpowerGroup a récemment mené une enquête au niveau international en demandant aux travailleurs d’imaginer le monde du travail post-covid. Trois tendances ressortent clairement. Tout d’abord, la flexibilité. 8 personnes sur 10 souhaitent avoir un meilleur équilibre entre vie pro et vie perso. Ensuite la formation continue. 89 % aimeraient monter en compétences afin de développer leur employabilité et progresser dans leur carrière. Enfin, l’individualisation de la relation. Les politiques RH doivent rencontrer les besoins individuels et apporter de la réponse à tous les niveaux contenu de fonction, package salarial, parcours de carrière, mais aussi mettre en œuvre un management personnalisé. »

« Les jeunes ont toujours envie de bénéficier des avantages habituels comme la voiture, l’ordinateur portable, le téléphone, etc. Par contre, cela n’est plus leur priorité dans les critères de choix pour un futur employeur… et certainement pas ce qui va leur donner envie de rester ! Et cet enjeu est de taille quand on sait qu’au moins 50 % des jeunes changent d’emploi après maximum un an. Ils recherchent avant tout un travail qui fait sens pour eux, dans un réel esprit de collaboration et avec un management bienveillant qui les considère et reconnaît leur place dans l’organisation. Ils sont aussi très attentifs à l’équilibre vie pro vie perso et donc à la flexibilité de leur environnement de travail. »

Quel rôle de l’employer branding, l’image employeur ? « L’image de marque est importante et l’évolution est importante à ce propos. La tension sur le marché du travail pour dénicher et attirer les talents explique notamment cette évolution qui a participé au développement de la notion d’image d’employeur. À côté de l’image que l’entreprise renvoie au public par rapport aux biens ou services, l’entreprise doit également se positionner en tant qu’employeur et afficher l’identité qu’elle revendique en cette qualité. Je préfère parler de l’identité de l’entreprise qui fait référence à ses valeurs, à sa mission et à sa raison d’être, partagées et portées par la communauté humaine qui la compose. Cette identité forte est capable d’attirer les talents. »

« Alors que la reprise économique se confirme et que l’activité de recrutement se remet en marche, les pénuries de talents atteignent des niveaux jamais vus. En Belgique, 83 % des employeurs éprouvent des difficultés à remplir leurs postes vacants, ils sont 69 % au niveau mondial. On va assister à une nouvelle guerre des talents. Les entreprises doivent donc mettre en avant leur marque d’employeur. Pour être plus attractives, je leur conseillerais de se concentrer sur leur propre personnel et d’être une “great place to work”. Car un employé satisfait vous recommandera auprès de son réseau personnel et professionnel. Ensuite, faire preuve de cohérence et d’authenticité dans sa communication. »

« Elle est essentielle et représente un vrai défi ! Comme dans toute communication, le fond et la forme ont leur importance pour avoir un impact auprès des jeunes. Ceux-ci feront avant tout confiance à des témoignages de collaborateurs qui délivreront un message clair sur les valeurs de la boîte et les projets concrets qui leur seront confiés dès l’engagement. Ils sont peu sensibles aux arguments marketing et vont être attentifs à ce que ces “promesses” se vérifient dès le processus de recrutement. Enfin, l’idéal est que la marque employeur soit relayée via les médias sociaux ET renforcée par une présence de l’entreprise sur campus (job days…) ainsi qu’à travers des partenariats avec les écoles. » Par Bastien Craninx


#FOKUSBUSINESS

CULTURE 15

Un fossé culturel à combler L’anglais devient une norme dans de nombreuses grosses entreprises, qui vivent leur business sur plusieurs fuseaux horaires à travers le monde. Et sur le papier, quelques heures de différence entre le début de journée des uns et des autres ne semblent pas grand-chose. Qu’en est-il des différences culturelles ?

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arler d’un fossé culturel, y compris en matière de business international, ne signifie pas que tout est perdu et qu’il faudrait se replier sur son marché intérieur. Surtout pas. « On atteint quand même les objectifs », en plaisante Stefano Giusto, dirigeant de l’agence de conseils OnBoard et lui-même conseiller en matière de commerce international. « Quelles que soient les manières de travailler, ce sont juste des façons différentes de gérer les mêmes situations. » Il en sourit, oui, mais n’en minimise pas, toutefois, la difficulté. « C’est très important de savoir écouter, de savoir regarder, de ne pas imposer, de ne pas être arrogant. Les cultures, d’un pays à l’autre, sont différentes. On ne peut pas faire de copier-coller. Il faut en tenir compte et s’adapter : la façon dont on s’habille, celle dont on salue, etc. Faut-il serrer la main ? S’embrasser ? Ça peut sembler être des détails insignifiants, mais ils ont une grande importance en fait pour abattre des barrières, en particulier dans le commercial. C’est essentiel de savoir comment se comporter avec son interlocuteur. » Tout l’enjeu est là : faire tomber la méfiance, créer de la confiance. Or, la communication n’est pas toujours simple, quand on ne parle pas la même langue natale. Le consensus se fait le plus souvent en anglais, langue désormais universelle du business. Mais il serait naïf de croire qu’un Japonais et un Belge parlent « le même anglais » : conditionnés

dans leur façon de penser par leur langue respective, ils y font nombre d’emprunts ! C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les francophones demandent en mariage (to propose) au lieu de proposer une idée (to suggest) ou qu’ils cherchent à « win money » au lieu de « earn money » (gagner de

l’argent). Des propos potentiellement confus pour une autre nationalité ! Outre la communication, ce sont les habitudes de travail qui comptent. « Il y a certes moins de différences entre deux pays latins, par exemple, qu’avec l’Inde, l’Afrique, etc. Mais

C’est très important de savoir écouter, de savoir regarder, de ne pas imposer, de ne pas être arrogant. — Stefano Giusto

même avec deux pays voisins, il faut faire attention. Bien sûr, il s’agit de généralités, mais en Espagne, les interactions sont davantage parlées. Ils débordent hors du business. Ils aiment bien mélanger le professionnel avec d’autres sujets plus personnels. En France, il y a aussi une approche latine bien sûr, mais l’ambiance y est plus disciplinée. » Et cela va au-delà des aspects humains. Donc mieux vaut s’y être préparé et avoir fait quelques recherches : « Autre exemple, les délais de réponses ou de paiement peuvent être plus longs en Espagne ou en Italie qu’en France. Ce sont des généralités, mais il faut en tenir compte et s’adapter. » Et dans le cas particulier de l’ouverture d’une nouvelle filiale ? C’est encore différent de faire du commerce à l’étranger ou de s’exporter à l’étranger. Vaut-il mieux opter pour des locaux ou préférer placer des collaborateurs de chez soi ? « Bien sûr, on trouve des gens compétents partout », rappelle Stefano Giusto. « Mais une entreprise qui veut s’exporter à tout intérêt à envoyer une personne de la maison mère pour poser la 1ère brique. Cela étant dit, cette personne devra chercher à s’acclimater à la culture et étudier le marché : clientèle locale, concurrence, culture, communication, etc. Une personne locale sera plus rapidement opérationnelle. » Cela reste donc une question sans réponse, un savant calcul entre les coûts, le bon profil et les attentes des employeurs. Par Julie Garrigue


16 SCALE UP

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Exporter, transformer, adapter Y a-t-il un marché pour mon produit ou mon service à l’étranger ? Comment puis-je l’adapter aux attentes de ce public extérieur ? Le système juridique ressemble-t-il à celui de la Belgique ?

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u’un produit ait trouvé son public sur le marché intérieur ne veut pas forcément dire que ce sera le cas à l’étranger ! Pour l’exporter, il faudra sans doute l’adapter dans les grandes largeurs. La liste des éventuelles modifications est longue, mais cela vaut le coup : l’internationalisation est un véritable levier de croissance pour les entreprises ! « Dans certains cas, il ne sera pas nécessaire de tout repenser », explique Gabriel DabiSchebel, fondateur de l’agence marketing 1min30 et spécialiste en acquisition. « Certaines choses marchent très bien d’un pays à l’autre. Mais je pense qu’on ne peut pas réussir si l’on ne repense pas l’ensemble de la stratégie : c’est-à-dire l’adéquation de l’offre avec le marché, la stratégie d’acquisition, les personas, la ligne éditoriale, etc. Y aller bille en tête en se disant qu’une méthode qui a fonctionné dans un pays fonctionnera obligatoirement dans un autre, c’est la meilleure façon de se planter. » L’expert en marketing le sait : un même produit peut s’adresser à des publics (personas) différents selon le pays, tout comme il peut être nécessaire de communiquer de différentes façons pour des personas similaires. « Ce qu’on fait avec nos clients quand on va dans un autre pays. Avec notre méthode, l’Acquisition Strategy Design, on les challenge sur la compréhension du parcours d’achat des clients. On vérifie que dans le nouveau pays, ce parcours ne change. S’il est différent, on

formalise les points à travailler. Est-ce qu’il y a des prescripteurs différents sur le marché local qui servent de référence ? Est-ce qu’on réalise des appels d’offres de la même façon ? Le fait de se concentrer ainsi sur le parcours d’achat permet d’avoir un élément qui fait

langage commun entre le pays d’origine et ses filiales à l’étranger. » Son exemple-phare (sans jeu de mot bien sûr), c’est la lampe-tempête. Objet rétro, objet déco en Europe, elle séduit un marché assez restreint qui souhaite donner du cachet à son intérieur. Dans des pays ne

Même si l’acheteur reste le même, il y aura sans doute avoir des adaptations à réaliser. — Gabriel Dabi-Schebel

bénéficiant pas d’un réseau électrique très développé ou performant, cette lampe devient un objet de consommation ordinaire pour un marché de masse qui souhaite s’éclairer à moindre coût. « Même si l’acheteur reste le même, il y aura sans doute avoir des adaptations à réaliser. » La composition, les couleurs, le goût, l’usage et même.. le nom. Tout ce qui semble, vu d’ici, faire le propre de votre produit ou de votre service pourrait faire échouer votre stratégie d’exportation et de scale up. Des exemples ? Du vin rouge bordelais plus sucré pour le marché asiatique, des « Mc Baguettes » (Mc Donald) en France, des yaourts Dannon (et non plus Danone) aux USA. « Il y a des pays qui sont voisins, mais qui sont extrêmement différents », continue G. dabi-Schebel. « Je prends l’exemple de la France et de l’Allemagne. Et c’est l’une des grandes faiblesses de l’Europe, par rapport aux USA par exemple. Ils ont un marché unique de 500 000 millions d’habitants, avec les mêmes façons de commercialiser, d’acheter et de consommer. En Europe, il faut se reposer la question dans chaque pays. Et c’est un vrai bazar. Même chose pour la réglementation en Europe, même s’il y a des éléments communs à tous les pays. Également valable parfois d’une région à l’autre, la Belgique en est un bon exemple : il y a de sacrées différences culturelles entre les deux régions ! » Par Julie Garrigue


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RISK MANAGEMENT

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Anticipez la menace, saisissez l’opportunité ! Auriez-vous pu anticiper la pandémie ? La gestion des risques, ou risk management, est une discipline encore peu connue des indépendants, TPE et PME. Elle permet pourtant de se préparer à toutes les éventualités, que « le risque » soit heureux ou catastrophique pour le business.

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érer le coup dur et saisir l’occasion : voilà en (très) résumé ce à quoi sert le risk management, qui définit le risque comme une incertitude, bonne ou mauvaise. Les raisons de s’y mettre sont nombreuses, selon Marc Doorenbos, Managing partner chez Pro-Temporis et formateur en gestion de projet et en Risk Management à l’ULB. « Il y en a deux principales. Financièrement, cela permet de limiter l’écart entre les résultats réels et les prévisions budgétaires. Humainement, cela développe un climat de confiance au sein de l’organisation, du membre du CA au collaborateur de base. » Cette discipline s’appuie sur l’expérience du passé, pour anticiper les lendemains possibles. M. Doorenbos : « Il est utile d’élaborer une cartographie des risques de son entreprise. Mais il y a quand même des risques récurrents : stratégiques, commerciaux, techniques, informatiques, opérationnels, juridiques ou encore financiers. L’une des catégories majeures pour toute organisation reste celle des ressources humaines : accidents, conflits, démotivation, maladies, absentéisme, etc. » C’est donc une longue liste d’évènements possibles que doivent imaginer les entreprises. Plus facile à faire pour une grosse entreprise dotée d’un risk manager que pour une TPE ou PME. Ce qui ne les empêche pas d’être proactives aussi. « Nombre d’entre elles font de la gestion de risques de manière intuitive. La différence, c’est qu’un risk manager le fera de façon méthodique, systématique. »

pour en réduire les dommages s’il se produit. Viennent ensuite les mesures de transfert et de partage, dont relèvent la sous-traitante ou les polices d’assurance. Un 3e type consiste en l’élimination du risque : abandonner un projet par exemple. Enfin, il y a l’acceptation du risque, c’est-à-dire le fait de l’assumer en toute conscience et transparence. »

Nombre d’organisations font de la gestion de risques de manière intuitive. Un risk manager le fera de façon méthodique. — Marc Doorenbos

Le processus comporte 3 étapes. « On commence toujours par l’identification des risques qui pourraient compromettre ou favoriser ses activités, ses objectifs. Il y a des dizaines de méthodes, de la plus spontanée, le brainstorming, à la plus connue, l’analyse SWOT en passant par l’AMDEC, la plus opérationnelle. » Une fois les risques déterminés, il s’agit d’évaluer leur criticité. « On analyse

leurs causes et conséquences. L’analyse des causes permet d’établir le niveau de vraisemblance, donc la probabilité d’un risque. Alors que les conséquences donnent le niveau d’impact. En combinant ces deux analyses, on arrive au niveau de criticité du risque. » Enfin, il faut se préparer à agir, 4 possibilités : « Il y a d’abord les mesures de réduction, pour prévenir un risque ou

Le plus difficile reste toutefois les risques appartenant à la catégorie des Black Swans (cygnes noirs). « Ce sont des risques très peu vraisemblables avec un impact désastreux », explique Marc Doorenbos. « Comme ils ne sont pas tout à fait de l’ordre du réaliste, personne ne s’en préoccupe. » Un exemple de Black Swan récent ? Cette pandémie : difficile d’envisager ce scénario catastrophe avant qu’il survienne. Et de fait, la plupart des entreprises n’ont pas immédiatement su comment s’adapter ni comment déceler l’opportunité derrière l’évènement. Analyser et anticiper l’incertitude donne une longueur d’avance aux entreprises qui le font. Une dernière raison de vous y mettre aux yeux de l’expert, c’est bien la question des assurances. « Quand vous faites de la gestion de risques et que vous pouvez le démontrer à votre assureur, vous pouvez bénéficier d’une baisse de prime, ce qui peut être très intéressant. » Par Julie Garrigue


18 BRAND REPORT • SYNTEGRO

FOKUS-ONLINE.BE

Le logiciel idéal de gestion du personnel Les employés veulent d’un côté décider par eux-mêmes quand, où et comment ils travaillent. De l’autre, les directions d’entreprise souhaitent employer leur personnel de la manière la plus efficace et optimale possible. Une solution de gestion de personnel permet aux entreprises de concilier les deux.

L

es employés comme les employeurs veulent plus de liberté dans l’élaboration des horaires de travail. Les employeurs, pour faire en sorte que les heures de travail correspondent aux pics d’activité. Les employés, pour harmoniser leurs obligations professionnelles et personnelles. « Le télétravail est désormais très présent. Mais on est également plus mobile, entre les départements et les filiales. On planifie davantage notre cadre de travail en fonction des projets sur lesquels on travaille, » explique Frank De Weser, Managing Director chez Syntegro, un éditeur de logiciel professionnel. « Une autre tendance est l’évolution de l’enregistrement des prestations de travail. D’un système d’enregistrement par heure, on passe à un système par prestation : les collaborateurs enregistrent davantage ce qu’ils font comme tâches et projet que les heures pendant lesquelles ils réalisent ces tâches. » La gestion du personnel y tient alors un rôle crucial : l’enregistrement de temps et le planning de personnel et de projet devant correspondre au mieux. « La liberté et la flexibilité, c’est bien, mais il y a des obligations légales et des accords internes à l’entreprise », remarque De Weser. « En outre, le service à la clientèle doit être garanti lui aussi. » Des éditeurs de logiciel comme Syntegro proposent des solutions intégrées. Frank De Weser : « L’employeur peut déterminer quelle doit être l’occupation minimale pour toutes les équipes. Les employés peuvent indiquer

La liberté et la flexibilité, c’est bien, mais il y a des obligations légales et des accords internes à l’entreprise. alors eux-mêmes leurs préférences de planification du travail, en tenant compte de celles de leurs collègues. Le logiciel prend en considération les dispositions contractuelles et autres accords d’entreprise. Ce système permet donc de savoir qui peut venir travailler le vendredi à 13 heures ; mais il vérifie également le nombre d’heures déjà travaillées ce mois-ci. Vous évitez ainsi de planifier inutilement quelqu’un qui a déjà dépassé, avec ses heures supplémentaires, 150 % du salaire par exemple. » Avec la plate-forme Cloud de Syntegro, les collaborateurs peuvent tout régler via leur propre PC ou smartphone. Le Managing Director explique : « Les employés consultent leur planning de travail en ligne et disposent d’un aperçu en temps réel de leurs prestations, leurs jours de repos… Ils peuvent aussi demander eux-mêmes de façon simple des choses telles que des congés ou une indemnité vélo. Les demandes arrivent automatiquement chez la personne indiquée. On délègue ainsi le suivi du personnel et toute la charge de travail n’incombe plus aux RH. »

Les meilleurs logiciels disponibles sur le marché s’adaptent entièrement au client. « L’enregistrement de temps, la planification et l’enregistrement de projet constituent notre activité principale », explique De Weser. « Notre solution standard possède tellement de règles de calcul et de possibilités pour configurer des flux de travail que nous pouvons automatiser à 100 % les règlements de travail les plus complexes et les autres accords via une configuration. Pas besoin de développement logiciel. Donc le délai de mis en place du projet est plus court. En raison de la complexité de la législation belge, un service RH performant exige beaucoup de personnel. Cela, pour exécuter en partie un travail manuel répétitif et laborieux : saisir les contrats du personnel, traiter les chèques-repas, calculer et attribuer des primes, compenser les heures supplémentaires, traiter diverses demandes, établir des documents pour le secrétariat social, etc. Avec un logiciel de gestion de personnel performant et axé sur l’avenir, tout ce travail est entièrement automatisé. Les économies de coûts et les gains d’efficience sont énormes », conclut De Weser.

Syntegro est un éditeur belge de logiciel de gestion de temps et d’accès. L’entreprise a été fondée en 2007 par quatre ingénieurs. Depuis leurs locaux à Beringen, une quarantaine de collaborateurs travaillent avec les PME et grandes entreprises, en Belgique et dans les pays voisins. Parmi leurs clients figurent Beaulieu, Van Marcke et Brink’s, ainsi qu’une soixantaine de villes et communes.

Frank De Weser Managing Director


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CHRONIQUE 19

Pieter Timmermans

L’international, plus que jamais un must ! Le commerce et les investissements internationaux sont essentiels dans une économie ouverte comme celle de notre pays. Le bon fonctionnement des chaînes de valeur mondialisées, essentielles, est largement déterminé par la diversification de nos imports-exports.

C

ette machine bien huilée est pourtant très vulnérable aux évolutions extérieures. Brexit, blocage temporaire du canal de Suez ou encore restrictions à l’exportation dans le contexte Corona. Cependant, malgré tous les obstacles, le commerce international devient une option viable pour de plus en plus d’entreprises. Notamment grâce aux possibilités offertes par les progrès technologiques. Faute d’avoir un marché intérieur énorme, nous sommes obligés de regarder au-delà de nos frontières. Pour nombre d’entreprises, plus qu’une option, c’est une condition de leur croissance et donc de notre prospérité nationale. D’autant que l’international ne se limite pas à l’Union européenne. Le monde regorge d’opportunités, tant pour les acteurs émergents que pour les poids lourds. L’enjeu est de les reconnaître, de les évaluer et de les calculer correctement, et enfin de les exploiter. Chaque entreprise selon sa stratégie : en tant que fournisseur de multinationales, par le biais d’exportations, d’investissements directs, du commerce électronique, en nouant des partenariats, etc. Dans la course à l’international, il est crucial de soutenir et d’encourager le « free, fair and rules based global trade ». N’est-il pas contre-nature que certains pays recourent à des mesures protectionnistes et ralentissent ainsi le commerce international ? Il nous appartient de

protéger nos entreprises de ce genre d’opportunisme primaire. Nous devons également soutenir le commerce et garder ouverte la fenêtre sur le monde, sans nous montrer naïfs à ce sujet, surtout compte tenu de la vision utopique de « l’autonomie stratégique » de l’UE vis-à-vis du reste du monde.

Pour nombre d’entreprises, le commerce international est une condition de leur croissance.

Enfin, nous devons inciter nos entreprises à regarder au-delà des frontières et à valoriser leurs produits et services sur les marchés du monde entier. La reprise économique en Asie et aux États-Unis offre certainement des perspectives. Cela signifie aussi qu’il faut débattre des mérites économiques des accords de libre-échange négociés par l’UE. La Fédération des entreprises de Belgique suit de près les évolutions sur la scène nationale et internationale. Lorsque cela est nécessaire et pertinent, nous promouvons et défendons autant que possible les intérêts de nos quelque 50 000 membres, fédérations sectorielles et entreprises. Nous sommes convaincus que le commerce et l’investissement seront déterminants pour notre stratégie de relance. C’est pourquoi il est aujourd’hui plus important que jamais de restaurer, renforcer et ancrer structurellement les relations commerciales internationales dans notre tissu économique. Par Pieter Timmermans,CEO VBO FEB Photo ©VBO FEB


V1000, THE NEXT STEP OF A.J. VEURINK VEURINK EST PRÊTE POUR L’AVENIR ET PREND LE NOM

sans leur détermination à livrer des produits parfaits, sans leur volonté de se

DE V1000 AVEC L’AMBITION DE DEVENIR LE MEILLEUR

renouveler et sans client, il n’y aurait pas de transport.

PARTENAIRE LOGISTIQUE POUR LES EXPÉDITIONS EN GROUPAGE DANS LE BENELUX ET EN FRANCE.

Le moteur de l’économie et le cœur de notre entreprise, ce sont nos clients. Nous sommes fiers d’être le cerclage autour de la palette que nous transportons. Notre

Le nom V1000 reflète par-faitement nos normes et nos valeurs : mais surtout de « vooruitgang » (progrès) et « verbondenheid » (attachement). Nous misons sur les (r)évolutions numériques, la durabilité, la sécurité et la formation. En outre, notre ambition est de

point fort reste le transport par groupage door- to-door, au sens le plus strict du terme, dans le Benelux et partout en France. Ces prestations sont portées par notre slogan : « Le travail concrétise l’amour », qui doit transparaître dans toutes les couches de notre entreprise.

renforcer le degré de service personnel et de décharger autant que possible chaque client. Dans ce cadre, nous lancerons prochainement

« En tant que propriétaire de V1000, je me réjouis à juste titre que mon équipe de

une plateforme unique pour le suivi en temps réel de chacune des

dispatching, d’administration, de chauffeurs et de magasiniers s’efforce de mener

expéditions en cours.

toutes les opérations à bien au quotidien et donne son maximum pour décharger autant que possible nos clients du moindre souci. Le fait que les circonstances

Le nombre « 1000 » est l’expression de notre cœur.

actuelles nous poussent tous à bout mais que nous parvenions néanmoins à

« Mille grazie », mille fois merci à chaque membre de notre équipe pour

conserver notre sérénité et notre calme, démontre combien il faut prendre soin de

sa loyauté et son implication inconditionnelles. « Mille grazie » à tous

travailleurs passionnés. Personne n’est parfait, mais toute notre équipe s’efforce

nos clients et nos relations pour leur confiance. Quand le transport

chaque jour de faire mieux que la veille. Et que « Progrès » soit désormais le mot

s’arrête, tout s’arrête, dit-on. Mais sans leur esprit d’entreprise,

d’ordre de V1000 », conclut Sandro Paravizzini, CEO de V1000.

PLUS D’INFORMATION ? A.J. VEURINK

T : 051 24 29 91

INDUSTRIEWEG 78

SANDRO@V1000.BE

8800 ROULERS

V1000.BE


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