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Fokus Finance

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CE DOSSIER EST PUBLIÉ PAR SMART MEDIA ET N’ENGAGE PAS LA RESPONSABILITÉ DES ÉDITEURS NI DE LA RÉDACTION DU VIF/L’EXPRESS StĂ©phanie De Bruyne « Notre business model est basĂ© sur la gratuitĂ© pour le citoyen. » DÉC ‘22 FINANCE Karel Baert Les critĂšres de la durabilitĂ© Cryptomonnaies Un encadrement trĂšs attendu Women in Finance OĂč en est la diversitĂ© ? En plus sur Fokus-online be

Karel Baert

Le secteur financier s’engage sur la durabilitĂ©

Le secteur financier est dĂ©sormais pleinement conscient de l’importance d’aborder les enjeux de durabilitĂ© de son activitĂ©. C’est pour cela qu’un label existe dĂ©sormais pour dĂ©velopper le marchĂ© des produits financiers durables et informer au mieux les investisseurs.

Auparavant, le terme ‘‘durabilité’’ Ă©tait parfois utilisĂ© Ă  tort et Ă  travers, ce qui augmentait le risque de greenwashing (ou d’éco-blanchiment). Il n’était donc pas toujours simple pour les investisseurs de comprendre comment et pourquoi un produit financier Ă©tait considĂ©rĂ© comme ‘‘durable’’.

ParallĂšlement, de plus en plus d’investisseurs voulaient savoir oĂč allait leur argent et investir dans des produits financiers conformes Ă  leurs attentes en matiĂšre de durabilitĂ©.

C’est dans cette optique que fin 2019, Febelfin a dĂ©veloppĂ© avec des parties prenantes – du secteur financier et en dehors – une norme de qualitĂ© incarnĂ©e par le label Towards Sustainability. L’objectif visĂ© Ă©tait de rendre plus durable l’ensemble du marchĂ© des produits financiers et de crĂ©er plus de clartĂ© et de transparence autour des investissements durables.

La norme de qualité élaborée définit les exigences minimales auxquelles les produits financiers durables doivent répondre. Un site internet a également vu le jour (towardssustainability.be), qui permet de guider les investisseurs dans leur recherche de produits durables et de déterminer de façon détaillée si un produit particulier répond à leurs attentes personnelles.

En quelques annĂ©es, l’initiative a rĂ©ussi Ă  mobiliser plus de 100 institutions financiĂšres

issues de 10 pays europĂ©ens. Aujourd’hui, plus de 700 produits ont obtenu le label Towards Sustainability qui est considĂ©rĂ© comme l’un des labels de durabilitĂ© les plus ambitieux d’Europe.

Le label joue donc un rĂŽle incontestable pour Ă©valuer la qualitĂ© de produits durables toujours plus nombreux. Lorsqu’un produit financier porte ce label, l’investisseur peut ĂȘtre certain qu’il rĂ©pond Ă  des critĂšres minimaux bien dĂ©finis.

Et pour Ă©viter tout greenwashing, c’est une entitĂ© juridique indĂ©pendante, la Central Labelling Agency, qui supervise et attribue les labels. Le contrĂŽle du respect des normes est, quant Ă  lui, rĂ©alisĂ© chaque annĂ©e avec l’appui du Forum Ethibel, de l’UniversitĂ© d’Anvers et de l’ICHEC Brussels.

Il ne faut Ă©videmment pas perdre de vue que le label Towards Sustainability est, par nature, un label Ă©volutif. Des rĂ©visions ont d’ailleurs dĂ©jĂ  Ă©tĂ© opĂ©rĂ©es en 2021, notamment lorsqu’il a fallu l’ajuster Ă  la rĂ©glementation europĂ©enne. Les critĂšres sont rĂ©guliĂšrement revus pour suivre l’évolution des besoins sociĂ©taux, des attentes des investisseurs, des connaissances scientifiques et des cadres rĂ©glementaires. Car disposer de normes cohĂ©rentes et actualisĂ©es est nĂ©cessaire pour garantir le caractĂšre durable des produits financiers et rĂ©duire sensiblement le risque de greenwashing.

Par Karel Baert CEO Febelfin

CONTENU

4 CrĂ©er pour mieux rebondir 6 Les crypto-actifs sous pression 10 Interview: StĂ©phanie De Bruyne 14 Investir malin 16 OĂč trouver du capital ? 18 Economiser l’énergie 20 Une brique dans le ventre ? 22 Chronique: La diversitĂ© dans la finance

ÉQUIPE .

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CHRISTIAN NIKUNA PEMBA CONTENT DIRECTOR BRYONY ULYETT ÉQUIPE ÉDITORIALE BASTIEN CRANINX VALÉRIANE MUNOZ MOLES PHOTO EN COUVERTURE ©STÉPHANIE DE BRUYNE IMPRESSION ROULARTA SMART MEDIA AGENCY. LEYSSTRAAT 27 2000 ANVERS +32 (0)3 289 19 40 REDACTIE@SMARTMEDIAAGENCY.BE FOKUS-ONLINE BE/FR

FOKUS-ONLINE.BE 2 ÉDITO
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MANAGER
Bonne Lecture! Pierre Simon Project Manager
Le label joue un rÎle incontestable pour évaluer la qualité de produits durables, toujours plus nombreux.

Une solution phare pour la transition sociale et environnementale

L’investissement Ă  impact social prend de plus en plus d’ampleur dans le domaine des actifs financiers. Une maniĂšre de contribuer Ă  rĂ©soudre les dĂ©fis sociaux et environnementaux. De nombreux investisseurs ne s’y trompent pas et savent bien que plus ils seront Ă  investir, plus la valeur gĂ©nĂ©rĂ©e sera positive. Mais pour ceux qui aimeraient se lancer dans l’investissement Ă  impact, comment peut-on s’assurer de contribuer Ă  un monde meilleur ?

«Tous les investisseurs Ă  impact peuvent jouer un rĂŽle clĂ© dans la mobilisation de ces ressources indispensables. Ils valorisent d’ailleurs chacun le changement sur le long terme. Ce n’est pas du luxe dans un monde blessĂ© par la crise climatique et les inĂ©galitĂ©s dues Ă  la crise Ă©nergĂ©tique. » explique Roberta Bosurgi, Chief Executive Officer chez EVPA. L’investissement Ă  impact doit en effet ĂȘtre au centre des prĂ©occupations de tous ceux qui Ɠuvrent pour un changement de systĂšme. « C’est ce type d’investissement qui financera des solutions pour la pauvretĂ©, la crise climatique ou encore pour le manque d’accĂšs aux soins de santĂ©. »

MĂȘme s’il peut sembler un peu illusoire de penser que des investisseurs singuliers peuvent faire la diffĂ©rence, leur contribution est au contraire aussi importante que celle d’autres acteurs qui ont un poids plus important en termes d’actifs. Ils engagent des sommes peut-ĂȘtre moins importantes, mais ils n’hĂ©sitent pas Ă  prendre des risques et Ă  investir dans des zones oĂč les taux de rendement du marchĂ© ne sont pas toujours possibles. De ce fait, ce sont eux qui financent les idĂ©es innovantes qui solutionnent les problĂšmes sociĂ©taux urgents. Mais il ne faut pas pour autant sous-estimer l’importance des grands acteurs pour augmenter la force de frappe de ces solutions innovantes.

Le marchĂ© global a rĂ©cemment dĂ©passĂ© mille milliards de dollars et connaĂźt une Ă©volution trĂšs positive en Europe. Cependant, les actifs Ă  impact ne reprĂ©sentent encore que 4 % des capitaux privĂ©s. Il faudra, selon l’EVPA, bien plus pour combler le dĂ©ficit de financement de 2 500 milliards de dollars nĂ©cessaires Ă  l’accomplissement des objectifs de dĂ©veloppement durable de l’ONU. « Rappelons que nous devons atteindre ces objectifs Ă  l’horizon 2030. C’est pour cette raison que chaque

euro compte et que tous les types d’investisseurs doivent se tourner vers l’impact. Chacun a un rĂŽle Ă  jouer, qu’il s’agisse du marchĂ© public, philanthropique, privĂ© ou de dĂ©tail. Une coopĂ©ration plus Ă©troite entre les grands acteurs de la finance, les fonds de dotation, et les entreprises qui veulent s’inscrire dans une dĂ©marche d’impact est toutefois nĂ©cessaire pour

L’Union europĂ©enne a d’ailleurs adoptĂ© un Plan d’action pour l’économie sociale et les instruments financiers qui facilitent les partenariats public-privĂ©, et Roberta Borsugi estime qu’il y a de plus en plus de «success-stories», Ă  l’image de celle de ‘‘SILab’’ en Ukraine. « C’est une organisation pionniĂšre dans son genre. Son but est de soutenir les entrepreneurs sociaux et l’impact investing dans sa rĂ©gion. Avec son accĂ©lĂ©rateur de start-ups, l’organisation a ainsi pu aider pas moins de 23 entreprises sociales Ă  se lancer et Ă  prospĂ©rer, et ce dans un contexte de guerre. »

surmonter le fossĂ© qui peut les sĂ©parer. Car ils ne parlent pas toujours le mĂȘme langage. » ajoute Roberta Bosurgi. « Le tout est d’arriver Ă  comprendre comment ces diffĂ©rentes sources de capitaux peuvent ĂȘtre combinĂ©es, se complĂ©ter et ĂȘtre maximisĂ©es. Notre dĂ©fi est d’assurer que tous ces financements puissent avoir un impact sociĂ©tal rĂ©el en rĂ©pondant Ă  diffĂ©rents besoins ! Les gouvernements ont Ă©galement un rĂŽle Ă  jouer en introduisant des politiques et rĂ©glementations qui permettront cette transition vers l’impact. »

« Ce qui doit guider la dĂ©cision et le parcours d’investissement, c’est la possibilitĂ© de mesurer l’impact rĂ©el des capitaux investis. Le porteur de projet doit ainsi montrer comment l’investissement va gĂ©nĂ©rer un changement positif pour la planĂšte et/ou la sociĂ©tĂ©, et comment le projet soutenu va pouvoir remĂ©dier aux causes profondes d’un problĂšme. » complĂšte Mme Bosurgi. En effet, « si on ne mesure pas son impact sĂ©rieusement, il y a un risque que l’investissement n’ait pas l’impact escomptĂ©, et dans le pire des cas, de tomber dans le greenwashing. » Il existe, heureusement, comme Ă  l’EVPA, de nombreux projets et formations pour dĂ©velopper les connaissances sur les investissements Ă  impact, Ă©tablir des normes et fournir un cadre aux investisseurs dĂ©sireux de mieux gĂ©rer et mesurer leur impact. Il faut dĂ©jĂ  faire ce pas.

L’EVPA est le rĂ©seau europĂ©en des investisseurs Ă  impact. L’association rassemble des membres variĂ©s (fonds d’impact, fondations, sociĂ©tĂ©s d’investissement, banques, institutions publiques
) qui poursuivent ensemble le mĂȘme objectif : permettre aux acteurs de l’investissement social de renforcer leur impact grĂące Ă  des ressources dĂ©diĂ©es, Ă  la mise en place de collaborations et Ă  l’échange de bonnes pratiques, et ainsi rĂ©pondre aux dĂ©fis sociaux et environnementaux actuels www.evpa.ngo

#FOKUSFINANCE EVPA ‱ BRAND REPORT 3
CEO
C’est ce type d’investissement qui financera des solutions pour la pauvretĂ©, la crise climatique ou encore pour le manque d’accĂšs aux soins de santĂ©.

L’entreprenariat, antidote contre l’inflation?

Il y a 2 façons de voir l’économie : le verre Ă  moitiĂ© vide ou Ă  moitiĂ© plein. Cette derniĂšre option pouvant paraĂźtre « absurde ou folle » en cette pĂ©riode ! Et pourtant, selon les experts, elle constitue un tremplin pour penser, et mĂȘme panser le marasme Ă©conomique actuel.

Depuis que le grand mĂ©chant coronavirus s’est fait l’hĂŽte redoutĂ© et redoutable de notre monde, les « cataclysmes » semblent s’enchaĂźner : faillites, chĂŽmage, licenciements de masse, inflation Ă©conomique, crise Ă©nergĂ©tique
etc. L’hĂ©morragie ne fait pas mine de s’arrĂȘter et certain.e.s n’hĂ©sitent pas Ă  faire un parallĂšle avec « un Ă©tat de guerre », voire l’éventualitĂ© d’un futur apocalyptique.

Au-delà de la symbolique culturelle viennent se greffer de profonds questionnements. Comment répondre aux défis sociaux, économiques et écologiques auxquels nous sommes confronté.e.s ? Ne sont-ils pas tous liés entre eux ?

l’urgence est Ă  la re-localisation d’une sĂ©rie de productions au sein de notre pays, Ă  la crĂ©ation de systĂšmes qui fonctionnent en circuits courts et au soutien des acteurs vitaux. Pourquoi ces remĂšdes que nous commençons Ă  bien connaĂźtre ne sont-ils mis en pratique que par quelques-uns ?

MĂȘme si la "conscience collective" penche en faveur d’une transfusion immĂ©diate de fonds financiers pour la collectivitĂ©, il se pourrait qu’une transfusion de crĂ©ativitĂ©, avec une certaine forme de rĂ©silience, pourrait ĂȘtre la formule gagnante pour se tire de ce mauvais pas avec audace. « La crise peut ĂȘtre une opportunitĂ© pour se remettre en cause et offrir un sens diffĂ©rent Ă  sa carriĂšre professionnelle. », affirme Philippe Barras, PrĂ©sident de la Chambre de commerce et d’industrie wallonne. Comme l’ont dĂ©montrĂ© Cyril Dion et MĂ©lanie Laurent, les rĂ©ponses aux problĂšmes soulevĂ©s ont une portĂ©e locale, mais aussi nationale ou internationale. Ces pistes ne n’offrent-elles pas un tremplin pour entreprendre ?

À ces questionnements, on pourrait rĂ©pondre par la formule de Camus, « L’habitude du dĂ©sespoir est pire que le dĂ©sespoir lui-mĂȘme ». Si revoir sa pratique professionnelle et/ou rĂ©inventer nos modĂšles de vie est assurĂ©ment inscrit au chapitre des prĂ©visions, pour certain.e.s, toucher Ă  la ‘‘plaie’’ se fait avec parfois avec rĂ©ticences. Autant le Covid que la crise nous rappellent encore et encore certaines Ă©vidences :

D’autant que les aides Ă  l’entrepreneuriat sont nombreuses en Belgique. « Il existe un multitude de soutiens financiers rassemblĂ©es sur le site 1890. Il y a la possibilitĂ© de bĂ©nĂ©ficier de fonds privĂ©s et/ou publics. Le prĂȘt auprĂšs de certaines banques.  Il y a Ă©galement le business angel qui reste une option avec une prise de risque minimale. Il est parfois difficile de s’y retrouver, car les possibilitĂ©s sont nombreuses.» explique Philippe Barras.

Bien que la panoplie des aides financiĂšres Ă  la crĂ©ation soit abondante, le flou artistique demeure pour le citoyen lambda. Mais heureusement, le doute sera bientĂŽt levĂ©. « La fusion SRIW-Sowalfin-Sogepa - sous le nom de NEWCO - va offrir une meilleure lisibilitĂ© des ressources en matiĂšre de financement et d’ac-

compagnement pour les entrepreneurs et futurs entrepreneurs en Wallonie », affirme Thibaut Claes, Investment Manager chez W.IN.G by Digital Wallonia

Outre un large éventail de possibilités de financement pour la création de son entreprise, il existe également des solutions plus individuelles selon le type de services offerts. « Le crowdfunding est un mode de financement plus

adapté sur le marché du commerce B to C », explique Thibaut Claes.

Les possibilitĂ©s s’annoncent donc nombreuses pour faire tomber le masque de la morositĂ© durant cette pĂ©riode trĂšs anxiogĂšne qui pourrait cependant ĂȘtre le berceau d’un renouveau tant sur le plan individuel que sociĂ©tal.

FOKUS-ONLINE.BE 4 CRÉER POUR MIEUX REBONDIR
Le crowdfunding est un mode de financement plus adapté au marché du commerce B to C .
Thibaut Claes, W.IN.G
La crise peut ĂȘtre une opportunitĂ© pour se remettre en cause et offrir un sens diffĂ©rent Ă  sa carriĂšre professionnelle .
Par Valériane Munoz Moles
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by Digital Wallonia — Philippe Barras, PrĂ©sident de la Chambre de commerce et d’industrie wallonne.

La prévention pour renforcer le filet de sécurité sociale des indépendants

Les indĂ©pendants exercent leur activitĂ© avec libertĂ©, crĂ©ativitĂ© et passion. En revanche, ils prennent certains risques qui requiĂšrent une protection financiĂšre adĂ©quate. Comment renforcer votre sĂ©curitĂ© sociale en tant qu’indĂ©pendant ?

Le filet de sĂ©curitĂ© sociale des indĂ©pendants ouvre le droit Ă  la pension et couvre les risques courants : incapacitĂ© de travail et dĂ©cĂšs soudain. « Cela n’offre qu’une protection limitĂ©e », affirme Bart Chiau, expert chez l’assureur vie NN. « Avec une pension minimale d’environ 1 500 euros et une allocation d’environ 1 680 euros bruts en cas de maladie - en fonction de votre situation familiale – l’écart financier sera important entre votre pĂ©riode de travail active et celle oĂč vous vous trouvez en incapacitĂ© de travail ou Ă  la retraite. Une protection supplĂ©mentaire s’avĂšre donc nĂ©cessaire. »

À cet effet, il convient d’établir un plan financier et d’estimer l’impact d’un dĂ©cĂšs soudain, d’une maladie ou du dĂ©part Ă  la retraite. « Commencez au plus tĂŽt Ă  rechercher des solutions sur mesure et Ă  Ă©pargner. Bien souvent, votre pension lĂ©gale sera insuffisante. Vous pouvez donc vous

4 travailleurs indépendants sur 5 ne sont pas suffisamment assurés.

constituer une Ă©pargne supplĂ©mentaire sur base des 4 piliers de pension. Tout ce qui concerne votre pĂ©riode d’activitĂ© professionnelle en tant qu’indĂ©pendant relĂšve du deuxiĂšme pilier, comme la pension libre complĂ©mentaire pour indĂ©pendants (PLCI), pour laquelle vous payez une prime et bĂ©nĂ©ficiez d’un avantage fiscal et social. » Le troisiĂšme pilier comprend l’épargnepension ou l’épargne Ă  long terme, pour constituer votre pension en bĂ©nĂ©ficiant d’allĂ©gements fiscaux en tant que particulier. Enfin, il y a le pilier non fiscal. « Les investissements mobiliers ou

immobiliers ou l’art, par exemple. L’idĂ©al Ă©tant de combiner ces 4 piliers. »

Et quid du risque d’incapacitĂ© de travail ? « Vous pouvez Ă©galement vous en protĂ©ger Ă  l’aide d’une assurance. Vous bĂ©nĂ©ficierez par exemple d’une exonĂ©ration des primes ou d’un revenu garanti en cas de maladie. Ces assurances complĂ©mentaires sont trĂšs importantes, car 4 indĂ©pendants sur 5 ne sont pas suffisamment assurĂ©s. » Ce qui est peutĂȘtre liĂ© Ă  l’idĂ©e bien ancrĂ©e chez eux que tomber malade «n’est pas une option». Un tabou difficile Ă  faire tomber, sachant que 7 indĂ©pendants sur 10 affirment ne pas pouvoir se dĂ©tacher de leur travail. « En 2020, on comptait prĂšs de 29 000 travailleurs indĂ©pendants en incapacitĂ© de travail pour cause de maladie. Dont 7 202 souffraient de troubles psychologiques comme le burn-out et la dĂ©pression. L’assureur vie NN prend donc les devants et est le premier du secteur Ă  miser sur la

NN Insurance Belgium est un assureur vie appartenant à NN Group, un assureur et gestionnaire d’actifs international reconnu. NN Belgium compte 1,1 million de clients en Belgique. Son ambition est de soutenir tous les Belges en termes de protection, de pensions et, surtout, de recherche du bonheur. Car vivre longtemps n’a de valeur que si on vit heureux. Pour plus d’informations, consultez le site www.nn.be

prĂ©vention en dĂ©veloppant une offre de services pour aider les indĂ©pendants Ă  prendre soin de leur bien-ĂȘtre mental. »

Ce soutien mental prĂ©ventif s’articule autour de nombreuses options telles que le coaching de vie, la pleine conscience, le soutien Ă  la gestion du personnel et une ligne d’assistance clinique. « Les courtiers d’assurance ont un rĂŽle important Ă  jouer pour encadrer et lever le tabou. Le filet de sĂ©curitĂ© sociale prĂ©vu par les autoritĂ©s est limitĂ© pour les indĂ©pendants. La prĂ©vention et l’éducation financiĂšre sont donc devenues cruciales pour le renforcer. »

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Cela peut se faire sur des Ă©crans digitaux Ă  l’aĂ©roport, dans plus de 30 centres commerciaux, chez Carrefour ou Delhaize, dans les stations de mĂ©tro ou via les vĂ©hicules des transports en commun bruxellois. JCDecaux dispose Ă©galement de l’offre la plus Ă©tendue dans les villes, et est mĂȘme le partenaire exclusif de Bruxelles et d’Anvers.

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Bart Chiau Expert chez l’assureur vie NN

Do your own research

Les experts rappellent que l’une des rĂšgles fondamentales sur le marchĂ© des cryptomonnaies est de faire ses propres recherches sur les projets dans lesquelles on investit. Consulter les White Papers (la carte d’identitĂ© de chaque projet) est un prĂ©alable absolu. De mĂȘme, il ne faut parfois pas hĂ©siter Ă  chercher un contact direct avec les dirigeants via les rĂ©seaux sociaux.

Inspiration étrangÚre

Certains pays ont dĂ©jĂ  pris de l’avance en termes d’encadrement. Les PaysBas ont ainsi lancĂ© une campagne de sensibilisation et un site internet pour aider et soutenir les jeunes de 13 Ă  25 ans dans leur gestion des cryptomonnaies. La GrandeBretagne, elle, veut devenir le centre nĂ©vralgique mondial des crypto-actifs et crĂ©er un cadre de rĂ©gulation semblable Ă  celui de la bourse.

La cryptomonnaie bientÎt régulée

De nos jours, on ne peut plus parler de portefeuille financier sans Ă©voquer la cryptomonnaie. VĂ©ritable rĂ©volution permise par la technologie sous-jacente du blockchain, la cryptomonnaie exerce, depuis plus de 10 ans, une attraction presque obsessionnelle auprĂšs des non-initiĂ©s. Et pour cause, les tĂ©moignages de pseudos investisseurs devenus nouveaux riches affluent, et ce particuliĂšrement sur les rĂ©seaux sociaux. L’investissement dans les crypto-actifs permettrait par exemple de devenir millionnaire en une soirĂ©e. Un mythe sous-tendu par le caractĂšre trĂšs volatile de l’actif financier qui se caractĂ©rise Ă©galement par la dĂ©centralisation et la transparence. « Sans l’intermĂ©diaire d’une banque, les investisseurs ont le sentiment de retrouver le pouvoir sur leurs finances et une autonomie Ă©conomique », explique Brecht Van Craen, CEO de Digital Currency Academy.

Malheureusement, ce qui fait l’attrait des crypto-actifs les rend Ă©galement particuliĂšrement risquĂ©s. « À l’heure actuelle, il n’y a aucune rĂ©gulation encadrant le marchĂ© des cryptomonnaies », explique Wouter Torsin, assistant professor of Corporate Finance Ă  HEC LiĂšge. « C’est pour ainsi dire le Far West ». RĂ©sultat : le marchĂ© des cryptomonnaies est rĂ©guliĂšrement le théùtre de crĂ©ations de projets sans valeurs (ex : la cryptomonnaie Shiba Inu) de fraudes massives ou encore de crashs destructeurs. « C’est bien simple, il existe plus de 20 000 cryptomonnaies Ă  l’heure actuelle et plus de 99% d’entre elles n’existeront plus d’ici 10 ans WW», prĂ©cise Brecht Van Craen. « Ce qui signifie que des gens peuvent encore perdre beaucoup d’argent ». L’autorĂ©gulation ayant montrĂ© ses limites, l’Union europĂ©enne a donc rĂ©cemment dĂ©cidĂ© de monter au crĂ©neau.

Pour tenter d’encadrer cette zone de non-droit, elle a en effet validĂ© en juin dernier un premier projet de rĂ©glementation portĂ© par deux textes : le TFR (Transfers of Funds Regulation) et

le MiCA (Market in Crypto Assets). Une maniĂšre d’offrir une sĂ©curitĂ© juridique aux Ă©metteurs de cryptomonnaies et de garantir l’égalitĂ© des droits pour les fournisseurs de services. Et ce, sans oublier la garantie des normes Ă©levĂ©es pour les consommateurs et les investisseurs. « C’est un premier pas dans la reconnaissance de la cryptomonnaie en tant que rĂ©el actif financier », explique Brecht Van Craen. Cependant, des craintes subsistent. « Il ne faudrait pas que ces rĂ©gulations soient

trop strictes et se transforment par exemple en chasse aux impĂŽts en Europe ». Cela pourrait effectivement pousser les investisseurs vers des destinations Ă  la rĂ©glementation plus floue. D’autre part, l’innovation sur ce marchĂ© malgrĂ© tout prometteur risquerait d’en prendre un sacrĂ© coup. C’est donc une pĂ©riode test que le marchĂ© des cryptomonnaies va traverser dans les mois Ă  venir. L’avenir nous dira le reste.

FOKUS-ONLINE.BE 6 LES CRYPTO-ACTIFS SOUS PRESSION
Les crypto-actifs sont prĂ©sents dans le secteur financier depuis plus de 10 ans, pour le meilleur et pour le pire. Mais aujourd’hui, cette zone de nondroit s’apprĂȘte Ă  connaĂźtre une premiĂšre rĂ©gulation.
À l’heure actuelle, il n’y a aucune rĂ©gulation encadrant le marchĂ© des cryptomonnaies.
— Wouter Torsin, assistant professor of Corporate Finance à HEC Liùge
Par Bastien Craninx

Les infrastructures cÎtées, un investissement fiable à impacts multiples ?

Face aux nombreuses solutions d’investissement actuelles, les actifs des infrastructures cotĂ©es peuvent offrir de nombreux avantages tant au niveau de leur stabilitĂ© que de leur transparence ou de leur durabilitĂ©. Focus.

Les solutions en termes d’investissement connaissent de nombreuses Ă©volutions ces derniĂšres annĂ©es. Qu’il s’agisse de cryptomonnaie, de l’immobilier 3.0 ou encore du metaverse, les investisseurs ont aujourd’hui un choix trĂšs Ă©tendu dans lequel ils peuvent placer leurs finances. Mais il en est un qu’on aurait tendance Ă  oublier : l’investissement dans les infrastructures cĂŽtĂ©es. « Lorsqu’on Ă©voque les infrastructures cĂŽtĂ©es, on parle de ces sociĂ©tĂ©s qui ont des actifs tangibles permettant Ă  la vie moderne de fonctionner », explique Kelly Hebert, Country Head BeLux & Head of ESG Development chez M&G Investments. « Sans elles, se doucher le matin, prendre le mĂ©tro pour aller travailler, lire ses emails ou regarder des films en streaming serait tout bonnement impossible ». Et pour cause, puisque ces installations sont devenues les piliers de notre Ă©conomie moderne. Parfois aussi invisibles Ă  l’Ɠil, ces actifs sont pourtant omniprĂ©sents et prennent la forme de stations d’épuration, d’antennes 5G (lignes Ă  haute tension), de rĂ©seaux de fibre optique sans parler des centres de donnĂ©es. « Ils sont nĂ©cessaires aux services de plus en plus innovants et ‘‘verts’’ qui font fonctionner notre Ă©conomie ».

Investir dans ces actifs, c’est Ă©galement se prĂ©munir contre l’inflation. « En effet, les sociĂ©tĂ©s d’infrastructure permettent gĂ©nĂ©ralement de conserver dans le temps des dividendes importants et offrent un revenu souvent indexĂ© Ă  l’inflation », poursuit Kelly Hebert. En privilĂ©giant ce type d’entreprises, on vise ainsi des revenus croissants pouvant aider Ă  limiter le coĂ»t de la vie. Sans compter que ces sociĂ©tĂ©s s’inscrivent pour la plupart dans des thĂ©matiques qui ne semblent connaĂźtre que rarement (pour ne pas dire jamais) la crise. « L’utilisation de l’énergie, des routes, de l’eau, les hĂŽpitaux, l’urbanisation des villes ou la connectivitĂ© sont autant de sujets d’investissement qui ne rĂ©pondent Ă  aucune mode, Ă  l’inverse de tendance telle que le ‘bien-ĂȘtre’ par exemple ». Vu comme essentiel Ă  la vie de

tous les jours, l’investissement dans ces thĂ©matiques est moins volatile et s’apparente donc moins Ă  un pari sur l’avenir. «Ce type d’infrastructures fonctionne gĂ©nĂ©ralement sous la forme de concessions. Des contrats Ă©tablis avec les gouvernements pour des dĂ©cennies ». Ce qui pourrait aussi garantir des revenus indexĂ©s Ă  l’inflation pour une cinquantaine d’annĂ©es.

Pour seule preuve du potentiel de ces actifs, il suffit de considĂ©rer les vastes programmes d’investissement dans ce type d’infrastructures que mĂšnent actuellement l’Europe et les Etats-Unis. Avec son Infrastructure Investment and Jobs Act, le prĂ©sident Joe Biden a ainsi consacrĂ© 1200 milliards de dollars aux investissements dans les transports publics, les Ă©nergies propres et la connectivitĂ© numĂ©rique. L’Union EuropĂ©enne, quant Ă  elle, a fait de mĂȘme avec son plan de relance pour l’Europe en focalisant son attention sur un avenir plus vert et plus numĂ©rique. Comme un rappel Ă©vident, pour ceux qui en douteraient encore, que les sociĂ©tĂ©s d’infrastructures pĂšseront lourd dans les dĂ©cennies Ă  venir.

Au-delĂ  d’un but Ă©conomique, l’investissement dans de tels actifs pourrait Ă©galement avoir un impact sur la rĂ©alisation de nos objectifs environnementaux et sociaux durables. Car, la transition Ă©nergĂ©tique vers des Ă©nergies renouvelables et peu Ă©mettrices de carbone ne pourra se faire sans des infrastructures adaptĂ©es Ă  nos ambitions Ă©cologiques. Investir dans de tels actifs ne peut donc ĂȘtre que bĂ©nĂ©fique dans ce sens. Comme dans celui des Objectifs de dĂ©veloppement durable (ODD) des Nations Unies, vĂ©ritable symbole de paix et de prospĂ©ritĂ© pour l’avenir. Et ce, que l’on parle de l’ODD 7 «Energie propre et d’un coĂ»t abordable» ou de l’ODD 8 «Travail dĂ©cent et croissance Ă©conomique ». « On dĂ©veloppera autant des solutions liĂ©es aux Ă©nergies renouvelables que des solutions en termes de crĂ©ation d’emplois », prĂ©cise Kelly Hebert.

Qu’on se le dise, l’investissement dans les infrastructures cĂŽtĂ©es semble une valeur sĂ»re Ă  double impact. Celui d’ĂȘtre potentiellement attractif financiĂšrement tout en permettant de fournir une solution viable Ă  l’Europe en termes d’autonomie Ă©nergĂ©tique. Cependant, foncer tĂȘte baissĂ©e vers ces actifs sans analyse prĂ©alable ne doit pas non plus ĂȘtre la panacĂ©e. Sans vĂ©ritable connaissance du domaine concernĂ©, mieux vaut toujours se tourner vers un expert ou un gestionnaire de fonds qui pourra vous conseiller sur les meilleurs investissements Ă  rĂ©aliser.

Les opinions exprimées dans le présent document ne sauraient en aucun cas constituer des recommandations, des conseils ou des prévisions.

M&G Investments est une sociĂ©tĂ© de gestion internationale, au service de ses clients depuis 1931. Elle fait partie du groupe M&G plc, une famille de marques au service de la mĂȘme ambition : gĂ©rer les investissements de leurs clients afin qu’ils puissent vivre la vie Ă  laquelle ils aspirent, tout en Ɠuvrant Ă  un monde meilleur. M&G gĂšre plus de 358 milliards d’euros d’actifs investis dans diffĂ©rents types de fonds (30/06/2022).

M&G INVESTMENTS 7 #FOKUSFINANCE
Ce type d’infrastructures fonctionne gĂ©nĂ©ralement sous la forme de concessions. Des contrats Ă©tablis avec les gouvernements pour des dĂ©cennies.
Kelly Hebert
Country Head BeLux & Head of ESG Development

Importation / exportation  : gĂ©rer au mieux ses implications de TVA

Dans un monde vivant au rythme de la globalisation et de la digitalisation, exporter et importer des biens et des produits est devenu monnaie courante. Cependant, si l’achat d’un produit en ligne depuis l’autre bout du monde est souvent aussi simple qu’une pression du doigt sur un Ă©cran, l’exportation et l’importation de marchandises, en elles-mĂȘmes, demandent des connaissances approfondies dans bon nombre de secteurs. « La mĂ©connaissance des pratiques commerciales et des usages Ă  l’étranger par exemple peuvent ĂȘtre de vĂ©ritables freins. Sans parler de la barriĂšre de la langue», explique Katia Delfin Diaz, Administratrice chez OmniVAT consulting. Du point de vue de la TVA, de nombreux points d’interrogation peuvent Ă©galement voir le jour. Or, ce type de matiĂšre est particuliĂšrement risquĂ©e. Commettre une erreur peut souvent entraĂźner de nombreux dĂ©sagrĂ©ments logistiques comme financiers.

Avant de se lancer dans l’exportation, il est ainsi impĂ©ratif de cibler les transactions qu’une entreprise souhaite rĂ©aliser en dehors des frontiĂšres europĂ©ennes. Trois types de transactions peuvent ĂȘtre envisagĂ©es : la vente de biens, la vente de biens avec installation ou la rĂ©alisation de transactions sur des territoires Ă©trangers. « C’est du cĂŽtĂ© des sociĂ©tĂ©s qui exportent purement et simplement des marchandises ou des biens qu’il faut faire attention » explique Katia Delfin Diaz, Administratrice chez OmniVAT consulting. « Ces derniĂšres doivent savoir si elles pourront Ă©tablir des factures hors taxe, Ă  savoir sans TVA belge». En effet, il n’est pas rare que les clients Ă  l’international demandent des factures hors taxe. Ce qui peut poser de sĂ©rieux problĂšmes si les conditions en matiĂšre de TVA et/ou de douanes ne sont pas respectĂ©es. « Le simple fait que les biens quittent l’Union europĂ©enne n’est parfois pas suffisant pour invoquer une exemption de TVA dans un contexte d’opĂ©rations

en chaĂźne, par exemple ». Ces conditions d’exemption doivent Ă©galement ĂȘtre vĂ©rifiĂ©es dans le cas d’une vente Ă  un trader ou d’une transaction avec un distributeur. «Une vente avec un terme de livraison ex-works peut s’avĂ©rer problĂ©matique pour un vendeur belge ».

Du point de vue de l’importation de matiĂšres en Belgique ou en Europe, la vigilance est Ă©galement de mise. « Les entreprises qui importent sont confrontĂ©es aux dispositions douaniĂšres et TVA de l’Etat membre par lequel elles font entrer les marchandises», poursuit Katia Delfin Diaz. De ce fait, mieux vaut ne pas sous-estimer les obligations qui leur incombent, surtout si ces entreprises ne sont pas Ă©tablies dans le pays d’importation en question. « Elles pourraient en effet avoir l’obligation de s’identifier Ă  la TVA si elles rĂ©alisent des ventes DDP dans le pays de destination du client ».

Une optimisation des transactions commerciales est donc plus que judicieuse pour optimiser ou encore Ă©viter des obligations de douanes et/ou de TVA consĂ©quentes. Sans compter qu’une nouvelle variable a bousculĂ© certains critĂšres ces derniers temps : la crise Ă©nergĂ©tique et la hausse des prix de certains produits. « Si les coĂ»ts des matiĂšres premiĂšres augmentent, les droits proportionnels vont provoquer indubitablement une augmentation du prix de revient. Il en rĂ©sulte une flambĂ©e des prix ». Des outils juridiques existent bien entendu pour dĂ©velopper une meilleure gestion de ces impacts douaniers et TVA pour les entreprises. Mais encore faut-il les appliquer Ă  bon escient.

Face Ă  ces situations plus que complexes, l’idĂ©al est de disposer d’un conseiller spĂ©cialisĂ© sur ce type de questions. « Un expert peut en effet accompagner l’entreprise pour minimiser les impacts douaniers et TVA », assure Katia Delfin Diaz. « Ceci peut se faire par le biais d’un audit interne des transactions que l’entreprise souhaite dĂ©velopper Ă  l’import et/ou Ă  l’export et dans l’Union europĂ©enne ». Selon l’experte, il arrive en effet qu’une entreprise pense maĂźtriser l’intĂ©gralitĂ© de ses coĂ»ts alors qu’en rĂ©alitĂ© elle passe Ă  cĂŽtĂ© de rĂ©elles opportunitĂ©s d’optimisation. Un audit permet d’amĂ©liorer la situation. « Il peut Ă©galement permettre d’estimer les risques afin d’éviter les erreurs. Cela peut reprĂ©senter beaucoup d’argent en cas de contrĂŽle fiscal, douanier ou TVA ». Vous voilĂ  prĂ©venu !

OmniVAT consulting (Bruxelles) a Ă©tĂ© fondĂ©e par Katia Delfin Diaz dĂ©but 2011. Elle est spĂ©cialisĂ©e en fiscalitĂ© indirecte : TVA, douanes et accises. OmniVAT assiste les entreprises belges et Ă©trangĂšres en conseillant sur les activitĂ©s rĂ©alisĂ©es en dehors de nos frontiĂšres. Nous offrons des solutions pragmatiques aux besoins des entreprises grĂące Ă  une connaissance des textes lĂ©gaux et de leur Ă©volution. Nous apportons le conseil, l’audit et la formation en entreprises. www.omnivat.be

FOKUS-ONLINE.BE
Katia Delfin Diaz Managing director
C’est du cĂŽtĂ© des sociĂ©tĂ©s qui exportent purement et simplement des marchandises ou des biens qu’il faut faire attention.
— Katia Delfin Diaz, Managing Director
Le domaine de l’import / export est un domaine pointilleux dans lequel il est important de ne commettre aucune erreur. Les conditions en matiùre de TVA et de douane sont un bel exemple. Focus sur quelques points importants dont il faut toujours se souvenir.
8 BRAND REPORT ‱ OMNIVAT

Pareto

: préparer sa succession et gérer son patrimoine pour protéger sa famille

Pour diminuer la pression ïŹscale et protĂ©ger sa famille, il faut se montrer proactif.

Vincent Garitte est un des cinq associĂ©s de Pareto, une sociĂ©tĂ© spĂ©cialisĂ©e dans les questions de succession et de gestion patrimoniale. Et pour planter le dĂ©cor, il n’y va pas par quatre chemins : « La Belgique est Ă  la fois un enfer et un paradis ïŹscal ». Et celui qui possĂšde un background intĂ©ressant dans le domaine de l’économie d’étayer son propos. « Celui qui ne fait rien et qui ne prend aucune disposition pour structurer son patrimoine se fera plumer comme un dindon Ă  de NoĂ«l par le ïŹsc Ă  un moment donnĂ©, explique-t-il. Mais celui qui a des bons rĂ©ïŹ‚exes et se montre proactif pourra diminuer fortement sa ïŹscalitĂ©. Ce n’est pas pour rien que beaucoup d’étrangers viennent s’installer en Belgique ! Ce n’est pas pour la mĂ©tĂ©o, et pas seulement pour les frites (rires). »

Il faut donc agir, mais comment ? « Nous jouons le rĂŽle de consultant ïŹscal, avec l’objectif de permettre Ă  nos clients de limiter au minimum la pression ïŹscale, tout en restant dans le cadre lĂ©gal, poursuit-il. On parle de la taxation sur les revenus (privĂ©

– sociĂ©tĂ©), sur les patrimoines immobiliers et mobiliers, et de la derniĂšre taxation – on espĂšre qu’elle arrive le plus tard possible – qui est celle sur la succession. De cette premiĂšre mission en dĂ©coule une deuxiĂšme : aider Ă  gĂ©rer le patrimoine de nos clients et Ă  travailler sur des placements en tous genres, sans ĂȘtre liĂ© Ă  une institution ïŹnanciĂšre. »

Pour ce faire, les possibilitĂ©s sont nombreuses entre les “classiques” que sont, l’immobilier et la gestion de fortune mais aussi des produits plus ciblĂ©s, en fonction du proïŹl du client, les Ă©pargnes pension, les assurances vie, les assurances dĂ©cĂšs et les Ă©pargnes long terme. Et le contexte Ă©conomique actuel ne doit pas freiner non plus le processus, au contraire. « C’est un peu cruel, mais je crois que les deux derniĂšres annĂ©es ont fait rĂ©ïŹ‚Ă©chir pas mal de personnes sur leur ïŹn de vie, convient Vincent Garitte. Quand on lit pendant des mois des informations sur des taux de mortalitĂ©s, des hospitalisations et autres mauvaises nouvelles, on pense Ă  son avenir et Ă  celui de sa famille. Nous avons eu beaucoup de demandes en plus que les autres annĂ©es. Aujourd’hui, il y a un autre contexte qu’il faut prendre en compte avec la crise Ă©conomique et Ă©nergĂ©tique. L’État belge s’est endettĂ© de

ConfĂ©rence – « Succession: Ă©viter le pire en planiïŹant au mieux »

Suite Ă  la crise, l’Etat a besoin de nouvelles rentrĂ©es. Doit-on s’attendre Ă  des changements au niveau du droit successoral ? Quelles possibilitĂ©s s’offrent encore Ă  vous ?

DATES & LIEUX

Le midi (de 11h30 Ă  14h00)

‱ Mardi 17/01/2023 Mouscron

‱ Jeudi 19/01/2023 Ottignies-Louvain-la-Neuve

‱ Mardi 24/01/2023 Woluwe-St.-Pierre

‱ Jeudi 26/01/2023 Geer

Le soir (de 18h30 Ă  21h30)

‱ Mercredi 18/01/2023 Ittre

‱ Mercredi 18/01/2023 Geer

‱ Jeudi 19/01/2023 Uccle

‱ Jeudi 26/01/2023 Tournai

Pour plus d’inïŹrmations sur nos dates et lieux de confĂ©rences www.pareto.be/fr/seminaires .

façon faramineuse. Et un endettement, c’est un impĂŽt diffĂ©rĂ©. Quelqu’un va devoir payer la note Ă  un moment donnĂ©, et la pression ïŹscale va commencer Ă  augmenter dans les prochains mois et les prochaines annĂ©es. Il faut dĂ©jĂ  s’y prĂ©parer avec les outils qui existent. »

Il ne faut pas tomber dans le stĂ©rĂ©otype non plus, les services de Pareto ne s’adressent pas seulement aux personnes aisĂ©es qui arrivent en ïŹn de carriĂšre avec un beau patrimoine construit au ïŹl des annĂ©es. « Je ne regarde jamais l’ñge de mes clients, ce n’est jamais un facteur dĂ©clenchant, assure-t-il. Je rencontre souvent les enfants de mes clients, et il est intĂ©ressant de faire le point mĂȘme avant 30 ans. Des produits permettent de rĂ©aliser des placements intĂ©ressants, et il faut aussi parler investissements et crĂ©dits dĂšs le dĂ©part. »

Un dernier conseil ? « C’est paradoxal, mais je rencontre souvent des personnes qui ne dĂ©pensent pas assez. Ils ont un patrimoine mobilier qui ne fera qu’augmenter sur le long terme ce qui augmentera les futurs droits de succession. Il faut donc inciter les gens Ă  anticiper et Ă  investir au nom de leurs futurs hĂ©ritiers. »

Vincent Garitte
www.pareto.be 02 201 26 67

Avec itsme, la Belgique est devenue un fleuron europĂ©en de l’identitĂ© numĂ©rique. Remarquablement, l’application est aujourd’hui utilisĂ©e activement par la quasi totalitĂ© des personnes qui l’ont installĂ© sur leur tĂ©lĂ©phone.

En quoi l’application itsme a Ă©tĂ© une petite rĂ©volution dans le secteur financier ?

« Avant, pour s’identifier auprĂšs de sa banque en ligne en toute sĂ©curitĂ©, l’utilisateur devait avoir un lecteur de carte Ă  sa disposition. itsme a rendu ce processus beaucoup plus pratique. L’application a permis d’établir un Ă©quilibre parfait entre trois facteurs : la sĂ©curitĂ©, la facilitĂ© d’utilisation et le respect de la vie privĂ©e. Pour commencer, c’est un outil d’identification multifacteur qui combine un Ă©lĂ©ment que l’on connaĂźt (son code itsme) avec des Ă©lĂ©ments que l’on possĂšde (son smartphone et l’appli itsme). Il ne faut plus introduire de codes bancaires

L’application

sur un site, ce qui est plus sĂ»r puisqu’aucune information personnelle n’est divulguĂ©e sur un site potentiellement frauduleux. Et c’est toujours l’utilisateur qui initie l’action. DeuxiĂšmement, la facilitĂ© d’utilisation diminue drastiquement la barriĂšre numĂ©rique auprĂšs de certains utilisateurs. Enfin, en termes de respect de la vie privĂ©e, nous insistons trĂšs fort sur le contrĂŽle du citoyen : il voit prĂ©cisĂ©ment les donnĂ©es qui seront partagĂ©es et ses donnĂ©es sont consultables Ă  tout moment. »

En quoi avez-vous pu aider le secteur financier ?

« Au-delĂ  des avantages citĂ©s plus haut, le secteur s’est Ă©galement dĂ©marquĂ© grĂące Ă 

Remplacez vos vitrages en conservant vos chĂąssis

Une Ă©conomie d’énergie

Le verre FINEO d’AGC a une valeur d’isolation thermique de 0,7 (W / mÂČ.K), ce qui correspond au triple vitrage et ce qui est jusqu’à 8 fois mieux que le vitrage simple. Vous bĂ©nĂ©ficiez d’une excellente isolation tout en conservant la lumiĂšre du jour!

Le verre FINEO garde la chaleur Ă  l’intĂ©rieur et le froid Ă  l’extĂ©rieur, quelle que soit la tempĂ©rature extĂ©rieure. Cela permet de rĂ©aliser des Ă©conomies maximales sur les coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques.

TrÚs rentable en cas de rénovation

Les vitres FINEO peuvent ĂȘtre installĂ©es sur des chĂąssis existants. FINEO est donc la solution parfaite pour effectuer vos rĂ©novations dans un esprit de conservation du bĂątiment, en prĂ©servant et en rĂ©utilisant ce qui peut l’ĂȘtre (Ă©conomie circulaire).

L’installation du verre isolant FINEO demande beaucoup moins de travail que le placement d’un triple vitrage, pour lequel il faut casser les chĂąssis de fenĂȘtre existants. Les vitres FINEO sont si minces et facile Ă  installer qu’elles permettent de conserver les chĂąssis originaux. C’est pourquoi FINEO sera bien souvent l’alternative la moins onĂ©reuse pour vos rĂ©novations.

Une installation professionnelle par RenoWindow

Née de la collaboration entre AGC, le leader mondial du verre et la Région Wallonne, RenoWindow est désormais la référence belge du revitrage.

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FOKUS-ONLINE.BE 10 INTERVIEW
Par Bastien Craninx Photo ©Stéphanie de Bruyne
Aujourd’hui,
Le modÚle développé en Belgique est tout simplement exemplaire.
simplifie la vie de ses utilisateurs tout en sécurisant leurs données au maximum. Retour sur une success story avec Stéphanie De Bruyne, la CEO. «
plus de 80% des adultes ont notre application sur leur téléphone » Stéphanie De Bruyne

l’aspect collaboratif Ă  la base du projet. Pour rappel, itsme est le fruit de l’alliance de quatre grandes banques belges (Belfius, BNP Paribas Fortis, ING, KBC/CBC) et de trois opĂ©rateurs Telecom (Orange Belgium, Proximus et Telenet). Ces partenaires ont rĂ©alisĂ© qu’une collaboration Ă©tait plus efficace que l’addition de 7 solutions individuelles sans concertation. Rappelons Ă©galement que l’Etat dĂ©tient 20% du capital d’itsme depuis l’annĂ©e derniĂšre, ce qui renforce la collaboration qu’on avait dĂ©jĂ  avec le gouvernement belge depuis sa crĂ©ation. »

« Le contexte est fort diffĂ©rent dans les autres pays europĂ©ens. itsme est l’une des seules applications dĂ©veloppĂ©es par le privĂ© Ă  rĂ©pondre au niveau le plus haut de sĂ©curitĂ© pour ce qui est des accrĂ©ditations europĂ©ennes (eIDAS) et Ă  combiner 4 fonctionnalitĂ©s (identification, authentification, confirmation et signature) en 1 appli. Souvent, dans les autres pays, les applications ne proposent pas la possibilitĂ© de s’identifier et de signer. De plus, il est rare d’avoir des applis qui soient actives tant dans le secteur privĂ© que dans le secteur public.,Nos partenaires peuvent intĂ©grer itsme pour digitaliser tous leurs processus sans crainte et sans devoir combiner plusieurs solutions. itsme est devenu une rĂ©fĂ©rence en termes de rĂ©gulation europĂ©enne et de collaboration privĂ©-public rĂ©ussie. »

Nous sommes donc en avance au niveau européen


« Le modĂšle dĂ©veloppĂ© en Belgique est tout simplement exemplaire. Il ne faut pas oublier que lorsqu’on gĂšre des identitĂ©s, une collaboration proche entre le privĂ© et le public est importante. En tant qu’identitĂ© numĂ©rique, nous essayons Ă©galement d’ĂȘtre en avance et de dĂ©placer notre curseur vers d’autres enjeux de sociĂ©tĂ©, comme ceux soumis au RGPD. Nous avons par exemple lancĂ© un site web Ă  destination du grand public dans lequel nous avons tout simplement supprimĂ© l’utilisation des cookies. Ce faisant, nous ne traquons personne et nous montrons qu’il est possible de respecter la vie privĂ©e de tous. »

En quoi la pandémie de Covid-19 vous a-t-elle aidé à vous développer ?

« Durant les deux annĂ©es Covid, nous avons doublĂ© en termes de volume et d’utilisateurs, mĂȘme si nous Ă©tions dĂ©jĂ  bien implantĂ© auparavant. De 3 millions d’utilisateurs (avec 100 millions d’actions par an), nous sommes passĂ©s Ă  6,7 millions d’utilisateurs. L’accĂšs que nous offrions vers toutes les plateformes digitales nĂ©cessaires durant la crise a Ă©videmment renforcĂ© notre rĂŽle sociĂ©tal. Aujourd’hui, plus de 80% des adultes ont itsme sur leur tĂ©lĂ©phone et 95% d’entre eux l’utilisent activement. »

Cela fait-il de vous une entreprise rentable ?

« Pas encore, malheureusement. Nous venons de fĂȘter nos 5 ans. Peu de sociĂ©tĂ©s tech sont dĂ©jĂ  rentables en 5 ans. Nous continuons Ă  investir en permanence dans les derniĂšres technologies en termes de sĂ©curitĂ©. En plus, notre Ă©quipe ne cesse de grandir afin de gĂ©rer le nombre croissant de sociĂ©tĂ©s adoptant itsme (800 partenaires). Au-delĂ  de la rentabilitĂ©, nous disposons d’autres Ă©lĂ©ments pour mesurer notre succĂšs, comme notre impact social. Notre business model est basĂ© sur la gratuitĂ© pour le citoyen, le coĂ»t est supportĂ© par les partenaires offrant itsme Ă  leurs clients. L’application est donc gratuite pour le citoyen et nous ne traitons aucune de ses donnĂ©es commercialement. »

Comment voyez-vous le futur de itsme

?

« Au niveau géographique, nous sommes déjà actifs aux Pays-Bas et nous comptons bientÎt nous implanter au Luxembourg. Concernant les autres pays, nous devons

d’abord attendre que ceux-ci acquiĂšrent la maturitĂ© numĂ©rique nĂ©cessaire. Le contexte dans lequel Ă©volue chaque pays doit ĂȘtre favorable Ă  notre implantation. »

Et qu’en est-il de l’évolution de votre offre de services ?

« Nous sommes dĂ©jĂ  actifs dans de nombreux secteurs (assurance, santĂ©, ressources humaines,
). Et nous souhaitons pouvoir apporter notre savoir-faire en ce qui concerne le portefeuille numĂ©rique Ă  l’étude en ce moment. Ainsi, les donnĂ©es sensibles autres que les donnĂ©es d’identitĂ©, comme les donnĂ©es mĂ©dicales, le permis de conduire, le certificat Covid ou encore les diplĂŽmes pourront ĂȘtre Ă©changĂ©s numĂ©riquement et de maniĂšre parfaitement sĂ»re et transparente pour le citoyen. Et ce, sans pour autant stocker toutes ces informations chez nous de maniĂšre centralisĂ©e. Notre rĂŽle serait celui d’un coordinateur qui ferait le lien entre une organisation et la source de ces donnĂ©es tout en gĂ©rant le consentement des citoyens. »

Smart Fact.

Quelle a été votre plus grande inspiration ?

L’identitĂ© numĂ©rique

L’identitĂ© numĂ©rique lie une personne du monde physique avec un utilisateur du monde numĂ©rique. itsmeÂź en tant qu’identitĂ© numĂ©rique affiche quatre fonctions : l’identification (de niveau de garantie Ă©levĂ©), l’authentification, la confirmation (d’une transaction ou d’un virement) et la signature Ă©lectronique de documents (avec un niveau de sĂ©curitĂ© Ă©levĂ© offrant la mĂȘme valeur lĂ©gale qu’une signature manuscrite).

La nouvelle réglementation eIDAS

«

Je n’ai jamais eu de posters sur les murs de ma chambre. Mais j’ai toujours Ă©tĂ© fascinĂ©e par les gens passionnĂ©s par ce qu’ils font. Que ce soit des sportifs comme Nafissatou Thiam qui pulvĂ©rise des records ou des cuisiniers comme le chef Seppe Nobels qui donne sa chance Ă  des demandeurs d’asile. Ces gens parviennent Ă  changer la donne dans leur travail en mettant le curseur Ă  un autre niveau. »

La rĂ©gulation europĂ©enne sur les identitĂ©s numĂ©riques s’apprĂȘte Ă  Ă©voluer. DorĂ©navant, les identitĂ©s numĂ©riques accrĂ©ditĂ©es dans un pays europĂ©en le seront Ă©galement dans les autres. Cela impliquera Ă©galement un changement de fonctionnalitĂ©s avec l’avĂšnement du portefeuille numĂ©rique. Une ouverture des frontiĂšres qui risque de bouleverser la dynamique du marchĂ© actuel et les solutions offertes.

#FOKUSFINANCE INTERVIEW 11
Est-ce la mĂȘme chose dans les autres pays europĂ©ens ?
itsme est le fruit de l’alliance de quatre grandes banques belges.
Chez Wondercar, nous privilĂ©gions toujours la rĂ©paration au remplacement de piĂšces. Pour les petits dĂ©gĂąts, nous rĂ©parons localement. Ceci permet d’économiser de l’énergie, de la peinture et du temps. De plus, tous les produits utilisĂ©s rĂ©pondent aux normes environnementales
VOTRE CARROSSERIE DE CONFIANCE POUR TOUTES LES MARQUES

L’immobilier de luxe : comment estimer l’exception ?

AcquĂ©rir ou vendre un bien de prestige, historique ou de luxe nĂ©cessite une expertise pointue et
 un carnet d’adresses bien rempli. Comme Zazie, vous souhaitez devenir l’heureux propriĂ©taire de l’hĂŽtel de la rue de la Paix ou d’un chĂąteau en Espagne ? Alors, cet article est fait pour vous ! Et nul besoin d’explorer des contrĂ©es voisines (voire plus lointaines) pour dĂ©couvrir des biens immobiliers au cachet unique, car la Belgique regorge elle aussi de richesses insoupçonnĂ©es.

Pour mieux comprendre les codes de ce marchĂ© de « l’inestimable », Maximilien de Broqueville et Philippe de Borrekens, agents immobiliers et courtiers chez Eurimobel, une agence spĂ©cialisĂ©e dans l’expertise et la valorisation d’immobilier d’exception, avec une compĂ©tence toute particuliĂšre dans le domaine agricole, nous guident.

« Les biens de prestige, maisons de maĂźtre, chĂąteaux, ou autres biens immobiliers d’exception, sont des propriĂ©tĂ©s qui ne se vendent pas comme une maison traditionnelle. En effet, les rĂšgles en usage pour les maisons ou appartements plus traditionnels ne peuvent pas s’appliquer ici. Si habituellement l’estimation d’un bien tient compte du prix au mÂČ pratiquĂ© dans le secteur, les biens de prestige ne sont pas soumis aux mĂȘmes fluctuations du marchĂ©. L’estimation d’un logement de haut standing doit donc se faire au cas par cas, » explique Maximilien de Broqueville.

IndĂ©pendamment de leur singularitĂ©, ces propriĂ©tĂ©s luxueuses font partie intĂ©grante d’un marchĂ© rĂ©actif au sein

duquel la clientĂšle possĂšde dĂ©jĂ  une certaine affinitĂ© avec l’immobilier et fait donc montre de capacitĂ©s dĂ©cisionnelles extrĂȘmement rapides.

Une estimation au cas par cas

« Sur base de la valeur vĂ©nale d’un bien, estimer l’exception n’est pas une science exacte. On adapte chaque estimation au bien, Ă  son potentiel et aux clients. Le fait d’ĂȘtre sur un marchĂ© de biens d’exception implique un service plus complet, une approche plus personnalisĂ©e et un dossier extrĂȘmement complet. »

De ce fait, l’estimation de chĂąteaux et autres biens immobiliers d’exception exige donc parfois une remise en question en fonction des rĂ©actions du marchĂ©. Une fois le prix dĂ©terminĂ© et le bien commercialisĂ©, l’heure est alors Ă  la prise de tempĂ©rature qui dĂ©pendra inĂ©vitablement des signes d’intĂ©rĂȘts reçus.

Et pour finaliser la vente de ces somptueuses demeures, quelques astuces sont Ă  retenir. Par exemple, pour Philippe de Borrekens, il est crucial de comprendre qu’un bien complĂštement vide ne prĂȘte pas Ă  la projection. C’est pourquoi, lors des visites de propriĂ©tĂ©s qui vont ĂȘtre prochainement mises en vente, « nous insistons pour que le mobilier demeure, pour que la propriĂ©tĂ© reste dans son jus. Un bien vide invitant davantage Ă  la critique qu’un bien meublĂ©. »

Les tendances et alternatives

Ces experts constatent la volonté grandissante des propriétaires

de voir leurs biens bĂ©nĂ©ficier Ă©galement d’une activitĂ© complĂ©mentaire pour soutenir le coĂ»t de cet investissement. En effet, ces propriĂ©tĂ©s jouissent souvent d’annexes qui permettent la crĂ©ation de chambres d’hĂŽtes, bureaux, salles de fĂȘtes, etc.

Vous souhaitez maintenir le patrimoine familial tout en vous affranchissant d’une sĂ©rie de frais ? Philippe de Borrekens pointe un type de contrat tombĂ© en dĂ©suĂ©tude chez nous mais qui, selon lui, constitue une rĂ©elle option d’avenir : le bail emphytĂ©otique. EmphytĂ©o-quoi ? On vous explique


Issu d’une loi vieille de prĂšs de 200 ans, le bail emphytĂ©otique consiste Ă  disposer de la pleine jouissance d’un bien immobilier appartenant Ă  autrui, sous la condition de lui payer un canon en reconnaissance de son droit de propriĂ©tĂ©. Il s’agit bien d’un droit rĂ©el, la convention sera donc Ă©tablie devant notaire et retranscrite dans le registre des hypothĂšques. Ce bail qui s’apparente Ă  une jouissance Ă  trĂšs long terme (de 15 Ă  99 ans) avec responsabilitĂ©s financiĂšres partagĂ©es offre donc la possibilitĂ© de sĂ©parer l’immobilier et le foncier. Soit une maniĂšre unique de valoriser un bien.

En bref, avec l’immobilier d’exception, à chaque besoin sa solution unique. Largement de quoi nous donner l’envie de devenir chñtelains nous aussi.

Depuis 1967, l’agence immobiliĂšre EURIMOBEL se spĂ©cialise dans l’estimation et la valorisation des biens de prestige en Belgique et Ă  l’étranger. Plus que des chĂąteaux, manoirs, terres agricoles et autres propriĂ©tĂ©s luxueuses, l’équipe aux commandes met aux services de ses clients son expertise en immobilier d’exception et un accompagnement sur mesure. Vous cherchez un bien au cachet inĂ©galable ? Vous frappez Ă  la bonne porte.

FOKUS-ONLINE.BE 12 BRAND REPORT ‱ EURIMOBEL
Maximilien de Broqueville & Philippe de Borrekens Co-Managing Partners AcquĂ©rir ou vendre un bien de prestige, historique ou de luxe nĂ©cessite une expertise pointue et
 un carnet d’adresses bien rempli. Comme Zazie, vous souhaitez devenir l’heureux propriĂ©taire de l’hĂŽtel de la rue de la Paix ou d’un chĂąteau en Espagne ? Alors, cet article est fait pour vous ! Et nul besoin d’explorer des contrĂ©es voisines (voire plus lointaines) pour dĂ©couvrir des biens immobiliers au cachet unique, car la Belgique regorge elle aussi de richesses insoupçonnĂ©es.

Une assurance vie plus flexible qui suit le rythme de vos projets et de votre vie

Les Ă©pargnants et les investisseurs ne se ressemblent pas. Ils ont chacun des souhaits et besoins diffĂ©rents. Si certains prĂ©fĂšrent minimiser les risques, d’autres entendent maximiser leur rendement. Une assurance vie flexible combine le meilleur de ces deux mondes pour rĂ©pondre en permanence Ă  vos besoins et souhaits.

Une épargne qui rapporte

Comme l’explique F. Torfs : « Qui n’avance pas recule ! Aujourd’hui, c’est le cas de l’argent placĂ© Ă  long terme sur des comptes Ă©pargne : il ne rapporte plus rien depuis longtemps, sans parler de l’inflation Ă©levĂ©e. Bref, vous perdez de l’argent. C’est pourquoi il est important de faire fructifier une partie de votre argent en vous tournant vers d’autres solutions financiĂšres. Dans ce cadre, l’assurance vie constitue une bonne alternative pour obtenir un rendement supĂ©rieur de maniĂšre relativement sĂ»re. »

Le temps et la régularité, une combinaison gagnante

« Les jeunes qui commencent tĂŽt leur Ă©pargnepension ont le temps de faire fructifier leur argent. En effet, il faut au moins huit Ă  dix ans pour pouvoir tirer un rendement de son Ă©pargne-pension. Par ailleurs, la rĂ©gularitĂ© constitue un autre facteur crucial. L’assurance vie a un caractĂšre pĂ©riodique : chaque mois, vous y ajoutez un montant fixe. Cette pĂ©riodicitĂ© associĂ©e au temps constitue un mĂ©canisme bien huilĂ©, qui permet de commencer avec peu pour Ă©voluer, au fil des annĂ©es et grĂące aux intĂ©rĂȘts (accumulĂ©s), vers un beau capital sans devoir faire trop d’efforts. »

« Le caractĂšre pĂ©riodique d’une assurance vie Ă©vite Ă©galement aux personnes inexpĂ©rimentĂ©es de spĂ©culer avec des placements, alors qu’elles ne disposent ni de l’expĂ©rience ni des connaissances nĂ©cessaires. L’épargne rĂ©currente vous Ă©vite ces tracas. Que vous dĂ©butiez votre Ă©pargne Ă  une bonne ou une mauvaise pĂ©riode n’a aucune importance : vous serez gagnant Ă  long terme. Par consĂ©quent, plus vous dĂ©butez tĂŽt, mieux c’est », dĂ©taille Torfs.

Une assurance vie personnalisable offrant une plus grande flexibilité

« Vita Flex 44 est une assurance vie flexible de FĂ©dĂ©rale Assurance, qui combine les atouts de la branche 21 et de la branche 23. La composante branche 21 offre un rendement garanti et la participation bĂ©nĂ©ficiaire qui fait la renommĂ©e de FĂ©dĂ©rale Assurance. La composante branche 23 vous permet, elle, d’investir dans des fonds d’actions, immobiliers, d’obligations, etc. Dans ce cadre, vous ne bĂ©nĂ©ficiez d’aucune garantie de capital et de rendement, mais vous pouvez potentiellement obtenir un rendement supĂ©rieur. Ce «couteau suisse» nous permet de toujours proposer une offre adaptĂ©e Ă  vos souhaits et besoins prĂ©cis. »

Torfs poursuit : « En fonction du moment, vous pouvez d’ailleurs passer Ă  d’autres combinaisons et proportions entre les branches, en fonction de votre appĂ©tence au risque. De nombreux jeunes seront prĂȘts Ă  prendre plus de risques pour obtenir un rendement supĂ©rieur Ă  long terme, alors qu’à 50 ou 60 ans, on souhaite plutĂŽt rĂ©duire les risques pour protĂ©ger son capital. D’un point de vue fiscal, nos conseillers expĂ©rimentĂ©s vous conseilleront sur le meilleur moment pour changer : ils peuvent vous prodiguer des conseils personnalisĂ©s prĂ©cis et vous accompagner au moyen d’outils uniques. »

« Vita Flex 44 permet d’épargner rĂ©guliĂšrement des petits ou plus gros montants. Le produit peut ĂȘtre souscrit Ă  partir de 50 € par mois, ce qui rend cette solution accessible Ă  un large Ă©ventail de personnes. Vous pouvez choisir d’effectuer un versement unique ou de combiner avec des versements pĂ©riodiques. Vous dĂ©terminez vous-mĂȘme et Ă  tout moment quelle partie de votre prime est placĂ©e en branche 21 et quelle partie en branche 23.

Accessible Ă  tous

« L’assurance vie Vita Flex 44 permet de verser des petits montants et de rĂ©partir les risques sur un portefeuille d’actions. Cela rend le produit plus accessible que les investissements en Bourse, oĂč les actions sont onĂ©reuses et comportent davantage de risques. Pour commencer, vous pouvez par exemple choisir d’investir 80 % en branche 21 et 20 % en branche 23, une stratĂ©gie peu risquĂ©e. Nos experts vous aident bien sĂ»r Ă  adapter votre rĂ©partition, en fonction de vos besoins et souhaits. »

Une tranquillitĂ© d’esprit totale, tout en gardant le contrĂŽle

Torfs : « Nous vous Ă©vitons de devoir opĂ©rer des choix stressants et suivre vous-mĂȘme vos actions. Nous faisons tout Ă  votre place. Il vous suffit de prĂ©voir une domiciliation mensuelle pour constituer votre Ă©pargne. Si nĂ©cessaire, vous pouvez Ă©galement rĂ©duire le montant Ă©pargnĂ© ou mettre votre domiciliation en pause. Cette assurance vie n’est donc pas fixĂ©e pour toujours. La solution s’adapte Ă  vous. Vous conservez le contrĂŽle de votre avenir financier ! »

Filip Torfs Clients Solutions Life chez Fédérale Assurance

OĂč placer son argent en 2023 ?

L’immobilier.

C’est bien connu, le Belge a une brique dans le ventre. Mais l’investissement immobilier sera-t-il toujours rentable en 2023 ? Force est de constater que pour la fin de cette annĂ©e et le dĂ©but de l’annĂ©e prochaine, ce type d’investissement reste soumis Ă  la vigilance. Alors que les projets de rĂ©novation apportent toujours une rentabilitĂ© alĂ©atoire, les nouvelles constructions sont plombĂ©es par la hausse des prix des matĂ©riaux. La faute Ă  la crise du Covid suivie de la crise Ă©nergĂ©tique. Les bĂątiments disponibles sont chers et les taux d’intĂ©rĂȘt remontent, ce qui assure un rendement assez mitigĂ© pour l’instant. Mais pas de panique, car le marchĂ© de l’immobilier, rĂ©putĂ© trĂšs stable en Belgique, va petit Ă  petit reprendre du poil de la bĂȘte.

Les ETF (ou exchange-trade fund).

Dans le domaine de l’investissement, la diversification des actifs est souvent la clĂ©. Et les ETF rĂ©pondent parfaitement Ă  cette rĂšgle, puisqu’ils rassemblent des centaines, voire des milliers d’actions ou d’obligations. Avec un seul ETF, on investit donc en mĂȘme temps dans des milliers d’entreprises. De plus, ils sont constituĂ©s pour suivre un indice de marchĂ©, d’oĂč leur nom de trackers. À l’heure actuelle, ils ont le vent en poupe pour de multiples raisons. Ce sont des investissements diversifiĂ©s, sur le long terme, et d’une simplicitĂ© dĂ©concertante. Il n’est par exemple pas nĂ©cessaire d’analyser les actions de maniĂšres individuelles. Et pour couronner le tout, ce type d’investissements procure une rentabilitĂ© trĂšs intĂ©ressante vu l’absence de coĂ»t de gestion active et les Ă©conomies d’échelles substantielles. Vous investissez donc Ă  faible coĂ»t.

Les matiĂšres premiĂšres.

« Les matiĂšres premiĂšres constituent la meilleure classe d’actifs Ă  dĂ©tenir lors d’une phase de fin de cycle Ă©conomique oĂč la demande reste supĂ©rieure Ă  l’offre », c’est ce que dĂ©clarait rĂ©cemment la banque d’investissement Goldman Sachs. Ce qui a encouragĂ© les investisseurs Ă  acheter des matiĂšres premiĂšres, le risque d’une rĂ©cession en dehors de l’Europe Ă©tant relativement faible dans les douze prochains mois. MĂȘme si d’autres grandes banques de Wall Street se sont montrĂ©es plus prudentes quant Ă  l’avenir des matiĂšres premiĂšres, ces derniĂšres semblent tout de mĂȘme intĂ©ressantes pour les investisseurs Ă  long terme. Le pĂ©trole brut, par exemple, a rĂ©cemment affichĂ© des performances mensuelles effroyables en huit ans alors que les mĂ©taux et les autres produits pĂ©troliers sont Ă©galement assez bas.

Les actions et les obligations.

Pour 2022-2023, les actions et obligations restent des actifs d’investissement intelligents. Les actions, cotĂ©es en bourse, conservent une grande rentabilitĂ© tout en Ă©tant diversifiĂ©es. On parle d’un rendement compris entre 6% et 10%. Elles restent cependant assez risquĂ©es et doivent toujours ĂȘtre soumises Ă  une analyse prĂ©alable assez poussĂ©e pour Ă©viter les pertes de capitaux. Il est prĂ©fĂ©rable d’opter pour un placement Ă  long terme (environ 10 ans) en vue d’une bonne rentabilitĂ©. Quant aux obligations, elles sont plus sĂ»res mais n’offrent en moyenne qu’une rentabilitĂ© infĂ©rieure Ă  5%. Ces deux types d’actifs ne sont pas limitĂ©s Ă  un type d’investisseurs en particulier. Il est cependant recommandĂ© qu’ils ne soient pas les seuls dans votre portefeuille d’investissement afin de limiter les risques.

Les fonds de placement.

Pour les investisseurs souhaitant s’assurer une vĂ©ritable sĂ©curitĂ© en profitant de rendements moyens, il existe toujours la solution des fonds communs de placement (FCP). GrĂące Ă  ce type de fonds, des investissements diversifiĂ©s peuvent ĂȘtre effectuĂ©s en une seule et mĂȘme opĂ©ration. À l’inverse des actions et des obligations qui demandent un oeil attentif concernant les fluctuations rĂ©guliĂšres, les FCP sont gĂ©rĂ©s par des professionnels qui mettent en commun l’argent de plusieurs investisseurs. Ils investissent dans divers actifs. Ces fonds peuvent ĂȘtre soit sĂ©curisĂ©s, spĂ©cifiques Ă  un type d’actifs, ou spĂ©culatifs. Aujourd’hui, les fonds communs de placement apparaissent donc comme une solution de moindre mal face Ă  un avenir financier incertain. À noter cependant que les FCP entraĂźnent des frais souvent importants.

La placement participatif.

GrĂące au crowdfunding et au crowdlending, une entreprise peut dorĂ©navant faire appel Ă  des particuliers pour financer ses projets. L’investisseur peut alors bĂ©nĂ©ficier d’un rendement en actions, de mensualitĂ©s avec intĂ©rĂȘt, ou simplement de rĂ©compenses matĂ©rielles. LimitĂ©es dans le temps (6 mois maximum en gĂ©nĂ©ral), ces campagnes de financement apportent certains avantages non nĂ©gligeables moyennant quelques frais et une inscription Ă  une plateforme agréée : une diversification du portefeuille, un lien direct avec l’économie rĂ©elle et mĂȘme des rendements allant jusqu’à 5% nets d’intĂ©rĂȘts (dans le cas du crowdlending). Encore faut-il mesurer les risques et bien choisir ses projets. Par exemple, un crowdfunding en actions n’implique aucun dĂ©lai dĂ©terminĂ© en termes de retour sur investissement alors qu’un crowdlending fixera toujours un taux d’intĂ©rĂȘt et une date d’échĂ©ance de remboursement.

FOKUS-ONLINE.BE 14 SMARTLIST ‱ INVESTIR MALIN
L’annĂ©e 2022 se clĂŽturant tout doucement, certains investisseurs souhaiteraient pouvoir se projeter sur le plan financier pour 2023. Si la cryptomonnaie semble offrir autant d’avantages que d’inconvĂ©nients (voir page 6), qu’en est-il des autres actifs ? Focus sur diffĂ©rentes caractĂ©ristiques de six placements, tous trĂšs diffĂ©rents.

Le secteur financier renforce ses connaissances en matiùre d’ESG

Le secteur financier a toujours jouĂ© un rĂŽle majeur dans le changement social. Et pour sensibiliser davantage Ă  l’ESG (Environnement, Social, Governance), le secteur devra agir de maniĂšre proactive et procĂ©der Ă  des ajustements. Dans les annĂ©es Ă  venir, l’accent doit ĂȘtre davantage mis sur la good governance, c’est-Ă -dire, sur une expertise pertinente en matiĂšre de gestion des donnĂ©es et d’intĂ©gration opĂ©rationnelles, et sur un leadership coordonnĂ© fondĂ© sur l’ESG.

« Le secteur financier jouera un rĂŽle de facilitateur de changement en identifiant les risques et les opportunitĂ©s ESG et en agissant en consĂ©quence », dĂ©clare Martin Haegheman, conseiller principal en apprentissage Ă  l’institut de formation Febelfin Academy. Cette nouvelle façon d’aborder la finance percolera de toute façon sur le lieu de travail, confirme Ingrid Goris, responsable du dĂ©veloppement commercial : « Les responsables de la durabilitĂ© occuperont une place plus importante dans les diffĂ©rents dĂ©partements des banques et des compagnies d’assurance, en se concentrant sur des efforts ESG spĂ©cifiques. Ceux-ci seront Ă©galement de plus en plus intĂ©grĂ©s aux fonctions commerciales telles que la comptabilitĂ©, la compliance et la gestion des relations, ce qui crĂ©era un besoin d’experts pour combler le fossĂ© entre les diffĂ©rents dĂ©partements. »

Pour rĂ©pondre au nombre croissant de questions relatives Ă  la durabilitĂ©, une bonne prĂ©paration au sein de tous les compartiments du secteur financier est essentielle. Ce qui n’est pas Ă©vident, car la lĂ©gislation est trĂšs technique et la mise en pratique des critĂšres ESG revient quasiment Ă  apprendre une nouvelle langue. « Chacun au sein de l’organisation devra possĂ©der un minimum de connaissances : qu’est-ce que la finance durable, comment est-elle mise en Ɠuvre au sein des diffĂ©rents Ă©chelons et qu’est-ce que cela implique pour les relations avec les clients ? », poursuit I. Goris. « En outre, d’autres collaborateurs

voudront approfondir leurs connaissances afin de pouvoir occuper des postes spĂ©cifiques. D’autres fonctions spĂ©cialisĂ©es nĂ©cessiteront Ă©galement une certification (europĂ©enne). »

C’est pourquoi Febelfin Academy offre des formations ESG.

« Un plan de formation peut ĂȘtre Ă©tabli pour n’importe quel collaborateur, Ă  n’importe quel niveau », prĂ©cise M. Haegheman.

« Un e-learning de base constitue une bonne introduction pour toute personne travaillant dans le domaine de la finance. » En outre, certains aspects peuvent Ă©galement ĂȘtre traitĂ©s plus en profondeur, comme le reporting ESG, l’économie circulaire... « Il s’agit d’une rĂ©elle opportunitĂ© pour tout professionnel du secteur financier de se familiariser avec les importantes composantes de l’ESG », poursuit I. Goris.

Les formations proposĂ©es se divisent en diffĂ©rents modules allant de 3h Ă  plusieurs demi-journĂ©es. Outre l’e-learning de base, ce sont toutes les structures de la finance qui font l’objet des nombreux programmes. Économie circulaire, impact de la finance durable sur le secteur financier, financement durable dans les fonds d’investissement, les formations ont Ă©tĂ© pensĂ©es pour toucher tous nos collaborateurs.

« Afin de soutenir les efforts d’apprentissage, nous voulons maximiser l’efficacitĂ© de celui-ci en permettant aux employĂ©s de prendre plaisir et de s’impliquer », explique M. Haegheman.

« Vous pouvez suivre un e-learning interactif et, le lendemain, mettre vos nouvelles connaissances en Ɠuvre en obtenant des

rĂ©sultats immĂ©diats. Ou peut-ĂȘtre vous prĂ©fĂ©rez une formation en prĂ©sentiel ou un webinaire en direct. Tout est possible, c’est le participant qui choisit la forme d’apprentissage qui lui convient le mieux. »

Celles et ceux qui souhaitent se perfectionner dans la matiĂšre pourront suivre un programme complet en collaboration avec l’ABAF, l’association belge des analystes financiers et devenir « Certified ESG analyst ». Il s’agit d’une formation certifiĂ©e au niveau europĂ©en, qui donne accĂšs Ă  une communautĂ© de plus de 4200 titulaires de CESGA : « C’est une opportunitĂ© pour chaque professionnel du secteur financier de se familiariser avec l’important processus ESG », conclut I. Goris.

Responsable du développement commercial

Depuis plus de 15 ans, Febelfin Academy est une organisation indĂ©pendante, experte et dĂ©terminĂ©e Ă  proposer une offre de formation ayant un impact positif durable sur les personnes qui contribuent Ă  construire l’avenir du secteur financier. DĂ©couvrez tous les cours de finance hybride et les formations de dĂ©veloppement des compĂ©tences sur www.febelfin-academy.be

#FOKUSFINANCE FEBELFIN ACADEMY ‱ BRAND REPORT 15
La transition vers une sociĂ©tĂ© durable suit son train, mais elle ne prendra un Ă©lan juridique qu’à partir de 2023. Plusieurs efforts dans le cadre de l’ESG seront nĂ©cessaires, et cela commence dans le monde de la finance.
Le secteur financier agira en tant que facilitateur du changement, en identifiant les risques et les opportunités ESG, et en agissant en conséquence.

Solutions pour financer son entreprise en 2022

MalgrĂ© un investissement record en 2021, l’écosystĂšme belge souffre toujours d’un manque de dynamisme entrepreneurial en comparaison avec la SuĂšde ou encore les Pays-Bas. Mais si l’esprit d’entreprendre peut sembler ralenti par le contexte actuel, il existe toujours une abondance de ressources financiĂšres flexibles et modulables pour soutenir l’entreprenariat.

« Le Groupe SOWALFIN ne se cantonne pas au financement d’entreprise. Il est avant tout un partenaire permettant aux PME et indĂ©pendants wallons de rĂ©aliser leurs projets, qu’ils soient en phase de crĂ©ation, de dĂ©veloppement ou de reprise d’activitĂ©. ConcrĂštement, cette approche partenariale se traduit par des objectifs communs, le dĂ©veloppement de synergies et le partage d’outils. Il n’y a donc pas de critĂšres particuliers, nous soutenons autant des demandeurs d’emploi que les incubateurs Ă©tudiants dans leurs projets de crĂ©ation d’entreprises. Notre dispositif bĂ©nĂ©ficie d’un large rĂ©seau de partenaires de l’écosystĂšme des startups et de la levĂ©e de fonds. »

« Le dossier de prĂ©sentation doit ĂȘtre complet et dĂ©montrer l’impact tant d’un point de vue financier qu’industriel ou commercial. La banque a la volontĂ© de crĂ©er un partenariat sur le long terme avec son client, ce qui induit qu’elle partagera les bons moments mais aussi les moins bons. Nous privilĂ©gions une communication transparente face aux problĂšmes rencontrĂ©s et les mesures mises en Ɠuvre pour en sortir. Nous sommes Ă©galement attentifs aux actions que nos clients entreprennent en faveur de l’Environnement, de la SociĂ©tĂ© au sens large et de la Gouvernance (Politique ESG). Nous devons les encourager Ă  agir pour atteindre l’objectif de neutralitĂ© carbone en 2050. Cela nĂ©cessite gĂ©nĂ©ralement des investissements que les banques sont prĂȘtes Ă  Ă©tudier. »

« DotĂ© aujourd’hui de 450 investisseurs privĂ©s, le rĂ©seau est relativement « agnostique » en termes de secteur Ă  soutenir (exceptĂ© l’immobilier et l’Horeca), et ce dans toute la Belgique (pas seulement en francophonie), au Luxembourg et dans le Nord de la France. Au-delĂ  d’un solide business plan, les critĂšres sont le mix profil managĂ©rial et profil entrepreneurial : la qualitĂ© de l’équipe et la transversalitĂ© des compĂ©tences sont des moteurs. Le co-investissement insuffle aussi un « impulse » aux entreprises. Le rĂ©seau BeAngels maximalise la mise en liens et il ne se contente pas de financer des projets entre 100.000 et 500.000 euros, selon les modalitĂ©s d’un investissement Ă  capital risque. »

« La Sowalfin propose diffĂ©rentes solutions de financement sans exiger de garanties particuliĂšres. Le panel de formules est large. Cela va de la participation minoritaire au capital de l’entreprise pour permettre de renforcer les fonds propres Ă  l’accĂšs Ă  des formes diverses de prĂȘt, en assumant gĂ©nĂ©ralement un risque supĂ©rieur Ă  celui acceptĂ© par un partenaire bancaire. Le parfait complĂ©ment aux financements privĂ©s ! Le plus offert par la Sowalfin, c’est l’accompagnement des entreprises tout au long du processus de crĂ©ation afin d’élaborer un plan stratĂ©gique d’actions, d’affiner le business plan, d’établir un diagnostic de l’existant sur le marchĂ© et de visualiser la portĂ©e positive, voire la rĂ©ussite d’un projet. »

« Cela va dĂ©pendre du crĂ©dit demandĂ©. Elles ne sont pas toujours nĂ©cessaires et ne sauraient de toute façon justifier Ă  elles seules l’octroi d’un crĂ©dit. En plus de « rassurer » le banquier, elles sont le garant d’une relation stable. Permettant de rĂ©duire l’exposition au risque, elles justifient une diminution du coĂ»t du crĂ©dit. Le risque est une combinaison du montant qui est prĂȘtĂ© et des garanties auxquelles la banque peut prĂ©tendre et de la qualitĂ© de la sociĂ©tĂ©. Toutes les sociĂ©tĂ©s ont un rating dont l’échelle diffĂšre dans chaque banque, mais qui influence le coĂ»t des crĂ©dits. »

« Le RĂ©seau a pour mission de connecter des entrepreneurs brillants Ă  des investisseurs expĂ©rimentĂ©s. Il n’y a donc pas de garantie requise mais les projets les plus susceptibles d’intĂ©resser sont ceux qui proposent des solutions innovantes avec un fort potentiel de dĂ©veloppement. «Innovante» ne signifie pas forcĂ©ment «technologique». Les Business Angels s’impliquent gĂ©nĂ©ralement dans les projets dans lesquels ils investissent, en coachant les entreprises, en leur faisant bĂ©nĂ©ficier de leurs compĂ©tences, de leur expĂ©rience, de leur temps, de leurs rĂ©seaux, etc. L’objectif final du Business Angels Ă©tant son retour sur investissement, avec un TRI (taux de rendement interne) tout en ayant un impact sur l’économie rĂ©elle. »

« Outre l’accompagnement tout au long du processus de crĂ©ation de l’entreprise, la SOWALFIN propose des garanties en couverture de financements bancaires, des prĂȘts subordonnĂ©s en cofinancement avec les banques et des participations en capital et des prĂȘts, par l’intermĂ©diaire des Invests. Comme expliquĂ© prĂ©cĂ©demment, le panel d’offres est tout aussi large que le rĂ©seau de partenaires. Il existe diffĂ©rentes formules : incubateurs d’entreprises, prĂȘt subordonnĂ© d’un proche qui profitera d’un avantage fiscal sous la forme d’un crĂ©dit d’impĂŽt pouvant aller jusqu’à 4% par an et mĂȘme un soutien aux investissements «verts» visant Ă  soutenir la transition bas carbone des PME via le dispositif Easy Green. »

« Il est important de savoir que les acteurs de financement d’une entreprise sont nombreux et que les banques ne sont pas les uniques interlocuteurs. En tant que banque, nous intervenons quand l’entreprise est créée. La Sowalfin a dans ce domaine dĂ©veloppĂ© un pĂŽle crĂ©ation d’entreprise que nous ne pouvons que saluer. ParallĂšlement, en termes d’accompagnement, nous avons contribuĂ©, en collaboration avec la Sowalfin et le groupe Noshaq, Ă  l’installation de Startit@CBC (https:startit.be) Ă  la Grand Poste de LiĂšge. Il s’agit d’un programme gratuit d’un an qui permet aux porteurs de projets innovants de dĂ©velopper leurs compĂ©tences mais aussi leur rĂ©seau. Bien accompagnĂ©es et bien encadrĂ©es, ces startups ont plus de chance de rĂ©ussir. »

« Le rĂ©seau BeAngels propose une alternative aux acteurs classiques tels que les banques, les venture capitalists ou encore les organismes de soutien nationaux ou rĂ©gionaux. Ce qui signifie donc qu’il existe bien une multitude de formules pour financer son projet d’entreprise. Les Business Angels se positionnent au tout dĂ©but de la chaĂźne de financement pour des entreprises qui sont donc encore loin du stade de la rentabilitĂ©. En revanche, le crowdlending, qui intervient plus tard lorsque la sociĂ©tĂ© a atteint une certaine maturitĂ© et rentabilitĂ©, est un mode de financement complĂ©mentaire Ă  notre activitĂ©. »

FOKUS-ONLINE.BE 16 PANEL D’EXPERTS ‱ OÙ TROUVER DU CAPITAL ?
Quels sont les critĂšres privilĂ©giĂ©s pour soutenir financiĂšrement une entreprise ? Quelles sont les garanties requises pour financer la crĂ©ation d’entreprise ? Le paysage belge dispose-t-il de nouveaux produits financiers pour faciliter la crĂ©ation d’entreprise ?
Julie Lebeque PĂŽle CrĂ©ation d’entreprises et du Financement des petites entreprises Sowalfin Alain Plumier Directeur DĂ©veloppement Wallonie –MarchĂ© Entreprises CBC Banque
Par Valériane Munoz Moles
Claire Munck CEO BeAngels

« Avec le patrimoine, on touche Ă  l’intime des personnes, une approche personnalisĂ©e est donc indispensable »

En raison de la situation gĂ©opolitique et de l’inflation principalement, nous vivons actuellement une pĂ©riode trĂšs agitĂ©e dont la fin n’est pas en vue et dont nous pouvons difficilement prĂ©voir l’évolution. Une bonne gestion des actifs est un moyen idĂ©al de faire face Ă  ces incertitudes.

N’importe qui peut-il faire de la gestion de patrimoine ? Nous avons posĂ© cette question Ă  CapitalatWork, qui se consacre Ă  la gestion discrĂ©tionnaire d’actifs. Et ce en confiant la gestion des investissements Ă  des experts professionnels qui, en Ă©troite concertation avec le client, attribuent un profil de risque et, sur cette base, gĂšrent le portefeuille d’actions et d’obligations de ce client - obligations d’État, obligations d’entreprises et/ou actions - dans le cadre d’un mandat. En d’autres termes, ils prennent toutes les dĂ©cisions d’achat et de vente en son nom.

alors spĂ©cifiquement une adĂ©quation avec un gestionnaire d’actifs et ne se contentent pas de choisir quelqu’un qui leur est recommandĂ© ou qui a Ă©galement conseillĂ© leurs parents. Les jeunes font leurs devoirs en se posant des questions en amont. Comme leurs connaissances financiĂšres sont bien plus Ă©tendues qu’auparavant, ils veulent connaĂźtre le modĂšle Ă©conomique du gestionnaire d’actifs, la soliditĂ© de l’organisation, la philosophie d’investissement, la structure des frais et le processus d’investissement. Ils font, pour ainsi dire, une radioscopie des fonds en remontant jusqu’à leur gestionnaire. »

Ă  la question, la demande d’expertise et de conseils n’a jamais Ă©tĂ© aussi forte. En raison de l’inflation et des tensions gĂ©opolitiques, il devient trĂšs complexe de gĂ©rer efficacement les actifs sur ce marchĂ© volatil. Personne ne sait si la situation actuelle va durer longtemps ni quelles en seront les consĂ©quences Ă  moyen et long terme. Les questions vont continuer Ă  s’accumuler et les rĂ©ponses ne pourront jamais venir d’une seule personne. »

L’inflation

Faire ses devoirs

« Nous nous gardons bien de fixer des seuils minimums stricts », explique Maarten Rooijakkers, directeur gĂ©nĂ©ral de CapitalatWork. « Nous nous en tenons Ă  une limite infĂ©rieure souple de 250 000 euros mais, s’il existe un potentiel de croissance supplĂ©mentaire, des montants moins Ă©levĂ©s sont Ă©galement possibles. L’ñge est Ă©galement sans importance : si vous commencez Ă  bien gagner votre vie Ă  un certain moment, vous pouvez mettre de l’argent de cĂŽtĂ© et vous constituer ainsi un portefeuille. Et en parlant d’ñge, nous constatons que de plus en plus de personnes se lancent parmi les jeunes. Ils recherchent

C’est Ă©galement plus sain, car il existe ainsi un meilleur Ă©quilibre entre le client et le gestionnaire d’actifs. Ce dernier n’est plus considĂ©rĂ© comme une sorte de guide ou de gourou, mais beaucoup plus comme un sparring partner. « Cela rend aussi immĂ©diatement le processus beaucoup plus humain. Et c’est une bonne chose, car les actifs touchent Ă  l’intime des personnes, il n’y a presque rien qui soulĂšve autant d’émotions et qui ait autant d’impact sur leur vie », explique Maarten Rooijakkers. « Le rĂŽle du gestionnaire de patrimoine est donc d’offrir de la tranquillitĂ© d’esprit aux gens, et pas de les enrichir Ă  court terme. Ce n’est d’ailleurs pas ce qu’ils attendent : nous sommes des gestionnaires d’actifs, pas des chasseurs d’actifs. C’est pourquoi le facteur qualitĂ© est si important pour nous : des actions et des obligations qui prennent en compte et respectent l’environnement, la sociĂ©tĂ© et la bonne gouvernance, entre autres. »

Toujours plus de questions

L’inflation, le coĂ»t de la vie et la hausse des prix de l’énergie, entre autres, ont-ils accru le besoin de gestion des actifs ? « En fait, Ă  cet Ă©gard, notre profession est un peu similaire Ă  celle des mĂ©decins », rĂ©pond le responsable des investissements Erwin Deseyn. « Dans le sens oĂč il sont toujours nĂ©cessaires. » Mais pour rĂ©pondre plus prĂ©cisĂ©ment

La grande prĂ©occupation des clients aujourd’hui semble ĂȘtre l’inflation et la maniĂšre d’en protĂ©ger leur portefeuille. « Les investisseurs eux-mĂȘmes peuvent jouer un rĂŽle actif Ă  cet Ă©gard, par exemple en investissant dans des obligations de pays riches en matiĂšres premiĂšres », explique Erwin Deseyn. « Il est Ă©galement utile d’y rĂ©flĂ©chir et d’agir en consĂ©quence, car nous ne sommes qu’au dĂ©but d’une pĂ©riode qui risque de durer. Personne ne sait ce que les dix prochaines annĂ©es nous rĂ©servent.

Foyer Group fait partie de Foyer SA et opĂšre en Belgique, au Luxembourg et aux Pays-Bas. Ce gestionnaire et planificateur d’actifs discrĂ©tionnaire a plus de 9 milliards d’euros d’actifs en portefeuille. Ses 145 spĂ©cialistes investissent dans des actions, des obligations et des liquiditĂ©s et ses 15 analystes de recherche suivent attentivement les marchĂ©s. CapitalatWork partage son expertise depuis plus de 30 ans en fournissant Ă  tout moment Ă  ses clients un aperçu de leurs portefeuilles d’investissement et s’engage Ă  crĂ©er de la valeur Ă  long terme. www.capitalatwork.com

#FOKUSFINANCE CAPITAL AT WORK ‱ BRAND REPORT 17
CapitalatWork Maarten Rooijakkers General Manager
Le rĂŽle du gestionnaire d’actifs est d’offrir de la tranquillitĂ© d’esprit.
Erwin Deseyn Chief Investment Officer

Des mesures énergiques face au cataclysme énergétique

En plus du report de paiement des cotisations sociales et d’impĂŽt, du chĂŽmage temporaire â€˜â€˜â€‰â€‰Ă©nergie ’’, du moratoire sur les faillites et des droits d’accise minimum pour le gaz et l’électricitĂ©, d’autres pistes existent pour soustraire quelques zĂ©ros Ă  la note Ă©nergĂ©tique des entreprises sur le long terme.

L’explosion des coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques est un problĂšme majeur pour les entreprises et a un impact considĂ©rable sur l’ensemble de l’économie belge. Bien consciente que la crise Ă©nergĂ©tique actuelle ne pourra ĂȘtre rĂ©solue par des mesures « spontanĂ©es » de soustraction Ă  court terme, la FEB a rassemblĂ© de nombreux experts autour de la problĂ©matique.

L’enjeu aujourd’hui est d’aborder cette crise Ă©nergĂ©tique selon une approche globale pour faire un trait d’union efficace entre mesures Ă  court, moyen et long terme. Cette mĂ©thodologie visera Ă  baisser le prix de l’énergie, rĂ©duire les taxes, adapter les mĂ©canismes de marchĂ© au niveau de l’UE et Ă©galement Ă  diminuer notre empreinte carbone.

« Selon les consommateurs d’énergie, le mĂ©canisme d’offre et de prix sur le marchĂ© doit ĂȘtre rĂ©visĂ©, ne serait-ce que temporairement, en Ă©troite concertation avec la Commission europĂ©enne, afin que les prix de l’électricitĂ© reflĂštent le coĂ»t moyen (+ marge) et constituent un signal d’investissement suffisant. Il faut donc rapidement analyser la possibilitĂ© et le mĂ©canisme Ă  mettre en place au sein d’un groupe de pays pour passer Ă  la fixation d’un prix de l’électricitĂ© sur base du coĂ»t rĂ©el (avec la marge) des moyens de production Ă©lectrique », explique Pieter Timmermans, CEO de la FEB.

Notre avenir Ă©nergĂ©tique se construit aussi selon une perspective Ă  long terme afin de disposer d’une Ă©nergie compĂ©titive et durable tout en bĂ©nĂ©ficiant d’une sĂ©curitĂ© d’approvisionnement.

« La Belgique doit contribuer au succĂšs de la nouvelle plateforme Ă©nergĂ©tique de l’UE (initiative REPowerEU) pour rĂ©aliser des achats communs volontaires de gaz, de GNL et d’hydrogĂšne en regroupant la demande, en optimisant l’utilisation des infrastructures et en coordonnant les contacts avec les fournisseurs », ajoute Pieter Timmermans.

Tout comme la FEB le dĂ©fend, entre les lignes, il est essentiel qu’une baisse de la consommation Ă©nergĂ©tique soit intrinsĂšque Ă  une gestion intelligente des moyens, et non gĂ©nĂ©rĂ©e par une diminution de l’activitĂ© Ă©conomique. La crise que nous traversons actuellement peut ĂȘtre salutaire pour faire naĂźtre de nouveaux comportements et susciter favorablement l’éco-transition. Un changement de culture qui requiert des investissements financiers dans une pĂ©riode oĂč mettre la main au portefeuille est un geste ‘‘sensible’’.

Bien que la tendance actuelle ne soit pas Ă  ‘‘penser la dĂ©pense’’, il existe de nombreuses solutions pour revoir le thermostat Ă  la baisse et changer de baromĂštre ! Avec son dispositif Easy’Green , le Groupe SOWALFIN propose une combinaison d’actions pour le financement de projets d’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, de production d’énergie renouvelable, d’adaptation d’installations aux gaz fluorĂ©s, d’économie circulaire et d’écoinnovation ! « Outre le financement des mesures durables, nous accompagnons les entreprises sur les thĂ©matiques liĂ©es Ă  l’énergie, Ă  certaines technologies impactantes comme le froid, Ă  l’économie circulaire et Ă  l’eau. Dans ce cadre, des conseils,

orientations et informations tenant compte de la situation du marchĂ© de l’énergie et de l’évolution du contexte rĂ©glementaire sont proposĂ©s. Les PME sont souvent dĂ©munies face Ă  ces questions assez techniques et qui ne font pas partie de leur core business.  Plus que jamais elles ont besoin d’ĂȘtre informĂ©es et orientĂ©es vers les bons interlocuteurs pour rĂ©pondre Ă  leurs questions et besoins concrets et souvent urgents », expliquent Anne Vereecke, Membre du ComitĂ© de direction de Easy’Green et sa collaboratrice VĂ©ronique Leonard, Responsable du PĂŽle Eco-Transition. Les financements se font essentiellement sous forme de prĂȘts subordonnĂ©s Ă  des conditions attractives (durĂ©e, franchise, taux), jusque 1 million d’Euros par projet (3 millions d’Euros encours).

FOKUS-ONLINE.BE 18 ÉCONOMISER L’ÉNERGIE
Selon les consommateurs d’énergie, le mĂ©canisme d’offre et de prix sur le marchĂ© doit ĂȘtre rĂ©visĂ©, ne serait-ce que temporairement.
Par Valériane Munoz Moles
— Pieter Timmermans, CEO de la FEB

Depuis sa crĂ©ation en 1999, la BZB-FedaïŹn a un objectif principal en ligne de mire : amĂ©liorer le statut d’intermĂ©diaires en services bancaires, d’investissements, d’assurances et de crĂ©dit. Avec plus de 2.300 membres, elle est aujourd’hui la plus grande association professionnelle d’intermĂ©diaires indĂ©pendants du secteur ïŹnancier. Mais quels sont les rĂŽles prĂ©cis de cette association ? Comment fonctionne-t-elle ? Et comment la BZB-FedaïŹn parvient-elle Ă  aider ses membres Ă  rester Ă  jour face aux changements sociĂ©taux ? DĂ©couverte de l’univers tout particulier de la ïŹnance aux cĂŽtĂ©s de d’Albert Verlinden, PrĂ©sident et Administrateur dĂ©lĂ©guĂ© de BZB-FedaïŹn.

Les intermédiaires, des acteurs de premier plan trop souvent oubliés

Un ‘‘intermĂ©diaire du secteur ïŹnancier’’ occupe le rĂŽle de relais entre un client et le monde de la ïŹnance. Il facilite les nĂ©gociations, conseille, aide aux transactions, Ă  la gestion d’un patrimoine, bref, assiste son client Ă  travers une sĂ©rie d’opĂ©rations parfois dĂ©licates et toujours importantes qui font, Ă  un moment ou l’autre, partie de la vie et des projets de chacun.

Évoluant dans un monde en perpĂ©tuel changement, les intermĂ©diaires peuvent ĂȘtre soumis Ă  de nombreux dĂ©ïŹs. Ils peuvent heureusement compter sur le soutien de la BZB-FedaïŹn, une association professionnelle dont le but est d’entourer tous ces mĂ©tiers parfois mĂ©connus. Selon Albert Verlinden, « c’est primordial d’aider ces intermĂ©diaires Ă  ne pas se sentir esseulĂ©s dans leur rĂŽle au quotidien, c’est pourquoi nous avons eu l’envie de crĂ©er une association. Nous sommes aujourd’hui les seuls Ă  opĂ©rer au niveau national et Ă  reprĂ©senter l’entiĂšretĂ© des diïŹ€Ă©rents

statuts du secteur ». Les membres peuvent y adhĂ©rer individuellement ou collectivement via leur association d’agents.

Une association qui est sur tous les fronts

La BZB-FedaïŹn reprĂ©sente les petits intermĂ©diaires indĂ©pendants du secteur de la ïŹnance. Et pour dĂ©fendre le plus justement possible leurs intĂ©rĂȘts collectifs et individuels, il est essentiel que l’association se positionne Ă  tous les niveaux et dans tous les secteurs.

D’un point de vue collectif, la BZB-FedaïŹn joue un rĂŽle important dans les nĂ©gociations avec les grandes entreprises. Elle entreprend Ă©galement de nombreuses initiatives de lobbying auprĂšs des politiciens, de la Banque Nationale, de la FSMA. « Lorsqu’une nouvelle lĂ©gislation voit le jour, nous analysons l’avant-projet, y formulons nos commentaires pour l’adapter. Nous sommes ensuite impliquĂ©s dans la mise en Ɠuvre du projet et nous restons actifs dans de nombreux comitĂ©s aïŹn de suivre ses Ă©volutions », prĂ©cise Albert Verlinden.

Pour ses membres, la BZB-FedaïŹn intervient, par exemple, dans les litiges qui opposeraient un intermĂ©diaire indĂ©pendant Ă  la compagnie ou la banque pour laquelle il travaille. De cette maniĂšre, l’agent est conseillĂ© mais se sent aussi entourĂ©, protĂ©gĂ© et peut compter sur des professionnels du secteur pour mettre en place des solutions. Albert Verlinden ajoute : « Nous intervenons Ă©galement pour des litiges entre les intermĂ©diaires eux-mĂȘmes ou entre un intermĂ©diaire et son personnel. Nous les assistons Ă©galement pour tout ce qui concerne les contrats, les documents types, les inspections par un rĂ©gulateur, etc. ».

Des outils digitaux précieux

On le sait, la digitalisation et les crises traversĂ©es derniĂšrement ont profondĂ©ment changĂ© le monde. Et le secteur ïŹnancier n’a pas Ă©chappĂ© Ă  la rĂšgle. BZB-FedalïŹn se place comme vĂ©ritable acteur de ce changement en aidant les intermĂ©diaires indĂ©pendants Ă  mieux connaĂźtre et maĂźtriser les outils numĂ©riques qui leur permettront de travailler plus eïŹƒcacement. Comment ? GrĂące Ă  une plateforme numĂ©rique d’une utilitĂ© prĂ©cieuse : EdïŹn !

Il s’agit d’une plateforme de formations et d’examens créée spĂ©cialement par BZB-FedalïŹn pour rĂ©pondre au besoin des intermĂ©diaires du secteur ïŹnancier d’ĂȘtre informĂ©s, formĂ©s et certiïŹĂ©s dans leur domaine de compĂ©tence. « Divers prestataires de formation externes font partie de cette plateforme et nous concevons Ă©galement certains modules. Nos membres sont constamment confrontĂ©s Ă  des modiïŹcations dans leur travail et Ă  de nouvelles lois, c’est pourquoi ils ont besoin d’ĂȘtre informĂ©s en temps rĂ©el, de maniĂšre abordable et dĂ©mocratique, pour rester Ă  jour dans leurs connaissances » ajoute Albert Verlinden.

La crise sanitaire a Ă©videmment poussĂ© BZBFedalïŹn Ă  organiser bon nombre de webinaires et de formations Ă  distance, ce qui a permis de varier davantage encore les sujets abordĂ©s. « Nous avons Ă©galement mis en place un outil trĂšs particulier qui permet Ă  chaque utilisateur de crĂ©er lui-mĂȘme son propre parcours de formation. En rĂ©alitĂ©, nos dĂ©veloppements digitaux continus nous rendent uniques dans notre secteur ».

BZB-FedaïŹn : une association professionnelle qui dĂ©fend et informe les intermĂ©diaires ïŹnanciers indĂ©pendants

Une brique dans le ventre ? Jamais une tuile pour le portefeuille !

l’avenir ? À quel type d’investissement

Depuis plusieurs mois, la Belgique fait face Ă  une hausse gĂ©nĂ©ralisĂ©e et durable des prix. Le "bon rĂ©flexe" pour un grand nombre, c’est d’économiser plutĂŽt que d’investir.

Car prĂ©server son Ă©pargne, c’est aussi sĂ©curiser son patrimoine. L’immobilier reste une valeur refuge, plĂ©biscitĂ©e par les investisseurs. « Le coĂ»t de financement de l’immobilier a certes Ă©tĂ© revu Ă  la hausse, mais un bon bail reste toujours un bon investissement. Le manque de bureaux dans la capitale et dans d’autres grandes villes, parallĂšlement Ă  une demande croissante des entreprises pour des espaces professionnels flexibles tels que de co-working, font du foncier l’un des rares actifs Ă  gĂ©nĂ©rer un bon rendement sur le long terme », affirme Arnaud Smeets.

Le principe de prĂ©caution domine sur la volontĂ© d’emprunter ? L’achat de parts dans une sociĂ©tĂ© civile de placement immobilier - SCPI - constitue une alternative. « Ce vĂ©hicule de placement collectif centralise des fonds apportĂ©s par des co-investisseurs dans le but d’acquĂ©rir un patrimoine immobilier. Une solution destinĂ©e aux personnes disposant de moyens financiers plus restreints », souligne Arnaud Smeets.

L’intĂ©rĂȘt ? La rentabilitĂ© quasi immĂ©diate. En effet, les investisseurs commencent Ă  percevoir des revenus locatifs au bout de trois Ă  six mois avec un rendement plus Ă©levĂ© que celui des investissements locatifs.

Selon Arnaud Smeets, il existe Ă©galement d’autres pistes pour innover dans le mĂ©tier de bailleur/investisseur mais surtout pour ouvrir le champ des possibles aux personnes ne disposant pas de fonds suffisants. « La blockchain et les cryptomonnaies pourraient rĂ©volutionner l’immobilier. »

A ce jour, il existerait une dizaine de sociĂ©tĂ©s dans le monde qui proposent de la tokĂ©nisation de biens immobiliers, comme la sociĂ©tĂ© franco-amĂ©ricaine RealT, par exemple. Celle-ci est spĂ©cialisĂ©e dans la tokenisation de logements Ă  haut rendement pour les personnes Ă  faibles revenus aux États-Unis. Le secteur de l’immobilier est-il donc en train de vivre une rĂ©volution 3.0 ?

Le secteur de l’immobilier traverse la tempĂȘte et continue de se faire »une place au soleil« avec comme fils conducteurs l’innovation et la flexibilitĂ©. Deux qualitĂ©s qui marquent l’ADN de l’entreprise Silversquare, ĂągĂ©e de prĂšs de 14 ans aujourd’hui.

Si Ă  l’origine Silversquare Ă©tait plutĂŽt destinĂ© aux freelances et aux start up qui dĂ©marraient, le concept rĂ©pond dĂ©sormais Ă  une demande croissante des entreprises. « Notre business model rĂ©pond Ă  l’incertitude que nous vivons actuellement. La flexibilitĂ© du travail est le nouvel enjeu compĂ©titif des entreprises », explique Axel Kuborn.

Outre une offre de bureaux Ă  louer, le co-working s’intĂšgre dans une dĂ©marche polysĂ©mique qui s’adapte au contexte sociĂ©tal actuel : diminution de l’empreinte carbone, rĂ©gulation Ă©nergĂ©tique au sein des entreprises, rĂ©seautage, rupture de l’isolement liĂ© au home-working


En effet, Silversquare ne se rĂ©sume pas Ă  une location de mĂštres carrĂ©s ! C’est aussi un lieu de transmission, de partage d’expertises et d’échanges d’idĂ©es entre les professionnels tout en apportant une solution aux problĂšmes de mobilitĂ© que connaissent les grandes villes mais Ă©galement aux enjeux climatiques. « La proximitĂ© est aussi un Ă©lĂ©ment trĂšs important pour nos clients. Pouvoir travailler dans un environnement professionnel qui reste prĂšs de chez eux et accessible facilement est essentiel. Les 3 nouveaux espaces de coworking que nous allons ouvrir Ă  LiĂšge, Anvers et prochainement Louvain La Neuve, vont renforcer ce maillage de proximitĂ© qui sĂ©duit et attire nos nouveaux clients », affirme Axel Kuborn.

En conclusion, ce que certains perçoivent comme un chaos Ă©conomique et climatique peut aussi s’avĂšrer ĂȘtre un levier pour susciter un renouveau humain et financier dans notre plat pays.

FOKUS-ONLINE.BE 20 INVESTISSEMENT IMMOBILIER
Face Ă  la crise, le secteur de l’immobilier semble conserver sa bonne forme. Comment les experts perçoivent-ils les professionnels accordent-ils leur prĂ©fĂ©rence ? Examinons quels sont aujourd’hui les meilleurs investissements sur le marchĂ© du logement. Par ValĂ©riane Munoz Moles

Avec les nombreuses crises que nous venons d’endurer (sanitaire et Ă©nergĂ©tique), il Ă©tait judicieux de se demander si l’investissement immobilier Ă©tait toujours rentable et envisageable. Car mĂȘme s’il est de notoriĂ©tĂ© que le Belge a une brique dans le ventre, il n’est tout de mĂȘme pas prĂȘt Ă  investir Ă  perte.

Heureusement, la situation serait bien moins catastrophique qu’on ne le pense. « Nous ressentons en effet moins la baisse du marchĂ© dans les investissements de projets neufs », explique Laurent Leybaert, Conseiller patrimonial chez Elitis Real Estate. « Si l’inflation Ă©tait trĂšs haute en 2022, la hausse des taux, elle, est restĂ©e assez correcte ». Rappelons Ă©galement que le marchĂ© immobilier belge a toujours profitĂ© d’une croissance stable. Et ce, sur une pĂ©riode de plus de 40 ans. « La banque d’affaires Degroof Petercam a ainsi constatĂ© que, pendant cette longue pĂ©riode (et jusqu’en 2016), les biens immobiliers dans le marchĂ© locatif classique n’ont augmentĂ© que de 2,2% avec l’inflation dĂ©duite. »

La situation difficile que vivent d’autres marchĂ©s joue Ă©galement en faveur de

l’investissement immobilier. Le marchĂ© des valeurs boursiĂšres, par exemple, a atteint une baisse moyenne de 15 Ă  20% pour tous les types d’actions confondus en 2022. Certains investisseurs se rĂ©fugient dĂšs lors dans des valeurs plus concrĂštes comme l’immobilier. Un investissement qui permet une gestion plus pragmatique du capital et du patrimoine. Ce marchĂ© offre d’ailleurs certaines garanties non nĂ©gligeables en Belgique comme la loi

Breyne qui protùge tout achat d’une maison sur plan ou à construire.

Mais qu’en est il des investissements dans des constructions plus anciennes ? L’avis est bien plus contrastĂ©. « Effectuer d’importants coĂ»ts de rĂ©novation sur un tel bĂątiment n’a plus de sens à l’heure actuelle ». Quant aux charges de copropriĂ©tĂ©, elles ont gĂ©nĂ©ralement augmentĂ© de maniĂšre disproportionnĂ©e. Mieux vaut dĂšs lors viser un immeuble

neuf avec un PEB efficace profitant de nouvelles techniques d’approvisionnement Ă©nergĂ©tique. Des projets d’avenir comme un systĂšme de rĂ©seau de chaleur qui rĂ©utilise la production d’énergie liĂ©e Ă  l’industrie locale seront par exemple profitables autant aux propriĂ©taires qu’aux locataires.

Et pour les plus frileux, Laurent Leybaert rappelle une chose primordiale : « un investissement immobilier permet dans la grande majoritĂ© des cas d’avoir un bien gĂ©nĂ©rateur de revenus, une sĂ©curitĂ© et un potentiel de revente ». Que demander de plus ?

Elitis Real Estate est le partenaire idĂ©al pour transformer votre projet d’investissement en rĂ©ussite rentable. Notre plus grand atout est sans aucun doute celui d’ĂȘtre le point central de toute transaction immobiliĂšre d’investissement. Nous analysons votre projet, consultons les meilleurs experts indĂ©pendants, ajustons en fonction des rĂ©sultats puis concrĂ©tisons le projet. Nous sommes votre partenaire depuis l’initialisation jusqu’à l’aboutissement final.

#FOKUSFINANCE
Effectuer d’importants coĂ»ts de rĂ©novation sur un tel bĂątiment n’a plus de sens à l’heure actuelle.
Investir dans l’immobilier est une valeur sĂ»re ELITIS REAL ESTATE ‱ BRAND REPORT 21 DÉCOUVREZ NOTRE OFFRE COMPLÈTE SUR BVI.EU OU CONTACTEZ-NOUS POUR UNE OFFRE PERSONNALISÉE : INFO@BVI.EU | +32 470 800 900 BESOIN DE NOUVEAUX BUREAUX ? DĂ©couvrez notre offre de bureaux ultramodernes. WAVRE ‱ À louer ‱ Bureaux Ă  partir de 221 m2 ‱ Surface totale des bureaux : 3.627 m2 ‱ LIVRAISON Q4 2023 NIVELLES ‱ À louer ‱ Bureaux Ă  partir de 466 m2 ‱ Surface totale des bureaux : 2.805 m2 ‱ LIVRAISON Q3 2023 MONT-SAINT-GUIBERT ‱ À vendre / Ă  louer ‱ Bureaux Ă  partir de 183 m2 ‱ Surface totale des bureaux : 2.250 m2 ‱ LIVRAISON Q4 2023 BVI_kantoren_wallonie_255x180_22-11-17.indd 1 17/11/2022 13:02

Lumingu & Jérémie Maes

Sans changement, pas de diversité

Nous sommes sur la bonne voie, mais le chemin est encore long. C’est ainsi que nous pourrions rĂ©sumer le statut actuel de la diversitĂ© au sein du secteur financier. À cet Ă©gard, les derniers chiffres de Women in Finance (l’initiative Febelfin) ne mentent pas : aujourd’hui, les femmes reprĂ©sentent 52,6% de l’ensemble du personnel, mais n’occupent que 30,4% des fonctions de direction. Ce qui Ă©quivaut Ă  une progression de 1,5% Ă  peine par rapport Ă  l’annĂ©e derniĂšre. Pourquoi cette progression est-elle si lente ? À bien y rĂ©flĂ©chir, il y a plusieurs Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse. Au niveau individuel tout d’abord, avec une vision diffĂ©rente sur la maniĂšre de mener les tĂąches de direction, sur l’équilibre vie privĂ©e / vie professionnelle ou encore sur un plus grand besoin de flexibilitĂ©. Ce que l’on nomme le « syndrome de l’imposteur » pourrait Ă©galement constituer un frein au dĂ©veloppement personnel dans le chef de l’individu luimĂȘme, et il est plus prĂ©sent chez les femmes. De son cĂŽtĂ©, l’entreprise elle aussi a une certaine part de responsabilitĂ©.

Avec parfois un manque de visibilité et de réflexion sur la planification de succession à long terme. Autant de motifs qui font que les femmes ne se mettent pas assez en valeur. Mais affirmer que ces fonctions ne les intéressent pas serait mentir. Elles estiment simplement que le rÎle pour lequel elles sont tout autant qualifiées que les hommes doit connaßtre certaines adaptations à leur profil et desideratas.

Cependant, il faut bien se dire qu’attendre une solution qui tomberait du ciel est illusoire. Si la diversitĂ© avait dĂ» se faire selon les lois de la nature, elle serait dĂ©jĂ  opĂ©rationnelle depuis bien longtemps. Cette diversitĂ©, il faut donc l’imposer. Pour ce faire, quelques idĂ©es existent, comme l’instauration d’un quota au sein des membres des conseils d’administration. Mais lĂ  encore, comment s’assurer qu’il ne s’agira pas seulement d’une diversitĂ© de façade ? Pour bien faire, le problĂšme doit ĂȘtre pris Ă  la racine et dans le cadre d’une rĂ©flexion poussĂ©e autour du planning de succession sur le long terme. Oser ouvrir la discussion, ne pas avoir peur de donner son avis sur la hiĂ©rarchie ou encore montrer l’exemple dans les dĂ©bats sont autant de gestes nĂ©cessaires pour lutter contre l’inertie au changement. Mais encore faut-il les poser !

de son

FOKUS-ONLINE.BE 22 CHRONIQUE Vous bĂ©nĂ©ïŹcierez d’une rĂ©duction ïŹscale de 45 % si le cumul de vos dons atteint 40 euros ou plus par annĂ©e civile (conformĂ©ment aux conditions prĂ©vues Ă  l’article 145/33 CIR 1992). Les violences reprĂ©sentent la principale cause de sans-abrisme chez les femmes Pour les accompagner vers des solutions dignes et durables, faites un don Ă  l’ASBL L’Ilot sur le compte BE33 0017 2892 2946 (avec la communication « don femmes ») ou en scannant le code QR ci-dessous.
coups
compagnon. Depuis,
L’Ilotasbl Rue de l’Église 73 1060 Bruxelles 02 537 20 41 dons@ilot.be www.ilot.be SORTIR DU SANS-ABRISME Pub Focus-255x120 FR.indd 1 11/10/2022 19:52
Lisa a fui les
elle dort tous les soirs dehors.
La finance a besoin de changement pour permettre aux femmes de briguer des fonctions de haut vol en mĂȘme proportion que les hommes. Laura Lumingu (Senior Policy Advisor chez KBC) et JĂ©rĂ©mie Maes (Segment Manager chez Belfius) font le tour de la question. Laura
À l’heure actuelle, les femmes reprĂ©sentent 52,6  % de l’ensemble du personnel, mais n’occupent que 30,4  % des fonctions de direction.
Par Laura Lumingu, Senior Policy Advisor, KBC Jérémie Maes, Segment Manager, Belfius

BNP Paribas Fortis est le leader belge du secteur ïŹnancier, dĂ©terminĂ© Ă  se rĂ©inventer pour devenir la banque de demain. Vous aimez le travail en Ă©quipe et le monde ïŹnancier vous intĂ©resse ? Jessica Battista explique pourquoi vous aussi y trouverez sĂ»rement votre place.

« Si on m’avait dit que je travaillerais un jour pour une banque, j’aurais bien ri », conïŹe Jessica. Et pourtant, c’est prĂ©cisĂ©ment ce que fait cette native de Genk, depuis maintenant plus de sept ans. L’hĂ©sitation initiale a fait place au rĂŽle d’ambassadrice parfaite d’une banque pionniĂšre. BNP Paribas Fortis n’est pas restĂ© immobile dans un monde en constant changement. « À l’époque, j’ai hĂ©sitĂ© Ă  envoyer mon CV parce que je n’avais aucune connaissance bancaire, mais aussi parce que je supposais que seuls les vrais Ă©conomistes avaient accĂšs Ă  ce secteur », confesse Jessica avec un sourire. Elle est donc l’exemple proverbial du contraire. Jessica est une conseillĂšre certiïŹĂ©e en matiĂšre de services bancaires prioritaires. « En termes humains, je suis une spĂ©cialiste de tout ce qui concerne l’épargne et l’investissement », explique-t-elle. Jessica est le point de contact d’un portefeuille de clients et ce contact humain est l’une des raisons pour lesquelles elle dit que c’est le travail de ses rĂȘves. « J’ai vraiment l’impression d’ap-

porter une valeur ajoutĂ©e », conïŹe-t-elle. Jessica a commencĂ© sa carriĂšre en tant que conseillĂšre commerciale et a progressĂ© jusqu’à devenir directrice des ventes. « AprĂšs dix ans dans la vente, je me suis en quelque sorte heurtĂ©e Ă  mon plafond. Je voulais apprendre, m’épanouir, en bref changer d’orientation. Mais je ne savais pas vraiment quelle direction prendre », se souvient-elle. Une personne de son entourage lui a parlĂ© des diffĂ©rents mĂ©tiers de BNP Paribas Fortis, et trois mois plus tard, elle a dĂ©cidĂ© de faire le grand saut. « Je ne l’ai pas regrettĂ© un seul instant. J’ai un emploi qui gĂ©nĂšre un impact. »

‘Positive Banking’

Never stop growing, your potential is limitless. Telle est la devise chez BNP Paribas Fortis. « Ils sont vraiment ouverts aux aspirations professionnelles. Je suis ïŹĂšre de travailler pour une entreprise qui me procure constamment les outils nĂ©cessaires pour me dĂ©velopper Ă  mon propre rythme et en fonction de mes besoins », conïŹe Jessica. « Chaque collaborateur est encouragĂ© Ă  apprendre chaque jour et Ă  amĂ©liorer rĂ©guliĂšrement ses compĂ©tences. Nous avons accĂšs Ă  de nombreuses formations trĂšs variĂ©es, allant des langues aux compĂ©tences gĂ©nĂ©rales en passant par la ïŹnance. Nous pouvons apprendre de maniĂšre indĂ©pendante ou, dans le cas d’une formation professionnelle, de maniĂšre

classique. Nous pouvons vraiment tracer notre propre parcours en fonction de nos préférences. »

Ce que Jessica apprĂ©cie particuliĂšrement, c’est le grand respect qui rĂšgne chez BNP Paribas Fortis. ConcrĂštement parlant, l’organisation soutient les initiatives visant Ă  permettre d’ĂȘtre complĂštement soi-mĂȘme et encourage une culture de communication ouverte. « Ces valeurs me sont Ă©galement chĂšres », dĂ©clare Jessica. AprĂšs les heures de travail, il y a aussi du temps pour la dĂ©tente. « La banque attache une grande importance Ă  la cohĂ©sion sociale et aux rĂ©unions informelles », explique-t-elle. Dans le mĂȘme temps, l’accent est mis sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privĂ©e. « L’atmosphĂšre est presque familiale, et puis on sait que beaucoup de choses sont possibles pour s’entraider. La ïŹ‚exibilitĂ© vient donc des deux cĂŽtĂ©s. » Vous vous retrouvez dans un environnement de travail qui vous encourage Ă  ĂȘtre crĂ©atif et innovant.

Une banque qui souhaite construire un avenir positif, avec des talents qui veulent avoir un réel impact.
Jessica

Les BPO, l’avenir des Ă©pargnespensions et assurances vie

Les services BPO concernent aujourd’hui de plus en plus d’entreprises, dans de multiples domaines, si bien que le secteur des assurances s’apprĂȘte lui aussi Ă  externaliser certains produits bien spĂ©ciïŹques tels que les Ă©pargnes-pensions ou les assurances vie. Si cela ne change a priori rien pour le client ïŹnal, ce sont les performances des entreprises qui pourraient augmenter.

Le temps oĂč les grandes entreprises gĂ©raient l’ensemble de leur business en interne et dans une seule et unique structure est rĂ©volu depuis longtemps. Aujourd’hui sous-traitance, services externes et consultance font partie du quotidien de la majoritĂ© des Ă©tablissements. Tout cela pour des raisons de facilitĂ©, de performance, mais aussi et surtout de rentabilitĂ© bien sĂ»r. On Ă©voque souvent Le BPO, ou Business Process Outsourcing, qui consiste en l’externalisation des processus d’affaires pour des entreprises qui n’ont plus le temps ou les moyens de les gĂ©rer en interne.

Et cela va de plus en plus loin, d’ailleurs. Si on pense avant tout Ă  des call-centers ou des services de facturation ou de ressources humaines qui n’ont pas d’impact direct sur le core business d’une entreprise, un nouveau rapport du cabinet de conseil Frame Advisory pousse le concept un cran plus loin. Dans le domaine particulier des assurances des prestataires tels que ProCapital dĂ©ploient dĂ©sormais des services BPO pour certains types de produits spĂ©ciïŹques. « Pour approfondir notre analyse, nous avons rencontrĂ© plusieurs prestataires de dĂ©lĂ©gation de gestion, avec des proïŹls et offres diversiïŹĂ©s, plus spĂ©ciïŹquement sur le marchĂ© de l’assurance. AprĂšs ce premier tour d’horizon

des acteurs de BPO en assurance, nous portons la conviction que l’externalisation de la gestion en santĂ©-prĂ©voyance (un marchĂ© de plus en plus concentrĂ©) a atteint une certaine maturitĂ© quand plusieurs dynamiques sur celui de l’assurance vie et de l’épargne retraite devraient pousser les assureurs Ă  davantage dĂ©lĂ©guer sur cette ligne mĂ©tier », apprend-on.

Car au plus les produits se diversiïŹent et se complexiïŹent, au plus il est nĂ©cessaire de renforcer les Ă©quipes pour gĂ©rer son portefeuille clients de la meilleure des maniĂšres. « Entre les enjeux macroĂ©conomiques (hausse des taux, inïŹ‚ation salariale, Ă©rosion de la rentabilitĂ©) et spĂ©ciïŹques Ă  l’épargne (sophistication des contrats, lancement des nouveaux Plans d’Épargne Retraite, Ă©volutions rĂ©guliĂšres de la rĂ©glementation), les acteurs du marchĂ© se trouvent confrontĂ©s Ă  des problĂ©matiques qui peuvent trouver des solutions dans le recours au BPO. Le BPO en Ă©pargne assurantielle n’est pas encore mature. Plusieurs acteurs disposent dĂ©jĂ  d’offres assez diffĂ©rentes les unes des autres dans leur ADN et leur positionnement. D’autres acteurs de la dĂ©lĂ©gation, rĂ©fĂ©rences du secteur, sont engagĂ©s dans des rĂ©ïŹ‚exions pour investir ce marchĂ© que nous anticipons en forte croissance, dans une trajectoire pouvant couvrir 15% de l’épargne gĂ©rĂ©e Ă  horizon 2030, encore bien loin des 35% de part de marchĂ© des dĂ©lĂ©gataires sur le secteur de la santé », prĂ©cise encore Frame Advisory.

Et puisque la performance et la rentabilitĂ© sont des arguments dĂ©cisifs quand il s’agit d’avoir recours Ă  un service BPO, autant l’évoquer concrĂštement. « Les assureurs ont plus que jamais besoin de rĂ©duire leurs

coĂ»ts. Alors que les charges de gestion se situent autour de 10 Ă  12% des primes collectĂ©es pour un assureur, le recours Ă  des dĂ©lĂ©gataires permet d’envisager une rĂ©duction situĂ©e entre 25% et 50% », conïŹrme Frame Adivsory. « La diffĂ©rence ne se fait pas nĂ©cessairement sur le coĂ»t gestionnaire mais davantage dans la capacitĂ© des dĂ©lĂ©gataires de gestion Ă  moduler les effectifs sur une activitĂ© donnĂ©e tout en proïŹtant de la mutualisation de leurs plateformes de gestion avec d’autres clients. La gestion des pics d’activitĂ©s est un levier puissant permettant au dĂ©lĂ©gataire d’optimiser l’allocation des ressources.

Éviter certaines problĂ©matiques RH

En parallĂšle, les assureurs font face Ă  des difïŹcultĂ©s de recrutement sur les mĂ©tiers de la gestion. Selon les bassins d’emploi, la concurrence entre les acteurs est intense alors mĂȘme que l’on constate une pĂ©nurie de gestionnaires disponibles. Pour certains postes, par exemple sur le domaine de la prĂ©voyance, les dĂ©lais de recrutement peuvent se compter en mois ! La souplesse des dĂ©lĂ©gataires dans la gestion de la charge d’activitĂ©s entre leurs clients leur permet ponctuellement de pallier ces difïŹcultĂ©s de gestion du personnel. »

Et si le client ïŹnal – qui n’est pas en contact direct avec les BPO – y trouve son compte ainsi qu’un service tout aussi complet, tout le monde est gagnant.

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