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Fokus 50+

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CE

DOSSIER

EST

PUBLIÉ

PA R

SMART

MEDIA

50-PLUS VOYEZ LA VIE EN ROSE

ET

N’ENGAGE

DÉCEMBRE 2015

PA S

LA

RESPONSABILITÉ

MARTINE FALLON Jeune à tout âge

DES

ÉDITEURS

NI

DE

LUC JANSEN La vie active ne s’arrète pas

LA

R ÉD A C T I O N

DE

L’ AV E N I R

RÉSOLUTIONS POUR 2016 365 jours de sport par an

Voyager

On part à l’aventure

Gastronomie

Les sains gourmands

Habitat Sur mesure

GERALD WATELET

« Je me vois bien terminer ma semaine le jeudi soir après C’est du Belge pour m’échapper un week-end à la campagne avec mes deux saucisses sur pattes. »

Découvrez-en plus sur fokus-wallonie.be 3311 JAN. j a n . >> 66 FEV. feb.

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2 ÉDITO MARTINE FALLON Bonne lecture

Clément Decasteau, Project manager

Jeune à tout âge

ÉQUIPE

Les symptômes du vieillissement ne sont que les signes de l’oxydation cellulaire. Or ce phénomène peut survenir à n’importe quel âge et est fonction exclusivement de notre hygiène de vie. Nous pouvons donc rester jeune tout au long de notre existence.

clement.decasteau@smartmediaagency.be

TEXTE MARTINE FALLON, COACH SANTÉ ET FONDATRICE DE WWW.MARTINEFALLON.COM

riche en vitalité et en énergie! La vie génère la vie.

N

otre hygiène de vie, nous sommes les seuls à en décider. Deux options s’offrent à nous. Soit nous choisissons de manger n’importe quand, n’importe comment, des aliments industriels ou dénaturés, hautement préjudiciables pour notre santé. Soit nous optons pour une assiette saine, centrée sur des produits naturels, locaux et de saison, avec une mise en avant des légumes, des fruits et des protéines de qualité. Le tout,

LES ALIMENTS INDUSTRIELS ou dénaturés par des méthodes de culture, élevage, conservation ou préparation inadaptées entraînent le dérèglement de la cellule et à terme, les symptômes dits « du vieillissement ». Ils se traduisent physiquement par la perte de cheveux, de vision ou d’ audition, l’apparition de caries, de gencives enflammées, le développement de tendinites et d’ostéoporose. Mais ces signes surviennent également de façon psychologique avec des risques de dépression et de troubles du sommeil. Malheureusement, ces symptômes apparaissent sur des personnes de plus en plus jeunes. Pas de panique, des solutions pour prévenir ces problèmes existent. IL EST D’ABORD essentiel de revoir sa copie alimentaire. Il est

primordial de sortir de nos zones de confort, d’opter pour une nouvelle hygiène de vie qui

Il est primordial de sortir de nos zones de confort et d’opter pour une nouvelle hygiène de vie nous aidera à retrouver et garder notre jeunesse cellulaire et à nous protéger des risques de maladies qui ne sont pas, comme on a tendance à le répéter, aussi inévitables. En effet, le monde médical affirme aujourd’hui – ce n’était pas le cas, il y a 10

 FOKUS-WALLONIE.BE Project manager: Clément Decasteau

ans – que seul 1 % des cancers aurait une origine génétique, les autres dépendraient donc de nos habitudes de vie. NE NOUS RÉSIGNONS pas à un triste sort cellulaire et un vieilissement programmé. Il ne tient qu’à nous de nous accorder un renouveau cellulaire et immunitaire via une alimentation vivante, une activité physique régulière au grand air, un sommeil retrouvé, de bons compléments naturels. La recette idéale pour contaminer nos cellules avec de la vraie bonne énergie. Faisons-le pour nous, pour nos enfants et pour cette planète dont la résurrection doit aussi faire partie de nos priorités. Et si possible, sans devoir rentrer dans des protocoles compliqués et renoncer au plaisir de manger. Nous sommes responsables de notre état de santé, quel que soit notre âge.

Country manager: Ellen D’hondt Rédacteur en chef: Elke Ramsdonck redactie@smartmediaagency.be Équipe éditoriale: Aubry Touriel, Magali Veronesi, Cécile De Forton Photo en couverture: Ian Hermans Layout: Baïdy Ly Impression: Corelio Smart Media Agency BE Leysstraat 27, 2000 Anvers, Tel +32 3 289 19 40, info@smartmediaagency.be

À PROPOS DE SMART MEDIA Smart Media est un acteur de renom en matière de content marketing et de native advertising. Nos campagnes paraissent sous forme numérique mais également en format print dans les journaux majeurs. Une priorité mise sur le sujet, des médias créatifs: ce sont nos ingrédients pour vous assurer une visibilité percutante auprès de votre groupe cible. Grâce à nos contenus qualitatifs, nous veillons à ce que vos clients, nos lecteurs, passent à l’action.

CONTENU... 04 On part à l’aventure 05 365 jours de sport par an 06 Les gastronomes en pleine forme 08 Interview: Gerald Watelet

04

05

06

10

10 Votre habitat sur-mesure

Découvrez-en plus sur

FOKUS-WALLONIE.BE

11 La priorité pour nos (petits) enfants 13 To geek or not to geek? 14 La vie active ne s’arrête pas

NOUVEAU: LA TRANQUILITÉ GRÂCE À ZEMBRO Le premier bracelet intelligent pour nos ainés. Découvrez le bracelet Zembro. Il est beau, et encore mieux: il est de bonne compagnie. Il offre aux séniors la liberté, l’indépendance et la tranquilité, qui sont si importantes. Et grâce à l’app(lication) Zembro pour la famille et les amis, vous restez tous connectés. Surtout quand c’est vraiment nécessaire. Ca, c’est un soulagement! Offrez le plus beau cadeau qui puisse exister: toujours quelqu’un à proximité. Parlez-en avec votre famille et commandez dès aujourd’hui votre bracelet Zembro sur www.zembro.com.

50-PLUS


Le Réseau Santé Wallon (RSW) :

Inscrivez-vous ! La médecine évolue, la gestion de votre dossier médical aussi. Le Réseau Santé Wallon permet un échange informatisé d’informations (rapport d’hospitalisation, traitement en cours, résultat d’une prise de sang, radio ou scanner...) entre médecins pour un même patient. Il assure ainsi une prise en charge plus rapide et évite le temps (et l’argent) parfois perdu en examens inutiles. Inscrivez-vous, c’est gratuit !

Quelques exemples : vous rentrez chez vous après une hospitalisation et votre médecin généraliste doit assurer votre suivi, vous êtes victime d’un accident et transporté dans un hôpital qui n’a pas de dossier sur vous, ou plus simplement vous consultez différents médecins/centres de soins pour différentes pathologies… Le Réseau Santé Wallon (RSW) constitue une plate-forme informatique hautement sécurisée d’échanges d’informations médicales. Il permet le partage des documents vous concernant entre les médecins et les soignants qui vous prennent en charge, et ce uniquement dans le cadre de la continuité des soins.

Le patient reste maître du jeu En tant que patient, vous restez en permanence maître de votre dossier : outre un accès à l’index et prochainement au contenu des documents qui vous concernent, vous pouvez ajouter des informations dans votre dossier (nouveaux symptômes, remarque sur certains rapports…). Vous gérez vous-même l’accessibilité aux documents de votre dossier aux spécialistes de votre choix et pouvez à tout moment savoir qui les a consultés et quand. Vous pouvez aussi interdire l’accès à un médecin, voire vous désinscrire quand vous le souhaitez.

« Un gain de temps considérable » Président du RSW, le Dr Philippe Olivier illustre son utilité : « Prenons un patient dans le coma, accueilli en pleine nuit dans un service de soins intensifs. Imaginons que son dossier est tenu dans un autre hôpital et également chez son généraliste. Le réanimateur va alors pouvoir directement le consulter en ouvrant un onglet RSW, où il verra apparaître la liste exhaustive des examens qui ont été réalisés dans l’autre hôpital et par le médecin généraliste. Ce sera un gain de temps exceptionnel, qui donnera sans conteste plus de chance à ce patient de s’en sortir » On l’aura compris, l’apport du RSW permet ni plus ni moins de sauver des vies !

Une haute sécurisation reconnue Les accès aux documents médicaux sont autorisés uniquement aux médecins et soignants qui vous prennent en charge (lien thérapeutique obligatoire). Ils sont interdits aux médecins des assurances, mutuelles, employeurs, etc. Le système mémorise les échanges et les accès aux documents médicaux, la traçabilité est donc assurée. Le Réseau Santé Wallon respecte la loi sur les droits des patients et la loi relative à la protection de la vie privée, et dispose d’un service de médiation. Il a obtenu l’autorisation du conseil national de l’Ordre des médecins et de la Commission de la vie privée. Lancé en 2006, le RSW a été reconnu comme organisme d’intérêt public par le gouvernement wallon.

Convaincu(e) ? Inscrivez-vous ! L’inscription est gratuite. Elle peut se faire : directement en ligne sur www.rsw.be auprès des services administratifs des hôpitaux auprès de votre médecin généraliste auprès des mutuelles auprès du service administratif du RSW info@rsw.be + tél : 04 224 81 75

www.rsw.be


4 TRENDS VOYAGER

On part à l’aventure On imagine souvent à tort que les quinquagénaires restent inactifs en vacances. Pourtant, ils sont de plus en plus à partir à l’aventure. De la randonnée tranquille à l’ascension d’une montagne, il y en a pour tous les goûts! TEXTE AUBRY TOURIEL

C

’est fini le temps où les quinquagénaires passaient leur temps à faire la crêpe sur la plage. La soif d’aventures les incite à découvrir d’autres types de voyage comme la randonnée, le trekking ou les balades à vélo. Olivier Delmée, directeur de communication de Maison du Voyage voit cette évolution lui-même: « En Belgique francophone, une personne sur trois vient nous trouver “je n’ai jamais fait de trekking, j’en ai beaucoup entendu parler, mais j’ai un peu peur, comment ça se passe? Que pouvez-vous me proposer?” » L’OFFRE SE DÉCLINE sous une multitude

d’options. L’éventail de destinations est large, mais certaines sont déconseillées: « Il y a 10 ans, on faisait beaucoup de voyages dans les zones du Sahel: Algérie, Niger, Mauritanie et Libye », explique Lionel Hasbaque, PDG de Terres d’Aventure. « Aujourd’hui, on ne peut plus y envoyer les voyageurs, car c’est trop dangereux. » D’après Olivier Delmée, les 50+ préfèrent des destinations long-courrier où la sécurité est totalement assurée, par exemple, le Costa Rica ou le Vietnam.

plus sur la culture du riz au Vietnam ou faire des randonnées sur l’Etna en compagnie d’un vulcanologue. « Beaucoup de gens ne savent pas comment fonctionnent la culture et le rythme du riz. On est en train de monter le même programme à Madagascar pour découvrir les techniques agricoles de la région », indique Olivier Delmée. PEU IMPORTE L’ENDROIT ou la thématique, les 50+ ont le choix entre visite avec ou sans guide. Maintenant, les formules plus libres ont le vent en poupe. « Cela s’adresse à toute personne qui se débrouille un peu, il suffit de lire une carte ou d’avoir un GPS. », selon Delmée. Pour certaines destinations, comme l’ascension du Mont-Blanc, un guide est nécessaire.

Mais ce n’est pas possible tout le temps. Par exemple, sur l’île de la Réunion, les cases créoles, le lieu de résidence des paysans il y a 25-30 ans, font office de logements standard. Les opérateurs tentent dorénavant de trouver des hôtels ou des chambres d’hôte. OUTRE LE CONFORT de voyage, vous

pouvez aussi choisir les circuits qui vous plaisent en fonction de la difficulté du parcours. Il est possible de marcher de deux à sept heures par jour, les offres sont également classées par niveau. Les voyages à vélo sont également susceptibles de plaire à beaucoup de 50+. « On leur met un vélo à disposition, on réserve les hébergements et les repas d’un jour à l’autre », raconte Lionel Habasque.

prêts à séjourner dans des refuges ou des tentes. Aujourd’hui, ils optent toujours pour le même type de randonnées, mais le besoin en confort du logement a augmenté : « Chambre individuelle, bon couchage, douche chaude et bon repas le soir » précise Lionel Hasbaque.

DANS LA PLUPART des voyages, plus besoin de se tracasser pour ses valises. Les bagages sont transportés d’un hôtel à l’autre en fonction des moyens sur place: ça peut être en voiture, à dos de chameau ou d’âne. Pendant la journée, les randonneurs peuvent donc se balader en toute liberté avec un léger sac à dos.

LES AGENCES DE VOYAGE ont adapté leurs circuits en offrant des niveaux de confort supérieur, généralement dans les parcours plus faciles.

COMME VOUS LE voyez, ce ne sont pas les possibilités qui manquent, alors qu’attendez-vous pour partir à l’aventure?

IL Y A 15-20 ANS, les voyageurs étaient

ILS PEUVENT ÉGALEMENT découvrir ces

pays exotiques autour d’une thématique, comme la gastronomie, l’histoire ou les sciences. Vous pouvez par exemple en apprendre

On est en train de monter un programme à Madagascar pour découvrir l’agriculture - Olivier Delmée


ACTIVITÉS DÉFI 5

365 jours de sport par an La cinquantaine, c’est le bon âge pour se mettre au sport, même si vous n’en avez jamais fait. Et si vous commenciez par enfourcher votre vélo plutôt que la voiture pour les petits trajets ou prendre l’air en forêt?

OSTÉOPOROSE: ANTICIPEZ!

TEXTE MAGALI VERONESI

50

ans, c’est un âge magnifique et épanouissant. Mais votre médecin vous mettra en garde, si ce n’est pas déjà fait, une fois passé ce cap. Que vous soyez un homme ou une femme, il est nécessaire de mesurer votre risque vasculaire à travers plusieurs indices: cholestérol, diabète, hypertension, tabagisme, surpoids, antécédents familiaux... À partir de 50 ans, votre généraliste insistera pour que vous pratiquiez régulièrement les examens de dépistage des cancers du colon, de la peau, de la prostate, du sein et du col de l’utérus.

BONNE NOUVELLE: il est possible de limiter les effets de l’âge grâce au sport. S’il est connu que l’inactivité et la sédentarité accélèrent le processus de vieillissement. Il est aussi prouvé que l’activité physique au-delà de 50 ans vous aide à entretenir votre force musculaire, votre souplesse et vos os. Même si vous n’êtes pas un sportif dans l’âme et n’avez jamais aimé transpirer, il n’est jamais trop tard pour s’y mettre. Après un bilan médical, tout en ne surévaluant pas vos capacités et en mesurant vos efforts. Les bénéfices se ressentiront rapidement sur le plan respiratoire, métabolique et cardiaque, sans oublier l’aspect psychologique.

sieur vélo de la RTBF : « Je n’étais pas très doué au cours de gymnastique à l’école et je n’ai jamais été un grand sportif. Jamais vous ne me verrez faire du sport en salle. » Et pourtant, l’animateur de Vivacité ne jure aujourd’hui que par son vélo! « Je sors à vélo 365 jours par an, que ce soit pour aller à la gare de Namur ou pour aller à la boulangerie le dimanche matin. J’en ai besoin et en plus, ça me permet d’évacuer les excès car je suis un épicurien. » EN RÉALITÉ, il associe totalement le

sport à la nature. « Là, j’ai une réunion qui vient d’être annulée. Et j’en profite pour aller courir dans les bois une petite heure. Un footing, c’est un moment d’évasion. Après, je suis sur un petit nuage.

ÇA ME PERMET de décompresser, de refaire le plein d’énergie et de relativiser les problèmes. » À 56 ans, Adrien Joveneau a convaincu sa fille de 25 ans de l’accompagner. « En février dernier, elle a démarré le programme Je cours pour ma forme et depuis, on va faire un footing ensemble au moins une fois par semaine. » CE DONT IL est le plus fier, c’est lorsque les auditeurs et téléspectateurs du Beau Vélo de Ravel le remercient de les avoir incités à quitter leur canapé le samedi après-midi. « Ils me disent parfois que, sans l’émission, leur vélo resterait au garage ou qu’ils ont arrêté de fumer grâce à moi, du moins en partie. C’est vrai que j’incite tout le monde à prendre son vélo. »

EN TÉMOIGNE ADRIEN JOVENEAU, le mon-

AUTRE CÉLÉBRITÉ NAMUROISE à s’investir pour le bien-être des seniors: Benoît Poelvoorde qui parraine avec sa maman – 75 ans – la campagne « Bien vieillir, c’est pas du cinéma ». Cette opération de fundraising lancée par l’Université de Namur financera non seulement des recherches sur l’athérosclérose et le cancer, mais se penchera plus globalement sur la place des seniors dans notre société et leur mobilité. « ILS ONT bien fait de choisir

ma mère pour incarner cette campagne: elle représente l’art de bien vieillir sans artifices et produits de beauté », commente l’acteur tandis que sa maman avoue que ce n’est pas à sa génération qu’elle pense, mais à celle de son fils: « J’espère que les chercheurs vont aider mes enfants à moins souffrir de l’arthrose et des rhumatismes que moi. »

L’ostéoporose, la maladie des os fragiles, touche principalement les femmes, surtout à la ménopause. Sa progression est insidieuse car on ne ressent pas de douleur alarmante. Mais parfois, une simple chute peut entraîner une fracture des os avec des conséquences sévères: hospitalisation et perte d’autonomie. Pas de panique: la prévention, efficace et accessible, existe. Dès la ménopause, une alimentation riche en produits laitiers complétée par une dose quotidienne de calcium (500 mg en moyenne) et 800 unités de vitamine D réduisent le risque de la maladie.

RESTAURANT ET DIABÈTE COMPATIBLES

N’EMPÊCHE, à 75 ans, Jacqueline

Pappaert affiche une forme époustouflante. Son secret? « Je bouge tout le temps. Je marche plusieurs kilomètres par jour pour aller faire une course ou l’autre, nettoyer chez mon fils ou repasser chez ma fille. Je ne tiens pas en place. » Voilà un bel exemple des bienfaits de l’activité physique sur la forme des seniors, n’est-ce pas?

Le diabète concerne de plus en plus de 50 ans et plus. Le fameux guide Gault & Millau s’est associé à Zucsu pour lancer un deuxième guide gastronomique à destination des personnes sensibles à leur glycémie. L’ouvrage reprend 300 adresses de restaurants où les chefs s’engagent à servir de la cuisine avec plus de légumes, de fibres et à renseigner les clients sur l’index glycémique des plats servis.

© WBT - D.ERROYAUX

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6 FOCUS NOURRITURE

3 QUESTIONS À...

Les gastronomes en pleine forme Le Wallon a la réputation d’être un bon vivant, mais, avec l’âge, des problèmes de santé apparaissent. Comment continuer à vivre comme un épicurien tout en restant en bonne santé? TEXTE AUBRY TOURIEL

FRANK FOL LE CHEF DES LÉGUMES Quelle est votre philosophie ? « Pensez légumes, pensez fruits ». Dans un premier temps, on part de fruits et légumes. Ensuite, on regarde quelles techniques on utilise pour les préparer. Et seulement dans un troisième temps, on va regarder si on met de la viande, du poisson, des crustacés ou rien. Le but est d’arriver à deux tiers de fruits et légumes. Avec des produits de la région, si possible bio, et saisonniers. »

Avez-vous des conseils pour une alimentation plus saine ? « Travaillez avec moins de sel et plus d’herbes. Utilisez moins de matières grasses: pas toujours du beurre, mais de l’huile de colza par exemple. Essayez de varier le plus possible les aliments. Si on applique tout ça, c’est simple. Le but, c’est d’entretenir son coprs par la nourriture qu’on ingurgite. Du coup, on n’a pas besoin de médicaments. »

Comment manger plus de fruits et de légumes ? « En Belgique, chaque habitant consomme en moyenne 260 g de fruits et de légumes par jour. Il faudrait arriver à 500 ou 600 g. Si on déjeune avec une salade de fruits et un jus de fruits frais. À 10 heures, on mange quelques tomates cerise ou des carottes. À midi, une soupe, une salade ou un sandwich avec des légumes. Un fruit pour le quatre heures. Le soir, une portion de légumes dans l’assiette. »

L

’espérance de vie augmente de jour en jour en Belgique. Mais le vrai défi, c’est de vieillir tout en restant en bonne santé. Avec l’âge, la ménopause apparaît chez les femmes et les hommes perdent de la masse musculaire. « Cette situation commence à créer un déséquilibre entre la masse musculaire et graisseuse », explique Serge Pieters, diététicien. Les quinquagénaires ont tendance à moins bouger et à développer des maladies comme le diabète ou l’obésité. Cependant, ce n’est pas une fatalité: si vous avez une alimentation saine, vous pouvez rester en forme sans vous priver.

et grands consomment presque quotidiennement des sandwichs en Belgique. Les plus vendus? Le dagobert, l’américain préparé, le thon mayo ou le poulet curry.

Or, Pieters estime que ces garnitures ne sont pas très bonnes pour la santé et propose une alternative: « À la place, je vous propose une baguette aux céréales

sur laquelle vous disposez un bon lit de cressonnette pour le goût poivré. Ajoutez-y une tomate et éventuellement deux tranches de mozzarella ainsi que deux tranches de jambon de Parme. Des feuilles de basilic, un filet d’huile et du jus de citron, trois tours de moulin à poivre et le tour est joué! » Avec ce sandwich, le diététicien tient compte des besoins nutritionnels. Il contient des fibres, des vitamines, des minéraux, du magnésium et de bonnes matières grasses. « Au final, on se fait plaisir, c’est un sandwich qui a du goût et est équilibré au niveau nutritionnel. » LES 50+ ONT une vie de plus en plus

PIERRE WYNANTS, l’ancien chef

du restaurant Comme chez Soi, donne une astuce simple pour mieux manger: achetez un mélange de légumes fraîchement travaillés ainsi que du poisson et agrémentez d’une pointe de sauce légère. Beaucoup d’établissements culinaires suivent cette tendance: « Dans les grands restaurants, on travaille plus sainement qu’avant. Les sauces sont moins lourdes, on cuisine plus de légumes. On n’a pas l’impression de mal vivre si on a une alimentation équilibrée », explique Pierre Wynants. TOUT LE MONDE n’a cependant pas la possibilité d’aller régulièrement dans des restaurants gastronomiques. Il convient donc de trouver des solutions à nos habitudes alimentaires dans notre quotidien et ce, peu importe l’âge. Petits

Il faut réapprendre à savourer ce que l’on mange - Serge Pieters

active. Ils ont donc tendance à limiter le temps passé à table. Pour lutter contre cette tendance, Pieters conseille de « réapprendre à savourer ce que l’on mange ». Pour le diététicien, le repas devrait durer une vingtaine de minutes. Pendant ce temps, on réapprend à déguster chaque bouchée. Par exemple, la plupart des gens ne gardent un morceau de chocolat que 10 secondes en bouche. « Mettez un morceau de chocolat entre le palais et la langue et laissez-le fondre en pensant à des choses agréables. C’est cinq minutes de pur plaisir. » Résultat: vous n’avez pas forcément envie d’en prendre un deuxième morceau, car vous avez pris le temps de le savourer. MÊME APRÈS 50 ans, vous pouvez

continuer à manger ce que vous aimez, il suffit de changer vos habitudes culinaires et suivre les conseils des spécialistes!


8 INTERVIEW GERALD WATELET


DÉCOUVREZ-EN PLUS SUR FOKUS-WALLONIE.BE 9

« Le sport, ça devient une drogue » A 51 ans, Gerald Watelet affiche une forme exemplaire. Loin de se ménager, il cumule les activités, même s’il souhaite plus de stabilité en se rapprochant de ses origines. TEXTE MAGALI VERONESI

G

erald Watelet ne tient pas en place. Une première vie dans l’hôtellerie a laissé la place à un parcours brillant dans la haute couture. Après d’autres détours professionnels, le voilà aujourd’hui cuisinier et animateur télé, mais aussi décorateur d’intérieur et paysagiste. C’est dans son duplex ixellois qu’il nous a confié les secrets de sa cinquantaine épanouie.

Intégrer le groupe des 50+, ça vous fait quoi? « C’est un état de fait, on ne peut rien y changer. Quand on a 50 ans, on se rend compte qu’on est de l’autre côté de la montagne, sur la pente descendante. À 40 ans, je me disais que j’avais encore la vie devant moi. À 50 ans, je me dis qu’il ne faut plus que je me trompe. Par exemple, j’évite les sources de contrariété, je choisis de travailler avec des gens avec qui le courant passe. »

Ce demi-siècle a provoqué une prise de conscience? « Pas du jour au lendemain, mais oui. Il y a des choses que je ne veux plus faire, des gens que je ne vois plus. Si j’accepte d’aller à une soirée, ce n’est plus parce que j’ai peur de décevoir en refusant, mais parce que j’en ai envie. Mes choix sont plus posés, plus réfléchis. J’essaie que tout se déroule dans les meilleures conditions possibles. Par exemple, j’ai passé le week-end à Londres récemment et j’ai renoncé à visiter une expo parce qu’il y avait une file de deux heures. Je me dis que je n’ai plus de temps à perdre. »

50 ans, c’est l’âge où vous avez adopté vos deux teckels, Orson et Olga. Coïncidence? « Non. Cela fait partie d’une façon de voir la vie désormais. C’est un engagement car il faut les sortir et s’en occuper. D’une manière générale, j’ai besoin de stabilité, de profiter des gens avec qui je suis. Je me rends compte que je n’ai plus le temps de recevoir alors que j’adore ça: faire mes courses,

préparer une belle table, cuisiner pour 8 personnes… J’ai aussi envie de me rapprocher de la terre et je recherche actuellement une maison de campagne. »

Vous êtes lassé des appartements bruxellois, nostalgique de la maison avec jardin? « Un peu, même si j’ai toujours eu la chance d’avoir vue sur un jardin même en appartement. D’autant que Bruxelles n’est pas Paris où j’ai vécu quelques années. Le confort de vie est nettement supérieur dans notre capitale. Mais je me vois bien terminer ma semaine

Je me dis que je n’ai plus de temps à perdre le jeudi soir après le tournage de C’est du Belge pour m’échapper un long week-end à la campagne avec mes deux saucisses sur pattes!

PHOTO IAN HERMANS

poules... Ça fait 34 ans que je vis en ville et j’ai de plus en plus envie d’une maison. En plus, pour rester créatif, il faut savoir se ménager des moments d’inactivité, du temps pour écouter de la musique en mangeant une pomme. »

Êtes-vous un hyperactif? « C’est vrai que je ne tiens pas en place. Si je viens de boire un verre d’eau devant la télévision, il va falloir que je me lève pour le ranger dans la cuisine. Je ne peux pas m’en empêcher alors qu’il ne gêne personne et pourrait très bien attendre la fin du film! Et je suis assez colérique, je le sais. Mais j’essaie de me poser. Notamment en échappant à la tyrannie des moyens de communication. Depuis quelques mois, je deviens injoignable – sauf pour mes proches – en soirée et le weekend. Je coupe mon téléphone et je ne lis pas mes mails dans cet intervalle. Je me plais à aller faire mon marché ou promener les chiens sans mon gsm. Avant, je serais resté joignable. »

votre secret? « Je ne mange pas de sucreries, pas de junk food. Je ne bois que de l’eau, du champagne et du vin rouge, pas de lait, peu de café et parfois du thé. Je ne consomme que des produits frais, pas de conserves, pas de surgelés. Je cuisine tous les jours même lorsque je suis seul. En hiver, j’ai toujours de la soupe dans le frigo. Et je fais du sport trois fois par semaine avec un coach. Sinon, ça m’ennuie. »

Cette hygiène de vie stricte n’est-elle pas trop difficile à tenir? « Quand je suis dans une période stable, non. Parfois, il y a des écarts, mais ce n’est pas grave car je reprends vite les bonnes habitudes. Le souci, c’est quand je suis dans une période moins stable. Là, je me retrouve à manger des frites, à boire des bières et je me sens tout de suite moins en forme. Je n’ai pas le même rythme pour aller travailler. Et puis le sport, c’est comme le chocolat, ça devient une drogue. Plus j’en fais, mieux je me sens. Et à mon âge, il y a une certaine fierté à tenir la forme, je l’avoue. »

Vous vous estimez chanceux d’être en forme?

Cela me changera des périodes où j’enchaîne 15 jours sans me reposer. C’est toujours agréable, mais cela reste du travail quand même. »

La cinquantaine vous donne envie de vous reposer? « Plutôt de revenir à mes origines: le Condroz. Il ne faut pas oublier que je suis un terrien. J’avais un oncle boucher, une tante poissonnière, mes grands-parents avaient un potager et un verger... Chez nous, il y avait des chiens, des chats, des pigeons, des lapins, des

Et dans le corps, quelque chose a changé avec la cinquantaine? « Non. Mon médecin ne m’a rien dit en tous cas. J’ai toujours le même souci aux intestins que m’a transmis mon papa. Sinon, je suis en bonne forme. Il faut dire que je ne fais plus de gros excès. Et si c’est le cas parfois, je prends le temps de récupérer. Si je sors tard un soir, je ne fais rien le lendemain. »

Vous êtes un épicurien, mais gardez la forme. Quel est

« À notre époque, il est possible de retarder les dommages du temps. Cela demande des efforts, mais cela vaut la peine. A 50 ans, ma grand-mère était une vieille femme. Ce n’était déjà plus le cas de ma maman qui vit une septantaine très en forme. J’espère faire encore mieux! »

SMART FACT Si Gerald Watelet n’avait pas été couturier et ensemblier, il aurait été... « J’ai déjà exercé tellement de métiers! Là, je m’apprête à lancer une ligne de linge de maison. Uniquement des nappes, des draps etc. Qui seront vendus via mon site internet. Enfin, quand j’arriverai à la terminer car je suis très occupé par la télévision et la décoration. »

3 QUESTIONS À...

JOHAN DE GEYTER CEO DE ZEMBRO À qui s’adresse les dispositifs de surveillance? « Aux seniors qui habitent seuls et désirent garder une certaine autonomie et pour lesquels les enfants s’inquiètent. Ces dispositifs permettent de garder un œil rassurant sur ces personnes âgées et leur venir en aide si elles en ont besoin sans pour autant devoir vivre dans une maison de retraite. »

Cela ne peut pas empêcher les chutes... « Une personne âgée peut avoir un malaise dans sa douche, tomber dans les escaliers… Il faut réagir rapidement afin de minimiser les conséquence ce ces chutes. Une personne désorientée peut aussi sortir de chez elle et se perdre la nuit. Le dispositif lancera l’alarme chez ses enfants afin de retrouver son proche. »

Quels types de dispositifs existe-t-il? « Quelques-uns consistent en un bouton à porter en pendentif autour du cou et sont reliés par ondes à un émetteur qui se trouve dans la maison avec un rayon d’action de 15 m. Autres se présentent sous la forme d’un bracelet waterproof contenant un gsm et un gps. Après quelques semaines, le dispositif apprendra les habitudes de son propriétaire et ne lancera l’alerte que quand il décèlera quelque chose d’anormal. »


10 UTILE RÉNOVER

Votre habitat sur mesure Rester vivre chez soi à la fin de sa vie n’est plus une utopie grâce à de nombreuses adaptations peu coûteuses. Christelle Huart et Nadia Delobbe, ergothérapeutes responsables du service Handyinfoaménagement de la CSD de la province de Namur proposent des aides à placer dans les pièces de la maison.

Salle de bains: ça glisse

Ne pas rester coincé aux toilettes

« Pour faciliter et sécuriser l’accès au niveau de la baignoire ou de la douche, nous suggérons de placer des barres d’appui, à fixations murales ou au sol. L’emplacement définitif et le type de barre devront être déterminés en situation concrète avec la personne. Nous pensons à un revêtement antidérapant dans la baignoire ou dans le receveur de douche. Il peut s’agir de bandes collantes antidérapantes, d’un tapis antidérapant… »

« Il est parfois difficile de s’asseoir ou de se relever de la cuvette. Pour ce type de problèmes, nous recommandons de placer un rehausseur de toilette avec un système de fixation pour éviter les risques de chute. Celui-ci peut être amovible afin de permettre aux autres membres de la famille de pouvoir utiliser le WC. Nous conseillons également d’installer des barres d’appui rabattables ou non, à fixations murales ou au sol. »

Cuisine: fini les charges lourdes

Attention à la marche

« Dans la cuisine aussi, des aides techniques peuvent vous faciliter la vie. Par exemple, une pince de préhension permet de ramasser aisément des objets au sol sans devoir se pencher ou attraper des objets placés dans des armoires hautes ou basses. Grâce à une desserte sur roulettes, vous pourrez transporter des objets d’une pièce à l’autre de la maison quand vous voulez mettre la table et la débarrasser. Fini le transport de charges lourdes! »

« Avec le vieillissement, les personnes âgées risquent souvent de chuter dans les escaliers, ce qui peut avoir de graves conséquences. Pour éviter ces problèmes, vous pouvez placer des deux côtés de l’escalier une main courante rigide et continue. Les mains courantes devront dépasser de 40 centimètres le départ et l’arrivée de l’escalier afin de couvrir la totalité de celui-ci. La hauteur définitive est à déterminer en situation concrète. »

Faire son linge, une corvée?

Plus de soucis pour se lever du lit

« Transporter une manne de linge peut entraîner un déséquilibre et des maux de dos. Pour y remédier, nous proposons de surélever la machine à laver et le sèche-linge afin de faciliter la réalisation des lessives. Pour ce faire, il est conseillé d’aménager un socle de 40cm de hauteur de sorte que le bord inférieur du hublot soit à plus ou moins 70 centimètres du sol. La hauteur est à vérifier en fonction de la morphologie de la personne. »

« Il s’avère parfois difficile d’entrer ou de sortir de son lit sans se faire mal. Vous pouvez placer des plots rehausseurs sous les pieds du lit afin de le surélever. Nous recommandons également de privilégier un sommier rigide et un matelas ferme. Il vaut aussi mieux éviter les sommiers à ressorts. »

TEXTE AUBRY TOURIEL

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ÉNERGIE FUTUR 11

La priorité pour nos (petits)enfants Les jeunes ménages ne sont pas les seuls à devoir se soucier du réchauffement climatique: il n’y a pas d’âge pour consommer davantage d’énergies renouvelables. TEXTE MAGALI VERONESI

L

’avenir se trouve dans les énergies renouvelables. En Belgique, on doit consommer 13 % d’énergies renouvelables pour 2020 et on n’est pas loin de 9 % actuellement. Une belle progression par rapport aux 5 % comptabilisés il y a quelques années. Comme les énergies fossiles atteignent leurs limites, nous sommes obligés d’aller voir ailleurs pour assurer notre avenir.

LES LIMITES COMMENCENT avec le stock. Michel Huart, professeur à l’ULB explique: « Dans le futur, les énergies fossiles seront moins abondantes et faciles d’accès, notamment le pétrole ». La deuxième limite est environnementale. « Le CO2 émis par la consommation de gaz, pétrole ou charbon a un impact important sur le climat: plus de tempêtes, d’ouragans, de zones arides... Sans oublier l’incidence sur notre santé. » BIEN SÛR, NOUS voulons assurer aux

générations futures un cadre de vie confortable grâce aux services et équipements qui reposent sur un approvisionnement énergétique constant. Mais comment encourager l’investissement dans les énergies renouvelables? Le souci, c’est que l’énergie fossile est si bon marché qu’on ne voit pas toujours l’intérêt d’investir dans des équipements plus chers. « C’est pourquoi l’enjeu politique est crucial », plaide Michel Huart, expert à l’Association pour la Promotion des Énergies Renouvelables. « Il faut encourager les entreprises à investir dans ces solutions, pas concurrentielles pour l’instant. »

En 2050, on imagine un centre urbain très dense entouré d’une zone d’agriculture variée - Raphaël Fonteneau

CAR À MOYEN terme, le retour sur investissement est substantiel. Certes, l’installation coûte chère, mais il ne faut pas de carburant pour les éoliennes ni payer le soleil pour ses panneaux photovoltaïques. Pour les particuliers aussi, le calcul vaut la peine. Soit en optant, dès la construction, pour des solutions qui rendront le bâtiment passif ou à basse énergie. Soit en rénovant leur maison après un audit énergétique. Même en contractant un emprunt, le coût

de panneaux solaires ou d’une bonne isolation restent intéressants. « La mensualité du prêt sera généralement couverte par les économies sur la facture d’énergie », assure Michel Huart qui encourage le gouvernement à lancer des fonds d’aide à l’investissement et des prêts à taux zéro. Voilà l’objectif fixé pour 2020. SI L’ON SE projette plus loin, pour nos petits-enfants, on arrive à des perspectives plus alarmantes, selon des économistes. Leurs scénarios se montrent plus ou moins optimistes selon que la gestion de la transition énergétique est prise à temps. À l’Université de Liège, les travaux de Raphaël Fonteneau en mathématiques appliquées se penchent notamment sur les énergies. « Mes simulations suggèrent que, du fait de leur faible taux de retour énergétique, le déploiement des énergies renouvelables devra être accompagné d’une amélioration substantielle de l’efficacité énergétique : faire aussi bien avec moins ». UNE DES VERSIONS les plus optimistes

de notre avenir est celle-ci: « À l’horizon 2050, il est réaliste de projeter la ville du futur comme un centre urbain très dense, mais peu étalé, entouré d’une zone d’agriculture variée », imagine Raphaël Fonteneau. Le retour de cette polyculture s’imposera pour nourrir les habitants de la ville en minimisant la dépense énergétique dans l’acheminement de la nourriture. Mais si nous ne changeons pas notre mode de consommation d’énergie à temps, notre société risque de régresser. Raphaël Fonteneau met en garde: « Des projections plus pessimistes nous conduisent à envisager la ville du futur à la manière du film Mad Max avec des tensions sociales liées aux problèmes d’accès à l’énergie. » Il ne se veut pas défaitiste pour autant car, outre une transition réussie, de nouvelles avancées technologiques pourraient nous éviter une crise énergétique, comme une percée dans la fusion atomique.


INFORMATIQUE EXPERTS 13

To geek or not to geek?

Selon qu’on soit novice, professionnel ou accro aux nouvelles technologies, les perspectives sont différentes. Mais on ne peut que constater l’existence d’une fracture technologique et/ou générationnelle au sein de la population belge. TEXTE MAGALI VERONESI

ANNE DOYEN EX-JURISTE ET INFIRMIÈRE, 60 ANS

©John Swijsen

CÉCILIA ICARD FORMATRICE À INTERFACE 3, 32 ANS

©Interface 3

ALAIN GERLACHE JOURNALISTE À LA RTBF, 63 ANS

©RTBF

Comment décririezvous votre relation aux nouvelles technologies?

« On ne peut pas dire que j’ai été confrontée à l’ordinateur sur le tard. Quand je travaillais au ministère des finances, on utilisait un intranet en 1984. Puis, je suis devenue infirmière. En 1992, on était connectés y compris en salle d’opération. Mais je suis tombée malade et j’ai dû quitter la vie active. Ensuite, il s’est creusé un fossé qu’il me semble très difficile de rattraper tant l’évolution est rapide. J’ai un ordinateur portable, mais j’ai du mal à m’en servir. »

« Depuis dix ans, je suis formatrice notamment pour les seniors au sein de l’ASBL Interface 3 à Namur. Le public de ces modules oscille entre 60 ans et 87 ou 88 ans. Au départ, il s’agissait de les initier aux ordinateurs car ils n’avaient pas accès à l’informatique. La demande a fortement évolué au fil des ans. Il y a eu toute une période sur l’utilisation de Facebook et autres réseaux sociaux. Aujourd’hui, il s’agit principalement de manier les tablettes. »

« Comme je suis journaliste et que je travaille pour la radio, la télé, le web, je suis forcément un grand utilisateur quotidien de nouvelles technologies. À l’époque de leur arrivée, j’étais secrétaire général des télévisions francophones et on s’est évidemment penché dessus. Personnellement, j’ai très vite été frappé par les évolutions sociétales qu’entraîneraient les réseaux sociaux. D’abord Youtube, puis Facebook, Twitter et les autres. »

Constatez-vous l’existence d’une fracture technologique générationnelle?

« Oui, elle n’est pas seulement générationnelle, mais aussi financière. Je vis dans un quartier pauvre où la population n’a pas forcément fréquenté l’école longtemps. Il me semble que, pour les personnes de 40 ans et plus qui n’ont pas les moyens suffisants, c’est fichu. La seule source d’information est la télévision alors qu’une partie de la connaissance se trouve aussi sur internet. Et ça, ils ne s’en rendent pas compte. »

« D’après ce que je vois, la fracture technologique est de moins en moins marquée. Aujourd’hui, les seniors osent acheter un ordinateur. Ils savent envoyer et recevoir des mails, chercher et trouver de l’information, mais ils disent qu’ils “chipotent” et aimeraient mieux utiliser leurs ordinateurs et autres technologies. Notamment charger leurs photos, les retoucher, les trier, les ranger. Et puis connaître le vocabulaire, savoir ce qu’est un cloud... »

« Pour moi, il existe une double fracture. D’abord générationnelle. Les moins de 25 ou 30 ans sont nés dedans. Ils parlent le numérique sans accent alors que les plus âgés comme moi ont appris. Nous sommes des immigrants qui parlent avec accent. La fracture est technologique et culturelle aussi. D’un côté, il y a les curieux du monde qui évolue. De l’autre, ceux qui le refusent en bloc ou qui n’ont simplement pas la chance de s’y plonger. »

Quels sont, selon vous, les enjeux actuels et à venir de ces technologies?

« Je me heurte au fait que certains documents ne se trouvent que sur internet. Je suis une abonnée Télésat dont le mode d’emploi n’est disponible que par téléchargement. Je souffre d’une maladie orpheline que la littérature – même médicale – ignore et dont les seules sources d’information sont sur le net. Or, il existe des ordinateurs qui permettent de découvrir leurs fonctionnalités en les utilisant. Pourquoi ne pas les rendre disponibles en Belgique? »

« L’enjeu principal, c’est de gagner en autonomie. Souvent, leurs enfants ou petits-enfants ont voulu leur montrer, mais ils n’ont pas compris et ne savent pas le refaire. Il faut leur donner le goût des nouvelles technologies, pas les dégoûter. Il est intéressant de voir comment les seniors expliquent eux-mêmes aux autres seniors leurs problèmes, découvertes et solutions lors de Sympa’TIC Cafés que nous organisons une fois par mois, par exemple. »

« Le risque, c’est la marginalisation de ceux qui ne gèrent pas les nouvelles technologies. Mais il est aussi important de maîtriser la machine sans se laisser maîtriser. Pour cela, il faut comprendre les outils afin de saisir à quel point ils peuvent être formidables et en même temps présenter des dangers. En cela, notre rôle de journaliste est d’aider les gens à mieux saisir les enjeux de manière concrète. »


14 CHRONIQUE LUC JANSEN

La vie active ne s’arrête pas

La question de la place des aînés est de définir leur implication dans les différentes composantes de la vie quotidienne. Pour ce faire, il faut reconnaître le rôle social des retraités, les associer aux décisions qui les concernent, les prendre en considération et valoriser leurs compétences. TEXTE LUC JANSEN, PRÉSIDENT DU CONSEIL CONSULTATIF FÉDÉRAL DES AINÉS

L

a place de l’aîné dans le cadre du volontariat associatif est indispensable dans l’évolution de notre société. La participation à la citoyenneté passe par la représentation dans les différents organes consultatifs existants aux différents niveaux de l’État. LES CONDITIONS AUXQUELLES ils accèdent

au bénévolat et leur mode de relation aux responsabilités constituent donc des enjeux forts, à la fois pour eux et pour la vie associative, et plus globalement pour le renforcement du lien social intergénérationnel. DEPUIS 2011, nous remarquons une représentation des aînés à tous les niveaux de l’État, du communal au fédéral, en passant par la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Région Wallonne. Les retraités participent activement à ces structures, qu’elles soient associatives ou représentatives, afin de partager leur expertise et donner une autre vision des seniors. EN GÉNÉRAL, leur représentation

se limite à une mission d’avis.

Depuis 2011, nous remarquons une représentation des aînés à tous les niveaux de l’État

AU FÉDÉRAL, les aînés émettent

des avis à la demande du gouvernement ou d’une des chambres, ou de leur propre initiative. Le Conseil consultatif fédéral des aînés évalue les matières qui, dans la déclaration de politique annuelle du gouvernement, les concernent. À LA FÉDÉRATION WallonieBruxelles, des avis sont également émis en rapport avec les matières relevant des aînés. À la Région Wallonne, la mission générale consiste à émettre des avis et/ou des rapports au Conseil Wallon de l’Action sociale et de la Santé. Par exemple, concernant le refus, le retrait ou la suspension d’un agrément de maison de repos. ENFIN, LE CONSEIL communal est

guidé pour les questions relatives aux politiques, pratiques et programmes de la commune qui ont une incidence sur la vie des aînés, tant au plan moral que matériel, notamment concernant leur intégration effective. Le but? Aider les seniors à s’investir dans la société lorsqu’ils quittent le monde professionnel.

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