Skip to main content

Smart Loisirs & Voyages

Page 1


Juillet ’26
En lire plus sur focus.swiss

Lazare Eloundou Assomo

Préserver et partager un patrimoine vivant

La France est la première destination touristique mondiale, avec plus de 100 millions de visiteurs l’an dernier, ce qui confirme ses efforts tout en appelant à renforcer la préservation et le partage de son patrimoine culturel. Avec 54 sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, elle figure parmi les pays les plus dotés. Grâce à la diversité de ses territoires et à son expertise culturelle, elle a ancré le tourisme dans un équilibre territorial au-delà de la capitale.

réservations, circulations contrôlées) protège les espaces sensibles, tandis que les recettes financent leur conservation et leur médiation. Parkings éloignés et navettes permettent de concilier protection écologique et qualité d’accueil. En milieu urbain, la régulation des locations de courte durée et la piétonnisation préservent l’habitabilité et l’identité des villes françaises inscrites au patrimoine mondial.

Contenu.

04 Monuments nationaux

08

10

Ce maillage valorise un patrimoine matériel et immatériel d’exception. Il associe paysages culturels et naturels, gastronomie, savoir-faire et arts vivants, illustrés par les 26 éléments inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Il inclut les onze villes créatives de l’UNESCO, les événements culturels et les industries créatives, qui dynamisent les lieux et étalent la fréquentation. Au-delà des labels, ces reconnaissances forment un réseau vivant favorisant les bonnes pratiques et la protection du patrimoine.

Le patrimoine se construit chaque jour grâce à une gouvernance qui concilie conservation, accès et vitalité territoriale. Dans les sites très fréquentés, la gestion des flux (créneaux,

Un défi demeure : cette attractivité crée de la valeur mais exerce une pression sur les infrastructures, les services et le foncier. Certains sites continuent de concentrer les flux et nécessitent des arbitrages quant aux capacités d’accueil. Il est nécessaire de limiter l’accès à court terme afin d’en garantir la préservation à long terme.

Le patrimoine dépasse les sites et objets remarquables : il porte l’histoire des peuples, crée des millions d’emplois et fonde une identité collective ouverte sur le monde. Le tourisme culturel durable doit concilier préservation, développement et bien-être des communautés.

Texte Lazare Eloundou Assomo, Directeur du Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO

Tourisme durable

Interview:

Antoine de Maximy

12 Parcs à thème

16 Évasion Suisse

Smart Loisirs & Voyages

Chef de projet

Mikail-Can Yalcin

Responsable national

Pascal Buck

Head of content Romandie & France

Marie Geyer

Responsable graphique

Mathias Manner

Graphiste

Marie Geyer

Journalistes

Océane Kasonia, Alix Senault, SMA

Image de couverture

©Antoine de Maximy

Impression

Maury Imprimeur

Smart Media Agency SA Gerbergasse 5, 8001 Zürich, Suisse Tél +41 44 258 86 00 / info@smartmediaagency.ch redactionFR@smartmediaagency.ch

Bonne lecture ! Mikail-Can Yalcin

Chef de projet

À Bex, le sel se vit désormais comme une expérience

Après plusieurs mois de transformation, les Mines de Sel de Bex dévoilent un parcours entièrement modernisé. Entre retour du mythique train des mineurs, nouvelles installations immersives, théâtre souterrain et découvertes gourmandes, le site historique offre aujourd’hui une expérience qui conjugue patrimoine, émotion et divertissement.

Il suffit de quelques minutes pour quitter le monde extérieur et pénétrer dans un univers hors du temps. Aux Mines de Sel de Bex, l’aventure commence dès l’embarquement à bord du célèbre train des mineurs. Le cliquetis des rails accompagne les visiteurs dans les entrailles de la montagne, tandis que la lumière du jour s’efface peu à peu pour laisser place à une atmosphère singulière.

Après plusieurs mois de travaux, le site emblématique du Chablais vaudois se dévoile sous un nouveau visage. Sans renier son histoire, il propose désormais un parcours repensé qui met davantage en valeur le patrimoine exceptionnel de la mine tout en intégrant de nouvelles expériences destinées à surprendre les visiteurs de tous âges.

Quand l’histoire du sel prend vie À l’arrivée, un guide accueille les visiteurs et les entraîne dans un voyage à travers plusieurs siècles d’exploitation du sel. Car à Bex, l’or blanc fait partie de l’histoire locale depuis plus de cinq cents ans.

Au fil des galeries, les récits des premiers mineurs côtoient les explications consacrées aux techniques d’extraction modernes. Les espaces ont été entièrement réaménagés afin de rendre la découverte plus immersive. Jeux de lumière, ambiances sonores et mises en scène ponctuent la visite et transforment les anciennes galeries en véritables décors vivants.

Certaines salles impressionnent par leurs dimensions monumentales, tandis que d’autres dévoilent des parois scintillantes où les cristaux de sel captent la lumière. À chaque détour, le visiteur découvre une nouvelle facette de cet univers souterrain façonné par des générations de femmes et d’hommes.

Une expérience qui sollicite tous les sens L’une des grandes nouveautés du parcours ne laisse personne indifférent. Un toboggan souterrain permet désormais de relier deux niveaux de la mine de manière originale. En quelques secondes, petits et grands explorateurs vivent un moment à la fois ludique et surprenant, inspiré des traditions minières que l’on retrouve dans certaines régions d’Europe.

Cette volonté de faire vivre la mine autrement se retrouve tout au long de la visite. Les visiteurs ne se contentent pas d’observer : ils écoutent, ressentent et expérimentent. L’obscurité, la fraîcheur constante de la montagne, les effets sonores et les démonstrations contribuent à créer une immersion particulièrement réussie. Le parcours permet également de mieux comprendre le rôle essentiel de la saumure, cette eau chargée en sel qui constitue la richesse du site. Une dégustation invite même les visiteurs à découvrir sa saveur intense et authentique, témoignage de millions d’années d’histoire géologique.

Du sel d’exception à la gourmandise

La visite se poursuit avec l’atelier Fleur des Alpes. Derrière une paroi vitrée, les visiteurs découvrent la formation progressive des cristaux de sel récoltés à la main. Cette production artisanale illustre parfaitement le savoir-faire développé à Bex et la qualité d’un produit devenu emblématique bien au-delà des frontières régionales.

Comme souvent aux Mines de Sel, la découverte passe aussi par le goût. Une dégustation sucrée-salée vient ponctuer l’expérience et laisse un souvenir gourmand de cette aventure souterraine.

Une programmation qui enrichit la visite

L’été apporte également son lot d’animations inédites. Parmi elles figure « Les Minhéros », une création théâtrale immersive spécialement conçue pour les galeries de la mine. Entre enquête, émotion et humour, les spectateurs sont invités à découvrir le quotidien des mineurs à travers une mise en scène qui exploite pleinement l’atmosphère unique du lieu.

À la sortie, le foodtruck « Le Petit Mineur » prolonge l’expérience dans une ambiance conviviale. Burgers, ramen, crêpes ou encore frites permettent de reprendre des forces

après l’exploration des galeries, tandis que la boutique offre l’occasion de repartir avec quelques spécialités salées ou souvenirs.

Une escapade à vivre en famille

À seulement quelques kilomètres du Léman et facilement accessible depuis toute la Suisse romande, les Mines de Sel de Bex confirment leur statut de destination incontournable pour les familles, les amateurs de patrimoine et les curieux en quête d’expériences originales.

Avec cette modernisation ambitieuse, le site réussit un équilibre délicat : préserver l’authenticité d’un patrimoine industriel unique tout en proposant une aventure résolument contemporaine. Une immersion culturelle, ludique et sensorielle qui donne envie de redécouvrir les richesses cachées sous la montagne.

Informations pratiques

– Visite guidée de 2h

(parcours d’environ 1 km)

– Température constante de 18°C

– Recommandé dès 4 ans

– Ouvert tous les jours

Les Mines de Sel de Bex

Route des Mines de Sel 55 1880 Bex

info.mines@saline.ch

+41 24 463 03 30

www.mines.ch

©Gabriel Monnet
©Sébastien Anex

Nos monuments insoupçonnés

Riche d’une histoire et d’un patrimoine omniprésents, la France offre bien des trésors à ceux qui souhaitent les explorer. Les plus connus ouvrent leurs portes à tous les publics : les familles, les curieux, les néophytes… Mais certains sites demeurent mystérieux et bien cachés. Faisons ensemble le tour de France des monuments à découvrir au détour d’une visite avec Marie Lavandier, présidente du Centre des monuments nationaux.

Marie Lavandier

Présidente du Centre des monuments nationaux

Avec plus de douze millions de visiteurs en 2025, le réseau du Centre des monuments nationaux (CMN) confirme un engouement croissant. Des sites comme l’Arc de triomphe, l’abbaye du Mont-Saint-Michel, la Sainte-Chapelle ou encore le Panthéon figurent en tête des fréquentations. « Ces monuments racontent à eux seuls la diversité de notre patrimoine : du symbole républicain à Paris à une abbaye millénaire battue par les marées, d’un chef-d’œuvre d’architecture gothique au grand récit de la Nation », explique Marie Lavandier, présidente du CMN.

Au-delà de ces incontournables, le réseau valorise également des sites plus confidentiels, répartis sur l’ensemble du territoire. « La péréquation permet aux sites les plus fréquentés de soutenir solidairement ceux qui le sont moins », précise-t-elle.

Un attachement profond des Français à leur patrimoine

L’intérêt pour les monuments historiques ne se dément pas. Bien au contraire, il s’est renforcé, traduisant un besoin de sens et de repères. « Nos monuments sont de véritables cœurs battants de la vie quotidienne des Français. La hausse de fréquentation confirme cet attachement et ce besoin de lieux où se rassembler, comprendre, se souvenir et se projeter », observe Marie Lavandier. Face à cette attente, le CMN poursuit un objectif clair : élargir davantage les publics. « Aller vers les jeunes et les publics éloignés de la culture, co-construire avec les habitants, améliorer l’accessibilité et l’hospitalité dans chaque site : c’est notre objectif permanent ».

Sortir des sentiers battus

Si les grands sites attirent, le patrimoine français regorge aussi de lieux méconnus qui offrent une expérience différente. « J’aime inviter les publics à sortir des sentiers battus, à découvrir des lieux plus inattendus », confie Marie Lavandier. Des grottes ornées de la vallée de la Vézère au monastère de Saorge, en passant par le château d’Oiron ou l’abbaye de Beaulieu-en-Rouergue, ces sites proposent une approche plus intimiste. « Tous ces lieux partagent une même promesse : offrir une expérience plus intime du patrimoine, loin des circuits les plus fréquentés. »

Former pour mieux transmettre

Derrière cette richesse se cache un travail de fond essentiel : la formation des professionnels. Le CMN a ainsi structuré un véritable écosystème de transmission, avec des formations organisées directement sur site. « Mieux former, c’est mieux accueillir : notre rôle est d’ouvrir largement les portes du patrimoine, d’inviter à la curiosité et de rendre possibles des rencontres, du cœur des métropoles jusqu’aux territoires les plus discrets », affirme Marie Lavandier. Au-delà de la valorisation du patrimoine existant, le CMN inscrit son action dans une vision à long terme avec le projet CMN 2030 : une feuille de route ambitieuse qui entend concilier préservation, innovation et ancrage territorial. « Nous assumons un changement de paradigme : priorité à l’entretien et à la réparation plutôt qu’aux grands chantiers ponctuels », explique la présidente. « Ce cadre se traduit par une programmation pluriannuelle intégrée : une approche qui s’inscrit dans une logique de durabilité et de résilience climatique.» Entre héritage et renouveau, les monuments français continuent ainsi de raconter une histoire vivante. Une invitation à redécouvrir, au-delà des sites les plus célèbres, ces trésors insoupçonnés qui façonnent l’identité culturelle du pays.

Parc des oiseaux • Brandreport

Un tour du monde à vol d’oiseaux

Au cœur de la Dombes, le Parc des Oiseaux invite à découvrir l’une des plus grandes collections d’oiseaux d’Europe. En 2026, le retour des manchots, l’ouverture de la Forêt des Calaos et un parcours d’art contemporain donnent un nouvel élan à ce site unique.

Ici, les oiseaux racontent un territoire. Créé à Villars-les-Dombes, dans une région façonnée par ses étangs, le Parc des Oiseaux s’est construit autour d’un lien direct avec la Dombes, l’un des grands sanctuaires français de l’avifaune. « Ce n’est pas un zoo venu s’implanter sans fondement territorial, insiste Emmanuel Visentin, directeur du Parc. C’est vraiment quelque chose qui est inscrit dans une logique de territoire, au cœur d’un écosystème extrêmement favorable aux oiseaux. »

Faire découvrir les oiseaux du monde et sensibiliser à la protection du vivant Les 35 hectares ouverts au public ne sont qu’une partie d’un ensemble plus vaste, associé à la Réserve naturelle de la Dombes, espace préservé de 345 hectares. « Nous avons associé un parc animalier à vocation touristique et pédagogique à une réserve naturelle dédiée à la préservation de l’écosystème local et de sa biodiversité.» Depuis son origine, le Parc porte ainsi une double vocation : faire découvrir les oiseaux du monde et sensibiliser à la protection du vivant. Avec près de 2200 oiseaux et plus de 210 espèces, le site abrite aujourd’hui

Pourquoi était-il nécessaire de repenser la Crique des Manchots avant leur retour ?

C’est l’un des sites majeurs du Parc, avec un décor inspiré des côtes chiliennes. Nous avions préféré le fermer pendant un an et demi parce que le changement climatique ne permettait plus d’assurer correctement le bien-être des oiseaux. Nous avons confié nos manchots à des parcs européens, puis réalisé des travaux pour qu’ils traversent mieux les périodes caniculaires, de plus en plus récurrentes et intenses.

l’une des plus importantes collections d’oiseaux d’Europe. Mais sa force tient aussi à sa mise en scène. Afrique, Asie, Océanie, Amérique du Sud, Europe : la visite prend la forme d’un tour du monde à vol d’oiseaux. Les espèces sont regroupées par origines géographiques, dans des ambiances paysagères inspirées de leurs milieux naturels.

« Nous travaillons le plus possible la proximité entre le visiteur et les oiseaux. C’est vraiment l’ADN du Parc et ce qui fait sa renommée dans le monde entier », résume son directeur.

Manchots, concerts et art contemporain

La saison 2026 confirme cette volonté de renouveler l’expérience. Symbole du site, la Crique des Manchots rouvre après d’importants travaux. Fermé temporairement, cet espace inspiré des côtes chiliennes a été repensé pour mieux répondre au bien-être des manchots de Humboldt face aux épisodes de chaleur de plus en plus fréquents.

Le Parc élargit aussi ses modes de découverte.

« Avec Les Étincelantes, nous venons d’ouvrir notre première exposition d’art contemporain. Pour cela, nous avons rouvert un site fermé au public depuis une vingtaine d’années », explique

La préservation des espèces menacées fait aussi partie des missions du Parc. Comment cela se traduit-il ?

Nous avons créé à la fois un centre de reproduction d’espèces menacées et un fonds de mécénat, « Des Ailes à notre Futur ». Parmi les espèces sur lesquelles nous travaillons, on peut citer le vautour moine, avec des reproductions quasiment tous les ans et, parfois, des oiseaux relâchés dans la nature. Nous avons aussi contribué à la première année d’un programme de réintroduction de l’outarde canepetière sur le site militaire de La Valbonne, à proximité du Parc. Nous voulons mener des actions lisibles, dont nous pouvons vérifier concrètement les effets.

Pourquoi faire dialoguer les oiseaux avec l’art et la musique ?

Je trouve étonnant que les causes environnementales, la culture et la création artistique ne travaillent pas davantage

Emmanuel Visentin. Sur deux hectares de paysages naturels, sept artistes ont imaginé des œuvres directement inspirées par le lieu et par les oiseaux. À cette programmation s’ajoutent les rendez-vous déjà installés : le spectacle des oiseaux en vol, le Loris Loft, la Tour panoramique ou encore les Musicales du Parc, de retour du 28 août au 13 septembre pour quinze soirées en pleine nature, « dans un environnement extraordinaire ». L’an dernier, le site a accueilli 335 000 visites. Plus qu’un parc animalier, le Parc des Oiseaux assume son rôle de destination, accessible en train depuis la gare de Villars-les-Dombes, à une trentaine de minutes de Lyon et de Bourg-en-Bresse.

ensemble. Ce sont ces frontières que nous essayons de faire tomber. La sensibilisation est l’une de nos missions principales. Une œuvre artistique peut toucher l’émotion. Ensuite, le discours devient plus facile, et à mon avis plus pertinent que des discours moralisateurs.

Plus d’informations sur www.parcdesoiseaux.com

Manchots de Humboldt ©Parc des Oiseaux

1er parc animalier de Bretagne éléphant d’asie En danger

www.lesterresdenatae.fr

Journée hors du temps au cœur de l’Alsace

Le portail franchi, le temps semble ralentir. Devant vous, des maisons à colombages aux façades colorées, des jardins potagers soigneusement entretenus, une place de village animée… À l’Écomusée d’Alsace, ce n’est pas un décor : c’est un véritable musée qui vit au rythme des saisons.

L’aventure commence dans les années 1970, lorsque des passionnés décident de sauver des maisons traditionnelles promises à la disparition. Démontées pierre par pierre, poutre après poutre, elles sont reconstruites à l’Écomusée d’Alsace pour préserver la mémoire d’un territoire. Aujourd’hui, plus de 80 bâtiments des XVIe au XXe siècles composent le plus grand musée à ciel ouvert de France.

Dès les premiers pas, l’immersion est totale. On pousse la porte d’une ferme du Sundgau, on découvre l’odeur du bois dans l’atelier du menuisier, on observe les gestes du forgeron qui façonne le métal chauffé à blanc. Un peu plus loin, dans la salle de classe, le tableau et les pupitres replongent petits et grands dans l’ambiance d’une école d’autrefois. Les enfants participent, écrivent à la plume, écoutent les consignes « à l’ancienne ».

Au détour d’un chemin, des oies traversent la rue, les cochons s’ébrouent dans leur enclos, la traite de la vache attire les curieux. Ici, le patrimoine se raconte à travers les gestes : battre le beurre, cuire le pain, travailler la vigne. Les guides partagent anecdotes et savoir-faire, rendant chaque rencontre vivante et accessible.

À l’Écomusée d’Alsace, on ne visite pas seulement un musée : on partage une expérience, sensible et authentique, au cœur de l’histoire alsacienne.

Écomusée d’Alsace

Chemin du Grosswald, 68190 Ungersheim +33 3 89 74 44 74 www.ecomusee.alsace

Micropolis, la Cité des insectes • Brandreport

Une aventure grandeur nature au pays des insectes

Au cœur de l’Aveyron, Micropolis, la Cité des insectes, invite petits et grands à vivre une journée exceptionnelle en famille à la découverte des insectes, de la nature et de la biodiversité. Unique en Europe, ce parc à thème scientifique et pédagogique promet une immersion fascinante dans l’univers du vivant.

L’intérieur de la Cité

Dans un espace de 2400 m² divisé en près de 15 espaces, les visiteurs découvrent plus de 40 espèces vivantes venues des quatre coins du monde : papillons, phasmes, fourmis, abeilles… Changement d’échelle au cinéma 3D et surprise garantie devant le mur interactif géant.

La balade extérieure

En plein air, petits et grands jouent au Carnaval des insectes et parcourent le Chemin de la biodiversité en suivant les pas de Jean-Henri Fabre. Tout au long de la promenade, des expositions mêlant nature et art viennent enrichir l’expérience.

Des animations tous les jours

Chaque jour, les animateurs-éleveurs

partagent leur passion et font découvrir l’univers surprenant des petites bêtes grâce à des animations guidées ou en autonomie. À chaque période de vacances scolaires, de nouvelles activités viennent compléter la visite autour d’une thématique adaptée à la saison.

À retrouver sur le parc

• Café-restaurant & snack : vue panoramique sur Saint-Léons pour déguster des spécialités locales

• Boutique souvenir : large choix d’objets nature et de produits locaux à emporter

• Application de visite immersive, disponible en 7 langues en FALC À la Cité, ça fourmille toute l’année !

Micropolis, la Cité des insectes

268 Route de Micropolis 12780 Saint-Léons, Aveyron contact@micropolis-aveyron.com 05 65 58 50 50 www.micropolis-aveyron.com

Le tourisme équitable, une autre manière de voyager

À l’heure où le tourisme de masse met sous pression les territoires et les populations locales, une autre voie se dessine : celle d’un tourisme plus responsable, solidaire et équitable. En France, l’Association pour le Tourisme Équitable et Solidaire (ATES) fédère depuis plusieurs années des acteurs engagés autour d’un label exigeant, fondé sur des valeurs de transparence, d’équité et de durabilité. Rencontre avec Sixtine Poullain, responsable communication de l’association.

Sixtine Poullain

Responsable communication de l’ATES

«Notre point de départ, c’est l’équité. Nous nous opposons à une logique de voyage néo-colonialiste où les relations seraient déséquilibrées ou uniquement marchandes », explique-t-elle. Le label Tourisme Équitable repose sur un référentiel récemment révisé, composé de 30 critères de performance, accessibles et mesurables. « La transparence est centrale : vis-à-vis des voyageurs, mais aussi dans la façon dont nous évaluons les opérateurs labellisés.»

Voyager de façon responsable

Créé en réaction aux dérives du « voyage humanitaire » et du volontourisme, le label vise ainsi à promouvoir des pratiques plus vertueuses pour les communautés locales dans des pays souvent exposés au surtourisme et ses nombreuses

dérives. « Nous ne faisons pas de volontourisme. Il ne s’agit ni d’aider ni de sauver, mais de faire vivre une véritable immersion, dans une relation d’échange, d’altruisme et de respect mutuel.» Les partenariats sont encadrés par des conventions établies sur trois ans, garantissant des alliances solides avec les habitants accueillant les voyageurs. Les partenaires se doivent de conserver des conditions de travail dignes, l’autonomisation des acteurs locaux et un réel partage de la valeur.

De plus en plus de voyageurs veulent découvrir cette nouvelle façon de voyager et sont prêts à découvrir ce qu’est réellement le tourisme solidaire et équitable. Des échanges et des rencontres qui se font au contact direct des populations locales et qui ne sont pas ou peu plébiscités dans les voyages conventionnels. « Nous cherchons avec nos prestataires et voyagistes membres à planter des graines qui au fur à mesure germeront et offriront de nouvelles perspectives aux voyageurs.» explique la spécialiste.

Une évolution des mentalités

Les voyageurs, eux aussi, évoluent. La crise sanitaire a accéléré cette prise de conscience :

« Nous mesurons que graduellement, le besoin de voyager de façon éthique se développe de manière croissante. Cela demande néanmoins aux voyageurs de se renseigner et de s’informer de manière accrue sur les voyagistes et organisateurs proposant ce type de voyages. » souligne la responsable.

Le tourisme équitable s’inscrit ainsi dans une économie circulaire et solidaire, où les bénéfices ruissellent de façon maîtrisée sur les territoires visités. « Nous valorisons la transparence sur les prix : où va l’argent, comment il est réparti et réinvesti localement. Sans moraliser, mais en sensibilisant. »

Présent partout dans le monde, le label est particulièrement actif en Asie du Sud-Est ou en Amérique latine, mais aussi en Europe avec des destinations de proximités riches en découvertes culturelles et rencontres sincères et engagées. « Notre objectif n’est pas de juger, mais plutôt de montrer un chemin. Un tourisme différent est désormais possible. »

Texte Alix Senault

Saint-Dié-des-Vosges, histoire et architecture au fil du temps

Au cœur du massif vosgien, Saint-Dié-des-Vosges séduit par un patrimoine riche et varié, ponctué de sites emblématiques dont certains sont inscrits au patrimoine mondial. Entre mémoire et audace, la ville et ses environs offrent une expérience inspirante et accessible à tous.

Connue comme le berceau du nom

« Amérique » en 1507, Saint-Dié-des-Vosges accueille chaque année au début du mois d’octobre, le Festival International de Géographie, un rendez-vous de passionnés de découverte et d’exploration du monde. Détruite à 80 % en 1944, la ville s’est relevée avec énergie et vision. L’urbanisme moderne qui en résulte lui confère un visage unique, où héritage et renouveau se conjuguent naturellement.

Cette identité se lit dans ses architectures.

L’Ensemble Cathédral combine roman, gothique et contemporain avec élégance. Le centreville, labellisé « Patrimoine du XXe siècle », illustre l’urbanisme d’après-guerre et s’enrichit d’immeubles Art Nouveau et Art Déco, témoins du dynamisme culturel des XIXe et XXe siècles. La Tour de la Liberté, créée pour les Tuileries à Paris à l’occasion du bicentenaire de la Révolution française, incarne symboliquement la liberté. Quant au Musée Pierre-Noël, il propose une lecture vivante de l’histoire locale et des arts.

Patrimoine mondial et mémoire

Deux sites emblématiques du XXe siècle inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO ponctuent la ville et ses alentours. L’usine Claude-et-Duval, toujours en activité, est la seule réalisation industrielle de Le Corbusier et accueillera prochainement un centre d’interprétation dédié, entre autres, à l’œuvre visionnaire de l’architecte. La Nécropole nationale des Tiges complète ce patrimoine, symbole de mémoire et de devoir de mémoire. D’autres lieux sont également classés, comme la Nécropole nationale de la Fontenelle.

Une destination aux multiples trésors La région se découvre également hors de la ville. Les abbayes de Senones, Moyenmoutier et Étival-Clairefontaine témoignent d’une histoire spirituelle et culturelle dense. Senones, ancienne capitale de la principauté de Salm et classée Petite Cité de Caractère®, séduit par sa singularité. Plus au sud, le Lac de Pierre-Percée, entouré de forêts dignes du Nord canadien et surplombé par son château, invite à l’évasion. Forêts, crêtes et panoramas offrent un terrain idéal pour la randonnée, le vélo ou les séjours nature.

Saviez-vous ?

Des visites guidées toute l’année Pour explorer toutes les facettes du territoire, l’Office de Tourisme propose des visites guidées thématiques de Saint-Dié-des-Vosges et de ses environs : patrimoine, architecture, mémoire, gastronomie ou nature.

Une seule adresse pour réserver : billetterie-vosges-portes-alsace.fr

Office de Tourisme Intercommunal de Saint-Dié-des-Vosges

tourisme@vosges-portes-alsace.fr +33 3 29 42 22 22 vosges-portes-alsace.fr

Antoine de Maximy

Un baroudeur au grand cœur

Avec sa célèbre chemise rouge et son ingénieux dispositif de caméras embarquées, Antoine de Maximy a créé un concept devenu une émission culte : J’irai dormir chez vous. Depuis plus de vingt ans, le globe-trotter parcourt le monde seul, à la rencontre d’inconnus qu’il tente de convaincre de l’héberger pour la nuit. Un pari audacieux qui l’a mené dans plus de 75 pays et qui a conquis des millions de téléspectateurs. Entre situations improbables, moments de tension et rencontres inoubliables, le voyageur poursuit une quête simple : découvrir les autres. Rencontre avec l’homme à la chemise rouge.

Alix Senault Image Jerome Domine

Comment est née votre passion pour le voyage et la rencontre avec l’autre ?

Elle remonte à mon adolescence. Vers 17 ans, je lisais beaucoup de récits d’aventuriers, de navigateurs ou d’explorateurs qui racontaient leurs expéditions. Ces histoires me transportaient complètement. Je me disais que j’aimerais, moi aussi, vivre ce genre d’aventure.

Mon premier grand voyage date de 1983, au Pérou, dans la cordillère des Andes, puis en Amazonie. J’avais 24 ans et je participais à une expédition avec le Club alpin de Megève. Nous étions en totale autonomie dans des zones isolées. C’était une immersion incroyable et une vraie aventure. Je crois que c’est là que tout a commencé…

Pourquoi avoir choisi de réaliser votre émission seul ?

Avant J’irai dormir chez vous, j’ai participé pendant longtemps à des tournages d’expéditions très spectaculaires : descente à plus de 5000 mètres sous l’océan dans un sous-marin, exploration d’un volcan africain en activité dans lequel nous avons même dormi… Mais à un moment, j’ai ressenti le besoin de retrouver une vraie liberté. Lorsque j’ai créé l’émission, j’avais 44 ans et je voulais partir seul, avec très peu de moyens, à la rencontre des gens. J’ai alors fait fabriquer mon propre système de caméras embarquées pour pouvoir filmer à la fois mon interlocuteur et moi. Ce dispositif est devenu la signature de l’émission. Quant à la chemise rouge, elle devait simplement faciliter le montage en portant toujours la même tenue. Finalement, elle est devenue ma marque de fabrique.

Les situations sont parfois imprévisibles. Avez-vous vécu des moments vraiment délicats ?

Oui, cela arrive régulièrement. Dans environ un épisode sur trois, il y a un moment un peu tendu, et dans un épisode sur six, la situation devient vraiment très délicate. Je me souviens notamment d’une fausse policière en Bolivie qui avait simulé mon arrestation pour tenter de me dépouiller. Dans ces moments-là, l’essentiel est de rester calme et de faire preuve de diplomatie. Il

faut aussi savoir que le rapport à la caméra varie énormément selon les cultures. Dans certains pays, cela peut susciter de la méfiance voire de la peur.

Avez-vous développé une méthode pour convaincre des inconnus de vous accueillir chez eux ?

Je ne parlerais pas vraiment de méthode mais plutôt d’expérience et d’adaptation. Au début, je rencontrais beaucoup plus d’échecs. Aujourd’hui, j’observe davantage et j’adapte mon approche en fonction des personnes que je rencontre. Je change de stratégie, j’ajuste mon attitude. J’aime dire que j’ai développé un côté caméléon. C’est aussi ce qui rend l’émission captivante : tout peut arriver à n’importe quel moment, et même moi, je ne sais jamais ce qui va se passer ! (rires)

Votre rencontre avec Daoud Baraka en Kabylie a marqué les esprits. Que retenez-vous de cet épisode ?

C’est un souvenir très fort. Lorsque je tournais en Algérie, j’étais souvent escorté par la police pour des raisons de sécurité, ce qui compliquait parfois les rencontres. Mais en Kabylie, j’étais totalement seul. C’est alors que j’ai rencontré par hasard Daoud Baraka, sur la place de son village. C’était un homme extrêmement chaleureux qui m’a invité chez lui. La séquence est devenue culte, notamment grâce à sa fameuse phrase : « Un peu de gazouz, un peu de limonade ? » Cette

rencontre a beaucoup touché les téléspectateurs et a même transformé « Tonton Daoud » en véritable célébrité en Algérie et en France.

Au fil de vos voyages, quels peuples vous ont le plus marqué par leur hospitalité ?

Il y en a beaucoup. Les pays du Maghreb sont incroyablement accueillants. Le Vietnam aussi m’a marqué par la gentillesse et le sourire permanent de ses habitants…Leur facilité à inviter des étrangers à leur table et de leur offrir une parenthèse de leur vie, est vraiment incroyable. J’en garde de très bons souvenirs. Cette facilité d’accueil est souvent naturelle et profondément ancrée dans la culture de nombreux peuples et communautés.

Comment voyez-vous évoluer le concept de l’émission ?

Il évolue déjà. J’ai récemment lancé une déclinaison intitulée J’irai dormir chez les Gaulois, dans laquelle je parcours les routes de France au volant de ma première voiture, une Peugeot 504 décapotable, pour rencontrer des personnes originales et des lieux singuliers. J’aime aussi imaginer des concepts un peu fous et explorer d’autres formats. J’ai par exemple réalisé deux films : J’irai dormir à Hollywood en 2008 et J’irai mourir dans les Carpates en 2020.

Quels sont vos prochains projets ?

J’ai tourné deux épisodes récemment : Alaska et Maurice (75ème épisode). L’Alaska était un tournage incroyable avec des personnages très atypiques. Dans une ambiance totalement différente, le dernier épisode à avoir été diffusé est celui à l’île Maurice. Ces deux voyages sont disponibles sur RMC Découverte et RMC BFM Play (Une production Bonne Pioche Télévision). En parallèle, je joue aussi un spectacle dans lequel je raconte mes aventures et les coulisses de mes tournages à travers des images et des anecdotes, je jouerai d’ailleurs le vendredi 19 juin à 19h au théâtre Le Grand Point Virgule à Paris. C’est une autre manière de partager mes voyages. Au fond, je ne me fixe pas vraiment de limites. Je me laisse simplement guider par ma passion pour les rencontres et les histoires que j’aime raconter.

Interview

Nuit face aux lions : l’expérience insolite à vivre près de Paris

Et si, le temps d’un séjour, le réveil se faisait face à une famille de lions évoluant dans un immense espace naturel ? Aux portes du Lumigny Safari Reserve, l’hôtel Le Royaume des Lions invite petits et grands à vivre une expérience inoubliable : dormir au plus près des félins et partager des moments rares en pleine nature.

Dès l’arrivée, le dépaysement opère. Les chambres plongent les visiteurs dans une ambiance chaleureuse inspirée des grands safaris africains, avec un privilège unique : observer une famille de lions depuis son hébergement. Ici, les félins évoluent dans un vaste environnement paysager conçu pour leur bien-être, offrant des

scènes de vie fascinantes à toute heure du jour et de la nuit. Un regard échangé derrière la baie vitrée, une sieste au soleil, des jeux entre jeunes lions… autant d’instants uniques et inoubliables.

Le séjour se vit au rythme de la découverte. Le matin, après une nuit hors du commun, place à un petit-déjeuner gourmand avant de partir explorer les 110 hectares de nature du Lumigny Safari Reserve. À pied ou en Safari train, au fil des grands circuits du parc, les visiteurs voyagent d’univers en univers, rencontrent des animaux venus des quatre coins du monde et profitent d’espaces vastes, végétalisés et pensés pour favoriser l’observation dans un cadre naturel.

Au fil de la journée, chaque balade devient une aventure familiale : observer les grands félins, s’émerveiller devant des espèces rares, faire une pause dans les restaurants du parc, prendre le temps de profiter des paysages et mieux comprendre les enjeux essentiels de la préservation du monde animal. Ici, la découverte se mêle naturellement à la sensibilisation à la biodiversité.

Le soir venu, l’expérience continue. Après une journée au grand air, les visiteurs peuvent prolonger la magie autour d’un dîner convivial à l’hôtel, avant de retrouver le calme de leur hébergement face aux lions. En famille, c’est un moment privilégié que l’on partage et dont les enfants parlent longtemps. À deux, le séjour peut aussi devenir une parenthèse romantique, avec des attentions pensées pour prolonger la magie d’un tête-à-tête insolite au plus près du vivant. Dormir au Royaume des Lions, ce n’est pas seulement réserver une chambre : c’est s’offrir une escapade différente, entre émotion, nature, découverte et souvenirs à partager. Une expérience immersive à vivre en famille, en couple ou entre proches… et dont on repart souvent avec une seule envie : revenir.

Plus d’informations sur www.lumigny-safari-reserve.com

En Corse, le royaume fascinant des tortues

Àquelques kilomètres d’Ajaccio, A Cupulatta, qui signifie « tortue » en langue corse, invite les visiteurs à découvrir l’univers fascinant de ces reptiles. Dans un écrin naturel de 2,5 hectares, ce parc unique en Europe rassemble plus de 3000 spécimens appartenant à 130 espèces venues des quatre coins du monde.

Un voyage au cœur des cinq continents

Créé en 1998, ce parc entièrement dédié aux tortues abrite plus de 3000 animaux, l’une des plus importantes collections européennes de chéloniens. La visite ressemble à un véritable voyage à travers les cinq continents. Des tortues géantes aux petites espèces méditerranéennes, chaque enclos révèle la diversité et les

étonnantes particularités de ces reptiles. Selon la saison, les visiteurs peuvent même observer des bébés tortues tout juste éclos.

Bien plus qu’un parc animalier

Bien plus qu’un parc animalier, A Cupulatta participe depuis plus de 25 ans à l’élevage, à l’étude et à la protection des tortues terrestres, aquatiques et marines, contribuant à plusieurs programmes de conservation.

Une sortie nature pour toute la famille

Accessible sans réservation, le parc se visite à son rythme. Le cadre naturel, bordé par une rivière, invite à la promenade et à l’observation. Parking gratuit, petite

restauration, accessibilité aux personnes à mobilité réduite et accueil des chiens tenus en laisse complètent l’expérience. Entre découverte, sensibilisation et émerveillement, A Cupulatta offre une parenthèse originale au cœur de la Corse. Une occasion unique de mieux comprendre ces animaux fascinants qui peuplent la planète depuis plus de 200 millions d’années.

Plus d’informations sur www.acupulatta.com

Quand la science devient spectacle

Longtemps perçus comme de simples lieux de loisirs, les parcs à thème ont profondément évolué. Aujourd’hui, ils conjuguent expériences immersives, pédagogie et innovation pour séduire un public toujours plus large. À l’image de Vulcania, situé au cœur du Puy-de-Dôme, qui s’impose comme l’un des parcs les plus emblématiques de France. Rencontre avec Frédéric Goullet, directeur commercial, communication et marketing qui nous relate la recette de ce succès.

Frédéric Goullet

Directeur commercial, communication et marketing, Vulcania

Àl’origine du projet, une inspiration forte : celle de Katia et Maurice Krafft, célèbres volcanologues français qui ont consacré toute leur vie à l’étude et à la vulgarisation des phénomènes volcaniques. « Ces spécialistes ont profondément marqué la manière d’approcher les volcans. », rappelle Frédéric Goullet. Implanté au cœur de la chaîne des Puys, Vulcania s’inscrit dans un environnement naturel exceptionnel. Le parc a été pensé comme une immersion totale dans un territoire façonné par les volcans. Son architecture, imaginée par l’architecte autrichien Hans Hollein, s’intègre pleinement dans le paysage, comme une extension d’une ancienne coulée volcanique.

La science accessible à tous « L’idée du parc, c’est surtout de donner des clés de compréhension à tous les publics », insiste

Frédéric Goullet. Vulcania s’appuie sur un comité d’experts composé de scientifiques afin de garantir la rigueur de ses contenus. « Nous sommes à la fois un lieu de détente et un centre de diffusion scientifique. Mais notre rôle est aussi de rendre ces contenus accessibles, compréhensibles et attractifs pour tous », précise-t-il. Trois grands univers structurent la visite : les volcans, les phénomènes naturels comme les séismes ou les ouragans, et la Terre dans l’espace. « Tout est lié. Nous cherchons à montrer les connexions entre ces phénomènes pour faire mieux comprendre notre planète dans sa globalité », ajoute-t-il.

Une expérience interactive et inclusive L’un des défis majeurs est de s’adresser à des visiteurs aux profils très variés. « Notre force, c’est d’être intergénérationnels. Nous voulons que chacun puisse y trouver son niveau de lecture », explique Frédéric Goullet. À Vulcania, les expériences se succèdent et se complètent. « Nous devons trouver le bon équilibre. Être capables, en 30 min, de capter les parents sans perdre les enfants. C’est tout l’enjeu de notre conception des attractions », souligne-t-il. Les formats les plus interactifs rencontrent un succès particulier auprès du public. « Les ateliers participatifs et les shows

scientifiques sont parmi les expériences les plus appréciées », observe Frédéric Goullet.

Faire évoluer son offre en continu Pour fidéliser son public, le parc mise sur un renouvellement régulier de ses animations. « Nous cherchons en permanence à enrichir les expériences et à proposer de nouvelles découvertes », explique Frédéric Goullet. Parmi les nouveautés, une immersion au cœur du volcan hawaïen Kilauea qui propose une descente spectaculaire sur une coulée de lave, un rêve fou imaginé à l’époque par Maurice Krafft. Le parc est une porte d’entrée importante pour le tourisme en Auvergne et proposera prochainement des lodges thématisés afin de prolonger l’expérience immersive après la fermeture du parc.

À travers des exemples comme Vulcania, les parcs à thème témoignent d’une évolution profonde du tourisme. « Aujourd’hui, les visiteurs veulent à la fois se divertir et apprendre avec des formats interactifs et stimulants. C’est cette combinaison qui fait le succès de notre modèle », conclut Frédéric Goullet.

Texte Alix Senault

vulcania.com

Nicolas Bouvier, l’œil voyageur

Du 12 mai au 31 octobre 2026, le Musée d’art contemporain accueille une exposition inédite consacrée à Nicolas Bouvier. Une plongée dans l’univers photographique de l’écrivain-voyageur suisse à travers plus de 130 clichés rares réalisés principalement au Japon.

Ecriture et photographie : deux expressions, un même regard

On connait surtout Nicolas Bouvier comme écrivain voyageur, grâce notamment au best-seller L’Usage du monde. Mais cette exposition révèle aussi une autre facette de son travail : celle du photographe, du regardeur, de celui qui observe avec une attention très fine les êtres, les gestes, les détails du quotidien. Une sensibilité et un sens de l’à-propos que l’on retrouve dans ses deux moyens d’expression. Dès ses premiers voyages, la photographie accompagne ses carnets et ses observations. L’exposition s’attarde particulièrement sur ses séjours au Japon, où son approche évolue profondément. Arrivé à Tokyo au milieu des années 1950, Nicolas Bouvier découvre une autre pratique de la photographie, qu’il développe parallèlement aux articles qu’il propose à la presse suisse et japonaise. La photographie devient alors pour lui une source de revenus supplémentaire, « l’image ne nécessitant pas de traduction ». Il se lie d’amitié avec un ancien photographe devenu barman qui lui apprend à développer ses films et l’initie à la technique. À partir de cette période, ses images gagnent en précision et en maîtrise, et leur discours s’affirme.

Un Japon entre tradition et modernité

Ses photographies montrent un Japon en transformation, entre traditions encore

très présentes et modernité naissante. Nicolas Bouvier photographie les rues populaires, les cafés, les voyageurs, les lutteurs de sumo, les acteurs du théâtre butō ou simplement des scènes du quotidien. Son regard reste attentif aux gestes ordinaires et aux présences discrètes, sans recherche d’effet spectaculaire. Construite en huit chapitres, l’exposition suit les différents temps de cette relation au voyage et à l’image. Les textes de Nicolas Bouvier accompagnent le parcours et dialoguent avec les photographies. La scénographie, inspirée des matériaux japonais, joue sur le papier et les effets de circulation pour créer une déambulation progressive à travers l’œuvre.

Dialogues photographiques

Sur près de 130 tirages présentés, une centaine sont issus d’une collection privée et montrés pour la première fois au public. Le parcours rassemble également plusieurs images couleur plus tardives ainsi que des documents liés à l’activité d’iconographe de Nicolas Bouvier. Les photographies de Nicolas Bouvier sont mises en perspective avec celles d’autres grands noms de l’image ayant travaillé au Japon à la même époque ou partageant une similitude de regard, parmi lesquels Werner Bischof, William Klein ou Henri Cartier-Bresson. Ce dialogue permet de replacer son travail dans une histoire plus large de la photographie de voyage et des représentations du Japon d’après-guerre.

Les mots comme fil conducteur

Loin d’être une simple présentation de photographies, l’exposition accorde une place importante aux écrits et aux mots de Nicolas Bouvier. Extraits de récits, notes et textes accompagnent le visiteur tout au long du parcours, ainsi que des extraits sonores et filmés d’interviews. Les images entrent ainsi en résonance avec les mots de l’auteur, permettant de retrouver cette attention aux lieux, aux rencontres et aux détails du quotidien qui traverse l’ensemble de son œuvre.

Musée d’art contemporain Montélimar

Place de Provence, 26200 MONTÉLIMAR 04 75 00 25 46 contact.musees@montelimar.fr

Jours et horaires d’ouverture

Du mercredi au dimanche 13h30-18h & samedi 10h-12h30 / 13h30-18h

Juillet & août : tous les jours 10h-18h

Vacances scolaires (zone A) du mardi au dimanche de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h

ENTRÉE GRATUITE POUR TOUS

Musée d'art contemporain Montélimar

VOYAGES AU LEVANT

12 Mai > 31 Oct. 2026

Collection Photo Elysée ©succession Nicolas Bouvier
Collection Photo Elysée ©succession Nicolas Bouvier

Terra Nobilis • Brandreport

LCorée du Sud : voyage au cœur d’une civilisation millénaire

Entre montagnes sacrées, temples bouddhiques, académies confucéennes et palais royaux, le Pays du Matin Calme révèle un patrimoine d’une richesse insoupçonnée. Une destination encore préservée du tourisme de masse, que Terra Nobilis invite à découvrir à travers un itinéraire conçu comme une traversée de l’histoire coréenne.

ongtemps, la Corée est restée dans l’ombre de ses puissants voisins chinois et japonais dans l’imaginaire occidental. Pourtant, cette péninsule située à l’extrémité orientale du continent asiatique possède une identité culturelle singulière, façonnée par plus de 2000 ans d’histoire, de spiritualité et de créations artistiques. Pour comprendre la Corée d’aujourd’hui, il faut remonter le fil du temps. C’est précisément l’ambition du voyage proposé par Terra Nobilis, spécialiste des voyages culturels, qui invite les voyageurs à découvrir le pays à travers les grandes étapes de son développement historique. Accompagné par Cyril Herrou, diplômé de l’École du Louvre et spécialiste de l’histoire de l’art d’Extrême-Orient, ce parcours de douze jours permet de saisir toute la complexité et la richesse d’une civilisation où traditions et modernité coexistent harmonieusement.

Le royaume des temples

En Corée du Sud, les montagnes ne sont jamais de simples paysages. Depuis des siècles, elles abritent les plus importants sanctuaires du pays et constituent le cadre privilégié de la spiritualité bouddhique. Nichés dans les forêts de pins ou accrochés aux flancs des collines, les temples semblent dialoguer avec la nature qui les entoure.

Parmi les plus remarquables figure Haein-sa, fondé au IXe siècle sur les pentes du mont Gaya. Le sanctuaire conserve l’un des trésors les plus précieux du patrimoine asiatique : le Tripitaka Koreana, une collection de plus de 80 000 planches gravées contenant les textes sacrés du bouddhisme. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’ensemble témoigne du raffinement intellectuel et artistique atteint par la Corée médiévale. D’autres sanctuaires, comme Songgwang-sa ou Tongdo-sa, comptent également parmi les hauts lieux du bouddhisme coréen. Tous racontent une même quête d’harmonie entre l’homme, la nature et le sacré.

Gyeongju, la mémoire d’un âge d’or S’il existe une ville capable de résumer à elle seule l’histoire coréenne, c’est sans doute Gyeongju. Ancien centre du royaume de Silla, elle conserve un patrimoine exceptionnel qui lui vaut le surnom de « musée à ciel ouvert ». Les tumuli royaux qui ponctuent encore le paysage rappellent la puissance de cette dynastie qui unifia la péninsule au VIIe siècle. Le temple Bulguk-sa, avec ses élégantes pagodes de pierre, demeure quant à lui l’un des chefs-d’œuvre de l’architecture bouddhique d’Extrême-Orient. À quelques kilomètres, la grotte de Seokguram abrite une monumentale statue de Bouddha tournée vers la mer, chef-d’œuvre de l’art religieux de Silla.

L’héritage des lettrés

Le bouddhisme a marqué l’art et la spiritualité coréens, tandis que le confucianisme, adopté par la dynastie Joseon dès le XIVe siècle, a structuré la société autour de l’éducation et du respect des hiérarchies. L’académie de Dosan Seowon, fondée au XVIe siècle en hommage au philosophe Yi Hwang, illustre parfaitement cet idéal. Ses bâtiments sobres ouverts sur la nature témoignent d’une vision du monde où la connaissance constitue le chemin vers l’harmonie. Le village historique de Hahoe, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, permet de découvrir comment ces principes structuraient la vie quotidienne. Ses demeures aristocratiques, ses pavillons de bois et ses ruelles préservées offrent un rare aperçu de la Corée traditionnelle.

Entre passé et modernité

La Corée du Sud fascine par son équilibre entre tradition et modernité. Derrière son image de nation technologique se cache une civilisation profondément attachée à son héritage. À Séoul, les palais royaux côtoient les gratte-ciels, tandis que les campagnes perpétuent des traditions ancestrales comme les plantations de thé. Ce

dialogue constant entre passé et présent donne à ce pays un charme unique, encore méconnu des voyageurs européens, mais qui réserve des découvertes culturelles parmi les plus riches d’Asie.

Corée du Sud : du 13 au 24 octobre 2026

Circuit culturel de 12 jours

Guide : Cyril Herrou, spécialiste de l’art d’Extrême-Orient.

Les plus belles visites

– Séoul : Gyeongbokgung et Bukchon

– Cités royales : Gongju, Buyeo et Gyeongju

– Temples : Haein-sa, Songgwang-sa, Tongdo-sa et Bulguk-sa

– Seokguram et sites UNESCO

– Hahoe et Dosan Seowon

– Boseong et la Corée intérieure

Départs

Strasbourg, Paris, Marseille et Nice

Tarif préférentiel

À partir de 4395 € par personne

(Tarif valable jusqu’au 12 juin 2026 –prolongé jusqu’au 30 juin 2026 pour les lecteurs du magazine avec le code CAMINTERESSE)

Programme détaillé et réservation sur : terranobilis.com/897/la-coree-du-sud

Terra Nobilis & Océanides +33 3 88 35 32 14 www.terranobilis.com

Un week-end en Suisse : Cinq destinations faciles d’accès

La France et la Suisse partagent une longue histoire ferroviaire. Dès 1844, la Compagnie du chemin de fer de Strasbourg à Bâle inaugurait la première liaison entre les deux pays, ouvrant la voie à un réseau aujourd’hui parmi les plus efficaces d’Europe. Plus de 180 ans plus tard, le train reste sans doute la manière la plus agréable de découvrir la Suisse : rapide, confortable et surtout spectaculaire.

Lucerne, la Suisse de carte postale

Avec sa vieille ville médiévale, ses ponts couverts et les eaux du lac des Quatre-Cantons, Lucerne concentre tout le charme suisse en une seule destination. À quelques minutes du centre, le mont Pilate ou le Rigi offrent des panoramas grandioses et de superbes randonnées accessibles.

Interlaken, porte d’entrée des Alpes

Entre Grindelwald et Lauterbrunnen, Interlaken ouvre sur certains des paysages les plus impressionnants du pays. Vallées encaissées, cascades, prairies alpines et sommets enneigés composent un décor spectaculaire, idéal pour les amateurs de nature et de randonnée panoramique.

Lausanne et Montreux, douceur lémanique

Sur les rives du Léman, Lausanne et Montreux mêlent culture, vignobles et art de vivre. Entre promenades au bord du lac, terrasses ensoleillées, festivals et musées, la région séduit autant les amateurs de grands paysages que les passionnés de musique et de patrimoine. Plus à l’ouest, Nyon offre une parenthèse plus intimiste avec son château surplombant le lac et ses ruelles pleines de charme. Pour prolonger le week-end en mode détente, plusieurs stations thermales comme Yverdon-les-Bains ou Lavey-les-Bains restent facilement accessibles en train.

Berne, l’élégance tranquille

Capitale discrète et raffinée, Berne charme avec sa vieille ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ses longues

arcades, ses fontaines historiques et sa rivière aux eaux turquoise invitent à ralentir le rythme le temps d’un week-end.

Bâle, capitale culturelle

À la frontière entre Suisse, France et Allemagne, Bâle s’impose comme l’une des villes culturelles majeures du pays. La cité compte une quarantaine de musées, une scène artistique dynamique et une architecture mêlant bâtiments historiques et créations contemporaines.

Voyager autrement, en

train

Toutes ces destinations ont un point commun : elles sont facilement accessibles sans voiture. Grâce à TGV Lyria, qui relie la France aux principales villes suisses en quelques heures, l’évasion commence dès le départ. Entre confort, rapidité, services à bord et panoramas d’exception, le voyage en TGV Lyria devient une expérience à part entière. Pour prolonger cette immersion, la Suisse déploie certains des plus beaux trains panoramiques d’Europe : le Glacier Express entre Zermatt et Saint-Moritz, le Bernina Express jusqu’à Tirano en Italie, la GoldenPass Line entre Lucerne et Montreux, ou encore le Gotthard Panorama Express, entre lacs scintillants et sommets alpins.

Image iStockphoto/LiptonCNX

DE L’ABSINTHE AU PASTIS : UNE HISTOIRE DE PLANTES

Découvrez les plantes aromatiques qui ont donné naissance aux grands apéritifs anisés.

• Exposition temporaire

• Jardin botanique en terrasse

• Parcours découverte des plantes

• Dégustation découverte

• Boutique & coffrets exclusifs

PROLONGEZ L’EXPÉRIENCE CHEZ VOUS

Prolongez l’expérience et découvrez toutes les expériences proposées par la Maison de l’Absinthe.

NLe meilleur de la Suisse romande à Nyon

Entre les rives du Léman, les vignobles de La Côte et les panoramas alpins, la région de Nyon rassemble le meilleur de la Suisse romande. Nature, culture, gastronomie et mobilité douce s’y conjuguent pour offrir une escapade riche en découvertes.

ichée entre Lausanne et Genève, la région de Nyon offre une grande diversité de paysages et d’activités. Randonneurs, amateurs de VTT et curieux en quête de découvertes culturelles y trouveront leur bonheur. Entre sentiers de montagne offrant une vue imprenable sur les Alpes et le Mont Blanc, visites de musées et excursions en bateau sur le Léman, la région a de quoi séduire tous les voyageurs.

Les amateurs de vin pourront quant à eux partir à la découverte du vignoble de La Côte. À Mont-sur-Rolle, la Maison des Vins vous accueille avec une vue panoramique sur les Alpes et le Léman. Partez à la découverte de plus de 200 vins et laissez-vous séduire par le savoir-faire des 83 vignerons réunis sous un même toit.

Pour profiter pleinement de votre séjour, la carte Explore est offerte dès la première nuit passée dans un hébergement de la région de Nyon. Elle donne accès gratuitement aux transports publics et permet de bénéficier d’avantages dans les musées, lors de sorties en bateau et pour de nombreuses autres excursions. Elle est valable dès le jour de votre arrivée.

Plus d’informations sur www.lacote-tourisme.ch

Bénéficiez d’une offre attractive en réservant avec nous sur ouest-vaudois.ch Réservez votre escapade dans la région de Nyon et bénéficiez gratuitement de la carte Explore dès votre première nuit. En plus des transports publics offerts et de nombreux avantages auprès des partenaires touristiques, profitez de 10 % de réduction sur votre prochaine réservation avec le code « LACOTE-10 ».

La Maison des Vins
©Mathieu Chollet - PDRA Creatives
Randonnée au sommet de la Dôle
©Ben Becker - juratourisme
Château de Prangins
©Nyon Région Tourisme
© Olivier

Lille, l’été des bonnes surprises

Et si cet été, Lille et sa métropole devenaient une destination idéale ? Facilement accessibles en train et récompensées par le label « Destination innovante et durable », elles séduisent par l’architecture flamande des ruelles du Vieux-Lille, une offre culturelle foisonnante, une nature préservée et une gastronomie généreuse.

Ville d’art et d’histoire, Lille cultive un dialogue permanent entre patrimoine et création contemporaine. Avec plus d’une trentaine de musées, la métropole offre un panorama culturel remarquable. À Roubaix, La Piscine, ancienne piscine Art déco reconvertie en musée, séduit autant par son architecture spectaculaire que par la mise en scène de ses collections, dont les sculptures se reflètent dans l’eau du bassin. À Lille, le Palais des Beaux-Arts, qui possède la deuxième plus importante collection française après le Louvre, rassemble des chefs-d’œuvre allant de l’Antiquité au XIXe siècle.

L’été 2026 met également la création contemporaine à l’honneur avec la Saison Méditerranée. À la Gare Saint-Sauveur, l’exposition « Traversées » réunit des artistes marocains, tunisiens et algériens aux côtés d’artistes français issus de leurs diasporas. Ensemble, ces binômes imaginent des œuvres monumentales et des installations inédites qui explorent les notions d’identité, de mémoire et de territoire. Une programmation qui illustre parfaitement l’ouverture culturelle et l’esprit d’innovation qui animent la métropole lilloise.

Prendre le large… sans quitter la ville

On connaît moins ce visage de la métropole lilloise : celui d’un territoire façonné par l’eau et les grands espaces. Traversée par la Deûle, la Lys et un dense réseau de voies navigables, elle invite à une découverte plus paisible, loin de l’effervescence urbaine. À pied, à vélo ou en bateau, les chemins de halage révèlent des paysages où patrimoine industriel réinventé et nature préservée cohabitent harmonieusement.

Avec ses 1300 hectares d’espaces naturels et ses 38 réservoirs de biodiversité, la métropole offre de multiples occasions de s’oxygéner. Dans les

Weppes, la promenade du Bois de la Rive propose une expérience originale grâce à ses passerelles en bois qui serpentent au-dessus des plans d’eau et à travers la cime des arbres. Une autre manière d’apprécier la richesse naturelle du territoire.

Les amateurs de cyclotourisme disposent quant à eux d’un réseau de plus de 900 kilomètres de pistes cyclables reliant canaux, campagnes et villages flamands. Pour partir à la découverte de ces itinéraires en toute sérénité, des acteurs locaux comme Ch’tis Voyages à Vélo et Cyclo Aventure proposent des formules clés en main comprenant location de vélos, suggestions de parcours et transport des bagages. Une façon idéale d’explorer la région à son rythme, au plus près de ses paysages et de son patrimoine.

Une gastronomie généreuse et des adresses de caractère À Lille, l’art de vivre passe aussi par la gastronomie, le sens de l’hospitalité des habitants et des lieux de partage chaleureux. Nouveauté de l’été 2026, l’hôtel Babel ouvre ses portes en centre-ville avec une décoration inspirée du voyage et un engagement affirmé en faveur du développement durable. Son emplacement constitue un point de départ idéal pour découvrir la ville à pied.

Pour une parenthèse au vert, cap sur la Ferme 1802, à quelques kilomètres de Lille. Installée dans un ancien corps de ferme rénové avec soin, elle propose des appartements privés confortables dans un écrin champêtre. Spa, piscine intérieure, sauna et cours de yoga complètent cette parenthèse propice au ressourcement.

Dès les beaux jours, les guinguettes le long de la Deûle deviennent des lieux incontournables.

Héritières d’une tradition ancienne du territoire, elles sont synonymes de soirées conviviales entre amis ou en famille, au bord de l’eau, dans une ambiance décontractée. Parmi les autres adresses à découvrir figure Bowtown, à Villeneuve-d’Ascq, où le restaurant Heavy Brique – Brique House abrite une vaste taproom ainsi que le plus grand rooftop au nord de Paris. Autre lieu emblématique, La Friche, à Saint-André-lez-Lille, revisite l’esprit guinguette dans une ancienne friche industrielle avec ses stands de street food, ses bars, ses longues tablées et sa programmation festive.

Situé à proximité de Lille, Aux Enfants Terribles incarne également cet esprit de partage. Cette ancienne ferme du XIXe siècle a été entièrement rénovée pour devenir un véritable lieu de vie réunissant restaurant, bar, grande terrasse et salle de spectacle. Une brasserie complète l’ensemble, avec des cuvées élaborées et servies exclusivement sur place.

Entre culture, nature et gastronomie, la métropole lilloise s’impose comme une destination idéale pour vivre la belle saison autrement, au frais et hors des sentiers battus.

Préparer son séjour : www.lilletourism.com +33 3 59 57 94 00

LE pass pour simplifier votre séjour en métropole lilloise !

©Laurine Thiodet
©Samuel AMEZ-MEL

ÀL’incroyable destin de quatre oursons des Carpates

Orphelins dès leurs premiers mois de vie, cet été, quatre jeunes ours bruns sauvés en Roumanie rejoignent le Parc

Animalier de Sainte-Croix, en Moselle. Une arrivée exceptionnelle qui illustre parfaitement la mission de ce parc unique : sensibiliser à la nature par l’émerveillement, l’immersion et la compréhension du vivant.

première vue, le Parc Animalier de Sainte-Croix impressionne par ses dimensions. Niché au cœur de la Moselle, sur 130 hectares de nature préservée, il abrite plus de 1 500 animaux représentant quelque 130 espèces. Mais ce qui fait sa singularité ne se résume pas à ses chiffres. Depuis plus de 45 ans, Sainte-Croix poursuit une ambition particulière : permettre aux visiteurs de se reconnecter au vivant. Ici, les animaux évoluent dans de vastes espaces inspirés de leurs habitats naturels. L’objectif n’est pas de créer le spectacle, mais de susciter la curiosité, l’émotion et la compréhension.

Loups gris d’Europe, loups arctiques, ours, cerfs, bisons, pandas roux ou encore lynx peuplent les cinq univers thématiques du parc. Au fil de 12 km de sentiers, les visiteurs sont invités à ralentir, observer et découvrir la richesse du monde sauvage sous un autre regard.

Une fraterie d’oursons au destin hors du commun L’événement marquant de la saison 2026 s’appelle Anita, Alexandra, Chance et Thomas. Nés dans les Carpates roumaines au début de l’année 2024, ces quatre oursons ont connu un départ difficile dans la vie. Leur mère a disparu alors qu’ils n’avaient que quelques mois. Livrés à eux-mêmes, ils ont finalement

été recueillis par le Libearty Bear Sanctuary de Zărnești, un sanctuaire reconnu pour son engagement en faveur de la protection des ours bruns. Après près de deux années passées au sein de cette structure, les quatre jeunes ours rejoindront Sainte-Croix en juillet 2026.

Parole d’ours : dans la peau de l’animal Pour accompagner l’arrivée de la fratrie, le parc inaugure cette année une expérience entièrement repensée : Paroles d’Ours. Bien plus qu’un simple espace d’observation, ce nouveau parcours immersif invite les visiteurs à découvrir le monde à travers les sens de l’ours brun. Ambiances sonores, dispositifs interactifs, expériences sensorielles et contenus pédagogiques permettent de mieux comprendre cet animal souvent victime de préjugés.

Comment perçoit-il son environnement ?

Comment se nourrit-il ? Quels défis doit-il relever pour survivre ? Autant de questions auxquelles répond cette nouvelle muséographie conçue comme une véritable immersion. Le parcours se conclut par des pistes d’action concrètes et un quiz ludique, fidèle à la philosophie du parc : mieux comprendre pour mieux protéger.

Une école de la nature à ciel ouvert

Cet engagement en faveur de la biodiversité dépasse largement le territoire du parc. Sainte-Croix participe aujourd’hui à 25 programmes européens d’élevage pour les espèces menacées et soutient de nombreux projets de conservation en France et à l’international. En 2026, le parc consacrera d’ailleurs 300 000 euros au financement d’actions concrètes en faveur de la protection de la nature, soit deux fois plus que les années précédentes.

La pédagogie occupe également une place centrale dans l’expérience proposée aux visiteurs. Les animations quotidiennes, les rencontres avec les soigneurs ou encore l’activité « Soigneur d’un Jour » permettent de découvrir les besoins des animaux tout en sensibilisant aux enjeux environnementaux actuels.

Une immersion qui se prolonge Pour ceux qui souhaitent prolonger l’expérience, Sainte-Croix propose 56 lodges écolabellisés installés au cœur même du parc. Face aux loups, aux ours noirs ou aux cerfs, ces hébergements permettent d’observer les animaux au lever du jour et de vivre la nature à un rythme différent. Une expérience qui a contribué à faire de Sainte-Croix le premier parc animalier écolabellisé d’Europe.

Car au fond, c’est sans doute là toute la promesse de Sainte-Croix : offrir bien plus qu’une visite. Une rencontre avec le vivant qui invite chacun à regarder autrement la nature qui nous entoure.

Plus d’informations sur www.parcsaintecroix.com

Zoo du Bois d’Attilly

CDépaysement animalier aux portes de Paris

À seulement 40 km de Paris, le Zoo du Bois d’Attilly invite petits et grands à découvrir plus de 500 animaux venus des cinq continents. Chimpanzés, girafes, loups blancs de l’Arctique ou encore hippopotames : il propose une véritable immersion dans le monde sauvage grâce à ses vastes espaces et ses animations pédagogiques.

réé en 1966, le Zoo du Bois d’Attilly accueille les visiteurs dans un vaste espace ombragé, agréable en toute saison.

Le parc abrite plus de 500 animaux issus des cinq continents : un véritable tour du monde animalier en Seine-et-Marne, à seulement 40 km à l’est de Paris.

Dans de grands enclos paysagers, le site présente la plus grande diversité animale du département, avec notamment les seuls chimpanzés d’Île-de-France et les seules girafes visibles en Seine-et-Marne. Aux côtés des primates et des herbivores évoluent de nombreux carnivores : panthères, lions, tigres, lycaons, servals ou encore caracals, sans oublier les deux meutes de loups, les loups noirs du Canada et les impressionnants loups blancs de l’Arctique.

Grâce à plusieurs espaces immersifs et volières traversantes, l’expérience permet une véritable proximité avec le monde sauvage.

Engagé dans la conservation des espèces menacées, le parc enregistre chaque année

de nombreuses naissances. Les visiteurs peuvent ainsi observer les premiers mois de vie de bébés makis catta, loups, gibbons, wallabies ou encore de nombreux oiseaux, sans oublier le mystérieux kinkajou.

Pour enrichir la découverte, certains herbivores peuvent être nourris avec des granulés spécifiques proposés à l’entrée. Les chèvres de la mini-ferme en raffolent.

À heures fixes, des rencontres avec les soigneurs animaliers ponctuent l’après-midi. Pendant le goûter des pensionnaires, ces derniers présentent les animaux, expliquent leur mode de vie et répondent aux questions du public. Girafes, loups blancs, chimpanzés, hippopotames et suricates font partie des espèces concernées.

Afin d’assurer une visite agréable à toute la famille, le parc dispose également d’un snack, d’aires de pique-nique et d’un espace de jeux dédié aux plus jeunes.

Un lieu à découvrir ou redécouvrir pour vivre une immersion dépaysante au cœur du monde animal.

Rencontre avec les soigneurs

Chaque jour, des rendez-vous pédagogiques permettent d’en apprendre davantage sur les pensionnaires du parc lors de goûters commentés par les soigneurs animaliers.

Un zoo engagé

Le Zoo du Bois d’Attilly participe activement à la conservation des espèces menacées grâce à des programmes de reproduction et à de nombreuses naissances chaque année.

Zoo du Bois d’Attilly Route de Chevry 77150 Férolles-Attilly

+33 1 60 02 34 34 contact@zoo-attilly.fr www.zoo-attilly.fr

ZOO DU BOIS D’ATTILLY FEROLLES-ATTILLY

Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
Smart Loisirs & Voyages by Smart Media Agency AG - Issuu