










Juin ’26
![]()











Juin ’26
Dans les trains, à la Migros ou en vacances, il embarque le public à bord d’un humour péchu et inattendu.

Carine Bachmann
Voyager en Suisse, c’est aller de surprise en surprise. C’est vivre une diversité d’expériences souvent sous-estimée. C’est aussi découvrir un pays qui aime se retrouver : autour d’une scène, d’un écran, d’une place de village, d’un musée ou d’un site patrimonial. Au-delà des frontières linguistiques et des générations, dans des moments précieux de partage.
Chaque été, la Suisse déploie une offre culturelle d’une densité époustouflante. Peu de pays de notre taille peuvent se prévaloir d’une telle richesse. De Montreux à Saint-Gall, de Nyon à Bellinzone, de Verbier à Locarno, les festivals de musique accueillent des artistes de renommée internationale comme des talents locaux, devant un public toujours plus nombreux. Ils transforment villes et paysages en espaces de rencontre où se côtoient habitantes et habitants, visiteurs, familles, jeunes générations et passionnés venus du monde entier.
Cette vitalité ne se limite pas à la musique. Les festivals de cinéma connaissent eux aussi un succès impressionnant, signe d’un profond désir de découverte : découverte d’univers intérieurs comme de contrées lointaines, de réalités locales comme de mondes imaginaires. Du Festival international du film fantastique de Neuchâtel (NIFFF), devenu une référence internationale dans son domaine, au Festival du film de Locarno, dont la Piazza Grande reste l’un des lieux les plus emblématiques du cinéma européen, ces rendez-vous démontrent la capacité de la culture à rassembler. Ils nous rappellent combien les œuvres, les récits et les regards croisés nourrissent le dialogue et l’imaginaire collectif.
L’été suisse est aussi une invitation à découvrir la richesse exceptionnelle de nos musées. Avec plus d’un millier d’institutions réparties dans tout le pays, la Suisse possède l’une des plus fortes densités muséales au monde. Nous avons besoin d’histoires. Nous vivons d’histoires. Et les musées nous en offrent. Ce sont des lieux de rencontre, de transmission, de débat et de réflexion. Ils nous aident à comprendre notre passé tout en éclairant les enjeux du présent.
À côté des grandes institutions reconnues internationalement, comme le Musée Ariana à Genève ou le Musée des transports à Lucerne, notre pays compte aussi des musées plus confidentiels, parfois inattendus, qui méritent le détour et racontent eux aussi une part essentielle de notre identité. Le Vitromusée de Romont, consacré à l’art du verre et du vitrail, offre une expérience rare, entre savoir-faire ancestral et création contemporaine. À Porrentruy, le Musée Jurassica nous invite à remonter aux origines du Jurassique et à découvrir l’extraordinaire richesse du patrimoine géologique de la région.
Brandreport • Vitromusée Romont

La culture est l’un des fondements de notre cohésion, de notre créativité et de notre vitalité.
– Carine Bachmann, Directrice de l’Office fédéral de la culture
Parcourir la Suisse, c’est aussi partager des expériences en famille. Certaines institutions font vivre le patrimoine avec une énergie remarquable. Le Musée en plein air de Ballenberg permet de traverser notre histoire à travers des maisons, des fermes et des bâtiments originaux venus de toutes les régions du pays. En une journée, il donne à voir une Suisse multiple et profondément enracinée, faite de savoir-faire artisanaux, de cultures régionales et d’un lien étroit avec le paysage et le territoire.
À La Chaux-de-Fonds, le Musée international d’horlogerie nous plonge dans l’histoire fascinante d’un art mécanique qui a largement contribué au rayonnement de la Suisse dans le monde. Derrière les petites et grandes complications horlogères se dessine une aventure humaine faite d’inventivité, de précision, de patience et d’excellence. Une aventure qui montre aussi combien la culture contribue à notre prospérité et à notre succès économique. Là encore, le patrimoine n’est pas figé : il raconte une culture du travail, de la transmission et de l’innovation qui continue d’inspirer le présent.
L’été culturel se vit également dans nos villes et nos villages. Ils attirent non seulement les visiteurs étrangers, mais aussi les habitantes et habitants de notre pays, toujours plus nombreux à redécouvrir les richesses de leur propre territoire. Nous constatons aujourd’hui combien les lieux où la qualité du bâti a été préservée, en dialogue avec la mémoire collective, sont précieux. Cette attention portée à la culture du bâti répond à un besoin de continuité, d’ancrage et de beauté dans un monde qui s’accélère.
Cet élan se prolongera lors des Journées européennes du patrimoine, organisées en septembre dans toute la Suisse. Elles offrent l’occasion de découvrir des lieux surprenants, souvent méconnus. Placées cette année sous le signe des risques qui menacent le patrimoine, elles nous rappellent une évidence : ce que nous construisons aujourd’hui constitue le patrimoine de demain.
La culture est une force essentielle. Elle est une infrastructure de la démocratie. Comme les routes ou les gares, elle est nécessaire aux échanges. Elle permet à chacune et chacun de faire entendre sa voix. Elle repose aussi sur l’engagement de milliers d’amatrices, d’amateurs et de bénévoles, auxquels il convient de rendre un hommage particulier alors que nous célébrons l’Année internationale du bénévolat.
La culture est enfin une promesse : celle d’une Suisse consciente de son histoire, de sa diversité et de ses responsabilités. Une Suisse capable de préserver ses racines tout en restant ouverte au monde, aux échanges et à la création contemporaine. À travers ses festivals, ses musées, son patrimoine et ses lieux de rencontre, notre pays démontre chaque été que la culture est l’un des fondements de notre cohésion, de notre créativité et de notre vitalité.
Place à la culture !
Texte Carine Bachmann, Directrice de l’Office fédéral de la culture
Contenu.
04 Haltes estivales
08 Coupe du Monde 2026
10
Interview : Blaise Bersinger
14 L’été de la culture
16 Mines de sel
Focus Summer Guide.
Chef de projet
Nathan Joulin
Responsable national
Pascal Buck
Rédactrice en chef Romandie
Marie Geyer
Responsable graphique
Mathias Manner
Graphiste
Marie Geyer
Journalistes
Océane Kasonia, Marc-Antoine Guet, SMA
Image de couverture
Laura Gilli
Canal de distribution
Tribune de Genève et 24Heures
Imprimerie DZB Druckzentrum Bern
Smart Media Agency. Gerbergasse 5, 8001 Zürich, Schweiz Tel +41 44 258 86 00 info@smartmediaagency.ch redactionFR@smartmediaagency.ch focus.swiss

Cet été, le Musée suisse du vitrail et des arts du verre invite petits et grands à explorer un univers fascinant entre vitraux, expositions et ateliers créatifs.

Le Château de Romont, datant du Moyen Âge, constitue un écrin de choix pour le Vitromusée Romont. Entièrement voué aux arts du verre, le Vitromusée Romont abrite d’importantes collections regroupant vitraux, peintures sous verre, verres et œuvres graphiques ainsi que des outils et matériaux liés à la production verrière. Qu’il s’agisse d’un vitrail héraldique, d’un verre de Venise ou d’une peinture sous verre contemporaine, toutes les facettes de l’art verrier, de l’Antiquité à nos jours, y sont représentées.
Expositions à découvrir cet été
Partez à la découverte de l’un des plus importants architectes et designers du XX e siècle avec l’exposition « Esprit moderne : Carlo Scarpa et le vitrail suisse du XX e siècle ». Des peintures sous verre de l’artiste autrichienne Fride WirtlWalser sont présentées dans l’exposition « Fride WirtlWalser. Rétrospective », qui retrace son parcours artistique des années 1970 à aujourd’hui. Enfin, réjouissez-vous du dialogue créatif entre Bruna Olivet-Ara et Helena Ťapajnová, deux artistes membres de Verarte, avec leur exposition « Mémoires en mouvement ».
Activités créatrices pour les enfants
Les enfants y trouveront aussi leur bonheur ! Trois activités peuvent être réalisées en tout temps par les enfants dès cinq ans pour apprivoiser la matière fascinante qu’est le verre : un attrape-soleil, un bougeoir ou un disque vitrail. De plus, les mercredis 22 juillet et 19 août, l’artiste Magali Kocher animera l’atelier « Trencadis d’été ». Sur inscription préalable, les enfants dès huit ans pourront créer leur propre mosaïque de verre ! Toutes les informations sont disponibles sur www.vitromusee.ch/vitroateliers
Initiez-vous à la technique du vitrail
Ne manquez pas l’occasion d’apprendre la technique du vitrail en compagnie de l’artiste Kathrin Armbruster-Seid les week-ends du 25 et 26 juillet ou du 22 et 23 août. Elle vous accompagnera dans la création de votre propre vitrail coloré en vous montrant ses différentes étapes : esquisse, découpe du verre, mise en plomb et soudure à l’étain. Ces ateliers sont sur inscription ; toutes les informations sont disponibles sur www.vitromusee.ch/vitroateliers
Pause gourmande avec vue Dégustez une boisson fraîche, un café aromatique, un snack ou une glace rafraîchissante au Vitrocafé. Situé dans l’Orangerie du Vitromusée Romont, le Vitrocafé offre une atmosphère unique. Entourée de vitraux contemporains, la pause-café devient une expérience culturelle. Profitez de la charmante terrasse située dans la calme et verdoyante cour du château !
Repartez avec des souvenirs lumineux
Avant de quitter le musée, n’oubliez pas de passer à la Vitroboutique ! Vous y trouverez une belle sélection d’objets en verre créés par des artistes et artisans, parfaits pour emporter un souvenir original de votre visite.
Vitromusée Romont
Rue du Château 108b, 1680 Romont
Du mardi au dimanche de 11h à 17h
Accessible aux personnes à mobilité réduite Tarifs sur www.vitromusee.ch
Vitrocafé
Du mardi au dimanche de 13h à 17h Entrée libre
Vitroboutique
Du mardi au dimanche de 11h à 17h Entrée libre
Comment s’y rendre
En voiture : parking à proximité
En train : arrêt Romont FR, à 30 minutes de Lausanne ou de Berne


Jardin botanique cantonal – Palais de Rumine – Jardin alpin cantonal

Expositions permanentes gratuites


Cet été, partez à la rencontre des acteurs qui font vivre la scène culturelle et touristique : musées, domaines, villes et lieux d’exception vous ouvrent leurs portes.
28. Musée des beaux-arts La Chaux-de-Fonds
29. Museum Sammlung Rosengart Luzern
30. Mines de Sel de Bex & Boutique des Mines
31. Fondation Louis Moret
32. Musée de l’aviation militaire (Clien d’Ailes)
6.
- Randonnée Bisse de Vex
7. Veysonnaz - Randonnée Bisse de Salins
8. Melchsee-Frutt / Dryyerli Apartments
9. Echallens Tourisme
10. Ville de Carouge
11. Ville de Versoix - Boléro Gallerie
12. Pays d’enhaut 13. Ville du Locle
14. Maison de l’Absinthe
16. Vitromusée
17. Musée International d’Horlogerie
18. Naturéum
19. Fondation Pierre Gianadda
20. Office du tourisme Yverdon les bains et région
21. Culture Valais - Ville de Sion
22. Musée de Carouge
23. Association Des Musées Morgiens
24. La Maison de la Tourbière
25. Fondation Opale
26. Musée des Sciences de la Terre
27. Ballenberg Freilichtmuseum der Schweiz
33. Musée suisse de l’appareil photographique
34. Alimentarium
35. Musées cantonaux du Valais
36. Theatre Benno Besson
37. Spectacles Onésiens
38. Casino Théâtre Rolle
39. Théâtre Kléber-Méleau
40. Docks / Fondation pour les Musiques Actuelles
41. Red Pigs Festival
42. Gstaad Menuhin Festival & Academy
43. Verbier Festival
44. MUZOO
45. Zoo de Servion
46. Zoo et piscine des Marecottes
47. Camping de la Menthue (Yvonand)
48. Salzano hotel
49. Crêt-Bérard
50. Camping Saignelégier
51. Gstaad Palace
52. CEI Habitat
53. La Côte Tourisme - Nyon Région
54. Office du tourisme Yverdon les bains et région
55. Chateau de Coppet
56. Théâtre du Jorat
57. Cave du Crausaz
58. Musée Tinguely
59. Art Basel

































































NICHÉE AU CŒUR DU VAL-DE-TRAVERS, LA MAISON DE L’ABSINTHE VOUS INVITE À DÉCOUVRIR UNE PLANTE MYSTÉRIEUSE, UNE HISTOIRE MOUVEMENTÉE ET UN ART DE VIVRE À SAVOURER, VERRE EN MAIN, SOLEIL SUR LE VISAGE.







Alors que les tensions internationales bouleversent les habitudes de voyage et invitent à la prudence, une évidence s’impose peu à peu : et si le plus beau des voyages était celui que l’on ne soupçonnait pas, juste à côté de chez soi ?
et été, plus que jamais, la Suisse se révèle comme une destination à part entière. Non pas par défaut, mais par choix. Un choix de sens, de sérénité, d’authenticité. Et au cœur de cette redécouverte, certains lieux se distinguent : des lieux rares, préservés, presque secrets.
Il existe, au-dessus de Lavaux, un lieu dont on parle à voix basse. Un lieu que l’on ne comprend qu’en le vivant. Ce lieu, c’est Crêt-Bérard.
Un lieu chargé d’histoire, dédié à l’accueil Niché dans les hauts de Puidoux, entre lac et montagnes, Crêt-Bérard n’est pas un établissement comme les autres. Dès son origine, cette maison a été pensée comme un lieu d’accueil au sens le plus noble du terme. Une maison ouverte, inclusive, où chacun peut trouver sa place, se poser, respirer. Son histoire est profondément ancrée dans une vocation spirituelle et humaine. Ici, on ne parle pas seulement d’hébergement, mais d’hospitalité. Une nuance essentielle. Car accueillir, à Crêt-Bérard, signifie bien plus que recevoir : c’est offrir un espace de pause, de rencontre, de réflexion, loin du tumulte extérieur. Le bâtiment de style médiéval a vu passer des générations de visiteurs, des moments de silence comme des instants de partage, des retraites, des séminaires, des séjours en famille. Et aujourd’hui encore, cette mission d’accueil continue d’évoluer, en phase avec notre époque. Orientées par un Conseil de fondation, les décisions ne répondent pas à des logiques de rendement, mais à une dédicace datant de 1953 et à une vision : accueillir, transmettre, préserver et faire de Crêt-Bérard un espace qui éclaire les pensées et les cœurs.
Et cela se ressent.

Une pépite… révélée par ceux qui la découvrent
Il suffit de lire les témoignages dans le livre d’or pour comprendre.
« Une pépite cachée », « un lieu hors du temps », « une découverte inattendue »… les mots reviennent souvent, presque toujours avec la même émotion. Ce qui frappe, ce n’est pas seulement la satisfaction, mais la surprise.
Comme si Crêt-Bérard n’était jamais tout à fait ce que l’on imaginait avant d’y venir.
Les hôtes parlent du calme, bien sûr, de la beauté aussi, de la qualité du sommeil également. Mais surtout de l’accueil, sincère, chaleureux, humain, d’un personnel attentif, présent sans être intrusif, engagé dans son travail avec une sincérité rare.
Car ici, le service ne se limite pas à des standards. Il se vit et se ressent. Il se construit dans les détails, dans les regards, dans cette volonté partagée de faire de votre séjour une expérience simple et profondément marquante.
Travailler avec le cœur n’est pas un slogan. C’est une réalité quotidienne.
Un lieu habité par celles et ceux qui y travaillent
Ce qui marque aussi profondément les visiteurs, c’est l’attitude des équipes.
« Ce n’est pas du service, c’est de l’attention. »
« Ils font leur travail avec le cœur. »
« À Crêt-Bérard, il y a ce « je-ne-sais-quoi » dans l’attention portée envers nous autres, passants et réguliers du lieu, qu’il est difficile à définir. »
Cette énergie est portée par Jean-Michel Berner, responsable hôtelier. Son rôle : accompagner les équipes, développer les services, mais surtout préserver cet esprit unique. Un esprit qu’il nomme avec un mot singulier : Cœurage.
Un mot qui n’existe pas ailleurs, mais qui prend tout son sens à Crêt-Bérard.
Le cœur, pour la sincérité de l’accueil.
L’ouvrage, pour la qualité du travail.
Le courage, pour donner jour après jour du sens au quotidien.
Et c’est peut-être cela que les hôtes ressentent sans forcément pouvoir le nommer.
Une cuisine qui a du sens
À cette expérience s’ajoute une autre dimension essentielle : le plaisir de la table.
Ici, la cuisine prolonge l’esprit du lieu. Sous la direction du chef Antoine Bibet et de son équipe, chaque plat raconte une histoire de saison, de terroir, de respect des produits.
L’assiette devient un reflet de l’engagement global de la maison : une cuisine qui nourrit, au-delà du goût.
Une présence spirituelle vivante et ouverte Ne l’oublions pas : au cœur de Crêt-Bérard, il y a aussi une dimension spirituelle, discrète mais profondément vivante.
Le pasteur résident, Alain Monnard, incarne cette présence. À travers trois offices quotidiens et un culte dominical, vécus dans la jolie chapelle accolée au cloître, il fait vivre la tradition protestante du lieu. Mais son rôle va bien au-delà.
Il transmet. Il accompagne. Il insuffle des valeurs ; de respect, d’écoute, d’attention à l’autre, qui irriguent toute la maison.

Même pour celles et ceux qui ne se réclament pas d’une pratique religieuse, cette dimension est ressentie comme une richesse, une profondeur, une forme d’ancrage.
Crêt-Bérard marque-t-il le paysage… ou est-ce l’inverse ?
La question mérite d’être posée.
Car il est difficile de dissocier la maison de son environnement. Situé dans un écrin naturel exceptionnel, Crêt-Bérard surplombe Lavaux, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Vignes en terrasses, reflets du Léman, horizons alpins… le panorama est à couper le souffle.
Mais au-delà de la beauté du lieu, il y a une forme d’harmonie. Une intégration presque évidente entre le bâti et la nature. Comme si la maison avait toujours été là. Comme si elle faisait partie du paysage, autant qu’elle le contemple.
Cette singularité a d’ailleurs été reconnue récemment par Hôtellerie Suisse, qui a attribué à Crêt-Bérard la classification « Guest House » avec la mention « Landmark ». Une distinction qui valorise les bâtiments historiques marquant le paysage ou qui en sont indissociables.
Une approche durable, ancrée dans l’ADN À l’heure où la question environnementale devient centrale, Crêt-Bérard n’a pas attendu pour agir. La durabilité fait partie intégrante de sa nature. Elle ne se limite pas à quelques initiatives isolées, mais s’inscrit dans une vision globale : respect du lieu, des ressources, des personnes.
Circuit court, gestion responsable, sobriété énergétique, valorisation du patrimoine… chaque décision est pensée dans une logique d’équilibre. Non pas pour suivre une tendance, mais parce que cela fait sens. Et c’est sans doute aussi ce qui attire une nouvelle génération de visiteurs, en quête de cohérence entre leurs valeurs et leurs choix de destination.
Une accessibilité fidèle à ses valeurs
Dans un lieu d’une telle qualité, on pourrait s’attendre à une certaine exclusivité. C’est tout le contraire.
Fidèle à sa mission d’origine, Crêt-Bérard défend une politique tarifaire accessible. L’objectif est clair : permettre au plus grand nombre de vivre cette expérience.
En réservant directement sur cret-berard. ch, les visiteurs bénéficient des meilleures offres. Une démarche simple, transparente, en cohérence avec les valeurs de la maison.
Une invitation à la sérénité à deux pas de chez soi
Au fond, la question n’est peut-être pas de savoir où partir cet été, mais pourquoi partir loin quand l’essentiel est déjà proche ?
Dans un monde agité, Crêt-Bérard offre une forme de refuge. Un espace de calme, de beauté, d’humanité. Un lieu qui ne cherche pas à impressionner, mais à accueillir : 40 chambres confortables simples, doubles ou familiales où la déconnexion et la sérénité vous sont offertes : pas de télévision ni Wi-Fi (qui reste disponible dans les espaces communs), une salle à manger, une bibliothèque, un parc arboré d’un hectare, un chalet au cœur de la forêt pouvant accueillir jusqu’à 26 personnes, un terrain de sport, un sentier méditatif et bien d’autres possibilités…
Et puis, pour celles et ceux qui cherchent un point d’ancrage pour visiter la région, Crêt-Bérard est le lieu idéal. Entre Montreux et son célèbre festival de jazz, Vevey et Lausanne, Crêt-Bérard est accessible facilement.
Que vous voyagiez en voiture (parking gratuit), en transports en commun (une navette est disponible pour venir vous chercher à la gare de Puidoux et une carte de transport gratuite vous sera délivrée à l’arrivée), à vélo (abri disponible et prise pour recharger les batteries), ou à pied (des sentiers de randonnée couvrent la région et vous feront traverser les vignobles proches), Crêt-Bérard vous ouvre ses portes et se réjouit de vous accueillir.
Et c’est peut-être cela, aujourd’hui, le vrai luxe : un lieu où l’on peut autant se reposer que partir explorer. Pourquoi chercher ailleurs ?
Que ce soit pour une étape, un week-end ou un séjour plus long, Crêt-Bérard est une évidence pour celles et ceux qui veulent vivre la Suisse autrement de l’intérieur.
Cet été, faites un choix simple : restez, découvrez, vivez. Crêt-Bérard vous attend.
Plus d’informations sur www.cret-berard.ch


Tous les événements www.thyon.ch
MUSÉE NATIONAL SUISSE CHÂTEAU DE PRANGINS
MUSÉE DU LÉMAN, NYON
DU VIEUX
MUSÉE ROMAND DE L’AGRICULTURE, CHIBLINS
MAISON DU BASKETBALL
PATRICK BAUMANN, MIES
Dans la région de Nyon, le Pass Musées offre pour 15 francs une année d’accès à huit institutions : le Musée national suisse au Château de Prangins, le Château de Nyon, le Musée du Léman et le Musée romain à Nyon, le Château et le Musée du Vieux-Coppet à Coppet, le Musée romand de la machine agricole à Chiblins et la Maison du Basketball à Mies.
Construit vers 1730, le Château de Prangins est l’écrin du Musée national suisse consacré à la Suisse moderne, industrielle, démocratique et familiale du XVIIIe siècle à nos jours, entre mythes et réalité quotidienne. D’autres expositions permanentes invitent à un voyage au siècle des Lumières et dans la vie de la noblesse. Cette année, l’exposition temporaire offre, pour la première fois en Romandie, une vue d’ensemble du rôle de la Suisse à l’époque du colonialisme. Les alentours du château abritent également un jardin potager historique.
Nyon héberge trois musées. Le château, d’influence savoyarde et bernoise, retrace l’histoire de la ville et présente une magnifique collection de porcelaine.
Un escape game peut aussi se jouer dans les prisons du château. Le Musée romain est un véritable témoin de cette époque lointaine puisqu’il se loge dans les pierres de l’ancienne basilique. Le Musée du Léman est unique en son genre et explique la vie dans, sur et autour du lac. La grande famille Piccard y est aussi mise à l’honneur. Chaque musée propose également des expositions temporaires.
Au Moulin de Chiblins, les visiteurs pourront comprendre l’évolution de la mécanisation de l’agriculture au travers de 2000 pièces, l’une des plus

grandes collections d’anciennes machines suisses. À Coppet, des pans de l’histoire sont également dévoilés. Exilée par Napoléon, Madame de Staël (1766-1817) avait créé un centre intellectuel dans le château familial. Aujourd’hui, ses descendants sont toujours impliqués dans sa gestion, permettant de découvrir la vie et les appartements de la célèbre écrivaine. Le Musée du Vieux-Coppet restitue quant à lui l’atmosphère authentique d’une demeure bourgeoise des XVIII et XIX siècles. À Mies, la Maison du Basketball illustre l’histoire de ce sport au siège de la fédération internationale. Idem chez sa voisine, la FIM, qui vient d’ouvrir le Racing Motorcycle Museum (non compris dans le Pass Musées).
Pour ceux qui aimeraient allier culture et sport, un nouvel itinéraire à vélo relie tous les musées. À découvrir sur le site de l’office du tourisme.
Le Pass est disponible en ligne sur lacote-tourisme.ch ou auprès des offices de Nyon, Rolle, St-Cergue et des musées participants.
Nyon Région Tourisme +41 22 365 66 00 info@nrt.ch www.lacote-tourisme.ch
Pour seulement 15 francs, le Pass Musées donne accès pendant une année à huit institutions culturelles de la région de Nyon. Entre patrimoine suisse, histoire romaine, vie lacustre, agriculture, littérature et sport, il invite à découvrir toute la richesse culturelle de La Côte. Depuis 2026, l’offre s’est également enrichie avec l’ouverture du Racing Motorcycle Museum à Mies. En
découvrez une multitude d’activités en pleine montagne dans le Val d’Hérens


Du 11 juin au 19 juillet 2026, la Coupe du Monde de football promet de faire vibrer des millions de supporters à travers le monde.
Organisée pour la première fois dans trois pays, les États-Unis, le Canada et le Mexique, cette édition historique s’annonce comme un immense rendez-vous populaire, capable de rassembler les passionnés comme les simples curieux autour d’émotions partagées.
ous les quatre ans, elle s’impose comme l’un des événements sportifs les plus suivis de la planète.
La Coupe du Monde dépasse largement le cadre du sport : elle devient un phénomène culturel, médiatique et social qui rassemble des milliards de personnes autour d’une même passion. Les discussions de bureau changent de sujet, les terrasses se remplissent aux heures des matches et les supporters se découvrent des points communs qu’ils n’imaginaient pas quelques semaines plus tôt.
En 2026, cette grande fête du football mondial revient avec une édition inédite à plus d’un titre. Pour la première fois de son histoire, la compétition sera organisée conjointement par trois pays. Une première également en termes d’ampleur, puisque le tournoi accueillera 48 sélections nationales, contre 32 lors des éditions précédentes.
Pendant plus d’un mois, le football occupera le devant de la scène internationale. Les plus grandes stars de la discipline côtoieront de nouvelles générations de talents, tandis que les supporters du monde entier partageront les mêmes émotions, entre espoirs, exploits inattendus et moments de légende.
Les nouveaux visages du Mondial L’une des richesses de cette édition réside justement dans la diversité des équipes présentes. Aux côtés des habitués que sont le Brésil, l’Argentine, la France, l’Allemagne ou l’Espagne, plusieurs nations découvrent pour la première fois l’atmosphère unique d’une Coupe du Monde.
La Jordanie a signé l’une des plus belles pages de son histoire sportive en obtenant sa qualification. L’Ouzbékistan participera lui aussi à son premier Mondial après plusieurs années passées aux portes de la compétition. Quant à la Nouvelle-Calédonie, son parcours a suscité un immense enthousiasme dans le Pacifique.
Cette ouverture permet également de mettre en lumière des sélections dont la progression se confirme année après année. Le Sénégal, devenu l’une des places fortes du football africain, ambitionne de franchir un nouveau palier sur la scène mondiale. Le Maroc, auteur d’un parcours historique jusqu’en demi-finale en 2022, voudra démontrer que son exploit n’était pas un accident.
D’autres retours sont particulièrement attendus. Haïti retrouve ainsi la Coupe du Monde après plusieurs décennies d’absence, un accomplissement qui dépasse largement le cadre sportif pour un pays où le football occupe une place importante dans la vie quotidienne.
Qu’elles découvrent le tournoi ou qu’elles y reviennent après une longue attente, ces équipes incarnent l’une des promesses du Mondial : celle de voir émerger de nouvelles histoires. Chaque édition réserve son lot de surprises, de révélations et d’exploits. C’est aussi ce qui fait la magie de la compétition.
Trois pays pour une même fête Autre particularité de cette édition : elle se déroulera dans trois pays différents. Des grandes métropoles américaines aux villes canadiennes en passant par les stades mythiques du Mexique, la compétition s’étendra sur une grande partie du continent nord-américain.
Cette organisation reflète l’ampleur prise par le football à l’échelle mondiale. Longtemps considéré comme secondaire face à d’autres sports aux États-Unis, il attire désormais un public toujours plus nombreux. L’accueil de la Coupe du Monde constitue une occasion unique de renforcer encore son développement.
Le Mexique écrira quant à lui une nouvelle page d’histoire en devenant le premier pays à accueillir des rencontres de Coupe du Monde lors de trois éditions différentes. Une distinction qui témoigne de la place particulière qu’occupe le football dans la culture du pays.
Brandreport • Camping Saignelégier
Au-delà des chiffres et des infrastructures, cette organisation commune illustre aussi la dimension universelle du tournoi. Trois nations, trois cultures et des millions de supporters réunis autour d’une même passion.
Les favoris sous pression
Comme à chaque édition, plusieurs sélections aborderont la compétition avec l’étiquette de favorites. Championne du monde en titre, l’Argentine tentera de conserver son trophée face à une concurrence particulièrement relevée.
La France, régulièrement présente parmi les meilleures nations depuis plus d’une décennie, fera partie des principaux prétendants. L’Espagne, l’Angleterre, le Brésil ou encore l’Allemagne nourriront également de grandes ambitions.
Mais derrière ces géants du football mondial, plusieurs outsiders espèrent bouleverser la hiérarchie. Le Sénégal, le Maroc ou encore certaines sélections nord-américaines, portées par l’avantage du terrain, pourraient jouer les trouble-fêtes et rappeler que la Coupe du Monde reste l’une des compétitions les plus imprévisibles du sport.
Mais l’histoire de la Coupe du Monde rappelle qu’aucun scénario n’est écrit d’avance. Les plus grands favoris ont souvent connu des désillusions inattendues, tandis que certaines équipes ont dépassé toutes les prévisions. Cette incertitude contribue largement à la fascination exercée par le tournoi.
La Suisse veut poursuivre sa progression Pour les supporters helvétiques, cette Coupe du Monde représente un nouveau rendez-vous avec l’espoir. Au fil des années, la Suisse s’est imposée comme une participante régulière des grandes compétitions internationales grâce à la qualité de sa formation et à la stabilité de son projet sportif.
La Nati a démontré à plusieurs reprises qu’elle pouvait rivaliser avec certaines des meilleures équipes du monde. Son objectif sera une nouvelle fois de
franchir
Au-delà du résultat final, les matches de l’équipe nationale demeurent des moments particuliers. Dans toutes les régions du pays, ils réunissent familles, amis et supporters devant les écrans, créant un sentiment d’appartenance qui dépasse largement le cadre du sport.
Un mois d’émotions partagées
Du match d’ouverture à la finale du 19 juillet, la Coupe du Monde rythmera une grande partie de l’été 2026. Pendant cinq semaines, exploits individuels, scénarios inattendus et moments de joie collective se succéderont au gré des rencontres.
Car au-delà des trophées et des statistiques, le Mondial reste avant tout une aventure humaine. Il offre à chacun la possibilité de soutenir une équipe, de découvrir de nouvelles cultures et de partager des émotions avec des millions d’autres personnes à travers le monde.
Le temps d’une rencontre, les différences s’effacent souvent au profit d’une passion commune. C’est sans doute là que réside, depuis toujours, la véritable magie de la Coupe du Monde.
Texte SMA
Coupe du Monde 2026 en bref
– Du 11 juin au 19 juillet 2026
– Organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique
– Première édition à 48 équipes
– 104 matches au programme
– Finale le 19 juillet 2026
– Plus grand Mondial jamais organisé en nombre de participants et de rencontres
Niché à 1000 mètres d'altitude au cœur des Franches-Montagnes, le Camping du Creux des Biches cultive depuis toujours un esprit de liberté et de retour à l'essentiel. Cet été, il enrichit son offre d'hébergements insolites avec les nouvelles Cabanes OURS, conçues pour vivre une nuit au plus près de la nature.
Depuis plusieurs années, le Camping du Creux des Biches s'est imposé comme une destination à part dans le paysage touristique jurassien. Ici, l'expérience ne se limite pas à planter sa tente ou à réserver un hébergement : elle invite à changer de rythme. Entouré de pâturages boisés, de forêts paisibles et de sapins centenaires, le site offre un cadre privilégié pour se ressourcer, loin de l'agitation quotidienne. Cette approche se reflète dans la diversité des hébergements proposés. Yourtes, tipis, bulle transparente, dôme géodésique ou encore cabane dans les arbres permettent aux visiteurs de vivre un séjour original tout en profitant pleinement de l'environnement exceptionnel

des Franches-Montagnes. Chaque hébergement raconte sa propre histoire et transforme une simple nuitée en véritable expérience.
À partir de cet été, le Camping du Creux des Biches accueille une nouvelle venue dans cette famille d'hébergements insolites : les Cabanes OURS. Réalisées en bois et pensées pour s'intégrer harmonieusement au paysage, ces dix cabanes conjuguent confort et simplicité. Leur particularité réside dans leur toit amovible, qui permet de choisir entre l'abri chaleureux d'un cocon de bois et le spectacle d'une nuit passée sous les étoiles. Un petit-déjeuner est également inclus pour prolonger ce moment privilégié dès le réveil.

Au-delà de l'hébergement, le camping constitue un point de départ idéal pour découvrir les richesses naturelles des Franches-Montagnes. Randonnées, balades à vélo ou à cheval, découverte des villages et des paysages typiques de la région : les possibilités d'évasion sont nombreuses. Les visiteurs séjournant au moins une nuit bénéficient en outre du Jura Pass, qui leur permet d'emprunter gratuitement les transports publics régionaux pendant toute la durée de leur séjour.
Avec les nouvelles Cabanes OURS, le Camping du Creux des Biches poursuit ainsi une même ambition : offrir bien plus qu'un lieu où dormir, une parenthèse où l'on prend le temps de se reconnecter à ce qui compte vraiment.

Camping Saignelégier
Sous la Neuvevie 5a CH–2350 Saignelégier
+41 79 565 18 03 www.campingsaignelegier.ch

Camping Creux-des-Biches le Creux-des-Biches 6 CH–2340 Noirmont
+41 79 488 49 46 www.creuxdesbiches.ch

À Penthalaz, la brasserie B2F mêle passion du brassage, bières de caractère et esprit de convivialité.
Un lieu vivant où le partage compte autant que la bière.
Aujourd'hui, notre brasserie a trouvé sa place à Penthalaz, dans le Venoge Parc, au troisième étage d'un bâtiment surnommé « La Tour ». Depuis l'espace de dégustation, le regard voyage entre les toits industriels, les premiers paysages de campagne et les lignes de la Venoge qui traversent la région. Une vue qui surprend souvent les visiteurs, et qui résume assez bien notre manière de travailler: un pied dans la technique, les équipements, la précision, l'autre dans quelque chose de plus vivant, spontané, humain.
Nous travaillons avec seulement quatre ingrédients: l'eau, le malt, le houblon et la levure. Pas de raccourcis inutiles, pas d'artifices pour



masquer l'essentiel. Nous croyons qu'une bonne bière est avant tout une question d’équilibre: chaque choix, chaque température, chaque ingrédient joue son rôle.
Pour produire nos bières artisanales, nous utilisons un système de brassage qui a grandi avec nous.
Au fil des années, nous l'avons développé, agrandi, amélioré et transformé nous-mêmes pour qu'il corresponde toujours davantage à notre façon de travailler: une installation construite sur mesure, pensée selon nos besoins et façonnée à notre image.
Nos bières sont refermentées en bouteille, non pasteurisées et produites avec l'idée de préserver leur caractère le plus naturel possible. Mais au-delà des aspects techniques, ce qui nous anime surtout, c'est l'envie d'explorer et de proposer des expériences gustatives différentes. Certaines sont simples et rassurantes, d'autres plus aventureuses. Il y a toujours une bière pour une humeur, une saison, une conversation entre amis.

Plus qu'une brasserie, un lieu où on se retrouve Pour nous, une brasserie ne se limite pas à produire de la bière: c'est aussi un lieu où on prend le temps de se rencontrer, de discuter, ensemble.
Nous aimons ouvrir nos portes lors de moments particuliers qui rassemblent les gens. Diffusions sportives, sorties de boite, rencontres conviviales, anniversaires, mariages. La prochaine Coupe du Monde, par exemple, promet déjà quelques soirées mémorables devant les matchs de la Suisse, entre émotions, discussions passionnées
et célébrations improvisées, en espérant avoir davantage de raisons de lever nos verres que de nous cacher derrière eux.
Parce qu'au fond, une bière est rarement seulement une bière: elle accompagne une rencontre, une histoire, une soirée qui se prolonge un peu plus longtemps que prévu. Et c'est précisément ce genre de moments que nous cherchons à créer, verre B2F après verre B2F.
COUPE DU MONDE FIFA 26
Venez vivre les matchs de l’équipe Suisse à la brasserie B2F les 13 - 18 - 24 juin
ouverture dès: 19h30 | matchs: 21h
-10% sur vos commandes www.b 2 f.ch
Code promo: NATI2026
valable pendant toute la Coupe du Monde














Avec Tchoutchou.mp3, Blaise Bersinger revient sur scène avec un spectacle nourri par le stand-up, la musique et son goût intact pour l’improvisation.
L’humoriste romand y parle de trains, des CFF, mais surtout de ces détails du quotidien que l’on n’avait pas encore songé à trouver drôles.
Interview Marc-Antoine Guet Image Laura Gilli
Blaise Bersinger, avec Tchoutchou.mp3, vous ouvrez un nouveau chapitre sur scène. À quel moment avez-vous senti qu’il était temps de créer un nouveau spectacle ?
J’avais fait un premier spectacle, dont la dernière représentation a eu lieu en 2020. Dès le lendemain, mon producteur a commencé à me demander quand j’allais en écrire un nouveau. Pendant six ans, il m’a régulièrement reposé la question. De mon côté, je me disais que je le ferais lorsque j’aurais suffisamment de choses à raconter. C’est arrivé presque sans que je m’en rende compte. Je me suis mis au stand-up, j’ai fait des plateaux, et je me suis retrouvé avec dix minutes de blagues sur un sujet, dix minutes sur un autre, puis encore dix minutes ailleurs. À un moment, j’ai compris qu’il y avait un dénominateur commun et assez de matière pour construire un spectacle entier. Je suis donc parti de cette base, en y ajoutant des digressions et des conneries, parce que je ne voulais pas faire seulement du stand-up classique (ni du stand-up baroque non plus, d’ailleurs. Enfin quoique…).
Pourquoi ce titre, Tchoutchou.mp3 ? Qu’est-ce qu’il raconte du spectacle ?
L’un des sujets les plus longs du spectacle concerne la campagne d’affichage que j’ai faite pour les CFF pendant deux mois. C’était une super expérience, et je les remercie encore. J’en parle avec beaucoup de tendresse. J’en ris, bien sûr, mais je leur suis surtout reconnaissant. Tchoutchou, c’est lié à ça : le spectacle aborde notamment les transports publics, et plus particulièrement le train. C’est un sujet qui m’intéresse pour de vrai. L’autre jour, j’ai fait mon retraité en faisant un détour pour aller voir la nouvelle gare du Sentier. Il y a un nouveau passage sous-voies, bon sang ! Et mp3, c’est parce qu’il y a de la musique. Au départ, je voulais l’appeler Tchoutchou.wav, mais on m’a dit que les gens connaissaient moins l’extension « .wav ». C’est pourtant un fichier de meilleure qualité ! Les connaisseurs préféreront même les fichiers au format FLAC.
Le spectacle mêle stand-up, musique et travail du son. Comment avez-vous trouvé le bon dosage ? Je ne pense pas qu’il y ait un dosage précis à trouver. S’il y a énormément de musique, cela peut devenir une comédie musicale. S’il y en a très peu, c’est un spectacle d’humour avec une chanson. Tant que c’est drôle, peu importe la proportion. Ce qui me tient à cœur, c’est que les paroles soient drôles, qu’il y ait des gags, mais aussi que l’on puisse fermer un peu les yeux et se dire : « Ouh, c’est pas mal, ça. » Comme je n’ai commencé les cours de piano et de basse que récemment, j’ai choisi de ne mettre que deux chansons, pour l’instant, et d’essayer de les faire vraiment bien. Les choses se sont faites assez naturellement, en fonction de mon niveau.
Qu’est-ce qui a été le plus difficile dans la préparation de ce nouveau spectacle ? Être prêt à temps. Je crois que nous sommes beaucoup à travailler comme ça : chez moi, le travail ne me prend pas forcément des heures, mais réussir à avoir l’idée qui me permet de m’y mettre peut prendre des jours. Nous avions fixé une date de première en nous disant qu’à ce moment-là, il faudrait avoir un spectacle. Je me suis longtemps dit que j’avais le temps, que je pourrais travailler dessus pendant que nous finissions de jouer la Revue de Lausanne. Évidemment, j’en ai été incapable. Je me suis retrouvé avec un mois pour tout finaliser. C’était assez sportif, mais je pense qu’il n’y a que comme ça que j’y serais arrivé. Le plus difficile, c’est de m’y mettre. Heureusement qu’il y a des dates, sinon je ne ferais peut-être rien. Vous avez déjà présenté une première version du spectacle au Pavillon Naftule. Qu’est-ce que ces dates vous ont appris ? Nous avons fait quatre dates pour présenter le spectacle dans une première version. L’idée était de dire : « Voilà, ce spectacle existe. Est-ce que cela vous intéresse de l’accueillir dans votre théâtre ? » C’était assez fou de voir la différence de niveau entre la première et la quatrième représentation. Connaître son spectacle est essentiel, et certaines choses ne s’apprennent qu’en jouant. À la fin de la quatrième date, je me suis dit : « Maintenant, nous sommes prêts. » Ce sera sans doute délicat de le reprendre dans plusieurs mois, mais au moins, je l’ai déjà éprouvé quatre fois.

Après plusieurs années avec Pain Surprise, comment repart-on sur une nouvelle matière ? Il faut que cela réponde à une envie. Je ne sais plus exactement quand j’ai joué la première de Pain Surprise, en 2022 ou 2023, mais je l’ai joué environ 60 fois. J’ai toujours du plaisir à le faire, et je vais continuer à le jouer en parallèle. Simplement, je me suis dit que maintenant que j’étais à l’aise avec ce spectacle, le moment était venu de faire autre chose. Ce n’est pas difficile dans la mesure où cela répond à un désir. En revanche, si l’on m’avait dit il y a deux ans qu’il fallait créer un nouveau spectacle alors que je ne m’en sentais pas capable, cela aurait été plus compliqué. J’aime quand l’art naît d’une envie, pas d’une commande. Même s’il existe évidemment de très grandes œuvres commandées. Genre la Joconde. Mais elle est moins drôle que mon spectacle. Votre pratique de l’improvisation rend-elle le reste plus facile ? Oui, beaucoup. On ne le remarque pas forcément, mais lorsque je me retrouve sur scène dans des spectacles qui ne relèvent pas de l’improvisation, avec des comédiens qui ne viennent pas de cette pratique, je vois que certains réflexes me viennent plus facilement : l’écoute, le placement, la capacité à sentir ce que l’on est en train de jouer. En revanche, quand on vient de l’impro, on a aussi d’autres défauts. Se tenir à un texte, respecter un cadre, refaire la même chose tous les soirs, cela peut être plus difficile. Ce sont deux compétences assez différentes. Mais l’improvisation m’a beaucoup aidé. Il y a aujourd’hui énormément d’éléments que je n’ai plus besoin de retravailler. Pour moi, c’est un outil formidable.
Garderez-vous une part d’improvisation dans Tchoutchou.mp3 ? Pour l’instant, il n’y en a pas vraiment. Mais je vais me l’autoriser. Quand je serai plus à l’aise avec le spectacle, je me permettrai de digresser, parce que je saurai très bien où j’en suis, où je dois revenir et comment raccrocher le wagon. Il y en aura forcément. Les gens qui me connaissent savent que c’est impossible pour moi de ne pas laisser une place à l’impro. Même dans des spectacles très structurés, comme la revue, il y a toujours un moment où les comédiens savent qu’ils peuvent improviser. Pour moi, c’est ce qui permet de rester vivant sur scène. Sinon, cela devient de la routine.
D’où vient cette place centrale de l’improvisation dans votre parcours ?
Elle a toujours été là. Quand j’avais douze ans, ma mère avait vu qu’il y avait un cours d’improvisation à l’école et elle s’était dit que cela pourrait m’aider à me canaliser. Cela m’a effectivement été très utile. C’est la première discipline dans laquelle on m’a tout de suite fait comprendre que j’étais à ma place et qu’il fallait que je continue. Pour moi, c’était une nécessité. Je trouve exceptionnel que ce cours ait été proposé à l’école, et je suis extrêmement reconnaissant envers les personnes qui ont rendu cela possible. L’une des choses que l’improvisation m’a apprises, c’est que les idées ne valent rien en soi. Ce qui compte, c’est le travail que l’on met derrière pour les réaliser. L’improvisation m’a appris à être une sorte de machine. C’est un muscle. Des idées, je peux en avoir assez facilement. En revanche, trouver la force de travail nécessaire pour les concrétiser, c’est autre chose.
Votre humour semble très ancré en Suisse romande. Comment ce territoire nourrit-il votre regard ?
Je n’ai pas l’impression d’être plus attaché à mon terroir que quelqu’un d’autre. Simplement, ce qui me fait rire dans la vie, ce sont surtout les gens : leurs travers, leurs habitudes, leurs vies minuscules, leurs problèmes du quotidien, leurs expressions. Toutes ces singularités me font rire. J’ai plus de peine à traiter un sujet comme le détroit d’Ormuz. En revanche, si c’est Jean-Denis, le gérant du camping des Mosses, qui s’empare de cette actualité, alors cela m’intéresse et cela peut me faire rire. Fatalement, j’ai donc un côté très local, parce que je parle davantage des gens d’ici que de grands sujets internationaux. Cela ne m’empêche pas de m’intéresser à tout et d’avoir envie, peut-être un jour, de jouer ailleurs qu’en Suisse.
Cette interview paraît dans un supplément estival. Quel rapport entretenez-vous avec l’été ?
Je supporte mal les canicules. C’est une saison que j’aime de moins en moins. En revanche, être en vacances reste toujours agréable. Depuis quelques années, j’arrive vraiment à bloquer des périodes de repos, et c’est assez plaisant. L’été, j’aime faire des trucs de grand-maman, comme les mots fléchés. Attention, pas les mots croisés : cela n’a rien à voir. J’aime aussi cuisiner. Quand on a du temps, on peut préparer un repas pour six personnes en sachant qu’il y aura peut-être quatre heures de vaisselle derrière. Ce n’est pas grave, on est en vacances. Pendant ces périodes-là, j’ai tendance à faire des plats compliqués. Et puis, le meilleur reste quand même les tomates. Ça, c’est la vie.
Au quotidien, cherchez-vous à faire rire ? J’ai l’impression d’être comme tout le monde. Il y a des contextes où l’on a envie de rire, quand on voit des amis, ou même parfois au travail, quand on a cinq minutes pour faire les imbéciles. Mais à sept heures du matin, dans le train, à l’heure de pointe, quand j’écoute de la musique ou que je lis l’actualité sur mon téléphone, je n’ai pas du tout envie d’être drôle. Récemment, il y avait du bruit en dessous de chez moi, dans une salle louée pour un anniversaire. Vers une heure du matin, je suis allé sonner parce que je voulais dormir. La personne m’a reconnu et m’a dit : « Je pensais que tu étais plus drôle. » Mais il y a un contexte. Ce n’est pas parce qu’on est humoriste que l’on est tout le temps drôle, comme ce n’est pas parce qu’un cuisinier est cuisinier qu’il va préparer une omelette norvégienne dès qu’il a cinq minutes. Les gens nous voient faire quelque chose d’amusant et pensent que nous le sommes en permanence. Mais quand le rire devient un métier, parfois, on a juste envie de souffler.
On vous associe souvent à l’humour absurde. Est-ce une étiquette dans laquelle vous vous reconnaissez encore ?

Oui, je m’y reconnais, mais il y en a d’autres. On a parfois tendance à me cantonner à cette étiquette. Comme l’absurde est souvent associé au non-sens, cela peut laisser entendre que ce que j’écris n’a pas de propos, que je ne dénonce rien, ou qu’il n’y a pas de réflexion derrière ce que je dis. Je ne crois pas que ce soit vrai. Oui, j’utilise énormément l’absurde pour dire ce que je veux dire. L’étiquette est juste, mais il faut faire attention à ce qu’elle recouvre. Au début, j’ai fait des sketchs de pur non-sens pendant dix minutes, et je le revendique. Mais je n’ai pas fait que cela.
Quand le public sortira de Tchoutchou. mp3, qu’aimeriez-vous qu’il garde en tête ? J’aime faire des blagues sur des choses qui nous entourent sans que l’on se soit forcément rendu compte qu’elles pouvaient être drôles. Pendant un temps, je parlais par exemple des annonces à la Migros qui disaient que du pain chaud venait d’être mis en rayon. Ces annonces me faisaient rire. Ce que j’aime, c’est quand les gens se retrouvent ensuite eux-mêmes à la Migros, entendent cette annonce et se disent : « C’est vrai que c’est drôle. » Je crois que c’est ce qui me plaît le plus : quand les gens repensent à mon spectacle dans la vie de tous les jours et réalisent qu’il y avait là quelque chose qu’ils n’avaient pas remarqué avant.





Au bord du Léman, les Terrasses du Casino invitent à deux soirées de concerts gratuits en plein air, mêlant pop, sonorités latines et influences métissées. Dès septembre, la saison 2026-2027 du Casino Théâtre de Rolle déploie une programmation vivante, entre humour, théâtre, musique, danse et spectacles jeune public. De septembre à mai : la saison 2026-2027 du Casino Théâtre de Rolle
Le Casino Théâtre de Rolle propose une saison pluridisciplinaire, curieuse et rassembleuse. La programmation 2026-2027 invite à explorer une large palette de propositions artistiques.
… De l’humour, avec le roi de l’absurde Blaise Bersinger et le nouveau solo musical de Phanee De Pool
… Du théâtre, entre classiques revisités comme Le Jeu de l’amour et du hasard, dans une mise en scène pétillante et enlevée, et créations contemporaines avec L’Ange abîmé, porté par les remarquables Roland Vouilloz et Valeria Bertolotto.
… De l’improvisation, avec un Duel de pianos entre jazz et classique, porté par deux pianistes virtuoses, ou encore On connaît (pas encore) la chanson, un spectacle participatif où le public est invité à créer son propre tube.
… De la danse, avec le Ballet Junior de Genève et la maîtrise saisissante de ses interprètes.
… Du jeune public, avec Dans ta valise, une ode à l’altérité sous forme de conte marionnettique et musical, et Kosmos, qui raconte avec humour, et une bonne dose d’objets, l’origine du monde.
… De la musique, avec Laura Cahen, ses mélodies élégantes et ses textes d’une grande finesse poétique, figure incontournable de la scène française actuelle.
Casino Théâtre de
Les 14 et 15 août : deux soirées de concerts gratuits au bord de l’eau
Les Terrasses du Casino vous invitent à deux soirées de concerts dans un cadre idyllique.
Le vendredi, laissez-vous porter par la pop solaire de MOICTANI, avant de plonger dans les mélodies envoûtantes de SAMI GALBI, entre raï et chaâbi revisités.
Le samedi, place aux rythmes d’Amérique latine : les sonorités brésiliennes de JOSÉ BARRENSE-DIAS, un vibrant hommage à Lhasa signé MARIA DE LA PAZ, puis LA REVUELTA ORQUESTRA, dont l’énergie contagieuse viendra clôturer la soirée en beauté.
Les Terrasses du Casino ; concerts en plein air, entrée libre.
Programme complet disponible dès le 24 juin sur www.theatre-rolle.ch






Évade-toi à 2000 m d'altitude et découvre la magie des montagnes de Melchsee-Frutt.
Apartments · 6068 Melchsee-Frutt · dryyerli.ch

De nombreuses activités, trois lacs scintillants et des sentiers de randonnée panoramiques ensoleillés t'attendent à Melchsee-Frutt.
Aventure, détente ou moments en famille, chaque excursion devient un souvenir inoubliable. Découvrir plus frutt.ch
Au cœur de l’Oberland bernois, le Musée suisse en plein air Ballenberg plonge le public dans la Suisse d’autrefois. Entre maisons historiques, artisanat traditionnel, animaux de ferme et découvertes autour de la biodiversité, cette immersion vivante célèbre les savoir-faire et les traditions du pays.

Ici, c’est la joie à l’état pur, la vie bat son plein et quelle délicieuse odeur ! Le four à pain tourne à plein régime tandis que le foin sèche au soleil sur les pâturages. Dans les jardins, les herbes aromatiques et les fleurs sont en pleine floraison. Au Musée suisse en plein air Ballenberg, les visiteuses et visiteurs effectuent un passionnant voyage dans le temps, découvrent l’artisanat traditionnel, explorent le quotidien rural d’antan et en apprennent davantage sur les coutumes et les traditions.
Quelque 200 animaux de ferme prennent leurs quartiers d’été dans ce cadre unique qui compte plus d’une centaine de maisons paysannes, d’étables et d’ateliers historiques provenant de toute la Suisse. Dans les bâtiments, des artisanes et des spécialistes sont à l’œuvre: ils tissent, filochent, fabriquent des tuiles, forgent, cuisinent ou produisent du fromage. De nombreuses expositions et attractions permettent au public de mettre la main à la pâte. Une aventure particulière attend les familles sur l’aire de jeux forestière: le sentier des cimes, avec son toboggan de huit mètres de long, offre une nouvelle vision de la nature aux petits comme aux grands. Les nombreux foyers ouverts et aires de pique-nique invitent à s’attarder, tout comme les auberges accueillantes du site du musée. Selon les envies du moment, le Ballenberg peut également se découvrir en calèche ou en train.

Au Musée suisse en plein air Ballenberg, les visiteuses et visiteurs effectuent un passionnant voyage dans le temps, découvrent l’artisanat traditionnel, explorent le quotidien rural d’antan et en apprennent davantage sur les coutumes et les traditions.
Thème annuel :
Biodiversité – vachement divers Cette année, le Musée suisse en plein air met la faune à l’honneur. Tout au long d’un sentier de découverte de dix kilomètres, les personnes intéressées peuvent découvrir de nombreuses informations à travers treize stations : quel est le chant d’un grillon des marais ? Pourquoi le ver de terre est-il si important pour les sols ? Depuis une cabane surélevée au

bord du lac de Wyss, la faune peut être observée à l’aide de jumelles, tandis que la grange-étable de Faulensee abrite une exposition consacrée aux abeilles. Celles et ceux qui souhaitent agir concrètement en faveur de la biodiversité trouveront également de nombreux conseils et idées. Les activités liées au thème annuel ont été développées en coopération avec le Forum Biodiversité Suisse de l’Académie suisse des sciences naturelles (SCNAT).

Ballenberg Musée suisse en plein air Museumsstrasse 100 CH-3858 Hofstetten bei Brienz
+41 33 952 10 30 info@ballenberg.ch
Ouvert du 9 avril au 1er novembre 2026
Tous les jours de 10h à 17h www.ballenberg.ch


Les jours se rallongent, l’eau des lacs se réchauffe, le soleil est au rendez-vous… l’été est un temps de pause bienvenu qui donne envie de sortir de chez soi pour faire le plein de nouvelles découvertes. La programmation culturelle estivale est justement là pour ça. Zoom sur quelques idées de sorties qui raviront petits et grands.
’été en Suisse se vit au rythme de la musique. On ne peut débuter cette liste sans parler du Montreux Jazz Festival, qui se tiendra cette année du 3 au 18 juillet. Créé en 1967 sur les rives du Lac Léman, le festival ne se limite plus au jazz : on y trouve aussi de la pop, du rock ou encore de l’électro.
En Suisse, on danse aussi lors du plus grand festival open air du pays, le Paléo Festival, du 21 au 26 juillet prochain. À l’affiche cette année, Katy Perry, Twenty One Pilots, Gorillaz, The Cure, Orelsan, Theodora et Bob Sinclar, pour n’en citer que quelques-uns. Si le festival affiche complet, la bourse aux billets permet toujours de se procurer des tickets en dernière minute.
Autre open air réputé pour son ambiance énergique, l’OpenAir St. Gallen, l’un des plus anciens festivals en plein air de Suisse. Il accueillera du 25 au 28 juin 2026 des artistes tels que Zara Larsson, Scooter, SDP, Zartmann ou encore Galantis.
Pour les amateurs de musique classique, le Lucerne Festival propose des concerts d’orchestres symphoniques, de chefs célèbres et de solistes internationaux, du 13 août au 13 septembre 2026.
Autre rendez-vous incontournable pour les mélomanes, le Verbier Festival se déroulera du 16 juillet au 2 août 2026 dans le cadre alpin exceptionnel de Verbier. Référence internationale de la musique classique, il réunit chaque été de grands orchestres, des chefs de renom et les talents les plus prometteurs de leur génération. Cette édition accueillera notamment la pianiste géorgienne Khatia Buniatishvili ainsi que les pianistes Yunchan Lim et Mao Fujita, trois artistes parmi les plus remarqués de la scène classique actuelle.

Venez découvrir la Maison de la Tourbière aux Ponts-de-Martel !
Avec son hôtel-restaurant, son espace muséal ainsi que le sentier de la tourbière, immergez-vous complètement dans l'ambiance des tourbières des Ponts-de-Martel.
Pour celles et ceux qui préfèrent l’indie, le hip-hop, l’électro ou la pop, le Gurtenfestival se tiendra du 15 au 18 juillet sur la colline du Gurten à Berne. Avec sa vue panoramique et son atmosphère détendue, il attire généralement un public jeune et festif.
À mentionner également, le festival Moon&Stars sur la Piazza Grande de Locarno et ses concerts nocturnes (du 9 au 19 juillet) et le PALP Festival mêlant concerts, gastronomie, art contemporain et traditions alpines au Valais (tout l’été).
S’immerger dans l’univers des arts visuels Chaque été, la ville tessinoise de Locarno devient l’un des grands centres européens du cinéma d’auteur. Le Locarno Film Festival, qui se tiendra du 5 au 15 août 2026, est célèbre pour ses projections en plein air sur la Piazza Grande qui attirent plusieurs milliers de spectateurs. L’événement mélange cinéma indépendant, avantpremières internationales, rencontres avec des réalisateurs du monde entier, débats, concerts et expositions d’art.
La mission du festival : élargir l’horizon des spectateurs, les inspirer et les inviter à se remettre en question. Les films présentés proviennent en effet du monde entier, afin de favoriser la compréhension entre les cultures et les êtres humains. Les billets, disponibles sous la forme de pass, s’achètent en ligne sur le site du festival, ou bien sur place, à la billetterie principale située sur la Piazza Grande, qui ouvrira ses portes le 2 août.
Autre événement à ciel ouvert, la Biennale Images Vevey. Cette biennale de photographie transforme Vevey en une galerie composée d’œuvres installées dans les rues, les parcs et les quais du Lac Léman. Avec pour thème « We are family ! », l’édition 2026, organisée du 5 au 27 septembre 2026, crée un dialogue original entre paysage urbain et création visuelle.
Plonger dans l’art des spectacles vivants
Le théâtre du Jorat à Mézières propose une programmation mêlant humour, théâtre populaire et relectures contemporaines. À l’affiche le 3 juillet, le concert d’Agnès Jaoui Attendre que le soleil revienne, le titre de son dernier album. Sur scène, l’actrice, scénariste, réalisatrice, mais aussi chanteuse, livre une performance à la fois sincère et touchante, entre émotion, tendresse et humilité. Le théâtre du Jorat organise également une soirée ciné-concert le 15 août, lors de laquelle les quarante musiciens de l’Orchestre des Jardins Musicaux accompagneront en direct les aventures de Charlie Chaplin dans La ruée vers l’or.
Direction ensuite la ville de Nyon qui confirme son statut de « ville de festivals » avec une programmation particulièrement riche en juillet et août. Cet été, les rues de la ville s’animeront grâce à des spectacles de rues, notamment lors du far° festival des arts vivants. Ce festival, qui se tiendra du 12 au 22 août 2026, est dédié aux formes artistiques contemporaines, telles que la danse, le théâtre, le cirque ou encore la musique. Reconnu pour sa programmation audacieuse souvent engagée et ouverte sur les questions de société, le far° festival promet une ambiance conviviale et accessible, notamment à travers de nombreux moments d’échanges, d’ateliers et de débats.
Côté Suisse alémanique, rendez-vous à Zurich où se tient l’un des plus grands festivals européens consacrés aux formes contemporaines des arts du spectacle. Pendant près de trois semaines, du 13 au 30 août, les quais zurichois se transforment en une immense scène à ciel ouvert, avec des représentations pour toute la famille. Au programme : des créations internationales et interdisciplinaires, une atmosphère unique mêlant interventions artistiques et bars et restaurants, et un public nombreux, ouvert et curieux.
Prendre le temps de préparer son année au théâtre
L’été, c’est aussi le moment idéal pour prendre le temps de se renseigner sur les spectacles à venir tout au long de l’année. La nouvelle programmation du Théâtre des Marionnettes de Genève a ainsi été dévoilée le 10 juin dernier. Il est donc d’ores et déjà possible de prendre son abonnement pour la saison 2026/2027 et de réserver ses premiers spectacles. Cela permet de garantir sa place et de commencer la rentrée en toute sérénité, avec de belles surprises à la clé. Quand on pense aux marionnettes, l’image qui nous vient immédiatement à l’esprit est celle de la marionnette à gaine qui habille la main du marionnettiste. Or l’univers des marionnettes est bien plus divers que cela. Et au TMG, c’est la richesse de cet art que l’on cherche à mettre en avant. À travers 15 spectacles, la prochaine saison du TMG s’annonce pleine de découvertes, tant pour les enfants que pour les adultes. Le fil conducteur des représentations, « Humain, y es-tu ? », donne en effet au spectateur l’occasion de se questionner sur l’humanité, sur notre capacité d’émerveillement, de création et de résilience. Le Théâtre Populaire Romand a lui aussi dévoilé à la fin du mois de mai sa nouvelle programmation, à la fois riche, audacieuse et accessible. Le théâtre de la Chaux-de-Fonds propose ainsi une vingtaine de spectacles à partir de septembre, avec pour thème central la liberté. Portée par des artistes comme Adèle Haenel, Caro Geryl, Rébecca Chaillon ou Phia Ménard, la nouvelle saison invite à questionner notre époque tout en laissant place à l’émotion, à l’imaginaire et à la découverte. Car c’est bien de cela qu’il est question : venir au théâtre, et laisser le spectacle nous enchanter. Puis en ressortir fasciné, peut-être surpris, et parfois même grandi. Les arts vivants sont des arts riches, divers et surprenants, qui valent le coup d’être explorés.
Texte Léa Stocky
Séjourner et savourer Comprendre et s'informer Marcher et découvrir

L'hôtel-restaurant de la Maison de la Tourbière vous propose un accueil confortable pour les séjours de courte ou longue durée.
Le restaurant vous propose des mets de saison élaborés à partir de produits majoritairement locaux.

HÉBERGEMENT - RESTAURATION
ESPACE MUSÉAL - SENTIER


L'espace muséal vous propose une approche accessible et documentée des tourbières de l'arc jurassien.
Il permet de mieux comprendre la formation, la biodiversité, l'histoire ainsi que les enjeux actuels de la préservation des tourbières.


Le sentier de la tourbière vous permet de découvrir les tourbières via un parcours de 2,8 km accessible aux personnes à mobilité réduite.
Vous pourrez y découvrir via divers postes explicatifs l'histoire et la biodiversité des tourbières
Tout au long de l'année, la Maison de la Tourbière vous invite à découvrir son espace muséal et le sentier de la tourbière lors de visites guidées soutenues par Pro Natura : sur réservation pour les groupes, ou certains week-ends pour les visiteurs individuels.
Plus d'informations sur notre site : mdt-ne.ch




Au cœur des Préalpes vaudoises, le Pays-d’Enhaut déroule en été un décor presque hors du temps. Ici, les paysages semblent ralentir le regard : alpages lumineux, forêts profondes, villages de bois patiné où les traditions ne sont pas mises en scène, mais vécues.

Entre nature préservée et patrimoine artisanal bien vivant, la région invite à une parenthèse simple et inspirante, loin de l’agitation estivale classique.
Cet été, plusieurs rendez-vous viennent rythmer la saison, entre art, savoir-faire et célébration des traditions locales.
10es Journées du papier découpé
Du 4 au 5 juillet 2026, Château-d’Œx accueille les 10es Journées du papier découpé, événement phare consacré à cet art emblématique du Pays-d’Enhaut.
Durant deux jours, le village devient un véritable atelier à ciel ouvert : plus de quarante artistes suisses et internationaux y dévoilent leurs créations, partagent leurs techniques et transmettent un savoir-faire minutieux, hérité de la tradition mais résolument contemporain.
Entre expositions, démonstrations et ateliers participatifs, le public est invité à entrer dans les coulisses d’un art de patience et de précision, profondément ancré dans l’identité régionale.
www.papier-decoupe.ch
Le Grand des Marques
Le Grand des Marques est une promenade artistique qui transforme les rues de Château-d’Œx en galerie à ciel ouvert. Cette édition 2026, sur le thème « Belle Epoque » rend hommage aux années 1900.
Au fil du parcours, le visiteur croise d’imposantes reproductions d’œuvres de papier découpé, suspendues ou intégrées au paysage urbain. Le village devient alors un espace de déambulation poétique, où l’art dialogue avec l’architecture et les montagnes en arrière-plan.
www.grand-des-marques.ch
Rossinière, le Royaume des Chats À quelques minutes de Château-d’Œx, Rossinière joue cet été une partition plus ludique et décalée avec Le Royaume des Chats.
Jusqu’au 12 septembre, plus d’une centaine de chats artistiques envahissent les rues, jardins et places du village. Sculptures, peintures, installations : chaque œuvre raconte une histoire différente, née de l’imagination d’artistes, d’habitants et d’associations locales.
Le village se transforme ainsi en un parcours vivant et joyeusement débridé, où l’art se glisse partout, parfois là où on ne l’attend pas.
www.royaumedeschats.ch
Autres événements de l’été au Pays-d’Enhaut
27 juin – 30 août
Rougemont–Videmanette Run – Rougemont
11 – 12 juillet
Summer Bike Marathon – Château-d’Œx
22 – 26 juillet
Festival Au Pays des Enfants – Château-d’Œx
15 août
Marché villageois – Rougemont
15 août
Supertrail du Barlatay – L’Etivaz
Pays-d’Enhaut Région Économie et Tourisme Chemin des Ballons 2, 1660 Château-d’Œx
+41 26 924 25 25 info@pays-denhaut.ch www.pays-denhaut.ch


Après plusieurs mois de transformation, les Mines de Sel de Bex dévoilent un parcours entièrement modernisé. Entre retour du mythique train des mineurs, nouvelles installations immersives, théâtre souterrain et découvertes gourmandes, le site historique offre aujourd’hui une expérience qui conjugue patrimoine, émotion et divertissement.
l suffit de quelques minutes pour quitter le monde extérieur et pénétrer dans un univers hors du temps. Aux Mines de Sel de Bex, l’aventure commence dès l’embarquement à bord du célèbre train des mineurs. Le cliquetis des rails accompagne les visiteurs dans les entrailles de la montagne, tandis que la lumière du jour s’efface peu à peu pour laisser place à une atmosphère singulière.
Après plusieurs mois de travaux, le site emblématique du Chablais vaudois se dévoile sous un nouveau visage. Sans renier son histoire, il propose désormais un parcours repensé qui met davantage en valeur le patrimoine exceptionnel de la mine tout en intégrant de nouvelles expériences destinées à surprendre les visiteurs de tous âges.
Quand l’histoire du sel prend vie À l’arrivée, un guide accueille les visiteurs et les entraîne dans un voyage à travers plusieurs siècles
Une expérience qui sollicite tous les sens L’une des grandes nouveautés du parcours ne laisse personne indifférent. Un toboggan souterrain permet désormais de relier deux niveaux de la mine de manière originale. En quelques secondes, petits et grands explorateurs vivent un moment à la fois ludique et surprenant, inspiré des traditions minières que l’on retrouve dans certaines régions d’Europe.
Cette volonté de faire vivre la mine autrement se retrouve tout au long de la visite. Les visiteurs ne se contentent pas d’observer : ils écoutent, ressentent et expérimentent. L’obscurité, la fraîcheur constante de la montagne, les effets sonores et les démonstrations contribuent à créer une immersion particulièrement réussie.
Le parcours permet également de mieux comprendre le rôle essentiel de la saumure, cette eau chargée
vient ponctuer l’expérience et laisse un souvenir gourmand de cette aventure souterraine.
Une programmation qui enrichit la visite L’été apporte également son lot d’animations inédites.
Parmi elles figure « Les Minhéros », une création théâtrale immersive spécialement conçue pour les galeries de la mine. Entre enquête, émotion et humour, les spectateurs sont invités à découvrir le quotidien des mineurs à travers une mise en scène qui exploite pleinement l’atmosphère unique du lieu.
À la sortie, le foodtruck « Le Petit Mineur » prolonge l’expérience dans une ambiance conviviale. Burgers, ramen, crêpes ou encore frites permettent de reprendre des forces après l’exploration des galeries, tandis que la boutique offre l’occasion de repartir avec quelques spécialités salées ou souvenirs.



Le Train des Mineurs vous emmène découvrir le nouveau parcours de visite immersif et son toboggan inédit !

Entre plage de sable naturel, hébergements variés et activités en plein air, le camping de la Menthue offre un cadre idéal pour profiter pleinement des beautés du lac et du Jura, en toute simplicité.

Situé en bord de lac, au pied du Jura, le camping de la Menthue est un lieu dédié à la nature. La région, entre lac et montagne, offre une grande diversité d’activités et permet de profiter pleinement d’un cadre naturel exceptionnel.
Le point fort du site est sa plage : la plus grande plage de sable naturel du pays. Pour accompagner les journées ensoleillées, le restaurant du camping accueille les visiteurs directement les pieds dans l’eau, pour se désaltérer, déguster une glace ou partager un apéritif.
Le camping est équipé pour tous les types de campeurs. Des adeptes du camping en tente aux voyageurs en caravane ou en camping-car, chacun

y trouve sa place. Plusieurs hébergements sont également proposés à la location, notamment les Coco Sweet, composés de deux chambres, d’une cuisine à gaz et d’une grande terrasse couverte, ainsi que la Tiny House et la roulotte, au style plus naturel et équipées de sanitaires.
De manière générale, le camping dispose de deux buanderies, de sanitaires récents et entièrement équipés avec eau chaude, douches familiales, W.-C. et coin vaisselle extérieur.
Le restaurant est ouvert 7j/7 et propose des plats de saison ainsi qu’une carte snack pour les après-midis et de délicieux petits-déjeuners. Un petit magasin de dépannage est également présent sur le site, proposant les produits de première nécessité.
Accès à la plage pour les non-clients du camping : un grand parking est situé à l’Avenue des Pins. Le tarif est de 1 CHF/h ou 5 CHF/24h. Celui-ci offre un accès direct à la plage à travers une clairière. Des points de collecte des déchets sont également à disposition en fin de journée.
Plus d’informations sur www.camping-yvonand.ch


Et si le véritable luxe, aujourd’hui, était tout simplement de pouvoir respirer profondément ? À l’heure où tout s’accélère, le calme devient précieux. Entre notifications incessantes, agendas surchargés et rythme effréné, il devient essentiel de s’accorder une pause pour retrouver son équilibre.



ÀInterlaken, entre les lacs scintillants et les sommets majestueux de l’Oberland bernois, le Salzano Hotel – Spa – Restaurant invite à ralentir. Depuis plus de trente ans, Sonja et Patrizio Salzano accueillent leurs hôtes avec une philosophie simple : offrir bien plus qu’un séjour, une véritable reconnexion à soi et à la nature.
Aujourd’hui, cette vision familiale se poursuit avec la deuxième génération. Fabian Salzano rejoint l’aventure et contribue à faire évoluer l’esprit Salzano avec une approche à la fois moderne et authentique.
Ici, le bien-être ne se résume ni à une routine ni à une liste de bonnes résolutions. Il se vit naturellement, au rythme des montagnes, dans une atmosphère chaleureuse où le temps semble suspendu. La région de la Jungfrau offre un terrain idéal pour les randonnées estivales, les escapades au bord des lacs ou simplement quelques instants de silence face aux paysages alpins.
Un spa inspiré par les Alpes
Le spa du Salzano célèbre les trésors de la montagne. Sauna en bois d’arolle, hammam Swarovski, Brechelbad traditionnel ou sauna panoramique avec vue sur la face nord de l’Eiger : chaque espace a été pensé pour apaiser le corps et l’esprit. Les senteurs naturelles du pin des Alpes enveloppent les visiteurs d’une sensation immédiate de sérénité.
L’expérience se prolonge également en pleine nature. Lors des massages en forêt, le bruissement des arbres, l’air pur de la montagne et le contact direct avec l’environnement créent une profonde sensation de détente. Marcher pieds nus sur la mousse et les pierres du Lombach devient alors une invitation à ralentir et à revenir à l’essentiel.
Une cuisine enracinée dans le terroir alpin
Le voyage des sens se poursuit à table. Récompensée de 15 points au GaultMillau, la cuisine alpine expérientielle du Salzano met à l’honneur les produits régionaux. Herbes sauvages, pousses alpines, fleurs, racines et saveurs oubliées composent une cuisine pionnière, profondément liée à la montagne et au rythme des saisons.
Le chef Jan-Philipp Wesemann sublime les ingrédients locaux avec créativité et finesse, dans une approche aussi authentique que raffinée.
Ce concept de cuisine proche de la nature a été imaginé il y a plus de trente ans par Sonja Salzano-Brand. Originaire de l’Oberland bernois, elle a développé une vision du bienêtre et de la gastronomie profondément ancrée dans l’univers alpin.
Une parenthèse pour se reconnecter Le temps d’un week-end ou d’un séjour prolongé, le SALZANO offre une véritable parenthèse estivale au cœur des Alpes suisses, un lieu où l’on vient ralentir, se ressourcer et retrouver le plaisir simple de respirer.
Plus d’informations sur www.salzano.ch

De 1865 à nos jours, Genève et ses associations alpines ont joué un rôle déterminant dans l’évolution des sciences, des arts, des techniques et des pratiques liées à l’alpinisme mondial. Exposition à la Galerie du Boléro jusqu’au 2 août 2026.
À l’aide des archives de la Section genevoise du Club Alpin Suisse, et avec le soutien du musée ALPS de Berne, des Archives de la Ville de Genève et de l’Association pour le Patrimoine Industriel de Genève, cette exposition dévoile différentes facettes de l’influence déterminante que les scientifiques, artistes et alpinistes genevois ont exercée durant 161 années d’histoire alpine.
Galerie du Boléro 8, ch. Vandelle, 1290 Versoix
Entrée libre du mardi au dimanche, de 15h à 18h
Visites guidées de l’exposition par Jacques Auroy, membre d’honneur de la Section genevoise du Club Alpin Suisse : mardi 23 juin et dimanche 5 juillet à 15h www.bolero-versoix.ch





26 juin – 22 novembre 2026
Tous les jours de 10 h à 18 h


Àl’occasion des 30 ans de sa disparition, la Fondation Opale consacre une rétrospective majeure à Emily Kam Kngwarray, figure incontournable de l’art contemporain aborigène Réunissant plus de 80 œuvres, cette exposition exceptionnelle met en lumière la puissance expressive et la liberté picturale d’une artiste profondément ancrée dans les savoirs ancestraux de son territoire.
Emily Kam Kngwarray
Du 14 juin au 8 novembre 2026, la Fondation présente, à l’occasion des 30 ans de sa disparition, une exposition monographique consacrée à l’une des figures les plus marquantes de l’art contemporain du XX siècle : l’artiste anmatyerr Emily Kam Kngwarray (v. 1914-1996), dont l’œuvre, d’une intensité et d’une liberté exceptionnelles, est profondément enracinée dans la culture et les savoirs ancestraux de son territoire. Organisée en étroite collaboration avec la Tate Modern et la National Gallery of Australia, cette exposition, conçue en dialogue avec la communauté d’Utopia, réunit plus de 80 œuvres et constitue la plus importante rétrospective consacrée à cette artiste en Europe.
Originaire de la région de Sandover, dans le Territoire du Nord australien, Emily Kam Kngwarray découvre d’abord la technique du batik à la fin des années 1970, au sein de la communauté d’Utopia, avant de se tourner vers la peinture acrylique sur toile. Ses premières œuvres se caractérisent par des vibrations chromatiques dans une gamme de couleurs réduite. Durant les dernières années de sa vie, elle opère un tournant stylistique radical vers de puissantes compositions linéaires et une palette élargie.
Emily Kam Kngwarray réalise plus de 3000 œuvres. En quelques années, elle développe un langage pictural d’une remarquable richesse et s’impose comme l’une des grandes figures artistiques du XX siècle. Bien au-delà du seul champ de l’art aborigène, son œuvre s’inscrit pleinement dans l’histoire de l’art moderne et contemporain. En 1997, elle représente l’Australie, à titre posthume, à la Biennale de Venise.
Fondation Opale
La Fondation Opale continue de consolider sa position comme l’unique centre d’art contemporain en Europe dédié à l’art aborigène contemporain. Fondée en


I2018 par Bérengère Primat, l’institution a développé un programme qui met en dialogue les pratiques artistiques autochtones avec les grandes histoires de l’art contemporain, tout en s’appuyant sur la richesse de la Collection Bérengère Primat, qui compte désormais plus de 1900 œuvres réalisées par plus de 440 artistes. À travers des expositions, des publications et des programmes culturels, la fondation contribue à la reconnaissance internationale croissante de l’art aborigène et à sa place au sein du discours contemporain mondial.
Son implantation locale repose sur un riche programme de médiation culturelle (visites, ateliers créatifs, conférences), ainsi que sur une programmation d’accompagnement : concerts, performances, projections de films, etc. qui rythme les expositions.
Fondation Opale
Route de Crans 1, 1978 Lens / Crans-Montana
Du mercredi au dimanche de 10h à 18h www.fondationopale.ch/expositions

de Carouge • Brandreport
À quelques pas du tumulte urbain, la rivière de l’Arve déploie un monde discret, presque secret. C’est ce territoire mouvant et vibrant que l’artiste Éric Alibert explore dans l’exposition Alibert et l’Arve, les écritures de la rivière, présentée au Musée de Carouge du 4 juin au 9 août 2026.
nstallé à Genève depuis de nombreuses années, Éric Alibert poursuit ici une recherche intime autour du vivant. Loin de toute approche strictement naturaliste, son travail capte moins les formes que les sensations : « Nous sommes la nature », insiste-t-il. À travers une série inédite d’œuvres à l’encre de Chine et à l’aquarelle sur papiers Japon, il propose une interprétation sensible de l’Arve, comme une écriture fluide et organique.
Un parcours méditatif
L’exposition se déploie comme une traversée en cinq temps. De la découverte de la rivière à une réflexion sur l’impermanence du monde, en passant par l’idée d’un « alphabet du vivant », le public est invité à ralentir, à observer autrement. Le geste pictural, proche de la calligraphie, traduit ce « souffle du vivant » que l’artiste cherche à approcher sans jamais le figer.
Après avoir parcouru des territoires aussi vastes que la Namibie, le Japon ou le mont-Blanc, Éric Alibert revient ici à une échelle plus proche, presque intime.
L’Arve devient une ligne de vie, un fil conducteur entre nature et culture, entre mémoire et perception. Une double exposition entre art et patrimoine En écho à cette approche artistique, une seconde exposition se tient aux Bains des Pâquis du 5 juin au 11 août 2026. Intitulée Les écritures de la rivière, Carouge et l’Arve, elle propose une lecture plus historique et patrimoniale de la rivière : ses métiers, ses infrastructures, sa faune et sa flore. Ce dialogue entre les deux lieux permet de croiser les regards et de rappeler combien l’Arve a façonné l’identité de Carouge. Entre contemplation et transmission, ces expositions invitent à redécouvrir un paysage familier sous un jour nouveau.
Un musée au cœur de Carouge Installé sur la place de Sardaigne, le Musée de Carouge s’attache à valoriser l’identité culturelle et historique de la cité sarde. À travers ses expositions, il tisse des liens entre patrimoine local et création contemporaine, invitant artistes et visiteurs à porter un regard renouvelé sur le territoire carougeois. Un écrin à taille humaine, propice à la découverte et à la contemplation.
Musée de Carouge Place de Sardaigne 2, 1227 Carouge
Du 4 juin au 9 août 2026
Vernissage le mercredi 3 juin à 18h Entrée libre
www.carouge.ch/musee








Durant les vacances scolaires d’été, le Nord vaudois et son chef-lieu, Yverdon-les-Bains, prennent des airs de villégiature, où le temps semble ralentir et devenir propice à la découverte. Avec ses nombreux espaces aménagés au bord du lac de Neuchâtel, d’Yvonand à Concise, certaines plages de sable donnent presque l’impression de se trouver au bord de la Méditerranée : bienvenue dans le Nord du canton de Vaud.
errière les rives du lac se cache également une réserve naturelle, la Grande Cariçaie, qui abrite près d’un quart de la faune et de la flore suisses, rien que ça. Située dans des zones marécageuses apparues à la suite de la correction des eaux du Jura au XIX e siècle, la réserve suscite aujourd’hui l’intérêt des biologistes et des amoureux de la nature pour toutes les espèces qu’on peut contempler ou… photographier. En effet, il n’est pas rare de voir des photographes munis de leurs impressionnants téléobjectifs parcourir les chemins de la réserve pour réaliser des clichés d’oiseaux d’eau, qui transitent par la réserve lors de leurs périples migratoires. Durant l’été, la réserve se découvre à travers des visites guidées, soit en canoë au départ d’Yvonand, soit à la tombée de la nuit pour suivre les traces du castor et de son royaume. Des visites guidées gratuites
Avec une histoire aux mille facettes, la région regorge de témoins du passé qui permettent de comprendre l’histoire des lieux. Et lors des vacances scolaires, l’opportunité de découvrir l’une ou l’autre de ces histoires s’offre à vous, puisque différentes visites guidées gratuites sont organisées aux quatre coins de la région.
Avec une histoire aux mille facettes, la région regorge de témoins du passé.
Chaque vendredi en fin de journée, Yverdon-les-Bains se découvre à travers son centre historique et son incontournable Place Pestalozzi. Aux alentours, le village « balnéaire » d’Yvonand permet aux curieux de découvrir son histoire par deux fois, les 4 et 22 juillet. Pour les bons nageurs, il suffira de traverser le lac jusqu’à Grandson pour visiter ce bourg médiéval le 29 août. Une occasion unique de découvrir l’un des plus beaux villages de Suisse, tout comme celui de Romainmôtier, niché au cœur du Vallon du Nozon où une visite guidée a lieu le 18 juillet. Non loin de là, les 22 juillet et 19 août, à Vallorbe, vous pourrez vous imprégner de l’histoire de la Cité du Fer et de son lien avec l’industrie de la métallurgie, laquelle a puisé la force de la rivière de l’Orbe pour battre le fer de nombreux siècles durant. Aujourd’hui encore, le
Musée du Fer et du chemin de fer permet de découvrir cette histoire et proposera en 2026 « Septembre de la forge », mois dédié aux métiers de la forge, où initiations, exposition et conférences s’enchaîneront. Cette même rivière nous amène quelques kilomètres plus loin, en aval, dans la ville éponyme d’Orbe. Petite bourgade à taille humaine, entre patrimoine et nature, Orbe dévoilera ses secrets lors d’une visite programmée le 8 août. Finalement, il ne manque plus qu’à prendre un peu de hauteur en regardant le Jura, ou plutôt le Balcon du Jura, ainsi appelée la région de Sainte-Croix / Les Rasses. Derrière ce nom se cache un coup d’œil panoramique d’exception sur la plaine et les Alpes, mais les visites guidées du 11 juillet et du 1er août vous révèleront l’histoire industrielle de la région. Autrefois
Entre nature et patrimoine, découvrez le Nord vaudois avec l’un de ses nombreux sites touristiques, tel que le Château de Grandson. Entièrement rénové après 15 ans de travaux, la forteresse médiévale abrite depuis avril une toute nouvelle exposition immersive sur l’histoire des Guerres de Bourgogne.
Découvrir le château
peuplée par près de 7000 habitants, Sainte-Croix a rayonné avec la mécanique d’art, où boîtes à musique et autres automates de précision, combinant savoir-faire et art, ont fait la renommée du lieu. Il est par ailleurs possible de découvrir le Musée de la Mécanique d’Art et du Patrimoine de Sainte-Croix (MuMAPS), où ces différents chefs-d’œuvre révèlent aux visiteurs la complexité et la précision nécessaires de ces mécanismes. Autant d’histoires à explorer, autant de raisons de ne plus attendre : vivement les vacances dans le Nord vaudois !
Retrouvez les différentes visites guidées sur www.yverdonlesbainsregion.ch/offres

Yverdon-les-Bains Région
ASSOCIATION POUR LE DÉVELOPPEMENT DU NORD VAUDOIS
Réalisée en collaboration avec le MAMCO de Genève, l’exposition La peinture est la même pour tout le monde rend hommage à Marcia Hafif, figure majeure de la peinture contemporaine, en revenant sur deux moments clés de son parcours artistique. Grâce à des prêts exceptionnels du MAMCO, du Kunstmuseum de Saint-Gall et de la galerie Mark Müller, près d’une centaine de peintures et de dessins réalisés entre 1961 et 1993 sont réunis. Le parcours de l’exposition met en évidence l’évolution d’une démarche artistique rigoureuse, marquée d’abord par des recherches chromatiques et géométriques développées lors de son séjour à Rome, puis par un engagement radical en faveur de la peinture monochrome à son retour aux États-Unis, dans les années 1970.
En dialogue avec l’exposition de Marcia Hafif, Égards obliques réunit les recherches de la designer française matali crasset autour des objets, de l’habitat et de nos manières d’habiter le monde. Pour elle, penser l’habitat, c’est avant tout faire de la restitution un geste essentiel : concevoir des architectures et des modes de vie capables de rendre à la Terre une partie de ce que nous en recevons.
Du 8 mars au 9 août 2026, le Musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds présente deux expositions consacrées à l’artiste américaine Marcia Hafif (1929-2018) et à la designer française matali crasset.
Musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds
Rue des Musées 33, 2300 La Chaux-de-Fonds
Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 17h
+41 32 967 60 77 mba.vch@ne.ch
Programme complet sur www.mbac.ch



Retrouvez les informations pratiques et le programme complet sur etoiles-aux-atomes.ch 22 Brandreport • Musée




Plongez dans l’histoire de la mesure du temps
Quatre lieux, quatre expositions
Musée d’horlogerie du Locle - Château des Monts (MHL)
Musée international d’horlogerie, La Chaux-de-Fonds (MIH)
Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel (MahN)
Site historique de l’Observatoire cantonal de Neuchâtel


Carouge, blottie au sud de la rivière de l’Arve, offre un contraste saisissant avec la Ville de Genève. Ici, le temps semble ralentir, révélant une ville à l’âme méditerranéenne, où l’architecture colorée et la douceur de vivre créent une atmosphère unique, nourrie par la richesse de son patrimoine artistique et culturel ainsi que par son offre commerçante variée.

Carouge est surnommée la « cité sarde » en référence à son histoire : elle fut fondée au XVIIIe siècle par le roi de Sardaigne Victor-Amédée III et pensée comme une alternative à Genève, alors plus stricte sur le plan religieux et social. Ses racines sardes se reflètent encore dans l’architecture de ses bâtiments, avec des façades colorées, des cours intérieures paisibles et des places ombragées. Une promenade dans le Vieux-Carouge donne la sensation d’un voyage dans le temps, au cœur d’une atmosphère chaleureuse et accueillante. Grâce à sa balade historique audioguidée, bilingue et gratuite, partez à la découverte de ses lieux emblématiques et de ses jolis quartiers. Composée de 19 arrêts et disponible sur l’application gratuite izi. TRAVEL, cette balade vous invite à l’exploration.
En dehors de ses constructions historiques, Carouge est une ville vivante, alliant tradition et modernité. Ses ruelles pittoresques abritent des boutiques d’artisans, des galeries d’art et des marchés animés qui reflètent l’esprit bohème de la ville. Chaque mercredi et samedi matin, mais également le jeudi soir dès le mois de mars dans un esprit plus « food truck », le marché sur la place du Marché est un rendez-vous incontournable pour découvrir les produits locaux et l’ambiance conviviale qui règne ici. Une brocante a lieu chaque premier dimanche du mois : meubles anciens, vinyles ou encore objets d’art singuliers, autant de trésors qui invitent à la nostalgie.
La ville sait également séduire les gourmands. De nombreux restaurants mettent à l’honneur la cuisine locale, notamment des spécialités fromagères qui réchauffent les cœurs en hiver (et pas seulement !). Sans oublier les chocolateries, où artisans et maîtres chocolatiers transforment le cacao en véritables œuvres d’art.
Flâner à Carouge, c’est se laisser porter par une ambiance chaleureuse, découvrir des boutiques uniques, sentir les effluves d’un torréfacteur, feuilleter un livre ancien ou admirer une pièce de joaillerie

Flâner à Carouge, c’est se laisser porter par une ambiance chaleureuse, découvrir des boutiques uniques, sentir les effluves d’un torréfacteur, feuilleter un livre ancien ou admirer une pièce de joaillerie façonnée à la main.
façonnée à la main. C’est vivre une expérience rare, où la proximité, la créativité et le savoir-faire dessinent un territoire profondément humain.
Avec près de 400 commerces de proximité, Carouge valorise un commerce à taille humaine, engagé et profondément enraciné dans la vie locale. Boutiques indépendantes, cafés de quartier, restaurants bistronomiques, ateliers de créateurs, galeries et métiers d’art font de la commune un lieu vivant et authentique, loin des standards uniformisés.
Culture et festivités tout au long de l’année Carouge a beau être une « petite ville » (2,7 km²), elle abrite une offre culturelle pléthorique ! Le Théâtre de Carouge, avec sa programmation variée, propose des spectacles qui alternent entre classiques revisités et créations contemporaines, dans un cadre moderne et accueillant. Les mélomanes trouveront leur bonheur aux Amis Musiquethéâtre, un lieu où la scène accueille aussi bien des concerts que des spectacles mêlant plusieurs disciplines artistiques. Le Théâtre Alchimic, quant à lui, est un espace intimiste où le théâtre indépendant trouve un écho chaleureux.

Pour une dose d’humour, le Caustic Comedy Club est un passage incontournable, offrant des soirées stand-up à l’ambiance décontractée et conviviale.
La culture carougeoise ne s’arrête pas là. Le Chat Noir, icône de la vie nocturne, mêle concerts, bar et ambiance feutrée, tandis que le Musée de Carouge invite à découvrir l’histoire et l’artisanat local à travers des expositions régulières (détail des expositions en cours sur le site de la ville). Le Cinéma Bio, enfin, fait la part belle au cinéma indépendant et aux projections rétrospectives dans une atmosphère authentique.
Les amateurs du 9e art iront saluer la statue de Titeuf qui rend hommage au lien profond entre la ville et le célèbre personnage de bande dessinée créé par Zep. L’atelier de l’artiste donnait sur la cour de l’école Jacques-Dalphin, dont il s’est inspiré pour créer l’univers de Titeuf, nourri de souvenirs de sa propre enfance.
Les férus de culture et de loisirs trouveront à Carouge une programmation d’événements qui anime la ville tout au long de l’année.

Info-chantiers
Cet été, malgré les travaux qui touchent une partie du centre-ville genevois, Carouge reste facilement accessible. Depuis le Mur des Réformateurs ou la place de Neuve, un itinéraire agréable permet de rejoindre la cité sarde à pied en une vingtaine de minutes ou à vélo en quelques minutes seulement. Les transports publics offrent également de nombreuses alternatives : le Léman Express dessert la gare de Lancy-Bachet, située aux portes de Carouge, tandis que plusieurs lignes de bus et de tramway permettent de rejoindre aisément la commune depuis l’ensemble du canton. Au bout du trajet, les visiteurs découvrent une ville à l’atmosphère unique, où terrasses animées, places ombragées, galeries, artisans et commerces indépendants composent un art de vivre qui fait tout le charme de la Dolce Vita carougeoise.

Retrouvez tous les événements en cours : www.carouge.ch


Musique, humour, théâtre, spectacles jeune public : il y en a pour tous les goûts. Depuis 39 ans, les Spectacles Onésiens programment des artistes suisses et internationaux. Toujours à la recherche de nouveautés, leur équipe de programmation reste fidèle aux artistes comme au public qui fait vivre la salle depuis des années.



Installés à Onex, sur la route de Chancy, les Spectacles
Onésiens alternent entre la salle communale (440 places assises et 750 debout) et le Manège d’Onex (120 places assises et 200 debout). À seulement cinq arrêts de tram 14, soit un peu moins de dix minutes depuis la Jonction, ils proposent une programmation variée de 27 spectacles pour cette 39e saison. Voici quelques temps forts de la saison 2026-2027.
Presque un tour du monde
Direction Lausanne les 29 et 30 septembre. Dans sa nouvelle création Société écrans, Thomas Wiesel confie passer en moyenne 8h30 par jour devant un écran. Il n’est visiblement pas le seul. Chiffres à l’appui, l’humoriste met en lumière les dérives de notre époque : baisse de la concentration, omniprésence des fake news, théories du complot, perte de temps… Il choisit d’en rire, tout en rappelant que le phénomène est avant tout sociétal. Proche de son public, Thomas Wiesel lui laisse aussi une place et favorise l’échange. Un moment à la fois drôle et réflexif.
Direction le Mali le 8 octobre avec la chanteuse
Fatoumata Diawara, accueillie dans le cadre du festival JazzContreBand. Star internationale, elle a participé au projet Lamomali avec M, et collaboré avec Damon Albarn ou Angélique Kidjo. Fière et solaire, elle chante en bambara sa quête de liberté, la défense de ses origines et ses combats contre l’excision et les mariages forcés. Dotée d’une énergie contagieuse, elle entend bien la transmettre au public.
Cap sur l’Angleterre le 29 octobre avec Charlie Winston, pour la première fois en solo avec sa guitare. Après 17 ans de tournées en groupe, le chanteur britannique a choisi de revisiter son répertoire en le débarrassant de son aspect électrique pour en proposer une version acoustique. Repensées, remaniées,
Voyage vers l’Orient les 17 novembre avec Le Dernier Cèdre du Liban, trois fois nommé aux Molières 2026. Eva, une enfant non reconnue à la naissance, reçoit pour ses 16 ans un colis rempli de cassettes. Elle y découvre pour la première fois sa mère, photojournaliste, qui l’emmène notamment au Liban en guerre, assister au discours d’Arafat à l’ONU ou encore à la chute du mur de Berlin. Comment accueillir cet héritage ? Et que faire de cette colère qu’il réveille ? Écrite par l’autrice d’origine iranienne Aïda Asgharzadeh, cette pièce sur la quête d’identité et la relation mère-fille bouleverse.
Passage par Perpignan les 27 et 28 janvier avec Mathieu Madenian. Star des réseaux et du petit écran, il présente son quatrième spectacle À pleurer de rire. Il y évoque sa paternité tardive, ses erreurs et ses bouleversements personnels. Rescapé de l’attentat de Charlie Hebdo en 2015, il aborde désormais la vie avec une intensité nouvelle, comme un bonus. Un état d’esprit qui nourrit un humour généreux et un vrai désir de partage. À voir absolument.
Retour en France le 24 février avec Made in France, spectacle nommé trois fois aux Molières 2026 et lauréat du Molière de la mise en scène. Dans cette pièce engagée, une usine française de traitement des eaux usées cherche à maximiser ses profits en programmant sa délocalisation. Un collectif de salariés s’organise et résiste. Au-delà des idées, ce sont d’abord des vies qui se jouent. Rythmée par une batterie mobile, la pièce de la Cie La Poursuite du Bleu alterne humour et acidité, et dénonce avec finesse le cynisme économique et les effets de la désindustrialisation.
Les 11 et 12 mai, place à Mathieu Stepson, grand vainqueur de La France a un Incroyable Talent en 2024. Mentaliste et illusionniste, il explore l’impression de déjà-vu dans un spectacle fascinant, troublant et ludique. « Plus qu’un spectacle, une expérience… »
entre passé et présent, univers classique et décalé. Le 3 décembre, Anaïs Rosso se produit en trio et mêle blues, chanson et indie dans un univers envoûtant. Le 13 avril, l’humoriste valaisanne Forma évoque ses rêves de notoriété et de paillettes. Le 29 avril, le groupe Meimuna partage un univers délicat et intense à travers son nouvel album.
Un programme à découvrir sur le site des Spectacles Onésiens, sans oublier les cinq spectacles destinés au jeune public, programmés les dimanches.
Une salle qui ne connaît pas la crise
La billetterie ouvre le 9 juin pour l’ensemble de la saison. Soyez rapides : plus de 10 000 billets ont été vendus l’an dernier, certaines dates étaient complètes, et le taux de remplissage a atteint 85 %. Les Spectacles Onésiens sont présents sur Instagram et Facebook.
Proches, dynamiques et ouverts, ils accueillent le public une heure avant et après chaque représentation, avec une buvette et une petite restauration.
À Onex, il s’y passe décidément beaucoup de choses : un mélange d’émotions partagées et d’invitations au voyage.
Plus d’informations sur spectacles-onesiens.ch


Sous la direction artistique de Daniel Hope, le Menuhin Festival Gstaad présente son édition 2026 « Family Matters ». Au cœur des Alpes, Gstaad accueille dès le 2 août les plus grandes stars de la scène symphonique et lyrique pour huit soirées d’exception sous la Tente du Festival.

Gstaad Festival Orchestra | Alexander Shelley & Daniel Hope
Samedi 15 août, 19h30
Un moment d’exception autour de l’héritage de Menuhin : Daniel Hope interprète le Concerto pour violon d’Elgar, avant de laisser seuls l’orchestre et Alexander Shelley dans la Cinquième de Beethoven.

Budapest Festival Orchestra |
Iván Fischer & Isata Kanneh-Mason
Dimanche 16 août, 18h00
Un concert événement : Iván Fischer et le Budapest Festival Orchestra retrouvent Gstaad avec un programme superlatif dédié à Rachmaninov et Mahler, en compagnie de la pianiste Isata Kanneh-Mason.

La bohème
Vendredi 21 août, 19h30
L’opéra emblématique de l’été en version de concert : La bohème avec le ténor Benjamin Bernheim dans le rôle de Rodolfo, entouré d’une distribution internationale, pour une soirée d’émotion et de passion.

Royal Danish Orchestra | Marie Jacquot & Nikolaj SzepsZnaider
Samedi 22 août, 19h30
Une grande soirée symphonique : le Royal Danish Orchestra fait ses débuts à Gstaad sous la direction de Marie Jacquot, aux côtés de Nikolaj Szeps Znaider, avec un programme entre tradition et création contemporaine.

Khatia Buniatishvili
Dimanche 23 août, 18h00
Une artiste incontournable du Festival : Khatia
Buniatishvili revient avec un récital intense et virtuose, de Schumann à Liszt, entre poésie, passion et éclat pianistique.

Royal Philharmonic Orchestra | Vasily Petrenko & Thomas Hampson
Vendredi 28 août, 19h30
Thomas Hampson chante Gustav et Alma Mahler avec le Royal Philharmonic Orchestra dirigé par Vasily Petrenko.

Royal Philharmonic Orchestra | Vasily Petrenko & Behzod Abduraimov
Samedi 29 août, 19h30
Cap sur Tchaïkovski : le Royal Philharmonic Orchestra sous la direction de Vasily Petrenko, avec Behzod Abduraimov, dans un programme spectaculaire réunissant le Concerto pour piano n° 1 et la Symphonie n° 5


«X-chen», Paul Klee, 1938
Rassembler une collection d’art de grande valeur n’a jamais été l’intention de Siegfried Rosengart et de sa fille Angela. Et pourtant, le Musée Collection Rosengart, situé dans l’ancien siège de la Banque nationale à Lucerne, présente des œuvres d’art uniques. L’ancien marchand d’art la décrit comme une « collection du cœur ».
Le coup de foudre
Au sous-sol du Musée Collection Rosengart est accroché le « X-chen » de Paul Klee de 1938, qui a une signification particulière pour Angela Rosengart : le dessin représente l’immersion dans la passion artistique. Siegfried Rosengart a collaboré dès 1945 avec Lily, la veuve de Klee, pour organiser une exposition dans sa galerie à l’occasion du cinquième anniversaire de la mort de l’artiste. Trois ans plus tard, en 1948, Angela Rosengart
participa à l’organisation d’une nouvelle exposition dédiée à Klee, une expérience particulièrement enthousiasmante pour elle en raison d’une possible acquisition personnelle. Elle avait immédiatement été séduite par le dessin X-chen, et son père l’encouragea à entrer en contact avec l’administrateur de la succession Klee pour en discuter.
Lors de la visite suivante de l’administrateur, la jeune Angela Rosengart prit son courage à deux mains et lui parla de son désir de posséder le dessin. Sa première négociation s’ensuivit : « Combien gagnes-tu par mois ? » « 50 francs ». « Serais-tu prête à travailler un mois entier pour posséder ce dessin » ? Angela Rosengart répondit par un hochement de tête enthousiaste. « Très bien, tu l’auras pour 50 francs ! » Ce moment marque le début de sa collection et de sa passion pour l’art.
Face à l’artiste
En réalité, il n’a jamais été dans les intentions du duo père-fille de constituer une collection. Cependant, ces observateurs avisés ne pouvaient tout simplement pas se résoudre à laisser partir certaines œuvres. C’est ainsi qu’est née une sélection d’environ 300 pièces favorites.
Parmi ces coups de cœur, on trouve plus de 130 œuvres du peintre, dessinateur et sculpteur espagnol Pablo Picasso, ainsi que cinq portraits d’Angela Rosengart - de la main de l’artiste du siècle.
Angela Rosengart a fait la connaissance de Picasso par l’intermédiaire de son père. Les deux hommes étaient liés par une amitié depuis 1914, qui s’est transmise à sa fille en 1949. À 17 ans, son père l’a présentée à l’artiste à Paris. Intimidée et silencieuse, elle restait aux côtés de son père : « Je savais que ce petit homme était un géant ! » Bien qu’elle n’ait rien dit, elle a marqué les esprits.
La mort de cet artiste exceptionnel a marqué une véritable césure dans la vie d’Angela Rosengart. Elle se trouvait avec son père sur la Côte d’Azur, prêts à rencontrer Picasso le lendemain. À quatre heures de l’après-midi, la radio annonça son décès. « J’en ai encore des frissons en y repensant. Je me souviens avoir ressenti que c’était la fin d’une partie de ma vie », confie Angela Rosengart.
Un œil aiguisé Le musée Collection Rosengart ne présente pas seulement des œuvres de Paul Klee et de Pablo Picasso. Angela Rosengart a également recueilli des œuvres de 20 autres artistes impressionnistes et modernes classiques, comme Henri Matisse, Marc Chagall ou Joan Mirò. Siegfried et Angela Rosengart

étaient également amis avec Marc Chagall. Elle et son père se sont même rendus avec lui à Rome pour visiter les sites antiques. Leur amitié était toutefois différente de celle avec Picasso : « Les discussions avec lui étaient très différentes ». Il aimait plaisanter, était une personne décontractéemais aussi réfléchie, parfois presque mélancolique.
« C’était une amitié très affectueuse ». Aujourd’hui encore, Angela Rosengart entretient des contacts amicaux avec les descendants de Marc Chagall. Pour les yeux de tous L’art a une valeur importante pour Angela Rosengart. « Quand j’étais jeune, l’art était réservé à l’élite », se souvient-elle. Une situation qui a heureusement changé. La fondation a notamment à cœur d’encourager l’intérêt des enfants pour l’art : dans le cadre du programme « Kinder führen Kinder », des enfants de sept à onze ans s’initient eux-mêmes à l’art. Une aventure sans adultes !
Que ce soit par hasard ou par chance, la création du musée et de la collection semble être le fruit du destin. Elle a été guidée par la passion. Il est vrai qu’Angela Rosengart est entré dans cet univers à travers le commerce de l’art, mais elle a toujours considéré les œuvres avec son cœur, et pas seulement avec son intellect.
www.rosengart.ch
Heures d‘ouverture
– Avril–octobre : Tous les jours de 10h à 18h (y compris les jours fériés)
– Novembre–mars : Tous les jours 11h à 17h (y compris les jours fériés)
Accès
La collection Rosengart se trouve à la Pilatusstrasse 10, à trois minutes à pied de la gare de Lucerne.
Entre paysages spectaculaires et patrimoine mondial de l’UNESCO,la Ville du Locle réunit deux univers complémentaires. D’un côté, Les Brenets et les paysages grandioses du Doubs. De l’autre, Le Locle et son héritage horloger unique au monde. Une expérience complète entre nature, culture et découverte.
Les Brenets :
nature spectaculaire au fil du Doubs
Aux Brenets, la nature s’impose comme un véritable écrin de ressourcement. Le Doubs, frontière naturelle aux méandres paisibles, dessine des paysages d’une beauté saisissante. Le lac des Brenets constitue un lieu privilégié pour se détendre ou partir à l’aventure. Ses eaux calmes invitent aussi bien à la contemplation qu’à la pratique d’activités nautiques.
La navigation avec la compagnie NLB permet de découvrir ce site remarquable sous un angle différent. À bord, les passagers traversent un décor alternant falaises, forêts et reliefs jurassiens. L’excursion mène au célèbre Saut-du-Doubs, impressionnante chute d’eau de près de 27 mètres. Accessible après une agréable marche depuis le débarcadère, le site peut également être admiré depuis différents points de vue, côté suisse comme côté français, grâce à la passerelle de l’Amitié qui enjambe le Doubs.
Les amateurs de loisirs actifs trouvent également leur bonheur grâce au paddle et au canoë, idéals pour explorer les recoins les plus préservés du lac. En été, la plage de l’Arvoux devient un lieu de rencontre apprécié, propice à la baignade, à la détente et aux moments conviviaux en plein air.
Le Locle : une cité horlogère inscrite à l’UNESCO
À quelques minutes seulement, Le Locle dévoile une identité urbaine forte, façonnée par son histoire horlogère. Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, la ville est reconnue pour son urbanisme horloger unique. Son plan en damier, conçu dès le XVIIIe siècle, a été pensé pour optimiser la lumière dans les ateliers et accompagner le développement d’un savoir-faire d’exception.

Cette tradition se découvre à travers ses institutions culturelles. Le Musée d’horlogerie du Locle – Château des Monts propose une immersion passionnante dans l’histoire de la mesure du temps, tandis que le Musée des Beaux-Arts présente des collections variées et des expositions temporaires de grande qualité.
L’Hôtel de Ville constitue l’un des joyaux architecturaux du centre. Construit en 1917, il mêle néo-Renaissance, Heimatstil et Art nouveau. Ouvert à la visite, il permet de découvrir un intérieur remarquable, notamment son hall monumental, sa salle des mariages et les espaces dédiés aux autorités locales.
À proximité, les Moulins souterrains du Col-des-Roches offrent une expérience unique en Europe. Creusés dans la roche, ces anciens moulins hydrauliques témoignent de l’ingéniosité des habitants face aux contraintes naturelles. Leur visite plonge le public dans un univers souterrain fascinant, entre patrimoine technique et atmosphère singulière.

Le Locle se distingue aussi par sa créativité contemporaine. L’Exomusée, parcours de street art à ciel ouvert, propose une déambulation originale à travers la ville. Les œuvres murales, réalisées par des artistes suisses et internationaux, créent un dialogue vivant entre patrimoine et création actuelle.
Entre Les Brenets et Le Locle, la destination propose une expérience complète où nature, culture et patrimoine se répondent. Des rives sauvages du Doubs aux trésors souterrains du Col-des-Roches, en passant par l’architecture horlogère reconnue dans le monde entier, chaque visiteur découvre un territoire riche, contrasté et authentique.
Plus d’informations sur www.lelocle.ch





















































Lieu où Napoléon exila Madame de Staël, Coppet devint le centre intellectuel de l’Europe. Aujourd’hui encore, le château perpétue le souvenir de cette époque fascinante.






Le château de Coppet fut la demeure de Jacques Necker, ministre du roi de France Louis XVI, et de sa fille, Germaine de Staël. Exilée à Coppet par Napoléon, Madame de Staël fit de Coppet le « salon de l’Europe », foyer d’opposition intellectuelle et libérale à l’Empire. Les plus importantes personnalités politiques et littéraires de l’époque s’y retrouvaient.
Depuis lors, le château est resté dans la même famille. Il conserve le souvenir vivant de ses illustres habitants dans un cadre romantique, avec ses collections d’objets d’art, de mobilier signé et de tableaux de maîtres. Visiter Coppet, c’est voyager dans l’Histoire et à travers le temps.
Votre événement à Coppet
Le château propose six espaces à la location qui sont autant de lieux à l’ambiance particulière pour vos mariages, réceptions, colloques et évènements.
Parmi eux, le parc romantique, les vastes caves, l’ancien pressoir et les anciennes écuries.
Visiter Coppet
Le château est ouvert du 1er avril au 31 octobre, du mardi au dimanche, de 14 h à 18 h.
Les visites sont guidées.
Visites de groupe sur réservation, y compris en dehors des heures d’ouverture.
info@chateaudecoppet.ch www.chateaudecoppet.ch





Grands concerts, opéras, musique de chambre et formats ouverts à tous : le Verbier Festival 2026 fait vibrer les Alpes du 16 juillet au 2 août avec plus de 60 concerts et une programmation élargie.
Le Verbier Festival, c’est une idée simple et radicale : réunir dans les Alpes suisses les plus grands interprètes de leur génération et les jeunes talents qui seront les stars de demain.
Du 16 juillet au 2 août 2026, la 33 édition propose plus de 60 concerts en salle, trois opéras : Mozart, Bartók, Verdi et des soirées de musique de chambre dont le format n’existe nulle part ailleurs. Khatia Buniatishvili, Yunchan Lim, Mao Fujita : les noms suffisent. Douze concerts sont déjà complets.
Mais le Verbier Festival, c’est aussi bien plus que la grande scène. Plus de 50 événements UNLTD permettent de découvrir le festival autrement : des concerts en plein air, des formats pour les enfants, et vingt conférences gratuites ouvertes à tous. Une programmation pour ceux qui aiment la musique, pas seulement pour ceux qui la connaissent.
Verbier Festival
Du 16 juillet au 2 août 2026
www.verbierfestival.com





#focussummerguide
Alimentarium

À Vevey, l’Alimentarium propose un été riche en découvertes autour de l’alimentation, entre exposition immersive, installations interactives et activités pour tous les publics. Du jardin potager aux ateliers culinaires, le musée invite à explorer le système alimentaire dans toutes ses dimensions. Une programmation estivale qui mêle plaisir, science et curiosité au bord du Léman.
Installé au bord du Léman, face à la Fourchette devenue « Héroïne du Léman », le musée dédié aux sciences de l'alimentation invite les visiteurs à franchir un nouveau seuil. Avec l’exposition permanente « Systema Alimentarium. Vers une grande révolution alimentaire ? », il ne s’agit plus seulement de regarder ce que nous mettons dans nos assiettes, mais de comprendre tout ce que ce choix implique : des sols aux océans, des gestes agricoles aux traditions culinaires, des objets de collection aux œuvres contemporaines, des plaisirs de la table aux limites environnementales de la planète.
Le parcours pose une question simple et vertigineuse : comment nourrir de manière saine et équitable une humanité toujours en croissance, tout en respectant les équilibres du vivant ? L’exposition invite à repenser l’alimentation comme un enjeu global. Elle met en lumière les limites du système alimentaire et interroge notre relation à ce que nous mangeons, en invitant chacune et chacun à réfléchir à ses choix et à leurs impacts. On y chemine à travers des installations vidéo, des photographies, des œuvres contemporaines et plus de 500 objets issus des collections du musée. Dehors, le jardin potager, où près de 300 espèces et variétés de plantes comestibles poussent chaque année, rappelle que l’alimentation est d’abord une histoire de terre, d’eau, de lumière, de biodiversité et de savoir-faire.

À l’intérieur, « Systema Alimentarium. Vers une grande révolution alimentaire ? » déploie une lecture à la fois sensible et documentée des grandes transformations alimentaires. Les rations militaires, les instruments de mesure, les substituts alimentaires ou les traces de la culture populaire y côtoient des œuvres qui rendent visible ce que l’habitude rend souvent invisible : la dépendance de nos sociétés aux chaînes alimentaires, les inégalités, les déchets, les tensions entre abondance et précarité, mais aussi la puissance sociale et affective de la nourriture. Des œuvres fortes et engagées Parmi les œuvres fortes du parcours, la photographie monumentale « Untitled #1, The Prophecy » de Fabrice Monteiro accueille le visiteur comme un signal d’alerte. Plus loin, l’installation vidéo « The Garden of Life and Death #1, #2 and #3 » de Theo Eshetu, commandée spécialement par l’Alimentarium, explore les tensions entre abondance et précarité alimentaires dans un langage visuel poétique et immersif. Elle rappelle que personne n’échappe au système alimentaire, mais que chacun peut y jouer un rôle, par ses choix, ses exigences et son engagement.
Deux expériences immersives inédites
Cette année, deux nouveaux dispositifs enrichissent encore la visite et affirment la place de l’Alimentarium comme musée de référence pour comprendre l’alimentation dans toutes ses dimensions. Le premier est « La Galaxie du goût. De la biosphère à l’assiette », une installation numérique immersive et interactive conçue par le data artist Kirell Benzi. Son titre fait écho à Brillat-Savarin, pour qui « la découverte d’un mets nouveau fait plus pour le bonheur du genre humain que la découverte d’une étoile ». Ici, les données deviennent expérience visuelle. Sur la gauche, une représentation spectaculaire de l’arbre ou buisson du vivant réunit plus de 1200 taxons d’espèces animales et végétales comestibles. Au centre, une sphère dynamique multicolore révèle les connexions entre les recettes de douze régions du monde, les espèces qui les composent et les ingrédients qui en sont issus. À droite, des milliers d’images générées par intelligence artificielle donnent vie à 1200 espèces, plus de 600 plats et une myriade d’ingrédients.
Grâce à une souris 3D, le visiteur explore cette galaxie comestible comme on naviguerait dans un cosmos de saveurs. Chaque mouvement dans la sphère centrale fait surgir les espèces correspondantes dans le buisson du vivant, ainsi que les images des plats, espèces et ingrédients associés. À la fois carte scientifique et poème sensoriel, l’installation rend tangible le lien qui unit les micro-organismes aux plantes, les océans aux cuisines et les cultures aux écosystèmes. Elle parle aux amateurs d’art comme aux familles, aux gastronomes comme aux curieux de data visualisation, aux enfants comme aux élèves en sortie culturelle. En rendant visible la diversité des espèces consommées et les réseaux culturels qui les relient, « La Galaxie du goût » complète de manière spectaculaire les œuvres contemporaines qui jalonnent le parcours permanent.
Une visite augmentée avec « Alima » Le second dispositif s’appelle « Alima ». Il accompagne le visiteur au fil de l’exposition comme un guide de visite interactif. Agent d’IA conversationnelle, « Alima » se base sur des contenus rédigés, choisis et vérifiés par l’équipe du musée pour guider et répondre aux questions des visiteurs. Elle fait partie intégrante du parcours de visite et permet d’approfondir la découverte des thématiques abordées, tout en personnalisant l’expérience selon la curiosité de chacun. Accessible sur smartphone, sans téléchargement ni inscription, « Alima » est incluse dans le billet d’entrée. Il suffit de scanner les codes QR, de choisir sa langue et de poser ses questions.
Disponible en français, allemand, anglais, arabe et chinois, « Alima » enrichit la visite sans l’imposer. Elle peut être utile à un parent qui accompagne des enfants, à une personne allophone, à un groupe multilingue, à des visiteurs qui veulent approfondir une œuvre ou revenir plus tard sur une notion découverte au musée. Son intérêt est précisément là : l’intelligence artificielle ne remplace pas la visite, elle ouvre un canal de dialogue supplémentaire avec les savoirs du musée.
Un été à vivre au musée
L’été, l’Alimentarium se visite aussi avec les mains, le nez et les papilles. Les dimanches à 11h, les « visites-cueillettes » invitent à explorer les allées
du potager pour en découvrir les trésors cachés. Les participants composent leur bouquet d’herbes aromatiques et repartent avec des produits de saison, tout juste cueillis ou sortis de terre. Ces visites sont proposées sur réservation, avec un supplément de CHF 5.– par participant·e en plus de l’entrée.

Autre rendez-vous estival, l’animation scientifique « Les laitages ne comptent pas pour du beurre » se tient les mercredis, samedis et dimanches à 14h30 et à 15h30, incluse dans le billet d’entrée. Cru, cuit ou fermenté, le lait s’y décline sous toutes ses formes : du petit-lait au sérac, du babeurre au yogourt, des fromages d’alpage aux bleus affinés. Comment fait-on cailler le lait ? Comment procède-t-on à la pasteurisation ? Chaque laitage raconte une histoire où les techniques modernes rencontrent les savoir-faire anciens pour préserver un produit hautement périssable tout en conservant ses apports nutritifs. Entre traditions, enjeux sanitaires et recommandations nutritionnelles, l’animation invite à explorer les transformations du lait.
Les cuisines du musée, elles aussi, s’ouvrent au public. Avec les ateliers « Cuisine ouverte », les visiteurs apprêtent les trésors du potager aux côtés des animateur·trice·s, dans un moment festif et convivial. La cuisine est ouverte à toutes et tous, et les délices réalisés sont offerts à la dégustation.
Les 25 et 26 juillet, place à la « Galette aux mille herbes » : un atelier à 14h, sur réservation, propose de cueillir des herbes fraîches et de mettre la main à la pâte autour de la socca, spécialité du Sud à base de farine de pois chiches, avant une cuisine ouverte dès 15h30 incluse dans le billet d’entrée.
Les 29 et 30 août, « Sugo di pomodoro » consacre une journée d’été à la préparation de la sauce tomate comme en Italie : laver, émonder, tailler, faire mijoter, mettre en bocal et repartir avec un pot de sugo fait maison parfumé aux herbes du jardin. La cuisine ouverte a lieu de 10h à 12h, incluse dans le billet d’entrée, tandis que les ateliers sont proposés à 14h ou 16h, sur réservation.
Pour celles et ceux qui souhaitent une découverte accompagnée, les visites à la carte sont proposées du mardi au dimanche, sur réservation. Les guides du musée y tendent un fil rouge autour de cinq thèmes au choix : « Le sucre : chronique d’une dépendance planétaire », « Qui nourrit le monde ? Les acteur·trice·s
du système alimentaire », « Trop ou trop peu ? Comment nourrir tout le monde ? », « Inter-espèces : vivre en harmonie avec ce que nous mangeons » ou encore « SYSTEMA ALIMENTARIUM. Vers une grande révolution alimentaire ? » in extenso. C’est l’occasion d’entrer dans l’exposition par une question précise, de relier les objets aux débats contemporains et de faire du musée un espace de conversation. Le 1er août, l’Alimentarium célèbre aussi la Fête nationale suisse à sa manière, par le patrimoine culinaire. Deux propositions sont à retenir. Dans le cadre des ateliers « Ensemble en cuisine », « Les croquants du 1er août » sont proposés les 1er et 2 août à 14h ou 15h30, sur réservation, au tarif de CHF 25.– par participant·e. Inspiré du livre de recettes de l’Alimentarium « C’est trop bon ! », l’atelier invite à créer des biscuits sablés décorés aux couleurs de la Suisse. Le samedi 1 août, à 14h30 et 15h30, l’animation « La Fête du 1er août – Le taillé aux greubons », incluse dans le billet d’entrée, met à l’honneur cet incontournable de l’apéro vaudois. En compagnie de Christophe Ackermann, boulanger primé, le public découvre les secrets de cette spécialité du patrimoine culinaire romand, née du savoir-faire des bouchers et du goût unique des greubons issus de la fonte du lard.
Enfin, une visite à l’Alimentarium peut commencer ou se prolonger au café du musée. WØFF, partenaire gourmand du musée, accueille le public du mardi au dimanche aux heures d’ouverture, sans billet d’entrée. L’ambiance y est conviviale, avec un espace de jeux pour les enfants et des lectures gourmandes pour les parents. La terrasse offre une vue imprenable sur le lac et sur la grande fourchette. Les samedis et dimanches, de 10h à 13h, le café propose un brunch : une invitation à savourer le week-end avant ou après la découverte de « SYSTEMA ALIMENTARIUM. Vers une grande révolution alimentaire ? ».
À l’Alimentarium, l’été se vit donc comme une traversée complète : on regarde, on questionne, on cueille, on cuisine, on goûte, on discute. Cette adresse estivale a ainsi le mérite rare de réunir le plaisir de la promenade, l’attention aux saisons et la curiosité scientifique, sans jamais séparer l’expérience sensible de la réflexion. À l’heure où manger engage tout à la fois notre santé, notre culture, notre plaisir et notre responsabilité, le musée de Vevey rappelle qu’il n’y a pas de petit sujet lorsqu’il s’agit de nourriture. Chaque repas raconte un système. Chaque visite peut ouvrir une conversation. Et chaque été au bord du Léman peut devenir une manière joyeuse, curieuse et gourmande de mieux comprendre ce qui nous nourrit.
Pour toute information, rendez-vous sur le site : www.alimentarium.org






















deuxième partie de



du 15 août au 2 octobre

me 16 et Je 17 septembre






Je commande
Je commande

Je commande
Je commande � � � �
Nom :
Prénom :
Rue :
NP/lieu :
Tél/e-mail :
Signature :
70 cl
70 cl
70 cl
Venez découvrir notre cave et déguster nos vins ! Nous vous accueillons sans rendez-vous : du lundi au vendredi de 7h à 12h et de 13h à 18h et le samedi de 8h à 12h et de 14h à 17h Nouveau
Chasselas Cave de La Crausaz
Rosé de pinot noir La Crausaline
Ass. rouge Les Bourrons
Livraison gratuite
IX DU CARTON DE 15 BOUTEILLES

( )

A retourner à : Bettems frères SA Ch de la Crausaz 3 1173 Féchy ou à 021 808 53 54 fechy@cavedelacrausaz ch




Perché sur ses coteaux ensoleillés, ce domaine de Mont-sur-Rolle est un véritable coin de paradis.
La beauté de la région ne se résume pas seulement à ses vignes : la vue imprenable sur le lac Léman est un spectacle quotidien, un tableau vivant qui change au fil des saisons.
Chaque année, à la belle saison, vous pouvez venir profiter d’un instant gourmand hors du temps, face au lac et à l’ombre de notre tilleul. Un moment convivial à ne pas manquer !




Eric, vigneron passionné, fait parler le terroir avec ses vins de caractère. Depuis 2018, il fait vivre le domaine en représentant la troisième génération.
Chaque bouteille est le fruit d’un travail collectif. Eric est entouré d’une belle équipe qui partage les mêmes passions : le vin et le terroir.
Depuis la récolte 2020, tout le vignoble est d’ailleurs cultivé selon les normes biologiques suisses, histoire de proposer des vins de caractère issus d’une production qui fait sens et résonne avec les valeurs de la Grande Vigne.

Muscaris
Cocktail pétillant à base de vin de chasselas et jus de raisin du cépage Muscaris. Elaboré exclusivement avec les fruits du domaine, ce jus légèrement alcoolisé séduit par sa fraîcheur pétillante, sa douceur naturelle et ses arômes fruités. Une boisson légère et conviviale, à savourer bien fraîche.






Un peu de magie, mais beaucoup de savoir-faire ! Chaque bouteille offre un mélange parfait de couleurs et de saveurs. Profitez du code promo pour découvrir une sélection de notre gamme.
La-Grande-Vigne
la_grande_vigne
Carton de dégustation 80.- au lieu de 90.- code promo : DECOUVERTE
www.lagrandevigne.ch