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2606_LMD_MIL_Sport & Vitalité

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Santé, Sport & Loisirs

Juin ’26

Roman Mityukov

Le médaillé olympique en natation partage les habitudes qui permettent de progresser sans s’épuiser.

Michael Roschi

La plus grande infrastructure sportive de Suisse

D’un côté, quelques seniors qui se promènent tranquillement sur les bords du Rhin près de Rheinfelden. De l’autre, une équipe de traileurs qui franchissent d’un pas alerte le col de Torrent entre le Val d’Anniviers et le Val d’Hérens. Deux groupes bien distincts, à des centaines de kilomètres l’un de l’autre, dans des décors qui ne se ressemblent en rien. Et pourtant : les deux groupes profitent de la même infrastructure sportive, la plus grande du pays. On parle ici bien évidemment du réseau des sentiers pédestres suisses.

La dernière étude réalisée par la Confédération montre clairement que la randonnée est le sport le plus pratiqué en Suisse (par 58,1 % de la population), loin devant le cyclisme et le VTT réunis (46,4 %), la natation (30,0 %) et le ski (26,8 %).

Mais pourquoi un tel engouement ?

Les réponses sont multiples.

Pour le corps et l’esprit

D’abord, il y a la question de la santé. Simple et accessible, la marche offre de nombreux bénéfices pour le corps et l’esprit. Elle soutient le fonctionnement du cœur en favorisant une bonne circulation sanguine et en réduisant le risque de troubles cardiovasculaires. En sollicitant les organes avec douceur, elle entretient les muscles, protège les articulations et participe à l’équilibre du poids. Mais ses effets ne s’arrêtent pas là : en agissant sur la production d’endorphines, elle aide aussi à relâcher les tensions, à diminuer le stress et à améliorer l’humeur au quotidien. Sur le plan mental, il est intéressant de constater que l’intérêt pour la randonnée progresse à mesure que les écrans occupent une place croissante dans le quotidien. Ce n’est évidemment pas un hasard. La marche permet de s’éloigner du bruit, de ralentir son rythme, de retrouver un peu de silence et offre ainsi un cadre idéal pour se déconnecter. Au fil des pas, l’attention quitte peu à peu les écrans, les notifications et les sollicitations permanentes pour se recentrer sur des sensations simples comme le souffle, le contact du sol ou les sons environnants. Un lien fort avec l’instant présent, qui agit comme une pause mentale, presque méditative, où l’esprit peut enfin se relâcher.

Marcher pour découvrir

Mais si plus de quatre millions de Suisses pratiquent la randonnée chaque année sur les 65 000 kilomètres de sentiers pédestres balisés et entretenus par les associations cantonales de tourisme pédestre, c’est aussi, et peut-être même surtout, parce que chaque nouvelle balade permet de découvrir de nouveaux horizons et de

profiter de la nature. Parcourir la Suisse à pied, que le balisage soit jaune (chemins de randonnée), blanc-rouge-blanc (chemins de randonnée de montagne) ou blanc-bleu-blanc (chemins de randonnée alpine), c’est traverser une mosaïque de paysages d’une richesse remarquable. En quelques kilomètres, on peut passer de la rive paisible d’un lac aux pentes abruptes d’une montagne, d’un vignoble en terrasse à des forêts profondes. Chaque région dévoile son identité propre : les reliefs jurassiens aux lignes douces, le Plateau ponctué de villages et de cultures, ou encore les sommets alpins qui dominent des vallées spectaculaires. Sans oublier une faune tout aussi variée au gré des différents milieux : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons et une multitude d’invertébrés.

La marche permet de s’éloigner du bruit, de ralentir son rythme, de retrouver un peu de silence.

Le travail de 2000 bénévoles

Entre les Suisses et leurs sentiers, on peut presque parler d’une histoire d’amour. Né en 1934, le concept de réseau de chemins de randonnée pédestre est officiellement inscrit dans la Constitution fédérale depuis 1979. Au niveau national, ce patrimoine est porté et coordonné par Suisse Rando, l’organisation faîtière du tourisme pédestre en Suisse, en étroite collaboration avec les associations cantonales. Aujourd’hui, cette gigantesque infrastructure est tellement familière à chacun que l’on en oublie parfois le travail que représentent son entretien et son développement. Plus de 2000 bénévoles œuvrent chaque année pour préserver la qualité de ce joyau. En outre, la forte popularité de la randonnée pose de nouveaux défis : entretien constant des infrastructures, gestion des flux dans certaines régions très fréquentées et conciliation des différents usages de la montagne et des espaces naturels. Préserver la qualité du réseau signifie donc non seulement le maintenir, mais aussi l’adapter aux évolutions des pratiques, des attentes et des conditions environnementales.

La technologie en renfort Fondamentalement, la randonnée reste une activité simple. C’est l’une de ses forces. Mais cela ne l’empêche pas de tirer parti des progrès technologiques. Cartes digitalisées, GPS et applications facilitent aujourd’hui l’orientation et rendent les sentiers plus accessibles. Et ce n’est pas tout : de nouvelles innovations apparaissent, comme les dispositifs d’assistance à la marche. Dernièrement, en compagnie du président de Suisse Rando, Simon Stadler, j’ai pu tester un exosquelette.

L’appareil électrique, contrôlé via une application, réduit l’effort physique et peut contribuer à diminuer la charge cardiovasculaire ressentie. Il s’agit d’une structure mécanique portée sur le bas du corps, qui accompagne les mouvements naturels des jambes et soulage une partie de la charge musculaire, notamment à la montée. Le test a été intéressant. Simon estime que ce genre d’appareil restera probablement un produit de niche pour les passionnés de technologie. De mon côté, je me dis qu’il pourrait bientôt permettre à des personnes affaiblies d’effectuer des randonnées plus longues ou plus difficiles. L’avenir le dira.

Expériences diverses

Le présent offre mille et une façons de profiter des chemins de randonnée : flâner, courir, photographier, observer la nature, méditer, cueillir des champignons ou simplement marcher. De mon côté, dans l’immédiat, je vais profiter de la 20e Nuit suisse de la randonnée qui sera organisée les 27 et 28 juin prochains. Sans exosquelette, mais avec une lampe de poche ! Je vous souhaite un bel été.

Texte Michael Roschi, Directeur de Suisse Rando

Contenu. 04 Bénéfices du sport 06 Sport de haut niveau : et après ?

08 Longévité & bien-être 10

Interview : Roman Mityukov 12 Sport Indoor 18 Hygiène de vie

Focus Santé, Sport & Loisirs.

Chef de projet

Michael Levante

Responsable national

Pascal Buck

Rédactrice en chef Romandie

Marie Geyer

Responsable graphique

Mathias Manner

Graphiste

Marie Geyer

Journalistes

Océane Kasonia, Léa Stocky, Marc-Antoine Guet, SMA

Image de couverture màd

Canal de distribution

Le Matin Dimanche

Imprimerie DZB Druckzentrum Bern

Smart Media Agency. Gerbergasse 5, 8001 Zürich, Schweiz Tel +41 44 258 86 00 info@smartmediaagency.ch redactionFR@smartmediaagency.ch focus.swiss

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Bonne lecture ! Michael Levante Project Manager

Une plante alpine pour prendre soin de soi dans notre monde moderne

Au cœur des Alpes valaisannes, sur les hauteurs d’Evolène, pousse une plante aux vertus exceptionnelles. Connue pour aider l’organisme à mieux s’adapter au stress, Rhodiola rosea est cultivée depuis plus de vingt ans par l’herboriste Andrée Fauchère, qui a fait de cette espèce alpine le cœur d’une aventure humaine et botanique singulière.

Les plantes adaptogènes sont de précieuses alliées pour soutenir notre santé physique et mentale. Une en particulier, Rhodiola rosea, a su toucher le cœur de l’herboriste Andrée Fauchère il y a une vingtaine d’années. Depuis, elle est cultivée à plus de 2000 m d’altitude sur les hauteurs d’Evolène, dans le Val d’Hérens.

La tradition orale raconte que, dans la vie d’une herboriste, un jour, c’est une plante qui va la rencontrer. Ce serait une grâce en guise de remerciement à l’herboriste pour son amour des Simples, mais surtout pour le respect qu’elle voue à la nature.

Une culture d’altitude exigeante

Les rhizomes de Rhodiola rosea (les parties souterraines), issus de notre culture certifiée Bio et Demeter, sont récoltés après six à sept années de travail et de soins selon les principes de l’agriculture biodynamique.

Ces derniers sont ensuite stabilisés, stockés, transformés, analysés et valorisés au centre de recherche sur les plantes aromatiques et médicinales Mediplant, basé à Conthey. Cette collaboration assure la formulation de produits naturels de très grande qualité, qui permettent d’offrir le meilleur des principes actifs végétaux à nos clients.

Une plante adaptogène reconnue

Il est scientifiquement prouvé que les plantes dites « adaptogènes » aident l’organisme à s’adapter au stress et à retrouver son équilibre en offrant davantage de résistance ainsi qu’une meilleure récupération.

Selon cette même définition, les plantes adaptogènes présentent une innocuité avérée et ne créent aucune perturbation des fonctions physiologiques normales.

La gamme de produits Evoleina Rhodiola Sàrl est entièrement créée et pensée en Valais. Cette proximité permet de garantir une traçabilité, gage de qualité, dont l’objectif premier est le bien-être de tout un chacun.

Un soutien pour toutes les étapes de la vie

Pour les sportifs, elle sera une alliée de choix pour la préparation et la récupération.

Pour les femmes et les hommes en proie à un stress quotidien, elle saura les apaiser.

Pour les enfants ou les adultes très sensibles, elle pourra ramener l’équilibre.

Pour les personnes avançant dans l’âge, confrontées à des dérèglements physiologiques, elle apportera un soutien et un réconfort.

Il est dit de nos produits que leurs effets sont rapidement ressentis ; ils peuvent être consommés ponctuellement ou aussi longtemps que le besoin s’en fait sentir.

Dans un monde où la nécessité de s’adapter demande peut-être plus d’efforts que par le passé, Rhodiola rosea saura vous aider à mieux gérer les situations difficiles.

Une transmission tournée vers l’avenir Après plus d’une décennie consacrée au développement de cette filière, Andrée Fauchère a souhaité assurer sa continuité en transmettant la société tout en restant impliquée.

Cette reprise permet de préserver le savoirfaire développé au fil des années et d’assurer la continuité du projet, dans le respect des valeurs qui l’ont fondé, tout en lui ouvrant de nouvelles perspectives pour les années à venir.

Envie de découvrir Rhodiola rosea cultivée en Suisse et l’expertise développée depuis plus de dix ans autour de cette plante remarquable ? Explorez la gamme Evoleina Rhodiola et plongez dans l’univers d’une production alpine unique.

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Qui est Rhodiola rosea ?

Rhodiola rosea L., appelée aussi orpin rose ou racine dorée, est une plante vivace de la famille des Crassulacées, communément appelées plantes grasses. Elle présente une distribution artico-alpine et fait partie des pharmacopées russe et scandinave.

Ses principes actifs adaptogènes, notamment le salidroside et les rosavines, sont stockés dans les rhizomes, dont le parfum caractéristique de rose a donné son nom à la plante. Plante légendaire et populaire, elle faisait déjà partie de la médecine traditionnelle de la Grèce antique. Les Vikings, ainsi que Gengis Khan et ses hommes, firent également grand usage de cette « racine dorée » afin d’accroître leur force physique et leur endurance.

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LActivité physique, sport et vitalité : pourquoi la Suisse doit continuer à bouger

Le sport et l’activité physique sont des conditions essentielles de la santé, de la capacité de performance et du bien-être. Alors que le quotidien de nombreuses personnes est de plus en plus marqué par la sédentarité, des enjeux sanitaires tels que le surpoids, le stress ou le manque d’exercice prennent de plus en plus d’importance. Il devient d’autant plus nécessaire d’ancrer durablement l’activité physique dans la vie quotidienne. En Suisse, l’Office fédéral du sport (OFSPO) joue à ce titre un rôle central.

’OFSPO renforce le sport populaire comme le sport d’élite, forme des spécialistes et crée des conditions propices à une activité physique régulière. Il met en œuvre des programmes, développe des stratégies et soutient les acteurs de l’ensemble du domaine du sport et de l’activité physique. Swiss Olympic, l’association faîtière du sport suisse, compte parmi ses partenaires essentiels. La collaboration avec les cantons, les communes et d’autres services fédéraux revêt également une grande importance, toujours avec pour objectif de créer de l’espace pour le sport et l’activité physique.

Le bénévolat joue un rôle déterminant dans la promotion du sport. Sans les nombreux moniteurs, entraîneurs, responsables associatifs et aides volontaires, l’offre variée d’activités physiques et sportives en Suisse ne serait pas possible.

Pourquoi l’activité physique compte Les effets positifs d’une activité physique régulière sont largement démontrés scientifiquement. Elle renforce le cœur et la circulation, améliore la coordination et la concentration et accroît la qualité de vie. La santé mentale en bénéficie également : l’activité favorise l’équilibre et renforce le bien-être général.

Mais l’activité physique est plus qu’un facteur de santé. Elle crée des espaces de rencontre, favorise l’intégration et renforce la cohésion sociale.

Jeunesse+Sport (J+S)

Avec Jeunesse+Sport, l’OFSPO pilote le principal programme fédéral d’encouragement du sport, connu dans toute la Suisse. Il soutient les clubs, les écoles et d’autres organisations afin de proposer aux enfants et aux jeunes des offres sportives de qualité dans près de 90 disciplines.

Brandreport • BEWE Lab

Dans le cadre de J+S, plus de 700 000 enfants et jeunes profitent chaque année de cours et de camps sportifs. Ceux-ci développent non seulement les aptitudes motrices, mais aussi les compétences sociales et personnelles. Un facteur clé de succès réside dans la formation et la formation continue, solides et proches de la pratique, dispensées à plus de 100 000 monitrices et moniteurs

J+S. Ils garantissent la qualité et la sécurité des cours et des camps et créent les conditions nécessaires à des expériences sportives positives et marquantes. Nombre d’entre eux s’engagent bénévolement et apportent ainsi une contribution essentielle à l’encouragement durable du sport.

Le plaisir de l’activité physique transmis dans les cours et camps J+S agit bien au-delà de la participation elle-même et constitue une base importante pour une pratique sportive tout au long de la vie.

Sport des adultes Suisse (esa)

Dans le cadre du sport des adultes (programme « esa »), l’OFSPO soutient les organisations engagées dans la formation et la formation continue des monitrices et moniteurs et met à disposition du matériel didactique. L’objectif est de toucher les personnes à toutes les étapes et situations de la vie, des personnes actives aux seniors, en passant par celles présentant des limitations liées à la santé. L’activité physique contribue à préserver la vitalité corporelle et mentale jusqu’à un âge avancé.

Haute école fédérale de sport de Macolin (HEFSM)

En tant qu’unique haute école suisse spécialisée dans le sport et rattachée à l’OFSPO, la Haute école fédérale de sport de Macolin (HEFSM) se consacre exclusivement à la formation, à la recherche, au développement et aux prestations de service dans

le domaine du sport. Elle mène des activités de recherche dans le sport de relève, le sport populaire et le sport d’élite. Accréditée institutionnellement en 2022 en tant qu’institut de haute école spécialisée, elle propose un bachelor ainsi que deux cursus de master.

Formation des entraîneurs Suisse Rattachée à la HEFSM, la Formation suisse des entraîneurs veille à la formation professionnelle des entraîneuses et entraîneurs du sport de performance et du sport d’élite. Elle crée les conditions permettant un accompagnement compétent des athlètes dans toutes les disciplines, du développement des talents jusqu’au sommet international.

La politique du sport se projette jusqu’en 2040

Au sein de l’OFSPO, le domaine Politique du sport prépare et coordonne les dossiers du Conseil fédéral, du Parlement et de l’office. Le maintien des relations avec le sport privé et public ainsi que le soutien aux questions liées à l’encouragement du sport et de l’activité physique à l’école font également partie de ses missions centrales.

La Conception des installations sportives d’importance nationale (CISIN) relève également de ce domaine et constitue un important instrument fédéral de soutien aux infrastructures sportives d’importance nationale.

Le projet en cours « Encouragement du sport et de l’activité physique en Suisse 2040 » est tourné vers l’avenir. Initié par l’OFSPO, il réunit les principaux acteurs du sport suisse, notamment Swiss Olympic, afin d’élaborer les bases stratégiques du développement futur de l’encouragement du sport. En tenant compte des évolutions sociétales actuelles et prévisibles, il s’agit d’orienter cette politique de manière à générer le plus grand bénéfice possible pour la société.

hepa.ch

Le secrétariat du réseau Santé et activité physique hepa.ch est également rattaché à l’OFSPO. Il coordonne l’élaboration et la diffusion de recommandations scientifiquement fondées en matière d’activité physique et met à disposition du matériel destiné à leur mise en œuvre.

L’OFSPO sait comment la population bouge

L’OFSPO relève et analyse tous les six ans des données sur l’activité physique de la population suisse. Publiés dans l’étude « Sport Suisse », ces résultats montrent quels groupes de population sont les plus actifs, quelles disciplines sont les plus appréciées et comment les habitudes évoluent au fil de la vie. Ces données constituent une base importante pour les décisions politiques et les mesures de soutien.

Le message est clair : peu importe l’activité choisie, l’essentiel est de bouger. L’OFSPO crée les conditions nécessaires et soutient la population afin que l’activité physique s’intègre naturellement dans le quotidien. Ses programmes, son expertise et son rôle de coordination contribuent à ce que le sport et l’activité physique restent largement ancrés en Suisse. À une époque où les défis sanitaires et sociétaux augmentent, le travail de l’OFSPO demeure un pilier central pour une Suisse active et en bonne santé.

Texte Claudia Harder, responsable du sport pour adultes et déléguée à la formation des cadres

Et si reprendre le contrôle de ses envies passait par le cerveau ?

Née d’une décennie de recherche en neurosciences à l’Université de Fribourg, la start-up suisse Bewe propose une voie inédite vers le bien-être au quotidien : entraîner, en quelques minutes par jour, les automatismes du cerveau pour qu’il aide enfin à tenir nos bonnes résolutions.

Tenir bon sur l’alimentation : beaucoup s’y essaient, mais régimes, applis et coaching affichent 90 % d’abandon à long terme. La cause n’est pas un manque de volonté. « Notre cerveau est encore programmé pour la survie », explique le professeur Lucas Spierer, cofondateur de Bewe et directeur du laboratoire de neuro-réhabilitation de l’Université de Fribourg. « Il privilégie les aliments les plus caloriques et déclenche une envie quasi irrépressible dès qu’il les voit. Dans un monde saturé de produits ultra-transformés, ce mécanisme s’est aujourd’hui retourné contre nous. »

Une innovation née d’un laboratoire fribourgeois C’est ce constat qui a donné naissance à Bewe, cofondée avec l’entrepreneur Frédérik Plourde. La jeune entreprise développe une application qui recalibre en douceur l’attirance excessive que notre cerveau entretient pour les aliments malsains. « Chacun joue cinq à dix minutes par jour à des mini-jeux spécialement développés, résume Frédérik Plourde.

Au fil des répétitions, l’attrait pour les aliments problématiques diminue sans même qu’on ne s’en rende compte. Pas de régime ni de discipline de fer : juste un entraînement régulier, et surtout, ludique. »

Des résultats validés par la science Bewe s’appuie sur un travail de recherche rare dans le bien-être digital. « Nous avons mené trois études randomisées en double aveugle dans notre laboratoire fribourgeois, publiées dans des revues scientifiques internationales », précise Lucas Spierer. Les chiffres sont parlants : –21 % d’intensité des envies, –28 % de consommation d’aliments problématiques et une baisse de 50 % du décrochage précoce des régimes. Une équipe de dix-sept collaborateurs et un comité scientifique de spécialistes accompagnent le déploiement européen et américain, aux côtés de l’Université Stanford. La start-up a par ailleurs reçu le Prix d’innovation digitale Pfizer 2026. Un déploiement progressif en Suisse Sur le terrain, plusieurs assureurs et institutions de référence, parmi lesquels CSS, à l’échelle nationale, et Groupe Mutuel à Genève, en collaboration avec le réseau de médecins Delta, testent l’application au sein de leurs offres de prévention. Des médecins romands l’utilisent en cabinet pour accompagner leurs patients, tandis qu’un partenariat avec Johnson & Johnson va permettre d’évaluer Bewe dans les parcours pré- et post-chirurgicaux. Au total, une dizaine de projets pilotes sont en cours en Suisse et à l’étranger.

Une vitalité qui se cultive en douceur « Notre ambition, conclut Frédérik Plourde, c’est de remettre à chacun les clés de ses propres automatismes, sans culpabilisation. » Bouger, mieux manger, s’aérer, dormir : les piliers du bien-être restent les mêmes. Bewe propose de lever le frein silencieux qui empêche tant d’entre nous d’y parvenir, et prépare déjà des programmes contre le tabac, l’alcool et la sédentarité. À l’orée d’une belle saison qui invite à se reconnecter avec soi-même, prendre soin de soi commence par quelque chose d’invisible : nos automatismes.

À découvrir sur www.bewe.com

La science suisse au service de votre santé

Trois décennies au service d’une santé intégrative

Depuis trente ans, l’École de Nutrition Holistique (ENH) forme des praticiens à un accompagnement intégratif de la santé, en Suisse comme à l’étranger. Pour célébrer cet anniversaire, l’école ouvre ses portes au public le 11 juillet 2026.

Dans un paysage où se multiplient les centres de santé et de longévité, l’École de Nutrition Holistique (ENH) de Genève cultive une singularité : celle d’une école qui, depuis trente ans, enseigne une approche réellement globale de la santé, qui envisage la personne dans son entier, bien au-delà du seul symptôme physique.

Ici, la nutrition n’est pas une affaire de régimes ou de recettes. C’est une discipline d’accompagnement, à la croisée des connaissances scientifiques et de la médecine intégrative. Son fil conducteur tient d’ailleurs en une formule devenue sa signature : « de la cellule à la personne ». Derrière ces mots, une conviction : la santé ne se résume jamais à un chiffre sur une analyse ou à un symptôme isolé. Elle se construit dans l’équilibre entre l’alimentation, le mode de vie, le corps en mouvement et l’état intérieur de chacun.

« Depuis trente ans, nous enseignons une approche réellement globale de la santé, qui prend en compte aussi bien la dimension psycho-émotionnelle que les symptômes physiques et le mode de vie. C’est ce qui nous distingue : nous n’accompagnons pas un symptôme, nous accompagnons une personne dans sa globalité. » Myriam Morand, directrice de l’ENH

Deux formations accréditées pour faire de la nutrition un métier

L’ENH propose aujourd’hui deux cursus reconnus en Suisse :

– Coach en nutrition certifié (1 an) : la porte d’entrée idéale pour intégrer rapidement la nutrition à son activité (la seule formation en Suisse romande accréditée après 1 an)

– Nutrithérapeute (2 ans) : pour une pratique plus complète et approfondie

Au total, plus de 1000h dont 680 heures de nutrition pure sont dispensées sur les deux années, un volume rare qui fait la solidité de la formation.

Ces parcours s’adressent à celles et ceux qui veulent donner du sens à leur projet

– Les personnes en reconversion professionnelle

– Les thérapeutes désireux d’ajouter la nutrition à leur pratique

– Les coachs qui veulent asseoir leur accompagnement sur des bases scientifiques reconnues.

Le corps enseignant est porté par des intervenants de référence, à commencer par Jean Joyeux, directeur

académique et conférencier reconnu, dont l’expertise va de la santé métabolique aux grands enjeux de la longévité. Au fil des années, les diplômés de l’ENH ont essaimé bien au-delà de la Suisse.

Trente ans, et l’envie intacte de transmettre

Si l’école célèbre trois décennies d’existence, ce n’est pas pour regarder en arrière, mais pour réaffirmer une mission plus actuelle que jamais.

À l’heure où chacun cherche à reprendre la main sur sa santé, son énergie et son équilibre, la demande pour des professionnels formés à une approche complète n’a jamais été aussi forte.

Depuis trente ans, l’ENH y répond en formant, génération après génération, des praticiens capables d’écouter, de relier et d’accompagner.

Une journée portes ouvertes pour découvrir l’école de l’intérieur Pour marquer cet anniversaire, l’ENH invite le public à une journée exceptionnelle. Au programme, deux conférences animées par Jean Joyeux, directeur académique de l’école, et Karine Bernard, enseignante au sein de l’ENH :

– La santé métabolique et les antagonistes GLP-1

Les clés de la longévité

C’est l’occasion idéale de rencontrer les formateurs, d’échanger avec les étudiants et de comprendre, en personne, pourquoi cette approche fait la différence depuis trente ans. Tout le monde est le bienvenu, sur simple inscription.

La prochaine rentrée est fixée au 11 septembre 2026, pour celles et ceux qui souhaiteraient transformer cette découverte en vocation.

Portes ouvertes des 30 ans de l’ENH

Samedi 11 juillet 2026, dès 14h00

Hôtel Le Cénacle

Promenade Charles-Martin 17, 1208 Genève

Entrée gratuite sur inscription

Inscriptions et programme : ecole-nutrition-holistique.ch/30-ans

Scannez le QR code pour vous inscrire :

FeelGood Onco • Brandreport

L’oncologie intégrative : accompagner la personne, pas seulement la maladie

Face à un cancer ou à une maladie du sang, le parcours de soins ne se limite pas aux traitements. Il y a les rendez-vous, les examens, les décisions à prendre, mais aussi la fatigue, les effets secondaires, les émotions, les inquiétudes familiales et parfois la perte de repères.

C’est dans cet espace-là que l’oncologie intégrative prend tout son sens : accompagner la personne dans sa globalité, tout en restant pleinement inscrite dans un cadre médical conventionnel.

C’est cette approche que FeelGood Onco met en pratique au quotidien, afin d’accompagner des personnes concernées par un cancer ou une maladie hématologique. Son approche repose sur une évidence simple : au-delà du diagnostic, chaque patient reste une personne, avec son histoire, ses besoins, ses ressources et son rythme. Au sein de l’établissement, les traitements oncologiques et hématologiques sont réalisés selon les recommandations médicales en vigueur.

Les soins de support ne remplacent jamais les traitements conventionnels : ils viennent les compléter, afin d’aider les patients à mieux traverser les différentes étapes de leur parcours. L’impact de plusieurs de ces soins sur la qualité de vie ou encore la tolérance et l’adhérence au traitement a d’ailleurs fait l’objet d’études scientifiques positives. Une équipe autour du patient

« Ce qui m’a aidée, ce n’est pas seulement d’avoir des soins. C’est de sentir qu’une équipe comprenait ce que je traversais. » - Laure, patiente FeelGood Onco.

Dans ce parcours centré autour du patient, le fonctionnement en équipe est un facteur clef. Pour cette raison, les médecins, les infirmières, les thérapeutes des soins de support, les secrétaires et les autres professionnels du centre travaillent ensemble, en lien étroit. Chacun participe activement à l’accompagnement, en pensant en équipe aux besoins uniques de chaque patient.

« Notre rôle ne se limite pas au geste technique. Nous accueillons aussi ce que la personne vit, ce qu’elle comprend, ce qu’elle ressent. » - Catherine, infirmière.

Cette coordination permet d’éviter que la personne ait le sentiment de passer d’un intervenant à l’autre sans continuité. Elle permet aussi de mieux tenir compte de ce

qui change au cours du parcours : les besoins ne sont pas les mêmes au moment du diagnostic, pendant les traitements, après ceux-ci ou dans les périodes de surveillance.

FeelGood Onco travaille également en lien avec les médecins traitants, les hôpitaux et les autres professionnels de santé impliqués dans le suivi.

Cette continuité est essentielle pour proposer un accompagnement cohérent et sécurisé.

Des soins de support intégrés au parcours

Les soins de support proposés au centre sont pensés comme un accompagnement complémentaire. Ils peuvent concerner, selon les besoins et les indications, le soutien psychologique, la nutrition, l’activité physique adaptée, la physiothérapie, l’hypnose thérapeutique, l’onco-esthétique ou d’autres approches visant à soutenir la qualité de vie.

Ces soins visent à répondre à ce que les patients vivent concrètement : la fatigue, les changements corporels, la difficulté à reprendre confiance, les tensions familiales, le besoin de comprendre ou simplement celui d’être entendu.

Dans cette approche, les proches ont aussi leur place.

Lorsqu’un patient le souhaite, ils peuvent être associés à certaines étapes de l’accompagnement. Leur rôle est

souvent essentiel, mais eux aussi ont parfois besoin de repères pour mieux soutenir sans s’épuiser.

Une attention médicale portée à chaque situation

Dans le prolongement de son activité en oncologie, FeelGood Onco accueille une expertise en hématologie. Cette spécialité médicale traite les maladies du sang, de la lymphe, des organes hématopoïétiques (moelle osseuse, ganglions), qu’elles soient bénignes, complexes ou cancéreuses.

Le centre propose également des consultations de génétique et d’oncogénétique. Cette démarche est indiquée dans certaines situations, par exemple lorsqu’il existe des antécédents familiaux de cancer, lorsqu’un cancer survient à un âge inhabituel, ou lorsque certaines caractéristiques de la maladie peuvent évoquer une prédisposition héréditaire. Elle peut contribuer à orienter le suivi médical, à adapter certaines mesures de surveillance individuelle et à accompagner les décisions concernant la personne elle-même ou, lorsque cela est pertinent, ses proches. Elle ne remplace pas les recommandations générales de santé publique et ne constitue pas un programme de dépistage populationnel.

« On prend le temps de comprendre une histoire personnelle ou familiale, d’évaluer si une analyse est indiquée, et d’accompagner les décisions qui peuvent en découler. C’est une démarche de prévention individuelle, toujours discutée dans un cadre médical. » - Florence, médecin spécialisée en génétique médicale.

Une autre manière d’accompagner le parcours de soin

L’oncologie intégrative ne promet pas de rendre le parcours facile. Elle reconnaît simplement que la maladie touche toutes les dimensions de la vie, et que les patients ont besoin d’un accompagnement qui tienne compte de cette réalité.

« Les personnes qui viennent danser avec moi m’impressionnent. Elles se remettent en mouvement, retrouvent des sensations, parfois de la joie, souvent une forme de confiance. » - Géraldine, danseuse et chorégraphe, intervenante au centre.

FeelGood Onco propose ainsi un cadre où l’expertise médicale, les soins de support et l’attention portée à la personne avancent ensemble.

Parce que dans un parcours de cancer ou de maladie du sang, la qualité de vie n’est pas un détail. Elle fait partie de ce qui permet de tenir, de comprendre, de s’adapter et de rester acteur de son parcours, autant que possible.

FeelGood Onco

Rue du Grammont 2, 1815 Clarens-Montreux +41 21 512 44 10 www.feelgoodonco.ch

«

L’avenir se présente bien »

On l’a connu défenseur international, passé par Arsenal et la Nati. Aujourd’hui, Johan Djourou construit une autre trajectoire. De l’équipe nationale féminine suisse aux plateaux de télévision, l’ancien joueur raconte une reconversion guidée par la transmission et la volonté de rester au contact d’un sport qu’il dit ne pas pouvoir quitter.

Johan Djourou, vous avez été nommé en 2024 coordinateur sportif de l’équipe nationale féminine suisse de football. Quel est votre rôle aujourd’hui ?

Le rôle a évolué. En 2024, j’étais coordinateur, je suis désormais directeur technique. Au départ, il s’agissait surtout de donner une impulsion, avec le programme Impulse, soutenu par Swiss Olympic. L’idée était de travailler avec les clubs et de réunir les joueuses une journée par mois. Il y avait aussi un travail relationnel avec elles : du conseil, des discussions et du partage d’expérience. Depuis, mes missions se sont élargies. J’ai notamment dû choisir le coach aujourd’hui en place. Mon rôle consiste désormais à construire une philosophie commune afin que les jeunes et l’équipe A avancent dans la même direction.

Quel regard portez-vous sur l’équipe nationale féminine suisse, après l’Euro 2025 disputé à domicile ?

Nous avons une équipe très jeune, qui a grandi pendant l’Euro. Maintenant, il s’agit de poser un cadre. La qualification pour la Coupe du monde est un objectif important, mais nous avons les capacités de le faire

et, en interne, nous y croyons fortement. Ce travail demande du temps : il faut appliquer des principes et permettre aux joueuses de s’y sentir à l’aise. Je trouve notre travail cohérent. L’avenir se présente bien.

L’ASF parle d’une stratégie 2026-2030 axée sur la relève. Comment la traduire concrètement sur le terrain ?

C’est une question d’héritage : que peut-on mettre en place aujourd’hui pour laisser une trace durable, notamment chez les jeunes ? La base est très importante. En comparant les joueuses de plus de 30 ans avec celles qui débutent, on voit à quel point le football féminin a évolué. Le projet jeunes est donc essentiel. Il faut former ces joueuses et leur donner les bonnes bases athlétiques pour se développer au niveau international. Quand on regarde l’Espagne, l’Angleterre ou l’Allemagne, nous sommes encore loin sur le plan des résultats. Mais notre idée est de nous en rapprocher. Pour cela, il faut investir dans la jeunesse et dans les clubs. Où se situe aujourd’hui le principal enjeu pour faire émerger davantage de joueuses suisses de haut niveau ?

C’est un ensemble. Il faut détecter les talents partout. Nous sommes peut-être trop focalisés sur les clubs d’élite, alors qu’il peut y avoir des pépites ailleurs. Le temps de jeu est aussi essentiel. Plus elles jouent tôt, plus elles acquièrent de l’expérience. Je comprends que les clubs soient attirés par des joueuses étrangères, parce qu’elles ont parfois un impact plus rapide. Mais il faut aussi prendre le temps de développer les joueuses de demain.

Vous avez connu le très haut niveau, notamment avec l’équipe de Suisse et Arsenal. Que peut apporter votre expérience d’ancien défenseur international à cette équipe féminine jeune et en construction ?

Je dirais que ce n’est pas mon rôle d’intervenir à la place du coach. Nous échangeons avec l’entraîneur pour faire avancer les choses, mais je ne vais pas empiéter sur son travail. En revanche, je peux discuter avec

les joueuses lorsqu’elles ont besoin de soutien ou de réponses liées à leur poste. Cela peut concerner le rôle de défenseure centrale, le positionnement ou l’aspect mental. Pour elles, c’est intéressant d’avoir accès à cette expérience et de pouvoir poser des questions.

Vous entraînez aussi au niveau local. Que vous apporte ce contact avec la base ?

Pour moi, c’est le socle du football. Une jeune joueuse qui veut peut-être un jour réaliser son rêve doit être formée et comprendre le jeu. Tout ce qui vient ensuite est beaucoup plus subtil. Si elle comprend son orientation du corps, les interlignes, les intervalles et les situations qui changent sur le terrain, elle prend de l’avance. Ce qui manque encore aujourd’hui dans le football féminin, c’est une vraie structure. Dans ce rôle d’entraîneur, je veux leur donner des armes et des outils pour progresser par elles-mêmes.

Le sport est clairement vital.
–

Johan Djourou

Avez-vous toujours eu cette envie de transmettre ?

C’est venu avec le temps, même si la transmission m’a toujours intéressé. La psychologie aussi. J’ai toujours été un joueur qu’il fallait approcher de manière pédagogique, pas seulement factuelle. Il fallait m’expliquer les choses, leur donner du sens. Je pense donc que cela va avec ma personnalité. Le fait que ma fille ait commencé le football il y a quatre ans a aussi été un élément déclencheur. Mais dès le moment où je prends une équipe, toutes les joueuses sont à la même enseigne, avec la même exigence.

On vous voit aussi comme consultant dans les médias. En quoi ce rôle a-t-il changé votre regard sur le jeu ?

Ce n’est pas totalement nouveau. Lorsque j’étais à Arsenal, j’avais mon propre show, Arsenal Insider. Ensuite, cela s’est développé. Quand j’ai arrêté, RMC m’a contacté. J’ai ensuite travaillé autour de l’équipe de Suisse, notamment pendant la Coupe du monde au Qatar, puis l’Euro en Allemagne. De fil en aiguille, la Ligue 1 m’a appelé. Dans cet exercice, il faut essayer d’être pertinent. J’ai toujours adoré le football, c’est quelque chose qui m’habite. Mais tout ancien joueur ne devient pas forcément un bon consultant. Il faut faire son travail : regarder les matchs et suivre l’évolution du jeu. Finalement, l’important est de respecter les athlètes et de ne jamais analyser pour casser.

Quel ton cherchez-vous à adopter dans l’analyse ?

J’essaie d’avoir un avis objectif. Je ne suis pas quelqu’un qui vient pour casser. Je peux avoir un avis tranché, mais toujours dans la bienveillance. Pour moi, il est important d’humaniser les choses. On a parfois l’impression de voir des robots sur un terrain, alors que les joueurs restent des êtres humains. On ne sait pas toujours ce qu’ils vivent. Des erreurs, il y en aura toujours. Mais il ne faut pas oublier qu’elles résonnent souvent beaucoup plus fort chez le joueur que chez ceux qui les analysent. Avec toutes ces activités, trouvez-vous encore le temps de faire du sport ?

Oui, c’est une obligation pour moi. M’entraîner, rester en forme, c’est quelque chose que je continue à faire et que je continuerai. C’est une question de mentalité. Le sport participe à mon équilibre. J’ai été joueur pendant plus de 17 ans. Aujourd’hui, ne pas faire de sport est devenu une angoisse. Si je passe une journée sans bouger ou sans transpirer un peu, je ne me sens pas bien. Le sport est clairement vital. J’ai aussi envie de garder ce côté athlétique. Et si je dois coacher, je dois être un exemple pour les joueuses ou les joueurs autour de moi.

Texte SMA

Johan Djourou
Ancien footballeur & consultant Coupe du Monde sur M6

#focussantésport&loisirs

Fortes chaleurs : une vigilance de chaque instant

Chez les personnes âgées ou fragilisées, la canicule peut rapidement entraîner une dégradation de l’état de santé. Anticiper les risques, renforcer la surveillance et impliquer les proches permettent d’agir avant l’urgence. Geneva Home Care a développé une approche structurée pour protéger les patients les plus vulnérables à domicile.

Àmidi, dans un appartement de la rive gauche, la chaleur est déjà bien installée. Les volets sont restés ouverts, l’air circule peu et la bouteille posée sur la table n’a presque pas bougé. « Je n’ai pas soif », répond souvent la personne âgée. Pourtant, chez les personnes fragiles, c’est précisément là que le risque commence : silencieusement, sans plainte, parfois sans signe évident. Reconnaître les signes d’alerte En période de fortes chaleurs, ces signaux doivent être pris au sérieux. Pour une personne âgée, isolée, atteinte de troubles cognitifs ou suivie pour une maladie chronique, la canicule n’est pas un simple inconfort. Elle peut devenir une véritable urgence sanitaire. Les signes de déshydratation doivent être connus de tous : fatigue inhabituelle, somnolence, confusion, agitation, vertiges, malaise, chute, fièvre, bouche sèche, refus de boire, urines foncées ou très diminuées, maux de tête, crampes, nausées ou perte de connaissance. Chez une personne âgée, le premier signe est parfois discret : elle parle moins, mange moins, se lève avec difficulté ou paraît différente. Ce changement suffit à alerter. Le bon réflexe consiste à installer la personne dans un endroit frais, lui proposer de l’eau si elle peut boire, la rafraîchir avec un linge humide et contacter un professionnel de santé. En présence de signes graves, il faut appeler le 144.

Une présence quotidienne au domicile

Basée à Vésenaz et active sur la rive gauche genevoise, Geneva Home Care accompagne chaque jour des personnes âgées, fragilisées ou en convalescence dans leur lieu de vie. Organisation indépendante de soins à domicile, la structure intervient avec des infirmiers, des aides-soignants et du personnel qualifié. Sur prescription médicale, elle assure les soins pris en charge par la LAMal : soins infirmiers, pansements, injections, gestion des traitements, surveillance clinique, suivi post-hospitalier, prévention des chutes et accompagnement de situations complexes.

Mais le travail ne s’arrête pas au geste technique. À domicile, bien soigner, c’est aussi observer, anticiper, transmettre et coordonner. C’est connaître les habitudes d’une personne, repérer ce qui change, rassurer les proches et agir avant que la situation ne se dégrade.

Un outil simple pour favoriser l’hydratation

Dans cette logique est né un projet de prévention des fortes chaleurs. Un stagiaire, accompagné de deux membres de l’équipe, a imaginé un dispositif simple et directement utile au domicile : une gourde en inox de 300 ml associée à un support magnétique placé sur le réfrigérateur.

Chaque gourde consommée peut être comptabilisée.

L’objectif devient ainsi visible, concret et facile à suivre. Pour le patient, cet outil sert de repère. Pour les proches, il fournit une indication simple. Pour les soignants, il permet d’objectiver une question essentielle : la personne a-t-elle réellement bu aujourd’hui ?

En l’absence de restriction médicale, cinq gourdes représentent déjà un objectif concret d’hydratation.

En cas d’insuffisance cardiaque, rénale ou de consigne médicale particulière, cet objectif est adapté avec prudence par l’équipe soignante.

Identifier les situations à risque

Les patients les plus vulnérables sont identifiés selon cinq critères : – Les habitudes d’hydratation

Formulations exceptionnelles et complètes

– Les troubles cognitifs

– La situation médicale

– Le logement

– L’isolement social

Une personne qui boit peu, oublie les consignes, vit seule, habite sous les combles ou présente une pathologie sensible n’a pas le même niveau de risque qu’une personne autonome, entourée et vivant dans un logement frais. Chaque critère permet de prioriser la vigilance. Les situations sont classées en trois niveaux : vert, orange ou rouge. En vert, l’équipe renforce les rappels et vérifie que l’eau reste facilement accessible. En orange, l’hydratation est contrôlée à chaque passage et les proches sont informés. En rouge, des appels réguliers sont organisés, les passages peuvent être augmentés et le médecin est contacté au moindre doute clinique.

Des proches pleinement associés

Toutes les informations sont consignées dans le dossier de soins : niveau de risque, observations, appels réalisés, hydratation constatée, actions menées et éventuelles alertes. Cette traçabilité permet à toute l’équipe de suivre la même ligne de conduite et de réagir rapidement.

La force de Geneva Home Care repose également sur la place accordée aux familles. Avec l’accord du patient et dans un cadre défini, des groupes WhatsApp permettent aux proches de suivre l’état général de leur parent : hydratation, fatigue, comportement, alimentation ou température du logement. Les proches peuvent ainsi alerter rapidement l’équipe entre deux visites lorsqu’ils observent un changement.

De son côté, l’équipe transmet aussi des rappels de prévention : boire régulièrement, garder la gourde visible, fermer les volets pendant la journée, aérer tôt le matin et le soir, éviter les sorties aux heures les plus chaudes et surveiller l’apparition de signes inhabituels.

Ce lien direct change profondément la prise en charge. Les familles ne sont plus spectatrices : elles

deviennent partenaires, tout en pouvant s’appuyer sur des professionnels formés. Choisir Geneva Home Care, c’est bénéficier d’une équipe locale, compétente et disponible, qui agit avec méthode et réactivité. Parce qu’en période de fortes chaleurs, rester chez soi ne doit jamais signifier rester seul.

Canicule : les signaux d’alerte à ne pas ignorer Chez une personne âgée ou fragilisée, les signes de déshydratation peuvent être discrets. Une modification inhabituelle du comportement doit toujours attirer l’attention.

Les principaux signes d’alerte sont :

– Fatigue inhabituelle

– Somnolence ou confusion

– Agitation ou désorientation

– Vertiges, malaise ou chute

– Bouche sèche

– Refus de boire

– Diminution importante des urines ou urines foncées

– Maux de tête, crampes ou nausées

– Fièvre

– Perte de connaissance

Le bon réflexe : installer la personne dans un endroit frais, lui proposer régulièrement à boire si elle le peut, la rafraîchir avec un linge humide et contacter un professionnel de santé en cas de doute.

En cas de signe grave ou d’aggravation rapide : appeler le 144.

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Mieux vivre avant de vivre plus longtemps

La longévité ne se résume plus à l’allongement de l’espérance de vie. Aujourd’hui, l’enjeu consiste surtout à préserver sa santé, son énergie et son autonomie le plus longtemps possible. Sommeil, alimentation, activité physique, gestion du stress ou encore liens sociaux : Clinic Lémanic partage sa vision d’un vieillissement en bonne santé à travers les regards de Benjamin Jacobs, responsable du développement des programmes de santé et de longévité, et de Clément Laurent-Guy, thérapeute.

Benjamin Jacobs Responsable du développement des programmes de santé et de longévité

Benjamin Jacobs est responsable du développement des programmes de santé et de longévité au sein de Clinic Lémanic. Son rôle consiste à faire le lien entre l’expertise médicale, l’expérience patient et les changements de mode de vie favorisant une meilleure qualité de vie. Après une formation au Royal College of Music de Londres et une carrière de violoncelliste soliste, qu’il poursuit toujours en parallèle de ses activités dans le domaine de la santé, il s’est progressivement orienté vers la santé intégrative et le health coaching, à la suite d’un parcours personnel qui l’a sensibilisé à l’importance de l’équilibre, de la prévention et des habitudes durables. À ses côtés, Clément Laurent-Guy apporte plus de treize années d’expérience comme thérapeute. Spécialisé dans les approches corporelles, la remise en forme et le bien-être, il accompagne les patients à travers une vision globale qui associe mouvement, récupération et thérapies complémentaires. Son approche vise à favoriser un équilibre durable entre le corps et l’esprit, au service de la santé et de la vitalité. Benjamin Jacobs, Clément Laurent-Guy, comment définiriez-vous aujourd’hui la notion de longévité ?

Aujourd’hui, la longévité ne se résume plus simplement au fait de vivre plus longtemps. Elle consiste surtout à vivre mieux, plus longtemps. On parle de plus en plus de healthspan, c’est-à-dire la durée de vie passée en bonne santé, avec de l’énergie, de l’autonomie, de la clarté mentale et une bonne qualité de vie. Mais cette qualité ne se limite pas uniquement à la santé physique. Elle inclut aussi la stabilité psychologique, la résilience émotionnelle, les liens sociaux,

l’engagement dans la vie quotidienne et la capacité à continuer à profiter pleinement de son existence.

Dans quelle mesure la médecine préventive a-t-elle pris le pas sur la médecine curative ces dernières années ?

On observe un véritable changement de paradigme. Pendant longtemps, la médecine s’est surtout concentrée sur le traitement des symptômes une fois qu’ils apparaissaient. Aujourd’hui, de plus en plus de patients comprennent l’importance d’agir en amont, en identifiant les facteurs de risque et les déséquilibres avant que les problèmes ne s’installent.

Cette approche s’inscrit dans la philosophie de Clinic Lémanic depuis sa fondation il y a près de 28 ans. Elle repose sur une vision globale de la santé, prenant en compte le sommeil, la nutrition, l’hydratation, l’activité physique, la récupération, la gestion du stress et l’équilibre émotionnel.

Quels sont, selon vous, les piliers essentiels d’une bonne santé durable au quotidien ?

Les piliers essentiels sont souvent les plus simples : le sommeil, l’hydratation, l’alimentation, l’activité physique, la gestion du stress, l’équilibre émotionnel et les relations sociales. Une remise en forme durable passe d’abord par ces bases, appliquées avec régularité.

Il est également important d’intégrer des moments de récupération, comme la respiration, le yoga ou les étirements. L’objectif n’est pas d’en faire toujours plus, mais d’aider le corps à mieux récupérer et à retrouver un équilibre durable.

Le mode de vie pèse-t-il davantage que la génétique dans le vieillissement ?

La génétique influence certaines prédispositions et certains risques, mais le mode de vie reste essentiel, car c’est sur lui que nous pouvons agir. L’alimentation, le sommeil, l’activité physique, le stress et les relations sociales peuvent fortement influencer notre trajectoire de santé au fil du temps.

Qu’entend-on concrètement par « optimisation de la santé » dans une approche comme celle de Clinic Lémanic ?

L’optimisation de la santé ne consiste pas à rechercher la performance à tout prix, mais à aider chacun à trouver le meilleur équilibre possible selon son âge, son histoire et ses objectifs. L’approche de Clinic Lémanic repose sur l’écoute des besoins du patient et sur des solutions personnalisées, afin de proposer des ajustements réalistes, utiles et durables.

Quel rôle joue la micronutrition dans la prévention des déséquilibres liés à l’âge ?

La micronutrition permet de soutenir les fonctions biologiques grâce à des apports ciblés en nutriments essentiels. Avec l’âge, elle peut contribuer à prévenir certains déséquilibres liés à

la fatigue, à l’immunité ou à la récupération.

L’objectif n’est pas de supplémenter systématiquement, mais de répondre à des besoins individualisés, en complément d’une bonne hygiène de vie.

Le sport est souvent associé à la vitalité : quel type d’activité physique recommandezvous pour accompagner la longévité ?

L’activité physique doit avant tout être adaptée à la personne et durable dans le temps. La marche reste la base la plus accessible : bouger davantage, prendre les escaliers ou réduire le temps passé assis.

Le renforcement musculaire est également essentiel pour préserver la masse musculaire, la santé osseuse et l’autonomie. Enfin, l’activité physique doit toujours s’accompagner d’une récupération suffisante.

Existe-t-il des marqueurs biologiques pertinents pour suivre son « âge biologique » ?

Oui, mais il faut éviter de résumer l’âge biologique à un seul chiffre. Certains tests peuvent fournir des indications utiles, à condition d’être interprétés dans un contexte global.

Des indicateurs comme la glycémie, la tension artérielle, la masse musculaire, la VO2 max, la qualité du sommeil ou la capacité de récupération permettent déjà d’obtenir une image concrète de l’état de santé d’une personne.

Quelle place accordez-vous à la gestion du stress dans les stratégies de longévité ?

La gestion du stress est centrale. Le stress chronique influence l’inflammation, le sommeil, les hormones, la digestion, l’immunité et l’énergie. Il peut ainsi favoriser de nombreux déséquilibres associés au vieillissement.

Il faut aussi comprendre que le stress ne provient pas uniquement des grands événements. La surcharge mentale, les conflits ou le manque de temps peuvent également créer des tensions corporelles, de la rigidité ou une perte de mobilité. Dans ce contexte, la récupération douce, la respiration, la mobilisation articulaire et certaines approches corporelles peuvent contribuer à rétablir un meilleur équilibre.

La personnalisation des soins est-elle devenue indispensable dans les approches de longévité ?

Oui, absolument. Chaque patient a une biologie, une histoire, un mode de vie et des objectifs qui lui sont propres. Une approche standardisée ne peut donc pas répondre à tous les besoins. C’est aussi vrai pour les soins corporels : selon les situations, un patient pourra bénéficier d’un drainage lymphatique, d’un travail circulatoire, de techniques manuelles spécifiques ou simplement d’une mobilisation

douce. L’essentiel est d’adapter l’accompagnement aux besoins réels de la personne plutôt qu’à une solution unique.

Si vous deviez donner trois conseils simples et accessibles pour améliorer sa vitalité au quotidien, quels seraient-ils ?

Le premier serait de privilégier les relations sociales, essentielles à la santé mentale et à la longévité.

Le deuxième serait de bouger davantage au quotidien, sans forcément rechercher la performance.

Enfin, il est important de revenir aux fondamentaux : une bonne hydratation, une alimentation équilibrée, un sommeil suffisant et une récupération régulière.

Interview SMA

Les 10 règles d’or pour préserver sa vitalité

1. Dormir suffisamment

Le sommeil reste l’un des piliers les plus importants de la santé et de la récupération.

2. Bouger tous les jours

La marche quotidienne constitue déjà une excellente base pour entretenir sa condition physique.

3. Préserver sa masse musculaire

Le renforcement musculaire contribue à maintenir l’autonomie, l’équilibre et la santé osseuse.

4. S’hydrater régulièrement

Une bonne hydratation participe au bon fonctionnement de l’organisme à tous les âges.

5. Adopter une alimentation équilibrée Privilégier les aliments peu transformés et riches en nutriments essentiels.

6. Gérer son stress

La respiration, la méditation, le yoga ou d’autres activités relaxantes peuvent contribuer à un meilleur équilibre.

7. Accorder de l’importance à la récupération

Le repos fait partie intégrante d’un mode de vie sain.

8. Entretenir ses relations sociales

Les liens humains jouent un rôle majeur dans le bien-être psychologique et la longévité.

9. Rester curieux et actif intellectuellement Apprendre, découvrir et stimuler son cerveau contribue au maintien des fonctions cognitives.

10. Miser sur la régularité plutôt que sur la perfection

Les habitudes simples appliquées dans la durée produisent davantage de bénéfices que les solutions miracles.

Clément Laurent-Guy Thérapeute

Une nouvelle vision du bien-être et de la longévité

Perché à 1650 mètres d’altitude, sur les hauteurs de Crans-Montana et dominant la vallée du Rhône, LeCrans ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Réputé pour son atmosphère intimiste et son hospitalité d’exception, ce boutique-hôtel cinq étoiles fait aujourd’hui évoluer son positionnement afin de devenir une destination de référence dans les domaines du bien-être préventif, de la vitalité et de la longévité.

Une évolution naturelle pour un établissement qui place depuis toujours l’expérience humaine au cœur de son identité. Car, pour LeCrans, le luxe de demain ne se résume plus seulement au raffinement, au confort ou à l’exclusivité. Il réside également dans la capacité à améliorer durablement la qualité de vie, la santé et l’énergie de chacun.

Lifestyle Vitality Retreats : une approche scientifique du bien-être

Développés en partenariat avec l’entreprise suisse de health-tech InoHealth, les nouveaux Lifestyle Vitality Programmes accueilleront leurs premiers participants dès septembre 2026.

Ces retraites immersives s’appuient sur les avancées les plus récentes en matière de médecine préventive et de sciences de la longévité. Elles associent expertise médicale, accompagnement personnalisé et immersion dans un environnement naturel exceptionnel.

Les programmes comprennent notamment : – L’analyse de biomarqueurs

– L’évaluation de l’âge biologique

– Des conseils nutritionnels personnalisés

– Des séances de physiothérapie et de mobilité

– Des soins de récupération et l’accès aux infrastructures du spa

– Des activités physiques adaptées en montagne

– Une éducation à la santé et un accompagnement lifestyle individualisé

L’ambition dépasse largement celle d’un simple séjour bien-être. Grâce à des données mesurables, des conseils concrets et des stratégies applicables au quotidien, les participants repartent avec des outils leur permettant d’améliorer durablement leur santé, leur vitalité et leurs performances, bien au-delà de leur séjour à Crans-Montana.

Une approche holistique du ressourcement

Parallèlement à ces programmes dédiés à la longévité, LeCrans propose également une collection d’expériences plus accessibles, conçues pour répondre aux besoins de chacun.

JustBe

Cette parenthèse de déconnexion invite les hôtes à ralentir le rythme, à se reconnecter à eux-mêmes et à retrouver un équilibre intérieur dans un cadre naturel préservé. Entre soins, moments de contemplation et temps pour soi, l’expérience célèbre l’art du lâcher-prise.

JustBe Refresh

Pensé pour retrouver énergie et sérénité, ce programme associe soins ciblés, mouvements doux, récupération et moments de détente. Une formule idéale pour se ressourcer en profondeur et faire une véritable pause dans un quotidien souvent exigeant.

JustBe Shape

Destiné aux personnes souhaitant retrouver ou renforcer leur forme physique, ce programme met l’accent sur le mouvement, la mobilité et l’adoption d’habitudes de vie positives, grâce à un accompagnement personnalisé assuré par des professionnels qualifiés.

Pourquoi les Alpes ?

À LeCrans, l’environnement constitue un élément essentiel de l’expérience. Situé au cœur des Alpes suisses, l’établissement bénéficie d’un cadre particulièrement propice à la récupération physique et mentale.

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Les hôtes profitent naturellement :

D’un air pur et revitalisant

D’une meilleure qualité de sommeil

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D’une diminution du stress et de la charge mentale –

D’un accès privilégié à de nombreuses activités en pleine nature

D’un environnement favorisant la régénération et le ressourcement

Pour LeCrans, la longévité ne se limite pas à une approche scientifique. Elle repose également sur l’équilibre entre environnement, habitudes quotidiennes, activité physique, alimentation et qualité des expériences vécues.

La gastronomie comme pilier du bien-être

Au restaurant gastronomique LeMontBlanc, le chef Yannick Crépaux partage pleinement cette philosophie. Sa cuisine, inspirée des saisons et du terroir alpin, démontre qu’il est possible d’allier plaisir, excellence culinaire et qualité nutritionnelle. Ici, il n’est pas question de restriction ou de privation. Au contraire, chaque assiette illustre la conviction qu’une alimentation équilibrée peut rester profondément gourmande, créative et source de plaisir. Une vision où gastronomie et bien-être se renforcent mutuellement.

Une vision tournée vers l’avenir

En associant hospitalité de luxe, nature alpine, innovation scientifique et expériences humaines, LeCrans ambitionne de devenir l’une des destinations européennes de référence à la croisée du bien-être préventif, de la gastronomie et de la santé intégrative.

En associant hospitalité, nature, science et expériences humaines, nous souhaitons créer des expériences qui inspirent nos hôtes à mieux comprendre leur santé, à développer des habitudes positives et à cultiver leur vitalité bien au-delà de leur séjour.

Plus d’informations sur www.lecrans.com

Roman Mityukov

« Dans les jours où ça ne va pas,

c’est là qu’il faut faire la différence »

Médaillé olympique à Paris sur 200 m dos et vice-champion du monde en 2024, le Genevois Roman Mityukov s’est imposé comme l’un des visages forts de la natation suisse. Dans cet entretien, le nageur de 26 ans, en master de droit, revient sur ses débuts, la rigueur d’un quotidien d’athlète et la manière dont il essaie, malgré l’exigence d’un sport solitaire, de préserver le plaisir de nager.

Interview Marc-Antoine Guet Image ©Patrick Kraemer (Instagram @magicpbk)

Roman Mityukov, vos débuts dans la natation ne s’inscrivaient pas, au départ, dans un projet de haut niveau. Qu’est-ce qui vous a donné envie de viser plus haut ?

Mes parents m’ont inscrit à l’école de natation quand j’avais sept ou huit ans, simplement pour que j’apprenne à nager. C’était un parcours très classique. Je me suis ensuite mis à la compétition vers neuf ans. J’avais un groupe d’amis, une bonne relation avec mon entraîneur, et c’est comme ça que j’ai accroché. Je faisais aussi un peu d’athlétisme à côté, mais la natation a progressivement pris plus de place. À cet âge-là, je nageais surtout pour le plaisir, pour retrouver les copains. De fil en aiguille, j’ai commencé à faire quelques compétitions régionales, avec de bons résultats. Au début, mes parents n’imaginaient absolument pas que cela pourrait aller loin. Pour eux, c’était une activité sportive parmi d’autres. Puis j’ai gagné mes premières médailles, et j’ai eu envie de continuer. À quel moment avez-vous compris que le très haut niveau pouvait devenir une vraie perspective ?

Assez tard, en réalité. Quand j’étais jeune, cela me paraissait complètement inaccessible. En Suisse, la natation n’est pas le sport le plus exposé et il n’y a pas une immense tradition de nageurs médaillés. À douze ans, je disputais mes premiers championnats suisses juniors et je me faisais largement battre. Rien que le fait d’intégrer l’équipe de Suisse juniors me paraissait déjà très loin. Le déclic est venu vers 18 ans. Cette saison-là, j’ai explosé mes chronos, décroché une première médaille à Helsinki lors des Championnats d’Europe juniors et battu mon premier record de Suisse en élite. C’est là que je me suis dit qu’il y avait peut-être quelque chose à faire. Les Jeux de Tokyo arrivaient deux ans plus tard et je n’étais finalement pas si loin des minima. J’étais à moins de deux secondes sur le 200 m. Pour quelqu’un qui n’avait jamais imaginé participer un jour aux Jeux, c’était déjà énorme.

Vos parents vous ont-ils suivi tout de suite dans cette ambition ? Pas vraiment. Pour eux, la natation était surtout un loisir, quelque chose que je faisais à côté de l’école. Ils venaient d’un univers éloigné du sport professionnel et ne se représentaient pas vraiment ce que cela pouvait devenir. Dans leur esprit, je devais surtout faire des études, entrer à l’université, puis la natation passerait au second plan. Cela a parfois été un peu compliqué, parce qu’ils ne mesuraient pas forcément l’importance que ce sport prenait pour moi. Je pouvais rentrer d’une compétition très heureux d’avoir battu mes meilleurs temps, et mon père me demandait d’abord comment se passaient les études avant de me féliciter. Ils m’ont toutefois toujours laissé faire mes choix et, avec mes premières médailles internationales, ils ont fini par comprendre que je pouvais vraiment aller loin.

Justement, vous avez choisi de poursuivre des études de droit en parallèle. Comment s’organise une semaine d’athlète de haut niveau à l’université ?

J’ai terminé mon bachelor en droit en 2024 et je suis désormais en master de droit économique à l’Université de Genève. Au début, c’était assez compliqué, parce qu’il y avait très peu de cours enregistrés. Il fallait concilier les études avec huit à dix entraînements dans l’eau par semaine, sans compter la musculation. Après la période du Covid, beaucoup de cours ont commencé à être disponibles en ligne, ce qui a facilité les choses. J’allais donc moins souvent à l’université et je rattrapais mes cours à la maison, souvent le dimanche, qui est en principe mon jour de repos. Ma semaine reste aujourd’hui très structurée : je nage deux fois par jour le lundi, le mardi, le jeudi et le vendredi, puis une fois le mercredi et le samedi, avec de la musculation en plus. Tout repose sur la routine, l’anticipation et la récupération.

Les gens voient surtout les médailles, mais pas forcément tout le travail derrière. Comment fait-on, concrètement, pour rester motivé quand l’envie n’est pas là ?

C’est justement là que le sport de haut niveau commence. En natation, on n’a pas vraiment le choix. C’est un sport dans lequel on perd très vite les sensations si l’on s’arrête. On ne peut pas se permettre de longues coupures, et même les jours où l’on est fatigué, où l’on doute, où l’on n’a pas envie, il faut aller s’entraîner. On sait qu’on ne peut pas être à 100 % tous les jours, mais il faut être capable d’accepter les séances où l’on subit un peu plus. Dans ces moments-là, j’essaie de penser à mes objectifs, à mes rêves, mais aussi aux déceptions que je n’ai pas envie de revivre. L’été dernier, par exemple, j’ai terminé septième aux championnats du monde après une saison où j’avais remporté trois médailles internationales, dont une aux Jeux. C’est aussi une forme de moteur. Je me dis que pendant que je pourrais rester à la maison, mes adversaires, eux, s’entraînent à l’autre bout du monde. Qu’est-ce qui distingue, selon vous, un très bon nageur d’un nageur capable d’aller chercher une médaille internationale ? Quand tout va bien, beaucoup de nageurs peuvent être performants. La vraie différence se fait quand tout va moins bien. C’est dans les moments de fatigue, de doute, de lassitude, quand le corps répond moins bien et que l’on a moins envie, qu’il faut être capable de maintenir le cap. Dans ces moments-là, je me dis que si je reste chez moi, je perds un entraînement sur mes adversaires. C’est aussi une question de constance. On peut toujours se dire qu’un entraînement raté ou manqué n’aura pas d’incidence, mais au très haut niveau, tout se joue parfois à quelques centièmes. Et ces quelques centièmes peuvent se construire dans une séance de décembre que l’on a eu le courage de faire alors qu’on n’en avait pas envie. À ce niveau, le moindre doute peut coûter très cher.

Après une médaille olympique, qu’est-ce qui change le plus : le regard des autres, la confiance en soi, ou le niveau d’exigence que l’on s’impose ? Un peu tout à la fois. Il y a évidemment davantage de visibilité, davantage d’attentes aussi. Mais en Suisse, cela reste malgré tout assez mesuré. On n’est pas dans un pays où les athlètes sont scrutés en permanence, donc cela permet de garder une certaine tranquillité. J’ai eu la chance aussi d’être bien entouré. Après les Jeux, j’ai rapidement déconnecté, et profité de mes vacances avec ma famille et mes amis. Sur le plan personnel, cette médaille m’a apporté de la confiance, parce qu’elle a validé quelque chose que j’allais chercher depuis longtemps. Mais très vite, je me suis surtout dit que j’en voulais plus. Je respecte totalement les sportifs qui atteignent leur objectif ultime et s’arrêtent ensuite. Mais moi, ce n’est pas comme ça que je fonctionne. Après les Jeux, je me suis dit que je voulais aller chercher encore mieux, une médaille plus haute, pourquoi pas un titre international. C’est cette envie qui continue à me faire avancer.

Votre spécialité, le 200 mètres dos, est une course à part. Qu’est-ce qui la rend si particulière ?

C’est une course très exigeante physiquement et mentalement. À mes yeux, c’est la nage qui sollicite le plus les jambes, et c’est justement ce qui me fatigue le plus. Sur les grandes compétitions, il faut aussi savoir gérer les séries, la demi-finale, puis la finale. Il faut nager suffisamment vite le matin pour se qualifier, sans pour autant tout donner, parce qu’il reste potentiellement deux courses derrière. C’est une distance où il faut trouver un équilibre très précis : partir assez vite pour rester dans le coup, mais pas trop pour ne pas exploser à la fin. C’est ce qui fait la difficulté, mais aussi la magie de cette distance. Il faut parvenir à arriver exactement à sa limite au moment de toucher le mur.

La natation est aussi un sport très silencieux, très solitaire. Quel rapport cela crée-t-il avec la solitude ?

C’est vrai que c’est un sport à part. Quand on nage, on ne peut pas parler. On est seul avec soi-même et avec ses pensées. Même en compétition, hormis quelques relais, on nage seul. Il faut donc être capable d’accepter cette forme de bulle et cette solitude, sinon cela devient compliqué. Mais j’ai aussi besoin d’un groupe. Je ne me verrais pas m’entraîner complètement seul. Le fait d’avoir des coéquipiers, de pouvoir échanger entre les séries, rigoler un peu, débriefer après la séance, c’est très important pour l’équilibre. Il y a des entraînements où l’on enchaîne les longueurs sans trop avoir le temps de penser, et d’autres, plus monotones, où le temps paraît plus long. Dans ces moments-là, j’utilise parfois des écouteurs étanches, avec de la musique ou des podcasts. Cela peut vraiment sauver certaines séances.

On imagine souvent que la performance se construit uniquement dans le bassin. Quels sont, pour vous, les vrais piliers de l’équilibre au quotidien ?

Tout ce qui se passe en dehors de l’eau compte énormément. Le sommeil, d’abord, me paraît fondamental. C’est là qu’on récupère vraiment. Une mauvaise nuit de temps en temps, ce n’est pas dramatique, mais si cela se répète, le corps finit par ne plus suivre. Ensuite, il y a la nutrition, évidemment. Les gens imaginent parfois qu’un nageur mange parfaitement en permanence, mais ce n’est pas la réalité.

On dépense tellement que l’on doit trouver un équilibre.

Bien sûr, on fait attention, mais il faut aussi savoir s’autoriser un burger, une pizza, un repas plus relâché. Cela fait aussi du bien mentalement. J’ai récemment travaillé avec un nutritionniste, notamment lors de stages en altitude. Cela m’a aidé à mieux comprendre certains besoins, mais aussi à me conforter dans l’idée qu’il faut avant tout trouver un équilibre et éviter les extrêmes : trop de rigidité finit par faire perdre le plaisir, trop de relâchement vous fait sortir du rythme. Quel conseil donneriez-vous à de jeunes sportifs qui veulent aller loin sans se dégoûter trop tôt ?

Je leur dirais de ne pas se prendre la tête trop tôt. Aujourd’hui, on voit beaucoup de jeunes de douze, treize ou quatorze ans, sous l’effet de leur entourage ou d’eux-mêmes, qui veulent déjà tout optimiser, tout contrôler, avec la nutrition, le sommeil, les données, les spécialistes. À cet âge-là, il faut surtout aimer son sport, prendre du plaisir et progresser étape par étape. Il faut faire les choses sérieusement, bien sûr, mais pas parfaitement. Une carrière est longue. Si l’on brûle toutes ses cartouches trop tôt en s’imposant de grosses charges d’entraînement avec l’école à côté, on arrive cramé à 18 ou 19 ans. Cela vaut aussi pour les parents et les entraîneurs : pousser trop fort trop jeune peut casser une vocation. Le plaisir doit rester central.

Et pour les sportifs amateurs qui voudraient se remettre en forme sans se brusquer ?

Le plus important, c’est d’y aller progressivement. Vouloir tout changer d’un coup est souvent la meilleure manière de ne pas tenir dans la durée. Il vaut mieux commencer modestement, avec une demi-heure de sport par semaine si nécessaire, puis augmenter petit à petit. Il faut aussi choisir une activité que l’on aime vraiment, ou au moins dans laquelle on trouve une part de plaisir. C’est cela qui permet de tenir sur le long terme. La progression durable se construit dans la régularité, pas dans la brutalité. Si l’on se force à faire quelque chose que l’on déteste, cela ne tient jamais dans la durée.

La Suisse est-elle, selon vous, un pays de sport ?

Je dirais que c’est un pays où les gens font du sport, oui, mais davantage dans une logique de pratique amateur que de sport professionnel. On sent qu’il y a une vraie culture de l’activité physique, du bien-être, de la pratique régulière, et c’est déjà très positif. En revanche, sur le plan du sport de haut niveau, ce n’est pas un pays qui vit au rythme du sport professionnel comme d’autres peuvent le faire. Cela dit, j’ai quand même l’impression qu’on avance dans la bonne direction.

« Bouger, c’est vivre » : ne pas accepter la douleur comme une fatalité

Spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et traumatologie du système moteur à Genève, au sein de la Villa Fleurie, sur le campus Hirslanden de la Clinique La Colline, le Dr Placido Bartolone accompagne des patients dont les douleurs articulaires finissent par limiter la mobilité, le sport ou les gestes du quotidien. Dans cette interview, il rappelle qu’une douleur persistante ne doit pas être banalisée et qu’il existe aujourd’hui plusieurs pistes pour retarder l’opération ou retrouver une vie que l’on croyait devoir abandonner.

Nous vivons plus longtemps, restons actifs plus tard et voulons profiter pleinement de notre temps libre. Randonnée, ski, golf, vélo, voyages ou simples promenades en famille : la mobilité est devenue un élément essentiel de notre qualité de vie. Pourtant, de nombreuses personnes réduisent progressivement leurs activités à cause de douleurs qu’elles considèrent comme une conséquence normale de l’âge. Pour le Dr Placido Bartolone, chirurgien orthopédiste à Genève, cette résignation n’est pas une fatalité. Docteur Bartolone, beaucoup de personnes apprennent à vivre avec leur douleur. Est-ce une erreur ? Je rencontre régulièrement des patients qui ont progressivement modifié leur quotidien. Ils marchent moins, renoncent à certaines activités ou évitent certains mouvements. Avec le temps, ils finissent par considérer ces limitations comme normales. Or, la douleur est un signal. Elle mérite d’être comprise. Dans de nombreux cas, il existe des solutions qui permettent de préserver la mobilité et la qualité de vie.

Pourquoi la mobilité est-elle si importante ?

Parce qu’elle conditionne notre indépendance. Pouvoir voyager, pratiquer un sport, jouer avec ses enfants ou ses petits-enfants, profiter de ses loisirs ou simplement se déplacer librement participe directement au bien-être. Lorsque la douleur s’installe, ce n’est pas seulement une articulation qui souffre. Cela peut aussi affecter le sommeil, la confiance en soi, les activités sociales et parfois même l’équilibre psychologique.

Votre spécialité est la chirurgie orthopédique et la traumatologie du système moteur. Concrètement, quels patients accompagnez-vous ?

Je m’occupe principalement de la hanche, mais ce que je constate surtout, c’est que les patients consultent rarement pour une simple douleur. Ils viennent parce que cette dernière commence à les empêcher de vivre comme ils le souhaitent. Chez les personnes actives, nous voyons fréquemment des douleurs liées à l’usure articulaire, à certains conflits anatomiques de la hanche, à des lésions du cartilage ou encore à des tendinopathies. Ces problèmes peuvent toucher aussi bien un sportif de 30 ans qu’une personne de 70 ans qui souhaite continuer à marcher, voyager ou jouer au golf.

Les patients souhaitent-ils rester actifs plus longtemps qu’auparavant ?

Très clairement. Aujourd’hui, les personnes de 60 ou 70 ans ont souvent un niveau d’activité qui aurait été exceptionnel il y a quelques décennies. Elles souhaitent continuer à pratiquer leurs loisirs, voyager, faire du sport et conserver leur autonomie le plus longtemps possible. C’est une évolution extrêmement positive et la médecine moderne doit accompagner cette aspiration.

Pouvez-vous donner un exemple concret d’une douleur articulaire qui finit par restreindre fortement la vie quotidienne ? Je pense à un patient passionné de randonnée qui avait progressivement réduit ses sorties en montagne. Au début, il supprimait simplement les parcours les plus difficiles. Puis il a commencé à éviter certaines vacances, avant de renoncer à des activités qu’il pratiquait depuis des années. Ce qui est frappant, c’est que la limitation arrive souvent de manière progressive. Les patients s’adaptent tellement à leur douleur qu’ils ne réalisent parfois plus tout ce qu’ils ont abandonné en chemin. À partir de quand faut-il consulter ?

Lorsqu’une douleur persiste, limite certaines activités ou oblige à modifier son mode de vie, il est utile de demander un avis spécialisé. L’objectif n’est pas forcément de proposer une opération, bien au contraire. La première étape consiste toujours à comprendre l’origine du problème et à évaluer les différentes possibilités de traitement.

Comment se déroule le premier bilan lorsqu’un patient vient consulter ?

La première étape consiste à comprendre la personne avant même de regarder les images radiologiques. Je cherche à savoir ce qui lui fait mal, mais surtout ce que cette douleur l’empêche de faire. Est-ce qu’elle ne peut plus marcher longtemps ? Faire du sport ? Voyager ? Dormir correctement ? Ensuite, l’examen clinique et les examens complémentaires nous permettent de comprendre l’origine du problème. Une radiographie montre une articulation, mais elle ne raconte jamais toute l’histoire.

Après une intervention, qu’est-ce qui conditionne le retour à une activité physique ?

La qualité de l’intervention est importante, bien sûr, mais elle ne fait pas tout. La motivation du patient, sa participation active à la rééducation, sa condition physique de départ et sa régularité dans les exercices jouent un rôle majeur. Les meilleurs résultats sont souvent obtenus lorsque le patient devient véritablement acteur de sa récupération.

Y a-t-il des activités physiques que vous recommandez particulièrement ?

De manière générale, toutes les activités qui entretiennent la mobilité, la force musculaire et l’endurance sont bénéfiques. La marche, le vélo, la natation ou certaines formes de renforcement musculaire sont souvent d’excellents choix. Mais il n’existe pas de sport universel.

L’activité idéale est avant tout celle que le patient apprécie suffisamment pour la pratiquer durablement.

Dans quels cas faut-il accepter de modifier sa pratique sportive ?

L’objectif n’est pas toujours de revenir exactement à ce que l’on faisait 20 ans auparavant. Parfois, une articulation a subi une usure ou une blessure qui impose certaines adaptations. Cela ne signifie pas renoncer à être actif, mais trouver une manière différente de continuer à bouger. Je dis souvent à mes patients que l’important n’est pas forcément de pratiquer le même sport toute sa vie, mais de conserver toute sa vie le plaisir d’être actif.

Au-delà de la chirurgie, votre approche semble accorder une place importante au suivi.

L’important n’est pas forcément de pratiquer le même sport toute sa vie, mais de conserver toute sa vie le plaisir d’être actif.

– Dr Placido Bartolone

Absolument. La médecine moderne ne se limite plus à réaliser une intervention. Nous suivons aujourd’hui nos patients à l’aide d’outils d’évaluation validés scientifiquement qui permettent de mesurer de façon objective la douleur, la fonction, la mobilité et la qualité de vie. Cela nous permet de mieux comprendre les résultats obtenus et surtout de savoir comment le patient vit réellement son évolution.

Cela signifie que tous les patients suivent le même parcours ?

On associe souvent la chirurgie orthopédique à la pose de prothèses. Est-ce toujours le cas ?

Non. L’une des grandes évolutions de ces dernières années est justement la volonté de préserver l’articulation lorsqu’elle peut encore l’être. Nous disposons aujourd’hui de nombreuses options permettant parfois d’intervenir avant que les lésions ne deviennent irréversibles.

Quels sont les cas où votre rôle consiste justement à éviter ou retarder une opération ? Ils sont plus fréquents qu’on ne l’imagine. Contrairement à certaines idées reçues, notre objectif n’est pas d’opérer à tout prix. Lorsque cela est possible, nous privilégions les traitements conservateurs : physiothérapie, renforcement musculaire ciblé, modification de certains gestes ou parfois infiltrations. Une intervention n’est envisagée que lorsqu’elle apporte une réelle valeur ajoutée au patient et à son projet de vie.

Quelle place accordez-vous à la physiothérapie et au renforcement musculaire ?

Une place essentielle. La chirurgie n’est qu’un outil parmi d’autres. Dans de nombreuses situations, une prise en charge bien conduite par des physiothérapeutes spécialisés permet d’améliorer significativement les symptômes. Le mouvement reste souvent l’un des meilleurs traitements. L’enjeu est de trouver le bon dosage et les exercices adaptés à chaque patient.

Vous faites notamment référence à l’arthroscopie ?

L’arthroscopie est une technique mini-invasive réalisée à l’aide d’une caméra et d’instruments de très petite taille. Dans certaines situations, elle permet de traiter des anomalies anatomiques

ou des lésions responsables de douleurs et de limitations fonctionnelles. L’objectif est de préserver l’articulation et de permettre au patient de conserver une vie active pendant de nombreuses années.

Que faire lorsque l’articulation est déjà très abîmée ?

Lorsque la qualité de vie est réellement affectée par une usure avancée, la prothèse de hanche reste l’une des interventions les plus performantes de la médecine moderne. Les progrès réalisés ces dernières décennies ont été considérables.

Les implants sont plus fiables, les techniques chirurgicales moins invasives et la récupération souvent plus rapide qu’on ne l’imagine.

Pourtant, beaucoup de patients appréhendent encore cette intervention.

Souvent parce qu’ils ont en tête l’image des prothèses d’il y a 20 ou 30 ans. Aujourd’hui, les attentes des patients ont changé. Ils ne souhaitent pas seulement marcher sans douleur. Ils veulent continuer à voyager, faire du sport, courir ou simplement rester actifs. La chirurgie moderne s’est adaptée à cette évolution.

Existe-t-il des alternatives pour les patients plus jeunes et très actifs ?

Dans certaines situations bien particulières, le resurfaçage de hanche peut représenter une option intéressante. Cette technique permet de conserver davantage d’os qu’une prothèse conventionnelle et peut répondre aux attentes de certains patients soigneusement sélectionnés qui souhaitent maintenir un niveau d’activité élevé. Il ne s’agit pas d’une solution universelle, mais elle illustre parfaitement l’évolution actuelle de la chirurgie : proposer un traitement adapté au mode de vie du patient.

Pas du tout. Les données scientifiques nous apportent un cadre rigoureux, mais chaque personne reste unique. Deux patients présentant exactement la même radiographie peuvent avoir des attentes complètement différentes. L’un souhaite simplement pouvoir marcher sans douleur, tandis que l’autre veut reprendre le sport. Notre rôle est d’intégrer ces objectifs dans la prise en charge et de construire un projet thérapeutique véritablement personnalisé.

Comment définiriez-vous votre philosophie médicale ?

Nous traitons des personnes qui ont des projets de vie, pas simplement des articulations qui présentent une anomalie sur une radiographie. La science nous guide, mais c’est le patient qui définit la destination.

Et votre définition du succès ?

Ce n’est pas uniquement une radiographie réussie ou une intervention techniquement parfaite. Le véritable succès, c’est lorsqu’un patient retrouve une vie qu’il avait progressivement abandonnée.

Un dernier message pour les lecteurs ?

Ils doivent écouter leur corps, mais ne pas renoncer trop vite à ce qui leur fait plaisir. La douleur est un signal, pas une condamnation. Aujourd’hui, nous disposons de nombreuses solutions pour préserver la mobilité, l’autonomie et la qualité de vie. L’essentiel est de trouver celle qui correspond le mieux à chaque personne.

Interview Marc-Antoine Guet

Plus d’informations sur secretariat@docteurbartolone.ch +41 22 702 25 85 centrehanchegenou.ch

Dr Placido Bartolone © JohannSauty

Le sport d’intérieur, bien plus qu’un plan

Pendant longtemps, les activités pratiquées en salle ont souffert d’une image un peu réductrice. Pour beaucoup, elles représentaient une solution de repli lorsque la météo empêchait de courir, de pédaler ou de pratiquer un sport de plein air. Aujourd’hui, cette perception évolue. Fitness, basket, volley-ball, badminton ou encore escalade en salle attirent un public toujours plus large, séduit autant par les bénéfices physiques que par leurs effets sur le bien-être mental et social.

ABlors que nous vivons dans une société où les journées se déroulent souvent assis devant un écran, et où, les interactions humaines se dématérialisent de plus en plus, les infrastructures sportives couvertes jouent un rôle qui dépasse largement la seule pratique sportive. Elles deviennent des lieux de rencontre, d’échange et de ressourcement.

Un remède contre la sédentarité

Le premier avantage du sport d’intérieur reste évidemment l’activité physique elle-même. Les salles offrent un environnement accessible toute l’année, indépendamment des conditions climatiques. Cette régularité constitue un facteur essentiel pour maintenir une pratique sur le long terme. Selon les spécialistes de la santé publique, la continuité est l’un des principaux déterminants des bénéfices du sport. Qu’il s’agisse d’une séance de fitness, d’un match de basket entre amis ou d’un entraînement de volley-ball, l’activité physique contribue à renforcer le système cardiovasculaire, à préserver la masse musculaire et à limiter les effets de la sédentarité.

Pour de nombreuses personnes, notamment celles qui disposent de peu de temps libre, les infrastructures couvertes présentent également un avantage pratique. Elles permettent d’intégrer plus facilement une activité sportive dans un emploi du temps chargé, sans dépendre des saisons ou de la météo.

Un impact positif sur le moral Au-delà des bénéfices physiques, le sport agit également sur

Brandreport • Musée de Carouge

le bien-être psychologique. L’exercice stimule la production d’endorphines, souvent appelées « hormones du bienêtre », tout en contribuant à réduire le niveau de stress.

Cette réalité est aujourd’hui largement documentée par la recherche scientifique. Plusieurs études montrent que les personnes pratiquant une activité sportive régulière présentent généralement moins de symptômes liés à l’anxiété ou à la dépression et déclarent un meilleur niveau de satisfaction de vie. Les effets ne sont pas uniquement liés à l’effort physique lui-même. Le sentiment de progresser, d’atteindre des objectifs ou simplement de consacrer un moment à soi participe également à cette amélioration du bien-être.

Dans un contexte où les questions de santé mentale occupent une place croissante dans le débat public, les salles de sport apparaissent ainsi comme des espaces favorisant autant l’équilibre psychologique que la condition physique.

La force du collectif

Si toutes les activités physiques procurent des bénéfices, les sports collectifs semblent offrir une dimension supplémentaire. Basket, volley-ball, handball ou encore football en salle mobilisent non seulement le corps, mais aussi les interactions humaines.

Les chercheurs qui se sont intéressés aux effets des sports d’équipe soulignent régulièrement l’importance du sentiment d’appartenance. Faire partie d’un groupe, partager des objectifs communs, célébrer les victoires ou surmonter les défaites ensemble contribue à renforcer les liens sociaux et à développer un sentiment de cohésion.

Cette dimension collective répond à un besoin fondamental : celui d’être connecté aux autres. Dans une époque marquée par l’individualisation des modes de vie et l’essor du télétravail, les entraînements et les compétitions amateurs offrent des occasions précieuses de rencontrer de nouvelles personnes et de construire des relations durables.

Pour certains participants, le rendez-vous hebdomadaire avec leur équipe devient même une motivation aussi importante que l’activité physique elle-même.

Les salles de fitness, nouveaux lieux de rencontre

Les centres de fitness illustrent également cette évolution. Si l’image traditionnelle de la salle renvoie parfois à une pratique individuelle centrée sur la performance, la réalité est aujourd’hui plus nuancée.

Les cours collectifs connaissent un succès croissant. Yoga, Pilates, cycling, renforcement musculaire ou entraînements fonctionnels réunissent des participants aux profils variés qui partagent un même objectif : prendre soin de leur santé dans une ambiance conviviale.

Cette dimension sociale contribue fortement à l’adhésion à long terme. Les échanges avec les coachs, les encouragements mutuels ou les habitudes qui se créent au fil des semaines renforcent la motivation et favorisent la régularité de la pratique.

Les salles deviennent ainsi des lieux de vie à part entière, où l’on vient autant pour bouger que pour retrouver une communauté.

Une complémentarité avec le plein air

Valoriser le sport d’intérieur ne signifie pas opposer la salle aux activités extérieures. Les deux approches répondent à des besoins différents et se complètent souvent.

Le plein air offre un contact privilégié avec la nature et les bénéfices associés à l’environnement extérieur. Les infrastructures couvertes garantissent quant à elles une pratique régulière, encadrée et accessible quelles que soient les conditions météorologiques.

De nombreux sportifs alternent d’ailleurs les deux univers au fil des saisons. L’essentiel reste moins le lieu que la capacité à maintenir une activité physique régulière et plaisante.

Bouger pour mieux vivre

Au fond, le succès des sports d’intérieur traduit une évolution plus large de notre rapport à l’activité physique. Il ne s’agit plus seulement d’améliorer ses performances ou son apparence, mais aussi de préserver son équilibre général.

Qu’il prenne la forme d’une séance de fitness après le travail, d’un match de basket entre amis ou d’un entraînement de volley-ball en club, le sport d’intérieur répond à plusieurs besoins essentiels : bouger, se sentir bien et créer du lien.

Texte SMA

L’Arve comme écriture du vivant

À quelques pas du tumulte urbain, la rivière de l’Arve déploie un monde discret, presque secret. C’est ce territoire mouvant et vibrant que l’artiste Éric Alibert explore dans l’exposition Alibert et l’Arve, les écritures de la rivière, présentée au Musée de Carouge du 4 juin au 9 août 2026.

Installé à Genève depuis de nombreuses années, Éric Alibert poursuit ici une recherche intime autour du vivant. Loin de toute approche strictement naturaliste, son travail capte moins les formes que les sensations : « Nous sommes la nature », insiste-t-il. À travers une série inédite d’œuvres à l’encre de Chine et à l’aquarelle sur papier japon, il propose une interprétation sensible de l’Arve, comme une écriture fluide et organique.

Un parcours méditatif

L’exposition se déploie comme une traversée en cinq temps. De la découverte de la rivière à une réflexion sur l’impermanence du monde, en passant par l’idée d’un « alphabet du vivant », le public est invité à ralentir, à observer autrement.

Le geste pictural, proche de la calligraphie, traduit ce « souffle du vivant » que l’artiste cherche à approcher sans jamais le figer.

Après avoir parcouru des territoires aussi vastes que la Namibie, le Japon ou le Mont-Blanc, Éric Alibert revient ici à une échelle plus proche, presque intime.

L’Arve devient une ligne de vie, un fil conducteur entre nature et culture, entre mémoire et perception.

Une double exposition entre art et patrimoine

En écho à cette approche artistique, une seconde exposition se tient aux Bains des Pâquis du 5 juin au 11 août 2026. Intitulée Les écritures de la rivière, Carouge et l’Arve, elle propose une lecture plus historique et patrimoniale de la rivière : ses métiers, ses infrastructures, sa faune et sa flore.

Ce dialogue entre les deux lieux permet de croiser les regards et de rappeler combien l’Arve a façonné l’identité de Carouge. Entre contemplation et transmission, ces expositions invitent à redécouvrir un paysage familier sous un jour nouveau.

Un musée au cœur de Carouge

Installé sur la place de Sardaigne, le Musée de Carouge s’attache à valoriser l’identité culturelle et historique de la cité sarde. À travers ses expositions, il tisse des liens entre patrimoine local et création contemporaine, invitant artistes et publics à porter un regard renouvelé sur le territoire carougeois. Un écrin à taille humaine, propice à la découverte et à la contemplation.

Musée de Carouge Place de Sardaigne 2, 1227 Carouge

Du 4 juin au 9 août 2026

Entrée libre

+41 22 307 93 80 musee@carouge.ch www.carouge.ch/musee

Un bloc, un sourire, une communauté

Sport en pleine expansion, l’escalade attire aujourd’hui des pratiquants de tous âges et de tous horizons. Depuis quinze ans, Le Cube accompagne cet engouement en misant sur une recette simple : la grimpe, le partage et la convivialité. Son fondateur, Laurent Grandjean, évoque l’évolution de la discipline et les rendez-vous qui rythmeront l’été.

Laurent Grandjean, quelle est aujourd’hui la philosophie du Cube, référence de la grimpe en Suisse romande depuis 2011 ?

La pratique de l’escalade a beaucoup évolué depuis l’ouverture du Cube. Pourtant, notre philosophie reste la même : préserver un esprit de convivialité et de proximité. Ce qui nous fait le plus plaisir, c’est lorsqu’un client nous dit : « Au Cube, on est à la maison. » C’est aussi pour cette raison que nous avons choisi de rester sur un seul site plutôt que de développer plusieurs succursales. Nous préférons concentrer notre énergie sur un lieu unique où chacun peut se sentir bien, décrocher du quotidien et partager un bon moment. Plus qu’une salle d’escalade, nous souhaitons offrir un espace où l’on vient autant pour grimper que pour vivre une expérience humaine. L’escalade connaît un engouement croissant. Qu’est-ce qui explique ce succès ?

L’escalade est un sport extrêmement complet. Elle sollicite le corps, mais aussi le mental et la dimension sociale. Chacun peut y trouver son compte, quel que soit son âge ou son niveau. La notion de liberté joue également un rôle important. On peut venir seul ou entre amis, grimper à son rythme et se fixer ses propres objectifs. Le développement de l’escalade de bloc a aussi largement contribué à démocratiser cette pratique. Elle est plus accessible au grand public, nécessite moins de connaissances techniques et permet de découvrir rapidement les sensations de la grimpe. Il n’est pas nécessaire de rejoindre un club ou de posséder un équipement complexe pour commencer.

Comment rendez vous cette activité accessible aux débutants, aux familles et aux enfants ?

L’image de l’escalade reste souvent associée aux grandes parois vertigineuses et aux exploits en montagne. Pourtant, cette discipline peut se pratiquer de nombreuses façons et selon les envies de chacun. Dans une salle de bloc comme Le Cube, l’accès est particulièrement simple. La pratique ne nécessite pas de cordes ni de connaissances avancées en assurage. Tout le monde peut venir essayer. Nous proposons la location de chaussons et des blocs de tous niveaux sur des profils de parois variés. Les itinéraires sont renouvelés deux fois par semaine, ce qui permet aux grimpeurs de toujours découvrir de nouveaux défis. Les familles occupent également une place importante. Une zone spécialement conçue pour les enfants comprend des galeries, une cabane en bois et des ponts de singe qui leur permettent de se familiariser avec la grimpe de manière ludique. Nous proposons aussi des cours parent-enfant afin d’apprendre les bases tout en partageant une activité originale en famille. Le Cube associe grimpe, restauration et convivialité. Pourquoi ce choix ?

Cette dimension sociale fait partie intégrante de l’ADN du Cube. Contrairement à certaines infrastructures sportives où chacun repart immédiatement après son entraînement, nous avons toujours voulu créer un lieu de rencontre.

L’espace bar et restauration permet de prolonger la session de grimpe autour d’un verre ou d’un repas. C’est souvent là que naissent les discussions, les conseils entre grimpeurs et parfois même de belles amitiés. Nous accordons beaucoup d’importance à cette atmosphère chaleureuse qui contribue à faire du Cube un véritable lieu de vie.

Vous proposez aussi des cours et des sorties en extérieur durant l’été. Que viennent y chercher les participants ?

Nous constatons un besoin croissant de se reconnecter à la nature. Beaucoup de pratiquants souhaitent enrichir leur expérience et découvrir d’autres facettes de l’escalade. Nos cours et sorties permettent d’apprendre de nouvelles

techniques avec des moniteurs expérimentés et brevetés, dans un cadre sécurisé. Il y a évidemment l’aspect sportif, mais aussi le plaisir de découvrir des paysages magnifiques. Les camps et stages organisés en Suisse romande ou à l’étranger offrent cette combinaison entre apprentissage, aventure et dépaysement qui séduit de nombreux participants.

Quels temps forts attendez-vous particulièrement cet été ?

(Rires.) Nous espérons surtout un peu de pluie pour profiter pleinement de la salle ! Plus sérieusement, notre principale satisfaction est de voir les participants repartir avec de beaux souvenirs et le sentiment d’avoir vécu des expériences enrichissantes. Les camps, les cours et les sorties estivales contribuent à cet objectif. Nous nous réjouissons également déjà de l’automne avec le retour de notre festival TOITOI, un événement volontairement décalé, festif et jamais trop sérieux, à l’image de l’esprit que nous souhaitons cultiver.

Quels bienfaits observez-vous chez les personnes qui pratiquent l’escalade ?

Souvent, un simple sourire suffit à résumer les bénéfices de ce sport. Les grimpeurs nous expliquent régulièrement qu’ils se sentent plus en forme sans avoir l’impression de suivre un entraînement contraignant. Beaucoup évoquent aussi un meilleur équilibre mental, davantage de confiance en eux et une sensation de lâcher-prise.

L’escalade oblige à se concentrer sur l’instant présent.

Pendant quelques heures, les préoccupations du quotidien passent au second plan. Nous avons également vu naître de nombreuses amitiés au sein du Cube, preuve que cette activité favorise autant le bien-être social que physique.

Cette année marque les 15 ans du Cube.

Que représente cet anniversaire ?

C’est difficile à résumer tant l’aventure a été riche. Il y a eu les premières années à Bussigny, les agrandissements successifs, les cours, les soirées, les concerts et les

compétitions amicales toujours plus créatives. Puis est venu le déménagement au Mont-sur-Lausanne, avec son lot de défis et d’investissements. Nous pensons aussi à tous nos partenaires, aux nombreuses collaborations développées au fil des années et à tous les moments partagés autour de la grimpe. Mais surtout, cet anniversaire est l’occasion de remercier les milliers de grimpeuses et de grimpeurs qui font vivre ce lieu depuis 2011. C’est avant tout leur histoire que nous célébrons tout au long de cette année 2026.

Qu’est-ce qui distingue aujourd’hui Le Cube des autres salles d’escalade de la région ?

Je dirais avant tout cette convivialité que nous avons toujours cherché à préserver. Le fait de rester un lieu unique nous permet de conserver cette proximité avec notre communauté. Nous restons également attachés à l’esprit originel de la grimpe : le partage, l’entraide et le plaisir de pratiquer ensemble. Nous accordons aussi une attention particulière au confort de nos visiteurs, notamment grâce à une surveillance de la qualité de l’air et à un système de ventilation performant.

Que diriez-vous à quelqu’un qui n’a jamais essayé l’escalade ?

Je lui dirais simplement de venir expérimenter. Et si jamais la grimpe ne lui parle pas, il trouvera toujours une terrasse ombragée pour boire un verre, se détendre et passer un bon moment.

Plus d’informations sur www.lecube.ch

Laurent Grandjean Cofondateur de la salle d’escalade Le Cube
« Travailler en EMS, c’est célébrer la vie »

On croit parfois connaître les EMS. On les imagine calmes, routiniers, réservés aux soins et à des trajectoires toutes tracées. La réalité est bien plus riche. Décryptage d’un quotidien professionnel empreint d’humanité.

Les 55 EMS du Valais sont collectivement le plus grand employeur du canton. Structures indépendantes, ces établissements conservent toutefois chacun leurs spécificités, une taille humaine et un fort ancrage local. On y accompagne des personnes âgées dans la durée, avec leurs habitudes, leurs histoires, leurs proches, leurs besoins, mais aussi leurs envies. Cette continuité change profondément le sens du travail. Directeur de l’EMS Le Christ-Roi à Lens, Thierry Charmillot connaît bien cette différence. Après avoir dirigé l’Hôpital du Jura, il résume le changement de perspective en une formule : « À l’hôpital, le patient vient et repart. À l’EMS, c’est sa maison. »

Responsable des services centraux d’un groupe d’EMS de la région de Sion, Jonas Bernet raconte comment ses équipes, les soignants et l’animation se sont mobilisés autour d’un couple récemment entré en EMS, habitué à partager une raclette le soir lorsqu’il vivait encore chez lui. Pour rendre ce moment possible, il a fallu coordonner cuisine, intendance, soins, animation et technique. Un détail en apparence, qui dit pourtant beaucoup de la mission d’un EMS : adapter l’organisation à la vie des résidents, et non l’inverse.

Recruter une personne, pas seulement un CV Pour Teresa Sorrentino, responsable RH à la Fondation Castel Notre-Dame à Martigny, cette dimension humaine est centrale. « Quand je fais un recrutement, je n’engage pas que des compétences, j’engage une personne », explique-t-elle. Les qualifications comptent, bien sûr. Mais en EMS, la posture, la capacité à entrer en relation, à travailler avec d’autres métiers et à comprendre la place du résident sont tout aussi déterminantes.

Des métiers exigeants, mais porteurs de sens Lorsqu’on interroge celles et ceux qui travaillent en EMS sur ce qui fait l’intérêt de leur travail, une constante ressort : le sens. Quant aux conditions de travail, elles sont en constante amélioration, avec notamment l’introduction d’une convention collective depuis 2024 et des salaires équivalents et souvent plus élevés en comparaison intercantonale. Un investissement stratégique, comme le relève Thierry Charmillot : « On peut toujours construire des lits, mais les bras, on ne peut pas simplement les acheter ». Vivre et travailler en Valais

Travailler en EMS en Valais, c’est aussi rejoindre un canton à taille humaine, où les institutions gardent un fort ancrage local. Pour Thierry Charmillot, originaire du Jura, l’arrivée en Valais a été facilitée par une culture de proximité et d’accueil, à condition d’aborder cet environnement avec humilité. Les réseaux comptent, les villages comptent, les histoires locales comptent. Mais c’est aussi ce qui donne aux EMS valaisans leur caractère particulier.

De la toiture aux soins, un nouveau métier à 40 ans Arrivé de France il y a dix-sept ans, Florent Boscher a d’abord travaillé dans la couverture et la ferblanterie en Valais, après un parcours marqué par l’électronique puis l’intérim. Un métier exigeant, souvent dépendant des saisons, difficile à concilier avec la stabilité recherchée au moment de fonder une famille. L’idée des soins naît presque au détour d’une conversation avec son épouse : « Je l’ai regardée, je lui ai dit : Mais si j’allais dans les soins, t’en penses quoi ? » Le soir même, celle-ci avait déjà réuni les informations sur les formations possibles.

Si je pouvais, je me formerais toute ma vie.

Florent commence par la formation d’auxiliaire de santé Croix-Rouge, avec un premier stage déterminant. Il y découvre un métier très concret, où l’on est rapidement confronté à la réalité du grand âge, de la maladie et de la dépendance. Mais ce qui l’accroche, ce sont les rencontres : « Il y a des liens qui peuvent se créer avec les gens autour de certaines discussions, de leur histoire de vie, de leur façon d’être ».

Après deux ans dans les soins, sa curiosité le pousse plus loin. Il entreprend une formation raccourcie d’ASSC en emploi, une voie qui, en Valais, permet de continuer à travailler tout en obtenant un CFC. Pour Florent, cette possibilité a été décisive : elle lui a permis de progresser étape par étape, sans interrompre totalement son activité professionnelle. Aujourd’hui diplômé, il retient surtout le lien avec les résidents, l’empathie, le travail d’équipe et l’envie de continuer à apprendre : « Si je pouvais, je me formerais toute ma vie. »

À 38 ans, bientôt infirmier-chef d’un grand EMS

Issu d’une famille de soignants, Damien Heuline se projette très tôt dans les métiers de la santé et entreprend des études de soins infirmiers. Diplômé, il travaille d’abord trois ans en réadaptation hospitalière avant de se tourner vers les EMS : « J’avais beaucoup d’attrait pour cette possibilité de créer des liens avec les résidents, de connaître la personne, ses besoins », explique-t-il. Pour lui, l’EMS n’est pas un secteur moins exigeant que l’hôpital, mais un autre terrain d’exercice. L’infirmier y dispose d’une autonomie importante, notamment parce que la présence médicale n’est pas permanente. Il faut évaluer, observer, décider dans son champ de compétences, puis transmettre. « Nous sommes les yeux et les oreilles des médecins », résume-t-il. Une autonomie qui s’acquiert progressivement, insiste-t-il : elle ne signifie pas être seul, mais apprendre dans une équipe.

Nous sommes les yeux et les oreilles des médecins.

Entré au Foyer Saint-Joseph à Sierre comme infirmier d’unité en 2013, Damien Heuline y a ensuite évolué vers une fonction de clinicien, centrée sur la qualité des soins, la formation et l’accompagnement des situations complexes. Il s’apprête aujourd’hui à devenir infirmier-chef d’un établissement de 130 résidents et 130 soignants. À 38 ans, il aborde cette étape avec sérénité : « Je me sens bien entouré, bien guidé. » Une progression qui illustre les perspectives qu’offre l’EMS aux professionnels qui souhaitent développer leurs compétences et prendre des responsabilités.

Les jours ne se ressemblent pas.

De civiliste à responsable des services centraux

Ébéniste de formation, Jonas Bernet arrive à l’EMS de Gravelone à Sion presque par opportunité. À 19 ans, alors qu’il doit accomplir son service civil, il cherche une affectation compatible avec la reprise partielle de sa maturité professionnelle. Le service technique d’un EMS lui paraît alors une solution pratique. Il y découvre pourtant bien davantage qu’un emploi transitoire. Dès ses débuts, la direction lui confie un premier projet concret : la réalisation d’un espace de restauration. « C’est la première fois qu’on m’a vraiment confié un projet de A à Z », se souvient-il. Ce qui devait être une étape devient un vrai choix professionnel. Jonas y trouve un métier varié, où « les jours ne se ressemblent pas » et où il faut sans cesse chercher des solutions. Menuiserie, maçonnerie, espaces verts, informatique, achats, gestion d’équipe, projets de rénovation : le service technique d’un EMS touche à tout. Mais dans ce contexte, la technique n’est jamais séparée de la vie quotidienne des résidents. «Tout ce qu’on va faire ou mettre en place a pour objectif le bien-être du résident », résume-t-il.

Au fil des années, Jonas prend progressivement davantage de responsabilités. Il obtient un brevet fédéral de concierge, devient responsable du service technique de l’EMS, puis responsable des services centraux du groupe qui réunit trois établissements. Son équipe de dix personnes compte aussi trois apprentis et des stagiaires, signe que ces métiers participent pleinement à la formation. « Je trouve ça assez fou de me dire : « Je suis parti de civiliste, puis je suis là où j’en suis aujourd’hui » », confie-t-il. Une trajectoire qui rappelle que les EMS ont aussi besoin de professionnels capables de faire vivre, adapter et sécuriser tout un environnement.

Jonas Bernet Les Pérégrines (Sion)
Florent Boscher Maisons de la Providence (Châble/Orsières)
Damien Heuline Foyer St. Joseph (Sierre)
Le plus grand malentendu de notre époque : croire qu’aller bien est une question de volonté

Centre de formation en neurosciences comportementales, hypnose thérapeutique et thérapie transgénérationnelle

Chaque année, des millions de personnes prennent exactement les mêmes décisions : dormir plus, manger plus sainement, faire du sport, ralentir, poser leurs limites ou prendre enfin du temps pour elles. Et chaque année, des millions de cerveaux semblent répondre avec beaucoup d’enthousiasme : « Excellente idée. On commence lundi. »

Oui, parce que nous connaissons tous cette situation. Cette motivation incroyable du dimanche soir où nous imaginons notre nouvelle vie parfaitement organisée : réveil matinal, méditation, petit-déjeuner équilibré, séance de sport, gestion émotionnelle exemplaire et sourire bienveillant même dans les embouteillages. Puis arrive le lundi matin. Le réveil sonne, la nuit a été trop courte, la journée est déjà pleine et notre magnifique version optimisée de nous-mêmes négocie encore dix minutes sous la couette.

Pendant longtemps, on a appelé ça un manque de discipline, un manque de motivation ou un manque de volonté. Mais les neurosciences nous invitent aujourd’hui à regarder cette histoire autrement. Parce que notre cerveau n’est pas un adversaire que nous devons combattre : c’est un système extraordinairement intelligent que nous devons apprendre à comprendre. Notre cerveau ne cherche pas la perfection. Il cherche la protection. Il existe un grand malentendu entre nous et notre cerveau : nous voulons évoluer, alors que notre cerveau cherche avant tout à nous garder en sécurité. Nous rêvons de changement, de nouveaux projets, d’une meilleure hygiène de vie ou d’un quotidien plus aligné. Lui se pose une question beaucoup plus ancienne : « Est-ce que ce que je connais déjà m’a permis de survivre jusqu’ici ? »

Si la réponse est oui, il aura tendance à vouloir recommencer, même lorsque cette stratégie n’est plus idéale. C’est l’une des grandes beautés et complexités du cerveau : il automatise. Imaginez devoir réfléchir consciemment à chaque geste de votre journée : comment marcher, comment tenir votre tasse, comment ouvrir une porte ou comment conduire. Votre cerveau consommerait une quantité gigantesque d’énergie. Il crée donc des raccourcis, des habitudes, des chemins connus. Ce mécanisme est une merveille. Le petit problème ? Il automatise aussi parfois des choses que nous aimerions changer : nos réactions au stress, notre manière de communiquer, nos peurs, notre rapport au corps ou notre façon de gérer les émotions.

Le cerveau ressemble parfois à ce collègue extrêmement efficace qui a classé tous les dossiers il y a quinze ans, mais qui refuse de changer le système de rangement

parce que « jusqu’ici, ça a toujours fonctionné ».

Attachant. Mais parfois un peu compliqué.

La volonté : ce super-héros à qui on demande beaucoup trop Dans notre société, nous avons longtemps adoré une idée : quand quelqu’un réussit, c’est qu’il a de la volonté. Quand quelqu’un n’y arrive pas, c’est qu’il n’en a pas assez. C’est simple, c’est pratique, mais c’est incomplet.

Si la volonté suffisait, nous aurions probablement une humanité entière qui dort huit heures par nuit, mange exactement ce dont son corps a besoin, fait régulièrement de l’activité physique et répond toujours calmement aux messages agaçants. La réalité est légèrement différente.

Parce qu’un comportement humain n’est jamais uniquement une décision rationnelle. Il est influencé par notre état émotionnel, notre niveau de stress, notre environnement, nos apprentissages, nos expériences passées et parfois même les modèles transmis dans notre histoire familiale.

Nous ne sommes pas uniquement des êtres de logique. Sinon, personne n’achèterait un paquet de chips « au cas où quelqu’un passerait », pour finalement découvrir mystérieusement qu’il a disparu sans aucune visite.

Notre cerveau est émotionnel, associatif et prédictif. Il ne demande pas seulement : « Qu’est-ce qui serait le mieux pour moi ? » Il demande aussi : « Qu’est-ce qui est connu ? Qu’est-ce qui me rassure ? Qu’est-ce qui me donne une récompense immédiate ? »

Nous entretenons tout, sauf parfois nous-mêmes

Il y a quelque chose d’assez fascinant chez l’être humain moderne : nous connaissons parfois mieux certains objets que notre propre fonctionnement. Quand notre téléphone arrive à 5 % de batterie, c’est l’alerte générale. Nous cherchons immédiatement un chargeur, nous fermons les applications inutiles, nous activons le mode économie d’énergie.

Mais quand notre propre système interne envoie des signaux depuis plusieurs semaines : fatigue, irritabilité, perte d’envie, difficultés à se concentrer, tensions, nous répondons souvent : « Ça ira mieux après. » Puis une autre période arrive.

Nous faisons réviser notre voiture, nous mettons à jour nos ordinateurs, nous entretenons nos maisons. Mais combien d’entre nous ont reçu un véritable mode d’emploi de leur cerveau ? Très peu. Pourtant, c’est probablement l’outil que nous utilisons le plus au monde. Chaque seconde, chaque décision, chaque relation et chaque émotion passent par lui.

Nous avons appris à mesurer notre tension, notre rythme cardiaque, nos performances sportives ou même la qualité de notre sommeil grâce à des montres connectées. Nous avons des données sur presque tout. Mais une question reste souvent sans réponse : savons-nous réellement interpréter ce qui se passe à l’intérieur de nous ?

Un voyant rouge sur une voiture nous pousse rarement à mettre un morceau de scotch dessus pour ne plus le voir. Pourtant, avec nos propres signaux internes, nous faisons parfois exactement cela : nous ignorons, nous compensons, nous avançons. Jusqu’à ce que le système demande une vraie attention.

Et si prendre soin de soi commençait par comprendre ?

Ces dernières années, les neurosciences ont profondément changé notre regard sur l’humain. Elles nous rappellent quelque chose d’essentiel : comprendre, ce n’est pas trouver des excuses. Comprendre, c’est reprendre du pouvoir.

Quand une personne comprend pourquoi son cerveau active du stress, elle peut apprendre à mieux le réguler. Quand elle comprend comment une habitude se construit, elle peut apprendre à créer un autre chemin. Quand elle comprend pourquoi certaines réactions automatiques apparaissent, elle peut commencer à choisir une autre réponse.

C’est dans cet espace que différentes approches, des neurosciences comportementales aux outils travaillant avec l’imaginaire, les émotions ou l’histoire personnelle, cherchent aujourd’hui à mieux comprendre nos mécanismes. Elles explorent une question passionnante : pourquoi faisons-nous ce que nous faisons ?

Comprendre intellectuellement est une étape essentielle. Mais nous avons tous déjà vécu cette situation étrange : savoir quelque chose avec sa tête, sans réussir à le ressentir autrement.

C’est précisément là que des approches travaillant avec l’imaginaire, les émotions et les états de conscience, comme l’hypnose, trouvent leur intérêt : permettre au cerveau de créer une nouvelle expérience, et pas seulement une nouvelle idée.

Parce que derrière un comportement visible, il existe souvent toute une histoire invisible : des apprentissages, des protections, des expériences et des associations créées par notre cerveau. Nos réactions ne sortent pas de nulle part : elles racontent souvent une partie de notre parcours.

Un enfant qui apprend très tôt qu’il doit être irréprochable peut devenir un adulte extrêmement performant, mais incapable de s’autoriser le repos. Une personne qui a appris à anticiper les problèmes peut développer une grande capacité d’organisation, mais aussi une difficulté à lâcher prise. Ce que nous appelons parfois des défauts sont souvent d’anciennes stratégies qui ont simplement besoin d’être réactualisées.

Changer, ce n’est pas se battre contre soi Nous avons parfois une vision très guerrière du changement. Il faudrait vaincre ses mauvaises habitudes, combattre ses émotions, éliminer ses faiblesses. Comme si une partie de nous était un ennemi intérieur.

Mais notre cerveau ne fonctionne pas vraiment comme cela. Une grande partie de nos réactions existe pour une raison. À un moment donné, elles ont eu une utilité. Elles nous ont protégés, aidés ou permis de nous adapter. Le changement durable commence rarement par une bataille. Il commence plutôt par une rencontre, une curiosité envers soi-même. Pourquoi cette réaction existe-t-elle ? Qu’essaie-t-elle de faire pour moi ? Est-elle encore adaptée à ma vie d’aujourd’hui ?

Parce qu’un mécanisme qui nous a aidés hier peut parfois nous limiter demain. Et apprendre à le comprendre est souvent la première étape pour pouvoir le transformer.

C’est aussi une invitation à remplacer une question que nous nous posons souvent : « Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? » par une question beaucoup plus utile : « Qu’est-ce que mon cerveau a appris à faire, et est-ce encore ce dont j’ai besoin aujourd’hui ? »

Ce simple changement de perspective peut transformer notre rapport à nous-mêmes. Il ne s’agit plus de se réparer comme si nous étions cassés, mais d’apprendre à évoluer avec un système vivant, adaptable et capable de créer de nouveaux chemins tout au long de la vie.

La prochaine révolution sera peut-être intérieure

Pendant longtemps, apprendre le fonctionnement du cerveau était réservé aux laboratoires, aux chercheurs et aux spécialistes. Aujourd’hui, ces connaissances deviennent progressivement accessibles. Et peut-être qu’un jour, comprendre son cerveau sera considéré comme une compétence aussi fondamentale qu’apprendre à lire ou à compter.

Parce que nous avons tous un cerveau. Mais nous n’avons pas tous appris à l’utiliser. Nous apprenons beaucoup de choses dans une vie : des dates historiques, des formules mathématiques, des règles de grammaire. Nous savons parfois analyser une phrase complexe ou résoudre une équation, mais nous pouvons rester démunis face à une émotion forte, une peur, un changement ou une décision importante.

La bonne nouvelle, c’est que notre cerveau conserve une capacité extraordinaire : celle d’apprendre. À tout âge, nous pouvons développer de nouvelles compréhensions, de nouvelles habitudes et de nouvelles manières de répondre au monde qui nous entoure.

Et si l’une des plus grandes formes de bien-être n’était pas de devenir quelqu’un d’autre ? Mais simplement d’apprendre à mieux comprendre la personne que nous sommes déjà.

Peut-être que prendre soin de soi ne commence pas par faire plus d’efforts. Peut-être que ça commence par une question beaucoup plus simple : « Est-ce que quelqu’un m’a déjà appris comment je fonctionne ? »

Pendant longtemps, nous avons essayé de devenir une meilleure version de nous-mêmes.

Peut-être que la prochaine étape est différente.

Peut-être qu’il ne s’agit pas de devenir quelqu’un d’autre.

Mais enfin de rencontrer la personne qui était là depuis le début.

Plus d’informations sur www.neuroly.ch

Nous avons appris à prendre soin de notre corps. Mais qui nous a appris à prendre soin de notre cerveau ?
Emily Papaux
Co-fondatrice
de Neuroly
Emily Papaux
Co-fondatrice de Neuroly Sàrl

Nutrition et hydratation : les alliées incontournables de la vitalité

Nous sommes nombreux à vouloir bouger davantage, profiter de la nature, pratiquer une activité physique ou simplement nous sentir plus énergiques au quotidien. Pourtant, dans cette quête de vitalité, un facteur essentiel reste souvent négligé : l’alimentation. Associée à une hydratation adaptée, elle constitue pourtant le socle d’une bonne santé, quel que soit l’âge ou le niveau d’activité physique.

Car l’alimentation ne se résume pas à une question de poids ou d’esthétique.

Elle influence directement notre énergie, nos capacités physiques, notre système immunitaire, mais également notre humeur et nos performances intellectuelles.

Une alimentation variée, première source d’énergie

Notre organisme fonctionne comme un moteur : pour tourner efficacement, il a besoin d’un carburant de qualité. Les nutriments apportés par les aliments permettent au corps de produire l’énergie nécessaire aux activités quotidiennes, à la pratique sportive, mais aussi aux processus de réparation et de régénération cellulaires.

Les spécialistes s’accordent à dire qu’une alimentation équilibrée repose avant tout sur la diversité. Fruits et légumes, céréales complètes, légumineuses, protéines de qualité, produits laitiers ou alternatives végétales, bonnes graisses : chaque famille d’aliments apporte des nutriments spécifiques indispensables au bon fonctionnement de l’organisme.

Les fruits et légumes occupent une place centrale. Riches en vitamines, minéraux, fibres et antioxydants, ils contribuent à protéger les cellules contre le vieillissement prématuré et participent au bon fonctionnement du système immunitaire. Les antioxydants contenus notamment dans les fruits rouges, les légumes verts ou les agrumes aident également l’organisme à mieux récupérer après un effort physique.

Les glucides complexes, présents dans les céréales complètes, le pain complet, le riz brun ou les légumineuses, constituent quant à eux

une source d’énergie durable. Contrairement aux sucres rapides, ils permettent d’éviter les pics glycémiques responsables des coups de fatigue en milieu de journée.

Prévenir les maladies grâce à son assiette L’alimentation joue également un rôle majeur dans la prévention de nombreuses maladies chroniques. Plusieurs études ont démontré qu’une consommation régulière de produits peu transformés, riches en fibres et en nutriments, réduit le risque de développer des maladies cardiovasculaires, un diabète de type 2 ou certains cancers.

À l’inverse, une alimentation riche en produits ultra-transformés, en sucres ajoutés, en sel et en graisses saturées favorise l’apparition de troubles métaboliques et inflammatoires.

Adopter de bonnes habitudes ne signifie toutefois pas rechercher la perfection. Les experts privilégient aujourd’hui une approche fondée sur l’équilibre global plutôt que sur la restriction. Se faire plaisir reste compatible avec une alimentation saine, à condition que les écarts demeurent occasionnels et s’inscrivent dans une alimentation majoritairement équilibrée.

Le lien étroit entre alimentation et santé mentale

L’impact de l’alimentation ne se limite pas au corps. Depuis plusieurs années, la recherche met en évidence les liens étroits entre nutrition et santé mentale.

Le cerveau est un organe particulièrement gourmand en énergie. Pour fonctionner correctement, il nécessite un apport constant en nutriments essentiels, notamment en acides gras oméga-3, en vitamines du groupe B, en magnésium ou encore en fer.

Une alimentation déséquilibrée peut ainsi favoriser fatigue, difficultés de concentration, irritabilité ou baisse de moral. À l’inverse, une alimentation variée contribue au maintien des fonctions cognitives et participe au bien-être psychologique.

Le microbiote intestinal, souvent qualifié de « deuxième cerveau », joue également un rôle déterminant. Une flore intestinale diversifiée, entretenue grâce à une alimentation riche en fibres, influence positivement l’humeur et la gestion du stress.

L’hydratation, un réflexe essentiel Si l’alimentation est primordiale, l’hydratation l’est tout autant. Le corps humain est constitué d’environ 60 % d’eau. Celle-ci intervient dans pratiquement toutes les fonctions physiologiques : régulation de la température corporelle, transport des nutriments, élimination des déchets ou encore lubrification des articulations.

Une légère déshydratation suffit déjà à provoquer fatigue, baisse de vigilance, maux de tête et diminution des performances physiques. Chez les sportifs, elle peut entraîner une baisse significative de l’endurance et augmenter le risque de blessures.

Les besoins en eau varient selon l’âge, l’activité physique et les conditions climatiques. En règle générale, il est recommandé de boire régulièrement tout au long de la journée sans attendre la sensation de soif, celle-ci étant déjà un signal d’alerte envoyé par l’organisme.

L’eau demeure la boisson de référence. Les boissons sucrées, énergisantes ou alcoolisées ne remplacent pas une hydratation adéquate et doivent être consommées avec modération.

Un atout majeur pour les activités outdoor Randonnée, vélo, course à pied, natation en eau libre ou simples promenades en montagne : les activités outdoor

connaissent un engouement croissant. Pour profiter pleinement de ces moments en plein air, une préparation nutritionnelle adaptée peut faire toute la différence. Avant un effort prolongé, privilégier un repas équilibré composé de glucides complexes, de protéines et de légumes permet de constituer des réserves énergétiques suffisantes. Pendant l’activité, il est essentiel de boire régulièrement, particulièrement en période estivale ou lors d’efforts de longue durée.

Après l’effort, l’organisme doit récupérer. L’association d’une bonne hydratation, de protéines et de glucides favorise la réparation musculaire et la reconstitution des réserves énergétiques. Pour les sportifs amateurs comme pour les pratiquants confirmés, l’alimentation ne représente donc pas seulement un soutien à la performance : elle constitue également un facteur déterminant de récupération et de prévention des blessures.

Miser sur la régularité plutôt que sur les régimes

Face à la multiplication des régimes à la mode et des conseils nutritionnels contradictoires sur les réseaux sociaux, un principe simple fait consensus : la régularité reste la meilleure stratégie.

Manger varié, privilégier les produits frais, cuisiner davantage, limiter les aliments ultra-transformés et boire suffisamment d’eau sont des habitudes accessibles à tous et bénéfiques sur le long terme.

Parce qu’au-delà des performances sportives, bien se nourrir et bien s’hydrater, c’est avant tout investir durablement dans sa santé, son énergie et sa qualité de vie.

Texte SMA

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Journée hors du temps au cœur de l’Alsace

Il suffit de franchir le portail pour changer d’époque. Les voitures laissent place aux charrettes, les rues modernes aux chemins bordés de jardins, et le rythme effréné

du quotidien s’efface peu à peu derrière le chant des oiseaux et les conversations des habitants en costume traditionnel. À l’Écomusée d’Alsace, chaque visite est une immersion dans l’histoire vivante de la région, une parenthèse authentique où le patrimoine se découvre avec les yeux, les mains et parfois même les papilles.

Situé à Ungersheim, entre Colmar et Mulhouse, l’Écomusée d’Alsace est aujourd’hui le plus grand musée à ciel ouvert de France. Mais avant d’être une destination incontournable du tourisme alsacien, il est d’abord né d’une formidable aventure humaine. Dans les années 1970, face à la disparition progressive de nombreuses maisons rurales traditionnelles, des passionnés décident d’agir. Leur ambition : sauver de l’oubli un patrimoine architectural et culturel unique. Des bâtiments menacés sont alors démontés avec minutie, transportés puis reconstruits sur le site actuel. Grâce à ce travail colossal, plus de 80 édifices datant du XVIe au XXe siècle composent aujourd’hui un véritable village alsacien grandeur nature, témoin de plusieurs siècles d’histoire. À l’Écomusée d’Alsace, rien n’est figé derrière une vitrine. Le musée vit au rythme des saisons, des récoltes, des fêtes populaires et des gestes transmis de génération en génération. Dès les premiers pas, l’immersion est totale. Une ferme du Sundgau ouvre ses portes, un atelier de menuiserie embaume le bois fraîchement travaillé, tandis qu’un forgeron fait jaillir des étincelles sous les yeux émerveillés des visiteurs. Plus loin, le boulanger enfourne son pain comme autrefois et les artisans partagent avec passion les secrets de leur métier.

Chaque maison raconte une histoire. Celle d’une famille de paysans, d’un artisan, d’un instituteur ou d’un vigneron. Les objets du quotidien, les meubles, les outils et les décors témoignent d’un mode de vie qui a façonné l’identité alsacienne pendant des siècles. Ce patrimoine matériel prend tout son sens grâce aux médiateurs et aux bénévoles qui font revivre les lieux avec enthousiasme, transformant chaque visite en véritable rencontre.

Les enfants trouvent eux aussi leur bonheur dans ce village hors du temps. Dans l’ancienne école, ils s’installent derrière les pupitres en bois, découvrent l’écriture à la plume et expérimentent les méthodes d’enseignement d’autrefois. Une expérience ludique qui suscite souvent autant de curiosité chez les parents que chez les plus jeunes.

L’Écomusée est également un formidable espace de découverte du monde rural. Au détour d’un chemin, des oies traversent la rue avec assurance, les cochons se prélassent dans leur enclos et les chevaux de trait participent encore à certaines démonstrations agricoles.

La vie de la ferme se dévoile au fil des animations : traite des vaches, fabrication du beurre, entretien des cultures, travail de la vigne ou cuisson du pain. Ici, le patrimoine se comprend à travers les gestes, les odeurs et les sensations.

Cette approche vivante fait toute la singularité du lieu. Plus qu’un musée, l’Écomusée d’Alsace est un conservatoire de la mémoire régionale

où traditions, savoir-faire et récits populaires continuent d’exister au présent. Une manière originale et profondément humaine de transmettre l’histoire aux nouvelles générations.

Un été 2026 placé sous le signe de la fête Pour la saison estivale, l’Écomusée d’Alsace enrichit encore l’expérience avec une programmation qui prolonge la magie jusque dans les soirées d’été.

L’événement phare de la saison est sans conteste

« La Fête au Village », organisée les vendredis 10, 17, 24 et 31 juillet ainsi que les 7, 14 et 21 août 2026. Dès 17 heures, le village se transforme en une véritable fête foraine d’antan où petits et grands peuvent redécouvrir les plaisirs simples des réjouissances populaires alsaciennes.

Jeux traditionnels, stands d’animation, ateliers participatifs, spectacles, contes forains et rencontres avec des personnages hauts en couleur plongent les visiteurs dans l’ambiance chaleureuse des fêtes villageoises d’autrefois. Au fil de la soirée, les rues s’illuminent, les musiciens prennent place et l’atmosphère devient de plus en plus festive.

Parmi les nouveautés et temps forts annoncés, les visiteurs pourront découvrir l’arrivée du camp gitan de Madame Irma, participer à des initiations aux danses folk et profiter d’un grand bal populaire qui clôture chaque soirée dans

une ambiance conviviale et familiale. Une vingtaine de stands de jeux traditionnels recréent l’esprit des anciennes « Kilbe », ces fêtes de village qui constituaient autrefois les grands rendez-vous de l’été alsacien.

Tout au long de la saison, les animations quotidiennes permettent également de découvrir les métiers anciens, les collections du musée, les traditions agricoles, l’artisanat local et la richesse de la biodiversité présente sur le site. Chaque journée offre ainsi son lot de découvertes, rendant chaque visite unique.

Dans un monde où tout va toujours plus vite, l’Écomusée d’Alsace invite à ralentir, à observer et à prendre le temps de comprendre ceux qui nous ont précédés. Une destination incontournable pour les amoureux de patrimoine, les familles en quête d’expériences authentiques et tous ceux qui souhaitent découvrir l’âme profonde de l’Alsace.

La Fête au Village Vendredis 10, 17, 24, 31 juillet et 7, 14, 21 août 2026 De 17h à 22h

Écomusée d’Alsace

Chemin du Grosswald 68190 Ungersheim, France

+33 3 89 74 44 74 www.ecomusee.alsace

©SteeveJosch
©SandraBOTTAN

Évian, prenez le temps de vivre chaque instant

Le Palais Lumière présente une exposition sur Sarah Bernhardt à partir du 3 Juillet
2026

Le vrai luxe plutôt que l’illusion de la grandeur

À l’Hôtel Spitzhorn de Gstaad, les étoiles ne sont pas vraiment importantes. D’autant plus lorsqu’il s’agit de satisfaire les clients. Michel Wichman, locataire et hôte du Spitzhorn, nous présente l’établissement ainsi que ses valeurs telles que l’hospitalité authentique qui dépasse souvent les attentes des clients.

Michel Wichman, dans une de vos déclarations vous soutenez que « les étoiles sont au firmament ». Qu’entendez-vous par là ? Les étoiles sont au firmament et non pas à un panneau à l’entrée d’un hôtel car, de nos jours, le nombre d’étoiles est de moins en moins lié à la qualité de l’hôtellerie. Notre équipe se préoccupe uniquement des clients et fait de son mieux pour qu’ils soient satisfaits. C’est pourquoi les évaluations en ligne de nos visiteurs sont beaucoup plus significatives que nos étoiles pour nous. L’hôtel pourrait même se voir attribuer huit étoiles mais cela ne changerait rien car nous favoriserons toujours une hospitalité authentique et sincère ainsi qu’un service impeccable. D’ailleurs, c’est précisément par ces caractéristiques et ces valeurs que nous souhaitons nous démarquer et démontrer la qualité de notre établissement. C’est pour cette raison que nous avons rejeté les quatre étoiles que l’Hôtellerie Suisse envisageait de nous attribuer. N’est-ce pas un inconvénient, surtout concernant la perception de l’extérieur ? Non, pas du tout. Même si parfois nous pensons ne pas être à la hauteur, nous dépassons toujours les attentes de nos clients. Les visiteurs deviennent ainsi des habitués enthousiastes et fidèles. Nous proposons une forme d’hospitalité contemporaine et durable, qui laisse les étoiles à leur place - dans le ciel - et nous plaçons toujours le bien-être des hôtes au cœur de notre activité.

Nous plaçons toujours le bien-être des hôtes au cœur de notre activité.

Cependant, il reste vrai que les étoiles aident certains invités à choisir leur destination. Et pourtant, vous vous êtes « contenté » d’ouvrir un hôtel trois étoiles. Pourquoi ? À mon avis, parallèlement au monde du grand tourisme hôtelier super riche et classique, Gstaad doit se développer davantage en termes de nouveaux concepts pour l’avenir. À Gstaad, il manquait un hôtel trois étoiles qui offrait un service exceptionnel. Avant d’être hôte du Spitzhorn, j’ai travaillé pendant huit ans comme directeur au Grand Hôtel Bellevue Gstaad (aujourd’hui Le Grand Bellevue). Lorsque je travaillais au Grand Hôtel Bellevue, mon équipe et moi, nous concentrions toujours sur le bien-être de nos hôtes. Toutefois, alors que cela devrait être une évidence, la satisfaction du client a fini bien souvent par passer en deuxième place dans de nombreux hôtels de luxe. Dans ces cas, la chasse aux étoiles associée aux efforts et sacrifices visant à attirer un grand nombre de célébrités a conduit à une situation qui ne permettait pas à un invité « lambda » de se sentir à l’aise dans l’établissement.

Pourquoi avez-vous choisi le Spitzhorn pour votre nouvelle mission ?

Dès le début, ma femme et moi avons pu aider à façonner l’âme de l’hôtel Spitzhorn. En tant que locataires, nous avons repris un établissement de l’assurance La Bâloise qui correspond parfaitement à notre idée d’un hôtel moderne. Pas de posture guindée, pas d’illusion de grandeur. Nous privilégions une atmosphère détendue et une cordialité authentique. En 2014, le « Times » a même écrit qu’il s’agit d’un moyen de « réinventer Gstaad pour les skieurs au budget plus modeste ».

Qu’est-ce qui différencie le Spitzhorn d’autres hôtels de la même catégorie ou d’une catégorie supérieure ?

Nous pensons qu’il ne faut « pas toujours vouloir plus, mais aspirer au meilleur ». C’est le principe directeur de notre hôtel trois étoiles supérieur. À mon avis, il n’est pas possible de comparer un hôtel à un autre car chaque établissement possède son propre charme et sa

propre identité. Finalement, ce qui compte c’est l’âme de l’hôtel, tout est une question de niveaux, notre hôtel est d’un degré plus spacieux, les couloirs sont plus larges, les chambres plus lumineuses, les boissons plus grandes, le champagne plus pétillant, le temps est meilleur, les enfants sont plus heureux, les montagnes plus hautes, la piscine s’avère plus accueillante, les prairies alpines plus colorées et les visages de notre équipe sont plus rayonnants. Ce qui fait la différence c’est aussi notre facture qui, malgré le confort offert, rayonne d’une modestie particulière. Nous nous concentrons uniquement sur le client et son bien-être. Tout ce dont nos visiteurs ont besoin est à leur disposition. Nous offrons donc le vrai luxe plutôt qu’une illusion de grandeur. Qu’est-ce qui distingue l’offre culinaire du Spitzhorn ?

Les plats les plus populaires des Alpes ou « The Best of the Alps » d’Allemagne, d’Autriche, de Suisse, d’Italie et de France attendent nos visiteurs ! Nous avons mis au point les meilleures recettes, qui convainquent par des ingrédients frais, souvent locaux, et forment un menu simple mais très savoureux. Nous proposons par exemple des soupes spéciales, des poissons locaux, des classiques alpins, des röstis copieux et des desserts gourmands ainsi que des spécialités saisonnières.

Vous décrivez votre établissement comme un hôtel trois étoiles qui comporte une infrastructure quatre étoiles. Qu’est-ce qui confère à cette dernière sa grande qualité ? Notre hôtel est en effet un trois étoiles supérieur avec une infrastructure quatre étoiles dans un environnement cinq étoiles. Cela fait aussi partie de notre slogan. Lorsque nous avons ouvert l’hôtel Spitzhorn en décembre 2013, « la légèreté de l’être » a également trouvé son expression architecturale. En tant que chalet-hôtel, l’établissement ne choque pas et se fond harmonieusement dans l’un des plus beaux paysages alpins de Suisse. Les chalets enchantent parce qu’ils absorbent les couleurs et les formes de leur environnement rendant l’ensemble « léger ». Quant à nos intérieurs, il a été difficile de laisser transparaître l’esthétique très particulière du monde extérieur. Nos décorateurs d’intérieur ont créé une œuvre d’art étonnante. Les 50 chambres et les 110 lits de l’établissement offrent les meilleures vues sur la région. L’hôtel comprend aussi une salle de jeux pour les enfants, une cuisine saisonnière de brasserie dans le restaurant ainsi qu’une zone de bien-être, un fitness, une piscine, un sauna/ bain à vapeur, des soins Kneipp et des massages.

Plus d’informations sur www.spitzhorn.ch

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