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Focus Notre Jeunesse

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Nadia Bonard

Notre Jeunesse

Choisir une profession dans un monde en mutation

Le choix d’un métier, d’une formation ou d’une future carrière est l’une des premières décisions importantes dans la vie des jeunes. Cette porte qui s’ouvre vers tous les possibles soulève aussi de nombreuses questions. Dans un monde en constante évolution sous l’effet des nouvelles technologies, des changements sociétaux et d’un marché du travail dynamique, le système éducatif suisse offre une grande flexibilité. Loin d’être une ligne droite, un parcours de formation signifie aussi changer d’orientation, suivre des formations continues ou profiter de passerelles entre la formation professionnelle et les hautes écoles.

La formation professionnelle : une base solide pour l’avenir

Environ deux tiers des jeunes en Suisse commencent leur parcours avec une formation professionnelle initiale. Qui dit formation professionnelle initiale dit compétences pratiques, entrée directe dans la vie active et faible risque de se retrouver au chômage. Cette formation prépare aussi les jeunes aux exigences du numérique dans le travail. Les compétences requises sont non seulement techniques, mais aussi transversales telles que la capacité à résoudre des problèmes, la créativité ou le sens des responsabilités.

La formation professionnelle est largement reconnue en Suisse et citée en exemple sur le plan international. Mais des questions se posent sur son avenir : comment peut-elle continuer à attirer les jeunes ? Comment les entreprises peuvent-elles former au mieux ? Comment renforcer la formation professionnelle supérieure ? Autant de thèmes que le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) a traités dans le cadre du projet « Attrait de la formation professionnelle ». Les résultats montrent que le système est solide, mais qu’il doit réagir avec souplesse aux changements sociétaux, cibler les jeunes aux bons résultats scolaires et faire mieux connaître les atouts de la formation professionnelle supérieure.

Pour atteindre ces objectifs, sept mesures ont été adoptées en 2025 : encourager la volonté de former des entreprises, garantir la qualité dans les entreprises formatrices, concevoir la maturité professionnelle en fonction de la pratique, mettre à profit la numérisation et l’IA, renforcer l’orientation dans le processus du choix professionnel et augmenter la visibilité de la formation professionnelle supérieure. C’est ainsi que la formation professionnelle restera une base solide et un tremplin pour l’avenir.

La formation professionnelle supérieure : pratique, compétitive et plus visible

La formation professionnelle supérieure est l’un des piliers essentiels du système éducatif suisse au degré tertiaire. Elle s’inscrit dans le prolongement de la formation professionnelle initiale et permet de se spécialiser et d’acquérir des compétences managériales. De par leur lien très étroit avec le marché du travail, les diplômes de la formation professionnelle supérieure jouent un rôle majeur dans la capacité d’innovation et la compétitivité de l’économie suisse. Ils sont la preuve que la formation professionnelle va bien au-delà de l’entrée dans la vie active et qu’elle ouvre des perspectives à long terme.

Le marché du travail en Suisse évolue : la tertiarisation croissante fait que les profils des postes requièrent de plus en plus souvent une formation professionnelle supérieure ou des études dans une haute école spécialisée ou une université. La formation professionnelle supérieure se trouve donc en concurrence avec les hautes écoles. Si sa valeur pratique est reconnue, elle n’est pas suffisamment mise en avant. Il est par conséquent important d’améliorer la notoriété, la visibilité et la réputation des écoles supérieures et des examens fédéraux.

C’est dans cet esprit qu’un paquet de mesures a été élaboré. Le Conseil fédéral a soumis le message correspondant au Parlement en avril 2025 et le Conseil des États a approuvé le paquet lors de la session d’automne. Les nouveaux compléments de titre « Professional Bachelor » et « Professional Master », qui rendent la valeur des diplômes directement reconnaissable aussi bien en Suisse que dans les autres pays, constituent la pièce maîtresse. Tout ce processus renforce la formation professionnelle et envoie un signal clair contre la pénurie de personnel qualifié.

La maturité professionnelle : un pont entre la pratique et les hautes écoles

La maturité professionnelle complète idéalement la formation professionnelle supérieure. Elle allie une formation pratique à une formation élargie en culture générale et donne accès aux hautes écoles spécialisées. Si elle crée un pont entre la formation professionnelle et les études dans une haute école, elle ne perd pas pour autant le lien avec la pratique.

Cette combinaison explique notamment l’attrait du système éducatif suisse : les parcours reposent en effet sur les capacités, les situations de vie et les centres d’intérêt et non sur des prescriptions strictes. Les jeunes ont ainsi la possibilité d’individualiser leur parcours de formation et leur carrière tout en étant préparés aux exigences du marché du travail.

Un engagement commun pour l’avenir

La réussite du système éducatif suisse est liée à l’étroite collaboration entre la Confédération, les cantons et les partenaires sociaux. Cette responsabilité commune crée un cadre stable et permet de réagir rapidement aux nouveaux défis.

Le système éducatif suisse a un ancrage cantonal. En conséquence, la part de la formation professionnelle et la part de la formation générale varient selon les cantons. Les décisions prises dans certains cantons peuvent modifier sensiblement cette répartition. En outre, une bonne coordination est nécessaire avec le degré secondaire I, en tant que voie d’accès à la formation professionnelle, et les hautes écoles. La formation professionnelle, valable pour toute la Suisse, a donc besoin d’une approche globale à tous les niveaux.

Le système éducatif offre aujourd’hui de nombreuses possibilités : formation professionnelle initiale, formation professionnelle supérieure, maturité professionnelle, formation académique ou modèles hybrides. L’avenir des jeunes ne dépend pas d’une seule décision, mais de leur capacité à apprendre, à se développer et à choisir leur propre voie en toute confiance. C’est précisément là que réside la force de ce système : il guide sans imposer et ouvre des perspectives pour une carrière librement choisie et à même de s’adapter aux évolutions.

Texte Martina Hirayama, secrétaire d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation

Contenu. 04 Formations professionnelles 08 Centres d’orientation et de carrières

10 Interview : Nadia Bonard

12 Métiers de l’horlogerie

14 Inclusion & formation

Focus Notre Jeunesse.

Cheffe de projet

Nora Bruno

Responsable national

Pascal Buck

Head of content Romandie

Marie Geyer

Responsable graphique

Mathias Manner

Graphiste

Marie Geyer

Journalistes

Alix Senault, Léa Stocky, Océane Kasonia, SMA

Image de couverture màd

Canal de distribution

Le Matin Dimanche

Imprimerie DZB Druckzentrum Bern

Smart Media Agency. Gerbergasse 5, 8001 Zürich, Schweiz Tel +41 44 258 86 00 info@smartmediaagency.ch redactionFR@smartmediaagency.ch focus.swiss

Bonne lecture ! Nora Bruno Project Manager

Les professions des soins infirmiers, un univers aux multiples facettes

Véritables piliers de notre société, les professionnelles et professionnels des soins jouent un rôle essentiel au quotidien. Porteur de sens et d’engagement, le Bachelor en Soins infirmiers ouvre la voie à de nombreuses perspectives d’évolution, au terme d’une formation exigeante et accessible à des profils variés. Se former au sein d’une haute école de la HES-SO, c’est s’inscrire dans un cursus ancré dans la réalité du terrain et au cœur des grands enjeux sociétaux contemporains. Étudiants en poursuite d’études, adultes en reconversion professionnelle ou candidats en quête d’une profession utile et stimulante : la formation Bachelor, d’une durée de trois ans, constitue une opportunité solide et structurante. Contrairement aux idées reçues, les soins infirmiers ne se limitent pas à l’hôpital. Le diplôme permet d’exercer dans des environnements diversifiés : soins à domicile, EMS, santé mentale, santé scolaire, institutions spécialisées, recherche clinique, humanitaire ou encore enseignement. Il ouvre également l’accès à des spécialisations telles que les soins intensifs, la pédiatrie, la santé publique ou l’oncologie.

Formation polyvalente et professionnalisante

Proposée à plein temps, temps partiel ou en emploi selon certaines conditions, la formation offre une grande flexibilité. L’alternance entre enseignements théoriques et stages cliniques favorise une immersion progressive dans la pratique. Très tôt confrontés à la réalité du terrain, les étudiants développent des compétences techniques, scientifiques et relationnelles indispensables à l’exercice de la profession

Loin des stéréotypes de genre, la filière attire aujourd’hui des profils variés, hommes et femmes, séduits par la diversité des missions et les possibilités d’évolution. On y retrouve des jeunes issus d’une maturité ou d’un CFC, mais aussi des personnes en reconversion ou bénéficiant de passerelles

d’accès. Les hautes écoles de la HES-SO disposent d’infrastructures modernes ; laboratoires de simulation, salles d’entraînement clinique et les formations sont encadrées par des équipes pédagogiques engagées, assurant un accompagnement de qualité.

Si ces professions suscitent un intérêt croissant, c’est aussi parce qu’elles répondent à des besoins structurels. Vieillissement de la population, développement des maladies chroniques, évolution des parcours de soins : la demande est constante. Au-delà des actes techniques, la profession repose sur l’écoute, l’accompagnement et la coordination. L’infirmier ou l’infirmière agit ainsi comme un véritable pivot entre le patient, la famille et l’équipe interdisciplinaire.

Une employabilité immédiate et durable La formation confère un solide bagage académique et clinique. Grâce à l’alternance entre les cours et les stages, les diplômés sont rapidement opérationnels. Leur capacité d’analyse clinique, leur sens de la coordination

et leur aptitude à prendre des décisions cliniques éclairées et justifiées renforcent leur employabilité.

Dans un service d’urgences, par exemple, les infirmiers doivent réaliser une évaluation clinique infirmière rapide et structurée pour déterminer la gravité, prioriser les interventions et initier les soins relevant de leur rôle autonome. En soins à domicile, les professionnels deviennent un repère essentiel pour des personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques : ils assurent le suivi thérapeutique, ajustent les interventions selon l’évolution de la santé et apportent leur soutien aux proches aidants. En santé mentale, l’accompagnement repose surtout sur la relation de confiance, l’analyse des besoins et une vigilance clinique permettant d’anticiper les risques.

Cette diversité d’interventions explique le taux de 95 % d’insertion professionnelle des diplômés. Les établissements recherchent des profils capables d’allier expertise clinique et intelligence relationnelle, tout en ayant une grande curiosité d’esprit.

De nombreuses perspectives d’évolution

Loin d’être figées, ces carrières offrent de multiples trajectoires. Après quelques années d’expérience, il est possible de se spécialiser par exemple en anesthésie, en soins intensifs ou en santé communautaire mais également d’évoluer vers des fonctions de cadre, de responsable d’unité ou de coordinateur de parcours de soins.

Certains choisissent la voie de la recherche et contribuent à l’amélioration des pratiques cliniques, par exemple en développant de nouveaux protocoles de prévention des infections ou en participant à des études cliniques. D’autres s’orientent vers l’enseignement, transmettant leur expertise aux futures générations. En santé publique, les infirmiers jouent un rôle clé dans les campagnes de prévention et dans l’éducation thérapeutique.

Ces exemples illustrent la valeur stratégique de la profession : au croisement du soin, de la coordination, du contact humain et d’une expertise scientifique solide, les infirmières et infirmiers participent activement à l’évolution du système de santé. Polyvalence, responsabilité et impact concret sur la qualité de vie des patients font de ces professions un engagement durable et profondément humain.

Plus d’informations sur www.ou-tu-es.ch

ES ASUR • Brandreport

Ambulancier·ère : un métier pour celles et ceux qui veulent agir

Intervenir en urgence, soulager les autres et vivre un métier où chaque journée est différente : devenir ambulancier·ère attire de plus en plus de jeunes en quête de sens. À l’École Supérieure d’Ambulancier et de Soins d’Urgence Romande, la relève des secours romands se forme sur le terrain… et peut-être que la prochaine recrue, c’est toi.

Pour mieux comprendre ce métier et les formations qui y mènent, Sandrine Dénéréaz, directrice de l’École Supérieure d’Ambulancier et de Soins d’Urgence Romande (ES ASUR) et ambulancière de formation, nous explique pourquoi cette profession attire toujours plus de jeunes et comment l’école forme les futur·es professionnel·les de l’urgence extrahospitalière.

Sandrine Dénéréaz, pourquoi de plus en plus de jeunes s’intéressent-ils au métier d’ambulancier·ère ?

Beaucoup de jeunes arrivent avec un fort sens de l’altruisme et l’envie d’aider concrètement les autres. Parfois, ce choix est aussi lié à un parcours de vie ou à une expérience personnelle avec le système de santé. Le métier attire aussi parce qu’il est dynamique : chaque intervention est différente. Un.e ambulier.ère intervient pour n’importe qui, n’importe où et à n’importe quel moment.

Quelles compétences faut-il pour exercer ce métier ?

Il faut avant tout profondément aimer les humains. Sans empathie, c’est très difficile de faire ce métier. Il faut aussi de la rapidité de réflexion, de la créativité pour trouver des solutions et une bonne capacité à travailler en équipe. Une compétence importante est la « double attention » : être capable d’écouter un.e patient.e, d’analyser la situation et, en même temps, d’effectuer des gestes techniques.

Quel est le profil des étudiants qui rejoignent votre école ?

Nos classes sont assez variées. Environ un tiers des étudiant.e.s viennent de formations dans la santé, comme les assistant.e.s en soins et santé communautaire ou des infirmier.ère.s (eux peuvent bénéficier d’une individualisation de parcours) Un autre tiers provient d’autres apprentissages ou de parcours professionnels différents. Le dernier tiers est constitué de jeunes issus du gymnase, souvent avec une orientation santé. Cette diversité est une richesse pour la formation.

Comment se déroule la formation d’ambulancier·ère ES ?

La formation dure trois ans et fonctionne en alternance entre école et terrain. Les étudiant.e.s passent 50 % de leur temps en entreprise et 50 % à l’école. À l’école, ils suivent des cours théoriques, des ateliers pratiques, des échanges, des débats, du positionnement professionnel et des simulations avec des acteurs. Sur le terrain, ils interviennent dans les services d’ambulance et effectuent aussi des stages dans différents environnements de soins : urgences hospitalières, soins intensifs, maternité, psychiatrie ou encore centrale d’appels d’urgence 144…

Quelle place occupe la pratique ?

Elle est essentielle. Les étudiant.e.s sont en contact avec le terrain dès la première année. À partir de la deuxième année, ils sont déjà engagés comme collaborateurs dans les services d’ambulance. Cela signifie qu’au moment où ils obtiennent leur diplôme, ils sont immédiatement opérationnels.

Quels débouchés attendent les diplômés ?

L’employabilité est très élevée, proche de 100 %.

Les diplômé.e.s peuvent travailler dans les services d’ambulance cantonaux ou privés. Avec de l’expérience, ils peuvent aussi rejoindre des équipes spécialisées comme le SMUR, travailler dans les centrales de régulation d’urgence ou s’orienter vers la formation. Certain.e.s participent également à des missions humanitaires, à des projets de gestion des urgences ou des secours héliportés.

Le métier a-t-il évolué ces dernières années ?

Oui, beaucoup. Aujourd’hui, seulement environ 15 % des interventions concernent des urgences vitales. La majorité du travail est liée à des situations sociales ou à la prise en soins de personnes âgées ou fragiles. Les ambulancier.ère.s jouent un rôle clé pour trouver la solution de soins la plus adaptée et orienter les patient.e.s dans le système de santé en évitant de surcharger les urgences faute d’alternatives.

Quel message souhaitez-vous adresser aux jeunes qui envisagent cette carrière ? Choisir ce métier, c’est s’engager dans une profession passionnante et porteuse de sens. Chaque jour, vous accompagnez des personnes dans des moments importants de leur vie et vous contribuez concrètement à améliorer leur prise en charge. Si vous êtes curieux.ses des gens et motivé.es à aider les autres, c’est un métier extraordinairement enrichissant.

Les compétences clés du métier

– Empathie et sens du contact

– Autonomie et capacité à décider

– Rapidité de réflexion

– Esprit d’équipe

– Créativité dans la recherche de solutions

– Résilience face aux situations difficiles

– Capacité de concentration et de « double attention »

Plus d’informations sur es-asur.ch

Sandrine Dénéréaz Directrice, ES ASUR

Accompagner les jeunes dans un monde professionnel en mutation

Choisir une voie professionnelle n’a jamais été une décision anodine. Pour les jeunes, la période de l’orientation représente une étape déterminante, souvent jalonnée de doutes, de découvertes et de questionnements. Entre la diversité des formations proposées en Suisse et l’évolution rapide du marché du travail, il peut être difficile de s’y retrouver. Dans ce contexte, l’accès à une information claire, concrète et actualisée apparaît comme un facteur clé pour aider les élèves à construire un projet professionnel cohérent et motivant. L’organisateur du Salon des Métiers et de la Formation à Lausanne, Nathanael Ha-Vinh nous propose son analyse.

En Suisse, l’orientation professionnelle s’inscrit dans un processus progressif qui débute généralement au cours de la scolarité obligatoire. Les élèves ont l’occasion de réfléchir à leurs intérêts, à leurs aptitudes et aux différentes possibilités qui s’offrent à eux.

« Les jeunes peuvent s’informer sur les différentes formations grâce à plusieurs dispositifs complémentaires. L’orientation scolaire à l’école leur permet d’échanger avec des conseillères et conseillers en orientation et de réfléchir à leur projet professionnel », explique Nathanael Ha-Vinh.

Ces échanges constituent souvent un premier pas vers la découverte du monde du travail. Les établissements scolaires organisent également des présentations de métiers, des conférences ou encore des rencontres avec des professionnels. Ces initiatives permettent aux jeunes d’élargir leur horizon et de mieux comprendre les réalités concrètes de certaines professions. Pour beaucoup d’élèves, ces premières discussions représentent une occasion de poser des questions et de commencer à imaginer un parcours qui corresponde à leurs centres d’intérêt.

Des manifestations pour découvrir les métiers de manière concrète Si l’information théorique joue un rôle essentiel, l’expérience directe reste souvent le meilleur moyen pour les jeunes de se projeter dans un métier. C’est précisément l’objectif de certaines manifestations dédiées à l’orientation et à la formation.

L’orientation représente une étape déterminante, souvent jalonnée de doutes, de découvertes et de questionnements.

Dans le canton de Vaud, le Salon des Métiers et de la Formation de Lausanne constitue à cet égard un rendez-vous incontournable. Organisé à Lausanne, cet événement rassemble chaque année à la mi-novembre, plus de cent exposants et permet de découvrir près de 500 formations et métiers.

« Le Salon des Métiers et de la Formation permet aux jeunes de découvrir de nombreux métiers, de rencontrer des apprentis, des formateurs et des écoles, d’assister à des démonstrations et même de tester certaines activités », souligne le directeur du Salon. Cette immersion dans l’univers professionnel offre aux jeunes une opportunité précieuse : observer des gestes techniques, dialoguer avec des professionnels ou encore participer à des ateliers pratiques. Pour beaucoup, ces échanges permettent de mieux comprendre la réalité quotidienne d’un métier et de confirmer, ou parfois de réorienter leurs choix.

Mettre en valeur les métiers porteurs

Au-delà de la découverte, l’orientation vise également à informer les jeunes sur les secteurs qui offrent des perspectives d’emploi et des possibilités d’évolution. « Pour orienter les jeunes, il est important de leur faire découvrir les métiers de façon concrète et de les informer sur leurs perspectives d’évolution », explique le spécialiste.

Lors du Salon des Métiers et de la Formation, de nombreux acteurs professionnels se regroupent au sein d’espaces dédiés afin de présenter leur secteur et de renforcer la visibilité de leurs professions. Les entreprises, associations professionnelles et écoles participent activement à cet effort de sensibilisation.

Brandreport • Università della Svizzera Italiana

EÀ la recherche de relève, certains domaines déploient d’importants moyens pour susciter des vocations.

« Parmi les exposants qui proposent le plus de places d’apprentissage, on peut notamment citer l’espace santé et social, les métiers de la gastronomie et du service, les métiers du bâtiment, le quartier de l’industrie mécanique et les métiers du commerce et de la vente. » détaille Nathanael Ha-Vinh.

Ces espaces thématiques spécialement imaginé pour les jeunes, leurs permettent de découvrir concrètement les métiers grâce à des démonstrations, des animations ou des ateliers interactifs.

Comprendre les évolutions du marché du travail

L’orientation ne consiste pas uniquement à choisir un métier en fonction de ses intérêts. Elle implique également de prendre en compte les transformations du marché du travail et l’évolution des compétences recherchées. « Connaître les secteurs qui recrutent, l’évolution des métiers et les compétences recherchées aide les jeunes à faire des choix d’orientation réalistes et éclairés », rappelle l’expert.

Les mutations technologiques, environnementales et sociétales transforment en effet rapidement les professions. De nouveaux métiers apparaissent tandis que d’autres évoluent profondément ou disparaissent.

« Les profils des métiers changent rapidement : chaque année, de nouvelles professions apparaissent tandis que d’autres disparaissent ou se transforment profondément. Disposer d’une information à jour est donc essentiel pour choisir des formations porteuses d’emploi et offrant de belles perspectives », souligne-t-il.

Dans ce contexte, il est essentiel d’offrir l’accès à des informations fiables et régulièrement actualisées. Cela devient un élément déterminant pour les jeunes en phase d’orientation.

Multiplier les expériences pour mieux choisir

Les spécialistes de l’orientation insistent aujourd’hui sur l’importance de combiner différentes approches afin d’accompagner efficacement les jeunes dans leur réflexion.

« Pour informer de façon complète les jeunes dans la recherche de leur voie, il est important de combiner plusieurs approches complémentaires. Il faut leur présenter les métiers et les formations, les informer sur les compétences requises et les perspectives d’emploi, et leur proposer des séances d’information ainsi que des stages en entreprise », explique Nathanael Ha-Vinh. Les stages, les rencontres avec des professionnels ou encore les ateliers pratiques permettent aux élèves de confronter leurs idées à la réalité du terrain. Cette expérience concrète contribue souvent à affiner leurs choix et à renforcer leur motivation.

« Les rencontres avec des professionnels, les présentations et les manifestations comme le Salon des Métiers et de la Formation offrent aux jeunes l’occasion de découvrir concrètement les métiers, de poser des questions et d’expérimenter certaines activités », ajoute-t-il.

Des jeunes engagés dans leur orientation Contrairement à certaines idées reçues, les jeunes manifestent aujourd’hui un intérêt croissant pour leur orientation et pour la formation professionnelle.

« Nous constatons un fort intérêt de nombreux jeunes pour la formation professionnelle. Beaucoup se préparent à la visite du Salon des Métiers et de la Formation, en classe ou en famille, et viennent avec des questions concrètes ainsi que des projets déjà réfléchis », observe le directeur du salon. Pour de nombreux élèves, ces rencontres constituent un moment décisif dans leur parcours.

« La visite leur permet de mieux comprendre les métiers, d’affiner leur choix de formation et de trouver une place d’apprentissage ou une formation correspondant à leurs aspirations. Le salon joue ainsi un rôle clé pour les aider à passer de la réflexion à l’action », conclut-il. Dans un monde professionnel en constante évolution, l’orientation apparaît ainsi comme un processus dynamique, fait de découvertes et d’expériences. Bien accompagnés et correctement informés, les jeunes disposent aujourd’hui de nombreux outils pour construire un projet professionnel solide et adapté aux réalités du marché du travail.

Une salle de cours. Plus de 100 pays.

ntrer dans une salle de cours et se retrouver aux côtés d’étudiants venus du monde entier est l’une des expériences les plus caractéristiques de la vie universitaire à l’Università della Svizzera italiana (USI). Les campus de Lugano et Mendrisio de l’USI accueillent des jeunes provenant de plus de cent pays. Des langues, des parcours de formation et des visions du monde différents se côtoient chaque jour dans les mêmes salles de cours, transformant les études en une expérience internationale.

Dans un contexte académique de plus en plus mondialisé, étudier signifie également être confronté à des perspectives culturelles différentes, collaborer avec des personnes issues de contextes divers et aborder des problèmes complexes avec un regard ouvert et multidisciplinaire. À l’USI, cette dimension internationale fait partie intégrante de la vie universitaire.

Fondée en 1996, l’Università della Svizzera italiana est l’une des plus jeunes universités de Suisse. En un peu moins de trente ans, elle s’est imposée sur la scène universitaire internationale, attirant des étudiants et des chercheurs du monde entier et développant un modèle universitaire qui allie qualité de l’enseignement, activités de recherche compétitives et attention à la dimension humaine de l’expérience universitaire.

Aujourd’hui, l’USI compte six facultés : communication, économie, architecture, informatique, théologie et médecine , qui reflètent certains des principaux domaines de développement scientifique et social contemporain. Des domaines différents mais interconnectés, dans lesquels la formation et la recherche dialoguent constamment avec les transformations de la société, de l’économie et de la technologie.

L’un des aspects les plus appréciés par les étudiants et les étudiantes est la taille réduite des classes. Les cours se déroulent en groupes relativement petits, ce qui favorise le dialogue direct avec les enseignants et les chercheurs et permet une approche plus participative des études. L’USI propose des cursus en italien et en anglais, reflétant la vocation multiculturelle naturelle de la Suisse et l’internationalisation croissante de l’enseignement universitaire.

Ce qui rend cette expérience encore plus particulière, c’est le contexte territorial. Le canton du Tessin a toujours été un lieu de rencontre entre différentes cultures. Entre lac et montagnes, ville et nature, le territoire offre un cadre de grande qualité, où les études, la vie quotidienne et les activités culturelles s’entremêlent à quelques pas du campus.

Étudier à l’USI, c’est donc vivre une expérience académique internationale dans un contexte unique en Suisse.

Car choisir une université, c’est aussi choisir l’environnement dans lequel on va grandir, se confronter aux autres et construire son avenir.

Plus d’informations sur : www.usi.ch

Nathanael Ha Vinh
L’organisateur du Salon des Métiers et de la Formation à Lausanne

EVivre et travailler à Lausanne en situation de handicap : c’est possible !

La Fondation Eben-Hézer accueille et accompagne des personnes en situation de handicap du fait d’une déficience intellectuelle, ainsi que des personnes âgées en perte d’autonomie. Institution privée fondée en 1899 par Sœur Julie Hofmann, elle regroupe aujourd’hui plusieurs établissements.

ben-Hézer Lausanne (Lausanne) et la Cité du Genévrier (Saint-Légier) accueillent 550 jeunes adultes et adultes en situation de handicap en hébergement et au sein des ateliers à vocation socialisante.

Les établissements médico-sociaux du Pôle Grand Âge (Saint-Légier et Montreux) hébergent pour leur part 250 personnes âgées, en séjours de courte ou de longue durée, et accueillent 150 personnes de manière temporaire.

La Fondation s’est donné pour mission de promouvoir le bien-être des personnes qu’elle accueille et accompagne. Elle considère chaque bénéficiaire comme unique et le reconnaît dans sa dignité, sa globalité et ses potentialités, en tenant compte de ses désirs et de ses besoins physiques, psychiques, affectifs, sociaux et spirituels. Elle promeut l’inclusion des personnes accompagnées dans la société et valorise leur autodétermination.

Elle veille à garantir une qualité de vie optimale dans un environnement et des lieux adaptés.

Eben-Hézer Lausanne est situé dans le quartier de Chailly, sur les hauts de Lausanne.

Plus de 200 personnes en situation de handicap, dont 32 ont moins de 30 ans, y vivent au sein de différentes structures : lieux de vie communautaire, chambres indépendantes, foyers et appartements intégrés dans le quartier.

L’accompagnement est assuré par des équipes éducatives en journée, complété par un suivi infirmier et la présence de veilleurs durant la nuit.

Par ailleurs, 170 adultes, dont 54 ont moins de 30 ans, travaillent au sein de 16 ateliers proposant des activités diversifiées telles que la poterie, le tissage, la menuiserie, la gravure ou encore l’imprimerie. Chaque travailleur signe un contrat de travail et des objectifs sociaux et professionnels sont définis de manière individualisée.

Le secteur santé et thérapies propose des prestations en promotion de la santé, prévention et soins, ainsi que différentes thérapies, notamment l’ergothérapie, la psychologie, la musicothérapie et l’art-thérapie.

Des activités sportives, dont le foot et la natation, et un centre de loisirs complètent l’offre avec des activités théâtrales (Compagnie d’Julie, troupe du Grand Théâtre) et des projets musicaux, dont le Band d’Eben-Hézer.

Aïda El Biadi Éducatrice sociale en formation – accompagne des personnes résidant dans un foyer

Vous travaillez dans un foyer avec des personnes ayant une bonne autonomie : en quoi consiste concrètement votre rôle au quotidien ? Mon rôle consiste à les accompagner dans leurs différents projets en étant à l’écoute de leurs envies et besoins. Cela peut passer par l’organisation d’activités, de rendez-vous, l’intégration d’un nouvel emploi, ou simplement des moments d’échange et de soutien.

Récemment, nous avons accompagné une résidente dans la réalisation de son rêve de voyager au Japon, et elle a pu concrétiser ce projet. Ce sont des expériences fortes qui donnent beaucoup de sens à notre métier de travailleur.euse social.e.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous engager dans le métier d’éducatrice sociale ?

Je travaille à Eben-Hézer Lausanne depuis presque 7 ans. C’est un domaine dans lequel j’ai beaucoup appris et grandi, autant sur le plan professionnel que personnel. J’ai découvert un métier riche, qui demande réflexion et adaptation. J’apprends des résident.e.s à travers leur humanité, ce qui donne beaucoup de sens à mon engagement. J’apprécie également les possibilités d’apprentissage et la collaboration interdisciplinaire.

Dans votre accompagnement, qu’est-ce qui vous rend le plus fière lorsque vous voyez les bénéficiaires progresser ?

Ce qui me rend le plus fière, c’est de voir l’évolution des résident.e.s et ce que cela leur apporte concrètement dans leur quotidien.

Quand une personne ose davantage, gagne en confiance ou en autonomie, c’est très fort.

C’’est aussi de pouvoir être présente et de les accompagner dans différentes étapes de leur vie, avec continuité, ce qui donne beaucoup de sens à mon travail. Ce sont des choses simples, mais profondes et très inspirantes.

Toshalla Parboo Maître socioprofessionnelle – accompagne des travailleurs-euses en emploi intégré

Vous accompagnez des personnes en emploi intégré : quel est votre rôle auprès d’elles dans leur activité professionnelle ?

Mon rôle est d’accompagner les personnes dans la réalisation de leur projet professionnel, en tenant compte de leurs aspirations, de leurs compétences et de leur envie de découvrir de nouveaux métiers. Je les soutiens dans leur parcours en emploi intégré, en les aidant à prendre confiance dans leurs capacités. Je veille également à leur bonne intégration au sein de l’équipe et à leur bien-être dans le travail.

Selon vous, pourquoi l’accès au travail est-il important pour les personnes que vous accompagnez ?

Le travail permet aux personnes que j’accompagne de participer pleinement à la vie active. Il leur apporte un sentiment de valorisation et d’utilité au sein de la société. L’activité professionnelle contribue également à construire une forme d’identité sociale : au même titre que l’âge ou le lieu de vie, le métier fait partie des éléments qui définissent une personne dans la société.

Qu’est-ce que votre expérience au sein d’Eben-Hézer vous apporte sur le plan humain et professionnel ?

Sur le plan humain, cette expérience est très enrichissante. Je suis souvent impressionnée par les capacités et les ressources des personnes que j’accompagne, ainsi que par leur motivation et leur persévérance dans le travail. Elles montrent chaque jour qu’avec les bonnes conditions et un environnement adapté, elles peuvent pleinement s’investir et trouver leur place dans une équipe.

Sur le plan professionnel, cette fonction me permet de développer de nouvelles compétences dans l’accompagnement de l’emploi des personnes en situation de handicap. Elle vient enrichir mon parcours.

Léa Giavina Chanteuse dans le Band d’Eben-Hézer

Comment avez-vous découvert votre passion pour le chant ?

Depuis toute petite j’aime chanter. Je faisais partie d’un chœur d’enfants dans lequel j’étais régulièrement soliste. J’ai eu la chance de pouvoir enregistrer deux disques à l’âge de neuf ans.

Que représente pour vous le fait de chanter dans le Band d’Eben-Hézer ?

Le Band me fait beaucoup de bien. Il m’encourage à dépasser mes limites, à faire des choses que je ne pensais pas être capable de faire. Me produire sur scène m’oblige à affronter mes peurs et ma timidité. Petit à petit, j’ai pris de l’assurance et j’ose maintenant me produire sur scène avec beaucoup de plaisir. Le Band d’Eben-Hézer m’a aussi permis d’écrire mes propres chansons.

Avez-vous un rêve ou un projet musical que vous aimeriez réaliser dans le futur ?

Oui, ça me tient très à cœur de faire un album avec « Léa and the lions », un deuxième groupe dans lequel je chante.

Leandro Pereira Lucas Travaille aux ateliers Graveuse et Menuiserie – passionné de football

Pouvez-vous nous parler de votre travail dans les ateliers Graveuse et Menuiserie ? Qu’est-ce que vous aimez le plus dans ce travail ?

Ça va faire presqu’une année que je suis à l’atelier Menuiserie et Graveuse d’Eben-Hézer Lausanne. Il faut être plus concentré qu’à l’école. Et on a un contrat et un salaire. J’aime bien le laser qui suit les lignes pour graver. Je fais aussi le ponçage. En ce moment on fait les lapins pour pharmacie-plus. Ce sera un cadeau pour les clients. J’aime bien être avec les autres, discuter à la pause avec les collègues, il y’a toujours une bonne ambiance. Les MSP sont là pour nous soutenir et aussi pour nous donner les consignes sur ce qu’on doit faire.

Le football est une passion pour vous : qu’est-ce que ce sport vous apporte dans votre vie ? Quel club supportez-vous ?

Je supporte les clubs de Benfica, Lausanne Sport et Lausanne Hockey Club. J’aime bien m’entrainer, faire les exercices. Je joue défenseur, je m’entraine tous les lundis à Entre-Bois. Ça fait presque deux ans que je fais du foot. S’il y’a des matchs au stade j’y vais et je fais aussi les déplacements.

Quels sont aujourd’hui vos projets ou vos objectifs pour l’avenir ?

Mon projet est de continuer à travailler comme je travaille maintenant. C’est encore trop tôt pour que je change d’atelier ou de métier. A la menuiserie, j’aimerais être encore plus autonome sur les machines et à la graveuse pouvoir apprendre à programmer la machine. Je continue à vivre chez mes parents, tout se passe bien. Je me sens bien dans ma vie et j’ai réussi à trouver ma voie.

Antonin De Buttet Travaille à l’imprimerie – projet de vie indépendante

Vous travaillez à l’imprimerie : en quoi consiste votre travail et qu’est-ce qui vous plaît dans cette activité ?

Bonjour et merci pour cet interview. Je travaille à l’atelier Graphique d’Eben-Hézer Lausanne depuis avril 2025 et également à l’atelier Cahier de La Branche. Je développe des compétences pratiques comme l’encartage, le massicot et le rainage. Mes activités favorites sont les machines. Elles permettent de rendre un travail captivant bien qu’il soit répétitif.

Vous souhaitez aider, soutenir vos pairs : pourquoi ce projet est-il important pour vous ?

Dans le futur je souhaite promouvoir le handicap invisible, comme le TSA ou les troubles psychiques, grâce à la pair-aidance, pour faire évoluer le regard de la société. Je suis sûr que chacun a quelqu’un dans sa famille, un proche ou une connaissance concerné par ces troubles. Moi-même je suis touché par ces problématiques et j’espère que les politiques et la société en général soient plus attentifs et porteurs de nouveaux projets pour les personnes avec un handicap invisible.

Vous avez aussi un projet de vie plus indépendante : comment imaginez-vous cette prochaine étape ?

J’ai de la chance de bénéficier d’un « projet TSA » mené par Mme Girod, responsable au Pôle Handicap du canton. Grâce aux efforts de différents intervenants, que je remercie, j’ai pu accéder à ce projet pilote qui m’a permis d’entrer à Eben-Hézer Lausanne et prochainement de vivre dans un appartement en collocation avec des personnes TSA.

Plus d’informations sur : lesateliersdeben.ch

ÀFormation académique ou professionnelle ?

stratégie gagnante des parcours hybrides

En Suisse, le débat sur les parcours de formation oppose encore trop souvent filière académique et voie professionnelle. Pourtant, les trajectoires professionnelles ne sont plus rectilignes comme avant. Et si, au lieu d’opposer les parcours, on les combinait ?

la fin de la scolarité obligatoire, le choix paraît souvent binaire : gymnase ou apprentissage.

Théorie ou pratique. Études longues ou insertion rapide. En fait, cette opposition structure davantage les représentations que la réalité des parcours. En Suisse, le système de formation offre en réalité des passerelles nombreuses et organisées. Après le gymnase, les titulaires d’un certificat de culture générale ou d’une maturité fédérale peuvent, dans plusieurs professions, obtenir un certificat fédéral de capacité (CFC) sur une durée réduite. À l’inverse, après un apprentissage, les titulaires d’un CFC peuvent compléter leur titre par une maturité professionnelle et accéder aux hautes écoles spécialisées (HES), voire aux hautes écoles universitaires (UNI/EPF) via une passerelle. Cette complémentarité transforme la logique du choix initial. Aujourd’hui, plus besoin d’opter pour une voie au détriment d’une autre. Les parcours les plus solides sont souvent ceux qui cumulent théorie et pratique.

Multiplier ses possibilités plutôt que choisir un camp Formation supérieure rime encore trop souvent avec formation académique et donc titre gymnasial. Si celui-ci donne effectivement un accès direct aux hautes écoles universitaires (UNI/EPF) et pédagogiques (HEP), il exige néanmoins un complément d’expérience professionnelle pour accéder aux hautes écoles spécialisées (HES). Le certificat fédéral de capacité (CFC), quant à lui, permet non seulement une insertion directe sur le marché de l’emploi, mais il donne également un accès aux écoles supérieures (ES), aux examens fédéraux (brevets et diplômes), ainsi qu’aux hautes écoles spécialisées (HES) lorsqu’il est complété par une maturité professionnelle. Si ces voies sont connues, ce qui l’est moins, en revanche, c’est la logique de complémentarité qu’elles peuvent offrir. Associer certification académique et qualification professionnelle constitue une stratégie particulièrement pertinente. Cette complémentarité garantit un socle théorique solide et des compétences métier reconnues, laissant ainsi toutes les portes ouvertes pour la suite.

Accumuler de l’expérience professionnelle en étudiant

Un constat s’impose régulièrement chez les employeurs : les jeunes diplômés universitaires disposent d’un solide bagage théorique et scientifique, mais manquent d’expérience concrète. La plupart des postes dits « junior » exigent déjà deux à trois ans d’expérience professionnelle. Un paradoxe structurel. L’accès à l’emploi pour les titulaires d’un diplôme universitaire nécessite donc l’acquisition préalable d’une expérience pratique en tant que stagiaires ou dans le cadre d’un premier emploi à durée déterminée. Les statistiques confirment cette tension. Selon l’Union patronale suisse, depuis 2010, le nombre de titulaires d’un master universitaire en recherche d’emploi a progressé de 70 %, alors qu’il a diminué de 40 % chez les personnes issues de la formation professionnelle initiale.

Une enquête de l’Office fédéral de la statistique auprès des personnes diplômées des hautes écoles suisses montre par ailleurs que les diplômés HES accèdent plus rapidement à un emploi fixe que les titulaires d’un diplôme universitaire, et qu’ils occupent plus fréquemment une fonction de cadre quelques années après la fin de leurs études.

Apprendre un métier aujourd’hui pour rester employable demain L’évolution technologique transforme profondément les qualifications attendues. Selon l’OCDE, la durée de vie moyenne d’une compétence technique a fortement diminué au cours des dernières décennies, passant d’environ 30 ans en 1987 à seulement deux ans aujourd’hui. Les savoir-faire ne durent plus aussi longtemps qu’avant. Dans ce contexte, le marché du travail accorde une importance plus grande à la capacité d’adaptation qu’à la maîtrise d’un savoir spécifique.

En ce sens, la formation professionnelle offre un atout majeur : son ancrage constant dans les réalités économiques. Les contenus évoluent au rythme des métiers pendant que les entreprises formatrices sont directement impliquées dans le processus. La logique d’actualisation continue est intégrée au système. Apprendre un métier ne signifie donc pas se figer dans une fonction. Cela signifie acquérir une base opérationnelle, sur laquelle il sera possible de construire et d’évoluer.

Ces chiffres ne signifient pas que l’université serait une impasse. Ils illustrent en revanche une réalité : la pratique professionnelle constitue un accélérateur d’insertion. La formation professionnelle repose précisément sur cette alternance entre théorie et pratique. La théorie permet d’acquérir les connaissances techniques et générales indispensables au métier alors que la pratique vise à développer l’autonomie en situations professionnelles. Cette alternance donne une expérience concrète, immédiatement identifiable sur un CV, réduisant ainsi l’écart souvent constaté entre diplôme académique et employabilité. Autant de compétences transversales que les employeurs valorisent fortement. Intégrer une formation professionnelle dans un cursus de formation supérieure, même universitaire, apporte ainsi une cohérence supplémentaire. Le diplôme ne reste pas abstrait, il s’enracine dans une pratique.

Une formation professionnelle accélérée ou condensée : concrètement, comment cela fonctionne ?

Pour les titulaires d’un certificat d’école de culture générale ou d’une maturité gymnasiale, il est possible d’obtenir un certificat fédéral de capacité (CFC) sur une durée réduite dans plusieurs domaines. La formation peut s’effectuer en entreprise (voie duale) ou en école de métiers à plein temps, selon la profession choisie. Parmi les filières concernées figurent notamment la construction (architecture ou génie civil) et la géomatique, les arts appliqués (photographie, polydesign 3D), la technique (électronique, informatique, médiamatique, polymécanique) ou encore l’horlogerie. Toute autre formation professionnelle initiale peut faire l’objet d’une réduction de durée pour les personnes déjà titulaires d’un titre postobligatoire sous réserve de l’accord de l’entreprise formatrice.

Une réponse à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée La Suisse fait actuellement face à une tension croissante sur certains métiers techniques et spécialisés. La pénurie de main-d’œuvre qualifiée est régulièrement documentée par les milieux économiques. Dans ce contexte, la formation professionnelle répond à un enjeu individuel, mais aussi économique. Elle alimente des secteurs essentiels à l’innovation industrielle, numérique et technique du pays. Ne plus opposer, mais combiner Opposer formation académique et professionnelle n’a donc plus beaucoup de sens. Les frontières sont devenues perméables et des passerelles existent. Dans un contexte instable, disposer d’un double ancrage (théorique et pratique) constitue une forme de sécurité. C’est aussi un moyen d’affiner son projet. Certains étudiants découvrent, à travers un CFC, la dimension concrète d’un métier qu’ils n’avaient approché jusque-là que par la théorie. D’autres choisissent d’élargir leurs perspectives avant d’entrer en haute école. Envisager une formation professionnelle après un gymnase ne représente donc ni un recul ni un détour, mais un investissement stratégique. Cette vision s’inscrit dans une approche pragmatique : offrir des solutions adaptées aux profils et aux réalités du marché. L’enjeu n’est pas de promouvoir une voie contre une autre, mais d’aider chacun à construire un parcours cohérent et évolutif. La question n’est donc plus seulement « quelles études choisir ? », mais « comment rester employable demain ? ». Au fond, il ne s’agit pas d’un compromis, mais d’une manière réaliste de construire son avenir.

Vivre une expérience interculturelle en Suisse

Dans nos sociétés multiculturelles, les compétences interculturelles sont de plus en plus appréciées et valorisées par les employeurs. Vivre une expérience communautaire avec des personnes issues de divers horizons est donc une chance qui permet à des profils juniors de se démarquer par leurs compétences de communication et d’adaptation. Depuis bientôt cent ans, la Fondation

St-Justin accueille des étudiantes et étudiants suisses et étrangers au sein de ses foyers répartis aux quatre coins de la Suisse. Son action repose sur une conviction simple : investir dans l’éducation, le logement et le vivre-ensemble, qui est l’un des leviers les plus puissants pour construire des sociétés plus justes et plus apaisées. Une Fondation presque centenaire au service des étudiants

Fondée en 1927 à Fribourg, St-Justin s’est donné pour mission de démocratiser l’accès à la formation. Elle agit concrètement à travers l’octroi de bourses d’études et la mise à disposition de logements étudiants à loyers modérés dans cinq grandes villes universitaires suisses : Genève, Lausanne, Fribourg, Sion et Zurich. Mais l’action de St-Justin ne se limite pas à un soutien matériel. Ses cités universitaires sont de véritables lieux de vie, où se côtoient des centaines d’étudiantes et d’étudiants de diverses origines culturelles, sociales et religieuses. Ces foyers sont pensés comme des espaces de sécurité, de respect et de dialogue, où l’on apprend à vivre ensemble en parallèle des études académiques.

À l’heure des premiers choix de formation ou du départ du foyer familial, les conditions dans lesquelles on étudie jouent un rôle déterminant : un logement accessible, un environnement stable, la possibilité de se concentrer sur ses études sans inquiétude matérielle excessive. Ces éléments, souvent invisibles, sont pourtant décisifs. Ils sont aussi le fruit d’un engagement collectif, porté depuis des décennies par celles et ceux qui choisissent de soutenir le droit à la formation des générations suivantes.

Former ici, agir ailleurs

La Fondation St-Justin soutient également de nombreux étudiants issus de pays émergents. Chaque année, plus d’une centaine de bourses sont attribuées à des jeunes méritants qui, sans ce soutien, n’auraient pas accès à des conditions de formation dignes. La majorité d’entre eux se forment dans leur pays de résidence. D’autres, issus du Sud global, viennent se spécialiser dans une Haute École suisse avant de retourner dans leur communauté d’origine.

Soutenir un étudiant, ici ou ailleurs, ne se limite pas à un appui ponctuel. C’est un investissement à long terme, dont les effets se déploient bien au-delà de l’individu. Les diplômés accompagnés par la Fondation St-Justin mettent ensuite leurs compétences au service de leur communauté, contribuant au développement local et au renforcement du dialogue interculturel et interreligieux global. Un nouvel élan sous une nouvelle direction Depuis huit mois, la Fondation St-Justin est dirigée par Natacha Roos, première femme à occuper cette fonction. Élue au « Forum des 100 » en 2021, qui distingue les personnalités influentes de Suisse romande, elle est reconnue pour sa capacité à concevoir et à mettre en œuvre des projets innovants à portée sociale et culturelle.

Ces gestes, souvent discrets, transforment un patrimoine en opportunité solidaire d’accès à la formation et s’inscrivent dans une logique de transmission. De même, les dons financiers, les legs ou la mise à disposition de bâtiments dans les centres-villes permettent à St-Justin de créer de nouveaux logements étudiants abordables, renforçant ainsi durablement l’accès à l’éducation et la mixité sociale. Ils illustrent la manière dont un engagement individuel peut avoir un impact durable, bien au-delà de l’instant présent.

Une opportunité pour se rencontrer La Fondation St-Justin a vocation à être un lieu de dialogue et de sociabilité entre générations et cultures. Elle organise régulièrement des événements pour valoriser la contribution et les savoirs de ses étudiants. Prochainement, deux moments d’échange seront organisés à Fribourg :

– Mercredi 22 avril, 19h-19h40 : Juste avec Jarman, agronome syrien, qui nous présentera son projet de jardin participatif

– Jeudi 25 juin, 17h-17h40 : Juste avec Coëvence, qui présentera sa thèse « Le phénomène du père inconnu : enjeux pour la famille malgache »

Riche d’une histoire presque centenaire, la Fondation St-Justin a à cœur de valoriser son patrimoine matériel et immatériel. Pour explorer son lien historique avec la figure de Sainte Rita, la Fondation présente « Sainte Rita, l’incorruptible », une conférence ludique et didactique par Pierre-Do Bourgknecht, ouverte à toutes et tous pour découvrir l’histoire de la sainte des causes désespérées sous un regard contemporain.

logement
le vivre-ensemble est l’un des leviers les plus puissants pour construire des sociétés plus justes et plus apaisées.

À St-Justin, Natacha Roos souhaite impulser un véritable renouvellement en positionnant la Fondation comme un pôle de compétences dédié à l’interculturalité et au vivre-ensemble.

« Tandis que les liens sociaux s’effritent et que certaines sociétés vacillent, nos cités universitaires peuvent devenir des laboratoires vivants du dialogue et de la solidarité », explique-t-elle.

Sa vision repose sur trois axes complémentaires : valoriser la participation de toutes et tous dans la vie de la Fondation, renforcer le dialogue entre étudiants, collaborateurs et donateurs, et développer des projets co-construits qui répondent aux besoins réels des jeunes et des communautés. Elle entend également favoriser des échanges interculturels durables et créer des espaces où la diversité devient une force, un apprentissage collectif et un moteur d’innovation sociale.

Pour Natacha Roos, l’objectif n’est pas seulement d’accompagner les étudiants dans leur parcours académique, mais aussi de leur offrir des conditions de vie et d’échanges qui les préparent à devenir des citoyens engagés, ouverts et solidaires. « St-Justin me donne l’opportunité de transformer une vision en actions concrètes, de relier les talents et les ressources à des projets qui ont un véritable impact sur la vie de milliers de personnes », conclut-elle.

Deux dates sont prévues prochainement : – À Fribourg, jeudi 22 mai, 11h30-12h à la chapelle St-Justin, Rue de Rome 3, 1700 Fribourg

Qu’il prenne la forme d’un soutien ponctuel, d’un engagement durable ou d’une transmission réfléchie, cet accompagnement rappelle qu’un parcours individuel peut, à son tour, devenir une chance pour d’autres, que ce soit par un don, un legs ou la mise à disposition d’un bien immobilier au service de l’éducation. Investir dans l’éducation,

– À Genève, samedi 6 juin, 11h30-12h au foyer St-Justin, Rue du Prieuré 15-17, 1202 Genève Enfin, à la Saint-Justin, le 1er juin, nous vous invitons à venir partager un verre avec nous sur notre site fribourgeois dès 17h30. L’afterwork sera suivi d’une courte visite de la cité St-Justin de Fribourg.

Quand un parcours devient une chance pour d’autres Étudier, s’engager, réussir, transmettre. Depuis bientôt cent ans, la Fondation St-Justin relie les générations entre elles par un même fil : permettre aux jeunes d’accéder à une formation dans des conditions dignes.

Se loger pour étudier : un enjeu décisif en Suisse En Suisse, l’accès à la formation est étroitement lié à la question du logement. Dans les centres urbains, où se concentrent les universités et hautes écoles, la pression immobilière rend l’accès à un logement étudiant particulièrement difficile. La Fondation St-Justin dispose aujourd’hui d’un campus de 440 chambres, réparties sur cinq villes universitaires, et propose des logements abordables aux étudiants suisses et étrangers pour la durée de leurs études. L’objectif de la Fondation est de faire en sorte que l’enjeu immobilier ne soit plus une barrière à l’éducation.

Certaines réponses à cette problématique s’inscrivent dans le temps long. Des bâtiments, parfois hérités ou transmis, peuvent être réinvestis au service de la formation. Transformés en logements étudiants abordables, ils deviennent des lieux de vie et de mixité sociale, au cœur même des villes universitaires, répondant à la fois à la pénurie de logements et au besoin de lien social des jeunes adultes en formation. Ces contributions, qu’il s’agisse de dons financiers, de legs ou de mise à disposition de biens immobiliers, permettent d’ancrer durablement l’éducation comme levier d’émancipation et d’ouverture sur le monde.

Un engagement qui prend des formes multiples Institution d’utilité publique, la Fondation St-Justin finance ses activités grâce à la générosité de ses donateurs. Au fil des ans, différentes formes de soutien se sont développées. Objets précieux, collections ou timbres confiés à la Fondation trouvent de nouveaux propriétaires grâce à la vente aux enchères annuelle organisée chaque octobre à Fribourg. En 2025, les fonds récoltés en une journée ont permis de soutenir trente étudiantes et étudiants pendant une année complète dans leur pays de formation.

Le Conseil de Fondation et la directrice de St-Justin 1er rang (g à dr) : Roland Carrupt, Natacha Roos (directrice), Georges Emery 2ème rang : François Membrez, Darcy Molnar, Antoinette Musard, Françoise Defferard, Michael Rappo, Edgar Jenny (manquent : Charles Morerod, Fouad Bitar, Daniel Känel, Benoît Robyr et Erwin Tanner)
Amandine Membangmi Kofane, boursière
St-Justin, étudiante
ingénierie énergie et environnement.

8 Centres d’orientation et de carrières

Choisir son avenir : panorama des centres cantonaux d’orientation en Suisse

Choisir une voie de formation ou définir un projet professionnel est une étape clé à tout âge de la vie. Que l’on soit élève en fin de scolarité obligatoire, étudiant en quête de clarification, jeune adulte en transition ou professionnel envisageant une reconversion, les questions d’orientation sont au cœur des parcours. En Suisse, les centres cantonaux d’orientation jouent un rôle essentiel pour accompagner ces choix déterminants. Tour d’horizon sur ces centres qui conseillent, orientent et rassurent à travers la Suisse.

OCOSP

L’Office cantonal d’orientation scolaire et professionnelle du canton de Vaud. En partenariat avec les milieux scolaires, institutionnels, professionnels et économiques, l’OCOSP a pour mission d’orienter les usagers grâce à un réseau de spécialistes de l’orientation professionnelle, tout en mettant à disposition des ressources sur les formations, aidant à la prise de décision. Ses prestations d’information sur les études et les professions, ainsi que ses prestations de conseil, collectives ou individuelles, s’adressent aux élèves et à leur famille, aux jeunes en situation de transition ou de formation, ainsi qu’aux adultes, tout au long de la vie.

Rue de la Borde 3D, 1014 Lausanne

+41 21 557 88 99

vd.ch/def/dgep/ocosp

SOC - UNIL

Le service d’orientation et de conseil de l’Université de Lausanne accompagne les étudiants durant leur formation grâce à des conseils, de la documentation, des stages, des ateliers et des publications. Le service d’orientation et carrières délivre des informations sur place, par téléphone, par courriel et sur internet. Il reçoit également pour des entretiens individuels sur rendez-vous, en ligne ou en présentiel. Le service d’orientation et carrières offre aussi aux étudiantes et étudiants des prestations visant à faciliter leur adaptation au milieu universitaire et à optimiser leurs méthodes de travail.

Unicentre - 1015 Lausanne

+41 21 692 21 30

unil.ch/unil/fr/home/menuinst/universite/ organisation-universite/unites-et-services/ service-orientation-et-carrieres

Centre de carrière - EPFL de Lausanne

Le service d’orientation et de conseil de l’EPFL aide au choix des études et soutient l’intégration ou une réorientation. C’est Philippe Ory, ingénieur ayant étudié à l’EPFL, qui a créé ce centre de carrière au sein de l’école en 2006, afin d’aider les étudiants qui le souhaitent à s’informer et à se préparer à leur entrée dans le monde du travail. Les étudiants peuvent ainsi bénéficier de ces services jusqu’à six mois après l’obtention de leur diplôme.

EPFL - École polytechnique fédérale de Lausanne Route Cantonale, 1015 Lausanne

epfl.ch/about/recruiting/fr/centre-de-carriere

Genève (OFPC)

L’Office pour l’orientation, la formation professionnelle et continue du canton de Genève est chargé de l’application de la loi cantonale sur la formation professionnelle, de la loi cantonale sur la formation continue, ainsi que de la loi cantonale sur l’information et l’orientation scolaire et professionnelle. Il participe également aux instances fédérales chargées de la formation professionnelle et de l’orientation, en entretenant des contacts étroits avec les organisations du monde du travail fédérales et cantonales.

Rue Prévost-Martin 6, 1205 Genève +41 22 388 44 00

ge.ch/organisation/direction-generale-officeorientation-formation-professionnelle-continue

Fribourg (OSP)

Le Service de l’orientation professionnelle et de la formation des adultes (SOPFA) du canton de Fribourg offre aux adultes et aux personnes du post-obligatoire des informations et des conseils pour construire leur avenir. Les conseillers en orientation mettent leurs compétences au service des étudiants afin de proposer des entretiens individuels, des tests d’intérêt et de délivrer des informations concernant les professions et les formations.

Centre de carrières de Fribourg

Route des Arsenaux 41, 1701 Fribourg

Centre de carrières de Bulle

Rue de la Léchère 40, 1630 Bulle

www.fr.ch

Jura (COSP)

Le Centre d’orientation scolaire et professionnelle et de psychologie scolaire du canton du Jura propose un accompagnement et un soutien pour l’orientation des scolaires et des étudiants. Les jeunes peuvent consulter des conseillers à tout moment de leur scolarité afin de s’informer sur l’orientation scolaire et professionnelle. Outre le conseil, un portail d’information sur les études et les professions est disponible sur place, ainsi qu’un service de validation des acquis de l’expérience, de gestion de carrière et d’orientation des adultes. Le centre dispose également d’une permanence de conseil en psychologie scolaire.

Centre de Porrentruy : Rue du Banné 23

Centre de Delémont : Route de Bâle 26

Centre de Saignelégier : Rue Bel-Air 5

jura.ch/cos

Neuchâtel (OCOSP)

Le Centre d’orientation professionnelle, universitaire et de carrière du canton de Neuchâtel accueille tout public pour des conseils individuels sur les métiers et les parcours professionnels. Les conseillers en orientation offrent un accompagnement aux élèves qui le souhaitent et renseignent également les parents. Il est également possible de valider son expérience professionnelle grâce à un examen de validation des acquis.

Centre de Neuchâtel : Rue de Tivoli 28

Centre de La Chaux-de-Fonds : Rue du Cygne 8

+41 32 889 69 63

ne.ch/autorites/DFDS/SFPO/orientation/Pages/ Documentation_adresses.aspx

Valais romand (OSP) L’Office d’orientation scolaire et professionnelle du Valais romand est un service public destiné aux jeunes et aux adultes. Il a pour mission de les aider à choisir, en toute connaissance de cause et sous leur propre responsabilité, une voie de formation scolaire, professionnelle ou universitaire, un emploi ou une carrière en accord avec leur personnalité. L’Office guide les personnes dans leur orientation scolaire et professionnelle ainsi que dans leurs choix de carrière, et accompagne celles qui souhaitent concrétiser un projet professionnel grâce à des entretiens de conseil et à des prestations d’information.

Avenue de France 23, 1950 Sion +41 27 606 45 00 vs.ch/web/osp

Brandreport • GEC

Groupement suisse des écoles de commerce

Suivez les cours de nos écoles, appartenant au Groupement Suisse des Écoles de Commerce, pour obtenir :

– Un diplôme de commerce suisse GEC

– Un diplôme d’assistant-e de direction

– Un diplôme de secrétaire comptable

– Un diplôme de secrétaire

– Un diplôme de secrétaire médical-e

Plus d’informations sur www.gec-suisse.ch

Renseignements et inscriptions :

École Bénédict SA

Rue Mme-de-Staël 7-9 1201 Genève +41 22 344 74 54 info@ecole-benedict.ch

École Lémania

Ch. de Préville 3 1003 Lausanne +41 21 320 15 01 info@lemania.ch

École Prévôtoise

Rue Blanche-Terre 20 2740 Moutier +41 32 493 20 33 info@ecole-prevotoise.ch

Centre de Formation et de Placement

Place de la Gare 1b 2035 Corcelles +41 32 753 29 06 contact@cfpneuch.ch

Quand le soutien public élargit l’accès à un master de référence

Academic Program Director du Master in Hospitality Management de l’EHL, René-Ojas Woltering éclaire la place de ce programme dans le paysage de l’enseignement supérieur suisse. Il détaille aussi l’impact du soutien financier de la HES-SO, qui rend désormais cette formation plus accessible aux résidents suisses.*

René-Ojas Woltering, lorsque l’on parle de « l’EHL au sein de l’écosystème de l’enseignement supérieur suisse », qu’est-ce que cela signifie concrètement, au-delà des slogans ?

Concrètement, cela signifie que notre programme s’inscrit pleinement dans le système suisse des hautes écoles spécialisées, notamment au sein du réseau HES-SO. Il respecte les standards académiques nationaux, tant en matière de crédits ECTS que d’assurance qualité. Cette intégration garantit un diplôme reconnu et comparable aux autres masters suisses.

Quels sont aujourd’hui les principaux malentendus autour de l’EHL ?

Deux idées reçues reviennent souvent. La première consiste à voir l’EHL comme une simple école hôtelière, voire de cuisine. Or les compétences que nous enseignons, comme la conception de services, la gestion de l’expérience client, l’analyse opérationnelle ou encore la gestion d’actifs, sont aujourd’hui utilisées bien au-delà de l’hôtellerie, notamment dans la santé, le luxe, les technologies du voyage ou l’immobilier. Si l’on met de côté la question du prix, quel changement réel représente le soutien financier de la HES-SO pour ce master dans le paysage académique suisse ?

Le changement le plus visible concerne évidemment l’accessibilité du programme pour les étudiants

suisses. Grâce au soutien de la HES-SO, un nombre important de places est désormais soutenu financièrement pour les résidents suisses. Cette évolution a un impact direct sur l’accessibilité : des étudiants qui n’auraient pas pu envisager cette formation pour des raisons financières peuvent désormais y accéder. Concrètement, nous observons déjà une augmentation du nombre de candidats très talentueux et fortement motivés.

Pourquoi était-il stratégique de positionner ce programme comme un MSc accrédité HES-SO ?

L’intégration dans le système national d’accréditation suisse constitue avant tout un signal de qualité. Elle signifie que notre programme répond aux mêmes standards que ceux des autres universités suisses. Pour les étudiants, cela présente deux avantages majeurs. Le premier est la portabilité du diplôme. Parce que le programme s’inscrit pleinement dans le cadre de Bologne, les crédits obtenus peuvent être transférés plus facilement vers d’autres institutions en Europe. Le second concerne la lisibilité du diplôme. Une accréditation nationale facilite la reconnaissance

académique, notamment pour ceux qui souhaitent poursuivre en doctorat ou dans d’autres programmes de troisième cycle. Du point de vue des employeurs suisses, cela rend également le programme plus facile à comparer avec d’autres masters proposés dans le pays.

Comment maintenir cette exigence académique alors que la demande augmente ?

L’accessibilité financière entraîne effectivement une hausse du nombre de candidatures. Mais cette augmentation ne pose pas de problème dès lors que les standards de sélection restent élevés, ce qui est le cas. Notre processus d’admission est très structuré. Nous examinons le parcours académique des candidats et tous passent un test en finance et en comptabilité. Lorsque cela est nécessaire, certains suivent un programme préparatoire durant l’été. Nous demandons également des lettres de recommandation issues d’expériences professionnelles ou de stages en entreprise, et chaque candidat passe un entretien avec le comité d’admission. L’objectif est clair : élargir l’accès sans abaisser le niveau d’exigence.

Accademia ArchiCamp

Comment l’intégration au portefeuille HES-SO influence-t-elle la perception du programme auprès des familles, des employeurs et des institutions ? Pour les familles et les employeurs suisses, l’EHL est déjà une institution très connue. Cependant, nos programmes de master restent relativement récents. Le fait d’être pleinement intégré dans le système HES-SO simplifie donc certaines discussions. Cela apporte une validation académique claire et facilite la comparaison avec d’autres programmes suisses. Au niveau institutionnel, cette appartenance favorise également les collaborations, qu’il s’agisse d’initiatives d’enseignement conjointes ou de projets de recherche.

L’EHL reste souvent associée à une vision étroite de l’hospitalité. Comment ce master reflète-t-il l’économie plus large des services et de l’expérience ?

L’hospitalité constitue notre ADN, mais elle représente avant tout un point de départ. Ce secteur enseigne une compétence essentielle : gérer des organisations dont le produit principal est l’expérience vécue par le client. Dans ces environnements, la moindre défaillance de service devient immédiatement visible. À l’EHL, nous partons de ces compétences pour les appliquer à d’autres secteurs où elles sont tout aussi cruciales. Le master propose ainsi plusieurs spécialisations, parmi lesquelles la finance et l’immobilier, la digitalisation centrée sur l’humain, la durabilité et la responsabilité sociale, la gestion de l’expérience dans le luxe, ou encore le management du food et beverage. Ces domaines dépassent largement le cadre traditionnel de l’hôtellerie. Ils appartiennent à ce que l’on appelle aujourd’hui l’économie mondiale de l’expérience, un espace où les compétences développées historiquement dans l’hospitalité offrent un avantage réel. *Voir les conditions d’éligibilité de la Haute École spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) : gs.ehl.edu/en/master-in-hospitality-management-subsidy-fr

diarchitettura

René-Ojas Woltering Academic Program Director du Master in Hospitality Management, EHL

Mécanicienne en devenir

Récompensée par la médaille d’argent aux Championnats des métiers organisés par SwissSkills, Nadia Bonard s’illustre par ses compétences, sa rigueur et son savoir-faire dans une vocation qui la passionne depuis de nombreuses années : celle de mécanicienne en motocycles. À seulement quelques années de la fin de sa formation, elle incarne déjà une nouvelle génération de professionnelles engagées, déterminées et inspirantes dans un univers encore très majoritairement masculin. De son centre de formation professionnelle technique de Petit-Lancy à son apprentissage chez Orange Mécanique KTM à Genève, jusqu’à son tout récent poste de mécanicienne moto chez Genève Moto Center, elle revient pour nous sur son parcours, ses défis, ses réussites et ses ambitions. Rencontre avec une étoile montante de la mécanique des deux-roues.

Vous avez reçu l’année dernière la médaille d’argent lors des Championnats des métiers. Que vous a procuré cette récompense ?

Je dirais que ce n’était pas totalement une victoire à mes yeux, même si cela reste évidemment une immense reconnaissance. Quand on participe à ce genre de compétition, on vise toujours la première place, surtout lorsqu’on sait qu’il n’y a qu’une seule chance de participer. J’avais énormément travaillé, je m’étais beaucoup investie et, forcément, je voulais être la première. Cela dit, cette deuxième place dans ce concours reste une expérience enrichissante, à la fois sur le plan professionnel et émotionnel. La cérémonie de remise des prix était très impressionnante. Nous n’étions pas informés à l’avance des résultats : j’ai donc appris sur place que j’étais médaillée, lors du moment de révélation devant le public. Ce fut très intense pour moi. Nous étions tous très proches en termes de niveau, avec très peu d’écart entre le premier et moi. Il y a eu une légère déception, bien sûr, mais au-delà de cette amertume, c’est surtout beaucoup d’émotions et une très grande fierté d’être arrivée jusque-là. Dans certains cantons, comme Vaud, les candidats ne sont pas automatiquement inscrits. J’ai été sélectionnée à la suite du concours cantonal Genevaskills. C’est notamment grâce à mon professeur principal, Laurent Huguenin, qui m’a poussée dès mes débuts, que j’ai participé à ce concours. J’ai par la suite adoré le challenge, car c’était pour moi l’occasion de montrer ce que je savais faire, mais aussi de me dépasser et de progresser. À la suite de cette récompense et à la fin de ma formation, j’ai d’ailleurs été choisie par SwissSkills pour devenir ambassadrice de mon métier. Je suis aujourd’hui une figure de référence pour représenter la profession de mécanicienne moto en Suisse, ce qui est une grande fierté et une belle responsabilité pour inspirer d’autres jeunes. Comment se tourne-t-on vers le métier de mécanicienne moto ?

Est-ce une vocation pour vous ?

Depuis toute petite, j’ai toujours su que je voulais faire un métier manuel. J’ai besoin de travailler avec mes mains, de comprendre comment les choses fonctionnent, de démonter, de réparer et d’assembler. L’enseignement m’intéressait également, mais le côté très concret du travail manuel m’attirait davantage.

À l’âge de 15 ans, mon papa m’a proposé de m’acheter un scooter ou une moto pour que je puisse me déplacer seule et gagner en autonomie. Je n’ai jamais été très fan des scooters, j’ai donc opté pour la moto, une Derbi Senda essence 50 cm³ d’occasion… qui tombait très souvent en panne. Je passais donc beaucoup de temps à bricoler dessus, dans la cour, à essayer de comprendre d’où venaient les problèmes et comment les résoudre. À cette époque, je m’imaginais plutôt devenir tatoueuse et j’ai, dans cet objectif, tenté d’intégrer une école d’art, mais j’ai hélas été refusée. Ce refus a finalement été un tournant pour moi : je me suis dit que c’était un signe. Je me suis alors lancée dans une formation de mécanicienne moto et, sept ans plus tard, je suis aujourd’hui diplômée et en poste. Je pense que cet attrait, ainsi que cette familiarité avec les outils et le bricolage, me sont venus du métier de mon père, qui est chauffagiste. Enfant, je l’accompagnais souvent sur des interventions, je trouvais son travail fascinant et j’ai, par la force des choses, intégré les codes et les processus de ce métier très technique. Côté formation, j’ai suivi mon cursus dans le canton de Vaud, où j’ai enchaîné différents stages dans des garages. Chaque expérience m’a permis de confirmer que j’étais à ma place dans ce métier.

Quel a été votre parcours scolaire et à quel moment avez-vous eu le déclic pour cette formation ? J’ai commencé ma formation et mon apprentissage à 18 ans en intégrant la filière moto. Ma première année a été très compliquée. Le garage dans lequel j’ai débuté mon apprentissage ne m’a pas suffisamment encadrée. J’étais souvent livrée à moi-même, sans réelle formation, avec beaucoup d’incertitudes et un sentiment de solitude assez pesant.

Cette période a été très difficile moralement, mais j’ai eu la chance d’être soutenue par mon professeur principal, Laurent Huguenin. Il a cru en moi dès le début, m’a encouragée et m’a aidée à trouver un nouveau maître d’apprentissage dans un autre garage. Il n’a jamais cessé de me soutenir, y compris en échangeant avec mon père, devant moi, pour lui dire qu’il voyait en moi un réel potentiel et que je devais absolument poursuivre dans cette voie. J’ai pu rapidement, avec son aide, trouver une autre opportunité dans un garage afin de poursuivre ma formation. Ma famille et mon entourage m’ont également énormément soutenue durant cette période. Sans eux, je pense que j’aurais peut-être abandonné. Aujourd’hui, avec du recul, je me rends compte que cette épreuve m’a aussi permis de gagner en maturité et en détermination.

Comment s’est passé votre accompagnement durant votre formation ?

J’ai eu beaucoup de chance, car l’équipe enseignante était très engagée et investie auprès de tous les élèves. Mes professeurs, et en particulier Laurent Huguenin, mon professeur principal, ainsi que Monsieur Tim Coutherez et Madame Lara Antille, m’ont énormément soutenue et m’ont poussée à donner le meilleur de moi-même. Mon papa a également été un soutien constant.

J’ai aussi eu la chance d’être entourée de camarades de promotion formidables. Nous nous sommes toujours soutenus, entraidés et encouragés mutuellement. Des liens très forts se sont tissés et, aujourd’hui encore, nous sommes restés amis.

Par ailleurs, j’ai fait de belles rencontres marquantes, notamment avec Raphaël Rodrigues, qui a repris en 2021 le garage MRPS Racing en se reconvertissant dans la moto. Je l’ai rencontré lors d’une course d’endurance dans le cadre de ma formation. À l’époque, il préparait son CFC de mécanicien moto en candidat libre, avec l’objectif de se spécialiser et d’accueillir des apprentis. Nous sommes devenus très proches. Son parcours et sa détermination m’inspirent énormément.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?

Paradoxalement, je n’aime pas trop l’inconnu. Lorsque je change de marque, par exemple, je deviens très méticuleuse : j’ai besoin de tout comprendre, de tout maîtriser. Je me suis spécialisée dans des marques comme Harley-Davidson et KTM, qui sont très spécifiques.

Ce que j’aime par-dessus tout, c’est lorsqu’un client amène sa moto dans un mauvais état et que je peux effectuer un entretien complet pour la lui rendre comme neuve. J’aime particulièrement préparer chaque moto avec précision, en intégrant les accessoires adaptés aux attentes de chaque client, afin de leur livrer la moto de leurs rêves. Voir les yeux des clients briller lorsqu’ils récupèrent leur moto est extrêmement gratifiant. C’est ce sentiment de satisfaction, à la fois personnelle et partagée, qui me motive au quotidien.

Comment avez-vous décroché votre premier emploi de mécanicienne moto ? À la suite de la fin de mon apprentissage, que j’avais effectué au garage Orange Mécanique à Genève, j’ai poursuivi mon activité au sein de ce même garage. Malheureusement, l’entreprise a dû fermer pour des raisons financières, mettant brutalement fin à cette aventure.

J’ai donc dû chercher un nouveau poste dans la région. Tout récemment, à la mi-janvier, j’ai signé un contrat dans un nouveau garage genevois. Grâce à mes connaissances et à mon expérience sur la marque KTM, j’ai d’abord été engagée en stage, avant d’être reconduite en contrat à durée indéterminée. C’est à la fois une chance et une très belle opportunité de carrière pour moi. Je suis heureuse de pouvoir continuer à travailler sur des marques que j’aime, tout en découvrant d’autres constructeurs et en développant mes compétences en multimarques. J’apprends tous les jours, et c’est très stimulant. Comment évoluez-vous dans ce métier très masculin en tant que femme ?

Je suis souvent la seule femme dans le garage. Dans tout le canton de Genève, nous n’étions que quatre femmes diplômées mécaniciennes moto, et deux d’entre elles ont déjà changé de voie. Les femmes sont encore très rares dans ce milieu, et peu sont réellement encouragées à y rester, ce qui est dommage. Personnellement, je suis habituée à travailler avec des hommes et j’aime évoluer aux côtés de collègues qui partagent la même passion pour la moto que moi. Il faut cependant avoir un caractère bien affirmé, voire « de merde », être très déterminée, concentrée et méticuleuse pour s’imposer dans ce milieu où les préjugés subsistent.

Quelles sont vos ambitions professionnelles pour la suite ?

À court terme, je n’ai pas de plan très précis. Je me laisse porter et je vis pleinement de ma passion, c’est ce qui m’anime aujourd’hui. J’ai tendance à changer souvent de projets. L’année dernière, par exemple, je souhaitais m’engager dans l’armée comme conductrice d’engins, une idée qui me séduisait beaucoup.

Puis, à la suite d’une chute à moto sur un circuit, j’ai eu un véritable coup de foudre pour celui qui est devenu mon compagnon. Il vit en France, ce qui rend certains projets moins compatibles pour le moment, comme l’armée (rires). Je préfère donc ne pas trop me projeter et vivre au jour le jour.

Quelles missions appréciez-vous particulièrement dans votre métier ?

J’aime nettoyer les motos, les rendre impeccables avant de les restituer aux clients. C’est un travail minutieux, qui demande du temps et de la patience. J’aime aussi être mise en difficulté, devoir chercher, investiguer, comprendre des pannes complexes, notamment lorsqu’il s’agit de nouvelles marques. Au garage, les prestations les plus demandées restent le montage de pneus et les vidanges. Ce sont des tâches moins complexes, chronophages, mais qui restent indispensables. Elles font pleinement partie du métier.

Que peut-on vous souhaiter pour l’avenir ?

Peut-être de réussir à me décider sur ce que j’ai vraiment envie de faire (rires). Honnêtement, je ne pense pas qu’on puisse me souhaiter grand-chose de plus, car j’ai déjà beaucoup. J’aimerais un jour ouvrir moi aussi mon propre garage, je suis convaincue que ma clientèle me suivra.

Si je devais donner un conseil aux jeunes qui hésitent à se lancer dans un métier manuel, je leur dirais de le faire par réelle passion. Si l’on veut réellement quelque chose, il faut suivre ses rêves, même lorsque tout le monde pense que c’est impossible. La clé est de croire en soi et de ne jamais abandonner. Faire ce que l’on aime est, selon moi, la clé de l’épanouissement professionnel.

Interview Alix Senault Image màd
Nadia Bonard
Laurent Huguenin & Nadia Bonard

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BFH • Brandreport

À Bienne, sont formés les ingénieur-e-s qui inventeront les technologies de demain

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Aymeric Niederhauser

Responsable de la filière mécatronique et ingénierie des systèmes (Ing. médicale, Robotique, Ing. horlogère et microtechnique)

Àla Haute école spécialisée bernoise (BFH) à Bienne, le Bachelor en Mécatronique et ingénierie des systèmes ouvre la voie aux technologies de demain, de l’ingénierie médicale à la robotique, en passant par l’ingénierie horlogère et microtechnique, au cœur d’une formation interdisciplinaire proche de l’industrie.

Aymeric Niederhauser, vous dirigez le Bachelor en Mécatronique et ingénierie des systèmes à la BFH. Pourquoi des formations d’ingénierie interdisciplinaires comme celle-ci sont-elles aujourd’hui plus importantes que jamais ? Aujourd’hui, les grandes innovations naissent rarement dans une seule discipline. Les technologies qui façonnent notre quotidien, qu’il s’agisse de robots, de dispositifs médicaux ou de systèmes horlogers novateurs, sont toujours le fruit de la rencontre entre différentes disciplines, comme par exemple la mécanique, l’électronique et l’informatique.

Former des ingénieur e s capables de naviguer entre ces mondes est donc essentiel. À la BFH, les étudiant e s reçoivent une base solide et interdisciplinaire, puis la possibilité de développer leur propre spécialisation (orientation). Cette combinaison leur permet non seulement de comprendre les systèmes complexes, mais aussi d’imaginer et de créer les technologies de demain. Pour l’industrie suisse, ces profils sont particulièrement précieux, car ils apportent une vision globale et la capacité de transformer des idées en innovations concrètes.

Qu’est-ce qui distingue le Bachelor en Mécatronique et ingénierie des systèmes de la BFH des formations d’ingénierie plus classiques ? Ce qui distingue vraiment ce Bachelor, c’est la liberté accordée aux étudiant e s pour construire

leur propre profil d’ingénieur e. La formation repose sur une base solide en mécanique, électronique et informatique : les trois piliers de la mécatronique, mais elle ne s’arrête pas là.

Les étudiant e s peuvent progressivement orienter leur parcours selon leurs intérêts : approfondir davantage un domaine technique, puis choisir une orientation comme l’ingénierie médicale, la robotique ou l’ingénierie horlogère et microtechnique. Ils peuvent même combiner ces domaines pour créer un profil unique.

Au fond, l’objectif n’est pas de former des ingénieur e s « standardisés », mais des profils capables de naviguer entre plusieurs disciplines et de trouver leur propre voie dans un monde technologique en constante évolution

Vous êtes en contact étroit avec l’industrie et les étudiant·e·s.

Comment vous assurez-vous ue la formation reste toujours au plus près des évolutions technologiques ? J’ai moi-même suivi la voie de la formation professionnelle avant de poursuivre avec une haute école et l’université, et j’ai également travaillé dans l’industrie. Cela me permet de garder un pied dans chacun de ces deux mondes, celui de la formation et celui de la réalité professionnelle. À la BFH, ce lien est cultivé en permanence. Les étudiant e s travaillent régulièrement sur des projets concrets avec des entreprises, ce qui leur permet de se confronter très tôt à des défis réels. Ils ne travaillent donc pas sur des cas fictifs, mais sur des problématiques réelles, avec les contraintes, les exigences, les incertitudes et les ambitions que cela implique.

Mais rester proche de l’innovation demande aussi de savoir se remettre en question. Les compétences que nous transmettons sont régulièrement analysées afin d’identifier les nouvelles compétences à intégrer. Cette dynamique nous permet de faire évoluer la formation en permanence, pour qu’elle reste alignée avec un monde technologique qui change à une vitesse impressionnante.

L’IA transforme actuellement de nombreux secteurs technologiques. Quel rôle joue l’IA aujourd’hui dans votre filière et comment préparez-vous les étudiant·e·s à ces évolutions ?

L’intelligence artificielle est à la fois une opportunité extraordinaire et un vrai défi pour la formation. Elle peut donner l’impression que l’on peut aller plus vite, voire sauter certaines étapes de l’apprentissage. Mais en ingénierie, la véritable compétence se construit progressivement : mémoriser, comprendre, appliquer, analyser, évaluer... jusqu’à pouvoir concevoir et créer.

C’est précisément là que se situe l’enjeu. Les ingénieur e s doivent être capables d’évaluer si une solution proposée par une IA ou par un humain est réellement pertinente, fiable et responsable. Et cette capacité ne s’improvise pas : elle repose sur des bases scientifiques et techniques solides.

Le rôle de la formation n’est donc pas seulement d’apprendre aux étudiant e s à utiliser l’IA, mais de leur donner les compétences qui leur permettront de la questionner, de la challenger et, au final, de décider. Car dans l’ingénierie, la responsabilité du jugement reste humaine. Autrement dit, l’IA peut amplifier l’intelligence humaine mais seulement si les fondations sont solides.

Avec la nouvelle orientation en ingénierie horlogère et microtechnique, la BFH renoue également avec l’histoire industrielle de la région biennoise. Quelles opportunités cette spécialisation ouvre-t-elle aux étudiant·e·s ?

Cette nouvelle orientation est particulièrement importante, car elle reconnecte la formation avec une tradition industrielle profondément ancrée dans la région biennoise. Même si le mot microtechnique avait disparu du nom de la filière il y a quelques années, cette expertise n’a jamais cessé d’exister et est aujourd’hui replacée pleinement au cœur de la formation.

Grâce à la collaboration avec la HE-Arc, un véritable pont est créé entre la Suisse romande et la Suisse alémanique. Concrètement, cela ouvre aux étudiant e s un accès unique en Suisse à des compétences clés de l’ingénierie horlogère et microtechnique, dans un environnement directement connecté à l’industrie.

Et à Bienne, cela prend tout son sens. La ville reste aujourd’hui l’un des centres mondiaux de l’horlogerie, avec des marques emblématiques reconnues dans le monde entier. Pour les étudiant e s, cela signifie apprendre là où l’histoire, le savoir-faire et l’innovation continuent de se rencontrer et participer à écrire la prochaine génération de technologies horlogères et microtechniques.

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Quelles perspectives professionnelles s’ouvrent aux diplômé·e·s de votre filière et quel conseil donneriez-vous aux jeunes qui envisagent des études d’ingénierie ?

Les perspectives professionnelles sont extrêmement larges, car la mécatronique se situe précisément à la croisée de plusieurs disciplines. Nos diplômé e s peuvent travailler dans des domaines très variés : développement de produits, systèmes embarqués, robotique, ingénierie médicale ou encore microtechnique, industrie de pointe, …

Cette formation interdisciplinaire ouvre de nombreuses portes. La filière en mécatronique et ingénierie des systèmes, en particulier, n’enferme pas dans un domaine précis, au contraire, c’est un véritable tremplin. Elle offre une base solide qui permet de s’adapter et d’évoluer tout au long de sa carrière dans un monde technologique en constante transformation.

Aux jeunes qui hésitent encore, je dirais simplement : si les technologies vous intriguent, foncez.

L’ingénierie est l’un des rares domaines où l’on peut à la fois comprendre le monde qui nous entoure et participer activement à inventer celui de demain.

Plus d’informations sur bfh.ch/ingenierie-systemes

Les formations horlogères, une filière d’excellence et d’avenir

Dans l’Arc jurassien et plus largement en Suisse romande, l’horlogerie demeure l’un des piliers de l’économie industrielle. Si les montres suisses continuent de séduire les marchés internationaux, ce succès repose avant tout sur des savoir-faire uniques et sur une filière de formation particulièrement solide. Parmi les parcours les plus recherchés figurent les métiers de la microtechnique, des formations qui ouvrent les portes de nombreux métiers au sein des manufactures. Témoignage avec Tiago Da Silva Santos, Watch Habillage Technical Development Manager chez Bulgari Horlogerie SA, qui illustre la richesse de ces parcours professionnels. Les trois CFC du domaine microtechnique –Dessinateur.trice en construction microtechnique CFC, Micromécanicien.ne CFC et Qualiticien.ne en microtechnique CFC - constituent des formations importantes de l’industrie horlogère. Ces métiers reposent sur un tronc commun microtechnique. Dès la première année, les apprentis acquièrent des bases communes en micromécanique, en dessin technique et en métrologie. La formation reste ensuite en grande partie transversale, avec une spécialisation progressive selon le métier choisi au fil de l’apprentissage. À la croisée de la mécanique, de la conception et de l’innovation, ces différents rôles occupent des places stratégiques dans le développement des nouveaux modèles.

Pour les jeunes passionnés de mécanique fine, ces voies représentent d’excellentes portes d’entrée dans l’univers des manufactures. Elles permettent de développer des compétences techniques pointues tout en s’immergeant rapidement dans la réalité industrielle.

C’est précisément l’un de ces parcours qu’a choisi Tiago Da Silva Santos. « J’ai rejoint l’horlogerie par l’apprentissage, avec un CFC de dessinateur en construction microtechnique. Très vite, j’ai compris que cette formation me permettait d’allier plusieurs passions : la mécanique, la conception et même une certaine dimension architecturale », explique-t-il.

L’apprentissage, un modèle suisse reconnu L’une des particularités du système de formation suisse réside dans l’importance accordée à l’apprentissage dual. Les jeunes alternent entre école professionnelle et immersion en entreprise, ce qui leur permet d’acquérir rapidement une expérience concrète du métier.

Pour Tiago Da Silva Santos, cette immersion a été déterminante. « La filière d’apprentissage en Suisse est incroyable. Elle permet de prendre des responsabilités très tôt et d’évoluer dans un environnement professionnel entouré de personnes expérimentées. On apprend énormément sur le terrain en pratiquant. » Durant sa formation, il a notamment bénéficié de l’accompagnement d’un formateur en entreprise, une figure clé dans la transmission des savoir-faire. Aujourd’hui, il perpétue à son tour cette tradition en formant de nouveaux apprentis au sein de son équipe.

« Je n’ai jamais eu réellement le sentiment d’être simplement un apprenti. On m’a très rapidement confié des responsabilités et cela permet de gagner en confiance et en compétences », souligne-t-il.

Se former tout au long de sa carrière

Si le CFC constitue une base solide, de nombreux professionnels choisissent ensuite de poursuivre leur formation afin d’élargir leurs compétences et accéder à davantage de responsabilités. C’est le chemin emprunté par Tiago Da Silva Santos. Après son apprentissage, il a complété son parcours par une formation de technicien en conception horlogère au sein d’une école supérieure, avant de suivre un diplôme de chef de projet.

« Le CFC peut parfois nous cantonner à un rôle très spécifique. J’avais envie d’aller plus loin, de développer mes compétences et de prendre davantage de responsabilités », explique-t-il.

Cette formation complémentaire lui a notamment permis d’évoluer vers des fonctions de gestion de projets et de développement technique au sein de la manufacture Bulgari, où il travaille depuis plus de douze ans.

Une passion qui se transmet Pour de nombreux professionnels du secteur, l’horlogerie est bien plus qu’un simple métier : c’est une véritable passion. Dans le cas de Tiago Da Silva Santos, cet intérêt trouve même ses racines dans son environnement familial.

« J’ai toujours été passionné par la mécanique. Les portes ouvertes de l’école technique de ma région m’ont permis de découvrir l’univers de l’horlogerie et j’ai immédiatement compris que ce métier correspondait parfaitement à mes centres d’intérêt. »

Ce lien entre passion et profession reste l’une des caractéristiques fortes de l’industrie horlogère, où la précision technique se mêle souvent à une dimension artisanale et artistique.

Un secteur qui continue d’attirer les jeunes

Malgré les transformations économiques et technologiques, la filière horlogère conserve un

fort pouvoir d’attraction. Selon Tiago Da Silva Santos, les nouvelles générations redécouvrent progressivement l’intérêt pour ces métiers.

« On entend parfois dire que les jeunes se détournent des métiers techniques, mais je constate plutôt un véritable retour d’intérêt pour l’horlogerie. Les codes ont évolué et la mécanique continue de fasciner. »

Les métiers d’art, le travail manuel et la précision du savoir-faire horloger séduisent notamment une clientèle plus jeune, mais aussi de nouveaux talents désireux de s’investir dans cette industrie.

Encourager les vocations

Pour répondre aux besoins du secteur, les entreprises multiplient les initiatives afin d’attirer de nouveaux talents. Certaines manufactures créent même leurs propres écoles en interne pour former les futurs professionnels.

« Aujourd’hui, les entreprises ouvrent beaucoup plus facilement leurs portes aux jeunes. Il ne faut pas hésiter à venir découvrir les métiers, participer à des salons des métiers ou visiter des manufactures. C’est souvent en voyant concrètement le travail que naît la vocation », explique Tiago Da Silva Santos.

Son conseil aux jeunes reste simple : oser franchir le pas et s’immerger dans cet univers. « Il faut venir essayer et se laisser porter par la découverte. L’horlogerie offre un environnement de travail passionnant et de nombreuses opportunités d’évolution. »

À l’heure où l’industrie suisse cherche à renouveler ses talents, les formations horlogères et les CFC spécialisés apparaissent plus que jamais comme des passerelles vers des carrières riches et stimulantes.

Texte Alix Senault

Tiago Da Silva Santos Watch Habillage Technical Development Manager, Bulgari Horlogerie SA

Les langues, un levier stratégique pour les carrières de demain

À l’heure où l’intelligence artificielle transforme profondément le monde du travail, une idée reçue persiste : celle selon laquelle la technologie pourrait remplacer les compétences linguistiques. Pourtant, c’est tout l’inverse qui se produit ! Si l’IA est capable de traduire des mots en quelques secondes, elle ne remplace ni la capacité à créer de la confiance, ni à comprendre les nuances culturelles, ni à convaincre ou à créer du lien. Dans un environnement de plus en plus automatisé, la communication humaine et la pratique d’une langue vivante sont de plus en plus valorisées et deviennent un atout incontournable pour performer dans le monde professionnel.

Aujourd’hui, même les entreprises locales évoluent dans des écosystèmes internationaux et multiculturels. Les échanges dépassent les frontières, les équipes sont hybrides, les clients viennent d’horizons variés. Dans ce contexte, la maîtrise des langues n’est plus un simple atout : elle devient un levier essentiel pour évoluer, collaborer et saisir des opportunités.

Car les trajectoires professionnelles ne reposent pas uniquement sur des compétences techniques. Elles se construisent aussi, et surtout, à travers les relations que l’on développe au fil du temps : avec des clients, des partenaires ou des collègues.

Créer du lien, instaurer la confiance et développer un réseau dans plusieurs langues ouvrent ainsi des portes que les compétences techniques seules ne suffisent pas à franchir. Les langues ne sont pas seulement un outil : elles sont un véritable accélérateur de carrière !

La richesse du multilinguisme En Suisse, ce multilinguisme est une richesse naturelle. Pourtant, il reste encore souvent sous-exploité. Trop souvent, l’apprentissage des langues est perçu comme académique, déconnecté des réalités professionnelles. Or, une langue ne s’apprend pas uniquement dans les livres : elle se développe par la pratique, l’interaction, l’expérimentation. C’est en l’utilisant dans des contextes concrets qu’elle devient un véritable atout. C’est précisément dans cette perspective que s’inscrit Proper Languages. L’entreprise propose une approche résolument différente de l’apprentissage linguistique, centrée sur les besoins réels et les objectifs professionnels de chacun, certains visent une maîtrise complète, d’autres des compétences plus ciblées selon leurs besoins. Son positionnement est clair : une langue n’est pas une fin en soi, mais un outil au service d’une trajectoire professionnelle.

Le nom même de Proper Languages reflète cette philosophie : « Pro » pour professionnel, « Per » pour personnalisé. Chaque parcours est ainsi pensé sur mesure. Certains apprenants visent une maîtrise complète, tandis que d’autres cherchent à développer des compétences spécifiques pour évoluer dans leur rôle ou accéder à de nouvelles responsabilités. L’enjeu n’est plus d’apprendre davantage, mais d’apprendre l’essentiel, au bon moment.

Ouvrir des portes sur le marché du travail

Cette approche pragmatique et ciblée répond directement aux attentes du marché du travail. Elle permet aux jeunes, ainsi qu’à leurs familles, souvent impliquées dans les choix

d’orientation, de mieux comprendre l’utilité concrète des langues dans une carrière. Apprendre une langue devient alors un investissement stratégique, aligné avec des objectifs professionnels clairs. Grâce à des formateurs spécialisés dans l’apprentissage linguistique professionnel et dans les vocabulaires métiers, les élèves ont la possibilité de répondre précisément à leurs objectifs d’apprentissage. Les professeurs ont une grande connaissance du monde de l’entreprise et de la pratique « business », ce qui en fait une vraie plus-value. Proper Languages propose également des interventions spécifiques pour des projets à court terme, comme la préparation à un entretien d’embauche ou une présentation professionnelle.

Au-delà des compétences, apprendre une langue joue également un rôle clé dans le développement personnel. Cela renforce la confiance en soi, favorise l’ouverture d’esprit et permet de mieux appréhender la diversité culturelle. Autant de qualités devenues indispensables dans un monde du travail en constante mutation.

Pour des langues vraiment vivantes !

Proper Languages s’inscrit ainsi dans une vision moderne de la formation : une approche vivante, interactive et orientée résultats. Une langue ne se limite pas à des règles grammaticales ou à du vocabulaire. Elle se vit, se pratique et s’expérimente au travers d’échanges, de rencontres et de situations réelles. C’est dans l’usage concret qu’elle prend tout son sens et qu’elle devient un véritable levier de réussite. À l’heure où les carrières sont de moins en moins linéaires et de plus en plus internationales, les compétences linguistiques apparaissent de ce fait comme un socle durable. Comprendre, créer du lien et convaincre dans plusieurs langues resteront au cœur des parcours professionnels de demain. Bien plus qu’un simple apprentissage nécessaire, la connaissance, le renforcement et la pratique d’une langue sont des atouts incontournables dans le monde professionnel d’aujourd’hui et permettent de faire la différence et de gagner en confiance jour après jour. Faites confiance à Proper Languages pour mesurer l’étendue de vos progrès !

Plus d’informations sur properlanguages.ch

Proper Languages opens doors !

DFormer sans exclure : repenser les parcours pour ancrer les jeunes

ans un contexte de mutations économiques, technologiques et sociétales accélérées, la question de l’insertion professionnelle des jeunes n’a jamais été aussi stratégique. Entre pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs, inadéquation des compétences et fragilisation de certains parcours, un constat s’impose : il ne suffit plus de former, il faut former autrement. L’inclusivité des dispositifs de formation apparaît aujourd’hui comme un levier essentiel pour permettre à chaque jeune, quel que soit son parcours, d’accéder à une qualification, puis à un métier porteur de sens.

Le modèle traditionnel, basé sur un enchaînement linéaire école - diplôme - emploi, ne correspond plus à la réalité des trajectoires contemporaines. Les parcours sont désormais pluriels, parfois discontinus, souvent hybrides. Certains jeunes s’épanouissent dans des voies académiques longues, tandis que d’autres trouvent leur place dans des formations plus concrètes, ancrées dans la pratique.

Face à cette diversité, les systèmes de formation évoluent pour proposer davantage de flexibilité. Les passerelles entre filières se multiplient, permettant par exemple de rejoindre une formation supérieure après un apprentissage, ou de revenir en formation après une première expérience professionnelle. Cette porosité est essentielle : elle valorise les compétences acquises, évite les impasses et redonne des perspectives à ceux qui se sont éloignés du système initial.

L’apprentissage en alternance, en particulier, s’impose comme un modèle d’équilibre. En combinant immersion en entreprise et enseignement théorique, il favorise une insertion rapide tout en maintenant des possibilités d’évolution. Il permet aussi de redonner du sens à l’apprentissage en le connectant directement aux réalités du terrain.

Inclure tous les profils : un enjeu d’équité

L’inclusivité des formations ne se limite pas à leur architecture. Elle repose aussi sur la capacité à accueillir des profils variés et à lever les obstacles qui freinent l’accès à la qualification. Car tous les jeunes ne disposent pas des mêmes ressources, ni des mêmes conditions pour réussir.

Les jeunes en décrochage scolaire, par exemple, nécessitent un accompagnement spécifique pour retrouver confiance et motivation. Les personnes en situation de handicap doivent pouvoir bénéficier d’aménagements adaptés. Certains jeunes peuvent avoir besoin d’un soutien linguistique supplémentaire. Quant aux profils dits « atypiques », ils demandent souvent des approches pédagogiques plus individualisées.

Pour répondre à ces enjeux, de nombreux dispositifs se développent : classes de transition, programmes de préapprentissage, mentorat, coaching personnalisé, ou encore formations modulaires permettant d’avancer à son rythme. Ces approches reconnaissent une réalité fondamentale : l’égalité des chances ne passe pas par des solutions uniformes, mais par des réponses adaptées à chaque situation.

Cette inclusivité est aussi bénéfique pour les entreprises. En élargissant le vivier de talents, elles accèdent à des profils diversifiés, souvent porteurs de compétences et de perspectives nouvelles. La diversité devient alors un facteur d’innovation et de performance.

Des compétences au cœur des parcours Autre évolution majeure : le glissement d’une logique de diplôme vers une logique de compétences. Si les titres restent importants, ils ne suffisent plus à eux seuls à refléter la réalité des savoir-faire. Les employeurs

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s’intéressent de plus en plus aux compétences concrètes, aux capacités d’adaptation et aux soft skills.

Dans ce contexte, de nouveaux formats émergent : certifications professionnelles, validations des acquis de l’expérience, micro-certifications ou badges numériques. Ces outils permettent de reconnaître des compétences acquises en dehors des parcours classiques, qu’elles soient issues d’une expérience professionnelle, d’un engagement associatif ou d’un apprentissage informel.

Cette reconnaissance élargie favorise des trajectoires plus ouvertes. Elle permet aussi de sécuriser les transitions professionnelles, dans un monde où les carrières sont de moins en moins linéaires. Pour les jeunes, c’est une manière de construire progressivement leur employabilité, en capitalisant sur chaque expérience.

Renforcer les liens entre formation et monde professionnel L’un des enjeux majeurs reste la connexion entre les formations et les besoins du marché du travail. Trop souvent, un décalage persiste entre les compétences enseignées et celles attendues par les entreprises. Pour y remédier, les collaborations se renforcent.

Les entreprises sont de plus en plus impliquées dans la conception des programmes, l’accueil d’apprentis ou la mise en place de stages. Certaines développent même leurs propres académies internes. Cette co-construction permet d’adapter les contenus aux réalités du terrain et d’anticiper les évolutions des métiers. Parallèlement, les formateurs intègrent davantage de mises en situation concrètes, de projets collaboratifs et d’outils numériques.

L’objectif est de préparer les jeunes à des environnements de travail complexes, où l’autonomie, la collaboration et la capacité d’apprentissage continu sont essentielles.

Vers une culture de l’apprentissage

Au-delà de l’insertion des jeunes, c’est toute la conception de la formation qui évolue. L’idée d’un apprentissage concentré en début de vie laisse place à une logique continue. Se former, se reconvertir, actualiser ses compétences deviennent des impératifs tout au long de la carrière.

Dans cette perspective, l’inclusivité prend une dimension encore plus large. Elle ne concerne plus seulement l’accès initial à la formation, mais la capacité de chacun à évoluer dans un environnement en perpétuel changement. Les dispositifs doivent donc être accessibles, flexibles et adaptés à des publics variés, quel que soit leur âge ou leur parcours.

Un enjeu de société

Favoriser l’inclusivité des formations, ce n’est pas seulement répondre à un besoin économique. C’est aussi un enjeu social et humain. Permettre à chaque jeune de trouver sa voie, de développer ses compétences et de s’insérer durablement dans le monde du travail, c’est renforcer la cohésion sociale et réduire les inégalités.

C’est aussi donner du sens aux parcours, en valorisant les aspirations individuelles et en reconnaissant la richesse des trajectoires. Dans un monde en quête de repères, cette capacité à construire des chemins ouverts, évolutifs et inclusifs apparaît comme une condition essentielle d’un avenir durable.

Former sans exclure, en somme, c’est faire le choix d’une société qui croit en ses talents.

Texte Alix Senault

Comment serait le monde si les enfants

aussi participaient aux décisions ?

Week-end de fête ! Le Théâtre Am Stram Gram propose une Agora intergénérationnelle fin mars. Ensemble, on imagine comment serait le monde si les enfants aussi participaient aux décisions.

« Et si les enfants avaient le droit de vote ? » est une question d’aujourd’hui. Des ouvrages paraissent sur le sujet, des expert·es s’en emparent. On en entend parler à la radio, dans les journaux. C’est une questionutopie qui permet de repenser profondément notre rapport à l’enfance. Une belle occasion de prendre la poudre d’escampette de notre organisation sociale. Et les enfants, qu’en pensent-ils·elles ? Veulent-ils·elles participer, et si oui, comment ? Ateliers, spectacles, échanges ludiques et participatifs… Trois jours rythmés, festifs, pour toutes les générations !

Focus sur Ambre et Le spectacle qui écoute enfin la parole des enfants

Performance ludique créée par Hinde Kaddour, Ambre est un voyage au cœur de la créativité politique des enfants, pour le public de 8 à 108 ans. C’est aussi un pari, celui de penser que les enfants pourraient avoir leur mot à dire sur l’organisation de la société. Ludique et participatif, le spectacle place les enfants du public au centre. Aux côtés d’une petite fille, Ambre, et de Marion

Cuerq, spécialiste des droits des enfants, on joue. On écoute les histoires et les idées renversantes d’enfants des quatre coins du monde. À la croisée du jeu, du portrait et du documentaire, une performance collective !

Mis en scène par Lola Giouse, Le spectacle qui écoute enfin la parole des enfants (de 8 à 108 ans) pose son regard sur la parole franche et inventive des enfants. C’est l’histoire d’une petite fille qui préfère se taire. C’est l’histoire de son geste radical, sur une scène de théâtre, face à deux adultes et un public. Une création joyeuse sur le silence de celles et ceux qui n’ont pas voix au chapitre, à table, à l’école, pas de voix électorale et pas vraiment non plus la voie libre pour s’inventer un futur.

Une foule d’activités pour petit·es et grand·es

Outre ces deux spectacles, participez par exemple à un atelier graphique avec Clémentine Beauvais, dès deux ans, pour commencer, en douceur, à parler politique (dimanche 29 mars à 16h). Vous pourrez vous délecter d’un goûter-concert avec Mathieu Delamarre et Blandine Robin : brioche, guitares et chansons (samedi 28 mars à 16h30), ou rencontrer les élèves de l’école La Découverte autour de leur nouvelle société scolaire (dimanche 29 mars à 11h).

Tout au long du week-end, l’exposition Aventures philo-graphiques pour repenser le monde du Canard des enfants-philosophes est également en libre accès. Ici, ce sont les enfants qui pensent, questionnent, débattent et dessinent leurs idées.

Du 27 au 29 mars au Théâtre Am Stram Gram Route de Frontenex 56, 1207 Genève Programme détaillé disponible sur amstramgram.ch

Troubles DYS : quand l’accompagnement change un parcours !

Les troubles DYS (dyslexie, dyscalculie, dyspraxie) sont des handicaps invisibles qui peuvent fragiliser les parcours scolaires et de formation de nombreux jeunes. Pourtant, ils ne définissent pas leur avenir. Avec un accompagnement adapté et des stratégies efficaces, ces jeunes peuvent réussir leur formation et accéder au métier de leur choix quelle que soit la voie choisie, professionnelle ou académique. Chaque jour, Mathilde Goumaz et son équipe s’engagent pour transformer les obstacles en leviers de réussite. Rencontre.

Mathilde Goumaz, qui sont les jeunes concernés et comment comprendre leur fonctionnement ?

Les jeunes concernés présentent une neurodiversité, notamment les troubles DYS, le TDAH ou le TSA. Leur fonctionnement cognitif diffère de celui attendu dans les parcours scolaires et de formation classiques. Les neurosciences ont aujourd’hui permis de mieux comprendre ces profils d’apprentissage atypiques. Leur intelligence est pleinement préservée, parfois même supérieure à la moyenne. Ces jeunes possèdent de réelles compétences et un fort potentiel. Leurs difficultés durant les apprentissages s’expliquent avant tout par des particularités neurodéveloppementales qui influencent le traitement de l’information, l’automatisation de certaines fonctions cognitives et le rythme d’acquisition des compétences fondamentales.

Comment ces difficultés impactent-elles le parcours de formation ?

Les plans de formation, à l’école comme en formation professionnelle, sont conçus pour répondre aux besoins de la majorité des élèves dont les apprentissages se déroulent sans difficulté particulière. Pour les jeunes présentant des besoins spécifiques, un décalage peut apparaître entre leurs modes d’apprentissage et les modalités d’enseignement ou d’évaluation proposées. Les résultats insuffisants que l’on interprète généralement comme un échec reflètent souvent ce

décalage, et non un manque de capacité ou de potentiel. D’ailleurs, la loi sur la formation professionnelle prévoit une certaine flexibilité de parcours afin de leur permettre d’apprendre à leur rythme.

Il est grand temps de changer notre vision de société sur ces jeunes : tout est possible. Malgré le constat d’évaluations insuffisantes, le potentiel est toujours là. Il s’agit avant tout, de comprendre comment l’exploiter pleinement et mettre en place ce qu’il faut pour leur donner la possibilité d’y arriver. Quelles solutions existent ?

Certains jeunes ont besoin d’un accompagnement spécifique et régulier pour renforcer leurs compétences, gagner en autonomie et aborder sereinement leur formation au secondaire II, académique ou duale. Quand le parcours scolaire de son enfant devient un véritable combat, il est primordial pour les parents de pouvoir s’appuyer sur un soutien fiable qui sécurise la continuité du parcours.

C’est précisément la mission de notre centre de formation Proactif.ch, présent dans les cantons de Vaud et Genève. Nous proposons un accompagnement personnalisé, sur mesure, qui s’adapte à chaque situation. Appuis ciblés, outils d’apprentissage adaptés, remises à niveau, méthodes organisationnelles et coaching : tout est mis en place pour soutenir les apprentissages, favoriser la coordination avec les équipes encadrantes, veiller à la mise en œuvre des aménagements nécessaires dans les écoles professionnelles et renforcer la confiance des jeunes.

Qui paie pour ces accompagnements ? Il est essentiel de se renseigner sur les aides existantes, qu’elles soient cantonales ou fédérales, et d’entreprendre les démarches suffisamment tôt, idéalement dès la 10e année scolaire. Un accompagnement précoce permet souvent d’éviter que les difficultés au moment de l’entrée en formation post-obligatoire ne deviennent trop pénalisantes.

Certaines prestations peuvent être prises en charge par l’Assurance Invalidité (AI) dans le cadre de mesures visant à soutenir l’insertion des jeunes présentant un problème de santé susceptible de compromettre la formation ou l’accès à l’emploi, notamment en cas de troubles des apprentissages. L’objectif est de favoriser une insertion professionnelle durable sur le marché du travail. Les parents peuvent donc déposer une demande lorsque la situation le justifie, sans crainte de stigmatisation, ces soutiens étant limités à la durée de la formation.

Par ailleurs, des organisations d’insertion, des employeurs ou les familles elles-mêmes peuvent également nous confier des mandats d’accompagnement.

Quelle est la mission principale de Proactif.ch dans cet accompagnement ? Nous intervenons généralement à la fin de leur scolarité, lorsqu’un projet professionnel a été défini. La réussite repose avant tout sur un environnement bienveillant et sur une collaboration étroite entre tous les acteurs qui l’entourent : la famille, les enseignants, les formateurs en entreprise, les commissaires d’apprentissage, les thérapeutes ou médecins et les conseillers de l’AI. L’implication et la motivation du jeune jouent également un rôle central.

Notre rôle est avant tout de faciliter et de coordonner. Les solutions toutes faites n’existent pas. Chaque situation demande une compréhension fine des exigences de l’environnement, du projet de la personne, de son profil cognitif et de ses éventuelles limitations passagères ou persistantes, afin de mettre en place un accompagnement ciblé, cohérent et individualisé.

Un déploiement renforcé en Suisse romande : cap sur Fribourg et Sion ! Très présents dans les cantons de Vaud et de Genève depuis de nombreuses années, nous constatons une augmentation constante des demandes. Afin d’y répondre de manière adéquate, nous renforçons continuellement nos équipes avec des exigences élevées en matière de qualité.

Nous disposons aujourd’hui de plusieurs sites, notamment à Lausanne, Vevey, Aigle, Yverdon, Nyon et Genève, et pouvons également intervenir directement sur les lieux de formation. Soucieux de répondre aux besoins des jeunes à l’échelle de la Suisse romande, nous avons également ouvert deux nouvelles succursales : l’une dans le canton de Fribourg et l’autre dans le canton du Valais.

En conclusion, changer le regard porté sur ces jeunes constitue souvent le premier pas vers leur réussite : leur potentiel est pleinement préservé et, lorsque l’on comprend leur manière d’apprendre, leurs difficultés cessent d’être des barrières pour devenir simplement des défis à relever.

Pour plus d’informations : info@proactif.ch ou 024 466 40 58

PointNorth • Brandreport

L’entreprenariat : ou l’art de trouver sa voie, quelque soit son âge

Beaucoup hésite à se lancer dans l’entreprenariat, convaincus d’être trop jeunes… ou déjà trop vieux. Dominique Ben Dhaou, qui a elle-même franchi ce cap après 50 ans, accompagne aujourd’hui celles et ceux qui veulent se réinventer et créer une activité durable, sur des bases saines.

Changer de vie professionnelle ne relève pas forcément d’un appel précoce. Pour Dominique Ben Dhaou, fondatrice de PointNorth, entreprendre n’a pas toujours été une évidence, mais un choix mûri, posé à un moment charnière de sa carrière. Après 30 ans dans de grandes structures internationales, elle a décidé, passé 50 ans, de créer la sienne. Une transition qu’elle souhaite aujourd’hui éclairer pour celles et ceux qui envisagent un pivot similaire, quel que soit leur âge. Pendant trois décennies, Dominique Ben Dhaou a occupé des fonctions de direction dans les ressources humaines, dans des environnements structurés, dotés de supports, de process et d’équipes dédiées. Un univers très éloigné, selon elle, de l’entrepreneuriat, souvent perçu à tort comme une version « libre » du salariat. Pour elle, devenir entrepreneure n’a jamais été un choix par défaut, mais une recherche d’alignement : l’envie de créer autrement, de contribuer différemment, et de refuser l’idée qu’à 50 ans, il serait temps de ralentir. « On suggère souvent à cet âge de prendre sa retraite, de faire des gâteaux ou du golf. Mais à 50 ans, on est juste au milieu de sa vie », dit-elle en souriant. Ce passage fut pourtant loin d’être évident, sa décision s’étant heurtée aux mêmes freins que rencontrent la plupart des futurs entrepreneurs à savoir la peur de ne pas être « assez âgé » ou d’être « déjà trop vieux ».

Trouver sa clientèle, construire son offre, apprendre un nouveau métier

Aujourd’hui, Dominique Ben Dhaou tient avant tout

à transmettre quelque chose d’utile, non pas seulement raconter son parcours, mais partager des idées simples qui peuvent aider, débloquer une situation ou offrir une piste concrète. Son discours se veut pragmatique et sans fausses promesses : l’entrepreneuriat n’est ni un choix de facilité, ni la suite logique d’un métier, ni un copier-coller du poste occupé en entreprise.

« Être comptable et devenir indépendante pour faire la même chose, ce n’est pas entreprendre. C’est être self-employed », explique-t-elle. Pour elle, entreprendre, c’est créer une solution qui répond à un besoin réel. Et le mot « créer » n’a rien d’anodin. « Il ne s’agit pas d’avoir une idée géniale façon Bill Gates, mais de comprendre ce que l’on peut apporter à une clientèle précise, identifiée, cohérente avec son histoire personnelle et professionnelle. Cette approche demande de renverser la logique habituelle : ne pas partir de ce que l’on sait faire, mais de ceux avec qui l’on souhaite travailler, de leurs besoins, puis des solutions qu’on peut réellement leur offrir. » Pour guider ceux et celles qu’elle accompagne, Dominique Ben Dhaou pose toujours la même question centrale :

« quel lien existe entre l’histoire d’un entrepreneur et les personnes qu’il souhaite accompagner ? Car une clientèle ne se choisit jamais au hasard ». Construire ce « pont » entre l’histoire de l’entrepreneur et celle de sa clientèle idéale est, selon elle, une étape structurante. Elle donne de la légitimité, de la cohérence et permet de formuler une solution utile et crédible. Se lancer demande ensuite d’acquérir (ou de réapprendre) des compétences autrefois fournies par l’entreprise, comme le marketing, les réseaux sociaux, la finance, la présentation d’offres ou encore la gestion du temps. Pour celle qui se décrit comme « actrice de transformation professionnelle », la formation et la capacité à s’entourer des bonnes personnes jouent également un rôle déterminant. L’état d’esprit est tout aussi crucial : « on ne peut pas apporter de valeur à un client si l’on arrive épuisé, négatif ou démoralisé ». Celle qui aide et accompagne désormais les autres à se lancer insiste également sur un point souvent sous-estimé : la gestion du temps. « Dans l’entrepreneuriat, la liberté est une responsabilité. » Les journées intenses, les creux imprévus, les appels

tardifs, les week-ends flous… tout cela s’apprend et se maîtrise. « Notre vie est la résultante d’une somme de microdécisions », dit-elle. Un entrepreneur doit donc décider consciemment comment utiliser son temps, qui reste sa ressource la plus précieuse.

L’entreprenariat n’a pas de genre ni d’âge : une opportunité réelle

Si Dominique Ben Dhaou se décrit comme « féminine mais pas féministe », elle reconnaît volontiers la résilience dont font preuve nombre de femmes qu’elle accompagne, habituées depuis longtemps à composer avec des pressions multiples. Quant aux entrepreneurs plus âgés, les chiffres sont clairs : ils ont statistiquement davantage de chances de créer des entreprises pérennes, du fait de leur expérience, de leur réseau, de leurs échecs et succès passés ou encore de leur stabilité financière. « Autant d’atouts qu’on oublie trop souvent de valoriser. » Les jeunes comme les seniors, dit-elle, expriment au fond la même croyance limitante : « Je ne suis pas assez ». Or, l’âge n’est pas un argument déterminant pour réussir. Certes rien n’est acquis, tout évolue, et chacun doit continuellement se remettre en question pour s’adapter. Mais pour celles et ceux qui souhaitent avoir un impact, créer quelque chose de sensé et éviter un jour de se dire « si j’avais su… », cette voie de l’entreprenariat reste une formidable opportunité.

Plus d’informations sur dominique@pointnorth.biz pointnorth.biz

Mathilde Goumaz
©Julie Masson
Dominique Ben Dhaou Fondatrice, PointNorth

Hospitalité : une voie d’avenir pour une génération en quête de sens

Les attentes des jeunes générations vis-à-vis du travail ont profondément évolué ces dernières années. Salaire, bien sûr, mais aussi sens, équilibre et ouverture internationale. Selon l’enquête mondiale Gen Z and Millennial Survey menée par Deloitte auprès de plus de 23 000 jeunes des générations Z et milléniale dans 44 pays, ces dimensions occupent aujourd’hui une place centrale dans leurs choix professionnels.

L’étude souligne notamment que près de la moitié des jeunes interrogés placent le sens et le bien-être au travail parmi leurs priorités professionnelles, au même titre que la rémunération ou les perspectives d’évolution. Elle montre également que plus de la moitié des répondants s’attendent à ce que l’intelligence artificielle transforme profondément leur manière de travailler et considèrent le développement de nouvelles compétences comme essentiel pour leur avenir professionnel.

Beaucoup de jeunes souhaitent développer des compétences concrètes, travailler en contact avec les autres et conserver une certaine mobilité au cours de leur carrière. Cette évolution contribue à redonner de l’attrait à certaines filières, notamment celles liées à l’hospitalité.

Longtemps associée principalement à l’hôtellerie et à la restauration, l’hospitalité recouvre aujourd’hui un ensemble beaucoup plus large de métiers liés à l’accueil, à l’expérience client et à la qualité des interactions humaines. Une économie de l’expérience De nombreux secteurs ont pris conscience qu’un produit ou un service ne suffit plus. Les entreprises cherchent désormais à créer des expériences mémorables pour leurs clients, leurs visiteurs ou leurs usagers.

Cette évolution concerne aussi bien l’hôtellerie que les compagnies aériennes, les marques de luxe, les événements internationaux ou les entreprises de services. La digitalisation a accéléré de nombreuses interactions, mais elle a aussi rendu certaines relations plus impersonnelles. L’attention portée à l’accueil, à l’écoute et à la qualité de la relation humaine prend ainsi une valeur particulière.

Cette tendance se reflète également dans les demandes adressées aux institutions de formation spécialisées. De nombreuses organisations souhaitent renforcer les compétences de leurs équipes en matière de service excellence et d’expérience client. Hôtellerie, sport, transport, santé ou institutions publiques investissent désormais dans cette culture du service.

La capacité à créer une relation authentique avec un client, un visiteur ou un usager reste au cœur de l’hospitalité.

L’intelligence artificielle change les outils, pas l’essentiel Comme beaucoup d’activités, l’hospitalité intègre aujourd’hui les technologies numériques et l’intelligence artificielle. Ces outils permettent d’améliorer l’organisation, l’analyse des données et l’efficacité opérationnelle.

L’intelligence artificielle transforme nos outils, mais elle ne remplacera jamais la qualité d’une relation humaine sincère. Beaucoup d’interactions deviennent automatisées ; être accueilli par quelqu’un qui écoute, comprend et anticipe les besoins reste une expérience précieuse.

– Duncan Robertson, Directeur suppléant, École Hôtelière de Genève

Former des professionnels responsables Les nouvelles générations accordent une attention particulière aux enjeux environnementaux et sociétaux. Les entreprises attendent également de leurs futurs collaborateurs une compréhension de ces défis.

L’École Hôtelière de Genève a renforcé son engagement en matière de responsabilité sociétale et environnementale.

L’institution participe notamment à la Convention des Entreprises pour le Climat (CEC) et développe plusieurs initiatives impliquant directement ses étudiants.

Parmi elles figurent le programme Planet Champions ainsi qu’un club RSE animé par les étudiants, qui leur permet de réfléchir et d’agir concrètement sur les questions de durabilité dans leur futur secteur professionnel.

Des compétences qui ouvrent de nombreuses portes

Si certains diplômés poursuivent naturellement une carrière dans l’hôtellerie ou la restauration, beaucoup s’orientent également vers d’autres secteurs.

Les avancées rapides de l’intelligence artificielle amènent également de nombreux jeunes à réfléchir à la nature des métiers qu’ils souhaitent exercer. Beaucoup recherchent des professions dans lesquelles les compétences humaines, comme la communication, l’empathie ou la capacité d’adaptation, restent essentielles et difficilement automatisables.

Les investissements dans l’automatisation, la robotique et les technologies numériques se multiplient dans de nombreux secteurs. Certaines entreprises expérimentent déjà l’utilisation de robots ou d’assistants humanoïdes pour certaines tâches. Ces évolutions renforcent paradoxalement la valeur des interactions humaines. Plus les services deviennent automatisés, plus l’attention personnelle et la qualité de la relation prennent de l’importance.

Les métiers de l’hospitalité reposent précisément sur ces compétences humaines. Comprendre les attentes d’un client, gérer des situations imprévues ou créer une expérience authentique reste au cœur de ces professions.

Une institution genevoise au service de la relève

Certaines institutions de formation jouent un rôle clé pour préparer les jeunes à ces évolutions.

À Genève, l’École Hôtelière de Genève forme depuis plus d’un siècle des professionnels capables d’accompagner ces transformations. L’institution figure aujourd’hui parmi les écoles régulièrement classées dans le top 10 mondial des écoles d’hospitalité dans plusieurs classements internationaux.

Fondée en 1914, l’école célèbre cette année 112 ans d’existence et marque également les 30 ans de son diplôme ES, une formation professionnelle supérieure reconnue qui prépare les étudiants à des carrières dans l’hospitalité et dans de nombreux secteurs liés aux services.

Établissement à but non lucratif, l’École Hôtelière de Genève appartient à GastroSuisse, la plus grande association patronale de l’hôtellerie-restauration en Suisse.

Installée à Genève, au cœur d’un environnement international unique, l’école accueille des étudiants suisses et internationaux dans un cadre volontairement à taille humaine. Cette dimension permet un suivi personnalisé et un accompagnement étroit dans la construction du projet professionnel de chacun.

La formation repose également sur des valeurs fondamentales : professionnalisme, respect, innovation, durabilité et excellence.

Les jeunes générations souhaitent comprendre l’impact de leurs choix et contribuer à des organisations responsables. Les sensibiliser à ces enjeux pendant leur formation leur permet de développer une vision plus large de leur rôle futur dans l’entreprise et dans la société.

– Duncan Robertson

Les compétences développées dans les métiers de l’hospitalité, telles que la gestion d’équipe, la communication, le sens du détail, le leadership ou la relation client, sont aujourd’hui recherchées dans des domaines variés comme l’événementiel, le luxe, le transport, le conseil, les services ou la gestion d’entreprise.

L’hospitalité constitue ainsi une véritable école du management. Apprendre à gérer des équipes, à anticiper les attentes d’un client, à résoudre des situations complexes ou à coordonner différents métiers développe des compétences de leadership particulièrement utiles dans de nombreux environnements professionnels.

Ces compétences humaines et managériales constituent une base solide pour des parcours professionnels multiples.

Depuis Genève, l’École Hôtelière de Genève poursuit une mission claire : former une nouvelle génération de professionnels capables de conjuguer savoir-faire, savoir-être et sens des responsabilités.

Journée Portes Ouvertes 25 mars & 27 mai 2026

Vous souhaitez découvrir les métiers de l’hospitalité et les formations proposées par l’École Hôtelière de Genève ?

Participez à nos Journée Portes Ouvertes et rencontrez nos étudiants et professeurs sur le campus.

Scannez le QR code pour vous inscrire.

Des métiers d’avenir tournés vers l’humain

Àl’heure où l’intelligence artificielle bouleverse le monde du travail, certaines professions centrées sur la relation humaine deviennent encore plus essentielles, portées par la qualité de leur formation. C’est le cas des filières ES des métiers de l’éducation de l’enfance et de l’animation communautaire. Des professions profondément humaines qui accompagnent, éduquent et renforcent le lien social.

Chaque année, près de 400 étudiant·e·s se forment à l’esede (École supérieure en éducation de l’enfance et en animation communautaire), la seule école vaudoise à proposer ces deux filières de formation de niveau ES, reconnues par la Confédération et accréditées par le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI).

Des besoins croissants en personnel qualifié Il faut dire que le constat sur le terrain est clair : le secteur de l’enfance (crèches, garderies, accueil parascolaire) et plus largement celui du travail social (maisons de quartier, handicap, foyers pour migrant.e.s, EMS), font face à une pénurie marquée de professionnel·le·s qualifié·e·s. Le développement de l’accueil pré et parascolaire, soutenu par les politiques cantonales et fédérales, crée des besoins durables. Les structures doivent répondre à des exigences de haute qualité, en matière de taux d’encadrement par du personnel formé de niveau ES.

Les champs du handicap et de la vieillesse connaissent aussi une pénurie, tout comme les villes qui ont besoin de professionnel.les qui renforcent le bien vivre ensemble. Les diplômé·e·s trouvent ainsi rapidement un emploi.

Chaque année, plus de 120 diplômé.es sortent de l’esede avec un titre reconnu et un emploi garanti.

Des métiers qui ont du sens

L’éducateur·trice de l’enfance accompagne les enfants dès leur plus jeune âge dans les structures préscolaires et parascolaires. Au quotidien, ces professionnel.les contribuent à poser les bases essentielles du développement : confiance en soi, socialisation et autonomie. Ils et elles garantissent aux enfants un cadre sécurisant et stimulant dans un moment déterminant de leur vie.

L’animateur.trice communautaire intervient en maison de quartier, en foyer pour jeunes, dans le domaine du handicap, dans le domaine parascolaire ou en institution pour la personne âgée. Avec des publics aussi variés que les enfants, les adolescent·e·s, les aîné·e·s ou les personnes migrantes, ces professionnel. les créent des espaces de rencontre et de participation. Ils et elles conçoivent des projets, favorisent le dialogue et contribuent à renforcer le lien social.

Dans ces deux filières, la routine n’existe pas. Chaque journée apporte son lot de situations nouvelles, de rencontres et de projets. Autant d’occasions d’agir concrètement pour les autres et pour la société.

A l’heure de l’IA, ces métiers reposent sur des compétences que la technologie ne remplacera pas: écoute, empathie, intuition, capacité à créer

des relations authentiques, collaboration et faculté à mettre en place des projets de groupe.

Une formation ES reconnue L’esede fêtera prochainement ses 75 ans. Ses deux filières de formation sont accréditées au niveau fédéral et reconnues dans toute la Suisse, et même en Europe, renforcées en cela par le nouveau titre de Professional Bachelor.

Le point fort de l’esede ? « Les étudiant.e.s sont acteurs.trices de leurs apprentissages, avec une pédagogie active et professionnalisante, pointe Gilles Lugrin, directeur de l’école. La formation se déroule en emploi ou en stage, combinant unités de formation, analyse de pratiques professionnelles, partages d’expériences, supervision, travaux personnels et mise en place de projets ».

La formation en prévoyance professionnelle, c‘est notre métier

Quels sont les prérequis pour s’inscrire ?

Etre titulaire d’un diplôme du secondaire II (maturité, diplôme de culture générale ou CFC). Détenir un CFC d’assistant·e socio-éducatif·ve (ASE), un autre titre ES ou une formation tertiaire dans le champ social permet d’accéder à une voie de formation plus rapide. – Avoir réalisé une pratique professionnelle préalable sur le terrain (400 à 800 heures selon le parcours ; les CFC d’ASE sont exemptés de pratique préalable).

Former celles et ceux qui bâtissent la société Devenir éducateur.trice de l’enfance ou animateur.trice communautaire, c’est s’investir dans l’éducation de nos enfants, la cohésion sociale, l’égalité des chances et le dynamisme économique. Souvent discrètes, ces professions sont pourtant essentielles. Elles accompagnent les premières années de l’enfance, soutiennent les parcours de vie et créent des espaces de dialogue. Pour les jeunes en quête d’un métier qui fait sens, pour les parents soucieux de l’avenir professionnel de leur enfant, pour celles et ceux qui souhaitent exercer une profession profondément humaine que l’intelligence artificielle ne remplacera pas. L’esede ouvre la voie.

Plus d’informations : www.esede.ch

Retrouvez l’esede sur LinkedIn, Facebook et Instagram.

Seule institution de formation romande 100% spécialisée dans le domaine de la prévoyance , l’École Supérieure en Prévoyance Professionnelle (ESPP) propose des formations et d es conseil s adaptés aux besoins spécifiques de chacun.

❖ Diplôme fédéral de Gérant·e de Caisse de pension

Session ouverte le 9 mai 2026

Pour les professionnels expérimentés du 2ᵉ pilier visant des fonctions de gestion et de management

❖ Brevet fédéral de Spécialiste de la prévoyance en faveur du personnel

Session ouverte le 6 novembre 2026

Pour les professionnels souhaitant renforcer leurs compétences techniques, administratives, juridiques et comptables en prévo yan ce professionnelle

❖ Certificat ESPP de Conseiller·ère en prévoyance professionnelle et patrimoine

Pour les conseillers en prévoyance, conseillers financiers, assureurs ou courtiers

❖ Certificat ESPP de Gestionnaire en prévoyance professionnelle

Pour les gestionnaires techniques, comptables ou administratifs du 2ᵉ pilier

❖ Formation intra entreprise personnalisée, sur site

Session ouverte le 24 août 2026

Session ouverte le 23 avril 2026

Pour les membres de Conseil de fondation, institutions de prévoyance, entreprises et acteurs du secteur

Prêt·e à faire évoluer votre carrière ?

Découvrez les programmes : https://espp.ch/

Ouvrir la voie des possibles avec la lecture

Promouvoir la lecture auprès de la jeunesse est la principale mission de l’Institut suisse Jeunesse et Médias. Offrant une grande diversité d’ouvrages, d’événements et d’initiatives accessibles au plus grand nombre, l’Institut se positionne comme un facilitateur, un véritable faiseur de rêves. Initier les enfants, dès leur plus jeune âge, au plaisir de la lecture constitue aujourd’hui un enjeu fondamental à l’heure du tout-numérique et des écrans. En fonction de leurs affinités et de leurs goûts, les jeunes peuvent ainsi s’immerger dans un univers riche et stimulant, ouvrant la porte à de nouvelles perspectives. Rencontre avec sa directrice romande, Loreto Núñez.

Comment l’Institut intervient-il pour initier les plus jeunes aux livres et à leur univers ?

Toute la trajectoire d’un jeune se construit sur des bases solides, et la lecture en fait partie. Elle constitue un acquis essentiel dans la vie personnelle et professionnelle. Aujourd’hui, presque tout passe par l’écrit, que ce soit dans la formation, la recherche d’un emploi ou la vie quotidienne.

À l’Institut, nous développons différents projets pour concrétiser notre slogan : former de grands lecteurs enthousiastes. Nous défendons bien sûr la formation et la connaissance, mais nous mettons surtout l’accent sur la dimension culturelle et ludique de la lecture. Il est important de la présenter comme une activité agréable, amusante, liée au plaisir.

On a souvent tendance à associer la lecture à une activité solitaire ; or, elle est aussi profondément sociale : elle crée du lien autour d’une histoire et suscite des échanges.

Notre action se déploie concrètement sur le terrain autour de deux grands piliers. Le premier concerne la promotion de la littérature jeunesse, notamment à travers la plateforme Ricochet. Il s’agit d’une plateforme numérique sur la littérature pour l’enfance et la jeunesse francophone dans le monde entier. Le marché de la littérature jeunesse est vaste, et notre rôle consiste à sélectionner et mettre en valeur les ouvrages les plus pertinents afin d’exposer les enfants à une littérature de qualité. C’est ce que nous faisons aussi avec des publications et formations.

Le second pilier concerne les programmes d’encouragement à la lecture, comme Né pour lire, que nous menons en partenariat avec Bibliomedia. Ce programme s’adresse aux bébés dès la naissance : nous offrons deux livres spécialement conçus pour l’initiative, accompagnés d’un flyer de sensibilisation destiné aux parents. Il est également lié à des animations organisées dans les bibliothèques.

Nous veillons aussi à inclure toutes les populations. Par exemple, avec le programme multilingue 1001 histoires dans les langues du monde, qui propose des animations pour les familles migrantes avec des enfants en bas-âge dans leur langue d’origine. Le projet vise à consolider la langue première des enfants ce qui favorise l’apprentissage du français par la suite, et donc aussi l’intégration de façon accueillante, respectueuse et bienveillante.

Quels sont les événements organisés pour promouvoir la lecture auprès des jeunes ?

Nous organisons de nombreuses actions sur le terrain. Cela passe notamment par des bibliothèques itinérantes, qui proposent des sélections de livres, ou encore par des animations directement dans les écoles.

Par ailleurs, nous suivons les temps forts avec les grandes campagnes nationales : la Journée suisse de la lecture à voix haute, organisée chaque année au mois de mai, qui sublime la pratique de la lecture à voix haute, et l’événement La Nuit du conte, l’une des plus grandes manifestations culturelles du pays, en novembre. La Nuit du conte, que nous organisons avec Bibliomedia et UNICEF Suisse et Lichtenstein, a d’ailleurs fêté ses 30 ans l’année passée.

Brandreport • La Côte International School

Ces événements ont pour objectif de sensibiliser la société à l’importance de la lecture dans tous ses formats. Raconter une histoire crée une véritable interaction entre celui qui lit et ceux qui écoutent. C’est une expérience vivante et interactive qui répond à un besoin profond. Et surtout, lire à voix haute est une activité que chacun peut pratiquer.

Pourquoi la promotion de la lecture reste-telle un enjeu majeur dans notre société ?

Le livre est un objet matériel qui offre une expérience très différente et alternative à celle des écrans. À l’heure du binge-scrolling et de la consommation rapide de contenus numériques, la lecture permet de développer la concentration, la mémorisation et la curiosité. Le livre est également capable de marquer durablement la mémoire.

Beaucoup de personnes peuvent associer un livre à un souvenir précis ou à un moment de leur vie.

La lecture a aussi un enjeu sociétal majeur.

Les enfants d’aujourd’hui sont les citoyens de demain. À travers la lecture, ils développent leur esprit critique et leur ouverture au monde.

Nous cherchons aussi à impliquer les jeunes directement dans nos projets, par exemple en organisant des prix littéraires décernés par les jeunes eux-mêmes : le Prix Enfantaisie en partenariat

avec Payot, et le Prix RTS littérature ados, en collaboration avec la RTS. Ils se sentent alors investis et fiers de pouvoir exprimer leur avis.

L’un de nos défis majeurs reste toutefois d’amener les non-initiés vers la lecture. Le livre doit faire partie du quotidien. Les bibliothèques jouent un rôle essentiel dans ce processus, qu’elles soient scolaires, interculturelles ou publiques, car elles permettent d’accueillir des publics qui n’auraient pas forcément accès aux livres autrement.

Quelles sont les actions qui vous ont le plus marquée ?

Plusieurs moments m’ont profondément touchée. Je me souviens notamment d’une lecture multilingue organisée lors de la Journée de la lecture à voix haute. Des textes étaient lus en anglais, en espagnol, en arabe et en français. À un moment, un enfant s’est exclamé : « C’est ma langue, je comprends ! ». Cela m’a beaucoup émue, car c’est aussi ma langue maternelle et cela m’a rappelé l’importance de proposer des lectures inclusives adaptées aux langues de chacun.

Si vous deviez résumer les bienfaits de la lecture en quelques mots ?

Je dirais qu’il y a deux dimensions essentielles. La première est celle de l’imaginaire et de l’empathie : la lecture permet de voyager partout depuis son fauteuil et de vivre mille vies différentes. La seconde est l’accès à la connaissance et à l’esprit critique. Personnellement, c’est la lecture qui m’a donné envie d’apprendre le grec et le latin pour comprendre l’origine des mots. Je lis depuis mon enfance et je suis convaincue que cela m’a énormément apporté et que cela apporte, par la force des choses, un bagage solide à chacun.

Le bien-être des élèves au cœur de la réussite scolaire

ÀLa Côte International School (LCIS), nous sommes convaincus qu’un enfant épanoui apprend mieux. Si nos élèves obtiennent d’excellents résultats académiques, ce n’est pas seulement grâce à la qualité de notre enseignement, mais aussi parce qu’une éducation efficace est avant tout une éducation personnalisée. Pour les familles de l’Arc lémanique qui recherchent une école attentive à chaque enfant, LCIS offre une communauté chaleureuse où les élèves sont accompagnés, stimulés et inspirés pour donner le meilleur d’eux-mêmes, sur les plans académique, social et émotionnel.

Une approche réellement personnalisée À LCIS, la personnalisation de l’apprentissage ne consiste pas simplement à adapter une leçon. Elle repose sur une compréhension approfondie de chaque élève : ses besoins, ses intérêts et son potentiel. L’objectif est de construire un parcours éducatif qui lui permette de progresser et de s’épanouir.

Cela peut se traduire par un soutien ciblé pour renforcer la confiance dans une matière, ou au contraire par des défis supplémentaires pour les élèves prêts à aller plus loin. Dans des classes à taille humaine, nos enseignants peuvent identifier ces besoins et proposer les défis adaptés pour maintenir motivation et engagement.

Comme le souligne le directeur de l’établissement : « À LCIS, nous pensons que l’éducation doit aller au-delà des résultats académiques. Elle doit aussi développer l’esprit critique, l’intelligence émotionnelle et un solide sens moral. Ce sont ces qualités qui permettront à nos élèves de naviguer dans l’incertitude et de faire preuve de leadership avec confiance dans un monde en constante évolution. » Andrew McLoughlin, Principal.

La personnalisation inclut également l’accompagnement des élèves ayant des besoins spécifiques, le soutien dans l’apprentissage de l’anglais et du français, ainsi qu’un suivi attentif des élèves. À mesure que les élèves réfléchissent à leur avenir, ils bénéficient aussi d’un accompagnement individualisé pour leurs choix universitaires.

Des programmes reconnus à l’international Au secondaire, les élèves suivent les programmes IGCSE et le Baccalauréat International (IB), deux diplômes reconnus par les universités du monde entier.

Le programme IGCSE développe la pensée critique, la recherche et la résolution de problèmes, tout en constituant une excellente préparation à l’IB. Il représente aussi une passerelle idéale pour les élèves venant du système scolaire suisse. Les élèves non anglophones bénéficient d’un accompagnement spécifique afin d’atteindre rapidement une maîtrise solide de l’anglais, ce qui constitue un grand atout pour entrer dans le monde du travail à l’international.

Un enfant épanoui apprend mieux .

Le diplôme du Baccalauréat International, proposé durant les deux dernières années, est un programme exigeant qui combine profondeur académique et ouverture disciplinaire. Cette année, les diplômés de LCIS ont obtenu une moyenne de 35 points, bien au-dessus de la moyenne mondiale. 21 % ont atteint 38 points ou plus, et 18 % ont obtenu le diplôme bilingue anglais-français.

Les élèves étudient six matières et suivent également trois composantes clés : la Théorie de la connaissance, le programme Créativité, Activité, Service et l’Extended Essay, un travail de recherche approfondi qui prépare aux exigences de l’enseignement supérieur.

Apprendre en faisant des liens À l’école primaire, l’apprentissage repose sur une approche thématique qui encourage la curiosité et la créativité. Les matières ne sont pas enseignées séparément mais reliées autour de projets concrets. Un exemple est l’unité consacrée au chocolat en Year 4. Les élèves y explorent la géographie des régions productrices de cacao, des notions scientifiques liées aux changements d’état de la matière (comme la fusion et la solidification), les enjeux du commerce équitable, et conçoivent leurs propres emballages.

En parallèle, nous favorisons le développement des qualités personnelles fondamentales à la réussite : résilience, empathie, adaptabilité et esprit de collaboration. Nos élèves s’épanouissent ainsi en confiance, en curiosité et en intelligence émotionnelle. Dans un monde où l’intelligence artificielle occupe une place de plus en plus prépondérante, la capacité à établir et à entretenir des relations interpersonnelles solides demeure un atout essentiel, garantissant non seulement l’efficacité professionnelle mais aussi l’épanouissement humain.

Car au-delà des résultats académiques, notre objectif est de former des jeunes équilibrés et confiants, prêts à évoluer dans un monde en constante transformation.

Pour en savoir plus ou organiser une visite du campus à Aubonne : www.lcis.ch

« Il est important que les enfants aient une bonne première expérience scolaire »

Accompagner chaque enfant dans toutes les dimensions de son développement, qu’il soit intellectuel ou émotionnel, telle est la mission de l’École Saint Dominique Savio. L’établissement, qui accueille des enfants de deux ans et demi à sept ans au cœur de Lausanne, s’attache à promouvoir une éducation intégrale, centrée sur l’épanouissement des élèves.

Anne-Laure Mathieu est directrice de l’École Saint Dominique Savio et spécialiste de la petite-enfance. Dans cette interview, elle explique plus en détail la notion d’éducation intégrale et en quoi l’école répond à ce projet éducatif.

Anne-Laure Mathieu, quelles sont les valeurs principales de l’École Saint Dominique Savio et comment sont-elles transmises aux élèves au quotidien ?

Nous visons une éducation d’excellence fondée sur des méthodes pédagogiques reconnues : Fransya pour l’apprentissage de la lecture, ou encore la méthode Singapour pour les mathématiques. À travers ces approches, nous rendons l’élève acteur de ses apprentissages et lui fournissons des bases solides pour la suite de sa scolarité. Une autre valeur qui me tient particulièrement à cœur est le mouvement, un facteur essentiel dans le développement de l’enfant. En effet, pour qu’un enfant réussisse à bien se concentrer, il faut qu’il puisse bouger le reste du temps. Cela lui permet d’être bien dans sa tête et dans son corps. C’est pourquoi nous collaborons avec une psychomotricienne

qui travaille à plein temps au sein de l’école. Elle intervient dans chaque groupe d’enfants, pour soutenir les apprentissages à travers les compétences motrices, la régulation des émotions, ainsi que le développement de l’enfant dans sa relation à lui-même et aux autres.

Enfin, nous souhaitons transmettre aux élèves des valeurs humanistes fortes. Chaque matin, les enfants ont un temps de recueillement lors duquel nous abordons une valeur particulière. Le mois dernier, nous avons travaillé sur l’altruisme : chaque enfant était l’ange gardien d’un autre élève sur lequel il devait veiller.

Quels projets pédagogiques ou activités spécifiques sont proposés aux élèves pour favoriser leur développement personnel et académique ?

Nous avons la chance d’être situés au cœur de la nature où l’environnement devient un véritable terrain d’apprentissage. Nous organisons notamment des activités en forêt et programmons des sorties culturelles, au théâtre et au musée par exemple. Cette ouverture sur l’extérieur et sur le monde se traduit aussi à travers notre partenariat avec un EMS voisin, qui vise à favoriser les rencontres et les liens intergénérationnels.

Cette année, un projet en lien avec la biodiversité nous tient particulièrement à cœur : nous cherchons à obtenir le label Eco-Schools. Les enfants sont très impliqués dans cette démarche qui donne du sens et suscite la curiosité de chacun. Dans ce cadre, nous avons notamment réalisé un recensement de la faune et de la flore alentours. Ces projets favorisent également un sens des responsabilités et une sensibilité à la protection de l’environnement.

Enfin, le thème de cette année, « À nous de conter ! », invite les enfants à imaginer et raconter leurs propres histoires. Nous accordons en effet une grande importance à la littérature jeunesse et à l’apprentissage d’une langue française riche et soignée. C’est notamment pour cela que nous vouvoyons les enfants, car l’usage du « vous » amène un langage plus soutenu et une certaine forme d’éloquence.

Changins

La culture de l’excellence

Changins forme le s experts du vin et des boissons de demain .

Formations

Bachelor en viticulture et oenologie HES-SO

Ma ster in Life Sciences HES-SO, major viticulture and oenology & Vinifera EuroMa ster

Diplôme de Technicien vitivinicole école supérieure

Brevets fédéraux et Maîtrises fédérales de viticulteur.trice, caviste et arboriculteur.trice Brevet fédéral de sommelier.ère

Plus d’infos?

N’hésite pa s à nous contacter ou venir pour une journée d’immersion sur le campus en étudiant d’un jour au 022 36 3 40 50 par email à info@changins.ch | changins.ch

Comment l’équipe éducative accompagne-t-elle chaque élève dans sa réussite et son épanouissement ?

Nos classes sont composées de 15 élèves maximum, ce qui garantit un suivi individualisé et attentif à chaque enfant. Avec les membres de l’équipe, nous communiquons aussi beaucoup entre nous, car nos compétences se complètent. Cette collaboration active nous permet d’échanger sur les besoins de chaque élève et de les adapter si besoin.

Comment l’enseignement bilingue est-il intégré au programme de l’école ?

Près de 30 % des apprentissages sont faits en anglais. Nous avons la chance de compter, parmi les membres de l’équipe, une enseignante franco-australienne qui possède un bon accent anglais, un élément particulièrement important pour nous. Elle enseigne en anglais le module « Explorer le monde » et s’occupe des cours de sport. Nous favorisons également l’apprentissage de l’anglais via les chansons, qui permettent d’intégrer plus facilement le rythme des mots.

Quelle place occupe la relation entre l’école, les familles et les élèves dans la vie de l’École Saint Dominique Savio ?

Je connais chaque enfant et chaque famille. Notre école est à taille humaine, ce qui favorise une ambiance familiale et de proximité. Les liens créés avec les familles se voient à l’école, car les enfants sont contents de venir le matin, mais aussi après la classe, les parents organisant souvent des goûters dans la cour pour discuter, échanger et créer du lien. S’ils le souhaitent, les parents peuvent également s’engager dans la vie de l’école. Une maman a par exemple organisé des séances de sophrologie, une autre des sessions de zoothérapie.

Quels sont les événements ou moments forts de l’année scolaire qui reflètent l’esprit de l’établissement ?

Un des moments forts de l’année est le spectacle de Noël. Les enfants participent à toutes les étapes de création du projet : concevoir l’idée, choisir les

costumes, désigner le narrateur, apprendre les chansons, créer les décors… Même si nous nous demandons parfois ce que le spectacle va donner, nous sommes toujours fiers de voir le résultat ! La Saint Nicolas est un autre moment de partage particulièrement attendu par les enfants, de même que la kermesse de fin d’année.

Pourquoi recommanderiez-vous votre école à de futurs élèves et à leurs parents ?

Je suis convaincue que les premières années d’école sont décisives et primordiales pour avoir une scolarité harmonieuse. Il est important que les enfants aient une bonne première expérience scolaire. C’est pourquoi notre mission est de leur donner les bases solides dans l’acquisition des fondamentaux, tout en les aidant à développer leur confiance en eux et leur relation aux autres. Les élèves peuvent ainsi rejoindre le système scolaire suisse, français ou international à l’issu de leur cursus au sein de notre établissement.

Finalement, ce sont les parents qui rendent le mieux compte de ce qu’apporte l’école à leurs enfants. J’ai d’ailleurs reçu quelques cartes de leur part. Une grand-maman m’a écrit : « Les bases sont excellentes, qu’elles soient humaines, pédagogiques ou spirituelles ». Une autre maman témoigne : « Merci pour ce que vous apportez à nos enfants, pour l’énergie et le cœur que vous mettez ». Ces retours sont très gratifiants.

Plus d’informations sur +41 78 268 59 56 alm@savioeducation.com

Interview Léa Stocky
Anne-Laure Mathieu
Directrice de l’École Saint Dominique Savio et spécialiste de la petite-enfance

école Montessori-nations camps

Là où la danse fait grandir les enfants

Dans un monde saturé d’écrans, il est essentiel d’offrir aux enfants des espaces qui nourrissent leur corps, leur esprit et leur cœur. C’est la mission de BeauBallet, l’école internationale de danse numéro un en Suisse Romande, entièrement dédiée aux enfants. Suivant la célèbre méthode A.G. Vaganova, l’école de danse accueille les enfants dès deux ans jusqu’à la formation préprofessionnelle. Chaque élève bénéficie d’un accompagnement personnalisé, favorisant un développement physique, artistique et émotionnel harmonieux.

La danse classique est bien plus qu’une activité physique : c’est un voyage intérieur.

Les enfants renforcent leur posture, leur souplesse, leur concentration et leur mémoire. Ils apprennent à croire en eux, à exprimer leurs émotions, à relever des défis avec persévérance et à grandir dans un environnement où chaque progrès devient une fierté. La danse devient un espace unique où l’enfant s’épanouit en confiance, en créativité et en joie. Chaque parcours est respecté ; les élèves sont guidés par des enseignants passionnés, dans une atmosphère bienveillante et joyeuse.

BeauBallet propose un programme préprofessionnel exigeant et inspirant, conçu comme un véritable tremplin artistique. Ce parcours offre une immersion approfondie dans la danse classique, avec un travail technique rigoureux selon la méthode Vaganova, enrichi par la danse moderne et contemporaine, ainsi que par la préparation scénique et l’expression artistique. Encadrés avec exigence et bienveillance, les élèves sont accompagnés avec précision dans leur progression et guidés vers un niveau d’excellence, pouvant ouvrir les portes d’écoles professionnelles.

Toute l’année, les spectacles, galas et cours de démonstration offrent aux familles des moments d’émotion et de fierté en voyant leurs enfants évoluer. Pendant les vacances, les stages thématiques plongent les enfants dans l’univers des grands ballets, entre danse classique, moderne, théâtre et ateliers créatifs.

Des cours d’essai gratuits sont proposés toute l’année, pour découvrir l’atmosphère chaleureuse et la qualité pédagogique de BeauBallet. Nous serions ravies de vous accueillir avec vos enfants.

Ils apprennent à croire en eux et à exprimer leurs émotions.

BeauBallet

Instagram & Facebook : @beauballetch

www.beauballet.ch

Région Ouest Lausannois Allée des Cèdres 5, 1022 Chavannes-près-Renens lausanne@beauballet.ch +41 79 548 20 00

Région Morges Avenue de la Gottaz 30-32, 1110 Morges morges@beauballet.ch +41 79 301 19 28

Centre de formation esg • Brandreport

Se former en travaillant, un modèle gagnant

Andrew Shiels Responsable Suisse romande revient sur les atouts de cette approche et sur la manière dont elle prépare les étudiants aux exigences du monde professionnel.

Aujourd’hui, de nombreux étudiants choisissent de se former tout en travaillant. Selon vous, quels sont les principaux avantages de la formation professionnelle supérieure suivie en cours d’emploi ?

Se former en cours d’emploi présente un avantage majeur : cela permet de donner du sens immédiat à ce que l’on apprend.

Nos étudiants appliquent directement les concepts vus en cours dans leur activité professionnelle. Cette mise en pratique continue renforce l’apprentissage, développe la confiance et accélère la montée en compétences. Les formations de l’esg mettent l’accent sur des compétences directement applicables. Comment cette approche permet-elle aux étudiants d’être immédiatement opérationnels en entreprise ?

Nous avons fait le choix de former des professionnels capables d’agir, pas seulement de comprendre. Cela passe par une pédagogie très concrète : études de cas réels, projets directement liés à l’entreprise des étudiants, mises en situation et échanges avec des intervenants issus du terrain. Cette logique crée un effet d’accélération : les étudiants testent, ajustent et progressent en continu. Ils développent non seulement des savoir-faire techniques, mais aussi des compétences clés comme la prise de décision, la gestion des priorités ou le travail en équipe.

Comment les étudiants parviennent-ils à transposer ce qu’ils apprennent en classe dans leur activité professionnelle quotidienne ?

Le lien entre théorie et pratique est au cœur de notre modèle à l’esg. Les étudiants viennent avec leurs propres situations professionnelles, leurs défis et leurs projets, qui servent de base de travail en classe. Les outils et méthodes vus en formation sont ensuite directement testés dans leur entreprise. Les étudiants expérimentent, prennent du recul, ajustent leurs pratiques et reviennent avec des retours concrets. Cela renforce à la fois la compréhension et l’impact.

Dans vos programmes, quelle place occupent les cas pratiques, projets réels ou problématiques d’entreprise dans l’apprentissage ? À l’esg, les situations concrètes sont avant tout un levier pour développer des compétences directement opérationnelles.

Cette approche favorise l’acquisition de réflexes professionnels essentiels : structurer une problématique, prioriser, collaborer efficacement et proposer des solutions concrètes.

Chaque activité pédagogique est pensée pour une chose : rendre les étudiants capables d’intervenir avec pertinence et efficacité dès leur retour en entreprise.

Les entreprises recherchent de plus en plus des profils capables de comprendre plusieurs dimensions d’un problème (management, finance, communication, etc.). Comment vos formations développent-elles cette approche transversale des compétences ?

Nos formations sont construites pour décloisonner les compétences : un projet ne se traite jamais uniquement sous l’angle technique ou managérial. Les étudiants apprennent à intégrer plusieurs dimensions (gestion, finance, communication, organisation) pour prendre des décisions pertinentes et cohérentes.

Cette approche développe une vision globale et des profils capables de s’adapter, de collaborer et de créer de la valeur dans des environnements complexes, ce que recherchent les entreprises aujourd’hui.

Dans un marché du travail exigeant, ce qui fait la différence est la capacité à être rapidement efficace et à évoluer.

Dans un marché du travail en constante évolution, en quoi la formation professionnelle supérieure peut-elle être un véritable accélérateur de carrière pour les jeunes professionnels ?

Notre formation agit comme un véritable accélérateur de carrière car elle combine trois éléments clés : des compétences directement opérationnelles, une expérience professionnelle solide, une compréhension concrète des enjeux de l’entreprise.

Cela leur permet d’accéder plus rapidement à des fonctions à responsabilité ou d’évoluer au sein de leur organisation.

Le système suisse repose beaucoup sur la formation professionnelle et la formation continue. En quoi ce modèle constitue-t-il un véritable avantage pour les jeunes qui souhaitent évoluer rapidement dans leur carrière ?

Le modèle suisse est une véritable force, car il repose sur une logique simple et efficace : apprendre en lien direct avec la réalité économique.

Ce système valorise autant le savoir-faire que les connaissances, et offre de nombreuses passerelles tout au long de la carrière.

À l’esg, nous nous inscrivons pleinement dans cette dynamique. La formation en cours d’emploi permet aux étudiants de progresser sans interrompre leur parcours professionnel, tout en renforçant leur employabilité.

C’est un modèle particulièrement performant pour évoluer rapidement, car il combine expérience, montée en compétences et reconnaissance sur le marché du travail.

Les besoins des entreprises évoluent rapidement. Quelles sont aujourd’hui les compétences les plus recherchées par les employeurs et comment vos formations y répondent-elles ?

Les entreprises recherchent avant tout des profils capables d’être efficaces dans des environnements complexes et changeants.

Trois dimensions deviennent essentielles : la capacité à résoudre des problèmes concrets, à travailler de manière transversale et à communiquer de façon claire et pertinente.

Les étudiants apprennent à analyser, décider et mettre en œuvre des solutions dans des contextes variés. Ils développent également des compétences humaines clés (collaboration, leadership, gestion du changement) qui sont aujourd’hui déterminantes.

Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui travaille déjà mais qui hésite encore à reprendre une formation en parallèle de son activité professionnelle ?

Je lui dirais que se former en parallèle de son activité professionnelle est sans doute l’un des meilleurs investissements qu’il puisse faire pour son avenir.

C’est aussi une manière de transformer les défis du quotidien en opportunités d’apprentissage et de progression.

À l’esg, nous accompagnons justement ces profils qui veulent avancer sans mettre leur carrière entre parenthèses. Le format est exigeant, mais il est conçu pour être compatible avec une vie professionnelle active. Le plus important, c’est de ne pas attendre le « bon moment » car il n’existe pas vraiment. Commencer aujourd’hui, c’est déjà créer des opportunités pour demain.

Plus d’informations sur : esg.ch

Andrew Shiels
Membre de la direction de l’école supérieure esg

La transmission et l’acquisition du savoir, pour une scolarité réussie et épanouie

Notre école favorise l’ancrage des connaissances et le bien-être des élèves grâce à nos pédagogies cognitives et éducatives issues des neurosciences.

Considérer l’élève dans sa globalité et lui permettre de s’épanouir tout en respectant son rythme d’apprentissage avec une progression constante et suffisante.

Préparer les élèves et anticiper les situations d’apprentissage

Nous enseignons les savoirs en insistant sur les méthodes et l’organisation pour favoriser l’autonomie.

Apprendre efficacement en appliquant les préconisations des neurosciences éducatives pour optimiser les efforts et développer la mémorisation.

Poser un regard positif sur tous les élèves afin de susciter la curiosité et l’intérêt des élèves. Rendre les processus cognitifs efficients afin de permettre l’automatisation des tâches. Créer un lien de confiance pour permettre la persévérance et augmenter l’endurance cognitive.

Les points forts de notre école

Les méthodes d’enseignement d’Ortho’school tiennent compte de la singularité de chacun et apportent des solutions concrètes à ceux qui rencontrent des difficultés temporaires, afin qu’elles ne s’installent pas durablement.

Les outils issus de l’orthopédagogie et des sciences de l’éducation complètent notre approche pédagogique pour être au plus près des besoins des élèves. Verbaliser les étapes du raisonnement, soutenir, encourager et renforcer leurs points faibles sans délai, afin de ne pas laisser s’installer le découragement.

Un équipe pédagogique impliquées à l’écoute des élèves

Rendre les apprentissages attractifs et stimulants est notre priorité, afin que nos élèves acquièrent des habitudes de travail qui riment avec rigueur et efficacité.

Développer les qualités essentielles des élèves pour qu’ils deviennent « acteur de leurs apprentissages »

Susciter l’intérêt et la curiosité, soutenir les élèves pour qu’ils relèvent les défits quotidiens avec patience et détermination.

Apprendre de ses erreurs est essentiel pour progresser Faire des erreurs, n’est pas une fatalité, mais une expérience utile pour progresser.Permettre l’erreur, et apporter une action corrective dans un délai court pour analyser, comprendre, maîtriser les concepts, les théories, les règles…

Sandrine Brun, fondatrice et directrice, met à profit 25 ans d’expertise dans les systèmes éducatifs genevois, du primaire au secondaire Notre école propose un suivi, une écoute attentive et particulièrement humaine afin d’assurer un lien de confiance durable, avec les familles tout en assurant une progression régulière des élèves.

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L’ingénierie au féminin : le défi de la mixité

Arrivée à Genève mineure et sans papiers, Sylvie Villa a gravi tous les échelons de l’ingénierie et de l’enseignement pour devenir une figure emblématique des métiers techniques. Depuis plus de 20 ans, elle œuvre pour encourager et soutenir les femmes dans ce monde encore largement masculin. Rencontre avec cette femme au parcours hors du commun.

Sylvie Villa a toujours mêlé rigueur scientifique et engagement humain. Ingénieure et physicienne diplômée de l’EPFL, elle a fait partie de la première volée de diplômé-e-s en micro-électronique de l’école d’ingénieurs du soir de Lausanne et était la première jeune fille en formation d’électronicienne à l’École Technique et des Métiers de Genève (aujourd’hui Centre de Formation Professionnelle Technique), formant ensuite des générations d’ingénieur-e-s et promouvant l’intégration des femmes dans les métiers techniques via LYVA. Parallèlement, elle cofonde, avec l’ingénieur Mark Miehlbradt, Wire Art, un atelier où elle détourne des machines industrielles pour créer des œuvres en fils d’or pur au service de marques horlogères de prestige et pour leur propre collection Jurasaï. Cette démarche illustre parfaitement sa vision : allier technique, créativité, et innovation, tout en donnant l’exemple pour inspirer les femmes à oser entreprendre et s’engager dans ces secteurs. Sylvie Villa, vous êtes à la tête de LYVA, votre initiative pour encourager les femmes dans les métiers techniques et scientifiques. Pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a poussée à lancer ce projet ?

Très jeune, j’ai été confrontée aux récits de jeunes femmes blessées par leurs premières expériences professionnelles. Ces témoignages m’ont sensibilisée à l’importance de l’autonomie, de l’estime de soi et de la confiance chez

les femmes. Avec LYVA (elle y va), je voulais créer un environnement concret et durable pour aider les femmes à s’affirmer, à développer leurs compétences et à oser occuper les postes à responsabilité dans des domaines où elles sont encore sous-représentées.

Quelle différence de comportements observez-vous généralement chez les hommes et les femmes dans le monde professionnel ?

Dans les mécanismes relationnels, les hommes ont assez souvent une approche de domination et de pouvoir, alors que les femmes visent davantage à assurer le bien-être collectif et la durabilité. Il faut comprendre ces dynamiques pour améliorer la collaboration et sortir d’une différence hiérarchique entre les sexes.

Quels sont les défis spécifiques que vous observez pour les femmes dans les métiers techniques ?

J’aurais tellement voulu faire évoluer la situation et j’ai parfois le sentiment qu’après 25 ans, peu de choses se sont réellement améliorées.

Beaucoup de femmes ont encore le réflexe d’endosser des comportements masculins, considérés comme « adéquats ». Les autres souffrent d’être moins prises au sérieux, moins promues, moins rémunérées.

Du côté des hommes, ils sont persuadés de ne pas freiner les femmes mais de ne pas en trouver qui ont les « bonnes compétences ». Forcément si ces compétences c’est être un homme !

C’est un biais culturel profondément enraciné, et la prise de conscience est lente. L’effort doit être mixte et générationnel.

Que proposez-vous pour faire évoluer les mentalités ?

L’action concrète est essentielle. Je permets à des jeunes filles de 12–15 ans de rencontrer des femmes qui font carrière dans la tech pour leur montrer que c’est possible, qu’on peut évoluer dans ces univers, y trouver sa place. Mais pourquoi les y encourager si c’est pour ensuite constater que la majorité d’entre elles quittent leur carrière, en particulier avec l’arrivée des maternités ? Heureusement d’autres pays sont

largement en avance et inspirants. Alors je propose des voyages à l’étranger pour rencontrer des entreprises et des leaders féminines qui ont un effet stimulant : après ces expériences, les participantes reviennent motivées pour changer les pratiques dans leur environnement.

Quelles initiatives fonctionnent particulièrement bien ?

Les programmes de mentorat interne sont très efficaces. Une femme coachée par une personne plus expérimentée gagne en confiance et ose prendre la parole sur les difficultés rencontrées. Il est important de construire des relations de soutien mutuel, parmi les femmes et les hommes, en écoutant les perspectives différentes et en dialoguant avec courage, empathie et humilité.

Le défi de la mixité n’est pas seulement celui des femmes mais celui d’une société qui souhaite innover sans exclure.

– Sylvie Villa, Fondatrice

Et pour les jeunes femmes qui hésitent encore à se lancer dans ces métiers ?

Je veux les encourager à croire en elles et à oser prendre des risques. Il ne s’agit pas seulement de renforcer leurs compétences, mais aussi leur autonomie et leur liberté. Nous sommes dans une société technologique. Je souhaite de tout cœur que suffisamment de femmes deviennent des expertes techniques et scientifiques légitimes pour contribuer aux réflexions et orientations à prendre. Chaque jeune fille doit pouvoir se projeter dans des métiers où elle est aujourd’hui sous-représentée. Rencontrer des modèles inspirants à tous les niveaux de responsabilité est fondamental.

Quel message souhaitez-vous transmettre à la Suisse et à ses entreprises ?

Je souhaite que notre pays conserve sa force intérieure malgré les difficultés actuelles. Il est crucial que davantage de femmes s’engagent dans les métiers techniques et scientifiques. Ce n’est pas seulement un enjeu d’égalité : il s’agit de renforcer la capacité de la Suisse à anticiper et à gérer les risques de dépendance et de domination, à long terme.

Un dernier mot pour les parents ?

Le camp LYVAtech 2026 aura lieu les 8 et 9 mai, les inscriptions sont ouvertes. Souvent sont mises en avant des pionnières, des femmes au parcours exceptionnel. Beaucoup de jeunes filles ne s’y reconnaissent pas. Durant ces deux jours vos filles rencontreront des ambassadrices de divers métiers techniques aux profils variés, du CFC au doctorat. Le défi de la mixité n’est pas seulement celui des femmes mais celui d’une société qui souhaite innover sans exclure.

Interview Océane Kasonia

Plus d’informations sur lyva.ch/lyvatech

Sylvie Villa Fondatrice, Lyva

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