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Ma Famille
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Septembre ’26
Philippe Chevrier Le chef genevois partage 50 ans de passion et une transmission née autour de la table familiale. Local and seasonal cuisine
Situé dans le charmant village de Genthod, nous vous proposons une cuisine saisonnière et authentique, préparée à partir d’ingrédients locaux, frais et de qualité. chateau-genthod.ch
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2 Éditorial
Eva-Maria Kaufmann Rochereau
P
Ce que cachent les 79 %
rès de quatre familles sur cinq en Suisse se disent satisfaites de leur vie familiale. On pourrait presque refermer ici le Baromètre suisse des familles 2026, qui interroge chaque année les familles sur leur situation et leurs préoccupations. À une époque où les mauvaises nouvelles ne manquent pas, il faut aussi savoir reconnaître les bonnes. À première vue, celle-ci ne fait guère de doute. Les familles vont bien. Quelques pages plus loin, pourtant, l’image se fissure.
de savoir ce qu’une famille peut encore se permettre. Elle est aussi de savoir quelle marge de manœuvre lui reste lorsque tout ce qui devait être fait l’a été. Du temps, par exemple. Le temps est une ressource particulière. Impossible de le mettre de côté les bonnes semaines pour le retirer plus tard d’un compte. Le temps qui manque au quotidien ne se rattrape pas toujours. Or beaucoup de ce qui fait la vie d’une famille a précisément besoin de temps. La confiance ne naît pas sur rendez-vous, et les conversations qui comptent ne choisissent pas forcément le samedi matin.
Ce regard largement positif sur la vie familiale actuelle contraste avec un jugement nettement plus sombre lorsqu’il est question de l’avenir. Entre aujourd’hui et demain, rien ne s’est encore passé. Ce qui vacille, c’est plutôt l’assurance que ce qui fonctionne aujourd’hui fonctionnera encore demain. Les préoccupations financières prennent alors un autre relief. Les primes d’assurance-maladie et la hausse des prix restent en tête. 58 % des familles estiment que davantage de ressources financières amélioreraient leur vie familiale. Chez les familles monoparentales, cette proportion atteint 69 %. Bien sûr, il est question d’argent. Mais derrière l’argent, il est aussi question de la marge de manœuvre dont disposent les familles. C’est ce qui reste lorsque l’essentiel est payé. Tant qu’elle existe, cette marge passe presque inaperçue. Elle permet à une dépense imprévue de ne pas devenir un problème et laisse encore la possibilité de faire un choix plutôt que de le voir dicté par le solde du compte. Lorsque cette marge se réduit, rien ne s’effondre pour autant. La vie continue. Elle devient simplement plus étroite. Cela se fait sans rupture nette, et c’est justement ce qui rend le phénomène difficile à percevoir. Les familles s’adaptent. Pas par goût de la réorganisation permanente, mais parce que mardi arrivera quoi qu’il en soit, que les factures devront être payées à la fin du mois et que le quotidien ne s’arrête pas en attendant des jours meilleurs. Peu à peu, un nouvel équilibre s’installe. Vu de l’extérieur, on distingue à peine ce qu’il a fallu déplacer pour qu’il tienne à nouveau. C’est peut-être aussi ce que racontent ces 79 %. La famille n’est pas seulement le lieu où les difficultés arrivent. Elle est aussi celui où elles peuvent être partagées et, en partie, absorbées. Savoir que l’on ne devra pas tout porter seul compte beaucoup. Cette solidarité traverse aussi les générations. Elle change de direction au fil de la vie. Ceux qui ont longtemps aidé sont un jour ceux que l’on aide. D’une génération à l’autre se transmet ainsi une manière d’être là les uns pour les autres, difficile à mesurer mais immédiatement reconnaissable lorsqu’on en bénéficie. Cette continuité demeure alors même que la famille change de visage. La famille d’aujourd’hui est plus
Un bon chiffre peut aussi cacher les efforts nécessaires pour qu’il le reste. diverse que l’image qui en a longtemps tenu lieu. Mais quelles que soient ses formes, elle reste un lieu où l’on prend soin les uns des autres. Ce serait donc une erreur de faire du Baromètre le récit d’une famille en crise. Les familles elles-mêmes ne se racontent pas ainsi. Dans leur grande majorité, elles disent aller bien. Prendre leurs inquiétudes au sérieux suppose aussi de prendre leur satisfaction au sérieux. Mais l’erreur inverse serait tout aussi grande. Parce que les familles fonctionnent, on pourrait croire que les conditions dans lesquelles elles vivent fonctionnent elles aussi. Ce n’est pas la même chose. Une grande partie de ce que les familles font pour maintenir leur équilibre échappe au regard extérieur. Les ajustements nécessaires lorsque les circonstances changent restent souvent invisibles. Et ce qu’elles parviennent à résoudre entre elles n’apparaît parfois jamais comme un problème à l’extérieur. Que ce travail soit peu visible ne signifie pas qu’il aille de soi. Les familles ont besoin de pouvoir respirer. Cela ne dépend pas uniquement de leurs moyens financiers. Le Baromètre montre que de nombreuses familles souhaiteraient aussi davantage de temps ensemble et moins de stress. La question n’est donc pas seulement
La famille n’a jamais été immobile. Elle évolue avec la société, parfois très vite, mais ce qu’elle rend possible a finalement peu changé. Il s’agit toujours de vivre ensemble et de prendre soin les uns des autres. Cela demande du temps, de l’attention et parfois des renoncements que personne, à l’extérieur, ne remarquera. Cette capacité d’adaptation fait la force des familles. Elle peut aussi nous conduire à sous-estimer ce qu’elle leur demande. Nous comptons volontiers sur elles pour trouver des solutions. Et elles en trouvent. Mais à force de regarder le résultat, on finit par oublier les efforts nécessaires pour y parvenir. C’est alors que les deux constats du Baromètre prennent tout leur sens. La satisfaction à l’égard de la vie familiale reste élevée. Le regard porté sur l’avenir, lui, demeure pessimiste. Ce n’est pas contradictoire. On peut aimer la vie que l’on mène et craindre qu’il devienne plus difficile de continuer à la mener. Les 79 % du début ne se lisent plus tout à fait de la même manière. Ils ne disent pas que les familles sont sans inquiétude. Ils montrent ce qu’elles parviennent encore à préserver malgré ces inquiétudes. Le Baromètre suisse des familles mesure des perceptions. C’est aussi ce qui le rend intéressant. La confiance dans l’avenir ne naît pas dans une statistique. Elle se construit dans le quotidien, lorsque chacun évalue ce qui tient aujourd’hui et se demande si cela tiendra encore demain.
Contenu. 04 L’automne en famille 08 Grandir connecté 10 Interview : Philippe Chevrier 12 Budget familial 14 Préparer son avenir 16 Liens familiaux Focus Ma Famille. Chef de projet Oscar Bellanger Directeur d’agence Cyrille Daverdisse Directeur des ventes Thibaut Mochel Directrice du contenu Romandie Marie Geyer Graphistes Morgane Pedroletti, Marie Geyer Journalistes Océane Kasonia, Léa Stocky, Marc-Antoine Guet, SMA Image de couverture màd Canal de distribution Le Matin Dimanche Imprimerie DZB Druckzentrum Bern
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L’écart entre ces deux regards mérite donc notre attention. Non parce qu’il annoncerait une crise, mais parce qu’un bon chiffre peut aussi cacher les efforts nécessaires pour qu’il le reste. 79 % des familles se disent satisfaites de leur vie familiale. C’est une très bonne nouvelle. À nous de ne pas la confondre avec une évidence. Cet article s’appuie sur les résultats du Baromètre suisse des familles 2026, réalisé par Pro Familia Suisse et Pax. Les chiffres et les résultats de l’étude sont disponibles sur le site de Pro Familia Suisse: https://www.profamilia.ch/fr/actualites/publications.
Texte Eva-Maria Kaufmann Rochereau, Directrice de Pro Familia Suisse
Bonne lecture ! Oscar Bellanger Project Manager
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École Internationale Maria Montessori • Brandreport 3
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L’enfant comme acteur de ses apprentissages À Genève, l’Ecole Internationale Maria Montessori accueille les enfants de trois à six ans dans un environnement bilingue français-anglais. Sarah Wirth, fondatrice, directrice et éducatrice francophone, nous explique comment la pédagogie Montessori accompagne l’enfant dans ses apprentissages, son autonomie et son ouverture au monde. capacités. L’enfant choisit son travail, le mène à son terme, puis le range pour le suivant. C’est la devise montessorienne « aide-moi à faire seul » : chaque petite victoire quotidienne construit l’estime de soi, la concentration et la volonté.
Sarah Wirth Directrice et fondatrice, École Internationale Maria Montessori
Sarah Wirth, pour commencer, qu’est-ce qui distingue concrètement la pédagogie Montessori d’un enseignement plus traditionnel, notamment pour les enfants de trois à six ans? La pédagogie Montessori est une pédagogie scientifique, née de l’observation du développement de l’enfant par Maria Montessori, première femme médecin d’Italie. Là où l’enseignement traditionnel est essentiellement collectif et frontal, l’enfant est chez nous acteur de ses apprentissages : il manipule un matériel concret et autocorrectif, choisit librement son activité et progresse à son propre rythme, guidé individuellement par des éducatrices formées et diplômées AMI (Association Montessori Internationale). Entre trois et six ans, l’enfant possède ce que Maria Montessori appelait « l’esprit absorbant » : il apprend naturellement, par l’expérience et le mouvement. Notre rôle est de lui offrir un environnement qui nourrit cette soif d’apprendre, plutôt que de lui imposer un programme uniforme au même moment pour tous. On parle beaucoup d’autonomie dans la pédagogie Montessori. Comment cette autonomie se construit-elle concrètement au quotidien dans votre école ? Tout notre environnement est pensé pour que l’enfant puisse faire seul : mobilier à sa taille, matériel accessible et ordonné, libre circulation dans l’ambiance. Dès trois ans, les activités de vie pratique; se servir de l’eau, s’habiller, préparer une collation, prendre soin de la classe et des plantes, lui permettent d’acquérir des gestes précis et la confiance en ses
Le respect du rythme de chaque enfant est au cœur de votre approche. Comment les éducateurs identifient-ils les besoins et les périodes d’apprentissage propres à chaque enfant ? Par l’observation, qui est le cœur du métier d’éducateur Montessori. Entre trois et six ans, l’enfant traverse des « périodes sensibles », le langage, l’ordre, la coordination des mouvements, le raffinement sensoriel, le développement social, durant lesquelles il montre une sensibilité accrue à un domaine particulier. Nos éducatrices observent chaque jour chaque enfant, tiennent un suivi individualisé de ses présentations et de ses acquisitions, et lui proposent le bon matériel au bon moment. C’est ce suivi individuel, partagé régulièrement avec les familles, qui permet de respecter réellement le rythme de chacun. Votre école accueille des enfants de trois à six ans dans des classes à âges mélangés. Quels sont les bénéfices de cette organisation pour les plus jeunes comme pour les plus grands ? L’ambiance trois-six ans fonctionne comme une petite société. Les plus jeunes observent et s’inspirent des plus âgés, ce qui les motive et les tire vers le haut. Les plus grands prennent le rôle de mentors : en montrant ou en expliquant à un plus jeune, ils consolident leurs propres acquis et développent leadership, patience et empathie. Ce fonctionnement crée un véritable sentiment de communauté et de responsabilité, et remplace la compétition par la coopération et l’entraide. La liberté de choix est un principe important chez Montessori. Comment conciliez-vous cette liberté avec les règles, les limites et la notion de discipline ? La liberté montessorienne n’est jamais l’absence de cadre : c’est une liberté dans un environnement structuré, avec
des règles claires : le respect des autres, du matériel et du travail de chacun. L’enfant est libre de choisir son activité, pas de déranger celle des autres. Nous pratiquons une discipline positive et bienveillante, fondée sur la communication non violente et la médiation des conflits. Et l’expérience montre que l’autodiscipline naît précisément de cette liberté : un enfant qui a choisi son travail et s’y concentre profondément n’a pas besoin d’être discipliné de l’extérieur, le calme de notre ambiance surprend souvent les visiteurs.
Votre école propose une immersion bilingue français-anglais dès trois ans. Comment fonctionne cette immersion au quotidien et quels bénéfices observez-vous chez les enfants ? Notre ambiance réunit deux éducatrices travaillant en binôme, l’une francophone, l’autre anglophone, chacune s’adressant aux enfants exclusivement dans sa langue maternelle, tout au long de la journée. Entre trois et six ans, l’enfant est en pleine période sensible du langage : il absorbe les deux langues naturellement, au fil des activités, des interactions et de la vie de la classe, sans effort ni leçon formelle. Les enfants qui nous rejoignent à quatre ou cinq ans bénéficient d’un soutien ciblé, en français ou en anglais selon leurs besoins. Les bénéfices sont remarquables : une aisance naturelle dans les deux langues, mais aussi une ouverture culturelle précieuse dans une ville internationale comme Genève.
Quel rôle jouent le matériel Montessori et l’« environnement préparé » dans les apprentissages ? Pourquoi le cadre physique de la classe est-il aussi important ? L’environnement préparé est, avec l’éducateur, le grand pédagogue de la classe. Tout y est pensé pour l’enfant : mobilier à sa taille, ordre, beauté, matériel scientifique disposé en cinq aires; vie pratique, sensoriel, langage, mathématiques et culture (géographie, botanique, zoologie, musique, arts). Chaque matériel isole une difficulté et est auto-correctif : l’enfant voit lui-même son erreur et la corrige, sans dépendre du jugement de l’adulte. C’est en manipulant du concret que l’enfant construit progressivement l’abstraction, il touche les quantités avant de calculer, il sent les lettres rugueuses avant d’écrire. Un environnement ordonné et harmonieux apporte à l’enfant la sécurité intérieure dont il a besoin pour se concentrer et explorer. Quel est votre souhait pour les enfants qui passent par votre école ? Je souhaite que chaque enfant qui nous est confié grandisse dans la joie d’apprendre et développe tolérance, empathie, écoute et solidarité ; car c’est ainsi, comme le disait Maria Montessori, que l’éducation prépare la paix. École Internationale Maria Montessori +41 22 557 24 47 contact@montessori-international.ch www.montessori-international.ch
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L’automne en famille
Image iStockphoto/StockPlanets
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Automne en famille : 10 idées pour sortir de la routine L’automne n’a rien d’une saison à subir en attendant les vacances de Noël. Entre défis gourmands, aventures dehors et bricolages décalés, voici de quoi transformer les semaines grises en souvenirs colorés.
Ç
a y est, nous y sommes. Les journées raccourcissent, le soleil prend son temps pour se lever et les écharpes ressortent du placard. On part parfois de la maison dans le noir et on y rentre presque à la nuit tombée. Mais l’automne a aussi ses super-pouvoirs. Les feuilles deviennent jaunes, rouges ou cuivrées, les champignons surgissent et la cuisine se remplit de parfums de pomme, de cannelle et de courge. Surtout, cette saison invite à ralentir. À fabriquer, expérimenter, cuisiner, jouer. Et pour occuper les enfants, pas besoin d’un programme extraordinaire. 1. Organiser des olympiades… de l’automne Pourquoi attendre les Jeux olympiques pour faire une compétition ? Un dimanche après-midi, on invente ses propres épreuves : lancer de pommes de pin dans un panier, course en bottes, parcours d’obstacles, concours de la plus grande feuille ou défi consistant à ramener cinq éléments naturels. Pour les plus grands, on corse les choses: photographier quelque chose de rouge, trouver une feuille plus grande que sa main ou résoudre une énigme cachée dans le paysage. On peut aussi multiplier les catégories : le plus rapide, le meilleur observateur, le plus créatif… ou celui qui aura réussi à éviter la boue. 2. Faire une cabane… sans construire une cabane Quelques couvertures, des pinces à linge, des cartons et des coussins suffisent pour transformer le salon en refuge. Station spatiale, laboratoire secret ou hôtel pour créatures imaginaires : à chacun de choisir le thème et sa mission. Il faut fabriquer l’enseigne, inventer le règlement ou dessiner une carte des lieux. Puis on éteint
les lumières et on mange à l’intérieur à la lampe de poche. Pour une fois, le salon sens dessus dessous fera partie du programme. 3. Partir à la chasse… aux sons Une activité qui ne coûte rien et change de la traditionnelle promenade. En forêt, dans un parc ou dans le quartier, chacun ferme les yeux pendant une minute. Que peut-on entendre ? Un oiseau, le vent dans les branches, des pas sur les feuilles, une porte qui claque? On peut noter les bruits rencontrés, les enregistrer ou créer une « carte sonore » du parcours. L’automne ne se regarde pas seulement: il craque, bruisse, souffle et crépite. 4. Inventer un restaurant clandestin Pommes, poires, courges, noix, carottes… On propose aux enfants de composer un repas à partir de trois ingrédients de saison. Puis la cuisine devient restaurant : les enfants choisissent le nom, inventent le menu, dressent la table et jouent les serveurs. Les parents deviennent les clients. Avec une règle essentielle : on ne juge pas le service avant d’avoir payé en applaudissements. 5. Faire pousser… des couleurs Pourquoi ne pas faire germer quelques graines ou noyaux et tenir un petit journal de croissance ? Chaque enfant choisit sa plante, lui donne un nom et suit son évolution. Autre idée: créer un herbier contemporain. On photographie ou dessine les feuilles, on les classe par couleur ou par forme et on leur invente des noms poétiques : « jaune soleil », « rouge dragon », « feuille qui ressemble à une main ».
6. Créer son propre film Et si la famille passait derrière la caméra ? Les enfants imaginent une histoire, enquête policière, aventure fantastique ou fausse publicité pour un produit improbable puis chacun choisit son rôle: acteur, réalisateur, costumier, cameraman… Un téléphone suffit pour tourner quelques scènes. Pas besoin de montage sophistiqué: quelques séquences, un générique et une avant-première avec popcorn feront l’affaire. Et le film sera peut-être encore plus drôle à revoir quelques années plus tard. 7. Une bataille de coussins, mais avec des règles Il y a des jours où la meilleure activité est celle qui permet de se défouler. On pousse les meubles, on rassemble les coussins et on fixe quelques règles: pas de coups au visage, pas de contact physique et chacun peut crier « pause ». On peut varier les manches: bataille classique, transport d’un coussin sans les mains, construction d’une forteresse ou défi consistant à faire tomber une tour avec… un coussin. Avant de remettre le salon en ordre ensemble. 8. Monter une exposition à la maison Une pierre, une feuille, un dessin, une vieille photo ou un objet trouvé dans une brocante : chacun choisit quelques pièces et prépare son exposition. Il faut donner un titre au musée, rédiger les cartels, imaginer un billet d’entrée et organiser une visite guidée. Les plus jeunes peuvent présenter leur « collection de choses orange » ; les plus grands, inventer l’histoire d’un objet banal. Et pourquoi ne pas inviter les grands-parents au vernissage ?
9. Une soirée casino… sans argent À la maison, les mises sont remplacées par des jetons, des haricots secs ou des points. Au programme: blackjack simplifié, roulette maison, bataille de cartes, dés, jeu de mémoire, lancer de pièces dans des gobelets ou petits défis d’adresse. Chaque partie rapporte quelques jetons, échangeables à la fin contre des récompenses symboliques: choisir le dessert, sélectionner le prochain film ou désigner le jeu du lendemain. Une nappe blanche et quelques amuse-bouches donneront à la soirée des airs de grand événement. 10. Le droit de ne rien faire Enfin, il reste peut-être l’activité la plus difficile à programmer : ne rien prévoir. Une pile de livres, un jeu de société, des pommes à couper, de la musique et une couverture peuvent suffire. Les enfants peuvent s’ennuyer un peu, aussi. C’est souvent dans cet espace vide que naissent les idées les plus inattendues. Car l’objectif n’est pas de transformer chaque week-end en aventure extraordinaire, mais de faire davantage de place aux moments partagés. Une promenade dans la boue, une tarte un peu trop cuite ou une cabane qui s’écroule peuvent devenir les souvenirs dont on reparlera longtemps. Alors oui, les jours raccourcissent. Mais cela ne signifie pas que l’on manque de lumière. Il suffit parfois de l’allumer soi-même. Texte Océane Kasonia
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TMG • Brandreport 5
Écurie de la Prélaz • Brandreport
L’équitation comme une école de la vie À Pampigny, l’Écurie de la Prélaz accueille les jeunes cavaliers dès quatre ans dans un cadre familial et à taille humaine. Au fil des séances, les enfants découvrent bien plus que l’équitation : une relation avec l’animal fondée sur le respect, la patience et l’écoute.
Un théâtre qui n’a pas d’âge
Depuis bientôt un siècle, le Théâtre des Marionnettes de Genève (TMG) fait découvrir cet art sous toutes ses formes. De la petite enfance à l’âge adulte, sa nouvelle saison invite à rire, s’émerveiller, réfléchir et surtout à partager des histoires en famille.
un investissement qui grandit lui aussi. Christian Tardy reste alors présent pour accompagner les cavaliers dans cette évolution, de l’entraînement à la préparation des concours en passant par le coaching.
À
Pampigny, les chevaux font partie de l’histoire de la famille Tardy. Il y a vingt ans, Christian Tardy a repris l’exploitation créée par son père, agriculteur devenu progressivement éleveur de chevaux en pension. Depuis, les installations ont évolué avec notamment un manège couvert, des boxes et différents espaces extérieurs. Aujourd’hui, l’Écurie de la Prélaz accueille une cinquantaine de chevaux. « On reste une structure à taille humaine, ce n’est pas une industrie », souligne Christian Tardy. Une proximité qui permet à l’équipe de connaître ses clients et de proposer un accompagnement adapté à leurs envies. Du premier contact aux premiers concours L’aventure peut commencer dès quatre ans avec le mini-club, une activité ludique organisée en présence des parents. À partir de sept ans, les enfants débutent progressivement l’apprentissage de l’équitation, d’abord individuellement, avant de rejoindre de petits groupes. L’objectif ? Permettre à chacun d’évoluer à son rythme. « On a vraiment un projet de A à Z, du débutant jusqu’au premier concours de l’enfant », explique le gérant. Après les premières bases viennent les petits obstacles et les examens de formation, attestation, diplôme puis brevet. Les jeunes qui souhaitent poursuivre peuvent ensuite intégrer la team de poneys de compétition de l’écurie, jusqu’à l’âge de 16 ans. Et après ? Pour ceux qui veulent continuer, vient progressivement le passage du poney au cheval, avec
Des histoires pour grandir… et réfléchir La saison 2026-2027, intitulée « Humain y es-tu ? », s’intéresse ainsi à ce qui nous rend humains, avec humour, poésie et une pointe d’irrévérence. Dès quatre ans, La chance ! entraîne le public dans une forêt mystérieuse, tandis que La zone nono, dès sept ans, imagine une joyeuse tribu d’animaux confrontée à la question de l’entraide. Dès six ans, Ultra Saucisse aborde même un sujet très concret pour les enfants et les familles : le harcèlement scolaire.
Respecter, écouter… et grandir Mais monter à cheval ne se résume pas à apprendre une technique. Pour Christian Tardy, la relation avec l’animal constitue surtout une véritable école de vie. « Le cheval nous remet tout de suite un tout petit peu à notre place », observe-t-il. Gagner, perdre, recommencer: autant d’expériences qui apprennent à rester humble et à progresser dans la difficulté. Cette philosophie repose sur quelques valeurs essentielles : « le respect de l’animal, la patience et la rigueur ». Car avant de monter, il faut apprendre à observer, à soigner et à comprendre son cheval. « C’est un être vivant », rappelle Christian Tardy. Une expérience à partager À l’Écurie de la Prélaz, les familles peuvent aussi profiter d’un cadre convivial, avec une buvette donnant directement sur le manège. Pendant les vacances, des camps permettent aux enfants de vivre pleinement leur passion à travers balades, jeux, voltige, théorie et activités avec les poneys. Une manière, finalement, de résumer la philosophie de la Prélaz : « La découverte du poney dans une ambiance familiale.» Plus d’informations sur www.laprelaz.ch
E
t si la marionnette était bien plus qu’une affaire d’enfants ? À Genève, le Théâtre des Marionnettes de Genève (TMG) défend depuis bientôt 100 ans un art qui n’a cessé de se réinventer. Le plus ancien théâtre de marionnettes de Suisse encore en activité propose aujourd’hui une programmation pensée pour toutes les générations, dès un an… et jusqu’à l’âge adulte. Car la marionnette n’a pas d’âge, et surtout, elle n’a pas de frontières. D’une saison à l’autre, le TMG fait dialoguer les techniques et les univers : marionnettes à gaine, théâtre d’objet, marionnettes portées ou formes contemporaines se succèdent sur scène. Pour les plus jeunes comme pour les adolescents et les adultes, ces spectacles offrent autant d’occasions de s’émerveiller que de porter un regard différent sur le monde. Les artistes s’emparent de sujets très actuels ; l’entraide, le harcèlement, les nouvelles technologies, l’exil ou encore les violences faites aux femmes, mais les abordent avec poésie, humour, décalage et une bonne dose d’imagination.
Mais le TMG ne s’arrête pas au jeune public. Les adolescents et les adultes sont eux aussi au rendez-vous. Dès dix ans, Le Truc sur le feu questionne une grande avancée technologique, tandis qu’Entrañas explore le corps et l’existence à travers le théâtre d’objet. Dès quinze ans, Édith et moi mêle marionnette, musique et récit intime pour évoquer notamment les violences faites aux femmes. Une saison pour tous les imaginaires Créer, accueillir, transmettre : le TMG est ainsi bien plus qu’une salle de spectacles. La saison 2026-2027 réunit quinze propositions, entre créations maison, coproductions et spectacles venus de Suisse et de l’étranger. De la petite enfance à l’âge adulte, chacun peut y trouver un univers à sa mesure, découvrir une autre façon de raconter des histoires et, pourquoi pas, redécouvrir la marionnette sous un jour nouveau. Plus d’informations sur www.marionnettes.ch
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Fondation Clos Brochet • Brandreport 7
« Nous ne remplissons pas les journées, nous donnons envie de les vivre » Il est jeudi après-midi. Un groupe de quatre retraités se retrouve autour d’une table, cartes de Jass en main. D’autres activités sont proposées, mais les quatre acolytes ne veulent rien savoir. Le jeudi, c’est jass, c’est tout.
Jacques Macabrey Directeur de la Fondation Clos Brochet
L
a scène se passe au Foyer de jour Les Cerisiers à Neuchâtel. L’établissement accueille des personnes âgées qui vivent encore à domicile mais qui ont besoin d’un soutien ponctuel, d’activités ou simplement de contacts avec les autres. Au cœur de la démarche : l’humain. Rencontre avec Jacques Macabrey, directeur de la fondation Clos Brochet, qui nous explique l’importance des liens sociaux pour bien vieillir. Jacques Macabrey, pouvez-vous présenter la Fondation Clos Brochet, son EMS et la mission qu’elle poursuit auprès des personnes âgées ? Depuis 1979, la Fondation Clos Brochet accompagne les personnes âgées neuchâteloises. L’EMS accueille des personnes nécessitant un accompagnement permanent dans le cadre d’une mission gériatrique de long séjour. Bien que notre établissement ne dispose pas d’une mission spécialisée en psychogériatrie, une grande partie de nos résidents présentent aujourd’hui des troubles cognitifs liés notamment à des maladies comme Alzheimer. Cette évolution reflète la réalité du vieillissement de la population. À quel besoin le Foyer de jour souhaitait répondre lors de son ouverture en 2024 ? Le projet est né d’un constat, celui qu’il existe souvent un vide entre le maintien à domicile et l’entrée en EMS. De nombreuses personnes âgées ont encore la capacité et l’envie de vivre chez elles, mais elles souffrent parfois d’isolement ou d’un manque de stimulation. Si les soins à domicile répondent aux besoins médicaux, il manquait une offre centrée sur la socialisation et les activités quotidiennes.
Comment le foyer contribue-t-il au maintien à domicile des personnes âgées ? Le maintien à domicile ne dépend pas uniquement de l’état de santé. Il repose aussi sur le lien social, la motivation, l’activité physique et le sentiment d’utilité. Même si nous ne disposons pas encore d’études scientifiques pour le démontrer, nous constatons que la fréquentation d’un foyer de jour permet souvent de retarder l’entrée en EMS de plusieurs mois, voire davantage. Toutefois, il est important de souligner que les personnes qui fréquentent Les Cerisiers souhaitent avant tout continuer à vivre chez elles. Le foyer n’est pas conçu comme une période précédant nécessairement l’EMS, mais comme une étape de vie à part entière qui favorise justement le maintien à domicile. Le foyer dispose de vingt places par jour : quinze en secteur gériatrique et cinq en secteur psychogériatrique, destinées aux personnes souffrant de troubles cognitifs sévères. Les bénéficiaires fréquentent généralement le foyer entre une et trois fois par semaine, selon leurs souhaits. En quoi le Foyer de jour représente-t-il un soutien pour les proches aidants ? Les proches aidants accomplissent un travail remarquable, souvent discret mais extrêmement exigeant. Beaucoup doivent concilier activité professionnelle, vie familiale et accompagnement d’un parent ou d’un conjoint âgé. Une ou deux journées de répit par semaine peuvent faire une différence considérable. Les familles nous disent régulièrement que cela leur permet de retrouver un équilibre, de souffler et de préserver une relation plus sereine avec leur proche. Nous recevons également des retours très positifs concernant les effets observés à domicile. Une épouse nous racontait récemment que son mari, atteint de troubles cognitifs, revenait du foyer calme, souriant et davantage disponible. Il retrouvait même l’envie de participer à certaines tâches du quotidien. Ces témoignages montrent que les bénéfices dépassent largement le temps passé au foyer et influencent positivement toute la dynamique familiale.
Après deux ans d’activité, quels changements positifs avez-vous constatés ? Le bilan est très encourageant. En deux ans, plus de quatre-vingts personnes ont fréquenté Les Cerisiers. Le foyer a rencontré un rapide succès, confirmant l’existence d’un réel besoin dans la région neuchâteloise.
Quelles activités favorisent les liens sociaux au sein du foyer ? La lutte contre l’isolement constitue l’un des objectifs majeurs du foyer. La journée débute par un accueil autour d’un café et d’un petit-déjeuner, favorisant déjà les échanges. Le matin et l’après-midi, diverses activités sont proposées : des activités physiques, des ateliers créatifs, des moments de bien-être et de relaxation, des discussions autour de l’actualité, des activités de développement personnel ou encore des sorties dans le quartier. Cette ouverture sur l’extérieur est importante, car elle permet de maintenir un lien actif avec la société. Les personnes sont libres de choisir les activités selon leurs envies et leurs capacités. Leur liberté de choix est essentielle, nous n’imposons rien. Cette approche contribue à préserver leur autonomie et leur qualité de vie.
Les témoignages reçus sont particulièrement précieux. Une bénéficiaire nous disait récemment : « Je suis contente d’être ici, je me sens bien, tout le monde est sympa et on nous gâte ». Ces paroles sont extrêmement touchantes et reflètent l’importance du lien que nous cherchons à créer. Aux Cerisiers, nous ne remplissons pas les journées, nous donnons envie de les vivre. Nous constatons également que de nombreuses personnes retrouvent des habitudes de vie qu’elles avaient progressivement abandonnées à domicile, ce qui renforce leur estime de soi. Lorsque les proches nous disent qu’ils ont retrouvé davantage de sérénité, nous avons le sentiment d’avoir atteint notre objectif. Interview Léa Stocky Plus d’informations sur +41 32 722 71 71 clos-brochet.ch/les-cerisiers-foyer-de-jour
Mais au-delà des activités elles-mêmes, ce qui compte avant tout, c’est la relation humaine. Les collaborateurs et collaboratrices apprennent à connaître chaque personne, ses habitudes et ses besoins. Cette proximité permet souvent de détecter rapidement des changements de comportement ou d’éventuelles difficultés. Les bénéficiaires nous disent souvent qu’ils se sentent bien ici, sans forcément pouvoir expliquer pourquoi. Cela montre que nous parvenons à créer un véritable climat de confiance et de bienveillance. ANNONCE
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Grandir connecté
Enfants connectés : les bons réflexes Et si la vraie question n’était pas seulement de savoir combien de temps un enfant passe devant un écran, mais ce qu’il y fait et ce que cet usage remplace ? Pour le psychologue et professeur Fabio Sticca, spécialiste du développement de l’enfant et des médias numériques, le contexte compte autant que le chronomètre : âge, contenu, interactions, activité physique, sommeil et rôle des parents. Une approche qui invite à regarder l’ensemble du quotidien plutôt qu’à compter les minutes.
Fabio Sticca Psychologue, docteur en psychologie et professeur à la Haute école intercantonale de pédagogie spécialisée (HfH) à Zurich
Dr. Fabio Sticca, on parle beaucoup du temps d’écran. Est-ce vraiment le principal facteur de risque ? Le temps d’écran est probablement un facteur de risque, mais ce n’est pas le seul élément à considérer. Nous avons récemment analysé 158 études sur les effets des médias numériques durant les trois premières années de vie. Une grande partie faisait état d’effets indésirables, tandis qu’une proportion comparable ne trouvait pas d’association significative. Les études montrant des effets positifs sont rares. Mais nous ne savons pas encore précisément si la durée est plus importante que la qualité du contenu. Il faut aussi se demander ce que fait l’enfant à l’écran, dans quel contexte et quel âge il a. Quatre heures d’écran pour un enfant de trois ans ne sont probablement pas une bonne idée, même avec un contenu de qualité. Alors, que faut-il regarder en priorité ? Ce qui compte beaucoup, c’est ce que l’écran remplace. Si un enfant passe une heure devant YouTube, que fait-il pendant les 23 autres heures ? S’il joue dehors, bouge et interagit beaucoup, les conséquences ne seront pas les mêmes que si cette heure remplace d’autres activités importantes. C’est ce que nous appelons notamment l’effet de « déplacement ». Pour le développement cognitif, par exemple, faire un puzzle sur une tablette n’est probablement pas aussi intéressant que le faire dans le monde réel, où l’enfant manipule les pièces et peut interagir avec d’autres. L’écran n’est donc pas forcément mauvais en lui-même : tout dépend de ce qu’il remplace. Les technologies peuvent-elles malgré tout avoir des effets positifs ? Bien sûr. Elles permettent parfois de faire des choses difficiles, voire impossibles, autrement : observer ce qui se passe sous l’eau avec une caméra, regarder quelqu’un danser puis reproduire ses mouvements, découvrir un sport ou communiquer avec une personne qui se trouve loin.
L’objectif n’est pas de bannir toute technologie, mais de construire un environnement numérique réfléchi, comme on le fait pour l’alimentation, le sommeil, l’activité physique ou les moments en famille.
– Fabio Sticca, Psychologue, docteur en psychologie et professeur à la Haute école intercantonale de pédagogie spécialisée (HfH) à Zurich
L’important est que ces usages soient complémentaires et ne prennent pas la place d’autres expériences. Chez les jeunes enfants, l’utilisation reste toutefois souvent passive : regarder des vidéos ou des films. Le contenu doit être adapté à l’âge et la durée raisonnable. Il faut aussi penser aux interactions sociales : lorsque l’écran s’allume, les échanges verbaux, le jeu et les tours de rôle ont tendance à diminuer. Quel rôle les parents peuvent-ils jouer ? Le premier élément est l’exemple qu’ils donnent. Si les parents sont constamment sur leur téléphone, l’enfant apprend que celui-ci fait naturellement partie de la vie et qu’il est normal de répondre immédiatement à chaque notification. Les parents sont aussi les « gardiens » de l’accès aux écrans, particulièrement durant les premières années. Ils peuvent réfléchir à la fonction de ces outils : divertissement, apprentissage, communication… et surtout aider l’enfant à développer une compétence essentielle : savoir réguler son usage. Cela peut passer par des règles simples : pas d’écran à table, par exemple. Mais ces règles doivent aussi s’appliquer aux parents. Si
Il faut aussi considérer l’environnement social. Ne pas avoir de smartphone ne protège pas automatiquement du cyberharcèlement. À l’inverse, un enfant peut ressentir une pression de groupe s’il est exclu des discussions et réseaux de ses camarades. L’enjeu est donc aussi de l’accompagner pour comprendre ce qui est réel ou non, ce qui est approprié, la sécurité, les photos ou encore la sexualité en ligne. Que faire face à des usages très importants ? Certains professionnels rencontrent des enfants d’âge préscolaire qui passent six heures ou plus par jour devant des écrans. C’est clairement beaucoup trop. Mais dans les situations extrêmes, il faut aussi regarder le contexte familial. Les écrans peuvent parfois servir à réduire le stress des parents, leur permettre de souffler ou de gérer d’autres difficultés. La question est donc de savoir si le temps d’écran est lui-même un facteur de risque ou s’il est aussi le symptôme d’autres difficultés. Il faut regarder l’ensemble de l’environnement dans lequel grandit l’enfant.
l’adulte consulte constamment son téléphone pendant un repas ou lorsqu’il joue avec son enfant, il transmet lui aussi un modèle.
Quels seraient vos trois conseils essentiels aux parents ? D’abord, s’intéresser à ce que fait l’enfant avec les écrans et en parler avec lui. Ensuite, réfléchir au contenu et se demander s’il correspond à ce que l’on souhaite pour son enfant et à son âge. Enfin, établir des routines et des règles : quand et où les écrans sont-ils autorisés ?
Et lorsque l’écran sert à calmer un enfant ? C’est une question importante. Des études montrent que lorsque l’écran devient un moyen habituel de calmer un enfant, celui-ci peut apprendre à l’utiliser pour réguler ses propres émotions. Cela peut compliquer l’apprentissage de la gestion de la colère ou de l’ennui.
Les repas et le moment précédant le coucher sont notamment des occasions où je conseillerais d’éviter les écrans. L’objectif n’est pas de bannir toute technologie, mais de construire un environnement numérique réfléchi, comme on le fait pour l’alimentation, le sommeil, l’activité physique ou les moments en famille.
Or, apprendre à s’ennuyer est aussi important. Une solution efficace à court terme ne l’est pas forcément à long terme.
Et qu’est-ce qui vous rend optimiste ? Les enfants et les adolescents développent aussi une réflexion sur leur propre usage. Nous sommes encore au début de cette transformation technologique et les générations qui grandiront avec ces outils auront probablement un autre regard sur eux.
À quel âge donner un premier smartphone ou autoriser les réseaux sociaux ? Il n’existe pas d’âge idéal valable pour tous les enfants. Les besoins et la maturité diffèrent. En Suisse, certaines initiatives évoquent l’entrée au secondaire, autour de 12 ans. Je parlerais plutôt d’un âge moyen de référence que d’un âge idéal : le secondaire, voire la fin du primaire ou le début du secondaire, peut être un moment auquel réfléchir.
La recherche doit continuer à nous aider à distinguer les impressions des effets réellement observés. Les humains sont plus résilients qu’on ne le pense parfois. Nous finirons probablement par apprendre à vivre avec ces technologies de manière plus réfléchie. Interview Océane Kasonia
Brandreport • La Découverte
Donner aux enfants l’envie d’apprendre…pour la vie
À Genève et à Mies, La Découverte accompagne les enfants de trois à 18 ans dans un environnement bilingue français-anglais où confiance, autonomie, curiosité et plaisir d’apprendre occupent une place centrale.
E
t si l’école ne consistait pas seulement à transmettre des connaissances, mais aussi à donner aux enfants l’envie de continuer à apprendre toute leur vie ? C’est la conviction qui anime La Découverte depuis plus de 30 ans. Aujourd’hui, cette philosophie se déploie de l’école primaire au cycle d’orientation et au collège, avec une même volonté : accompagner chaque élève dans son développement et lui permettre de devenir acteur de son parcours. Apprendre en étant acteur La pédagogie active encourage les élèves à chercher, questionner, expérimenter et apprendre de leurs erreurs. Chaque enfant est accompagné en fonction de son rythme, de ses compétences et de ses centres d’intérêt. Les projets transforment ainsi les curiosités en moteurs d’apprentissage et développent autant les connaissances que la confiance en soi, l’autonomie, l’esprit critique et le goût de la recherche. Loin de s’opposer à la rigueur académique, cette démarche s’appuie sur un cadre officiel solide : l’école suit le Plan d’études romand (PER), garantissant ainsi un socle de compétences reconnu dans le système suisse. Cette approche se poursuit désormais au secondaire. Ouvert il y a un an, le Cycle d’orientation & Collège La Découverte entame aujourd’hui sa deuxième année scolaire et transpose les principes de la pédagogie active
aux besoins des adolescents. L’objectif reste le même : leur donner les moyens de comprendre, de réfléchir, de prendre des initiatives et de construire progressivement leur avenir. Une continuité de trois à 18 ans De l’école primaire au collège, La Découverte souhaite offrir une véritable continuité pédagogique. Le bilinguisme en immersion accompagne notamment les élèves dès l’âge de trois ans : chaque classe dispose d’enseignants francophone et anglophone et les deux langues sont utilisées dans les différentes matières et activités. La curiosité se poursuit également au-delà des cours. Activités extrascolaires, et camps de vacances Prochaines portes ouvertes – Campus primaire de Mies : jeudi 29 octobre 2026 à 8h45 – Campus primaire de Genève : mardi 10 novembre 2026 à 8h45 – Cycle d’orientation et collège : mardi 3 novembre 2026 à 8h45 (dans les futurs locaux!)
offrent aux élèves d’autres occasions d’explorer leurs passions et de développer leurs compétences. L’évaluation suit la même philosophie : les enseignants observent les progrès et privilégient les échanges avec l’élève plutôt que les notes et la comparaison. Trois sites, une même philosophie Aujourd’hui, La Découverte propose ainsi un parcours de trois à 18 ans sur ses campus primaires de Genève et de Mies, puis au cycle d’orientation et au collège du Grand-Saconnex. Trois sites qui partagent une même ambition : donner aux élèves les outils pour comprendre le monde, mais aussi l’envie de continuer à le découvrir. Plus d’informations sur www.decouverte.ch
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#focusmafamille
Declick • Brandreport 9
Écrans : un encadrement basé sur le dialogue Smartphone, jeux vidéo, réseaux sociaux, intelligence artificielle… Le numérique occupe une place croissante dans la vie des enfants. Pour les parents, trouver le juste équilibre relève parfois du casse-tête. Pour Marion Monnet-Schild, directrice de Declick, la solution passe moins par le chronomètre que par le dialogue et un cadre familial cohérent.
Marion Monnet-Schild Directrice de Declick
Marion Monnet-Schild, concrètement, comment Declick accompagne-t-elle les familles ? Declick intervient principalement dans les écoles, de la 5H au secondaire II, et propose aussi des conférences, des rendez-vous pour les parents et une permanence gratuite et anonyme. L’association forme également les professionnels qui entourent les familles et met à disposition des ressources gratuites. Ses outils de prévention se veulent interactifs : ateliers sans écrans, application sur tablette ou encore jeu de société selon l’âge des enfants et les thèmes abordés.
faut surtout regarder ce que fait l’enfant. Trente minutes à écouter un podcast, ce n’est pas la même chose que trente minutes à scroller sans fin. Le contenu et l’usage comptent. Pour les tout-petits, en revanche, la recommandation est claire: avant trois ans, le moins d’écran possible. L’enfant a besoin d’apprendre en utilisant ses cinq sens et en interaction avec son entourage. Quels signes doivent alerter ? Il faut observer les changements au quotidien : sommeil qui se dégrade, chute des résultats scolaires, abandon d’activités, retrait des amis « hors ligne », irritabilité ou mensonges sur le temps passé connecté. Mais il faut éviter de tirer des conclusions trop vite. Un adolescent qui se replie peut aussi être confronté à du cyberharcèlement. Plutôt que de confisquer immédiatement le téléphone, mieux vaut demander : « J’ai remarqué que tu passes beaucoup plus de temps sur ton téléphone. Est-ce qu’il se passe quelque chose ? » Le lien de confiance est notre principal outil de prévention.
Quelles questions reviennent le plus souvent chez les parents ? La première, c’est clairement le temps d’écran : « Combien de temps ? Quelles limites ? » Viennent ensuite les contenus choquants, les contrôles parentaux et les effets du numérique sur la santé. Chez les adolescents, les parents s’inquiètent aussi du jeune qui ne sort plus de sa chambre ou semble devenir difficile à atteindre. L’intelligence artificielle soulève enfin de nouvelles questions, notamment autour des devoirs et de la santé mentale.
Comment poser des règles sans multiplier les conflits ? Nous conseillons peu de règles, mais des règles que l’on tient. Il est souvent plus simple de fixer des règles de lieux et de moments : pas de téléphone pendant les repas, par exemple, idéalement pour les parents aussi. Les règles doivent être co-construites en famille et renégociées avec le temps. Un enfant de six ans n’a pas les mêmes besoins qu’un adolescent de 15 ans. Quel rôle les parents jouent-ils eux-mêmes ? Un rôle important. Chez les tout-petits, les micro-interruptions provoquées par le téléphone, ce que l’on appelle la « technoférence parentale », peuvent perturber les interactions avec l’enfant. Mettre son téléphone de côté lors des moments partagés peut donc faire partie du cadre familial. Autre point d’attention : le « sharenting », c’est-à-dire le fait de publier des photos ou des vidéos de son enfant sur les réseaux sociaux. Ces publications peuvent porter atteinte à son droit à l’image et à sa vie privée, mais aussi exposer les contenus à des réutilisations malveillantes, notamment par des pédocriminels. Comment parler des risques sans faire peur ? En partant de leur réalité. « Que ferais-tu si quelqu’un te demandait ton adresse en jouant en ligne ? » Ces conversations peuvent être courtes et régulières. Surtout, l’enfant doit savoir qu’en cas de problème, contenu choquant, erreur ou photo partagée à tort, il peut venir en parler sans craindre immédiatement une confiscation ou une colère. Quelle idée reçue faut-il déconstruire ? Celle selon laquelle les écrans seraient systématiquement la cause de tous les problèmes. Ils peuvent aussi amplifier ou masquer des difficultés préexistantes. Il faut donc rester prudent avec les résultats des études scientifiques et leur interprétation. Autre idée reçue : les enfants seraient des
Existe-t-il un temps d’écran idéal ? Pas vraiment. Chez Declick, nous préférons ne pas nous focaliser uniquement sur le chronomètre : il
« digital natives » et donc par essence compétents en ce qui concerne les outils numériques. Ils y ont davantage accès mais cela ne veut pas dire qu’ils les maîtrisent. Et les parents n’ont pas besoin d’être experts pour s’y intéresser ! Quels sont vos trois conseils aux familles ? S’intéresser avant d’interdire. Poser un cadre plutôt qu’un chronomètre. Et être cohérent : montrer plutôt qu’expliquer. L’exemplarité ne signifie pas être parfait, mais essayer d’appliquer à soi-même les principes que l’on transmet. Un grand projet en cours ? L’association prépare actuellement une plateforme destinée aux parents, qui doit voir le jour en avril 2027. Elle proposera de courts parcours de formation de 10 à 15 minutes, adaptés à l’âge des enfants et aux thématiques choisies. L’objectif est notamment de toucher les parents qui ne peuvent pas assister aux conférences. Interview Océane Kasonia Les 10 ans de Declick Le 13 novembre prochain, Declick fêtera ses dix ans avec des rencontres pour les professionnels et une soirée ouverte aux familles. Dix ans après ses débuts sous le nom de Hall of Games, l’association poursuit le même objectif : aider les générations à trouver leur équilibre dans un monde toujours plus connecté.
Plus d’informations sur www.declick.ch
Kids Care • Brandreport
Grandir en confiance à la crèche et à la maison Les premières années de vie sont une période exceptionnelle pour le développement de l’enfant. À la crèche comme à la maison, les petits gestes du quotidien contribuent à développer de grands apprentissages : langage, curiosité, confiance en soi, autonomie et compétences sociales. Différentes approches pédagogiques peuvent accompagner l’enfant dans ses découvertes, à son propre rythme et avec bienveillance. principes : une relation de confiance avec l’adulte, la motricité libre et l’importance des moments de soins comme véritables temps d’échange et de relation. Chez KidsCare, la pédagogie Pikler est mise en pratique dès la nurserie afin d’offrir aux tout-petits un environnement sécurisant et adapté à leurs besoins. Les professionnel·le·s observent chaque enfant avec attention, respectent son rythme et l’accompagnent sans faire à sa place, afin qu’il puisse découvrir progressivement ses propres capacités.
L
es expériences vécues au quotidien façonnent progressivement le développement de l’enfant. Si certaines approches pédagogiques, comme Pikler, Montessori, Reggio Emilia ou le bilinguisme, sont aujourd’hui largement reconnues, elles reposent finalement sur une idée simple : l’enfant apprend avant tout en expérimentant, en observant et en étant acteur de ses propres découvertes. Chez KidsCare, ces différentes approches pédagogiques se complètent pour créer un environnement stimulant et sécurisant, dans lequel chaque enfant peut évoluer à son rythme et être accompagné avec bienveillance. La pédagogie Pikler dès la nurserie Dès les premiers mois de vie, la pédagogie Pikler accompagne l’enfant dans son développement en plaçant le respect de son rythme, de ses compétences et de ses besoins individuels au cœur de l’accompagnement. Elle repose sur trois grands
À travers la motricité libre, l’enfant est encouragé à explorer son corps et son environnement en toute confiance. Les temps de soins, les repas, les moments d’éveil et les interactions quotidiennes deviennent autant d’occasions de construire une relation sécurisante et de favoriser son développement, son autonomie et son plaisir d’apprendre dès les premiers mois. Favoriser l’autonomie au quotidien selon Montessori Inspirées de la pédagogie Montessori, les crèches KidsCare proposent un environnement adapté à la taille et aux capacités des enfants. Le matériel est accessible et les activités les encouragent à faire seuls ce qu’ils sont capables de réaliser. Selon Montessori, ranger leurs affaires, se servir de l’eau, participer au repas, prendre part à leur change, choisir une activité ou prendre soin de leur environnement sont autant d’occasions de développer progressivement leur autonomie, leur concentration et leur confiance en eux. À la maison aussi, quelques habitudes simples inspirées de l’approche Montessori peuvent faire la différence. Laisser davantage de temps à son enfant pour enfiler son manteau, mettre la table ou participer aux petites tâches du quotidien favorise progressivement sa confiance en soi.
Apprendre en explorant La pédagogie Reggio Emilia considère l’enfant comme un véritable chercheur et acteur de ses apprentissages. En crèche, les éducateur·trice·s observent ses centres d’intérêt, puis créent des expériences qui nourrissent sa curiosité : jeux de lumière, créations artistiques, éléments naturels, constructions ou expériences sensorielles. L’exploration, la créativité, les expériences sensorielles et le contact avec la nature occupent une place importante, permettant à chaque enfant d’apprendre en expérimentant. Les familles peuvent prolonger cette approche sans matériel spécifique. Une promenade en forêt, une boîte remplie d’objets naturels à manipuler ou simplement une discussion autour des questions de l’enfant deviennent autant d’occasions d’apprendre ensemble. Le bilinguisme au fil des émotions En éducation, on parle d’approche pédagogique bilingue lorsqu’une ou deux langues sont utilisées comme langues d’enseignement afin de favoriser les apprentissages. Contrairement aux idées reçues, il n’est pas nécessaire de parler parfaitement plusieurs langues pour offrir un environnement favorable au bilinguisme. Plus une langue est entendue naturellement tôt, plus le cerveau développe sa capacité à distinguer les sons, à enrichir son vocabulaire et à passer d’une langue à l’autre. Dans les crèches KidsCare, des professionnels anglophones interagissent chaque jour avec les enfants dans des situations authentiques : pendant les jeux, les repas, les chansons ou les routines quotidiennes. L’objectif n’est pas d’enseigner l’anglais comme à l’école, mais de permettre son acquisition de manière naturelle et positive, sans pression d’apprentissage.
À la maison, écouter des comptines, lire quelques histoires ou intégrer quelques expressions simples dans le quotidien permet déjà de familiariser l’enfant avec une langue additionnelle. Grandir ensemble Toutes ces approches pédagogiques (Montessori, Pikler...) poursuivent un même objectif : accompagner chaque enfant dans le développement de sa curiosité, de sa confiance et de son plaisir d’apprendre. Les professionnels de la petite enfance et les familles jouent un rôle complémentaire. Lorsque les expériences vécues à la crèche trouvent un écho à la maison, l’enfant évolue dans un environnement cohérent qui favorise pleinement son développement. Plus d’informations sur www.kidscare.ch
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10 Interview • Philippe Chevrier
Philippe Chevrier
Le goût de la transmission
À 65 ans, Philippe Chevrier n’a rien perdu de son appétit. Ni celui de cuisiner, ni celui d’entreprendre, ni surtout celui de transmettre. Depuis la table familiale de son enfance, où sa mère et sa grand-mère réunissaient la famille autour d’une cuisine généreuse, jusqu’au Domaine de Châteauvieux et à la création de son activité de consulting, le chef genevois a fait de la gastronomie son métier, sa passion et aujourd’hui son terrain de transmission. Cinquante ans après ses débuts, il reste animé par la même curiosité et une conviction intacte : un grand restaurant ne se résume jamais à ce qui se trouve dans l’assiette. Interview Océane Kasonia Image màd Philippe Chevrier, vous dites avoir su dès l’âge de sept ans que vous vouliez devenir cuisinier. Vous souvenez-vous de ce qui vous attirait déjà dans cet univers ? Oui. J’ai eu la chance de grandir dans une famille de gourmets et de gourmands. Ma maman, ma grand-mère et ma tante étaient des femmes au foyer qui adoraient cuisiner, mais surtout qui adoraient rassembler. Je pense que c’est davantage cet esprit de rassemblement qui m’a plu au départ que le fait de savoir cuisiner. Je me disais : si tu sais cuisiner, tu vas pouvoir faire comme ces femmes, rassembler la famille autour de la table. J’adorais ces repas familiaux. Souvent, les enfants s’ennuient à table, mais moi j’adorais rester avec les grands et écouter leurs discussions. Finalement, votre première école de cuisine, c’était donc la table familiale ? Oui, certainement. Ma maman faisait absolument tout elle-même : les confitures, les sirops, même les sirops pour la toux… Elle nous faisait une cuisine extraordinaire. Elle disait toujours une phrase qui, aujourd’hui, a peut-être moins de sens, mais qui en a toujours autant pour moi : « On mange bien toute l’année, s’il reste de l’argent, on partira en vacances.» Alors, on n’est jamais partis en vacances ! (Rires.) Mais qu’est-ce qu’on mangeait bien toute l’année ! C’était un peu la philosophie de cette époque. La table familiale avait beaucoup plus d’importance qu’aujourd’hui. Mais je pense qu’on revient petit à petit à ces valeurs-là. La table, c’est le noyau de la famille. C’est là que beaucoup de choses se discutent et se passent. Y a-t-il un plat qui vous ramène immédiatement à votre enfance ? Les moules. Nous étions trois frères et, le jour de notre anniversaire, chacun avait droit à manger son plat préféré. Moi, je suis né le 17 décembre et ma maman me faisait des moules marinières. C’était le plat du 17 décembre pour son fils Philippe. Elle cuisinait déjà beaucoup en fonction des saisons et des produits locaux. Je me souviens aussi d’une sole qu’elle faisait cuire entière dans une sauce au vin rouge. Elle utilisait du Morgon, un vin assez tannique. Pour nous, enfants, c’était extraordinaire : on avait presque l’impression de boire du vin rouge ! Elle faisait aussi du rouget en papillote. À Genève, dans les années 1960, ce n’était pas forcément évident de trouver ces produits. C’était déjà une manière de nous faire découvrir beaucoup de choses. Vous êtes aujourd’hui père d’un garçon de onze ans. Est-ce que cette volonté de faire découvrir les goûts vous a suivi dans votre propre rôle de père ? Oui, absolument. Quand notre fils était petit, nous avions toujours avec nous un petit Babycook. Même en voyage, je lui préparais des petites purées. Je lui mettais du gingembre, de la truffe, de l’époisses avec de la pomme de terre… Je lui faisais goûter un maximum de choses. Il n’a jamais mangé de petits pots industriels. Et aujourd’hui, à onze ans, il mange absolument tout. Hier encore, il a mangé des huîtres. Je pense que le palais, c’est comme tous les organes : il y a un apprentissage. Si, dès tout jeune, on travaille son palais, qu’on goûte tout, qu’on apprend à tout apprécier, on développe forcément quelque chose. Et souhaitez-vous qu’il devienne cuisinier à son tour ? Pas du tout ! (Rires.) Je lui pose parfois la question : « Qu’est-ce que tu veux faire ? » Mais il n’y a aucune obligation qu’il fasse ce métier. Il fera ce qu’il voudra. Comme moi, j’ai été libre de faire ce que je voulais. Quand j’ai dit à ma maman que je voulais devenir cuisinier, elle ne m’a jamais dit : « C’est un métier difficile, tu vas travailler le soir… » Elle m’a laissé faire. C’est un métier de passion. Et la passion, ça ne s’explique pas. Après 50 ans de métier, qu’est-ce qui vous passionne encore autant ? Je suis toujours aussi passionné. J’adore ce métier. Et je pense que si ça perdure depuis 50 ans, c’est aussi parce que nous sommes dans une profession en permanence en évolution. On travaille avec des produits d’exception et il y en a encore énormément. Et puis je suis tout le temps entouré de jeunes. Ils sont plus jeunes que moi, évidemment, mais ils ont vu des choses que je n’ai pas vues. C’est un métier où chacun peut apprendre de l’autre, indépendamment de l’âge, du parcours ou du fait d’être chef ou non. Un jeune cuisinier peut avoir vu quelque chose ou appris quelque chose qui va me montrer quelque chose à moi. C’est ça, l’enrichissement et la beauté du métier : ce côté artisanal et cette transmission permanente.
Et quand vous pensez à votre propre famille, quel est le repas qui compte le plus ? Les repas de fête, quand toute la famille est réunie. Noël notamment. Il y a une ambiance très particulière. On est à l’intérieur, dans une sorte de cocon avec la famille. On se fait plaisir. Mais j’aime surtout tout ce qui se passe autour de la table. Il n’y a pas seulement ce qu’on pose sur la table. Il y a tout ce qui se passe autour. Et c’est peut-être ça, finalement, le plus important. Si vous pouviez vous asseoir aujourd’hui à table avec le petit Philippe Chevrier de sept ans, que lui diriez-vous ? « Bon choix. » Bon choix, parce que j’ai été passionné par ma carrière et que je le suis toujours par ce métier. On me demande souvent quand je vais arrêter. Je réponds qu’un artiste peintre, tant qu’il peut tenir son pinceau, continue à faire des tableaux. Moi, tant que je peux être là avec mes jeunes, ça me maintient aussi en forme. On ne meurt pas de travailler. C’est l’ennui qui tue. Philippe Chevrier en huit questions Le produit que vous respectez le plus ? La truffe noire. Un don des dieux. La Tuber melanosporum est « le produit des produits ». Noble, intense et surtout étonnamment polyvalente : elle peut accompagner aussi bien une pomme de terre qu’un homard. La règle, encore une fois : le dosage.
La table c’est le noyau de la famille.
– Philippe Chevrier
Vous avez créé et développé une quinzaine d’établissements. Qu’est-ce qui fait, selon vous, qu’un restaurant devient une véritable maison ? Il faut être un marathonien dans notre métier, pas un coureur de 100 mètres. Ouvrir un restaurant qui fonctionne bien pendant un an, c’est relativement facile. Mais durer, c’est beaucoup plus compliqué. C’est un métier très difficile, fait de tellement de petits détails. Il y a énormément d’embûches. Châteauvieux est là depuis 41 ans. Pour moi, il faut essayer de créer des institutions, des maisons auxquelles les gens adhèrent, qu’ils aiment et où ils aiment revenir. Et un restaurant, ce n’est pas uniquement de la cuisine. C’est aussi un accueil, de la gentillesse, un cadre plaisant. On ne vient pas chercher uniquement de la cuisine : on vient chercher plein d’autres choses. On peut faire la meilleure cuisine du monde, si on n’a pas un accueil et un sourire, ça ne marchera pas. Vous avez lancé Philippe Chevrier Consulting en 2024. Pourquoi avoir eu envie de transmettre votre expérience à des entrepreneurs qui ne travaillent pas forcément dans vos propres établissements ? C’est justement parce qu’avec l’expérience, on peut déjà éviter certaines erreurs. Il y a beaucoup de gens qui veulent se lancer dans ce métier sans être du métier. Tout le monde rêve d’avoir un restaurant, son petit bistrot, ses copains… C’est un rêve qui peut vite devenir un cauchemar si on n’a pas tous les atouts en main. Avant de se lancer dans un projet ou d’investir, je pense qu’il faut déjà en parler. En une heure ou deux, avec mon expérience, je peux dire : « Attention à ça, faites attention aussi à ça.» Je n’ai évidemment pas la science infuse. Mais je connais ce métier. Et c’est un métier très complexe parce qu’il n’y a pas que la cuisine. Il y a l’accueil, le service, la gestion du personnel, toute la partie gestion qu’on ne voit pas mais qui est extrêmement importante. Si cette partie-là ne fonctionne pas, le restaurant ne fonctionnera pas. Quelles sont les erreurs que vous voyez le plus souvent chez les personnes qui se lancent dans la restauration ? Elles minimisent la complexité du métier. Quand on n’est pas du métier, on peut très vite être tenu en otage par un chef de cuisine. Le patron finit par ne plus vraiment mener son affaire et devient dépendant de ses employés. Vous défendez une cuisine très attachée au produit et aux saisons. Est-ce aussi votre philosophie dans votre manière d’entreprendre? Les modes sont des modes. Moi, je suis davantage attaché au produit. On peut être extrêmement créatif tout en respectant le produit et en travaillant des produits de top qualité. À Châteauvieux, les gens viennent chercher un produit qu’ils ne savent pas faire à la maison ou qu’ils n’oseront pas forcément faire chez eux. C’est un peu le rôle d’un restaurant comme le nôtre. Et puis,
ce qui détermine la créativité, ce sont les saisons. Il faut travailler le produit au moment où il est le meilleur. Vous êtes donc plutôt adepte du calendrier que des tendances ? Absolument. J’aime me réjouir de voir arriver les produits. On se dit : voilà, les fraises commencent, puis l’asperge arrive, ensuite le bolet, puis la truffe blanche… C’est aussi ça qui fait le plaisir de la cuisine. Aujourd’hui, on peut manger de la tomate toute l’année. Mais sept mois sur douze, elle n’est pas forcément bonne. Pourquoi vouloir manger une asperge en janvier alors qu’il y a tellement d’autres produits ? Pour moi, la saisonnalité n’est pas une contrainte. C’est justement ce qui nous donne notre créativité. On vous décrit comme quelqu’un d’exigeant. Qu’exigez-vous aujourd’hui de vos équipes ? Si on a de l’exigence pour soi-même, on peut la demander aux autres. Je suis encore tous les jours aux fourneaux, avec les équipes. J’attends de la précision, de la compréhension. C’est un métier où il ne suffit pas de cuisiner : il faut comprendre le produit, savoir comment il va réagir. Et surtout, j’aime travailler avec des gens qui ont la même envie que moi, qui sont passionnés par leur métier. La passion n’a pas d’âge. J’ai des jeunes cuisiniers qui sont passionnés et j’espère qu’ils auront cette même passion tout au long de leur carrière. Vous parlez beaucoup de transmission. Qu’aimeriez-vous transmettre à ceux qui arrivent derrière vous ? C’est un métier qui demande une application permanente. C’est un peu comme un sport d’élite. La différence, c’est que dans notre métier, la carrière peut être très longue. Mais il faut toujours essayer d’aller plus loin, de faire mieux, de se remettre en question tous les jours. Il faut aussi conserver un esprit créatif. Et surtout avoir un bon palais, savoir marier les saveurs. Après 50 ans de métier, je me rends compte que beaucoup de choses sont compatibles. Tout est finalement dans la subtilité du dosage. Quel est le souvenir de repas qui vous a le plus marqué dans votre vie ? Il y en a beaucoup. Mais je me souviens particulièrement d’un repas chez Joël Robuchon, au Jamin, à Paris. J’avais une trentaine d’années et j’y étais allé avec mon chef de l’époque. J’avais déjà une étoile et nous sommes arrivés chez ce grand chef. On a été « scotchés » du début à la fin du repas. Je peux encore aujourd’hui, 35 ans après, me souvenir exactement de ce que j’ai mangé. Il y avait notamment un petit flan de foie gras avec une gelée de poule. À l’époque, on ne travaillait pas encore l’agar-agar comme aujourd’hui. On se demandait: « Mais comment a-t-il fait ? » Il y avait aussi son flan spaghetti et langoustine, son pigeon dans la feuille de chou… C’était fantastique. Robuchon, comme Frédy Girardet en Suisse, faisait partie de ces grands chefs qui ont amené énormément de précision dans la cuisine.
Comment développe-t-on son palais ? En goûtant. Beaucoup. Et dès le plus jeune âge. Je considère le palais comme un organe qui s’éduque. Mon conseil aux jeunes : goûter le plus de choses possible et ne pas avoir peur de découvrir. Une erreur impardonnable en cuisine ? Servir un produit qui n’est pas à la hauteur en qualité ou en fraîcheur. Une cuisson légèrement différente ou un peu trop de sel peuvent relever de la préférence personnelle. La fraîcheur, elle, ne se négocie pas. Le meilleur conseil que vous ayez reçu ? « Vas-y, je crois en toi. » Le conseil de ma mère lorsque j’ai eu l’occasion de reprendre Châteauvieux à 25 ans. Elle m’a surtout rappelé que j’était un gros travailleur. Une table à laquelle vous aimeriez encore vous asseoir ? Celle du Jamin, chez Joël Robuchon. La qualité clé d’un entrepreneur en restauration ? Connaître son métier. Un restaurant ne se résume pas à la cuisine. Gestion, personnel, service, accueil et organisation sont essentiels. Un restaurant réussi, c’est quoi ? 51 % de service et d’accueil, 49 % de cuisine. La cuisine doit évidemment être bonne. Mais ce qui donne envie de revenir, c’est tout ce qu’il se passe autour de l’assiette.
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Quand les infusions pétillantes arrivent à table Un sceau en papier à déchirer avant de servir, comme on le ferait pour une bouteille de saké : c’est par ce geste simple que Muru invite ses convives à prendre le temps, avant même la première gorgée. Créée par Léon Andrey Da Silva, fondateur de la jeune marque neuchâteloise, Muru propose des infusions botaniques pétillantes pensées pour accompagner les repas. Sans chercher à imiter le vin, la marque souhaite retrouver ce qu’il apporte à table : un accord avec les mets et surtout un moment de partage.
Léon Andrey Da Silva Fondateur de Muru
À
table, les alternatives restent souvent limitées pour ceux qui ne boivent pas d’alcool : une eau gazeuse agrémentée d’une rondelle de citron, parfois un soda, mais peu de boissons réellement pensées pour accompagner les repas. C’est de ce constat qu’est née Muru, créée il y a quelques mois par Léon Andrey Da Silva. Avec ses infusions botaniques pétillantes, le fondateur entend proposer une autre manière de Image iStockphoto/Xxxx prendre place à table, sans faire de la boisson le centre de l’attention. L’essentiel, selon lui, reste le repas, le partage et le souvenir que l’on en garde. Partir du vin, sans l’imiter Ingénieur de formation, Léon Andrey Da Silva a grandi dans un environnement entrepreneurial. L’idée de Muru prend notamment forme lorsqu’une amie enceinte lui fait prendre conscience du peu d’alternatives pour partager un repas sans alcool. Il repense alors à une ancienne idée de son père, qui avait envisagé un produit sans alcool destiné à imiter le vin. Léon Andrey Da Silva en conserve l’intuition de départ, mais choisit une autre voie : créer ses propres recettes à partir d’infusions. Le travail commence chez lui, au fil de nombreux essais. Après avoir reçu les premiers conseils d’un partenaire spécialisé dans le thé, Léon Andrey Da Silva poursuit seul ses recherches. Il se forme
à la mixologie, s’intéresse aux équilibres gustatifs et expérimente différentes méthodes d’infusion. Les premières tentatives, trop proches à son goût d’une eau aromatisée, ne donnent pas le résultat attendu. Il allonge alors certaines infusions, travaille davantage l’acidité et l’amertume, puis expérimente la gazéification, qui permet de mieux révéler les arômes. Les recettes sont ensuite élaborées en fonction des accords recherchés. Pour une viande rouge, par exemple, le fondateur mise sur une certaine acidité afin d’équilibrer le gras. Chaque recette est ainsi conçue pour accompagner le plat dans sa longueur. Léon Andrey Da Silva veille également à limiter le nombre d’ingrédients : lorsqu’un élément n’apporte pas de différence perceptible, il est écarté. Trois références composent aujourd’hui la gamme. Midori Yuzu, à base notamment de yuzu et de sencha, a été imaginé pour accompagner les poissons crus, les ceviches ou les sushis. Rosé Sauvage, aux notes d’hibiscus, de lavande et de pétales de rose, s’accorde davantage avec une burrata, une salade ou un apéritif. Quant à Giardino Dorato, qui associe notamment thé blanc, romarin et citron, il accompagne quant à lui des plats grillés ou une focaccia. Une quatrième recette est déjà en préparation pour les viandes rouges. Plus tannique, sa sortie est envisagée pour janvier. Les boissons sont proposées en bouteilles de 500 ml, un format choisi pour favoriser le partage, même si elles peuvent également être servies au verre. Biologiques, elles sont élaborées avec une touche de miel pour la rondeur. La marque cherche enfin à travailler avec des partenaires locaux lorsque cela est possible, notamment pour le miel et certains éléments du conditionnement.
une commercialisation auprès des particuliers. Les accords suggérés ne sont toutefois pas figés : les boissons ont déjà été servies en cocktails, ouvrant d’autres possibilités. La présentation fait elle aussi partie de l’expérience. L’identité visuelle reste volontairement sobre, avec un papier blanc gaufré et des marquages discrets. Pour l’ouverture de la bouteille, Léon Andrey Da Silva s’est inspiré du rituel du saké japonais : un petit sceau en papier doit être déchiré avant le service. Un geste simple qui prolonge cette volonté de prendre le temps, du début du repas jusqu’à la dernière gorgée. Si Muru se positionne sur un segment premium, Léon Andrey Da Silva ne veut ni en faire un produit de luxe ni multiplier les discours pour le justifier. L’essentiel est ailleurs : la boisson doit accompagner le repas et trouver sa place dans le partage. À la fin, ce n’est pas tant la bouteille dont il souhaite que l’on se souvienne, mais du moment passé autour de la table Texte Marc-Antoine Guet Plus d’informations sur muru-ritual.com
Accompagner sans s’imposer Muru souhaite désormais se développer dans les restaurants et les hôtels, tout en préparant
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Bien vieillir chez soi, mais dans quel logement ?
Avec les années, les attentes envers son logement évoluent. Confort, sécurité, proximité ou vie sociale prennent parfois une nouvelle importance. Anticiper son prochain chez-soi peut alors être une manière de préserver son autonomie et de continuer à vivre selon ses propres choix. La différence se trouve dans l’environnement proposé autour du logement. Des espaces communs, un fitness, des activités et différents services sont accessibles aux résidents. Un concierge, également référent social, est présent sur place plusieurs heures par jour. Il constitue un point de contact facilement accessible, facilite le quotidien et contribue aux échanges au sein de la résidence. Cette présence apporte aussi une sécurité supplémentaire. L’objectif n’est pas d’accompagner les résidents en permanence, mais de leur permettre de continuer à vivre de manière indépendante tout en sachant qu’une personne de référence est présente si nécessaire. Une tranquillité qui peut également être rassurante pour les proches.
U
ne maison familiale devenue trop grande, un jardin qui demande davantage d’entretien, des escaliers moins pratiques ou simplement des pièces que l’on n’utilise plus. Le logement dans lequel on a vécu de nombreuses années reste chargé de souvenirs et d’habitudes, mais il ne correspond pas forcément toujours aussi bien à la vie que l’on souhaite mener demain. Pour autant, lorsque tout va bien, pourquoi déménager ? Anticiper pour rester libre de choisir Il n’existe évidemment pas d’âge auquel il faudrait changer de logement. Chaque situation est différente. Mais attendre que son habitation devienne réellement contraignante n’est pas la seule possibilité. Y réfléchir suffisamment tôt permet au contraire de le faire lorsque la décision est encore entièrement
un choix. On peut prendre le temps de visiter, de comparer et surtout de déterminer ce que l’on attend réellement de son futur chez-soi. Changer de logement ne signifie alors pas renoncer à son indépendance. Cela peut au contraire être une manière de la préserver. Son appartement, avec une présence rassurante C’est dans cette logique que s’inscrit Bonacasa Living Crissier. La résidence propose des appartements du 2.5 au 4.5 pièces permettant à chacun de conserver son propre logement et son rythme de vie. Recevoir sa famille ou ses amis, cuisiner chez soi, partir quelques jours ou simplement profiter de son appartement : chacun organise son quotidien comme il l’entend.
Vivre seul sans forcément être isolé Préserver son intimité n’empêche pas d’avoir une vie sociale. Les espaces partagés et les activités créent des occasions de rencontrer ses voisins, d’échanger ou de rester actif.
donc pas nécessairement conserver la même adresse toute sa vie. Un logement adapté, moins de contraintes quotidiennes, une présence rassurante, des possibilités de rencontres et des services accessibles peuvent poursuivre un même objectif : permettre à chacun de rester autonome et libre de ses choix le plus longtemps possible. Anticiper son prochain logement peut ainsi être envisagé non comme un renoncement, mais comme un nouveau projet de vie. BONACASA LIVING CRISSIER Appartements du 2.5 au 4.5 pièces à louer +41 58 211 11 30 bonacasa-crissier.ch
Mais rien n’est imposé. Chacun décide de la manière dont il souhaite profiter de ces possibilités. Participer à une activité, utiliser le fitness, partager un moment avec d’autres résidents ou rester tranquillement chez soi : le choix appartient à chacun. Les services suivent le même principe. Ils sont disponibles lorsque le résident en a besoin ou en a envie, sans remettre en question son indépendance. Préparer aujourd’hui le chez-soi de demain Bien vieillir chez soi ne signifie
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12 Budget familial
Familles romandes : les clés pour alléger le budget au quotidien La Suisse offre une qualité de vie enviable, mais elle a un prix. Pour les familles, l’équation est devenue particulièrement délicate : logement, primes d’assurance-maladie, alimentation, garde des enfants, transports, école, sport ou loisirs… Les dépenses s’additionnent rapidement.
Olivier Morisetti Rédacteur, Avantages-Familles.ch
C
ette pression touche aussi la classe moyenne. Deux salaires ne signifient pas forcément que l’on termine le mois avec une marge confortable, surtout avec plusieurs enfants. Économiser ne devrait toutefois pas signifier renoncer aux bons moments. L’enjeu consiste à réduire certaines dépenses tout en connaissant les aides auxquelles une famille peut avoir droit. Comprendre où part son argent Le coût réel d’une famille dépasse largement le loyer et les courses. Aux dépenses régulières s’ajoutent des frais ponctuels : réparation de voiture, dentiste, chaussures, camp scolaire, équipement sportif ou ordinateur. Parce qu’elles n’arrivent pas chaque mois, ces dépenses sont facilement oubliées. Établir son budget sur douze mois permet d’anticiper ces frais. Il est aussi utile de distinguer les dépenses incompressibles, celles qui peuvent être optimisées et celles qui relèvent d’un choix. Assurance-maladie : comparer et vérifier ses droits Pour une famille, les primes d’assurance-maladie représentent rapidement plusieurs milliers de francs par année. Le premier réflexe devrait être de vérifier son droit à une réduction individuelle des primes. Les conditions varient selon les cantons et la situation financière du ménage. Une naissance, une séparation, une baisse de revenu ou un changement professionnel peuvent modifier les droits. Comparer les primes reste essentiel : l’assurance de base offre les mêmes prestations obligatoires quelle que soit la caisse, alors que les primes varient. Le modèle et la franchise doivent aussi être adaptés. L’outil officiel Priminfo.ch permet de comparer les offres. Les assurances complémentaires doivent également être réexaminées régulièrement, sans résilier l’ancienne couverture avant d’avoir obtenu l’acceptation du nouvel assureur.
Allocations et aides : connaître ses droits Les allocations familiales sont les prestations les plus connues, mais elles ne représentent qu’une partie des aides disponibles. Selon le canton, la commune, les revenus et la situation familiale, il peut également exister des subsides pour l’assurance-maladie, des aides pour la garde des enfants, des bourses d’études ou des prestations sociales spécifiques. Il ne faut jamais supposer que l’on n’a droit à rien. Les services sociaux communaux ou régionaux constituent une bonne porte d’entrée, et quelques démarches peuvent parfois représenter un soutien important sur une année. Garde des enfants : un équilibre délicat Crèche, accueil familial de jour ou accueil extrascolaire : les possibilités et les tarifs varient fortement selon les régions. Dans de nombreuses structures subventionnées, le prix dépend du revenu et de la situation familiale. Lorsqu’un parent augmente son taux d’activité, il faut calculer ce qu’il restera réellement du revenu supplémentaire après les frais de garde, les transports et les conséquences fiscales. Pour les familles monoparentales, les subsides, allocations et aides à la garde peuvent être particulièrement importants. Alimentation : quelques habitudes font la différence Le budget alimentaire offre une certaine marge de manœuvre. Planifier les repas, cuisiner les restes, privilégier les produits de saison et comparer les prix permettent de réduire les dépenses. Les promotions restent intéressantes si elles concernent des produits que l’on aurait réellement achetés. Les applications anti-gaspillage peuvent aussi contribuer à faire des économies. Elles permettent notamment de récupérer à prix réduit les invendus de commerces, boulangeries, supermarchés et restaurants, tout en participant à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Seconde main : pourquoi toujours acheter neuf ? Vêtements, vélos, skis et équipements deviennent vite trop petits. Bourses, magasins spécialisés et plateformes de seconde main permettent alors de réaliser des économies importantes. Poussettes, jouets ou matériel sportif peuvent ensuite être revendus pour financer les achats suivants. Pour
Comparer avant de payer Comparateurs, bons plans, codes promotionnels et programmes de fidélité permettent parfois d’obtenir des réductions importantes. Mais une réduction n’est une économie que si l’achat était réellement prévu. Le bon réflexe : définir son besoin, comparer, chercher un rabais, puis acheter.
un équipement utilisé rarement, louer ou emprunter peut aussi être plus intéressant qu’acheter. Sport et activités : chercher les aides et les rabais Sport, musique et autres activités extrascolaires peuvent peser sur le budget, avec les cotisations, les équipements et les déplacements. Seconde main, location, aides des communes ou des associations et certaines prestations d’assurances complémentaires peuvent réduire la facture.
Les comparateurs, applications anti-gaspillage et plateformes de seconde main peuvent aider à économiser, à condition de ne pas se laisser entraîner par les ventes flash.
Il vaut également la peine de vérifier les éventuels tarifs réduits proposés par les clubs, associations, communes ou organisateurs d’activités. Loisirs en famille : se faire plaisir sans se ruiner Les loisirs contribuent à l’équilibre familial, mais une sortie peut vite coûter cher avec plusieurs enfants. Balades, lacs, places de jeux, festivals et manifestations locales offrent de nombreuses possibilités gratuites ou peu coûteuses. Pour les activités payantes, rechercher une réduction avant de réserver peut faire une vraie différence. Certaines plateformes spécialisées, comme AvantagesFamilles.ch, proposent également des réductions auprès de prestataires de loisirs en Suisse romande. Comparer les offres disponibles avant d’acheter ses billets peut représenter une économie appréciable sur l’année. Pour les vacances, comparer les transports et les hébergements, cuisiner certains repas ou privilégier une excursion à la journée permet également de réduire la facture. Faire le ménage dans les dépenses fixes Les économies les plus importantes ne se trouvent pas toujours dans le panier des courses. Assurances, téléphone, Internet, frais bancaires, cartes de crédit et abonnements peuvent représenter des montants considérables sur une année. Une fois par année, il est donc utile de passer en revue tous ses contrats et abonnements. Quelques petites mensualités oubliées peuvent coûter plusieurs centaines de francs sur douze mois. Même chose pour la mobilité : le coût d’une voiture comprend aussi l’assurance, les impôts, l’entretien, les réparations et le stationnement. Selon les besoins, combiner voiture, transports publics, vélo et marche peut réduire les dépenses.
Demander conseil avant que les difficultés ne s’accumulent Communes, cantons et associations proposent des aides financières, un soutien à la garde, un accompagnement social ou des conseils budgétaires. Mieux vaut demander conseil tôt plutôt que d’attendre l’accumulation des difficultés. Le problème reste la dispersion des informations entre la Confédération, les cantons, les communes, les associations et autres organismes. Une famille devrait pouvoir identifier plus facilement les aides correspondant à sa situation. Faire des économies pour mieux vivre Alléger le budget familial ne nécessite pas forcément de grands sacrifices. Ce sont souvent plusieurs petites économies additionnées qui finissent par faire une vraie différence : une assurance mieux adaptée, un abonnement supprimé, du matériel acheté d’occasion, une sortie à prix réduit ou quelques habitudes modifiées. Mais économiser ne consiste pas uniquement à comparer les prix. Connaître ses droits aux subsides, allocations, aides à la garde ou autres prestations peut avoir un impact bien plus important. Lorsque la situation devient difficile, demander conseil suffisamment tôt peut également éviter que les problèmes ne s’accumulent. Réduire les dépenses ne devrait pas signifier supprimer tous les plaisirs. L’objectif est de dépenser mieux pour continuer à bien vivre. En combinant aides, bons plans, comparaison et anticipation, les familles peuvent retrouver davantage de marge de manœuvre et de sérénité au quotidien. Texte Olivier Morisetti
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Primes-maladie : comment alléger la facture familiale L es primes-maladie pèsent toujours davantage sur le budget des ménages et représentent environ 10 % du budget familial, voire davantage selon les profils. Pourtant, quelques choix simples peuvent permettre de réduire sensiblement la facture. Caisse, modèle, franchise ou couverture accident : les pistes d’économies sont nombreuses, à condition de prendre le temps de comparer. Une seule caisse pour toute la famille ? Pour une famille, regrouper toutes les assurancesmaladie auprès du même prestataire est pratique : une seule caisse, moins de démarches et, dans certains cas, des rabais familiaux à partir du deuxième ou troisième enfant. Mais cette simplicité n’est pas forcément synonyme d’économies. Chaque membre de la famille a son propre profil : âge, lieu de domicile, besoins médicaux, franchise ou encore modèle d’assurance. Pourquoi appliquer la même solution à tous ? Choisir une caisse et un modèle adaptés à chaque personne peut permettre de réduire considérablement les primes. D’autant que, pour l’assurance de base, les prestations sont définies par la loi et sont donc identiques quelle que soit la caisse-maladie. Les différences se situent notamment au niveau des primes et des modèles proposés. Des milliers de francs d’économies potentielles Les écarts entre assureurs peuvent être impressionnants. Pour un même profil, une même franchise et une même couverture, la prime peut parfois varier du simple au double. Les modèles alternatifs, comme la télémédecine, le médecin de famille ou le modèle HMO, permettent souvent de bénéficier de primes plus basses que le modèle traditionnel, à condition qu’ils correspondent aux besoins de l’assuré. Une analyse de bonus.ch réalisée en 2025 montre concrètement le potentiel : pour une famille type de cinq personnes domiciliée à Genève, changer de caisse et de modèle pouvait représenter jusqu’à CHF 11 612.– d’économies par an, soit 37 % des charges initiales.
Le potentiel varie selon le canton et la situation de chaque ménage, mais le constat est clair : avant de subir une nouvelle hausse, comparer peut en valoir la peine. Plusieurs leviers pour alléger la facture Changer de caisse n’est pas le seul moyen de réduire ses primes. Le choix du modèle d’assurance constitue un premier levier. La franchise en est un autre : selon sa consommation de soins et sa capacité à assumer des frais en cas de problème de santé, une franchise plus élevée peut permettre de diminuer la prime. Il vaut également la peine de vérifier les subsides cantonaux, les éventuels rabais liés aux modes de paiement, ou encore la possibilité de suspendre son assurance pendant le service militaire. La couverture accident peut aussi être supprimée de l’assurance-maladie de base lorsqu’elle est déjà prise en charge par l’employeur. Enfin, les assurances complémentaires méritent elles aussi un contrôle régulier : correspondent-elles toujours aux besoins de la famille ? Septembre, le moment de faire le point L’annonce des nouvelles primes-maladie constitue une bonne occasion de revoir sa situation. Sur bonus.ch, il est possible de comparer facilement les primes et les modèles selon son profil. En quelques minutes, chacun peut identifier les solutions adaptées à ses besoins, évaluer son potentiel d’économies et, s’il le souhaite, recevoir directement par e-mail des offres des assureurs sélectionnés, gratuitement et sans engagement.
Et si on comparait aussi le reste ? L’assurance-maladie n’est pas le seul poste où des économies sont possibles. Il est tout aussi important de réévaluer régulièrement ses assurances et ses produits financiers. C’est pourquoi bonus.ch propose de nombreux comparatifs : assurance auto, RC-ménage, voyage, cartes de crédit, animaux, vie, moto ou crédit privé. En cette période de l’année, cette démarche prend tout son sens : de nombreux contrats d’assurance arrivent à échéance au 31 décembre. Lorsqu’un préavis de trois mois est prévu, fin septembre constitue alors le dernier délai pour résilier et changer de prestataire. Mieux vaut donc comparer dès maintenant afin de ne pas passer à côté de précieuses économies.
Créé en 2004, bonus.ch est l’un des principaux portails de comparaison en Suisse. Orientée vers les consommateurs, la plateforme se veut neutre, indépendante, transparente et gratuite. Elle permet de comparer les offres du marché et de mieux s’orienter, sans devoir multiplier les recherches auprès des différents prestataires. Quelques dizaines de francs économisés sur un contrat peuvent sembler peu. Mais additionnées sur plusieurs assurances et produits, ces économies peuvent
rapidement peser positivement sur le budget familial. Avant de renouveler automatiquement vos contrats, prenez quelques minutes pour comparer : vous pourriez avoir une bonne surprise.
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Préparer son avenir
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S’aimer, s’adapter, avancer
Naissance, adolescence, départ des enfants, retour au domicile, vieillissement desparents… Une famille traverse de nombreuses transitions, parfois plusieurs à la fois. Pour la psychologue-psychothérapeute Claire Noverraz-Magnenat, l’enjeu n’est pas de toutprévoir ni de chercher à construire une famille « parfaite », mais de savoir évoluer ensemble, redéfinir les rôles et préserver le lien, même lorsque les désaccords surgissent. Spécialisée dans l’accompagnement des couples et des familles, elle nous invite à porter un autre regard sur ces grandes étapes de la vie. Il faut pouvoir se tromper, revenir en arrière, essayer autre chose et s’adapter. Les parentsn’ont pas à perpétuer automatiquement le bagage de leur propre enfance. En prendre conscience permet justement de choisir ce que l’on souhaite transmettre. Claire Noverraz-Magnenat Psychologue et psychothérapeute
Claire Noverraz-Magnenat, quand on parle de préparer l’avenir pour sa famille, est-il vraiment possible d’anticiper les grandes étapes de la vie ? Oui, mais il faut distinguer, anticiper et contrôler. On ne peut pas tout contrôler, en revanche certaines discussions méritent d’être engagées avant qu’une situation devienne urgente. C’est particulièrement important lorsque les parents vieillissent : où souhaitent-ils vivre s’ils perdent en autonomie ? De quelle aide pourraient-ils avoir besoin ? Comment imaginent-ils la suite ? Anticiper ces questions permet d’éviter qu’elles ne surgissent dans l’urgence. Quelles sont les grandes transitions qui peuvent fragiliser une famille ? Il faut d’abord rappeler qu’il n’existe plus un seul modèle familial. Familles monoparentales, recomposées, homoparentales, issues de l’immigration… La premièrequestion est donc : « Qui fait famille ? » Ensuite, chaque famille traverse des cycles : l’arrivée des enfants, la coparentalité, l’adolescence, leur départ, mais aussi leur retour au domicile. Aujourd’hui, les jeunes adultes quittent parfois plus tard le foyer ou y reviennent après une rupture ou pour des raisons économiques. À cela s’ajoutent le fait de devenir grand-parent et le vieillissement de ses propres parents. Une même personne peut donc devoir gérer plusieurs transitionssimultanément. Que peut-on préparer sur le plan émotionnel et relationnel ? Le plus important est de travailler le lien avec son enfant. On n’a pas la même relation avec un enfant de huit ans et avec un adolescent de 16 ans. La proximité évolue, l’intimité aussi, mais le lien peut perdurer. L’enjeu est de pouvoir traverser les désaccords, les conflits oules phases de forte différenciation sans rompre ce lien. Une famille saine n’est pas une famille sans conflits. C’est une famille capable de se réadapter, de redistribuer les rôles, de redéfinir les règles et les distances, tout en maintenant le respect et la discussion.
Quel rôle donner alors à l’enfant dans cette dynamique familiale ? Les enfants ont beaucoup de ressources et de compétences. Même lorsqu’ils sont petits, ils peuvent être associés à certaines discussions. Face à un problème familial, on peut leur demander ce qu’ils en pensent et comment ils imagineraient une solution.
Dans une famille, on parle souvent des difficultés […] Mais il y a aussi beaucoup de choses qui vont bien. Il est important de les voir et de s’y appuyer.
Et pour le couple, comment préserver la relation lorsque la famille change ? En discutant et en anticipant. Chacun arrive dans le couple avec le bagage de sa propre famille, ses valeurs et ses habitudes. Il est donc important de se demander ce que l’on souhaite transmettre, ce que l’on veut conserver et ce que l’on souhaite laisser de côté.
leurs propres projets et ne souhaitent pas forcément être disponibles comme on pourrait l’attendre d’eux.
Les deux partenaires n’ont pas besoin d’être des parents identiques. Ils doivent pouvoir parler de leurs différences et négocier. Il est aussi essentiel de préserver un espace pour le couple et pour les intérêts personnels, qui peuvent parfois passer au second plan lorsque toute l’attention est consacrée aux enfants.
Pourquoi les familles ont-elles tant de difficultés à parler de sujets comme la maladie, la vieillesse, la dépendance ou la mort ? Parce que ce sont des questions existentielles qui nous confrontent à des réalités que nous préférons parfois éviter. Il serait pourtant utile que les parents puissent eux-mêmes ouvrir la discussion avec leurs enfants, notamment lorsqu’ils vieillissent : « Voilà ce qui serait important pour moi si je perdais mon autonomie. »
Les parents doivent-ils être sur la même longueur d’onde ? Pas nécessairement. Ce qui pose problème, ce n’est pas d’avoir des visions éducatives différentes, mais de ne plus pouvoir en parler ni négocier. Chaque étape de la vie familiale demande de se demander : qu’est-ce qui est en train de changer ? Quels anciens rôles devons-nous laisser ? Quels nouveaux rôles devons-nous prendre ? Quelles règles faut-il redéfinir ? La difficulté vient souvent de notre incapacité à lâcher les anciens rôles. On ne peut pas se comporter de la même manière avec un tout- petit, un adolescent ou un jeune adulte. Et quelle place pour les grands-parents ? Les grands-parents doivent accepter qu’ils peuvent être sollicités, tout en comprenantqu’ils ne sont plus les décideurs. Aujourd’hui, certains travaillent encore, ont
En grandissant, l’enjeu évolue : l’adolescent cherche davantage à se différencier, à expérimenter à l’extérieur de la famille et à avoir son intimité. Il faut alors accepter cette différenciation tout en maintenant son sentiment d’appartenance. Si vous deviez proposer quelques questions à se poser régulièrement en famille, lesquelles seraient-elles ? D’abord : « Qu’est-ce qui est en train de changer dans notre famille ? » Puis : « Qu’est-ce que ce changement représente pour nous ? Qu’est-ce que je risque de perdre ? Qu’est-ce que je ne veux pas perdre ? Qu’est-ce que nous essayons de maintenir alors que cela ne nous sert plus ? De quoi avons- nous besoin pour trouver cette nouvelle place ? »
Ces questions peuvent donc être discutées dès l’arrivée des petits-enfants : quel rôle souhaite-t-on jouer ? Quelle disponibilité peut-on offrir ? Être disponible ne signifie pas décider à la place des parents.
Et surtout : « Quelles conversations évitons-nous aujourd’hui et qu’il serait préférable d’avoir ? » Plus une famille a l’habitude de parler, de traverser les désaccords et de se réadapter, plus elle développe des compétences pour aborder les sujets difficiles.
Il ne s’agit pas de tout décider à la place de la personne âgée. Une perte d’autonomie dans un domaine n’est pas une perte d’autonomie dans tous les domaines. L’enfant peut aider là où c’est nécessaire, tout en laissant son parent continuer à décider pour le reste. L’important est d’avoir ces discussions avant que l’urgence ne s’installe. Mais que faire lorsqu’on n’a pas soi- même grandi dans une famille où l’on communiquait beaucoup ? Il est possible de créer une autre dynamique. Les parents sont aujourd’hui soumis à une forte pression : ils ont accès à une multitude de conseils et ont parfois l’impression qu’ils devraient toujours « faire juste ». Or l’objectif n’est pas d’être parfait.
Finalement, quelle idée reçue faudrait-il déconstruire sur la famille ? Qu’il n’existe qu’une seule forme de famille et qu’il y aurait un parcours familial unique. Toutes les familles évoluent et doivent apprendre à s’adapter. Il faut aussi déconstruire l’idée que le conflit signifie nécessairement une rupture du lien. On peut être en désaccord, voire en conflit, et continuer à être en relation. Et peut-être faut-il enfin penser à regarder ce qui va bien. Dans une famille, on parlesouvent des difficultés : l’adolescent qui pose problème, ce qui ne fonctionne pas… Mais ily a aussi beaucoup de choses qui vont bien. Il est important de les voir et de s’y appuyer. Interview Océane Kasonia
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Un couple, des enfants, un chien… Et si la famille avait changé ?
Pendant longtemps, lorsqu’on imaginait une famille, le scénario semblait presque écrit d’avance : un couple, des enfants, une maison, un quotidien partagé… et parfois un chien pour compléter le tableau. Une image rassurante, familière, longtemps considérée comme le modèle familial par excellence. Mais les parcours de vie ont changé. Et avec eux, notre manière de construire une famille.
Car la famille de demain ne correspondra peut-être plus à une image unique. Elle pourra prendre des formes différentes : réunir des histoires, des enfants issus de différentes unions, plusieurs générations et créer de nouveaux liens. Isabelle Makil Fondatrice, Nous Deux
A
ujourd’hui, il n’existe plus un seul chemin. On peut devenir parent plus tard, élever ses enfants seul, vivre plusieurs histoires au cours d’une vie, se séparer après vingt ou trente ans de mariage, connaître un veuvage, recomposer une famille ou choisir de construire un couple sans nécessairement avoir d’enfants. La famille contemporaine est devenue plus diverse, plus évolutive, parfois plus complexe aussi. Elle se construit et se transforme au fil des histoires personnelles. La famille ne se construit donc plus nécessairement de la même manière, ni au même âge. Une nouvelle famille après une première vie Cette évolution est particulièrement visible lorsque les parcours de vie se diversifient : séparation, divorce, veuvage, enfants d’une première union ou simplement désir de construire autrement. Après dix, vingt ou trente ans de vie commune, chacun arrive avec son histoire, ses habitudes, ses enfants parfois devenus adultes et, souvent, ses petits-enfants. Pour autant, le désir de partager sa vie ne disparaît pas. Au contraire. Il peut prendre une autre forme : voyager à deux, partager un quotidien, avoir des projets communs, profiter des week-ends, se retrouver
Mais elle aura souvent le même point de départ : deux personnes qui choisissent de se rencontrer et d’avancer ensemble.
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autour d’une table ou simplement avoir quelqu’un avec qui envisager les années à venir. Il ne s’agit pas de recommencer sa vie, mais de construire une nouvelle histoire à partir de celle que l’on a déjà vécue, en donnant une nouvelle place à l’amour et au partage. Cette nouvelle relation peut donner naissance à une nouvelle famille et ouvrir un nouveau chapitre de l’histoire familiale. Mais tout commence par une rencontre Avant de devenir un couple, avant les projets et parfois avant une nouvelle famille, il y a deux personnes qui se rencontrent. À l’heure où les applications ont facilité les contacts, trouver quelqu’un n’est pourtant pas toujours synonyme de trouver la bonne personne. Lorsque
l’on a déjà vécu une ou plusieurs histoires, les attentes peuvent être plus précises. On connaît mieux ses envies, ses valeurs et ce que l’on souhaite partager. La recherche n’est alors pas simplement celle d’une rencontre, mais celle d’une personne avec laquelle il sera possible de construire quelque chose de durable. C’est dans cette démarche que l’accompagnement personnalisé prend tout son sens. Comprendre une personnalité, un parcours, un mode de vie et un projet de vie permet de rechercher une compatibilité qui va au-delà d’une simple liste de critères.
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16 Liens familiaux
Pourquoi les activités en famille comptent Pas besoin d’organiser une sortie extraordinaire pour passer un bon moment en famille. Cuisiner, jouer, bricoler ou simplement discuter peut suffire à créer des moments de complicité. Ces activités partagées jouent aussi un rôle dans les interactions qui participent au développement de l’enfant.
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’intérêt de ces activités tient aussi à ce qu’elles créent : un espace pour parler, écouter, rire, s’entraider ou simplement observer ce que fait l’autre. Pour les enfants, ces échanges du quotidien sont particulièrement importants. Le Center on the Developing Child de l’université Harvard souligne le rôle des interactions réciproques entre un enfant et l’adulte qui s’occupe de lui. Lorsqu’un enfant fait un geste, pose une question ou manifeste une émotion et que l’adulte lui répond de manière attentive, ces échanges contribuent notamment au développement des compétences sociales et langagières. Une activité partagée offre naturellement ce type d’interactions. En cuisinant, l’enfant peut poser des questions ou participer à une tâche. Pendant une promenade, il peut raconter ce qu’il voit. Au cours d’un jeu, il apprend à attendre son tour, à respecter une règle ou à accepter de perdre. L’activité devient ainsi un prétexte pour interagir. Le jeu comme terrain d’échange Jouer ensemble permet aussi de changer les rôles habituels. L’enfant peut proposer une règle, inventer une histoire ou choisir le prochain jeu. L’adulte, lui, peut suivre son initiative plutôt que de diriger systématiquement l’activité. Cette manière de jouer rejoint le principe du « serve and return » étudié dans les travaux sur le développement de l’enfant : l’échange se construit dans les deux sens. L’adulte répond aux initiatives de l’enfant et l’encourage à poursuivre l’interaction. Selon Harvard, ces relations attentives et réciproques constituent un élément important de l’environnement dans lequel se développe le jeune enfant. Cela ne signifie pas pour autant qu’une partie de jeu aura automatiquement un effet sur le développement. Les recherches s’intéressent surtout à la qualité des interactions et au contexte dans lequel elles ont lieu. Une activité très simple peut donc avoir davantage d’intérêt qu’un programme familial particulièrement chargé, si elle laisse réellement de la place aux échanges.
Le lien familial se nourrit moins de grandes occasions que d’une accumulation de petits moments partagés. Le repas, un rendez-vous facile à partager Le repas constitue un autre moment privilégié. Il fait déjà partie des habitudes quotidiennes : pourquoi ne pas en profiter pour échanger ? Plusieurs recherches se sont penchées sur les repas pris en famille. Une revue publiée en 2023 a analysé 41 revues systématiques consacrées à la question. Elle relève notamment des associations entre la fréquence des repas familiaux et différents indicateurs de santé et de bien-être chez les enfants et les adolescents. Attention toutefois au raccourci : ces résultats ne permettent pas d’affirmer qu’un repas en famille, à lui seul, améliore la santé ou les relations familiales. Une partie importante des recherches disponibles est observationnelle. Les familles qui mangent régulièrement ensemble peuvent aussi avoir d’autres habitudes ou caractéristiques qui expliquent une partie des différences observées. Le repas reste néanmoins une occasion concrète de parler de sa journée, de raconter une anecdote ou de prendre des nouvelles. Et le partage peut commencer avant de s’asseoir à table : choisir les ingrédients, préparer le plat, mettre la table ou ranger ensemble permettent également de participer à une activité commune. Des petits rituels qui comptent Toutes les familles n’ont ni les mêmes horaires ni les mêmes habitudes. L’objectif n’est donc pas de reproduire un modèle unique, mais de trouver des rendez-vous qui correspondent à la vie de chacun.
Les routines peuvent justement aider à installer ces moments. L’American Academy of Pediatrics recommande des habitudes régulières et prévisibles pour donner aux enfants des repères, tout en conservant une certaine souplesse. Le repas du soir, la lecture avant le coucher ou une activité familiale le week-end peuvent devenir de petits rituels. Ces rendez-vous n’ont pas besoin d’être quotidiens. Une promenade le dimanche, une soirée jeux de temps en temps ou la préparation du gâteau du week-end peuvent suffire à créer des habitudes communes. Les rituels ont aussi l’avantage de pouvoir évoluer. Une histoire racontée avant le coucher quand l’enfant est petit pourra laisser place, quelques années plus tard, à une discussion, un film ou une sortie. Ce qui reste, c’est l’habitude de se retrouver. Moins de pression, plus de présence Le temps passé ensemble ne doit toutefois pas devenir une nouvelle obligation. Une famille n’a pas besoin de remplir chaque moment libre d’activités « utiles » ou éducatives. Les activités les plus simples peuvent être intéressantes précisément parce qu’elles laissent de la place à la spontanéité. Faire les courses ensemble, jardiner, bricoler, promener le chien ou préparer le petit-déjeuner sont autant de situations dans lesquelles une conversation peut commencer naturellement.
Et lorsque l’activité ne se passe pas comme prévu, ce n’est pas nécessairement un échec. Un jeu qui tourne court, un gâteau raté ou une promenade interrompue peuvent eux aussi devenir des expériences partagées. Pour le jeune enfant, l’essentiel réside notamment dans la qualité des échanges avec les adultes qui l’entourent. Les travaux sur les interactions « serve and return » montrent l’importance de répondre aux initiatives de l’enfant, de l’écouter et de lui accorder une attention adaptée. Faire ensemble plutôt que faire beaucoup Renforcer les liens familiaux ne suppose donc pas de trouver l’activité parfaite. Il peut s’agir de jouer, cuisiner, lire, marcher ou simplement prendre quelques minutes pour discuter. L’enjeu est surtout de créer des occasions régulières de se retrouver et de partager quelque chose. Ces moments permettent aux enfants de participer, de poser des questions, d’exprimer leurs émotions et d’apprendre à coopérer. Pour les adultes aussi, ils offrent un moyen de mieux connaître les goûts, les préoccupations et les centres d’intérêt des plus jeunes. Au fond, le lien familial se nourrit moins de grandes occasions que d’une accumulation de petits moments partagés. Un jeu après le dîner, une recette préparée à plusieurs ou une conversation pendant une promenade peuvent sembler anodins. Répétés au fil du temps, ils deviennent pourtant des repères communs et des souvenirs qui appartiennent à toute la famille. Texte SMA Sources Harvard Center on the Developing Child, « Serve and Return » ; interactions réciproques et développement de l’enfant. Lima et al., 2023, Family Mealtimes : A Systematic Umbrella Review of Characteristics, Correlates, Outcomes and Interventions, revue de 41 revues systématiques. American Academy of Pediatrics, The Importance of Family Routines, recommandations sur les routines familiales, mise à jour 2024.
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École Catholique du Chablais • Brandreport 17
Chaque enfant est unique !
Fondée en 1887 par le diocèse de Sion, l’École Catholique du Chablais (ECC) fête ses 140 ans. Plusieurs générations y ont grandi et appris ; il n’est pas rare que la directrice accueille en visite des parents qui y ont eux-mêmes effectué leur scolarité et cherchent le meilleur pour leur enfant.
C
ertains anciens parlent de leur école avec des étoiles dans les yeux. Car si l’établissement est une référence dans le domaine académique, il est aussi reconnu pour l’éducation qui y est prônée. Chaque enfant bénéficie d’une attention personnelle. Au quotidien, tous ont des droits et des devoirs, apprennent à vivre ensemble et à forger une personnalité épanouie. La devise de l’école, « excellence et bienveillance », se décline dans tous les domaines. Dès la 1H, les enfants découvrent l’anglais et l’allemand. À partir de la 3H, ils pratiquent chaque semaine l’informatique, le judo, le théâtre, la chorale et poursuivent l’apprentissage des langues, piliers de l’école. Dès la 6H, ils participent à deux semaines sportives : l’une après la rentrée, pour mieux se connaître, l’autre en camp, pour partager les joies du ski et des « after ». Entre tradition et modernité Héritière d’une tradition qui voulait ouvrir grand les portes du savoir, l’école accueille des enfants de toutes confessions dont les parents souhaitent la transmission d’une certaine éthique : sens de l’effort, respect de la vie, importance de la famille, attention à l’autre… Sur ce terreau, elle a évolué : d’abord en étant l’école privée la moins chère du Chablais au regard du nombre d’heures assurées ; ensuite en accueillant des profils variés : sportifs de haut niveau, enfants ayant besoin d’un cadre clair, élèves à haut potentiel, porteurs de troubles « dys ». Pour chacun, l’attention est la même : « Nous sommes vraiment là pour tous. Le suivi que nous assurons repose sur un trépied indissociable : école, élève, famille, qui permet un enseignement sur mesure auprès de chacun de nos élèves », relève Sabine Larivé, directrice de l’établissement. L’équipe pédagogique : une pépinière d’idées pour emmener les enfants plus loin L’école ayant toujours mis l’accent sur les langues, les enseignantes ont créé, à l’occasion des 140 ans, un « passeport des langues » qui permet à tous de participer à une multitude d’activités : bulletin radio, reportage, défis en famille… Au fil des visas reçus, les élèves prennent part au tirage au sort pour gagner un voyage à Londres.
Nous sommes vraiment là pour tous. Le suivi que nous assurons repose sur un trépied indissociable : école, élève, famille, qui permet un enseignement sur mesure auprès de chacun de nos élèves. Du côté des arts, les aînés de 10H et 11H vont découvrir de nouvelles formes artistiques : visite d’un lieu-clé, comme l’École du vitrail de Monthey, réalisation puis exposition de vitraux et de mosaïques. Les plus jeunes vont s’investir dans des projets artistiques, guidés par leur cheffe de chœur : randonnées théâtrales, spectacles, concerts… Chaque mois, un événement sera proposé au public, ainsi convié à découvrir ces productions originales et joyeuses réalisées par l’école. Le jeu pédagogique étant l’un des outils utilisés pour les révisions ou les apprentissages, un doyen a proposé d’organiser un festival de jeux : jeux de société, pédagogiques, familiaux, de rôle… Le samedi 21 novembre, les salles de classe se transformeront en tables de jeux pour tous les âges. Oui, il est encore possible de s’amuser sans écran. Au quotidien : former et se former Pour proposer une scolarité de qualité, l’ECC table sur des classes à effectifs réduits, un accompagnement personnalisé et une équipe pédagogique passionnée. L’environnement scolaire, jusque dans l’affichage, nourrit la réflexion et la curiosité. On peut lire dans les couloirs : « Un cafard peut vivre plusieurs
semaines sans sa tête, c’est le manque d’eau ou de nourriture qui le fait mourir. » Ou encore : « Éduquer l’esprit sans éduquer le cœur revient à n’avoir aucune éducation du tout » et, dans la langue de Shakespeare : « Mistakes are proof you are trying » (les erreurs prouvent que tu essayes). La vie spirituelle n’est pas oubliée et tous sont invités cette année à devenir « porteurs de paix ». Ainsi stimulé et encouragé, chaque enfant trouve sa place et révèle ses compétences. Cette école ne pourrait exister sans une équipe engagée qui se retrouve autour de thématiques essentielles pour développer ses compétences : travailler en ateliers et en classe flexible, collaborer autour de l’école dehors, comprendre l’intelligence artificielle, enseigner à un élève « dys » ou porteur de troubles de l’attention… Les enseignants différencient leur pratique pour atteindre les objectifs : outils numériques, supports papier, ludo-pédagogie. L’enjeu est de soutenir une assimilation des savoirs. Des anciens le confirment : « On ne m’a pas seulement demandé d’apprendre, mais de comprendre… et on m’explique jusqu’à ce que j’aie compris ! »
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Le week-end débutera le samedi 10 octobre à 17 h avec la course solidaire de cinq kilomètres, ouverte à toutes et tous dès 15 ans. Le dimanche 11 octobre, de 11 h à 17 h 30, place à la traditionnelle Marche de l’espoir. En famille ou entre amis, chacun avancera à son rythme et parcourra autant de kilomètres qu’il le souhaite. Animations, musique, stands, restauration et activités pour petits et grands rythmeront cette journée festive et solidaire.
Chaque pas compte pour défendre les droits de l’enfant Rendez-vous les 10 et 11 octobre 2026 au quai du Mont-Blanc à Genève. Informations et inscriptions sur www.marchedelespoir.ch
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Et si votre prochaine activité en famille faisait aussi avancer les droits de l’enfant ?
Samedi
10 octobre 2026 Course de 5 km Dimanche
11 octobre 2026 Marche de l’espoir
Pour les droits des enfants et des jeunes en Haïti © Dessin : Zep | Design : Noé Dubuis & Brian Kelly | Photo en haut à gauche prise lors dela Marche de l’espoir, retouchée à l’aide de l’IA afin de préserver l’anonymat des participants.
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Il y a tout juste un quart de siècle, le Conservatoire de l’Ouest Vaudois naissait de l’union des entités de Nyon et de Morges. Cette fusion, née d’une volonté de consolider l’enseignement musical de la région, a donné naissance à une institution solide et rayonnante. À l’heure de célébrer ces vingt-cinq années, le constat est réjouissant : la structure a mûri et s’est développée pour devenir un acteur culturel incontournable, alliant fort ancrage local et exigence pédagogique.
Les fonds collectés à l’occasion de ce week-end solidaire contribueront à soutenir les projets d’accès à une éducation de qualité et de protection des enfants en Haïti et en Afrique de l’Ouest.
Quai du Mont-Blanc, Genève
Pour nourrir la curiosité, de nombreux événements sont proposés : nuit de la lecture, bus EPFL, semaine des médias ou des sciences, salons MINT ou des métiers, visites de musées ou sortie au théâtre… Car une école, ce ne sont pas seulement des savoirs, mais des vies qui s’épanouissent : « Libérez le potentiel d’un enfant et vous transformerez le monde avec lui », disait Maria Montessori. Tel est bien le projet éducatif de l’École Catholique du Chablais pour relever le défi d’un monde en perpétuel mouvement.
25 ans d’engagement, de musique et de transmission
Et si une activité en famille pouvait aussi faire avancer les droits de l’enfant ?
es samedi 10 et dimanche 11 octobre 2026, Terre des Hommes Suisse rassemblera petits et grands sur les quais du Mont-Blanc à Genève pour la 35e édition de la Marche de l’espoir, son grand rendez-vous annuel de solidarité en faveur des droits de l’enfant. Cette année, Haïti est à l’honneur.
Côté langues, celui qui suit toute sa scolarité à l’ECC fera deux fois plus d’anglais et 50 % de plus d’allemand. La classe de 9H bilingue anglais, créée il y a quatre ans, porte ses fruits et plusieurs élèves atteignent le niveau B1, voire B2, en fin de parcours.
Conservatoire de l’Ouest Vaudois • Brandreport
Terres des Hommes • Brandreport
Un week-end solidaire à vivre en famille
Un programme, de multiples orientations L’ECC assure toute la scolarité obligatoire. Au primaire, les classes à deux niveaux mélangent les âges et renforcent la stimulation et la solidarité. En fin de 10H, les élèves peuvent partir sans examen au Collège de Saint-Maurice, établissement de référence dans la région. En 11H, ils préparent l’examen cantonal valaisan et l’examen d’entrée au gymnase vaudois.
Avec le soutien de la
e développement continu observé ces dernières années traduit une indéniable vitalité. Actuellement, ce sont 1300 élèves qui, chaque semaine, arpentent les couloirs des établissements pour y perfectionner leur pratique. Pour encadrer cette dynamique, 63 professeurs dévoués orchestrent aujourd’hui pas moins de 1600 activités d’enseignement, minutieusement réparties sur sept sites. Derrière cette impressionnante logistique se dessine une véritable vocation pédagogique, centrée sur la transmission, le goût de l’effort et la régularité, un ancrage précieux dans un monde parfois saturé par l’immédiateté des écrans et des emplois du temps surchargés. Une structure de cette envergure nécessite naturellement un équilibre subtil dans sa gouvernance. C’est une direction opérationnelle attentive qui pilote l’institution au quotidien, étroitement accompagnée par la vision stratégique de son Conseil de Fondation. Toutefois, cet édifice ne saurait afficher une telle solidité sans le soutien indéfectible des pouvoirs publics. Les subventions étatiques du Canton de Vaud, allouées par l’intermédiaire de la Fondation pour l’enseignement de la musique (FEM), constituent la clé de voûte du modèle. Elles garantissent le maintien d’une pédagogie de haute qualité tout en préservant l’accessibilité des enseignements pour les familles.
De nouveaux horizons pour les générations à venir Si célébrer ses vingt-cinq ans invite à mesurer le chemin parcouru, cela ne signifie nullement se figer dans un répertoire acquis. L’institution continue d’évoluer au contact des nouvelles générations. C’est précisément dans cette optique que s’inscrit le développement de sa dernière activité : la Comédie Musicale. Désormais dispensée sur les pôles de Nyon et de Morges, cette discipline transversale offre une approche scénique alliant chant, théâtre et expression corporelle. C’est un cursus complet et stimulant que les futurs élèves sont chaleureusement invités à venir expérimenter cette année. En marquant ce quart de siècle, le Conservatoire de l’Ouest Vaudois remercie celles et ceux qui le font vivre au quotidien, tout en ouvrant avec confiance le premier chapitre des décennies à venir. Conservatoire de l’Ouest Vaudois Avenue de Vertou 2B, 1110 Morges secretariat@cov-vd.ch +41 21 802 43 93 www.covaud.ch
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Bien en Viager • Brandreport 21
« Le viager change la vie »
Si, arrivé à la retraite, on peut enfin profiter de tout son temps libre, les finances ne suivent pas toujours. Entre le contexte économique incertain, l’augmentation du coût de la vie et la perte de pouvoir d’achat, il peut parfois devenir difficile de maintenir son train de vie. Face à ces difficultés, le viager se présente comme une solution idéale permettant de profiter du capital de son bien tout en continuant à y habiter. Dans cette interview, Christophe Andrie, expert du viager depuis dix ans, nous explique en quoi cette méthode de vente consiste et quels en sont les avantages. mondial qui peut faire peur, le marché du viager, et plus généralement de l’immobilier, reste stable et rassurant. Avec l’espérance de vie qui s’allonge et l’augmentation du nombre de personnes à la retraite, le viager devient même de plus en plus populaire. De plus, le coût de la vie augmente davantage que la rente AVS. C’est pourquoi de plus en plus de personnes considèrent le viager comme une solution idéale.
Christophe Andrie Expert du viager chez Bien en Viager
Christophe Andrie, qu’est-ce que le viager ? Le viager est une solution qui permet de vendre son bien tout en continuant à y habiter gratuitement. Les façons de percevoir son capital varient. Le bien peut être payé sous forme de bouquet, c’est-à-dire qu’un capital de départ est versé à l’habitant. Le paiement peut également être effectué sous forme de rente viagère. Pour cette méthode, une partie du capital, plutôt que d’être touchée entièrement en cash, est convertie en rente que les habitants perçoivent mensuellement. La plupart des gens choisissent de recevoir l’entièreté du montant d’un coup.
Le viager permet de récupérer du capital et de vivre correctement sa retraite.
L’habitant du bien obtient également un droit d’habitation qui lui confère le droit de continuer à habiter sa maison ou son appartement, pour une durée déterminée ou jusqu’à la fin de sa vie. Quels sont les différents types de viager ? Les deux plus grands types de viager sont les viagers libres et des viagers occupés. Le viager libre est plus proche d’une rente classique. Les acheteurs paient un capital ainsi qu’une rente, mais le vendeur quitte son bien. Pour un viager occupé au contraire, la personne continue de vivre dans son appartement ou dans sa maison. À qui ce type de vente est-il destiné ? Le viager est une méthode idéale pour tous les gens qui ont besoin d’argent et qui ont atteint l’âge de 65 ans. En effet, le viager permet de récupérer des fonds plutôt que de les laisser dormir dans le bien. Avec cet argent, les personnes peuvent profiter de leur retraite ou aider leurs héritiers. S’il n’y a pas d’héritiers, le viager est d’ailleurs une solution parfaite, puisqu’il permet de ne pas perdre son capital une fois que l’on décède. Quel est le profil type des acheteurs ? Il n’y a pas de profil type prédéfini. Il peut s’agir de jeunes ou de personnes plus âgées qui investissent pour elles-mêmes ou pour leurs enfants, ou qui choisissent de changer de lieu de résidence pour leur futur. Cela peut être également des fonds d’investissement, des sociétés ou simplement des investisseurs privés. J’ai même déjà vu des acheteurs plus âgés que le vendeur.
Quels sont les avantages du viager ? Le viager change la vie. À la retraite, le pouvoir d’achat diminue tandis que les charges et les assurances-maladies augmentent. Le viager permet de récupérer du capital et de vivre correctement sa retraite. Il devient possible de voyager, de subvenir à ses dépenses médicales ou encore d’en faire profiter ses proches. Surtout, son grand avantage est de pouvoir continuer à habiter chez soi et de garder ses habitudes, au lieu de devoir emménager dans un appartement qui sera plus petit et avec une qualité de vie moins élevée. Comment la rente viagère est-elle calculée ? La rente viagère est calculée de la même façon qu’une assurance-vie. Le montant du bouquet, lui, se calcule en fonction de l’âge des vendeurs et donc de la durée du droit d’habitation. Si l’on opte pour le viager avec une rente, il n’y a pas de montant minimum ou maximum. La rente est viagère, l’acquéreur paie tant que la personne vit. Certains de nos clients placent même une partie de leur capital dans leur assurance-vie plutôt que de demander une rente aux acquéreurs.
Combien de temps dure généralement un contrat de viager ? Un contrat de viager dépend de la durée de vie des personnes qui habitent leur bien. Cela peut être deux ans, comme dix ou trente ans, personne ne le sait au départ. Il est également possible de faire des viagers limités dans le temps. Par exemple, certaines personnes possédant une grande maison ne se voient pas forcément y habiter jusqu’à leurs 80 ans. C’est pourquoi ils arrivent à prévoir leur sortie en nombre d’années. L’acheteur peut-il revendre le bien acheté en viager ? Il peut le revendre, mais aux mêmes conditions que lorsqu’il l’a acheté. Les obligations de paiement de rente devront être reprises par les nouveaux acquéreurs. Quelle est la situation actuelle du marché du viager en Suisse ? Le viager est calé sur le marché de l’immobilier. Lorsque ce dernier est dynamique, les gens ont envie d’investir. Il s’agit d’une méthode de vente plus éthique, car au lieu de simplement investir dans un bien loué, on aide une personne âgée à continuer à vivre chez elle. Aujourd’hui, malgré le contexte économique
Existe-t-il des alternatives au viager pour les personnes âgées souhaitant valoriser leur patrimoine immobilier ? Si l’on n’a pas les moyens de continuer à payer son hypothèque, la seule alternative est de vendre son bien et de louer autre chose. Cette solution oblige à déménager et à changer ses habitudes. Quels conseils donneriez-vous à des personnes qui souhaitent se lancer, mais qui hésitent encore ? Il faut se faire accompagner par un professionnel. Le viager reste une méthode complexe comportant de nombreuses variantes. Il est important de trouver celle qui correspondra le mieux à ses besoins. Le contrat doit ensuite se faire dans les règles chez un notaire afin de s’assurer le respect des normes juridiques et de garantir les droits de l’acheteur et du vendeur. Les vendeurs ne doivent pas avoir peur de contacter un expert pour en parler. J’adore mon métier, car quand je revois des clients qui ont sauté le pas, je me rends compte qu’ils sont satisfaits, qu’ils peuvent s’offrir des choses auxquelles ils n’avaient pas accès avant et que le viager leur a vraiment changé la vie ! Interview Léa Stocky Bien en Viager Yverdon-les-bains-Vaud Avenue des Sciences 3 1400 Yverdon-les-bains-Vaud +41 24 524 33 33 Bien en Viager Genève Chemin des Recluses 8 1213 Petit-Lancy-Genève +41 22 575 66 66 info@viagers.ch www.viagers.ch
U N S U P P LÉM EN T T H ÉM AT I Q U E D E S M A R T M ED I A
#focusmafamille
22 Brandreport • Hôtel spitzhorn
Le vrai luxe plutôt que l’illusion de la grandeur À l’Hôtel Spitzhorn de Gstaad, les étoiles ne sont pas vraiment importantes. D’autant plus lorsqu’il s’agit de satisfaire les clients. Michel Wichman, locataire et hôte du Spitzhorn, nous présente l’établissement ainsi que ses valeurs telles que l’hospitalité authentique qui dépasse souvent les attentes des clients.
Nous plaçons toujours le bien-être des hôtes au cœur de notre activité.
Michel Wichman, dans une de vos déclarations vous soutenez que « les étoiles sont au firmament ». Qu’entendez-vous par là ? Les étoiles sont au firmament et non pas à un panneau à l’entrée d’un hôtel car, de nos jours, le nombre d’étoiles est de moins en moins lié à la qualité de l’hôtellerie. Notre équipe se préoccupe uniquement des clients et fait de son mieux pour qu’ils soient satisfaits. C’est pourquoi les évaluations en ligne de nos visiteurs sont beaucoup plus significatives que nos étoiles pour nous. L’hôtel pourrait même se voir attribuer huit étoiles mais cela ne changerait rien car nous favoriserons toujours une hospitalité authentique et sincère ainsi qu’un service impeccable. D’ailleurs, c’est précisément par ces caractéristiques et ces valeurs que nous souhaitons nous démarquer et démontrer la qualité de notre établissement. C’est pour cette raison que nous avons rejeté les quatre étoiles que l’Hôtellerie Suisse envisageait de nous attribuer. N’est-ce pas un inconvénient, surtout concernant la perception de l’extérieur ? Non, pas du tout. Même si parfois nous pensons ne pas être à la hauteur, nous dépassons toujours les attentes de nos clients. Les visiteurs deviennent ainsi des habitués enthousiastes et fidèles. Nous proposons une forme d’hospitalité contemporaine et durable, qui laisse les étoiles à leur place - dans le ciel - et nous plaçons toujours le bien-être des hôtes au cœur de notre activité.
Cependant, il reste vrai que les étoiles aident certains invités à choisir leur destination. Et pourtant, vous vous êtes « contenté » d’ouvrir un hôtel trois étoiles. Pourquoi ? À mon avis, parallèlement au monde du grand tourisme hôtelier super riche et classique, Gstaad doit se développer davantage en termes de nouveaux concepts pour l’avenir. À Gstaad, il manquait un hôtel trois étoiles qui offrait un service exceptionnel. Avant d’être hôte du Spitzhorn, j’ai travaillé pendant huit ans comme directeur au Grand Hôtel Bellevue Gstaad (aujourd’hui Le Grand Bellevue). Lorsque je travaillais au Grand Hôtel Bellevue, mon équipe et moi, nous concentrions toujours sur le bien-être de nos hôtes. Toutefois, alors que cela devrait être une évidence, la satisfaction du client a fini bien souvent par passer en deuxième place dans de nombreux hôtels de luxe. Dans ces cas, la chasse aux étoiles associée aux efforts et sacrifices visant à attirer un grand nombre de célébrités a conduit à une situation qui ne permettait pas à un invité « lambda » de se sentir à l’aise dans l’établissement.
Pourquoi avez-vous choisi le Spitzhorn pour votre nouvelle mission ? Dès le début, ma femme et moi avons pu aider à façonner l’âme de l’hôtel Spitzhorn. En tant que locataires, nous avons repris un établissement de l’assurance La Bâloise qui correspond parfaitement à notre idée d’un hôtel moderne. Pas de posture guindée, pas d’illusion de grandeur. Nous privilégions une atmosphère détendue et une cordialité authentique. En 2014, le « Times » a même écrit qu’il s’agit d’un moyen de « réinventer Gstaad pour les skieurs au budget plus modeste ». Qu’est-ce qui différencie le Spitzhorn d’autres hôtels de la même catégorie ou d’une catégorie supérieure ? Nous pensons qu’il ne faut « pas toujours vouloir plus, mais aspirer au meilleur ». C’est le principe directeur de notre hôtel trois étoiles supérieur. À mon avis, il n’est pas possible de comparer un hôtel à un autre car chaque établissement possède son propre charme et sa
propre identité. Finalement, ce qui compte c’est l’âme de l’hôtel, tout est une question de niveaux, notre hôtel est d’un degré plus spacieux, les couloirs sont plus larges, les chambres plus lumineuses, les boissons plus grandes, le champagne plus pétillant, le temps est meilleur, les enfants sont plus heureux, les montagnes plus hautes, la piscine s’avère plus accueillante, les prairies alpines plus colorées et les visages de notre équipe sont plus rayonnants. Ce qui fait la différence c’est aussi notre facture qui, malgré le confort offert, rayonne d’une modestie particulière. Nous nous concentrons uniquement sur le client et son bien-être. Tout ce dont nos visiteurs ont besoin est à leur disposition. Nous offrons donc le vrai luxe plutôt qu’une illusion de grandeur. Qu’est-ce qui distingue l’offre culinaire du Spitzhorn ? Les plats les plus populaires des Alpes ou « The Best of the Alps » d’Allemagne, d’Autriche, de Suisse, d’Italie et de France attendent nos visiteurs ! Nous avons mis au point les meilleures recettes, qui convainquent par des ingrédients frais, souvent locaux, et forment un menu simple mais très savoureux. Nous proposons par exemple des soupes spéciales, des poissons locaux, des classiques alpins, des röstis copieux et des desserts gourmands ainsi que des spécialités saisonnières. Vous décrivez votre établissement comme un hôtel trois étoiles qui comporte une infrastructure quatre étoiles. Qu’est-ce qui confère à cette dernière sa grande qualité ? Notre hôtel est en effet un trois étoiles supérieur avec une infrastructure quatre étoiles dans un environnement cinq étoiles. Cela fait aussi partie de notre slogan. Lorsque nous avons ouvert l’hôtel Spitzhorn en décembre 2013, « la légèreté de l’être » a également trouvé son expression architecturale. En tant que chalet-hôtel, l’établissement ne choque pas et se fond harmonieusement dans l’un des plus beaux paysages alpins de Suisse. Les chalets enchantent parce qu’ils absorbent les couleurs et les formes de leur environnement rendant l’ensemble « léger ». Quant à nos intérieurs, il a été difficile de laisser transparaître l’esthétique très particulière du monde extérieur. Nos décorateurs d’intérieur ont créé une œuvre d’art étonnante. Les 50 chambres et les 110 lits de l’établissement offrent les meilleures vues sur la région. L’hôtel comprend aussi une salle de jeux pour les enfants, une cuisine saisonnière de brasserie dans le restaurant ainsi qu’une zone de bien-être, un fitness, une piscine, un sauna/ bain à vapeur, des soins Kneipp et des massages. Plus d’informations sur www.spitzhorn.ch
Pyjama
Pull
t. 92-122/128, 95% coton, 5% élasthanne, div. coloris
Pull à col roulé
t. S-2XL, 100% polyacrylique, div. coloris
t. S-XL, 50% coton, 50% polyacrylique, div. coloris
toucher cachemire
12.95
19.95
24.95
Comparaison avec la concurrence
29.95
Pantalon
-33%
t. S-XL, 95% polyester, 5% élasthanne, noir ou marine
Chaussettes Camano
Jeans Accanto
t. 30-36, 80% coton, 19% polyester, 1% élasthanne, bleu foncé ou noir
22.95
pt. 39/42+43/46, 80% coton, 17% polyamide, 3% élasthanne, noir
6.95
Sweat-shirt ou pull
Comparaison avec la concurrence
8.95
29.95
t. 92/98-128, 100% coton, div. coloris
2 paires
Vêtements de nuit
12.95
t. S-XL, 100% coton, blanc ou bleu Pyjama
Chaussettes Camano
Chemise de nuit
24.
95
pt. 39/42+43/46, 74% coton bio, 24% polyamide, 2% élasthanne, ne serrent pas, noir
Boxer Puma
24.95
t. S-XL, 95% coton, 5% élasthanne, div. coloris
Comparaison avec la concurrence
44.90
7.95
-44%
mousseline
Comparaison avec la concurrence
4 pièces
9.95
2 paires
19.95
6.95
Linge de lit satiné
Linge de lit en mousseline
100% coton, div. motifs • 160 x 210 cm, 65 x 100 cm 29.95 • 200 x 210 cm, 2x 65 x 65 cm 39.95 • taie d’oreiller, 50 x 70 cm 5.95
Couverture douillette
100% coton, div. coloris housse de couette • 160 x 210 cm 29.95 • 200 x 210 cm 39.95 taie d’oreiller • 50 x 70 cm 2 pièces 10.95 • 65 x 65 cm 2 pièces 10.95 • 65 x 100 cm 12.95
dès
29.95
150 x 200 cm, 100 % polyester, div. coloris
dès
10.95
2 pièces
toucher cachemire
Une décod’enfer
Coussin décoratif 45 x 45 cm, 100% polyester, div. coloris
17.95
Linge de table 100% polyester, div. tailles et motifs, par ex. set de table, 30 cm 3.95
Pyjama ou combinaison
t. 98/104-146/152, 100% coton, div. coloris
dès
3.95 12.95
17.95 dès
8.95 12.95
9.
95
Cale-porte 100% polyester, champignon ou citrouille
Coussins décoratifs 100% polyester, div. tailles et motifs, par ex. araignée, 26 x 45 cm 8.95
Chaussons d’invités ghost pt. 38/39-42/43, 100% polyester, noir
brille dans le noir
5 paires
Vaste choix. Toujours. Avantageux.
ottos.ch
n e s e v i t s e f s e d a p a Esc n i h R e l r u s t e e c a s l A
DÈS
285.-
2 JOURS
MARCHÉS DE NOËL EN ALSACE Retrouvez votre âme d’enfant, des étoiles plein les yeux
Strasbourg et Riquewihr Du 29 au 30 novembre, du 3 au 4 décembre ou du 6 au 7 décembre 2026 Strasbourg et Obernai Du 27 au 28 novembre, du 4 au 5 décembre ou du 13 au 14 décembre 2026 Strasbourg et Colmar Du 1er au 2 décembre, du 7 au 8 décembre ou du 17 au 18 décembre 2026 2 jours à Strasbourg Du 30 novembre au 1er décembre ou du 8 au 9 décembre 2026
• Strasbourg, la capitale de Noël • Obernai, authentique, chaleureuse et magique • Riquewihr, une ambiance de conte de fées
Points de fidélité : + 29 points
DÈS
Découvrez la féérie de Noël en Alsace et flânez à travers les plus beaux marchés de Noël de la région. Entre Strasbourg, Riquewihr, Obernai et Colmar, trouvez la combinaison magique qui vous convient le mieux et repartez les bras chargés de cadeaux ! Hôtel 4* au centre-ville, petits-déjeuners, accompagnatrice et trajet en car Buchard
• Colmar, une atmosphère intimiste
895.-
DÈS
795.-
5 JOURS
4 JOURS
Du 3 au 7 novembre 2026
Du 27 au 30 novembre 2026
LE RHIN EN FÊTE
CROISIÈRE MARCHÉS DE NOËL EN ALSACE
Croisière anniversaire de Strasbourg à Coblence
Noël enchanteur sur le Rhin
Partez pour une croisière sur le Rhin romantique. Le voyage vous mènera de Strasbourg à Coblence, puis à Rüdesheim où vous suivrez la vallée du Rhin jusqu’au célèbre rocher de la Lorelei. Vous découvrirez aussi Heidelberg et son château emblématique ainsi que des villes historiques et des vignobles. À bord, des ateliers culinaires et des dégustations de spécialités, ainsi que des soirées à thème avec musiques entraînantes, seront proposés. MS Gérard Schmitter, pension complète, accompagnatrice et transferts en car Buchard
Embarquez pour une croisière sur le Rhin à l’approche des fêtes de fin d’année. De Strasbourg à Fribourg-en-Brisgau, puis de Colmar à Eguisheim, parcourez quelques-uns des plus beaux marchés de Noël de la région, avec leurs chalets, leurs ruelles illuminées et leurs décorations de l’Avent. À bord, profitez des moments de navigation et des animations musicales, avant de poursuivre vos découvertes au fil des escales. L’Alsace et ses traditions de Noël vous attendent ! MS Beethoven, demipension à bord, accompagnatrice et transferts en car Buchard
• Bateau privatisé pour les clients Buchard et cadeau
• Bateau privatisé pour les clients Buchard
• Ateliers culinaires et dégustations gourmandes de spécialités
• Fribourg-en-Brisgau, Colmar et Eguisheim, immersion totale dans la magie de l’Avent
• Coblence, Rüdesheim et Heidelberg, perles du Rhin romantique
Points de fidélité : + 90 points
RÉSERVEZ
Les tarifs sont indiqués par personne, sur la base d’une occupation en chambre ou cabine double.
• Gagnez votre prochain voyage lors du loto à bord !
Points de fidélité : + 80 points
Lieux de départ au plus près de chez vous, depuis les cantons de GE, FR, NE, VD et VS
WWW.BUCHARD.CH 027 306 22 30
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