Skip to main content

Focus La Ville de Demain

Page 1


La Ville de Demain

Marie & Valentine Barbier-Mueller

À Genève, la nouvelle génération du Groupe SPG repense la ville, entre vision à long terme, innovation responsable et exigence architecturale.

Vers des cités façonnées par la bienveillance

La Suisse est aujourd’hui confrontée à la tâche de concevoir un paysage urbain durable et dense, qui offre à toutes les habitantes et tous les habitants une qualité de vie élevée.

Cette croissance se déroule principalement dans les zones déjà bâties, dans les villes mais aussi, de plus en plus, dans les communes d’agglomération. Le cadre légal est fixé par la loi sur l’aménagement du territoire. Mais la question centrale qui nous guide sur la voie de l’avenir des villes reste exigeante : comment créer davantage d’espace d’habitation et de vie, tout en le concevant de manière durable et de haute qualité ?

Dans les décennies à venir, les fortes tendances à la globalisation, à l’individualisation, à la numérisation, au changement démographique et à la migration, ainsi que le changement climatique, marqueront le développement spatial de la Suisse. En ce qui concerne les villes et les agglomérations, cela signifie développer leurs stratégies avec clairvoyance et empathie, et gérer activement les conflits d’objectifs qui en découlent inévitablement.

Nous avons besoin de stratégies qui prennent en compte la croissance et permettent un développement vers l’intérieur de qualité. La poursuite de la construction dans les agglomérations doit être pensée avec soin, en intégrant systématiquement l’espace public. La densification est spécifique au contexte local : les villes se composent de quartiers de densité et d’identité différentes. Chacun possède ses qualités propres et doit être pensé en fonction de la population qui y réside.

En parallèle, il est important de garantir un habitat diversifié et abordable pour les différentes générations, y compris des logements sans obstacles et des espaces publics pensés selon le mode du « Design for All ». Nous devons simultanément poursuivre la construction, transformer l’existant, préserver les valeurs du patrimoine bâti et adapter nos localités au changement climatique. L’ensemble de ces démarches doit se faire de manière socialement acceptable, avec des mesures pour prévenir les phénomènes de déplacement.

La bonne nouvelle est que de nombreuses villes et communes ont déjà posé des bases solides. Parmi celles-ci, Nyon, Renens, Lausanne ou Genève, comme beaucoup d’autres lieux, montrent de manière exemplaire comment des stratégies de logement fondées sur des faits peuvent fonctionner. Ces localités se concentrent sur la politique foncière et du logement, la mobilisation des terrains constructibles et la planification de l’utilisation du sol, et relient consciemment développement économique et création de logements. La planification urbaine et sociale ainsi que l’aménagement des quartiers sont conçus comme un ensemble cohérent. La population est activement impliquée, un facteur central pour l’acceptation et la compréhension des besoins locaux.

La coopération et une planification apprenante restent la voie déterminante pour des quartiers vivants, justes et durables.

C’est, avant tout, à l’échelle du quartier que la ville du futur se déploie. Elle offre de courtes distances, une mixité des usages, des infrastructures accessibles à pied, ainsi que des espaces publics et semi-publics soigneusement conçus et des zones vertes.

Ainsi émergent des lieux de rencontre, de mouvement et de détente, essentiels pour la qualité de vie et le sens de la communauté.

La réalité du terrain montre toutefois que les défis se sont complexifiés dans les espaces urbains. Dans certains quartiers, ils se manifestent souvent de manière particulièrement évidente : tensions sociales, pauvreté, charges dues à la chaleur et à l’environnement, mais aussi pression de densification, bâtiments anciens et besoin de rénovation énergétique.

Des processus de gentrification s’y produisent, des ascensions et des déclins sociaux, ainsi qu’un manque de logements abordables. De tels quartiers nécessitent des stratégies à long terme, interdisciplinaires, et des programmes de soutien appropriés. Les précieuses expériences des « Projets urbains » (2008–2015), qui ont été soutenus notamment par l’Office fédéral du

logement, ont montré que les quartiers jouent un rôle clé dans une planification urbaine intégrée et participative, ainsi que de véritables terrains d’expérimentation pour des approches innovantes. Le « Réseau Quartiers Vivants », organisé par l’Union des villes suisses sur mandat et avec le soutien de la Confédération, informe régulièrement les villes suisses des divers enseignements récents relatifs au développement des quartiers.

Qu’il s’agisse de personnes nouvellement arrivées ou déjà établies, pour toutes, le quartier est l’ancrage central du quotidien. Afin de rendre ces espaces aptes à affronter l’avenir, il faut faire preuve de coopération, de compromis et de persévérance. Ce qui s’avère décisif, c’est une attitude de « care » : un véritable « prendre soin », dans le sens d’une éthique de la sollicitude envers les autres, comme envers le monde qui nous entoure. Celles et ceux qui assument des responsabilités développent un regard plus global sur les besoins spatiaux et sociaux ; ils/elles peuvent les traduire par des actions locales, ancrées et prévoyantes.

La pandémie du coronavirus en 2020 nous a montré de manière frappante où subsistent encore des déficits : des quartiers monofonctionnels, des espaces ouverts et des zones vertes en quantité insuffisante et des infrastructures sociales manquantes. Pendant le confinement, de nombreux environnements résidentiels ne fonctionnaient pas de façon adéquate. De même, les étés de chaleur extrême de ces dernières années nous ont montré l’urgence d’un aménagement urbain adapté au climat. Ces constats doivent être mieux intégrés dans la planification politique, spatiale et sociale à tous les niveaux : Confédération, cantons, villes et communes.

Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons façonner nos villes, étape par étape, de façon inclusive, sûre, résiliente et durable. La résilience est le mot-clé ; et se trouve au centre de l’objectif 11 de l’Agenda 2030, auquel la Suisse participe.

Nous sommes sur la bonne voie lorsque nous alignons nos instruments de manière conséquente pour créer de bonnes bases en vue de la coexistence des générations à venir dans des espaces métropolitains en croissance. Les expériences de processus de transformation urbaine réussis le montrent clairement : aucune actrice, aucun acteur et aucune organisation ne peut accomplir seul/e cette tâche complexe. Malgré la diversité des contextes, la coopération et une planification apprenante restent la voie déterminante pour des quartiers vivants, justes et durables.

Ce n’est qu’alors que naîtront les villes résilientes dans lesquelles nous aimerons vivre.

Texte Marie Glaser, Cheffe de secteur - Questions fondamentales

Logement et Immobilier Office fédéral du logement OFL

Contenu.

04 Immobilier : tendances 2026

06 Énergies renouvelables

12

Interview : Marie & Valentine

Barbier-Mueller

18 Urbanisme

16 Smart cities

18 Mobilité et transports

Chef de projet

Michael Levante

Responsable national

Pascal Buck

Head of content Romandie

Marie Geyer

Responsable graphique

Mathias Manner

Graphiste

Marie Geyer

Journalistes

Alix Senault, Marc-Antoine Guet, SMA

Image de couverture màd

Canal de distribution

Tribune de Genève et 24Heures

Imprimerie DZB Druckzentrum Bern

Smart Media Agency

Gerbergasse 5, 8001 Zürich, Schweiz Tel +41 44 258 86 00 info@smartmediaagency.ch redactionFR@smartmediaagency.ch focus.swiss

Bonne lecture ! Michael Levante Project Manager
Focus La Ville de Demain.

La métamorphose du bâti dans les villes de demain

Le bureau d’architectes Jean-Pierre Lagnese se positionne comme un pionnier de la réhabilitation et de la durabilité, offrant de réelles opportunités de revalorisation du bâti existant. Cette démarche vertueuse et de bon sens s’inscrit pleinement dans l’ADN de l’agence. À travers de nombreux projets genevois de rénovation d’immeubles des années 1960, de surélévation et de requalification, l’architecte démontre qu’avec une vision claire et un profond respect du patrimoine, réinterpréter l’existant pour construire une ville résiliente est non seulement possible, mais nécessaire. Rencontre avec le fondateur du bureau d’architecture, Jean-Pierre Lagnese. Comment définiriez-vous votre architecture ? S’inscrit-elle dans une démarche singulière ?

Notre approche est assez comparable à celle d’un médecin : nous « soignons » des bâtiments pour leur offrir une nouvelle vie. Nous disposons aujourd’hui des outils nécessaires pour les revaloriser et répondre à une demande croissante. Les bâtiments sur lesquels nous intervenons possèdent déjà leur propre identité et leur ADN. Notre travail consiste à évaluer ce qui mérite d’être préserver et à déterminer quels sont les interventions qui permettront au projet de répondre aux besoins actuels et futurs. Nous apportons ainsi des améliorations techniques et énergétiques mais également notre savoir-faire en termes de qualité architecturale par l’usage de la lumière, de la géométrie, des proportions et des matériaux. Nos réalisations se situent souvent dans un tissu historique, ce qui nous rend naturellement tributaires du patrimoine existant et de ses contraintes, impliquant une collaboration étroite avec le service des Monuments et des Sites. Il ne s’agit pas de restauration ou de rénovation au sens strict, mais bien de transformation, en offrant une nouvelle identité au bâtiment, un nouveau visage et parfois même un nouvel usage. Il existe aujourd’hui un fort potentiel, notamment dans la transformation de bureaux en logements, afin de répondre à une demande résidentielle croissante, à Genève notamment.

Pourquoi la réhabilitation de l’ancien est-elle devenue un enjeu incontournable, surtout à notre époque ?

Le potentiel est immense. Nous avons construit davantage au XX siècle que durant toute l’histoire de l’humanité. Le parc immobilier d’après-guerre est aujourd’hui vieillissant, souvent aux standards dépassés, et constitue de véritables passoires énergétiques. Ces bâtiments construits il y a plus de 60 ans sont également très énergivores et sont alimentés par des sources d’énergie fossiles. Nous nous dirigeons donc logiquement vers leur transformation, encouragée par les lois, les mises aux normes énergétiques et des dispositifs de subventions attractifs. Avec des moyens limités et très peu de ressources, on arrive souvent à réaliser de grands changements. La question du manque d’espace à disposition est aussi prépondérante. Le sol constructible est limité et il devient inévitable de réutiliser les surfaces déjà bâties. La rénovation permet d’atteindre les performances énergétiques actuelles, d’augmenter la valeur foncière des biens et de revaloriser durablement le bâti existant : tout un programme pour encourager ces travaux, en somme !

Quelles sont les grandes étapes de votre parcours qui vous ont conduit à privilégier la transformation plutôt que le neuf ?

Lors de mes études à l’EPFL de Lausanne, j’ai effectué mon premier stage à Berlin, en 1997. Après la chute du mur, cette ville représentait alors un immense chantier à ciel ouvert, avec de nombreuses friches à réhabiliter. J’ai travaillé au sein de l’agence du professeur Hans Kollhoff sur un projet particulièrement marquant : l’ancienne banque du Reich nazi, devenue ensuite le ministère des Finances de l’ancienne RDA/DDR, que nous transformions en ministère des Affaires étrangères d’un ministre écologiste. Voir l’évolution symbolique et politique de ce bâtiment, passant de l’extrême droite au communisme, puis à un gouvernement écologique, a été une expérience fondatrice.

J’ai ensuite vécu et travaillé à Paris, Londres, Zurich et Bâle. Les centres historiques européens constituent pour moi un champ d’exploration passionnant et riche de promesses. Chaque génération fait face à ses propres enjeux et, très tôt, j’ai été sensible aux valeurs éthiques et environnementales portées par la rénovation. C’est peut-être pour ces raisons que je réalise aujourd’hui très peu de projets neufs.

Quels sont les projets les plus emblématiques de votre agence ?

L’un des projets les plus emblématiques est celui de l’immeuble situé au 23 rue du Rhône, à Genève. Il s’agit d’un remplacement complet de l’enveloppe du bâtiment et de l’ensemble des réseaux techniques, tout en conservant l’ossature existante composée de dalles et de poteaux en béton. La particularité de ce chantier réside dans le fait que le bâtiment reste en exploitation pendant les travaux. Nous intervenons étage par étage, en commençant par le sommet et en descendant afin de limiter les nuisances visuelles pour les locataires. Cela représente un défi logistique important et la mise en place de solutions agiles.

Sur le plan énergétique, la façade a été entièrement remplacée par du triple vitrage, la toiture a été refaite avec l’installation de panneaux photovoltaïques, et le bâtiment est raccordé au réseau de chaleur urbain GeniLac. Datant de 1963, l’immeuble était auparavant visuellement coupé de son environnement. Nous avons cherché, dans ce projet, à le reconnecter à la ville en ouvrant largement la façade, en travaillant le relief, avec une teinte bronze, et en rehaussant la marquise pour l’aligner avec les bâtiments voisins. Cette intervention valorise à la fois le bâtiment et l’espace urbain dans son ensemble. Comment intégrez-vous les enjeux environnementaux et la durabilité dans vos projets ?

Nous les intégrons de manière constructive, à travers le choix des matériaux, l’intégration de concepts innovants que nous développons avec les ingénieurs CVCSE et la mise en place de sources d’énergie vertes telles que GeniLac.

Dans le projet Place des Bergues, par exemple, nous avons inséré en façade une membrane intérieure en bois démontable incluant tous les réseaux techniques et des ventilo-convecteurs captant l’air extérieur et le réinjectant à l’intérieur après avoir été chauffé ou refroidi selon les besoins. Le bâtiment était aussi prêt à recevoir le système GeniLac lorsqu’il a été livré.

Chemin Surinam, le projet de surélévation est entièrement réalisé en bois, avec une façade de type « lucido », composée de lames de bois et d’éléments en verre, permettant de valoriser les apports solaires. Chaque bâtiment est unique et représente un nouveau défi.

Mais la durabilité ne signifie pas seulement répondre à des enjeux écologiques. Les attentes sont aussi financières et sont directement liées à l’image du bâtiment, qui doit pouvoir dialoguer avec la ville et perdurer dans le temps.

Quels sont les principaux défis liés à la rénovation et à la reconversion d’activités ?

Les défis sont multiples : logistiques, techniques, mais aussi liés à la faisabilité des reconversions. Toutefois, le projet ne doit pas être uniquement subordonné à la technique ou aux contraintes financières. Bien sûr, il est indispensable de respecter les cahiers des charges, mais cela ne suffit pas. Notre ambition est aussi de créer une architecture de qualité, génératrice de bien-être, porteuse d’une valeur urbaine et esthétique. La recherche de la beauté n’est pas superficielle : depuis l’Antiquité, elle constitue une quête fondamentale et l’un des trois piliers de l’architecture selon Vitruve. Créer de l’harmonie et du bien-être à travers l’esthétique est au cœur de notre métier.

Pensez-vous que le rôle de l’architecte est en train d’évoluer ?

Nous restons fondamentalement des bâtisseurs. Mon rôle, tel que je le conçois, est de requalifier la ville historique de demain. Aujourd’hui, les enjeux de rentabilité prennent de plus en plus de place, souvent au détriment de la qualité. Notre profession est parfois moins respectée par certains acteurs du bâti, alors même qu’elle reste très fantasmée. Depuis 25 ans d’activité, j’observe une dégradation de notre écosystème. Pourtant, notre rôle demeure essentiel et irremplaçable. Il est crucial de défendre nos valeurs, notre éthique et notre expertise, issues de notre formation et de notre expérience du terrain.

Quelle serait votre définition de la ville de demain ?

Les enjeux auxquels devront répondre les générations futures et les outils technologiques à disposition qui façonneront la ville de demain restent, pour le moment, inconnus. Le réchauffement climatique a déjà un impact majeur sur notre manière de construire et d’aménager les villes. L’intégration de l’intelligence artificielle pose également de nombreuses interrogations, tant pour son potentiel que pour sa menace directe. S’ajoutent à cela les enjeux de surpopulation, de densité et les migrations climatiques dans un monde profondément bouleversé. La ville de demain aura plusieurs visages et se construira par strates, à l’image des bâtiments eux-mêmes.

Elle sera multiple, comme elle l’est aujourd’hui, composée de plusieurs visions de la ville qui ont traversé les siècles : la ville historique, la ville classique, la ville périphérique de l’après-guerre, la ville bioclimatique, etc.

Mais j’aime rêver que la ville de demain restera un lieu de beautés architecturales, où il fera bon vivre. Les villes sont le symbole du vivre-ensemble, des espaces de partage et de lien social. Elles doivent demeurer des lieux de plaisir, d’harmonie et d’humanité.

Interview Alix Senault

Places des Bergues ©hola

Immobilier à Genève : les grandes tendances à l’horizon 2026

À Genève, la question du logement reste l’un des enjeux majeurs des politiques publiques et de l’aménagement du territoire. Dans un canton attractif sur les plans économiques, académiques et de la politique internationale, la pression démographique continue de croître alors que l’offre ne suit plus. Résultat : une pénurie structurelle de logements, des prix élevés et une nécessité urgente de repenser la planification urbaine. Depuis plusieurs années, les acteurs de l’immobilier doivent composer avec des exigences multiples : durabilité, acceptabilité, densification maîtrisée et surtout qualité de vie. Éclairage avec Valentine Pillet, présidente de l’Association des Promoteurs et Constructeurs Genevois (APCG).

Selon les chiffres cantonaux, au cours de l’année 2024, 2549 logements ont été construits dans le canton de Genève. Un chiffre insuffisant au regard des besoins réels, estimés à environ 5000 nouveaux logements par an pour répondre à la demande actuelle. Genève reste l’un des marchés immobiliers les plus tendus de Suisse, avec un taux de vacance historiquement bas (0,34 % soit 717 appartements disponibles au total) ce qui mène à une forte concurrence pour l’accès au logement.

« L’opinion publique a parfois le sentiment qu’il y a des grues partout à Genève, alors que ces projets sont souvent le fruit de plus de quinze ans de réflexion, de procédures et de concertation », rappelle Valentine Pillet. Une temporalité longue, souvent méconnue, qui illustre la complexité de produire du logement dans un territoire exigu déjà largement bâti et soumis à de fortes contraintes réglementaires.

Brandreport • Matamoros sa

Une voix du secteur

Fondée pour défendre les intérêts de la branche en favorisant un dialogue constructif avec les autorités et la population, l’association regroupe aujourd’hui une quarantaine de membres actifs dans la promotion et la construction. « Notre rôle est de défendre notre métier, mais aussi de participer à un dialogue sain et constructif entre les autorités, les habitants et les professionnels, afin de garantir la qualité des projets et leur bonne intégration dans le tissu existant », explique sa présidente. L’association se positionne comme force de proposition, capable d’accompagner les mutations du territoire tout en tenant compte des réalités opérationnelles du terrain, tant économiques, sociales qu’environnementales.

Rénovation énergétique et mutation du bâti actuel Si les rénovations énergétiques sont au cœur de l’actualité, les enjeux environnementaux s’imposent également pleinement dans la construction neuve. « On ne pourra bientôt plus penser un projet sans intégrer la question du bilan carbone. Les objectifs seront impossibles à atteindre sans réfléchir au choix des matériaux, par exemple en réemployant et en valorisant l’existant », souligne Valentine Pillet, architecte de métier.

Construire dans un tissu urbain déjà bâti fixe de nouveaux objectifs et enjeux : par exemple la conservation du patrimoine (architectural et végétal) ou la réutilisation des matériaux sur site. L’intégration de certains labels rend ces actions lisibles pour les futurs

habitants. « Dans les nouveaux quartiers, la qualité de vie est au cœur des réflexions. Elle se décline de l’échelle du logement jusqu’à l’intégration du quartier dans son territoire, constituant un bénéfice réel tant pour les habitants que pour l’ensemble des acteurs du projet. »

Densifier sans dégrader Face à la rareté du foncier, la densification apparaît comme la solution incontournable. Encore faut-il qu’elle soit pensée intelligemment. « La densité ne doit jamais se faire au détriment de la qualité. Bien gérée et mixte, elle permet au contraire d’offrir plus de services, plus d’infrastructures et un meilleur cadre de vie », affirme la présidente de l’association.

Les concepts tels que la « ville du quart d’heure », qui prône un accès à des services de proximité en moins de 15 minutes à pied, font leur chemin et éveillent les mentalités. En créant des quartiers de mixité fonctionnelle et sociale, ou encore en favorisant l’accessibilité universelle, les bâtisseurs imposent progressivement de nouveaux standards. Il ne s’agit plus seulement de construire des logements, mais de créer de véritables lieux de vie, adaptés aux besoins réels des habitants.

Des matériaux au service des usages Bois, béton recyclé, béton bas carbone, métal ou pierre : il n’existe pas de solution unique dans la construction.

« Il n’y a pas un matériau à utiliser partout. Chaque choix doit répondre à un besoin local, architectural et fonctionnel », rappelle Valentine Pillet. « Le bois connaît un regain d’intérêt pour ses qualités environnementales

et sanitaires, mais loin d’être une solution universelle, il s’inscrit dans une palette plus large de solutions qui s’adaptent aux contraintes des projets ».

Dans un contexte de pénurie, le risque serait de produire des logements par défaut. Une logique que l’association souhaite éviter. « Nous construisons pour de futurs habitants. La vision de nos membres s’inscrit dans la durée, pas dans des projets ponctuels. La concertation avec les acteurs impliqués est donc devenue incontournable », insiste Valentine Pillet. Consultations publiques, retours d’expérience de quartiers récemment livrés, échanges directs avec les collectivités : autant de leviers pour concevoir des projets mieux acceptés et plus cohérents. « Il faut intégrer au bon moment les multiples acteurs du territoire dans l’équation afin de construire une ville durable et désirable », conclut-elle. 2026 : vers un changement de paradigme À l’horizon 2026, l’immobilier genevois devra continuer à se réinventer, répondre à la demande tout en faisant preuve d’une grande agilité et d’une capacité de projection. Plus sobre, plus dense, mais aussi plus inclusif et plus humain, le secteur de la construction immobilière doit pouvoir répondre aux besoins du marché. Entre exigences climatiques, pression démographique et attentes sociétales, les promoteurs et constructeurs sont appelés à jouer un rôle clé dans la transformation globale du territoire. Une responsabilité majeure, à la hauteur des défis du canton de Genève.

Depuis plus de 40 ans au service des clients

Basée à Bardonnex, Matamoros SA est spécialisée dans les travaux de plâtrerie et peinture depuis plus de 40 ans. Reconnue pour sa qualité d’exécution, son sens de l’écoute et ses valeurs familiales, elle a su au fil des années se créer une réputation solide d’entreprise sérieuse qui place l’écoute, la qualité et la satisfaction de ses clients au cœur de chacun de ses projets. Portrait d‘une société locale et formatrice.

Lorsque Julien Viffredo prend la tête de Matamoros SA en 2018, celle-ci est déjà reconnue pour le professionnalisme des prestations qu’elle propose. L’entrepreneur connaît très bien l’entreprise pour l’avoir intégrée après son apprentissage et avoir gravi les échelons les uns après les autres passant du statut d’intérimaire à celui de plâtrier en fixe puis de chef d’équipe à celui de technicien pour finalement devenir dirigeant de la structure. Ce parcours lui permet de connaître chacun des postes de ses équipes avec tout ce que cela comporte de défis quotidiens. Il est conscient de la pénibilité de certains travaux, du besoin des ouvriers à être soutenus et également de la nécessité de créer un cadre de travail bienveillant et organisé. Grâce à la compréhension de toutes les spécificités de ces métiers manuels, il a su développer une culture interne familiale composée majoritairement d’anciens apprentis qui ont décidé de poursuivre leur carrière chez Matamoros montrant ainsi la réussite de Julien à créer des conditions de travail favorables à leur bienêtre et leur épanouissement professionnel.

Dans cette perspective et également pour une satisfaction totale des clients, l’équipe composée de plâtriers et de peintres est assistée par deux

techniciens experts et conducteurs de travaux chacun dans l’un des deux domaines d’expertise de l’entité : la peinture et la plâtrerie. Grâce à une organisation minutieuse, ces deux coordinateurs anticipent et accompagnent les ouvriers afin de faciliter leur travail quotidiennement : précommande, chargement des camions en avance, outils personnels automatisés, temps d’exécution prenant en compte les aléas éventuels et la pénibilité du travail, livraison du matériel directement sur les chantiers. etc.

Autant d’exemples sur lesquels travaillent les deux conducteurs de travaux quotidiennement dans le but de donner un cadre de travail rassurant aux ouvriers présents sur les chantiers. L’équipe est solidaire et impliquée dans le développement de la structure permettant à celle-ci de ne pas freiner sa croissance tout en gardant sa taille humaine. Cette volonté de conserver un esprit convivial et familial est essentielle pour le responsable qui est également garant d’une approche humaine du service client.

Pour Julien Viffredo, rien ne serait possible sans ses équipes, mais également sans le réseau de prestataires qui sont aujourd’hui devenus des partenaires sur

qui il peut compter. Que ce soit dans la capacité immédiate de livraison de la marchandise si cela est nécessaire ou dans son engagement envers l’environnement avec des peintures écologiques portant le label E.L.F ou Pinceau Vert, les équipes de Matamoros se sont entourées de fournisseurs de qualité sachant répondre à toutes les demandes de leurs clients en temps réel. Tout est réalisable grâce à la compétence technique de l’ensemble des ouvriers et des décorateurs présents dans l’équipe. L’entreprise est également impliquée dans la formation avec trois apprentis présents dans la structure en permanence et une formation continue pour l’ensemble des équipes aux nouveaux matériaux et aux avancées de leur domaine.

Plus d’informations sur matamoros-sa.ch

Valentine Pillet Présidente, APCG

La

ville de demain se construit aussi dans les lois

Lorsqu’on évoque la « ville de demain », l’imaginaire collectif convoque volontiers des transports publics silencieux, des toitures végétalisées ou des quartiers sans voitures. Pourtant, derrière ces images se cache un acteur discret mais puissant : le droit de l’aménagement du territoire et des constructions. En Suisse, ce sont en effet des normes juridiques très concrètes : indices de densité ou de verdure, bonus de construction ou plans de quartier qui façonnent la qualité de vie urbaine. Panorama non exhaustif des règles juridiques qui contribuent à créer la ville de demain.

C’est d’abord au niveau fédéral que le droit façonne notre cadre de vie : la loi sur l’aménagement du territoire (LAT) impose une utilisation « mesurée et rationnelle du sol » et la séparation entre zones à bâtir et zones agricoles. L’objectif est double : lutter contre le mitage du territoire et préserver les bases naturelles de la vie.

Cette logique, qui remonte déjà aux années 70, a façonné la planification urbaine et ne cesse d’évoluer. Au fil du

temps, la LAT a été révisée afin de pousser les cantons et les communes à privilégier le « développement vers l’intérieur » : densifier les zones déjà urbanisées tout en améliorant leur qualité environnementale et sociale.

La densification soulève de nombreux questionnements autour de son impact sur le cadre de vie et l’utilisation intensive des espaces. Cependant, les normes cantonales et les règles communales jouent un rôle essentiel pour faire rimer densification et qualité.

Les indices de construction : encadrer la densité

Pour définir la densité sans préjuger de la forme des bâtiments et de l’apparence des quartiers, les plans d’affectation et règlements communaux peuvent fixer des indices d’utilisation du sol (IUS) plutôt que des gabarits. Au lieu de déterminer directement la dimension des bâtiments, ces indices fixent la surface de plancher constructible par rapport à la surface d’une parcelle. Cela permet de contrôler la densité du bâti et d’adapter l’urbanisation aux caractéristiques locales en laissant une certaine liberté de conception aux architectes : une construction qui s’étire en hauteur fait de la place au sol pour des espaces publics qualitatifs.

Les bonus de construction : récompenser les projets vertueux

Les règles d’aménagement du territoire ne se contentent pas de limiter : elles incitent aussi. Plusieurs cantons (Vaud, Genève, Neuchâtel, etc.) prévoient des bonus de surface constructible pour les projets qui contribuent à l’intérêt public sous diverses formes. Dans le canton de Vaud, par exemple, la loi cantonale sur l’aménagement du territoire et les

constructions permet un bonus d’utilisation lorsque les bâtiments atteignent des performances énergétiques déterminées, comme le standard Minergie.

De manière analogue, certains plans de quartier peuvent accorder une densité supplémentaire en échange d’espaces publics, de logements abordables ou d’équipements collectifs, à l’image de la ville de Renens, qui encourage, par l’octroi d’un bonus d’utilisation, la réalisation de logements d’utilité publique. Les normes juridiques servent ainsi à favoriser une convergence entre intérêts privés et publics.

Nature en ville : indices de verdure et perméabilité

La qualité de vie urbaine passe aussi par la présence de végétation et la gestion de l’eau, à l’heure où les îlots de chaleur dans les villes doivent être combattus et les risques d’inondation anticipés. Plusieurs règlements cantonaux et communaux introduisent aujourd’hui des indices de verdure ou des exigences en termes de maintien des surfaces naturelles.

Plusieurs lois et règlements (« indice de verdure » en Ville de Fribourg, « indicateur qualitatif de verdure » dans le canton de Genève) fixent des règles imposant une part minimale de surfaces dites « perméables » (qui laissent l’eau s’infiltrer dans le sol), voire de pleine terre, et garantissent une part de végétation dans les projets immobiliers. Il ne s’agit donc pas uniquement d’arboriser une parcelle dans un but esthétique, mais d’adopter une approche fonctionnelle, pour lutter contre les modifications des sols qui favorisent les inondations en cas d’épisodes météorologiques extrêmes et mettent à mal la biodiversité locale. Ces règles entendent aussi agir sur les îlots de chaleur urbains, des enjeux essentiels face au changement climatique pour la ville de demain.

Les plans de quartier : fabriquer des morceaux de ville

Afin de mettre en lien les différentes visions de la ville et de créer de la cohérence dans le territoire, les plans de quartier (ou plans d’aménagement de détail) sont de plus en plus utilisés. Ces outils planifient de manière globale l’urbanisation d’un secteur : implantation des bâtiments, organisation des espaces publics, mobilité et équipements collectifs. Ils donnent la possibilité de concevoir de véritables pièces urbaines, sortes de « villes dans la ville » : places publiques, cheminements piétons, parcs ou infrastructures communes, qui profitent à tous sans freiner le développement de l’économie immobilière.

Une « ville de demain » déjà inscrite dans le droit La ville de demain ne sera pas seulement le résultat d’innovations technologiques ou architecturales, mais aussi d’un cadre juridique exigeant. Par ses différents leviers d’action, le droit contribue à façonner concrètement les espaces dans lesquels nous vivons. Les outils juridiques existent et invitent les différents acteurs à une coordination à grande échelle, pour accompagner la croissance économique stable et pérenne de la Suisse grâce à des infrastructures adéquates.

Plus d’informations sur lenzstaehelin.com

Integral design-build SA • Brandreport

La gestion intégrale de tous les projets

Integral design-build SA est une entreprise composée d’une équipe d’une quarantaine de collaborateurs : architectes, analystes, économistes et chefs de projet, qui accompagnent la réalisation de projets d’envergure à travers toute la Suisse. Qu’il s’agisse d’aménagement ou de rénovation de bureaux, de bâtiments hybrides, d’hôtels ou encore de cabinets médicaux, l’équipe d’Integral design-build SA, en tant que prestataire global, intervient sur tous les fronts et à chaque étape du projet. Rencontre avec Régis Cornaz, directeur de la succursale lausannoise.

Que recouvre la notion de prestation intégrale au sein de votre entreprise ?

Nous parlons souvent d’un véritable « cercle vertueux » avec notre solution design-build intégrale. Notre approche est assez atypique dans le domaine de l’architecture, car nous combinons une activité d’architecture et d’aménagement intérieur avec une logique d’entrepreneur. Concrètement, nous intervenons dès la genèse du projet. Nous accompagnons nos clients dans le développement de leur vision, puis nous intégrons l’ensemble des phases du projet de manière coordonnée. Notre approche repose sur un modèle de type design-build, qui comprend la planification, l’ingénierie, l’architecture d’intérieur en 3D, le calcul des coûts, la planification des délais, ainsi que la gestion et l’exécution des travaux. Nous assurons également le dépôt des permis de construire, le suivi de chantier et toute la logistique liée au projet, y compris le mobilier et le transport. Nous développons par ailleurs des solutions innovantes, notamment autour du réemploi. Nous avons par exemple conçu et fait breveter une cloison mobile en bois, acoustiquement performante et sans colle, appelée « Circular Wall ». Elle permet de repenser les espaces de manière modulaire et réversible. Notre objectif est de tendre vers des projets plus sobres, en privilégiant la flexibilité, la durabilité et l’optimisation des coûts, plutôt que des aménagements purement esthétiques et figés.

Quels sont les avantages de centraliser l’ensemble des compétences et des ressources ?

La centralisation des compétences permet avant tout une grande réactivité. Nous sommes capables de répondre rapidement aux demandes et d’assurer un suivi cohérent du projet, de la conception à l’exécution.

Sur un chantier, les imprévus sont fréquents. Le fait d’avoir les équipes en interne, capables à la fois de concevoir et de réaliser, nous permet de nous adapter rapidement aux contraintes et de prendre des décisions efficaces. Cette proximité entre les différentes expertises favorise également une meilleure compréhension des enjeux techniques et une exécution plus fluide.

Quelles sont les différentes étapes de votre intervention sur un projet ?

Tout commence généralement par une première phase de conception, au cours de laquelle nous réalisons une analyse des besoins. Sur cette base, nous développons alors des solutions d’aménagement intérieur et des visualisations 3D. Cela permet au client de se projeter concrètement dans son futur espace. Nous accompagnons ensuite le client dans les démarches administratives, notamment pour l’obtention du permis de construire.

Une fois le projet validé, nous assurons la conduite et le suivi du chantier dans toute sa globalité. Notre maîtrise des outils de modélisation 3D constitue un véritable atout pour affiner les projets, anticiper les contraintes et garantir une exécution fidèle aux attentes.

Comment définissez-vous les projets hybrides et quels en sont les avantages ?

Les projets hybrides correspondent à une évolution des usages. Aujourd’hui, les espaces doivent être capables de remplir plusieurs fonctions : bureaux et espaces de coworking, hôtels et lieux de vie, salles de sport intégrées à des espaces professionnels, ou encore concepts mêlant commerce, éducation et habitat.

Nous avons développé une expertise particulière dans ces environnements hybrides, notamment en réponse à la transformation du marché des bureaux, où de nombreux espaces doivent être repensés et réexploités. Cette capacité à concevoir des lieux polyvalents permet d’optimiser les surfaces, de répondre aux nouveaux modes de travail et de créer des espaces plus dynamiques et évolutifs.

Quels sont les projets les plus marquants réalisés par Integral design-build SA ? À l’échelle nationale, nous avons travaillé sur des projets d’envergure pour des entreprises comme Spaces, Electroloux ou Huawei. En Suisse romande, où j’ai ouvert la succursale lausannoise il y a trois ans, nous collaborons avec EFG Bank à l’Hôtel des Postes, un monument emblématique à Lausanne, réalisé en partenariat avec notre société mère Halter.

Nous intervenons également sur des projets complexes de rénovation, comme ceux menés pour Swiss Life, ainsi que sur des projets dans le domaine du sport, avec le club Activ Fitness à Delémont ou d’un Non Stop Gym à Lausanne.

Selon vous, la modularité constitue-t-elle une réponse pour concevoir une ville de demain plus résiliente ?

Absolument. La réutilisation est une clé essentielle. Aujourd’hui, démolir pour reconstruire n’est plus une solution viable. Il faut repenser les espaces pour qu’ils puissent évoluer dans le temps. Avec des solutions comme notre cloison en bois « Circular Wall », nous proposons des aménagements réversibles, conçus à partir de matériaux naturels et locaux. L’idée est de créer des espaces modulables, capables de s’adapter aux besoins sans nécessiter de transformations lourdes. Nous explorons également des modèles innovants, comme la location de mobilier, en collaboration avec des partenaires comme Vitra. Cela permet de réduire la surconsommation et de favoriser une approche circulaire et durable. Notre vision est claire : tendre vers des aménagements plus sobres, limiter la sur-matérialisation et privilégier des solutions durables. Il s’agit de consommer moins, mais mieux, tout en créant des espaces performants et évolutifs.

Un mot sur votre développement en Suisse romande ?

La succursale de Lausanne connaît une croissance rapide. Nous avons débuté avec une petite équipe et nous continuons à nous développer, en renforçant nos compétences en architecture et en conduite de travaux. Chez Integral design-build SA, nous avons à cœur de construire notre propre écosystème, en réunissant des profils complémentaires et en cultivant une approche collaborative. C’est cette dynamique qui nous permet aujourd’hui de nous positionner comme un acteur reconnu sur le marché romand.

Plus d’informations sur www.integralag.ch

Régis Cornaz
Directeur succursale de Lausanne
Me Nathalie Adank Collaboratrice senior, docteure en droit, LLM, avocate spécialiste FSA en droit de l'immobilier et de la construction, Lenz & Staehelin
Me Cécile Berger Meyer Associée, LLM, avocate spécialiste FSA en droit de l'immobilier et de la construction, Lenz & Staehelin

LLa ville de demain face au défi environnemental

Face à l’urgence climatique et à la raréfaction des ressources, les villes sont aujourd’hui en première ligne. Elles concentrent à la fois une grande partie de la population mondiale, des activités économiques et… des émissions de gaz à effet de serre. Dans ce contexte, repenser la place de l’environnement et des énergies renouvelables dans leur développement n’est plus une option, mais une nécessité. La ville de demain se dessine ainsi comme un écosystème plus sobre, plus résilient et profondément transformé dans sa manière de construire, d’habiter et de produire de l’énergie.

’un des changements majeurs réside dans la manière dont l’énergie est produite et consommée. Longtemps dépendantes de réseaux centralisés et d’énergies fossiles, les villes amorcent une transition vers des modèles décentralisés, fondés sur les énergies renouvelables.

Les panneaux solaires, par exemple, s’imposent progressivement comme un élément structurant du paysage urbain. Installés sur les toitures, les façades ou intégrés directement aux matériaux de construction, ils permettent de produire localement une électricité propre. Dans certains projets, les bâtiments deviennent même à énergie positive, produisant plus qu’ils ne consomment.

La géothermie constitue une autre solution prometteuse. En exploitant la chaleur du sous-sol, elle permet de chauffer ou de rafraîchir des bâtiments de manière stable et durable. De plus en plus de quartiers s’équipent de réseaux de chaleur alimentés par cette énergie, réduisant leur dépendance aux énergies fossiles.

À une échelle plus fine, des dispositifs comme les puits provençaux (ou puits canadiens) participent à l’optimisation énergétique des bâtiments. En utilisant l’inertie thermique du sol pour préchauffer ou rafraîchir l’air entrant, ils réduisent les besoins en chauffage et en climatisation, tout en améliorant le confort intérieur.

Brandreport • EcoloSynergy

Le

FVers des bâtiments passifs et intelligents

Au-delà de la production d’énergie, c’est l’ensemble de la conception des bâtiments qui évolue. Le modèle du bâtiment passif s’impose comme une référence. Conçu pour minimiser ses besoins énergétiques, il repose sur une isolation performante, une étanchéité à l’air optimale et une gestion intelligente des apports solaires.

Dans ces constructions, l’énergie devient presque secondaire tant les pertes sont limitées. Le chauffage peut être assuré en grande partie par les apports internes (habitants, équipements) et par le soleil. Résultat : une consommation énergétique drastiquement réduite, et un impact environnemental limité.

Les bâtiments intelligents vont encore plus loin en intégrant des systèmes de pilotage automatisés. Température, éclairage, ventilation : tout est ajusté en temps réel en fonction de l’occupation et des conditions extérieures. Ces technologies permettent d’optimiser les consommations tout en améliorant le confort des usagers.

Mais cette transformation ne concerne pas uniquement les constructions neuves. Le parc immobilier existant représente un enjeu majeur. La rénovation énergétique des bâtiments est essentielle pour atteindre les objectifs climatiques. Isolation, remplacement des systèmes de chauffage, intégration d’énergies renouvelables : autant d’actions qui permettent de réduire significativement l’empreinte carbone.

Réhabiliter plutôt que construire : un enjeu foncier et écologique

Dans un contexte de pression foncière et de préservation de la biodiversité, la ville de demain doit également apprendre à se reconstruire sur elle-même.

La réhabilitation des friches industrielles, commerciales ou ferroviaires apparaît comme une solution clé.

Ces espaces, souvent situés en zone urbaine ou périurbaine, offrent un potentiel considérable pour accueillir de nouveaux projets sans artificialiser davantage les sols. Leur reconversion permet de limiter l’étalement urbain, de préserver les terres agricoles et de réduire la fragmentation des écosystèmes.

La transformation de ces friches s’accompagne souvent d’une réflexion globale sur l’aménagement : mixité des usages, intégration d’espaces verts, mobilités douces, performance énergétique des bâtiments. Ces projets deviennent ainsi des laboratoires de la ville durable.

Parallèlement, la lutte contre l’artificialisation des sols s’impose comme un objectif central.

Désimperméabilisation, renaturation, végétalisation des espaces urbains : autant d’actions qui permettent de restaurer les fonctions écologiques des sols, de favoriser la biodiversité et de lutter contre les îlots de chaleur.

Une ville plus résiliente et plus vivable

L’intégration des enjeux environnementaux et énergétiques transforme en profondeur le visage des villes. Elle contribue à améliorer la qualité de vie des habitants : air plus sain, températures mieux régulées, espaces publics plus agréables.

Les solutions basées sur la nature : végétalisation des toitures, création de parcs, corridors écologiques, jouent un rôle complémentaire aux technologies. Elles participent à la régulation thermique, à la gestion des eaux pluviales et au maintien de la biodiversité en milieu urbain.

Cette approche globale renforce également la résilience des villes face aux aléas climatiques. En diversifiant les sources d’énergie, en réduisant les consommations et en adaptant les infrastructures, les territoires se préparent mieux aux crises futures. La ville de demain ne sera pas seulement plus technologique : elle sera avant tout plus sobre et plus consciente de ses impacts. L’environnement et les énergies renouvelables ne constituent plus des dimensions annexes, mais des piliers structurants de son développement. Ce changement de paradigme implique une mobilisation de l’ensemble des acteurs : collectivités, urbanistes, architectes, promoteurs, mais aussi citoyens. Car au-delà des infrastructures et des innovations, c’est une nouvelle manière d’habiter la ville qui se dessine. Produire localement, consommer moins, préserver les ressources, valoriser l’existant : autant de principes qui guideront l’évolution des espaces urbains dans les décennies à venir. À la croisée des enjeux climatiques, économiques et sociaux, la ville durable s’impose comme l’un des grands chantiers du XXIe siècle.

demain commence aujourd’hui !

ace aux problématiques actuelles d’isolation des logements, beaucoup renoncent à améliorer la performance énergétique de leur habitation. Remplacer des fenêtres ou des vitrages ? Trop de démarches, trop de travaux, trop de coûts… Pourtant, une solution existe. Grâce à la nanotechnologie, la membrane EcoloSynergy transforme un vitrage existant en un véritable bouclier thermique, sans travaux fastidieux, sans dépôt de permis et sans aucune nuisance. Le résultat est immédiat, efficace et durable. Des économies réelles

Cette membrane isolante n’est pas un simple film solaire, mais un véritable bouclier thermique réversible. En été, elle agit comme une barrière en bloquant la chaleur à l’extérieur afin de conserver la fraîcheur à l’intérieur du bâtiment. En hiver, elle retient la chaleur dans la pièce grâce à ses propriétés isolantes. Les économies d’énergie peuvent ainsi atteindre jusqu’à 40 %, tout en offrant un confort de vie optimal en toute saison.

La membrane réduit l’impact des rayons infrarouges, responsables des surchauffes et des déperditions thermiques, tout en laissant passer 90 % de la lumière naturelle perçue. C’est toute la spécificité de ce bouclier thermique.

Un confort de vie au quotidien

Cette technologie a la particularité de rendre les grandes ouvertures et les châssis vitrés pleinement exploitables toute l’année. Les pièces restent baignées de lumière naturelle tout en préservant les vues sur l’extérieur.

Finis les stores fermés en pleine journée et la lumière artificielle allumée en conséquence. Avec cette membrane, rapidement mise en œuvre et installée à l’intérieur du bâtiment, l’amélioration du confort est immédiate. Une magnifique baie

vitrée, qui peut devenir difficilement vivable en été en raison des surchauffes et représenter un gouffre énergétique en hiver, retrouve ainsi tout son attrait.

La membrane limite également la condensation et la formation de moisissures, tout en améliorant la qualité de l’air intérieur et l’efficacité énergétique du logement. Contribuer à la durabilité

La membrane EcoloSynergy s’inscrit pleinement dans les stratégies cantonales d’optimisation énergétique des bâtiments.

Elle prolonge la durée de vie des vitrages existants, évitant leur remplacement et les déchets qui y sont liés, et réduit significativement la consommation d’énergie d’un logement ainsi que ses émissions. Autre avantage : le filtre protège le mobilier, les parquets et les textiles en bloquant 99 % des rayons UV, responsables de la décoloration et du vieillissement.

Enfin, cette solution innovante représente la solution idéale pour de nombreux projets.

Plus d’informations sur Info@ecolosynergy.ch ecolosynergy.com

L’optimisation automatisée pour limiter et valoriser les travaux d’assainissement

Le nouveau Règlement de la loi sur l’énergie (REn) engage le parc immobilier genevois dans une transformation profonde. Il fixe un double objectif : améliorer l’efficience énergétique des bâtiments et organiser la sortie progressive des énergies fossiles. Pour de nombreux propriétaires, cette évolution réglementaire soulève une inquiétude majeure : comment relever le défi en limitant le recours aux travaux d’assainissement ?

Pour améliorer l’efficience des bâtiments, deux solutions existent : l’optimisation, peu coûteuse, et les travaux d’assainissement, obligatoires pour les bâtiments au-dessus du seuil de dépassement significatif, qui sera revu à la baisse le 1er janvier prochain, puis en 2031. Parmi les bâtiments concernés, une partie sont certes mal isolés et requièrent des investissements ; pour les autres, ces lourds travaux peuvent être évités grâce à de nouvelles solutions d’optimisation, beaucoup plus performantes.

De nouvelles perspectives d’optimisation grâce à l’innovation

En plus de l’optimisation classique de la production de chaleur, la technologie permet aujourd’hui une optimisation automatisée de la distribution de chaleur. Grâce à l’anticipation météo, la quantité de chaleur distribuée aux bâtiments est constamment ajustée en fonction des prévisions météos des prochaines heures, pour valoriser les apports énergétiques naturels du soleil ou d’une remontée des températures extérieures. Des sondes de températures ambiantes permettent quant à elles de mesurer la justesse des réglages, et ainsi de limiter la surchauffe liée à la régulation traditionnelle, qui se base sur la température extérieure uniquement.

La solution qui se distingue est le système GE de Muller Energies, avec ses sondes de température ambiante qui ont l’avantage d’être connectées, permettant à l’installation d’ajuster la distribution de chaleur en permanence, et ainsi davantage d’économies. Sur la saison 2024-25, ce système a généré 28 % d’économie en moyenne (baisse IDC) sur un parc de 717 bâtiments équipés, dont un tiers avait un potentiel de gain limité car en première année d’exploitation ou déjà optimisé avant l’installation du système. Des performances qui ont valu à l’entreprise de remporter son 4ème trophée SIG de la Transition énergétique, et lui permettent d’assurer une garantie de résultat inédite : une baisse des consommations énergétiques (IDC) de 25 % au minimum en trois ans.

L’optimisation, un levier stratégique en cas de travaux En ce qui concerne les bâtiments qui doivent être rénovés, il est essentiel de valoriser ces investissements par des réglages adaptés aux besoins thermiques après travaux. Avec des sondes de températures ambiantes connectées, ces corrections sont automatiques, et les consommations après travaux sont ainsi minimisées, tout comme l’IDC. Cette approche est particulièrement intéressante pour atteindre et maintenir des labels énergétiques tels que HPE ou THPE, lesquels ouvrent droit à une exonération de l’impôt immobilier complémentaire (IIC) pendant 20 ans.

L’optimisation et le monitoring jouent également un rôle stratégique pour sortir du fossile à moindre coût.

Plus la solution d’optimisation est performante, plus on pourra réduire la puissance et donc le coût de la future installation qui, avec les énergies renouvelables, peut s’avérer exponentiel à chaque étage de puissance.

En cas de raccordement à un réseau de chaleur, une sous-station moins puissante sera évidemment moins coûteuse, tout comme les frais de raccordement. L’enjeu est d’autant plus marqué sur une installation pompe à chaleur (PAC). Réduire la puissance de 100 kilowatts peut éviter l’achat d’une machine supplémentaire de l’ordre de 60 000 francs, mais aussi limiter des travaux annexes significatifs, qu’il s’agisse de renforts structurels pour supporter le poids des équipements, d’adaptations électriques ou de réaménagements des locaux techniques.

De plus, le monitoring et la télérelève des compteurs permettent le calcul précis de la puissance à installer, évitant le surdimensionnement classique basé sur les consommations annuelles.

Ainsi, en limitant la puissance installée et les régimes de température, l’optimisation automatisée réduit le recours à la bivalence et permet d’intégrer une part plus importante d’énergies renouvelables, à un coût global nettement inférieur.

À l’heure où les exigences réglementaires se renforcent, l’optimisation énergétique apparaît ainsi comme un atout incontournable. Elle permet de réduire rapidement l’IDC, les charges de chauffage et les émissions polluantes, de limiter ou de valoriser les travaux d’assainissement, et d’alléger le coût des futures installations de chauffage.

MULLER ENERGIES SA Pallanterie 11B CH – 1252 Meinier

+41 22 722 19 10

contact@muller-energies.ch www.gestion-energies.ch

Calcaire à la maison : un problème invisible qui peut coûter cher

Traces blanches sur la robinetterie, parois de douche ternies, appareils électroménagers qui s’entartrent, peau sèche après la douche… partout en Suisse, le calcaire fait partie du quotidien. Pour mieux comprendre ce phénomène et découvrir les solutions qui existent, nous avons interrogé Alicia Roche, Responsable Marketing chez Culligan Suisse, leader mondial du traitement de l’eau depuis 1936.

Alicia, qu’appelle-t-on exactement une eau calcaire ?

Le calcaire correspond principalement à la présence de calcium et de magnésium dans l’eau. Lorsqu’ils sont présents en quantité importante, on parle d’eau dure. Cette dureté dépend de la nature des sols traversés par l’eau avant son arrivée dans le réseau de distribution. Il faut être clair : une eau calcaire reste parfaitement potable. En revanche, dans la maison, elle favorise la formation de dépôts dans les canalisations, les appareils et tous les équipements qui chauffent l’eau.

Concrètement, comment reconnaître une eau particulièrement calcaire chez soi ?

Les signes sont généralement très visibles. On observe par exemple des traces blanches sur la robinetterie ou les parois de douche, une bouilloire ou une machine à café qui s’entartrent rapidement, ou encore une baisse de

Comment reconnaître une eau très calcaire ?

Plusieurs signes peuvent alerter dans une habitation : l’apparition de traces blanches sur les robinets ou les vitres de douche, des appareils électroménagers qui s’entartrent rapidement et tombent plus facilement en panne, un besoin fréquent de détartrage, du linge ou de la vaisselle qui perdent de leur éclat, ou encore une sensation de peau plus sèche et de cheveux plus rêches après la douche. Ces indices ne signifient pas que l’eau est de mauvaise qualité, mais qu’elle est probablement très riche en calcaire.

Pourquoi installer un adoucisseur Culligan ?

Un adoucisseur Culligan à sel agit directement sur la dureté de l’eau avant qu’elle ne soit distribuée dans l’ensemble de l’habitation. Il permet ainsi de limiter l’entartrage des installations, de

performance des appareils électroménagers comme le lave-vaisselle, le lave-linge ou le boiler. Le calcaire laisse aussi des traces sur la vaisselle et les verres. Certaines personnes constatent également une sensation de peau plus sèche ou de cheveux plus rêches après la douche. Autrement dit, le calcaire est souvent sous-estimé, malgré les marques très concrètes qu’il laisse au quotidien. Comme on le dit souvent : « le vrai coût du calcaire ne se voit pas toujours ».

Quels impacts le calcaire peut-il avoir sur les équipements domestiques ?

Le premier impact est l’encrassement progressif des installations. Le calcaire se dépose surtout dans les équipements qui chauffent l’eau, comme les boilers ou certains appareils électroménagers. Au quotidien, cela signifie aussi davantage de temps passé à nettoyer, frotter et détartrer, une énergie que l’on préférerait consacrer à autre chose. Résultat : les appareils deviennent moins efficaces, consomment davantage d’énergie et coûtent plus cher. Ils demandent aussi plus d’entretien et, à terme, peuvent durer jusqu’à deux fois moins longtemps.

Quelles solutions existent pour lutter durablement contre le calcaire ?

La solution de référence reste l’adoucisseur à sel, inventé par Culligan en 1936 et constamment perfectionné depuis. Son principe est simple : réduire la dureté de l’eau avant qu’elle ne circule dans l’ensemble de l’habitation. Autrement dit, on agit directement à la source. Les effets se font généralement ressentir rapidement après l’installation de l’équipement.

Pourquoi choisir Culligan

protéger les appareils, de faciliter l’entretien et d’améliorer le confort au quotidien. Cette solution permet de traiter le problème du calcaire directement à la source. Inventé par Culligan il y a près de 90 ans, l’adoucisseur n’a cessé d’être perfectionné au fil des années. Leader mondial du traitement de l’eau, l’entreprise est présente en Suisse depuis près de 50 ans. Les propriétaires de maison peuvent bénéficier d’un diagnostic calcaire gratuit et sans engagement. Un expert Culligan analyse la qualité de l’eau à domicile et recommande la solution la plus adaptée.

Pourquoi choisir Culligan ? Culligan est l’acteur historique du traitement de l’eau. En inventant l’adoucisseur anticalcaire en 1936, l’entreprise s’est imposée comme l’un des leaders mondiaux du traitement de l’eau. Depuis près de 90 ans, elle accompagne les particuliers

Diagnostic gratuitpersonnalisé et engagementsans : évaluer la dureté de votre eau et les solutions possibles.

Quels bénéfices constate-t-on après l’installation d’un adoucisseur Culligan ?

Les bénéfices sont très rapidement perceptibles au quotidien. Les parois de douche et la robinetterie deviennent plus faciles à nettoyer et les traces blanches apparaissent beaucoup moins vite. Fini la corvée de la raclette sur la vitre de douche ! On passe donc moins de temps à frotter les robinets, les verres ou les surfaces de la salle de bain. Les appareils ménagers sont également mieux préservés : les boilers, machines à café ou bouilloires s’entartrent moins et fonctionnent plus efficacement, ce qui peut prolonger leur durée de vie. Certaines personnes constatent aussi une peau moins sèche et des cheveux plus souples après la douche. L’installation d’un adoucisseur permet par ailleurs de réduire l’utilisation de produits ménagers. Nous recommandons souvent de diminuer de moitié, voire jusqu’à 70 %, les doses utilisées dans les lave-vaisselle et les lave-linge, tout en conservant le même niveau d’efficacité. Autre bénéfice insoupçonné : l’eau a un goût plus agréable et révèle le (vrai) goût du thé et du café ! En clair : moins de tartre et moins d’efforts pour plus de confort.

Comment se déroule l’installation ? Pour un adoucisseur, tout commence généralement par un diagnostic personnalisé gratuit et sans engagement. Un expert Culligan analyse la dureté de l’eau, la configuration du logement et les besoins du foyer. L’adoucisseur est ensuite installé sur l’arrivée d’eau principale afin de traiter l’eau dans l’ensemble de la maison. L’installation est réalisée par un technicien, puis suivie dans le temps grâce à notre service d’entretien Culligan. Tout est géré par Culligan Suisse.

avec une approche complète qui comprend un diagnostic à domicile, l’analyse de la dureté de l’eau, une recommandation personnalisée ainsi que l’installation, le suivi et l’entretien des équipements par un Expert Culligan. L’objectif n’est pas de proposer une solution standard, mais une solution adaptée à la maison, au foyer et aux usages réels. Présente depuis 1979 en Suisse, au Mont-sur-Lausanne (VD), elle s’appuie aujourd’hui sur une équipe de 150 collaborateurs en Suisse romande et alémanique. Ce sont ainsi plus de 24 000 adoucisseurs installés et mis en service en Suisse depuis près de 50 ans. Culligan propose aussi des fontaines à eau, soit directement branchées sur l’arrivée d’eau, soit en bonbonne, contenant de l’eau minérale naturelle non filtrée, extraite en Valais, à Dorenaz. Environ 13 500 fontaines à eau sont aujourd’hui en service dans les entreprises en Suisse.

culligan.ch | 0800 805 000 | mktg@culligan.ch

Et pour l’eau que l’on boit

au quotidien ?

Au-delà du calcaire, de plus en plus de foyers s’interrogent aussi sur le goût de l’eau, la présence éventuelle d’odeurs, notamment liées au chlore, ou encore sur certaines substances indésirables que l’on préfère limiter. Les récentes enquêtes médiatiques sur les PFAS (souvent appelés « polluants éternels ») ou sur certains micropolluants, comme le 1,2,4-triazole détecté notamment dans le lac Léman, ont contribué à renforcer ces préoccupations. Selon plusieurs études récentes, près d’un foyer suisse sur deux pourrait être concerné par la présence de PFAS dans l’eau. Comme nos clients aiment le dire, ils « prennent enfin le contrôle de leur eau ».

Quelle solution propose Culligan ? Culligan propose un système de filtration sous évier baptisé Click & Drink. Installé discrètement sous l’évier, il permet d’obtenir, en un clic, une eau microfiltrée directement au robinet existant, sans transformation de la cuisine. La technologie développée par Culligan permet d’éliminer jusqu’à 99,99 % de certaines substances indésirables présentes dans l’eau du robinet, comme les virus, les bactéries, certains PFAS ou encore différents micropolluants. L’idée est simple : beaucoup de consommateurs font aujourd’hui attention à leur alimentation, choisissent des produits de qualité ou privilégient des fruits et légumes issus de l’agriculture biologique. Il est donc logique qu’ils s’interrogent également sur la qualité de l’eau qu’ils utilisent au quotidien. Les bénéfices recherchés sont multiples : une eau au goût plus neutre et plus agréable, la réduction de certaines odeurs, notamment liées au chlore, et la possibilité de se passer des bouteilles en plastique à transporter et à stocker. Avec le Culligan Click & Drink.

Quels sont les bénéfices du système de filtration ?

Les bénéfices sont multiples : une eau filtrée et purifiée, avec un goût plus neutre et plus agréable et la réduction de certaines odeurs, notamment liées au chlore. Un des gros avantages est aussi logistique et écologique : fini les bouteilles en plastique à transporter et à stocker. Avec le Culligan Click & Drink, c’est le meilleur des deux mondes. Une eau encore plus pure, sans effort, à un prix très accessible. Un geste fort pour la planète et pour la santé !

Vers une autonomie énergétique durable et locale

La transition vers les énergies renouvelables s’impose comme une solution stratégique pour les propriétaires souhaitant allier confort thermique, réduction des coûts et indépendance face aux fluctuations des marchés mondiaux. Face à l’instabilité des prix du pétrole et du gaz, fortement influencés par les tensions géopolitiques internationales, la question de l’approvisionnement énergétique devient centrale pour de nombreux ménages en Suisse romande. L’Europe reste majoritairement dépendante des importations d’énergies fossiles, rendant les factures de chauffage particulièrement sensibles aux marchés mondiaux, sans que les particuliers ne puissent exercer de contrôle direct sur ces hausses. Dans ce contexte, l’adoption de solutions renouvelables offre une visibilité et une stabilité financière à long terme.

Le passage aux énergies propres repose sur plusieurs technologies matures et performantes. La pompe à chaleur air/eau, par exemple, récupère les calories présentes dans l’air pour chauffer l’habitation et l’eau chaude sanitaire. Ce système se distingue par une installation rapide, réalisée en moyenne en quatre jours, ce qui perturbe très peu le quotidien des résidents tout en produisant un résultat significatif sur les factures. Même par temps froid, ces équipements fonctionnent de manière efficace pour garantir un confort thermique constant. Une solution très intéressante, mise en place rapidement et efficace directement !

Un changement radical et accompagné Energy Léman vous accompagne dans cette étape cruciale de changement de mode de chauffage pour votre logement. L’équipe d’Energy Léman vous accompagne à tout moment dans cette démarche: que ce soit pour vous aider dans le choix de la solution adaptée, l’installation, les travaux et la mise en service. Même vos démarches administratives pour obtenir des subventions sont intégrées. Le savoir-faire et le conseil, c’est ce qui fait la force de l’entreprise locale Energy Léman.

En complément, Energy Léman vous propose l’installation de panneaux photovoltaïques (PV) pour produire en toute autonomie votre propre électricité. Cette énergie captée en toiture vous permet d’alimenter directement tous les appareils électriques de votre habitation. Après une étude de faisabilité et de rendement, vous pourrez mandater l’équipe de spécialistes d’Energy Léman pour une installation rapide et efficace. Les résultats sont immédiats : chaque kilowattheure produit est un kilowattheure que vous n’achetez pas, et l’investissement est rentable dès la première année. Une énergie propre et verte qui vous permettra une autosuffisance immédiate. De plus, ces installations bénéficient de plusieurs dispositifs de soutien comme une prime à l’autoconsommation, une TVA réduite, des aides locales et des exonérations fiscales. Grâce à ces aides et à la baisse du coût des équipements, le retour sur investissement est aujourd’hui plus rapide que jamais.

Un soutien financier et fiscal significatif

La transition énergétique est actuellement soutenue par des aides publiques importantes en Suisse. Qu’il s’agisse de l’installation d’une pompe à chaleur, de panneaux photovoltaïques ou de la création d’un réseau hydraulique, les subventions peuvent atteindre un montant de 20 000 CHF.

Ces aides financières, combinées aux économies d’énergie réalisées, permettent de rentabiliser l’investissement initial. En tenant compte de l’historique de consommation, il est constaté qu’en moyenne, le remplacement d’un ancien système de chauffage permet une économie située entre 30 % et 70 % sur les factures d’énergie annuelles. De plus, ces travaux de rénovation énergétique permettent de valoriser le patrimoine immobilier tout en répondant aux enjeux environnementaux actuels et à venir ! Energy Léman vous accompagne bien évidemment dans ces démarches de demandes de subventions dans les cantons de Genève, Vaud, Valais et Fribourg, mais également dans les demandes d’aides communales en complément.

L’accompagnement de proximité avec Energy Léman

Basée à Genève, plus précisément à Carouge, l’entreprise Energy Léman est une structure à taille humaine composée de professionnels chauffagistes et frigoristes de métier qui accompagnent les propriétaires sur toute la Suisse romande à chaque étape de leur projet. Cette proximité et ce savoir-faire métier permettent un suivi personnalisé, allant du diagnostic initial à la mise en service finale. L’équipe aide les propriétaires à simuler les aides disponibles et gère l’intégralité des dossiers administratifs, souvent perçus comme complexes. Chaque projet est étudié en fonction de l’habitation et des besoins spécifiques des occupants. En tant que partenaire certifié et membre GSP (Groupement professionnel suisse pour les pompes à chaleur), Energy Léman garantit l’installation de systèmes conformes au label PAC Système Module, assurant une efficacité optimale des installations. Le service inclut également le suivi durant et après les projets, incluant la mise en service et la maintenance.

Comprendre sa transition énergétique Quel est le moment idéal pour remplacer sa chaudière ? L’anticipation est la clé. Un changement de système de chauffage se planifie idéalement avant la panne définitive de l’ancienne installation. Cela permet de réaliser les études nécessaires et d’obtenir les autorisations administratives sereinement.

Les pompes à chaleur sont-elles adaptées au climat suisse ? Tout à fait. Les technologies actuelles, notamment celles proposées par des partenaires comme Daikin ou Alpha Innotec, sont conçues pour fonctionner efficacement même par des températures extérieures très basses.

Comment s’assurer de l’obtention des subventions ? Il est impératif que le dossier de demande soit déposé avant le début des travaux. L’accompagnement par un expert local permet de s’assurer que l’installation répond à tous les critères d’éligibilité pour maximiser les aides, qui peuvent atteindre 20 000 CHF. La géothermie

est-elle un investissement rentable ? Bien que l’installation initiale demande des forages, la stabilité de la source de chaleur et la longévité des sondes (50 ans) en font l’un des investissements les plus rentables sur le long terme pour sécuriser ses dépenses énergétiques.

Données clés

– Subventions : Jusqu’à 20 000 CHF pour les projets éligibles

– Économies annuelles : Les factures d’énergie peuvent être divisées par deux – Diagnostic énergétique : Totalement gratuit et sans engagement

– Expertise : Membre GSP et certifié PAC Système Module

Energy Léman, partenaire local Nous simplifions votre transition énergétique Basée à Genève, Energy Léman est une entreprise à taille humaine qui accompagne les propriétaires sur la Suisse Romande à chaque étape : diagnostic et étude gratuits, suivi des autorisations et subventions, installation, mise en service et maintenance.

Plus d’informations sur www.energy-leman.ch

Deux sœurs : entre héritage et ville de demain

Marie et Valentine Barbier-Mueller incarnent la troisième génération à la tête du Groupe SPG. Co-Directrices générales, les deux sœurs poursuivent le développement de cette entreprise familiale fondée à Genève en 1960, avec la volonté d’inscrire leur action dans le temps long tout en répondant aux grands défis urbains contemporains. Entre héritage, durabilité et dialogue avec l’art, elles partagent une vision exigeante et engagée de la ville de demain.

Le Groupe SPG a été fondé par votre grand-père, Jean Paul Barbier-Mueller. Quelle philosophie continue d’inspirer votre gouvernance ?

Marie Barbier-Mueller : Notre approche est profondément ancrée dans une culture familiale fondée sur la responsabilité et la vision à long terme. Ma sœur et moi avons grandi dans un environnement entrepreneurial, animées par la volonté de prolonger une aventure à la fois humaine, professionnelle et familiale. Nous faisons évoluer l’entreprise pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui, tout en respectant l’héritage transmis par les générations précédentes, et notamment par notre père, Thierry. Cette continuité est essentielle : elle garantit notre cohérence et notre crédibilité sur le long terme.

Valentine Barbier-Mueller : La SPG est une entreprise familiale qui s’inscrit dans le temps long. Notre grand-père en a posé des fondations solides, et notre père a repris le flambeau en 2000, en développant fortement le groupe. Pendant plusieurs années, nous avons travaillé à ses côtés, en trio. Cette période a été déterminante : elle nous a permis d’apprendre sur le terrain et de bénéficier de son expérience, tout en construisant notre propre vision.

Quels ont été vos parcours avant de rejoindre la direction du groupe ?

Marie Barbier-Mueller : J’ai, pour ma part, été diplômée en Business Administration de l’Université de Bocconi, à Milan, puis d’un Master en Environnement et Développement au King’s College, à Londres. Des études qui m’ont passionnée et qui m’ont apporté un solide bagage pour la suite de mon parcours. J’ai ensuite rejoint l’aventure Solar Impulse, une expérience extrêmement formatrice dans un projet pionnier, porteur de sens et tourné vers l’innovation. J’ai ensuite poursuivi dans le domaine de l’immobilier, notamment chez spg partner à Zurich, avant de rejoindre le groupe familial à l’invitation de mon père en 2018.

Valentine Barbier-Mueller : Mon parcours est un peu plus atypique. J’ai d’abord étudié la philosophie et le cinéma au King’s College, à Londres, puis le management et l’innovation entrepreneuriale à l’ESADE Business School à Barcelone. J’ai également travaillé avec Marie chez Solar Impulse, puis en Asie, à Taipei, dans une start-up technologique, Codementor, en tant que community manager. Je me suis aussi ouverte à une nouvelle culture et j’ai consolidé mes bases en mandarin. Ces expériences m’ont permis d’acquérir une ouverture internationale et une compréhension des transformations en cours, que je mets au service du groupe depuis que je l’ai rejoint à mon retour en Suisse, en 2019. Qu’est-ce qui vous a motivées à reprendre ensemble la co-direction ?

Valentine Barbier-Mueller : Il y a d’abord un attachement très fort à cette entreprise, forte de plus de soixante ans de savoir-faire. Nous avons grandi immergées dans cet univers, avec ses dynamiques et ses exigences, transmises par notre père qui était un grand travailleur, passionné par son activité. Par ailleurs, notre mère est architecte ; son influence nous a sensibilisées dès l’enfance aux enjeux de l’espace, du bâti et de la ville. Rejoindre la SPG, c’était à la fois assumer une responsabilité importante et participer activement à son avenir, sans en brouiller les codes.

Marie Barbier-Mueller : Nous avons également été motivées par la complémentarité de nos profils et la confiance familiale. Nous sommes cinq sœurs très unies, et cette cohésion constitue un socle précieux. Valentine et moi dirigeons ensemble la SPG, et nos collaborateurs ont pour habitude de dire que nous finissons chacune les phrases de l’autre ! (rire) . Notre entente et notre vision commune ont ainsi beaucoup influencé notre collaboration. Cette transmission ne s’est pourtant pas faite du jour au lendemain : elle s’est d’abord construite progressivement, par étapes. Notre ambition commune est désormais de faire évoluer le groupe tout en restant fidèles à ses valeurs fondatrices.

Comment le groupe s’engage-t-il dans la transition durable ?

Marie Barbier-Mueller : Dès 2013, nous avons créé un département dédié à l’environnement et à l’énergie. son rôle est notamment d’accompagner nos clients dans la rénovation et l’amélioration de l’efficience énergétique de leurs immeubles. Il s’agit pour nous d’un engagement structurant, relevant presque d’une responsabilité civique. L’immobilier représente à lui seul près de 40 % de la consommation finale d’énergie en Suisse, et environ un tiers des émissions de CO2. En tant qu’acteur du domaine, nous disposons de leviers d’action concrets et directs.

Valentine Barbier-Mueller : Nous intervenons notamment sur des projets de repositionnement d’actifs, avec des rénovations lourdes ou des surélévations complexes. À Lancy, par exemple, nous travaillons sur l’ajout de trois niveaux à une barre d’immeuble existante. À Chavannes, nous rénovons 156 logements en site occupé, ce qui demande une expertise particulière et représente un véritable challenge technique et logistique.

Ces efforts continus portent leurs fruits : l’indice de dépense de chaleur moyen de notre parc sous gestion a fortement diminué, passant de 482 MJ/m2.an en 2011 à 338 MJ/m2.an en 2024, un niveau bien inférieur au seuil réglementaire genevois (450 MJ/m2.an). Cette progression est le résultat d’un travail de fond, mené sur la durée et en étroite collaboration avec nos clients propriétaires, convaincus que performance énergétique et création de valeur vont désormais de pair.

L’art occupe une place importante dans vos projets. Pourquoi ?

Marie Barbier-Mueller : L’art fait partie de l’ADN familial, depuis 4 générations. Nous envisageons l’art au sens large : architecture, paysage, œuvres plastiques. Il peut devenir un élément constitutif des projets, leur conférent un supplément d’âme, créant de l’émotion, une identité et un sentiment d’appartenance.

Valentine Barbier-Mueller : Nous intégrons cette dimension dès la conception des projets. Soutenir la création artistique est une tradition familiale, et nous aimons depuis toujours travailler avec des artistes contemporains, témoins de leur époque, qui apportent leur propre lecture sensible et singulière de la ville.

Pourquoi est-il essentiel de promouvoir des projets ambitieux sur le plan environnemental ?

Construire, c’est avant tout s’inscrire dans le temps long, se projeter sur les cent années à venir.

– Valentine Barbier-Mueller

Valentine Barbier-Mueller : En Suisse, nous avons une culture de la qualité et de la durabilité. Construire, c’est avant tout s’inscrire dans le temps long, se projeter sur les cent années à venir. Nous avons la responsabilité de proposer des bâtiments performants, confortables et sobres. Ces projets permettent aussi de montrer l’exemple tout en faisant évoluer les standards.

SPG développe des projets urbains d’envergure. Quel rôle jouent-ils dans la ville de demain ?

Marie Barbier-Mueller : Notre groupe couvre quatre cœurs de métier : le développement, la vente, la gérance et la direction de travaux. Cette transversalité nous permet d’appréhender les projets dans leur globalité et de répondre à l’ensemble des problématiques immobilières actuelles. Dans un secteur qui se complexifie et se professionnalise à grande vitesse, la capacité à mettre l’ensemble des expertises autour de la table est un avantage stratégique. Nous portons une attention particulière à la qualité architecturale et à l’intégration des bâtiments dans leur environnement. Un projet doit dialoguer avec son quartier et ses habitants.

Nous avons notamment piloté, à l’initiative de notre père Thierry, le projet du Plateau de Frontenex, un ensemble de 156 logements, en lien étroit avec le paysagiste Michel Desvigne pour les aménagements extérieurs. Le projet intègre également plusieurs interventions artistiques, dont celle de l’artiste camerounais Barthélémy

Toguo, autour du thème de la migration. Ces regards croisés traduisent notre conviction que l’immobilier peut dépasser sa fonction première.

Valentine Barbier-Mueller : Nous cherchons à créer des lieux qui laissent une empreinte positive dans la ville. Un exemple phare est l’immeuble sis Route de Chêne 30, dont les extérieurs ont été développés avec beaucoup de soin, avec notamment un mur végétalisé conçu par le botaniste Patrick Blanc, comprenant plus de 200 espèces. Son jardin, nommé le « Jardin de l’Amandolier », réalisé en collaboration avec l’Agence de paysage et d’urbanisme parisienne TER, a permis de créer un espace ouvert et vivant.

Aujourd’hui, sur la trentaine de projets de développement immobilier que nous pilotons sur l’Arc lémanique, pour un volume de près d’un milliard de francs suisses, près de 20 % sont des surélévations. Cette approche, par touches ciblées, permet de densifier sans artificialiser davantage le sol, ce qui est essentiel pour prévenir le mitage du territoire.

Marie Barbier-Mueller : Ces exigences répondent également aux attentes des occupants, qui recherchent aujourd’hui un confort de vie. Un logement lumineux, modulable, agréable en toute saison, offrant une relation qualitative aux espaces extérieurs et aux espaces verts. La durabilité telle que nous la concevons, dans ses trois piliers - économique, social et environnemental - n’est plus une option.

Votre définition de la ville de demain ?

Marie Barbier-Mueller : Nous sommes convaincues que les villes doivent évoluer, se réinventer, et qu’elles peuvent se régénérer, dans le respect de leur ADN. Nous aimons à penser qu’une ville doit considérer le bâti non comme un stock figé, mais comme une matière vivante, capable d’évoluer avec les usages, les générations et les contraintes réglementaires évolutives, notamment sur le plan énergétique.

Valentine Barbier-Mueller : Ayant grandi en ville, nous sommes nous-mêmes profondément urbaines, des vraies citadines. La ville représente à la fois un lieu d’échanges, d’interactions, de diversité, et d’accès à la culture, aux services et à la mobilité. Mais pour rester accueillante, la ville doit demeurer vivante, inclusive et respirable. Nous souhaitons contribuer à cette évolution, avec humilité et exigence, en créant des espaces durables, utiles et porteurs de sens, qui contribuent de manière positive au quotidien et accompagnent le progrès.

Interview Alix Senault Image màd
Marie & Valentine Barbier-Mueller

L’architecture de demain sera rationnelle ou ne sera pas

Depuis ses débuts, l’agence d’architecture Favre+Guth, qui porte le nom de ses fondateurs, place au cœur de sa démarche un dialogue constant et une mise en commun des savoirs au service d’une architecture à la fois rationnelle, résiliente et créative. Active à différentes échelles des bâtiments publics et privés, logements, surfaces commerciales ou industrielles, jusqu’aux aménagements urbains, l’agence se distingue par des choix d’agencement précis et des partis pris architecturaux ancrés dans la réalité des territoires. Rencontre avec Robin Gay, architecte associé depuis 2024, qui nous expose la vision de l’agence et ses projets phares.

Gay

Comment se traduit la vision de l’architecture selon Favre+Guth ?

Favre+Guth est un bureau historique, avec plus de soixante ans d’existence, très fortement implanté sur le territoire genevois. Cette longévité d’exercice nous a permis d’acquérir une connaissance fine des contextes, des typologies et des spécificités locales. La réglementation a également énormément évolué au fil des années, mais nous avons toujours cherché à transformer ces contraintes en véritables leviers dans tous nos projets.

Aujourd’hui, nous ne travaillons plus uniquement sur une parcelle isolée, mais de plus en plus sur la requalification de périmètres entiers comme des quartiers. Cela implique une approche fondée sur le compromis, la concertation et l’intégration de l’ensemble des enjeux contemporains : durabilité, mobilité, usages, cadre de vie. Ce qui nous guide avant tout, c’est une architecture de bon sens, rationnelle, qui s’inscrit dans la réalité du territoire, des budgets et des besoins réels.

Quels sont les projets les plus emblématiques de l’agence et qu’est-ce qui les caractérise ?

Plusieurs projets illustrent bien notre approche. Le quartier de l’Étang, un projet de reconversion urbaine d’une ancienne friche industrielle par exemple, avec une densité forte et près de 900 logements, constitue une véritable « ville dans la ville », développée en collaboration avec l’architecte et urbaniste français Dominique Perrault. C’est un projet urbain d’envergure qui illustre notre capacité à intervenir sur des opérations complexes et structurantes.

Notre particularité réside aussi dans notre polyvalence : nous travaillons aussi bien sur de grands projets de restructuration de quartiers que sur des opérations plus modestes d’aménagement intérieur. Dans un contexte de rareté du foncier et de densification accrue, concevoir des logements qualitatifs, conformes aux réglementations et respectueux des contraintes économiques exige une certaine approche : à la fois rationnelle, réaliste et profondément ancrée dans le contexte local.

Vous travaillez actuellement sur le projet de réaménagement de la cité Caroll à Lancy. Pouvez-vous nous expliquer en détail la démarche envisagée pour la transformation de cet ensemble ?

La requalification de la cité Caroll est un projet emblématique, car il concentre l’ensemble des enjeux auxquels les villes sont confrontées aujourd’hui. Il s’agit d’un quartier conçu à la fin des années 1950 par les frères architectes et constructeurs Honegger, selon un modèle de cité satellite largement inspiré des grands principes modernistes de Le Corbusier : des barres de logements et des tours implantées dans un grand parc paysager, libérant le sol et offrant des espaces verts généreux au pied des bâtiments.

Si ce modèle a longtemps été perçu comme utopique et novateur, il montre aujourd’hui ses limites, notamment en termes de vitalité urbaine, de mixité des usages et de performance énergétique. Notre ambition n’a jamais été de faire table rase de l’existant, mais au contraire de travailler avec ce patrimoine existant, en le réinterprétant de façon à répondre aux enjeux contemporains. La question centrale pour ce projet a été la suivante : comment redensifier intelligemment sans renier l’identité du lieu ?

L’un des axes majeurs du projet réside dans l’activation des rez-de-chaussée, aujourd’hui largement sous-exploités, qui sont à l’abandon et servent bien souvent de débarras. Nous avons choisi d’y implanter des services de proximité comme des commerces, cafés, pharmacie, services médicaux, ateliers…afin de répondre aux besoins d’une population à la fois vieillissante et en renouvellement continuel. Cette programmation permet de recréer de la vie au pied des bâtiments et d’apporter un certain nombre de services de proximité, idéal pour les habitants du quartier.

La dimension paysagère joue également un rôle clé. Le projet prévoit la création d’un véritable îlot de fraîcheur en bas des immeubles avec la plantation d’arbres de grande taille, apportant de l’ombrage et de la fraîcheur en été. Les espaces verts seront soigneusement élaborés pour créer des lieux de rencontre, d’échanges, d’apaisements et de loisirs. L’objectif est de reconnecter les habitants à leur environnement direct, tout en améliorant le confort climatique et la qualité des espaces publics.

Le projet visant à offrir de nouveaux logements est devenu une intervention beaucoup plus large de régénération de cette îlot du XXeme. Il s’agit d’une intervention globale, qui combine rénovation, transformation et densification, dans le respect de ce qui est déjà-là.

La verticalité, souvent décriée, devient ici un outil rationnel : elle permet de limiter l’emprise au sol,

de préserver les espaces verts tout en concentrant les usages autour d’un cœur de quartier vivant.

Enfin, ce projet se distingue par une forte démarche de concertation. Nous avons travaillé en étroite collaboration avec les maîtres de l’ouvrage, la Ville de Lancy et surtout les habitants. Des ateliers participatifs ont permis d’intégrer des demandes concrètes : jardins potagers, espaces de détente, terrains de jeux, lieux de rencontre intergénérationnels... Cette écoute active a permis d’ancrer le projet dans le quotidien réel des habitants et d’en faire un projet partagé et collaboratif.

La requalification de la cité Caroll incarne ainsi pleinement notre vision d’une architecture rationnelle : une architecture qui s’appuie sur l’existant, qui densifie avec intelligence, qui exploite les surfaces des rez-de-chaussée, qui favorise les usages et qui place l’humain au centre. C’est pour nous un projet pilote, exemplaire de ce que peut être la ville de demain lorsqu’elle est pensée avec pragmatisme, exigence et bon sens.

Pourquoi la densification est-elle la clé pour imaginer la ville de demain ?

La densification souffre encore d’une image négative. Pourtant, la question n’est pas de savoir si l’on densifie, mais comment bien le faire. La densité en soi n’est pas un problème : c’est son organisation qui fait toute la différence. À titre d’exemple, les tours de Carouge présentent une densité comparable à celle du centre historique, mais avec une perception totalement différente. L’enjeu est donc de trouver une densité rationnelle, équilibrée, qui préserve la qualité de vie, les espaces publics et le lien social. La densification ne se généralise pas, elle s’adopte en fonction des lieux et des quartiers. Comment travaillez-vous sur le bien-vivre des habitants et la mobilité ?

La qualité de vie commence par le logement lui-même : des surfaces justes, généreuses quand il le faut, pensées pour les usages réels et pour le quotidien de chacun. Mais elle se joue aussi à l’échelle du quartier. L’erreur serait de négliger l’environnement immédiat, les espaces verts, commun et lieux qui jalonnent le parcours des habitants. Cet environnement direct fait partie de l’identité même d’un quartier et participe à forger un sentiment de bien-vivre et d’appartenance de ses habitants. Nous portons une attention toute particulière aux espaces extérieurs, aux mobilités douces, aux services de proximité et aux lieux de rencontre. Il s’agit de créer des quartiers vivants, appropriables par leurs habitants, et d’éviter toute forme de zoning fonctionnel.

Comment intégrez-vous le réemploi des matériaux et la performance énergétique ?

Le premier levier d’intervention consiste à privilégier, chaque fois que cela est possible, la conservation des structures bâties existantes. Lorsque leur maintien s’avère incompatible avec le projet, la déconstruction peut alors devenir une ressource stratégique. Dans l’un de nos projets, les dalles de l’ancienne structure ont été sciées puis réemployées dans les cheminements extérieurs, tandis qu’une partie des bétons apparents, intégrant d’anciens granulats de façade, compose un terrazzo identitaire et pérenne.

Le réemploi reste néanmoins encore complexe à mettre en place de manière globale et souvent plus coûteux, mais il doit être envisagé dès lors qu’il apporte une véritable plus-value patrimoniale, fonctionnelle ou un sens environnemental. Il ne s’agit pas de réutiliser pour réutiliser mais plutôt d’estimer le réel intérêt et bénéfice d’une telle démarche.

Selon vous, quel rôle clé les architectes ont-ils à jouer pour concevoir des villes plus résilientes ?

Depuis toujours, l’architecture accompagne la manière d’habiter et la réponse à l’évolution des schémas sociétaux. Aujourd’hui plus que jamais, l’architecte se situe au cœur de la production du bâti et porte une responsabilité majeure face aux nouveaux enjeux climatiques, sociaux et démographiques.

La construction et le logement ont un impact considérable tant sur la morphologie des territoires, support de notre vie quotidienne, que sur les émissions carbones et sur l’utilisations des ressources. L’architecte est donc le garant du bon sens du premier coup de crayon à la livraison. La compréhension de la substance existante des territoires et la rationalité deviennent la clé : rationalité des formes, des matériaux, des usages et de l’implantation dans son contexte. C’est à cette condition que l’architecture pourra réellement répondre aux nombreux défis de demain.

Plus d’informations sur www.favre-guth.ch

Robin
Architecte associé

LConcevoir des villes durables, inclusives et résilientes

Face à la croissance démographique, aux défis climatiques et aux évolutions des modes de vie, l’urbanisme se réinvente.

Entre densification maîtrisée, renaturation et participation citoyenne, les villes de demain cherchent un équilibre subtil pour répondre aux besoins d’aujourd’hui sans compromettre ceux des générations futures.

’urbanisme est aujourd’hui au cœur des transformations territoriales. Longtemps centré sur l’expansion des villes et la séparation des fonctions : habiter, travailler, se déplacer, il évolue désormais vers une approche plus intégrée. Cette mutation s’explique par plusieurs facteurs : pression foncière accrue, nécessité de réduire l’empreinte carbone, attentes sociétales en matière de qualité de vie et innovations technologiques.

Dans les agglomérations suisses, comme ailleurs en Europe, la question de la densification s’impose comme un enjeu majeur. L’étalement urbain, consommateur d’espace et de ressources, tend à être limité au profit d’une urbanisation plus compacte. Cette densification ne se résume pas à construire plus, mais à construire mieux. Elle implique une réflexion sur la mixité des usages, la qualité architecturale, les espaces publics et les infrastructures.

Densifier sans dégrader

La densification est souvent perçue comme une contrainte, voire une source de tensions. Pourtant, lorsqu’elle est maîtrisée, elle peut constituer une opportunité pour améliorer la qualité urbaine. Elle permet notamment de renforcer les centralités, de soutenir les commerces de proximité et de rentabiliser les infrastructures existantes.

Pour être acceptée, cette densification doit s’accompagner d’une attention particulière portée aux espaces de vie. Lumière naturelle, accès aux

espaces verts, qualité des aménagements extérieurs et diversité des typologies de logements sont autant de facteurs déterminants. L’enjeu consiste à éviter une urbanisation perçue comme subie, au profit d’une ville désirable et vivable.

Renaturer pour mieux respirer

Parallèlement, la renaturation des villes gagne en importance. L’intégration d’espaces verts, de corridors écologiques et de solutions fondées sur la nature contribue à atténuer les effets du changement climatique, notamment les îlots de chaleur urbains. Parcs, toitures végétalisées, façades vertes ou encore désimperméabilisation des sols participent à une meilleure gestion des eaux pluviales et à une amélioration du cadre de vie.

Au-delà de leurs bénéfices environnementaux, ces aménagements répondent également à une demande croissante de nature en ville. Ils favorisent la biodiversité, améliorent la qualité de l’air et offrent des espaces de détente accessibles à tous.

Vers une ville de proximité

L’urbanisme contemporain s’inscrit également dans une logique de proximité. Le concept de « ville du quart d’heure », qui vise à rendre accessibles les services essentiels en quelques minutes à pied ou à vélo, gagne en popularité. Il favorise la réduction des déplacements motorisés, renforce les liens sociaux et soutient les économies locales.

Cette approche suppose une planification fine et une coordination entre acteurs publics et privés. Elle implique aussi de repenser la répartition des activités sur le territoire, afin d’éviter une trop forte spécialisation des quartiers.

Impliquer les habitants

La participation citoyenne constitue un autre pilier de l’urbanisme actuel. Les habitants ne sont plus seulement usagers des espaces urbains, mais acteurs de leur transformation. Ateliers participatifs, consultations publiques ou démarches de co-construction permettent d’intégrer les besoins et les attentes de la population dès les premières phases des projets.

Cette implication contribue à une meilleure acceptation des projets et à leur pertinence. Elle peut également renforcer le sentiment d’appartenance et encourager des usages plus respectueux des espaces publics.

Des villes plus résilientes

Les enjeux de résilience occupent également une place croissante. Les villes doivent être capables de faire face à des événements extrêmes, qu’ils soient climatiques, sanitaires ou économiques. Cela implique de repenser les infrastructures, d’anticiper les risques et de diversifier les usages des espaces.

Les bâtiments modulables, les espaces multifonctionnels et les réseaux flexibles sont autant de réponses à cette exigence. L’objectif est de concevoir des environnements capables de s’adapter dans le temps, sans nécessiter des transformations lourdes.

Le numérique comme levier Enfin, le numérique transforme les pratiques urbanistiques. Les outils de modélisation, les données en temps réel et les plateformes collaboratives facilitent la planification et la gestion des territoires. Ils permettent d’optimiser les ressources, d’améliorer la mobilité ou encore de mieux anticiper les besoins futurs.

Toutefois, ces technologies posent aussi des questions en matière de gouvernance, de protection des données et d’inclusion. Leur déploiement doit donc s’accompagner d’une réflexion éthique et réglementaire.

Une vision globale pour la ville de demain L’urbanisme de demain se dessine ainsi à la croisée de multiples enjeux. Il ne s’agit plus uniquement de construire des espaces, mais de concevoir des environnements capables d’évoluer, de s’adapter aux changements et de répondre aux aspirations des habitants.

Cette approche globale, qui combine durabilité, innovation et concertation, constitue un levier essentiel pour accompagner la transition des villes vers un modèle plus équilibré, inclusif et résilient.

Texte SMA

La rénovation patrimoniale au cœur de la démarche

Ancré au cœur de Genève, le bureau de Planta & Associés Architectes place la construction, la rénovation et la transformation du bâti dans une démarche réfléchie, où l’histoire, le contexte et le savoir-faire occupent une place centrale. L’agence privilégie des projets qui instaurent un véritable dialogue avec leur environnement, qu’il soit urbain ou paysager. Chaque intervention s’inscrit dans une logique d’intégration, de choix durables et de respect de l’âme des lieux.

Face aux enjeux contemporains et à la rationalisation du territoire, la densification et la réhabilitation du bâti ancien, les architectes ont un rôle clé à jouer dans la qualité de nos espaces de vie. de Planta & Associés met à profit une solide expertise, notamment dans la rénovation patrimoniale complexe, où l’exigence technique rejoint la sensibilité historique.

Des rénovations complexes et maîtrisées Parmi les projets phares de l’agence figure l’Hôtel & Spa Le Couvent des Minimes, situé dans les Alpes-de-Haute-Provence et inauguré en 2023. Cet ancien couvent des Minimes de Mane, bâtiment chargé d’histoire au cachet singulier, a été entièrement restauré et revalorisé en tenant compte de son implantation et de son contexte naturel. La précédente restauration, réalisée avant l’intervention de l’agence, avait profondément altéré la logique spatiale du lieu. Le cloître et les circulations d’origine avaient été brouillés. Les architectes ont donc entrepris un travail de réinterprétation respectueuse : rétablissement des circulations historiques, valorisation du cloître comme espace de rencontre, restitution des codes spatiaux d’antan. Ce travail de clarification redonne aujourd’hui toute sa cohérence et son relief au projet.

L’utilisation de matériaux biosourcés et locaux, la réinterprétation des circulations d’origine, la collaboration avec des artisans spécialisés dans la pierre sèche et l’ébénisterie ont permis de sublimer l’héritage ancestral du site. Les volumes généreux, les doubles hauteurs et la matérialité typique du lieu dialoguent désormais avec une intégration contemporaine maîtrisée, notamment dans l’espace spa et les suites. Le bâtiment, d’une surface de 4000 m² et composé de 34 suites, a obtenu le label Bâtiment Durable Méditerranéen, saluant la qualité des matériaux et la démarche environnementale : gestion optimisée de l’eau avec des jardins secs, sondes géothermiques à 150 mètres de profondeur, fabrication du mobilier par des artisans locaux. Une ligne directrice que l’agence applique à l’ensemble de ses projets de rénovation.

Une architecture où passé et présent dialoguent pour construire durablement l’avenir.

Redonner vie aux emblèmes urbains

À Genève, l’intervention sur le Pont de la Machine, devenu le siège de la Fondation de la Haute

Horlogerie illustre cette même philosophie. Ce bâtiment emblématique de la ville, reconnaissable par son identité patrimoniale forte, il a fait l’objet d’une transformation radicale et respectueuse.

L’agence a choisi de mettre en valeur la structure existante en la reconnectant à sa spatialité initiale. Les architectes ont préservé les ouvertures voûtées, les murs en pierre, l’ossature métallique et les détails gravés, tout en dépouillant l’édifice de ses ajouts superflus des anciens locataires afin de lui rendre sa beauté originelle.

En collaboration avec l’agence de design Bloomint, les 1190 m² ont été rénovés en moins de six mois, révélant un bâtiment sublimé dans son essence même.

Repenser la ville de demain

Au-delà des projets patrimoniaux, l’agence s’inscrit dans une réflexion plus large sur la ville de demain. Comprendre comment la ville fonctionnait hier pour mieux concevoir celle de demain : telle est la mission que se fixe de Planta & Associés, que ce soit dans des projets publics ou privés, petits ou d’ampleur.

En Suisse, la densification est devenue une nécessité face à la raréfaction du foncier et à la pénurie de logements.

La construction en hauteur apparaît alors comme une réponse partielle, permettant de densifier par touches mesurées. Mais pour les architectes et les urbanistes, l’enjeu principal réside surtout dans la qualité du sol : valoriser les rez-de-chaussée, créer des espaces publics généreux, favoriser les échanges et l’accessibilité. La ville de demain se veut plus ouverte et inclusive, offrant des lieux dynamique valorisé quel que soit leur typologie.

Dans le secteur de Praille–Acacias–Vernets (PAV) à Genève, les mobilités douces sont ainsi pleinement intégrées à la réflexion urbaine, les voitures étant reléguées en souterrain pour laisser leur place aux piétons, cyclistes et offrir des espaces verts et déminéralisés. L’objectif est clair : créer une qualité de vie capable d’attirer et de servir tous les niveaux économiques, en privilégiant l’équilibre, l’accessibilité et la convivialité pour tous.

Il faut pouvoir intégrer ces nouveaux modes de déplacements et surtout les aspirations des citadins.

Le travail de la matière et l’artisanat

La singularité des rénovations signées de Planta & Associés réside également dans le choix des matériaux locaux choisi : pierre, bois, ardoise… L’agence privilégie le recours à des artisans perpétuant des méthodes traditionnelles. Le geste de l’homme, qui travaille la matière avant de la poser, est au cœur du processus.

Au Couvent des Minimes, de nombreux artisans sont intervenus pour la pose de pierres sèches ou la fabrication de mobilier sur mesure apportant ainsi une touche spéciale et originale au lieu. Les matériaux d’origine ont été conservés et réinterprétés avec subtilité dans une approche contemporaine maîtrisée.

Intégrer un bâtiment dans son contexte local, assurer sa pérennité et respecter son identité : telle est la ligne directrice qui traverse l’ensemble des projets de l’agence. Une architecture où passé et présent dialoguent pour construire durablement l’avenir de façon responsable et instinctive.

Plus d’informations sur : deplanta-architectes.ch

Au cœur de l’ingénierie-conseil en électricité

Betelec fait partie des leaders de l’ingénierie-conseil en électricité. Avec ses équipes d’experts en solutions énergétiques et en sécurité du bâtiment, le groupe accompagne ses clients vers un futur électrique, numérique et durable. Présent aux quatre coins de la Suisse, Betelec propose notamment son expertise en building information modeling (BIM) et intègre cette solution innovante de modélisation dans de nombreux projets. Rencontre avec Serge Marion, référent BIM et responsable de projet chez Betelec.

Pouvez-vous nous présenter les activités de Betelec et le rôle du département BIM au sein de l’entreprise ?

Chez Betelec, nous proposons un large éventail de services dans l’ingénierie électrique, l’énergie et la sécurité des bâtiments. L’entreprise s’appuie sur plusieurs pôles d’expertise qui couvrent la planification technique, l’optimisation énergétique ou encore la sécurité des infrastructures.

Dans ce cadre, épaulé par un BIM Manager Mr Olivier Bravo, j’ai la responsabilité du département BIM, qui s’inscrit dans notre entité BIMtech. Ce service se concentre sur l’intégration et l’utilisation des outils numériques dans la conception et la gestion des projets. Nous intervenons notamment en BIM management, coordination BIM, modélisation sous Revit, audit BIM ou encore formation aux processus BIM. Notre rôle peut prendre plusieurs formes : nous pouvons, par exemple, intervenir en AMO BIM, c’est-à-dire accompagner le maître d’ouvrage dans la définition de la stratégie BIM du projet. Cela passe par la rédaction d’une charte BIM, qui définit les objectifs, les méthodes de travail et le niveau de détail attendu pour les maquettes numériques.

Brandreport • 3D Scan Bat

Nous participons également à l’élaboration du BEP (BIM Execution Plan), qui organise concrètement la collaboration entre les différents intervenants du projet : architectes, ingénieurs civils, entreprises techniques ou paysagistes. Ce document permet de structurer les échanges et de garantir que les données produites par chaque acteur soient compatibles. Nous avons aussi récemment franchi une étape importante en proposant la première maquette électrique en format IFC déposée directement sur la plateforme du canton, une démarche qui marque une avancée vers la numérisation complète des processus de construction.

Pourquoi le BIM est-il devenu un outil incontournable dans les projets de construction ?

Aujourd’hui, les projets de construction sont de plus en plus complexes et impliquent de nombreux acteurs. Chacun dispose de ses propres méthodes de travail et de ses propres outils. Le BIM permet justement de créer un langage commun, basé sur une maquette numérique partagée (maquette de référence). Cette approche facilite la coordination entre les différents métiers et permet d’éviter les conflits techniques avant même le début du chantier. La maquette devient en quelque sorte un point de contrôle central, où toutes les informations du projet sont regroupées et mises à jour. Il y a quelques années, le BIM était souvent perçu comme un outil coûteux. Mais avec l’évolution des logiciels de modélisation 3D et des méthodes collaboratives, il s’est progressivement imposé comme un standard de travail dans le secteur de la construction.

Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de produire des plans en 2D : le BIM permet de structurer et de compiler l’ensemble des données d’un bâtiment et d’en améliorer la gestion tout au long de son cycle de vie.

Comment accompagnez-vous concrètement vos clients grâce au BIM ?

L’un des grands avantages du BIM est avant tout la traçabilité des informations. À partir d’une maquette numérique, il est possible d’extraire très facilement des données précises : quantités de matériaux, équipements installés ou encore caractéristiques techniques. Cela permet d’obtenir des quantitatifs fiables, qui facilitent la planification des travaux et l’optimisation des ressources.

Les maîtres d’ouvrage peuvent ainsi mieux anticiper les coûts, regrouper certaines commandes et réaliser des économies d’échelle. Grâce à ces données structurées, nous pouvons accompagner les clients dans leurs stratégies d’optimisation énergétique ou de construction durable. Dans ce contexte, le rôle du BIM manager est essentiel. Il agit comme un intermédiaire entre les différents acteurs du projet, en veillant à la cohérence des données et à la bonne compréhension des objectifs. Il accompagne tous les acteurs dans le bon déroulement de l’implémentation du BIM à l’échelle du projet. Il est le chef d’orchestre du bon déroulement des opérations BIM. C’est souvent lui qui fait la différence dans la réussite d’un projet.

Vous développez également des outils innovants autour du BIM, notamment la réalité augmentée. Comment ces technologies sont-elles utilisées sur vos projets ?

Effectivement, nous travaillons de plus en plus avec des technologies comme la réalité augmentée ou les relevés par scanner 3D, qui permettent d’intégrer les données du chantier dans un environnement numérique. Concrètement, cela nous permet de comparer les installations réalisées sur le terrain avec la maquette numérique. Nous pouvons ainsi vérifier si les percements, les équipements techniques ou les installations correspondent bien au modèle prévu.

Dans les phases de révision du projet, cette méthode facilite les contrôles et permet de corriger rapidement d’éventuelles incohérences. C’est un outil très précieux pour garantir la qualité des réalisations et éviter les erreurs coûteuses.

Quels sont les projets qui vous ont particulièrement marqué ?

Nous avons eu l’opportunité de participer à plusieurs projets d’envergure ces dernières années, notamment en tant que coordinateur BIM ou BIM manager. Je pense par exemple au projet Viteos à La Chaux-de-Fonds, sur lequel nous avons assuré la coordination BIM. Ce type de projet s’inscrit souvent dans des cycles longs, parfois sur quatre ou cinq ans, et nécessite une collaboration étroite entre de nombreux partenaires. Nous avons également travaillé sur des projets comme Ellipse ou Rolex, où nous avons réalisé des mandats de modélisation et de coordination. Dans la plupart de ces projets,

nous intervenons sur plusieurs niveaux : modélisation, coordination technique et management BIM.

Notre particularité chez Betelec est d’avoir fait le choix de séparer les rôles de modeleur et de coordinateur BIM. Le coordinateur garde ainsi un regard extérieur sur le projet, ce qui permet d’identifier plus facilement les conflits techniques et d’assurer une meilleure gestion globale.

Comment imaginez-vous la ville de demain grâce aux outils numériques comme le BIM ? Le BIM ne se limite pas à la construction d’un bâtiment. À terme, il peut devenir un outil stratégique pour comprendre et gérer les villes dans leur ensemble.

En combinant les maquettes numériques avec des données environnementales ou énergétiques, il devient possible d’anticiper les flux, d’analyser les usages ou encore de simuler l’impact de certaines décisions urbaines. On peut par exemple étudier l’exposition solaire d’un quartier ou optimiser la gestion énergétique des bâtiments.

Ces maquettes constituent aussi un outil de suivi à long terme. Elles permettent de gérer la maintenance des infrastructures, de planifier les interventions et d’anticiper les évolutions d’un bâtiment tout au long de sa durée de vie.

Certaines villes expérimentent déjà ces approches. À Monaco, par exemple, les permis de construire sont déposés sous forme de maquettes numériques, ce qui permet de suivre l’évolution des bâtiments dans le temps.

Pour nous, le BIM va bien au-delà de la simple modélisation. C’est un véritable passeport numérique du bâtiment, qui offre une traçabilité complète et ouvre la voie à une gestion plus intelligente et durable de l’environnement construit.

Des relevés laser 3D au cœur de la transformation des bâtiments en Suisse

Spécialiste des bâtiments existants complexes, 3D Scan Bat accompagne depuis 2019 les acteurs de l’architecture, de l’immobilier et les collectivités publiques dans la numérisation et l’analyse du bâti. Avec plus de 600 projets réalisés en Suisse, l’entreprise intervient aussi bien sur des bâtiments unitaires que sur des ensembles immobiliers de grande envergure. Son approche ne se limite pas à la capture de données. Elle s’inscrit dans une logique globale, intégrant relevé laser 3D, structuration des informations et production de maquettes BIM sur REVIT et ARCHICAD, afin de fournir des bases fiables pour les projets de transformation, de rénovation ou de gestion.

Des relevés 3D à l’échelle des projets complexes

Le relevé laser 3D prend une dimension particulière lorsqu’il concerne des hôpitaux, des sites industriels ou des ensembles résidentiels. Dans ces contextes, l’enjeu ne réside pas uniquement dans la précision, mais dans la capacité à organiser et structurer l’information à l’échelle d’un site complet.

Chaque campagne est planifiée avec précision, en tenant compte des contraintes d’exploitation, des accès et des usages du bâtiment. Cette approche permet de garantir une continuité entre le terrain et les livrables numériques, tout en maintenant un rythme de production adapté aux projets d’envergure.

Une production BIM structurée et maîtrisée

Au fil des années, 3D Scan Bat a développé une méthodologie rigoureuse reposant sur des processus clairement définis. Chaque projet débute par une stratégie de découpage et de planification des relevés. Les données sont ensuite assemblées selon des protocoles précis, garantissant la cohérence des nuages de points et la maîtrise des altimétries.

La modélisation s’appuie sur des standards communs et des gabarits partagés, assurant une homogénéité graphique et technique. Cette organisation permet à plusieurs équipes de travailler simultanément sur un même projet, sans compromettre la qualité des livrables.

Fiabilité des données et contrôle qualité

La qualité d’un relevé repose autant sur la précision des instruments que sur la rigueur du contrôle. Des vérifications sont effectuées à chaque étape du projet, depuis l’assemblage des données jusqu’à la validation finale des maquettes.

Cette exigence garantit des livrables fiables et exploitables, répondant aux besoins des architectes, ingénieurs et gestionnaires de patrimoine dans des contextes souvent complexes.

Une organisation adaptée aux grands ensembles

Sur les projets multi-bâtiments, la technologie seule ne suffit pas. L’organisation interne joue un rôle déterminant dans la réussite des opérations.

3D Scan Bat s’appuie sur un environnement de travail digitalisé permettant de centraliser les informations, coordonner les équipes terrain et BIM, et suivre l’avancement des projets. Cette structuration devient essentielle lorsque plusieurs bâtiments doivent être intégrés dans un fichier commun ou lorsqu’une intervention se déroule en site occupé.

Projet de référence : un ancien hôpital à Berne

Le relevé d’un ancien complexe hospitalier à Berne illustre cette capacité à intervenir sur des ensembles immobiliers de grande ampleur.

Le site comprenait huit bâtiments, dont deux principaux totalisant près de 50 000 m². Le premier, à forte densité technique, développait environ 31 000 m² sur plusieurs niveaux, tandis que le second atteignait près de 17 700 m² avec une configuration composée de volumes distincts et de sous-sols étendus.

Ce type de projet exige une coordination précise entre acquisition des données, traitement et modélisation BIM, afin de refléter fidèlement la complexité du bâti existant. Des livrables structurés et évolutifs Chaque mission donne lieu à des livrables adaptés aux objectifs du projet et au niveau de détail attendu. Le nuage de points est systématiquement fourni, permettant un contrôle indépendant et une réutilisation des données dans différents environnements logiciels.

Selon les besoins, les livrables peuvent inclure des maquettes BIM natives sur REVIT ou ARCHICAD, des fichiers IFC pour la coordination technique, ainsi que des plans 2D au format DWG et PDF.

Vers une approche de jumeau numérique Le relevé 3D s’inscrit aujourd’hui dans une logique plus large de jumeau numérique du bâtiment existant. Cette approche permet d’accompagner les projets dans la durée, en facilitant la gestion des surfaces, la planification des interventions ou encore le suivi énergétique.

3D Scan Bat développe ainsi une vision globale où la donnée devient un outil stratégique au service de la prise de décision et de la valorisation du patrimoine bâti.

Plus d’informations sur www.3dscanbat.ch

Le béton au cœur des villes durables

Longtemps critiqué, le béton évolue et s’impose aujourd’hui comme un matériau innovant au service de la transition écologique. Souvent perçu comme incompatible avec les enjeux environnementaux, le béton connaît aujourd’hui une transformation profonde. Innovations techniques, réduction des émissions de CO 2 et intégration de matériaux recyclés ouvrent de nouvelles perspectives pour la construction durable. À la tête de Cornaz SA, entreprise suisse active dans la préfabrication et l’aménagement en béton depuis plus d’un siècle, Anouk Ferrario revient sur les évolutions du secteur et les solutions concrètes pour bâtir les villes de demain.

Le béton souffre souvent d’une image très négative en matière d’environnement. Pourquoi estimez-vous qu’il est important aujourd’hui de réhabiliter ce matériau, notamment auprès des jeunes architectes ?

Le béton est très décrié aujourd’hui en matière d’environnement, mais nous oublions que ce matériau a une durée de vie remarquable, de plus de 50 ans. La problématique de son empreinte carbone vient essentiellement du ciment (clinker). En travaillant avec des liants bas carbone, comme ceux développés par l’EPFL, et en utilisant en partie des granulats recyclés, les émissions de CO2 sont réduites de plus de 50 %.

Le secteur de la construction est au cœur des enjeux de décarbonation. Quelles innovations permettent aujourd’hui de réduire l’empreinte CO2 du béton, et comment votre entreprise s’inscrit-elle dans cette transition ?

Les enjeux de la décarbonation du secteur de la construction sont très importants. Il est nécessaire de diminuer notre impact sur l’environnement. Cornaz travaille depuis plus de huit ans sur ce sujet et se tient à la pointe de l’innovation au service de l’art et du savoir-faire. Nous nous inscrivons comme un acteur de la transition écologique en employant des liants bas carbone, en favorisant les circuits courts, en nous approvisionnant en sables et granulats locaux et en intégrant du béton recyclé dans nos produits. Nous recyclons également l’eau utilisée dans notre processus industriel et valorisons nos déchets.

On parle de plus en plus de solutions alternatives permettant de réduire, voire de remplacer, le ciment dans certains usages. Est-ce une solution pertinente pour l’avenir du béton ?

Construire sans ciment, pour certains usages, est déjà une piste crédible en travaillant avec un liant hydraulique innovant composé de sels minéraux et de déchets de démolition broyés.

Au-delà de la structure des bâtiments, comment les matériaux en béton peuvent-ils contribuer à des villes plus résilientes : gestion de l’eau, réduction des îlots de chaleur ou végétalisation urbaine ?

Les matériaux en béton « nouvelle formule », avec une empreinte carbone réduite, sont de bonnes solutions pour contribuer à créer des villes plus résilientes. Avec des couleurs claires, des structures drainantes et des joints végétalisables, nos pavés aident à diminuer les îlots de chaleur et permettent une meilleure gestion des eaux pluviales. Si vous aviez un message à adresser aux jeunes cabinets d’architecture, quel serait-il concernant l’utilisation du béton dans les projets urbains de demain ?

Pour mener à bien des projets durables, le recours accru à la préfabrication permettrait de réduire les impacts environnementaux. Cela implique l’utilisation, pour les éléments intérieurs, de briques sans clinker composées à 100 % de granulats recyclés et pour les éléments extérieurs, de matériaux à liants bas carbone intégrant une proportion plus limitée de béton recyclé afin de mieux résister aux contraintes climatiques.La préfabrication permet l’usage de matériaux plus légers, produits en usine, de manière plus efficiente et respectueuse de l’environnement.

Nos engagements

– La durabilité au cœur de nos actions et réflexions

– Offrir des solutions préfabriquées, en béton éco-responsable, tournées vers l’avenir

– Ajuster nos procédés et faire évoluer les matériaux grâce à la recherche et à l’innovation

SA

Fabrication de solutions en béton préfabriqué pour l’aménagement extérieur et le bâtiment

Entreprise fondée en 1895, basée à Allaman (VD) www.cornaz.ch

Le recyclage, pilier de la ville de demain

À l’heure où les ressources se raréfient, le recyclage s’impose comme un pilier de la ville de demain. À Genève, le groupe Thommen transforme les déchets en matières premières et accompagne la transition vers une économie plus durable. Entretien avec Sonia Dias, directrice du site genevois.

Selon vous, quel rôle joue le recyclage dans la construction de la ville de demain ?

Le recyclage n’est plus un processus en aval, il doit être pris en compte dès le début. Lorsque nous planifions et construisons des villes aujourd’hui, nous décidons en même temps si les matériaux pourront être réutilisés plus tard ou s’ils seront perdus. La ville de demain ne peut fonctionner que si les matériaux sont envisagés dans une optique de recyclage. C’est précisément dans ce domaine que nous apportons notre soutien en tant que partenaires des entreprises de construction et industrielles. Nous contribuons à ce que les matériaux ne soient pas mis au rebut, mais conservés dans le système.

Pourquoi les déchets doivent-ils aujourd’hui être considérés comme de véritables matières premières ?

Nous ne parlons plus aujourd’hui de déchets, mais de matières premières. Les métaux et autres matériaux, une fois produits, restent disponibles si nous les récupérons. Dans un monde où les chaînes d’approvisionnement sont incertaines, ces matériaux revêtent une importance stratégique. Ils sont disponibles localement, efficaces sur le plan énergétique et constituent un élément central d’un approvisionnement industriel stable.

Pensez-vous que les citoyens sont suffisamment conscients de la valeur de leurs déchets ?

La prise de conscience s’accroît, mais elle n’est pas encore aussi forte partout. Beaucoup de gens reconnaissent la valeur des métaux, mais cela est moins évident pour d’autres matériaux. Parallèlement, la dangerosité de certains déchets est souvent sous-estimée. Les batteries

au lithium en sont un exemple. Elles représentent un risque considérable si elles sont éliminées de manière inappropriée. Il faut continuer à sensibiliser le grand public à ce sujet. Le recyclage ne fonctionne que si tout le monde participe. Chaque contribution individuelle compte.

Quelle est aujourd’hui la mission principale du groupe Thommen en Suisse ?

Notre mission consiste à maintenir les matériaux dans le cycle et à fournir à l’industrie des matières premières secondaires de manière fiable. Nous nous considérons comme des partenaires de nos clients. Nous les aidons à sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement, à réduire leurs émissions de CO2 et à respecter les exigences réglementaires. Ainsi, avec nos trois marques Thommen, Metallum et Immark, nous contribuons directement à une économie à la fois plus respectueuse du climat et compétitive.

En quoi votre approche du recyclage se distingue-t-elle de celle des autres acteurs du secteur ?

Notre force réside dans la combinaison de notre infrastructure, de notre connaissance du marché, de notre proximité avec les clients et, surtout, de nos capacités de traitement technologique et d’innovation. Nous ne pensons pas en termes de sites individuels, mais en termes de flux de matières. Cela nous permet d’accompagner les projets de manière globale, de la collecte au traitement, jusqu’au retour vers l’industrie. Cette intégration nous permet de répondre de manière fiable aux exigences, même complexes, de nos clients.

Pouvez-vous nous expliquer concrètement comment vous transformez les déchets en matières premières secondaires ?

Le recyclage est un processus industriel. Prenons l’exemple des câbles électriques : nous réceptionnons le matériau, le traitons en plusieurs étapes et en récupérons du cuivre de haute pureté, qui est réutilisé directement dans l’industrie. Le principe est similaire pour de nombreux autres matériaux. L’objectif est toujours le même : transformer les matériaux usagés en matières premières de haute qualité pouvant être réutilisées.

Quelles activités ou projets spécifiques développez-vous à Genève ?

À Genève, nous travaillons en étroite collaboration avec l’industrie locale et le secteur de la construction. Nous aidons les entreprises à valoriser efficacement leurs matériaux tout en atteignant leurs objectifs environnementaux. Nous jouons un rôle particulièrement important dans les projets de construction et de démolition. Nous veillons à ce que les matériaux restent dans le cycle et soient revalorisés. Nous contribuons ainsi directement à l’économie régionale et à la préservation des ressources.

Comment collaborez-vous avec les entreprises, les communes ou les particuliers de la région ?

Nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités, les entreprises et les organisations sectorielles. L’objectif est de créer des solutions qui répondent aux exigences réglementaires tout en étant efficaces dans la pratique. Avec nos clients, nous développons des approches concrètes pour boucler les cycles des matériaux et réduire les émissions de CO2. Le recyclage est toujours une tâche collective. Le système ne fonctionne que grâce à la collaboration de toutes les parties prenantes.

Avez-vous un exemple concret des effets positifs du recyclage à Genève ?

L’impact est visible pour chaque matériau qui reste dans le cycle. L’aluminium en est un très bon exemple : il peut être recyclé pratiquement à l’infini sans perdre en qualité. Parallèlement, le recyclage nécessite nettement moins d’énergie que la production primaire. Cela signifie moins de CO2 tout en conservant la même qualité de matériau. C’est précisément là que réside toute la valeur ajoutée de l’économie circulaire.

Quels sont les principaux matériaux que vous recyclez aujourd’hui ?

Nous nous concentrons sur les métaux. Cela inclut les métaux ferreux et non ferreux tels que l’acier, le cuivre, l’aluminium ou le laiton. Ces matériaux sont essentiels pour l’industrie et se prêtent particulièrement bien au recyclage. Au cours des dernières années,

nous sommes toutefois devenus un partenaire global pour nos clients. Il n’y a pratiquement aucun matériau que nous ne recyclions pas.

Certains déchets surprennent souvent le grand public : lesquels peuvent réellement être recyclés ?

Une grande partie des matériaux peut aujourd’hui être recyclée. Les défis concernent surtout les matériaux complexes ou mélangés, comme certains plastiques. Imaginez un instant quels matériaux sont intégrés dans votre brosse à dents électrique ou votre téléphone portable. Cependant, de nouvelles technologies apparaissent sans cesse, ce qui augmente encore le potentiel des possibles. L’évolution va clairement dans le sens d’une meilleure recyclabilité générale.

Y a-t-il des matériaux dont le potentiel de recyclage est encore sous-estimé ?

Les métaux sont déjà très bien recyclés. Il existe encore un potentiel important pour les plastiques et les combinaisons de matériaux complexes. Il s’agit moins ici d’un manque de volonté que de systèmes et de technologies qui doivent être perfectionnés. Les prochaines avancées viendront principalement de l’innovation et d’une meilleure conception des systèmes. Quelle mesure simple chaque citoyen pourrait-il prendre pour améliorer le recyclage au quotidien ?

La contribution la plus importante est le tri correct des déchets. La gestion des batteries au lithium est également particulièrement importante. Celles-ci ne doivent en aucun cas finir dans les déchets ordinaires, car elles représentent un risque considérable pour la sécurité. Grâce à des choix simples au quotidien, chacun peut apporter une contribution concrète.

Plus d’informations sur thommen.ch

Cornaz
Sonia Dias
Directrice du site genevois, groupe Thommen

USmart city : quand la ville devient intelligente et plus durable

Longtemps cantonnée à un concept technologique un peu abstrait, la « smart city » s’impose aujourd’hui comme un modèle concret de transformation urbaine. Face à la croissance démographique, à la pression sur les ressources et à l’urgence climatique, les villes doivent repenser urgemment leur fonctionnement. L’intelligence artificielle (IA), en particulier, joue un rôle central dans cette évolution, en permettant une gestion plus fine, plus réactive et plus durable des territoires.

ne smart city, ou ville intelligente, se définit avant tout par sa capacité à utiliser les données et les technologies numériques pour améliorer la qualité de vie de ses habitants.

L’objectif n’est pas seulement d’automatiser ou de moderniser les services urbains, mais de les rendre plus efficaces, plus accessibles et plus durables.

Concrètement, une smart city repose sur plusieurs piliers : des infrastructures connectées grâce aux capteurs et aux réseaux, une collecte massive de données en temps réel et des outils d’analyse capables de transformer ces informations en décisions opérationnelles. Circulation, consommation d’énergie, gestion des déchets, sécurité ou encore services publics : tous les aspects de la vie urbaine peuvent être optimisés et centralisé. Mais au-delà de la technologie, la smart city se veut aussi plus inclusive et participative. Elle vise à mieux répondre aux besoins des citoyens, en s’appuyant sur leurs usages et en favorisant leur implication dans la gestion de la ville. L’IA, moteur de la transformation urbaine Au cœur de cette dynamique, l’intelligence artificielle agit comme un véritable cerveau urbain. Grâce à sa capacité à analyser de grandes quantités de données, elle permet d’anticiper les besoins, d’optimiser les ressources et de prendre des décisions en temps réel. Dans les transports, par exemple, l’IA peut ajuster les feux de circulation en fonction du trafic, prévoir les flux de voyageurs ou encore améliorer la ponctualité des transports publics. Dans la gestion de l’énergie, elle permet d’équilibrer la production et la consommation, notamment avec l’essor des énergies renouvelables, dont la disponibilité est variable.

Brandreport • Oblo Solutions

Les bâtiments intelligents constituent un autre champ d’application majeur. Équipés de capteurs et pilotés par des algorithmes, ils adaptent automatiquement le chauffage, l’éclairage ou la ventilation en fonction de l’occupation et des conditions extérieures. Résultat : des économies d’énergie significatives et un meilleur confort pour les usagers.

L’IA intervient également dans la maintenance des infrastructures. En détectant en amont les anomalies sur les réseaux (eau, électricité, voirie), elle permet d’anticiper les pannes et de réduire les coûts d’intervention humaine. Cette logique prédictive transforme profondément la manière dont les villes sont gérées.

Un levier clé pour la transition écologique L’un des apports majeurs des smart cities réside dans leur contribution à la transition écologique. En optimisant l’utilisation des ressources, elles permettent de réduire l’empreinte environnementale des villes, responsables d’une part importante des émissions de gaz à effet de serre.

Dans le domaine de l’énergie, les réseaux intelligents ou « smart grids », facilitent l’intégration des énergies renouvelables et limitent les pertes. L’IA peut, par exemple, anticiper les pics de consommation et ajuster la distribution en conséquence, évitant ainsi le recours à des sources d’énergie plus polluantes.

La gestion des déchets bénéficie également de ces innovations. Des capteurs installés dans les conteneurs permettent d’optimiser les tournées de

collecte, réduisant les trajets inutiles et les émissions associées. Certaines villes expérimentent même des systèmes capables de trier automatiquement les déchets grâce à l’intelligence artificielle… Les pistes d’actions sont infinies !

Les mobilités constituent un autre levier essentiel. En facilitant l’usage des transports en commun, du covoiturage ou des mobilités douces, les outils intelligents contribuent à diminuer la dépendance à la voiture individuelle. Applications de mobilité, plateformes multimodales, information en temps réel : autant de solutions qui rendent les alternatives plus attractives.

Des bénéfices concrets pour les citoyens

Au-delà des enjeux environnementaux, la smart city offre des bénéfices directs pour les habitants. Une circulation plus fluide, des services publics plus réactifs, une meilleure qualité de l’air ou encore des économies d’énergie se traduisent par une amélioration tangible du quotidien. L’IA permet également de personnaliser certains services, en adaptant l’offre aux besoins réels des usagers. Par exemple, l’éclairage public peut être modulé en fonction de la fréquentation, renforçant à la fois la sécurité et les économies d’énergie.

Dans le domaine de la santé, les données urbaines peuvent être utilisées pour mieux comprendre les impacts de l’environnement sur les populations, notamment en matière de pollution ou de bruit. Ces informations permettent d’orienter les politiques publiques et de cibler les actions prioritaires.

Des défis à relever

Si les promesses des smart cities sont nombreuses, leur déploiement soulève aussi des questions importantes. La gestion des données, en particulier, pose des enjeux de confidentialité et de sécurité. Il est essentiel de garantir un usage éthique et transparent des informations collectées.

Par ailleurs, le risque d’exclusion numérique ne doit pas être sous-estimé. Tous les citoyens n’ont pas le même accès aux outils numériques, et il est crucial de veiller à ce que la transformation des villes ne creuse pas les inégalités.

Enfin, la réussite d’une smart city repose sur une gouvernance adaptée, capable de coordonner les acteurs publics et privés, tout en associant les citoyens aux décisions.

Vers une ville plus intelligente… et plus humaine

La smart city ne se résume pas à une accumulation de technologies. Elle incarne une nouvelle manière de penser la ville, où l’innovation est mise au service du bien-être collectif et de la durabilité.

En combinant intelligence artificielle, infrastructures connectées et participation citoyenne, les villes ont l’opportunité de relever les grands défis contemporains. À condition, toutefois, de garder une boussole claire : faire de la technologie un outil au service de l’humain et de la planète. Car au fond, la ville intelligente de demain ne sera pas seulement plus connectée, elle devra surtout être plus vivable, plus inclusive et plus respectueuse de son environnement.

Texte Alix Senault

Anticiper pour ne plus gaspiller

Une réponse innovante, universelle et brevetée : réguler intelligemment la production de chaleur en tenant compte des prévisions météo et des tarifs fluctuants de l’électricité. Développé par la société valaisanne Oblo Solutions SA, ce système permet d’économiser entre 15 % et 20 % d’énergie, sans travaux ni modification de l’installation existante.

Une régulation anticipative pour optimiser la production de chaleur avec précision Xavier Aymon, CEO d’Oblo Solutions SA, résume le problème : « Aujourd’hui, la régulation du chauffage repose sur la température extérieure du moment. Mais chaque système possède une inertie. Lorsque la chaudière se met en marche, l’effet se manifeste avec un décalage. Cela entraîne souvent une surconsommation inutile et importante.»

Oblo corrige ainsi ce décalage en prenant en compte les prévisions météo sur plusieurs jours, grâce à un algorithme et une technologie brevetée. Lorsqu’une hausse de température est annoncée, le chauffage diminue automatiquement en amont. L’énergie est ainsi utilisée uniquement quand c’est nécessaire. L’énergie la plus propre est celle que l’on ne consomme pas.

Compatible avec tous les bâtiments, sans travaux

Oblo est une solution universelle qui s’adapte à tous les systèmes de chauffage : pompes à chaleur, chaudières à gaz, mazout, bois, pellets ou encore chauffage à distance (CAD).

L’installation est simple et rapide, sans travaux importants. Dans le cas d’un immeuble, le retour sur investissement peut s’avérer quasi immédiat.

Trois modules pour un pilotage intelligent Le système Oblo repose sur trois éléments :

oblo Base : connecté à Internet. Régule la production de chaleur en fonction des prévisions météo. Compatible avec tous types de chaudières et de bâtiments.

– oblo Mini et Casa : conçus pour les espaces intérieurs. Mesurent la température et assurent le confort. Oblo Casa affiche les prévisions météorologiques. Oblo Mini utilise la technologie LoRa.

– oblo App : une application web et mobile permettant de suivre les économies, d’ajuster les réglages et de visualiser les données énergétiques.

Chaque composant d’Oblo est pensé dans une logique de durabilité. Son designer, Luciano Dell’Orefice, souligne que les coques sont fabriquées à partir de matériaux biosourcés et compostables, issus notamment de fibres de chanvre et de plants de tomates, afin de réduire l’impact environnemental dès la production et jusqu’au recyclage. Oblo s’inscrit ainsi pleinement dans une démarche d’économie circulaire et de gestion des ressources.

Des résultats concrets et validés

Lors de la dernière saison de chauffe, les installations équipées d’Oblo ont confirmé les économies annoncées. Jusqu’à 20 % d’énergie économisée, tout en maintenant un confort optimal.

Des institutions de référence comme l’État du Valais, l’État de Vaud, Helvetia Assurances, Migros ou encore la Fondation Maisons Communales de Vernier (FMCV) ont d’ores et déjà adopté la solution pour une partie de leur parc immobilier et envisagent d’aller encore plus loin.

Un produit suisse, breveté et primé Développé et fabriqué en Valais, Oblo est protégé par un brevet et a été nominé au Prix Design Suisse 2019/20 dans la catégorie « Efficience énergétique ».

Jérôme Catteuw, responsable R&D, conclut avec ces mots : « Notre priorité était de rendre Oblo accessible à tous, quels que soient le bâtiment et le système de chauffage. Une technologie intelligente, universelle et abordable.»

Plus d’informations sur oblosolutions.ch

©lekha photography
©lekha photography
« Le profit ne peut plus être l’unique boussole de l’entreprise »

Entreprise familiale suisse, Aprotec a engagé sa démarche B Corp pour donner un cadre plus structuré à des engagements déjà présents dans son ADN. À l’heure du B Corp Month, l’entreprise raconte moins une quête de distinction qu’un travail de fond : faire de la responsabilité sociétale un critère de décision à part entière, tout en apprenant à avancer dans un univers de certifications parfois complexe, où l’accompagnement devient décisif.

Chez Aprotec, la responsabilité n’est pas arrivée avec B Corp. Elle était déjà là, inscrite de longue date dans la culture de cette entreprise familiale, notamment à travers son label Swiss Made obtenu en 2012. Mais pour Anne-Sophie DunandBlaesi, sa directrice générale, représentante de la troisième génération, il manquait encore un cadre capable de structurer cette volonté, de l’éprouver et de la faire grandir. Pendant plusieurs années, l’entreprise a ainsi cherché une certification à la fois inspirante et cohérente avec son identité. Le déclic viendra pendant la période du Covid, à la faveur d’une conférence de Patrick Odier. Pour Anne-Sophie Dunand-Blaesi, cela a été l’élément déclencheur : « Je me suis immédiatement dit : oui, c’est cette certification qu’il nous faut. » La décision est prise rapidement : Aprotec se lance. Une Green Team est constituée et le projet démarre sans attendre. « Lorsque je ressens qu’une démarche est juste et porteuse de sens, j’ai à cœur de mobiliser rapidement les équipes et de transformer l’intuition en projet concret. » Ce choix dit quelque chose de la philosophie de l’entreprise. Il ne s’agissait pas de cocher une case ou d’ajouter un logo à une communication déjà bien huilée, mais d’entrer dans une dynamique de progrès. « Notre ambition était avant tout de structurer davantage nos démarches (un enjeu souvent présent dans les entreprises familiales) et de nous challenger grâce aux exigences élevées de cette certification. Nous souhaitions également nous rapprocher d’une communauté d’entrepreneurs particulièrement inspirants, engagés depuis longtemps en faveur d’une économie plus responsable. L’objectif était en quelque sorte de nous hisser à leur niveau et d’inscrire Aprotec dans cette dynamique positive. »

La certification B Corp comme accélérateur de transformation

La démarche n’a pas bouleversé l’identité d’Aprotec. Elle a plutôt joué un rôle d’accélérateur. L’entreprise estime que son ADN était déjà largement aligné avec les valeurs portées par B Corp. En revanche, la certification l’a poussée à formaliser davantage ses engagements, à mieux mesurer son impact et à intégrer pleinement la RSE à sa gouvernance. C’est sans doute là que la transformation est la plus nette. Désormais, les décisions stratégiques sont examinées à l’aune de leurs conséquences sociétales et environnementales. La RSE n’est plus un sujet parallèle, porté à côté du reste : elle est devenue un critère de décision appliqué à l’activité elle-même. « Au-delà des projets

J’ai l’intime conviction que l’entreprise de nos jours ne doit pas chercher uniquement le profit, mais aussi contribuer positivement à la société et à l’environnement.

– Anne-Sophie Dunand-Blaesi

ressembler à une jungle. Entre les certifications, les méthodologies, les niveaux d’exigence et les logiques de preuve, il n’est pas toujours simple de savoir par où commencer ni comment avancer sans s’éparpiller. « Une certification aussi exigeante que B Corp demande un investissement important en temps et en énergie. En tant que PME, chaque heure consacrée à la démarche est une heure qui n’est pas passée sur le terrain ou auprès des clients. Il faut aussi tenir compte du coût financier que cela représente. Cela dit, nous considérons aujourd’hui que cet effort en valait la peine au regard des progrès réalisés. »

et des indicateurs, la certification B Corp a surtout contribué à faire évoluer notre état d’esprit. Nous avons progressivement développé une approche dans laquelle chaque décision, chaque action du quotidien peut devenir une opportunité de créer une dynamique positive à la fois pour la planète, les parties prenantes et pour l’économie. L’enjeu est précisément de considérer ces trois dimensions avec le même niveau d’exigence et d’attention. » La logique désormais n’est plus seulement celle de la conformité ou du reporting. Elle consiste à considérer avec un même niveau d’attention l’économie, les personnes et la planète. Autre enseignement marquant : l’adhésion spontanée des équipes. Dans une entreprise qui revendique un fort esprit collectif, le projet B Corp a trouvé un terrain favorable. Les actions menées autour de la RSE, les événements internes, les temps de sensibilisation et les échanges ont permis d’embarquer rapidement les collaboratrices et collaborateurs. En parallèle, certaines formations comme celles proposées par la CEC Suisse ont renforcé une prise de conscience plus profonde : face aux enjeux actuels, l’attentisme n’est plus une option. Pour sa directrice, « cette adhésion très spontanée d’un grand nombre de collaboratrices et collaborateurs fut une bonne surprise. »

Mesurer, embarquer, faire vivre la démarche

La certification a également obligé Aprotec à sortir d’une logique d’intuition. Pour piloter ses engagements, l’entreprise a mis en place des tableaux de suivi, des indicateurs quantitatifs et des outils de reporting destinés à mesurer les progrès accomplis dans le temps et à en assurer un suivi rigoureux. Cette discipline à base de tableaux Excel peut sembler austère, mais elle permet de donner de la cohérence à l’action et de vérifier que les ambitions affichées se traduisent réellement dans les faits. « En parallèle, nous accordons une grande importance à la dimension qualitative. Nous menons régulièrement des enquêtes auprès de l’ensemble de nos parties prenantes, afin de mieux comprendre la perception de nos engagements et d’identifier nos axes d’amélioration. »

Des engagements qui prennent corps

Plusieurs initiatives incarnent concrètement cette évolution. L’AproAcadémie, d’abord, joue un rôle central dans le pilotage de la formation continue. Grâce à un reporting structuré, l’entreprise peut désormais mesurer ses efforts et constater qu’elle dépasse les objectifs qu’elle s’était fixés. Ce choix dit beaucoup d’une culture qui valorise la curiosité, l’apprentissage et la montée en compétences. « Pour moi, le savoir, la curiosité intellectuelle et l’envie d’apprendre sont des valeurs fondamentales et des qualités essentielles chez des collaborateurs comme chez les managers. » La gestion des déchets constitue un autre chantier emblématique. Après avoir instauré un tri rigoureux, Aprotec cherche désormais à réduire à la source, avec notamment la suppression progressive des poubelles individuelles sous les bureaux au profit de centrales de tri par étage. Derrière cette évolution très concrète, il y a une même logique : transformer les habitudes et inscrire la responsabilité dans les usages quotidiens. « Au sein des équipes, nous privilégions une approche très expérientielle. Nous faisons vivre la RSE au quotidien à travers des événements internes, des AproDej, des projections de films ou encore des actions participatives. L’objectif est de créer de l’engagement, mais aussi du sens et du plaisir autour de ces thématiques » précise Anne-Sophie Dunand-Blaesi. Cette volonté d’embarquer les parties prenantes dépasse d’ailleurs le seul cadre interne. Avec ses fournisseurs, l’entreprise a mis en place une charte dédiée pour clarifier ses attentes et ouvrir un dialogue sur les bonnes pratiques. Et côté clients, la RSE fait désormais partie intégrante du discours porté par la direction. L’idée n’est pas seulement de raconter ce qui est fait, mais de nourrir une dynamique collective.

Dans la jungle des certifications, l’importance des guides Mais à mesure que les entreprises cherchent à formaliser leurs engagements, elles se retrouvent souvent confrontées à un univers de labels, de référentiels et de démarches qui peut vite

Au-delà du label, une communauté L’expérience d’Aprotec rappelle à ce titre une chose essentielle : dans ce paysage dense, les guides comptent. Des personnes et des structures capables d’aider à lire la carte, à poser les bonnes questions et à transformer les intentions en trajectoire concrète. L’entreprise souhaite saluer celles et ceux qui l’ont accompagnée dans ce cheminement. Parmi eux, Géraldine Fiol, avec Besustainaball, dont l’accompagnement a permis d’éclairer la démarche ; Loyco, pour l’aide et les échanges entre entreprises ; et enfin le groupement B Ecosystem de B Lab, qui favorise les partages d’expérience et l’intelligence collective entre acteurs engagés. Car c’est peut-être là l’un des apports les plus précieux de la certification B Corp : au-delà du label lui-même, la certification inscrit les entreprises dans une communauté. Un espace où l’on partage des bonnes pratiques, où l’on se confronte à d’autres façons de faire et où l’on se rappelle qu’il est possible de penser l’entreprise autrement. « On apprécie grandement de faire partie aujourd’hui d’un réseau d’entreprises particulièrement inspirantes, qui montrent qu’il est possible de concilier performance économique et engagement sociétal. » Pour Aprotec, cette appartenance prolonge une conviction devenue centrale : une entreprise ne peut plus se définir uniquement par sa performance économique. Elle doit aussi assumer sa part de responsabilité dans le monde qu’elle contribue à façonner. « J’ai l’intime conviction que l’entreprise de nos jours ne doit pas chercher uniquement le profit, mais aussi contribuer positivement à la société et à l’environnement. Aujourd’hui, en tant que CEO, je ne vois pas d’autre manière de penser notre rôle. Nous avons une responsabilité réelle vis-à-vis de l’avenir de notre planète et des générations futures ». Texte Marc-Antoine Guet

Anne-Sophie Dunand-Blaesi
Directrice générale, Aprotec SA

MLes mobilités douces : la clé des villes de demain

À mesure que les villes grandissent, une évidence s’impose : leur développement ne peut plus se penser sans une transformation profonde des mobilités. Accès aux transports publics, infrastructures pour les mobilités douces, continuité des réseaux : ces enjeux structurent désormais la qualité de vie urbaine autant que la performance économique et environnementale des territoires. Car derrière la question du déplacement quotidien se joue, en réalité, celle de l’inclusion, de la santé publique et de la transition écologique.

algré les progrès réalisés ces dernières années, l’accès aux transports en commun reste marqué par de fortes disparités. Dans de nombreuses agglomérations, certains quartiers périphériques ou zones périurbaines sont encore mal desservis, contraignant leurs habitants à recourir massivement à la voiture individuelle. Cette dépendance renforce les inégalités sociales, en pesant sur le budget des ménages et en limitant l’accès à l’emploi, à la formation ou aux services.

Le constat est similaire pour les mobilités douces. Si les centres-villes se dotent progressivement de pistes cyclables et de zones apaisées, les continuités d’itinéraires font souvent défaut. Les ruptures de parcours, les aménagements discontinus ou mal sécurisés découragent les usagers, notamment les plus vulnérables. Or, sans infrastructures adaptées, la marche et le vélo restent des alternatives théoriques plutôt que de véritables solutions du quotidien.

L’importance d’infrastructures adaptées et continues

Pour favoriser un report modal durable, la question des aménagements est centrale. Il ne suffit pas de créer des lignes de transport ou des pistes cyclables : encore faut-il qu’elles s’inscrivent dans un réseau cohérent, bien lisible et performant. La continuité des itinéraires, la qualité des correspondances et la fréquence des services sont autant de facteurs déterminants dans le choix des usagers. C’est d’ailleurs ce que révèle une étude réalisée par gfs.bern, intitulée « Mobilité dans les villes suisses » : près de 60 % des participants se déclarent

fortement favorables aux mobilités douces, tout en identifiant des freins persistants, notamment dans les zones insuffisamment aménagées, où les vitesses demeurent élevées et les risques jugés trop importants.

Un réseau de transports en commun efficace repose sur plusieurs piliers : régularité, rapidité, intermodalité. La capacité à enchaîner facilement différents modes : bus, tramway, train, vélo, conditionne l’attractivité globale du système. De même, des aménagements cyclables sécurisés, larges et bien connectés permettent d’installer durablement de nouveaux usages.

L’enjeu est aussi qualitatif. Confort des arrêts, accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, lisibilité de l’information : autant d’éléments qui participent à rendre les transports publics plus inclusifs. Une infrastructure bien pensée ne se contente pas de transporter, elle facilite et fluidifie l’ensemble de l’expérience de déplacement.

Un levier majeur de transition écologique

Le développement des transports en commun et des mobilités douces constitue l’un des leviers les plus efficaces pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le secteur des transports reste en effet l’un des principaux contributeurs aux émissions, largement dominé par la voiture individuelle.

Favoriser les alternatives passe par une offre accessible et compétitive. Lorsque les réseaux sont performants, fiables et accessibles, les usagers changent leurs habitudes et adhèrent durablement

au changement. À l’inverse, une offre insuffisante ou mal adaptée freine toute évolution. Les politiques publiques ont ici un rôle déterminant, en investissant dans des infrastructures durables et en accompagnant les changements de comportement.

Au-delà des émissions, les bénéfices sont multiples : amélioration de la qualité de l’air, réduction des nuisances sonores, diminution de la congestion urbaine. Les mobilités douces contribuent également à la santé publique, en encourageant l’activité physique et en apaisant l’espace urbain.

Désenclaver et reconnecter les territoires

L’accès aux mobilités ne se limite pas à une question de confort ou d’environnement : il s’agit aussi d’un enjeu urbain et d’équité territoriale. Un réseau de transport performant permet de désenclaver des quartiers, de reconnecter des zones périphériques et de redynamiser des territoires en difficulté.

En facilitant les déplacements, les infrastructures de transport renforcent cette attractivité économique et résidentielle. Elles favorisent l’accès à l’emploi, aux services et aux équipements publics. Dans de nombreux projets urbains, la question de la mobilité est ainsi devenue structurante, conditionnant la réussite globale des opérations. Les mobilités douces jouent également un rôle clé dans cette dynamique. En offrant des solutions de proximité, elles complètent efficacement les réseaux lourds et participent à la création de villes plus humaines, où les distances se raccourcissent et les usages se diversifient.

Penser la ville autour des mobilités

Les villes de demain se dessinent aujourd’hui autour d’un principe fondamental : rapprocher les lieux de vie, de travail et de services, tout en offrant des alternatives crédibles à la voiture individuelle. Cela implique de repenser l’aménagement urbain en intégrant pleinement les enjeux de mobilité dès la conception des projets.

La densification autour des axes de transport, le développement de quartiers mixtes et la création d’espaces publics de qualité sont autant de leviers pour encourager des modes de déplacement plus durables. Dans cette perspective, les transports en commun et les mobilités douces ne sont plus de simples infrastructures, mais de véritables outils de transformation urbaine. Investir dans des réseaux continus, performants et accessibles est aujourd’hui une nécessité. Les défis climatiques, démographiques et sociaux imposent d’accélérer le développement des alternatives à la voiture individuelle. Mais au-delà des infrastructures, c’est une vision globale qu’il s’agit de porter : celle d’une ville plus inclusive, plus respirable et plus résiliente. Car la mobilité ne se résume pas à un déplacement d’un point A à un point B. Elle conditionne l’accès aux opportunités, structure les territoires et façonne le quotidien de millions d’habitants. En cela, elle constitue l’un des piliers essentiels du développement des villes de demain.

LProtection incendie dans un monument historique : l’exemple de la Gare de Montreux

Sur les rives du lac Léman se trouve la station thermale suisse de Montreux, dont la gare, classée monument historique, a été transformée et modernisée à grands frais au cours des dernières années. GEZE soutient le projet avec l’équipement d’une technique d’extraction de fumée et de chaleur ultramoderne et d’une technique de fenêtres, contribuant ainsi de manière décisive à la sécurité du bâtiment et des voyageurs. Il s’agissait non seulement de mettre en œuvre les lois et réglementations en vigueur, mais aussi de trouver des solutions individuelles qui respectent le caractère historique de l’édifice.

a gare a été inaugurée en 1861 et en 2017, d’importants travaux de transformation et de modernisation ont été entrepris. Afin de respecter les dernières prescriptions en matière de sécurité et de prévention incendie, le bureau d’architectes Tempesta Tramparulo Architectes de Lausanne a opté pour l’utilisation des produits GEZE, qui peuvent être installés et mis à jour facilement.

Il s’agissait notamment de répondre aux exigences élevées de la protection incendie et du système d’extraction de fumée et de chaleur, tout en garantissant la sécurité des passagers lors de l’ouverture et de la fermeture des fenêtres. La protection du bâtiment en tant que monument historique et les directives liées en matière de mesures de construction étaient également des enjeux primordiaux. Pour ce faire, les responsables du projet ont opté pour des systèmes GEZE éprouvés qui interagissent intelligemment.

Des fenêtres automatisées pour une ventilation naturelle et un système d’extraction de fumée et de chaleur

La Gare historique de Montreux impressionne également par la taille de ses fenêtres généreuses qui laissent entrer énormément de lumière dans le bâtiment. Sur ces fenêtres de grande taille, la Powerchain de GEZE a été installée 42 fois. Le puissant moteur de la fenêtre assure l’ouverture de celle-ci en cas d’incendie.

Sécurité des fenêtres de protection 4 Comme les fenêtres motorisées se trouvent à une hauteur accessible aux passagers, leur sécurité doit être impérativement garantie sans sécurisation supplémentaire. En tant que bien immobilier ouvert au public, les fenêtres ont dû être équipées de protections de la classe la plus élevée (classe de protection 4) après l’évaluation des risques, afin de garantir qu’une utilisation inappropriée ou même une inattention ne provoque pas de blessures.

La solution : la protection du bord de fermeture et les sensors de sécurité

Toutes les fenêtres automatisées ont été équipées d’un module d’interface de sécurité. L’IQ box Safety sécurise les bords de fermeture principaux

et secondaires. Les flatscans utilisés comme sensors de sécurité détectent les corps étrangers et veillent à ce que le processus de fermeture soit arrêté ou que le mouvement soit inversé.

Désenfumage rapide

Outre la solution système Powerchain-Flatscan-IQ box Safety, neuf motorisations pour ouverture de fenêtre RWA K 600 F ainsi que six motorisations de fenêtres du modèle K 600 F+ Synchro ont été installées à la Gare de Montreux. En tant que dispositif d’évacuation naturelle de fumée et de chaleur (NRWG), ces bras motorisés rétractables permettent aux fenêtres de s’ouvrir à 90° en moins de 60 secondes en cas de nécessité de désenfumage. Les issues de secours sont ainsi maintenues sans fumée.

Des systèmes intelligents et interconnectés permettent aujourd’hui de concilier sécurité, performance et simplicité de mise à jour.

GEZE Service : assistance dans toutes les phases du projet Pour que tout se déroule comme prévu à la Gare de Montreux, nos collaborateurs GEZE ont assisté les responsables dans toutes les phases du projet. Pour préserver la sécurité des personnes et du bâtiment et garantir le bon fonctionnement, il est nécessaire d’entretenir régulièrement la technique de fenêtres. GEZE propose à cet effet des packs de services sur mesure pour les futures maintenances et réparations.

Fribourg expérimente les toits du futur : des potagers urbains pour mieux gérer l’eau

Discrets, presque anodins, des bacs de jardinage ont été posés au sol pendant 24 mois sur le site de BlueFactory à Fribourg. Ils pourraient bien annoncer une révolution en ville. Des chercheurs de l’Institut des technologies de l’environnement construit (iTEC) de la HEIA-FR ont recherché à quantifier certains bénéfices que pourraient apporter des toitures végétalisées nouvelle génération.

Pourquoi ne pas essayer de transformer les toits urbains en véritables outils de gestion de l’eau… et de production alimentaire.

«Aujourd’hui, les villes doivent s’adapter aux changements climatiques, en retenant davantage l’eau pour faire face aux inondations et limiter les îlots de chaleur », explique la professeure Fabienne Favre Boivin, Responsable de l’institut iTEC. Dans un contexte où l’espace urbain est limité, les toitures apparaissent comme une ressource précieuse. « Ces systèmes permettent de remplir deux fonctions essentielles : réguler l’eau et produire de la biomasse », résume-t-elle.

Au cœur de l’expérimentation : le biochar, un matériau encore peu connu du grand public. Issu de la pyrolyse de biomasse, une transformation thermique sans combustion, ce « charbon issu d’une biomasse et non d’une source minière » présente de nombreux avantages. « Il améliore l’aération du sol, retient bien l’eau et permet de stocker du carbone », détaille Juliette Falque, collaboratrice scientifique chargée du projet. Autre atout non négligeable : sa légèreté. « Cela permet d’envisager son utilisation dans la transformation de l’utilisation de toitures existantes sans risque de surcharge », précise la chercheuse.

Des tests probants

Pour tester ses propriétés, cinq modules expérimentaux ont été installés. La différence entre les modules réside dans leur composition. Certains substrats contiennent du biochar en proportions variables, d’autres non. L’un reproduit même les conditions classiques des toitures végétalisées actuelles. Deux modules attirent particulièrement l’attention : le premier est composé majoritairement de biochar composté, le deuxième est un mélange de biochar et de compost. Les modules fonctionnent par paire : l’une végétalisée, l’autre non. La végétation choisie est une salade, la roquette.

Brandreport • Loretti SA

Acteur incontournable de la région lémanique, Loretti SA se positionne comme une entreprise spécialisée dans le travail du verre, un matériau privilégié dans la construction et l’aménagement intérieur. Avec son savoir-faire ou plutôt son « savoir-verre » centenaire, l’entreprise de vitrerie et miroiterie Loretti SA offre aux particuliers et aux professionnels des possibilités de création infinies. Le verre, matériau noble, transparent ou coloré, s’emploie dans de nombreux projets pour offrir luminosité, visibilité et isolation, des qualités recherchées aussi bien dans les aménagements intérieurs qu’extérieurs. L’entreprise Loretti SA, basée à Lancy, près de Genève, travaille ce matériau depuis plus de 100 ans, avec quatre générations familiales qui se sont succédé. D’hier à aujourd’hui, le verre reste un élément incontournable de la construction grâce à ses nombreux avantages : « Le verre est utilisé depuis longtemps pour sa transparence et ses aspects dépouillés et luxueux. En miroir, il permet d’agrandir visuellement les espaces, par exemple au fond de couloirs en cul-de-sac », souligne Bernard Erny, entrepreneur et administrateur de Loretti SA.

Façonner le verre pour le sublimer Dans leurs ateliers, les artisans façonnent la matière première pour la transformer selon les besoins et les usages : fenêtres, baies vitrées, verrières, marquises et toitures vitrées, mais aussi cloisons intérieures, doublages de murs, parois de douche, objets et meubles sur mesure… Les possibilités sont multiples ! La maîtrise de l’assemblage feuilleté EVA lui permet également de proposer des verres décoratifs avec des insertions de tissu, de grilles métalliques et bien plus encore. Ces verres sont mis en œuvre pour des séparations intérieures, des portes de communication ou des installations de douche. Le feuilleté EVA offre également la possibilité de réaliser des parois en verre imprimé de sécurité. L’assemblage en verre feuilleté d’un verre imprimé ou d’un verre armé permet de conserver l’aspect visuel souhaité par la conservation du patrimoine et de réaliser des cabines de douche originales.

Elle a été choisie pour sa facilité de culture et le fait qu’elle produit plusieurs cultures par année.

Mais ici, pas question de préparer des salades. Les chercheurs récoltent, pèsent et analysent les plantes afin de mesurer précisément leur croissance et leur teneur en eau. Objectif : évaluer la capacité des substrats à retenir l’eau et à soutenir une production végétale de qualité.

Chaque bac est équipé de capteurs qui mesurent en continu l’humidité du sol et la température en surface. Les données sont enregistrées minute par minute. En parallèle, l’eau de ruissellement est collectée, mesurée puis stockée dans une grande cuve. Un système de pompe permet ensuite de la réutiliser pour l’irrigation. « L’idée est de stocker l’eau en hiver pour l’utiliser en période de sécheresse », explique Juliette Falque. Fait notable : durant l’été 2023, aucun arrosage supplémentaire n’a été nécessaire.

Les premiers résultats confirment l’importance de la végétation. Ce sont les toitures plantées qui réduisent le plus efficacement le ruissellement de l’eau. Le biochar, lui, joue un rôle complémentaire : il améliore la rétention d’eau et favorise la croissance des plantes grâce à sa richesse en nutriments. En revanche, son impact reste secondaire par rapport à celui de la végétation. Récupération et recyclage de l’eau de pluie

L’étude met également en lumière un enjeu environnemental : la qualité de l’eau rejetée. Si les niveaux de certains polluants restent conformes aux normes, les substrats contenant du compost libèrent davantage de nutriments comme l’azote ou le phosphore. Une concentration parfois élevée, qui pourrait poser problème… mais également représenter une opportunité : « Recycler ces eaux pour l’irrigation permettrait à la fois de nourrir les cultures et de limiter les rejets lorsqu’ils sont problématiques », souligne l’équipe.

Doté d’un budget de 170 000 francs, le projet bénéficie du soutien de la Confédération et du canton, ainsi que de partenaires privés.

L’intérêt du secteur immobilier ne cesse de croître. Certaines entreprises envisagent déjà d’intégrer ces solutions sur leurs bâtiments. À terme, ces toitures pourraient bien redéfinir le paysage urbain : des espaces verts productifs, capables de rafraîchir les villes tout en valorisant les ressources naturelles. Une réponse concrète aux défis climatiques, qui prend racine… sur les toits !

Le « savoir-verre »

Une clientèle variée

L’entreprise est sollicitée par des propriétaires privés, des architectes, des régies immobilières mais aussi par des propriétaires d’immeubles pour des projets de grande ampleur, comme le remplacement de façades vitrées. Loretti SA dispose d’une équipe spécialement formée pour ce type d’intervention et intervient également pour le dépannage et le remplacement en cas de casse. Pour les projets intérieurs, de la salle de bains aux bureaux en passant par l’art de la miroiterie, Loretti est sur tous les fronts !

« La qualité du travail et la relation de confiance sont souvent propices à ce que le propriétaire nous confie ensuite d’autres travaux, comme la pose d’une marquise ou de grands miroirs dans un hall », explique Bernard Erny.

Forte de son expertise et de son savoir-faire, l’entreprise est sollicitée sur de nombreux projets d’aménagement, sublimant le verre comme un élément incontournable de l’habitat. De plus, le verre est un matériau durable, recyclable à l’infini et doté de qualités isolantes remarquables. « Le gain est grand sur la durée, mais il reste encore du chemin à parcourir pour rendre le verre encore plus durable, notamment en matière de réutilisation et de refonte. Nous sommes toutefois sur la bonne voie ! » conclut Bernard Erny.

Loretti S.A.

Route des Jeunes 91, CH-1212 LANCY

+41 22 343 36 30 accueil@loretti.ch www.loretti.ch

Plus d’informations sur innosquare.com

NOUVELLE PROMOTION

Découvrez un cadre de vie unique au cœur de la Glâne !

La Résidence Les Coteaux Verts de Siviriez !

Début des travaux: 1er2026avril

40

lescoteauxvertsdesiviriez.ch

Mon eau. Chez moi.

Oiseaux en ville : comment protéger les bâtiments sans les

dénaturer ?

Face aux nuisances liées aux pigeons et autres espèces urbaines, de nouvelles solutions discrètes et durables émergent pour concilier protection des infrastructures et respect du vivant.

En milieu urbain, la cohabitation entre les activités humaines et la faune sauvage devient un enjeu croissant. Les oiseaux, en particulier, trouvent dans les bâtiments modernes des opportunités d’abri et de nidification qui ne sont pas sans conséquences. Face à ces interactions, de nouvelles solutions émergent pour concilier protection des infrastructures et respect de l’environnement.

Pourquoi les oiseaux posent-ils problème en milieu urbain ?

Les pigeons, moineaux ou encore certains insectes trouvent dans les bâtiments des abris idéaux pour nicher. Cela peut entraîner des dégradations, des nuisances sonores, ainsi que des problématiques sanitaires liées aux déjections ou aux nids.

Pourquoi les solutions classiques ne suffisent-elles plus ?

Les dispositifs traditionnels, comme les pics métalliques, sont

souvent jugés inesthétiques et peu adaptés à l’architecture moderne ou patrimoniale. Les traitements chimiques, quant à eux, sont de plus en plus remis en question.

Quelles alternatives existent aujourd’hui ?

De nouvelles approches privilégient la dissuasion préventive plutôt que la contrainte. Certains dispositifs agissent sur le comportement des oiseaux grâce à des signaux visuels, tactiles ou olfactifs, les incitant à éviter certaines zones sans leur nuire.

Comment empêcher les intrusions dans les stores ?

Les caissons de stores sont particulièrement propices à la nidification. Des systèmes de barrières physiques, légers et discrets, peuvent être installés pour bloquer l’accès tout en laissant fonctionner le mécanisme normalement.

Ces solutions sont-elles visibles ?

Non. Elles sont conçues pour être quasiment invisibles depuis l’extérieur et s’intégrer harmonieusement aux bâtiments, sans en altérer l’esthétique.

Sont-elles durables ?

Oui. Ces dispositifs sont résistants aux intempéries et pensés pour durer plusieurs années sans entretien lourd, sous réserve de l’absence de manipulation lors d’interventions humaines. Quel est l’enjeu pour les villes comme Genève ? Il s’agit de trouver un équilibre entre protection des bâtiments et qualité de vie des habitants. Ces dispositifs s’inscrivent dans une réflexion plus large autour de la gestion durable de l’espace urbain, où l’objectif n’est plus d’éliminer, mais de mieux cohabiter. À mesure que les villes se densifient, ce type d’approche devrait progressivement s’imposer comme un standard dans la conception et l’entretien des bâtiments.

Vous voulez mieux profiter de votre solaire ? Pensez aux batteries de stockage !

Depuis sa création, Viteos Solutions SA s’est donné une ambition claire : être proche du terrain et proposer des solutions concrètes pour accélérer la transition énergétique. Dans un marché qui change vite, mieux piloter son énergie, c’est gagner en confort et en maîtrise des coûts. La batterie de stockage s’impose comme un levier très pratique en aidant à consommer plus intelligemment l’électricité produite sur place, notamment grâce au photovoltaïque. Pourquoi choisir l’option des batteries de stockage ?

Car le consommateur d’électricité valorise davantage sa production locale et augmente son autonomie au quotidien, sans trop changer ses habitudes ni s’ajouter de contraintes.

Avant de stocker : réduire et optimiser Le kilowattheure le moins cher est celui qu’on ne consomme pas. Avant d’ajouter une batterie, il vaut donc la peine d’optimiser son bâtiment et ses usages : réglages, appareils plus sobres, enveloppe du bâtiment et décalage de certaines consommations lorsque c’est possible. Si Viteos Solutions peut vous aider dans ces réflexions, elle vous dimensionne aussi un concept cohérent (photovoltaïque, pompe à chaleur, borne de recharge, stockage) selon vos priorités.

À quoi sert une batterie, concrètement ?

Une installation photovoltaïque produit principalement en journée, souvent à des moments où la consommation du bâtiment est relativement faible. Sans batterie, le surplus est injecté dans le réseau et racheté selon un tarif de reprise établi, qui tend à baisser. Avec une batterie, l’excédent est stocké puis réutilisé le soir et la nuit. Résultat : l’autoconsommation augmente, les achats d’électricité au réseau diminuent et engendrent donc des économies immédiates (frais de réseau, transport et distribution et redevances diverses). Par ailleurs, la consommation peut être lissée grâce à un pilotage intelligent.

Pourquoi l’intérêt grandit en 2026 :

l’ajustement d’injection (70 %)

L’ajustement d’injection (70 %) s’appliquera aux nouvelles installations et/ou aux nouveaux onduleurs afin de réduire notamment les perturbations électriques lors de pics de production. Point essentiel : cette mesure concerne l’énergie injectée dans le réseau et non l’énergie produite. Dans ce contexte, l’autoconsommation et le stockage deviennent clés : l’énergie « non injectée » peut être valorisée sur place (eau chaude, recharge de véhicule électrique, batterie), en particulier grâce à une gestion intelligente des usages.

Rentabilité ou résilience : deux motivations

Certaines personnes recherchent un gain économique (mieux valoriser le solaire, réduire les achats au réseau). D’autres visent la résilience, avec une réserve en cas de coupure. Attention : l’alimentation de secours n’est pas automatique et demande souvent une configuration spécifique. Plus précisément, il faut prévoir de nouveaux onduleurs hybrides (appareils transformant le courant continu en alternatif).

Bien choisir : les critères qui comptent Le bon choix dépend du bâtiment et des habitudes. Viteos Solutions dimensionne la capacité de la batterie selon les surplus du photovoltaïque et la consommation du soir (kWh), puis la puissance (kW) pour couvrir les charges importantes.

La compatibilité avec l’onduleur et un pilotage centralisé (géré par vos soins) sont déterminants pour coordonner production, stockage et usages.

Que votre installation soit nouvelle ou existante, des solutions adaptées peuvent être trouvées. Grâce à l’un de ses partenaires SwissGreen (CH), Viteos Solutions propose par exemple une batterie robuste et évolutive, assemblée en Suisse, dans le respect des critères de durabilité. Viteos Solutions peut également vous orienter vers des batteries de marques européennes ou asiatiques.

L’accompagnement Viteos Solutions SA Viteos Solutions, active dans toute la Romandie, propose un suivi personnalisé de A à Z, tant aux particuliers qu’aux collectivités et aux entreprises :

analyse, clarification des objectifs, concept énergétique, appui pour les subventions, puis mise en œuvre avec des partenaires régionaux. L’objectif : la satisfaction des clients via une solution régionale personnalisée, fiable, performante et bien dimensionnée.

+41 32 354 02 00 info@viteos-solutions.ch www.viteos.ch

PASSEZ DU RÊVE À LA RÉALITÉ

Depuis 1997, Leaderspa Pro Sa, la référence en Suisse romande pour les Spas - Wellness - Piscines pour résidences privées et lieux publics.

«L’essentiel est invisible pour les yeux»

L’isolation en laine de verre. Innovante. Durable. Écologique. Swissmade depuis 1937  !

Antoine de Saint-Exupéry
Le petit Prince

Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
Focus La Ville de Demain by Smart Media Agency AG - Issuu