votre agence digitale depuis 25 ans


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votre agence digitale depuis 25 ans


À la direction de Sword Group Suisse, il détaille comment l’IA révolutionne les entreprises, à l’intersection de l’innovation, de la cybersécurité et de l’humain.

Marcel Salathé & Pascal Frossard
En accueillant le prochain sommet mondial de l’intelligence artificielle à Genève en 2027, la Suisse envoie un signal clair : elle participe activement aux échanges internationaux sur le développement, l’intégration et la réglementation de cette technologie. Ce positionnement n’est pas symbolique. mais repose sur un écosystème scientifique, industriel et institutionnel solide.
Numéro un mondiale de l’innovation depuis quatorze ans, la Suisse consacre 3,3 % de son PIB à la recherche et au développement, soit 24,6 milliards de francs par an et 60 % du capital-risque investi dans le pays est orienté vers le DeepTech. EPFL et ETHZ figurent parmi les premiers producteurs européens de spin-offs technologiques, dont certaines atteignent des valorisations de plusieurs milliards, à l’image de Nexthink, spin-off de l’EPFL valorisée autour de trois milliards. L’IA et le machine learning représentent déjà près d’un quart des nouvelles entreprises DeepTech créées ces dernières années.
Une transformation est en cours
Les modèles d’IA sont en train de devenir une ressource critique, comparable à l’énergie, aux transports ou aux réseaux de


communication. Ils alimentent des outils, des plateformes ou des services, souvent sans que l’on s’en rend compte. Or toute nouvelle technologie transformative pose la même question : qui la contrôle ?
L’enjeu est concret. Les données constituent aujourd’hui l’un des actifs les plus précieux d’une organisation : données clients, procédés industriels, documentation technique, savoir-faire interne. Confier ces informations à des systèmes opaques opérés sous d’autres juridictions revient à externaliser une part de sa souveraineté économique.
À l’inverse, disposer de modèles auditable, personnalisables et déployables localement devient un avantage compétitif. Un modèle que l’on peut examiner, adapter et intégrer à ses propres systèmes permet d’innover tout en maîtrisant ses risques.
Les institutions académiques suisses développent actuellement plusieurs alternatives open source aux modèles commerciaux. Par exemple, Apertus, modèle codéveloppé par l’EPFL et l’ETHZ dans le cadre de la Swiss AI Initiative, illustre une approche fondée sur la transparence totale, entrainé sur des données publiques conformes aux standards suisses et européens, librement accessible et adaptable. Cette approche permet de disposer d’une brique d’infrastructure numérique sur laquelle entreprises et développeurs peuvent bâtir leurs propres solutions.
La Suisse ne gagnera pas la course à la taille face aux géants technologiques. Mais elle peut jouer un rôle décisif dans la construction d’une IA fiable, maîtrisée et alignée avec ses valeurs. Dans l’économie numérique, il devient clair que la compétitivité dépendra autant de la performance des outils que de la capacité à en garder le contrôle et à préserver la souveraineté des données.
Texte Marcel Salathé, co-directeur académique du Centre IA de l’EPFL & Pascal Frossard, Co-directeur académique du Centre IA de l’EPFL
Focus IT, Digital & Cybersécurité
Chef de projet
Nathan Joulin
Responsable national Pascal Buck
Head of content Romandie
Marie Geyer
Responsable graphique
Mathias Manner
Graphiste
Marie Geyer
Journalistes
Alix Senault, Océane Kasonia, Marc-Antoine Guet, Léa Stocky, SMA
Image de couverture
Kire Ivanov
Canal de distribution PME
Impression Walstead
Smart Media Agency SA. Gerbergasse 5, 8001 Zürich, Suisse Tél +41 44 258 86 00 info@smartmediaagency.ch redactionFR@smartmediaagency.ch focus.swiss

Bonne lecture ! Nathan Joulin
Project Manager


Ewout Kea Fondateur, KEA EVOLUTION
Dans un environnement où les solutions numériques se multiplient à grande vitesse, beaucoup de PME abordent la transformation digitale avec enthousiasme… avant de se heurter à la réalité du terrain.
« Les projets échouent rarement pour des raisons technologiques : les difficultés apparaissent lorsque les équipes ne sont pas embarquées », souligne Ewout Kea.
Depuis plus de vingt ans, il observe le même scénario : une direction convaincue, une solution technique
prête à être déployée, et des collaboratrices et collaborateurs placés devant le fait accompli. Le décalage est immédiat : résistances, ralentissements, perte d’élan et projets amputés de leur ambition initiale.
Une transformation réussie repose sur l’indispensable équilibre entre développement technologique et accompagnement humain. Intégrer les acteurs du terrain dès le début de la réflexion permet d’identifier où se situe la valeur ajoutée : ils sont en contact direct avec les clients et connaissent leurs besoins. La transparence sur les objectifs visés est un autre facteur clé de succès.
Parmi les projets qu’il accompagne, le fondateur de KEA EVOLUTION cite l’exemple d’une PME de 300 collaborateurs : les équipes ont défini 85 % du nouveau parcours client digitalisé, en s’appuyant sur les besoins concrets et la réalité opérationnelle.
Au lieu de tout digitaliser par principe, leur implication a conduit à prioriser les actions. Partir du terrain change tout : l’adhésion progresse et la digitalisation devient un levier de performance.
Mais derrière chaque transformation se joue en réalité une question plus personnelle : la posture et la vision du dirigeant. Pris en étau entre conseil d’administration, management et impératifs opérationnels, le CEO doit arbitrer vite, penser à long terme et décider dans l’incertitude, souvent seul.
« Mon rôle est aussi de tenir le miroir au dirigeant et de lui poser les bonnes questions, pour qu’il clarifie les siennes.»
En tant qu’acteur externe, sa position neutre libère la parole au sein de l’organisation. Sans aucun enjeu de pouvoir, Ewout Kea peut dire ce qui doit l’être et relayer
des messages que d’autres n’osent formuler directement. Cela permet d’apaiser les tensions, d’aligner les attentes et de créer une culture plus ouverte au changement.
La transformation devient durable lorsque technologie, équipes et vision convergent.
Plus d’informations sur kea-evolution.ch


Cybexpert • Brandreport

Stéphane Perroud CEO, Cybexpert
Face à l’intensification des cybermenaces, aux exigences réglementaires croissantes et à la pénurie de talents, les entreprises suisses ne peuvent plus se contenter de « cocher des cases ». Elles doivent démontrer que leur sécurité est efficace, maîtrisée et durable. C’est précisément dans cette réalité que s’inscrit Cybexpert. Fondée par Stéphane Perroud, expert en cybersécurité depuis plus de 17 ans, Cybexpert propose des formations certifiantes ancrées dans la pratique des entreprises suisses, centrées sur la gouvernance, la gestion des risques et l’efficacité opérationnelle.
Combler le fossé théorie-réalité
Cybexpert est née d’un constat clair : un décalage persistant entre les standards enseignés et leur mise en œuvre
concrète. Au cours de sa carrière dans l’audit, le conseil et la gouvernance de la sécurité, notamment au sein d’organisations internationales comme responsable sécurité, Stéphane Perroud a observé un phénomène récurrent : « Il existe une réelle volonté de renforcer la sécurité. Mais trop souvent, les organisations se concentrent sur la documentation pour satisfaire aux exigences réglementaires… sans toujours vérifier que les mesures fonctionnent réellement.» Pour lui, la conformité n’est pas une finalité. Elle est la conséquence d’une sécurité bien pensée, correctement implémentée et rigoureusement pilotée.
Un enjeu de gouvernance
Contrairement aux approches purement techniques, Cybexpert adopte une vision résolument stratégique. Le principal défi des entreprises n’est pas technologique, mais organisationnel :
– Intégrer la sécurité dans la stratégie globale
– Aligner les exigences réglementaires avec les réalités opérationnelles
– Instaurer un dialogue efficace avec la direction
– Assurer la continuité dans le temps
« La sécurité n’est pas un projet ponctuel, mais un dispositif stratégique appelé à évoluer avec l’entreprise. Chez Cybexpert, nous ne transmettons pas seulement des connaissances : nous développons le discernement, l’analyse critique et la capacité à prendre des décisions responsables.»
Formations certifiantes à portée internationale
Cybexpert se consacre exclusivement à la formation professionnelle, en inter et intra-entreprise.
Les programmes couvrent :
– Implémentation et pilotage d’ISO 27001
– Gestion des risques selon ISO 27005
– Rôle de CISO et la gouvernance de la sécurité
– Certifications internationales reconnues : CISSP et CISM
Chaque formation s’appuie sur des cas réels, des mises en situation concrètes, des échanges entre professionnels. L’objectif est clair : permettre une application immédiate des concepts dans le
contexte spécifique de l’entreprise. « Une formation est un partage d’expérience. C’est en confrontant les réalités que l’on développe une véritable maturité en sécurité. »
Pérenniser la sécurité
Les attentes en matière de formation évoluent : au-delà d’une certification telle qu’ISO 27001 ou CISSP, de plus en plus d’entreprises désirent développer une capacité à piloter leur sécurité comme un élément central de leur gouvernance d’entreprise. Cette maturité croissante confirme une conviction forte de Cybexpert : « La sécurité n’est pas qu’une affaire d’IT. Elle touche directement à la pérennité, à la réputation et à la résilience de l’entreprise. » Former des professionnels capables de comprendre les enjeux stratégiques, d’adapter les standards au contexte réel et d’accompagner la direction dans ses décisions : telle est l’ambition de Cybexpert.


Les données sont au cœur de toutes les organisations, de la PME à la multinationale. Bien gérées, elles deviennent un moteur stratégique ; mal protégées, elles peuvent fragiliser l’entreprise, sa réputation et sa survie. Pierre Moret, avocat et associé gérant de Data Legal Advisory Sàrl, cabinet spécialisé dans le conseil et l’accompagnement en protection des données et sécurité de l’information, dévoile les clés pour anticiper les risques et sécuriser cet actif essentiel.

Pierre Moret, pourquoi la protection des données est-elle aujourd’hui un enjeu stratégique pour les PME suisses ?
Les entreprises se concentrent naturellement sur leur cœur de métier et ses défis. Le quotidien mobilise l’attention des décideurs, qui négligent souvent la valeur réelle des données et informations qu’ils collectent, traitent et diffusent. Or, ces données sont de véritables actifs, au même titre que les machines, immeubles ou stocks.
Cette valeur, parfois difficile à mesurer, est particulièrement cruciale dans les services, où elles constituent la matière première pour créer de la valeur ajoutée. Les données s’apparentent à la respiration de l’entreprise : elles circulent sans cesse, alimentant décisions et actions.
Avec la digitalisation, il est indispensable de les considérer stratégiquement, comme un élément permettant d’atteindre un
objectif. Passer de l’information à la connaissance via l’analyse devient la norme et guide les entreprises dans des marchés en constante évolution. Ce rôle central, bien compris par certains acteurs légaux ou hostiles de la digisphère, confirme que les données sont un véritable « mur porteur » pour toute organisation.
Les dirigeants prennent-ils suffisamment au sérieux les risques liés aux données ?
Oui et non. Les grandes structures comprennent mieux ces risques, grâce à leur expérience en traitement de données et IA, leur permettant d’adopter une approche data-centric et de formaliser la gestion selon des normes ISO ou sous la pression des clients et marchés, ce qui devient un enjeu de réputation et de confiance.
Dans les petites structures, il faut encore souvent convaincre d’adopter une approche fondée sur les risques. Les moyens limités et des objectifs parfois flous freinent les initiatives. On entend encore des réflexions comme « nous sommes trop petits pour être ciblés, pas besoin de s’équiper comme une multinationale ». Savoir qu’il faut agir et ne rien faire reste une faute de management.
Quelle est l’erreur la plus fréquente que vous observez dans les PME en matière de sécurité ou de conformité ?
C’est de considérer la sécurité
des données ou la conformité comme une question purement technique. La dimension technique est essentielle, mais elle ne suffit pas. Sans gouvernance, on risque d’investir dans des moyens inadaptés, sans analyse claire des besoins et objectifs (stratégie IT et données personnelles).
Une gestion efficace de la sécurité et de la conformité doit intervenir à plusieurs niveaux : technique, organisationnel (équipes, audits, refonte des processus), humain (rôles, sensibilisation), financier (budgets dédiés) et temporel (priorisation, planification).
C’est un véritable projet.
Quels types d’incidents ou de failles voyez-vous le plus souvent chez vos clients ?
Les incidents les plus fréquents concernent le shadow IT (utilisation de systèmes ou logiciels non approuvés par la Direction des systèmes d’information) et le shadow IA (usage d’outils d’intelligence artificielle non contrôlés par l’entreprise), ainsi que l’usage des messageries électroniques. Les architectures de sauvegarde sont souvent négligées.
Dans les grandes entreprises, des outils et des politiques internes limitent ces risques, tandis que dans les PME, le recours à des moyens IT privés ou à l’utilisation
discrète de l’IA pour améliorer la performance expose à des risques souvent sous-estimés. Sur le plan de la gouvernance, les PME souffrent fréquemment de l’absence de cadre et d’outils de pilotage. Pourtant, le cadre réglementaire ne laisse aucune marge : tous les acteurs traitant des données doivent respecter les mêmes obligations, que ce soit une multinationale ou une petite gérance locale. La différence se fait uniquement sur la proportionnalité des moyens mis en œuvre.
Quelles peuvent être les conséquences réelles d’une violation de données pour une PME ?
Les conséquences sont multiples. Sur le plan légal, la violation des droits des personnes concernées peut entraîner amendes et prétentions en réparation. Opérationnellement, sans données, toutes les fonctions s’arrêtent, ce qui entraîne pertes d’exploitation et de marchés. La réputation de l’entreprise peut également être gravement affectée : une violation peut ruiner des décennies de bonne image. Enfin, il y a un coût humain non négligeable : stress, perte de confiance et démotivation des collaborateurs.
Nous avons ainsi constaté qu’une PME victime d’un hacking sévère peut avoir du mal à survivre plus de trois à quatre ans après les faits.
Les petites structures sont-elles réellement exposées aux cyberattaques ?
Oui. Croire que la petitesse réduit l’exposition est une erreur. Les hackers exploitent des failles automatiquement, via bots et campagnes d’hameçonnage, indépendamment de la taille de l’entreprise. La criminalité informatique est devenue industrielle.
À partir de quand une entreprise doit-elle s’inquiéter de son niveau de sécurité ?
Dès qu’elle traite des données, utilise des applications SaaS, est présente sur internet ou les réseaux sociaux, ou utilise IA et messagerie électronique. Toute faille peut paralyser les opérations ou conduire à extorsion et divulgation sur le darknet. La sécurité doit être intégrée dès la conception de tous les projets et outils, selon les principes de Privacy by Design et Privacy by Default (protéger les données dès la conception et paramétrer les systèmes pour garantir la confidentialité par défaut).
En quoi la nouvelle loi fédérale sur la protection des données (LPD) a-t-elle changé la donne pour les entreprises ?
C’est l’actualisation d’une loi de 1992, alignée sur la Convention 108/108+ et compatible avec le RGPD européen, sans en être une simple copie. Elle a été perçue initialement comme une source d’inquiétude, avant d’être comprise comme un standard minimum pour la protection des données. Elle fournit un cadre de compatibilité avec l’Europe, avec moins de lourdeurs et de contraintes.
Les PME suisses sont-elles également concernées par le RGPD européen ?
Oui, pour celles qui traitent des données de citoyens européens. Par exemple, un hôtel suisse proposant des offres spéciales à des clients italiens collecte et traite leurs données, ce qui le soumet au RGPD. Il doit anticiper ces obligations pour éviter toute improvisation.
Quels sont les risques juridiques concrets en cas de non-conformité ?
En Europe, des sanctions administratives et le droit à réparation existent. Le RGPD prévoit des amendes jusqu’à 2-4 % du CA mondial. La LPD suisse prévoit des recours civils et, accessoirement, des sanctions pénales jusqu’à CHF 250 000 pour violation d’obligations d’information, de diligence, de discrétion ou de collaboration.
La criminalité informatique est devenue industrielle.
Peut-on considérer la conformité comme un projet ponctuel ?
Non. La conformité est une démarche continue et proactive. Les certifications (Cyber-Safe, ISO 2700X) exigent un suivi permanent pour créer confiance et résilience. Ne pas pérenniser l’investissement revient à gaspiller des ressources et à manquer de vision managériale.
Qu’est-ce qui distingue
Data Legal Advisory Sàrl d’un cabinet d’avocats traditionnel ?
Data Legal Advisory Sàrl n’est pas un cabinet d’avocats classique. Animée par un avocat économiste d’entreprise et ses collaborateurs, elle accompagne toutes les organisations dans la conformité, la gouvernance, la protection des données et l’intelligence économique.
L’accompagnement couvre audits, Risk Assessment, PSSI et politiques internes, veille et prévention des risques réputationnels.
Pourquoi est-il essentiel de combiner expertise juridique et expertise IT ?
Le cadre juridique fixe les « règles du jeu » mais pas les moyens techniques pour les respecter. L’IT traduit ces exigences en solutions concrètes. L’expérience juridique permet d’anticiper les problèmes et de mettre en place des jalons procéduraux utiles en cas de difficulté.
Comment se déroule concrètement un audit externe du système d’information ?
Il commence par la définition du périmètre et des objectifs, puis l’identification des équipes et collaborateurs impliqués. Viennent ensuite le choix des outils adaptés, des inventaires des actifs IT et informationnels, la description des activités métiers, les questionnaires adressés aux partenaires, avant de synthétiser les informations et de formuler des recommandations. Chaque audit est unique et entièrement sur mesure.
Combien de temps faut-il en moyenne pour mettre une PME ou une entreprise en conformité ?
Cela dépend de la motivation et de l’énergie de la direction. Plusieurs mois sont nécessaires pour examiner toutes les dimensions. Les solutions rapides comme les questionnaires en ligne, ne remplacent pas une connaissance fine de l’entreprise.
Proposez-vous un accompagnement dans la durée ?
Oui. Du mandat de DPO externe à l’intégration au conseil d’administration, ou en complément de prestations purement techniques. L’accompagnement est modulable et évolutif selon les besoins. Des collaborations B2B sont également envisageables.
Les données sont de véritables actifs, au même titre que les machines, immeubles ou stocks.
La technologie suffit-elle à garantir la sécurité des données ?
Non. Elle est indispensable pour analyser et réagir, mais sans gouvernance, elle donne une illusion de maîtrise. La technologie doit être dirigée et intégrée à la stratégie globale.
Quel rôle jouent les collaborateurs dans la protection des données ? Fondamental. Même une forteresse digitale échoue si les collaborateurs ne savent pas reconnaître un email douteux ou n’adoptent pas de discipline sur les mots de passe.
Quel conseil donneriez-vous aujourd’hui à un dirigeant ou une dirigeante de PME qui n’a pas encore entamé de démarche de conformité ?
De ne plus hésiter ni remettre cela « au prochain exercice ». Il ou elle n’aura probablement pas de difficulté à convaincre son conseil d’administration de consacrer l’énergie et les ressources nécessaires, car les conséquences légales (responsabilité), économiques (pertes d’exploitation ou avantage concurrentiel) et réputationnelles (perte de confiance, dégâts d’image) ne laissent aucune marge de manœuvre. Ne pas savoir exactement comment aborder la problématique ne doit pas être un frein ni une excuse. Le décideur doit se fixer un objectif clair pour agir à temps.
Encore une fois, savoir qu’on doit faire « quelque chose » et ne rien faire, c’est le pire des scénarios.
Interview Océane Kasonia
Plus d’informations sur +41 79 322 73 22 pierre.moret@data-legal.ch data-legal.ch


Agence de référence en stratégie de communication et création de contenus, miind se positionne comme un facilitateur incontournable. Basée à Genève, l’agence accompagne depuis 10 ans, avec savoir-faire, les entreprises dans la construction de leur identité et de leur storytelling. Rencontre avec François-Louis Noël, Managing Director, qui évoque ses projets et sa vision du métier.

François-Louis Noël Managing Director, miind
Quels sont les services que vous proposez aux entreprises et quelles sont vos spécialités ?
Nous sommes une agence de services structurée autour de deux piliers principaux. Le premier est le conseil stratégique : stratégie de marque, stratégie digitale et stratégie de communication 360°. Le second pilier concerne la création des outils et contenus, avec la conception d’identités visuelles, la création d’écosystèmes digitaux (website, référencement, réseaux sociaux), ainsi que la production de campagnes, qu’elles soient TV ou print.
Notre spécificité repose avant tout sur notre approche stratégique, qui vise à épurer au maximum les messages afin de les rendre simples, lisibles et accessibles. Nous avons également fait le choix d’un modèle décentralisé : le planning stratégique et digital, la direction créative et la gestion opérationnelle des projets sont assurés en interne, tandis que nous
collaborons avec des experts externes pour les phases de production. Cela nous permet de rester agiles et de travailler avec les meilleurs spécialistes dans leurs domaines. Cette organisation crée une synergie fluide et fiable, au service de la qualité.
Comment l’agence accompagne-t-elle ses clients dans leurs campagnes de communication ?
Nous adoptons une posture de « sparring partner ». Nos clients connaissent parfaitement leur métier, tandis que nous apportons le recul stratégique et la vision créative complémentaire. Notre approche est profondément collaborative : nous travaillons main dans la main avec eux, notamment lors de l’élaboration des briefs créatifs. Nous privilégions les relations dans la durée, qui permettent de construire une véritable compréhension mutuelle et d’assurer une cohérence globale dans la communication.
Quels sont vos principaux atouts en tant qu’agence et qu’est-ce qui fait votre singularité ?
Notre force repose sur un savoir-faire solide et une méthodologie structurée, appuyée par nos propres outils d’analyse et de communication.
Nous utilisons cette méthode comme un cadre, que nous adaptons ensuite aux spécificités de chaque client.
La dimension collaborative est également un élément clé. Les relations avec les clients ont beaucoup évolué ces dernières années : elles sont aujourd’hui plus transparentes, plus directes et plus saines. Nous avons une vision globale, ce qui nous permet de jouer un véritable rôle de chef d’orchestre de leur communication, en assurant la cohérence de l’ensemble des actions.
Quelles sont, selon vous, les campagnes les plus marquantes ?
Il y a moins de campagnes vraiment visibles et marquantes aujourd’hui de par la fragmentation des sources de visibilité. En revanche de grands événements planétaires et rassembleurs comme le Super Bowl aux États-Unis sont de bons indicateurs des tendances. C’est un véritable laboratoire créatif, qui propose des idées extrêmement riches en termes de storytelling et de dispositif. Ce type d’événement montre à quel point la créativité peut être puissante lorsqu’elle s’inscrit dans une vision globale et cohérente. C’est une référence intéressante pour nourrir notre réflexion et repousser les limites de la communication.
« Less is more » est votre mantra. Qu’évoque pour vous cette citation de Mies van der Rohe ?
C’est une véritable philosophie. Aujourd’hui, nous vivons dans un monde saturé de messages, où le digital est omniprésent. Dans ce contexte, la clé est de simplifier. Il faut réussir à formuler des messages clairs, persuasifs et efficaces. Cette approche minimaliste demande du courage, car elle implique de faire des choix. Chez miind, nous revendiquons cette approche de bon sens, parfois à contre-courant, mais qui permet de créer une communication plus juste, plus lisible et plus impactante.
Plus d’informations sur www.miind.ch



Bogdan Ionesco, quels sont les enjeux des entreprises, notamment des PME, dans la transformation digitale ?
Pour nous, le véritable défi vient du fait qu’une PME ne peut plus se permettre de gérer sa transformation numérique toute seule. Afin de prévenir les risques de cyberattaques, de protéger leurs données et de faire les choix technologiques nécessaires à leurs évolutions, il est essentiel que les entreprises choisissent un partenaire basé sur son expertise, ses réelles compétences et sa proximité.
Quelles approches sont les plus pertinentes pour aider les PME à relever les défis du numérique ?
Notre approche AGILE est basée sur l‘identification et l‘étude des besoins de nos clients, mais aussi sur les difficultés rencontrées par les entreprises dans le monde numérique. Nous travaillons également avec des outils clairs et documentés, comme des audits, des tests de pénétration IT (simulations d’attaques) et de la collecte de données. En outre, nous mettons en place des processus adaptés à toutes les étapes de la transformation. Grâce à cet accompagnement, nos clients nous font confiance depuis plus de 15 ans pour répondre à leurs attentes, à la fois présentes et futures.
Quels types de risques informatiques pensezvous être les plus critiques pour une PME ?
Question complexe ! En réalité, les risques informatiques sont omniprésents pour une PME. Globalement, 42 % des PME estiment qu’aucune n‘est responsable de la sécurité. Selon nous, ces problèmes sont en partie dus aux choix des partenariats. Concrètement, 32 % des entreprises n‘ont pas mis en place des mesures de sécurité, même si elles sont accompagnées par des prestataires. Cela est évidemment très alarmant dans le monde multiconnecté d‘aujourd’hui. En outre, une formation appropriée des utilisateurs finaux aux risques des outils informatiques est primordiale.
Dans un climat marqué par le changement permanent et une transformation numérique effrénée, choisir une infrastructure IT adaptée et des partenaires de confiance revêt une importance stratégique pour les PME. Entre l’intelligence artificielle, la protection et la souveraineté des données, les solutions managées ou encore la collaboration unifiée, les exigences IT sont de plus en plus complexes.
Pour Bogdan Ionesco, Directeur technique de Wentland Switzerland, tous ces défis ne peuvent plus être relevés par des solutions uniques et standardisées, mais par des approches sur mesure alliant technologies et savoir-faire.
Comment une PME devrait-elle identifier ses risques ?
C‘est très simple. Il faut rester pragmatique et logique : chaque risque est identifiable et évitable, et chaque problème a sa solution. Il ne s’agit pas de penser uniquement en termes de coûts. Au contraire, si se doter de solutions et de partenaires fiables afin de prévenir les risques futurs a un prix, le retour sur investissement est réel. Les PME ont tout à y gagner.
Selon vous, quels thèmes devraient être abordés par les PME dans le domaine des nouvelles technologies ?
Malheureusement, ils sont nombreux. Les éléments technologiques et humains à ne surtout pas négliger sont les risques liés à la cybersécurité, à l’emplacement des données ainsi qu’à leur sauvegarde et à leur récupération en cas de besoin. Je citerais également la protection des données personnelles et confidentielles conformément à la législation en vigueur (nLPD/RGPD), la souveraineté des données et la conformité aux réglementations propres à notre secteur d’activité, l’adoption des nouvelles technologies telles que l’IA, les solutions SASE et la sécurité associée. Enfin, sont également essentielles l’expertise et l’expérience des partenaires, ainsi que le choix judicieux des fournisseurs de solutions.
Quelles sont les solutions et accréditations qui vous différencient sur le marché de l‘IT ?
Tout d’abord, nous avons mis en place nos propres solutions, dimensionnées et adaptées aux besoins de nos clients : l’espace de travail global de Wentland Switzerland SA (G2WS) • la sauvegarde comme service • DPO à la demande • CTO ou directeur technique à la demande • l’audit et le conseil juridique NLP/RGPD à la demande • la signature électronique certifiée par la Confédération suisse.
Dans le choix d‘un prestataire IT et télécom, à quoi une PME doit-elle faire attention ?
Vos données sont cruciales, hautement stratégiques et de grande valeur pour le développement de votre entreprise. Votre choix de partenaire est donc tout aussi stratégique. Le plus important est de vous
assurer que votre prestataire est en mesure d’aligner ses solutions avec les besoins de votre entreprise. Il est également essentiel d’identifier et de réduire les technologies superflues et dépassées. La proximité de votre partenaire est tout aussi primordiale : un partenaire disponible rapidement et structuré dans son approche IT aide à réduire fortement les risques de panne prolongée. Enfin, une approche d’écoute attentive aux coûts de votre infrastructure devrait être la clé pour choisir le bon partenaire.
Pouvez-vous nous parler plus en détail de vos solutions faites sur mesure pour les PME ?
L’espace de travail global de Wentland Switzerland SA constitue un environnement intégré permettant aux collaborateurs d’accéder facilement aux outils, aux informations et aux ressources nécessaires à leurs activités quotidiennes. Il regroupe les plateformes de communication, les systèmes opérationnels et les espaces de partage de connaissances afin de favoriser la collaboration, la productivité et la coordination entre les équipes. Conçu pour soutenir un mode de travail moderne et flexible, cet environnement facilite l’accès sécurisé aux services de l’entreprise, que ce soit au bureau, chez les clients ou à distance.

Un dernier conseil pour les PME et les entreprises ?
La tâche est ardue ! Mais vous n‘êtes pas seuls. Les professionnels de l‘informatique sont là pour vous aider.
Pour nous, l‘informatique est un outil qui doit permettre aux PME de se développer, mais pas au détriment de la qualité et de la sécurité de leurs actifs. Si l‘outil est bien mis en place, la PME peut se concentrer sur son cœur de métier.

Imaginez un collaborateur qui ne dort jamais et exécute des tâches répétitives. Ce n’est plus une utopie, mais une réalité rendue possible par les agents IA autonomes. Ces outils ne se limitent plus à répondre : ils rédigent des brouillons, surveillent des boîtes mail et lancent des tâches planifiées, parfois sans intervention humaine.
Le MCP, le protocole qui relie l’agent à vos outils Pour agir, un agent IA doit pouvoir utiliser des outils externes. C’est le rôle du MCP (Model Context Protocol), un standard qui connecte un agent à des sources de données, des outils et des workflows externes. Dans un environnement comme n8n, plusieurs serveurs MCP peuvent être reliés à un même agent. Il choisit alors l’outil adapté à la demande, mais toujours dans un cadre défini à l’avance.
Cette autonomie n’a rien de magique. Quelqu’un doit définir les connecteurs disponibles, les outils exposés, les permissions accordées et, si nécessaire, les actions soumises à validation humaine.
Les skills, ou comment on donne un cadre à l’agent
Les skills complètent ce dispositif. Une skill n’est pas seulement une extension technique : c’est un cadre de travail donné à l’agent. Elle peut prendre la forme d’instructions, mais aussi intégrer des ressources, des exemples, des outils ou des scripts exécutables.
Elles peuvent être invoquées explicitement par l’utilisateur ou simplement chargées en arrière-plan par l’agent pour orienter automatiquement son comportement.
Quand l’agent devient vraiment opérant
Prenons l’exemple d’OpenClaw, une plateforme qui relie WhatsApp, Telegram, Discord ou Slack à un agent capable d’opérer en arrière-plan depuis une machine locale ou un serveur.
En dialoguant simplement avec l’agent, l’utilisateur peut lui faire construire un contexte de travail, mémoriser des comportements, enrichir ses skills et, dans certains cas, préparer la logique d’un connecteur ou d’un serveur MCP pour interagir avec un service externe. On ne parle donc plus seulement d’un outil qui exécute des tâches, mais d’un système capable d’étendre son périmètre d’action, presque sans intervention d’un développeur.
Plus de puissance, plus de risques
C’est ici que le casse-tête sécuritaire commence. La personne qui échange avec l’agent n’est pas forcément informaticienne ni formée à la cybersécurité, alors même qu’elle peut ouvrir de nouveaux accès, automatiser des actions sensibles ou créer des passerelles vers d’autres systèmes.
De plus, un agent qui agit doit disposer d’autorisations et parfois de droits techniques élevés. S’il est trompé, il peut agir de manière inattendue. L’exemple le plus frappant reste l’injection de prompt : une instruction malveillante, dissimulée dans un e-mail, un document ou une page web, peut être interprétée comme une consigne légitime.
Plus un agent possède de skills ou se connecte à des outils externes, plus sa surface d’attaque s’élargit. Une compétence non vérifiée peut devenir une porte d’entrée pour un pirate.
La sécurité :
une priorité dès la conception
La règle est claire : un agent IA ne doit jamais opérer librement au cœur d’un système informatique. Il doit être déployé en vase clos, dans une machine virtuelle, un conteneur Docker ou un environnement dédié, isolé du reste du réseau. C’est l’application stricte du principe du moindre privilège : l’agent n’accède qu’aux ressources strictement nécessaires et ne devrait
ni voir ni connaître l’existence des autres logiciels, données ou services du système. Un agent chargé de publier un article LinkedIn n’a aucun besoin de consulter les fichiers RH ou les données financières.
Former avant de déléguer
La technologie seule ne suffit pas. En discutant simplement avec lui, un utilisateur peut enrichir ses skills, lui donner de nouveaux comportements ou l’amener à interagir avec de nouveaux services. Sans formation adéquate, il peut ainsi modifier en profondeur les capacités de son agent sans en percevoir toutes les implications de sécurité.
Former les équipes devient donc indispensable : comprendre quelles données l’agent peut voir, quels outils il peut appeler, quelles actions il peut automatiser et à quel moment la validation humaine doit impérativement reprendre la main.
Un levier de productivité… à condition de le maîtriser
Bien encadré, isolé et surveillé, un agent autonome peut devenir un atout majeur pour les PME. Mal sécurisé, il se transforme en menace. La question n’est plus de savoir si les entreprises adopteront ces agents, mais dans quel cadre elles accepteront de leur confier une part de leurs processus, de leurs données et de leur confiance.
Texte SMA

Éric Darien Directeur, Abax Info
Pour Abax Info, la cybersécurité ne doit pas intervenir après un incident. Elle doit être pensée dès la conception de l’environnement numérique. Une conviction défendue par son directeur, Éric Darien, auprès des PME qu’il accompagne.
Dans les petites et moyennes structures, le rapport à la cybersécurité est souvent binaire. « Soit les dirigeants ont déjà été victimes d’un piratage et ils sont sensibilisés. Soit ils ne l’ont jamais été et le sujet reste secondaire.» Pour Éric Darien, cette approche pose problème. « La cybersécurité ne peut pas être un élément à part. Elle fait partie intégrante du mode de pensée. Il serait impensable de commercialiser une voiture sans
penser à la sécurité des usagers. Pourtant, beaucoup de dirigeants pilotent leur entreprise sans intégrer la sécurité de leurs données dans leurs décisions.» Dans de nombreuses
PME, la sécurité n’est pas intégrée dès le départ. « Si les grandes entreprises disposent de responsables informatiques en interne, les plus petites n’intègrent pas toujours ces enjeux dans leur feuille de route. Or, aujourd’hui, la donnée est le sang de l’entreprise. La perdre ou se la faire pirater peut être vital.»
L’objectif d’Abax Info : faire comprendre aux dirigeants que la cybersécurité est une composante essentielle de leur organisation numérique.
Sécuriser, optimiser, guider Créée en 2006, l’entreprise intervient auprès de structures qui recherchent un partenaire unique pour piloter leur environnement informatique. Pour ce faire, Abax Info s’appuie sur trois piliers, dans un ordre clair : sécuriser, optimiser, accompagner. La première brique des services proposés concerne l’intégration : installer
un environnement informatique cohérent avec l’existant et réellement adapté aux besoins. « Nous insistons beaucoup sur l’intervention en amont des projets. Certains clients sollicitent des prestataires pour de nouveaux logiciels sans intégrer leur système existant, ce qui génère ensuite des incompatibilités.» L’enjeu est donc d’éviter ces ajustements tardifs en assurant une cohérence dès le départ. Vient ensuite la sécurisation des infrastructures. Services managés, antivirus supervisés, sauvegardes externalisées, supervision continue : l’objectif est d’anticiper les risques plutôt que de les subir. « Notre rôle est de détecter les anomalies et d’intervenir rapidement.» Enfin, l’infogérance et l’accompagnement au quotidien complètent le dispositif, entre gestion du parc, maintenance, visites préventives et support aux utilisateurs.
Technologie et proximité
Mais pour Éric Darien, la sécurité ne repose pas que sur des outils. « Nous travaillons sur deux dimensions : la
machine et l’humain.» Sur le plan technique, Abax Info a défini une base technologique qui assure la protection et le retour d’informations afin d’analyser ce qui se passe et d’y répondre rapidement. Mais l’accompagnement reste essentiel. « L’humain n’est pas une machine. La proximité permet de comprendre les équipes, leurs usages, et de proposer un accompagnement adapté.» Cette approche s’inscrit dans le temps long. « Certains clients ont adhéré à notre philosophie depuis nos débuts et nous sommes toujours à leurs côtés.» Pour les dirigeants de PME, le message est simple : s’appuyer sur un partenaire qui conjugue sécurité, optimisation et accompagnement permet de transformer l’informatique en véritable accélérateur de croissance.
Texte Marc-Antoine Guet
Plus d’informations sur abaxinfo.com
SGHP Consulting • Brandreport
Alors que les entreprises multiplient les usages du cloud et de l’IA, les enjeux de cybersécurité prennent une nouvelle dimension.
Sylvain Porchet, CEO de SGHP Consulting, décrypte les risques auxquels les organisations doivent se préparer.

Sylvain Porchet CEO, SGHP Consulting
Sylvain Porchet, pouvez-vous nous présenter SGHP
Consulting ?
SGHP Consulting accompagne les entreprises dans l’alignement de leur système d’information avec leurs objectifs stratégiques, tout en renforçant leur cybersécurité. Nous proposons des prestations visant à mettre leur environnement en conformité et à l’optimiser. Notre force repose sur une solide expérience couvrant les domaines centraux de la numérisation : ERP, gestion électronique des documents (GED/ECM), IT et cybersécurité. Nous offrons des conseils adaptés à chaque secteur, afin d’aider les organisations à renforcer leur résilience.
Le plus grand besoin actuel ?
Contrôler la configuration de l’environnement Microsoft 365. Celui-ci est systématiquement mal configuré et représente aujourd’hui une source de risques largement exploitée par les cybercriminels.
Que doivent faire les PME pour résoudre ce problème ?
La majorité des organisations utilisent Microsoft 365 sans visibilité quant à sa sécurisation. Dès lors, il est impossible de corriger les failles et de juger de la qualité de la mise en place. Microsoft 365 déplace la surface d’attaque hors des murs et une mauvaise configuration amplifie celle-ci. La responsabilité d’une entreprise est engagée quant à la manière dont elle s’assure que ses prestataires (notamment ceux qui administrent l’environnement) garantissent la sécurité des données. Selon une étude suisse de 2025, 69 % des entités n’atteignent pas le score de conformité recommandé. Plus largement, en 2024, une analyse
menée sur 1,6 million d’utilisateurs a montré que 90 % des organisations affichaient des lacunes dans quatre domaines clés de sécurité. Ces risques mènent à des incidents coûteux. La non-conformité est une chose, mais les conséquences opérationnelles d’un incident en sont une autre. Notre approche consiste à auditer le tenant, cartographier les écarts avec les seuils de sécurité attendus, puis préconiser et prioriser les actions correctives.
Quels défis sécuritaires pour demain ?
Les défis sécuritaires de demain ont en réalité déjà commencé. Aujourd’hui, les collaborateurs utilisent souvent des outils d’IA générative (ChatGPT, Copilot ou autre), sans cadre ni politique d’usage. Des contrats, données RH ou informations stratégiques fuitent. Demain, l’IA agentique (des agents autonomes capables d’agir, de décider et d’accéder aux systèmes et données) changera la donne. Les protections intégrées aux
modèles d’IA ne résistent plus aux attaques actuelles et sécuriser le modèle lui-même est inopérant. La sécurité doit se construire autour de celui-ci. Il est nécessaire d’adopter une approche sous l’angle de l’urbanisme numérique. Avec l’IA agentique et ses interactions avec les ERP, les GED/ECM et les données, maîtriser l’intégration dans le respect des contraintes de conformité et de sécurité devient indispensable. Nous orchestrons une adoption maîtrisée, transformant l’IA en un atout sûr et sécurisé.
Interview Marc-Antoine Guet
Pour plus d’informations : contact@sghp.consulting www.sghp.consulting


Alors que l’intelligence artificielle s’impose de plus en plus dans les entreprises, beaucoup de dirigeants s’interrogent : par où commencer pour avoir un réel impact ? Les aider à répondre à cette question, c’est justement la mission que s’est donnée Ars Cognito. Basée en Suisse, la société de conseil accompagne les entreprises qui souhaitent se doter de solutions d’intelligence artificielle sur mesure.

Dans cette interview, Jordi Planes explique comment son entreprise allie compétences techniques et compréhension humaine pour répondre aux besoins de ses clients.
Jordi, par où commencer avec l’IA ?
L’IA repose sur des actifs digitaux : données, documents, processus. Si ces éléments ne sont pas structurés et fiables, les résultats seront limités. La technologie amplifie toujours la qualité ou les lacunes de la base existante. Nous commençons donc par consolider et structurer les données afin de garantir des fondations solides et durables.
Vous travaillez avec l’IA depuis 2019. En quoi est-ce un avantage aujourd’hui ?
Nous avons démarré bien avant la démocratisation de l’IA générative. Cette antériorité nous donne une vision claire de l’évolution technologique et nous permet de distinguer les effets de mode des solutions réellement créatrices de valeur. Notre approche est pragmatique, orientée
Lorsque les données sont maîtrisées et accessibles, l’IA devient un levier d’aide à la décision et un facteur de compétitivité durable.
résultats et adaptée aux contraintes spécifiques de chaque entreprise.
Pouvez-vous nous donner un exemple de projet récent ?
Nous avons récemment automatisé le flux commercial d’un food trader international. Ses offres fournisseurs arrivaient dans des formats hétérogènes et nécessitaient un traitement manuel chronophage. Nous avons donc standardisé les données dans une base structurée, puis déployé un agent d’IA connecté à WhatsApp Business. Cela permet aujourd’hui à l’équipe commerciale de générer rapidement des offres clients via cet agent, qui exploite l’ensemble des données consolidées.
Le résultat est immédiat : réduction des tâches administratives, amélioration de la réactivité commerciale et meilleure exploitation du capital informationnel de l’entreprise.
Quel impact stratégique observez-vous dans ce type de transformation ?
Au-delà des gains d’efficacité, l’enjeu est stratégique. Lorsque les données sont maîtrisées et accessibles, l’IA devient un levier d’aide à la décision et un facteur de compétitivité durable. Elle permet aux entreprises de capitaliser sur leur propre connaissance interne.
Quel conseil donneriez-vous aux dirigeants qui hésitent encore à se lancer ?
Rien ne sert de vouloir transformer son entreprise d’un coup. Il est plus pertinent de démarrer par un processus à fort impact, souvent commercial ou opérationnel, puis de l’étendre progressivement. L’IA est autant un apprentissage organisationnel qu’une technologie.
Chez Ars Cognito, nous accompagnons les entreprises dans cette transition de manière structurée, pragmatique et orientée valeur, afin que la digitalisation et l’IA deviennent un véritable avantage compétitif.
Pour plus d’informations : +41 76 687 14 07 contact@arscognito.io www.arscognito.io

Souvent ciblées par les cybercriminels mais encore insuffisamment préparées, les PME doivent repenser leur approche de la cybersécurité. À la tête d’iptagone, Alain Jean-Petit-Matile propose un accompagnement sur mesure, pensé pour adapter la sécurité informatique aux réalités et aux budgets des petites et moyennes entreprises.

Alain Jean-Petit-Matile Fondateur, iptagone
Aujourd’hui, les petites et moyennes entreprises figurent parmi les cibles favorites des cybercriminels. Pour Alain Jean-PetitMatile, CEO de la société iptagone, « elles sont globalement les moins préparées à faire face aux attaques, ne bénéficient bien souvent pas d’une maturité informatique suffisante pour y résister, et disposent de budgets limités.» À cela s’ajoute l’idée reçue persistante que la cybersécurité est un luxe coûteux que seules les grandes organisations peuvent se permettre. Cela conduit de nombreuses PME à reporter, voire à ignorer, la mise en œuvre de protections, malgré les risques encourus. Une étude de Digital Switzerland (2025) le confirme : 90 % des PME reconnaissent le cybercrime comme un défi majeur. Pourtant, seuls 20 % réalisent des audits de sécurité, et 30 % disposent d’une stratégie incluant la formation du personnel et un plan de reprise après sinistre. Ce fossé entre la perception du risque et l’action concrète révèle un problème structurel : les dirigeants se trouvent face à une menace invisible et intangible qu’ils ne savent pas toujours comment aborder. Comme le résume Alain Jean-Petit-Matile, « les PME ont conscience de leurs difficultés, mais elles peinent à trouver les outils et l’accompagnement nécessaires pour y répondre efficacement.»
La pénurie de talents : un frein majeur à la sécurisation
Recruter un expert en cybersécurité
Conseil, développement et déploiement de solutions en sécurité informatique.
certifié est un défi en soi. Coût élevé, rareté sur le marché, nécessité de formation continue : les barrières sont nombreuses. Dans ce contexte, l’idée de confier sa sécurité informatique à un professionnel à temps plein est bien souvent inimaginable pour les PME. C’est là qu’intervient une solution concrète : mutualiser les compétences. Plutôt que d’embaucher un expert à plein temps, pourquoi ne pas bénéficier d’un interlocuteur unique, à tarif compétitif, qui agit comme point de contact stratégique en fonction des besoins effectifs ? C’est précisément l’approche d’iptagone : accompagner les entreprises, quelle que soit leur taille, en leur offrant un accès à des conseils pragmatiques et pertinents provenant d’un expert certifié, avec un niveau d’engagement adapté à leurs besoins. Cette logique n’est d’ailleurs pas nouvelle dans le fonctionnement des PME. Comme le souligne Alain
Jean-Petit-Matile, « les PME ont déjà l’habitude de mutualiser certaines fonctions, comme la comptabilité ou l’informatique, mais elles n’ont pas encore pleinement pris conscience que la cybersécurité peut l’être, elle aussi.»
Une expertise adaptée à chaque structure
L’approche d’iptagone a été façonnée par son fondateur, Alain Jean-Petit-Matile, informaticien de gestion certifié en cybersécurité, et intervenant depuis de nombreuses années dans des secteurs variés de l’économie. Cette approche
repose sur une conviction : « Un indépendant travaillant seul n’a pas les mêmes besoins, ni le même budget qu’une structure de 200 personnes. Il n’existe pas de solution universelle. » C’est pour cela qu’iptagone accompagne de manière personnalisée chacun de ses clients. Pour les petites structures, l’objectif est bien souvent de sécuriser rapidement les points critiques à l’aide d’outils simples, efficaces et à coût maîtrisé. Pour les PME de taille moyenne à grande, il s’agit davantage d’instaurer un accompagnement stratégique s’intégrant en synergie avec l’équipe IT (interne ou externe) pour construire une posture de sécurité cohérente, durable et pouvant être auditée.
Un investissement au-delà du simple engagement
Tout spécialiste de la cybersécurité le reconnaît : rester informé des évolutions technologiques fait partie intégrante du métier. C’est de ce constat, et avec une volonté de contribuer au développement des métiers de l’informatique, qu’Alain Jean-Petit-Matile s’implique également dans la formation des talents de demain. L’enseignement à temps partiel à la Haute École de Gestion Arc, à Neuchâtel, en plus de son rôle de consultant, lui confère une vision à la fois pragmatique et prospective. Cela lui permet de rester en phase avec les évolutions
technologiques, notamment celles liées à l’intelligence artificielle. « Les risques liés à l’IA doivent désormais être intégrés dans les stratégies de cybersécurité, et la proximité avec le monde académique permet justement de créer les passerelles nécessaires pour mieux les comprendre et les anticiper. » C’est grâce à cette philosophie qu’iptagone a accompagné avec succès l’introduction contrôlée et sécurisée d’outils d’IA en entreprise, démontrant qu’améliorer la productivité sans augmenter significativement les risques est réaliste.
La cybersécurité n’est pas un luxe, mais une nécessité accessible La sécurité informatique n’a pas besoin d’être compliquée ni coûteuse pour être efficace. Elle doit être adaptée et alignée sur les risques de l’entreprise. C’est ce que propose iptagone : un accompagnement sur mesure, assuré par un expert qui connaît la réalité des PME et qui les aide à transformer la menace en opportunité de résilience.
Texte Marc-Antoine Guet
iptagone Sàrl contact@iptagone.ch www.iptagone.ch

Olivier Perrotey
Directeur général de la division Suisse de Sword Group, société spécialisée dans le conseil et le développement de services digitaux, Olivier Perrotey évolue depuis plus de vingt ans au cœur des transformations technologiques. Témoin de l’accélération actuelle liée à l’intelligence artificielle, il observe une mutation profonde des organisations, où les enjeux d’innovation se combinent désormais avec des impératifs de cybersécurité et de gouvernance des données.
Quel est votre parcours avant d’arriver à la tête de Sword Group Suisse ?
Je suis originaire du Sud-Ouest de la France. J’ai suivi mes études à Grenoble puis au Mexique avant de débuter ma carrière professionnelle à Paris et Madrid, où j’ai baigné dans un environnement international très stimulant. J’ai ensuite rejoint Genève dans le cadre de mes activités professionnelles, et j’ai eu un véritable coup de cœur pour la ville de Lausanne, pour son dynamisme et la qualité de vie qu’elle offre, j’y ai donc posé mes valises pour de bon ! J’ai travaillé à cette époque sur des projets d’innovation et de transformation digitale pour de grands opérateurs, ce qui m’a permis de me confronter très tôt aux enjeux de digitalisation des entreprises.
Avec mon épouse, nous avons ensuite fait le choix de partir une année autour du monde, avec un billet aller simple pour Jakarta. Cette expérience a été fondatrice, car elle m’a permis de prendre du recul et de développer une ouverture d’esprit mais aussi une vision entrepreneuriale.
À mon retour, j’ai rejoint le cabinet de conseil Simalaya convaincu par la vision portée par Taha Benmrad. Nous y avons lancé la start-up Tooxme, une plateforme de taxi à la demande en temps réel, précurseur des modèles actuels. Nous comptions environ 40 000 adhérents et avons été élus start-up de l’année par Swisscom. Malgré ce succès, nous avons dû arrêter l’activité, notamment pour des raisons liées aux évolutions réglementaires.
En 2015, Sword, déjà actionnaire, a racheté Simalaya. Cette intégration a permis de créer des synergies très fortes. Jacques Mottard, Président fondateur du Groupe, m’a alors confié la responsabilité de l’entité Développement qui s’est ensuite élargie, notamment aux sujets d’innovation en Suisse. Aujourd’hui, nous comptons près de 500 collaborateurs en Suisse, ainsi que des équipes à Lyon et Lisbonne, avec des expertises sectorielles fortes, notamment dans les domaines publics, bancaire ou encore sportif.

Comment l’IA transforme les besoins de vos clients ?
L’intelligence artificielle s’inscrit dans la continuité de la digitalisation, mais elle en accélère considérablement le rythme et la complexité. Dans la sphère privée, son utilisation est souvent intuitive et limitées aux actions de la vie quotidienne. En entreprise, la démarche est très différente. Chaque usage doit être justifié par des objectifs précis, notamment en termes de performance économique, de retour sur investissement ou d’efficacité opérationnelle. Le déploiement est également plus complexe, car il implique des enjeux de sécurité, de gouvernance et d’intégration dans des systèmes existants. Notre rôle, en tant que société de services, est d’accompagner les entreprises dans cette transition. Nous intervenons autant sur la définition des cas d’usage que sur leur mise en œuvre et leur sécurisation. Les entreprises ont besoin d’être guidées, car l’IA représente à la fois une opportunité considérable et un facteur de transformation très structurant. Elle remet en question les processus, les métiers et les organisations.
Quel est votre regard sur l’évolution actuelle de l’IA ?
On surestime souvent la rapidité de son déploiement, mais on sous-estime son impact à long-terme… Aujourd’hui, son potentiel reste encore largement sous-exploité. Elle permet pourtant déjà de combler certains manques, notamment face
à la pénurie d’expertise dans certains domaines. Elle donne accès à une quantité d’informations considérable, avec une capacité d’analyse et de restitution extrêmement rapide. Il y a aussi un aspect humain qui explique son succès. L’IA apporte une forme de disponibilité permanente, d’écoute et de réponse immédiate, ce qui crée un rapport différent à la technologie. Dans les entreprises, elle devient progressivement un véritable outil d’aide à la décision.Mais il est essentiel de rappeler que l’IA ne remplace pas la réflexion humaine. Elle l’accélère, elle l’enrichit, mais elle nécessite toujours un pilotage, une supervision et une vision stratégique. C’est précisément là que notre rôle de conseil prend tout son sens.
Quelles sont les principales cybermenaces liées à l’IA ?
La cybersécurité est aujourd’hui indissociable de la transformation digitale. La donnée est devenue l’actif le plus stratégique des entreprises. Elle est au cœur de tous les systèmes.
Notre rôle consiste à garantir que ces données soient collectées, traitées et utilisées de manière sécurisée, tout en respectant les réglementations locales et internationales. Nous proposons notamment des services de centres opérationnels de sécurité, qui permettent une surveillance continue des systèmes et une réaction rapide en cas de menace. Lorsque nous développons des logiciels, nous intégrons dès le départ ces
enjeux de sécurité, notamment en veillant au respect des normes et des exigences des différents partenaires. Car la gouvernance des données est aujourd’hui un enjeu majeur.
Rôle pour l’humain face à l’IA ?
L’IA transforme les métiers, mais elle ne supprime pas le rôle de l’humain. Elle le déplace. Elle automatise certaines tâches, mais elle renforce le besoin de compétences stratégiques, notamment dans le pilotage, la supervision et la prise de décision. On voit de cette façon émerger de nouveaux métiers, liés à l’architecture des systèmes d’IA, à la gouvernance des données ou à leur contrôle. Les entreprises ont longtemps souffert d’un manque de ressources. L’IA permet de gagner en productivité, mais elle nécessite aussi de nouvelles compétences.
Quel sera l’impact majeur de l’IA ?
Nous assistons à une transformation structurelle majeure. Certaines entreprises utilisent déjà plusieurs agents IA, spécialisés dans différentes fonctions. Cela soulève de nouvelles problématiques, notamment en matière de coordination, de gouvernance et de contrôle. De nouveaux métiers émergent également, dédiés à la supervision et au pilotage de ces systèmes.
Nous veillons par ailleurs à identifier des start-up émergentes grâce à notre Startup Challenge, chaque année consacré à un secteur spécifique. L’an dernier, Deeplink a remporté le premier prix avec sa plateforme innovante intégrant l’intelligence artificielle. Cette année, le challenge mettra à l’honneur le secteur bancaire et la gestion de fortune, il sera ouvert à l’ensemble des start-up suisses et européennes.
L’IA remet aussi en valeur une dimension essentielle : l’intelligence opérationnelle. La technologie devient alors plus accessible voire une commodité. La différence se fait désormais dans la capacité à l’utiliser intelligemment. La véritable valeur réside dans l’humain, dans sa capacité à comprendre, à piloter et à donner du sens.

Nathalie Leroy VP Customer Success,icCube
Entreprise suisse spécialisée dans la Business Intelligence (BI), icCube développe des solutions permettant aux entreprises de collecter, structurer et analyser leurs données afin de piloter plus efficacement leurs activités. Échange avec Nathalie Leroy, collaboratrice et experte chez icCube.
Quelle est votre solution et comment complète-t-elle les systèmes existants ?
Nous proposons une solution de BI qui permet de compiler, structurer et analyser les données grâce à des modèles multidimensionnels avancés. Cela permet ensuite de créer des tableaux de bord interactifs
offrant une navigation très fine dans les informations. Ces données compilées permettent de valoriser et d’exploiter des informations précieuses, apportant une haute valeur ajoutée aux données. Contrairement à de nombreuses plateformes BI, icCube se distingue par sa capacité à s’intégrer directement dans les solutions déjà développées, et utilisées par ses clients. La solution ne remplace pas les outils existants : elle vient les enrichir en leur apportant une couche analytique avancée. L’objectif est que notre solution se fonde naturellement dans l’environnement existant. L’intégration est complète, tant sur le plan technique, de la sécurité, que visuel, avec des interfaces entièrement personnalisables et adaptées à l’environnement logiciel du client.
Comme outil BI autonome ?
Tout à fait. Bien que notre force soit l’intégration, icCube fonctionne parfaitement comme une solution autonome. Comme on dit : « qui peut le plus peut le moins ».
Pour quelles entreprises ? icCube est destiné au B2B, principalement à des éditeurs de logiciels et solutions qui souhaitent intégrer des fonctionnalités analytiques avancées dans leurs propres plateformes sans avoir à les développer eux-mêmes, et bénéficier des garanties en termes de sécurité et souveraineté. Les applications concernent de nombreux secteurs, par exemple l’immobilier, permettant la centralisation des données de comptabilité, la gestion des locataires, les litiges ou la maintenance. Dans l’énergie, Newton Energy utilise icCube pour la simulation prédictive de l’offre et de la demande énergétique. Le secteur médical l’exploite pour le suivi des traitements et l’automatisation d’actions de masse. Tout récemment, l’entreprise néerlandaise Datap a choisi icCube pour garantir sa souveraineté européenne.
Quelles garanties de sécurité et de données ?
Nous ne sommes pas une solution cloud. Les données restent hébergées
dans l’infrastructure de nos clients. C’est un point essentiel aujourd’hui, car les questions de gouvernance et de souveraineté des données sont devenues centrales. Notre solution propose aussi une gestion très fine des droits d’accès, entièrement personnalisable selon les profils utilisateurs. Que ce soit pour une application financière, médicale ou autre, il est essentiel de garantir que chaque utilisateur n’accède strictement qu’aux données auxquelles il a droit.
Comment faciliter la prise en main ?
Chaque client étant différent, nous adaptons notre accompagnement avec un programme de mise en production entièrement personnalisé. Certaines entreprises disposent d’équipes internes très autonomes, pour d’autres nous prenons un rôle plus actif. Nous sommes fiers d’être reconnus pour un support de très haute qualité.

CLUSIS • Brandreport
Ransomwares, vols de données, attaques informatiques : les cybermenaces touchent aujourd’hui toutes les entreprises, même les PME. La cybersécurité n’est plus une option : une attaque informatique peut rapidement paralyser l’activité d’une entreprise, entraîner des conséquences financières et réputationnelles importantes, voire une cessation d’activité. Anticiper est vital.
Le CLUSIS, Association suisse de la sécurité de l’information, s’est imposé au fil des ans comme l’un des principaux réseaux d’expertise en cybersécurité en Suisse. Forte de plus de 250 membres et de 21 sponsors, issus de secteurs variés, le CLUSIS a pour but de promouvoir les bonnes pratiques, de favoriser le partage d’expérience et de contribuer à renforcer la culture de la cybersécurité au sein des entreprises grâce à ses nombreux experts du domaine.
Le CLUSIS organise annuellement des conférences, des formations et des événements de réseautage. Les « 5 à 7 » en ligne, animés par des professionnels, permettent d’aborder des thématiques d’actualité et d’échanger avec des experts. Les événements en présentiel, organisés en partenariat, offrent des moments privilégiés favorisant le réseautage
Rejoindre le CLUSIS, c’est intégrer une communauté d’experts et renforcer la culture de la cybersécurité au sein des organisations.
et le partage de retours d’expérience concrets dans un cadre informel. Vous pouvez nous rencontrer lors de grands rendez-vous tels que les Swiss Cyber Security Days, Risk-In, Swiss Cyber Storm ou le Swiss IT Forum.
Dirigeants de PME et de TPE, responsables IT ou spécialistes du domaine : rejoindre le CLUSIS, c’est intégrer une communauté active constituée d’experts, accéder à de
nombreuses ressources spécialisées et bénéficier d’avantages exclusifs sur les événements du secteur.
Offre découverte pour les lecteurs du magazine PME : bénéficiez de 20 % de réduction sur la première année d’adhésion en mentionnant le code PME20 lors de votre inscription.
Curieux de découvrir le CLUSIS ? Participez à l’un des « 5 à 7 » en ligne et échangez avec des experts de la cybersécurité et des professionnels confrontés aux mêmes défis que les vôtres.
Plus d’informations sur www.clusis.com

Avec plus de 55 000 nouvelles sociétés inscrites au RC en 2025, la Suisse confirme la forte vitalité entrepreneuriale de cette dernière décennie (+34,7 % par rapport à 2015). Moteur discret du dynamisme et du renouveau des PME, l’IT pourrait tout aussi bien contribuer à leur sélection naturelle.

Stéphane Clerc Head of Corporate Communications - ELCA Group
La résilience des entreprises suit cette tendance : selon l’OFS, la moitié des sociétés créées en 2018 étaient toujours actives cinq ans plus tard, malgré la pandémie et les incertitudes géopolitiques. Entre 2021 et 2023, le nombre de PME à forte croissance a même augmenté d’un bon tiers. Cette solidité n’est toutefois pas uniforme ; elle se concentre autour des entreprises les plus innovantes et les mieux structurées, qui exploitent le plein potentiel des outils collaboratifs, du commerce en ligne et des applications grandissantes de l’intelligence artificielle pour se différencier.
Entre 2024 et 2025, la proportion de PME intégrant l’IA dans leurs processus est passée de 22 % à 34 %, tandis que le nombre d’entreprises n’y recourant pas a fondu de moitié. Outre des gains d’efficience largement constatés, cette intégration aurait même débouché sur 10 % de créations nettes de postes environ, selon un sondage du SECO de novembre dernier.
L’IT façonne désormais la demande plus vite que l’offre, accentuant le coût des défauts de visibilité, d’acquisition ou
de fidélisation de client. Dans le même temps, l’Europe appelle à accélérer sa propre transformation numérique pour atteindre ses objectifs 2030, un signal auquel les PME suisses insérées dans les chaînes de valeur européennes ne devraient pas rester indifférentes. Les nouveaux modèles de valeur issus de l’IT et de l’IA se concrétisent en Suisse. L’IT avait déjà permis l’émergence de modèles orientés services, allant de la maintenance prédictive aux offres « as a service ». Désormais, l’IA ouvre l’accès à des modèles combinant scalabilité, réduction structurelle des coûts et différenciation concurrentielle.
Pour les start-ups et les nouvelles PME créées en 2024–2025, l’IT et l’IA constituent même souvent l’infrastructure fondatrice du modèle économique. L’analyse du SECO et de la SATW montre que plus de la moitié des jeunes entreprises suisses intègrent désormais l’IA dès les premières années, non pour « faire de l’IA », mais pour sécuriser leur viabilité économique face à des ressources limitées. Pas étonnant dès lors que les fonds levés par les start ups suisses spécialisées en IA aient doublé entre 2023 et 2024, représentant plus de 20 % des tours de financement, selon EY. Et elles ne manquent pas d’idées : des acteurs comme DeepCloud fournissent aujourd’hui aux PME des plateformes de services offrant un traitement documentaire ou une recherche juridique automatisée, autrefois réservé aux grandes organisations. En Suisse romande, Innovatim, créée en 2023,
Services et solutions pour vos projets informatiques
Nous fournissons les meilleurs outils technologiques possibles en tenant compte du budget, de la taille et des besoins de nos clients. Nous privilégions une relation humaine et de confiance afin de traiter chaque demande rapidement et de manière personnalisée.
transforme de simples enregistrements audios en procès verbaux, réduisant ainsi des heures de travail manuel tout en améliorant la traçabilité documentaire.
Dans l’industrie, les solutions locales de maintenance prédictive issues de l’écosystème Industrie 4.0 transforment les pratiques : les expériences suisses montrent des réductions de coûts de maintenance de 10 à 40 % et une baisse des arrêts non planifiés qui peut dépasser 50 % en une année. Ces technologies permettent de produire davantage avec les mêmes actifs, un atout majeur dans un contexte de franc fort, de pression sur les marges et de pénurie de techniciens qualifiés.
L’IA contribue également à la création de services différenciés, centrés sur l’expérience client. Des entreprises comme Veezoo ou Starmind exploitent les données internes via des interfaces conversationnelles ou des systèmes d’intelligence collective, accélérant le traitement de l’information tout en améliorant la qualité de service. En Suisse romande, une étude de Qualinsight confirme que 33 % des PME utilisatrices emploient déjà l’IA en marketing et communication, notamment pour la production automatisée de contenus ou l’analyse comportementale. Cette évolution comporte toutefois son lot de contraintes : l’usage généralisé de l’IA accroît l’exposition aux risques cyber, alors même que deux PME sur cinq seulement s’estiment à niveau et que l’importance accordée à la cybersécurité
tend à reculer, au grand dam des CIO et des experts, qui recommandent de renforcer les mesures organisationnelles en parallèle des outils techniques.
Sur le plan réglementaire, la nLPD, en vigueur depuis septembre 2023, impose une conformité stricte en matière de protection des données, tandis que l’AI Act européen introduit progressivement de nouvelles obligations selon les niveaux de risque. Pour les PME actives en Suisse et dans l’UE, la mise en place d’une politique interne de gestion de l’IA : inventaire des usages, règles de saisie et supervision humaine, devient indispensable.
Les données suisses et européennes convergent sur une note confiante : l’IT et l’IA créent déjà de la valeur mesurable, alors que la demande des clients s’est massivement digitalisée. Reporter sa transformation numérique revient à renoncer à des gains d’efficience, tout en s’exposant à des risques croissants. Les PME les plus en avance vont largement tirer avantage de l’IA, non comme un projet isolé, mais comme un levier structurant pour croître, innover et préserver leur agilité. En 2026, l’avantage compétitif des PME découlera de la rapidité d’appropriation, de la maturité de la gouvernance et de l’alignement du digital avec les priorités de leur modèle d’affaires. L’absence d’alternative crédible donne du poids à la perception darwinienne de cette évolution.

Sébastien Brodard Ing. dipl HES/ETS
Depuis plus de dix ans, CREATIS Informatique développe des applications mobiles sur mesure pour connecter le terrain au bureau.
Dans de nombreuses entreprises de la construction et des services techniques, les informations circulent encore sur papier ou sont ressaisies manuellement. Pour mettre fin à ces pertes de temps, l’entreprise conçoit des outils simples et intégrés aux systèmes existants, avec un retour sur investissement mesurable en six à douze mois. Rencontre avec son directeur, Pierre-Yves Rosat.

Pierre-Yves Rosat Directeur, CREATIS Informatique
Quels besoins avez-vous identifiés sur le terrain ?
À l’origine, nous accompagnions déjà des entreprises dans l’organisation de leurs systèmes internes. Nous nous sommes alors posé une question simple : pourquoi ces outils ne seraient-ils pas pleinement exploitables sur mobile, de manière intuitive et accessible aux équipes de terrain ?
En discutant avec nos clients, nous avons constaté que de nombreux collaborateurs, notamment dans le bâtiment ou les services après-vente, n’avaient ni ordinateur ni accès direct aux outils décisionnels. Ils travaillaient encore avec des feuilles volantes, entraînant ressaisies, lenteurs administratives et pertes d’informations.
Notre objectif a donc été d’apporter la donnée au plus près du terrain, afin de rendre les équipes plus autonomes et de simplifier des processus comme la planification ou l’optimisation des interventions.
Qui sont vos clients et quels sont leurs besoins ?
Nos clients sont des entreprises dont l’activité repose sur des équipes terrain : construction, services après-vente, ingénierie ou services techniques. Nous travaillons avec des structures allant de 20 à 2000+ collaborateurs. Leurs besoins restent similaires : réduire la complexité des processus et fluidifier la circulation de l’information.

Chez plusieurs clients du secteur de la construction, la digitalisation des rapports de chantier permet de réduire jusqu’à 80 % du temps de ressaisie administrative.
dossier. Concrètement, la ressaisie disparaît, les erreurs diminuent et le pilotage gagne en réactivité.
Vos solutions sont-elles adaptables à tous les corps de métier ?
Dans l’absolu, oui. Nous co-construisons chaque solution avec nos clients. Nous analysons d’abord ses pratiques, puis nous définissons ensemble les écrans et les flux de travail. Une maquette est testée en conditions réelles avant le déploiement. La solution est toujours adaptée aux besoins et au budget. Nos clients partagent souvent les mêmes préoccupations : éviter le shadow IT, centraliser les données et garder le contrôle sur l’information. C’est la clef pour rester une entreprise performante et durablement compétitive !
Nous développons également des applications spécifiques. Pour un grand chocolatier Suisse, nous avons conçu Swiss Crisis. Cette application mobile permet d’accéder en tout temps aux documents et contacts d’urgence et de signaler une situation de crise en un clic. Lorsque le réseau interne n’est plus disponible ou que les équipes ne sont pas au bureau, le smartphone devient le point d’accès central à l’information.
Pouvez-vous nous parler de vos solutions sur mesure ?
Nos solutions couvrent l’ensemble du cycle d’un chantier ou d’une intervention. Un premier axe concerne le suivi opérationnel. Les équipes terrain saisissent directement leurs rapports : heures, machines, matériaux
ou prestations. Les données sont ensuite automatiquement transmises vers les systèmes de facturation, de salaires ou de suivi d’avancement. Les indicateurs clés permettant de piloter le chantier sont disponibles en temps réel.
Le second axe touche à la logistique. Nous parlons parfois du « Zalando du chantier » : l’application permet de commander du matériel, réserver des machines ou signaler leur disponibilité. Le back-office peut ainsi planifier les livraisons et les retraits de manière optimisée.
Toutes nos applications intègrent un module « scan & photos » permettant de classer automatiquement les bons scannés et les photos dans le bon
Quels bénéfices concrets vos clients observent-ils après la mise en place de vos solutions ? Nos clients constatent rapidement des gains très concrets. La suppression de la ressaisie administrative permet souvent d’économiser plusieurs heures de travail par semaine au bureau. Les informations du terrain arrivent directement dans les systèmes existants, ce qui réduit les erreurs et accélère la facturation. Les responsables disposent aussi d’une meilleure visibilité sur l’avancement des chantiers ou des interventions, ce qui facilite la planification et la prise de décision.
Plus d’informations sur www.creatis.ch

La manière dont nous vivons, exploitons et entretenons les environnements de travail évolue. Les bâtiments intelligents, la robotique, les drones et l’IA ne relèvent plus de la science-fiction. Les bâtiments deviennent de véritables terrains d’expérimentation stratégique. Comment l’innovation augmente-t-elle la performance des bâtiments modernes ? ISS Suisse apporte des réponses en les transformant en systèmes intelligents, redéfinissant ainsi l’exploitation, l’entretien et l’expérience des utilisateurs.

Christophe Favier Bosson Managing Director Suisse romande et membre de la Direction ISS Suisse
Pour ISS Suisse, l’innovation n’est pas une promesse abstraite, mais un processus vivant. Le siège de l’entreprise à Zurich est également un laboratoire d’innovation. Des experts techniques, des partenaires technologiques et des clients y travaillent ensemble à l’élaboration de nouvelles solutions. Les idées sont testées dans des conditions réelles et évaluées en termes de
sécurité et d’évolutivité. ISS dispose désormais d’un laboratoire similaire en Suisse romande, au Lignon, près de Genève. Les innovations voient le jour là où elles font réellement la différence : au plus près des personnes et en adéquation avec les besoins régionaux.
Parmi les innovations développées figurent des robots de nettoyage autonomes, des drones dédiés au nettoyage des façades, des systèmes de gestion énergétique intelligents et des plateformes numériques permettant de coordonner les services intégrés dans les bâtiments. La plateforme d’IA « Talk to the Building » a même été récompensée par le « Digital Economy Award » en 2025. Tous ces outils ont un point commun : ils rendent les bâtiments plus efficaces et plus durables.
La technologie renforce les personnes
Ces innovations ont un impact à plusieurs niveaux : sur le plan écologique, réduisant la consommation d’énergie, d’eau et de matériaux. Sur le plan économique, diminuant les coûts d’exploitation et prolongeant la durée de vie des installations. Parallèlement, elles améliorent la sécurité, le confort et la qualité de l’environnement de travail. La robotique et les drones jouent un rôle particulier, non pas pour remplacer l’humain, mais pour le soulager. En prenant en charge des tâches monotones ou dangereuses, ils permettent aux collaborateurs de se concentrer sur des activités à plus forte valeur ajoutée. Cette interaction entre technologie et humain définit l’identité d’ISS. En tant que partenaire solide des entreprises innovantes, ISS contribue à façonner les environnements de
travail et de vie de demain : intelligents, durables et économiquement performants. L’innovation ne révèle toute sa valeur que lorsqu’elle produit des effets visibles et mesurables pour les clients, les collaborateurs et la société.
Les 14 000 collaboratrices et collaborateurs d’ISS Suisse créent chaque jour des espaces sûrs et inspirants pour plus d’un million de personnes, générant de la valeur pour nos clients, notre personnel et l’environnement.
Plus d’informations sur www.iss.ch


Des services conçus pour les professionnels qui n’ont pas droit à l’erreur :
Basée à Yverdon-les Bains, Tech-Works IT Services Sàrl est une entreprise suisse qui fournit du support, de la maintenance, des conseils et des solutions informatiques pour les entreprises et les particuliers. Dans cette interview, son fondateur, Christopher Clivaz, met l’accent sur les deux valeurs phares de sa société : la proximité et l’expertise.

Christopher Clivaz Fondateur, Tech-Works
Christopher Clivaz, en quoi vos services vont-ils au-delà du « tout Microsoft » ?
Aujourd’hui, de nombreuses organisations s’orientent exclusivement vers des environnements Microsoft. Ce choix est souvent motivé par l’habitude, la facilité ou une méconnaissance des alternatives existantes. Bien que les infrastructures basées sur des systèmes Microsoft fassent pleinement partie de notre catalogue de services, nous voulons faire comprendre à nos clients qu’il s’agit avant tout d’un choix stratégique, et non d’une solution imposée. En effet, notre
approche consiste à proposer un éventail plus large d’alternatives, car nous disposons des compétences nécessaires pour concevoir et exploiter des infrastructures totalement indépendantes de Microsoft.
Ubuntu et cloud suisse : quels bénéfices pour les entreprises ?
Ubuntu, un système d’exploitation basé sur Linux, constitue une véritable alternative. Sur le plan technique, Linux est reconnu pour sa performance, sa stabilité et sa sécurité. En matière de durabilité, ces systèmes permettent de prolonger la durée de vie du matériel et d’éviter un renouvellement imposé par une obsolescence souvent arbitraire. Pour les entreprises, adopter Ubuntu ou recourir à des services de cloud suisse peut faciliter leurs démarches responsables (RSE, B-Corp, numérique responsable) et favoriser un secteur informatique plus souverain
et respectueux de la vie privée. Enfin, privilégier des acteurs locaux renforce la proximité, la qualité des services et contribue à une concurrence plus saine, évitant la dépendance à quelques acteurs du secteur.
Comment vos services d’infogérance s’intègrent-ils aux équipes internes ?
Nos services sont entièrement personnalisables et s’adaptent aux besoins spécifiques de chaque client. Pour les organisations ne disposant pas d’équipe IT interne, nous prenons en charge l’ensemble de leurs besoins informatiques : support, gestion du parc, réseau, cloud, etc. Lorsque le client dispose d’un service IT interne, nous intervenons surtout en appui : renforcement du support, gestion de l’infrastructure ou accompagnement à la gouvernance. Nous pouvons également intervenir de manière ponctuelle pour assurer la continuité
lors de périodes de transition (départ, recrutement, absence), afin de garantir la stabilité de l’organisation lors de périodes compliquées.
Comment accompagnez-vous les environnements industriels IT/OT, même anciens ? Dans les environnements industriels, les automates ont peu à peu été remplacés par des ordinateurs, qui nécessitent désormais supervision et maintenance. Au sein de Tech-Works IT Services, nous sommes en mesure d’identifier les risques, de remplacer le matériel, de trouver des composants adaptés et d’intégrer ces machines dans des environnements sécurisés.
Interview Léa Stocky
Tech-Works IT SERVICES
Solutions Kläy • Brandreport

Depuis plus de dix ans, Solutions Kläy fournit des services informatiques, multimédia et domotique aux PME et aux particuliers. L’entreprise est un interlocuteur local privilégié pour ses clients dans la gestion de parc informatique et le développement de solutions sur mesure. L’interview de son directeur, Jonathan Kläy, est l’occasion de découvrir l’une des solutions qu’elle propose, Kdefender.
Jonathan Kläy, en quoi Kdefender se différencie-t-elle des autres solutions du marché ? Face à la recrudescence des prises en main frauduleuses à distance, souvent signalées directement par nos clients, nous avons constaté certaines failles
dans les solutions de protection traditionnelles. En effet, un antivirus classique ne s’alarme pas forcément face à des TeamViewer, LogMeIn ou AnyDesk, pourtant fréquemment utilisés dans le cadre de cyberattaques.
C’est ainsi qu’est née Kdefender, une solution de protection complète qui intercepte l’utilisation de ces logiciels et fonctionne en complément d’un antivirus leader du marché, géré et monitoré par notre équipe.
Si nos clients le souhaitent, nous pouvons également effectuer une sauvegarde complète de l’ordinateur. Ainsi, en cas de panne, de vol ou de dégâts, le client peut restaurer l’ensemble de ses données et redevenir rapidement opérationnel sur une nouvelle machine.
Plus largement, notre démarche repose sur l’écoute et le sur-mesure.
Les clients nous exposent leurs problématiques informatiques et techniques, et notre défi consiste à y répondre précisément, en nous adaptant à leurs besoins,
sans survendre de solutions ni imposer des choix inadaptés.
Comment se déroule le déploiement de Kdefender en entreprise ?
Sur chaque ordinateur, nous installons un logiciel qui nous informe immédiatement des alertes détectées sur l’appareil. Il peut être mis en place directement par le client ou par son référent informatique, si l’entreprise dispose d’un responsable dédié.
Quels sont vos objectifs de développement pour Kdefender à court et moyen terme ?
À chaque nouvelle menace détectée, notre logiciel évolue et devient capable de réagir face à des comportements inhabituels. En d’autres termes, plus il y a d’utilisateurs, plus nous pouvons être réactifs et adjoindre de nouvelles protections à notre système. De plus, tous nos clients profitent immédiatement des nouvelles protections mises en place.
Pour l’instant, Kdefender est disponible uniquement sur Windows, car la majorité des attaques ciblent cet environnement. Toutefois, une extension vers Mac et Linux est envisagée à l’avenir.
Concernant le développement de Solutions Kläy, nous travaillons avec nos clients à automatiser un nombre croissant de leurs tâches : traitement administratif, gestion téléphonique, accueil automatisé, etc. Notre ambition est d’apporter des solutions informatiques performantes, tout en conservant une dimension humaine essentielle. Last but not least, nous répondons même au téléphone.
Interview Léa Stocky
Plus d’informations : +41 24 552 05 22 www.solutions-klay.ch
L’IA a profondément transformé le monde de l’entreprise. Si ces outils ouvrent de nouvelles perspectives, ils soulèvent aussi des enjeux majeurs en matière de sécurité et de gouvernance. Informer et former les collaborateurs aux bonnes pratiques devient ainsi incontournable. C’est précisément l’une des missions des équipes d’eXpert Solutions SA, membre de Swiss Expert Group et spécialiste en cybersécurité. Rencontre avec Michael Molho, ingénieur sécurité et responsable du pôle IA.

Michael Molho Ingénieur sécurité et responsable du pôle IA
L’IA, menace pour l’entreprise ?
J’identifie trois niveaux de menace liés à l’IA : d’abord, les attaques externes, avec des cybermenaces et des campagnes de phishing toujours plus sophistiquées ; ensuite, les risques internes, où l’utilisation non encadrée de l’IA peut provoquer fuites de données et comportements imprudents au sein de l’entreprise ; enfin, l’évolution du marché du travail, qui pourrait voir certaines prestations traditionnelles disparaître, fragilisant les organisations qui n’anticiperaient pas ces changements.
Quels pièges pour les PME intégrant l’IA ?
Je distingue trois pièges majeurs liés à l’adoption de l’IA. Le premier est le manque de vision stratégique et de gouvernance. Trop souvent, les entreprises se précipitent sous la pression de la direction ou du management qui souhaitent simplement « faire de l’IA », sans avoir défini d’objectifs clairs ni évalué les usages réellement pertinents. La première étape devrait toujours être de se poser les bonnes questions : quels usages apportent une réelle valeur ? Quels bénéfices concrets peut-on en attendre ? Et comment ces outils peuvent-ils améliorer durablement la productivité et la performance de l’entreprise ?
Le deuxième piège est de croire que l’IA est simple à utiliser et ne nécessite pas de formation particulière. Or, tirer pleinement parti de ces technologies
demande des compétences spécifiques et une logique rigoureuse. Le prompting, par exemple, est un véritable savoir-faire. Il est également essentiel de former les collaborateurs à identifier les deepfakes, à comprendre les limites et les biais des outils, ainsi qu’à maîtriser les risques liés à des technologies parfois opaques et complexes. Enfin, le troisième piège concerne la dépendance excessive à l’IA. Une entreprise peut s’appuyer sur des plateformes externes, mais elle doit le faire en pleine conscience des risques : certaines technologies sont encore jeunes, évoluent rapidement et dépendent fortement de financements privés, ce qui peut engendrer une instabilité ou des coûts imprévus. Ne pas anticiper ces incertitudes peut fragiliser l’autonomie et la flexibilité de l’entreprise, surtout pour les PME, et compromettre la maîtrise de son budget et de ses choix stratégiques.
Comment sécuriser l’IA au quotidien en PME ?
La première mesure est la formation et la sensibilisation. Tous les collaborateurs doivent comprendre les opportunités mais aussi les risques liés à l’IA. Cette formation doit être adaptée aux usages et aux métiers. C’est la première action que nous avons menée au sein d’eXpert Solutions SA et de Swiss Expert Group SA : la formation de l’intégralité du personnel, sans distinction de métiers, aux enjeux, opportunités et risques associés à l’IA en entreprise. Depuis, nous avons démarré un processus de formation continue, adapté à chaque métier, tenant compte de la rapide évolution de ce secteur.
Interview Alix Senault


éduire le stress lié à l’IT et sécuriser durablement l’activité des PME romandes : telle est la mission que poursuit Computis Sàrl depuis 2011 à Gland. Structurée autour de quatre piliers complémentaires, son approche vise à transformer la complexité technologique en sérénité opérationnelle et en performance durable.
Une approche structurée autour de quatre piliers « Nos clients ne viennent pas seulement chercher une solution informatique. Ils veulent de la tranquillité, de la continuité et une vraie maîtrise des risques », explique Christophe Charmot, fondateur de Computis Sàrl. L’enjeu est clair : réduire le stress lié à l’infrastructure IT et sécuriser durablement l’activité.
L’entreprise a structuré son expertise autour de quatre axes complémentaires et interconnectés.
L’infogérance globale assure la gestion proactive des infrastructures : monitoring 24/7, mises à jour automatisées, sauvegardes testées régulièrement, documentation précise et procédures formalisées. L’objectif est d’anticiper les incidents, de réduire le risque opérationnel et de garantir la continuité d’activité, même en cas d’imprévu.
Nos clients ne viennent pas seulement chercher une solution informatique. Ils veulent de la tranquillité, de la continuité et une vraie maîtrise des risques.
– Christophe Charmot, fondateur de Computis Sàrl
sécurité, cloud, support, stratégie et suivi », souligne Philippe Brunet, responsable communication.
Les clients bénéficient de rapports réguliers, d’indicateurs clairs, d’un suivi structuré et d’une totale transparence budgétaire. Cette visibilité permet aux dirigeants de maîtriser leurs coûts, d’anticiper les investissements et surtout de se concentrer pleinement sur leur cœur de métier.
Les réseaux et infrastructures WiFi professionnelles sont conçus pour offrir performance, stabilité et sécurité, notamment dans des environnements exigeants comme les écoles, commerces ou collectivités.
La cybersécurité, développée sous l’impulsion de Stéphane Testut, combine détection avancée des menaces, sauvegardes chiffrées et formations des collaborateurs.
« Dans la grande majorité des cas, les cyberattaques passent par une erreur humaine : un clic sur un lien frauduleux, un mot de passe compromis. C’est pourquoi nous travaillons autant sur la sensibilisation
des collaborateurs que sur les outils techniques », explique Stéphane Testut.
Enfin, le cloud souverain suisse garantit l’hébergement des données en Suisse romande, avec conformité nLPD et RGPD et redondance géographique assurant haute disponibilité et résilience.
Une équipe engagée, pas un homme-orchestre Au-delà de la technologie, Computis revendique une approche profondément humaine.
« Beaucoup de PME reposent sur une seule ressource interne. Nous apportons une équipe complète :
« Notre rôle est d’être présents, disponibles et pédagogues. Nous accompagnons nos clients dans la durée », conclut Christophe Charmot. L’IT devient alors un levier de performance, et non plus une source d’inquiétude.
Texte Océane Kasonia
Plus d’informations sur www.computis.ch

Alors que l’on estime entre 240 et 520 milliards de dollars les investissements mondiaux dans la cybersécurité en 2026, les infrastructures informatiques attirent paradoxalement moins d’attention. Système, stockage et réseau sont aujourd’hui considérés comme acquis et délaissés au profit de nouvelles technologies, pourtant entièrement dépendantes de ces fondations. Zoom d’un expert sur les réseaux informatiques dans une PME : pourquoi sont-ils essentiels, comment mieux les exploiter, quels risques y a-t-il à les négliger ?

Yoann Jonard Ingénieur réseau et fondateur, SIER
Normés dans les années 1980, les réseaux informatiques ont évolué jusqu’à atteindre la fiabilité qu’on leur connaît aujourd’hui. Ironiquement, cette même fiabilité est la source de l’indifférence qu’on leur porte désormais. Sous-estimés, ils restent cependant un élément capital de votre infrastructure informatique, sans lequel votre entreprise ne fonctionnerait pas. Sans réseau informatique, pas d’e-mail, pas de visioconférence, pas d’accès aux applications, pas de cloud, pas d’Internet… Sous-exploités, ils suscitent aussi l’incompréhension face à leur prix d’achat élevé : « Pourquoi un équipement dont le seul but est de donner accès au réseau coûte-t-il si cher ? » Comment alors tirer pleinement parti d’un élément incontournable de votre infrastructure ?
Fonctionnalités, investissements et opportunités
Si auparavant un switch se résumait à une multiprise réseau permettant à plusieurs équipements de communiquer entre eux, la situation a évolué. Les équipements réseau récents embarquent désormais des dizaines de fonctionnalités en sus de leurs fonctions principales : segmentation et priorisation du trafic, contrôle d’accès, chiffrement, redondance… Parmi les constructeurs majeurs, on compte par exemple plus de 30 fonctionnalités au service de la cybersécurité.
L’automatisation est aussi partie intégrante des équipements réseaux récents et vous permet de réduire la charge de travail de votre équipe informatique, le risque d’erreurs humaines et les failles de sécurité qui en découlent. Vous garantissez par la même occasion des configurations standardisées, plus faciles à auditer et à maintenir.
Riches en fonctionnalités, vos équipements réseau vous aident également à mieux investir. En exploitant pleinement les ressources qu’ils proposent, vous évitez des dépenses inutiles dans des solutions tierces redondantes. Leur capacité d’automatisation est aussi un excellent levier pour réduire la charge de maintenance qui pèse sur votre équipe informatique. Elle pourra alors se concentrer davantage sur la fiabilité de votre réseau et ainsi réduire les risques de coupures de service, d’interruptions de production ou de dédommagements auprès de vos clients.
Vous apprécierez aussi une plus grande indépendance vis-à-vis des prestataires externes grâce à la montée en compétence de vos collaborateurs informatiques. Valorisés, ils contribuent à créer une équipe plus stable, vous assurant une exécution des projets plus fiable. Une équipe épanouie et une infrastructure réseau solide vous permettront aussi de répondre plus rapidement aux évolutions du marché. Déployer un nouveau service pour vos clients ? S’interconnecter de manière sûre avec une solution cloud ? Héberger votre propre datacenter pour les applications critiques ? Tout cela devient réalisable rapidement et de manière sécurisée.
Le coût de l’inaction
Par manque de temps ou de ressources, les sujets d’infrastructure sont souvent ignorés. Pourtant :
– Ne pas connaître le cycle de vie de son infrastructure vous conduira à devoir investir des sommes élevées, sans délai, pour la renouveler.
– Ne pas connaître son infrastructure vous amènera à faire des choix technologiques incertains, qui devront être revus plus fréquemment, conduisant à de nouvelles dépenses.
– Ignorer les signes avant-coureurs de dysfonctionnements de vos équipements conduira à une panne, éventuellement bloquante pour le métier.
– Mal configurer ses équipements conduira à des performances générales médiocres de votre infrastructure, qu’un DSI mal conseillé essaiera vainement de pallier en investissant dans des équipements plus chers.
– Sous-exploiter les fonctionnalités de vos équipements réseau conduira à l’installation de solutions redondantes parfois coûteuses.
Si les premiers pas vers une réelle appropriation de son infrastructure réseau peuvent paraître difficiles, ils permettent néanmoins de transformer progressivement ce qui est perçu comme une contrainte technique en un levier de croissance.
Quelles stratégies adopter ?
Que faire alors si vous pensez avoir négligé le réseau de votre entreprise ? À court terme, faites auditer votre infrastructure.
Les défauts mineurs à corriger seront mis en évidence, tandis que vous définirez des objectifs d’amélioration clairs avec votre partenaire réseau. Vous obtiendrez ainsi rapidement une vision de l’état actuel de votre infrastructure, des objectifs à atteindre et des éventuels investissements à prévoir.
À moyen terme, définissez une stratégie cohérente entre les différents composants de votre infrastructure informatique. Un réseau haut de gamme connecté à des serveurs en fin de vie n’a pas plus de sens qu’un EDR de dernière génération dans un réseau sans authentification.
À long terme, alignez votre stratégie informatique avec votre stratégie métier. Vous construirez ainsi une infrastructure sur-mesure, pérenne, et sans dépenses inutiles.
Pour toutes ces actions, entourez-vous d’un partenaire capable de faire le lien entre son expertise technique et vos enjeux métiers.

Se digitaliser, oui, mais pas n’importe comment. Pour accompagner les PME dans leur transition numérique, blackbox se positionne comme un facilitateur pragmatique, misant sur l’écoute, l’analyse et la mise en place de solutions adaptées. Après un diagnostic approfondi, l’entreprise propose un plan d’action clair et accompagne ses clients dans la prise en main des outils recommandés. Rencontre avec son fondateur, Shkelzen Hamza.

Comment se caractérise l’approche de blackbox ?
Parmi les PME suisses romandes, j’ai observé un paradoxe frappant : les solutions pour se digitaliser existent, mais trop d’entreprises fonctionnent encore avec des outils vétustes ou inadaptés. J’ai voulu créer une structure capable de jouer un vrai rôle de guide, bâtie sur trois piliers.
– Proactive : nous anticipons les besoins et proposons des plans d’action concrets avant que la situation ne se dégrade.
– Collaborative : chaque solution naît du dialogue. Nous nous appuyons sur le vécu de terrain du client. Nous n’imposons rien : nous co-construisons.
– Généraliste : blackbox coordonne l’ensemble des dimensions numériques d’une entreprise : IT, processus, outils, formation. L’objectif : fluidifier, standardiser, fiabiliser.
C’est ce triptyque qui fait notre différence.
Pourquoi les entreprises ont-elles l’obligation de se digitaliser durablement ?
C’est une question de survie. Ne pas se digitaliser, c’est accepter de
perdre en compétitivité, parfois sans même s’en rendre compte. Il ne s’agit pas d’adopter la technologie la plus complexe, mais de bâtir un socle numérique solide, fiable et sécurisé.
Or nous voyons encore des PME gérer leur planification sur un agenda papier, leurs devis sur Excel et leur suivi client dans la tête du patron. « On fonctionne comme ça depuis des années… » disent-ils. Jusqu’au jour où ça ne marche plus.
Car une digitalisation absente ou mal structurée expose l’entreprise à des risques majeurs, cybersécurité en tête. Et il y a un aspect trop souvent sous-estimé : la transmission du savoir. Le jour où un collaborateur clé part, si toute sa connaissance repose sur sa mémoire ou des fichiers locaux, l’entreprise se retrouve vulnérable du jour au lendemain.
De quelle manière accompagnez-vous vos clients ? Tout commence par un diagnostic approfondi pour comprendre l’historique de l’entreprise, son fonctionnement, ses équipes et ses points de friction.
Dans beaucoup de structures, des collaborateurs travaillent depuis des décennies avec leurs propres outils, leurs propres réflexes. Tant que rien ne bouge, cela fonctionne. Mais dès qu’un changement survient, nouvelles procédures, arrivées, départs, réorganisation, les fragilités remontent à la surface. Nous jouons alors un rôle de médiateur.
Notre objectif : homogénéiser les processus, structurer les flux et
compartimenter intelligemment l’information. En somme, mettre de l’ordre sans rigidifier.
En quoi la digitalisation réduit-elle la marge d’erreur ?
L’erreur humaine est omniprésente. L’attention d’un collaborateur varie selon les jours, la charge, le contexte. Les outils numériques, eux, garantissent une fiabilité constante.
Exemple concret : les feuilles de temps. Remplies manuellement, les erreurs sont fréquentes : écritures illisibles, oublis, ambiguïtés. Digitalisées, les données sont compilées automatiquement.
Le risque d’erreur chute, le temps gagné est immédiat.
Lorsque le bon outil, bien paramétré, rencontre un utilisateur bien formé, le résultat ne peut être que qualité et efficacité. C’est toute l’équation que nous cherchons à résoudre chez blackbox.
Qu’est-ce que l’ERP Odoo et que permet-il ?
Odoo est un logiciel de gestion d’entreprise tout-en-un : opérations, finance, comptabilité, gestion commerciale et organisationnelle, le tout dans une seule application. L’information circule au lieu de se disperser.
En tant que partenaires officiels Odoo, nous intégrons la solution chez nos clients pour centraliser l’ensemble de leur gestion au sein d’un outil unique. Odoo permet également de déployer un site e-commerce directement connecté à l’ERP : stocks,
commandes, facturation, tout est synchronisé nativement.
Vous proposez également des solutions de domotique. À qui s’adressent-elles ?
Nos solutions s’adressent autant aux entreprises qu’aux particuliers. La domotique se démocratise, mais reste souvent cantonnée à des usages basiques. Nous allons plus loin, en mettant en place des systèmes véritablement intelligents et orchestrés.
Nous développons des logiques adaptées aux habitudes de vie ou de travail : gestion énergétique optimisée, automatisation des routines, renforcement de la sécurité. Le terme « smart home » reflète bien mieux ce potentiel.
L’objectif : gagner en confort, en efficacité et en sécurité, tout en restant concentré sur l’essentiel.
Plus d’informations sur www.bkbx.ch
Depuis près de 35 ans, CHEOPS Technology, basée à Genève, met son savoir-faire au service d’entreprises issues de tous les secteurs d’activité. Spécialisée dans les services informatiques comme le cloud, la cybersécurité, la modernisation des infrastructures ainsi que les outils de communication et de réseaux, l’entreprise accompagne ses clients dans leurs enjeux numériques stratégiques.
Rencontre croisée avec Jérémy Voisin, directeur de CHEOPS Cyberdéfense, et Arthur Pradel, directeur des ventes.

Arthur Pradel
Directeur des ventes

Jérémy Voisin
Directeur général
Cyberdéfense & RSSI
Quelle est l’histoire du groupe et qu’est-ce qui a motivé sa spécialisation dans le cloud ?
Arthur Pradel : CHEOPS Technology a été fondée en 2000 par Nicolas Leroy. À l’origine, le groupe s’est développé autour de l’intégration d’infrastructures IT. Au début des années 2010, l’entreprise a pris un virage stratégique majeur en anticipant l’essor du cloud. Nous avons investi massivement dans cette technologie et lancé notre cloud privé certifié ISO 27001, au moment où le marché était en pleine transformation.
Ce positionnement précoce nous a permis d’être immédiatement performants grâce à une expertise interne solide. Historiquement, CHEOPS France était spécialisée dans l’intégration d’infrastructures IT, tandis que CHEOPS Suisse était davantage positionnée sur les services de téléphonie et d’Internet. Aujourd’hui, les deux entités proposent l’ensemble des services du groupe, de manière cohérente et complémentaire.
Quelles sont les valeurs fondatrices de CHEOPS Technology et comment se traduisent-elles au quotidien ?
Arthur Pradel : Le travail d’équipe est une valeur centrale. Nous disposons d’experts très spécialisés dans de nombreux domaines et écosystèmes : Windows, Linux, les réseaux, la cybersécurité, et nous avons fait le choix de conserver
ces talents en interne. Cette maîtrise et ces ressources nous permettent d’apporter un haut niveau d’expertise à nos clients.
Jérémy Voisin : Au sein de notre pôle sécurité, nous appliquons le principe du secure by design : la sécurité est pensée dès la conception des projets et constitue la base de tout.
Ce qui nous distingue également est le fait de proposer à nos clients des solutions sur mesure. Chaque entreprise est différente, avec ses propres contraintes métiers, ses risques et ses objectifs. Il n’existe pas de solution standard : nous contextualisons nos recommandations et mettons en place les outils les plus adaptés à chaque environnement, et cela est essentiel à nos yeux.
Quels sont aujourd’hui les principaux enjeux en matière de cybersécurité ?
Jérémy Voisin : Il est essentiel de comprendre que la cybersécurité concerne toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. Paradoxalement, alors que les solutions cyber se multiplient, les attaques augmentent fortement. La cybersécurité n’est pas un produit : c’est un état, un écosystème à construire et à maintenir. Il faut mettre en place de bonnes pratiques dès la base. Trop souvent, les entreprises adoptent des outils sans avoir défini une stratégie adaptée à leurs enjeux métiers.
Notre rôle consiste à consolider les fondations cyber de nos clients. Nous réalisons un état des lieux complet avec un véritable rapport d’étonnement afin d’identifier les vulnérabilités, puis nous définissons une feuille de route claire. Une fois le niveau de maturité suffisant atteint, nous accompagnons la mise en œuvre des actions nécessaires.
Avec quels outils accompagnez-vous les entreprises dans leur transformation digitale ?
Jérémy Voisin : Notre organisation repose sur quatre grandes activités
complémentaires : d’abord le cloud et les services managés, incluant nos clouds privés, hébergés et opérés par nos équipes. Ensuite, la division infrastructures, qui couvre les serveurs, le stockage et la modernisation des environnements IT. La division cyberdéfense, que je dirige, dédiée à la protection, à la gestion des risques et à la gouvernance. Et enfin la division Modernisation Technologique (DMT), qui accompagne les entreprises vers des modèles de travail modernes et flexibles, en Suisse comme en France. Ces services sont complémentarisés par des outils performants que nous prescrivons.
Nous développons également une offre d’IA souveraine. Les problématiques de nos clients sont analysées afin d’identifier les cas d’usage pertinents et d’intégrer l’intelligence artificielle de manière maîtrisée, sécurisée et adaptée à leur réalité opérationnelle.
Comment intégrez-vous les enjeux de développement durable dans votre stratégie ?
Jérémy Voisin : La RSE occupe une place croissante dans notre stratégie. En interne, nous mettons en œuvre de nombreuses actions en faveur de la qualité de vie des employés et des conditions de travail. Cela passe par le bien-être des collaborateurs, des initiatives conviviales comme le pet at work, ainsi que par l’accompagnement et le suivi des équipes au quotidien.
Sur le plan environnemental, nous sélectionnons des équipements réseau à faible consommation énergétique et veillons à optimiser nos infrastructures afin de réduire leur empreinte carbone. L’objectif est de mettre en place une logique de boucle vertueuse.
Arthur Pradel : Nous avons également rejoint le programme Swiss Triple Impact afin de prendre des engagements concrets en faveur des Objectifs de développement durable (ODD). Notre ambition est d’améliorer continuellement
et durablement notre impact social et environnemental, en cohérence avec l’Agenda 2030.
Quelles sont les attaques les plus courantes aujourd’hui et comment s’en prémunir ?
Jérémy Voisin : Les vols de données ont explosé ces dernières années, notamment via les attaques sur la supply chain. Les fuites de données et les compromissions de partenaires constituent aujourd’hui un risque majeur. L’essor de l’intelligence artificielle a également favorisé l’émergence d’outils malveillants capables de générer des campagnes de phishing de plus en plus sophistiquées et ciblées. Les menaces peuvent provenir de l’extérieur, mais aussi de l’intérieur de l’entreprise.
La menace la plus fréquente reste l’e-mail : un simple clic sur un lien corrompu ou un QR code peut suffire à compromettre tout un système.
Pour y faire face, nous organisons des tests inopinés de simulation de phishing afin de maintenir un haut niveau de vigilance. Nous avons également mis en place un système de report phishing permettant aux collaborateurs de signaler rapidement un message suspect à notre équipe cyber, qui en assure l’analyse humaine.
La sensibilisation est essentielle. Nous ne faisons pas de « one shot » : il s’agit d’un accompagnement sur le long terme, favorisant une vigilance accrue de tous et basé sur la pédagogie et la bienveillance. La cybersécurité est avant tout une culture à construire collectivement.
Interview Alix Senault
Plus d’informations sur cheops-technology.ch

Face à des risques toujours plus complexes : intrusions, vols internes, menaces hybrides, exigences réglementaires accrues, la sécurité physique ne peut plus se limiter à enregistrer des images. Elle doit analyser, comprendre et alerter en temps réel. C’est précisément le positionnement de PG-Services, intégrateur suisse spécialisé en sécurité nouvelle génération, en partenariat avec Verkada, acteur international de référence des plateformes de sécurité cloud unifiées.
De la caméra passive à la sécurité proactive
La vidéosurveillance traditionnelle repose sur un modèle réactif : on enregistre, puis on enquête après incident. Ce fonctionnement mobilise du temps humain, génère des angles morts et s’appuie souvent sur des infrastructures lourdes (serveurs locaux, NVR, maintenance complexe).
La vidéosurveillance algorithmique change radicalement cette approche.
Grâce à l’IA embarquée directement dans les caméras Verkada, les flux vidéo sont analysés en continu. Le système peut ainsi détecter automatiquement des intrusions ou comportements anormaux, identifier des personnes ou des véhicules, rechercher un événement en quelques secondes (couleur de vêtement, type de véhicule, plaque) et générer des alertes intelligentes en temps réel.
La sécurité ne se contente plus d’archiver le passé : elle devient proactive.
Plateforme unifiée pensée pour le multisite
La force de la solution repose sur une architecture cloud unifiée intégrant vidéosurveillance, contrôle d’accès, alarmes et capteurs environnementaux au sein d’une seule interface.
Pour les banques, l’industrie, le retail ou les entreprises multisites, cela signifie une vision consolidée de l’ensemble des sites, une gouvernance centralisée, une
corrélation automatique entre vidéo et accès, une réduction drastique du temps d’investigation, ainsi qu’une meilleure traçabilité et auditabilité.
PG-Services conçoit l’architecture, paramètre les algorithmes selon les besoins spécifiques du client et assure l’intégration complète dans le respect du cadre légal suisse et européen.
Sécurité, conformité et performance opérationnelle
La vidéosurveillance algorithmique soulève des enjeux réglementaires et éthiques majeurs. PG-Services accompagne ses clients sur l’analyse d’impact relative à la protection des données, la gestion des droits d’accès, la définition des durées de conservation et la traçabilité des consultations.
Au-delà de la conformité, la modernisation permet également une optimisation des coûts : suppression des serveurs locaux, réduction de la maintenance, diminution du temps humain consacré à l’analyse des images.
Une vision stratégique de la sécurité
Avec son partenariat technologique avec Verkada, PG-Services ne propose pas simplement une installation de caméras. L’entreprise accompagne les organisations vers une sécurité pilotée par la donnée, capable d’anticiper, de dissuader et de réagir immédiatement. Dans un environnement où la rapidité de décision est cruciale, la sécurité devient un levier stratégique.
PG-Services et Verkada offrent aux entreprises suisses une transition maîtrisée vers la sécurité intelligente, unifiée et proactive, adaptée aux enjeux d’aujourd’hui et de demain.
Plus d’informations : +41 22 595 12 37 info@pg-services.io www.pg-services.io

Ordifuté • Brandreport
Alors que les cybermenaces se multiplient, la protection technique ne suffit plus. Il est impératif de garantir l’indépendance des infrastructures. Christian Studer, CEO d’Ordifuté informatique, décrypte les enjeux vitaux de la souveraineté numérique.

Christian Studer CEO, Ordifuté
Pourquoi liez-vous systématiquement cybersécurité et souveraineté ?
Car la technique seule est aveugle. Vous pouvez déployer les meilleurs chiffrements : si vos données résident sur des serveurs soumis à des lois extraterritoriales comme le Cloud Act américain, vous restez vulnérable. La souveraineté commence par la juridiction : garantir que vos informations sensibles relèvent exclusivement du droit suisse et européen, à l’abri des ingérences étrangères. Sans cette indépendance juridique, la sécurité technique n’est qu’une
illusion dangereuse, une forteresse dont un tiers possède les clés.
Quel est le risque concret pour une entreprise européenne qui néglige cet aspect ?
Le risque est double et existentiel : l’espionnage économique passif et la perte de contrôle opérationnel actif. Les grands hyperscalers américains n’offrent pas seulement du stockage ; ils exploitent structurellement les métadonnées pour cartographier vos flux d’activité, vos relations commerciales et vos stratégies. Pire encore, sur simple ordre de l’autorité étrangère, l’accès à vos services et à vos données peut être gelé du jour au lendemain, paralysant instantanément votre entreprise sans aucun recours. Choisir une infrastructure locale et indépendante, c’est opter pour un partenaire dont le modèle économique repose uniquement sur votre confiance et vos abonnements,
et non sur la revente de vos données ou la publicité ciblée. C’est bâtir une chaîne de confiance locale, transparente et réellement résiliente face aux crises géopolitiques.
Beaucoup pensent que cette approche souveraine coûte plus cher et offre moins de fonctionnalités… C’est un calcul à très court terme qui ignore les risques systémiques. Le low cost affiché aujourd’hui cache des coûts exorbitants : amendes pour non-conformité au RGPD, pertes financières colossales liées aux fuites de données, ou encore coûts de migration forcée en cas de crise géopolitique majeure. La souveraineté n’est pas une dépense, c’est un investissement de pérennité. De plus, l’offre technologique a considérablement mûri : nous proposons aujourd’hui des suites collaboratives complètes (messagerie, cloud, visioconférence, bureautique en ligne) qui rivalisent
parfaitement avec les standards des géants, tout en respectant scrupuleusement la vie privée. La vraie flexibilité, c’est de ne pas être enfermé dans un écosystème propriétaire dont on ne peut plus sortir sans tout perdre. Dans un monde de plus en plus incertain, choisir l’indépendance technologique est la seule stratégie viable pour protéger durablement sa liberté d’entreprendre et son avenir. Plus d’information sur www.ordifute.ch


By
Dans un contexte où la cybersécurité et la conformité sont devenues stratégiques, 1SWISS1, entreprise genevoise spécialisée en cybersécurité et infrastructures IT depuis 2017, lance Helvira, une intelligence artificielle 100 % hébergée en Suisse.
Conçue pour les PME romandes, elle s’intègre aux processus métiers grâce à des chatbots, agents intelligents et automatisations sur mesure, afin d’accélérer les opérations, renforcer la sécurité et générer des gains de performance mesurables — avec des solutions fiables, locales et adaptées aux besoins spécifiques de chaque entreprise.

Une alternative aux IA internationales
Face aux solutions développées et hébergées à l’étranger, Helvira propose:
• Données 100 % hébergées en Suisse
• Conforme LPD / nLPD / RGPD
• S’intègre à vos outils existants (Bexio, Microsoft, WordPress, etc.)
• Déploiement adapté à votre infrastructure
• Agents et chatbots personnalisés Automatisations sécurisées et évolutives
Accompagnement local par des experts suisses
La souveraineté numérique devient un avantage stratégique
“ Les entreprises suisses méritent une alternative aux plateformes internationales. Helvira combine la puissance de l’IA avec une confidentialité totale. ”

—
Tarek Watfa CEO & Fondateur, 1SWISS1 SA
1SWISS1 est votre partenaire de confiance pour concevoir des solutions sur mesure et booster la productivité de votre entreprise.


Depuis plusieurs années, Rumya développe des logiciels de gestion de bases de données ainsi que des solutions dédiées à la mise en conformité RGPD et LPD. Des outils fiables, pédagogiques et clés en main pour répondre aux enjeux croissants de la transformation digitale. Rencontre avec Aurélien Tisserand, CEO et cofondateur de Rumya.

Aurélien Tisserand CEO et cofondateur, Rumya
Vous avez fondé Rumya, spécialisée dans la gestion de données et la conformité. Comment décririez-vous la mission principale de votre entreprise ?
Nous sommes trois cofondateurs et fêterons nos huit ans d’existence l’année prochaine. À la création, notre objectif était clair : faciliter la performance et la digitalisation des entreprises.
L’année 2018, avec l’arrivée du RGPD en Europe, a marqué un tournant. Cette nouvelle réglementation imposait de nombreux changements, souvent difficiles à comprendre pour les organisations. Nous avons alors développé un guide et des outils digitaux spécifiques pour aider les entreprises à s’y conformer.
Notre première mission consiste simplement à faire comprendre aux entreprises à quoi servent ces réglementations. Elles nécessitent des compétences juridiques, techniques et informatiques. Il faut permettre à toutes les structures de trouver un juste équilibre pour garantir la sécurité des données sans perturber les processus internes.
Le risque principal pour les entreprises qui ne se mettent pas en conformité n’est pas seulement juridique : il est surtout opérationnel et réputationnel. Le RGPD et la LPD sont avant tout des outils qui renforcent la résilience face à des risques en constante augmentation.
Quels sont aujourd’hui les principaux défis rencontrés par les entreprises suisses en matière de RGPD et de LPD ?
Le premier consiste à comprendre les réglementations en vigueur en Suisse et à savoir comment les interpréter correctement. Le second

défi concerne la protection des données : comment les sécuriser efficacement tout en continuant à les exploiter pour son activité ?
Nos clients sont aussi bien des entreprises privées que des organisations et institutions publiques : tous partagent ces mêmes enjeux.
Comment Rumya accompagne-t-elle concrètement les PME dans leur transition digitale et l’optimisation de leurs processus de données ? Nous fournissons des logiciels qui intègrent des fonctionnalités permettant de mettre en place les mécanismes nécessaires à la conformité : procédures, processus internes, conseils, documentation, gestion du risque…
Nos référentiels sont adaptés aux spécificités cantonales en Suisse. Nous travaillons également avec un réseau de partenaires, notamment des DPO indépendants, qui peuvent accompagner nos clients de manière personnalisée si besoin.
Qu’est-ce qui vous distingue de la concurrence ?
C’est l’accessibilité et la simplicité de nos outils qui font toute la différence. Nous nous adressons à un public large, qui ne vient pas nécessairement du monde juridique ou informatique, notre solution se veut à la fois pédagogique et intuitive. Nous proposons également
une version entièrement dédiée aux besoins du marché suisse, ce qui nous confère une crédibilité solide sur l’ensemble du territoire.
Comment l’IA et l’automatisation influencent-elles vos développements actuels et futurs ?
Nous utilisons l’IA en interne pour améliorer nos outils. Cela donne, en quelque sorte, des « superpouvoirs » à nos développeurs.
Nous intégrons une IA souveraine entièrement hébergée en Suisse, basée sur Mistral AI. L’idée n’est pas de remplacer l’humain, mais de rendre les processus plus fluides, plus rapides, et d’aider nos clients à gagner un temps précieux. Aujourd’hui, c’est devenu incontournable.
Quels secteurs ou types d’entreprises tirent aujourd’hui le plus grand bénéfice de vos solutions ?
Toutes les entreprises peuvent y trouver un intérêt.
Les plus grandes, souvent très régulées comme les institutions financières, les industries, les fondations, les cabinets médicaux privés, ou les associations manipulant des données sensibles sont particulièrement concernées. Mais les administrations publiques comme les petites et moyennes communes ainsi que les entreprises du secteur public font également face à des problématiques similaires,
notamment en matière de protection et de gestion de données sensibles.
Quelles sont les prochaines étapes pour Rumya : des nouvelles fonctionnalités en prévision ?
Nous devons suivre en continu l’évolution des réglementations. Par exemple, la loi vaudoise n’est pas encore totalement à jour et sera appliqué prochainement.
La grande nouveauté est l’AI Act, la nouvelle réglementation européenne sur l’intelligence artificielle, qui aura un impact en Europe comme en Suisse. Nous allons devoir intégrer ces exigences dans nos outils.
Nous développons régulièrement de nouveaux modules en fonction des demandes des utilisateurs. Chaque entreprise a ses besoins spécifiques, et notre rôle est de développer des solutions adaptées.
Plus d’informations sur www.rumya.ch

Créer un logiciel sur mesure n’est plus réservé aux grandes entreprises : Moxoh veut simplifier le processus, selon son directeur Patrick Rétornaz.

Patrick Rétornaz Directeur, Moxoh
L’entreprise fribourgeoise accompagne PME et grandes organisations dans la conception, le développement et la maintenance de solutions numériques adaptées à leurs besoins réels. Fondée en 2023 par l’ingénieur logiciel Patrick Rétornaz, Moxoh est née d’une conviction simple : l’innovation technologique ne devrait pas être réservée aux grandes structures. « La mission de Moxoh est de démocratiser le développement logiciel sur mesure et de rendre ce type de projet accessible à des entreprises de toutes tailles », explique son directeur. Après plus de quinze ans d’expérience dans le développement logiciel pour
différentes entreprises en Suisse, Patrick Rétornaz décide de créer sa propre structure afin de proposer une approche plus pragmatique et proche des réalités du terrain. Aujourd’hui, Moxoh accompagne aussi bien des PME que des organisations de plus grande envergure, dans des secteurs variés, notamment les transports publics ou les services numériques.
Transformer les idées en projets
L’un des constats du dirigeant est que beaucoup d’entreprises hésitent à se lancer dans des projets informatiques par crainte des coûts ou de la complexité. « On imagine souvent les projets IT comme des programmes qui durent des années et coûtent des centaines de milliers de francs. En réalité, il est possible d’avancer étape par étape et de tester les idées avant d’investir davantage.» Cette philosophie se traduit par une méthode structurée en quatre phases : idéaliser, prouver, développer et maintenir. L’objectif est de
transformer progressivement une idée en solution concrète tout en limitant les risques. « Nous aidons nos clients à identifier les risques dès le départ, puis à tester les concepts grâce à des prototypes ou des preuves de concept. Cela permet de prendre des décisions basées sur des éléments tangibles.»
Des projets IT maîtrisés
Pour Patrick Rétornaz, la clé d’un projet numérique réussi réside dans la transparence et la collaboration étroite avec les équipes internes.
« Nous travaillons avec un responsable de projet chez le client qui peut suivre en temps réel l’avancement du développement. Cette visibilité permet de garder le contrôle sur le budget et sur les objectifs.» Cette approche vise également à éviter la dépendance à un prestataire unique.
« Nous voulons que nos clients restent maîtres de leurs solutions et de leurs processus. Un logiciel doit s’adapter à l’entreprise, et non l’inverse.»
Miser sur les talents locaux
Basée à Bulle dans le canton de Fribourg, Moxoh souhaite désormais poursuivre son développement en renforçant ses équipes. L’entreprise prévoit notamment de recruter de ingénieurs issus des écoles de la région. « Nous avons la chance d’avoir ici des écoles d’ingénieurs avec des talents incroyables. Mon objectif est de consolider l’équipe pour continuer à accompagner les entreprises de la région et au-delà dans leurs projets numériques. »
Texte Océane Kasonia
Plus d’informations sur info@moxoh.ch moxoh.ch


« Pour les PME, l’informatique doit rester pragmatique », confie Nicolas Ripoll, fondateur et directeur de Webidentity. C’est d’ailleurs la mission qu’il a donnée à son entreprise, spécialisée dans l’accompagnement digital des PME : leur proposer des outils informatiques simples, accessibles et adaptés, afin qu’elles puissent dépasser l’apparente complexité de la digitalisation et réussir leur transformation numérique.

Nicolas Ripoll Fondateur et directeur
Nicolas Ripoll, comment les PME peuvent-elles surmonter les obstacles qu’elles rencontrent lorsqu’elles entament leur transformation numérique ? Les obstacles rencontrés sont surtout organisationnels et stratégiques. Face au nombre important d’outils et de prestataires, beaucoup de PME ne savent pas par où commencer. Elles craignent notamment de se lancer dans des projets trop coûteux et trop complexes, qui n’aboutissent pas forcément.
La clé est de procéder par étapes. Il faut commencer par identifier les processus sans grande valeur ajoutée et qui font perdre le plus de temps. Les automatiser permet de gagner du temps, d’améliorer la visibilité sur l’activité et de réduire le risque d’erreur. Pour nous, une transformation digitale réussie repose avant tout sur des améliorations concrètes du quotidien des collaborateurs, ce qui garantit une meilleure adhésion en interne.
Parmi les outils préconisés, le cloud joue un rôle central, notamment avec des plateformes comme Microsoft 365 qui permettent de centraliser les documents, de faciliter la collaboration et d’améliorer la mobilité des équipes.
Quelles sont les menaces de cybersécurité les plus fréquentes pour les PME ?
L’attaque la plus fréquente reste le phishing. Dans de nombreux cas, une
simple compromission d’un compte e-mail peut permettre à un hacker d’accéder à des informations sensibles ou d’envoyer des messages frauduleux au nom de l’entreprise, ce qui met en péril son image. Il est possible de réduire les risques en activant l’authentification à plusieurs facteurs, en prévoyant des sauvegardes des systèmes et en organisant des tests de restauration qui simulent une attaque. Enfin et surtout, il est essentiel de sensibiliser ses collaborateurs, notamment grâce à des formations en interne. Aujourd’hui encore, les collaborateurs sont généralement la première porte d’entrée des hackers.
Comment les PME peuvent-elles intégrer la cybersécurité dès le début d’un projet de transformation digitale ? Dans l’idéal, la cybersécurité devrait être réfléchie et intégrée dès la conception
du projet. Cela implique de l’inclure dans le budget, de réfléchir à la gestion des accès, à la protection des données et à la politique de sauvegarde. Il est également important de privilégier des solutions reconnues et régulièrement mises à jour par des prestataires fiables, afin d’éviter de se retrouver avec des outils pouvant présenter des risques de sécurité. La cybersécurité doit surtout être adaptée au contexte et aux besoins des entreprises. C’est pourquoi l’objectif n’est pas de complexifier les projets, mais d’instaurer dès le départ des outils et des pratiques simples.
Plus d’informations sur +41 27 320 76 00 info@webidentity.ch webidentity.ch
Suissedigital • Brandreport
Le site web de l’association économique Suissedigital, www.suissedigital.ch, propose différents tests de cybersécurité destinés à sensibiliser le public et les PME aux dangers du cyberespace.
Dans notre société numérisée, la sécurité dans le cyberespace est primordiale. « C’est la raison pour laquelle nous nous penchons depuis longtemps sur le thème de la cybersécurité », explique Simon Osterwalder, directeur de l’association économique Suissedigital. Outre des ateliers et des conseils pour ses membres, l’association propose un test en ligne destiné à sensibiliser le public aux dangers du cyberespace. Ce test se décline en deux niveaux de difficulté, pour les utilisateurs débutants (Basic) et expérimentés (Advanced). Grâce à cette approche, toutes les personnes intéressées ont l’assurance de pouvoir contrôler et actualiser leurs connaissances sur le thème de la cybersécurité.
Des PME peu sensibilisées à ce sujet
De plus en plus d’aspects de la vie professionnelle se déroulent en numérique. Cela vaut tout

particulièrement pour les PME qui, grâce à la numérisation, peuvent organiser leurs processus de manière plus efficace et atteindre plus facilement des clients potentiels. Parallèlement, cela augmente le risque pour les PME d’être victimes de la cybercriminalité. Cependant, ce groupe semble souvent peu sensibilisé à cette question. C’est pourquoi Suissedigital a lancé un autre test en ligne qui permet aux PME de s’autoévaluer et, au fil du temps, de se comparer à d’autres PME.
Une aide concrète dans la lutte contre la cybercriminalité
Simon Osterwalder est convaincu que le test contribuera de manière importante à ce que les PME prennent conscience des dangers de la cybercriminalité et instaurent les mesures nécessaires. Les tests de cybersécurité ont été réalisés à ce jour plus de 5100 fois (test pour débutants), 2800 fois (test pour utilisateurs avancés) et 390 fois (test pour PME). Simon Osterwalder : « Nos tests sont populaires parce qu’ils assistent concrètement les utilisateurs et les utilisatrices dans leur lutte contre la cybercriminalité.»
Suissedigital est l’association économique des réseaux suisses de communication. L’association regroupe environ 170 entreprises, aussi bien privées que publiques, desservant plus de trois millions de foyers en services radio, TV, Internet, de téléphonie et autres.
Plus d’informations sur www.suissedigital.ch

Depuis plus de 37 ans, le groupe STAR Logistique accompagne les entreprises dans la gestion et l’optimisation de leurs flux logistiques. Avec Emaloja International, le groupe a renforcé son offre en intégrant la dimension digitale. Ensemble, les deux entités créent un lien direct entre e-commerce, logistique et transport international afin d’accompagner la croissance des entreprises dans un environnement omnicanal. Tour d’horizon avec Cédric Ricou, CEO et Fondateur de STAR Logistique et Emaloja.

Cédric Ricou CEO et Fondateur
Comment le groupe intègre-t-il le digital et l’e-commerce ?
La logistique et le digital sont aujourd’hui étroitement liés. Une vente en ligne déclenche immédiatement une chaîne d’opérations logistiques : gestion des stocks, préparation de commandes, transport et livraison. Pour répondre à cette évolution, nous avons développé une approche combinant logistique opérationnelle et solutions digitales. STAR Logistique gère les flux physiques : transport international, stockage, cross-docking ou préparation de commandes, tandis
PUBLIREPORTAGE
qu’Emaloja International apporte la dimension technologique en développant des sites e-commerce et en connectant les systèmes ERP, marketplaces et plateformes de vente. Concrètement, une commande passée en ligne peut être automatiquement intégrée dans notre système, préparée dans nos entrepôts et expédiée vers le client final, avec une visibilité en temps réel sur l’ensemble du processus.
Quelle valeur ajoutée apportent vos prestations 3PL et 4PL ?
Les solutions 3PL permettent aux entreprises d’externaliser leurs opérations logistiques : stockage, préparation de commandes, transport ou gestion des retours.Mais dans un environnement omnicanal, la logistique ne se limite plus à l’exécution. Les solutions 4PL permettent de piloter l’ensemble de la supply chain : coordination des partenaires, analyse des flux et
Un outil suisse d'analyse des risques d'accès, idéal pour les PME
Qui a accès à quoi dans votre ERP ? Si vous ne pouvez pas répondre avec certitude, vous n'êtes pas seul C'est précisément le problème que résout MTC Skopos
De nombreuses PME romandes utilisent un ERP pour gérer leurs opérations, leurs achats et leur comptabilité. Mais la complexité du système de droits d'accès crée un angle mor t : des utilisateurs accumulent des privilèges excessifs au ifl du temps. Cela expose l'entreprise à des risques de fraude, d'erreur et de non-conformité.
Le concept clé est la séparation des tâches (SoD) Un même collaborateur ne devrait pas pouvoir à la fois créer un fournisseur et valider un paiement Dans les PME, ces conlfits sont fréquents et passent inaperçus
intégration des systèmes commerciaux. Cette approche offre aux entreprises davantage de visibilité, de flexibilité et une meilleure capacité à gérer plusieurs canaux de distribution. La logistique devient ainsi un véritable levier de développement commercial plutôt qu’une simple fonction opérationnelle.
Comment aidez-vous les entreprises suisses ?
La Suisse est un marché dynamique mais relativement restreint, ce qui pousse naturellement les entreprises à se développer à l’étranger. Grâce à notre expertise en transport international, gestion douanière et distribution européenne, nous facilitons cette expansion. Avec Emaloja International, nous pouvons également accompagner la création ou l’évolution de plateformes e-commerce permettant aux entreprises de déployer leur stratégie commerciale à l’international.
A N A LYS E S O D
Détection des conlfits de séparation des tâches par utilisateur et par rôle
S I M U L AT I O N
Testez les modiifcations d'accès avant de les déployer en production
Utilisez-vous l’IA pour gérer les flux logistiques et commerciaux ?
La supply chain devient de plus en plus pilotée par la donnée. Nous utilisons des technologies permettant d’automatiser les échanges d’informations entre systèmes, d’analyser les performances logistiques et d’assurer un suivi en temps réel des commandes et des expéditions. L’IA ouvre également des perspectives importantes, notamment pour anticiper les volumes, optimiser les transports ou améliorer la gestion des stocks.
Plus d’informations sur starlogistique.ch emaloja.com


R E M É D I AT I O N
Plans d'action détaillés avec analyse d'impact pour chaque correction
I N T E G R AT I O N À L' I A
Interrogez vos données en langage naturel grâce au protocole MCP
Application portable, sans installation ni cloud Vos données restent sur votre infrastructure, un atout décisif pour les PME soucieuses de rester maitre de leur données.»
Contrairement aux solutions GRC traditionnelles, souvent lourdes et coûteuses, MTC Skopos est une application de bureau portable qui ne nécessite aucune installation ser veur ni abonnement cloud. Elle se connecte directement à SAP via RFC ou par impor t de ifchiers, et prend également en charge d'autres ERP comme Navision, Peoplesotf ou Odoo.
Télécharger Application por table Aucun ser veur, aucune installation.

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Connecter
Impor t via RFC SAP ou ifchiers CSV depuis n'impor te quel ERP.
3
Analyser Résultats instantanés avec plan de remédiation actionnable.
L'outil permet aussi l'intrégration à l'intelligence ar tiifcielle permettant d'interroger les résultats d'analyse en langage naturel, idéal pour dialoguer avec la direction ou préparer un audit.
MTC Skopos est une solution développée à Genève par Meylan Technologies & Consulting, un cabinet spécialisé en sécurité SAP, audit IT et développement.
Depuis 1978, Darest accompagne PME et grandes entreprises dans la mise en place de leurs solutions informatiques. Du matériel, aux logiciels et particulièrement à l’intégration de solutions d’intelligence artificielle, l’entreprise s’appuie sur une équipe d’experts au service de la performance des organisations. Dans un contexte de transformation numérique qui s’accélère, la question n’est plus « faut-il y aller ? » mais « comment y aller avec méthode ? ». Rencontre avec Joël Fradkoff, COO chez Darest, stratège en IA et transformation digitale, certifié par la Harvard Business School.

Comment Darest se positionne-t-elle face aux enjeux de la digitalisation et de l’IA ? Il règne aujourd’hui un vrai sentiment d’urgence dans les organisations. Une injonction, presque, et elle est légitime. Notre premier réflexe, chez Darest, c’est précisément de rationaliser cette urgence. Parce qu’avant de parler d’outils, il faut revenir à un fondamental souvent négligé : la stratégie de l’entreprise. Une transformation numérique, comme tout investissement structurant, doit répondre à un besoin identifié et servir un objectif clair.
Nous commençons donc toujours par de la pédagogie et quelques clarifications essentielles. Car trois réalités bien distinctes se cachent souvent derrière ces mots. La digitalisation d’abord : c’est le socle, elle numérise les données et les processus de l’entreprise de bout en bout. L’automatisation ensuite : elle prend en charge les tâches répétitives sans valeur ajoutée, libérant les collaborateurs de l’exécution mécanique. Et l’IA enfin : elle augmente nos capacités de réflexion, de synthèse et d’analyse. Trois piliers complémentaires, mais aux finalités bien différentes. Les confondre, c’est déjà compromettre sa transformation.
Pourquoi l’IA a-t-elle autant bouleversé les pratiques, et que peut-elle concrètement apporter ?
J’emprunte une image à Luc Julia : avez-vous déjà essayé d’enfoncer un clou à main nue ? Et si votre concurrent dispose d’un marteau ? L’inefficience est cruelle. L’IA, c’est ça : un outil d’une puissance extraordinaire qui augmente la performance du collaborateur de façon considérable.
Depuis novembre 2022 et l’avènement de ChatGPT, cent millions d’utilisateurs en quelques semaines, nous voyons quotidiennement des tâches qui prenaient des jours se réaliser en quelques minutes. Le différentiel de productivité entre celui qui utilise ces outils et celui qui ne les utilise pas devient rapidement criant. L’enjeu n’est pas de céder à la panique, mais de comprendre que cette réalité est incontournable et qu’il est préférable d’être du bon côté.
De quelle manière accompagnez-vous concrètement vos clients dans leur transformation ? Notre approche repose sur trois piliers successifs. D’abord, la phase stratégique : une discussion avec le CODIR pour raccrocher l’implémentation de l’IA aux objectifs réels de l’entreprise. Sans cette clarté préalable, aucun déploiement ne tient.
Vient ensuite la phase tactique : quelle solution déployer ? Faut-il résorber une dette technologique, migrer vers le cloud ? C’est ici que l’alliance IT et IA révèle toute sa valeur. Enfin, la phase opérationnelle : projets pilotes (POC), montée en compétence des

équipes, gouvernance de la donnée, KPIs de suivi. Car la formation n’est pas un événement ponctuel, c’est un accompagnement dans la durée.
Quelles résistances à l’adoption observez-vous dans les organisations ?
Au niveau des organes de décision, on retrouve deux types de directions : les hyper-enthousiastes qui attendent la baguette magique, et les sceptiques qui ne voient aucune valeur et considèrent leur modèle comme immuable. Parmi les collaborateurs, les early adopters utilisent déjà l’IA, parfois sans cadre ni gouvernance. Notre rôle : canaliser cette appétence de façon sécurisée. À l’opposé, les craintifs, souvent par peur d’être remplacés.
À ceux-là, notre message est clair : l’IA n’est pas le pilote, c’est le copilote, et ce n’est pas un hasard si Microsoft a nommé sa solution ainsi. L’humain reste aux commandes. Maîtriser ces outils, c’est renforcer son employabilité et se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée. Une opportunité individuelle autant qu’organisationnelle.
Pourquoi certaines entreprises peinent-elles à mettre en place des solutions cohérentes ?
L’approche et les attentes ne sont pas appropriées. Intégrer une solution d’IA sans stratégie ni accompagnement, c’est voué à l’échec, je peux vous le certifier. Il y a également une erreur de paradigme très fréquente : confier le projet IA à l’IT. L’IT est un socle indispensable, mais il n’a pas la main sur les processus métiers, le change management ou les compétences humaines.
C’est précisément pourquoi nous avons créé Darest IT&AI : une seule organisation portant cette double compétence, véritable « one stop shop » de la transformation. Notre direction est bicéphale : Chief of IT Services certifié MCT et expertise IA certifiée Harvard, pour adresser à 360° les enjeux techniques et humains d’un projet IA. Agnostiques en matière de solutions, nous choisissons toujours celle qui correspond le mieux aux besoins et contraintes du client, qu’il s’agisse de Microsoft Copilot ou de solutions on-premise pour les professions soumises au secret professionnel par exemple.
À quoi ressemblera l’entreprise digitale dans cinq à dix ans ?
La question qui me préoccupe, c’est celle des organisations AI-natives, des entreprises qui naissent avec l’IA et la digitalisation dans leur ADN, sans héritage technologique à transformer. Elles feront le même métier que vous, mais avec une agilité structurelle que vous ne pouvez pas improviser.
En Suisse, nous aimons le temps long et je ne suis pas là pour peindre le diable sur la muraille. Mais il est nécessaire de s’y préparer maintenant : « aussi vite que possible mais aussi lentement que nécessaire ». Ce que nous essayons de faire chez Darest, c’est de transformer les craintes en opportunités. Construire quelque chose de solide et de responsable autour de l’IA, ancré dans la stratégie, accompagné dans la durée. Pas une révolution dans l’urgence, mais une transformation maîtrisée.
L’IA n’est pas une option. C’est votre prochain avantage concurrentiel
De la stratégie à l’opérationnel - une seule equipe, une double expertise IT & IA

AIM Ad Interim Management s’est spécialisé depuis plus de 25 ans dans le placement de managers intérimaires ou de chefs de projet au sein des entreprises suisses. Ayant développé une expertise et un réseau étendus, AIM Ad Interim Management déploie son expérience de la gestion intérimaire dans de nombreux secteurs, que ce soit dans la construction, la santé, l’informatique ou encore l’administration. Très implantée en Suisse, AIM Ad Interim Management dispose désormais d’une succursale à Lausanne, dans le canton de Vaud, dirigée par Jean-Marc Robert. Rencontre.

Jean-Marc Robert
AIM Ad Interim Management Directeur, Lausanne

Stefan Holenstein
AIM Ad Interim Management Président du CA, Zürich
En tant que dirigeant de la nouvelle antenne AIM
Ad Interim Management à Lausanne depuis août dernier, quels sont les défis qui vous attendent ?
Le concept du management intérim est relativement peu reconnu en Suisse romande. Il faut réussir à changer les perceptions et effectuer un important travail de communication afin que les entreprises comprennent mieux la valeur ajoutée de nos solutions et leur impact positif immédiat sur les résultats de l’entreprise. Le proverbe « Pierre qui roule n’amasse mousse » est bien connu en Suisse romande et a encore la vie dure.
Chez AIM, nous avons à cœur de casser cette image connotée de l’intérim et de lui rendre toute sa légitimité et sa valeur.
La période économique difficile actuelle est une opportunité pour nous afin d’accompagner les entreprises dans leurs défis, leur phase de transformation et leur besoin de se réinventer pour s’adapter rapidement aux nouvelles réalités de l’économie. Avec mon expérience de DRH en Suisse et en Europe, j’ai pu acquérir une bonne compréhension du marché du travail tout en développant une vision très globale. Comprendre le contexte économique actuel est très important dans notre métier ; c’est essentiel pour positionner au mieux nos candidats dans les entreprises.

Interim fournit-elle des intérimaires compétents dans autant de secteurs ?
AIM est présente dans toutes les branches (secteur privé et administrations publiques) et dans toutes les fonctions, y compris celles de chefs de projet. C’est un défi permanent, et les quatre partenaires d’AIM, dont je fais partie, cumulent une très grande expérience managériale en entreprise. Cette expérience du terrain, acquise dans de nombreux secteurs, permet une approche large en termes de branches et de fonctions. La connaissance des besoins et des spécificités du marché nous permet ainsi de mieux comprendre les attentes des entreprises et de mieux les accompagner à toutes les étapes du processus de sélection.
Quelle est la force du réseau AIM ? Pourquoi l’expertise de vos candidats est-elle particulièrement recherchée ?
Nous disposons d’un réseau de plus de 800 managers intérimaires, que nous ne cessons d’étoffer depuis plus de 25 ans. Nous connaissons nos managers intérimaires personnellement, lesquels possèdent à la fois une expertise technique et fonctionnelle approfondie, ainsi qu’une solide compétence managériale. Ce ne sont pas de simples conseillers, mais des managers qui mettent la main à la pâte et se concentrent sur l’atteinte des objectifs fixés par les entreprises clientes. Nos managers font également preuve d’une
grande réactivité et d’une adaptabilité très recherchée par les entreprises. Ils allient ainsi compétences techniques et managériales, tout en faisant preuve d’intelligence émotionnelle afin de s’adapter sans délai à la culture de l’entreprise cliente. C’est une plus-value inestimable qui fait notre différence et notre force.
De quelle façon AIM Ad Interim a-t-elle bouleversé les codes de l’intérim en Suisse ?
AIM Ad Interim Management s’attelle avec succès à cette tâche depuis 25 ans. L’une des caractéristiques d’AIM est sa rapidité de réaction et sa grande qualité de service : nous répondons aux demandes des clients dans des délais très courts, ce qui est particulièrement apprécié. Nous proposons des experts AIM sélectionnés personnellement, briefés et motivés dans un délai de trois jours. De plus, nous sommes à la fois très stricts quant à la sélection des dossiers de nos managers intérimaires et investissons beaucoup de temps dans le développement de notre réseau d’entreprises clientes et dans la compréhension de leurs besoins spécifiques. Notre investissement marketing est important, tant du point de vue financier que du temps investi. Par exemple, AIM Ad Interim est sponsor de Giulia Senn, championne suisse du 400 mètres, participante aux Jeux olympiques de Paris en 2024 et étudiante en médecine. Cette sportive de haut niveau se démarque par son
intelligence, sa résilience, sa rapidité et ses qualités de « swissness ». C’est une belle personne qui illustre avec brio les valeurs d’AIM.
Pourquoi le recrutement est-il la clé du succès des entreprises et quelles sont les grandes tendances qui émergent ?
Dans un monde où les évolutions sont très rapides, notamment avec l’intelligence artificielle, les barrières douanières ou les fluctuations des taux de change, les experts et cadres de haut niveau participent activement à la mise en œuvre des changements nécessaires au sein des entreprises. Grâce à leur force de travail et à leur expérience, ils contribuent aux réorganisations indispensables et à l’ouverture de nouvelles perspectives concurrentielles. L’un des défis majeurs pour les entreprises dans les années à venir est leur capacité d’adaptation rapide aux mutations du marché. C’est pourquoi, chez AIM, nous conservons cette approche « traditionnelle » du contact direct et de niche. Grâce à celle-ci, nous sommes capables de répondre aux évolutions du marché suisse, qui est également très exigeant en matière de recrutement.
Si vous deviez résumer la formule du succès d’AIM, quelle serait-elle ?
Notre devise est la suivante : Qualité multipliée par vitesse = succès dans tous les secteurs. Nous offrons la solution sur place ! C’est plus qu’une simple formule, c’est une réalité que nous constatons sur le terrain. Nous savons également qu’il est impossible de transiger avec la réalité et qu’il faut réussir à être à la fois pertinent et réactif, quelle que soit la demande.
Interview Alix Senault
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La cybersécurité est longtemps restée perçue comme un sujet technique et onéreux réservé aux grandes entreprises. Cette perception ne correspond plus à la réalité. Les petites et moyennes entreprises sont aujourd’hui parmi les cibles privilégiées des cybercriminels. Elles disposent de données à forte valeurinformations clients, données nancières, propriété intellectuelletout en ayant souvent des ressources limitées pour se protéger.
Pour les dirigeants de PME, la cybersécurité doit être abordée avec pragmatisme. Dans la plupart des entreprises, l’informatique et la cybersécurité sont étroitement liées. La gestion de l’infrastructure informatique, des outils métiers et de la sécurité repose souvent sur les mêmes partenaires. C’est pourquoi le choix de celui-ci est souvent déterminant pour le niveau de protection de l’entreprise elle-même.
S’entourer d’un partenaire de confiance
La sécurité numérique d’une entreprise repose largement sur les partenaires qui accompagnent son infrastructure informatique. Un prestataire able ne se limite pas à maintenir les systèmes opérationnels : il contribue également à identi er les vulnérabilités, à mettre en place des protections adaptées et à accompagner l’entreprise dans l’évolution des menaces.
Pour un dirigeant, l’objectif est de pouvoir compter sur un interlocuteur capable de comprendre les enjeux métiers de l’entreprise et de proposer des mesures de sécurité proportionnées à sa taille et à son activité comme nous le faisons chez Forteresse Cybersecurity.
Adopter des réflexes de cybersécurité au quotidien
La protection d’une PME ne repose pas uniquement sur des solutions techniques. De nombreuses attaques exploitent des erreurs humaines ou des pratiques insu samment sécurisées.
Dans la majorité des incidents que nous analysons, quelques mesures simples auraient su à éviter l’attaque ou à en réduire fortement l’impact :
• Utiliser des mots de passe uniques pour chaque service important et privilégier l’utilisation d’un gestionnaire de mots de passe.
• Activer systématiquement l’authentification à deux facteurs.
• Limiter les droits d’accès aux systèmes et aux données uniquement aux personnes qui en ont réellement besoin.
• Mettre à jour régulièrement les systèmes et les logiciels.
• Former les collaborateurs à reconnaître les tentatives de phishing.
• Sauvegarder quotidiennement les données critiques dans un modèle 3-2-1 (idéalement 5-3-2) et vérifier la capacité de restauration.
• Sécuriser les accès à distance (VPN, accès administrateurs, connexions cloud) qui sont souvent ciblés par les attaques.
• Définir une procédure simple à suivre en cas d’incident cyber afin de réagir rapidement et de limiter l’impact sur l’activité.
Ces mesures, souvent rappelées par les experts, permettent d’augmenter signi cativement le niveau de protection d’une organisation tout en restant pragmatiques sur les coûts informatiques.

Faire de la cybersécurité une démarche progressive
La cybersécurité n’est pas un projet ponctuel mais une démarche continue. Les technologies évoluent, les usages changent et les menaces se transforment.
Pour les PME, l’approche la plus e cace consiste à avancer par étapes : identi er les priorités, sécuriser les éléments les plus critiques et renforcer progressivement les protections.
Avec une approche structurée et l’accompagnement des bons partenaires, les PME peuvent considérablement réduire leur exposition aux risques de cyberattaques tout en continuant à se concentrer sur leur développement.
ibaut Robert-Charrue
Directeur – Forteresse Cybersecurity - www.fcs.swiss
Spécialiste cybersécurité pour TPE et PME