Skip to main content

Focus Innovation

Page 1

U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

MARS ‘18

INNOVATION

Industrie 4.0 Automation industrielle Efficacité énergetique

Interview

NASRI NAHAS

«Il faut développer l’esprit entrepreneurial des chercheurs et leurs relations avec les entreprises!»

La nouvelle solution de contracting énergétique pour vos projets de construction, offrant autonomie et économies.

PR

EMI UM

12-15 JUIN 2018

PA

RTNER

Contactez-nous au 0800 773 648


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

02

EDITORIAL

La Suisse n’a pas de pétrole, mais…

CONTENU... 04 Industrie 2025 06 Internet of things

Comme le prouvent depuis longtemps l’horlogerie et la micromécanique, le savoir-faire de la Suisse est inégalé. A l’ère du 4.0, ces compétences ne suffisent plus à garantir l’avenir industriel du pays. Aujourd’hui, ce sont l’innovation et l’invention qui sont les fers de lance du génie inventif suisse.

C

lassée par l’OMPI pour la 7e année consécutive en tête de liste des pays les plus inventifs du monde, la Suisse prend le bon virage. La Confédération s’est dotée depuis le 1er janvier d’une structure, Innosuisse, dont les objectifs sont de faciliter l’accès des PME au savoir des instituts de recherche et la promotion de projets prometteurs. Jusqu’ici, le financement de l’innovation reposait largement sur les risques pris par lesdites entreprises. Elles disposent dorénavant d’un appui fédéral bienvenu. Innosuisse offre des chèques d’innovation, ou encore des spécialistes pour assister le développement d’une idée. Le Salon International des Inventions de Genève est le plus grand du monde. Appartenant à Palexpo, le salon a été créé en 1972 par son Président actuel, JeanLuc Vincent: «Le salon a permis à des dizaines de milliers d’inventions de trouver des partenaires financiers, fabricants ou distributeurs pour des innovations qui ont fait le tour du monde.» Malgré la globalisation, il reste une vitrine ir-

remplaçable de par sa connexion directe entre inventeurs et monde industriel.

VITRINE POPULAIRE Le Salon des Inventions de Genève ne présente qu’une infime partie de ce que le monde imagine et développe chaque année. «Mais cette vitrine est la pointe de l’iceberg: spectaculaire et représentative de ce que sont les besoins des diverses régions du monde» affirme la directrice Gaëlle Grosjean. Si les tendances globales concernent l’écologie, la médecine, l’environnement et la sécurité, elles s’élargissent à des besoins qui touchent moins le monde occidental, comme l’optimisation des cultures agricoles, la protection contre les dangers naturels ou l’optimisation des ressources naturelles des pays concernés.

d’inventions. Il est convaincu de l’utilité de telles manifestations: «Le salon de l’invention au Koweït, créé il y a 11 ans en collaboration avec celui de Genève, a eu pour conséquence directe et indirecte la multiplication des centres de recherches universitaires et sciences club de la région. Ces centres stimulent la curiosités dans un nombre infini de domaines avec des inventions et innovations qui peuvent maintenant être exposées avec succès sur une plateforme qui s’appelle the International Invention Fair in the Middle East».

08

Infrastructure 2.0

10 Automation industrielle 12

Interview: Nasri Nahas

14

Énergies renouvelables

16

Efficacité énergétique

18

La guerre des talents

20

Bâtiments industriels

FOCUS INNOVATION. CHEF DE PROJET: Deborah Nizard COUNTRY MANAGER: Pascal Buck TEXTE: Thomas Pfefferlé, Louis Vincent, Jean-Louis Emmenegger, Anne Wick

Et pourtant, eux, ils ont du pétrole.

IMAGE DE COUVERTURE: Biopole

Salon International des Inventions de Genève, du 11 au 15 avril 2018 à Palexpo.

LAYOUT: Anja Cavelti IMPRESSION: Swissprinters

Claude Membrez, Directeur général de Palexpo, croit à l’avenir du Salon: «Nous cherchons dans le monde des opportunités de créer de nouveaux salons, en particulier en Extrême-Orient» avoue-t-il. David Taji est président du jury du Salon de Genève, et également d’autres salons

SMART MEDIA AGENCY Gerbergasse 5, 8001 Zürich, Schweiz Tel +44 258 86 00

Plus d’informations sur www.inventions-geneva.ch

pascal.buck@smartmediaagency.ch

TEXTE GAËLLE GROSJEAN, CLAUDE MEMBREZ

PREMIUM PARTNER. Salon EPHJ-EPMT-SMT, Le Salon international de la Haute précision. Une visite au cœur de l’innovation des secteurs de l’horlogerie-joaillerie, des microtechnologies et des technologies medicales. A Palexpo, du , www.ephj.ch ANNONCE

INNOVATIVE SOLUTIONS PROVIDER

Bonne lecture! Deborah Nizard Chef de Projet


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

04

SWISSMEM

Nous sommes sur la bonne voie vers un avenir numérique Industrie 4.0 n’est pas d’actualité seulement depuis que tout le monde en parle. Cela fait des décennies déjà que les entreprises industrielles suisses investissent continuellement dans des nouvelles technologies avec pour but d’augmenter leur productivité ou de lancer des nouveaux produits. Il existe peu d’autres branches qui aient recours de manière aussi conséquente à des logiciels que l’industrie suisse. L’initiative nationale «Industrie 2025» vise à soutenir les activités des entreprises sur la voie de l’avenir numérique.

U

ne enquête réalisée par Swissmem en 2016 a montré que l’intégration des solutions numériques dans les entreprises industrielles est largement répandue. Elles sont principalement présentes dans la production. Il s’agit de répondre à des questions comme: comment augmenter l’efficacité, dans quels domaines des solutions automatisées peuvent être utilisées et si à l’aide d’une autre machine il est possible d’automatiser des processus de création de valeur? Optimiser l’interface avec les fournisseurs ou dans les processus industriels sur la base d’un échange des données en fait également partie. Dans ce domaine, les entreprises maîtrisent parfaitement les processus.

Il n’est pas seulement question de l’implémentation de technologies Il ne fait aucun doute que l’utilisation des technologies disponibles est essentielle pour garantir l’avenir

numérique d’une entreprise et en augmenter le rendement. Celle-ci n’a cependant qu’une portée limitée. Il est essentiel de réfléchir à la manière de pouvoir augmenter le bénéfice pour les clients en créant des offres complémentaires. Le développement de modèles commerciaux qui rendent le client plus compétitif et qui augmentent le propre attrait du fournisseur est beaucoup plus exigeant qu’une vision purement technologique. Des nouvelles approches capables d’intervenir dans la culture d’entreprise et qui, le cas échéant, exigent des changements au niveau de l’organisation.

Accélérer le changement numérique de manière coordonnée et durable Il y a deux ans, les quatre associations de branche (Swissmem, SwissT.net, asut et Electrosuisse) ont lancé l’initiative nationale «Industrie 2025» avec pour objectif de soutenir les entreprises dans

PME: grâce au développement du «Quick Starter 2025», les utilisateurs pourront prochainement se servir d’une boîte à outils qui simplifie les premiers pas dans le monde numérique.

ce sujet très complexe. Dans le but de mettre en place un pôle de savoir dédié, elle occupe plusieurs groupes de travail: les thèmes s’étendent de la Cyber Security, au Big Data, à la gestion des données, aux normes et aux standards, en

passant par des modèles commerciaux numériques. Une attention particulière est accordée à une rampe de lancement pour les PME: grâce au développement du «Quick Starter 2025», les utilisateurs pourront prochainement se servir d’une boîte à outils qui simplifie les premiers pas dans le monde numérique. Afin de pouvoir bénéficier d’un savoir-faire le plus complet possible, l’initiative mise sur des partenaires venant de différents secteurs comme par exemple l’informatique et le conseil stratégique. De plus, les entreprises ont la possibilité de se mettre en réseau et d’échanger leurs expériences au moyen de manifestations et de voyages d’étude. www.industrie2025.ch

TEXTE SWISSMEM

ANNONCE

UN SAVOIR-FAIRE DE POINTE POUR UNE NUMÉRISATION RÉUSSIE. BG Ingénieurs Conseils www.bg-21.com

■ INGENIOUS SOLUTIONS


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

DFI SERVICE SA BRANDREPORT

05

Blindez votre PME contre les cyber-attaques Près de 90% des entreprises suisses ont subi une cyber-attaque l’an dernier. Et parmi elles, une grande majorité n’a bénéficié d’aucune mesure spécifique pour gérer le problème. Une donne inquiétante qui témoigne de la réelle nécessité à prendre les devants.

E

n Suisse, quasiment neuf entreprises sur dix ont été victimes de cyber-attaques en 2017. Virus, logiciels malveillants, cheval de Troie ou encore ransomware constituent autant de menaces qui jonchent le web. Si la situation est inquiétante, le manque de préparation et de protection des PME helvétiques l’est tout autant. Car dans 58% des cas, on constate qu’elles n’ont pris aucune mesure précise pour renforcer leur sécurité informatique. Pour répondre à cette importante demande et proposer le meilleur niveau de sécurité possible, la société DFi Service, spécifiquement active au sein du marché suisse, propose des produits et services innovants. Avec son Security Operations Center, l’en-

treprise propose ainsi des prestations de surveillance de l’infrastructure et du trafic réseau afin de suivre de près l’activité de ses clients. En cas de détection d’une anomalie, l’équipe de DFi Service suit l’activité de près afin d’identifier la présence d’un danger potentiel. Et dans ce cas, elle met en place les actions concrètes à effectuer pour résoudre le problème. Après coup, elle mène également une investigation numérique afin de comprendre les causes du problème et tirer les enseignements nécessaires. En parallèle, l’entreprise gère également une base de données dans l’optique de répertorier les menaces numériques. Un travail effectué en collaboration avec de nombreuses entreprises spécialisées

établies en Europe et dans le reste du monde. Grâce à ce vaste réseau, elle bénéficie ainsi d’un solide outil pour enrichir la visibilité sur les dangers du web, et en faire bénéficier à ses clients. Afin de mettre à disposition cet outil d’intelligence numérique, DFi Service commercialise également un produit

novateur: cybersniper. Très facile à configurer, il garantit aux entreprises qui l’utilisent une protection efficace contre les menaces répertoriées. Alors n’attendez plus et prenez les devants pour sécuriser l’activité informatique de votre entreprise. TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ

L'ARME

ABSOLUE

POUR VOTRE

CYBER-DÉFENSE PRODUCTEC SA BRANDREPORT

Optimiser la chaîne numérique dans vos ateliers Fêtant son trentième anniversaire cette année et forte d’une vingtaine de collaborateurs, Productec peut se prévaloir de plus de 1 000 clients et s’appuie sur trois sites en Suisse romande, Suisse alémanique et France.

F

ocalisée à l’origine sur la CFAO (moyens de production, stratégies d’usinage et de programmation), Productec se positionne aujourd’hui en complément sur l’optimisation de la chaîne numérique dans les ateliers afin de les rendre compatibles avec l’industrie 4.0. Pour ce faire, l’entreprise propose à ses clients une riche offre de logiciels et de services. Il s’agit, dans les réseaux d’ateliers, de connecter des machines et des processus hétérogènes à un réseau informatique et de transférer et gérer les données sous les deux aspects DNC et MES. C’est tout l’intérêt de ProCONNECT: cette suite de logiciels permet non seulement les transferts des programmes d’usinage vers les machines-outils, d’en gérer le versionnage, mais aussi de prendre en compte les différents acteurs de l’atelier en leur mettant à disposition les bonnes in-

formations au bon moment. En vue d’en assurer son développement fonctionnel, cette suite intégrera aussi des fonctionnalités de planification de maintenance préventive, une plateforme de maintenance prédictive, ainsi que de traçabilité des données et processus d’atelier. Par exemple, Productec génère des rapports spécifiques d’aide au réglage des machines pour une mise en train optimisée: dans un contexte où les séries sont de plus en plus courtes et les pièces de plus en plus complexes, il est crucial de minimiser ces périodes non productives. La société travaille aussi en partenariat avec de grands acteurs de la mesure, afin d’automatiser les flux de programmes et de données dans l’atelier, permettant ainsi de relier de manière univoque un point de mesure avec son correcteur propre en machine. Pro-

ductec offre ainsi toute une palette de modules métier participant à l’augmentation de la productivité des ateliers. Enfin, Productec offre des services d’accompagnement, de conseil, de formation et de programmation de pièce(s) aux entreprises désireuses d’optimiser l’utilisa-

tion de leur appareil de production. Ses clients peuvent ainsi suivre des cours de perfectionnement garantissant une utilisation optimale des produits proposés. Une triple expertise qui devrait aider l’entreprise à se développer en Suisse alémanique et en France. TEXTE PRODUCTEC SA

LOGICIELS ET SERVICES DE PROGRAMMATION CNC


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

06

INTERNET OF THINGS

L’internet des objets, pour un futur connecté La digitalisation a amené plus d’écrans et de technologie dans nos quotidiens. Avec eux, une dimension connectée s’est ajoutée à de nombreux objets pour des usages multiples et variés. Explications.

D

epuis les années 1990, les téléphones portables ont permis d’accéder à internet. Mais c’est dans la deuxième moitié des années 2000 que l’usage du téléphone connecté s’est démocratisé, avec l’arrivée des smartphones. Depuis, notre manière d’appréhender la connectique a changé. Petit à petit, nous nous sommes habitués à vivre au milieu d’objets reliés à internet. Si certaines applications semblent encore gadget, cela risque de changer rapidement dans les années à venir, et ce dans tous les domaines de nos vies.

Valoriser Si connecter des appareils n’est plus une prouesse technologique, le grand défi qui attend le monde de l’internet des objets (IoT en anglais) est celui de l’interconnexion et de l’utilisation des données récoltées. Un exemple parlant est celui de l’habitat. L’électroménager connecté commence à débarquer dans nos maisons

et appartement. Ainsi, il est possible de programmer une cuisson à distance ou définir un programme de lavage de son linge. Les appareils en question deviennent plus autonomes, auto-détectent les pannes et peuvent même s’adapter à l’utilisation qu’on fait d’eux. L’interaction Homme-machine devient donc plus grande. Cette dimension connectée prendra encore plus de sens dès le moment où il sera possible de centraliser les appareils et les données qu’ils génèrent, par exemple pour surveiller la consommation énergétique de son logement. Couplée à la domotique, cette application deviendrait très puissante.

que choisir une technologie ferme la porte à toute autre application. Si les acteurs se multiplient sur le marché, aucun d’entre eux ne semble en mesure de proposer une solution pour chaque usage possible. A part peut-être les mastodontes du web qui cherchent à avoir le monopole sur les utilisations de l’IoT. Ainsi, les plus petits acteurs vont devoir trouver une manière de concurrencer les GAFA. A n’en pas douter, la clef risque bien de se trouver dans la collaboration, pour créer des interfaces flexibles auxquelles plusieurs technologies peuvent

se connecter. De nouveaux business models pourraient également découler de cette nécessité.

Evoluer Qu’on le juge bon ou mauvais, l’internet des objets est en plein développement. Comme toute technologie, c’est l’usage que nous en ferons qui permettra de voir si cette avancée est positive. D’ici-là, il faudra adapter en conséquence le cadre légal, la protection des données et la manière d’interagir avec ces appareils. TEXTE LOUIS VINCENT

Collaborer C’est sur ce point que les entreprises qui développent ces technologies vont devoir travailler. Que ce soit pour des usages individuels ou à plus grande échelle (villes, industries, pays). En effet, à l’heure où l’on parle de villes intelligentes et d’industrie 3.0, il serait contreproductif

ANNONCE

MATRIX 9 p j Conception 3D en bijouterie

Altair Consulting Votre partenaire technologique g q depuis p 20 ans

VISITEZ: www.altair-consulting.com info@altair-consulting.com

Imprimantes 3D Qualité, fiabilité, productivité


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

NOVACCESS SA BRANDREPORT

07

«L’objectif est de développer un écosystème de solutions pour les smart cities» A l’heure de la transition énergétique et du développement durable, les villes présentent de grosses opportunités d’optimisation des ressources. Si l’on y ajoute les possibilités technologiques toujours plus grandes, il est certain que la ville du futur sera plus efficiente, durable et connectée. C’est ce à quoi travaille l’entreprise romande Novaccess depuis 2011. Explications de Yannick Iseli, Responsable Marketing et Développement produit.

A

quoi ressemblera la ville de demain? Comment la rendre plus performante, énergétiquement parlant? Dans quelle mesure les nouvelles technologies informatiques peuvent faciliter le travail des services industriels? Ces questions sont plus que jamais d’actualité et se trouvent au cœur du business de Novaccess, comme l’explique Yannick Iseli: «Notre technologie d’Internet des objets nous permet de travailler sur le concept de villes intelligentes ou smart cities et de proposer des solutions de télégestion du mobilier urbain connecté. C’est le cas notamment de notre système de gestion de l’éclairage public. En mettant en réseau les lampadaires, il est possible de suivre – à distance et en direct – la consommation liée à l’éclairage et de l’adapter selon la situation.»

boitiers noirs qu’il suffit de connecter sur les luminaires. Ainsi, on met en place des passerelles sans fil qui permettent aux lampadaires de communiquer entre eux et de servir de relais vers le logiciel de télégestion centralisé. Une première étape, dans une réflexion globale de ville du futur: «Grâce à ce réseau novateur de type Internet des Objets, nous pourrons – à l’avenir – proposer plusieurs solutions qui utiliseront ce même réseau et qui pourront interagir entre elles. Nous avons déjà commencé avec des radars pédagogiques connectés. Au final, ces différents éléments permettront de collecter des données et de les croiser.»

D’importantes économies Si quelques villes ont déjà repensé leur éclairage, la plupart continuent d’appliquer une manière de faire très simple: la nuit, tous les lampadaires fonctionnent à 100% d’intensité. Le potentiel d’optimisation est donc énorme, pour Yannick Iseli: «Nous donnons les outils permettant d’adapter le niveau de lumière selon les lieux, les heures et le trafic. On peut ainsi économiser jusqu’à 30% d’électricité rien qu’avec notre système. Si cette installation est couplée avec un passage aux lampes LED, ce chiffre peut atteindre 60%. L’impact environnemental est énorme. De plus, la vision à distance permet des économies opérationnelles: les pannes sont détectées automatiquement et le réglage ne nécessite pas de déplacement de personnel. L’avantage financier global est donc non-négligeable.»

Nous donnons les outils permettant d’adapter le niveau de lumière selon les lieux, les heures et le trafic. On peut ainsi économiser jusqu’à 30% d’électricité rien qu’avec notre système.

Un écosystème de solutions Concrètement, le système est simple à mettre en place. Il s’agit de petits

A terme, les radars pédagogiques pourront par exemple transférer les statistiques de trafic routier aux lam-

padaires pour que ceux-ci adaptent leur intensité lumineuse en conséquence. Ceci se fera automatiquement et instantanément.

Les immeubles deviennent aussi plus intelligents Cette logique s’applique aussi au niveau du bâtiment seul. En effet, Novaccess est aussi active dans le domaine du BMS, le Building Management System. L’idée est la même, connecter plusieurs fonctions entre elles, selon Yannick Iseli: «Les grands immeubles rassemblent notamment des systèmes d’alarmes incendie, des ascenseurs, un réseau de ventilation. Nous travaillons sur une manière de relier ces éléments et d’automatiser certaines procédures. Cela s’avère très intéressant en cas d’incendie, par exemple, pour que les

— YANNICK ISELI, RESPONSABLE MARKETING ET DÉVELOPPEMENT PRODUIT, NOVACCESS SA

ascenseurs se bloquent et que la ventilation soit coupée.» Ce marché – déjà bien établi – est très concurrentiel, mais Novaccess pourrait réussir à s’y faire une place grâce à sa technologie réseau novatrice. C’est déjà le cas à Dubaï, où l’entreprise suisse a déjà équipé les panneaux incendie d’un premier quartier de quelques centaines de villas.

Un développement prometteur En effet, Novaccess travaille avec des partenaires étrangers, même si la majeure partie de son activité se situe au niveau des communes suisses. Mais 2018 s’annonce comme une année prometteuse pour l’entreprise, selon son Responsable Marketing et Développement produit: «Nous commençons toujours par éprouver les solutions que nous proposons, avant d’industrialiser le processus et de les commercialiser plus largement. C’est ce que nous avons fait en 2017 avec de nombreux projets pilotes. Nous sommes maintenant prêts à déployer nos solutions plus largement. D’ici à la fin de l’année, nous misons sur quelques milliers d’unités.» A n’en pas douter, ce processus vers les smart cities risque bien de changer le visage de nos villes et nos vies pour un avenir plus durable. TEXTE LOUIS VINCENT


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

08

IT INFRASTRUCTURE 2.0

ALPS Automation: l’automation au service de la Smart Industrie Industrie 4.0, Big Data, IoT, cobotique, usine connectée… Dans un monde en pleine trans-

L’importance d’une stratégie digitale La digitalisation est plus que jamais en marche. Si tout le monde semble d’accord sur ce constat, la transition vers le numérique n’en reste pas moins complexe. Entre l’évolution des mœurs et les progrès technologiques, de nombreuses adaptations sont nécessaires.

formation numérique, ALPS Automation se positionne comme un acteur incontournable de la Smart Industrie. Forte de 27 années d’expérience dans le domaine de l’électricité et de l’automation industrielle, elle a réalisé de nombreux projets en Suisse et à l’étranger. Cette PME Romande propose une gamme complète de prestations englobant le hardware et le software et sans avoir recours à la sous-traitance. Ce fonctionnement permet aux clients de la société d’avoir un seul et unique interlocuteur tout au long du projet ou du processus d’implémentation. ALPS Automation est une entreprise romande basée à Vouvry (VS) et Yverdon-les-Bains (VD). www.alpsautomation.ch

M

ême si l’on parle de dématérialisation, d’industrie 3.0, ou encore de cloud le monde concret et palpable reste encore bien présent. Que ce soit au niveau des ressources humaines ou de la gestion du matériel et des infrastructures, le monde du tout numérique et dématérialisé n’est pas encore arrivé. Ainsi, cette phase de transition oblige à se poser les bonnes questions et à faire les bons choix. En effet, les startups et autres entreprises de pointe en matière de technologie ne représentent qu’une petite partie de l’économie suisse. Ses acteurs – pas forcément experts en la matière – doivent donc gérer un glissement vers le digital, en se fixant un cap.

Un plus grand besoin de flexibilité Le plus évident des changements est la flexibilité offerte. Avec l’arrivée de l’informatique, puis des systèmes de cloud, les documents sont désormais consultables à distance et deviennent collaboratifs. Cela n’a rien de nouveau mais commence à impacter grandement la manière de travailler, notamment avec l’avènement du télétravail. Cela dit – dès que ces procédés concernent plus de quelques machines et un petit nombre d’utilisateurs –, leur gestion peut s’avérer compliquée. Il est même possible d’y perdre du temps, de l’énergie voire des documents.

Des choix à faire Même dans le cas où une entreprise aurait déjà effectué sa

transition digitale, cette dernière n’est jamais réellement finie. En effet, la technologie change vite. Nouveaux appareils, nouvelles interfaces, nouveaux moyens de transférer des données… Depuis quelques années, les innovations sont presque quotidiennes. Là encore, certains choix peuvent avoir un impact à très long terme. Entre le renouvellement d’un parc informatique et le choix d’une solution de cloud il est possible de se retrouver «enchaîné» à une technologie plutôt qu’à une autre. Ainsi, les questions à se poser sont nombreuses: Cette technologie va-t-elle modifier la manière de travailler? Sera-telle encore utilisable dans dix ans? Qu’est-ce que cela impliquerait de changer de solution si cela devient nécessaire?

Orchestrer le changement Ainsi, les entreprises fournisseurs de matériel ou de solutions techniques commencent à intégrer cette vision stratégique afin de conseiller leurs clients. Parce que – bien gérées – la dématérialisation et la digitalisation peuvent permettre d’automatiser des processus et de simplifier des procédures. A la clef, des gains importants en temps et en argent. La phase que l’économie traverse est cruciale, au regard du virage numérique. Il n’est pas dit que ceux qui le ratent finissent dans le ravin. Mais dans le doute, établir une vraie stratégie semble plus prudent.

www.unine.ch

ANNONCE

Innovation : le Master 4.0 Au carrefour des sciences humaines, de l’économie, du droit et des sciences

TEXTE LOUIS VINCENT


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

TEBICOM SA BRANDREPORT

09

Gestion de chantier: la digitalisation franchit un nouveau seuil Avec des besoins logistiques, matériels et organisationnels conséquents, le secteur de la construction nécessite des outils de gestion puissants et efficaces. Pour répondre à cette demande, une application mobile a été lancée au début de l’année. Commande de matériel, planification ou encore timbrage des employés peuvent désormais être effectués depuis son smartphone.

L

a gestion et la supervision d’un chantier impliquent des besoins importants en termes d’organisation. Outre le contrôle des employés qui participent à la construction, il s’agit également de veiller à tout planifier et à penser à tous les détails. En fonction de l’avancée des travaux, il faut faire venir du matériel spécifique, des machines de manutention ou encore du personnel qualifié dans un domaine en particulier. Autant de contraintes organisationnelles et logistiques qui engendrent de nombreuses tâches administratives. Complexes à gérer pour les équipes responsables et les départements des ressources humaines qui encadrent le travail des collaborateurs au sein d’un chantier, elles prennent en outre un temps considérable. Pour répondre à ces besoins conséquents et fluidifier l’ensemble de ces processus, la société tebicom, spécialisée dans les infrastructures informatiques et la gestion de l’information, a lancé une nouvelle application mobile spécifiquement destinée au secteur de la construction, basée sur M-Files (gestion d’information). Baptisée Grisapp, en référence au Groupe Grisoni pour qui cette application a été développée, elle est utilisée par quelques 200 contremaîtres et chefs d’équipes.

Gérer le chantier digital depuis son smartphone Une des premières fonctionnalités de ce nouvel outil numérique, développé en étroite collaboration avec la société spécialisée CREATIS et le Groupe Grisoni, consiste à pouvoir gérer le timbrage de ses employés. Laborieuse et engendrant une paperasse complexe à superviser, cette tâche s’effectue désormais de manière simple et rapide via l’app mobile. Ergonomique, elle

En fonction des besoins des collaborateurs qui oeuvrent sur le chantier, il est possible de commander depuis son smartphone du matériel, des transports, des machines et de la main d’œuvre. Pour cela, tebicom a veillé à intégrer à son app des entreprises partenaires spécialisées dans le secteur de la construction.

Destinée dans un premier temps au marché de la construction suisse romand, cette application sera progressivement étoffée. De nombreuses autres fonctionnalités pourront donc y être greffées telles que la gestion du carburant utilisé par les machines de chantier ou encore le transport et l’acheminement de certains équipements ou matériaux. Dans ce sens, tebicom entend également proposer ce nouvel outil digital à d’autres entreprises sous l’appellation tebifiles-MOBILE (powered by M-Files).

permet ainsi aux chefs d’équipes et contremaîtres de bénéficier de fonctionnalités spécifiques au timbrage. En fonction de ses habitudes et des équipes que l’on supervise, il devient alors possible de timbrer rapidement et facilement pour plusieurs collaborateurs en une fois et de répéter des timbrages similaires en un clic d’un jour à l’autre. Pour les départements des ressources humaines, cette manière de faire représente un gain de temps considérable. Intégrée à l’ERP MS2000 au travers de M-Files, l’app mobile permet en outre de faciliter le processus de validation des heures puisqu’aucune saisie manuelle n’est nécessaire. En cas d’anomalie, par exemple s’il manque des heures sur une période ou si des indemnités de déplacement dé-

passent un certain seuil, des alertes se déclenchent automatiquement.

La commande d’un bulldozer au bout du doigt Outre ces fonctionnalités spécifiques au timbrage, l’application permet de gérer de multiples aspects d’ordre organisationnel et logistique. En fonction des besoins des collaborateurs qui oeuvrent sur le chantier, il est possible de commander depuis son smartphone du matériel, des transports, des machines et de la main d’œuvre. Pour cela, tebicom a veillé à intégrer à son app des entreprises partenaires spécialisées dans le secteur de la construction. Directement connectée à l’outil de planification Visual Planning, elle offre ainsi la possibilité de se faire livrer un bulldozer sur son chantier en quelques clics.

Premiers retours positifs Suite à la récente mise en service de l’application, les retours des utilisateurs semblent des plus positifs. Si le seuil à franchir s’avère important pour certains employés, encore habitués à utiliser d’anciens modèles de téléphones portables pour la gestion de leurs équipes il y a peu, la majorité des professionnels semble conquise par le Les gains de temps et la simplification des processus permettent en effet de fluidifier le travail et la collaboration entre les différents collaborateurs et départements impliqués dans la supervision d’un chantier.

nouveau système. Les gains de temps et la simplification des processus permettent en effet de fluidifier le travail et la collaboration entre les différents collaborateurs et départements impliqués dans la supervision d’un chantier. Un argument de taille, qui ne devrait d’ailleurs pas tarder à convaincre d’autres entreprises à digitaliser la gestion de leur chantier. TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

010

AUTOMATION INDUSTRIELLE

Salon EPHJ-EPMT-SMT Le savoir-faire horloger suisse a inspiré le monde de la haute précision. Ce Salon est né de ce constat pour mettre en synergie les métiers de la haute

Automation industrielle: un secteur en perpétuelle évolution Le domaine très pointu de l’automation industrielle figure parmi les plus exigeants. Car les spécialistes du secteur doivent allier complexité, précision, fiabilité, performance et maîtrise des coûts. De hautes exigences qui font de la discipline un véritable challenge technique.

précision technologique. C’est le seul Salon au monde qui réunisse en un seul lieu, au cœur de l’Europe, toutes les compétences de la haute précision en horlogerie-joaillerie, microtechnologies et technologies médicales. C’est une visite au cœur de l’innovation. Le nouveau pôle des startup en sera l’une des vitrines. Ayant accueilli près de 850 exposants venus de 17 pays en 2017, le Salon EPHJ–EPMT– SMT est le plus important salon professionnel de Suisse. Il a attiré 20’000 visiteurs professionnels venus des 5 continents. Alors que plus des trois-quarts des exposants ont conclu des affaires grâce au Salon, il est également un lieu de débats d’idées et d’invités prestigieux où se dessine l’avenir de la haute précision. Palexpo, du 12 au 15 juin 2018 www.ephj.ch

D

errière les innombrables biens de consommation que l’on trouve sur le marché, qu’il s’agisse des medtechs, de l’automobile ou encore du vaste marché de la grande distribution, il y a bien sûr des machines et systèmes de production industrielle des plus sophistiqués. Très complexes, ces chaînes de production automatisées assemblent différents composants – jusqu’à 400 par minute – pour alimenter le marché en continu. Pour les acteurs industriels, bénéficier d’une chaîne de production fiable, robuste et performante constitue un impératif fondamental en termes de compétitivité et de performance économique. Quel que soit le secteur d’activité, les industries ont besoin de

solutions de production qui fonctionnent plus de 300 jours par an tout en maintenant un très haut niveau de qualité. Si l’une des premières préoccupations des entreprises spécialisées dans l’automation consiste à développer et fabriquer des systèmes performants, le service après-vente constitue également un point essentiel. Car les clients industriels doivent pouvoir bénéficier d’un accompagnement qui leur permette de se former (et de former leurs collaborateurs) à l’utilisation du dispositif de production fourni. En outre, ils doivent aussi savoir assurer la maintenance de leurs installations. Là aussi, le rôle de formateur des spécialistes de l’automation s’avère essentiel. Et il faut également veiller à mettre

en place un service d’assistance à distance en cas de problème plus important. Dans certains cas, une intervention sur place est parfois nécessaire. C’est pourquoi le rôle et les prestations d’une entreprise active dans les solutions d’automation dépassent de loin la seule élaboration de ces solutions. A noter également: les contraintes professionnelles varient fortement d’un secteur à l’autre. Dans le domaine médical, les nombreuses normes en vigueur imposent par exemple aux fabricants de machines de bénéficier de solides compétences technique s et de connaître précisément toutes les réglementations de production à respecter. Dans le secteur automobile, un des principaux défis consiste à

assurer des délais de livraison très précis et strictes. Concernant le vaste domaine des biens de consommation, on peut constater que la très forte pression sur les coûts représente le principal challenge. L’automation industrielle constitue en outre un secteur au sein duquel les entreprises doivent fortement s’impliquer dans la formation de personnel qualifié, surtout dans les métiers de la mécanique de précision. Car ces professionnels se font de plus en plus rares et il faut pouvoir assurer la pérennité de ces savoir-faire particuliers tout en suivant de près les évolutions technologiques et les nouveaux postes qu’elles engendrent. TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ

ANNONCE

High-speed diverters

Track design flexibility

Purely magnetic holding

ACOPOStrak

ULTIMATE PRODUCTION EFFECTIVENESS

Enabling the adaptive machine. Like no other transport system. ROI

OEE TTM


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

ALPS AUTOMATION SA BRANDREPORT

011

Un système pour le traçage des produits La société ALPS Automation SA a forgé sa renommée dans le secteur de l’automation et de l’informatique industrielle en réalisant de nombreux projets en Suisse et à l’étranger. Cette PME dynamique, dont la mission est d’offrir des solutions globales au service de la Smart Industrie, est également l’intégrateur de solutions novatrices qui permettent de réaliser la traçabilité complète d’un produit, et par conséquent de lutter efficacement contre les contrefaçons.

L

a société ALPS Automation SA est basée à Vouvry (VS) et au parc technologique Y-Parc à Yverdon-les Bains (VD) – Voir Info-colonne en page 08. Un des nombreux produits implémentés par ALPS Automation est désigné par l’acronyme IUP (Identification Unitaire de Produits) ou UPI en anglais (Unique Product Indentification). «Cette solution constitue une sorte de révolution industrielle pour les secteurs importants des sociétés pharmaceutiques, des sociétés de production de parfums et de cosmétiques et de l’industrie agroalimentaire» explique Cyril Faivre, directeur commercial de ALPS Automation SA. Pour quelle raison? Parce que les sociétés de ces secteurs sont confrontées à toujours davantage de contrefaçons fabriquées dans plusieurs pays du monde.

Lutter contre les marchés parallèles Cette nouvelle technologique permet une «identification individuelle

de chaque produit», puisqu’un «code unique» est attribué à chaque produit (boîtes de médicaments, flacons de parfum, etc.), et qu’en plus ce code est «marqué» sur le produit ou l’emballage. «Cette technologie est aussi appelée «sérialisation unitaire des produits»; elle ouvre la porte à de nouveaux services à la fois pour les marques qui fabriquent ces produits d’une part, et pour les consommateurs d’autre part» précise Cyril Faivre. Pour les marques, c’est un système totalement fiable pour lutter contre les contrefaçons et les marchés parallèles des ventes en contrebande pour des produits tels que les spiritueux, les montres, les produits de luxe, les cigarettes, etc. Et pour les consommateurs, ce système fournit une garantie d’authenticité de l’origine du produit.

Le code est imprimé ou gravé Le système de sérialisation fait de chaque produit un «objet unique» grâce à un code imprimé ou gravé directement au moment de sa fabrication

Le système de sérialisation fait de chaque produit un «objet unique» grâce à un code imprimé ou gravé directement au moment de sa fabrication dans la chaîne de production. Et ce code va devenir l’élément fondamental de la chaîne de fabrication, car il va permettre de suivre le cycle complet du produit, de sa fabrication jusqu’à son achat par le consommateur. Son parcours peut ainsi être entièrement tracé du début à la fin de son existence.

dans la chaîne de production. Et ce code va devenir l’élément fondamental de la chaîne de fabrication, car il va permettre de suivre le cycle complet du produit, de sa fabrication jusqu’à son achat par le consommateur. Son parcours peut ainsi être entièrement tracé du début à la fin de son existence.

Le consommateur, grâce à ce nouveau système d’identification des produits, est sûr que le produit qu’il a acheté est vraiment un produit authentique de la marque.

«Pour le fabricant, le système automatique d’UPI que nous installons lui fournit une statistique précise des volumes produits en temps réel et, si nécessaire, d’avoir accès aux données d’identification qui sont propres à chaque produit ou objet» précise M. Faivre. La production de produits «pirates» qui inondent les marchés parallèles de produits et qui, en fait, sont authentiques, mais dont la vente est interdite par les marques pharmaceutiques ou de cosmétiques, est ainsi rendue impossible.

Rassurer le consommateur Le consommateur, grâce à ce nouveau système d’identification des produits, est sûr que le produit qu’il a acheté est vraiment un produit authentique de la marque, car il sait que son distributeur (magasin, succursale de magasins, etc.) aura pu le vérifier à sa réception et avant sa mise en vente. Cet élément rassurant est très important pour l’acheteur: il le perçoit comme une volonté de transparence de la part de la marque. De plus, le fabricant peut, en plus du numéro de contrôle unique attribué au produit ou à la boîte d’emballage, ajouter d’autres informations complémentaires (date de péremption, indications en cas de rappel d’un produit, présence d’allergènes, etc.). Appliquer les réglementations «La traçabilité unitaire sur l’ensemble du cycle de vie d’un produit apporte une nouvelle assurance-qualité pour les marques» ajoute M. Faivre. De récentes études ont évalué à USD 8 milliards le marché des faux médicaments, qui

entraîne le décès de plus de 700'000 personnes dans le monde. Avec la sérialisation unitaire du produit, le fabricant peut rapidement et efficacement répondre aux contraintes liées au changement des réglementations propres à son secteur d’activités (directives de l’Union Européenne par exemple). ALPS Automation SA participera à deux manifestations technologiques: Forum A3P SUISSE – CCIT, à Montreux, le 15 mai, 2018, et SINDEX 2018, à Berne, du 28 au 30 août. TEXTE JEAN-LOUIS EMMENEGGER


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

012

INTERVIEW NASRI NAHAS

«Il faut développer l’esprit entrepreneurial des chercheurs et leurs relations avec les entreprises!» La Suisse figure parmi les pays les plus innovants du monde, selon l’OMPI et l’IMD. Mais que recouvre le terme «innovation»? Comment concrétiser une idée ou une invention dans un nouveau processus de fabrication, un nouveau produit ou un nouveau logiciel? M. Nasri Nahas, CEO de Biopôle SA, le parc scientifique romand dédié aux sciences de la vie et à l’innovation, nous livre son appréciation d’expert. INTERVIEW JEAN-LOUIS EMMENEGGER PHOTOS BIOPOLE

Que faut-il entendre par «innovation»? A mon avis, il faut faire la différence entre une «idée-découverte» et une «innovation». L’idée brillante ou la découverte originale peut naître dans un laboratoire, et si l’on pense que le résultat peut s’avérer intéressant, on va même déposer un brevet. Mais on est face à une «innovation» seulement lorsque cette idée ou découverte rencontre un «marché», autrement dit une «demande réelle». Pour qu’il y ait innovation, il faut qu’une demande concrète existe pour un nouveau produit ou service. Selon moi, il n’y a pas de petites ou de

grandes innovations: une amélioration d’un processus dans une chaîne de fabrication est aussi une innovation (qui peut avoir des conséquences positives importantes pour l’entreprise). Ceci dit, soyons clair: toute innovation n’est pas ou ne devient pas une révolution de produit, industrielle ou commerciale!

Comment mesure-t-on l’innovation d’un pays? L’innovation touche tous les domaines, et ceci se voit dans les types de brevets qui sont déposés à l’OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, à Genève),

C’est elle qui gère l’enregistrement des brevets, sur remise d’un dossier très complet. L’une des mesures de l’innovation est le nombre de brevets par habitants d’un pays. On y ajoute encore quelques autres critères (l’éducation, la productivité, l’efficience), et on arrive à un classement international. L’an passé, l’OMPI a classé la Suisse comme le pays le plus innovant au monde, pour la 7e fois consécutive.

Comment expliquer que la Suisse soit un pays si innovant? Il y a plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, nous disposons en Suisse

d’une formation académique solide et de haut niveau avec les Universités, les Ecoles Polytechniques Fédérales (EPF), les Hautes Ecoles Spécialisées (HES) et tous les autres instituts spécialisés. La qualité de la formation professionnelle dans le cadre de l’apprentissage dual est aussi un élément crucial. A cela s’ajoute un secteur industriel dynamique, même si la situation peut parfois être difficile dans certains secteurs d’activités spécifiques. J’ajouterais encore un élément: celui d’un «bon circuit aller-retour» entre un esprit de découverte chez les chercheurs et les milieux industriels, qui

ANNONCE

46e Salon International des INVENTIONS DE Genève Sous le patronage de la Confédération Suisse – l’Etat et la Ville de Genève – l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle - OMPI

11-15 Avril 2018 PALEXPO inventions-geneva.ch


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

NASRI NAHAS INTERVIEW sont toujours demandeurs de nouveautés (processus, matières, etc.) pour améliorer leurs produits.

Qu’en est-il du canton de Vaud dans les sciences de la vie en particulier? En Suisse, le canton de Vaud est très bien placé dans ce secteur. Il dispose en effet d’un socle de formation assez unique basé sur trois piliers majeurs: l’Université de Lausanne, l’EPFL et le CHUV, auxquels s’ajoutent les Ecoles spécialisées en sciences managériales que sont l’IMD (Institute for Management and Development), l’HEL (Ecole Hôtelière de Lausanne) et toutes les HES (Hautes Ecoles Spécialisées). Dans le canton, les secteurs de la biotechnologie (biotech) et de la technologie médicale (medtech) sont très actifs: ils font le 25% des exportations de la région. Les sciences de la vie sont vraiment devenues un core business du canton. Le fort développement de sociétés telles que Ferring, Edwards, Medtronic, Nestlé Health Science, entre autres, en ont sont la preuve concrète. Ceci sans compter sur un socle très dynamique de startups vaudoises: plus d’une startup sur deux en Suisse dans le domaine est née dans le canton de Vaud. Comment se fait le passage de la R&D à la production? On compte près de 400 laboratoires de recherche spécialisés dans les sciences

On compte près de 400 laboratoires de recherche spécialisés dans les sciences de la vie dans le canton de Vaud. Mais nous devons encore faire plus d’efforts pour rapprocher les chercheurs avec le secteur industriel Très important aussi, nous devons développer plus l’esprit entrepreneurial chez nos chercheurs.

entrepreneurs à le franchir. Ainsi, nous proposons des infrastructures de laboratoires et de bureaux (un total de 1000m2) complètement équipés, ce qui allège le poids de ce premier saut et transforme l’investissement initial en coûts variables et flexibles qui dépendent du développement des startups. Nous voulons ainsi encourager la culture «Agile» de «pivotage» dans le domaine des sciences de la vie. StartLab permet de créer le lien entre le

013

concept novateur et le produit, notamment grâce au support, la formation et le mentoring par un club d’entrepreneurs que nous proposons aux sociétés incubées. Cette offre complète est unique en Suisse! Au Biopôle, c’est tout un centre d’excellence s’appuyant sur les talents, l’expertise et la dynamique de tout notre écosystème académique et industriel que nous mettons à la disposition de nos startups pour les accompagner dans leur croissance.

- NASRI NAHAS, CEO DE BIOPÔLE SA

de la vie dans le canton de Vaud. Mais nous devons encore faire plus d’efforts pour rapprocher les chercheurs avec le secteur industriel. Très important aussi, nous devons développer plus l’esprit entrepreneurial chez nos chercheurs. Il faut aussi remplacer la crainte de l’échec, très prépondérante en Suisse, par l’esprit d’entreprendre: «Fail often to succeed sooner». Nous devons encourager la curiosité scientifique, éviter de créer des «silos» et favoriser les échanges entre disciplines et industries: c’est vers cet esprit de communauté et d’écosystème que tend le Biopôle.

En quoi votre StartLab encourage-t-il l’innovation? StartLab s’attèle à encourager les découvertes, même petites, à sortir des laboratoires et à confronter le marché de l’innovation et de l’entreprenariat. Le pas peut parfois faire peur, mais nous sommes là pour aider les jeunes ANNONCE

JOIN A VIBRANT LIFE SCIENCE COMMUNITY AT T H E H E A R T O F T H E « S W I S S H E A LT H VA L L E Y » 1’200 talents

134’000 m 2 of laboratory and office space 1 dynamic ecosystem devoted to Life Science

Best-in-class infrastructures, expertise and services

World renowned academic institutions (CHUV, Unil, Ludwig Cancer Research…) StartLab a Life Science dedicated incubator

Leading multinationals and startups (Abionic, ADCT, Nestlé Health Science…)

Unique expertise in: Oncology Immunology Personalized & Digital Health Nutrition Neuroscience Medical Robotics

Biopôle SA • Route de la Corniche 4 • 1066 Epalinges - Lausanne • Switzerland • T:+41 21 566 57 70 • info@biopole.ch • www.biopole.ch 10831_BIOPOLE_Annonce_PME_magazine_190x80.indd 1

16.02.18 15:37


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

014

ÉNERGIES RENOUVELABLES

Énergies renouvelables: un potentiel important La part élevée d’énergies renouvelables dans la production d’électricité en Suisse place le pays dans une position de leader en Europe, notamment grâce à l’énergie hydraulique qui couvre près de 60 % de la production nationale. Mais d’autres types d’énergies renouvelables, à l’instar de l’énergie solaire ou éolienne, présentent encore de forts potentiels de développement.

E

n 1992, la première centrale solaire de Suisse est inaugurée dans le massif du Jura, sur le sommet du bien nommé Mont-Soleil. Avec plus de 10 000 panneaux solaires implantés sur un espace de 20 000 mètres carrés, c’est à l’époque la plus grande centrale solaire d’Europe. 25 ans plus tard, la centrale de Mont-Soleil devient partenaire du projet Solar Impulse, l’avion solaire de Bertrand Piccard et André Borschberg. En parcourant 40 000 km sans aucun carburant, ils prouvent qu’il est possible de faire voler un avion de jour comme de nuit grâce à l’énergie solaire et démontrent tout le potentiel des technologies vertes. Entre ces deux aventures pionnières en Suisse, la production d’énergie issue du photovoltaïque été multipliée par 1000

en 25 ans. Désormais accessibles pour les particuliers et les entreprises—les modules photovoltaïques sont 5 fois moins chers aujourd’hui qu’il y a 10 ans—les panneaux solaires n’équipent plus uniquement les toits mais investissent également les façades des maisons. Chaque année, près d’1 milliard de Kwh sont produits sur le territoire grâce aux rayons du soleil.

Du vent dans les pales La première éolienne Suisse a été raccordée au réseau électrique il y a un peu plus de 30 ans, dans le canton de Bâle. Aujourd’hui, le pays compte 37 installations éoliennes qui offrent une puissance de production d’énergie de 75 mégawatts, et peuvent produire assez d’électricité pour couvrir les besoins

de 36 570 foyers. Selon les calculs des associations environnementales et de la Fondation Suisse de l’énergie, le pays dispose encore d’un potentiel de 400 installations éoliennes, qui pourraient produire à terme près de 3 % de la consommation électrique du pays. Mais l’avenir de l’énergie éolienne se joue peut-être bien plus haut que les pales des éoliennes «classiques»: à Zurich, on se penche aujourd’hui sur la production d’électricité au moyen d’éoliennes en vol, de type cerfs-volants, dans le cadre du projet «Airborne Wind Energy». Une innovation qui devrait, dans moins de 10 ans selon les experts, avoir une influence majeure sur le marché de l’éolien. TEXTE ANNE WICK

BRANDREPORT OFATEC SA

«Les solutions innovantes sont là, mais les acteurs du marché ont peur de franchir le cap» A la tête de deux PME novatrices actives dans la fiabilisation du réseau électrique et les nouvelles technologies, Serge Colle défend le savoir-faire des entreprises qui innovent. Interview. Parlez-nous des entreprises Ofatec et Totech Innovation SA. En tant que passionné de technologie, j’ai co-développé ces deux entités pour proposer des solutions moins couteuses et plus écologiques dans le secteur de la sécurisation des réseaux électriques et de l’installation de systèmes anti-incendie. Ofatec se focalise sur la stabilisation des réseaux et les aspects énergétiques liés à l’industrie tertiaire. Totech se concentre sur différentes innovations destinées au marché suisse et international, avec L’engouement pour ce type de produits innovants semble encore lent et timide. — SERGE COLLE

notamment une nouvelle solution d’extinction incendie.

En quoi ces produits innovent et quels sont les gains écologiques et économiques qu’ils engendrent? Chez Ofatec, nous proposons par exemple des onduleurs (n.d.l.r. des appareils qui protègent les réseaux informatiques en cas de coupure de courant) fonctionnant à l’hydrogène ou encore avec des volants d’inertie. Actuellement, la tendance consiste encore à utiliser des systèmes coûteux, volumineux et énergivores qui fonctionnent avec des batteries et nécessitent une climatisation. Chez Totech, nous lançons prochainement un nouveau système de baie

informatique qui ne nécessite plus de climatiser les data center et qui réduit la consommation des serveurs de 30%.

L’engouement pour ce type de produits innovants semble encore lent et timide. Comment l’expliquez-vous? Il est vrai que le marché accueille difficilement ces innovations. A mes yeux, il s’agit avant tout d’un problème de mentalité. Franchir le cap et se lancer représente une réelle rupture par rapport aux modèles traditionnels. Et il faut dire que l’hégémonie de certains poids lourds industriels du secteur ne facilite pas les choses. Je constate également que l’innovation est trop souvent associée aux start-up, qui

parviennent ainsi à lever des fonds importants sans trop de difficulté. Pourtant, les PME et entreprises actives au sein du marché s’avèrent déjà nombreuses à disposer de technologies matures, innovantes et écologiques. TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ

Réinventons ensemble le green data


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

SOLAXESS BRANDREPORT

015

Solaxess réinvente le panneau solaire, en le rendant invisible Peu esthétiques, surtout lorsqu’ils sont placés en façade, les panneaux photovoltaïques ne sont pas encore suffisamment exploités. Pour résoudre ce problème, l’entreprise Solaxess propose une solution des plus novatrices: les rendre invisibles pour les intégrer directement et remplacer la peau du bâtiment.

F

ondée en 2015, la jeune entreprise Solaxess a déjà beaucoup fait parler d’elle. Il faut dire que la technologie qu’elle propose, développée par le CSEM - le Centre suisse d’électronique et de microtechnique -, représente une petite révolution dans les secteurs de l’énergie solaire et de la construction. Progressant gentiment en Suisse, ce secteur est encore freiné par des inconvénients d’ordre esthétique. Car il est vrai qu’en façade, les panneaux photovoltaïques ont tendance à nuire à l’ensemble. Recouvrir les immeubles de panneaux solaires permet pourtant de multiplier ces surfaces productrices d’énergie dans des proportions significatives, et donc de bénéficier d’un meilleur retour sur investissement. Pour pallier à ce problème, Solaxess propose aux fabricants de panneaux solaires de revêtir leurs produits d’un nano film permettant l’impossible: les rendre invisibles, ou plutôt leur donner la couleur que l’on souhaite. Ainsi, ces surfaces de production

d’énergie deviennent une partie intégrante du bâtiment.

Façades rentables Munir les façades d’un bâtiment de panneaux photovoltaïques permet aux propriétaires et maîtres d’ouvrage de bénéficier d’un rendement pouvant atteindre 7 à 8% en autoconsommation. Une plus-value de taille qui pourrait bien contribuer à booster le marché helvétique qui, malgré les nombreux programmes d’aide et de soutien financier mis en place par les autorités cantonales, peine encore à décoller. Active en Europe et dans le monde, la jeune entreprise peut déjà compter sur un réseau d’une dizaine de fabricants partenaires pour développer puis installer son nouveau matériau de construction. Si l’avantage de ce dispositif des plus novateurs est avant tout esthétique, il s’avère également utile, notamment en permettant d’éviter que la température des panneaux ne s’élève trop durant la saison chaude. Car l’efficacité des panneaux solaires

Solaxess propose aux fabricants de panneaux solaires de revêtir leurs produits d’un nano film permettant l’impossible: les rendre invisibles, ou plutôt leur donner la couleur que l’on souhaite. Ainsi, ces surfaces de production d’énergie deviennent une partie intégrante du bâtiment.

diminue avec la température. De quoi compenser en partie la légère baisse de rendement engendrée par la pose du nano film, sans parler des surfaces supplémentaires que l’on peut alors recouvrir grâce à une esthétique parfaite. «Composé d’un miroir sélectif ainsi que d’un diffuseur permettant de modifier l’angle avec lequel les rayons solaires entrent dans les panneaux, le nano film développé par le CSEM permet de cacher les cellules photovoltaïques noires ainsi que les connecteurs métalliques qui relient les différentes cellules entre elles et le boîtier de connexion, explique Sébastien Eberhard, cofondateur de Solaxess. Un procédé qui offre aux propriétaires et maîtres d’ouvrage la possibilité de choisir la couleur de leurs infrastructures photovoltaïques afin de les rendre compatibles d’un point de vue esthétique avec leur projet de construction.»

Façades actives, le futur de l’architecture Avec sa technologie, Solaxess entend bien favoriser le développement et l’émergence d’une architecture plus réfléchie, intégrant de manière intelligente et esthétique les infrastructures solaires. Si cette énergie d’origine renouvelable s’avère précieuse et importante à capter, elle constitue par ailleurs un moyen particulièrement puissant de fournir l’électricité d’un logement. En effet, les spécialistes estiment qu’une surface de 50m2 recouverte de panneaux solaires suffit pour qu’un foyer soit autonome d’un point de vue énergétique. Un argument de taille, surtout dans le contexte environnemental actuel. D’autant plus qu’un des principaux atouts de l’énergie solaire réside dans le fait de l’utiliser à l’endroit où elle est produite. Difficile à stocker et à ache-

Composé d’un miroir sélectif ainsi que d’un diffuseur permettant de modifier l’angle avec lequel les rayons solaires entrent dans les panneaux, le nano film développé par le CSEM permet de cacher les cellules photovoltaïques noires ainsi que les connecteurs métalliques qui relient les différentes cellules entre elles et le boîtier de connexion. - SÉBASTIEN EBERHARD, COFONDATEUR DE SOLAXESS

miner, on perd en effet une part significative de l’électricité lorsque l’on veut la consommer loin de son lieu de production. Dans cette optique, les fermes solaires constituent en quelque sorte un non-sens et la meilleure approche à suivre consiste en de multiples centrales locales d’autoconsommation. Si pour l’instant le nano film de Solaxess doit être appliqué lors de la fabrication des panneaux solaire, l’entreprise projette une application simplifiée pour le futur. Objectif: mettre au point un procédé d’application permettant de revêtir des panneaux solaires déjà installés sur un bâtiment. TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

016

EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE

L’innovation au service de l’efficacité énergétique L’efficacité énergétique consiste à dépenser moins de ressources énergétiques pour un niveau équivalent de confort et de productivité. Cela passe notamment par l’utilisation d’appareils moins gourmands en énergie, l’amélioration de l’isolation des bâtiments ou la modification de nos habitudes de consommation. A ce titre, plusieurs programmes et projets innovants on été menés en Suisse au cours de ces dernières années.

P

rès d’un tiers de l’énergie consommée en Suisse est de l’énergie perdue. Les bâtiments mal isolés, les équipements et ordinateurs laissés en mode veille, les systèmes de chauffage mal réglés font partie des causes de ce gaspillage, qui selon la Fondation Suisse de l’Energie, coûte 10 milliards de francs par an aux entreprises, aux ménages et aux pouvoirs publics. Afin d’accroître notre efficience énergétique et réaliser des économies tout en réduisant les émissions de CO2 , les solutions innovantes se développent.

a 4 ans, il a permis d’économiser 20 Gigawattheure (GWh), soit l’équivalent de la consommation annuelle en chauffage de 1760 ménages. Plus récemment, les Services Industriels du canton de Zurich ont développé un système intelligent d'éclairage routier particulièrement innovant, qui permet d’adapter l’éclairage des lampadaires en fonction du volume du trafic automobile. Grâce à cette technologie, la diminution de

la consommation d’énergie peut atteindre jusqu’à 70 %.

Anticiper et partager D’autres méthodes d’optimisation énergétique font appel aux nouvelles technologies associées à des outils de prévision. Ainsi, il est désormais possible de programmer quelques jours à l’avance la température idéale à l’intérieur d’un bâtiment, en fonction des prévisions météorologiques et des charges

L’efficacité énergétique consiste à dépenser moins de ressources énergétiques pour un niveau équivalent de confort et de productivité.

Lumière et chauffage intelligents Le programme éco21, mené par les Services Industriels de Genève, participe à cette chasse au gaspillage à travers une quinzaine de plans d’actions. C’est le cas notamment du programme «Chaufferie efficiente», un service d’optimisation du réglage des chaufferies des immeubles d’habitation. Depuis son lancement il y

thermiques liées à l’activité du personnel et à l’utilisation du matériel. Le chauffage, la climatisation et la ventilation des locaux sont ainsi régulés, tout en répondant au plus près aux besoins quotidiens des utilisateurs. Le centre de calcul de PostFinance, à Zofingen, bénéficie de cette innovation depuis 2 ans. A Genève, un nouveau quartier sera bientôt construit selon un concept très novateur, qui tire partie de l’énergie «perdue» de l’activité industrielle. La chaleur résiduelle provenant de l’activité du CERN voisin sera ainsi redistribuée par l’intermédiaire d’un savant réseau d’échanges thermiques baptisé «Anergie», qui reliera les bâtiments entre eux. En été, des sondes géothermiques stockeront la chaleur à 200 mètres de profondeur pour la redistribuer en hiver. Une innovation de pointe qui, avec beaucoup d’autres, préfigure le paysage de notre avenir énergétique. TEXTE SMA

ANNONCE

l’Efficacité énErgétiquE dEs bâtimEnts, un métiEr d’aVEnir ! Boostez votre entreprise grâCe à notre plateforMe de forMation Continue spéCialisée dans les doMaines de la ConstruCtion et des énergies renouvelaBles.

Cours Minergie :

Retrouvez toutes nos prestations et notre offre de cours sur www.fe3.ch


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

JDC ELECTRONIC SA BRANDREPORT

017

Success story d’un surfeur entrepreneur En développant des appareils de mesure destinés aux loisirs et sports extrêmes, Jean-Daniel Carrard a vu juste. Aujourd’hui, il dirige l’entreprise JDC Electronic SA, qui se distingue de la concurrence en proposant sans cesse des produits novateurs et inédits. La société a également veillé à étoffer son offre pour s’ouvrir à de nombreux secteurs.

L

a Suisse est connue depuis longtemps pour sa forte culture de l’innovation. Souvent spécialisées dans des marchés de niche, les PME helvétiques font preuve d’une grande minutie et mettent régulièrement au point de nouvelles technologies reprises par la suite par divers acteurs industriels de grande envergure. JDC Electronic SA s’inscrit complètement dans cette tendance. L’entreprise basée à Yverdon-les-Bains étonne par sa grande capacité à innover, et cela dans des secteurs toujours plus diversifiés. Et comme la grande majorité des success story entrepreneuriales, celle de JDC Electronic commence également par une passion. Celle de la planche à voile en l’occurrence. C’est en surfant sur les eaux des lacs romands, propulsé par le vent, que Jean-Daniel Carrard imagine sa première invention il y a plus de 30 ans. A l’époque, alors que les systèmes GPS n’existent pas encore, l’entrepreneur se dit qu’il serait intéressant de pouvoir connaitre sa vitesse en temps réel lorsqu’il sillonne les flots. Après une rapide étude de marché menée auprès de ses amis surfeurs, il décide de se lancer. Le succès est au rendez-vous et JDC Electronic SA voit le jour. Son invention, baptisée Speedwatch - un petit boîtier fixé sur la planche qui capte le signal du champ magnétique généré par un aimant fixé à une hélice, elle-même accrochée à l’aileron de la planche -, se peaufine et se décline rapidement en une autre version, Skywatch® Wind, destinée à de plus hautes altitudes. Celle-ci s’adresse aux pratiquants d’aile delta, l’autre passion de Jean-Daniel Carrard.

Innover pour survivre Rapidement, les produits mis au point par l’entrepreneur et son équipe sont copiés par d’autres sociétés, notamment situées aux Etats-Unis. Préfé­rant

miser sur l’innovation plutôt que sur le brevetage à tous prix de ses dispositifs – la défense d’un brevet d’une invention pouvant coû­ter jusqu’à un million de dollars pour les Etats-Unis - l’entreprise élargit son champ d’action et s’intéresse au domaine météorologique. La PME commercialise alors la première station météo enregistreuse portable complète. Résistante aux conditions extrêmes, elle est rapidement utilisée par l’armée suisse ainsi que par les professionnels du domaine. La société a par ailleurs muni les équipes responsables de la gestion des eaux de l’Etat de Vaud d’un système de pluviométrie des plus novateurs. Reliés à des capteurs par un système de transmission d’information peu

coûteux et très économe d’un point de vue énergétique - LoRa -, les ordinateurs utilisés par ces équipes leur permettent de suivre les précipitations et leur évolution en temps réel. Une innovation mise au point en collaboration avec une start-up de l’EPFL. En parallèle, JDC Electronic améliore continuellement ses premiers produits de ses marques, Speedwatch et Skywatch®, pour étendre ses gammes et commercialiser des versions destinées au grand public. Une évolution technologique sur le long terme qui, en se calquant sur les progrès digitaux et des objets connectés, permet aujourd’hui aux utilisateurs de connecter certains dispositifs développés par l’entreprise à leur smartphone.

Suite à la demande de la Ville d’Yverdon-les-Bains, la PME a élaboré un système de détection pour équiper les lampadaires de l’agglomération qui fonctionnent avec des LED. Et pour éviter que les passants ne soient éclairés avec un temps de retard, les ingénieurs de l’entreprise ont même conçu un système permettant d’anticiper les déplacements.

Idées lumineuses Toujours dans une optique de diversification, l’entreprise s’intéresse depuis quelques années au domaine de l’éclairage public. Problématique à résoudre: concilier l’éclairage de certaines zones avec l’économie d’énergie. Car la nuit, de nombreux emplacements restent inutilement éclairés. Suite à la demande de la Ville d’Yverdon-lesBains, la PME a élaboré un système de détection pour équiper les lampadaires de l’agglomération qui fonctionnent avec des LED. Et pour éviter que les passants ne soient éclairés avec un temps de retard, les ingénieurs de l’entreprise ont même conçu un système permettant d’anticiper les déplacements. Une solution écologique qui équipe déjà plus de 1000 lampadaires à Yverdon et qui suscite en outre l’intérêt de nombreuses autres villes. Succès international Suite à ses différentes innovations et à sa capacité à proposer sans cesse des produits inédits sur le marché, JDC Electronic SA est parvenue à toucher de nombreux marchés et sa réputation est reconnue sur la scène internationale. Au total, les exportations constituent environ 80% de son chiffre d’affaires et l’entreprise commercialise ses produits dans quelques 80 pays. Avec une dizaine de collaborateurs, la PME bénéficie en outre d’une grande capacité à réagir face aux différents besoins et souhaits de ses clients et projette aujourd’hui de développer davantage son marché en Suisse.

TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

018

LA GUERRE DES TALENTS ÉDUCATION

Talents et innovation vont de pair pour survivre à la 4ème révolution industrielle La guerre des talents bat son plein en Suisse, principalement dans les secteurs techniques, même si le pays fait partie des leaders en matière d’innovation. Les initiatives et projets, tant au niveau de la Confédération que des Hautes Ecoles, se multiplient pour y faire face.

L

a guerre des talents, terme utilisé pour décrire les difficultés rencontrées par les entreprises souhaitant recruter des salariés qualifiés, n’est pas une problématique nouvelle en Suisse. Elle est particulièrement importante dans les domaines techniques, où l’on manque cruellement de salariés qualifiés. La possibilité d’attirer des talents internationaux, a, elle, été remise en cause suite à la votation de 2014 contre l’immigration de masse de l’UDC, plébiscitée par le peuple. Cette décision a amené une prise de conscience du besoin de former des talents locaux afin de servir les entreprises, principalement les PME, du pays. De plus, il existe une forte corrélation entre le produit intérieur brut d’un pays et l’indice des talents. Les pays qui font le plus d’efforts pour attirer et retenir les talents sont les plus performants en matière d’innovation.

Pourtant, si l’on en croit les chiffres, la Suisse n’aurait aucun souci à se faire. Le «Global Talent Competitiveness Index» qui mesure la capacité de 103 pays à attirer et retenir les compétences au travers de 48 variables, place la Suisse à la première position en 2018.

Adecco Suisse est d’ailleurs un peu alarmiste quant à la situation locale. Sa directrice, Nicole Burth, prévoit qu’à l’horizon 2030, le marché manquera encore davantage de profils recherchés et que cette guerre des talents va s’exacerber notamment en informatique et ingénierie.

Statistiques ambivalentes Pourtant, si l’on en croit les chiffres, la Suisse n’aurait aucun souci à se faire. Le «Global Talent Competitiveness Index» qui mesure la capacité de 103 pays à attirer et retenir les compétences au travers de 48 variables, place la Suisse à la première position en 2018. Zürich truste, elle aussi, le premier rang. Cependant, notre pays se trouve à la traîne dans des domaines spécifiques, tels la compétitivité digitale. Sébastien

Kuhling, directeur romand de DigitalSwitzerland observe d’ailleurs à ce propos que nous sommes trop attentistes et que ce constat vaut principalement pour les PME.

Initiatives Heureusement, après l’adoption par la Confédération de la «Faschkräft Initiative» qui arrive à terme en 2018 avec, notons-le, la mise en place de onze mesures pour pallier au manque de salariés qualifiés, les Hautes Ecoles proposent de nouvelles formations afin de combler les besoins des entreprises dans les domaines techniques. La Haute Ecole Arc à Neuchâtel et la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud ont décidé de mettre leurs compétences en commun

pour offrir une formation unique en Suisse dès septembre 2018: un Bachelor en ingénierie et génie industriel. Cette nouvelle filière formera de futurs spécialistes pour les PME afin de faire face aux défis de la digitalisation et de l’industrie 4.0 comme précisé par son directeur Philippe-Emmanuel Grize. Il affirme qu’elle permettra de combler un manque pour les entreprises, qui ont besoin de compétences et talents pour négocier le virage du numérique. TEXTE LAURIE MARTIN

La Haute Ecole Arc à Neuchâtel et la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud ont décidé de mettre leurs compétences en commun pour offrir une formation unique en Suisse dès septembre 2018: un Bachelor en ingénierie et génie industriel.

ANNONCE

Vous démarrez une entreprise innovante ? GENILEM peut vous offrir un soutien jusqu’à 3 ans. Assurez votre succès en vous renseignant sur :

genilem.ch


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

UNIVERSITÉ DE GENÈVE BRANDREPORT

019

Une formation continue indispensable à l’ère digitale

«Devenez un expert en Communication digitale, expertise web et réseaux sociaux»

«

L'Université de Genève et son Institut de recherches en sciences de la communication et des médias, Medi@LAB-Genève, proposent depuis cinq ans un diplôme de formation continue en partenariat international, sur le thème «Communication digitale, expertise web et réseaux sociaux». Cette offre rencontre un vif succès et une très bonne reconnaissance auprès des entreprises.

Ce diplôme propose de former des experts en communication Web et réseaux sociaux acquérant une solide culture numérique. Il a été créé à partir des liens spécifiques existant de long terme entre l’Université de Genève (Medi@LAB) et la Chaire Economie numérique de Paris Dauphine, avec la participation de Columbia University (Etats-Unis). Année après année, le programme a évolué, répondant au besoin croissant de mise à niveau des connaissances et compétences corrélé à la digitalisation rapide du monde des entreprises», explique le Professeur Patrick-Yves Badillo, directeur de Medi@LAB.

image, sa réputation, son développement et sa compétitivité sur le Web. Cette formation continue s'adresse donc à tout cadre, collaborateur, ou personne en phase de réorientation professionnelle qui est ou sera en charge du développement de l’entreprise à travers la dimension management/communication, web/ médias/nouveaux médias.

En effet, aujourd'hui, toute entreprise, toute organisation joue son avenir, son

Aux côtés de chargés d’enseignement issus de l’Université, plusieurs interve-

Le diplôme bénéficie également des recherches innovantes effectuées par l'équipe de Medi@LAB dans les domaines de l'analyse des évolutions digitales (médias, réseaux sociaux, influence et santé, par exemple).

Les inscriptions pour la rentrée de septembre 2018 sont ouvertes. www.unige.ch/sciences-societe/comdigitale

Professeur Patrick-Yves Badillo

nants, spécialistes et praticiens reconnus, assurent l'enseignement des 10 modules de 24 heures pour un total de 30 crédits ECTS. A l’écoute du marché de la communication, l’Université de Genève propose également depuis 2017 un DAS en Relations publiques digitales.

Contacts: Directeur du diplôme: Professeur Patrick-Yves Badillo; patrick.badillo@unige.ch Sandra Zanelli, Coordinatrice, Medi@LAB-Genève; sandra.zanelli@unige.ch TEXTE UNIVERSITÉ DE GENÈVE

ECOLE-CLUB MIGROS LAUSANNE BRANDREPORT

L’innovation est au cœur des Ecoles-clubs Migros La formation est un domaine où l’innovation est absolument essentielle pour rester au plus près des attentes du public. Au moment où les modes de vie changent rapidement, les besoins et la manière de se former évoluent également. Pour s’adapter, les Ecoles-clubs ont choisi une approche multidimensionnelle, en transformant peu à peu les infrastructures et les contenus pédagogiques. TEXTE RÉGIS ACKERMANN, RESPONSABLE ECOLE-CLUB MIGROS VAUD

D

es études prouvent que l’ergonomie d’un espace de formation a un impact évident sur l’apprentissage. C’est dans ce sens que nous testons régulièrement de nouveaux équipements. Par exemple, certaines de nos salles sont équipées de tables rondes, favorables au travail de groupe, d’autres espaces possèdent des assises de différentes hauteurs et il y a également des salles ouvertes où différents cours se côtoient simultanément. L’intention est de faciliter l’apprentissage, la créativité et l’esprit d’ouverture. La technologie est un autre pan de l’investissement. Il y a plusieurs années, les Ecoles-clubs étaient les

précurseurs dans l’usage des tableaux blancs interactifs progressivement remplacés par des écrans tactiles de dernière génération. Des méthodes pédagogiques novatrices comme la classe inversée font leur apparition. L’élève prépare son cours à la maison grâce à des vidéos et des exercices en ligne. En classe, on pratique, on applique les concepts tout en vérifiant la bonne compréhension. Le cours est un échange vivant et interactif. D’autre part, la Online Academy permet de suivre des cours de langue 100% online, offrant un maximum d’autonomie et de flexibilité.

La création et l’utilisation de nouveaux concepts est un processus permanent dans les Ecoles-clubs Migros, voire une obligation en tant que leader national de la formation d’adultes. Grâce au soutien financier du Pour-cent culturel Migros, nous sommes en mesure de financer notre politique d’innovation. Une visite s’impose!

Ecoles-clubs Migros Lausanne, Vevey et Yverdon-les-Bains Tél.: 058 568 30 00, ecole-club.ch


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

020

BÂTIMENTS INDUSTRIELS

Bâtiments industriels, les nouveaux défis Avec une évolution technologique toujours plus rapide et l’arrivée des constructions intelligentes, le monde de la construction industrielle change. Intégration de nouvelles technologies, système de gestion du bâtiment, consommation énergétique… les challenges à relever sont multiples. Un peu à part dans la branche de la construction, le domaine des constructions industrielles est très pointu. Bien que de nombreux prestataires proposent des structures préconstruites, chaque entreprise a des besoins différents. En effet, un constructeur automobile n’aura pas les mêmes infrastructures qu’un fabriquant de produits agroalimentaires. Mais cette question de la spécificité de chaque construction n’est plus le seul enjeu de la branche actuellement.

Entre BIM et connectique Si le BIM (Building Information Management) ou la modélisation numérique du bâtiment est en train de révolutionner sa conception et sa construction, cette «maquette virtuelle» permet aussi aux exploitants de mieux connaître et utiliser leurs murs. Dans la continuité de cette technologie, les objets connectés sont également arrivés jusque dans les murs, avec la possibilité, pour différents systèmes d’un bâtiment, d’interagir entre eux ou d’être gérés à distance. ANNONCE

La maintenance celles-ci n’en est que facilitée: les pannes éventuelles sont plus facilement localisées (si elles ne sont pas auto-détectées) ce qui permet une intervention rapide. On peut également imaginer que si un appareil arrête de fonctionner, comme un climatiseur, les autres prennent le relai pour compenser cette défaillance. C’est aussi et surtout en cas de catastrophes

– feu, inondation, séisme – que ces processus automatisés prendront un rôle essentiel. A l’heure où la chaine de production tend à réduire de plus en plus les délais de fabrication et d’acheminement des produits, ce gain de temps et cette garantie de sécurité sont des avancées bienvenues.

En Suisse, on estime que près de la moitié de l’énergie consommée est engloutie par nos bâtiments, alors qu’un tiers des émissions de CO2 en provient.

Les impératifs écologiques L’autre grand défi des industries est de réduire leur consommation d’énergie et d’être plus vertes. En Suisse, on estime que près de la moitié de l’énergie consommée est engloutie par nos bâtiments, alors qu’un tiers des émissions de CO2 en provient. Si les villas et immeubles sont visés, les grands consommateurs peuvent également faire la différence. Alors que la tendance est à des programmes incitatifs, il est fort possible que – dans quelques années – les bâtiments industriels doivent s’adapter à des standards stricts. Dès lors, la mise aux normes risque d’être plus chère et contraignante. Si l’isolation et l’utilisation d’énergies renouvelables sont préconisées, la technologie et les smart buildings pourront aussi faire la différence: Suivre en direct la consommation énergétique d’une usine, adapter en un clic le chauffage ou l’intensité lumineuse… Les bâtiments industriels de demain seront peut-être aussi faciles à gérer qu’un petit appartement. TEXTE LOUIS VINCENT


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

VITROCSA BRANDREPORT

021

Vitrocsa, la fenêtre minimale originale L’entreprise Vitrocsa, établie dans le canton de Neuchâtel, a remis la fenêtre minimale au goût du jour. Un précieux savoir-faire qui permet à la PME de proposer à ses clients des produits swiss made d’une grande qualité pour tout type de construction.

D

éveloppé durant l’après-guerre aux Etats-Unis, le concept de fenêtre minimale s’inscrivait principalement dans un contexte de construction moderne et économique. Aujourd’hui, ce type de fenêtres permet d’allier esthétique et hautes performances dans des projets de construction variés. Première entreprise a avoir repris le concept de fenêtre minimale il y a maintenant plus de 25 ans, Vitrocsa a veillé à le transposer dans le contexte actuel en prenant en compte les différentes normes d’étanchéité et d’isolation en vigueur aujourd’hui dans le secteur de la construction. Car à l’époque, ces fenêtre ne s’avéraient pas étanches et peu, voire pas, isolantes. Par rapport aux fenêtres traditionnelles, cette réinvention consiste en fait en une inversion. La fenêtre ne nécessite plus de cadre pour la maintenir mais se supporte elle-même, en étant à la fois verre et cadre. Grâce à des structures bien spécifiques et des profils réduits au minimum, l’entreprise neuchâteloise peut ainsi proposer différents produits tels que des panneaux de verre coulissant sur des roulements à bille. Un principe technique de base simple dont la réalisation s’avère cependant particulièrement complexe. L’ensemble permet ainsi aux occupants et habitants de bénéficier d’un produit esthétique qui se passe du cadre. Principalement

destinées aux villas contemporaines, ces fenêtres peuvent également être installées sur tout type de construction.

Avec plus de 20 collaborateurs, l’antenne neuchâteloise de Vitrocsa a par ailleurs développé de nombreux

Par rapport aux fenêtres traditionnelles, cette réinvention consiste en fait en une inversion. La fenêtre ne nécessite plus de cadre pour la maintenir mais se supporte elle-même, en étant à la fois verre et cadre.

partenariats à l’international et supervise un team de quelques 500 personnes de par le monde. Sous licence, ses systèmes peuvent donc être installés par des entreprises partenaires aux Etats-Unis, en Australie, aux Emirats arabes unis ou encore en Israël. La PME effectue d’ailleurs près de 90% de son chiffre d’affaires en exportant son savoir-faire et ses solutions. Depuis l’invention de son produit en 1992, plus de 20’000 projets ont été réalisés dans plus de 60 pays répartis sur les cinq continents. Et aujourd’hui, le fondateur Eric Joray passe progressivement le relais à son équipe. Outre les panneaux coulissants, Vitrocsa propose aussi des systèmes pivotants qui s’ouvrent à la verticale, des fenêtres à guillotine composées de châssis qui coulissent verticalement ou encore son produit Turnable Corner: des panneaux de verre qui coulissent indépendamment les uns des autres et cachent habilement leur structure pour révéler des panoramas à couper le souffle. Une belle innovation dans le secteur de la construction qui permet de valoriser et multiplier les utilisations possibles des différents types de verre. TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

022

BRANDREPORT LECLANCHÉ

Energie solaire: le marché suisse repart à la hausse Alors que le photovoltaïque se développe dans le monde, le marché suisse semblait un peu à la traîne. Pour 2018, les prévisions s’avèrent des plus encourageantes. Dans ce contexte, l’entreprise Leclanché innove en lançant un système de batteries d’un nouveau genre. Si le photovoltaïque poursuit sa progression sur le marché mondial, on peut remarquer qu’il a quelque peu stagné en Suisse, notamment en raison de conditions-cadre incertaines. En 2018, pour que cette donne change, il est nécessaire que les cantons parviennent à coordonner leurs lois sur l’énergie. Les révisions à venir devraient normalement permettre de relancer le marché helvétique pour suivre la tendance mondiale. Signe encourageant: en fin d’année dernière, l’Etat a alloué des subventions importantes permettant de rendre la voie du renouvelable plus accessible. Dans ce cadre, le canton de Vaud a notamment lancé son programme «100 millions pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique», dont l’objectif consiste à soutenir les projets et infrastructures de batteries de stockage d’énergie photovoltaïque pour les bâtiments ayant une consommation électrique annuelle inférieure à 100 MWh.

L’innovation de Leclanché, baptisée Powerpack, consiste justement en un système de stockage fonctionnant avec un seul onduleur triphasé hybride. Un produit novateur, développé en partenariat avec le spécialiste français Imeon Energy, qui permet d’améliorer le rendement de l’installation d’environ 30% par rapport aux systèmes habituels.

Pour rappel, on peut également souligner le fait que le photovoltaïque n’est autre que la technologie de production d’énergie la plus déployée dans le monde durant l’année dernière. Par rapport à 2016, les 100 GW installés en 2017 représentent une croissance de 33% et permettraient de couvrir plus de la moitié de la consommation électrique suisse. Et cette année, une croissance de 20 à 50% est encore attendue sur le marché mondial.

dans le cadre de la Stratégie énergétique 2050, le photovoltaïque suisse devrait en effet repartir à la hausse. Dans ce cadre, il s’agit également de développer d’importantes capacités de stockage. Car si les panneaux photovoltaïques se multiplient sur les toitures des immeubles, cet aspect représente encore un défi central.

En Suisse, le coût de l’électricité varie aux alentours de 20 centimes le kilowattheure et le coût de rachat de l’énergie est d’environ 4 centimes. Cette année, on attend le retour d’une croissance supérieure à 300 MW au sein du marché helvétique. Dopé par les lois et ordonnances s’inscrivant

d’énergie, notamment en raison de la présence des deux onduleurs. L’innovation de Leclanché, baptisée Powerpack, consiste justement en un système de stockage fonctionnant avec un seul onduleur triphasé hybride. Un produit novateur, développé en partenariat avec le spécialiste français Imeon Energy, qui permet d’améliorer le rendement de l’installation d’environ 30% par rapport aux systèmes habituels. Mature et disponible sur le marché, cette technologie peut être installée facilement chez les entreprises et les particuliers par un des leaders du solaire en Suisse - Helion Solar -, avec qui Leclanché collabore également. Si le nouveau dispositif constitue une innovation majeure dans le domaine de l’énergie solaire, il permettra par ailleurs de développer le secteur de la domotique de manière générale. TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ

Batterie d’un nouveau genre Active dans les domaines du stockage résidentiel, de la mobilité électrique ou encore du stockage grand format, l’entreprise Leclanché s’attaque justement à cette problématique. Afin de pouvoir gérer la différence entre les moments de production et de consommation d’énergie, il s’agit en effet de pouvoir stocker efficacement l’électricité produite durant la jour-

née pour pouvoir en bénéficier le soir venu. Dans ce cadre, le spécialiste de la batterie Leclanché propose une solution novatrice des plus performantes. Testée l’an dernier dans le Jura, elle est désormais disponible et prête à être installée dans toute la Suisse ainsi qu’à l’international. Pour bien comprendre le défi du stockage, on peut rappeler qu’une installation solaire photovoltaïque comprend différents composants. Pour schématiser: il y a le panneau solaire, l’onduleur – dont l’action consiste à convertir le courant continu fournit par le panneau photovoltaïque en courant alternatif utilisé au sein d’un logement – et la batterie, dotée elle aussi d’un onduleur. Entre ces différents éléments, on génère forcément des déperditions


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

MIKRON SA BOUDRY BRANDREPORT

023

Mikron défend les valeurs du swiss made Spécialisée dans la conception de machines d’assemblage industriel, l’entreprise neuchâteloise Mikron Automation évolue au sein d’un secteur constamment concerné par la nécessité d’innover. Dans ce sens, la Suisse doit continuer à se différencier, surtout en raison de ses coûts de production.

L

e secteur de l’automation industrielle reflète particulièrement bien la minutie et l’expertise helvétique en matière d’innovation. Avec des coûts de production plus élevés que chez nos voisins Allemands ou encore Italiens, dont les compétences en matière de machines de production s’avèrent compétitives, les entreprises suisses doivent clairement jouer la carte de l’excellence et de l’innovation. Dans cette optique, elles doivent se focaliser sur des demandes et besoins très spécifiques, nécessitant de mettre au point des solutions sur-mesure, flexibles et réactives. Cette recherche de l’excellence, de la qualité et la volonté de livrer plus que demandé pourraient paraître exagérées aux yeux de certains. Mais ramenées dans l’environnement de production, elles font la différence. Car avec des

cadences industrielles pouvant atteindre environ 400 pièces à la minute, sur des machines produisant 24h/24 et durant toute l’année, un ou deux pourcents d’efficacité en plus signifient des millions de produits en plus par an. La mission de Mikron est de proposer à ses clients les solutions les plus productives à chaque étape de la vie du produit, qui va du développement à la production de masse. «Aujourd’hui, nous remarquons en effet que l’évolution des besoins, notamment en termes de volumes de production, tend vers une plus grande flexibilité, souligne Jean-François Bauer, responsable marketing et business développement chez Mikron. Une nouvelle donne qui concerne surtout le secteur de la pharma, représentant environ 60% de notre activité. Car avec l’arrivée de

nombreux génériques sur le marché, les grands groupes se doivent d’être plus réactifs en termes d’offre et doivent par conséquent pouvoir compter sur des lignes d’assemblages plus agiles.» Si l’innovation est notamment dictée par l’évolution des besoins des clients, suite aux différentes tournures que peut prendre le marché à court terme, il s’agit également d’anticiper sur les futurs moyens et techniques de production. Une veille technologique et une réflexion sur le long terme qui doivent entre autre être menées en collaboration avec les Hautes Ecoles et Ecoles Polytechniques. Cette proximité entre milieux académiques et professionnels constitue d’ailleurs un des principaux atouts helvétiques en matière d’innovation, et donc de

compétitivité au sein du marché européen. Anticiper sur ce type d’évolution technologique doit en outre permettre aux entreprises de proposer des solutions innovantes à leurs clients avant même qu’ils ne soient touchés par ces nouveaux changements. TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ

MAGENTASYS LTD BRANDREPORT

MagentaSys part à la conquête de l’espace Le spécialiste de l’électronique modulaire MagentaSys, établi à Meyrin, participe à des projets scientifiques de grande envergure en apportant son savoir-faire et son expertise. En collaborant avec le CERN ou encore l’Agence spatiale européenne, l’entreprise est parvenue à se forger une belle réputation auprès des poids lourds de l’industrie de la recherche, du médical ou encore du transport et de la défense. Présentation.

A

vec six collaborateurs, la petite entreprise MagentaSys, située dans la commune genevoise de Meyrin, voit grand. Fondée en 2005 par l’ingénieur Sylvain Bruderer, la société est parvenue à se spécialiser dans le secteur particulièrement complexe et exigeant de l’électronique modulaire. Aujourd’hui, ses clients ne sont autres que le CERN, l’Agence spatiale européenne ou encore des géants industriels tels que Siemens. Pour parvenir à s’imposer comme partenaire de choix auprès de ces grands noms, l’entreprise a notamment su développer une forte expertise en matière de mesure de signaux électriques rapides. Les systèmes

qu’elle fournit à ses clients sont en effet capables de prendre et analyser jusqu’à 10 milliards de mesures par seconde. Des dispositifs de plus en plus utilisés, notamment dans des secteurs où il s’agit d’observer des phénomènes particulièrement rapides, tels que la recherche nucléaire - d’où la collaboration avec le CERN, pour qui MagentaSys fournit des instruments de mesure ainsi que des systèmes d’alimentation pour les détecteurs de particules - ou encore l’aéronautique, par exemple dans le cadre de la surveillance d’avions par radar. Avec ces projets, elle a acquis un savoir-faire dans les systèmes électroniques de contrôle pouvant être installés au sein d’environnements extrêmes.

MagentaSys se spécialise en outre dans le développement de programmes informatiques et FPGA (Field Programmable Gate Array) spécifiquement adaptés aux applications des clients. Une expertise qui lui permet notamment de fournir des éléments des systèmes de test de satellites de communication en partenariat avec Siemens et l’Agence spatiale européenne. Dans le domaine médical l’entreprise a collaboré avec les sociétés Exalos et Acqiris au développement d’un système laser pour l’examen des yeux ou du cœur (OCT). TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ


U N S U P P L É M E N T T H É M AT I Q U E D E S M A R T M E D I A

024

BRANDREPORT CFVI CENTRE DE FORMATION VAUDOIS DE L'INDUSTRIE

Comment booster le secteur MEM? L'industrie suisse des machines, des équipements électriques et des métaux doit faire face à des difficultés démographiques importantes. Pour corriger le tir et pérenniser le secteur, il s’agit de prendre des mesures concrètes dès maintenant. Dans cette optique, le Groupement Suisse de l’Industrie Mécanique (GIM-CH), par l’intermédiaire du Centre de Formation Vaudois de l’Industrie, s’implique activement pour promouvoir ces métiers.

L

e secteur industriel des machines, équipements électriques et métaux (MEM) constitue une branche massive de l’économie helvétique. En Suisse, l’industrie MEM représente en effet quelques 320’000 postes de travail. Et sur la scène internationale, notre pays figure au 13ème rang mondial des plus grands fabricants de machines. Si ce large segment démontre le très bon positionnement des entreprises helvétiques et la qualité de leurs prestations, il faut aussi savoir que la branche se trouve dans une situation démographique des plus complexes. L’avenir et la pérennisation de ces postes en Suisse sont donc particulièrement préoccupants. Dans ce contexte, l’heure est aux prises de décisions et aux actions concrètes. Une donne inquiétante qu’a parfaitement saisie le Groupement de l’Industrie Mécanique. L’association

faîtière romande a d’ailleurs mené récemment une large enquête démographique dans le but de pouvoir comprendre précisément la situation de l’industrie MEM. Afin de pouvoir aborder l’avenir sereinement, le secteur devrait former quelques 10’000 nouveaux collaborateurs durant ces cinq prochaines années, et cela rien qu’en Suisse romande. Actuellement, il en forme seulement 4000.

Contexte démographique problématique Une première enquête menée en 2008 par l’association faîtière avait déjà permis de mettre en exergue la délicate situation démographique de ce segment de l’économie helvétique. Un important déficit de main d’oeuvre qualifiée dans les métiers de l’industrie technique de précision qui s’explique en partie par des départs à la retraite massifs des générations nées durant la période de

Afin de pouvoir aborder l’avenir sereinement, le secteur devrait former quelques 10’000 nouveaux collaborateurs durant ces cinq prochaines années, et cela rien qu’en Suisse romande. Actuellement, il en forme seulement 4000.

Les chiffres s’avèrent d’ailleurs assez alarmants lorsque l’on examine la situation de près: l’industrie MEM comptait en 2016 le même nombre de collaborateurs qu’en 2002, soit près de 320’000 employés.

l’après-guerre. Si ces nombreux départs s’avèrent déjà problématiques d’un point de vue démographique, le défi majeur du domaine MEM concerne surtout la relève. Car force est de constater que les métier liés à ce vaste secteur industriel ne constituent pas une grande source de motivation professionnelle auprès des jeunes. Et pour ceux qui décident tout de même de se lancer dans une carrière de ce type, on observe qu’une part importante des jeunes détenteurs du CFC poursuivent leur parcours vers des formations de type ingénieur. Autre fait inquiétant: une fois leur certificat obtenu, les jeunes sont aussi nombreux à quitter la branche dans laquelle ils ont été formés. L’étude menée en 2017 par le GIMCH faîtière permet à nouveau de souligner les difficultés engendrées par cette situation problématique. Un des principaux défis consistant à parvenir à former une main-d’œuvre qualifiée dans des proportions suffisantes. Sans cela, les conséquences logiques consisteraient à devoir importer massivement des collaborateurs qualifiés, ou à délocaliser la production des entreprises. Il faut donc rapidement parvenir à doubler le nombre de CFC délivrés en Suisse romande. Les chiffres s’avèrent d’ailleurs assez alarmants lorsque l’on examine la situation de près: l’industrie MEM comptait en 2016 le même nombre de collaborateurs qu’en 2002, soit près de 320’000 employés.

Pistes à suivre Pour redresser la situation, plusieurs préconisations doivent être suivies. Comme déjà mentionné, une des urgences consiste à augmenter rapidement le nombre d’apprentis. Un objectif qui, pour être atteint, implique notamment de multiplier les efforts et démarches en termes de promotion et de valorisation des métiers de la branche MEM. Si augmenter le nombre d’apprentis constitue une nécessité évidente, il s’agit par ailleurs de s’intéresser de près au contenu de cette formation. Les CFC des professions concernées doivent en effet être partiellement revus, notamment afin de pouvoir suivre et accompagner efficacement les évolutions et besoins de l’industrie.

Si augmenter le nombre d’apprentis constitue une nécessité évidente, il s’agit par ailleurs de s’intéresser de près au contenu de cette formation.

Pour les professionnels déjà en activité, il convient en outre de mette en place davantage de possibilités en matière de formation continue. Continuer à pouvoir apprendre en cours d’emploi constitue en effet un facteur clé de l’employabilité des collaborateurs, et donc de la compétitivité des entreprises. Enfin, il s’agit aussi de s’intéresser à la très faible proportion de femmes au sein de cette industrie. Difficile à inverser par le biais de campagnes, cette tendance se jouera peut-être davantage au niveau culturel. Dans ce sens, on ne peut que souhaiter que les mentalités évoluent, et rapidement si possible. TEXTE THOMAS PFEFFERLÉ


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
Focus Innovation by Smart Media Agency AG - Issuu