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Formations

U N S U P P LÉM EN T T H ÉM AT I Q U E D E S M A R T M ED I A

Septembre ’26

Nathalie Leschot

Face à l’IA et à l’évolution des métiers, la DRH de la Suva défend une conviction : il faut préparer les jeunes à évoluer plutôt qu’à exercer un métier figé.

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U N S U P P LÉM EN T T H ÉM AT I Q U E D E S M A R T M ED I A

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2 Éditorial

Benjamin Mühlemann

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La formation ne peut pas attendre l’avenir

es études de journalisme et de communication ont été fortement marquées par un échange direct avec le monde professionnel. Nous anticipions en permanence les évolutions. C’est encore une nécessité, car le monde du travail évolue aujourd’hui à une vitesse inédite. Les personnes qui commencent aujourd’hui des études dans une haute école spécialisée exerceront, dans quelques années, des métiers qui n’existent parfois pas encore sous leur forme actuelle. Une haute école qui ignore cette réalité forme en décalage avec les besoins du monde de demain. À l’inverse, celle qui l’intègre offre à ses étudiantes et étudiants une véritable longueur d’avance. Face à ces mutations, les hautes écoles spécialisées disposent d’un atout majeur. Depuis leur création, elles entretiennent des liens étroits avec la pratique professionnelle et cultivent un dialogue permanent avec les entreprises, les organisations professionnelles et les institutions. Cette proximité leur permet non seulement de s’adapter aux évolutions, mais aussi de contribuer à les façonner. Le semestre d’automne 2026 en est une illustration concrète. Dans de nombreuses filières, l’intelligence artificielle, la science des données ou les outils numériques collaboratifs ne sont plus des enseignements complémentaires : ils font désormais partie intégrante des cursus. L’enjeu n’est pas de faire de la technologie une fin en soi, mais d’apprendre à la comprendre, à la questionner avec un esprit critique et à l’utiliser de manière pertinente dans son futur métier. Les nouvelles approches pédagogiques, comme les projets interdisciplinaires ou les collaborations avec des start-up, complètent l’enseignement classique et confrontent les étudiantes et étudiants à des problématiques concrètes bien avant leur premier stage. Cette capacité d’adaptation permanente explique pourquoi les diplômées et diplômés des HES sont aujourd’hui particulièrement recherchés sur le marché du travail. Les nouvelles technologies, mais aussi la prévoyance professionnelle, les assurances sociales ou la première négociation salariale ne sont pas des sujets secondaires. Ces sujets jouent un rôle déterminant dans la réussite des premiers pas dans la vie active, alors qu’ils restent encore trop souvent en marge des études. Les jeunes diplômées et diplômés qui connaissent ces enjeux abordent cette étape avec davantage de recul et de confiance. C’est l’une des raisons pour lesquelles je m’engage en faveur d’un accompagnement ciblé au-delà de l’obtention du diplôme, afin que personne ne soit laissé seul face à ces nouvelles responsabilités. Un autre aspect me tient particulièrement à cœur : la proximité des hautes écoles spécialisées avec les entreprises de leur région. Elles sont implantées au

Au cours de mon mandat de directeur du département de l’éducation du canton de Glaris, j’ai pu lancer à plusieurs reprises des projets de coopération passionnants entre des entreprises de la région et notre haute école spécialisée. Le canton de Glaris est l’un des cofondateurs de la HES « Ost ».

Penser que le diplôme marque la fin de la préparation à la vie professionnelle est une erreur. La transition entre les études supérieures et l’entrée dans le monde du travail constitue l’un des tournants les plus déterminants d’un parcours, mais aussi l’un des plus sous-estimés.

– Benjamin Mühlemann

cœur de leur tissu économique. Lorsqu’une PME locale est confrontée à une question concrète, elle trouve bien souvent, dans la haute école voisine, un partenaire attentif et réactif. De ces contacts, parfois spontanés, naissent des projets de recherche appliquée, mais aussi des stages, des emplois et des perspectives professionnelles pour les étudiantes et étudiants.

Créer ces liens constitue précisément l’une des missions de HES SUISSE, l’organisation faîtière nationale des diplômé·es des hautes écoles spécialisées. Avec nos membres et nos organisations affiliées, nous représentons les intérêts du monde des HES, indépendamment des disciplines et des régions linguistiques. Nous accompagnons les diplômées et diplômés au-delà de leurs études, favorisons les échanges entre les hautes écoles et les employeurs et contribuons à faire reconnaître la valeur de cette voie de formation. Proches du terrain, nous identifions également les obstacles qui freinent certaines trajectoires : des contacts encore insuffisants entre les étudiantes et étudiants, les filières de formation et le marché du travail, les incertitudes liées au premier emploi ou encore des partenariats prometteurs qui peinent à se concrétiser faute d’un premier pas. C’est précisément là que nous intervenons, avec pragmatisme, indépendamment des circonstances politiques et toujours dans l’intérêt concret de nos membres. Les contributions réunies dans ce dossier mettent en lumière des femmes et des hommes qui entretiennent activement les liens entre les hautes écoles et le monde professionnel, ainsi que des institutions qui considèrent l’innovation, l’insertion professionnelle et la coopération comme une responsabilité partagée. L’avenir de notre pays ne dépendra toutefois ni d’un diplôme en particulier ni d’une voie de formation unique. Il dépendra de notre capacité à préserver le goût d’apprendre, à encourager la curiosité et à permettre à chacune et chacun de continuer à se former tout au long de sa vie. C’est là l’une des grandes forces du système suisse de formation : il offre des parcours diversifiés, favorise les passerelles plutôt que les impasses et permet à chacune et chacun de trouver sa propre voie. Là où l’on apprend ensemble naissent non seulement des connaissances et des compétences, mais aussi la confiance, les amitiés et les réseaux qui perdurent bien au-delà des années de formation. Cette diversité et cette ouverture constituent un véritable atout, pour chaque individu comme pour notre société et notre économie. À toutes celles et tous ceux qui débuteront ou poursuivront en septembre leurs études dans une haute école spécialisée, j’adresse mes meilleurs vœux de réussite et le souhait qu’ils trouvent, sur ce chemin, autant de plaisir à apprendre que d’occasions de grandir. Texte Benjamin Mühlemann, Président de HES SUISSE

Contenu. 04 RH / formation 06 Innovations pédagogiques 2026 10 Préparer son avenir 12 Interview : Nathalie Leschot 14 L’entrepreneuriat en sortie d’études 16 Système éducatif Focus Formations. Chef de projet Maxime Roux-Paris CEO Carl-Henrik Hagelberg Rédactrice en chef Romandie Marie Geyer Graphistes Morgane Pedroletti, Marie Geyer Journalistes Océane Kasonia, SMA Image de couverture màd Canal de distribution La Liberté Imprimerie DZB Druckzentrum Bern

Smart Media Agency. Gerbergasse 5, 8001 Zürich, Schweiz Tel +41 44 258 86 00 info@smartmediaagency.ch redactionFR@smartmediaagency.ch focus.swiss

Bonne lecture ! Maxime Roux-Paris Project Manager

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RH & formation

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ImageSunan iStockphoto/Xxxx Image iStockphoto/ Wongsa-nga

« Une seule perspective ne permet jamais de saisir l’ensemble d’une situation » Préparer la relève aux défis de demain représente un enjeu clé pour la branche de la construction. Andreas Spycher, chef de projet chez Marti Dienstleistungen AG, souligne dans cette interview à quel point la combinaison d’une formation professionnelle et d’un cursus académique est déterminante pour bâtir une carrière d’expert ou de dirigeant.

Andreas Spycher Chef de projet, Marti Dienstleistungen AG

Andreas Spycher, comment s’articule aujourd’hui le lien entre entreprises et universités, et pourquoi la confrontation précoce au terrain est-elle si cruciale pour les futurs ingénieurs? La théorie ne permet de transmettre qu’une partie du savoir-faire. Elle ne suffit surtout pas à comprendre ce qui fonctionne réellement sur le terrain. Dans la pratique, les conditions, l’accessibilité, la situation d’un chantier ou encore les facteurs environnementaux ne correspondent jamais parfaitement à un modèle standard ou à un scénario prévu à l’avance. Lorsque de jeunes professionnels ont déjà été confrontés à ces réalités et à ces tensions durant leur formation, et qu’ils ont pu observer la manière dont des cadres expérimentés y répondent, ils disposent d’une véritable longueur d’avance à la fin de leurs études. Ils sont alors en mesure de contribuer plus rapidement et de manière plus autonome aux projets. Quelles forces les diplômés apportent-ils aujourd’hui dans la pratique, et en quoi les stages et travaux de projet durant les études font-ils toute la différence ? La jeune génération a grandi dans un monde en changement permanent, où les innovations se succèdent rapidement. Elle a appris à s’adapter à un environnement où peu de choses restent véritablement constantes.

Les études viennent y ajouter le savoir théorique et méthodologique. L’expérience de terrain déjà acquise aide alors à situer ce savoir, à saisir plus vite les interdépendances et à relier la théorie à la mise en œuvre.

– Andreas Spycher, Chef de projet, Marti Dienstleistungen AG

Les études viennent y ajouter le savoir théorique et méthodologique. L’expérience de terrain déjà acquise aide alors à situer ce savoir, à saisir plus vite les interdépendances et à relier la théorie à la mise en œuvre. S’y ajoute un aspect essentiel du leadership : celui qui a lui-même travaillé sur le chantier connaît la perspective des collaborateurs et comprend ce qu’il faut pour mener un projet à bien en équipe. Cela crée de la crédibilité et une véritable compréhension des différentes fonctions et responsabilités.

Associées à l’expérience et au savoir-faire d’un secteur riche d’une longue tradition comme la construction, ces compétences peuvent créer une réelle valeur ajoutée pour toutes les parties. C’est précisément ce croisement des approches qui peut se développer lors de stages ou de travaux de fin d’études. Les jeunes y découvrent avant tout les réalités de la pratique, tout en apportant leur regard neuf et leur aisance avec les nouveaux outils. Dans quelle mesure l’association d’une solide formation professionnelle et d’un cursus universitaire constitue-t-elle le socle idéal pour une carrière d’expert ou de dirigeant durable ? Celui qui commence par un apprentissage connaît la pratique de fond en comble : les processus de travail, les défis du chantier, la collaboration au sein de l’équipe et, surtout, les personnes qui réalisent un projet de construction au quotidien. Cette compréhension-là ne s’acquiert que difficilement, plus tard, dans les seuls manuels.

Image iStockphoto/seb_ra

Quelles sont aujourd’hui les attentes des étudiants et jeunes diplômés en matière de flexibilité, de culture d’entreprise et de quête de sens et comment le recrutement et l’encadrement doivent-ils s’y adapter ? Les entreprises de construction exercent une activité très concrète: déplacer des volumes importants et mettre en œuvre du béton, sous différentes formes, pour réaliser des ouvrages durables. Or le sens d’un projet se définit largement dans les phases qui précèdent son exécution, sur lesquelles les entreprises chargées de la réalisation n’exercent qu’une influence limitée.

En ce qui concerne les attentes des jeunes envers leurs futurs employeurs, les entreprises de construction sont toutefois quelque peu désavantagées. Le travail à temps partiel, le télétravail ou des horaires très individualisés sont difficiles à mettre en œuvre dans l’exécution, où le travail en équipe, la disponibilité et la capacité à trouver rapidement des solutions sont indispensables. Il est donc essentiel d’adopter une position claire et de communiquer de manière transparente dès le processus de recrutement afin d’éviter des déceptions par la suite. Comment concevoir des processus RH et des parcours d’intégration modernes pour réussir l’intégration des jeunes talents et assurer leur fidélisation au sein du groupe ? Dans le contexte actuel de pénurie de main-d’œuvre qualifiée, l’intégration dans l’entreprise et le sentiment d’y appartenir sont essentiels. Sans cela, les collaborateurs finiront par chercher d’autres possibilités. Les collaborateurs sont stimulés par trois éléments: le défi, la responsabilité et la reconnaissance. Si l’un de ces aspects est déséquilibré, le travail peut devenir pesant ou, au contraire, ennuyeux, avec le risque de créer des tensions internes. Il est donc important de bien connaître la diversité des activités et des possibilités au sein de l’entreprise, afin de placer les bonnes personnes dans les fonctions qui leur correspondent le mieux. Lorsqu’un collaborateur se sent à l’aise dans sa mission et au sein de son équipe, cela compte souvent davantage que les avantages annexes ou les incitations financières. Quel conseil clé donneriez-vous aux étudiants et jeunes diplômés pour bâtir une carrière réussie et pérenne dans un secteur en pleine mutation ? Restez ouverts et curieux face aux idées et aux suggestions qui viennent de tous les domaines et de tous les niveaux de la chaîne de valeur de la construction. Aborder son parcours avec humilité et reconnaissance envers toutes celles et ceux qui s’engagent dans la formation de la relève est certainement une bonne approche. Chaque expérience et chaque point de vue contribue à enrichir les solutions et à développer son propre bagage professionnel. Échangez donc avec toutes les personnes que vous rencontrerez sur votre chemin, posez des questions et montrez de l’intérêt. Une seule perspective ne permet jamais de saisir l’ensemble d’une situation. Interview SMA


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Haute École d’Ingénierie et d’Architecture de Fribourg • Brandreport 5

Ingénierie et architecture : des formations au plus près de la pratique, à Fribourg Prototypes, dispositifs techniques, solutions numériques, innovations pour l’environnement, la santé, l’industrie ou la société : à la Haute école d’ingénierie et d’architecture de Fribourg (HEIA-FR), la théorie se confronte rapidement à la pratique. Dans des infrastructures de pointe, les étudiants et étudiantes développent leurs compétences au travers de projets concrets.

D

ès le début de leur parcours, les étudiants et étudiantes de la HEIA-FR apprennent à analyser des problématiques réelles, à développer des solutions adaptées et à travailler en équipe. Cette pédagogie par projet développe de solides compétences techniques, mais aussi l’esprit critique, la créativité et le sens du collectif. L’objectif : former des ingénieurs et architectes capables de concevoir des solutions au service de la société. La pratique au cœur de la formation Les infrastructures de la HEIA-FR offrent un cadre idéal à l’expérimentation. La Haute école est par exemple la seule en Suisse à fournir à ses futurs architectes un espace dédié à la réalisation de projets grandeur nature. Pavillons, grandes maquettes, structures en briques, en terre, en bois ou en fibres : les étudiants testent les matériaux, les volumes et les assemblages à l’échelle 1:1. Ils et elles explorent ainsi de manière très concrète les deux axes de la filière d’architecture : la transformation et la construction durable. En ingénierie aussi, les étudiants disposent d’équipements spécialisés pour réaliser leurs travaux pratiques : laboratoire de chimie industrielle, laboratoire haute tension, centre de

données, bancs moteurs et autres installations les préparent aux réalités de leurs futurs métiers. Des projets ancrés dans le terrain Cette approche professionnalisante prend une dimension particulière au moment du travail de Bachelor. La plupart des projets sont menés en partenariat avec une entreprise, une institution ou une association et répondent à une problématique réelle. En génie électrique, Maxime Rolle a par exemple réalisé un Miniature LED Track Pacing System pour le Fribourg International Meeting. Son prototype génère un repère lumineux mobile qui aide les athlètes à garder un rythme précis. Testé en conditions réelles lors de la rencontre internationale d’athlétisme, le système a fait ses preuves auprès des sportifs et sportives. D’une idée à un prototype fonctionnel « Le milieu lacustre et marin m’a toujours attiré. Je voulais créer un système complet et obtenir un résultat fonctionnel », annonce Philipp Seid, diplômant en génie mécanique. Défi relevé : l’étudiant a créé un sous-marin télécommandé, de la modélisation jusqu’aux essais

en lac. Son prototype peut évoluer jusqu’à 30 mètres de profondeur et ne nécessite qu’un seul opérateur. À terme, il pourrait faciliter certaines interventions en milieu lacustre, notamment lorsque les conditions sont trop risquées pour des plongeurs ou que les ressources matérielles et humaines à mobiliser sont importantes. Contribuer à la conservation du patrimoine Parfois, les travaux de Bachelor se transforment en véritables enquêtes scientifiques. Annica Bettschen, diplômante en chimie, a été mandatée par le Musée de la communication de Berne pour tenter de résoudre un mystère : pourquoi certains timbres suisses du XIXe siècle, initialement imprimés en vert, ont-ils viré au bleu au fil du temps ? À l’aide de techniques d’analyse avancées (spectroscopie infrarouge et Raman, microscopie électronique), elle a identifié les pigments en cause et reproduit différentes conditions de stockage pour comprendre les mécanismes de leur dégradation. Son objectif : formuler des recommandations concrètes pour mieux conserver les collections philatéliques. Relever les défis actuels et futurs L’ingénierie intervient aussi lorsqu’il s’agit d’anticiper les

risques et de renforcer la résilience des infrastructures. Plusieurs événements récents ont montré la vulnérabilité des routes suisses face aux dangers naturels. Thibault Livet, diplômant en génie civil, s’est intéressé à cette question en développant VIARES, une méthode permettant d’identifier les secteurs les plus sensibles du réseau routier dans notre pays. Son approche croise différentes données publiques : dangers naturels, caractéristiques du réseau, possibilités d’itinéraires alternatifs ou encore importance fonctionnelle des tronçons. Chaque portion de route reçoit alors un indice de résilience, représenté sur une carte. Les gestionnaires d’infrastructures peuvent ainsi cibler leurs analyses sur les secteurs les plus vulnérables. Devenir les acteurs de demain De la construction durable à la mobilité, du sport à la conservation du patrimoine, ces projets illustrent la diversité des situations auxquelles les futurs ingénieurs et architectes sont confrontés. Ils mettent aussi en lumière la responsabilité qui sera la leur : imaginer, concevoir et mettre en œuvre des solutions qui influenceront durablement notre environnement, nos infrastructures et notre quotidien. Séances d’information Vous vous intéressez à une formation en architecture, chimie, génie civil, génie électrique, génie mécanique ou informatique et systèmes de communication ? La HEIA-FR organise plusieurs séances d’information cet automne, en ligne ou en présentiel. L’occasion de découvrir les formations et de poser toutes vos questions. Plus d’informations sur www.heia-fr.ch

©Haute école d’ingénierie et d’architecture Fribourg, 2026.

Maxime Rolle, étudiant en génie électrique ayant réalisé un Miniature LED Track Pacing System pour le Fribourg International Meeting.

Pilipp Seid, étudiant en génie mécanique et son sous-marin télécommandé évoluant jusqu’à 30 mètres de profondeur.

Haute école de santé Fribourg • Brandreport

Soins infirmiers : apprendre une profession, construire son avenir Le Bachelor en Soins infirmiers de la Haute école de santé Fribourg (Heds FR) allie rigueur scientifique, fondements académiques et valeurs humanistes. Avec un corps professoral et technique engagé, dynamique et passionné, l’école propose aux étudiant·es une formation innovante alliant théorie et pratique, à plein temps ou à temps partiel.

D

ans cette interview, Catherine Senn-Dubey, co-doyenne de la filière en Soins infirmiers, Déborah Büchli, conseillère aux études pour la formation francophone, et Sandra Pillonel, conseillère aux études pour la formation bilingue, présentent ce Bachelor à la fois flexible et attractif en vue d’une carrière en santé.

SP : Notre service de consultations HELP, espace santé et bien-être mental, est ouvert gratuitement pour l’ensemble des étudiant·es. CoSaMo (Consultation en Santé Mozaïk), destinée à tout∙e étudiant∙e de plus de 18 ans du canton, propose des soins de premier recours, un accompagnement médical et une orientation dans le réseau.

Qu’est-ce qui rend le Bachelor HES en Soins infirmiers de la Heds FR particulièrement attractif pour les futur·es étudiant·es ? CSD : La formation Bachelor ouvre de nombreuses perspectives professionnelles, en soins infirmiers comme dans l’ensemble du domaine de la santé, et offre l’accès à une profession d’avenir aux multiples possibilités d’évolution. Elle garantit une employabilité en regard des besoins de santé et de la diversité des domaines de pratiques et spécialisations. En outre, la formation favorise une approche interdisciplinaire dans le parcours de nos étudiant·es avec, entre autres, une collaboration privilégiée avec la HEIA-FR et la HEG-FR.

CSD : Finalement, la taille humaine de l’école favorise une grande proximité entre les étudiant·es et l’équipe enseignante, qui est à l’écoute et encourage les échanges.

DB : Cette formation professionnalisante et diversifiée permet d’apprendre une profession passionnante, mêlant connaissances techniques et pratiques, relations humaines et éthiques. Chaque module est différent, nos étudiant·es ne s’ennuient jamais ! Quelle place les journées d’enseignement asynchrones occupent-elles dans les cursus ? CSD : Pour le plein temps, les étudiant·es bénéficient d’un jour dans la semaine à distance et asynchrone, ce qui signifie qu’ils peuvent suivre les cours quand ils le souhaitent, n’ayant ainsi que quatre jours en présentiel. La formation à temps partiel est à 60 % et dure un peu plus de quatre ans avec trois jours de cours par semaine, dont la moitié est proposée à distance et de manière asynchrone. Cette organisation offre une grande flexibilité aux étudiant·es et leur permet de mieux concilier leur formation avec leurs engagements professionnels ou personnels. Sur la plateforme, les cours en ligne et à distance s’inscrivent dans un concept pédagogique structuré et stimulant, interactif, tout en conservant une dimension ludique.

Quels sont les avantages de choisir une cohorte bilingue français-allemand ? SP : Le parcours bilingue offre de nombreux débouchés professionnels. Il permet de travailler sur l’ensemble des sites de l’HFR Fribourg, mais aussi dans de nombreux établissements en Suisse, notamment dans les hôpitaux universitaires. Durant la formation, les étudiant·es bilingues évoluent au sein d’un petit groupe à l’ambiance bienveillante, ce qui favorise l’entraide entre pair·es et les échanges avec les professeur∙es. En outre, les étudiant·es peuvent choisir leur langue d’examen. Enfin, pendant les stages, les étudiant·es découvrent deux cultures de soins différentes et ont l’occasion de s’immerger pleinement dans la langue partenaire. Quelles sont les conditions d’admission au Bachelor ? DB : La plupart de nos étudiant∙es ont une maturité professionnelle avec un CFC en santé, l’ECG avec maturité spécialisée option santé, ou ont effectué le gymnase avec des modules complémentaires santé.

Le système suisse de formation offre toutefois une certaine flexibilité et permet de tenir compte de la diversité des parcours. Ainsi, dès l’âge de 25 ans et avec des années d’expériences, une admission sur dossier peut être envisagée pour la formation des modules complémentaires santé, même sans titre de maturité. Chaque candidature est alors examinée individuellement. De plus, avec un CFC santé et sans titre de maturité, la procédure d’admission sur dossier permet une entrée directe en Bachelor HES en Soins infirmiers. Le système suisse de formation permet d’adapter les modalités d’admission à chaque situation. Comment accompagner la réussite des étudiant·es à la HEdS-FR ? DB : Les étudiant∙es peuvent être accompagné∙es individuellement par un mentor ou des conseillères ou conseillers aux études, en fonction de leurs besoins. Notre commission d’égalité des chances propose aussi des mesures de compensation, comme, par exemple, du temps supplémentaire pour les examens écrits.

Quel message souhaiteriez-vous adresser à une personne qui hésite encore à se lancer dans un Bachelor en Soins infirmiers à la Heds FR ? DB : Choisir le Bachelor en Soins infirmiers permet d’exercer une profession dynamique engagée pour la santé de toute la population. Notre programme fondé sur le développement des compétences assure une excellente employabilité, francophone ou bilingue, avec de belles perspectives d’évolution personnelle et professionnelle. Exercer comme infirmière ou infirmier, c’est s’engager dans un milieu interdisciplinaire pour faire face aux enjeux croissants du secteur de la santé. SP : Lancez-vous ! À l’heure de l’intelligence artificielle, ce Bachelor est un véritable retour à l’humain, tout en formant à une profession avec de nombreuses responsabilités, qui demande de rester curieux et informé. Pour toute question complémentaire : admission-soins-infirmiers@hefr.ch


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6 Innovations pédagogiques 2026

À l’université, l’IA oblige à repenser la manière d’apprendre L’intelligence artificielle s’installe dans les hautes écoles. Loin de simplement fournir un nouvel outil aux étudiants, elle remet en question les méthodes d’enseignement et surtout d’évaluation. À Fribourg comme à Genève, les enseignants cherchent encore comment intégrer cette technologie sans déléguer l’apprentissage aux machines. Il donne un exemple : demander à un étudiant de vérifier une bibliographie produite par une IA. La machine fournit le matériau, mais c’est à l’étudiant d’en contrôler la qualité et de juger la pertinence des références. « Savoir, c’est bien, mais ce n’est pas suffisant. Il faut être capable de juger des productions, des textes, des technologies. » Eric Sanchez Professeur en technologie éducative, Université de Genève

Christine Caneva Cheffe du service de didactique universitaire et compétences numériques, Université de Fribourg

L

’IA est déjà utilisée par les étudiants comme par les enseignants. Mais contrairement à ce que pourrait laisser penser le flot d’annonces autour de ChatGPT et de ses successeurs, la révolution pédagogique n’a pas encore véritablement eu lieu. « Pour l’instant, il se passe beaucoup de choses qui ne sont pas forcément très visibles dans les cours », observe Éric Sanchez, professeur en technologie éducative à l’Université de Genève. Selon lui, deux mouvements se dessinent : « former les étudiants à l’IA » et « utiliser l’IA pour enseigner ». Pour Christiane Caneva, cheffe du service de didactique universitaire et compétences numériques à l’Université de Fribourg, le changement est d’abord venu avec une forme de panique. « Les étudiants peuvent facilement déléguer des tâches à l’IA. » Or, si ces tâches sont précisément celles grâce auxquelles ils sont censés apprendre, « on a un problème majeur ». Ne plus chercher à interdire, mais apprendre à utiliser Face à l’omniprésence des outils génératifs, le débat ne se résume plus à « interdire ou autoriser ». Le véritable enjeu est de déterminer ce que l’étudiant doit faire lui-même et ce qu’il peut faire avec une machine. Éric Sanchez parle de « délégation cognitive » lorsque l’IA se substitue à l’étudiant. « Le pire, c’est quand l’IA prend la place de l’étudiant. » Mais son utilisation peut aussi devenir un outil pédagogique, à condition que l’étudiant reste acteur du processus.

Cette capacité à utiliser et à questionner les outils est au cœur du projet EduKIA, mené conjointement par l’Université de Fribourg et la HES-SO. Lancé début 2025, il vise notamment à accompagner les enseignants dans l’intégration de l’IA dans leurs pratiques. Une première enquête menée auprès des enseignants et des étudiants a montré que les usages étaient déjà largement répandus. « Les étudiants utilisent beaucoup l’IA, de manière fréquente et même, différents outils d’IA », explique Christiane Caneva. Même constat du côté des enseignants. La question devient donc moins « faut-il utiliser l’IA ? » que « comment l’utiliser de manière pertinente ? ». « À partir du moment où tout le monde l’utilise, je pense que, comme institution, nous sommes obligés de réfléchir à la façon dont on guide notre communauté », résume-t-elle. L’évaluation au cœur du problème C’est probablement sur le terrain de l’évaluation que le bouleversement est le plus concret. Comment savoir ce qu’un étudiant maîtrise réellement lorsqu’une machine peut rédiger un texte, résoudre un problème ou produire une réponse en quelques secondes ? Pour Éric Sanchez, c’est précisément là que les enseignants sont aujourd’hui contraints d’innover. « S’il y a innovation, c’est plutôt, pour l’instant, à chercher des solutions aux problèmes créés par les IA dans les amphithéâtres, avant même que de chercher de nouvelles façons d’enseigner et d’apprendre. » À Fribourg, des ateliers sont proposés depuis 2023 pour réfléchir à de nouvelles formes d’évaluation. Remplacer les travaux écrits par des oraux n’est toutefois pas une solution miracle : avec des volées de 150 ou 200 étudiants, cela devient difficilement applicable. Certaines pratiques existent déjà : travaux collaboratifs, simulations, mises en situation ou portfolios. Elles permettent notamment d’évaluer le processus et pas uniquement le résultat final. « Il n’y a pas de nouveautés pédagogiques, c’est vraiment revenir à la base et voir ce que l’on souhaite que les étudiants apprennent », estime Christiane Caneva. L’IA pourrait ainsi pousser les hautes écoles à revenir à des principes fondamentaux : faire réfléchir, argumenter, expérimenter, collaborer et expliquer plutôt que simplement produire une réponse.

Une transparence nécessaire Reste la question de la détection. Pour les deux spécialistes, la réponse ne peut pas se résumer à traquer l’utilisation de l’IA.

si on voudrait faire autrement, on peut pas faire autrement avec ces outils », explique le chercheur. Cette dépendance est aussi économique. « Il y a des chances » que l’on se dirige vers la plateformisation, estime Sanchez, « parce que financièrement, on n’est pas autonome, pas suffisamment autonome pour s’en passer ».

Christiane Caneva se montre notamment prudente face aux dispositifs de filigrane ou de traçage. Même lorsqu’un outil permet d’identifier l’intervention d’une IA, il ne dit pas nécessairement comment celle-ci a été utilisée. « Il ne nous permet pas de dire à quel niveau, comment est-ce qu’on a réfléchi ou pas, si on a complètement délégué une tâche à l’IA ou pas. »

Le problème se pose déjà dans la recherche, notamment lorsque des étudiants utilisent des IA américaines pour transcrire des entretiens, avec la question de la confidentialité des données. Certaines universités développent leurs propres outils.

À Genève, Éric Sanchez défend lui aussi une approche fondée sur la transparence. Dans le master qu’il dirige, l’usage de l’IA n’est pas formellement interdit : les étudiants doivent déclarer comment ils l’ont utilisée et porter un regard réflexif sur cet usage.

Mais le rapport de force reste inégal. « On arrive quand même à lutter contre cette influence. Mais c’est dur parce qu’on joue avec des acteurs qui ont une puissance qui est sans commune mesure avec la nôtre. »

Lui-même applique cette logique. Il raconte avoir créé un « IA-Score », sur le modèle du Nutri-Score, qu’il affiche sur ses présentations pour indiquer dans quelle mesure il a eu recours à l’intelligence artificielle. L’exercice lui permet aussi de prendre conscience du coût de ces technologies. Pour préparer une conférence, le chercheur avait notamment utilisé beaucoup d’IA pour créer une bande dessinée destinée à illustrer ses diapositives. « J’ai utilisé beaucoup d’IA pour créer une espèce de BD pour que les diapos soient sympas et après, quand j’ai mis mon illustration, je me suis dit : j’ai trop utilisé, c’est pas bon du tout pour l’environnement. » « Ça permet d’être réflexif, je pense, ces outils, d’être un peu transparent par rapport aux outils. »

Une révolution, mais pas forcément celle que l’on imagine Alors, à quoi ressemblera l’université de demain ? Difficile de le dire. Christiane Caneva refuse de se projeter trop précisément jusqu’en 2030 ou 2035. « Chaque six mois, depuis quelques années, on voit qu’il y a une évolution de ces outils qui est presque choquante. » Elle préfère parler d’une transformation beaucoup plus large : « Je pense qu’on est dans une révolution sociétale. » L’université n’en est qu’un des éléments. Le monde du travail, les relations humaines et les compétences attendues des futurs diplômés sont eux aussi bouleversés.

Ne pas laisser les plateformes décider à la place des universités Derrière les questions pédagogiques se cache un autre enjeu : celui de la dépendance aux grandes plateformes technologiques.

Pour Éric Sanchez, l’IA oblige surtout l’institution à se poser une question fondamentale : qu’est-ce que signifie encore enseigner ? « L’IA force un peu à ce qu’il y ait une révolution du système pédagogique », estime-t-il.

Éric Sanchez imagine plusieurs scénarios pour les prochaines années. Le plus inquiétant serait celui d’une délégation massive à l’IA. Un scénario intermédiaire lui paraît toutefois plus probable : celui de la « plateformisation ». Le risque est plus discret. Les universités utilisent déjà des plateformes numériques pour enseigner. Or, ces outils reposent sur certaines conceptions de l’apprentissage. À force de travailler avec eux, les enseignants pourraient donc finir par adapter leur pédagogie à ce que permettent les plateformes, plutôt que l’inverse. « Ces plateformes, derrière, il y a des modèles théoriques sur ce que c’est que l’apprentissage et donc ça va avoir une influence très forte, même

Sanchez évoque même le « techno-féodalisme » : « On a des gens qui ont l’argent et qui ont les moyens de penser les choses à notre place et de nous imposer des solutions qui ne sont pas bonnes pour l’avenir de notre planète et pour l’avenir de nos étudiants. »

Mais cette révolution ne viendra pas nécessairement d’un nouvel outil spectaculaire. Elle pourrait plutôt résulter d’un changement de regard sur ce que l’on attend d’un étudiant. « C’est toujours pareil avec ces innovations technologiques, elles nous interrogent à chaque fois sur ce que l’on fait, quel est le sens de ce que l’on fait, pourquoi on le fait.» À l’heure où les outils progressent à toute vitesse, les hautes écoles doivent donc avancer sur un terrain mouvant. Leur défi ne sera peut-être pas seulement d’apprendre à travailler avec l’IA, mais de décider ce qu’elles veulent continuer à apprendre aux humains. Texte Océane Kasonia

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Centre de formation Polybat • Brandreport 7

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Pas à pas vers le pro d'enveloppe des bâtiments Le secteur de l’enveloppe du bâtiment est confronté depuis plusieurs années à un défi majeur : recruter suffisamment de personnel qualifié pour répondre aux besoins croissants des entreprises. En parallèle, de nombreuses personnes réfugiées ou issues du monde de l’asile souhaitent construire un avenir en Suisse et accéder durablement au marché du travail. Face à ces deux réalités, Enveloppe des bâtiments Suisse – Section Fribourg, l’Union Patronale du Canton de Fribourg et le Service de l’action sociale (SASoc) ont uni leurs forces pour créer le programme « Renforts Bâtiments ». Cette initiative démontre qu’en réunissant les compétences des partenaires institutionnels, des associations professionnelles et des entreprises formatrices, il est possible d’apporter une réponse concrète aux besoins de la branche tout en favorisant une intégration professionnelle durable.

L

e programme « Renforts Bâtiments » repose sur une conviction simple : les défis de la pénurie de personnel et de l’intégration professionnelle peuvent être relevés ensemble. Grâce à l’engagement des entreprises membres d’Enveloppe des bâtiments Suisse – Section Fribourg, six jeunes réfugiés ou issus du domaine de l’asile ont eu l’opportunité de découvrir les métiers de l’enveloppe du bâtiment au travers d’un parcours structuré alliant formation et immersion en entreprise. Les entreprises participantes ont accepté d’ouvrir leurs portes, de transmettre leur savoir-faire et d’accompagner ces jeunes dans leurs premiers pas au sein de la profession. Cet engagement illustre parfaitement les valeurs de solidarité et de transmission qui caractérisent notre branche. Le parcours a débuté au mois de mars par une formation spécialisée dispensée à Polybat, aux Paccots. Les participants y ont suivi un module pratique consacré aux travaux d’étanchéité, leur permettant d’acquérir les bases techniques indispensables avant leur arrivée sur les chantiers. Cette première étape a rapidement laissé place à la réalité du terrain. Les jeunes ont intégré différentes entreprises fribourgeoises dans le cadre d’un stage de plusieurs mois, où ils ont pu mettre en pratique les compétences acquises tout en découvrant le fonctionnement quotidien d’une entreprise de l’enveloppe du bâtiment. En parallèle, ils se sont préparés à l’obtention du certificat CNC 1, une certification reconnue par la branche qui constitue une première étape importante dans leur parcours professionnel. Un accompagnement personnalisé L’un des éléments clés du succès du programme réside dans l’accompagnement individualisé proposé aux participants. Durant toute la durée du projet, chaque jeune est suivi par une job coach de l’OSEO. Véritable personne de référence, elle assure le lien entre les entreprises formatrices, les formateurs de Polybat et les participants.

L’intégration professionnelle peut devenir un véritable levier de développement pour toute une branche. Cet accompagnement permet d’anticiper les éventuelles difficultés, de soutenir les entreprises dans leur rôle de formation et d’encourager les jeunes à poursuivre leurs efforts. Il contribue également à instaurer un climat de confiance bénéfique pour l’ensemble des acteurs du projet. Pour les entreprises participantes, « Renforts Bâtiments » représente bien davantage qu’un projet social. Dans un contexte où le recrutement constitue un défi quotidien, cette initiative offre l’opportunité de rencontrer de futurs collaborateurs motivés, désireux d’apprendre un métier et de s’investir durablement dans une entreprise. Les premiers retours des entreprises sont très encourageants. Elles soulignent l’engagement, la motivation et la volonté d’apprendre démontrés par les participants tout au long de leur stage. La phase pratique s’est déroulée dans différentes entreprises de Fribourg. Une nouvelle perspective Pour les six jeunes engagés dans cette première édition, le programme représente une véritable opportunité de construire leur avenir. Au-delà de l’acquisition de compétences techniques, ils découvrent les exigences du monde professionnel suisse, développent leur autonomie, améliorent leur maîtrise de la langue et bâtissent progressivement leur projet professionnel. A l’issue de leur stage, plusieurs perspectives s’offrent à eux : intégrer une formation

AFP ou CFC, poursuivre avec un préapprentissage d’intégration ou accéder directement à un emploi. La réussite la plus encourageante réside dans le fait que la majorité des participants ont déjà signé un contrat auprès d’une entreprise fribourgeoise. Ce résultat témoigne autant de leur implication que de la volonté des entreprises de miser sur ces nouveaux talents. Une intégration qui profite à tous « Renforts Bâtiments » illustre parfaitement les bénéfices d’une collaboration entre les pouvoirs publics, les associations professionnelles et les entreprises. Soutenu par le Service de l’action sociale, le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) ainsi que les entreprises formatrices, le programme contribue à renforcer l’attractivité de la profession tout en favorisant une intégration durable des personnes réfugiées. Pour les participants, il s’agit d’une opportunité de gagner en autonomie, de valoriser leurs compétences et, à terme, de sortir de l’aide sociale. Pour les entreprises, c’est une nouvelle source de recrutement qui répond concrètement aux besoins de la branche. Pour la société enfin, c’est un investissement durable qui favorise l’insertion professionnelle, la cohésion sociale et le développement économique du canton.

Un modèle appelé à se développer Les résultats de cette première édition démontrent qu’une collaboration étroite entre les différents partenaires permet de créer des solutions innovantes face aux défis actuels du marché de l’emploi. « Renforts Bâtiments » ne constitue pas uniquement un programme d’intégration. Il représente également un investissement dans l’avenir de la profession, en permettant à de nouveaux talents de découvrir les métiers de l’enveloppe du bâtiment et d’y construire une carrière. En offrant une chance à des personnes motivées et en répondant simultanément aux besoins des entreprises, cette initiative démontre que l’intégration professionnelle peut devenir un véritable levier de développement pour toute une branche. Les premiers résultats sont prometteurs et confirment qu’avec un accompagnement adapté, l’engagement des entreprises et une collaboration efficace entre les partenaires, il est possible de transformer deux défis majeurs en une réussite commune. Texte Benoît Necseru

Reportage « Renforts Bâtiments » Daniel Soares Cet événement a également fait l’objet d’un reportage télévisé. La majorité des participants a déjà signé un contrat avec une entreprise fribourgeoise. Vous pouvez visionner ce reportage en scannant le code QR.

L'intégration grâce au travail avec Centre de formation Polybat Filiale Suisse Romande Chemin de l’Ermitage 40 1619 Les Paccots FR +41 21 948 20 40 info@polybat.ch polybat.ch

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Centre de perfectionnement Interprofessionnel • Brandreport 9

« Notre priorité est de consolider la place du CPI dans la région » En mai 2026, Nicolas Gelmi a repris la direction du Centre de Perfectionnement Interprofessionnel, le CPI. Après avoir principalement travaillé dans les ressources humaines, le développement des organisations et la formation, son objectif est aujourd’hui de poursuivre le développement du CPI afin de répondre toujours mieux aux besoins des personnes, des entreprises et des collectivités publiques. Il nous en parle dans cette interview. l’Assurance-invalidité (AI). Elles portent notamment sur les techniques de recherche d’emploi, les langues, les compétences techniques et le perfectionnement en entreprise de pratique commerciale.

Nicolas Gelmi Directeur du Centre de Perfectionnement Interprofessionnel

Nicolas Gelmi, qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer dans cette nouvelle aventure? À ce stade de ma carrière, j’avais envie de pouvoir mettre à profit l’expérience et l’expertise que j’ai en matière de développement organisationnel et stratégique. Sur un plan plus personnel, je suis né à Fribourg et j’y ai grandi. Le CPI a donc toujours été important pour moi. Cela me tenait à cœur de pouvoir un jour participer à son développement, c’est pourquoi je suis très fier d’en reprendre la direction. Quelles sont les formations professionnelles actuellement proposées par le centre? Notre activité comporte deux grands axes. Le premier est la formation professionnelle continue, ouverte aux particuliers qui souhaitent continuer de développer leurs compétences, aux entreprises et aux institutions. Nous proposons plus de 250 formations dans des domaines comme les ressources humaines, le management, la gestion de projet, l’informatique et l’intelligence artificielle, la comptabilité, le marketing et la vente, les langues ou la formation d’adultes. Elles peuvent se faire en présentiel, à distance et en mode hybride. Nous concevons également des formations sur mesure pour les entreprises et les collectivités publiques. Leur contenu, leur durée et leurs modalités sont adaptés aux besoins spécifiques de l’organisation et de ses collaborateurs. Le second axe concerne les mesures destinées aux demandeurs et demandeuses d’emploi et aux personnes accompagnées par

Comment accompagnez-vous les personnes qui suivent les formations ? L’accompagnement commence avant l’inscription. Nos gestionnaires de formations conseillent les personnes sur le choix du parcours, les prérequis et les modalités de financement. Pendant la formation, les participants peuvent compter sur le suivi des gestionnaires et la disponibilité des formateurs. Certaines formations comprennent également du tutorat, un accompagnement de projet ou une préparation spécifique aux examens. Nous travaillons avec plus d’une centaine de formateurs et formatrices qui sont des experts et des praticiens de leur domaine. La majorité possède également un certificat FSEA de formateur et formatrice d’adultes et plusieurs années d’expérience. Ils apportent ainsi non seulement des connaissances, mais aussi des situations vécues, des exemples concrets et une compréhension actuelle du terrain. Dans les mesures destinées aux demandeurs d’emploi et aux bénéficiaires de l’AI, l’accompagnement est plus intensif et individualisé. Il peut comprendre un bilan, des techniques de recherche d’emploi, la préparation du dossier de candidature, des simulations d’entretien, le développement des compétences et une mise en pratique professionnelle. Quels sont les critères d’admission et la durée des formations ? Ils varient selon la formation. De nombreux cours sont accessibles à toute personne intéressée, parfois avec quelques connaissances préalables. Pour les formations préparant à un certificat ou à un brevet fédéral, des exigences peuvent porter sur l’expérience professionnelle ou l’exercice d’une fonction particulière.

Pour les mesures du marché du travail ou de l’AI, l’accès se fait sur décision du conseiller ou de la conseillère ORP ou AI. La durée est également très variable. Une formation ciblée peut durer quelques heures ou quelques jours, tandis qu’un parcours certifiant peut s’étendre sur plusieurs mois. Les préparations aux brevets fédéraux sont généralement organisées sur une période plus longue afin de pouvoir être conciliées avec une activité professionnelle. Pour les formations sur mesure, ce sont les entreprises qui décident et organisent elles-mêmes les inscriptions. Les formations sont-elles certifiantes ou diplômantes ? Nous proposons plusieurs niveaux de reconnaissance. Les formations courtes donnent généralement lieu à une attestation du CPI. D’autres permettent d’obtenir des certifications professionnelles reconnues, par exemple dans les domaines des ressources humaines, du management, de la formation d’adultes ou de l’informatique. Enfin, certaines formations préparent à un examen professionnel conduisant à un brevet fédéral. Dans ce dernier cas, il est important de préciser que le CPI assure la préparation, tandis que le titre fédéral est délivré par l’organe d’examen compétent après réussite de l’examen. Le CPI est par ailleurs certifié ISO 21001 :2018, incluant les standards eduQua. Existe-t-il des aides au financement ? Il existe plusieurs possibilités de soutien. L’employeur peut participer aux frais et, pour les cours préparatoires aux examens fédéraux, les personnes qui remplissent les conditions requises peuvent bénéficier d’un remboursement par la Confédération allant jusqu’à 50 % des frais de formation. Pour les personnes orientées vers le CPI par les ORP ou l’AI, la prise en charge dépend de la décision de l’autorité ou de l’assurance concernée. En général, ces mesures sont couvertes à 100 % par le Service public de l’emploi ou la caisse d’assurance-invalidité.

Quelle place accordez-vous à l’expérience de terrain dans les formations proposées ? La pratique est très importante pour nous. Nous privilégions en effet des approches fondées sur l’expérimentation et la mise en pratique, ainsi que sur l’échange et le partage. Nous travaillons aussi avec des formateurs et des formatrices qui ont cette expérience du terrain. Dans le cadre de certaines mesures de réinsertion, la dimension pratique est encore plus présente. Nos entreprises de pratique commerciale, par exemple, permettent de se former ou de se remettre à niveau dans des conditions proches de celles d’une véritable entreprise, notamment dans la vente, les ressources humaines ou la comptabilité. Quelles sont vos priorités pour les prochaines années ? Notre priorité est de consolider la place du CPI dans la région et en Suisse. Nous souhaitons être au plus proche des besoins des personnes et des entreprises, tout en étant à la pointe de l’innovation. Finalement, pourquoi choisir le CPI ? Parce qu’au CPI, on n’acquiert pas seulement des connaissances : on développe des compétences directement utiles et applicables dans la vie professionnelle, avec des formateurs et formatrices expérimentés et un accompagnement de proximité. Centre de Perfectionnement Interprofessionnel +41 26 305 27 60 info@cpi.ch www.cpi.ch

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CREATE YOUR FUTURE Bachelor of Science HES-SO en Économie d’entreprise

Master of Science HES-SO in Business Administration, Entrepreneurship

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EMBA Integrated Management Formation continue DAS/CAS Microcertifications


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10 Préparer son avenir

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Comment préparer son avenir ?

ntre la fin des études et l’entrée dans le monde professionnel, une nouvelle étape commence. Premier salaire, logement, assurances, prévoyance ou projets personnels : sans devoir tout planifier, quelques bons réflexes permettent de construire progressivement son avenir.

Le premier salaire, une nouvelle étape Décrocher son premier emploi représente souvent un changement important. Avec un revenu régulier viennent aussi de nouvelles responsabilités : loyer, transports, assurances, impôts ou dépenses quotidiennes. C’est généralement le bon moment pour faire un budget et identifier ses dépenses fixes. Mettre régulièrement une petite somme de côté peut également permettre de constituer une réserve pour les imprévus ou de financer un futur projet. Il n’est pas nécessaire d’épargner des montants importants dès le départ. L’essentiel est surtout de prendre une habitude adaptée à sa situation financière. Commencer à penser à la prévoyance La retraite semble encore très éloignée lorsqu’on débute sa carrière. Pourtant, c’est dès les premières années de travail que l’on commence à construire sa prévoyance. En Suisse, celle-ci repose sur trois piliers. Le premier correspond à la prévoyance étatique, le deuxième à la prévoyance professionnelle et le troisième permet de constituer une épargne individuelle complémentaire.

L’objectif est plutôt de se donner une certaine marge de manœuvre. Une réserve financière, une bonne compréhension de sa prévoyance et des assurances adaptées peuvent contribuer à cette sécurité.

L’essentiel est surtout de prendre une habitude adaptée à sa situation financière.

Le plus important est de commencer progressivement et de revoir ses choix lorsque sa situation change. Car préparer son avenir, c’est aussi accepter qu’il puisse évoluer. Texte SMA À retenir – Faire son budget pour connaître ses revenus et ses dépenses.

Pour un jeune salarié, la première étape consiste surtout à comprendre ce qui est prévu par son emploi et quelles possibilités existent pour compléter sa prévoyance. Lire les informations fournies par son employeur ou sa caisse de pension peut déjà aider à mieux comprendre sa situation. Les assurances : savoir ce qui est couvert L’entrée dans la vie professionnelle est aussi l’occasion de faire le point sur ses assurances. Assurance-maladie, responsabilité civile, assurance ménage ou encore couverture liée à un véhicule : les besoins varient selon la situation de chacun. Avant de souscrire une nouvelle assurance, il est utile de vérifier ce qui est déjà couvert.

Les conditions, franchises, exclusions et coûts peuvent également différer d’un contrat à l’autre. Les besoins évoluent avec la vie. Une personne vivant chez ses parents n’aura pas forcément les mêmes couvertures qu’un jeune qui emménage seul, achète une voiture ou fonde une famille. Un bilan régulier peut donc être utile. Préparer sans tout prévoir Préparer son avenir ne signifie pas savoir exactement où l’on sera dans dix ou vingt ans. Après une Haute École ou une formation, les parcours peuvent évoluer : changement d’emploi, nouvelle formation, voyage ou projet entrepreneurial.

– Épargner régulièrement, même de petits montants. – Comprendre sa prévoyance et les trois piliers. – Vérifier ses assurances et éviter les couvertures inutiles. – Adapter ses choix lorsque sa situation professionnelle ou personnelle évolue. – S’informer et comparer avant de prendre une décision financière.

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Offrir à vos enfants la joie d’apprendre

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ous souhaitez offrir à vos enfants la joie d’apprendre ? C’est autour de cette question que l’École des Préalpes, à Châtel-Saint-Denis, construit son projet pédagogique depuis 30 ans. Une conviction simple : l’école peut être un lieu d’apprentissage vivant, où les enfants ont envie de venir, où l’on respecte leur rythme et leur manière d’apprendre. Concrètement, les enfants sont accueillis dès quatre mois dans la crèche Montessori, puis en école maternelle où les langues étrangères sont enseignées dès trois ans, puis en primaire bilingue, puis au secondaire jusqu’à 15 ans, avec la possibilité d’une 12e année pour préparer les examens d’entrée aux écoles supérieures. À chaque étape, la même autonomie construite pas à pas. Chantal, dont le fils a passé six ans dans l’école, résume ainsi : c’est une pédagogie qui « quand elle est portée avec cœur et avec exigence, peut changer une trajectoire. » Mais la joie d’apprendre n’exclut pas l’exigence. « Bienveillance ne signifie pas absence d’exigence », rappelle Benoîte, mère de trois garçons aux profils très différents. Ce qui la frappe le plus, avec le recul, c’est l’ouverture d’esprit que ses fils y ont développée une intelligence sociale qu’elle juge aussi précieuse que les résultats scolaires : « Savoir communiquer, argumenter, coopérer, s’intégrer dans un groupe, rester ouvert aux autres : ce sont des compétences fondamentales pour la vie adulte. »

Stéphanie, dont les deux enfants y ont grandi, garde le même souvenir : « Beaucoup d’anciens élèves parlent encore de cette période comme d’une école pour la vie. » C’est cette double exigence : respecter chaque enfant et le préparer à la vie adulte qui structure encore aujourd’hui le projet pédagogique de l’école. Elle accompagne aujourd’hui plus de 100 enfants, une continuité pédagogique rare en Suisse romande. Installée à Châtel-Saint-Denis, entre Vaud et Fribourg, l’école est facilement accessible depuis Vevey (20 min), Bulle (30 min) ou Fribourg (30 min). Rencontrez l’équipe, visitez l’école, venez voir les enfants au travail. Place de la gare 14-16, 1618 Châtel-St-Denis +41 76 429 71 27 www.ecole-des-prealpes.ch


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Groupement Romand de l’Informatique • Brandreport 11

Développeur de business numérique : l’art d’articuler l’entreprise, la donnée et la technologie

ans une économie où la numérisation redessine les interactions entre les métiers, une nouvelle figure professionnelle s’impose : celle d’un médiateur capable de comprendre les logiques du business, les usages humains et les possibilités techniques.

Pour un entrepreneur, cette transversalité constitue un avantage stratégique. Elle permet de développer à l’interne une compétence qui ne considère pas chaque difficulté comme un problème informatique, mais comme une question d’organisation susceptible ou non d’appeler une réponse technologique. La maturité numérique se mesure moins au nombre de logiciels possédés qu’à la capacité à choisir, articuler et faire adopter ceux qui servent réellement le modèle d’affaires.

La transformation numérique, ou la nécessité de penser les interfaces La transformation numérique est souvent réduite à une succession d’investissements : ERP, automatisation, intelligence artificielle ou exploitation des données. Pourtant, une entreprise ne se transforme pas parce qu’elle acquiert des outils ; elle se transforme lorsqu’elle reconsidère ses processus, ses décisions et ses relations avec ses clients à la lumière des possibilités technologiques. C’est précisément dans cet espace que s’inscrit le métier de Développeur de business numérique. Le profil de qualification officiel le situe à la jonction de « l’homme, l’économie et la technique ». Sa fonction est d’articuler les savoirs métier, les besoins humains et les solutions technologiques afin de créer de la valeur. Une profession conçue pour la complexité contemporaine Introduite dans la formation professionnelle suisse en 2023, cette formation initiale de quatre ans conduisant au certificat fédéral de capacité répond à l’évolution du travail. Les projets numériques sont devenus transversaux : une modification du parcours client peut engager le marketing, les ventes, la finance, la logistique, la protection des données et l’informatique. La difficulté tient donc à la capacité de saisir les interdépendances. Le Développeur de business numérique analyse les problèmes du quotidien, optimise les processus et les produits, soutient la transformation numérique et mobilise les données pour améliorer les activités ou compléter les modèles commerciaux.

Comprendre avant d’automatiser La première vertu de ce métier est méthodologique : observer avant de prescrire. Le professionnel décrit les processus métier, en recherche les fragilités et confronte les pratiques à l’expérience des utilisateurs. Cette compétence est particulièrement précieuse pour les PME. L’accumulation de fichiers Excel, de courriels, de ressaisies et de logiciels juxtaposés finit souvent par créer une organisation que personne n’a véritablement conçue. Numériser sans l’interroger revient à automatiser la complexité existante. Le Développeur de business numérique cherche donc d’abord à comprendre ce qui doit être simplifié, supprimé ou réorganisé avant d’automatiser. De la donnée brute à l’intelligence de décision À cette culture du processus s’ajoute celle de la donnée. Ces professionnels identifient les informations nécessaires et leurs sources, les structurent, les nettoient et les exploitent. Mais une donnée n’acquiert de valeur que lorsqu’elle éclaire une décision. Leur rôle est donc d’aider l’organisation à poser de meilleures questions et à identifier les erreurs, les ressources mal utilisées ou les automatisations réellement utiles.

Le traducteur des mondes professionnels Sa contribution la plus singulière demeure la médiation. Le professionnel doit comprendre le besoin d’un responsable financier, d’un commercial, d’un logisticien ou d’un utilisateur, puis le reformuler pour qu’une solution numérique puisse être envisagée. Il ne remplace ni le développeur logiciel, ni le spécialiste métier, ni le chef de projet : il rend leur coopération plus féconde et facilite l’adoption de nouveaux outils. Son territoire naturel est celui des interfaces, là où naissent nombre de malentendus, de retards et de surcoûts. Une compétence transversale au service de l’entreprise Le champ d’intervention est vaste : informatique, gestion du changement, expérience client, supply chain, assurance qualité, finances, ressources humaines, processus ou marketing. Le titulaire du CFC n’est pas expert de tous ces domaines ; il dispose de méthodes lui permettant d’en comprendre rapidement les logiques essentielles et de contribuer à leur transformation numérique.

Engager ceux qui sauront relier les pièces du puzzle Le Développeur de business numérique incarne une évolution plus large : la valeur se crée de plus en plus dans la capacité à relier des disciplines longtemps traitées séparément. Comprendre un processus sans connaître les possibilités numériques limite l’innovation ; connaître la technologie sans comprendre le métier produit des solutions inadaptées. Dans un contexte où l’IA et l’automatisation accélèrent le changement, la question essentielle n’est plus seulement quelles technologies adopter, mais qui, dans l’entreprise, sera capable de comprendre ce qu’elles peuvent réellement transformer. Le Développeur de business numérique apporte une réponse originale : un professionnel formé à l’intelligence des relations entre les métiers, les personnes, les processus et les outils. Albin Baptista, Groupement romand de l’informatique +41 21 652 30 70 gri@gri.ch www.gri.ch

FRECEM • Brandreport

Le bois, un secteur qui recrute

Les métiers du bois sont des métiers d’avenir, avec une bonne employabilité et des perspectives d’évolution intéressantes. Pour bien s’y former, la FRECEM, la Fédération Romande des Entreprises de Charpenterie, d’Ébénisterie et de Menuiserie, propose différents cursus, adaptés aussi bien aux jeunes qu’aux personnes en reconversion. Gilles Dumuid, Responsable Formation Initiale au sein de la FRECEM, défend une vision de l’apprentissage comme véritable tremplin professionnel. On travaille une matière tangible et, à la fin de la journée, on voit concrètement ce que l’on a réalisé.

Gilles Dummuid Responsable Formation Initiale, FRECEM

Gilles Dumuid, quelles sont aujourd’hui les principales formations proposées par la FRECEM ? Les formations principales concernent les CFC et les AFP dans les domaines de la menuiserie, de l’ébénisterie et de la charpente. Ensuite, au niveau de la formation supérieure, il existe des brevets fédéraux pour chaque métier. Pour les menuisiers et les ébénistes, les formations supérieures sont communes. Les diplômes fédéraux, c’est-à-dire les maîtrises, sont également organisés et suivis par la FRECEM. L’un des grands atouts de nos métiers, ce sont les possibilités d’évolution. On peut commencer par un AFP ou un CFC, puis monter les échelons jusqu’à devenir, si on le souhaite, ingénieur, avec l’avantage d’avoir de l’expérience dans la pratique. Dans les entreprises, il est possible de travailler au chantier ou à l’atelier, et de progresser vers des fonctions de technicien, de responsable de production ou encore de travailler dans le marketing ou la vente. Quel est le public concerné par ces formations ? Bien que nous recevions principalement des jeunes qui terminent l’école obligatoire, nous remarquons que nos formations attirent de plus en plus de personnes de tout âge en reconversion. Nous voyons régulièrement, par exemple, des banquiers qui en ont assez de travailler sur leur ordinateur. Les métiers du bois séduisent, car ils ont un côté plus pragmatique.

L’autre enjeu, c’est de faire davantage reconnaître la formation duale en Suisse. Elle n’est pas toujours aussi bien perçue que les formations académiques, alors qu’on peut obtenir un diplôme du même niveau, tout en ayant davantage d’expérience pratique. Nous tenons à mettre en avant la fierté que nous éprouvons à travailler dans cette branche. Ce sont des métiers qui sont bien perçus, notamment parce qu’ils permettent de travailler avec des matériaux nobles et naturels.

Comment la FRECEM adapte-t-elle ses formations aux nouvelles techniques, aux nouveaux matériaux et à l’évolution des métiers de la construction ? Les métiers du bois sont en constante évolution, que ce soit au niveau des matériaux, des méthodes de travail ou des technologies en général. Les ajustements de la formation sont en partie mis en œuvre sur le terrain, car l’entreprise est le principal lieu de formation. En revanche, les plans de formation sont définis par diverses commissions. Elles sont composées de personnes issues de différents types d’entreprises, de différentes régions et de différentes générations. On y retrouve également des moniteurs de cours interentreprises, des représentants des écoles, le Service de la formation professionnelle des cantons, ainsi que des membres du SEFRI. Ces commissions nous permettent d’échanger avec les entrepreneurs, les enseignants et les institutions, afin d’identifier les principaux besoins de la branche, tout en maintenant le lien avec le marché du travail.

Comment sont organisées les formations CFC et AFP, entre l’école, l’entreprise et les cours interentreprises ? La formation CFC dure quatre ans, avec un jour d’école professionnelle et quatre jours en entreprise. Il y a également 44 à 49 jours de cours interentreprises selon le métier, répartis sur les quatre années de formation. Il s’agit de cours durant lesquels les apprentis vont réellement pratiquer dans un atelier de formation.

Quelles sont les compétences que les entreprises recherchent chez les jeunes qu’elles recrutent ? Il faut évidemment avoir un certain côté manuel, mais on recherche également des personnes qui ont des capacités intellectuelles, puisque les possibilités vont du travail en atelier jusqu’à des fonctions qui peuvent mener, à terme, au métier d’ingénieur. Surtout, nous recherchons avant tout des personnes motivées, car les compétences s’acquièrent en grande majorité durant la formation. Inteview Léa Stocky

L’AFP, quant à elle, dure deux ans. Elle comprend également un jour d’école professionnelle par semaine. En revanche, pour l’AFP, il y a 20 à 28 jours de cours pratiques en atelier selon le métier.

FRECEM - Fédération Romande des Entreprises de Charpenterie, d’Ébénisterie et de Menuiserie

Aujourd’hui, quels sont les principaux enjeux auxquels sont confrontés les charpentiers·ères, les ébénistes et les menuisiers·ères en Suisse ? Le principal enjeu, c’est de réussir à attirer davantage d’apprentis. Les entreprises du secteur du bois sont toujours à la recherche de plus de collaborateurs qualifiés, car le marché est en pleine expansion. Que ce soit dans la menuiserie, la charpente ou l’ébénisterie, la demande est importante. Un jeune qui termine sa formation trouve très facilement du travail.

+41 21 652 15 53 formation@frecem.ch www.frecem.ch

Chemin de Budron H 6, 1052 Le Mont-sur-Lausanne


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12 Interview • Nathalie Leschot

Nathalie Leschot

« Nous préparons les jeunes à évoluer, pas forcément à exercer un métier figé » L’intelligence artificielle transforme les métiers, les outils numériques redessinent notre quotidien et les nouvelles générations bousculent les attentes envers les employeurs. Pour Nathalie Leschot, directrice des ressources humaines de la Suva, le défi n’est pas de résister à ces changements, mais d’apprendre à les maîtriser. Avec une conviction : dans le monde du travail de demain, la curiosité, le discernement, l’autonomie et les compétences humaines auront plus que jamais leur place. Interview Océane Kasonia Image màd Nathalie Leschot, les jeunes diplômés arrivent sur un marché du travail en pleine transformation. Quelles compétences feront aujourd’hui la différence pour décrocher un premier emploi ? L’entrée dans le métier devient de plus en plus exigeante. L’automatisation fait disparaître certaines tâches simples qui permettaient autrefois d’apprendre progressivement. Les métiers évoluent aussi beaucoup plus vite.

Le travail à temps partiel, le télétravail et l’hybridation changent aussi les relations professionnelles. Comment manager dans ce nouvel environnement ? Plus nous donnons de flexibilité et d’autonomie, plus nous avons besoin de faire confiance à nos collaborateurs et collaboratrices. Une culture de confiance devient donc centrale. À la Suva, nous avons renforcé la culture du feedback. Chaque année, nous demandons aux collaborateurs ce qui est important pour eux et quels changements ils souhaitent. Ces « Pulschecks » permettent de prendre le pouls de l’environnement de travail et d’agir de manière ciblée, car toutes les équipes n’ont pas les mêmes besoins.

En tant qu’employeur, nos attentes restent fondamentalement les mêmes. Il faut de bonnes compétences professionnelles, mais surtout beaucoup de curiosité, être intéressé et avoir la volonté d’apprendre. La motivation est essentielle, tout comme l’autonomie. Dès l’école, on demande aux jeunes d’être indépendants. Dans la vie professionnelle, la capacité à se gérer soi-même devient aussi indispensable que l’envie d’apprendre et d’évoluer.

La confiance ne se décrète pas. Elle se construit par le dialogue, le feedback et la capacité à adapter le management aux besoins réels des équipes.

On parle beaucoup de compétences techniques et de maîtrise des outils numériques. Face à l’essor de l’intelligence artificielle, quelles compétences humaines deviennent essentielles ? Avec l’intelligence artificielle, nous avons aujourd’hui la possibilité d’obtenir beaucoup plus facilement une analyse ou une recommandation. Le véritable défi sera de garder notre capacité de discernement.

Comment préserver le lien social lorsque le travail peut être réalisé à distance ? La flexibilité apporte beaucoup, mais elle crée aussi de nouveaux défis. Certaines personnes se concentrent mieux à la maison, d’autres ont davantage besoin de présence et d’échanges. Il faut donc regarder dans quel contexte et pour quel travail chacun est le plus efficace. Mais le lien social reste essentiel. Il faut créer des moments où les équipes peuvent se synchroniser, discuter, décider ensemble et porter collectivement les décisions. Le travail hybride ne doit pas conduire à l’isolement.

Cela signifie prendre du recul, confronter les informations, se poser les bonnes questions face aux résultats fournis par l’IA, intégrer le contexte et finalement assumer une décision. C’est nous qui assurons toujours les décisions. La responsabilité ne peut pas être déléguée à un algorithme.

C’est aussi un enjeu de leadership : les managers doivent aider à trouver le bon équilibre entre concentration, collaboration, autonomie et sentiment d’appartenance.

La décision reste aussi un processus humain et collectif : écouter, collaborer, comprendre les besoins des autres et créer de la confiance sont indispensables pour transformer une recommandation en une décision comprise et portée collectivement. Faut-il donc apprendre aux jeunes à maîtriser l’IA ou surtout à l’utiliser avec discernement ? L’intelligence artificielle va transformer le travail, comme Internet et les e-mails l’ont fait avant elle. Ces technologies finissent par s’intégrer naturellement dans notre quotidien professionnel. Le véritable enjeu n’est donc pas de savoir si nous devons utiliser l’IA. Les collaborateurs en font déjà l’usage dans leur vie privée et ils le feront de plus en plus au travail. A la Suva, nous travaillons déjà avec l’IA. Le défi est de préserver notre liberté de penser. Il y a aussi toutes les questions éthiques autour de l’intelligence artificielle. Nous devons garder notre esprit critique, savoir remettre en question les réponses proposées et continuer à exercer notre propre discernement. L’IA peut être un outil formidable. Elle permet par exemple de mieux formuler un texte, de traduire ou de travailler beaucoup plus rapidement. Mais elle ne remplace pas le savoir que les jeunes acquièrent par eux-mêmes. Le savoir reste notre bien le plus précieux. L’intelligence artificielle est un instrument : ce n’est pas elle qui nous gère, c’est nous qui gérons l’intelligence artificielle. Cette évolution pose aussi la question de notre rapport quotidien aux outils numériques. Que signifie, concrètement, la « pleine conscience digitale » ? La technologie doit rester au service de notre travail et non l’inverse. Les notifications, les e-mails, Teams ou les smartphones sollicitent constamment notre attention. Nous sommes tout le temps dérangés par ces petits bruits et ces notifications. La pleine conscience digitale, c’est d’abord reprendre la maîtrise de la manière dont nous utilisons ces outils. Mais ce n’est pas seulement à chacun de mieux gérer son temps ou son stress : l’organisation a aussi une responsabilité.

Et pour les jeunes, je leur souhaite de conserver cette volonté d’apprendre et de considérer leur savoir comme leur plus belle richesse.

– Nathalie Leschot, Directrice des ressources humaines de la Suva

Quelles règles sont transmises ? Comment devons-nous être joignables ? Comment communiquons-nous ? Comment protégeons-nous les périodes de concentration et de récupération ? Aujourd’hui, les mondes du travail et de la vie privée se mélangent. On a toujours l’impression qu’on doit être connecté. Pourtant, les collaborateurs ont le droit de faire des pauses et de profiter de leur week-end.

Nous avons notamment des programmes de formation et des dispositifs qui permettent à chacun de voir où il en est face à cette transformation et où il a encore besoin de soutien. L’objectif est de permettre aux collaborateurs de se développer tout au long de leur carrière.

À la Suva, nous avons développé un « Codex numérique », validé par la direction générale, qui donne aux collaborateurs et aux équipes des moyens concrets pour réfléchir à leurs habitudes, poser des limites et définir ensemble une utilisation plus consciente du numérique et de la communication.

Comment préparez-vous les jeunes collaborateurs de la Suva aux métiers de demain ? Nous préparons les jeunes à évoluer, pas forcément à exercer un métier figé. C’est important pour nous que les collaborateurs soient « arbeitsmarktfähig », c’est-à-dire qu’ils disposent de connaissances et de compétences qui leur permettent de rester employables tout au long de leur vie professionnelle.

L’employeur doit-il aussi accompagner les collaborateurs dans la maîtrise de ces nouveaux outils ? Absolument. Il ne suffit pas de demander aux collaborateurs de mieux gérer leur usage du numérique. L’employeur doit aussi les accompagner dans la formation et l’apprentissage des nouveaux outils, qui évoluent très rapidement.

Nous investissons beaucoup dans l’apprentissage et dans les programmes de training pour les jeunes, mais aussi dans l’expérimentation et l’innovation. Nous avons également introduit une méthode de feedback : ce n’est pas seulement le chef qui donne un retour à son collaborateur, chacun peut en donner et en recevoir. Nous accompagnons progressivement les jeunes dans la prise de responsabilités.

Quelle vision stratégique portez-vous pour que la Suva reste attractive dans les prochaines années ? Notre ambition est de faire de la Suva une organisation capable d’évoluer en continu, sans perdre ce qui fait sa force. Cela signifie anticiper les transformations technologiques, développer les compétences, adapter nos méthodes de travail et notre leadership, tout en préservant la confiance, le lien social et la santé des collaborateurs. L’attractivité ne repose plus seulement sur les conditions de travail. Elle repose aussi sur la possibilité de se développer, d’apprendre, d’expérimenter, de prendre des responsabilités et de contribuer à une mission qui a du sens. La mission de la Suva est de rendre le travail et les loisirs plus sûrs. Nous avons donc une responsabilité particulière envers les entreprises et la société : celle de rester nous-mêmes en mouvement et de montrer l’exemple. Si vous vous projetez à l’horizon 2030-2035, quelles compétences souhaitez-vous voir davantage développées chez les jeunes ? Je suis confiante dans la capacité des jeunes à s’adapter. Ils auront peut-être plusieurs métiers, plusieurs projets, des périodes comme salariés, d’autres comme indépendants, voire les deux. La question n’est donc pas seulement de savoir si les jeunes auront de bonnes compétences. C’est aussi de savoir si nous, en tant qu’entreprises, saurons nous adapter suffisamment vite pour rester attractifs pour ces nouvelles générations. Et pour les jeunes, je leur souhaite de conserver cette volonté d’apprendre et de considérer leur savoir comme leur plus belle richesse. Il n’y a personne qui peut vous l’acheter, ce savoir. C’est vous qui l’avez et cela vous ouvre des portes. Je leur dis toujours : soyez curieux, soyez engagés. Ne soyez pas tout de suite satisfaits. Allez un peu au-delà. Il faut avoir de l’ambition. L’ambition est aussi liée au sens, au cœur et à la passion. Il faut trouver ce bon mélange pour pouvoir, nous aussi en tant qu’entreprise, leur montrer combien il peut être enthousiasmant de travailler.


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FFE - FBV • Brandreport 13

Former les formateurs en entreprise, pour relever les défis de demain « La formation des apprentis est une tâche exigeante ! Les formateurs professionnels doivent non seulement suivre les progrès techniques et technologiques tout en étant productifs, mais ils doivent également transmettre un savoir-faire en remplissant leur rôle de personne de référence pour les apprenants dans un contexte intergénérationnel. Toutefois, force est de constater que les compétences sociales et méthodologiques font souvent défaut »

A

vec un nouveau parcours en six modules agréé par SwissEduPro, la Fédération Fribourgeoise des Entrepreneurs porte son effort sur un maillon longtemps laissé à lui-même : le formateur qui encadre les apprentis maçons. Un métier dans le métier Sept heures dix. Le chef d’équipe montre à l’apprenti maçon comment caler le coffrage, puis repart vers la grue. Le jeune a suivi des yeux. Il n’a pas compris. Personne ne le saura avant la fin de la semaine. En Suisse, la formation initiale repose sur le système dual: l’apprenti partage son temps entre l’entreprise, l’école professionnelle et les cours interentreprises. C’est en entreprise, sur un chantier réel, que le métier s’apprend.

Un excellent formateur professionnel ne se distingue pas seulement par ses compétences techniques, mais surtout par son empathie, sa patience et ses compétences de gestion modernes.

– Markus Mosimann Responsable domaine Formation - Membre de la direction

Il y a vingt ans, un bon professionnel qui montrait le geste suffisait. Aujourd’hui, les techniques évoluent plus vite, les plannings se resserrent, et les jeunes n’ont plus les mêmes repères que leurs aînés. La maîtrise technique reste la base. Elle ne suffit plus.

horaires diffère, et les malentendus s’installent vite. Beaucoup y lisent un manque de motivation, quand il s’agit d’un besoin de comprendre le sens de la tâche. La deuxième est plus discrète : dans bien des PME, on devient formateur parce qu’il fallait quelqu’un, sans que l’envie de former ait été posée. La troisième concerne l’entretien des compétences : le cours de formateur, suivi une fois il y a longtemps, reste l’unique bagage pédagogique d’une carrière. La quatrième est économique. Expliquer, laisser essayer, laisser rater et reprendre coûte un temps que le chantier ne prévoit pas. Sous pression, la formation devient la variable d’ajustement. La cinquième porte sur la détection. Un décrochage, une difficulté personnelle ou un désintérêt naissant se repèrent tard, quand les notes tombent ou que le contrat se rompt. Sur la volée de première année 2025-2026, qui comptait 50 apprentis, huit ont interrompu leur formation en cours d’année. La sixième est l’isolement : face à une situation délicate, la personne formatrice se retrouve seule, sans méthode de référence.

Ce que le terrain ne dit pas toujours Six difficultés reviennent régulièrement sur le terrain fribourgeois. La première tient à l’écart entre les générations. Le rapport à l’autorité, à l’erreur ou aux

Ce qui distingue un bon formateur Un bon formateur maîtrise son métier. Mais la différence se joue ailleurs. Elle se joue dans la capacité à décomposer un geste : l’expliquer en étapes vérifiables plutôt que le montrer

Le formateur en entreprise porte cette part. Il organise la progression sur les trois ans du CFC de maçon ou les deux ans de l’AFP d’aide-maçon. Il fait tourner l’apprenti d’un poste à l’autre, il évalue, il documente, il prépare aux qualifications. Le tout en menant son travail. Dans le canton, une soixantaine de formatrices et formateurs encadrent 143 apprenties et apprentis maçons, CFC, AFP et Art. 32 confondus : 62 en première année, 42 en deuxième, 39 en troisième. Ces 62 entrées sont un record pour la Fédération, un signal encourageant alors que la branche peine à recruter. Et une charge de plus pour celles et ceux qui forment.

à pleine vitesse, faire refaire, corriger sur le moment. Elle se joue dans le feed-back, qui doit porter sur le travail et arriver assez tôt pour servir. Elle se joue dans le cadre posé et dans la reconnaissance des progrès, qui tient un jeune engagé sur trois ans. Elle se joue enfin dans le lien avec l’extérieur : savoir où en est son apprenti à l’école professionnelle et caler sa progression dessus, pour repérer un décrochage avant qu’il ne devienne une rupture. Ces compétences ne relèvent pas du talent naturel : elles s’apprennent. Et elles se mesurent au bout du parcours, où la dernière procédure de qualification s’est soldée par 24 réussites et cinq échecs. La réponse fribourgeoise, module par module C’est le pari du nouveau parcours lancé par la FFE-FBV avec SwissEduPro, le système national de formation continue des formateurs en entreprise. Six modules obligatoires, du 1er février au 15 mars 2027, au POLE7 à Courtaman. Chacun répond à une difficulté nommée plus haut. « Comprendre les générations » traite frontalement l’écart générationnel. « Exiger, encourager et développer les compétences d’avenir » travaille l’équilibre entre exigence et soutien. Les deux volets « Former en pratique » reprennent les fondamentaux pédagogiques, de la théorie

de l’apprentissage aux méthodes de projet : la mise à jour qui manquait. « Motivation dans le quotidien de la formation » outille la détection. « Ensemble vers la réussite » inscrit la formation dans une responsabilité d’équipe et sort le formateur de son isolement. La question du temps et des moyens est traitée en amont, auprès de ceux qui en décident : une séance d’information en ligne, « Créer des conditions positives dans la formation, un investissement rentable », présente aux cadres responsables le contenu des six modules avant toute inscription. La formation cesse d’être l’affaire du seul formateur. Reste la reconnaissance : l’agrément SwissEduPro rattache le parcours au standard national issu de l’initiative Formation professionnelle 2030. Ce que suivra un formateur à Courtaman vaudra bien au-delà du canton. Ce qui se transmet aujourd’hui tiendra debout demain Une main-d’œuvre qualifiée ne se décrète pas. Elle se fabrique, apprenti par apprenti, sur des chantiers où quelqu’un a pris le temps de bien montrer. Investir dans celles et ceux qui forment, c’est agir là où tout commence. Pour les entreprises fribourgeoises, l’enjeu est double : la qualité du bâti qu’elles livrent et l’attractivité de métiers qui peinent à recruter. Les deux se jouent entre un professionnel expérimenté et un jeune qui apprend. Plus d’informations sur www.ffe-fbv.ch

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L’entrepreneuriat en sortie d’études

De l’idée au marché : entreprendre après ses études

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Créer son entreprise au sortir des études n’est plus forcément synonyme de se lancer seul dans l’inconnu. En Suisse, hautes écoles, incubateurs et organismes de soutien multiplient les dispositifs pour aider les étudiants à transformer une idée en projet concret. Avec un point commun: confronter rapidement les jeunes entrepreneurs à la réalité du marché.

A

voir une bonne idée ne suffit pas pour créer une entreprise. Il faut encore savoir à qui elle s’adresse, combien quelqu’un serait prêt à payer pour elle, comment la produire et, surtout, si elle répond réellement à un besoin. C’est précisément sur ce passage entre l’idée et le terrain que les hautes écoles peuvent jouer un rôle. Dans plusieurs établissements suisses, l’entrepreneuriat est désormais intégré à la formation. A la HES-SO Valais-Wallis, par exemple, le programme Business eXperience permet aux étudiants de dernière année de développer une entreprise-école durant une année académique. Les équipes travaillent sur un business plan, testent un projet pilote et bénéficient à la fois de l’encadrement d’un professeur et d’un mentor issu du monde professionnel. Depuis sa création, le programme a réuni plus de 500 alumni. Certaines entreprises-écoles ont ensuite donné naissance à de véritables start-up. L’école comme premier laboratoire L’intérêt de ces programmes est peut-être moins d’apprendre à « devenir entrepreneur » que de pouvoir expérimenter sans devoir immédiatement tout miser sur son projet. Une étudiante en marketing peut ainsi travailler avec un étudiant en informatique et un autre en ingénierie. Chacun apporte ses compétences, mais découvre aussi les contraintes des autres métiers. Le prototype doit fonctionner, le modèle économique doit tenir debout et le client potentiel doit être convaincu. La HES-SO Valais-Wallis permet également à des entreprises de soumettre de véritables problématiques

à des groupes d’étudiants. Analyse de marché, développement commercial, expérience client ou transition énergétique: les projets sont réalisés dans le cadre de la formation, mais à partir de situations réelles. Cette proximité avec le monde économique peut faire une différence pour un jeune diplômé. Elle permet notamment de tester une idée avant de créer une société, mais aussi de découvrir que l’idée de départ doit parfois être modifiée. De l’incubateur au marché Une fois le projet suffisamment mûr, le rôle des structures d’accompagnement devient complémentaire. L’incubateur ne remplace pas l’entrepreneur : il lui donne plutôt accès à des compétences, à un réseau et à des ressources qu’il serait difficile de réunir seul au début. À Fribourg, l’organisme Fri Up accompagne les jeunes entreprises et les projets innovants. Son rapport d’activité 2024 relève notamment la progression des start-up issues du « tech transfer » des hautes écoles fribourgeoises : une quinzaine des quelque 40 start-up accompagnées dans le canton appartiennent désormais à cette catégorie. L’Université de Fribourg a par ailleurs créé en 2024 un fonds destiné à soutenir les projets de start-up issus de ses facultés. Le principe est simple : une idée née dans un laboratoire ou sur un campus peut devenir une entreprise, mais elle a besoin d’un environnement capable de l’accompagner dans cette transition. Le soutien peut prendre différentes formes. Fri Up propose par exemple un accompagnement au démarrage, tandis que le canton de Fribourg

dispose également de mécanismes de financement pouvant aller jusqu’à 150 000 francs sous forme de subventions pour certains projets et jusqu’à 1,2 million de francs en prise de participation pour des start-up en phase de croissance.

l’école pour développer Evoly, une start-up spécialisée dans les compteurs électriques intelligents. Faut-il créer son entreprise juste après son diplôme ? Ces exemples pourraient donner l’impression que l’entrepreneuriat constitue une suite logique aux études. Ce serait aller un peu vite.

Des success stories qui ont commencé sur les bancs d’école Le phénomène ne concerne pas uniquement les projets très technologiques. Certaines des histoires les plus intéressantes sont justement celles où une idée relativement simple a été confrontée très tôt aux besoins du marché. À la HES-SO Valais-Wallis, plusieurs entreprises ont ainsi émergé du programme Business eXperience. L’école cite notamment Travelise, Coucou & Co, Valezy et Wallensis parmi les projets qui ont poursuivi leur activité après leur passage par l’entreprise-école. Dans le domaine technologique, Nivitec a développé un drone autonome destiné à accélérer la détection de victimes d’avalanches. Le projet a été développé durant les études dans le cadre de Business Experience. À l’EPFL, le dispositif Blaze pousse également des étudiants à franchir le cap. Créé pour accompagner les projets de start-up portés par des étudiants, le programme combine notamment coaching, expertise technique et accompagnement entrepreneurial. Lors de sa cinquième édition, neuf projets de start-up étudiantes avaient été sélectionnés. Parmi les exemples figurent des projets très différents, de la robotique au logiciel. L’un des anciens étudiants de l’EPFL, Sami El Bouari, a par exemple utilisé un programme entrepreneurial de

Créer une entreprise immédiatement après un Bachelor ou un Master comporte des risques: revenus incertains, charge de travail importante, absence d’expérience managériale et nécessité de trouver rapidement des clients. L’accompagnement ne supprime aucune de ces difficultés. En revanche, il peut permettre de les aborder progressivement. Un projet mené pendant les études permet de vérifier une hypothèse, de rencontrer des premiers clients ou partenaires et de comprendre ce qui fonctionne moins bien. Dans certains cas, le résultat sera la création d’une entreprise. Dans d’autres, on abandonnera son idée pour une autre, ce qui peut aussi constituer un apprentissage précieux. C’est peut-être là que réside l’intérêt principal de ces collaborations entre hautes écoles et incubateurs: elles rendent l’entrepreneuriat moins abstrait. Au lieu de passer directement du diplôme au statut de patron, le jeune diplômé peut commencer par tester, mesurer, corriger et recommencer. Et pour celles et ceux qui ont une idée mais hésitent encore à se lancer, la première étape n’est donc pas nécessairement de créer une société. C’est souvent de mettre l’idée à l’épreuve du réel. Texte SMA

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Ce que les PME négligent souvent en matière de travail à temps partiel et temporaire Entretien avec Alain Grand, responsable Prévoyance chez Tellco Banque SA Le travail à temps partiel et le travail temporaire sont en forte progression en Suisse. Quels défis cette évolution pose-t-elle en matière de prévoyance professionnelle ? Alain Grand: La prévoyance professionnelle repose encore essentiellement sur un modèle d’emploi continu à temps plein auprès d’un seul employeur. Or, ce modèle correspond de moins en moins à la réalité. De plus en plus de personnes actives travaillent à temps partiel ou ont plusieurs employeurs simultanément. Il en résulte des lacunes inhérentes au système, car le seuil d’entrée et la déduction de coordination fixe ne sont pas adaptés à ces formes de travail. Une partie du revenu n’est ainsi pas assurée, ou seulement de manière insuffisante.

La réalité du travail en Suisse 38,7% de toutes les personnes actives travaillent à temps partiel, et la tendance est à la hausse 377’000 personnes occupent plusieurs emplois 1,9% des personnes actives travaillent à un taux d’occupation inférieur à 90 %

Quel rôle le travail à temps partiel joue-t-il dans ce contexte ? Alain Grand: Le travail à temps partiel accentue encore cet effet. La déduction de coordination fixe a un impact disproportionné sur les revenus plus faibles, puisqu’elle reste identique quel que soit le taux d’occupation. Le salaire assuré est donc proportionnellement nettement inférieur. Sur l’ensemble d’une vie professionnelle, cela peut entraîner des écarts considérables au niveau de l’avoir de vieillesse.

Quelle est l’ampleur de l’écart entre les attentes et la réalité pour les assurés ? Alain Grand: L’écart est considérable. Beaucoup partent du principe qu’ils pourront maintenir leur niveau de vie à la retraite. En réalité, les avoirs de vieillesse constitués sont souvent nettement inférieurs à ce qui serait nécessaire. Cette lacune se creuse progressivement et ne devient souvent visible que peu avant le départ à la retraite.

« Notre ambition est de concevoir la prévoyance professionnelle de manière à ce qu’elle corresponde à la réalité du monde du travail – et non l’inverse. » Alain Grand

Dans quels cas ces effets sont-ils particulièrement marqués ? Alain Grand: La problématique est particulièrement prononcée en cas d’emplois multiples. Les différents revenus sont considérés séparément, ce qui entraîne l’application répétée de la déduction de coordination. En conséquence, le salaire effectivement assuré reste très faible, alors que le revenu total permettrait en réalité une couverture nettement plus élevée.

De quelles possibilités les employeurs, et notamment les PME, disposent-ils pour y remédier ? Alain Grand: Les employeurs disposent bel et bien d’une marge de manœuvre dans le cadre du système actuel. L’un des principaux leviers est la déduction de coordination, qui peut être définie en pourcentage du salaire effectif plutôt que sous la forme d’un montant fixe. Le seuil d’entrée et le salaire assuré peuvent également être adaptés. En complément, des modèles d’épargne flexibles permettent de mieux tenir compte des différents parcours professionnels. Ces mesures permettent de réduire considérablement les distorsions inhérentes au système.

Quelle importance revêtent les solutions de prévoyance flexibles pour les rapports de travail temporaires et à temps partiel ? Alain Grand: Elles sont essentielles pour représenter correctement la prévoyance professionnelle, même en cas de missions changeantes et de taux d’occupation fluctuants. Les modèles classiques atteignent ici leurs limites, car ils reposent sur des salaires annuels stables. Les solutions permettant de décompter les cotisations sur la base du salaire horaire permettent en revanche d’assurer avec précision le salaire effectivement perçu. Les cotisations sont calculées directement sur la base du travail réellement effectué. Cela simplifie l’administration pour les employeurs et améliore la transparence pour les collaborateurs. Les fondations collectives semi-autonomes telles que Tellco pk proposent précisément ce type de solutions de prévoyance flexibles, spécifiquement conçues pour répondre aux exigences des formes de travail modernes.

Comment Tellco pk repense la prévoyance —

Des solutions de prévoyance flexibles plutôt que des solutions standard

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Assurance du revenu effectif

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Solutions pour le travail à temps partiel et temporaire

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Réduction de la complexité administrative

Tellco pk, une partenaire solide —

Plus de 10’000 entreprises affiliées

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Environ 100’000 assurés

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Siège de la fondation à Schwytz

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Une longue expérience dans le domaine de la prévoyance professionnelle

En savoir plus https://tellco.ch/fr-ch/pk

Alain Grand Responsable technique prévoyance chez Tellco Banque SA Alain Grand dispose de plus de 20 ans d’expérience dans le domaine de la prévoyance professionnelle. Grâce à son expertise et à son vaste réseau, il contribue chez Tellco à façonner des solutions de prévoyance tournées vers l’avenir.


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16 Système éducatif

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Après l’école obligatoire, quelles voies de formation en Suisse ?

u primaire aux hautes écoles, le système éducatif suisse repose sur plusieurs niveaux et de nombreuses passerelles. Si la scolarité obligatoire est largement connue, les possibilités qui s’ouvrent ensuite sont plus diverses qu’il n’y paraît. Universités, HES, HEP, écoles supérieures ou examens fédéraux : tour d’horizon des principales voies du degré tertiaire. Trois degrés de formation Le système éducatif suisse est généralement divisé en trois degrés. Le degré primaire et le secondaire I constituent la scolarité obligatoire, dont l’organisation relève largement des cantons. Vient ensuite le secondaire II, qui comprend notamment les formations professionnelles initiales dont l’apprentissage avec CFC, ainsi que les formations générales comme les écoles de maturité gymnasiale. C’est à ce stade que les parcours commencent à se différencier fortement. Certains jeunes entrent directement dans le monde professionnel, d’autres poursuivent leur formation dans une école ou choisissent une maturité permettant d’accéder aux études supérieures. Mais le choix effectué à 15 ou 16 ans ne détermine pas nécessairement toute la suite du parcours : le système prévoit différentes possibilités de réorientation et de formation complémentaire. Un degré tertiaire à plusieurs visages Le degré tertiaire constitue le niveau supérieur de formation. Il ne se résume toutefois pas à l’université. Il regroupe d’une part les hautes écoles, universités cantonales, Ecoles polytechniques

fédérales (EPF), hautes écoles spécialisées (HES) et hautes écoles pédagogiques (HEP) et, d’autre part, la formation professionnelle supérieure. Les universités et les EPF proposent principalement des formations à dominante scientifique et académique. Les études sont structurées autour des titres de bachelor et de master, auxquels peut s’ajouter un doctorat. Les HES ont pour leur part une orientation davantage pratique, tout en menant également des activités de recherche et développement. Elles forment notamment dans des domaines comme l’ingénierie, l’économie, la santé, le travail social, l’informatique ou encore les arts. Les HEP constituent une troisième catégorie de hautes écoles. Leur rôle est de former notamment les enseignantes et enseignants, selon le niveau d’enseignement visé. Des possibilités de passage existent par ailleurs entre les différentes catégories de hautes écoles, même si les conditions varient selon les formations. La voie professionnelle ne s’arrête pas au CFC Autre particularité importante : obtenir un CFC ne signifie pas nécessairement mettre un terme à sa formation. Le système suisse permet de poursuivre vers la formation professionnelle supérieure, destinée à approfondir des compétences professionnelles et à accéder à des fonctions spécialisées ou dirigeantes. Cette voie comprend notamment les examens professionnels fédéraux, les examens professionnels

fédéraux supérieurs et les formations dispensées dans les écoles supérieures (ES). Ces dernières proposent des formations fortement orientées vers la pratique, qui peuvent être suivies à plein temps ou en emploi. Les écoles supérieures se distinguent ainsi des HES par leur orientation particulièrement professionnelle et leur spécialisation dans un domaine donné. Elles permettent par exemple de se former dans des secteurs techniques, de la santé, de l’hôtellerie, de l’économie ou du social. Cette distinction entre formation académique et formation professionnelle supérieure est appelée à gagner en visibilité. Dès le 1er octobre 2026, les titulaires d’un brevet fédéral ou d’un diplôme d’une école supérieure pourront notamment utiliser le complément de titre « Professional Bachelor ». Les examens professionnels supérieurs donneront quant à eux accès au complément « Professional Master ». Ces appellations visent à mieux positionner la formation professionnelle supérieure au sein du degré tertiaire. Des passerelles entre les parcours L’une des caractéristiques du système suisse est donc la coexistence de plusieurs voies plutôt qu’un parcours unique allant du gymnase à l’université. Un apprentissage peut être complété par une maturité professionnelle et, sous certaines conditions, ouvrir la porte aux hautes écoles spécialisées. Une maturité gymnasiale permet l’accès aux hautes écoles universitaires, tandis que des formations ou examens complémentaires peuvent permettre de rejoindre d’autres filières.

Le système repose ainsi sur une logique de spécialisation progressive, mais aussi de réorientation. Il est possible de reprendre une formation, de se perfectionner ou de changer de domaine au cours de sa carrière. La formation professionnelle et la formation continue occupent d’ailleurs une place importante dans cette logique d’apprentissage tout au long de la vie. Une organisation largement décentralisée Derrière cette diversité se trouve un système dans lequel les responsabilités sont partagées. La Confédération, les cantons et les organisations du monde du travail jouent notamment un rôle conjoint dans la formation professionnelle. Les cantons disposent par ailleurs de compétences importantes en matière d’éducation. Cette organisation explique en partie la diversité des offres et des pratiques selon les régions linguistiques et les cantons. Elle constitue aussi un enjeu de coordination : garantir la reconnaissance des diplômes, faciliter les passages d’une voie à l’autre et maintenir la qualité des formations sont des objectifs communs. Pour un jeune ou un adulte en formation, cette architecture peut paraître complexe. Elle offre néanmoins une caractéristique centrale : il n’existe pas une seule manière de parvenir à une qualification supérieure. Entre apprentissage, maturité, école supérieure, haute école spécialisée ou université, les parcours peuvent prendre des formes très différentes et parfois se rejoindre plusieurs années après le début de la formation. Texte SMA

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Fasel Echafaudages • Brandreport 17

Un savoir-faire local au service de vos projets Entreprise familiale à taille humaine, Fasel Echafaudages SA cultive depuis plus de 40 ans une même exigence : proposer des solutions fiables, techniques et adaptées aux réalités de chaque chantier. Un engagement qui s’exprime aussi dans la formation de la relève et la transmission d’un savoir-faire construit au fil des années.

C

onstruction, rénovation, photovoltaïque, travaux en industrie, structures particulières ou gradins : Fasel Echafaudages SA intervient dans des domaines variés et répond à des projets aux contraintes parfois très différentes. Du simple échafaudage de façade aux structures les plus complexes, l’entreprise met son expérience et ses compétences techniques au service des professionnels. Forte de plus de 40 ans d’expérience, elle s’appuie sur une connaissance approfondie du métier pour accompagner chaque réalisation. Chaque chantier étant différent, les équipes prennent le temps d’analyser les besoins et les contraintes afin de proposer des solutions adaptées, fonctionnelles et sécurisées.

Fasel Echafaudages SA Rue de l’Industrie 8 / CP 132 CH-1630 Bulle

Confrontés à des situations toujours différentes, il nous tient à cœur de trouver des solutions qui permettent aux clients de réaliser au mieux leurs projets.

La recherche de solutions au cœur du métier L’approche de Fasel Echafaudages SA repose sur une conviction simple : il n’existe pas une seule manière de répondre aux exigences d’un chantier. Les situations rencontrées sur le terrain nécessitent parfois de faire preuve d’ingéniosité et de trouver des solutions techniques spécifiques.

Transmettre le métier aux nouvelles générations Parce que l’avenir d’un métier passe aussi par la transmission des compétences, Fasel Echafaudages SA s’engage depuis plus de 20 ans dans la formation d’apprentis échafaudeurs. L’entreprise souhaite ainsi donner aux jeunes l’occasion de découvrir un métier technique et concret, tout en leur transmettant les connaissances et l’expérience acquises au fil des années.

Une entreprise familiale tournée vers l’avenir Malgré son expérience et son développement, Fasel Echafaudages SA reste attachée à son identité d’entreprise à taille humaine et à ses valeurs familiales. La proximité, l’échange et la volonté de trouver des réponses concrètes aux besoins des clients restent au cœur de son fonctionnement.

Cette polyvalence constitue l’une des forces de l’entreprise. Son expérience lui permet de s’adapter aux particularités des projets tout en conservant une attention particulière portée à la qualité d’exécution. Une approche qui s’inscrit dans une relation de proximité avec les clients et les partenaires.

Cet engagement dans la relève s’est notamment illustré par une belle reconnaissance : six ouvriers certifiés ont décroché la médaille d’or au Concours des Métiers SwissSkills. Une distinction qui témoigne du niveau de compétence atteint par les collaborateurs et de l’importance accordée à la formation au sein de l’entreprise.

L’entreprise poursuit également son développement en accueillant de nouveaux talents. Emploi ou apprentissage, les personnes intéressées par un environnement moderne, technique et familial sont invitées à prendre contact avec l’équipe.

Dépôt + bureau technique Route des Chênes 56 CH-1727 Corpataux +41 26 913 74 44 fribourg@faselsa.ch www.fasel-echafaudages.ch


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Création Intérieur • Brandreport 19

L’art du sur-mesure pour sublimer chaque intérieur Depuis 1992, Création Intérieur transforme les espaces avec des solutions sur mesure en décoration d’intérieur, alliant expertise, innovation et savoir-faire artisanal. De l’habitat aux espaces professionnels, l’entreprise imagine des réalisations où fonctionnalité, esthétisme et qualité se rencontrent.

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orts d’une expertise reconnue, nous réalisons des projets variés, proposant des solutions complètes pour l’habitat, du sol aux murs en passant par l’acoustique. Nous pouvons également réaliser des transformations complètes en collaboration avec des bureaux d’architectes, offrant des visualisations 3D précises et personnalisées. Nous comptons parmi nos clients de prestigieuses entreprises implantées en Suisse, ainsi que des administrations, écoles et services publics. Nous intervenons également pour des particuliers, avec la même exigence de qualité et de service. Chez Création Intérieur, nous allions fonctionnalité et esthétisme pour sublimer chaque espace.

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Chaque projet est unique, c’est pourquoi nous offrons des solutions sur mesure, parfaitement adaptées aux besoins de nos clients.

Plus de 30 ans d’expérience Avec plus de 30 ans d’expérience, Création Intérieur a su développer une expertise pointue dans la décoration d’intérieur. Nous comprenons les attentes de nos clients et apportons des solutions adaptées, basées sur des années de projets réussis avec des grandes entreprises et des particuliers.

Le goût du détail Chez Création Intérieur, l’artisanat occupe une place centrale dans chaque réalisation. Nous apportons un soin méticuleux au détail, privilégiant un travail bien fait et une recherche constante de la perfection. Chaque projet reflète notre passion pour l’élégance et le luxe, avec des finitions impeccables qui subliment chaque espace.

Des produits de qualité Chez Création Intérieur, nous sélectionnons uniquement des matériaux et produits de haute qualité pour garantir des réalisations durables et esthétiques. Que ce soit pour du revêtement de sols, du textile ou des solutions phoniques, nous privilégions toujours l’excellence.

Notre atelier incarne ce savoir-faire artisanal, garantissant un intérieur raffiné, où l’esthétique et la qualité vont de pair pour des résultats d’exception.

Des solutions sur mesure Chaque projet est unique, c’est pourquoi nous offrons des solutions sur mesure, parfaitement adaptées aux besoins de nos clients. Grâce à notre collaboration avec un bureau d’architectes, nous proposons des visualisations 3D pour des résultats parfaitement personnalisés.

Des solutions pensées dans les moindres détails L’expertise de Création Intérieur s’exprime à travers plusieurs domaines complémentaires. Des revêtements de sols aux textiles et rideaux, en passant par les solutions phoniques et le mobilier, chaque élément est pensé pour s’intégrer harmonieusement à l’ensemble. Parquets, moquettes, linoléum, tapis sur mesure, rideaux décoratifs ou techniques : les possibilités sont nombreuses et peuvent être adaptées aux contraintes comme aux envies de chaque projet.

Le confort acoustique fait également partie des priorités. Grâce à des modules muraux, suspendus ou à poser au sol, Création Intérieur propose des solutions permettant de réduire les nuisances sonores tout en préservant l’esthétique des espaces. Une approche qui illustre parfaitement la volonté de faire dialoguer design et fonctionnalité. Un savoir-faire qui se transmet à l’atelier L’artisanat prend une dimension particulière dans l’activité de Création Intérieur, notamment à travers le travail de rembourrage. Chaises, fauteuils et canapés peuvent ainsi être restaurés ou transformés, en conservant leur caractère tout en leur offrant une nouvelle vie. Chaque pièce est travaillée dans l’atelier avec des techniques traditionnelles et une attention particulière portée aux finitions. Cette approche résume la philosophie de l’entreprise : privilégier des réalisations durables, personnalisées et pensées dans les moindres détails. Qu’il s’agisse de créer un intérieur de toutes pièces, de rénover un espace ou de redonner vie à un meuble, Création Intérieur accompagne chaque projet avec la même exigence.

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Création Intérieur Rue du Centre 6 1772 Grolley info@creation-interieur.ch +41 26 466 26 65 www.creation-interieur.ch


JOURNÉE 4 NOVEMBRE 2026 D’INFORMATION PRÉSENTATION DES BACHELORS

www.unine.ch/journee-info Les personnes inscrites avant le 28 octobre recevront un bon-repas d’une valeur de CHF 15.-


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