Femmes Inspirantes

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Avocate spécialisée en droit de la famille, elle décrypte la garde alternée en Suisse romande entre idéal d’égalité, réalités et pressions croissantes sur les mères.
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Les gros titres défilent à un rythme effréné : bouleversements géopolitiques, conflits, opportunités technologiques… Jamais le monde n’a semblé aussi imprévisible. Dans ce tourbillon, une question s’impose : où puiser l’inspiration pour avancer ? Pour moi, c’est dans l’héritage des grandes figures féminines de l’histoire. Et si Cléopâtre, reine stratège et visionnaire, était notre meilleure guide pour réussir aujourd’hui ?
L’art de maîtriser les outils de son temps

Il y a 2000 ans, Cléopâtre régnait sur l’Égypte en alliant intelligence politique, stratégie et une maîtrise absolue des leviers de son époque : langues, diplomatie, savoir. Aujourd’hui, l’outil le plus puissant s’appelle l’intelligence artificielle. Pour diriger, il ne suffit plus de suivre le mouvement : il faut l’anticiper, innover et surtout dompter la technologie. Cléopâtre incarnait cette audace. Son règne prouve que le pouvoir ne dépend ni des circonstances ni des époques, mais de la détermination à s’emparer des outils de son temps. Si elle vivait aujourd’hui, elle investirait massivement dans l’IA : par conviction, non par contrainte. Car celles qui la maîtrisent ne se contentent pas de briser les plafonds de verre ; elles réécrivent les règles du jeu.
Agir plutôt que subir L’intelligence artificielle et la digitalisation bouleversent aujourd’hui tous les métiers et tous les secteurs, même ceux qui semblaient jusqu’ici épargnés par la technologie. Pourtant, comme ailleurs, un gender gap commence à se dessiner dans le domaine de l’IA, et nous ne pouvons pas nous résigner à cette réalité. Chez Advance, nous agissons pour que les équipes qui conçoivent ces technologies reflètent la diversité de la société. Car c’est en associant des profils variés que nous développerons des solutions plus innovantes, moins biaisées et adaptées aux besoins de toutes et tous.
L’histoire s’écrit avec audace Cléopâtre le savait : les civilisations ne déclinent pas par manque de force, mais par manque d’apprentissage. Alors, ne restez pas spectatrices. Engagez-vous. Maîtrisez les outils. Façonnez le système. L’IA n’est pas une menace, mais une alliée pour celles qui veulent écrire l’histoire, tout comme Cléopâtre l’a fait en son temps.
Texte Alkistis Petropaki General Manager, Advance Gender Equality in Business
Ne restez pas spectatrices. Maîtrisez les outils. Façonnez le système.
Gerbergasse 5, 8001 Zürich, Suisse Tél +41 44 258 86 00 info@smartmediaagency.ch redactionFR@smartmediaagency.ch focus.swiss Contenu.
Parcours & conseils 08 Interview:
Sabine Süsstrunk
Focus Femmes Inspirantes.
Cheffe de projet
Juliane Graff
Responsable national
Pascal Buck
Head of content Romandie
Marie Geyer
Responsable graphique
Mathias Manner
Graphiste
Marie Geyer
Journalistes
Alix Senault, Léa Stocky, Océane Kasonia, Marc-Antoine Guet
Image de couverture màd
Canal de distribution
Bilan
Impression Stämpfli Publications SA
Smart Media Agency SA.

Bonne lecture !
Juliane Graff Team Manager

Dans un marché immobilier marqué par de fortes tensions et des transformations structurelles, les enjeux de gestion, de durabilité et de digitalisation s’imposent comme des priorités majeures. Échange avec Virginie Galland, directrice générale, sur son poste, son parcours au sein de Naef et les grands défis du secteur immobilier, entre transformation digitale, durabilité et tension du marché.

Directrice générale, Naef
Vous avez rejoint Naef au sein du département gérance en 2012. Comment s’est déroulée votre évolution au sein du groupe ?
Mon évolution s’est faite de manière progressive et assez naturelle. J’ai d’abord repris une équipe de gérance et un portefeuille de clients, avant d’élargir progressivement mes responsabilités. J’ai ensuite codirigé la gérance de Genève, qui compte aujourd’hui quatre-vingts collaborateurs.
Je n’ai jamais eu un plan de carrière figé. J’ai surtout avancé en saisissant les opportunités et en cherchant à comprendre le métier dans toutes ses dimensions.
En 2020, j’ai intégré la direction générale. À ce titre, j’étais notamment en charge de la relation clients ainsi que de projets stratégiques, comme l’ouverture de notre agence à Fribourg ou encore la mise en place du télétravail.
Comment s’est passée votre prise de poste en tant que directrice générale en 2023 ?
Très bien. J’ai été particulièrement bien accueillie par les équipes, qui ont apprécié qu’une personne issue de l’interne, connaissant le métier et la culture de l’entreprise, prenne cette fonction.
La transition a aussi été soigneusement préparée. Pendant deux ans, j’ai travaillé en binôme avec Étienne Nagy (ancien directeur général), ce qui nous a permis de partager le quotidien de la direction générale et d’assurer une passation en douceur.
Cela m’a permis d’aborder ce rôle avec sérénité, mais aussi avec une vraie responsabilité : faire évoluer l’entreprise tout en restant fidèle à ce qui fait sa force.
Quelle est votre vision du marché immobilier et quelles sont les mutations les plus marquantes que vous avez pu constater ?
Sur le plan locatif, la tension est très élevée. La pénurie de logements s’accentue, portée par la croissance démographique, l’attractivité de la Suisse et un rythme de construction qui ne suit pas la demande. Cela s’accompagne d’une évolution du profil des propriétaires, avec une
présence accrue d’investisseurs institutionnels, qui amènent d’autres exigences en matière de rendement et renforcent la pression sur les loyers.
Dans le courtage, le marché reste porteur mais il peut être très différent d’une région à une autre. Il est très dépendant du contexte économique et des taux d’intérêt. Les périodes de taux bas stimulent fortement la demande, mais quand il y a une augmentation des taux et un resserrement des conditions d’octroi des prêts, l’accès à la propriété devient plus difficile.
Enfin, le segment du luxe demeure particulièrement dynamique. Dans un contexte international incertain, la Suisse reste une valeur refuge, ce qui soutient durablement ce marché.
Quelles sont les missions qui vous passionnent le plus et pour quelles raisons ?
Ce qui me passionne avant tout, c’est l’humain. Avec près de 500 collaborateurs, nous avons une vraie responsabilité en tant qu’employeur.
Créer un environnement dans lequel chacun peut se développer, évoluer et trouver du sens dans son travail me tient particulièrement à cœur. Nous mettons en place des conditions de travail attractives : flexibilité des horaires, télétravail, semaine de 4,5 jours, environnement moderne et très bonnes prestations sociales, qui contribuent à fidéliser nos équipes.
C’est un enjeu clé dans un secteur où les profils qualifiés sont rares. Cette stabilité bénéficie aussi directement à nos clients, qui peuvent s’appuyer sur des interlocuteurs durables et des relations de confiance sur le long terme.
Notre groupe a été l’une des premières régies en Suisse à obtenir le label Fair-ON-Pay, qui garantit l’égalité salariale entre femmes et hommes. Un sujet qui, à mon sens, ne devrait plus être un débat aujourd’hui.
Par ailleurs, je suis convaincue que notre rôle de régie dépasse celui d’intermédiaire. Nous pouvons avoir un impact réel sur le marché, notamment en matière de durabilité ou de qualité de vie dans les quartiers.
Comment le groupe Naef s’adapte-t-il aux nouveaux enjeux du marché immobilier, notamment en matière de durabilité et de digitalisation ?
La digitalisation fait partie de notre ADN depuis longtemps. Nous investissons depuis plus de 20 ans dans le développement interne
d’outils de gestion avec une équipe dédiée. Cela nous permet d’améliorer à la fois le travail de nos collaborateurs et l’expérience de nos clients.
Nous avons récemment développé des solutions comme l’e-candidat, qui facilite les démarches des locataires, et nous travaillons actuellement à l’intégration de l’intelligence artificielle pour automatiser certains processus.
Sur le plan de la durabilité, nous avons été la première régie en Suisse à obtenir la certification B Corp. Mais au-delà des labels, je suis convaincue que les régies ont un rôle clé à jouer dans la transition énergétique. Nous sommes au cœur du parc immobilier existant, donc en première ligne pour accompagner sa transformation.
Quels sont les principaux défis auxquels vous êtes confrontée aujourd’hui en tant que directrice générale ?
Les défis sont nombreux et étroitement liés. Nous évoluons dans un cadre réglementaire complexe, entre législation fédérale et spécificités cantonales, avec des procédures souvent longues.
La pénurie de logements est également un enjeu majeur. Elle crée des tensions importantes et peut affecter l’image des régies, alors même que le marché est porteur. Nous devons constamment arbitrer entre des intérêts parfois opposés, notamment entre les attentes des propriétaires et les besoins de la population.
À cela s’ajoutent la transition énergétique, les exigences ESG, l’intégration des nouvelles technologies, en particulier l’IA, ainsi que la maîtrise des coûts.
C’est un environnement exigeant, mais aussi extrêmement stimulant. Il nous oblige à nous remettre en question en permanence et à faire évoluer nos pratiques.
Plus d’informations sur www.naef.ch

Si le milieu bancaire est encore majoritairement masculin, il compte aujourd’hui de plus en plus de femmes, attirées par des carrières riches, exigeantes et pleines de défis. À travers les parcours de trois professionnelles aux profils variés travaillant au sein de la banque Bonhôte & Cie SA, cette interview met en lumière leurs parcours et leur regard sur la place des femmes dans un secteur en pleine transformation.

Stéphanie Guillod
Gestionnaire de fortune

Mélanie Erb-Zimet
Experte fiscale diplômée
Planificatrice patrimoniale

Esther Halas
Product Manager
Comment votre parcours vous a-t-il mené à la banque Bonhôte & Cie et à votre métier ?
Stéphanie Guillod : Après mes études à l’Université de St-Gall, je suis tombée un peu par hasard dans le domaine de la gestion de fortune. Le côté conseil et accompagnement de la clientèle privée m’a tout de suite plu et je peux satisfaire mon côté analytique en créant des propositions de placements personnalisées et en assurant le suivi des portefeuilles dans la durée. Après cette expérience en banque privée, j’ai poursuivi dans le conseil en gestion de fortune à la BCN où j’ai occupé un poste à responsabilité. Rejoindre la Banque Bonhôte, un établissement prestigieux et reconnu pour la qualité de sa gestion, était logique pour mon évolution professionnelle.
Mélanie Erb-Zimet : Suite à mes études de droit, j’ai choisi de débuter ma carrière professionnelle dans une des Big 4 où j’ai poursuivi ma formation jusqu’à l’obtention du diplôme fédéral d’experte fiscale. Après plusieurs années de conseil en fiscalité d’entreprise, j’ai ressenti le besoin de sentir l’impact concret de mes conseils sur la vie des gens. J’ai ainsi
choisi de rejoindre la Banque Bonhôte afin de me rapprocher de la clientèle privée. J’apprécie planifier avec mes clients les aspects financiers liés à la retraite ou au patrimoine et leur apporter de la sérénité dans leurs projets.
Esther Halas : Je n’ai pas suivi un parcours linéaire, et c’est ce qui fait sa richesse. Au départ, je m’intéressais à des domaines très différents, comme la médecine, la littérature ou les langues étrangères. D’origine hongroise, cette curiosité m’a menée en Suisse, où j’ai commencé par des études de lettres à l’Université de Lausanne, avant de passer à l’économie à HEC Lausanne. Avec le temps, je me suis spécialisée dans le développement de produits. Je suis impliquée dans leur développement, leur positionnement, leur tarification et leur évolution.
la technique, j’ai une approche parfois plus intuitive et humaine en tant que femme. Ceci est un atout auprès de notre clientèle féminine qui apprécie pouvoir parler sans jugement.
Esther Halas : Un responsable RH m’a un jour dit qu’il était plus difficile de faire avancer les choses sans lien hiérarchique et sans autorité formelle. C’est exactement la réalité de mon métier : il faut coordonner et aligner des points de vue différents avec une approche basée sur l’écoute, que l’on retrouve souvent chez les femmes.
En quoi votre expertise répond-t-elle aux besoins spécifiques des femmes aujourd’hui ?
Le point commun entre toutes ces femmes est leur besoin d’accompagnement.
– Stéphanie Guillod, Gestionnaire de fortune
Quels sont les avantages à exercer votre métier en tant que femme ?
Stéphanie Guillod : Sans caricaturer, je pense que les femmes ont une plus grande capacité d’écoute que les hommes. Pour bien conseiller son ou sa cliente, il faut comprendre quels sont ses attentes et ses besoins. Mon expérience de plus de dix ans dans le conseil me permet de constater que beaucoup de femmes se sentent plus à l’aise et plus rassurées lorsque le suivi est assuré par une femme. Cela crée un réel lien de confiance et un sentiment de sécurité d’exprimer ses besoins sans crainte d’être incomprise ou jugée.
Mélanie Erb-Zimet : Mon expertise pointue en matière de droit fiscal, de droit successoral et de planification financière m’offre une crédibilité immédiate auprès de mes clients. Au-delà de
Stéphanie Guillod : Je ne parlerais pas de « besoins spécifiques des femmes » tant les profils des clientes que nous conseillons sont divers : cela va des entrepreneures, indépendantes, philanthropes, héritières, veuves etc. Le point commun entre toutes ces femmes est leur besoin d’accompagnement et c’est là toute la beauté de mon métier : de pouvoir m’adapter à ces différents profils pour apporter un conseil qui fait du sens à chacune.
Mélanie Erb-Zimet : Aujourd’hui, les femmes ont des parcours de vie passionnants mais souvent peu linéaires, en lien avec l’arrivée des enfants. Réduire son temps de travail, c’est potentiellement voir sa future retraite diminuer sans s’en rendre compte. Dans ma fonction, je peux les éclairer dans les rouages parfois obscurs de la prévoyance professionnelle et leur donner les bons réflexes, afin d’assurer convenablement leurs besoins financiers futurs.
Esther Halas : Ce qui m’a attirée à la Banque Bonhôte, c’est cet esprit entrepreneurial et la volonté d’innover, dans un cadre qui correspond à mes valeurs. En tant que femme, je ne pense pas travailler différemment, mais j’essaie de concilier les intérêts et de proposer des solutions pragmatiques. Dans ce cadre, je suis attentive à mieux intégrer des besoins parfois moins visibles, notamment ceux des femmes, en tenant compte de leurs objectifs, de leurs différentes étapes de vie et sensibilité en matière d’investissement. On observe d’ailleurs que les femmes accordent souvent une importance particulière à la durabilité, ce qui se reflète dans leurs choix d’investissement.
Interview Léa Stocky
Le Musée des Artistes Femmes (MAF) est un modèle unique en son genre : un laboratoire vivant dédié à la promotion et à la visibilité des artistes femmes de Suisse et d’ailleurs. En proposant des espaces d’exposition, des formations et un véritable réseau d’entraide, l’institution œuvre à faire émerger de nouveaux talents et à accompagner les parcours artistiques féminins. Rencontre avec sa directrice générale et artistique, Marie Bagi.

Marie Bagi
Directrice générale et artistique, MAF
Comment est née l’idée ?
L’idée remonte à mes études d’histoire de l’art à Rome, où je me suis passionnée pour l’œuvre de Louise Bourgeois et ai orienté mes premières recherches sur la condition des artistes femmes. Ma thèse, soutenue en 2018, abordait les problématiques rencontrées par des artistes comme Louise Bourgeois et Camille Claudel. Au fil de mes rencontres avec des artistes contemporaines, j’ai ressenti le besoin de créer un lieu entre galerie et musée, dédié à la réflexion et à l’entraide fondée sur la sororité. Depuis 2020, j’ai rencontré et accompagné près de 200 artistes femmes dans leur visibilité et leur professionnalisation. Le MAF agit ainsi comme un catalyseur, un point
d’ancrage pour les aider à se professionnaliser et exposer. Comme je le dis avec humour : « ici, nous avons plus de femmes qui exposent que de tableaux ayant pour sujet des femmes ! ».
Pourquoi les artistes femmes ont-elles besoin d’un soutien spécifique ?
Beaucoup manquent de réseau ou de repères pour se structurer professionnellement. Au MAF, nous les accompagnons sur plusieurs plans : valorisation via un espace d’exposition, rencontres pour renforcer leur réseau, et formation à la gestion de carrière et à la communication, essentielles dans un milieu très concurrentiel. Nous avons aussi créé un « femtorat » , un mentorat féminin sur mesure pour les aider à franchir des étapes clés de leur parcours.
Comment soutenir le MAF et les artistes ?
On peut rejoindre les « Ami.e.s du MAF » pour bénéficier d’un accès privilégié aux expositions et événements. Les dons et l’acquisition d’œuvres soutiennent nos actions et enrichissent la collection du musée. Nous recherchons aussi des entreprises mécènes afin d’intensifier nos actions.
Quels parcours artistiques vous inspirent ?
Au-delà de figures majeures comme Niki de Saint-Phalle ou Frida Kahlo, je suis touchée par des artistes comme Marina Abramovic et Tracey Emin, qui se sont imposées dans des contextes difficiles entre les années 1970 et 1990. Leur résilience et la singularité de leurs œuvres inspirent aujourd’hui de nombreuses jeunes créatrices.
Pourquoi visibiliser l’art féminin ?
Nous voulons provoquer un déclic dans l’art féminin et la perception de l’art en général. Au MAF, nous encourageons l’authenticité et proposons des formats accessibles (ateliers, rencontres, visites guidées) qui favorisent le dialogue direct avec les artistes et une compréhension plus vivante des œuvres. Notre ambition est d’en faire un lieu d’échanges où l’art se partage et se transmet. Aujourd’hui, un collectif d’une douzaine d’artistes, les Visages du MAF, porte cette dynamique et inspire d’autres femmes à montrer leur travail et à s’affirmer.
Soutenez nous sur www.le-maf.ch/soutien
C’est sur La Côte, entre les vignes et le lac Léman, que Marie Beuzelin a fondé l’agence de courtage immobilier M Home. Courtière immobilière titulaire du brevet fédéral, elle met son expertise au service de ses clients grâce à une approche centrée sur l’humain et le bien-être.

Marie
Beuzelin
Fondatrice, M Home
Marie Beuzelin, pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel ?
Après des études en école hôtelière, j’ai décidé de me consacrer pleinement à l’immobilier il y a plus de 20 ans. Ce choix, que j’ai fait par passion, couplé à mon âme d’entrepreneure, m’a poussé à créer mon agence M Home. Aujourd’hui pleinement épanouie dans mon activité, je travaille aussi bien sur mandat de vente que sur mandat de recherche, dans pratiquement toute la Suisse Romande selon le projet.
Quels obstacles avez-vous rencontrés dans la création de votre entreprise et comment les avez-vous surmontés ?
Je suis d’une nature fonceuse, les obstacles ne me font pas peur ! Pour moi, la plus grosse difficulté a été
de me faire une place au milieu des grandes régies. Le marché de La Côte est en effet très dynamique, avec de nombreuses agences immobilières qui se le partagent. Pour me différencier, j’ai voulu offrir un accompagnement plus personnalisé, centré sur le bien-être et les besoins de mes clients.
C’est également pour cette raison que j’ai décidé de passer le brevet fédéral. Trop de personnes considèrent encore la profession de courtier immobilier comme un métier facile et sans régulation. Or, si un brevet fédéral existe, c’est bien que l’activité nécessite de nombreuses connaissances, aussi bien sur le terrain que dans la théorie, en matière fiscale, légale, technique ou encore bancaire.
Quelles sont les valeurs qui caractérisent M Home ?
La bienveillance, un professionnalisme sans faille et la transparence. En effet, il y a parfois des choses à dire qui ne sont pas faciles à entendre, comme la valeur de son bien. C’est pourquoi je m’attache toujours à justifier sa valeur réelle auprès du propriétaire. Pour ce faire, je travaille avec un logiciel d’estimation
utilisé par les banques et basé sur les ventes passées. Cette méthode de travail me permet d’être la plus juste et la plus précise possible.
Avez-vous d’autres projets ?
Je souhaite ajouter une nouvelle corde à mon arc en intégrant quelques conseils d’administration. J’ai été démarchée il y a quelques années, mais il me manquait des notions importantes de gouvernance. Depuis, je me suis formée, et je me sens prête aujourd’hui à mettre mon expertise d’entrepreneure au service de conseils d’administration.
Interview Léa Stocky
Plus d’informations : +41 78 682 80 02 www.mhome.immo
« La nouvelle génération est plus nuancée qu’on ne le dit »
Chief Human Resources Officer d’Indosuez en Suisse, Aline Kleinfercher observe au quotidien l’évolution du rapport des jeunes au travail. Elle décrypte ici ce que ces nouvelles attentes changent dans la manière de manager.

Aline Kleinfercher, vous expliquez que les jeunes veulent travailler, mais parfois autrement. Qu’est-ce qui a le plus changé ces dernières années dans leurs attentes vis-à-vis de l’entreprise ?
Aujourd’hui, les jeunes accordent une attention toute particulière à la culture d’entreprise, à ses valeurs et au sens qu’ils trouvent dans leur activité. Ces critères sont souvent cités parmi les facteurs déterminants lors du choix d’un employeur, aux côtés de la rémunération, du développement professionnel et de l’équilibre vie privée/vie professionnelle. On le remarque très clairement lors des recrutements. Le candidat se montre désormais plus exigeant et n’hésite pas à poser, dès le premier entretien, des questions sur ces aspects-là. On note aussi une mobilité plus marquée chez les jeunes aujourd’hui, qui changent plus facilement d’employeur que dans le passé.
On entend souvent des clichés sur la nouvelle génération. Quels raccourcis vous semblent aujourd’hui les plus réducteurs ?
Dire que les jeunes ne veulent que du confort et de l’équilibre de vie me paraît trop simple. Bien sûr, la flexibilité, la reconnaissance et certaines nouvelles manières de travailler comptent davantage qu’avant, mais beaucoup ont néanmoins envie de s’engager et de saisir une vraie opportunité professionnelle. La caricature du jeune moins investi me paraît donc exagérée.
Comment un manager peut-il aujourd’hui s’adapter à cette nouvelle génération sans renoncer à l’exigence ? Il faut d’abord chercher à la comprendre. Ensuite, il faut garder à l’esprit que les méthodes de management qui ont fonctionné pour
les générations précédentes ne peuvent pas forcément rester la norme. Aujourd’hui, il faut davantage écouter, accompagner et former. On doit aider cette nouvelle génération à aller plus loin, en travaillant sur leurs leviers de motivation. Il est aussi important de jouer sur la réciprocité en leur faisant comprendre le sens de l’effort supplémentaire, ce qu’il apporte à l’entreprise et ce qu’il leur apportera en retour, notamment en matière de reconnaissance.
Vous parlez beaucoup d’engagement. Pour vous, est-ce d’abord à l’entreprise de susciter cet engagement, ou au collaborateur de le manifester ?
Pour moi, le collaborateur qui rejoint une équipe doit avant tout montrer qu’il a envie de s’engager, qu’il s’identifie aux résultats de son équipe et qu’il veut contribuer à la réussite collective. En revanche, la responsabilité de l’employeur est de savoir reconnaître cet engagement.
Quelle place la reconnaissance doit-elle occuper aujourd’hui dans la relation entre employeur et collaborateur ? Elle est essentielle. On ne peut pas se contenter de demander de l’engagement sans qu’il y ait du sens et de la reconnaissance. Il faut aussi faire preuve de bienveillance pour donner aux collaborateurs l’envie de prendre des initiatives et d’aller toujours plus loin.
Au fond, diriez-vous que l’engagement doit toujours être en cohérence avec le niveau d’ambition que l’on se fixe ? Oui, clairement. Il existe plusieurs façons de se réaliser, et il faut l’accepter. Tout le monde n’a pas les mêmes ambitions et pour certains, les priorités ont changé. Nous avons connu des générations pour lesquelles il fallait forcément accepter des rythmes de travail extrêmement soutenus si l’on voulait faire carrière. Il est plutôt sain qu’un meilleur équilibre soit aujourd’hui recherché. En revanche, il faut rester cohérent : on ne peut pas vouloir aller très vite, très haut, sans s’en donner les moyens correspondants. Il doit y avoir un lien entre l’ambition que l’on affiche, l’engagement que l’on y met, puis les efforts que l’on consent.
Vous dites aussi que les jeunes que vous rencontrez sont souvent ambitieux, exigeants, mais aussi lucides. Qu’entendez-vous par là ? Je crois en effet qu’il faut reconnaître leur lucidité. Lorsqu’on prend le temps de leur parler et de les écouter, on voit qu’ils ont une vision réaliste du monde de l’entreprise. Ils recherchent davantage de sens et, pour certains, un meilleur équilibre de vie, mais ils ne sont pas déconnectés des enjeux économiques. Ils
comprennent qu’une entreprise a nécessairement des objectifs de rentabilité. C’est important de le rappeler, car cette génération est souvent bien plus nuancée qu’on ne le dit.
Chez Indosuez, avez-vous mis en place des mesures pour répondre aux attentes de vos plus jeunes collaborateurs ?
Nous avons instauré un programme de mentorat destiné aux jeunes collaborateurs, afin de les accompagner et de les guider dans leurs premiers pas professionnels. Ce dispositif vise à faciliter leur intégration, à accélérer leur montée en compétences et à renforcer leur sentiment d’appartenance. Par ailleurs, nous avons mené une réflexion sur la question des valeurs, un sujet particulièrement important aux yeux des jeunes générations. Nous avons redéfini nos valeurs fondamentales et mis en place un plan de communication pour les diffuser et les ancrer durablement dans l’organisation. Dans le même esprit, nous avons renforcé la culture du feedback, considérant qu’elle est essentielle pour favoriser la reconnaissance, l’engagement et la motivation de nos équipes. Un programme de transformation managériale a également été lancé, avec pour objectif d’accompagner nos managers vers davantage d’écoute, de co-construction et de travail sur les nouveaux leviers de motivation. Enfin, nous investissons de manière continue dans la formation et le développement professionnel.
L’intelligence artificielle s’impose dans de nombreux métiers. Quels sont, selon vous, les profils qui sauront le mieux en tirer parti dans les années à venir ? Je pense que ce seront les profils les plus curieux et les plus entreprenants. Tout le monde peut aujourd’hui poser une question à une IA et obtenir une réponse. En revanche, tout le monde ne sait pas forcément en tirer le meilleur. Les plus performants de demain seront ceux qui se seront formés de manière continue dans le domaine de l’IA et qui sauront l’intégrer dans leur pratique, sans pour autant s’y reposer exclusivement et perdre le sens critique. L’IA est en effet une source d’informations gigantesque qu’il faut savoir analyser avec du recul et challenger pour en tirer le meilleur parti.
Interview Marc-Antoine Guet
Plus d’informations sur ca-indosuez.com


Exigence, précision, créativité et souplesse sont autant de qualités qui guident le travail de Martine Tomé et de son équipe. Fondatrice du bureau d’architecture d’intérieur CDD Genève, elle y développe une vision harmonieuse du beau, du détail et du sur-mesure, portée par l’expérience et le regard de ses collaboratrices.

Martine Tomé évolue d’abord dans l’univers de la décoration d’intérieur avec sa société Changement de Décor. Elle y dessine des objets, ensuite façonnés par des artisans d’exception, rencontrés à travers le monde et choisis pour la finesse de leur savoir-faire. Au fil des demandes, les projets prennent de l’ampleur. À la fin des années 1990, l’envie d’aller plus loin s’impose. En 2000, elle fonde ainsi son propre bureau d’architecture d’intérieur, CDD Genève – Martine Tomé.
Elle est rejointe quelques années plus tard par sa fille, Marie-Julie Beauverd. Ensemble, elles forment un duo à la fois complémentaire, guidé par une exigence commune et une attention au détail.
Si l’architecture d’intérieur est aujourd’hui un secteur largement féminin, elle évolue dans un environnement plus large, celui de la construction, encore très masculin. Pourtant, chez CDD Genève, cette réalité n’est pas un obstacle. Aujourd’hui, l’équipe est en effet composée de six femmes qui font vivre le cabinet, dont certaines sont présentes depuis plus de dix ans. Dans ce bureau à taille humaine, l’ambiance se veut à la fois professionnelle et familiale, faite d’échanges directs et d’une véritable cohésion d’équipe.
Grâce à cette équipe de collaboratrices passionnées, Martine Tomé développe au sein de CDD Genève une approche globale qui allie élégance et personnalisation, qu’il s’agisse de constructions neuves ou de rénovations.
Une architecture pensée comme un tout Chaque projet est envisagé dans sa globalité. De la restructuration des volumes à la création de mobilier sur mesure, rien n’est laissé au hasard. L’équipe intervient sur des projets complets, accompagnant le client de la conception jusqu’à la réalisation finale. Au-delà de l’esthétique, CDD
Genève se distingue par sa capacité à repenser les volumes. Déplacer un escalier, ouvrir une cuisine, redéfinir les circulations…, les projets commencent toujours par une analyse architecturale approfondie.
Cette approche repose sur une conviction forte : l’architecture d’intérieur est avant tout un art au service de l’autre. C’est pourquoi les collaboratrices du bureau sont à l’écoute de leurs clients et passent beaucoup de temps avec eux dans la définition de leur projet. Comprendre les besoins, les habitudes et le mode de vie du client est de fait essentiel pour créer des espaces qui lui ressemblent réellement.
Le fil rouge comme signature
L’une des forces du bureau réside dans sa capacité à instaurer un « fil rouge » à travers chaque création. Les matériaux, les textures et les couleurs, lorsqu’ils se conjuguent, apportent une réelle cohérence aux projets.


Le cabinet d’architecture accorde en effet une importance capitale au choix de matériaux de qualité. Ainsi, le bois, la pierre et le métal, souvent travaillés par des artisans locaux, structurent l’identité du lieu bien avant la décoration. Ce désir de cohérence s’accompagne d’une curiosité constante visant à renouveler continuellement les approches de conception.
Côté style, les intérieurs signés CDD se distinguent par leur caractère simple et épuré, mais jamais froid, où la chaleur naît précisément de la qualité et de la richesse des matériaux.
Finalement, ce fil rouge permet d’atteindre une harmonie globale, où chaque détail participe à l’équilibre du projet. Chaque élément est dessiné et installé en cohérence avec l’espace, et ce dès les premières esquisses.
Texte Léa Stocky
CDD GENEVE- Martine Tomé
Rue Maurice 1, 1204 Genève
+41 22 347 34 84
Contact@martinetome.com instagram.com/cddmartinetome www.martinetome.com
Sabine Süsstrunk
À la croisée de la photographie, de l’informatique et de l’intelligence artificielle, Sabine Süsstrunk incarne une figure majeure de la recherche européenne. Professeure et doyenne de la Faculté informatique et communications de l’EPFL et directrice du Laboratoire d’images et de représentation visuelle (IVRL), elle revient sur son parcours, les mutations technologiques et les défis à venir.
Sabine Süsstrunk, comment décririez-vous votre rôle aujourd’hui à l’EPFL ?
Je suis professeure et doyenne de la Faculté informatique et communications de l’EPFL et je dirige le Laboratoire d’images et de représentation visuelle (IVRL). Le métier est très varié. Il repose sur trois piliers : l’enseignement, la recherche et le service.
L’enseignement implique bien sûr de donner des cours, mais surtout de les préparer ; ce qui est souvent sous-estimé, et d’encadrer des étudiants, notamment des doctorants. La recherche est la partie la plus créative : on développe des idées, on teste des hypothèses, on mène des expériences, on échoue parfois, puis on recommence. Et enfin, il y a toute la dimension de service : trouver des financements, évaluer des projets, contribuer à la communauté scientifique, gérer aussi des responsabilités administratives importantes.
Qu’est-ce qui vous a menée vers ce domaine ?
Ce n’est pas l’informatique au départ, mais la photographie. Mon père m’a offert un appareil photo quand j’étais enfant, et j’ai été fascinée par cette idée de capturer le monde en une seule image. J’ai commencé par des études en chimie, à une époque où tout était encore analogique, avec des films. Puis, dans les années 1990, le numérique est arrivé. J’ai alors évolué vers l’électronique, puis vers l’informatique. J’ai simplement suivi mes intérêts.
Vous avez donc vécu cette transition de l’intérieur… Oui, et c’était vraiment une période de « Far West ». Je travaillais à Seattle pour Corbis, une entreprise fondée par Bill Gates, qui numérisait des images pour les commercialiser. À l’époque, il n’y avait ni standards ni règles. Par exemple, faire en sorte qu’une image apparaisse de la même manière sur différents ordinateurs était un vrai défi. Aujourd’hui, cela semble trivial, mais à l’époque, tout restait à inventer.
Qu’est-ce qui vous motive encore aujourd’hui après un tel parcours ?
J’ai la chance d’avoir un métier où je suis payée pour apprendre tous les jours. La technologie évolue extrêmement vite. Quand je repense au passage du film photographique à la génération d’images ou de vidéos à partir d’un simple prompt, c’est assez incroyable. Et cette accélération rend le travail passionnant. On est constamment en train d’apprendre, de s’adapter, de découvrir.

Quels sont aujourd’hui les grands enjeux dans votre domaine ?
L’intelligence artificielle a été un véritable « game changer ». On peut désormais créer des images sans caméra. Cela démocratise énormément la création visuelle, ce qui est positif. Mais en parallèle, cela pose des questions importantes, notamment autour des deepfakes, de la désinformation et de la protection des droits et de la vie privée.
Comment aborder ces enjeux ?
Nous sommes encore un peu en retard. La technologie va plus vite que la régulation. Il faut protéger les individus, leur image, leurs données. Ce sont des questions essentielles si l’on veut maintenir la confiance.
La recherche académique peut-elle suivre le rythme ?
C’est plus compliqué aujourd’hui. Dans certains domaines, notamment les grands modèles d’IA, l’industrie a pris de l’avance parce qu’elle dispose de ressources de calcul considérables. Les universités n’ont pas ces moyens. Cela ne veut pas dire que nous ne pouvons plus innover, mais nous devons être plus créatifs, plus stratégiques, et explorer d’autres voies.
Qu’attendent les entreprises d’une institution comme l’EPFL ?
Des talents avant tout. Former des profils très qualifiés est essentiel. Il y a aussi la recherche et l’innovation, qui se transfèrent vers l’économie via des startups ou des collaborations. Mais tout part de la qualité de la formation et des chercheurs.
La Suisse est-elle bien positionnée ?
Oui, notamment grâce à son système éducatif. Tout le monde ne doit pas forcément
passer par l’université pour réussir. Le système d’apprentissage offre d’excellentes opportunités. Cela crée un équilibre et permet aussi aux institutions comme l’EPFL de rester très performantes.
Avez-vous rencontré des obstacles en tant que femme ?
Oui, bien sûr. Mais on ne peut pas réagir à chaque situation. Il faut choisir ses batailles et avancer. J’ai toujours fait ce que je voulais faire, sans trop me laisser freiner.
Comment faire évoluer les choses ?
Les rôles modèles sont essentiels. Plus il y a de femmes dans ces domaines, plus cela attire d’autres femmes. J’ai moi-même été inspirée. L’une des personnes qui m’a marquée était la femme de mon professeur à Zurich. Elle avait un doctorat en pharmacie et dirigeait sa propre activité de conseil pour faire approuver des médicaments en Suisse. C’était un exemple très concret d’indépendance et de réussite. Et bien sûr, ma mère a été une figure très importante. Elle s’est engagée en politique dans les années 1970, à une époque où les femmes venaient tout juste d’obtenir certains droits en Suisse. Elle faisait partie des premières, et cela m’a beaucoup marquée.
Le leadership féminin change-t-il la manière de diriger ?
Pas nécessairement à l’échelle individuelle. Il y a des profils très différents, chez les hommes comme chez les femmes. En revanche, des équipes mixtes sont plus riches et plus créatives, car elles rassemblent des points de vue et des compétences variées.
Quel rôle la science doit-elle jouer ?
Elle est essentielle pour répondre aux grands défis, comme le climat. Mais elle est aussi confrontée à un problème croissant de désinformation. La science propose des solutions, mais encore faut-il que la société les accepte.
Sommes-nous au bout du développement de l’IA ?
Non, pas du tout. Nous ne sommes pas encore au bout du paradigme actuel. Il y aura encore des ruptures, et il est difficile de dire d’où elles viendront.
Quelle est votre vision pour l’avenir de la recherche et de l’innovation en Europe ?
Continuer. Il faut continuer à investir, à collaborer et à avancer.
Balocco Immobilier Sàrl
Delphine Balocco, courtière immobilier expérimentée, a lancé sa propre agence, Balocco Immobilier, à Nyon. Forte d’une connaissance fine des dynamiques du marché régional, mais aussi d’un grand sens du contact et de l’engagement, elle met son expertise au service de ses clients pour concrétiser leurs projets. Rencontre avec une spécialiste de l’immobilier passionnée par son métier.

Delphine Balocco, votre histoire et vos débuts dans l’immobilier ?
Mon rapport à l’immobilier est profondément instinctif. C’est un univers dans lequel je vis au quotidien, bien au-delà du simple cadre professionnel. Pour moi, l’immobilier ne se résume pas à conclure des transactions, c’est avant tout accompagner des moments de vie, comprendre des enjeux personnels et construire une stratégie adaptée à chaque situation.
J’ai débuté en 2016, à 21 ans, dans une agence de renom particulièrement formatrice. Très rapidement, on m’a accordé une grande confiance, et cela a été déterminant. Une phrase m’a toujours accompagnée : « Les clients ne savent pas que ce sont tes premières fois.» Elle m’a appris à oser, à prendre ma place et à toujours être irréprochable dans l’exécution, afin que l’âge ne soit jamais une question.
Quelles ont été vos motivations pour ouvrir votre propre agence immobilière ?
Une séance de coaching avec une mentor a été mon véritable déclic. Avec les années, j’ai ressenti un besoin d’alignement plus fort : je ne me retrouvais plus dans certaines pratiques du métier et souhaitais proposer une vision plus exigeante, plus humaine, en accord avec mes valeurs.
J’ai commencé seule, depuis chez moi, avant d’ouvrir mon agence à Nyon. Très vite, cela s’est imposé comme une évidence, presque instinctive : il fallait que je le fasse. Et puis, quel était réellement le risque ? La vie mérite d’être pleinement vécue. Ne pas tenter aurait été, pour moi, le seul véritable regret. Je suis convaincue que la réussite repose avant tout sur le travail, la discipline et la capacité à créer de la valeur. Peu importe d’où l’on part, c’est la constance, qui l’on est, et l’engagement qui font la différence.
Comment votre connaissance du marché bénéficie-t-elle à vos clients ?
Mon expertise s’est construite sur le terrain, au fil des estimations, des ventes, des négociations et de l’observation quotidienne du marché.
Avec le temps, j’ai appris à identifier l’essentiel et à structurer des stratégies efficaces. Cette expérience me permet aujourd’hui d’apporter à mes clients une vision claire, réaliste et performante de leur projet. Je suis très accessible : j’aime dire qu’ils ont souvent le sentiment d’être mes seuls clients. Mon objectif est qu’ils puissent avancer sereinement, avec la certitude de pouvoir compter sur moi.
Comment vous différenciez-vous dans un secteur très concurrentiel ?
Je suis convaincue que l’humain fait toute la différence. Tout commence dès le premier échange, dans l’écoute, la compréhension et l’instauration d’un climat de confiance. Je suis extrêmement impliquée dans chaque projet, avec une disponibilité et une réactivité constantes. J’accorde également une importance essentielle à la transparence, notamment sur la stratégie mise en place. Mes clients savent exactement où ils vont et pourquoi.
Quel regard portez-vous sur l’entrepreneuriat ?
L’entrepreneuriat est une école d’exigence et de lucidité, qui demande du lâcher prise, de la rigueur, de la résilience et une capacité à se remettre en question. Mais c’est aussi une liberté rare, celle de pouvoir construire quelque chose qui nous ressemble pleinement. Entreprendre, c’est sortir du cadre et assumer ses ambitions. C’est un choix qui demande du courage, mais qui offre une satisfaction incomparable.
Quelle est votre clientèle privilégiée et que recherche-t-elle ?
J’accompagne principalement des propriétaires dans la vente de biens résidentiels (appartements, maisons) et de biens de rendement. Je collabore également de plus en plus sur des promotions immobilières.
Mes clients recherchent avant tout un accompagnement structuré, clair et rassurant, avec une vision transparente de leur situation et des résultats concrets pour sécuriser leur projet.
Quelles stratégies mettez-vous en place pour valoriser un bien et accélérer sa vente ?
Je travaille principalement en mandat exclusif, ce qui me permet de m’engager pleinement
et de déployer des moyens à la hauteur des enjeux. Chaque bien est valorisé à travers un storytelling précis et des supports de qualité (visuels, vidéos, visites immersives).
En parallèle, les acquéreurs sont qualifiés en amont, notamment sur le plan financier, afin de garantir des visites ciblées et efficaces, et favoriser des prises de décision rapides.
Quels nouveaux services proposez-vous et quelles sont vos perspectives ?
Je collabore avec un réseau de partenaires de confiance (architectes d’intérieur, entreprises de rénovation, courtiers en financement), afin d’offrir un véritable accompagnement global. À terme, l’objectif est d’ouvrir davantage l’agence à l’univers de la décoration et de l’art de vivre, afin d’en faire un lieu chaleureux, à mi-chemin entre espace professionnel et lieu de vie, propice aux échanges.
Enfin, quels conseils donneriez-vous à quelqu’un souhaitant vendre ou acheter dans la région ?
La préparation est essentielle. Le marché sur La Côte est particulièrement dynamique et exigeant, ce qui ne laisse pas de place à l’improvisation. Chaque projet doit être structuré en amont. Une bonne préparation permet de gagner du temps, mais surtout d’éviter des erreurs qui peuvent avoir un impact significatif sur le résultat final. Mon rôle est précisément d’accompagner mes clients dans cette démarche, avec méthode, clarté et efficacité.

Plus d’informations sur delphine@balocco-immobilier.ch +41 22 364 28 70 www.balocco-immobilier.ch

Isabelle Gagnon a fait du discernement une stratégie, de l’écoute un principe et de chaque rencontre une promesse. Portrait d’une dirigeante suisse-canadienne qui, des laboratoires universitaires aux comités exécutifs, accompagne depuis plus de 25 ans la gouvernance d’entreprises exigeantes en Europe, en Amérique et en Asie.

Isabelle Gagnon
International Headhunter, Board Member & Business Angel Investor
Entre un cabinet de recrutement international, des mandats exigeants dans la pharma, la tech et le médical, une famille de cinq enfants, Isabelle Gagnon avance sans étiquette. Sa signature dans les comités de sélection et les conseils d’administration : écouter avant de parler, trancher sans trembler. Derrière le métier de chasseuse de têtes, elle défend une conviction simple : recruter un dirigeant façonne la gouvernance de demain.
Une trajectoire à la croisée de la technique et du business Isabelle Gagnon cultive dès ses études universitaires une polyvalence, à la croisée de la technique et du business. Ingénieure chimiste et biotechnologue de formation, elle enrichit son parcours d’un cursus en administration axé sur le changement organisationnel, la finance et le leadership, avant d’enchaîner des formations dédiées aux administratrices et un Executive certificate de l’École Polytechnique de Paris sur comment diriger avec la data et l’intelligence artificielle. Cette double culture lui permet de dialoguer aussi bien avec des chercheurs, des ingénieurs ou des équipes cliniques qu’avec des comités de direction et des conseils d’administration.
Aujourd’hui, elle consacre une partie de son énergie à la rédaction d’une thèse de doctorat sur l’aboutissement d’un parcours qui relie ses études universitaires, plus de 25 ans d’expériences de terrain et son quotidien auprès des dirigeants et des membres de conseils d’administration. Un sujet qu’elle préfère garder confidentiel jusqu’à publication mais qui nourrit déjà sa pratique et ses conversations avec ses clients.
Ses premières années professionnelles, entre le Canada et l’Europe, la mènent du développement organisationnel au transfert technologique international, puis vers
l’Executive Search, où elle pilote des mandats stratégiques de recrutement de cadres et dirigeants. Cette expérience la pousse à fonder en 2012, son propre cabinet : ITalent SA.
Recruter un dirigeant ou un administrateur, c’est façonner la gouvernance de demain. Il s’agit d’identifier celles et ceux qui sauront porter une vision, prendre des décisions courageuses et bâtir des équipes qui durent.
– Isabelle Gagnon Directrice générale ITalent SA
Un cabinet taillé pour la gouvernance À la tête d’ITalent SA, Isabelle Gagnon accompagne aussi bien des multinationales de premier plan que des PME innovantes dans le recrutement de leurs dirigeants et membres de conseils d’administration. Son terrain de prédilection: les hautes technologies, la pharmaceutique et le médical, des secteurs où l’expertise sectorielle est déterminante. Son approche est résolument sur-mesure. Chaque mandat part d’une compréhension fine de la culture et des enjeux propres au client.
« Recruter un dirigeant ou un administrateur, c’est façonner la gouvernance de demain. Il s’agit d’identifier celles et ceux qui sauront porter une vision, prendre des décisions courageuses et bâtir des équipes qui durent », explique-t-elle.
Son réseau international complète son approche.
Une vocation pour la gouvernance Isabelle Gagnon porte une voix pour une gouvernance plus diverse et plus stratégique. Elle exerce également des rôles d’Executive Advisor en Business Transformation & Growth
à l’échelle européenne. Elle investit aussi comme Business Angel, soutenant l’émergence de start-up dans la santé.
Cinq enfants, une boussole Derrière la dirigeante, il y a aussi et surtout une mère de cinq enfants, aujourd’hui de tous âges. Deux d’entre eux exercent déjà comme médecins et un troisième poursuit ses études de médecine, en écho direct aux secteurs que leur mère accompagne. Isabelle Gagnon revendique cette réalité familiale sans détour, parce qu’elle nourrit profondément sa façon de diriger : sens des priorités, capacité d’écoute, énergie tenace et cette intelligence du temps propre à celles et ceux qui ont appris à tout faire tenir.
« On ne dirige pas une entreprise comme on élève une famille mais les deux exigent la même chose : une vision claire, du courage et une présence vraie. »
Loin du mythe de la femme qui « jongle », Isabelle Gagnon préfère parler de choix assumés, de délégation intelligente et d’un entourage qui compte. Côté passion, elle l’avoue en souriant : sa vraie soupape, c’est l’architecture et les rénovations.
Inspirer, transmettre, ouvrir des portes
À l’heure où les femmes prennent une place croissante dans les conseils d’administration, son parcours rappelle qu’inspirer ne se décrète pas: cela se construit, chaque jour dans la cohérence entre ce que l’on fait et ce que l’on est et ouvre la voie à d’autres femmes.
Plus d’informations sur www.i-talent.com

Décernée pour la première fois cette année, la Distinction Partenaire inclusif EPI met en lumière les entreprises genevoises qui se sont distinguées en 2025 par leur contribution à l’inclusion professionnelle et sociale. Aprotec, société familiale spécialisée dans l’éclairage de secours et sécurité, fait partie des structures récompensées pour son engagement concret mené depuis plusieurs années aux côtés des EPI (Établissements publics pour l’intégration).

Anne-Sophie Dunand-Blaesi
Directrice
générale, Aprotec SA
Lancée en mars dernier, la Distinction Partenaire inclusif EPI salue les entreprises et organisations genevoises qui s’engagent concrètement pour offrir des opportunités aux personnes en situation de handicap ou en insertion professionnelle. Pour cette première édition, près de 180 structures ont été distinguées. Cette reconnaissance repose sur trois formes d’engagement, pensées pour permettre à chaque entreprise de s’impliquer selon son activité et ses possibilités. Le premier volet concerne l’insertion professionnelle : accueil de stagiaires ou d’apprenti-es, recrutement à l’issue d’un parcours, mise en place d’un poste ou d’un atelier intégré en collaboration avec les équipes
des EPI. Le deuxième repose sur les collaborations économiques, via le recours aux savoir-faire développés dans les ateliers des EPI, qu’il s’agisse de mécanique, menuiserie, serrurerie, conditionnement, packaging ou encore de prestations de back-office. Enfin, le troisième axe concerne les initiatives menées directement en faveur de l’inclusion, à travers le mécénat de compétences, l’animation d’ateliers, la participation à des activités avec les bénéficiaires ou le soutien à des projets portés par ces derniers.
Une reconnaissance révélatrice d’une culture d’entreprise
Dans ce cadre, la distinction obtenue par Aprotec SA vient saluer un engagement installé dans le temps. Elle met en lumière une entreprise qui, au-delà de son activité, a noué un partenariat concret avec un acteur public genevois majeur en matière d’inclusion. Les EPI (Établissements publics pour l’intégration) accompagnent en effet des personnes en situation de handicap ou en insertion sociale et professionnelle, avec l’objectif de créer des passerelles réelles vers l’emploi. Cette distinction souligne aussi
le rôle d’Anne-Sophie Dunand-Blaesi, à la tête de l’entreprise familiale depuis 2015. Sous son impulsion, Aprotec a poursuivi son développement en restant attentive non seulement à son activité, mais aussi à son rôle dans son environnement. Cette conscience sociale, ancrée depuis longtemps dans l’entreprise, se prolonge aujourd’hui dans des démarches structurées autour de la durabilité et de la responsabilité sociétale. La distinction Partenaire inclusif EPI reconnaît ainsi un engagement concret, construit dans la durée. « Chez Aprotec, l’inclusion sociale fait partie de nos valeurs depuis toujours. Nous sommes heureux de pouvoir contribuer aujourd’hui à cette dynamique aux côtés des EPI », conclut Anne-Sophie Dunand-Blaesi.
Texte Marc-Antoine Guet
Plus d’informations sur aprotec.ch


Firstcaution AG • Brandreport
À la tête de Firstcaution depuis dix ans, Céline Frey a transformé une petite structure en acteur incontournable de la garantie de loyer en Suisse. Guidée par l’intuition, portée par une culture du travail sans limites et un management collaboratif, elle défend une vision du leadership où la réussite se construit ensemble.

Céline Frey
Directrice, Firstcaution
Céline Frey dirige Firstcaution depuis une décennie. Guidée par l’instinct, elle développe l’entreprise en équipe après s’y être consacrée pleinement en 2015, lorsqu’elle quitte ses autres fonctions dans le groupe familial. Elle y voit immédiatement un fort potentiel et refuse de se fixer des limites, notamment liées au fait d’être une femme, convaincue que le changement des mentalités ne peut venir d’elles seules.
Une éducation sans plafond
Tout commence bien avant. Céline Frey grandit dans une famille où la question des limites ne se pose jamais, ni dans le sport, ni dans le travail. Pas de grands discours sur l’égalité, mais une éducation qui l’incarne.Son père, Jean-Jacques Frey, entrepreneur
à la personnalité forte, en est l’illustration directe. Bâtisseur d’un groupe familial aux activités multiples : immobilier, vignobles, il transmet à ses filles plus qu’une entreprise : une manière d’envisager le monde, sans plafond ni distinction.
Leadership sportif et collectif
Ancienne cavalière de compétition dans un sport mixte, Céline Frey sait depuis longtemps que seuls le travail, la précision et la persévérance font la différence. Une leçon qu’elle transpose dans son style de leadership. À la tête de Firstcaution, elle défend un management résolument collaboratif : moins hiérarchique, plus horizontal, fondé sur la confiance et l’intelligence collective. Convaincue que la performance durable naît de l’humain, elle développe une culture d’équipe forte, où les 70 collaborateurs répartis entre Nyon, Zurich et Bellinzona partagent une vision commune.
Chez Firstcaution, la digitalisation est au cœur du développement, sans jamais devenir une fin en soi. Derrière chaque processus optimisé et chaque parcours client simplifié, une conviction : la technologie doit servir l’humain, pas le remplacer.
Une croissance maîtrisée
En une décennie, Firstcaution passe de 15 000 à 125 000 clients et s’impose comme le seul acteur indépendant en Suisse spécialisé dans la garantie de loyer sans dépôt bancaire. Les réussites s’enchaînent, au rythme des défis relevés.
Faire évoluer les mentalités, ensemble Sur la place des femmes dans les instances dirigeantes, son discours tranche avec les injonctions habituelles. Oui, les femmes doivent être déterminées, oser, ne pas attendre. Mais la responsabilité ne leur incombe pas uniquement. Changer les mentalités est un effort collectif : celui des femmes qui avancent, et celui des hommes qui choisissent, à leur niveau, de faire bouger les lignes. Une évolution qui ne peut se construire qu’ensemble.
Plus d’informations sur www.firstcaution.ch
Depuis la réforme du droit de l’enfant en 2017, la garde alternée s’impose progressivement en Suisse romande comme un modèle de référence. Mais derrière cet idéal d’égalité parentale, Anaïs Brodard, avocate active en droit du divorce et en médiation, pointe des tensions croissantes et appelle à une approche plus nuancée.

Avocate spécialisée en droit de la famille et médiatrice, Anaïs Brodard accompagne au quotidien des couples confrontés à la séparation. Forte d’une solide expérience tant en procédures judiciaires qu’en modes amiables, elle observe une évolution rapide des pratiques et leurs effets parfois ambivalents sur les familles.
Une évolution juridique rapide vers l’égalité Depuis l’entrée en vigueur de la réforme du droit de l’enfant, l’autorité parentale conjointe est devenue la norme, et la garde alternée doit désormais être examinée par le juge dès lors qu’elle est demandée par l’un des parents ou par l’enfant lui-même.
Cette évolution marque un tournant majeur : elle consacre l’idée que les deux parents doivent continuer à jouer un rôle actif après la séparation. « Le message implicite aujourd’hui, c’est qu’un « bon parent » est un parent présent à 50 % », observe Anaïs Brodard.
Si cette orientation répond à une volonté d’équité, elle tend aussi à installer un modèle qui, dans la pratique, peut devenir prescriptif.
Une égalité juridique qui masque des réalités inégales
Car sur le terrain, la réalité familiale reste souvent éloignée de cet idéal. Avant la séparation, la répartition des rôles demeure encore largement déséquilibrée. « Dans 70 à 80 % des cas, la charge des enfants repose principalement sur la mère », rappelle l’avocate.
La séparation opère alors un basculement soudain vers une organisation égalitaire. « On passe d’un déséquilibre assumé à une égalité imposée », souligne-t-elle. Cette transition peut apparaître brutale, voire artificielle, en ce qu’elle ne reflète pas l’histoire du couple ni l’implication réelle de chacun avant la rupture.
Ce décalage interroge : l’égalité doit-elle être décrétée ou construite dans la durée ?
Une norme sociale sous pression Au-delà du cadre juridique, la garde alternée tend aujourd’hui à s’imposer comme une norme sociale. Refuser ce modèle peut être perçu négativement. « Dire non à une garde alternée est parfois interprété comme un manque d’ouverture, voire comme un comportement conflictuel », constate Anaïs Brodard.
Cette pression, à la fois sociale et judiciaire, pèse particulièrement sur les mères. Certaines acceptent des accords sans réelle conviction, par crainte d’être jugées.
Résultat : la garde alternée devient parfois moins un choix qu’une attente implicite. « Elle est devenue une norme sociale, plus qu’une solution adaptée à chaque situation », résume l’avocate.
L’intérêt de l’enfant, principe clé… mais difficile à évaluer
Sur le papier, la garde alternée repose sur un principe central : l’intérêt de l’enfant. Mais dans les faits, son application soulève des défis.
« Elle fonctionne très bien lorsqu’il existe une bonne communication entre les parents, une proximité géographique et une stabilité émotionnelle », précise Anaïs Brodard. À l’inverse, en cas de conflit persistant, elle peut fragiliser l’enfant.
Fatigue liée aux déplacements, double organisation, repères éclatés : les contraintes du quotidien sont souvent sous-estimées.
« L’intérêt de l’enfant est souvent invoqué, mais rarement évalué concrètement », regrette-t-elle.
Une charge mentale toujours inégalement répartie
Même lorsque le temps de garde est partagé, la répartition des responsabilités ne l’est pas nécessairement. Coordination
scolaire, suivi médical, organisation logistique : ces tâches continuent souvent de reposer majoritairement sur les mères.
« Partager le temps ne signifie pas partager la charge », insiste Anaïs Brodard. Une réalité invisible pour le droit, mais bien présente dans le quotidien des familles.
À cela s’ajoutent parfois des enjeux économiques, la garde alternée pouvant influencer le montant des contributions d’entretien. Elle peut ainsi être utilisée comme levier stratégique, au-delà des seuls intérêts de l’enfant.
Vers une approche plus flexible de la coparentalité
Faut-il pour autant remettre en cause la garde alternée ? Pas nécessairement. « C’est une excellente solution lorsqu’elle est choisie, préparée et adaptée », nuance l’avocate.
Le véritable enjeu réside dans sa systématisation. « Elle devient problématique lorsqu’elle est imposée comme un modèle unique ».
Pour y remédier, Anaïs Brodard plaide pour une approche plus nuancée : tenir compte de la réalité vécue avant la séparation, introduire des modèles hybrides et favoriser une certaine souplesse dans l’organisation.
« L’égalité parentale ne se décrète pas à 50-50, elle se construit », rappelle-t-elle.
Plus largement, elle met en garde contre une uniformisation des modèles familiaux.
« Le vrai risque aujourd’hui, ce n’est pas l’inégalité, mais l’uniformisation. Chaque famille a ses propres besoins. »
Repenser l’équilibre plutôt que l’imposer
Entre idéal d’égalité et complexité des situations humaines, la garde alternée illustre les limites d’une approche standardisée du droit de la famille.
Plutôt qu’un modèle à appliquer, elle devrait rester une solution parmi d’autres, à adapter au cas par cas. Car au-delà du partage du temps, c’est bien la qualité de la coparentalité qui fait la différence.
Oser poser des questions et changer son quotidien, telles sont les premières étapes vers l’indépendance financière, un sujet qui anime Anne-Sophie Tourrette. La styliste patrimoniale s’est en effet donnée une mission : aider les femmes à prendre des décisions éclairées et sereines avec leur argent. Après 17 ans passés au sein de banques privées, Anne-Sophie Tourrette fonde en 2008 sa société de gestion de patrimoine. Au fil des années, son activité évolue et la conduit vers un nouveau but : accompagner les femmes dans la compréhension et l’organisation de leurs finances, ce qu’elle fait au sein de l’AdvisorOne Academy avec son programme WomenInvest.

Anne-Sophie Tourrette, quels sont les principaux freins qui empêchent encore les femmes de s’impliquer pleinement dans la gestion de leur patrimoine ?
Le premier frein est un manque de confiance et d’habitude. L’argent reste un sujet peu abordé, et beaucoup de femmes ne se sentent pas légitimes ou préfèrent déléguer. Il y a aussi l’idée que la gestion patrimoniale est trop technique, donc inaccessible. À cela s’ajoutent des réalités concrètes :
interruptions de carrière, temps partiel, maternité, écarts de revenus, divorces ou successions. Enfin, il existe un frein psychologique important, celui de l’attente de tout comprendre avant d’agir. Or, en finance, il ne s’agit pas de tout maîtriser, mais d’avancer progressivement avec clarté.
Comment adapter l’éducation financière pour mieux répondre aux besoins des femmes ?
Les femmes seront amenées à contrôler une part de plus en plus importante de la richesse dans les prochaines années, c’est pourquoi l’éducation financière devient indispensable. Pour commencer, il est essentiel de revenir à son vécu et de s’interroger sur sa relation à l’argent. Comprendre ses habitudes et ses croyances permet en effet de se défaire de ses blocages inconscients et de reprendre confiance. Nous avons ainsi lancé le podcast « Sofa Finance » qui explore la relation à l’argent à travers des parcours de vie. L’idée est de montrer que chacun a une histoire financière, faite de prises de conscience, d’erreurs ou de transformations.
Quels outils ou ressources conseillez-vous pour débuter ?
Nous proposons le programme d’introduction « Fondations » dans notre « Academy » basée sur des questions simples autour du budget, des objectifs. Je recommande aussi de tenir un journal financier pour y noter ses dépenses, mais aussi ses émotions, ses peurs et ses croyances liées à l’argent. Instaurer un rituel financier simple peut également s’avérer utile, par exemple 15 à 30 minutes par mois pour suivre son budget et son épargne. L’important est de faire un premier pas concret, même petit, car la liberté financière commence toujours avec une décision.
Interview Léa Stocky
Plus d’informations advisoroneacademy.com
La genèse de la création d’Akhal est l’emerveillement pour les pierres de couleurs. D’où l’idée d’une solution permettant de porter un bijou unique tout en ayant la possibilité de changer la pierre selon les envies ou le style du jour a germé.
Marque et technique
L’univers du cheval a influencé Akhal, c’est donc le monde équestre qui a inspiré la marque de bijoux, autant pour le nom que pour le système de pierres interchangeables. Le nom « Akhal » provient de la race de chevaux Akhal-Téké, une ancienne race originaire d’Asie centrale réputée pour sa beauté, son élégance et sa robe brillante aux reflets dorés. Pour le système, Akhal s’est inspirée des barrières des enclos de chevaux : une barre pour fermer un portail et un fer à cheval pour la retenir. Cette idée, encore inexploitée dans le domaine de la bijouterie, a permis à la marque d’obtenir récemment un brevet mondial.
La passion familiale
Dans la famille Hofmann, il y a une fascination pour les pierres de couleur, et ce, depuis toujours. Uniques, naturelles, issues des profondeurs de la terre. Chaque pierre est taillée non pas pour correspondre à un idéal de marché, mais pour mettre en valeur sa beauté unique. Elles n’attendent qu’une chose : être apprivoisées par quelqu’un.

Versatilité et déclinaisons
Les bijoux Akhal sont disponibles en acier chirurgical 316L ou en or 18ct (jaune, rose ou gris), sur commande. La gamme comprend bagues, bracelets, colliers et boucles d’oreilles, conçus dans un style épuré et intemporel, mettant en lumière la pierre. La collection s’agrandit avec des pièces inspirées de la nature : fleurs sauvages, libellules ou papillons. Chaque combinaison donne naissance à un bijou unique.
Pourquoi choisir Akhal ?
Un bijou Akhal accompagne et évolue avec la vie de ses porteurs. Chaque pierre a sa symbolique et représente une étape de vie. Avec les bijoux Akhal, défiez les conventions avec un bijou innovant et singulier. L’acier et la pierre naturelle pour un prix tout en douceur, dès CHF 380.–.
Engagement durable
Akhal accorde une importance particulière au développement durable. C’est pourquoi la production est entièrement suisse, où la précision est un savoir-faire reconnu. La proximité des partenaires participe à la réduction de l’empreinte carbone.
Retrouvez-nous en ligne sur www.akhal-jewelry.com, ainsi que sur Instagram, Facebook et LinkedIn. Akhal sera présente lors de plusieurs événements ou sur rendez-vous :
– Manor Genève – du 27 avril au 9 mai
– Centre Manor Vevey – du 28 mai au 4 juin
– Centre Manor Chavannes –du 28 septembre au 3 octobre
– Globus Lausanne
info@akhal-jewelry.com +41 79 681 94 10

À la tête de la Régie du Croset SA et de diverses sociétés immobilières, Christel Cavalli-Nussbaumer incarne une nouvelle génération de dirigeantes. Entre vision stratégique, exigence opérationnelle et engagement durable, elle partage dans cette interview sa vision d’une performance humaine pour son entreprise.

Christel Cavalli-Nussbaumer Directrice de la Régie du Croset
Christel Cavalli-Nussbaumer, quelles sont les valeurs qui caractérisent la Régie du Croset ?
Nos valeurs reposent avant tout sur le respect du bâti et l’empathie envers l’humain, que ce soit nos locataires, nos collaborateurs ou nos partenaires. Nous accordons également une grande importance à l’esprit de collaboration. J’aime que chacun puisse s’exprimer, que les idées circulent et que nous avancions ensemble dans une logique de partenariat.
Quelle est votre stratégie pour valoriser le patrimoine immobilier que vous gérez ?
Nous adoptons une approche sur mesure : chaque immeuble est traité comme un cas unique, avec sa propre identité et ses contraintes. Nous réalisons des analyses très approfondies en amont, avec des études préliminaires poussées, afin d’anticiper les risques et d’éviter les surcoûts.
Nous travaillons avec des cahiers des charges précis et exigeants, notamment pour les architectes et leurs mandataires. Nous privilégions des équipes qui ont l’habitude de collaborer ensemble, car cela fluidifie les projets. L’objectif est en effet de concevoir des rénovations durables, pensées sur le long terme, et non des solutions temporaires.
Justement, comment intégrez-vous les enjeux de durabilité et d’efficacité énergétique ?
C’est une priorité, mais aussi un véritable défi. Nous essayons d’intégrer un maximum de solutions durables et de matériaux recyclés, tout en nous adaptant aux contraintes administratives et réglementaires. Il arrive que certaines décisions imposées ne soient pas en phase avec nos convictions écologiques. Par exemple, nous avons dû renoncer à des matériaux recyclés locaux au profit de solutions moins durables, imposées par les autorités. Cela montre qu’il reste encore des progrès à faire en matière de cohérence globale.
Quels critères guident
vos décisions d’investissement ?
Nous avons une vision patrimoniale sur le long terme. Lorsque nous investissons, nous recherchons avant tout des emplacements de qualité avec un fort potentiel de valorisation. Mais au-delà de l’aspect financier, nous accordons une importance essentielle à la qualité de vie offerte, notamment grâce à de grands espaces de vie, à la proximité des services et au cadre naturel. Pour nous, l’immobilier doit avant tout répondre aux besoins humains.
Pouvez-vous nous parler d’un projet marquant ?
Nous travaillons actuellement sur la rénovation complète d’un immeuble à Lutry, un projet particulièrement complexe. Il s’agit d’un bâtiment entièrement électrique, avec des contraintes techniques importantes liées à la distribution de chaleur. Nous avons ainsi dû revoir entièrement le système de chauffage, tout en gérant un chantier en site occupé, avec des locataires présents depuis parfois plus de 25 ans. L’aspect humain est donc central, avec un accompagnement personnalisé à chaque étape. À cela s’ajoutent des contraintes financières importantes, notamment des loyers bloqués sur plusieurs années. C’est un projet exigeant, mais aussi très stimulant.
Quels sont les principaux défis dans les rénovations à grande échelle ?
Les défis sont techniques, administratifs et humains. Nous sommes souvent confrontés à des bâtiments anciens, avec des surprises structurelles ou des problématiques liées aux normes actuelles. Les contraintes administratives sont également de plus en plus fortes, notamment avec les bâtiments classés ou les procédures de permis. Il manque parfois une coordination globale entre les différents acteurs, ce qui peut freiner les projets et créer des incohérences.
Travaillez-vous avec des partenaires spécifiques ?
Oui, c’est indispensable. Nous collaborons avec plusieurs cabinets d’architectes et des mandataires spécialisés. Nous privilégions des partenaires qui partagent notre vision et avec lesquels une relation de confiance est déjà établie. Cela facilite grandement la gestion des projets, surtout dans un contexte aussi complexe.
Comment percevez-vous l’évolution du marché immobilier aujourd’hui ?
Le marché est sous tension et risque de le rester si des changements structurels ne sont pas opérés.
Il est essentiel que tous les acteurs, qu’ils soient politiques, administratifs et professionnels, travaillent de manière plus coordonnée. Sans cela, nous risquons de voir un parc immobilier vieillir, avec des propriétaires qui peinent à financer les rénovations nécessaires, et une pénurie de logements qui s’aggrave. Il est également crucial de favoriser l’innovation et l’utilisation de nouveaux matériaux pour répondre aux enjeux énergétiques.
Quels sont vos objectifs de développement ?
Du côté patrimonial, notre priorité est de maintenir et de valoriser notre parc existant, afin de créer des opportunités futures. Nous développons également des projets de promotion, ce qui représente une nouvelle étape pour nous. Pour la régie, nous souhaitons élargir notre portefeuille de mandats et accompagner des propriétaires qui partagent notre vision à long terme, orientée vers la pérennité plutôt que la rentabilité à court terme.
Enfin, je souhaite inscrire la régie dans la durée, en poursuivant son développement tout en restant fidèle à ses valeurs. Nous avons construit une équipe solide, engagée et profondément respectueuse de l’humain. L’objectif est donc de continuer à accompagner les générations futures de propriétaires, en leur offrant un cadre de gestion stable, durable et responsable.
Interview Léa Stocky
Régie du Croset SA
Chemin du Croset 7
CP 299 – 1024 Ecublens
+41 21 695 22 33 www.regieducroset.ch


Avec InspirAction, Rodica Rosu Fridez accompagne les femmes ambitieuses et les entreprises responsables à transformer un potentiel trop souvent invisible en performance réelle. À travers des programmes de développement et de transformation, elle agit là où se jouent les décisions, l’influence et la performance collective.

Rodica Rosu Fridez, pourquoi avoir créé inspirAction ?
Il y a 10 ans, inspirAction est née d’un double constat. D’une part, j’ai rencontré de nombreuses femmes extrêmement compétentes et engagées, mais qui doutaient, attendaient la reconnaissance ou restaient invisibles. De l’autre, j’observais des entreprises qui passaient à côté de ces talents précieux. J’ai alors eu l’ambition de créer un pont entre ces deux réalités : accompagner les femmes à développer leur leadership et aider les organisations à créer des environnements où ce leadership peut réellement s’exprimer.
Votre parcours personnel semble étroitement lié à cette mission. Oui, profondément. J’ai grandi en Roumanie sous une dictature, j’ai découvert la liberté à 19 ans, après la chute du mur de Berlin. Ma génération a dû se réinventer, apprendre ce que liberté, responsabilité et égalité voulaient dire. J’ai eu plusieurs vies professionnelles avant d’arriver en Suisse à 35 ans, où j’ai dû repartir de zéro. C’est là que j’ai pris conscience des inégalités persistantes entre femmes et hommes sur le marché suisse du travail, notamment autour de la maternité, du temps partiel et de l’accès aux postes à responsabilité.
Qu’observez-vous aujourd’hui dans les entreprises suisses ?
Les femmes sont majoritaires dans les fonctions de support (ressources humaines, administratif, communication, etc.) mais largement sous-représentées là où se prennent les décisions stratégiques. Le potentiel est là, mais il reste inexploité. Ou du moins pas assez valorisé. Tant que les femmes ne sont pas présentes dans les cercles de décision, les règles du jeu continuent d’être définies selon un seul prisme.
Comment inspirAction agit concrètement ?
Nous déployons en Suisse les programmes de L’effet A, une initiative canadienne née d’un constat universel : les entreprises investissent des années à former des femmes compétentes, puis les perdent au moment précis où elles devraient accéder aux postes stratégiques. Or, une femme compétente qui reste invisible dans les cercles de décision, c’est une perte nette pour l’organisation. L’effet A intervient là : pas pour combler un manque chez les femmes, mais pour corriger une perte de valeur réelle pour l’organisation. Concrètement, le programme structure le développement de trois leviers : confiance, prise de risque calculé et influence, cette capacité à peser sur les décisions sans détenir encore le titre. En 100 jours, les participantes accélèrent de manière mesurable leur progression vers les cercles de décision.
Quelle est, selon vous, la plus grande force des femmes en entreprise ?
Leur capacité à transformer une décision en mouvement collectif. Les femmes que j’accompagne ne manquent ni de compétence, ni d’ambition. Ce qu’elles n’ont pas toujours, c’est la conviction qu’elles ont le droit d’occuper l’espace et
les outils pour le faire stratégiquement. L’influence, ça s’apprend : créer des alliances, rendre ses idées irréfutables, s’imposer dans les débats qui comptent. C’est un levier essentiel que nous travaillons chez inspirAction et à travers L’effet A. Et quand ce levier s’active, les résultats sont visibles, pour elles, et pour leur organisation. Un véritable impact sur la performance et la transformation collective.
Vous travaillez aussi avec des dirigeants masculins. Pourquoi est-ce important ?
Je travaille avec des dirigeants qui souhaitent réellement transformer la culture de leur entreprise, et ce, pas dans le discours, mais dans les faits. Une telle transformation ne se décrète pas depuis les RH, elle se construit avec les dirigeants. J’accompagne donc les hommes qui comprennent qu’une organisation où la moitié des talents plafonne est une organisation qui sous-performe. Quand la conviction vient du sommet, les résultats suivent.
Quelle est votre ambition pour la suite ?
Voir plus de femmes choisir leur ambition, et plus d’entreprises mesurer la progression des femmes comme elles mesurent leur chiffre d’affaires. Car la mixité n’est pas un sujet « RH », mais un véritable levier de performance et de transformation collective. Et j’espère que dans dix ans, ce type d’entretien n’aura plus lieu d’être. Parce que la question sera réglée.
Interview Océane Kasonia
Plus d’informations sur www.inspiraction.swiss




Directrice People & Culture chez JTI Suisse, Bernadett Sümegi est responsable d’environ 400 collaborateurs à Dagmersellen (LU). Forte de plus de 15 ans d’expérience au sein de l’entreprise et d’une trajectoire internationale, elle a développé une stratégie RH qui place la santé mentale, l’inclusion et la confiance au cœur de la performance. Le leadership, selon elle, ne se résume pas à des politiques affichées au mur, mais aux actes posés au quotidien. JTI Suisse vient d’être reconnue Top Employer pour la quatorzième année consécutive, une distinction qui reflète avant tout des comportements concrets plutôt que des trophées.

Bernadett Sümegi
Directrice People & Culture, JTI Suisse
Bernadett Sümegi, votre rôle vous place au centre des transformations organisationnelles. Comment définissez-vous le leadership aujourd’hui ?
À quoi ressemble l’équipe suisse ?
Notre équipe représente 36 nationalités. Cette combinaison entre diversité et fidélité est très forte : elle assure de la continuité tout en apportant constamment de nouvelles perspectives. Nous formons également sept apprentis dans les métiers du commerce et de la logistique, car l’inclusion passe aussi par l’investissement dans la relève. Dans une organisation globale, la diversité enrichit la prise de décision, mais elle exige aussi un leadership inclusif : écouter, encourager les différentes voix et garantir un accès équitable aux opportunités.
métiers de la production et de l’ingénierie restent déséquilibrés. Proposer des stages ciblés pour les femmes dans les STEM, en partenariat avec notre première directrice d’usine femme en 55 ans d’histoire à Dagmersellen, est une manière concrète de casser les stéréotypes. Les rôles modèles visibles comptent énormément, et nous observons déjà une évolution des trajectoires de leadership.
JTI Suisse est de nouveau reconnu comme Top Employer. Comment accueillez-vous cette distinction ?


Le leadership a profondément évolué. Il ne s’agit plus d’autorité ou de hiérarchie, mais de responsabilité. Les leaders doivent créer des environnements dans lesquels chacun se sent légitime, respecté et capable de contribuer pleinement. Pour moi, diriger signifie être cohérent entre ce que l’on dit et ce que l’on fait. En particulier sur les sujets d’égalité, de diversité et d’inclusion, la crédibilité repose sur des décisions qui ont un impact concret sur la vie des collaborateurs. Cela demande de la clarté, de la constance et parfois le courage de remettre en question les normes établies, même lorsque cela crée de l’inconfort.
Vous affirmez souvent que la culture doit être centrée sur les collaborateurs pour être crédible. Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ?
Tout commence par la confiance. Nous fonctionnons en modèle hybride, avec deux jours au bureau et le reste en télétravail. Ce n’est pas une question de confort, mais de reconnaissance des réalités de vie et de responsabilisation des collaborateurs. Cela exige, côté leadership, d’accepter de lâcher le contrôle et de se concentrer sur les résultats.
Lorsque l’on passe d’une logique de présence à une logique de résultats, les organisations deviennent plus résilientes, plus attractives et plus humaines.
Vous parlez souvent de « culture vécue ». Que recouvre cette notion ?
La culture, c’est ce que les collaborateurs vivent au quotidien à travers les comportements de leadership, les décisions prises et les opportunités offertes. Près de 40 % de nos collaborateurs sont présents dans l’entreprise depuis plus de dix ans. Une telle fidélité ne s’obtient pas par des campagnes de communication, mais par des comportements cohérents, des opportunités équitables et une crédibilité managériale. La culture doit être tangible, ressentie dans la durée.
La santé mentale et le bien-être sont devenus centraux dans votre approche. Pourquoi maintenant ?
Parce qu’ignorer ces dimensions a un coût. La performance sans bien-être ne dure pas. Nous abordons ouvertement la santé mentale, formons nos managers à détecter les signaux d’alerte et encourageons les collaborateurs à s’exprimer tôt. Ce n’est pas un « nice to have », mais un impératif business si l’on veut des équipes engagées et résilientes.
La diversité, l’équité et l’inclusion sont également au cœur de votre stratégie. Comment passe-t-on de l’intention à l’impact ?
Par les partenariats et l’écoute. Nous collaborons étroitement avec des organisations comme Advance et Swiss Diversity, et nos collaborateurs participent à leurs programmes de formation et de mentoring, en tant que mentors et mentorés. Nous soutenons également des initiatives comme la Journée internationale des droits des femmes. Ces échanges permettent d’apprendre au-delà des frontières de l’entreprise et contribuent à un progrès sociétal plus large.
Un autre exemple fort est notre politique de congé parental : 20 semaines entièrement rémunérées pour chaque parent, indépendamment du genre ou de l’orientation sexuelle. Ce n’est pas seulement une politique RH, c’est une conviction : l’égalité doit être intégrée dans la structure même de l’organisation. Il s’agit aussi de supprimer des barrières structurelles qui touchent particulièrement les femmes.
Quelle importance accordez-vous au développement des talents, notamment féminins, dans des environnements techniques ?
C’est essentiel. Sur le marché global, nous avons un bon équilibre hommes-femmes, mais les
Ce sont des indicateurs utiles, mais ils ne doivent jamais devenir une zone de confort. Une reconnaissance n’a de valeur que si elle reflète une réalité vécue. Le succès du leadership se mesure moins à des labels qu’au sentiment des collaborateurs : sont-ils traités équitablement, stimulés professionnellement et soutenus humainement ?
Après 15 ans dans l’entreprise, qu’est-ce qui vous motive encore ?
Les personnes. Et la conviction que le leadership peut être un levier de changement positif. Les organisations reflètent les comportements qu’elles valorisent. Si nous voulons des entreprises plus justes et plus résilientes, les leaders doivent commencer par se remettre en question eux-mêmes. La culture n’est pas un slogan. C’est un choix quotidien.
Japan Tobacco International (JTI) est l’un des principaux groupes internationaux du secteur du tabac, présent dans plus de 130 pays. Parmi ses marques figurent Winston, Camel, American Spirit et Ploom. Basée à Genève, JTI emploie plus de 46 000 personnes à travers le monde. Le site de production et de commercialisation suisse, qui compte plus de 400 collaborateurs, est situé à Dagmersellen (LU) et a été désigné « Top Employer Suisse » pour la quatorzième fois consécutive.
Plus d’informtions sur www.jti.com
Le projet biennal 2025–2026 de la présidente de l’Union Suisse des Soroptimistes, Dr Jolanta Jozefowski, s’ouvre avec une campagne de sensibilisation haute en couleur rose ! Cette campagne promeut l’accès universel à la prévention du cancer du sein, car la prévention ne doit pas être un luxe.
C’est en Suisse que se concrétise cette initiative qui allie art, témoignages et santé publique : « Émotions en Rose », un projet biennal (2025–2026) de l’Union Suisse des Soroptimistes.
La sensibilisation au cœur des enjeux L’initiative combine événements culturels, moments d’information sur la santé et collectes de fonds afin de soutenir des campagnes de sensibilisation et des actions concrètes de prévention. Elle met également en lumière la force des femmes touchées par la maladie et l’importance du diagnostic précoce.
À travers ces actions, les organisatrices rappellent une donnée essentielle : chaque année en Suisse, des milliers de femmes reçoivent un diagnostic de cancer du sein, la néoplasie la plus fréquente chez les femmes. Détectée tôt, cette maladie offre de bien meilleures chances de guérison.
L’objectif du projet est double : sensibiliser largement à la prévention et garantir l’accès de toutes les femmes en Suisse aux programmes de dépistage du cancer du sein, indépendamment de leur canton de résidence.
„Sortir de la cage de la peur“
Nous connaissons tous quelqu‘un qui est touché par cette maladie. Une femme sur huit reçoit un diagnostic auquel elle ne s‘attendait pas : Cancer du sein !
Une advocacy qui porte ses fruits Entre le lancement du projet et aujourd’hui, le travail de sensibilisation et de plaidoyer des Soroptimistes suisses a déjà produit des résultats concrets.
La banquette rose est l‘un des nombreux signaux que nous voulons envoyer. La prévention et l‘éducation sont importantes. C‘est pourquoi l‘Union Suisse du Soroptimist International consacrera deux années à ce thème.
Les Soroptimistes ont mené un important lobbying lors des votations cantonales dans les cantons de Zoug et de Schwyz, qui ont accepté l’introduction du dépistage mammographique avec une large majorité d’environ deux tiers de votes favorables.
Le canton de Schaffhouse a également confirmé l’accès des femmes à la mammographie préventive organisée, tandis que les cantons de Bâle-Ville et Bâle-Campagne ont, eux aussi, renforcé ou validé l’accès aux programmes de dépistage.
Par ailleurs, dans plusieurs communes, des bancs roses sont apparus en lien avec le projet « Émotions en Rose », devenant des symboles visibles de la sensibilisation. Dernier exemple en date : le canton de Schwyz a inauguré un banc rose il y a quelques semaines.
Prôner un dépistage généralisé dans tous les cantons
En Suisse, le système de dépistage mammographique relève de la compétence cantonale : il n’existe pas
de programme fédéral unique, mais chaque canton décide de la mise en place et des modalités d’un programme de dépistage organisé, généralement destiné aux femmes âgées de 50 à 70 ans, avec prise en charge des coûts sans franchise.
Aujourd’hui, la majorité des cantons disposent d’un programme structuré, mais certains restent encore en retrait.
Un appel aux cantons centraux et à Zurich
Le projet lance aujourd’hui un appel clair aux cantons centraux de la Suisse : Obwald, Nidwald, Uri, Lucerne, ainsi qu’au canton de Zurich, où aucun programme de dépistage mammographique gratuit et organisé n’est encore pleinement en place pour les femmes de 50 à 70 ans.
Ces cantons sont invités à rejoindre la majorité des régions suisses qui ont déjà fait le choix de prioriser la santé des femmes, la prévention et la réduction des coûts de santé à long terme grâce au diagnostic précoce.
Un droit pour toutes les femmes
Pour la présidente du SI Union Suisse, Dr Jolanta Jozefowski, cette fragmentation reste un obstacle à l’équité en matière de santé : « Chaque femme devrait pouvoir bénéficier d’un dépistage régulier et gratuit, quel que soit son lieu de résidence. »
Le projet « Émotions en Rose » se veut ainsi à la fois une plateforme de réflexion, de soutien et un levier d’action politique en faveur d’une plus grande uniformité des programmes de prévention sur tout le territoire suisse.
Dans un pays où la santé publique est largement décentralisée, il agit comme un pont entre sensibilisation sociale et politique sanitaire, avec un objectif clair : faire de la prévention du cancer du sein un droit réel pour toutes. Parce que la prévention ne doit pas être un luxe.
Plus d’informations sur swiss-soroptimist.ch


Fondatrice de NID’S Properties, Natacha Da Silva a construit une pratique à rebours des modèles dominants : experte en estimations immobilières, titulaire d’un brevet fédéral et courtière depuis vingt ans, elle allie exigence, discrétion et accompagnement sur mesure. Pour elle, le leadership ne se résume pas à la performance économique, il s’ancre dans la cohérence personnelle, la transmission et la capacité d’agir avec conviction. Qu’il s’agisse d’une installation en Suisse ou d’une étape de vie sensible, elle privilégie toujours la justesse de la décision à la rapidité de la transaction.

Natacha Da Silva
Fondatrice de NID’S Properties
Courtière et experte en estimations immobilières
Natacha, votre parcours avant l’immobilier a traversé plusieurs univers très différents. Qu’est-ce que ces expériences ont construit en vous ?
Tout s’est construit, en réalité. Chaque étape m’a apporté une compétence qui structure aujourd’hui ma pratique : la précision technique, la lecture du risque, l’attention au détail, la capacité à percevoir ce qui n’est pas dit. Ce n’était pas un parcours en ligne droite, mais avec le recul, il construisait exactement ce dont j’avais besoin. Lorsque j’ai commencé le courtage, tout a immédiatement fait sens : j’étais enfin à la croisée de l’humain, de la stratégie et de l’analyse.
Vous parlez souvent de transmission et d’inspiration dans votre façon d’exercer. Qu’est-ce que ce mot représente pour vous ?
L’inspiration, je croyais longtemps qu’elle allait dans un seul sens. En réalité, elle circule : nous sommes toujours inspirés par quelqu’un et nous inspirons à notre tour. Une mère, une enseignante, une entrepreneure, parfois même une inconnue croisée par hasard.
J’espère avoir pu, à mon tour, transmettre quelque chose à celles qui ont croisé mon chemin. L’essentiel, c’est peut-être de ne pas garder pour soi ce qu’on a reçu.
On entend souvent qu’il faut choisir entre exigence professionnelle et humanité. Quelle est votre position ? Je refuse ce faux choix. Dans ce métier, on a souvent l’illusion que tout tourne autour de l’avoir : les prix, les commissions, les volumes. Mais si l’être n’est pas là (la posture juste, l’écoute réelle, l’engagement sincère), rien de durable ne se construit. Un expert compétent qui ne comprend pas ce que vit son client peut donner techniquement le bon conseil et humainement le mauvais. Ce qui m’anime profondément, c’est de tenir ces deux exigences ensemble. On peut, et on doit, exercer ce métier avec autant d’excellence que de sensibilité.
Vos clients vivent souvent des transitions importantes. De quoi ont-ils réellement besoin ?
D’être vraiment écoutés, d’abord. Et d’un repère stable dans une période où tout bouge en même temps. Une famille qui arrive de l’étranger doit non seulement trouver un logement mais s’orienter dans un environnement nouveau, parfois dans une langue qui n’est pas la sienne. Une personne qui traverse une séparation ou une succession porte des décisions lourdes dans un moment déjà difficile. Dans les deux cas, ce qui fait la différence, c’est de se sentir considéré, pas comme un dossier parmi d’autres, mais comme une personne dont la situation
mérite une attention entière. C’est ce que permet une structure agile : la disponibilité réelle, la réactivité, la continuité du lien.
Qu’est-ce qui vous nourrit et vous inspire au quotidien ?
Ce qui me nourrit ? Beaucoup de petites choses : une conversation qui prend une tournure inattendue, la liberté d’exercer comme je l’entends, au rythme des personnes qui me font confiance. L’inspiration, pour moi, ce n’est pas la taille de ce qu’on construit. C’est la qualité de ce qu’on laisse. Et il y a ces instants discrets qui rappellent qu’un sourire adressé à un inconnu ou un geste désintéressé peut changer la journée de quelqu’un. Chacun mène un combat dont l’autre ignore l’existence. C’est ce regard sur les autres qui guide tout le reste.
Accompagnement sur mesure
Estimations, ventes, recherche immobilière, accompagnement à l’achat, acquisitions sur plan, nouvelles arrivées en Suisse, successions, divorces, acquisitions haut de gamme.


Clients,
Sandra Fernandez-Comptabilité
Les femmes du comité exécutif et pilotes* de projets, de gauche à droite :
Clients, Carla Rodrigues-Gérance & Copropriétés, Gérance, Sabrina
Cátia Fonseca*-Comptabilité
LClients Copropriétés, Karine Tizzani
NathanJuridique & Contentieux, Natalia Mukenge-ReyComptabilité
Humaines, Alexandra Mazuay*-Marketing & Communication.
Généraux, Cindy Scherrer*-Ressources
Russo*-Projets Transversaux & Services
« La mixité n’est plus idéologique,
Au sein de Gerofinance Régie du Rhône, la féminisation de l’entreprise redessine en profondeur les équilibres internes. Les femmes ne se contentent plus d’accompagner le mouvement, elles en sont devenues le moteur. Présentes en première ligne dans le pilotage des projets et à la tête de nombreux comités, elles participent à développer les orientations stratégiques et opérationnelles de la régie. Leur engagement et leur manière de travailler plus collaborative transforme progressivement le fonctionnement de l’ensemble des équipes. Immersion…
ongtemps envisagée comme un objectif à atteindre, la mixité s’impose aujourd’hui comme une condition indispensable de performance et de résilience au sein des entreprises. Pourtant, le passage du discours aux actes est à ses balbutiements. Les conclusions du Global Gender Gap Report 2025, publié par le World Economic Forum, confirment que dans le monde du travail, seules 30 % des femmes accèdent à des postes de direction. Mais au-delà de la direction c’est le monde qui se transforme, avec des femmes qui s’affirment et adoptent une approche plus opportuniste.
Actrices du changement
Si le secteur a longtemps été dominé par les hommes, l’immobilier évolue aujourd’hui vers davantage d’ouverture et de diversité. Chez Gerofinance-Régie du Rhône, cette

La confiance et l’autonomie permettent à chacune d’évoluer dans un environnement qui encourage les opportunités d’évolution
– Cindy Scherrer, Responsable des ressources humaines
entre les différents services et contribuent à rendre le travail plus fluide et plus efficace ».
Au quotidien, cela se traduit très concrètement par la capacité des femmes à conjuguer organisation, sens des priorités et prise de décision rapide. À ces compétences s’ajoutent des qualités relationnelles fortes, comme l’écoute, la médiation et le sens du dialogue, indispensables à la qualité des échanges, tant en interne qu’avec les clients.
transformation est déjà une réalité bien ancrée. Les femmes y sont présentes dans tous les domaines de l’organisation, y compris dans des fonctions autrefois considérées comme plus masculines, comme les postes de gérant(e) ou de gestionnaire technique. Cette évolution reflète une reconnaissance croissante de leurs compétences. Ici, la confiance et l’autonomie font partie du quotidien et permettent à chacune de progresser dans un environnement qui encourage les responsabilités et les opportunités d’évolution.
La responsable des ressources humaines, Cindy Scherrer, abonde dans ce sens : « Les femmes au sein de notre entreprise occupent une place essentielle. La mixité n’est donc plus idéologique pour nous, mais bien un levier stratégique. Chevilles ouvrières de notre organisation, elles pilotent des projets transversaux, assurent la coordination
Aujourd’hui, les parcours des femmes au sein de Gerofinance Régie du Rhône illustrent clairement l’évolution sociétale. Grâce à un cadre fondé sur la confiance et l’autonomie, elles évoluent, prennent des responsabilités et s’imposent par leurs compétences. Elles sont ainsi devenues un moteur essentiel de performance et un atout clé pour l’avenir de la régie.
Plus d’informations sur www.gerofinance.ch

Dans l’immobilier, certains dossiers réclament bien plus qu’une expertise technique. Avec SUMMIT DEVELOPMENT SA, l’architecte-urbaniste genevoise Anne-Marie Loeillet met au service de projets complexes une méthode forgée sur des opérations de grande ampleur, avec une promesse simple : faire gagner du temps, sécuriser les décisions et traiter les sujets sensibles avec efficacité et discrétion

Anne-Marie Loeillet Architecte DPLG - REG A - SIA - MPQ Fondatrice CEO,
SUMMIT
DEVELOPMENT SA
Sa société SUMMIT DEVELOPMENT SA ne cherche pas à séduire par le vacarme. Elle se positionne sur un segment qui réclame exactement l’inverse : de la discrétion et une compréhension fine des actifs patrimoniaux. Créée avec des partenaires et des investisseurs, SUMMIT DEVELOPMENT SA intervient sur des dossiers où le pilotage compte autant que la vision. Son ambition est d’intervenir là où la complexité appelle une méthode, une expérience et une capacité à faire travailler ensemble des acteurs qui n’ont pas toujours les mêmes priorités. C’est précisément sur ce terrain qu’Anne-Marie Loeillet a construit sa réputation, en s’imposant par l’excellence et la constance de son travail. « J’ai bâti ma carrière en gagnant des concours d’architecture internationaux grâce à l’innovation et à l’engagement, ce qui m’a permis de me distinguer durablement ». Architecte DPLG - REG A - SIA - MPQ, distinguée à plusieurs reprises pour la qualité de ses réalisations, elle a exercé des fonctions à responsabilité en Allemagne, en France et en Suisse, tant dans dans le secteur privé que public, chez Arcelor Mittal, Nestlé SA, ainsi qu’à la Direction des Bâtiments et à l’Office du logement du Canton de Genève. Elle a ensuite dirigé pendant près de dix ans le pilotage du Quartier de l’Étang à Vernier, en tant que CEO de PCM Opérateur Urbain SA. Le Quartier de l’Étang, le plus vaste projet de reconversion d’un site industriel privé en Suisse, s’est distingué par une exécution d’une rapidité exceptionnelle : à peine deux ans et demi entre la modification de zone et l’entrée en force des autorisations de construire, sans aucun recours, avec une densification record pour le canton de Genève. Au-delà de la performance, il incarne une démonstration concrète de l’efficacité d’un pilotage rigoureux, capable d’aligner durablement intérêts publics et privés grâce à une gouvernance urbaine partagée. Cette expérience constitue aujourd’hui le socle de SUMMIT DEVELOPMENT SA.
« Je fais avancer les dossiers en m’appuyant sur des équipes d’experts fidèles et hautement qualifiés, mobilisés non par simple réseau, mais par une crédibilité professionnelle construite sur une éthique constante. » En véritable chef d’orchestre, Anne-Marie Loeillet se distingue par son talent à sélectionner, pour chaque dossier, les mandataires les plus pertinents capables de travailler en équipe et faire progresser efficacement les projets.
Une méthode conçue pour accélérer les projets
Là où les opérations immobilières s’enlisent souvent pendant des années, dès la phase des études de faisabilité, l’enjeu central est de réduire les délais. Anne-Marie Loeillet le rappelle : les grands projets demandent fréquemment quinze à vingt ans avant d’aboutir. L’objectif est clair : raccourcir le temps long chaque fois que possible, sans jamais compromettre la qualité du travail ni la solidité des décisions. « Ma méthode permet de gagner un temps précieux, et donc de l’argent, à ceux qui me font confiance », résume-t-elle. Affinée au fil des projets, elle repose sur une exigence de qualité, une détection précoce des points de blocage et une conduite rigoureuse de la concertation. Au Quartier de l’Étang, Anne-Marie Loeillet a su réunir acteurs publics et privés aux intérêts parfois divergents, dans un cadre de gouvernance partagée. C’est cette mécanique qu’elle déploie aujourd’hui à d’autres échelles, sur des opérations de transformation urbaine, de reconversion de sites ou de valorisation d’actifs patrimoniaux. En s’appuyant sur des choix structurants posés dès les premières phases du projet, Anne-Marie Loeillet défend une approche intégrée dès les premières esquisses. Elle place également les parties prenantes au cœur du processus, en impliquant riverains et associations de quartier dès le départ, convaincue qu’un projet avance mieux lorsqu’il fédère, plutôt que lorsqu’il subit des blocages.
Faire avancer les dossiers avec efficacité, dans un cadre strictement confidentiel
La discrétion est un marqueur central de SUMMIT DEVELOPMENT SA : la société intervient sur des opérations où la confidentialité conditionne directement la réussite, qu’il s’agisse de ventes ou d’acquisitions menées hors exposition. Ce positionnement lui ouvre un large champ
d’action, qu’il s’agisse d’investisseurs, de développeurs, de promoteurs, de family offices, de détenteurs de patrimoine ou encore d’opérations sensibles de reconversion industrielle ou de transformation urbaine. Cette capacité à gérer des situations variées avec une même exigence de confidentialité s’inscrit dans la continuité de son parcours.
Anne-Marie Loeillet a développé au fil des années une lecture fine des projets : de leur potentiel à leurs fragilités, y compris dans leurs dimensions non visibles. C’est ce regard qui positionne SUMMIT DEVELOPMENT SA à la croisée du conseil stratégique et du pilotage opérationnel, avec une approche sur mesure adaptée à des clients exigeant des réponses précisément calibrées à leurs enjeux. La collaboration avec les artistes et le soutien aux jeunes talents occupent également une place constante dans ses projets. AnneMarie Loeillet siège par ailleurs au conseil de fondation de la Fondation WRP, un engagement qui prolonge cette attention portée à la création et à l’émergence de nouveaux talents. C’est avec cet ensemble que SUMMIT DEVELOPMENT SA affirme sa singularité. Dans un secteur prompt aux promesses, la société revendique une ligne sobre fondée sur l’endurance, la méthode, le réseau d’experts et une culture exigeante de la confidentialité.
Anne-Marie Loeillet pose ainsi les bases d’une offre claire, pensée pour des clients avertis et conscients que dans l’immobilier, le temps perdu se traduit directement en coûts.
Texte Marc-Antoine Guet
Plus d’informations sur +41 22 346 53 53
info@summitdevelopmentsa.ch www.summitdevelopment.ch www.summitdevelopmentsa.ch
linkedin.com/in/anne-marie-loeillet/ linkedin.com/company/summit-development-sa/

Depuis plus de quarante ans, Babette Keller Liechti évolue dans un univers où l’exigence est absolue. Fondatrice de Keller Trading SA, elle développe des microfibres pour les plus grandes maisons horlogères et joaillières. Dans cet environnement où chaque détail compte, elle forge une conviction l’excellence n’est pas un objectif, mais un standard. Aujourd’hui, elle porte une ambition claire. Transformer un geste quotidien en standard mondial.
Votre parcours débute dans l’horlogerie. Qu’est-ce qui vous a mise sur cette voie ?
Tout est parti d’une observation très simple. En confectionnant des étuis en coton, j’ai constaté que la fibre laissait des traces, générait de la poussière et altérait ce qu’elle était censée protéger. Dans un univers de précision, ce n’était pas acceptable. C’est ainsi qu’est née ma quête, ma mission ; développer un textile capable de respecter les métaux précieux… et le geste.
Qu’est-ce qui fait aujourd’hui la singularité de votre savoir-faire ?
Nous ne faisons pas simplement de la microfibre. Nous la développons, nous la maîtrisons, nous la testons. Nos textiles captent les impuretés sans les re déposer, tout en préservant les surfaces des micro-rayures. Chez nous, la qualité n’est pas un argument. C’est une responsabilité !
Votre entreprise représente quel ordre de grandeur aujourd’hui ?
Nous comptons plus de 4000 clients dans l’horlogerie, une vingtaine de collaborateurs et un chiffre d’affaires supérieur à plusieurs millions de francs suisses. Mais au-delà des chiffres, notre vraie force reste notre expertise sur les microfibres techniques et l’écoute des besoins de notre prestigieuse clientèle.
Comment êtes-vous passée de l’horlogerie à un produit grand public ?
Je ne suis pas passée d’un monde à un autre. J’ai simplement donné plus de sens à ce que je faisais déjà. Pendant des années, j’ai appris à développer des matières capables de respecter les objets les plus précieux. Puis, à un moment de ma vie, une évidence s’est imposée naturellement à moi. Le plus précieux, c’est nous. La maladie m’a obligée à ralentir, à ressentir, à revenir à l’essentiel. Elle m’a surtout reconnectée à quelque chose de très simple. Ma mission, c’est de prendre soin… et de faire du bien aux autres. Alors j’ai naturellement appliqué cette exigence à mes yeux et à ma peau. Je n’ai pas voulu créer un produit de plus. J’ai surtout voulu créer une réponse à un besoin. Un geste simple, juste et universel.

Mon objectif est simple : toucher 1 % de la population mondiale. Pas avec un produit. Avec un geste.
– Babette Keller Liechti, Fondatrice Babette Switzerland
Pour le gant Babette Switzerland, votre réponse tient en une phrase ? Un gant. De l’eau. C’est tout.
Un geste simple pour nettoyer, démaquiller et prendre soin de la peau… et de la planète.
Vous portez un objectif très ambitieux : toucher 1% de la population mondiale Oui. Par année, cela représente environ 80 millions de personnes. Si chacune adopte ce geste avec un seul gant Babette Switzerland, cela signifie : 240 milliards de cotons jetables évités, 80 millions de sacs poubelles de 30 litres en moins : soit près de 2,4 milliards de litres de déchets, l’équivalent d’environ 1000 piscines
olympiques. Et cela sans même compter l’énergie nécessaire à la production du coton, les pesticides et intrants agricoles utilisés en amont ou encore la collecte et le traitement des déchets en aval. Ce n’est pas un objectif marketing. C’est un objectif d’impact, concret et mesurable.
Votre approche séduit aujourd’hui des maisons prestigieuses
Oui, notamment la maison Dior, qui a intégré nos gants dans ses rituels de soin en spa à l’international. Mais ce qui est intéressant, c’est que la même exigence s’applique partout : du luxe à l’usage quotidien.
Votre modèle de croissance ?
Un modèle hybride : – B2B luxe, pour la crédibilité et la stabilité – D2C, pour la diffusion mondiale L’enjeu est de créer un standard d’usage, pas simplement un produit.
Qu’est-ce qui pourrait freiner cette adoption ?
L’habitude. Changer un geste du quotidien demande du temps. Mais une fois adopté, il devient un geste évident.
Votre vision pour l’avenir ?
Simplifier, en restant fidèle à nos valeurs fondamentales. Créer des solutions efficaces, durables et accessibles à tous. Pour moi, le futur ne sera pas plus complexe. Il sera plus juste.
Et parfois… il suffit d’un seul geste pour tout changer.
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Juriste de formation, expatriée pendant sept ans avant de revenir en Suisse, Roberta Genini est la fondatrice et CEO de AGOODDAY relocation & real estate Sàrl. Elle revient sur un parcours atypique et sur la vision holistique qui guide aujourd’hui le développement de son entreprise.

Roberta Genini
Fondatrice et CEO de AGOODDAY
Roberta Genini, vous êtes juriste de formation. En quoi ce socle a-t-il compté dans la suite de votre parcours ? J’ai effectivement une formation en droit. J’ai obtenu une licence à l’Université de Fribourg, puis j’ai commencé ma carrière à Zurich, chez Swiss Life, en tant que juriste d’entreprise. Par la suite, lorsque mon mari a été muté en Suisse romande, nous nous sommes installés sur la Côte et j’ai travaillé à Lausanne encore deux ans pour une filiale de Swiss Life, toujours comme juriste d’entreprise. J’ai ensuite poursuivi avec un master en business law avant de rejoindre Chopard, où j’ai travaillé pendant cinq ans sur des questions de contrats de distribution, de sponsoring ou encore de lutte contre la contrefaçon. Cette formation m’a donné une méthode, de la rigueur et des réflexes qui me servent encore aujourd’hui.
Vous avez ensuite vécu plusieurs expatriations. En quoi ces années à l’étranger ont-elles transformé votre regard sur la mobilité internationale et sur ce que vivent concrètement les familles qui s’installent dans un nouveau pays ?
Avec mon mari et mes filles, nous avons en effet vécu à Oslo, Bangkok puis Sydney. Cela représente sept années d’expatriation, dans trois pays très différents. Cette période fut très forte sur le plan personnel et familial. Cela m’a beaucoup appris sur l’ouverture aux autres, sur la capacité d’adaptation et sur l’importance de l’accompagnement dans ces moments de transition. L’un des grands défis a été de s’adapter à de nouvelles cultures avec de jeunes enfants. À chaque fois, il faut recommencer de zéro, s’habituer à une nouvelle école, à de nouveaux amis, à de nouveaux repères, à un nouveau cadre de vie, à une autre manière de vivre. Mais je n’ai jamais regretté cette décision.
À votre retour en Suisse, vous avez choisi d’ouvrir un nouveau chapitre professionnel en créant votre propre structure. Qu’est-ce qui vous a donné l’élan de vous lancer dans l’entrepreneuriat ?
Le retour n’a pas été simple. Malgré mon parcours, il fut difficile de retrouver un poste correspondant à mon expérience. Ces années de pause ont lourdement pesé dans mon parcours. J’ai alors commencé à aider, très concrètement, des familles expatriées rencontrées à l’école
internationale de mes filles, notamment sur des questions de bail ou d’installation. Sachant que j’étais juriste et que je connaissais bien le contexte suisse, les familles venaient me demander conseil. Très vite, j’ai vu qu’il existait un vrai besoin. C’est ainsi qu’est née AGOODDAY, d’abord sous la forme d’une entreprise individuelle en 2017, avant de devenir une Sàrl en 2020.
L’immobilier s’est ajouté progressivement à cette activité de relocation. Pourquoi cela s’est-il imposé ?
Parce que les besoins des clients ne s’arrêtent pas à l’installation. Certaines familles arrivent en Suisse et cherchent un bien à acheter. D’autres repartent et ont besoin d’être accompagnées pour louer, gérer ou vendre leur maison. L’immobilier s’est donc imposé naturellement. J’ai choisi de me former sérieusement, jusqu’au brevet fédéral en courtage immobilier, afin de pouvoir conseiller mes clients avec précision et dans un cadre très clair. Pour moi, la formation est fondamentale dans un parcours professionnel. Ce n’est pas parce qu’on a déjà un diplôme qu’on ne peut pas apprendre un nouveau métier.

En fondant AGOODDAY, quelle vision de l’accompagnement vouliez-vous proposer que vous ne retrouviez pas ailleurs ?
J’ai toujours eu le souhait de proposer un accompagnement holistique. Il y a bien sûr la relocation, pour les personnes qui arrivent en Suisse ou qui la quittent, mais aussi tout le volet immobilier : estimation, achat, vente, mise en location, suivi d’un bien, accompagnement dans certaines démarches ou certains travaux. Mon approche à 360 degrés est très personnalisée, avec l’idée d’apporter une réponse sur mesure, adaptée à chaque situation, principalement entre Lausanne et Genève.
Avec le recul, quel fil conducteur voyez-vous entre la juriste de vos débuts, votre parcours international et la cheffe d’entreprise que vous êtes aujourd’hui ?
Dans l’immobilier, il y a toujours une dimension contractuelle dans ce que je fais. Il faut lire, comprendre et sécuriser les contrats, anticiper les situations de sortie, gérer les litiges éventuels. Mon regard de juriste est toujours là. Cette double compétence peut aussi rassurer les clients. Même si je n’exerce plus comme juriste d’entreprise, cette formation m’a donné des réflexes très solides. Elle m’aide notamment à trouver des solutions amiables dans des situations tendues sans devoir aller jusqu’au tribunal ou à l’autorité de conciliation. Avec de bons conseils en amont, on peut souvent désamorcer un conflit.
Quel message souhaitez-vous faire passer à travers votre parcours ?
D’abord, l’importance de continuer à se former tout au long de sa vie professionnelle. Ensuite, l’idée qu’il est possible de changer de voie. J’ai commencé comme juriste d’entreprise, puis je me suis dirigée vers la relocation et l’immobilier. Cela demande de croire en soi, d’oser sortir de sa zone de confort et d’accepter de recommencer dans un domaine que l’on ne maîtrise pas encore totalement. On peut construire un parcours solide, même dans un univers nouveau, à condition d’y aller avec méthode et conviction. Cette légitimité se construit par le travail, la formation et l’honnêteté. Les qualités humaines comptent énormément dans ce métier. C’est essentiel.
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