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Architecture & Construction U N S U P P LÉM EN T T H ÉM AT I Q U E D E S M A R T M ED I A
Septembre ’26
Julien Dubois
Fondateur de Julien Dubois Architectes SA, il partage sa vision où l’espace et la couleur s’unissent pour concevoir des architectures durables, entièrement dédiées à l’humain.
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Éditorial
focus.swiss
Hans Wicki & Cristina Schaffner
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Construire l’avenir de la Suisse
e secteur suisse de la construction est à l’aube d’importantes évolutions. Il ne se contente pas de créer des espaces de vie et de travail, mais façonne également les infrastructures nécessaires à la mobilité, à l’énergie et à la qualité de vie. Parallèlement, il est au cœur de défis sociétaux majeurs : densification, résilience face aux phénomènes météorologiques extrêmes, efficacité énergétique ou encore forte demande en main-d’œuvre qualifiée. Parler de l’avenir de la Suisse, c’est donc toujours parler de l’avenir du secteur de la construction.
rentables et répondre à des exigences croissantes en matière de durabilité climatique. L’accent est mis sur l’ensemble du cycle de vie d’un ouvrage, de la planification à la réutilisation des matériaux, en passant par l’exploitation.
Avec environ 500 000 employés et une valeur ajoutée annuelle de plus de 65 milliards de francs, le secteur de la construction compte parmi les branches économiques les plus importantes du pays. Son importance va toutefois bien au-delà.
des procédures efficaces et des processus d’autorisation fiables. Le développement vers l’intérieur et la construction de logements ne pourront répondre aux besoins de la population que si les projets sont évalués dans des délais raisonnables. Les outils numériques peuvent contribuer à simplifier les processus et à mettre en œuvre les projets plus rapidement et avec davantage de transparence. La numérisation transforme la collaboration tout au long du cycle de vie d’un ouvrage. Pour que des outils tels que le BIM puissent déployer tout leur potentiel, les informations doivent être structurées et partagées à toutes les phases du projet.
Une meilleure collaboration, des procédures plus efficaces Cette évolution est particulièrement visible dans le développement vers l’intérieur. La Suisse s’agrandit, mais l’espace disponible reste limité. La densification urbaine devient donc un enjeu central. L’objectif est de créer des logements tout en développant des quartiers où il fait bon vivre. Le défi ne réside pas seulement dans la planification, mais aussi dans
La durabilité est un autre facteur clé. Le secteur de la construction investit depuis des années dans de nouveaux matériaux, des solutions écoénergétiques et des méthodes de construction circulaires. Aujourd’hui, les bâtiments doivent être fonctionnels,
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Évolution de la formation initiale et continue Les mutations technologiques s’accompagnent d’une évolution des exigences posées aux acteurs du secteur. Le secteur suisse de la construction forme environ un cinquième de l’ensemble des apprentis et offre des parcours professionnels variés. Les compétences à la croisée de la technique, de la durabilité et de la numérisation sont de plus en plus recherchées. Le secteur investit donc massivement dans la formation initiale et continue afin de former les professionnels de demain. Le secteur suisse de la construction allie tradition et innovation, savoir-faire artisanal et technologies numériques. Véritable moteur des infrastructures, de l’énergie et de l’habitat, il continuera à jouer un rôle déterminant dans la manière dont la Suisse vit, travaille et se développe. Texte Hans Wicki, conseiller aux États et président de Constructionsuisse & Cristina Schaffner, directrice de Constructionsuisse
Contenu. 02
Construire l’avenir
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de la Suisse Interview:
Julien Dubois Focus Architecture & Construction. Chef de projet Ozan Yalcin CCO Carl-Henrik Hagelberg Rédactrice en chef Romandie Marie Geyer Graphiste Marie Geyer Journalistes Océane Kasonia, Léa Stocky, SMA Image de couverture màd Canal de distribution PME Impression Walstead
Smart Media Agency SA. Gerbergasse 5, 8001 Zürich, Suisse Tél +41 44 258 86 00 info@smartmediaagency.ch redactionFR@smartmediaagency.ch focus.swiss
Bonne lecture ! Ozan Yalcin Team Leader
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#focusarchitecture&construction
ManpowerGroup • Brandreport 3
Construction : les talents sont devenus un enjeu de compétitivité
Pénurie de main-d’œuvre qualifiée, fluctuations d’activité, exigences croissantes en matière de sécurité et de performance : les entreprises de la construction doivent aujourd’hui relever des défis RH devenus stratégiques. Comment attirer les bonnes compétences, renforcer les équipes au bon moment et préparer l’avenir ? Jean-Rémy Pella, dirigeant de R. Pella SA, et Emmanuel Geng, Responsable d’Agence secteur Construction pour le canton de Vaud chez Manpower, partagent leur expérience et les solutions qui permettent aux entreprises du secteur de rester compétitives.
Emmanuel Geng Responsable d’Agence secteur Construction pour le canton de Vaud, Manpower
Jean-Rémy Pella Dirigeant de R. Pella SA
Le secteur de la construction est souvent présenté comme étant sous tension. Quelle est la réalité aujourd’hui ? Emmanuel Geng : Aujourd’hui, certaines entreprises peuvent perdre plusieurs semaines sur un chantier faute de disposer rapidement des bonnes compétences. Dans un contexte où les délais se raccourcissent et où les marges sont sous pression, chaque poste non pourvu a un impact direct sur la performance du projet. La demande de profils qualifiés et rapidement opérationnels est soutenue alors que certains métiers peinent à attirer de nouveaux talents. Notre rôle ne consiste pas uniquement à trouver un candidat. Nous comprenons les contraintes opérationnelles d’un chantier (délais, sécurité, certifications, productivité, saisonnalité et exigences de la CCT) et les besoins de chaque entreprise partenaire. Cela nous permet de sélectionner des profils efficaces dès leur arrivée sur le terrain. Jean-Rémy Pella : Sur le terrain, nous le constatons tous les jours. Les carnets de commandes sont là, mais la difficulté consiste à disposer des bonnes compétences au bon moment. Aujourd’hui, le recrutement fait partie intégrante de la stratégie de l’entreprise. Sans les bonnes équipes, il devient difficile de tenir les délais et de maintenir le niveau de qualité attendu par nos clients.
Comment faire face aux pics d’activité qui rythment les chantiers ? Jean-Rémy Pella : Notre activité est très fluctuante. Nous intervenons sur plusieurs centaines de chantiers chaque année, avec des besoins qui peuvent évoluer très rapidement. Certains projets démarrent plus tôt ou plus tard que prévu, d’autres nécessitent soudain davantage de ressources. Nous avons besoin d’un partenaire capable de comprendre notre métier, d’anticiper nos besoins et de nous proposer rapidement les bonnes compétences. Cette proximité fait toute la différence lorsque nous devons renforcer nos équipes dans un délai très court. Notre collaboration avec Manpower nous permet de sécuriser nos effectifs lors des phases de forte activité tout en conservant une équipe permanente solide. Il ne s’agit pas simplement de remplacer une absence : le travail temporaire est un véritable outil de gestion qui nous aide à maintenir nos engagements envers nos clients, même en cas d’inattendus ou lorsque plusieurs projets démarrent simultanément. Emmanuel Geng : C’est précisément notre rôle de partenaire. Nous travaillons au quotidien avec des dizaines d’entreprises de la construction partout en Suisse romande et mobilisons quotidiennement des professionnels spécialisés sur des chantiers de toutes tailles. Grâce à cette présence sur le terrain et à notre connaissance des métiers de la construction, nous sommes capables d’anticiper les besoins de nos clients et de réagir rapidement lorsqu’un chantier nécessite un renfort. Nous entretenons en permanence un vivier de professionnels qualifiés, prêts à intervenir sur des projets de toutes tailles. Dans un secteur où les délais sont souvent serrés, cette réactivité permet à nos clients de limiter les retards, sécuriser leurs plannings et préserver leur productivité. Comment intégrer rapidement un nouveau collaborateur sans faire de compromis sur la sécurité ? Jean-Rémy Pella : Dans notre métier, la sécurité ne se négocie pas. Chaque nouveau collaborateur bénéficie d’un accompagnement dès son
arrivée. Nous prenons le temps de lui présenter nos méthodes de travail, nos exigences et les règles propres à chaque chantier. Une intégration réussie est essentielle, autant pour la qualité que pour la sécurité. Emmanuel Geng : De notre côté, nous préparons chaque mission en amont afin de faciliter l’intégration des collaborateurs sur le chantier. Nous vérifions les documents obligatoires, validons les compétences et les références, et nous assurons que les candidats disposent des équipements nécessaires et savent les utiliser correctement. L’objectif est simple : permettre à nos entreprises partenaires d’accueillir des professionnels prêts à être opérationnels dès leur premier jour sur le terrain. Qu’est-ce qui fait aujourd’hui la différence pour attirer et fidéliser les collaborateurs ? Jean-Rémy Pella : Le salaire reste important, mais il ne suffit plus. Les collaborateurs recherchent aussi une bonne ambiance de travail, un management proche du terrain, des perspectives d’évolution et de la reconnaissance. En tant qu’entreprise familiale avec plus de 100 ans d’existence (1922), nous attachons beaucoup d’importance à ces valeurs. Nous avons la chance de compter plusieurs collaborateurs qui sont avec nous depuis de nombreuses années. Cette fidélité ne s’obtient pas par hasard : elle se construit au quotidien. Emmanuel Geng : Les attentes des candidats ont changé. Ils souhaitent rejoindre des entreprises où ils pourront évoluer, apprendre et trouver du sens dans leur travail. Lorsqu’une entreprise prend soin de ses collaborateurs, cela se ressent très vite sur son attractivité. Les métiers de la construction souffrent-ils encore d’une image dépassée ? Jean-Rémy Pella : Malheureusement oui, alors que la réalité est toute autre. Pendant longtemps, on a considéré ces métiers comme difficiles ou peu valorisants. Pourtant, ils ont énormément évolué. Les outils sont
plus performants, les méthodes de travail aussi, et les possibilités d’évolution sont nombreuses. Il faut montrer aux jeunes que la construction offre de vraies carrières. Nous participons à bâtir des écoles, des hôpitaux, des logements… Ce sont des métiers concrets, utiles et passionnants. Emmanuel Geng : Nous rencontrons régulièrement des candidats qui découvrent le secteur grâce à une première mission temporaire. Certains n’avaient jamais envisagé une carrière dans la construction et y trouvent finalement leur voie. C’est aussi notre rôle de faire connaître ces opportunités. Comment voyez-vous évoluer le secteur dans les prochaines années ? Emmanuel Geng : Les besoins en compétences vont continuer d’évoluer avec la digitalisation des chantiers, les nouvelles exigences environnementales et l’arrivée de nouveaux outils. Mais le véritable défi sera la capacité des entreprises à attirer, fidéliser et mobiliser rapidement les bons profils au moment où elles en ont besoin. C’est précisément le rôle que nous jouons auprès de nos partenaires. Jean-Rémy Pella : Chez nous, l’intelligence artificielle nous aide déjà à optimiser certains de nos processus, notamment la planification et le suivi de nos chantiers. La technologie continuera d’évoluer, mais la réussite d’un chantier reposera toujours sur les bonnes personnes. Pour répondre aux attentes de nos clients, nous devons pouvoir compter sur des équipes fiables et sur des partenaires qui comprennent notre métier. Cette capacité à mobiliser rapidement les bonnes compétences sera, selon moi, l’un des facteurs clés de succès des prochaines années. Interview Océane Kasonia Plus d’informations sur manpower.ch/joblog R. PELLA SA
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#focusarchitecture&construction
bangr. • Brandreport 5
L’ingénierie à l’heure de l’ERP intelligent
Ces dernières semaines, les affiches de bangr. n’ont certainement pas échappé aux regards. Avec son nouveau nom et une communication qui brise les codes, bangr. ne passe plus inaperçue. Derrière cette campagne, l’entreprise installée à Y-PARC, à Yverdon-les-Bains, veut surtout montrer qu’un logiciel de gestion peut encore évoluer… et parler le langage de ses utilisateurs.
À
quelques mètres de la mascotte rétro-futuriste qui accueille les visiteurs à l’entrée des bureaux, Mirela Filipovic s’anime dès que la conversation glisse sur le module Ingénierie. Il faut dire que la directrice générale de la société ne parle pas d’un produit comme les autres : elle parle d’un outil qu’elle utilise elle-même au quotidien. « Chez bangr., nous ne voulons pas être un ERP parmi d’autres. Nous connaissons les métiers de nos clients et nous pouvons parler leur langage. Le meilleur moyen d’y parvenir, c’est d’utiliser nousmêmes nos solutions au quotidien. » Déployé pour la première fois en 2015, le module Ingénierie équipe aujourd’hui plus d’une centaine d’entreprises et traite plus de 500 000 activités chaque mois. « Le gain de temps est considérable. Chez nous, il représente l’équivalent d’un poste à temps plein », affirme-t-elle. Cette logique ne s’arrête bien sûr pas à l’ingénierie. Fidèle à sa philosophie de logiciel métier, bangr. développe des solutions adaptées à quelques secteurs bien précis, présentés sur son site : distribution, industrie, entreprises de chantier, associations, nettoyage... L’objectif est toujours le même : proposer un outil qui colle aux réalités du terrain plutôt qu’un ERP générique que chacun devrait adapter à sa façon. Un seul mot d’ordre : la centralisation Destiné notamment aux bureaux d’ingénieurs, d’architectes et de géomètres, le module Ingénierie accompagne un projet du premier devis jusqu’à la facture finale sans jamais quitter le même environnement. Saisie des heures, gestion des projets, planification des équipes, suivi de la rentabilité, indicateurs financiers, facturation... toutes les informations sont réunies au même endroit. « C’est la clé. Cela nous permet d’obtenir des données fiables sans multiplier les ressaisies ni les contrôles », résume Mirela Filipovic.
Relâchez la pression.
C'est l'ERP qui change la donne des PME. bangr-squad.com
Cette centralisation répond à un casse-tête bien connu des bureaux d’ingénieurs. Avec les années, les fichiers Excel, les logiciels spécialisés et les développements internes finissent souvent par s’accumuler. Les doubles saisies se multiplient, les informations se dispersent et il devient plus compliqué de piloter l’activité dans son ensemble. Le bureau Haller Wasser + Partner SA en a fait l’expérience : lorsque l’entreprise comptait encore une dizaine de collaborateurs, sa solution développée en interne répondait parfaitement à ses besoins. Avec une quarantaine de collaborateurs, elle a toutefois montré ses limites. L’entreprise a alors choisi de migrer vers bangr., à partir de 2019. « Grâce à ce module spécialisé, nous avons cessé de jongler entre plusieurs outils », résume Gaëtan Martin,
ingénieur géomètre breveté, associé et directeur. Aujourd’hui, toutes les données sont centralisées. Si un collaborateur appelle le matin pour annoncer qu’il est malade, quelques clics suffisent pour savoir sur quels dossiers il travaillait, quelles interventions étaient prévues, si un rendez-vous client doit être déplacé ou si une équipe doit être réorganisée. « On peut réagir immédiatement. » Pour Gaëtan Martin, cette nette amélioration apportée par bangr. passe aussi par les personnes. Depuis le début du projet, le directeur technique de la société yverdonnoise, Jonathan Payot, accompagne régulièrement son équipe grâce à un contact mensuel. « En quelque sorte, on peut dire que nos deux sociétés ont un peu construit cette solution ensemble. C’est un mariage heureux », résume-t-il.
Dégager du temps pour retrouver le cœur du métier Mais face à la soudaine accélération de l’intelligence artificielle, une nouvelle étape s’ouvre. Les prochaines évolutions du module permettront notamment de détecter automatiquement des incohérences dans les saisies ou les flux de facturation, d’enrichir des descriptions parfois rédigées un peu trop rapidement, de synthétiser les informations essentielles d’un projet ou encore d’assister les collaborateurs dans la rédaction des offres. « Aujourd’hui, une erreur de saisie ou une incohérence de facturation doivent encore être repérées manuellement. Demain, l’IA pourra les signaler automatiquement », explique Jonathan Payot. L’intelligence artificielle devrait également renforcer la planification des équipes et le suivi de la charge de travail afin de permettre aux responsables de mieux anticiper les besoins tout en limitant les tâches de contrôle manuel. « Nous voulons que nos clients passent moins de temps à contrôler leurs données et davantage à exercer leur métier », résume le directeur technique. Pour bangr., l’IA ne constitue donc pas une révolution isolée. Elle prolonge une philosophie développée depuis près de vingt ans : réunir toutes les informations utiles dans un même outil afin qu’elles deviennent une véritable aide à la décision. Une ambition simple, finalement : rendre aux ingénieurs le temps qu’ils préfèrent consacrer à leur métier. Plus d’informations sur www.bangr-squad.com
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#focusarchitecture&construction
Régie du Croset SA • Brandreport 7
« Un chantier ne dérape presque jamais à cause du chantier mais parce que les bonnes questions n’ont pas été posées assez tôt. »
À la tête de la Régie du Croset SA et de plusieurs sociétés immobilières, Christel Cavalli-Nussbaumer pilote aujourd’hui plusieurs rénovations énergétiques d’envergure en Suisse romande. Forte de cette expérience, elle défend une vision exigeante de la maîtrise d’ouvrage : anticiper plutôt que subir, fédérer plutôt qu’opposer et préparer chaque projet avec une vision à long terme.
Christel Cavalli-Nussbaumer Administratrice directrice de la Régie du Croset
Aujourd’hui, quel est, selon vous, le principal facteur de réussite d’une rénovation énergétique ? Contrairement aux idées reçues, une rénovation ne se gagne pas sur le chantier, mais bien avant. Tout commence par une compréhension approfondie du bâtiment. Avec l’expérience, j’ai compris qu’un chantier dérape rarement à cause des travaux eux-mêmes, mais parce que les bonnes questions n’ont pas été posées assez tôt. Une rénovation énergétique ne consiste pas uniquement à isoler une façade ou à remplacer un chauffage. C’est l’occasion de repenser un immeuble pour les trente ou cinquante prochaines années, en conciliant performance énergétique, valorisation patrimoniale et qualité de vie des habitants. Pourquoi accordez-vous autant d’importance à la préparation ? Parce que les mauvaises surprises coûtent toujours plus cher que les bonnes études. Je pilote actuellement plusieurs rénovations pour deux sociétés distinctes, avec des approches très différentes. Cette comparaison m’a confortée dans une conviction : un cahier des charges précis, intégrant l’état réel du bâtiment, son potentiel énergétique, les contraintes réglementaires, les besoins futurs d’entretien et les risques, représente un investissement rapidement rentabilisé. Cette préparation permet de limiter les imprévus, de maîtriser les coûts et d’offrir au propriétaire une vision beaucoup plus fiable de son projet.
Le choix de l’architecte est-il déterminant ? Oui, mais je ne choisis jamais un architecte uniquement pour ses réalisations. Je recherche une équipe capable de partager une vision commune, de travailler de manière collaborative et d’apporter un véritable regard critique. Dans les rénovations énergétiques, l’expérience des relations avec les autorités est également essentielle. Comprendre les attentes de la Direction de l’énergie, du patrimoine ou des communes constitue aujourd’hui une réelle valeur ajoutée. Vos appels d’offres semblent différents des pratiques habituelles. Nous ne lançons jamais un appel d’offres sans savoir précisément ce que nous voulons… et ce que nous ne voulons pas. Nous intégrons dès le départ les enjeux liés au droit du bail, à la LPPPL, aux contraintes énergétiques et patrimoniales, ainsi qu’au confort des habitants. Notre objectif n’est pas de réaliser le projet le moins cher, mais de prendre les bonnes décisions pour les décennies à venir. Chaque investissement doit créer une valeur durable pour le propriétaire, les habitants et la collectivité. Vous réalisez la majorité de vos rénovations en site occupé. Est-ce une difficulté supplémentaire ? C’est certainement la partie la plus complexe. Rénover un immeuble habité, c’est accompagner des personnes qui continuent à vivre chez elles pendant plusieurs mois. Nous organisons des rocades lorsque c’est nécessaire, adaptons certaines situations individuelles, accompagnons les personnes les plus vulnérables et maintenons un dialogue permanent avec les locataires comme avec les propriétaires.
Une rénovation réussie ne se mesure pas uniquement aux économies d’énergie, mais aussi à la manière dont les habitants auront vécu cette transformation et aux bénéfices qu’ils en retireront durablement. Les contraintes administratives compliquent-elles les projets ? Elles les rendent surtout plus exigeants. Entre les différentes autorités et réglementations, chacun poursuit une mission légitime. Le véritable défi est donc la coordination. Je préfère organiser plusieurs réunions supplémentaires en amont plutôt que de perdre plusieurs années à débloquer un dossier. Plus le dialogue est engagé tôt, plus les projets avancent sereinement. La Suisse innove-t-elle suffisamment ? Nous disposons d’un savoir-faire remarquable, mais nous restons parfois prudents dans l’adoption de nouvelles solutions. Certains matériaux ou certaines techniques sont déjà largement utilisés ailleurs, alors que nos procédures demeurent longues. Nous pouvons préserver notre niveau d’exigence tout en favorisant davantage l’innovation. Quels seront les grands défis des prochaines années ? Le principal défi ne sera pas uniquement le financement, mais aussi la disponibilité des compétences. Le vieillissement du parc immobilier et les nouvelles exigences énergétiques augmentent fortement les besoins, alors que les architectes, les entreprises spécialisées et la main-d’œuvre qualifiée deviennent de plus en plus difficiles à trouver. La pénurie touche désormais autant les compétences que les logements eux-mêmes. Vous développez également des projets de promotion
immobilière. Votre approche sera-t-elle différente ? Les principes resteront les mêmes. Un projet durable ne peut réussir que s’il répond simultanément aux enjeux urbanistiques, environnementaux, économiques et humains. Les meilleurs projets sont ceux qui créent un équilibre entre ces différents intérêts. Quelle est aujourd’hui votre vision du métier de maître d’ouvrage ? Notre métier a profondément évolué. Le maître d’ouvrage est devenu un véritable chef d’orchestre. Son rôle consiste à créer les conditions permettant aux propriétaires, architectes, ingénieurs, entreprises, autorités et habitants d’avancer dans une même direction. Les bâtiments que nous rénovons aujourd’hui façonneront notre cadre de vie pendant plusieurs décennies. Nous avons donc la responsabilité de prendre des décisions durables, cohérentes et responsables. Pour moi, la réussite d’un projet repose sur une conviction simple : anticiper plutôt que subir, dialoguer plutôt qu’opposer et construire avec une vision de long terme afin de transmettre un patrimoine capable de répondre aux attentes des générations futures. Régie du Croset SA Chemin du Croset 7 CP 299 – 1024 Ecublens +41 21 695 22 33 www.regieducroset.ch
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Brandreport • Gonon System
#focusarchitecture&construction
De spécialiste à fournisseur complet
Gonon, pionnier et spécialiste des isolations en PSE, propose désormais des solutions complètes dans le domaine des systèmes d’ITE et du chauffage par le sol. Le CEO Michael Kind s’exprime sur la création de Gonon System SA et explique pourquoi cette nouvelle marque est nécessaire.
Michael Kind CEO, Gonon System AG
Pourquoi avoir décidé de passer de spécialiste à fournisseur complet ? C’est le marché qui nous y a contraints. Jusqu’ici, Gonon Isolation ne fournissait qu’un composant du système d’isolation thermique par l’extérieur : le panneau isolant en PSE. Mais, bien que l’isolation soit l’élément central de la solution, Gonon était dépendante du fournisseur du système et peu visible. La création de Gonon System SA est une décision stratégique qui permet de proposer des solutions globales de haute qualité, d’être plus proches du marché et de renforcer notre présence. Qu’en pensent vos partenaires et fournisseurs de systèmes ? Nous entretenons de bonnes relations
avec de nombreux fournisseurs, la plupart comprennent notre situation et cette décision. Nous en avons discuté au préalable et les avons informés de manière proactive et transparente. À l’avenir, nous pourrons continuer à les fournir, tout en étant des concurrents loyaux. Pourquoi y a-t-il besoin de Gonon System comme autre fournisseur ? Nous ne nous satisfaisons que du meilleur : efficacité, durabilité et rentabilité. Or, ce niveau d’exigence est aujourd’hui difficile à trouver : matériaux bon marché, produits d’isolation de qualité associés à des composants médiocres, ou encore insuffisances dans la planification et le montage. Gonon System garantit une véritable assurance qualité, avec des composants parfaitement adaptés les uns aux autres. Nous fournissons une qualité suisse pour l’ensemble du système, sans compromis, ainsi qu’une compétence globale, de la planification à la livraison, avec une offre entièrement adaptée.
Comment vous démarquer sur un marché concurrentiel ? Le principal problème est que l’isolation n’est pas visible, puisqu’elle disparaît immédiatement sous le crépi. Pourtant, les différences de qualité sont importantes. Nous proposons des systèmes intégrant des isolants haut de gamme et innovants pour répondre à différents enjeux : HiProtect pour la protection contre l’incendie, goOpen pour les problèmes d’humidité et goSonic pour l’isolation acoustique. Gonon System a-t-elle les capacités pour franchir ce cap ? Nous avons près d’un siècle d’histoire. Nous sommes flexibles, inventifs et performants dans le développement de produits innovants, que nous concevons et testons dans notre propre laboratoire. En vente et en gestion des produits, nous disposons de spécialistes expérimentés et avons renforcé nos effectifs. Nous collaborons également avec des partenaires fiables et proposons des services liés aux systèmes. Qu’est-ce qui distingue Gonon
System de ses concurrents ? Nous avons repensé l’ITE en plaçant l’isolation au cœur du système. Tous les composants sont parfaitement adaptés. Nous sommes le seul fournisseur à proposer une offre complète, de la fabrication au conseil et à la livraison, depuis une seule source. À qui souhaitez-vous vous adresser ? À tous ceux qui veulent savoir ce qui se cache derrière la façade. D’une part, les décideurs ; d’autre part, les professionnels du bâtiment, les architectes et projeteurs, les maîtres d’ouvrage, les transformateurs, etc., autrement dit, tous les acteurs qui veulent des solutions de qualité tournées vers l’avenir. Pourquoi devraient-ils choisir Gonon à l’avenir ? Ils bénéficient d’un système complet de qualité, de matériaux d’isolation innovants, ainsi que de conseils et d’un service après-vente assurés directement par le fabricant. Le système est livré directement, avec un accompagnement qualité sur demande.
LE PARFAIT ÉQUILIBRE.
L‘isolation thermique par l‘extérieur directement du spécialiste.
Le système idéal est plus que la somme de ses composants individuels. C’est pourquoi nous avons parfaitement adapté nos nouvelles solutions systèmes aux isolations EPS haute performance de Gonon Isolation. Isoler, tout simplement génial: gonon-system.ch
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#focusarchitecture&construction
Nexans Schweiz • Brandreport 9
La transition énergétique suisse se construit aussi dans les câbles
La transition énergétique suisse entre dans une phase décisive. Développement des énergies renouvelables, électrification des usages, modernisation des réseaux et sécurité d’approvisionnement imposent de nouvelles exigences aux infrastructures électriques. Derrière chaque projet solaire, chaque quartier raccordé ou chaque industrie électrifiée se trouve un besoin essentiel : transporter l’électricité de manière fiable, durable et sûre. Dans le cadre du deuxième tube du tunnel autoroutier, une ligne à très haute tension de 220 kV sera installée entre Airolo et Göschenen. Sur environ 18 kilomètres, près de 1966 tonnes de câbles seront installées, soit 34,5 kg par mètre. Cette infrastructure stratégique, dont la mise en service est prévue en 2030, contribuera au transport de l’électricité sur l’axe nord-sud et remplacera à terme la ligne aérienne traversant actuellement le col.
Marco Spinelli CEO de Nexans Suisse
P
our Nexans Suisse, cette transformation repose sur trois priorités : réduire l’impact environnemental des infrastructures électriques, développer les compétences nécessaires à leur réalisation et contribuer aux grands projets qui façonneront le réseau suisse de demain. Mesurer, réduire et rendre l’impact transparent La transition énergétique ne consiste pas uniquement à produire davantage d’électricité renouvelable. Elle implique également de considérer l’impact des infrastructures nécessaires à son transport : quelle est leur empreinte carbone ? D’où viennent les matières premières ? Quelle part peut être recyclée ? Comment garantir leur traçabilité ? Pour Nexans Suisse, la transformation commence par la transparence. La mesure de l’empreinte carbone et les déclarations environnementales des produits, notamment les PEP (Profil Environnemental Produit), permettent de documenter l’impact des solutions et d’aider les clients à intégrer des critères environnementaux dans leurs décisions. Cette démarche s’inscrit dans le modèle E3 de Nexans, qui place trois dimensions au même niveau : Environnement, Économie et Engagement. L’objectif est de concilier réduction de l’impact environnemental, performance économique et engagement des collaborateurs. L’économie circulaire occupe une place centrale dans cette approche. Elle se traduit notamment par l’intégration de matières recyclées, mais aussi par une réflexion sur le cycle de vie des produits. La traçabilité et l’approvisionnement responsable deviennent également stratégiques
dans un contexte où la demande mondiale en cuivre et en aluminium augmente avec l’électrification. Cette vision se concrétise à Cortaillod avec Nexans GKN+ et Nexans GKN+ FLEX. Ces solutions associent performance technique et réduction de l’impact environnemental grâce notamment à l’utilisation de matières recyclées et de matériaux à plus faible empreinte carbone. Nexans GKN+ FLEX apporte en parallèle davantage de flexibilité afin de faciliter la manipulation et l’installation sur le terrain. Cette démarche se traduit notamment par Nexans GKN+, qui, grâce à sa gaine recyclée et à ses matériaux bas carbone, permet de réduire les émissions de CO2 de 9 % à 43 % selon la configuration du câble par rapport à la génération précédente. Cette évolution illustre les engagements climatiques de long terme de Nexans. « La transition énergétique exige de regarder au-delà de la performance technique. Nous devons comprendre et rendre transparent l’impact de nos solutions, depuis l’origine des matières premières jusqu’à leur utilisation et leur fin de vie. Notre modèle E3 traduit cette vision de long terme : concilier environnement, performance économique et engagement pour construire des réseaux plus responsables et résilients. » Marco Spinelli, CEO de Nexans Suisse
Les compétences, une infrastructure invisible mais essentielle Cette transformation ne pourra toutefois pas être menée uniquement par la technologie. Alors que les investissements dans les réseaux augmentent, la disponibilité des compétences techniques représente un enjeu majeur pour l’industrie suisse. Produire un câble mobilise une chaîne de compétences et de savoir-faire : ingénierie, production, maintenance, qualité, logistique, sécurité et accompagnement technique des clients. Préserver ces compétences et assurer leur transmission aux prochaines générations est indispensable. À Cortaillod, Nexans Suisse investit dans la formation, l’apprentissage et le développement continu des collaborateurs. Cet ancrage industriel permet de conserver une expertise locale et d’accompagner les gestionnaires de réseaux et les entreprises qui développent les infrastructures énergétiques du pays. Car derrière la transition énergétique se trouvent avant tout les femmes et les hommes capables de concevoir, fabriquer, installer et maintenir le réseau de demain. Le Saint-Gothard, l’innovation à l’échelle des infrastructures Les ambitions prennent tout leur sens lorsqu’elles deviennent des réalisations concrètes. Le Saint-Gothard en constitue un exemple emblématique.
Nexans contribue à ce projet avec son expertise dans les systèmes de câbles à haute et très haute tension. Cette réalisation illustre les défis des infrastructures de demain : intégrer innovation, sécurité, résilience et utilisation intelligente du territoire. Produits durables, transparence environnementale, approvisionnement responsable, compétences industrielles et infrastructures stratégiques : la transition énergétique ne repose pas sur une seule technologie. Elle exige une vision de long terme et la capacité de la traduire en solutions concrètes. À travers son modèle E3, le développement des compétences et sa contribution à des projets comme le Saint-Gothard, Nexans Suisse entend participer à la construction d’un réseau électrique plus durable et plus résilient pour les générations futures. Plus d‘informations sur www.nexans.ch
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10 Interview • Julien Dubois
focus.swiss
Julien Dubois
Placer l’humain au cœur du projet architectural
« Je considère l’architecture comme un acte profondément social. L’architecte ne travaille pas uniquement sur des objets construits ; il participe à façonner les espaces dans lesquels une société évolue. » Telle est la vision que partage Julien Dubois, architecte à La Chaux-de-Fonds. Dans cette interview, il se confie sur les principes qui guident ses créations et sur la mission de l’architecte dans la société. Interview Léa Stocky Image Patrice Schreyer Julien Dubois, qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir architecte ? Ce qui m’a donné envie de devenir architecte, c’est la possibilité de créer tout en étant d’une grande précision. J’ai toujours été attiré par cet équilibre entre la créativité et la rigueur. Cette alliance entre sens artistique et exigence du détail est ce qui continue de me motiver aujourd’hui. Y a-t-il un projet ou une rencontre qui a profondément influencé votre manière de concevoir l’architecture ? La rencontre qui a le plus profondément influencé ma manière de concevoir l’architecture est celle avec le peintre Jean-François Reymond, durant mon expérience chez Luscher Architectes à Lausanne. Il m’a appris que la couleur ne se résume pas à une palette ou à un choix esthétique : elle possède une température, une profondeur et une capacité à transformer la perception d’un espace. Depuis cette rencontre, je considère la couleur comme un matériau de projet à part entière. Comment définiriez-vous votre vision de l’architecture aujourd’hui ? Aujourd’hui, je considère qu’un projet d’architecture doit naître d’une idée forte qui guide toutes les décisions, de l’esquisse jusqu’au moindre détail, et qui donne de la cohérence au projet. Cette idée se construit autour de trois éléments fondamentaux : la lumière, l’espace et la couleur. La lumière est le premier matériau de l’architecture ; elle révèle les volumes, façonne les ambiances et rythme la perception des lieux. L’espace est le support de l’expérience humaine : il doit être lisible, fluide et offrir des usages naturels. Quant à la couleur, elle est un véritable outil de composition. Selon vous, quel rôle l’architecte doit-il jouer face aux enjeux environnementaux et sociaux ? À mes yeux, l’architecte a aujourd’hui une responsabilité qui dépasse largement la conception d’un bâtiment. Sur le plan social, il crée des lieux qui favorisent le bien-être, les échanges et
Y a-t-il un bâtiment, célèbre ou anonyme, qui vous fascine ? Je pense aux Thermes de Vals de Peter Zumthor. Ce qui m’interpelle particulièrement dans cette réalisation est la manière dont l’architecture dépasse la simple fonction pour devenir une expérience sensible. Peter Zumthor utilise la matière, les proportions, les sons, les températures et les variations de lumière pour créer une atmosphère particulière. La couleur joue également un rôle fondamental : elle n’est jamais appliquée comme un élément décoratif, mais comme une composante spatiale qui participe à la perception des lieux.
l’inclusion. Un bâtiment influence les comportements, les relations humaines et la manière dont les personnes vivent et s’approprient un espace. Concevoir une architecture de qualité, c’est donc placer l’humain au cœur du projet.
ensuite un cadre dans lequel le projet peut se développer avec cohérence. Enfin, ma sensibilité architecturale s’exprime à travers la manière dont je relie ces différents paramètres.
Sur le plan environnemental, cela implique de valoriser les ressources existantes et de privilégier des solutions pérennes plutôt que des réponses dictées par les effets de mode. Une architecture durable n’est pas seulement performante sur le plan énergétique ; c’est une architecture que l’on aura envie de faire évoluer et de transmettre, parce qu’elle reste pertinente, agréable à vivre et profondément ancrée dans son contexte.
Quels matériaux ou formes privilégiez-vous dans vos projets, et pourquoi ? Je privilégie des matériaux authentiques et durables, qui vieillissent avec justesse et dont les qualités sont exprimées avec sincérité, sans artifice. De la même façon, les formes que je développe sont généralement simples et lisibles. Finalement, je privilégie une architecture sobre et intemporelle, capable de traverser les années sans perdre sa pertinence.
Comment trouvez-vous l’équilibre entre les attentes des clients, les contraintes techniques et votre propre sensibilité architecturale ? Pour moi, cette question est au cœur du métier d’architecte. Je ne vois pas ces éléments comme des oppositions, mais comme les composantes d’un même projet. La première étape consiste à écouter le client, saisir ses besoins, ses usages et ses aspirations, afin de définir une intention juste et de construire une relation de confiance. Les contraintes techniques, réglementaires, économiques ou constructives donnent
Quelle est la plus grande idée reçue sur le métier d’architecte que vous aimeriez déconstruire ? Il existe l’idée que l’architecte serait un intervenant secondaire, voire une dépense inutile dans un projet. Cette vision oublie la véritable responsabilité que l’architecte porte dans la transformation de notre environnement quotidien : il participe à construire les lieux dans lesquels la société évolue. Un projet architectural réussi n’est pas seulement une réponse à un programme donné, c’est une contribution positive au cadre de vie.
Si vous aviez carte blanche pour transformer un lieu de votre ville, lequel choisiriez-vous et quelle serait votre première idée ? Je choisirais probablement un bâtiment issu de la période des Trente Glorieuses à La Chaux-de-Fonds. Ces constructions, parfois considérées comme peu valorisantes aujourd’hui, représentent pourtant une partie importante de l’histoire récente de la ville. Ma première idée serait donc de ne pas chercher à les remplacer, mais à révéler leur potentiel. Cela pourrait passer par une réorganisation des espaces, une amélioration des performances environnementales et la création de nouveaux usages plus ouverts et plus collectifs. Le rôle de l’architecte est aussi de savoir regarder l’existant avec un œil neuf, de lui redonner une valeur et de créer une continuité entre le passé, le présent et l’avenir. Quel conseil donneriez-vous à un jeune étudiant ou à une personne qui souhaite se lancer dans une carrière d’architecte ? Je conseillerais à l’étudiant de développer avant tout son propre regard, sa capacité d’écoute, sa sensibilité et sa curiosité. Qu’il observe avant de concevoir, qu’il cherche à comprendre avant de transformer, et qu’il garde toujours à l’esprit que l’architecture est avant tout un service rendu à la société. Une architecture de qualité ne naît pas d’une forme spectaculaire ou d’une signature personnelle imposée, mais d’une relation juste entre un projet, son environnement et ceux qui vont le vivre.
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Tilia Tower ©JURA Materials
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Le ciment, matériau au cœur des enjeux de décarbonation Le ciment représente 8 % des émissions mondiales de CO2. JURA Materials, avec d’autres acteurs du secteur de la construction, s’engage à réduire ce chiffre à 0 % d’ici 2050. S’il s’agit d’un gros chantier, Jean-Christophe Bonny, responsable des ventes pour la Suisse romande au sein de l’entreprise, reste optimiste. Dans cette interview, il explique ce que JURA Materials met en place pour réduire son empreinte carbone, tout en soulignant les nombreux défis auxquels les acteurs de la construction font face.
Jean-Christophe Bonny Responsable des ventes pour la Suisse romande, JURA Materials
Jean-Christophe Bonny, pouvez-vous nous présenter votre entreprise et les expertises qui font sa spécificité? JURA Materials est l’un des plus grands groupes de matériaux de construction en Suisse. Avec une trentaine de sites, nous sommes très bien implantés dans le pays. Nous avons d’ailleurs ouvert notre première cimenterie en 1882 ! Nous couvrons l’intégralité du cycle de vie des matériaux de construction grâce à nos trois grands domaines d’activité. Nous sommes actifs dans la production de ciment et de béton prêt à l’emploi, l’extraction de gravier et de sable, et la fabrication de revêtements de chaussée comme l’asphalte. JURA Materials appartient depuis 2000 au groupe international CRH, Cement Roadstone Holdings, le leader mondial des matériaux de construction, qui emploie près de 80 000 personnes dans le monde. Vous intervenez à chaque étape de la chaîne de valeur des matériaux de construction. Comment cette approche intégrée constitue-t-elle un avantage pour les projets que vous accompagnez ? Premièrement, nous bénéficions
d’une sécurité d’approvisionnement et d’une logistique optimisée, nos déplacements s’effectuant par la route ou le rail. Notre dépendance à des fournisseurs extérieurs est quasiment nulle, car nous extrayons nous-mêmes les matières premières et fabriquons ensuite le produit fini. Nous privilégions également l’économie circulaire en essayant de valoriser nos déchets sur les chantiers. Nous recyclons par exemple des déchets de plâtre en les réinjectant dans la cuisson du ciment. Nous utilisons également des combustibles de substitution, tels que des pneus usagés, des résidus de biomasse, du bois… Troisièmement, nous investissons dans la recherche et le développement. Nos laboratoires cherchent sans cesse les meilleures solutions pour optimiser le ciment et les performances du béton. Enfin, nous veillons à réduire notre empreinte environnementale. La proximité géographique entre les carrières, les cimenteries et les chantiers nous permet de limiter nos émissions de CO2. En outre, nous travaillons avec des déclarations environnementales (EPD) qui certifient notre ciment et notre béton. Le secteur de la construction est en pleine mutation. Quels sont, selon vous, les principaux défis auxquels il est confronté aujourd’hui en Suisse ? Le premier défi est la décarbonatation du secteur, qui nous pousse à développer des matériaux bas carbone et à accélérer la rénovation énergétique.
Nous sommes également de plus en plus confrontés à la rareté des ressources, notamment à la pénurie de gravier. Les réserves s’épuisent et l’ouverture de nouvelles carrières se heurte souvent à des oppositions locales. En conséquence, certaines centrales à béton s’approvisionnent aujourd’hui en France, ce qui est catastrophique en termes d’émissions de CO2. Autre défi : les déchets. La Suisse génère des millions de tonnes de déchets par an, que nous devons réussir à valoriser en systématisant leur recyclage. Ensuite, nous devons repenser la densification urbaine, car les zones à bâtir à l’extérieur des villes se raréfient. Cela passe par la surélévation des immeubles et la transformation des espaces urbains déjà existants en habitations. Pour finir, je mentionnerais également la pression sur les coûts et la réglementation. Nous devons jongler entre des normes de plus en plus strictes et une forte fluctuation des prix de l’énergie. Comment JURA Materials innove-t-elle pour proposer des matériaux et des solutions toujours plus durables ? Nous étions le premier cimentier en Suisse à lancer un ciment bas carbone avec de l’argile calcinée, que nous avons appelé Calterra 42. L’argile est plus économe en énergie lors de la cuisson : elle est calcinée à une température de 750 °C, tandis que le clinker nécessite 1450 °C. De plus, contrairement au calcaire qui libère du CO2 lorsqu’il se transforme
en clinker, l’argile ne rejette presque pas de gaz à effet de serre d’origine chimique lors de sa combustion. Cette technique permet de réduire de plus de 20 % les émissions de CO2 par rapport au béton traditionnel. Si vous deviez imaginer la construction en Suisse dans dix ans, quelles seront, selon vous, les grandes évolutions du secteur ? J’espère que le béton standard, source d’émissions élevées de CO2, aura disparu des cahiers des charges publics et privés. La norme demandera d’utiliser systématiquement des bétons intégrant des solutions de captage du CO2, sur des chantiers qui seront davantage urbains. À l’avenir, nous utiliserons aussi de plus en plus des matériaux récupérés lors des démolitions. Pour atteindre nos objectifs, il faut que tous les acteurs de la chaîne de construction comprennent les enjeux et jouent le jeu. Nous n’aurons plus le choix. Interview Léa Stocky Jura Materials AG +41 62 838 05 05 info@juramaterials.ch www.juramaterials.ch
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12 Brandreport • Société Suisse des Entrepreneurs
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Le succès d’un projet immobilier se joue bien avant le premier coup de pioche Les projets de construction sont aujourd’hui confrontés à une équation de plus en plus complexe : hausse des coûts, exigences environnementales, densification urbaine, procédures administratives plus longues et attentes accrues en matière de qualité. Dans ce contexte, une conviction s’impose progressivement : la réussite d’un projet dépend moins des prouesses réalisées sur le chantier que de la qualité de la collaboration entre tous les acteurs dès les premières phases de conception. Les modèles de partenariat intégrés ouvrent ainsi la voie à une nouvelle manière de construire, plus efficace, plus durable et plus créatrice de valeur.
Gian-Luca Lardi Président de la Société Suisse des Entrepreneurs
L
e secteur de la construction traverse une profonde transformation. Jamais les exigences n’ont été aussi nombreuses. Les maîtres d’ouvrage, qu’ils soient privés ou institutionnels, doivent composer avec la pénurie de logements, les impératifs de densification des territoires, les objectifs climatiques, l’évolution constante des normes techniques ainsi qu’une pression économique toujours plus forte. À ces défis s’ajoutent des attentes élevées concernant les délais de réalisation, la maîtrise des coûts, la qualité architecturale et la durabilité des bâtiments. Les investisseurs comme les utilisateurs finaux recherchent désormais des ouvrages capables de répondre aux besoins d’aujourd’hui tout en restant pertinents pendant plusieurs décennies. Dans ce contexte, une évidence se dessine : le succès d’un projet ne dépend pas uniquement de la qualité de son exécution. Il se construit bien avant le début des travaux, au moment où sont prises les décisions stratégiques qui orienteront l’ensemble du projet.
Pourtant, dans les modes de fonctionnement traditionnels, les entreprises chargées de la réalisation n’interviennent généralement qu’après les principales phases d’étude. Leur expérience du terrain et leur savoir-faire technique arrivent donc trop tard pour influencer les choix déterminants. Cette séparation entre conception et exécution prive souvent les projets d’un potentiel considérable d’optimisation. Le maître d’ouvrage, véritable chef d’orchestre Tout projet immobilier commence par une succession de décisions structurantes. Le maître d’ouvrage définit les objectifs, fixe les priorités, détermine les critères de qualité, de rentabilité, de durabilité et les délais à respecter. Son rôle dépasse largement celui de simple investisseur ou commanditaire. Il est celui qui donne l’impulsion, fixe le cap et crée les conditions permettant au projet de réussir. Dans la pratique, il est naturel que de nombreuses responsabilités soient confiées à des architectes, ingénieurs, spécialistes techniques ou assistants au maître d’ouvrage. Cette délégation est indispensable face à la complexité croissante des projets. Mais déléguer ne signifie pas se désengager. La responsabilité globale reste celle du maître d’ouvrage, qui doit veiller à organiser
une collaboration efficace entre tous les intervenants. Les choix réalisés durant les premières étapes auront des conséquences sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment, tant sur le plan économique qu’environnemental. Les limites d’une organisation traditionnelle Depuis plusieurs décennies, la construction repose sur une logique séquentielle. Chaque intervenant agit successivement : les architectes conçoivent, les ingénieurs développent les études techniques, puis les entreprises exécutent les travaux. Ce modèle a longtemps démontré son efficacité. Mais face à des opérations devenues beaucoup plus complexes, il montre aujourd’hui ses limites. Les interfaces se multiplient, les responsabilités se fragmentent et les intérêts peuvent diverger. Les problèmes apparaissent souvent tardivement, lorsque les marges de manœuvre sont déjà réduites. Les modifications deviennent coûteuses, les délais s’allongent et les conflits se multiplient. En Suisse, cette organisation reste largement dominante. Les pratiques du secteur, fortement encadrées par des normes et des procédures bien établies, évoluent relativement lentement. Pourtant, le contexte a profondément changé au cours de la dernière décennie.
La hausse continue des coûts de construction, les exigences croissantes en matière de développement durable, la complexification des réglementations ainsi que l’allongement des procédures de planification et d’autorisation poussent désormais l’ensemble de la filière à rechercher de nouvelles solutions. Les délais administratifs sont devenus l’un des principaux facteurs de risque. Ils mobilisent des ressources importantes, retardent les décisions d’investissement et augmentent les incertitudes financières pour les maîtres d’ouvrage comme pour les investisseurs. Les modèles collaboratifs gagnent du terrain Face à ces nouveaux défis, une approche différente s’impose progressivement : les modèles de collaboration intégrée. Le principe est simple mais profondément innovant. Plutôt que de faire intervenir les différents partenaires les uns après les autres, tous les acteurs clés sont réunis dès les premières phases du projet. Architectes, ingénieurs, entreprises de construction, spécialistes techniques et maître d’ouvrage travaillent ensemble dès l’origine afin de développer les meilleures solutions possibles.
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#focusarchitecture&construction Cette démarche permet d’identifier plus tôt les risques, de confronter immédiatement les différentes expertises et de rechercher collectivement les optimisations techniques, économiques et environnementales. L’objectif n’est plus d’optimiser chaque contrat individuellement mais bien d’optimiser le projet dans son ensemble. Cette évolution représente un changement culturel majeur. Elle remplace progressivement une logique de silos par une véritable dynamique de partenariat. Les alliances de projet : une nouvelle génération de coopération Parmi les modèles les plus prometteurs figure celui des alliances de projet. Déjà largement utilisées dans plusieurs pays, ces alliances reposent sur un principe simple : toutes les décisions sont prises dans l’intérêt du projet avant tout « Best for Project ». Le maître d’ouvrage, les concepteurs et les entreprises travaillent ensemble très tôt afin de partager leurs compétences, leurs connaissances et leurs responsabilités. Cette implication précoce produit plusieurs bénéfices. Les risques peuvent être identifiés avant qu’ils ne deviennent des problèmes majeurs. Les innovations trouvent plus facilement leur place dans le projet. Les arbitrages techniques sont réalisés sur la base d’informations complètes. Les coûts et les délais deviennent plus prévisibles. Enfin, la qualité globale du bâtiment s’améliore grâce à une meilleure coordination des décisions. Pour les maîtres d’ouvrage privés comme institutionnels, cette approche offre une meilleure maîtrise des investissements tout au long du développement du projet. Construire une culture de confiance L’intérêt des alliances ne se limite pas aux aspects techniques ou financiers. Elles transforment également la manière dont les équipes collaborent. Dans les modèles traditionnels, chacun cherche souvent à limiter ses propres risques contractuels. Les responsabilités sont cloisonnées et les désaccords peuvent rapidement dégénérer en conflits. Les modèles collaboratifs reposent au contraire sur la transparence, le partage de l’information et la confiance mutuelle. Les partenaires poursuivent des objectifs communs et assument ensemble les responsabilités du projet.
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Car, plus que jamais, la qualité
d’un bâtiment se décide avant même
que les premières fondations ne soient coulées. – Gian-Luca Lardi Cette culture favorise un dialogue permanent, accélère les prises de décision et permet de résoudre les difficultés avant qu’elles ne deviennent des blocages. Elle demande naturellement un changement de mentalité de la part de tous les intervenants, mais les bénéfices observés sur les projets les plus complexes sont de plus en plus convaincants. La durabilité se construit dès la conception Les enjeux environnementaux renforcent encore l’intérêt des approches collaboratives. Réduction des émissions de CO2, économie circulaire, limitation de la consommation des ressources, réemploi des matériaux : tous ces objectifs nécessitent des décisions prises très en amont. Les entreprises de construction disposent d’une connaissance précieuse des matériaux, des méthodes de réalisation, des chaînes d’approvisionnement et des innovations technologiques. Lorsque cette expertise est intégrée dès la phase de conception, les solutions retenues deviennent plus réalistes, plus performantes et souvent plus économiques. La construction suisse a déjà réalisé des progrès significatifs dans ce domaine. L’utilisation de matériaux recyclés se développe, les filières de réemploi se structurent et les émissions liées aux chantiers diminuent progressivement.
Pour accélérer cette transition, il est essentiel que les maîtres d’ouvrage encouragent l’innovation, intègrent des critères de durabilité ambitieux dans leurs projets et acceptent d’explorer de nouvelles approches. Le numérique, catalyseur d’une collaboration efficace La transformation numérique accompagne également cette évolution. Les méthodes de planification numériques, comme la modélisation des données du bâtiment (BIM), permettent aujourd’hui de partager une information unique, cohérente et accessible à l’ensemble des partenaires. Les décisions reposent sur des données communes plutôt que sur des documents fragmentés. Les coûts, les délais et la qualité peuvent être suivis en temps réel, tandis que les scénarios d’optimisation sont évalués beaucoup plus rapidement. Le numérique n’est donc pas seulement un outil technologique. Il constitue un véritable levier organisationnel qui facilite la coopération entre tous les acteurs du projet. Une nouvelle vision de la création de valeur La construction de demain ne reposera pas uniquement sur de nouvelles réglementations ou sur des innovations techniques. Elle dépendra surtout de la capacité
des différents acteurs à travailler ensemble plus tôt, de manière plus transparente et plus responsable. Les outils existent déjà : modèles collaboratifs, alliances de projet, méthodes numériques, nouvelles approches de la durabilité. L’enjeu consiste désormais à faire évoluer les pratiques afin de placer l’intérêt global du projet au cœur des décisions. Les projets les plus performants seront ceux qui sauront mobiliser dès l’origine l’ensemble des compétences disponibles, partager les responsabilités et construire une véritable culture de partenariat. Car, plus que jamais, la qualité d’un bâtiment se décide avant même que les premières fondations ne soient coulées. Gian-Luca Lardi Ingénieur civil diplômé de l‘EPF de Zurich (ETH Zürich) et titulaire d‘un MBA de l‘Université de Saint-Gall (HSG), Gian-Luca Lardi préside depuis 2015 la Société Suisse des Entrepreneurs. Après une carrière en Suisse et à Londres, notamment dans des fonctions de direction liées au projet AlpTransit, il a dirigé une importante entreprise de construction avant de devenir responsable des activités suisses de son groupe. Entrepreneur actif dans les secteurs de la construction et de l‘immobilier, il siège également comme administrateur indépendant au sein de plusieurs entreprises et organisations économiques. Installé au Tessin avec sa famille, il s‘engage en faveur d‘une évolution durable et collaborative de la construction suisse.
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Brandreport • GCM Gravière de la claie-aux-Moines
#focusarchitecture&construction
Et si le béton avait une seconde vie ? À Savigny, la Gravière de la Claie-aux-Moines SA développe depuis plus de cinquante ans un modèle intégré autour des matériaux de construction. Extraction locale, recyclage des déchets minéraux, production de béton et logistique de proximité : l’entreprise vaudoise a fait de l’économie circulaire un principe concret de son activité, bien avant qu’elle ne devienne un enjeu central pour le secteur.
Laurent Dorthe Directeur général
D
ans la construction, certains changements se mesurent en années, d’autres en décennies. À Savigny, la Gravière de la Claie-aux-Moines SA (GCM) a choisi de ne pas attendre que les nouvelles exigences environnementales s’imposent pour faire évoluer ses pratiques. Depuis sa création en 1973, l’entreprise accompagne les transformations du secteur tout en conservant un ancrage local. Aujourd’hui, son activité ne se limite plus à extraire et fournir des matériaux : elle récupère aussi les matières issues des chantiers, les trie, les transforme et les réintroduit dans la production de nouveaux bétons. Cette approche constitue l’une des particularités de GCM. Sur un même territoire se rencontrent plusieurs étapes du cycle des matériaux : approvisionnement en ressources minérales, transformation, fabrication de béton frais, traitement des matériaux de déconstruction et livraison sur les chantiers. Une organisation qui permet de raccourcir les distances parcourues et de donner une seconde vie à une partie des matériaux issus de la construction. Pour Laurent Dorthe, directeur général de GCM, cette logique n’a rien d’une tendance passagère. « L’économie circulaire fait partie
de notre histoire depuis plusieurs décennies », résume-t-il. L’entreprise avait en effet commencé à investir dans le recyclage des matériaux minéraux à une époque où la question occupait encore une place marginale dans les discussions autour de la construction. Une longueur d’avance sur le recyclage L’histoire de GCM commence en 1973, lorsque trois entreprises de construction fondent la Gravière de la Claie-aux-Moines SA sur le site de Savigny. Au fil des années, l’entreprise développe de nouvelles compétences. Dès le début des années 1980, elle investit dans des installations de concassage et fait du recyclage des matériaux minéraux de déconstruction un axe stratégique. Le choix est alors particulièrement précurseur en Suisse romande. Plutôt que de considérer les matériaux provenant des chantiers comme de simples déchets à évacuer, GCM cherche à les transformer en ressources utilisables dans de nouvelles applications. En 1997, l’entreprise commercialise ses premiers ECOBETON®, des bétons maigres intégrant 100 % de granulats recyclés mixtes. En 2008, elle franchit une nouvelle étape avec le développement de bétons recyclés destinés à la structure des bâtiments. À cette époque, le béton recyclé est encore loin d’être une évidence pour tous les acteurs de la construction. GCM poursuit pourtant dans cette direction et investit dans ses infrastructures. En 2013, quelque 4,5 millions de francs sont consacrés à
la modernisation des installations de recyclage, avec notamment un système de tri par couleurs et un Windsichter. L’entreprise profite également de cette période pour installer des panneaux photovoltaïques sur ses toitures. En 2016, les nouveaux bureaux prolongent cette démarche. Le bâtiment, réalisé notamment en ECOBETON® blanc et labellisé Minergie® Eco, devient à son tour une démonstration concrète du savoir-faire de l’entreprise. Transformer les déchets en ressources Le principe de l’économie circulaire est simple : ce qui sort d’un chantier peut, dans certaines conditions, retourner dans le cycle de production. En pratique, le processus exige une organisation rigoureuse. Les matériaux minéraux provenant de la déconstruction sont réceptionnés sur le site de GCM, puis triés et traités. Ils peuvent ainsi être transformés en granulats recyclés adaptés à différents usages. Une partie des matériaux qui aurait autrefois quitté le territoire sous forme de déchets peut donc être réintroduite localement comme matière première. Pour GCM, recycler ne signifie toutefois pas recycler à tout prix. La performance environnementale doit rester compatible avec les exigences techniques du matériau. Le choix du taux de granulats recyclés, leur qualité et leur origine sont déterminants. Le béton recyclé n’est pas une simple recette consistant à remplacer mécaniquement une partie des granulats naturels. Il faut trouver le bon équilibre entre composition, résistance,
durabilité et impact environnemental. Une proportion excessive de matériaux recyclés peut notamment conduire à compenser certaines propriétés par davantage de ciment ou par une augmentation des volumes de béton. Le bénéfice environnemental risque alors de diminuer, voire de disparaître. Cette approche explique pourquoi GCM défend une vision pragmatique du recyclage : utiliser davantage de matériaux recyclés, mais dans des formulations techniquement pertinentes et adaptées à chaque application. Faire du recyclé la règle Pour GCM, le véritable enjeu n’est désormais plus de démontrer que le béton recyclé est possible, mais de faire en sorte qu’il devienne un choix naturel dans les projets où il peut être utilisé. Selon les données de Matériaux de Construction Circulaires Suisse, la consommation de béton en Suisse se chiffre en millions de mètres cubes chaque année, alors que la proportion de matériaux recyclés reste encore limitée. GCM estime pourtant qu’avec un dosage maîtrisé, le béton contenant des granulats recyclés peut répondre à une très large part des besoins des bâtiments résidentiels, commerciaux ou publics. L’objectif est donc d’inverser progressivement le réflexe actuel : plutôt que de partir systématiquement d’un béton standard et de considérer le recyclé comme une variante, pourquoi ne pas faire du recyclé le point de départ et réserver le béton conventionnel aux situations qui le justifient ?
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#focusarchitecture&construction Les grands projets lausannois ont contribué à faire évoluer les mentalités. La demande en ECOBETON® de structure a notamment progressé avec le développement des Ecoquartiers des Plaines-du-Loup. En 2022, GCM a atteint un niveau de production record de 26 500 m³ de béton recyclé, représentant environ un quart de sa production annuelle. Une progression qui montre que les solutions circulaires peuvent sortir du registre de l’expérimentation pour devenir des solutions employées à grande échelle. Agir aussi sur le CO2 Le recyclage constitue un levier essentiel, mais il ne suffit pas à lui seul à réduire l’impact environnemental du béton. GCM travaille donc également sur la composition de ses bétons et notamment sur le ciment, qui représente une part importante de leur empreinte carbone. L’entreprise optimise ses recettes afin de réduire la quantité de ciment utilisée lorsque cela est techniquement possible et privilégie des ciments présentant une empreinte carbone plus faible. Ces efforts ont permis de diminuer significativement les émissions associées à la fabrication de ses bétons. Pour un béton de Sorte C, dont l’empreinte carbone moyenne suisse est donnée à environ 188 kg de CO2 équivalent par m³, GCM annonce une valeur de 146 kg pour son béton de Sorte C le plus produit. Avec une formulation ECOBETON® optimisée, cette valeur descend à 129,9 kg, tandis qu’une recette utilisant le ciment bas carbone Vigier PROGRESSO ZN/D atteint 117,5 kg de CO2 équivalent par m³. La réduction de l’empreinte repose ainsi sur une combinaison de choix : granulats recyclés,
formulations optimisées, ciments à moindre impact et réduction des distances de transport. GCM travaille notamment avec Ciments Vigier SA, qui privilégie les combustibles alternatifs, les matières premières locales et la distribution par le rail. La réduction de l’empreinte du béton devient ainsi une démarche collective qui dépasse les seules limites de la gravière. La proximité comme levier Dans un secteur où les matériaux sont lourds et les volumes transportés importants, la géographie compte. Implantée à Savigny, aux portes de Lausanne, GCM bénéficie d’une proximité directe avec l’un des principaux bassins de construction du canton. Cette situation permet de rapprocher la production des lieux de consommation et de limiter les kilomètres parcourus. La proximité concerne aussi le traitement des matériaux. GCM exploite deux gravières locales, dont celle de Savigny, et réceptionne les déblais terreux ainsi que les matériaux minéraux issus des chantiers. L’entreprise peut ainsi réunir plusieurs prestations sur un même site : fourniture de matériaux et de béton frais, reprise et valorisation des déchets minéraux, livraison, pompage du béton ou encore balayage. Ce modèle local représente un avantage environnemental, mais aussi pratique pour les entreprises de construction, qui disposent d’un interlocuteur capable de prendre en charge plusieurs étapes de la chaîne. Une gravière, un territoire, des écosystèmes L’image traditionnelle de la gravière est souvent associée aux machines et aux mouvements de matériaux. Pourtant, un site en exploitation peut également
GCM Gravière de la claie-aux-Moines • Brandreport 15 offrir des conditions favorables à certaines espèces pionnières.
comme un acteur de la chaîne de construction et de sa transformation.
Les espaces minéraux, les talus et les zones de sol nu constituent parfois des habitats précieux pour une faune et une flore qui trouvent moins de place dans les paysages fortement aménagés. GCM a ainsi développé plusieurs initiatives en faveur de la biodiversité sur ses sites. Aux Clées, une butte a notamment été aménagée pour favoriser la présence des hirondelles de falaise.
Le béton restera encore longtemps un matériau incontournable. La question est donc aussi de savoir comment mieux l’utiliser : avec davantage de ressources secondaires, des formulations optimisées et une organisation locale capable de réduire les transports.
Cette démarche illustre une réalité parfois méconnue : activité industrielle et biodiversité peuvent coexister lorsque les espaces sont pensés et gérés en conséquence. Construire autrement L’économie circulaire est aujourd’hui devenue un enjeu majeur de la construction. Les ressources naturelles ne sont pas infinies, les volumes de matériaux issus de la déconstruction sont importants et les émissions de CO2 du secteur doivent diminuer. Pour GCM, cette transition ne constitue pourtant pas une rupture. Elle s’inscrit dans une trajectoire commencée il y a plus de quarante ans avec les premiers investissements consacrés au recyclage. La transformation repose sur des installations adaptées, une expertise technique et la capacité à faire évoluer les pratiques sur la durée. Le recyclage des matériaux de déconstruction nécessite de savoir les trier et les orienter vers les bons usages. La fabrication d’un béton recyclé performant exige, elle, une maîtrise précise des formulations et de la qualité. Chez GCM, ces différentes compétences sont réunies au sein d’une même entreprise. C’est ce qui permet à la Gravière de la Claie-aux-Moines de se positionner
Pour que les matériaux recyclés prennent une place réellement majoritaire, l’ensemble de la branche devra toutefois s’engager. Maîtres d’ouvrage, architectes, ingénieurs et entreprises peuvent intégrer ces solutions dès les premières phases des projets. À Savigny, cette évolution est déjà à l’œuvre. Depuis plus de cinquante ans, l’entreprise transforme progressivement son métier pour rapprocher extraction, recyclage, production et construction. Une manière de considérer les matériaux non plus comme des ressources à sens unique, mais comme des éléments capables de rester le plus longtemps possible dans la boucle. Gravière de la Claie-aux-Moines SA Chemin de Geffry 2 1073 Savigny +41 21 784 84 30 admin@gcm.ch www.gcm.ch
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16 Brandreport • Julien Dubois Architectes SA
#focusarchitecture&construction
Quand l’architecture réapprend à faire simple Face aux défis climatiques, économiques et sociétaux, le métier d’architecte évolue profondément. Pour Julien Dubois, fondateur de Julien Dubois Architectes SA, la réponse ne réside pas dans une fuite en avant technologique, mais dans une architecture sobre, durable et pensée pour durer. Rencontre avec un professionnel qui défend une autre manière de construire.
Julien Dubois Fondateur, Julien Dubois Architectes SA
Julien Dubois, votre bureau existe depuis plus de vingt ans. Quelle est aujourd’hui votre philosophie ? Lorsque j’ai créé le bureau en 2002, j’étais seul dans mon salon. Aujourd’hui, nous sommes vingt-et-un collaborateurs. Mais notre philosophie n’a jamais changé : nous faisons du sur-mesure. Cela ne signifie pas forcément construire plus cher, mais concevoir un projet qui répond réellement aux besoins de son utilisateur. Nous accompagnons nos clients de la première réflexion jusqu’à la réalisation complète. Cette proximité est essentielle. Un client arrive souvent avec une idée, mais notre rôle consiste aussi à l’aider à la faire évoluer, à la confronter à la réalité technique, économique et environnementale. Nous défendons également une architecture où le bien-être occupe une place centrale. Un bâtiment n’est
pas seulement un objet construit : c’est un lieu de vie. La couleur, les matériaux, la lumière ou les volumes influencent directement notre façon d’habiter un espace. Vous accordez justement beaucoup d’importance à la couleur. Pourquoi ? Parce que c’est probablement l’un des outils les plus puissants... et les moins coûteux. Nous travaillons dans une région où chaque franc compte. Tout le monde ne peut pas investir dans des matériaux très haut de gamme. En revanche, une réflexion sur les couleurs peut complètement transformer la perception d’un lieu. Nous nous sommes beaucoup intéressés à la psychologie des couleurs. Elles influencent notre humeur, notre manière de circuler, notre sensation de confort. Ce n’est donc pas un simple choix esthétique : c’est un véritable outil architectural. Comment votre métier a-t-il évolué depuis vos débuts ? Énormément. Il y a 25 ans, nous consacrions davantage de temps à dessiner et à concevoir. Aujourd’hui, l’architecte coordonne une multitude d’intervenants. Il gère des modèles numériques BIM, travaille avec les ingénieurs,
les autorités, les entreprises spécialisées, les maîtres d’ouvrage... Nous sommes devenus des coordinateurs de projets complexes. Le métier est plus collaboratif que jamais. En parallèle, les compétences humaines ont pris une place considérable. Il faut écouter, dialoguer, fédérer des équipes, accompagner les clients et créer des conditions de travail où chacun peut s’exprimer. La rénovation occupe aujourd’hui une place importante dans votre activité. Oui, parce que nous sommes convaincus que l’existant constitue une formidable ressource. Avant de transformer un bâtiment, nous réalisons un véritable diagnostic : qu’est-ce qui fonctionne encore ? Que peut-on conserver ? Que peut-on réparer plutôt que remplacer ? Pendant longtemps, on démolissait presque automatiquement. Aujourd’hui, nous essayons d’inverser cette logique. Conserver une fenêtre en bois et remplacer uniquement son vitrage est parfois plus pertinent que tout
changer. Restaurer un crépi d’origine grâce au savoir-faire d’un artisan expérimenté permet non seulement de préserver un patrimoine, mais aussi de limiter les déchets et souvent les coûts. Cette réflexion sur le cycle de vie des bâtiments devient essentielle. Vous défendez une approche « low-tech ». Que signifie-t-elle ? Nous avons parfois tendance à croire que chaque problème écologique se résoudra grâce à une nouvelle technologie. Je ne le pense pas. Nous pouvons déjà accomplir énormément avec des solutions simples : ventiler naturellement un bâtiment la nuit, utiliser l’inertie thermique du sol, réfléchir à l’orientation des façades, choisir intelligemment les couleurs ou créer des doubles toitures ventilées. Nous nous inspirons souvent de l’architecture vernaculaire, de techniques anciennes qui avaient été développées bien avant l’apparition de la climatisation. L’objectif n’est pas de revenir en arrière, mais de réinterpréter ces savoir-faire avec une architecture contemporaine.
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#focusarchitecture&construction
Julien Dubois Architectes SA • Brandreport 17
Plus un bâtiment dépend de machines, plus il devient fragile. Nous cherchons au contraire des solutions robustes, durables et faciles à entretenir. Comment accompagnez-vous un maître d’ouvrage ? Nous refusons les projets où l’on nous demande un permis de construire dans le mois. La phase de réflexion est fondamentale. Nous demandons aux clients de participer activement. Nous leur envoyons les plans, nous leur demandons de se projeter dans leur quotidien, d’imaginer leurs habitudes de vie. Cette préparation demande du temps, mais elle évite beaucoup d’erreurs. C’est aussi là que se jouent les meilleures économies : moins de matériaux inutiles, moins de modifications en cours de chantier et des bâtiments qui répondent durablement aux attentes. Notre plus grande satisfaction est de constater que, parmi près de 400 projets réalisés, très peu ont dû être transformés après coup. Cela signifie que les bâtiments continuent de répondre aux besoins de leurs occupants.
Les entreprises souhaitent aujourd’hui offrir des lieux de travail agréables, proches des transports publics, accessibles à vélo, où les collaborateurs ont envie de venir. L’architecture participe directement au bien-être et à l’attractivité des organisations.
L’architecture ne consiste pas
seulement à construire des bâtiments. Elle consiste surtout à imaginer comment nous vivrons demain.
Quels sont vos prochains défis ? Nous travaillons notamment sur la future usine de valorisation des déchets de La Chaux-de-Fonds, que nous envisageons comme un véritable centre de production d’énergie et de sensibilisation environnementale. Le projet intégrera notamment un important parc photovoltaïque et un parcours pédagogique destiné au public. Mais, au fond, notre ambition reste la même : continuer à chercher des solutions simples, intelligentes et durables.
L’architecture ne consiste pas seulement à construire des bâtiments. Elle consiste surtout à imaginer comment nous vivrons demain. Et les grands défis de demain ? Le changement climatique est évidemment au premier plan. Nous devons imaginer des bâtiments capables de supporter des épisodes de chaleur toujours plus fréquents sans multiplier les systèmes énergivores. Mais il y a aussi une dimension humaine.
Enfin, nous devons retrouver davantage de mixité dans nos quartiers. Nous travaillons actuellement sur un écoquartier réunissant étudiants, personnes âgées, logements protégés et appartements en propriété. L’idée est de recréer des liens entre les générations et de favoriser une véritable vie de quartier. Plus d‘informations sur www.jd-architectes.ch
Eric Ménager, Fondateur
UNE SUCCESS-STORY ROMANDE
Référence incontournable de l’aménagement extérieur en Suisse romande depuis plus de 16 ans, Vision d’extérieurs a installé plus de 1000 pergolas bioclimatiques. Avec 3 showrooms de référence, l'entreprise franchit aujourd'hui de nouveaux caps majeurs : le lancement de sa propre ligne de piscines, le « Bassin Vision », et une expansion ambitieuse jusqu'à Dubaï.
Vision d’extérieurs fête ses 16 ans d'existence. Quel regard portez-vous sur le chemin parcouru sous le ciel romand ? Ces seize années ont été celles d’une magnifique évolution, guidée par une idée simple : faire de l’extérieur un prolongement évident et confortable de l’habitat. Le marché a énormément mûri. Aujourd'hui, la terrasse n'est plus un simple espace d'été, c'est une pièce de vie à part entière, utilisable une grande partie de l'année. Si nous avons récemment franchi le cap symbolique des 1 000 pergolas bioclimatiques installées en Suisse romande, c'est parce que nous avons su allier la rigueur technique helvétique à une vraie sensibilité esthétique. Chaque projet est unique.
Votre offre s’est considérablement élargie au-delà de la pergola et du carport en aluminium. Vous signez désormais le « Bassin Vision ». Pourquoi ce virage vers l’univers de la piscine ?
Vous parlez de proximité. Comment se traduit-elle concrètement pour vos clients ? L'accompagnement de proximité est dans notre ADN. L'entreprise a déployé son univers à travers trois points d'ancrage clés, pensés comme de véritables espaces d'inspiration : Etoy, au cœur de la dynamique lémanique. Martigny, pour répondre aux exigences architecturales et climatiques du Valais. Farvagny, pour rayonner sur l’axe fribourgeois et romand. Ces trois showrooms ne sont pas de simples espaces de vente ; ce sont des laboratoires d'idées où les futurs acquéreurs peuvent toucher les matériaux, tester la technologie bioclimatique, imaginer une cuisine d'été, un carport en aluminium, une mini-piscine ou un spa de prestige.
C'est une suite logique, presque une évidence dictée par nos clients. Lorsqu'on conçoit une structure bioclimatique, une cuisine d'été ou un pool house, l'élément aquatique s'impose naturellement au cœur de la réflexion. On nous demandait souvent si nous pouvions gérer l'ensemble du projet pour garantir une harmonie visuelle et une exécution parfaite. Avec le Bassin Vision, nous apportons notre propre signature et nos standards d'exigence au monde de la piscine et de la mini-piscine. Nous proposons désormais une approche globale « clés en main » : de l'ombre à l'eau, tout est pensé par un interlocuteur unique.
Ce savoir-faire romand s'exporte puisque vous venez d'ouvrir une succursale à Dubaï sous le nom de Pergola Swiss Concept. Qu'est-ce qui a motivé cette expansion internationale ?
Dubaï est un marché fascinant, synonyme d'excellence architecturale, mais c'est aussi un environnement où les conditions climatiques sont extrêmes. Là-bas, se protéger du soleil et créer des oasis de fraîcheur est un enjeu quotidien. Y implanter Pergola Swiss Concept est un formidable défi. La rigueur du « Swiss Quality », notre maîtrise de la technicité des matériaux et notre sens du design épuré y sont perçus comme de vrais gages de fiabilité. C’est une fierté de faire rayonner l'expertise développée en Suisse romande sur une scène internationale aussi compétitive.
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#focusarchitecture&construction
AGON Partners Legal AG • Brandreport 19
L’IA au service de la sécurité stratégique
AGON Partners Legal accompagne entreprises, associations et organisations en droit des cartels, conformité et gouvernance. Son président, le Professeur Patrick Krauskopf, explique comment l’IA et la cybersécurité transforment les risques juridiques et pourquoi la souveraineté numérique devient stratégique.
Pr Patrick Krauskopf Président du groupe AGON
Professeur Krauskopf, quel impact l’IA a-t-elle sur votre travail ? L’IA remet en cause des notions fondamentales : droit d’auteur, responsabilité, protection des données, gouvernance et traçabilité des décisions. Chez AGON Partners, nous combinons expertise juridique, conformité stratégique et technologies numériques pour limiter les risques et préserver l’innovation. Les entreprises sont-elles préparées ? La prise de conscience progresse, mais
l’AI Act européen impose désormais une gouvernance, une documentation et une gestion des risques structurées. La conformité doit être pensée dès la conception. Notre société sœur, AGON INNOVATION, développe des approches d’IA personnalisées selon cette logique de « Compliance by Design ». Même un chatbot peut-il poser problème ? Oui. Fuite de données, réponse erronée, biais ou divulgation d’un secret d’affaires peuvent avoir de lourdes conséquences. L’analyse des flux en temps réel permet de détecter les anomalies et d’intervenir rapidement. Où sont les principaux défis juridiques ? Dans la santé, la finance ou les infrastructures critiques, où des recommandations opaques peuvent affecter des décisions majeures.
Pourquoi la cybersécurité est-elle centrale ? Les cyberattaques sont plus ciblées et difficiles à détecter. Leurs conséquences vont des pertes financières à l’interruption d’activité, voire au risque existentiel. Nous privilégions une approche 360° : authentification multifacteur, gestion des identités, Zero Trust, détection assistée par l’IA et chiffrement. Nous anticipons aussi la cryptographie post-quantique. Nos solutions sont développées et hébergées en Suisse, car la souveraineté numérique est un pilier stratégique.
responsabilité stratégique du conseil d’administration. Les dirigeants doivent cartographier les risques, encadrer les usages et documenter les décisions.
Pourquoi cet ancrage suisse ? Cela permet de mieux maîtriser le code, l’infrastructure et l’évolution des solutions.
AGON Partners Wiesenstrasse 17, CH-8008 Zürich +41 43 344 95 82 info@agon-partners.com agon-partners.com
La direction doit-elle s’impliquer davantage ? Oui. Cybersécurité et gouvernance de l’IA relèvent désormais de la
Quelle vision pour AGON Partners ? Nous voulons devenir un acteur européen de référence dans les solutions technologiques de confiance. Progrès technologique, sécurité juridique et résilience doivent aller de pair. Investir dans la cybersécurité et l’anticipation technologique, c’est investir dans la confiance et la résilience.
ANNONCE
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Brandreport • Procare Systems
#focusarchitecture&construction
Construire pour durer, c’est aussi préserver ce qui existe
Concevoir un bâtiment durable ne se résume pas à choisir des matériaux performants. Leur entretien, leur protection et leur capacité à traverser les années jouent eux aussi un rôle déterminant. À Genève, Procare Systems accompagne architectes, propriétaires, exploitants et gestionnaires immobiliers dans une approche qui privilégie la préservation des textiles, des revêtements et des cuirs plutôt que leur remplacement.
Guy Costanza Directeur Procare Systems
U
n bâtiment peut être conçu pour durer plusieurs décennies. Pourtant, entre la livraison d’un projet et ses premières années d’exploitation, une autre réalité apparaît : celle de l’usage quotidien. Les sols sont sollicités par des milliers de passages. Les fauteuils et canapés sont utilisés plusieurs fois par jour. Les tapis accumulent poussières et salissures. Les rideaux, tentures murales et panneaux acoustiques sont exposés à un environnement qui évolue au fil des saisons. Quant aux surfaces en cuir, elles peuvent perdre leur souplesse ou leur éclat lorsque leur entretien n’est pas adapté. Ces phénomènes s’installent progressivement. Une fibre qui se ternit, une tache persistante, un revêtement plus difficile à entretenir ou un cuir qui se dessèche peuvent conduire au remplacement de matériaux pourtant encore fonctionnels. Pour les professionnels de l’immobilier, cette question dépasse donc celle de la propreté. Elle touche à la durée de vie des aménagements, à la maîtrise des coûts d’exploitation, à l’image d’un lieu et, plus largement, à la durabilité du bâtiment. C’est précisément sur ce terrain que Procare Systems a développé son expertise. Préserver avant de remplacer Lorsqu’un matériau peut être nettoyé, protégé ou rénové plutôt que remplacé, sa durée d’utilisation peut être prolongée. Cette logique concerne aussi bien une moquette d’hôtel qu’un fauteuil dans un espace de réception, un tapis dans un siège d’entreprise ou des panneaux textiles dans un bâtiment tertiaire. Cette approche prend une importance particulière lorsque les matériaux ont été sélectionnés pour leurs qualités esthétiques, techniques ou environnementales.
Un revêtement haut de gamme, un mobilier dessiné sur mesure ou un cuir choisi pour son caractère ne sont pas nécessairement des éléments que l’on souhaite remplacer au premier signe d’usure. Chez Procare Systems, le nettoyage ne constitue ainsi qu’une partie de l’intervention. L’objectif est de traiter le matériau en fonction de sa nature, de son état et de son environnement afin de préserver au mieux ses caractéristiques. Chaque matériau a ses exigences La diversité des textiles utilisés dans l’architecture intérieure rend l’intervention technique. Laine, soie, velours, fibres synthétiques ou fibres colorées ne réagissent pas de la même manière aux produits, à l’humidité ou à la pression. Un traitement adapté commence donc par l’identification du matériau et de ses contraintes. Lorsque les fibres le permettent, Procare Systems privilégie des techniques de nettoyage à l’eau. Pour les matières plus fragiles, comme certaines soies, certains velours ou les fibres de bambou, des méthodes de nettoyage à sec peuvent être utilisées. Un nettoyage professionnel ne consiste pas simplement à appliquer un produit sur une surface. Il s’agit de trouver le juste équilibre entre efficacité, respect de la matière et résultat esthétique. La même logique s’applique à la protection. Procare Systems utilise notamment des procédés permettant de traiter les moquettes et tapis à haute pression, ainsi que les tissus d’ameublement, rideaux et tentures murales avec des pressions adaptées à leur nature. L’entretien comme levier de cycle de vie Dans une perspective de construction et d’exploitation responsables, la question du cycle de vie devient centrale. Choisir un matériau durable est une première étape. Le conserver en bon état pendant de nombreuses années en est une autre. Chaque remplacement implique une nouvelle fabrication, un transport, une installation et, tôt ou tard, la gestion de l’ancien matériau. À
l’inverse, lorsqu’un revêtement peut être maintenu en service grâce à un entretien adapté, on évite tout ou partie de ces opérations. La préservation ne remplace évidemment pas le renouvellement lorsque celui-ci est nécessaire. Elle permet en revanche de ne pas le rendre systématique. Pour un propriétaire ou un gestionnaire, cette logique présente également un intérêt économique. Prolonger la durée d’utilisation d’une moquette, d’un mobilier textile ou d’un fauteuil en cuir peut permettre de différer des investissements importants et de mieux planifier les rénovations. L’entretien devient alors une composante de la stratégie patrimoniale. Des bâtiments où chaque détail compte Dans certains environnements, l’état des matériaux participe directement à l’expérience vécue par les utilisateurs. Dans un hôtel, les espaces communs doivent rester accueillants malgré une fréquentation élevée. Dans un siège d’entreprise, les espaces d’accueil et les salles de réunion participent à l’image de l’organisation. Dans une banque ou un établissement de prestige, la qualité des finitions est particulièrement visible. Dans un bâtiment administratif ou une copropriété, la maîtrise des coûts d’exploitation et la pérennité des aménagements peuvent primer. Les contraintes diffèrent, mais le principe reste identique : les matériaux doivent supporter leur environnement sans perdre trop rapidement leurs qualités. Procare Systems intervient notamment auprès d’établissements hôteliers, de banques et sièges d’entreprise, de bâtiments administratifs, d’établissements de santé, d’espaces commerciaux, de bâtiments de prestige, mais aussi de copropriétés et d’immeubles de bureaux. Chaque intervention est pensée en fonction du lieu et de ses contraintes, avec l’objectif de limiter autant que possible les perturbations de l’activité.
Anticiper plutôt que réparer Une stratégie préventive peut commencer dès la livraison d’un bâtiment. Les matériaux sont alors encore neufs, leur état est connu et leur protection peut être intégrée au programme d’exploitation. Cette démarche permet de définir des habitudes d’entretien adaptées : fréquence des interventions, traitement des zones les plus sollicitées, protection des surfaces sensibles ou réaction rapide en cas de tache ou de dégât. Pour les régies et gestionnaires immobiliers, cette approche peut être particulièrement pertinente. Plutôt que d’attendre qu’un revêtement atteigne un niveau de dégradation nécessitant une rénovation importante, il devient possible de planifier des interventions régulières et ciblées. Pour les architectes et entreprises générales, cette réflexion peut également intervenir en amont. Le choix d’un matériau ne devrait pas seulement tenir compte de son apparence le jour de la réception, mais aussi de sa facilité d’entretien, de sa résistance à l’usage et des possibilités de rénovation. Autrement dit, penser un matériau, c’est aussi penser sa vie après la livraison. Une expertise qui dépasse le nettoyage Les fibres textiles constituent le cœur du savoir-faire de Procare Systems : moquettes, tapis, tissus d’ameublement, tentures murales ou doubles rideaux peuvent faire l’objet de traitements adaptés à leur composition et à leur usage. L’entreprise intervient également sur les cuirs. Le traitement et l’imprégnation permettent notamment de travailler sur la matière en profondeur tout en cherchant à préserver son élasticité. Lorsque les dégradations sont plus importantes, la rénovation et la coloration offrent une alternative au remplacement. Un fauteuil dont la couleur ne correspond plus à l’évolution d’un intérieur n’est donc pas nécessairement condamné à disparaître. Dans certains cas, une rénovation peut lui donner une nouvelle apparence et lui permettre de s’intégrer à nouveau dans un projet d’aménagement.
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#focusarchitecture&construction Des traitements adaptés Au-delà du nettoyage classique, Procare Systems propose différents traitements destinés à répondre à des problématiques spécifiques rencontrées dans les bâtiments. L’approche antimicrobienne vise notamment les situations où certaines moquettes peuvent être exposées au développement de micro-organismes et aux mauvaises odeurs liées à l’humidité. Le traitement anti-odeurs cherche à agir à la source plutôt qu’à masquer les odeurs. D’autres traitements répondent à des problématiques liées aux acariens ou à l’électricité statique. Procare Systems propose également des traitements à visée antivirale, dans le cadre de technologies spécifiques appliquées aux surfaces textiles. Ces solutions illustrent une évolution du métier : il ne s’agit plus uniquement de rendre une surface visuellement propre, mais d’agir sur les propriétés et les conditions d’usage du matériau. Dans les bâtiments à forte fréquentation, l’entretien doit ainsi répondre à des impératifs d’apparence, de confort, d’hygiène et de durabilité. Un enjeu pour les architectes Pour les architectes, la réflexion sur la durée de vie des matériaux peut commencer bien avant les premières traces d’usure. Elle concerne le choix des
revêtements, leur exposition, les usages prévus, leur accessibilité pour l’entretien et les conditions dans lesquelles ils pourront être rénovés ou protégés. Dans cette perspective, l’entretien n’est plus une étape secondaire confiée à l’exploitant après la livraison. Il devient un élément du cycle de vie du projet. C’est aussi la raison pour laquelle Procare Systems souhaite se positionner comme un partenaire des professionnels du bâtiment plutôt que comme un simple prestataire de nettoyage. L’entreprise peut intervenir dès la livraison d’un projet pour protéger les matériaux avant leur mise en service, mais également accompagner les bâtiments existants dans le cadre de programmes d’entretien préventif ou d’opérations ponctuelles de rénovation. Préserver la valeur La valeur d’un bâtiment ne réside pas uniquement dans ses mètres carrés, son architecture ou sa localisation. Elle se construit aussi dans la qualité de ses espaces, de ses finitions et de l’expérience qu’il offre à ceux qui le fréquentent. Un hall d’entrée impeccable, un mobilier bien entretenu, une moquette dont les couleurs restent homogènes ou des fauteuils en cuir correctement préservés contribuent
Procare Systems • Brandreport 21 à cette perception de qualité. À l’inverse, des matériaux négligés peuvent rapidement donner une impression de vieillissement, même lorsque le bâtiment lui-même reste parfaitement fonctionnel. Entretenir ces éléments revient donc aussi à préserver une partie de la valeur du patrimoine immobilier. Dans un projet neuf, cela permet de protéger l’investissement initial. Dans un bâtiment en exploitation, cela peut contribuer à retarder certaines rénovations et à maintenir la qualité des espaces. Une autre manière de penser la durabilité La transition vers une construction plus responsable conduit naturellement à s’interroger sur les matériaux, leur provenance, leur consommation de ressources et leur fin de vie. Mais une dimension mérite davantage d’attention : la durée pendant laquelle ces matériaux restent réellement utilisés. Prolonger la vie d’une moquette, restaurer un fauteuil en cuir, protéger un tissu d’ameublement ou entretenir un tapis sont des actions concrètes qui s’inscrivent dans cette temporalité. Elles ne constituent pas une solution miracle à tous les enjeux environnementaux du secteur
immobilier. Elles participent néanmoins à une réflexion essentielle : avant de remplacer, peut-on préserver ? C’est cette question qui guide l’approche de Procare Systems. Près de quatre décennies de savoir-faire dans le traitement des fibres textiles Avec plus de 25 ans de recherche et de savoir-faire dans le traitement des fibres textiles, l’entreprise développe des méthodes destinées à entretenir, détacher, désinfecter, rénover et protéger les matériaux utilisés dans les espaces intérieurs. À Genève, l’équipe accompagne les professionnels dans l’entretien durable de leurs bâtiments : architectes, promoteurs, entreprises générales, régies, hôtels et gestionnaires. Une même philosophie relie ces différentes approches : considérer que la durabilité d’un bâtiment ne s’arrête pas au jour de sa livraison.
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22 Brandreport • Caeli ingénierie
#focusbusinessguide
L’ascension express d’un bureau audacieux Croissance maîtrisée, structuration des équipes, obtention de labels environnementaux : en six ans, Caeli ingénierie a su répondre aux exigences du marché romand avec une offre technique globale et cohérente. Porté par une équipe pluridisciplinaire soudée, le bureau développe des projets ambitieux dans le neuf comme la rénovation. Retour sur une progression continue, ses fondements, ses compétences clés et les réalisations qui témoignent de ce beau succès.
F
ondé en 2020 à Carouge, Caeli ingénierie fête cette année ses six ans d’activité. Spécialisé en chauffage, ventilation, climatisation, sanitaire, électricité, régulation (CVCSER), automatisme du bâtiment (AdB) et physique du bâtiment, le bureau s’est imposé comme un acteur de référence dans les techniques du bâtiment. Son succès repose sur la qualité de ses prestations, la transversalité de son approche et la proximité de ses équipes. Avec deux bureaux, à Genève et Lausanne composés d’une équipe de 46 collaborateurs – dont la moitié d’ingénieurs – Caeli accompagne aujourd’hui une clientèle fidèle et exigeante. Ses projets se répartissent à 65 % dans le tertiaire (bureaux, hôtels, restaurants), à 25 % dans le logement, et à 10 % dans l’industrie. L’activité globale du bureau concerne à 60 % la rénovation, notamment dans le cadre d’un parc immobilier vieillissant et à 40 % la construction neuve. Six années de développement soutenu Fort de 16 années d’expérience dans des bureaux spécialisés en génie climatique, Jérémy Boulay fonde Caeli ingénierie en janvier 2020 avec une ambition claire : offrir un accompagnement technique pointu dans une structure réactive et humaine. Il s’entoure dès le départ
lots techniques. Les études sont menées en BIM et sur AutoCAD, avec une forte intégration de la physique du bâtiment. Au fil du développement, l’entreprise a étoffé son offre avec une cellule dédiée aux certifications énergétiques. En plus du CECB+, elle est désormais en mesure de livrer des projets certifiés Minergie® ou SNBS. Ces labels constituent un gage de performance environnementale, tout en ouvrant l’accès à des subventions, notamment via les programmes de l’Office cantonal de l’énergie (OCE). Caeli ingénierie est ainsi en mesure de garantir la qualité énergétique et durable de ses réalisations, dans une logique d’accompagnement complet.
de six collaborateurs expérimentés. L’ouverture d’un second bureau à Lausanne au printemps 2023, confirme cette dynamique. En six ans, la société a triplé de taille, portée par la confiance de ses mandants et la qualité de ses réponses techniques. Aujourd’hui, l’équipe compte 46 personnes, dont plus de vingt ingénieurs, mobilisée sur des projets d’envergure dans toute la Suisse romande.
Une offre complète et en constante évolution Si Caeli ingénierie couvre l’ensemble des techniques du bâtiment, elle se démarque par sa capacité à intervenir de manière globale, depuis l’étude de faisabilité jusqu’à la réception des travaux. La majorité des projets traités lui sont confiés pour l’ensemble des prestations, ce qui garantit une coordination fluide entre les
Une expertise reconnue Par son positionnement multi-techniques et la diversité de ses mandats, Caeli ingénierie rivalise avec de grandes structures tout en conservant la souplesse d’un bureau à taille humaine. Cette combinaison d’expertise et de proximité séduit les maîtres d’ouvrage, qu’il s’agisse d’intervenir sur une rénovation hôtelière ou de transformer un bâtiment administratif emblématique. Capable de piloter des chantiers complexes sur plusieurs années, l’entreprise s’adapte aux spécificités de chaque projet, avec une même exigence de rigueur, d’optimisation et de coordination.
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#focusbusinessguide
Caeli ingénierie • Brandreport
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Nos principaux domaines d’expertise : Direction de travaux – Suivi de travaux en lots séparés – Appui technique pour Direction de travaux entreprise générale
Immeubles Maisonneuve, Vernier. ©Serge Honthaas
Des réalisations marquantes
Pour les rénovations :
Pour les surélévations :
Pour le collectif :
– Rénovation énergétique d’un bâtiment tertiaire multi-activités, commerces et bureaux –Genève. Domaines d’intervention de Caeli ingénierie : chauffagerafraîchissement, ventilation, sanitaire, électricité, régulation, physique du bâtiment.
– Surélévation de deux étages, dix appartements – Genève. Domaines d’intervention de Caeli ingénierie : chauffage, ventilation, sanitaire, électricité, physique du bâtiment.
– Transformation d’un bâtiment administratif en logements, 29 000 m2 – Genève. Domaines d’intervention de Caeli ingénierie : électricité.
– Construction d’un parking souterrain de cinq niveaux de sous-sol avec 500 places de stationnement – Chêne-Bourg. Domaines d’intervention de Caeli ingénierie : ventilation, sanitaire et électricité.
– Immeuble Minergie® de 54 logements, six duplex, 900 m2 de surfaces commerciales et parking – Petit-Lancy. Domaines d’intervention de Caeli ingénierie : chauffage, ventilation, sanitaire, électricité, physique du bâtiment. – Immeubles Maisonneuve de 77 logements et un parking – Vernier. Domaines d’intervention de Caeli ingénierie : chauffage, ventilation, sanitaire, électricité, physique du bâtiment. – Bâtiment Curé-Baud HPE de 13 logements et un parking souterrain – Lancy. Domaines d’intervention de Caeli ingénierie : chauffage, ventilation, sanitaire, électricité, physique du bâtiment. – Haut de gamme : 4 logements THPE – Collonge-Bellerive. Domaines d’intervention de Caeli ingénierie : chauffage, ventilation, sanitaire, électricité, physique du bâtiment.
– Transformation d’un bâtiment administratif en logements, 15 000 m2 – Genève. Domaines d’intervention de Caeli ingénierie : chauffage-rafraîchissement, ventilation, sanitaire, électricité, régulation, physique du bâtiment. – Rénovation de six immeubles classés comprenant au total 77 logements – Lausanne. Domaines d’intervention de Caeli ingénierie : chauffage, ventilation, sanitaire, électricité, physique du bâtiment.
Pour le tertiaire :
Physique du bâtiment – Dossiers énergétiques pour autorisation de construire – Certificats CECB+, Minergie® – Calculs de confort thermique, simulations dynamiques, ponts thermiques – Étude économique de productions chauffage et climatisation Électricité – Courant fort / Courant faible – Études d’éclairage – Photovoltaïque – Bornes de recharges Chauffage Ventilation Climatisation – Intégration des techniques – Optimisation des coûts – Désenfumage et surpression
– Transformation d’un espace bureau en crèche – Lancy. Domaines d’intervention de Caeli ingénierie : chauffage-rafraîchissement, ventilation, sanitaire, électricité et régulation.
Sanitaire – EU, EP, EF, ECS et sprinkler – Coordination des techniques
– Construction d’un hôtel industriel, assistance à la direction de travaux pour la construction et la mise en service – Lancy. Domaines d’intervention de Caeli ingénierie : suivi des entreprises et coordination des lots, chauffage, ventilation, sanitaire, électricité, régulation et sprinkler (hors aménagements surfaces locatives). Gestion des interactions avec les autres corps de métiers.
Caeli ingénierie Carouge Route de Saint-Julien 7 CH-1227 Carouge +41 22 559 41 31
– Rénovation d’un parking privé en parking public – Genève. Domaine d’intervention de Caeli ingénierie : électricité. Grâce à l’expérience de nos ingénieurs et techniciens, de l’étude de faisabilité à la mise en service, nous développons vos projets dans les domaines d’habitations, tertiaires et industriels.
Caeli ingénierie Lausanne Voie du Chariot 3 Regus Spaces CH-1003 Lausanne +41 21 560 55 48 info@caeli.ch www.caeli.ch
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