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Focus 50+

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Mathilde Appia

Et si 50 ans n’était pas un tournant ?

Ce n’est pas la première fois que je prends ma plume pour ouvrir ce numéro spécial sur les cinquante ans et plus. Et une question revient à chaque édito : est-il pertinent de parler emploi dans un dossier qui parle vieillesse et retraite ? Serions-nous « vieux » dès 50 ans ?

C’est ce que la société essaie de nous raconter : qu’à 50 ans le couperet tombe, nous faisant basculer d’actifs dynamiques et productifs à des fardeaux coûteux et manquant d’agilité. C’est pourtant tout l’inverse que nous observons sur le terrain. Plus intéressant encore, les chiffres eux-mêmes contredisent ces préjugés.

Premièrement, on entend souvent que les plus de 50 ans seraient davantage absents du travail. Pourtant, les études disponibles ne le confirment pas. Certaines suggèrent même l’inverse du fait qu’ils sont libérés de certaines contraintes familiales.

Deuxièmement, ils seraient peu habiles avec les nouvelles technologies. C’est faux également. Jeunes et moins jeunes se distinguent avant tout sur des usages différents. Or, ceux maîtrisés par les seniors, à savoir les outils bureautiques, restent les compétences les plus souvent valorisées par les entreprises. Au sein de notre fondation qui accompagne à la fois des 18-25 ans et des 50 ans et plus, l’écart est flagrant. Nous avons même cessé de faire passer le test de compétences numériques à ce dernier public, tant leurs résultats étaient bons. Cette évaluation garde en revanche toute sa pertinence pour le public jeune.

Dans une société qui vit longtemps, les quinquagénaires d’hier n’ont rien à voir avec ceux d’aujourd’hui.

Troisièmement, les seniors seraient moins agiles. Mais c’est le contraire. Ils sont à un stade de leur carrière et de leur vie privée qui les rend plus enclins à « bouger », que ce soit sur un plan géographique ou organisationnel. Les 50 ans et plus ont fait leurs preuves et aspirent bien davantage à transmettre toute leur expérience, leurs nombreuses compétences et connaissances, qu’à suivre un plan de carrière tout tracé. Pour finir, ils seraient plus chers. C’est vrai, mais de manière moindre que ce que l’on pense. Le surcoût LPP entre un salarié à plein temps de 45 ans et un salarié de 65 ans payé au salaire médian suisse représente environ 85 francs par mois. Une somme très modeste au regard des compétences et de l’expérience acquises durant vingt années supplémentaires de carrière.

Vous doutez encore ? Regardez vos collègues, voisins, amis de 50 ans et plus. Que voyez-vous ? Des personnes actives qui jonglent avec agilité entre leurs adolescents et leurs parents vieillissants, leur entraînement pour leur prochain semi-marathon et leur nouvelle vie amoureuse suite à leur divorce. Ni jeunes ni vieux, ils cumulent les atouts des deux âges : l’énergie de ceux qui construisent et la sagesse de ceux qui ont déjà beaucoup appris. Dans une société qui vit longtemps, les cinquantenaires d’hier n’ont rien à voir avec ceux d’aujourd’hui. À leur santé !

Texte Mathilde Appia, Directrice Fondation Qualife

Brandreport • Bodo optique

Contenu.

04 Nouvelles envies, nouveaux horizons

08 Corps & esprit

10

Interview : Daniel Craig 20 Check-up prévention

22 Le corps après 50 ans

24 Sexe après 50 ans : zéro tabou

Focus 50+.

Cheffe de projet

Lisa Fischer

Responsable national

Pascal Buck

Rédactrice en chef Romandie

Marie Geyer

Responsable graphique

Mathias Manner

Graphiste

Marie Geyer

Journalistes

Océane Kasonia, Léa Stocky, SMA

Image de couverture màd

Canal de distribution

Tribune de Genève et 24Heures

Imprimerie DZB Druckzentrum Bern

Smart Media Agency

Gerbergasse 5, 8001 Zürich, Schweiz Tel +41 44 258 86 00 info@smartmediaagency.ch redactionFR@smartmediaagency.ch focus.swiss

Conçus pour une vision claire et une charge cognitive réduite

Les verres Carl Zeiss AG ClearMind s’inscrivent dans une nouvelle génération de solutions optiques visant à améliorer la qualité de vision tout en réduisant l’effort cognitif lié au traitement des informations visuelles. Grâce aux avancées en neurosciences et aux technologies de mesure, ils permettent une approche plus fine et personnalisée du confort visuel.

L’évolution des verres progressifs

Le premier verre progressif, tel que nous le connaissons aujourd’hui, est apparu en 1959. Depuis sa création, les fabricants améliorent chaque année leur conception afin d’accroître le confort et d’élargir les différentes plages d’utilisation. Actuellement, les fournisseurs suivent les mêmes lois physiques. Les centrages sont effectués à partir d’images statiques et, très souvent, la position du client n’est pas naturelle. Il en résulte des approximations qui ne prennent pas pleinement en compte les différentes activités du porteur.

Une approche basée sur les neurosciences

L’entreprise Zeiss a mené des tests neurologiques visant à mieux comprendre le lien entre la vision et les efforts fournis par le cerveau pour interpréter les informations reçues. Ces tests s’appuient notamment sur le questionnaire, NASATLX, une référence mondiale permettant de mesurer la charge mentale et le stress liés à l’exécution d’une tâche. La clé d’un verre parfaitement adapté repose sur l’accumulation de données sur une période prolongée. De nouvelles technologies et de nouveaux appareils de mesure permettent aujourd’hui de mieux comprendre les activités quotidiennes, les habitudes visuelles et les comportements de chaque client.

La contribution des outils de mesure

Des dispositifs tels que l’EyeTracking, créé par le développeur Monsieur Pavel, permettent de mesurer les distances de travail, la position de la tête, la qualité de l’éclairage ou encore la durée d’exposition aux UV. Ils fournissent des indications précieuses sur les activités du porteur et le temps passé dans chacune d’elles. Bien que ces données soient essentielles pour définir la géométrie du verre progressif à proposer, certaines informations importantes restent encore difficiles à obtenir, notamment celles liées à la vision binoculaire de loin et de près. Un nouvel appareil de mesure en réalité virtuelle, appelé « VR Ocu Motion », développé en Allemagne par le professeur Michelson, apporte des éléments supplémentaires sur les défauts de la vision binoculaire, de loin comme de près. Il permet ainsi de mieux anticiper les difficultés pouvant survenir lors du port de verres progressifs.

L’apport de la réalité virtuelle

Le système de réalité virtuelle permet une analyse dynamique de la position de l’œil et de la fonction oculomotrice dans les neuf directions du regard. Cela permet une évaluation beaucoup plus précise des déviations horizontales et verticales, de la vision incomitante, ainsi que des limitations de la fusion et de la stéréopsie. Le système « VR Ocu.Motion » sert à la fois d’outil de diagnostic numérique innovant dans le domaine médical et de plateforme d’entraînement en rééducation neurovisuelle. L’objectif est double : analyser les performances visuelles et les améliorer de manière ciblée grâce à des stimuli en réalité virtuelle.

De nouvelles opportunités pour les professionnels

Pour les opticiens et les optométristes, ces technologies ouvrent de nouvelles perspectives et permettent d’élargir leur offre de services.

Outre la réfraction classique et les tests binoculaires, ces outils permettent également d’autres examens et suivis, notamment :

– Tests de la fonction oculomotrice

– Analyse de la fusion et de la stéréopsie

– Rééducation visuelle préventive

– Optimisation des performances neurovisuelles

– Suivi des progrès des programmes d’entraînement numérique

La variabilité individuelle de la vision

La dernière source d’erreur réside dans l’œil humain lui-même. Chaque œil est différent et chaque personne possède sa propre sensibilité visuelle, ainsi que sa propre manière dont le cerveau interprète les informations perçues.

L’ensemble des données collectées par ces différents appareils de mesure est compilé avec celles issues des dispositifs iProfiler, appareil de mesure de la correction, et VisuFit, appareil analysant la manière dont la monture est portée. Ces informations sont ensuite utilisées lors de la fabrication de verres personnalisés afin de garantir le meilleur confort et une vision la plus naturelle possible pour le porteur.

Lors du montage des verres sur la monture, ces données sont essentielles : elles permettent de déterminer précisément où et comment centrer le verre afin d’assurer un confort visuel optimal à toutes les distances et de maintenir une vision confortable même en périphérie.

Bonne lecture ! Lisa Fischer Project Manager

50 ans à faire avancer la santé

Depuis un demi-siècle, l’Hôpital de La Tour accompagne les patients avec une même ambition : offrir une médecine d’excellence dans un environnement à taille humaine. À l’occasion de son 50e anniversaire, l’établissement genevois revient sur son parcours, marqué par l’innovation, l’expertise et l’attention portée à chaque patient, tout en affirmant sa vision de la santé pour les décennies à venir.

En 1976, l’Hôpital de La Tour ouvrait ses portes à Meyrin avec une conviction simple mais ambitieuse : proposer une prise en charge médicale de haut niveau, fondée autant sur l’excellence clinique que sur la qualité de la relation humaine. Cinquante ans plus tard, cette vision continue d’animer l’établissement, devenu l’un des acteurs majeurs du paysage hospitalier genevois et suisse.

L’année 2026 marque ainsi une étape symbolique. Plus qu’un anniversaire, elle offre l’occasion de mesurer le chemin parcouru et de mettre en lumière les valeurs qui ont permis à l’hôpital de se développer tout en conservant son identité.

« Ces 50 ans témoignent avant tout de la confiance de nos patients et de l’engagement de nos équipes. Depuis toutes ces années, des milliers de familles ont confié leur santé à l’Hôpital de La Tour. Ils sont notre inspiration à continuer d’innover et d’élever sans cesse nos standards d’excellence pour les générations futures », souligne Olivier Schmitt, directeur général de l’Hôpital de La Tour.

Aujourd’hui, l’établissement accueille chaque année plus de 475 000 patients en consultation ambulatoire, aux urgences ou lors d’une hospitalisation. Derrière ces chiffres se trouvent des milliers de parcours de vie, tous différents, mais qui bénéficient d’un même engagement : offrir les meilleures conditions de prise en charge, dans un environnement sécurisant et personnalisé.

Une institution qui a grandi avec les besoins de la population

Au fil des décennies, l’Hôpital de La Tour a accompagné l’évolution de la médecine et des attentes des patients. D’un établissement privé reconnu pour la qualité de ses soins, il est devenu un hôpital multidisciplinaire capable de prendre en charge des situations complexes grâce à des infrastructures de pointe et à la présence de nombreuses spécialités médicales réunies sur un même site.

Cette approche intégrée constitue aujourd’hui l’une des forces de l’institution. Les spécialistes collaborent étroitement afin d’élaborer des parcours de soins coordonnés, permettant aux patients de bénéficier d’une prise en charge globale, du diagnostic jusqu’au suivi thérapeutique.

La Tour se distingue également dans le paysage romand par des caractéristiques rarement réunies au sein d’un établissement privé. Il demeure notamment le seul hôpital privé de Suisse romande à disposer simultanément d’un service d’urgences ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, d’une unité de soins intensifs, de soins continus, ainsi que de services de médecine interne et de pneumologie pour les soins aigus.

Cette organisation permet d’assurer une prise en charge sûre de cas complexes tout en garantissant une continuité des soins particulièrement appréciée par les patients et leurs proches.

L’innovation n’est pas perçue comme une fin en soi, mais comme un moyen d’améliorer la précision des diagnostics, l’efficacité des traitements et le confort des personnes soignées.

L’innovation comme moteur de développement

Si l’Hôpital de La Tour a su évoluer au cours des cinquante dernières années, c’est notamment grâce à sa capacité à intégrer les avancées médicales et technologiques au bénéfice des patients.

L’innovation n’est pas perçue comme une fin en soi, mais comme un moyen d’améliorer la précision des diagnostics, l’efficacité des traitements et le confort des personnes soignées.

Cette philosophie se traduit notamment à travers le Centre de médecine du sport, accrédité Swiss Olympic Medical Center. Référence dans son domaine, il accompagne aussi bien des sportifs professionnels que des amateurs souhaitant retrouver leurs capacités physiques après une blessure ou améliorer leurs performances. Grâce à une approche multidisciplinaire associant médecins, physiothérapeutes et autres spécialistes, le centre participe à l’évolution constante des pratiques dans le domaine de la médecine du sport.

Autre illustration de cette dynamique : le Centre NeuroKnife. Depuis son introduction à La Tour, cette technologie de radiochirurgie stéréotaxique permet de traiter certaines tumeurs et pathologies neurologiques avec une extrême précision, sans intervention chirurgicale invasive. Une avancée qui illustre parfaitement la volonté de l’hôpital d’offrir des traitements toujours plus ciblés, efficaces et respectueux de la qualité de vie des patients.

Au quotidien, cette quête d’innovation s’appuie également sur des équipements de dernière génération, parmi lesquels plusieurs IRM, des scanners spectraux, des plateformes de chirurgie robotique ou encore des technologies avancées en oncologie et en imagerie médicale.

L’humain, une priorité intacte depuis 50 ans Dans un univers médical en constante évolution, l’Hôpital de La Tour revendique une conviction forte : la qualité des soins ne se mesure pas uniquement à la performance technique.

L’écoute, l’accompagnement et la relation de confiance occupent une place centrale dans l’expérience vécue par les patients. Cette attention portée à l’humain constitue depuis toujours l’un des piliers de l’établissement.

Pour les équipes médicales et soignantes, chaque patient est unique. Cette approche se traduit par une volonté constante d’adapter les traitements aux besoins individuels, tout en impliquant les patients dans les décisions qui concernent leur santé.

Cette dimension humaine prend une importance particulière auprès des personnes de plus de 50 ans, souvent confrontées à des problématiques de santé nécessitant une coordination entre plusieurs spécialités. La proximité entre les professionnels de santé présents sur le campus favorise justement une prise en charge multidisciplinaire et cohérente.

Former les talents qui feront la médecine de demain

L’excellence médicale repose également sur la transmission des savoirs. Conscient de cette responsabilité, l’Hôpital de La Tour s’investit depuis de nombreuses années dans la formation des futurs professionnels de santé.

Chaque année, plus de cinquante médecins en formation sont accueillis au sein de l’établissement dans de nombreuses disciplines médicales. Cette mission académique contribue non seulement à préparer la relève, mais aussi à maintenir un haut niveau d’exigence au sein des équipes.

L’encadrement des jeunes médecins implique en effet une mise à jour permanente des connaissances et une culture de l’amélioration continue, bénéfique à l’ensemble des patients.

Parallèlement, l’Hôpital participe activement à la diffusion des bonnes pratiques médicales et au développement des compétences des professionnels de santé.

La recherche au cœur de l’excellence médicale

La volonté de progresser s’exprime également à travers une activité de recherche soutenue.

En collaboration avec des partenaires académiques et scientifiques en Suisse et à l’international, les médecins de La Tour contribuent à de nombreux projets visant à faire avancer les connaissances médicales et à améliorer les traitements disponibles.

Cette implication permet aux patients d’accéder à une médecine fondée sur les données scientifiques les plus récentes. Elle favorise également l’émergence de nouvelles approches thérapeutiques dans de nombreux domaines.

En 2025, les équipes médicales de l’établissement ont ainsi publié plus de 75 articles scientifiques internationaux évalués par des comités de lecture, témoignant du dynamisme de cette activité de recherche.

Le Campus Santé de Meyrin, symbole de l’avenir

Si l’année 2026 invite à célébrer le passé, elle marque également une étape importante dans la construction de l’avenir.

L’Hôpital de La Tour participe actuellement à un ambitieux projet de développement avec la création du futur Campus Santé de Meyrin. Ce vaste écosystème réunira soins, innovation, recherche et formation dans une logique de collaboration renforcée entre les différents acteurs de la santé.

Les travaux de la première phase, ont débuté en 2025 et doivent s’achever à l’horizon 2028.

« La participation de l’Hôpital au sein de ce Campus Santé de Meyrin illustre l’évolution de l’hôpital vers un modèle de soins plus intégré, de proximité et multidisciplinaire. Nous bénéficierons des synergies entre médecine, prévention et avancées technologiques, et contribuerons au développement d’une médecine moderne et centrée sur les besoins des patients », explique Olivier Schmitt.

Après cinquante ans d’histoire, l’Hôpital de La Tour regarde ainsi vers l’avenir avec la même ambition qu’à ses débuts : placer le patient au cœur de chaque décision et continuer à faire progresser la médecine au service de tous.

Plus d’informations sur www.la-tour.ch

ÀLe temps des nouveaux possibles

Entre départ des enfants, évolution du rythme professionnel et temps qui se redessine, la cinquantaine s’impose souvent comme une période de transition. Une étape où les priorités changent, laissant place à de nouvelles envies : loisirs, voyages, projets personnels ou réorganisation du quotidien.

certaines périodes de la vie, le quotidien change de forme sans forcément changer de manière spectaculaire. Les enfants quittent progressivement la maison, la vie professionnelle évolue, et le rapport au temps se transforme. Ces ajustements, souvent progressifs, ouvrent un espace nouveau : celui d’un quotidien à réinventer, plus libre dans ses contours et plus ouvert aux envies personnelles.

Cette transition ne se résume pas à un événement précis. Elle s’installe parfois sur plusieurs années, au gré des changements familiaux et professionnels. Le rythme, auparavant structuré par des obligations régulières, devient plus souple, parfois plus fragmenté, mais aussi plus disponible pour autre chose.

Quand les priorités se déplacent Dans ce nouvel équilibre, certaines envies longtemps mises de côté refont surface. Voyager autrement, reprendre une activité créative, s’engager dans une association, apprendre une nouvelle compétence ou simplement modifier son rythme de vie : les possibilités sont multiples.

Ce qui caractérise ces projets, c’est souvent leur ancienneté. Ils ne sont pas nouveaux en soi, mais trouvent enfin un espace pour exister. Le temps disponible n’est pas forcément abondant, mais il est souvent mieux réparti, plus intentionnel.

Le voyage, par exemple, change de nature. Il devient moins centré sur la performance ou l’accumulation de destinations, et davantage sur l’expérience : prendre le temps, découvrir en profondeur, privilégier des séjours plus longs ou plus calmes.

Une redéfinition du rapport au temps

Au-delà des activités, c’est le rapport au temps qui évolue. Celui-ci n’est plus uniquement dicté par des contraintes extérieures, mais peut être modulé en fonction des envies, des besoins et des priorités personnelles.

Cette nouvelle organisation s’accompagne souvent d’une attention accrue au bien-être. L’équilibre entre activité, repos et relations sociales devient central. Il ne s’agit pas nécessairement de ralentir, mais plutôt de mieux ajuster son rythme.

Certains choisissent de réduire progressivement leur activité professionnelle, d’autres de la transformer, d’autres encore de la compléter par de nouveaux engagements ou projets personnels. Ces trajectoires ne sont pas linéaires, mais hybrides, souvent évolutives.

Des parcours multiples et flexibles Il n’existe pas un seul modèle de transition, mais une diversité de chemins. Pour certains, cela passe par une reconversion ou une seconde activité.

Pour d’autres, par un engagement associatif plus fort ou par la transmission de compétences. Pour d’autres encore, par une exploration plus personnelle de leurs centres d’intérêt.

Cette pluralité reflète une évolution plus large des parcours de vie, désormais moins figés qu’auparavant. Les étapes ne sont plus strictement définies, et les transitions peuvent prendre des formes très différentes d’une personne à l’autre.

Une période d’exploration Ce qui caractérise ces moments, c’est souvent une forme d’expérimentation. Tester de nouvelles activités, changer certaines habitudes, revoir ses priorités : autant de micro-ajustements qui participent à une recomposition globale du quotidien.

Cette dynamique peut aussi s’accompagner de questionnements. Comment occuper autrement son temps ? Quelles activités méritent d’être développées ? Qu’est-ce qui fait sens aujourd’hui dans son rythme de vie ? Ces réflexions, loin d’être abstraites, s’inscrivent dans des choix très concrets.

Des horizons qui se déplacent Contrairement à une idée parfois répandue, ces périodes ne correspondent pas à un retrait,

mais plutôt à un déplacement des centres d’intérêt. Les horizons ne disparaissent pas : ils changent simplement de forme.

Ils peuvent prendre la forme d’un voyage plus long, d’un engagement associatif, d’une activité créative régulière ou encore d’un changement de cadre de vie. L’essentiel réside moins dans la nature du changement que dans la liberté de l’envisager.

Une liberté de rythme à construire

Au fond, ce qui se joue dans ces transitions, c’est la possibilité de redéfinir son rythme de vie. Ni accélération ni arrêt, mais ajustement progressif. Une manière plus personnelle d’habiter son temps, en fonction de ses envies et de ses priorités.

Dans une société où les parcours deviennent de plus en plus modulables, cette flexibilité représente une opportunité. Elle permet d’explorer, de tester, parfois de se réinventer, souvent simplement de rééquilibrer. Ainsi, ces nouvelles envies ne marquent pas une rupture, mais la continuité d’un parcours en mouvement. Et les horizons, loin de se réduire, se déplacent vers d’autres formes de possibles.

Préserver l’autonomie, à domicile comme en déplacement

Avec l’allongement de l’espérance de vie, les besoins en matière de maintien à domicile ne cessent d’augmenter. Pour de nombreuses personnes âgées ou à mobilité réduite, l’enjeu est clair : pouvoir continuer à vivre chez soi dans les meilleures conditions possibles, sans renoncer à son confort, à sa sécurité ni à son autonomie.

C’est précisément la mission que se sont donnée les équipes de Crystal Medical. Depuis plusieurs années, l’entreprise genevoise accompagne les particuliers, leurs proches ainsi que les professionnels de santé en proposant des solutions adaptées à chaque situation. Des équipements adaptés à chaque besoin Perte temporaire d’autonomie après une opération, difficultés liées à l’âge ou maladie chronique : les besoins évoluent au fil du temps. Afin d’y répondre, Crystal Medical met à disposition un large choix de matériel médical, aussi bien à la vente qu’à la location.

L’entreprise propose notamment des lits médicalisés, fauteuils roulants, fauteuils de confort, matelas thérapeutiques, lève-personnes ou encore verticalisateurs. La location constitue une solution particulièrement appréciée lorsqu’un besoin est temporaire, par exemple à la suite d’une hospitalisation ou durant une période de rééducation.

Parce qu’aucun domicile ne se ressemble, les équipes privilégient une approche personnalisée. À la demande des patients, des visites à domicile peuvent être organisées afin d’identifier les équipements les plus adaptés à l’environnement de vie et aux besoins de chacun. Des essais gratuits sont également proposés pour permettre aux utilisateurs de tester le matériel avant de faire leur choix.

Des conseils personnalisés pour favoriser le maintien à domicile

Au-delà du matériel, l’accompagnement humain occupe une place centrale. Les professionnels de Crystal Medical conseillent les patients dans le choix d’équipements orthopédiques, tels que les attelles, orthèses ou ceintures lombaires.

L’entreprise dispose également d’une expertise spécifique dans le domaine des contentions veineuses. En magasin, des spécialistes prennent les mesures

nécessaires afin de proposer des bas de contention adaptés à la morphologie et aux besoins de chaque personne. Pour les patients qui ne peuvent pas se déplacer, ce service peut aussi être assuré à domicile.

Faciliter les déplacements médicaux Préserver son autonomie ne se limite pas au domicile. Se rendre chez son médecin, à l’hôpital ou à une séance de traitement peut rapidement devenir un défi pour les personnes à mobilité réduite.

Grâce à Crystal Transports, les patients bénéficient d’un service de transport adapté sur l’ensemble du canton

de Genève. Les véhicules, aménagés pour accueillir notamment des personnes en fauteuil roulant, permettent d’assurer des déplacements dans des conditions de confort et de sécurité optimales, qu’il s’agisse d’un rendez-vous médical, d’une consultation spécialisée ou d’autres déplacements nécessaires au quotidien. En réunissant équipements, conseils personnalisés et solutions de transport, Crystal Medical et Crystal Transports poursuivent un même objectif : permettre aux personnes fragilisées de conserver leur qualité de vie et leur indépendance le plus longtemps possible.

Crystal Medical en bref

Prestations :

– Vente et location de matériel médical

– Orthopédie et contentions veineuses

– Conseils personnalisés et visites à domicile

– Transports médicalisés et accompagnés

Crystal Medical Sàrl

Rue Gustave-Muller-Brun 1 1208 Genève

Accès Gare des Eaux-Vives (train) Trams 12 et 17 :

arrêts Gare des Eaux-Vives ou Amandolier Bus 1, 5, 9, 11, 25, EV4 et 274

Du lundi au vendredi, de 7h30 à 18h

+41 22 736 41 49 info@crystal-medical.ch

Orthopédie Hugues, responsable orthopédie +41 78 332 22 98 hugues@crystal-medical.ch

Transports médicalisés

Louis Lejeune, responsable transport +41 76 514 05 62 contact@crystal-transports.ch

AUne journée d’évasion au Pays-d’Enhaut

Entre sommets panoramiques, plaisirs gourmands et découverte de l’univers des ballons à air chaud, le Pays-d’Enhaut se prête idéalement à une escapade d’une journée. Une parenthèse en altitude, entre nature préservée et expériences accessibles, pour ralentir le rythme et profiter pleinement de l’instant.

u cœur des Alpes vaudoises, le Pays-d’Enhaut cultive une douceur de vivre qui invite à la déconnexion. Ici, les paysages se déploient en larges vallées, les traditions sont encore bien vivantes et les expériences se vivent au rythme de la montagne. Une destination idéale pour une journée d’évasion mêlant nature, culture et plaisirs simples. Début de journée en altitude

La matinée débute à Rougemont, où la télécabine de la Videmanette permet de rejoindre rapidement les hauteurs. En quelques minutes seulement, le regard s’ouvre sur les sommets environnants et les reliefs alpins, déjà spectaculaires depuis la montée.

Pour ceux qui souhaitent prolonger l’expérience, un brunch au lever du soleil peut être savouré au sommet, dans une atmosphère calme et lumineuse. Face aux montagnes encore baignées de lumière douce, ce moment suspendu marque une entrée en matière idéale avant de partir explorer les environs.

Une fois en altitude, plusieurs itinéraires s’offrent aux visiteurs : une randonnée panoramique sur les crêtes en direction des Praz et du Ruble, ou une descente à pied vers Rougemont à travers alpages et forêts. Dans les deux cas, le décor reste grandiose, entre vastes paysages ouverts et nature préservée.

Les plus curieux pourront également emprunter le sentier didactique de la forêt des Arses, qui met en lumière un patrimoine singulier : la production du bois de résonance, utilisé notamment dans la fabrication d’instruments de musique.

Enfin, les amateurs de sensations pourront s’élancer sur la via ferrata de la Videmanette. Équipé de câbles et d’échelles, ce parcours sécurisé permet

Infos pratiques Pour organiser votre visite et découvrir toutes les activités : www.pays-denhaut.ch

Entre panoramas d’exception, expériences en altitude et découvertes culturelles, le Pays-d’Enhaut offre une journée complète, à la fois ressourçante et inspirante.

d’évoluer à flanc de paroi tout en profitant d’un panorama exceptionnel sur les Alpes vaudoises.

Pause gourmande à Rougemont

Après l’effort, place à la détente au cœur du village de Rougemont. À l’Hôtel de Commune, l’ambiance est chaleureuse et authentique, fidèle à l’esprit du lieu.

Le Chef Burri y propose une cuisine de saison, ancrée dans le terroir et les produits locaux. Une table où l’on prend le temps de savourer, d’échanger et de prolonger la parenthèse alpine dans un cadre convivial.

L’établissement est ouvert du vendredi au mardi.

Après-midi dans les airs à Château-d’Œx

L’après-midi se poursuit à Château-d’Œx, considérée comme la capitale suisse de la montgolfière. À l’Espace Ballon, les visiteurs plongent dans l’histoire et les sensations du vol en ballon à air chaud à travers une exposition interactive.

Expériences immersives, exploits aéronautiques et projection 4D permettent de découvrir cet univers

fascinant sous différents angles. Pour compléter la visite, une expérience de simulateur de pilotage peut être réservée : vingt minutes pour se glisser dans la peau d’un aérostier et découvrir les sensations du vol.

Entre panoramas d’exception, expériences en altitude et découvertes culturelles, le Pays-d’Enhaut offre une journée complète, à la fois ressourçante et inspirante. Une destination où la montagne se vit dans toute sa diversité : nature, terroir et imaginaire aérien.

Randonnée sur les crêtes
Sentier des Arses
Viaferrata
Brunch au lever du soleil

Fondation Martin Bodmer

Un nouveau souffle pour les amoureux des livres et de l’histoire

À Cologny, la Fondation Martin Bodmer s’apprête à écrire un nouveau chapitre de son histoire. Après d’importants travaux de rénovation et de transformation, l’institution genevoise, à la fois bibliothèque patrimoniale inscrite au programme Mémoire du monde de l’UNESCO, musée et centre de recherche, rouvrira ses portes le 18 septembre 2026 avec une ambition claire : offrir une expérience de visite plus fluide, immersive et accessible à tous.

Nichée dans un écrin de verdure sur les hauteurs de Cologny, la Fondation Martin Bodmer conserve l’une des plus prestigieuses collections privées consacrées à l’histoire de l’écrit et de la pensée humaine. Des papyrus antiques aux manuscrits littéraires modernes, en passant par des éditions rares et des documents historiques majeurs, ce patrimoine exceptionnel attire depuis des décennies chercheurs, passionnés et visiteurs curieux.

Mais après plus de vingt ans d’ouverture au public dans sa forme actuelle, la Fondation avait besoin d’évoluer. Les infrastructures, conçues à l’origine pour une bibliothèque privée, ne répondaient plus pleinement aux standards contemporains, tant en matière de confort que d’accessibilité ou de durabilité environnementale. La réouverture prévue le 18 septembre 2026 marque ainsi une véritable renaissance.

Une Fondation plus accessible

Au cœur du projet : la volonté d’ouvrir encore davantage la Fondation à tous les publics.

L’accessibilité universelle a guidé l’ensemble des transformations menées ces dernières années, avec l’accompagnement de spécialistes reconnus dans le domaine du handicap et de l’inclusion.

Concrètement, les espaces extérieurs ont été repensés pour faciliter l’orientation des visiteurs grâce à des dispositifs de guidage au sol et à une signalétique adaptée. À l’intérieur, un ascenseur vitré reliera les différents niveaux du Grand Pavillon, tandis qu’une plateforme élévatrice permettra aux personnes à mobilité réduite d’accéder à la salle de conférences de manière autonome. Une attention particulière a également été portée aux visiteurs malvoyants, aux personnes âgées ainsi qu’aux familles, afin que chacun puisse profiter des collections dans les meilleures conditions possibles.

Une visite plus immersive

La transformation ne concerne pas uniquement les bâtiments. L’expérience muséale elle-mêm a été entièrement repensée.

Le parcours d’exposition gagne en fluidité grâce à une nouvelle organisation des espaces et à la création d’un escalier central reliant directement les différents niveaux du musée souterrain imaginé par l’architecte Mario Botta. De nouvelles vitrines permettent désormais de présenter environ 250 livres et objets, mettant en dialogue les trésors de la Fondation avec des œuvres issues d’institutions partenaires genevoises.

La scénographie fait aussi la part belle à la médiation culturelle. Parmi les nouveautés figure notamment le « Grand Livre », une installation interactive monumentale inspirée d’un manuscrit médiéval. Grâce à un écran tactile, les visiteurs

pourront explorer de manière ludique les grandes notions liées à l’histoire du livre et de l’écriture.

Le numérique au service de la découverte La Fondation mise également sur les nouvelles technologies pour enrichir la visite sans jamais remplacer l’émotion du contact avec les œuvres originales.

Accessible directement depuis un smartphone, le guide numérique GEED accompagnera les visiteurs en dix langues. Ce dispositif propose des contenus enrichis, des commentaires audio, des parcours thématiques ainsi que plusieurs mini-documentaires permettant de replacer les œuvres dans leur contexte historique et culturel.

L’objectif : permettre à chacun de découvrir les collections à son propre rythme, selon ses centres d’intérêt et son niveau de connaissance.

Faire vivre les textes

Au-delà de la conservation patrimoniale, la Fondation souhaite plus que jamais faire vivre les œuvres et les rendre accessibles au plus grand nombre. Cette volonté se reflète dans sa future programmation culturelle.

Le public pourra notamment découvrir, dès l’automne 2026, une nouvelle exposition permanente et temporaire, cette dernière consacrée au livre jeunesse illustré, de la Renaissance à aujourd’hui. Des spectacles, conférences et événements viendront également animer le domaine tout au long de l’année.

Avec cette réouverture, la Fondation Martin Bodmer ne se contente pas de moderniser ses infrastructures. Elle affirme une vision : celle d’un lieu patrimonial vivant, inclusif et tourné vers l’avenir, où les trésors de l’écrit continuent de dialoguer avec le monde contemporain.

Suivez les actualités de la Fondation sur : fondationbodmer.ch

Image Fondation Martin Bodmer/Justine Givry
Image Fondation Martin Bodmer/Justine Givry

CAprès 50 ans, cultiver son équilibre intérieur

Longtemps, le vieillissement a été envisagé essentiellement sous l’angle physique. Préserver son cœur, ses articulations ou sa masse musculaire semblait constituer la priorité absolue. Aujourd’hui, les spécialistes s’accordent pourtant sur un point : la santé mentale joue un rôle tout aussi déterminant dans la qualité de vie après 50 ans.

ette période marque souvent une transition importante. Les enfants quittent progressivement le foyer, la retraite commence à se profiler, tandis que les parents vieillissent et peuvent devenir dépendants. À cela s’ajoutent parfois des changements professionnels, des questionnements existentiels ou des bouleversements relationnels. Autant d’événements qui invitent à redéfinir ses repères.

Contrairement à certaines idées reçues, ces transformations ne sont pas nécessairement synonymes de déclin. Elles peuvent aussi ouvrir la voie à une nouvelle liberté et à une meilleure connaissance de soi. La manière dont chacun traverse cette étape dépend largement de sa capacité à s’adapter aux changements et à préserver son équilibre émotionnel.

Le bien-être psychologique, un facteur de santé à part entière Les recherches montrent que la santé mentale influence directement la santé physique. Le stress chronique, l’isolement social ou les épisodes dépressifs peuvent notamment favoriser certains troubles cardiovasculaires, perturber le sommeil ou affaiblir le système immunitaire.

À l’inverse, les personnes qui entretiennent un bon équilibre psychologique ont davantage tendance à adopter des comportements favorables à leur santé : elles restent actives, prennent soin d’elles-mêmes et maintiennent plus facilement des relations sociales satisfaisantes.

L’Organisation mondiale de la santé souligne d’ailleurs que la santé mentale des personnes âgées est fortement influencée par leur environnement social, leur

sentiment d’appartenance et leur capacité à continuer à participer à la vie de leur communauté. L’isolement et la solitude figurent parmi les principaux facteurs de risque de détresse psychologique chez les seniors.

Préserver ses liens sociaux

À mesure que les années passent, le cercle relationnel tend naturellement à évoluer. Certains amis s’éloignent, les enfants deviennent plus autonomes et la vie professionnelle occupe parfois moins de place.

Maintenir des contacts réguliers avec ses proches constitue pourtant l’un des meilleurs moyens de préserver son bien-être émotionnel. Les études montrent que les personnes disposant d’un réseau social solide présentent généralement un meilleur moral, une plus grande résilience face aux difficultés et une meilleure qualité de vie.

Il ne s’agit pas nécessairement de multiplier les interactions. Quelques relations authentiques suffisent souvent à nourrir le sentiment de soutien et d’appartenance dont chacun a besoin. Participer à une activité associative, rejoindre un club, pratiquer un sport ou s’engager dans une action bénévole peut également contribuer à renforcer ces liens et à lutter contre l’isolement.

Trouver ou retrouver un sens Après plusieurs décennies consacrées à la carrière professionnelle ou à l’éducation des enfants, certaines personnes peuvent éprouver le besoin de redéfinir leurs priorités.

Les psychologues observent que le sentiment d’avoir un rôle à jouer demeure essentiel à tout

âge. Se fixer de nouveaux objectifs, apprendre une compétence, transmettre son expérience ou s’investir dans un projet personnel contribue à entretenir l’estime de soi et la motivation.

Cette quête de sens ne passe pas forcément par de grands changements. Elle peut se manifester dans des activités simples : jardiner, s’occuper de ses petits-enfants, voyager, reprendre des études ou développer une passion longtemps mise de côté.

L’essentiel est de continuer à se projeter dans l’avenir et à nourrir sa curiosité.

Apprendre à écouter ses émotions

La cinquantaine et les décennies qui suivent sont parfois marquées par des périodes de vulnérabilité émotionnelle. Un départ à la retraite, un deuil, un divorce ou des problèmes de santé peuvent fragiliser l’équilibre psychique.

Face à ces situations, il est important de reconnaître ses émotions plutôt que de les minimiser. Tristesse, anxiété ou découragement font partie de l’expérience humaine et méritent d’être pris en considération.

Parler à un proche, consulter un professionnel ou rejoindre un groupe de soutien peut permettre de traverser plus sereinement certaines épreuves. La santé mentale ne se limite pas à l’absence de maladie ; elle englobe également la capacité à faire face aux difficultés de la vie et à retrouver un équilibre après les périodes de stress.

Le corps et l’esprit, un duo indissociable L’activité physique reste l’un des outils les plus efficaces pour préserver simultanément la santé

physique et mentale. La marche, la natation, le vélo ou encore le yoga favorisent la production d’endorphines, améliorent le sommeil et contribuent à réduire les symptômes d’anxiété.

Le sommeil joue lui aussi un rôle central. Avec l’âge, il peut devenir plus fragmenté, mais son importance demeure intacte. Un repos de qualité participe au maintien des capacités cognitives, de la mémoire et de la régulation émotionnelle.

L’alimentation, enfin, influence également le bien-être psychologique. Une alimentation équilibrée, riche en fruits, légumes, protéines de qualité et bonnes graisses, contribue à soutenir le fonctionnement du cerveau et à préserver l’énergie au quotidien.

Vieillir autrement

Les représentations négatives du vieillissement ont la vie dure. Pourtant, de nombreuses personnes décrivent la seconde moitié de leur existence comme une période d’épanouissement, de liberté et de sérénité accrue.

L’enjeu n’est pas de rester jeune à tout prix, mais de continuer à avancer avec vitalité et confiance. Entretenir sa santé mentale, cultiver ses relations, rester actif et conserver des projets sont autant de leviers qui permettent de traverser les années avec davantage de satisfaction et de bien-être. Car bien vieillir ne consiste pas seulement à ajouter des années à sa vie. C’est aussi donner davantage de vie à ses années.

Texte SMA

Une nouvelle vision du bien vieillir

Àl’origine, Céline Cuérel est chirurgienne orthopédiste. Son père, quant à lui, est architecte. De leurs deux métiers est né un projet commun : Silver Residences, des appartements pour seniors qui allient qualité de vie, santé et espaces bien pensés au design moderne. Céline Cuérel nous fait découvrir cet univers dans cette interview.

Céline Cuérel, comment les résidences Silver favorisent-elles le bien-être et l’autonomie au quotidien ?

L’idée centrale de nos résidences est de préserver la liberté de chacun, tout en luttant contre l’isolement. Le projet est en effet né du constat qu’il était difficile de trouver des résidences seniors proposant un environnement réellement adapté, où les personnes peuvent conserver leur autonomie tout en bénéficiant d’un accompagnement personnalisé et flexible. C’est pourquoi nous proposons des services à la carte et des activités afin que les résidents puissent continuer à vivre à leur rythme, comme chez eux.

Sur le plan architectural, tous les appartements sont adaptés et accessibles aux personnes à mobilité réduite. Nous avons également quelques appartements qui sont déjà entièrement équipés pour les personnes en fauteuil roulant. Les espaces ont été conçus pour faciliter le quotidien tout en restant modernes et chaleureux. À qui s’adressent principalement les résidences Silver ?

Nos résidences s’adressent principalement à des seniors qui souhaitent conserver leur indépendance tout en vivant dans un environnement plus sécurisé et convivial. Ce sont souvent des personnes pour qui la maison devient

compliquée à gérer physiquement ou socialement, mais qui ne nécessitent pas un EMS. Nous accueillons aussi quelques personnes plus jeunes en situation de handicap, car tous nos logements sont entièrement accessibles.

Quels types de services proposezvous au sein des résidences ?

La gamme de services est large. Nous avons développé différentes collaborations avec des acteurs régionaux afin d’offrir une gamme de prestations complète tout en restant ancrés dans le tissu local. Nous avons bien entendu une référente sociale sur place qui organise la vie de la Résidence et des activités, mais nous proposons aussi le ménage des appartements, de la restauration avec le restaurant Pont-Bleu qui est ouvert au public, de la blanchisserie, une coiffeuse à domicile, de la réflexologie, et nous gérons une bonne partie des soucis du quotidien sur un simple appel.

Qu’est-ce qui vous différencie des autres logements protégés ?

L’innovation de Silver Residences, c’est avant tout des partenariats. Nous avons donc voulu nous entourer de « ceux qui savent faire » et, ensemble, nous avons inventé une nouvelle formule, dans une vision partagée de la santé globale et préventive, avec des partenariats public-privé. Un partenariat avec l’Ensemble Hospitalier de la Côte permet de garantir l’accès à un médecin traitant, car cela pose souvent problème quand on déménage, mais aussi d’assurer la restauration. Un partenariat avec Pro Senectute permet notamment de mettre à disposition

une référente sociale, et d’ouvrir la Résidence à des activités ainsi que d’accueillir des personnes extérieures dans nos murs. Enfin, un partenariat avec les CMS pour garantir une continuité des soins pour nos résidents. Combien de résidences avez-vous actuellement ?

La première résidence ouverte se situe à Crissier. Une deuxième est actuellement en construction à Lucens, avec une trentaine d’appartements. Nous développons également un projet plus vaste à Denges, qui comprendra notamment un EMS, une permanence médicale, une crèche et un restaurant, afin de créer un véritable pôle de santé intégré dans un quartier intergénérationnel.

Quels sont les principaux atouts de la résidence de Crissier ?

L’emplacement est un véritable point fort. La résidence se trouve juste en face de la gare de Renens et bénéficiera prochainement du tram devant son entrée. L’accessibilité aux transports publics est en effet essentielle pour permettre aux résidents de conserver leur autonomie, notamment lorsqu’ils ne conduisent plus. Nous avons aussi conçu les espaces extérieurs pour recréer une atmosphère de quartier, avec des lieux de rencontre et de convivialité, notamment articulé autour de la cour intérieure et du restaurant.

Vous organisez régulièrement des journées portes ouvertes. À qui s’adressent-elles ?

Nos prochaines portes ouvertes auront lieu tous les jeudis

de 15h à 18h du 20 août au 19 octobre, et le samedi 5 septembre 2026 de 9h à 17h. Elles sont ouvertes à tous : des seniors qui réfléchissent à leur avenir, des proches qui cherchent une solution pour un parent ou simplement des personnes curieuses de découvrir le concept. Ces visites permettent de découvrir les appartements témoins, les espaces communs et surtout de rencontrer l’équipe. Nous prenons aussi le temps d’échanger sur les besoins, les services et les aspects budgétaires. Lorsqu’il y a des interrogations financières, notre assistante sociale peut accompagner les familles dans leurs démarches.

Quels sont vos projets de développement pour les prochaines années ?

Nous sommes convaincus que l’habitat doit évoluer avec les besoins de chacun. Vieillir ne doit jamais être synonyme de renoncement, mais au contraire d’opportunités nouvelles : vivre autrement, se recentrer sur l’essentiel, profiter pleinement de chaque instant, tout en restant connecté avec la communauté. La Résidence Pont-Bleu est la première étape d’une ambition plus large, celle de concevoir des lieux de vie innovants, humains et durables, partout où le besoin se fait sentir. Nous poursuivons donc le développement de nouvelles résidences, mais nous souhaitons aussi renforcer les partenariats locaux et les activités de prévention.

info@silver-residences.ch +41 21 706 35 70 silver-residences.ch

Réseaux Santé Vaud • Brandreport

Au cœur des BRIO : des professionnels de liaison au service de la santé vaudoise

«Ces personnes sont devenues, au fil des années, des pièces indispensables du puzzle sanitaire vaudois et leur mise en lumière n’en est que plus nécessaire. » Yves Kuhne, directeur du Réseau Santé Nord Broye

Derrière chaque parcours de soins il y a des humains qui font des liens. Dans le canton de Vaud, les Bureaux Régionaux d’Information et d’Orientation (BRIO) et les hôpitaux emploient des professionnels de la liaison : infirmier-ère de liaison, coordinateur-ice, assistant-e social-e. Leur mission ? Transformer la complexité d’un système en une trajectoire simple et rassurante pour le patient, en assurant la continuité des soins lors des transitions, du retour à domicile ou de l’entrée en établissement.

Les infirmières et infirmiers de l'ombre

Comment préparer sa sortie de l’hôpital ? Où trouver une place en EMS ? Quelle aide solliciter à domicile ? Dans ce labyrinthe sanitaire, ces questions sont souvent sources d’angoisse. Les infirmiers et infirmières de liaison agissent depuis plus de vingt ans dans l’ombre des unités de soins. Présents sur les sites hospitaliers (médecine, chirurgie, gériatrie, réadaptation) et dans les BRIO, ils et elles sont les pièces maîtresses du puzzle vaudois.

« La liaison, c’est par définition faire le lien autant entre les différents soignants autour du patient, entre ceux de l’hôpital et ceux du domicile, pour s’assurer que les informations importantes soient transmises, en tenant compte de la condition du patient et de ses proches », explique une infirmière de liaison du CHUV.

Leur rôle est essentiel : éviter les oublis de traitement, désengorger les hôpitaux en organisant des sorties sécurisées et garantir que l’information circule entre médecins traitants, services à domicile et établissements. « Ils et elles questionnent sur les habitudes de vie, sur les besoins, sur ce qui est important pour la personne, et assurent

le lien entre les partenaires lors des sorties hospitalières », précise Yves Kühne, directeur du Réseau Santé Nord Broye. Dans un contexte de santé tendue et de raréfaction des ressources, leur capacité à coordonner les acteurs devient cruciale pour la fluidité des trajectoires de soins.

Le rôle de coordinateur : faire le lien entre le domicile et l'hébergement

Les infirmier·ère·s de coordination du BRIO informent sur les prestations médico-sociales et centralisent les demandes d’hébergement. Ils et elles gèrent la transition entre le domicile, l’hôpital et l’établissement, tout en renseignant sur les solutions de logement adapté avec accompagnement (LADA). Véritables plaques tournantes, ils et elles promeuvent également les prestations de soutien à domicile (CAT, courts séjours) et jouent un rôle majeur dans l’anticipation des besoins.

L'assistant-e social-e : quand la santé rencontre les réalités pratiques

La santé, ce n’est pas uniquement se faire soigner en cabinet médical ou à l’hôpital. Son parcours de soins ou de vie, c’est aussi des réalités administratives et financières. Les assistants sociaux du BRIO accompagnent les usagers sur les aspects administratifs et

financiers, notamment pour une entrée en établissement médico-social. « J’informe la personne sur les aides disponibles, les droits à la prise en charge par l’assurance obligatoire des soins, les possibilités de soutien financier », résume une assistante sociale du BRIO.

Un public prioritaire : les personnes âgées et fragilisées Si les BRIO sont accessibles à tous, une grande partie des interventions cible les seniors et les personnes fragilisées, confrontées à plusieurs pathologies et besoins de coordination accrus. Dans une Structure de Préparation et d’Attente à l’Hébergement (SPAH), l’infirmière de liaison vérifie que le projet d’entrée correspond toujours au besoin réel. « La situation d’une personne peut évoluer : on se rend parfois compte qu’avec un cadre sécuritaire et une alimentation équilibrée, un retour à domicile avec une équipe de soins est finalement possible », souligne-t-elle.

Des professionnels à l'écoute Ce qui frappe dans le travail des BRIO, c’est l’importance donnée à l’écoute. Chaque situation est unique. Les professionnels sont formés pour analyser ces éléments et proposer des solutions adaptées, en alliant respect de la liberté de choix et nécessité de réguler les flux.

Quatre territoires, une organisation commune Le canton de Vaud est divisé en quatre régions sanitaires, chacune dotée de son propre BRIO. Le Réseau Santé Nord-Broye s’étend de la région de Cossonay à Yverdon et couvre la Broye. Le Réseau Santé La Côte englobe les districts de Nyon et Morges. Le Réseau Santé Région Lausanne couvre la capitale et ses environs, tandis que Réseau Santé Haut-Léman concerne la région allant de Vevey au Chablais et Pays d’Enhaut.

Cette organisation territoriale permet une connaissance fine des ressources locales. Chaque BRIO dispose d’une base de données actualisée des professionnels et institutions présents dans sa zone de desserte. En plus de toutes ces tâches liées à l’orientation de la population fragilisée, il joue aussi un rôle important, par sa connaissance globale de l’offre du système et des besoins, dans la régulation des flux.

Texte Dre Marjorie Audard, directrice du RSRL

Pour plus d’informations sur l’organisation des réseaux de santé vaudois : www.reseaux-sante-vaud.ch

Interview Léa Stocky
Résidence Pont-Bleu
Rte de Bussigny 2 1023 Crissier
Fondatrice de Silver Résidences

Daniel Craig

« La danse aide à faire tomber les barrières »

« Under Cover » signifie désormais pour l’ex-007 Daniel Craig littéralement « sous la couette » : avec son dernier film Queer, l’acteur britannique tourne définitivement la page de ses jours de super-espion au service de Sa Majesté et se lance dans un tout nouveau défi d’acteur.

Les années passées à incarner James Bond ont marqué Daniel Craig. Pas seulement lui, mais aussi le public et la façon dont il perçoit cet acteur émérite aujourd’hui âgé de 57 ans. En pensant à son rôle emblématique, on imagine un héros luttant contre le mal, des points serrés, des voitures rapides, de belles femmes, et peut-être aussi l’esprit tourmenté d’un homme entouré de morts. Après cinq films en tant que 007, l’acteur britannique est prêt à montrer une toute autre facette de lui.

Cet été, il a surpris avec un look inattendu pour une campagne de mode : cheveux longs, lunettes jaunes, et pulls en laine épaisse aux couleurs vives. Un rappel : Daniel Craig peut être différent et on est encore loin d’avoir tout vu de lui. Depuis ses 50 ans, il montre qu’il ne se prend pas aussi au sérieux qu’on le pensait. Avec la série de films À couteaux tirés (Knives Out), où il joue un détective excentrique du Sud des États-Unis, il s’aventure avec légèreté dans la comédie. Sa devise semble être la liberté. Et puisqu’il n’a plus rien à prouver, il choisit aujourd’hui des rôles qui le poussent à se réinventer – comme dans Queer, réalisé par Luca Guadagnino.

Ce drame est basé sur un roman semi-autobiographique de William S. Burroughs. Daniel Craig y incarne un écrivain américain du nom de Lee, qui s’abandonne à l’alcool, la drogue et à un jeune ex-soldat dans le Mexique des années 1940. Burroughs (Le Festin nu) fut une figure majeure de la Beat Generation, et Craig s’est plongé avec enthousiasme dans son univers : « J’ai regardé beaucoup d’interviews de lui », a-t-il expliqué lors de la conférence de presse pour la première mondiale de Queer à la Mostra de Venise. « Il avait une personnalité profonde et posée. Je me suis dit que ce ne pouvait être qu’une façade, un mécanisme de défense. » En lisant Queer, un livre court mais intense, Craig a compris qu’il voulait explorer l’autre facette du personnage, celle que l’on connaît moins. « Queer parle de perte, de solitude et de désir. Si je devais écrire un rôle parfait pour moi, cochant toutes les cases de ce que je recherche dans un film, ce serait celui-ci. » Et le film contient aussi plusieurs scènes de sexe explicites. À Venise, on a même parlé du retour du genre érotique, avec Nicole Kidman (Babygirl) et Cate Blanchett (Disclaimer) venues défendre des œuvres centrées sur la sexualité. Craig, lui, garde la tête froide : « Tout le monde sait que le tournage de scènes de sexe n’a rien d’intime, il y a plein de gens autour qui regardent. » Avec son partenaire à l’écran, Drew Starkey (connu pour la série Outer Banks), ils ont travaillé la chorégraphie des scènes d’amour des mois à l’avance. « La danse aide à faire tomber les barrières. Nous avons essayé de rendre ces scènes aussi touchantes, naturelles et vraies que possible », raconte Craig, qui ne tarit pas d’éloges sur son partenaire. « Drew a été un merveilleux acteur et partenaire dans ce domaine. Nous avons beaucoup ri, c’était important que ça reste aussi un plaisir. »

En revanche, ce que Daniel Craig aime beaucoup moins, c’est donner des interviews. Parler de lui, de ses proches, ou être un invité intéressant dans une émission de télé, ce n’est pas dans sa nature. « Je ne suis pas du genre à savoir allumer et éteindre un interrupteur », expliquait-il dans une interview au Men’s Journal. « Ce n’est pas dans ma boîte à outils. Peut-être que je ne fais pas assez d’efforts, mais pourquoi essayer d’être quelque chose que je ne suis pas ? Ce n’est tout simplement pas mon truc. »

Il a tout de même partagé quelques éléments personnels : né le 2 mars 1968 à Chester (connue pour ses vestiges romains), Daniel Craig a grandi à Liverpool avec sa sœur aînée Lea dans un environnement artistique. Sa mère était professeure d’arts plastiques, son beau-père était peintre. Son père biologique, quant à lui, était dans la marine marchande avant de posséder deux pubs. À 16 ans, Daniel déménage à Londres pour intégrer le National Youth Theatre. Il y décroche bientôt des rôles variés qui démontrent l’étendue de son talent : soldat (The Power of One), sans-abri (Our Friends in the North), ou amant de la fille du roi Arthur (A Kid in King Arthur’s Court), il apprend son métier durant les années 90. Hollywood ne tarde pas à l’appeler : il joue aux côtés d’Angelina Jolie dans Lara Croft: Tomb Raider, avec Tom Hanks et Paul Newman dans Les Sentiers de la perdition, ou encore dans Munich de Steven Spielberg.

Avant chaque tournage, je passais une heure à la salle, ce n’est pas ma passion, puis encore 40 minutes d’entraînement au combat.

Lorsqu’il est annoncé en 2005 comme le nouveau James Bond dans Casino Royale (sa mère aurait vendu la mèche à un journal local), le monde s’emballe : un Bond blond ? Beaucoup le voyaient davantage docker que gentleman en smoking. Début difficile. Il ne pouvait pas contrôler la polémique, mais il pouvait donner le meilleur de lui-même : sous Craig, Bond ressent de vrais sentiments (pour Vesper puis Madeleine), les « James Bond girls » deviennent des héroïnes d’action à part entière. Malgré quelques controverses, les critiques se sont tues. Pour les Suisses, une déception : en 2008, il annule au dernier moment sa venue à la première de Quantum of Solace à Emmenbrücke pour cause de maladie. Il se réjouissait pourtant de fouler le tapis rouge aux côtés du réalisateur suisse

Marc Forster : « La Suisse est le pays de Marc, donc la première y aura forcément une saveur particulière », disait-il alors. Lors de la tournée presse pour Spectre, il choque en déclarant qu’il préférerait se trancher les veines plutôt que de rejouer Bond. Il s’excusera plus tard pour cette phrase jugée ingrate. Comme on le sait, il revient pourtant une dernière fois en 2021 avec

Mourir peut attendre, livrant une performance finale intense avant de tirer définitivement sa révérence. Il ne regrette pas l’entraînement physique intensif exigé par Bond. « Avant chaque tournage, je passais une heure à la salle – ce n’est pas ma passion – puis encore 40 minutes d’entraînement au combat », racontait-il à l’époque de Quantum of Solace, interview qu’il donna le bras en écharpe, après une blessure à l’épaule nécessitant une opération. Son rôle de détective Benoit Blanc dans À couteaux tirés est bien plus relax : « Quand Hugh Jackman et moi avons joué deux flics de Chicago à Broadway, j’avais passé un peu de temps avec la police locale. Mais Benoit Blanc est une invention de Rian Johnson, inspirée des détectives d’Agatha Christie, comme Hercule Poirot. J’ai lu beaucoup de ses livres dans ma jeunesse, je connais bien le style », explique Craig, qui résout son premier meurtre dans À couteaux tirés en 2019. Il est aussi séduit par le grand casting et par l’opportunité de collaborer enfin avec le réalisateur Rian Johnson,

avec qui il discutait de projets depuis vingt ans. « Ma femme a travaillé avec lui, elle est aussi fan. »

Sa femme, c’est bien sûr l’actrice Rachel Weisz. Elle l’a rencontré en 1994 lors d’une pièce de théâtre, alors qu’il était marié à Fiona Loudon. Ce n’est qu’en 2010, sur le tournage du film Dream House, qu’ils tombent amoureux. Ils se marient en 2011. Il a une fille, Ella, d’un précédent mariage ; elle a un fils, Henry. Leur fille commune est née en 2018. Son prénom n’a jamais été rendu public, mais dans The Late Show avec Stephen Colbert, Weisz a révélé : « Elle lui ressemble beaucoup. Elle a les yeux bleu acier et les épaules larges, comme lui. »

Tout comme sa famille, le troisième film Knives Out récemment tourné en Angleterre reste très secret. On sait juste que sous le titre Wake Up Dead Man, un nouveau meurtre attend d’être élucidé. Parmi les suspects potentiels : Glenn Close, Mila Kunis, Jeremy Renner, Kerry Washington, Andrew Scott, Josh O’Connor et Josh Brolin. Une affaire à suivre de près !

– Daniel Craig

Des soins à domicile inspirés des standards hospitaliers

Face au souhait croissant des patients de rester chez eux le plus longtemps possible, la Clinique Générale-Beaulieu a développé sa propre structure de soins à domicile, directement intégrée à la Clinique et au groupe Swiss Medical Network. Objectif : proposer à domicile le même niveau d’exigence, de coordination et de qualité des soins qu’en milieu hospitalier. Marion Crabos, Directrice Générale des Soins à domicile de la Clinique Générale-Beaulieu, revient sur cette approche centrée sur l’autonomie, la sécurité et l’accompagnement humain des patients. Marion Crabos, pourriez-vous vous présenter ainsi que votre rôle au sein de Clinique Générale-Beaulieu Soins à domicile ?

J’ai intégré la Clinique Générale-Beaulieu il y a bientôt treize ans, d’abord en qualité d’infirmière, puis comme responsable d’équipe de soins. À l’origine de ce projet, il y avait une conviction forte : permettre aux patients genevois de bénéficier, chez eux, de soins d’une qualité et d’une sécurité dignes des standards de la Clinique.

C’est dans cette optique que j’ai initié et mis en place le projet de création de notre propre organisation de soins à domicile, directement intégrée à la Clinique et au groupe Swiss Medical Network. Aujourd’hui, en tant que directrice de la structure, je porte ce projet au quotidien, avec la volonté de construire une prise en charge exigeante, coordonnée et profondément centrée sur chaque patient.

Pourquoi les soins à domicile connaissent-ils aujourd’hui un développement aussi important ? Nous observons une véritable évolution des attentes. Les

Protéger

patients souhaitent évidemment être soignés efficacement, mais aussi dans un cadre respectueux de leur rythme de vie. Le vieillissement de la population joue un rôle important, mais il existe surtout une aspiration forte à rester chez soi, dans un environnement familier et rassurant.

Votre slogan est « Le savoir-faire de la Clinique chez vous ». Comment transposez-vous à domicile les standards de qualité et de sécurité d’un établissement hospitalier ?

Cela passe par un système de management de la qualité, des protocoles rigoureux basés sur ceux appliqués à la Clinique, des équipes formées en continu et un suivi très structuré.

Mais cela implique également une grande capacité d’adaptation : apporter ce niveau d’excellence tout en respectant l’intimité et le cadre de vie du patient.

En quoi le maintien à domicile contribue-t-il à préserver l’autonomie et la qualité de vie ?

Rester à domicile, ce n’est pas seulement une question de confort, c’est un véritable levier de bien-être. Les patients conservent leurs habitudes, leurs repères et leurs liens sociaux. Cela favorise non seulement leur qualité de vie, mais aussi souvent leur adhésion aux soins et leur évolution clinique.

Pourquoi la coordination entre les différents professionnels de santé est-elle devenue essentielle ?

Ce qui fait la qualité d’une prise en charge à domicile, c’est la coordination. Nous sommes au carrefour de nombreux intervenants et notre rôle est de garantir une communication fluide et continue. Ce travail de lien permet d’éviter les ruptures dans le parcours de soins et d’assurer une prise en charge globale et sécurisée pour le patient.

Comment se déroule concrètement la mise en place d’un accompagnement à domicile ?

Nous pouvons être sollicités directement par le patient, par son médecin ou encore par un proche aidant.

Chaque prise en charge débute par une rencontre et une évaluation concrète, soit au domicile, soit directement à l’hôpital si le patient y est encore hospitalisé.

C’est à ce moment-là que tout se construit : comprendre les besoins, l’environnement et les attentes. Un plan de soins personnalisé est ensuite mis en place avec le médecin, puis ajusté au fil du temps afin de rester au plus proche des besoins réels du patient.

Le rôle de l’infirmière coordinatrice semble central dans votre organisation…

C’est effectivement le cœur du dispositif. L’infirmière coordinatrice est le « fil conducteur » du parcours de soins : elle organise, anticipe, ajuste et assure le lien entre tous les acteurs impliqués.

C’est une fonction clé pour garantir la cohérence, la qualité et la continuité des soins.

Au-delà des soins médicaux, l’accompagnement humain semble également essentiel…

Les soins à domicile vont bien au-delà des gestes techniques. Une relation se crée au fil des visites : une présence, une écoute, un accompagnement humain.

Cette dimension est fondamentale, car elle participe pleinement au bien-être, à la dignité et au sentiment de sécurité du patient. Dans certaines situations, nos équipes deviennent aussi des repères réguliers qui contribuent à rompre l’isolement.

Quels sont aujourd’hui les besoins les plus fréquents des patients suivis à domicile ?

Nous accompagnons des situations très variées : soins

techniques après une intervention chirurgicale, suivi de pathologies chroniques comme le diabète ou l’hypertension, gestion des médicaments, mais aussi aide à la toilette ou à l’habillage. Cette diversité nécessite une approche globale et une grande capacité d’adaptation.

Comment accompagnez-vous les proches aidants ?

Les proches aidants sont indispensables, mais souvent très sollicités. Notre rôle est aussi de les soutenir, de les informer et de leur permettre de souffler. Nous proposons bien sûr des soins pris en charge par la LAMal, mais également des prestations complémentaires privées : accompagnement aux courses, sorties, rendez-vous médicaux ou soutien dans le quotidien. Ces services apportent une vraie souplesse et contribuent concrètement à alléger la charge des proches.

Quel message aimeriez-vous adresser aux lecteurs et lectrices qui hésitent encore à faire appel à des soins à domicile ?

Il existe parfois une crainte que les soins à domicile soient synonymes de perte d’autonomie. En réalité, c’est souvent l’inverse. Être accompagné permet de rester chez soi plus longtemps, en sécurité, tout en conservant le contrôle sur son quotidien.

Soucieuse d’éco-responsabilité et afin de privilégier le temps passé auprès des patients, l’équipe de Soins à domicile Générale-Beaulieu intervient exclusivement sur la rive gauche genevoise et se déplace à pied ou à vélo.

Équipe de coordination domicile@beaulieu.ch +41 22 839 53 80 swissmedical.net/fr/hopitaux/generale-beaulieu

Dr Christos Maragkoudakis • Brandreport

son sommeil après 50 ans : l’approche médicale et holistique

Insomnies répétées, fatigue dès le réveil ou ronflements excessifs… Passé la cinquantaine, les changements de nos rythmes biologiques redessinent nos nuits.

Le Dr Christos Maragkoudakis, médecin pneumologue spécialisé en médecine du sommeil, directeur de Vein Clinic, responsable du Service d’apnées du sommeil et membre de l’European Sleep Research Society (ESRS), nous livre des informations essentielles et holistiques pour identifier les signaux d’alerte de notre corps, éviter le piège de la dépendance aux somnifères et réapprendre à faire de nos nuits le plus puissant des remèdes de longévité.

Dr Christos Maragkoudakis, de nombreuses personnes pensent qu’il est normal de moins bien dormir avec l’âge. Est-ce vraiment le cas ? Cette idée reçue est très fréquente, mais elle mérite d’être nuancée. S’il est vrai que le vieillissement modifie l’architecture du sommeil, mal dormir ne doit pas être considéré comme une fatalité. Avec l’âge, notre horloge biologique évolue : nous avons tendance à nous endormir et à nous réveiller plus tôt, tandis que le temps passé en sommeil profond, le plus réparateur, diminue progressivement. Toutefois, les besoins en sommeil restent globalement identiques après 50 ans, soit environ sept à huit heures par nuit. Ce qui change davantage, c’est la qualité du sommeil. Les réveils nocturnes deviennent plus fréquents et le sommeil peut être plus léger. Or, un sommeil insuffisant ou fragmenté peut avoir des conséquences importantes sur la santé. Il favorise notamment l’inflammation chronique, augmente

le risque cardiovasculaire et peut accélérer le déclin cognitif. Pour préserver un sommeil de qualité, il est essentiel d’adopter une approche globale : maintenir des horaires réguliers, limiter l’exposition aux écrans avant le coucher, pratiquer une activité physique régulière et instaurer des rituels apaisants en soirée, comme la lecture, la méditation ou des exercices de respiration.

Le sommeil demeure un pilier fondamental de la santé à tout âge et mérite la même attention que l’alimentation ou l’activité physique.

À partir de 50 ans, le corps humain semble être plus vulnérable aux troubles cardiovasculaires. La somnolence et les ronflements peuvent également faire partie des symptômes du syndrome d’apnées du sommeil. Quelles sont les étapes à suivre ?

Le ronflement n’est pas un simple désagrément sonore ; il constitue l’un des principaux symptômes du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). Cette pathologie se caractérise par des obstructions répétées des voies aériennes supérieures au niveau du pharynx, entraînant des apnées (arrêts respiratoires d’au moins dix secondes) ou des hypopnées (obstructions partielles des voies aériennes). Ces événements provoquent une diminution du taux d’oxygène dans le sang, suivie de micro-éveils.

Bien que le patient n’en ait pas conscience, ces interruptions respiratoires fragmentent le sommeil et génèrent un stress oxydatif important. Les symptômes associent céphalées matinales, sécheresse buccale (xérostomie), fatigue intense, somnolence diurne excessive, troubles de l’humeur et difficultés de concentration.

Chez les femmes, la prévalence du SAOS augmente nettement après la ménopause, la diminution des œstrogènes et de la progestérone réduisant la tonicité des muscles pharyngés. Non traité, le SAOS devient un facteur de risque majeur d’accident vasculaire cérébral (AVC), d’infarctus du myocarde et de troubles du rythme cardiaque, comme la fibrillation auriculaire.

Le diagnostic repose sur une polygraphie ventilatoire à domicile ou une polysomnographie réalisée dans un laboratoire du sommeil. Les traitements, comme la PPC (pression positive continue) ou l’orthèse d’avancée mandibulaire (OAM), doivent s’accompagner d’une prise en charge globale : maintien d’un poids de forme, activité physique régulière et réduction des toxiques (alcool, tabac).

Rythme de vie intense, exigences professionnelles élevées, angoisses familiales… Comment réagir face à l’insomnie ?

L’insomnie d’endormissement ou les réveils nocturnes traduisent souvent une surcharge mentale ou une difficulté à passer du mode d’éveil au mode de sommeil. Chez les personnes de plus de 50 ans, le recours aux somnifères doit rester limité, car ces médicaments peuvent entraîner des effets secondaires importants, tels qu’une somnolence persistante, un risque accru de chutes ou des troubles de la mémoire.

Aujourd’hui, les recommandations internationales privilégient la thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie (TCC-I), qui permet de retrouver un sommeil naturel et durable.

Quelques règles simples peuvent déjà faire la différence :

– Réserver le lit au sommeil : en cas d’éveil prolongé, il est préférable de quitter temporairement la chambre plutôt que de rester à ruminer.

– Conserver des horaires réguliers : se lever à la même heure chaque jour et s’exposer à la lumière naturelle le matin aide à resynchroniser l’horloge biologique.

– Adopter une bonne hygiène de vie : privilégier un dîner léger, limiter les écrans le soir et réduire les boissons en fin de journée (pour ne pas couper son sommeil pour aller aux toilettes) favorisent un sommeil de meilleure qualité.

L’objectif est de recréer des conditions propices à un endormissement naturel et réparateur.

Avez-vous d’autres conseils à donner ?

Optimiser la qualité du sommeil après 50 ans ne devrait pas être une préoccupation secondaire, mais une composante thérapeutique majeure de la médecine préventive, de l’équilibre émotionnel et du bien-vieillir. L’insomnie chronique et les troubles ventilatoires nocturnes ne doivent plus être acceptés comme des fatalités liées à l’âge, mais être traités avec la même rigueur que n’importe quelle pathologie somatique. Si vos perturbations du sommeil persistent malgré les adaptations mises en place, elles relèvent d’une investigation clinique ciblée. Une prise en charge précoce, associant la rigueur de la médecine du sommeil à une évolution globale et bienveillante des habitudes de vie, permet non seulement de protéger le système cardiovasculaire et la santé mentale, mais aussi de retrouver, chaque jour, la pleine maîtrise de sa vitalité.

Dr Maragkoudakis Christos Médecin pneumologue spécialisé en médecine du sommeil

Directeur de Vein Clinic

Responsable du Service d’apnées du sommeil

Centre de Pneumologie Champel Av.de Champel 24, 1206 Genève

Informations et prise de rendez-vous : centre-pneumologie-champel.org

Retrouvez davantage d’informations sur les troubles du sommeil, le syndrome d’apnées du sommeil et les consultations spécialisées via le QR code ci-dessous.

Dr Christos Maragkoudakis
Arthrose après 50 ans : rester actif plus longtemps, sans renoncer à ses projets

Après 50 ans, l’arthrose ne signifie plus nécessairement renoncer à une vie active. Entre prévention, traitements conservateurs, innovations en médecine régénérative et chirurgie de pointe, les solutions permettent aujourd’hui de préserver durablement la mobilité et la qualité de vie. Le Dr Benoît Coulin, spécialiste de la hanche et du genou à Genève, fait le point sur une prise en charge personnalisée, centrée sur le mouvement et l’autonomie.

Le Dr Benoît Coulin est chirurgien orthopédique et traumatologue basé à Genève, spécialisé dans les pathologies du genou et de la hanche. Son activité couvre la prise en charge des blessures sportives, des traumatismes, de l’arthrose, ainsi que des pathologies ligamentaires, méniscales et articulaires complexes.

Particulièrement investi dans la chirurgie du sport et la médecine du mouvement, il accompagne aussi bien les sportifs amateurs et professionnels que les patients souhaitant retrouver mobilité, autonomie et qualité de vie après une blessure ou avec l’avancée en âge.

Le Dr Coulin utilise des approches modernes et personnalisées, combinant traitements conservateurs et techniques chirurgicales avancées lorsque cela est nécessaire. Son expertise comprend notamment la chirurgie arthroscopique, la chirurgie mini-invasive, les reconstructions ligamentaires, la chirurgie prothétique du genou et de la hanche, ainsi que l’intégration de technologies innovantes, dont la chirurgie assistée par robot.

Exerçant à Genève au sein des cliniques

Hirslanden Grangettes et La Colline, il défend une approche centrée sur le patient, fondée sur l’écoute, la précision technique et l’objectif d’un retour durable à une vie active.

Dr Coulin, on entend souvent dire que l’arthrose est une fatalité avec l’âge. Est-ce vrai ?

Pas du tout. Vieillir ne signifie pas forcément devenir moins actif ou souffrir davantage. Aujourd’hui, nous observons une génération de plus de 50 ans, et même de 70 ans, qui voyage, fait du sport, skie, joue au tennis ou pratique la randonnée. L’arthrose est fréquente, mais elle ne doit pas être synonyme de renoncement.

L’arthrose concerne-t-elle uniquement les personnes âgées ?

Non. Nous voyons aussi des patients relativement jeunes, parfois sportifs, parfois après un traumatisme ancien ou certaines anomalies anatomiques.

L’âge reste un facteur important, mais l’arthrose est souvent multifactorielle : génétique, blessures, surcharge mécanique, activité professionnelle ou sportive peuvent jouer un rôle.

Bouger, c’est vivre, c’est la liberté. Il faut tout faire pour redonner de la vie, un patient après l’autre.

– Dr Benoît Coulin

Est-ce que l’on peut encore voyager, skier ou faire de longues randonnées avec de l’arthrose ?

Dans la majorité des cas, oui.

L’objectif moderne du traitement n’est pas uniquement de diminuer la douleur sur une échelle de 1 à 10, mais de permettre aux patients de continuer ce qui compte pour eux : voyager, faire du sport, profiter de leur retraite ou maintenir leur indépendance.

Souvent, quelques adaptations suffisent à prolonger ces activités pendant de nombreuses années.

Quelles sont les solutions thérapeutiques aujourd’hui ?

Nous disposons d’un éventail beaucoup plus large qu’avant. La prise en charge commence souvent par la physiothérapie, le renforcement musculaire, la perte de poids si nécessaire, l’adaptation sportive ou certains traitements infiltratifs.

Pourquoi voit-on autant de personnes très actives après 50 ans ?

L’espérance de vie augmente, mais surtout l’espérance de vie en bonne santé progresse. Les patients veulent conserver leur mobilité, leur autonomie et leurs loisirs. C’est une excellente nouvelle, mais cela signifie aussi que nous devons adapter notre façon de prévenir et de traiter les problèmes articulaires.

Peut-on prévenir l’arthrose ?

On ne peut pas toujours empêcher son apparition, car il existe une part génétique et liée au vieillissement naturel. En revanche, on peut souvent ralentir son évolution et en diminuer les conséquences.

Les piliers sont simples : maintenir un poids stable, conserver une masse musculaire suffisante, bouger régulièrement et traiter précocement certaines blessures ou déséquilibres articulaires. Le pire ennemi du cartilage reste souvent… l’inactivité.

Quels sports conseillez-vous après 50 ans ?

Le meilleur sport est d’abord celui qu’on pratique régulièrement avec plaisir. Mais certains sports sont particulièrement intéressants pour protéger les articulations : marche active, vélo, natation, randonnée, renforcement musculaire, Pilates ou exercices d’équilibre.

Je déconseille surtout les changements brutaux : passer du canapé à un marathon est plus risqué que de continuer une activité régulière adaptée.

Faut-il arrêter le sport quand on a de l’arthrose ?

Très rarement. Pendant longtemps, on recommandait le repos. Aujourd’hui, nous savons que le mouvement fait partie du traitement.

L’objectif n’est généralement pas d’arrêter une activité, mais de l’adapter : fréquence, intensité, équipement, récupération ou technique. Beaucoup de patients sont surpris de constater qu’ils peuvent continuer leurs activités favorites avec quelques ajustements.

Est-ce que la météo influence vraiment les douleurs articulaires ?

Beaucoup de patients rapportent une influence du froid, de l’humidité ou des changements de pression atmosphérique. Scientifiquement, le lien reste discuté, mais la perception des symptômes est bien réelle.

L’important est surtout d’adapter son activité et de conserver le mouvement, même pendant les périodes où les douleurs augmentent.

Comment savoir si une douleur articulaire est une douleur « normale » liée à l’âge ou un signal d’alarme ?

Une gêne occasionnelle après un effort est fréquente. En revanche, une douleur qui revient régulièrement, limite certaines activités, réveille la nuit ou modifie la façon de marcher mérite une évaluation.

Le problème est que beaucoup de patients s’habituent progressivement à leurs limitations. Quand on arrête certaines activités sans même s’en rendre compte, c’est souvent un signe qu’il faut consulter.

Faut-il attendre que la douleur devienne importante avant de consulter ?

Non, et c’est probablement l’erreur la plus fréquente. Plus on agit tôt, plus les options sont nombreuses : adaptation des activités, physiothérapie ciblée, correction de certains facteurs mécaniques ou traitements conservateurs. Attendre plusieurs années peut parfois rendre la prise en charge plus complexe.

Le plus important est d’individualiser : deux patients avec la même radiographie peuvent avoir des besoins complètement différents.

On entend beaucoup parler d’injections biologiques, de cellules souches ou de médecine régénérative. Où en est-on réellement ?

C’est probablement l’un des domaines qui suscite le plus d’espoir, et parfois aussi le plus de confusion

Certaines approches biologiques, telles que les injections utilisant des produits tel que le PRP, les cellules graisseuses (Lipogem) ou des gels de polyacrylamide (Arthrosamid), sont déjà utilisées dans des indications bien définies et peuvent apporter un bénéfice chez certains patients sélectionnés.

En revanche, lorsqu’il est question de régénération complète du cartilage ou de cellules souches capables de « faire repousser » une articulation détruite par l’arthrose, il est important de rester prudent. Les connaissances scientifiques dans ce domaine progressent rapidement, mais les données actuellement disponibles restent encore en évolution. À ce jour, ces traitements ne remplacent ni l’activité physique adaptée, ni la physiothérapie, ni les traitements dont l’efficacité a été validée scientifiquement. La médecine régénérative constitue probablement une part importante du futur de l’orthopédie. Son potentiel est considérable, mais son intégration dans la pratique quotidienne devra continuer à s’appuyer sur une évaluation scientifique rigoureuse afin de proposer les bons traitements aux bons patients.

À partir de quand sait-on qu’une prothèse de hanche ou de genou devient une option raisonnable ?

La décision ne dépend pas uniquement d’une radiographie. Ce qui compte surtout, c’est l’impact sur la qualité de vie.

Dr Benoît Coulin
Spécialiste de la hanche et du genou à Genève

Quand la douleur limite les activités quotidiennes, perturbe le sommeil, empêche de marcher, de voyager ou de pratiquer ses loisirs malgré des traitements bien conduits, il devient légitime de discuter d’une solution chirurgicale.

L’objectif n’est pas d’attendre d’être « au bout du rouleau », mais d’intervenir au moment où le bénéfice attendu devient réel.

Beaucoup de patients redoutent la prothèse. À tort ?

Je comprends cette inquiétude. Une prothèse ne doit jamais être vécue comme un échec ou une fatalité. C’est une solution parmi d’autres, proposée lorsque les traitements conservateurs ne suffisent plus et que la qualité de vie diminue réellement. Aujourd’hui, l’objectif est souvent simple : permettre aux patients de se remettre à marcher longtemps, de voyager, de faire du sport ou de jouer avec leurs petits-enfants sans douleur.

La prothèse de hanche a la réputation d’être l’une des opérations les plus efficaces en médecine. Pourquoi ?

La prothèse de hanche donne souvent des résultats remarquables parce qu’elle permet fréquemment de faire disparaître une douleur très invalidante tout en restaurant rapidement la mobilité. Beaucoup de patients redécouvrent des gestes simples qu’ils avaient progressivement abandonnés : marcher longtemps, monter des escaliers, voyager ou simplement mettre leurs chaussures sans douleur.

Aujourd’hui, nous cherchons surtout à personnaliser l’implantation et la récupération pour permettre un retour rapide à l’autonomie et aux activités qui comptent réellement pour chaque patient.

Pourquoi dit-on souvent qu’une prothèse de genou demande plus de patience qu’une prothèse de hanche ?

Le genou est une articulation plus complexe sur le plan biomécanique et fonctionnel.

La récupération après une prothèse de genou nécessite souvent davantage de rééducation, de mobilité précoce et d’implication du patient. L’amélioration est généralement progressive sur plusieurs mois.

L’important est d’avoir des attentes réalistes : l’objectif est surtout d’obtenir un genou plus fonctionnel, plus stable et beaucoup moins douloureux afin de retrouver une vie active et autonome.

Combien de temps faut-il pour récupérer après une prothèse de hanche ou de genou ?

La récupération est progressive et varie selon chaque patient.

Après une prothèse de hanche, beaucoup de patients retrouvent rapidement une autonomie importante dans les premières semaines. Pour le genou, la récupération est souvent un peu plus longue et demande davantage d’investissement personnel dans la rééducation.

Je dis souvent à mes patients : la chirurgie est une étape importante, mais la récupération fait partie intégrante du traitement.

Avoir plus de 50 ans ne signifie pas devoir accepter de limiter sa vie.
– Dr Benoît Coulin

Genève occupe-t-elle une place particulière dans le domaine de l’orthopédie et de la chirurgie prothétique ?

Genève bénéficie d’un environnement médical particulièrement dynamique et international.

La région concentre des structures hospitalières reconnues, des collaborations entre spécialistes, un accès rapide aux innovations technologiques et une population très active avec des attentes élevées concernant la mobilité et la qualité de vie.

Cette combinaison favorise le développement d’approches modernes, personnalisées et souvent multidisciplinaires. Les patients sont aujourd’hui très informés et recherchent des solutions qui leur permettent non seulement d’être soignés, mais surtout de rester actifs longtemps.

Plus largement, la Suisse romande bénéficie d’une tradition forte d’excellence médicale et d’innovation dans les technologies médicales, ce qui participe à faire évoluer rapidement les pratiques orthopédiques.

Quel message aimeriez-vous transmettre aux lecteurs ?

Ne normalisez pas la douleur chronique. Avoir plus de 50 ans ne signifie pas devoir accepter de limiter sa vie.

Peut-on refaire du sport après une prothèse ?

Oui, et c’est même souvent un objectif important.

La plupart des patients peuvent reprendre la marche, la randonnée, le vélo, le ski modéré, le golf, la natation ou les voyages actifs. L’idée n’est plus uniquement de supprimer la douleur, mais de retrouver une vie active.

L’essentiel est surtout d’adapter les activités aux capacités individuelles et au type d’implantation.

Les prothèses modernes durent-elles longtemps ?

Les implants modernes ont considérablement évolué.

Aujourd’hui, nous espérons généralement une excellente longévité des prothèses, souvent plusieurs décennies dans de nombreux cas, même si cela dépend de nombreux facteurs : âge, activité, qualité osseuse, poids, anatomie ou niveau sportif.

Le plus important reste de choisir la bonne indication et la bonne stratégie pour chaque patient.

Quelles attentes faut-il avoir après une prothèse ?

Une prothèse n’a pas pour objectif de créer une articulation « comme à 20 ans ».

En revanche, l’objectif est souvent très concret : moins de douleur, davantage de mobilité, retrouver une indépendance, reprendre certaines activités abandonnées et améliorer la qualité de vie.

Les patients les plus satisfaits sont souvent ceux qui comprennent qu’une prothèse n’est

pas une limitation supplémentaire, mais un moyen de récupérer des capacités perdues.

Les nouvelles technologies changent-elles la prise en charge ?

Oui, énormément. Nous utilisons aujourd’hui des outils d’imagerie plus précis, une planification personnalisée, des techniques chirurgicales moins invasives et des implants mieux adaptés.

L’objectif n’est pas seulement d’avoir une belle radiographie après traitement, mais de permettre au patient de retrouver sa qualité de vie et ses activités.

On parle beaucoup de robotique dans la chirurgie orthopédique.

Les robots posent-ils aujourd’hui les prothèses de hanche et de genou ?

Les robots ne remplacent pas le chirurgien, mais ils deviennent des outils extrêmement intéressants dans certaines situations.

La chirurgie assistée par robot ou par navigation permet aujourd’hui d’améliorer la planification, la précision des gestes et la personnalisation du positionnement des implants. Cela peut être particulièrement utile pour mieux respecter l’anatomie propre à chaque patient.

Il faut cependant rester pragmatique : la technologie n’est pas une finalité en soi. Ce qui compte, ce n’est pas d’utiliser un robot à tout prix, mais d’utiliser les outils les plus adaptés pour obtenir une articulation stable, fonctionnelle et durable.

Au final, le facteur le plus important reste toujours l’association entre une bonne indication, une expérience chirurgicale solide et une prise en charge personnalisée.

Plus on évalue une situation tôt, plus les options sont nombreuses. L’objectif moderne de l’orthopédie n’est plus seulement de traiter une articulation, mais d’aider les patients à rester actifs le plus longtemps possible.

10 conseils pour rester actif malgré l’arthrose – L’arthrose n’est pas une fatalité. Vieillir ne signifie pas devoir renoncer à une vie active.

– Bouger reste essentiel. L’activité physique régulière fait partie du traitement et contribue à préserver les articulations.

– Le pire ennemi du cartilage est souvent l’inactivité. Maintenir une bonne condition physique aide à ralentir l’évolution des symptômes.

– Prévenir est possible. Le contrôle du poids, le renforcement musculaire et la prise en charge précoce des blessures jouent un rôle important.

– Il ne faut pas attendre que la douleur devienne importante. Une évaluation précoce permet d’élargir les options thérapeutiques.

– Chaque patient est différent. La radiographie ne suffit pas à déterminer le traitement ; la qualité de vie reste le critère principal.

– La plupart des activités peuvent être poursuivies. Marche, randonnée, vélo, ski modéré ou voyages restent souvent possibles avec quelques adaptations.

– Les traitements se sont considérablement développés.

Physiothérapie, rééducation, infiltration, innovations biologiques et chirurgie offrent aujourd’hui de nombreuses solutions.

– Une prothèse n’est ni un échec ni une fatalité. Elle peut permettre de retrouver mobilité, autonomie et qualité de vie lorsque les traitements conservateurs ne suffisent plus.

– L’objectif moderne de l’orthopédie est de maintenir l’autonomie. Il ne s’agit plus seulement de traiter une articulation, mais d’aider les patients à rester actifs le plus longtemps possible.

Plus d’informations sur coulinmedical.com

« Il n’est jamais trop tôt pour prendre soin de soi »

Alors que l’espérance de vie ne cesse d’augmenter, une question s’impose : comment faire en sorte que les années gagnées soient aussi des années vécues en bonne santé ? Situé au centre commercial Balexert à Genève, le centre AGeIR propose une approche globale de la prévention et du bien-être, fondée sur la médecine intégrative. Sa directrice et cofondatrice, Laurence Lévy, psychothérapeute et nutritionniste, nous explique pourquoi il est essentiel d’anticiper le vieillissement plutôt que de le subir.

Laurence Lévy, AGeIR défend l’idée que l’âge est une opportunité plutôt qu’un déclin. À quel moment de votre parcours personnel cette conviction s’est-elle imposée à vous ?

Cette conviction s’est construite progressivement au fil de ma pratique. En accompagnant de nombreuses personnes, j’ai constaté que celles qui vieillissaient avec le plus de vitalité n’étaient pas nécessairement celles qui disposaient de la meilleure génétique. Bien souvent, ce sont des choix de vie cohérents et mis en place suffisamment tôt qui font la différence. Vers l’âge de 25 ans, j’ai eu la certitude que je consacrerais une partie de ma vie à créer un lieu dédié à cette approche préventive. J’ai donc fondé

AGeIR avec le Dr Gilles Ayoun autour d’une conviction commune : le vieillissement n’est pas une fatalité, mais un processus que l’on peut anticiper, accompagner et vivre pleinement. Pourquoi estimez-vous que la génération des 50 ans et plus doit aujourd’hui repenser sa relation à la santé et à la prévention ?

La cinquantaine représente un véritable tournant. Les choix que nous faisons à cette période de la vie concernant l’alimentation, le sommeil, l’activité physique, la gestion du stress ou encore le suivi médical vont largement déterminer notre qualité de vie pour les vingt ou trente années suivantes. Or, beaucoup de personnes consultent uniquement lorsqu’un problème apparaît. Pourtant, à 50 ans, il est encore possible d’agir efficacement. C’est même le moment idéal pour réaliser un bilan complet de son capital santé et construire une stratégie personnalisée pour l’avenir.

Selon vous, quelles sont les erreurs les plus fréquentes que commettent les quinquagénaires lorsqu’ils pensent à leur santé future ?

L’une des erreurs les plus fréquentes consiste à attendre que des symptômes apparaissent avant de réagir. Or de nombreux déséquilibres peuvent s’installer silencieusement pendant des années.

Une autre erreur est de consulter des spécialistes qui ne disposent pas d’une vision globale sur la santé de leurs patients. Enfin, il est erroné de considérer le vieillissement comme une fatalité. La fatigue chronique, la prise de poids progressive ou certaines douleurs sont souvent attribuées à l’âge alors qu’il est possible d’agir sur leurs causes.

Comment faire en sorte que les années gagnées soient aussi des années vécues en bonne santé ?

L’enjeu aujourd’hui n’est plus seulement d’augmenter l’espérance de vie, mais d’augmenter l’espérance de vie en bonne santé. Pour y parvenir, il est nécessaire d’agir sur plusieurs piliers essentiels : la qualité du sommeil, une alimentation adaptée, la gestion du stress, l’activité physique régulière et le suivi médical préventif. Ces principes peuvent sembler simples, mais ils nécessitent une véritable implication personnelle et un accompagnement adapté. Chaque individu possède ses propres besoins, ses points forts et ses fragilités. C’est pourquoi nous privilégions une approche personnalisée et évolutive.

Le centre AGeIR réunit de nombreux spécialistes. Pourquoi avoir fait le choix d’une approche pluridisciplinaire ?

Notre équipe réunit des médecins spécialisés, notamment en médecine interne, Orl, orthopédie, radiologie, ainsi que des professionnels issus de différentes disciplines : nutrition, naturopathie, sophrologie, hypnose, physiothérapie ou encore accompagnement du bien-être. Elle est relayée par des technologies de pointe : scanner moins irradiant, bilan épigénétique ultra performant, champ électromagnétique pulsé.

Il était essentiel pour nous de rassembler ces différentes compétences sous un même toit afin de favoriser le dialogue entre les professionnels de santé. Notre objectif n’est pas d’opposer médecine conventionnelle et médecines complémentaires, mais de les faire dialoguer

et collaborer dans l’intérêt du patient. Lorsqu’une personne souffre, par exemple, de fatigue chronique, la réponse ne peut pas toujours venir d’un seul praticien. Elle résulte souvent d’une analyse globale qui prend en compte les dimensions biologiques, nutritionnelles, émotionnelles et comportementales. Et c’est la même démarche pour la peau, qui est notre organe le plus bavard. Elle dit tout de notre intérieur, c’est physiologique. C’est la qualité de tous ces éléments qui se traduira sur notre apparence. Cette approche collaborative permet d’identifier les causes profondes et de proposer des solutions adaptées à chacun.

Vous êtes psychothérapeute. Quelle place occupe la dimension psychologique dans le processus de vieillissement ? Elle est fondamentale. Le corps et l’esprit fonctionnent en permanence ensemble. Les tensions émotionnelles, le stress chronique, les traumatismes ou les périodes difficiles de la vie peuvent avoir des répercussions biologiques mesurables.

Certaines personnes présentent ainsi des marqueurs inflammatoires élevés ou un système immunitaire fragilisé en raison d’un vécu émotionnel particulièrement lourd. À l’inverse, celles qui conservent des projets, un sentiment d’utilité et des liens sociaux solides vieillissent souvent dans de meilleures conditions. C’est pourquoi nous ne nous intéressons pas uniquement aux résultats médicaux ou biologiques, mais également au parcours individuel et à son impact sur l’état de santé global. Vous défendez une approche de médecine intégrative. En quoi répond-elle aux attentes des seniors d’aujourd’hui ?

Aujourd’hui, les seniors sont mieux informés, plus exigeants et plus impliqués dans leur parcours de soins. Ils ne souhaitent plus seulement vivre plus longtemps, mais vivre plus longtemps en bonne santé. Nous observons une véritable évolution des attentes : la qualité de vie est devenue aussi importante que la longévité. Nos patients souhaitent avant tout

comprendre ce qui se passe dans leur corps et devenir acteurs de leur santé. Ils recherchent des solutions personnalisées plutôt qu’une réponse standardisée. À partir de quel âge conseillez-vous de commencer cette démarche préventive ? Idéalement dès la quarantaine. C’est à cette période que surviennent de nombreux changements hormonaux, physiologiques et parfois professionnels ou familiaux. La cinquantaine constitue ensuite un moment charnière où les conséquences des habitudes de vie deviennent plus visibles. Plus la prévention est mise en place tôt, plus les bénéfices sont importants.

Nous encourageons les personnes à réaliser un bilan global de leur état de santé afin d’identifier leurs forces, leurs fragilités et les axes d’amélioration possibles. Notre démarche vise à préserver et renforcer les ressources naturelles de chacun grâce à des approches non invasives, centrées sur le bien-être global, la vitalité et la qualité de vie. Nous travaillons également avec différents partenaires spécialisés afin de proposer des solutions innovantes en matière de régénération cellulaire, de santé de la peau et de prévention.

Si vous deviez transmettre un seul message aux lecteurs, quel serait-il ?

Il n’est jamais trop tôt pour prendre soin de soi. Les choix que nous faisons aujourd’hui influencent directement notre qualité de vie future. Comprendre son fonctionnement, identifier ses besoins et mettre en place des actions adaptées constitue le meilleur investissement pour les décennies à venir. Chez AGeIR, nous avons d’ailleurs choisi une devise qui résume parfaitement notre philosophie : Agir aujourd’hui pour « Bien-Vieillir » demain, c’est conjuguer l’avenir au présent.

Gilles Ayoun & Laurence Lévy, cofondateurs d’AGeIR

Vieillir chez soi, le plus longtemps possible

De plus en plus de seniors souhaitent vieillir chez eux, entourés de leurs repères et de leurs proches. Fondée sur cette réalité, MSG Soins propose un accompagnement à domicile complet, allant des soins médicaux à l’aide quotidienne. Sa directrice, Sara Leal, revient sur une mission profondément humaine : permettre aux patients de rester chez eux le plus longtemps possible, en toute sécurité et dans le respect de leur autonomie.

C’est d’un constat de terrain qu’est née MSG Soins. Avant de créer l’entreprise, sa directrice, Sara Leal, travaille dans un EMS. Elle y observe une réalité récurrente : certaines personnes âgées, encore relativement autonomes, s’y retrouvent rapidement fragilisées, parfois en dépression, faute d’un accompagnement suffisamment structuré à domicile.

« Nous avons vu des personnes perdre très vite leurs repères après leur entrée en institution alors qu’elles souhaitaient avant tout rester chez elles », explique-t-elle. Avec une infirmière rencontrée dans ce même EMS, elle décide alors de développer une alternative : une structure de soins à domicile capable d’offrir un accompagnement global.

Aujourd’hui, MSG Soins s’est construit autour d’une idée centrale : permettre aux personnes de rester chez elles le plus longtemps possible, dans des conditions de sécurité et de confort optimales. « La mission principale, c’est vraiment le maintien à domicile », résume la directrice.

L’entreprise, basée à Chailly-Montreux, fonctionne en binôme complémentaire : Sara Leal s’occupe de la gestion administrative, des ressources humaines et du suivi organisationnel, tandis que son associée infirmière directrice est responsable soins. Ensemble, elles pilotent une structure qui combine expertise médicale et proximité humaine.

Une prise en charge globale du quotidien Au-delà des soins infirmiers classiques, prises de sang, pansements, injections ou surveillance médicale, MSG Soins propose une approche élargie de l’accompagnement. Aide à la toilette, repas, mobilité, mais aussi ménage, préparation des repas, commissions ou transports adaptés font partie des prestations.

« Nous essayons de réunir toutes les conditions nécessaires pour que les personnes puissent rester chez elles », souligne Sara Leal. Cette vision globale permet d’éviter les ruptures dans le quotidien, souvent déterminantes dans la perte d’autonomie.

Autre spécificité : la flexibilité et l’adaptation aux souhaits des patients. Horaires, habitudes de vie, respect de l’intimité ou encore choix du soignant, y compris selon le genre, sont pris en compte autant que possible.

Le souhait massif de rester à domicile

Sur le terrain, le constat est sans appel : la majorité des seniors souhaitent vieillir chez eux. « Oui, vraiment, on le constate très clairement », affirme la directrice. Mais cette volonté se heurte souvent à des limites concrètes, notamment pour les proches aidants.

Les familles tentent fréquemment de gérer seules la situation, avant de devoir solliciter de l’aide professionnelle. L’épuisement des aidants est d’ailleurs l’un des principaux motifs d’intervention. « Il y a un moment où les proches n’y arrivent plus, surtout dans les cas de démence ou de perte d’autonomie importante », observe-t-elle.

Dans ces situations, les questions de sécurité deviennent centrales, tout comme la charge émotionnelle et physique pour les familles. Le maintien à domicile repose alors sur un équilibre fragile entre volonté du patient, capacités des proches et soutien professionnel.

Une réponse coordonnée et accessible Pour les patients, le fonctionnement administratif reste simple : les soins prescrits sont directement facturés aux assurances, selon les tarifs du service public. Le patient ne reçoit qu’une facture de participation aux coûts.

« L’objectif est que ce soit le plus fluide possible pour les familles », précise Sara Leal.

Mais tous les services ne sont pas couverts. Les prestations d’accompagnement ou d’aide au quotidien peuvent rester à charge des familles, ce qui constitue un frein pour certains foyers.

Qualité, proximité et présence sur le terrain La qualité des soins repose sur plusieurs piliers : formation continue du personnel, évaluations régulières et suivi des patients et des proches aidants. Mais un élément fait particulièrement la différence : la présence directe de la direction sur le terrain.

« Nous allons nous-mêmes chez les patients. Cela nous permet de comprendre concrètement les situations et d’agir rapidement en cas de difficulté », explique la directrice. Cette proximité favorise une meilleure coordination entre les différents acteurs : soignants, familles et médecins.

Un secteur sous pression face au vieillissement À l’avenir, les besoins en soins à domicile devraient fortement augmenter. Le vieillissement de la population est une réalité démographique, mais le secteur fait déjà face à une difficulté majeure : le manque de personnel qualifié.

« C’est l’un des grands défis des prochaines années », reconnaît Sara Leal. À cela s’ajoute la question du financement des prestations non médicales, souvent essentielles au maintien à domicile mais peu ou pas remboursées.

Être sourdaveugle

Faire confiance aux soins à domicile Face à ces enjeux, la directrice appelle surtout à un changement de regard. Pour elle, il est essentiel que les familles osent demander de l’aide plus tôt et fassent confiance aux structures professionnelles.

Une philosophie centrée sur l’autonomie et le respect

Un double handicap méconnu qui touche les enfants et les personnes âgées.

Au cœur du modèle MSG Soins se trouve une philosophie simple : respecter l’intimité, l’autonomie et les souhaits de chaque personne. Cela passe par des choix concrets, mais aussi par une écoute constante des besoins.

Dans certains cas, ce respect du choix du patient peut transformer profondément une fin de vie. Sara Leal évoque le souvenir d’une patiente atteinte de démence, initialement placée en institution mais qui souhaitait rester chez elle. Grâce à une coordination entre médecin, famille et équipe de soins, un retour à domicile a pu être organisé.

La patiente y a vécu ses derniers mois entourée des siens, dans un environnement familier. « La famille nous a dit qu’ils n’avaient jamais vu leur proche aussi apaisée », se souvient-elle.

« Il faut apprendre à lâcher prise et à faire confiance aux soins à domicile », insiste-t-elle. Une manière de mieux accompagner les patients, mais aussi de préserver les proches aidants de l’épuisement.

Car derrière les soins, c’est bien une question de dignité, de choix de vie et de respect des volontés qui se joue. Et pour MSG Soins, c’est là que commence l’essentiel.

Texte Océane Kasonia

Action FRSA Fondation Romande SourdAveugles • Brandreport

La s surdicécité est un double handicap méconnu, qui combine p perte ou absence de l'audition et de la vue Elle rend la communication et la compréhension du monde extérieur extrêmement difficiles et crée un isolement social.

Être sourdaveugle, un double handicap méconnu

La déconnexion avec l’entourage, l’incapacité à interagir de manière fluide, génère souffrance et désespoir.

qui touche de plus en plus de personnes âgées

La surdicécité, qui apparaît dès la naissance chez certains enfants ou avant le développement du langage, les confronte à des déficiences sensorielles multiples qui ne leur permettent pas de comprendre leur environnement. Ils sont souvent mal compris et privés d’un accompagnement adapté. Leur monde devient incompréhensible et menaçant. Ils ont besoin d’un soutien adapté pour sortir de l'isolement et le repli sur soi, développer leur langage et leur intelligence, comme tout autre enfant.

Célébrée le 27 juin en Suisse et à Monthey, la Journée internationale de la surdicécité rend hommage à Helen Keller. Devenue sourde et aveugle à l’âge de 19 mois, elle a surmonté son handicap grâce à un accompagnement tactile constant, qui lui a ouvert les portes de l’université.

EAu cœur de l’accompagnement des personnes sourdaveugles : l’action de FRSA en Suisse romande

Participez à notre enquête en ligne via le code QR.

Depuis sa création, il y a 25 ans, la Fondation Romande en faveur des personnes sourdaveugles s'est développée et a pu compter sur ses donatrices et donateurs. Aujourd'hui, Action FRSA, pionnière dans le soutien et l'accompagnement des personnes sourdaveugles et sourdes avec des handicaps associés, par son expertise et son centre de compétence, amène des solutions adaptées aux enfants et aux jeunes adultes, afin de briser leur isolement et développer leur intelligence. En effet, ils sont souvent assimilés au handicap mental et leur accompagnement ne répond pas à leurs besoins spécifiques.

Elles ne peuvent pas vivre seules: votre don est essentiel.

Soutenir Action FRSA, c’est aider les personnes sourdaveugles à gagner en autonomie, à participer à la société, et à briser leur isolement. G Grâce à vous, elles ont accès à la communication, à l’information et à la mobilité dans leurs déplacements

Merci de leur offrir une meilleure qualité de vie.

n Suisse, 57 000 personnes vivent avec une double déficience sensorielle, un handicap méconnu qui mène à l’exclusion sociale. Action FRSA, Fondation Romande SourdAveugles rappelle que, si le vieillissement de la population accélère la hausse des cas (27 000 aînés de plus de 80 ans sont touchés), la surdicécité concerne tous les âges et affecte également plus de 1500 enfants et adolescents. La surdicécité est un double handicap méconnu qui combine la perte de l’audition et de la vue, plongeant les personnes touchées dans un isolement social profond et une grande souffrance face à l’impossibilité de communiquer avec le monde extérieur. Pour briser cette déconnexion, Action FRSA déploie depuis près de 25 ans une expertise pionnière en Suisse romande, offrant un accompagnement adapté et indispensable, notamment pour les cas congénitaux. Ne pouvant vivre seules, ces personnes dépendent de la générosité publique : soutenir Action FRSA par un don, c’est leur restituer l’accès au langage, à l’information et à la mobilité, leur offrant ainsi l’autonomie et la qualité de vie qu’elles méritent au sein de la société.

« C’est grâce à la Fondation Romande SourdAveugles, à Monthey, que j’ai appris une grande partie de ce que je sais faire aujourd’hui : me déplacer, m’informer, utiliser un smartphone, faire mes courses, me renseigner, communiquer avec des personnes qui ne parlent pas le langage des signes… Je suis devenu plus autonome, je suis plus tranquille et la vie que j’ai à Monthey me plaît ; c’est ce qu’il y a de mieux pour moi. Un grand merci aux donateurs. » Paul.

Scannez-moi pour faire un don

Action FRSA Fondation Romande SourdAveugles Avenue du Crochetan 33 – CH 1870 Monthey Tél. +41 24 472 19 09 – info@frsa.ch –www.frsa-sourds-aveugles.ch IBAN CH41 8080 8005 1020 7530 3

C'est

La Photobiomodulation médicale

La lumière qui soigne, régénère et redonne espoir

Oncologie, Douleurs, Gynécologie, Dermatologie, Cicatrisation, Neurologie, Neuropathies

La photobiomodulation médicale au PBM Center : moins de douleur, meilleure cicatrisation, plus de qualité de vie

Il y a des douleurs que l’on finit par “gérer”. Des inconforts que l’on banalise. Des séquelles que l’on croit définitives. Et puis il y a parfois une solution que l’on ne connaissait pas, une approche non invasive, médicale, douce mais redoutablement pertinente : la photobiomodulation médicale (PBM).

Au PBM Center, à Montreux et désormais aussi à Genève, la PBM est utilisée comme thérapie de support dans cinq grands domaines : oncologie, douleurs & mobilité, gynécologie, dermatologie & cicatrisation, neurologie & neuropathies.

Le principe ? Une lumière rouge et proche infrarouge, précisément paramétrée, qui agit au niveau cellulaire pour moduler l’inflammation, soutenir la réparation tissulaire et améliorer le confort. Sans injection, sans chirurgie, sans immobilisation et avec une prise en charge médicale personnalisée.

Le concept n’est pas magique. Il est médical : aider le corps à mieux récupérer.

1) Oncologie & soins de support

Mieux traverser les traitements. Mieux récupérer ensuite.

En cancérologie, le traitement est essentiel. Mais la qualité de vie l’est tout autant. Radiothérapie, chirurgie, chimiothérapie, immunothérapie, hormonothérapie… Ces traitements peuvent laisser des effets secondaires lourds: peau et muqueuse fragilisées, douleurs, cicatrices, raideurs, neuropathies, fatigue persistante…

La PBM s’intègre ici comme un soin de support pour aider à mieux tolérer le parcours de soins, apaiser les tissus, soutenir la cicatrisation et accélérer la récupération.

2) Douleurs & mobilité

Retrouver le mouvement sans escalade de traitements

Douleurs articulaires, tendinites, lombalgies, douleurs musculaires, suites de chirurgie, blessures sportives… Beaucoup de patients entrent dans un cercle infernal : douleur → moins de mouvement → raideur → encore plus de douleur.

La PBM aide à casser cette spirale en ciblant l’inflammation et les tissus en souffrance avec une approche non invasive et encadrée médicalement.

3) Gynécologie

Le confort intime mérite une vraie prise en charge

Sécheresse, brûlures, douleurs, gêne intime, inconfort sous hormonothérapie… Ces troubles sont fréquents mais trop souvent sous-estimés. Pourtant, ils impactent profondément la qualité de vie, la confiance en soi et la vie de couple.

La PBM externe et endovaginale avec les sondes médicales FeminaLum propose une approche non hormonale, douce et généralement très bien tolérée, pour soutenir les muqueuses et améliorer la santé intime féminine

4) Dermatologie & cicatrisation

Une cicatrice n’est pas “juste” une cicatrice La peau garde la mémoire : chirurgie, traumatisme, brûlure, inflammation chronique… Une cicatrice peut rester rouge, épaisse, sensible, douloureuse. Une peau fragilisée peut cicatriser lentement, tirer, gratter et gêner au quotidien

La PBM soutient ici une réparation tissulaire plus harmonieuse : moins d’inflammation, plus de confort, des tissus plus souples et plus fonctionnels.

5) Neurologie & neuropathies

Quand les nerfs “brûlent”, le sommeil et la vie suivent Picotements, brûlures, décharges électriques, hypersensibilité, douleurs nerveuses… Les neuropathies et douleurs neurologiques peuvent être épuisantes. Elles altèrent le sommeil, la marche, l’énergie, l’humeur et parfois la capacité à travailler ou simplement à vivre normalement.

La PBM est utilisée pour moduler ces douleurs, améliorer le confort et aider à retrouver une meilleure qualité de vie.

Une médecine de support qui change la trajectoire

La PBM ne remplace pas les traitements de fond, la chirurgie ou les suivis spécialisés. Elle s’y intègre intelligemment. Et c’est précisément là sa force : offrir une solution complémentaire, non invasive, pour soulager, réparer, accélérer la récupération et améliorer la qualité de vie.

Au PBM Center, la prise en charge commence toujours par une consultation médicale afin de définir l’indication et le protocole adapté. Les séances durent en général environ 60 minutes, le plus souvent 1 à 2 fois par semaine, selon la situation.

Les patients parlent et témoignent

Oncologie - soins de support

« Après ma radiothérapie, ma peau était rouge, chaude et douloureuse. Je redoutais même le frottement des vêtements. Avec la PBM, j’ai senti très vite que la peau s’apaisait. J’ai eu moins de douleur et plus de liberté dans mes mouvements. Quand on sort d’un cancer, ce genre de progrès change tout ! » Émilie, 53 ans

« Après l’opération puis la radiothérapie, j’avais une douleur persistante et une sensation de peau cartonnée. La PBM m’a aidée à récupérer plus vite avec moins de tiraillements et plus de souplesse. J’ai eu le sentiment de reprendre possession de mon corps. » Catherine, 58 ans

Douleurs & Mobilité

« Mon épaule me bloquait depuis des mois. J’avais mal au moindre geste, la nuit, en voiture, au travail. J’avais déjà fait de la physio et pris des anti-inflammatoires,

sans vraie amélioration durable.

Après quelques séances de PBM, la douleur a commencé à baisser puis j’ai retrouvé de l’amplitude. Le plus impressionnant, c’est que j’ai recommencé à bouger sans appréhension. J’avais oublié ce que ça faisait de ne plus penser à sa douleur toute la journée. »

Jean-Marc, 47 ans

«Je venais pour un genou douloureux depuis des mois. Ce qui m’a surpris, ce n’est pas seulement la baisse de la douleur, c’est le retour de la confiance dans le mouvement. J’ai recommencé les escaliers normalement. »

Patrick, 66 ans

Gynécologie

« Je n’en parlais à personne. C’était devenu un inconfort permanent : sécheresse, brûlures, gêne quotidienne. Après un cancer, on vous dit souvent que l’essentiel est d’être guérie mais on oublie le reste. La PBM m’a vraiment aidée sans médicament ni hormone. Ce n’est pas juste un détail, c’est une partie de ma vie que je pensais perdue. » Isabelle, 61 ans

« Je me disais qu’il fallait simplement faire avec. Après quelques séances, les douleurs ont diminué et j’ai retrouvé un confort que je n’avais plus depuis longtemps. C’est discret, mais dans la vraie vie, ça change tout. » Michelle, 57 ans

Dermatologie & Cicatrisation

« Après mon opération, ma cicatrice restait dure, rouge et très sensible. J’avais des démangeaisons, des tiraillements et certains vêtements étaient devenus insupportables. Avec la PBM, la peau s’est progressivement assouplie et la rougeur a diminué. On ne parle pas assez de ce que les cicatrices imposent au quotidien. Moi, ça m’a vraiment soulagée. » Claire, 42 ans

« J’avais beaucoup d’acné sur le visage et ça me complexait vraiment. Après plusieurs séances, les rougeurs ont diminué et j’ai eu moins de boutons. Franchement, ça m’a aidé autant pour ma peau que pour ma confiance. » Lucas, 16 ans

Neurologie & neuropathie

« J’avais des brûlures dans les pieds et des décharges dans les jambes, surtout le soir. Je dormais mal, je marchais moins, j’étais épuisé. Après plusieurs séances, l’intensité a diminué. Ce n’est pas complètement disparu mais j’ai retrouvé des nuits correctes et la possibilité de marcher sans me focaliser sur la douleur en permanence. » Michel, 70 ans

���� Grand Rue 3, 1820 Montreux ���� 021 214 04 04 www. pbm-center.ch

Parce qu’on ne devrait pas s’habituer à la douleur. Et parce qu’une meilleure récupération peut commencer plus tôt qu’on ne le pense.

AUne nouvelle façon de bien vieillir

Un événement va changer la vie d’Alain Tagini, gérant d’ALTAG-Constructions. Un jour, sa maman entre en EMS. Pour beaucoup, l’entrée en EMS d’une personne âgée fait partie de la suite logique des choses. Mais pas pour Alain Tagini. Il commence alors à imaginer une alternative, un lieu où elle pourrait se sentir en sécurité, tout en conservant son autonomie. C’est ainsi qu’est né Habitat Santé, une association à but non lucratif.

lain Tagini se lance dans l’aventure. Son objectif : repenser l’habitat des personnes seniors et en situation de handicap, pour qu’elles puissent évoluer dans des environnements où il fait bon vivre et où l’existence est plus douce.

La naissance d’un projet

tourné vers l’humain

Cette vision, Alain Tagini la développe suite à un constat. Les seniors seront de plus en plus nombreux et vivront de plus en plus longtemps. Cependant, l’offre de logements n’est pas suffisante pour les accueillir, et surtout, elle n’est pas adaptée à leurs nouveaux besoins. Beaucoup de personnes seniors, arrivées à un certain âge, n’ont plus la capacité de vivre chez elles, par exemple en raison de l’inadaptation de leur logement, de l’isolement dont elles peuvent souffrir ou des risques pour leur sécurité. Mais ces personnes disposent encore souvent d’assez d’autonomie pour ne pas aller en EMS. Les résidences qu’Alain Tagini imagine répondent à ce besoin de solutions intermédiaires. Pour mener à bien son projet, Alain Tagini s’entoure de spécialistes du domaine de la santé, de membres de Swiss Seniors et d’infirmiers indépendants. Il veut comprendre les besoins et les attentes des seniors, afin de pouvoir leur proposer les solutions les plus adaptées. Selon lui, il est primordial que ce système de santé soit accessible à l’ensemble des classes sociales grâce aux seules prestations de l’AVS, de la LPP et de la rente de veuf ou de veuve, permettant ainsi à chacun de conserver son indépendance financière.

Habitat Santé naît de cette envie d’offrir un lieu où prime la qualité de vie. Un lieu où les seniors sont autonomes et entourés de personnes bienveillantes et compétentes qui les accompagnent dans cette nouvelle étape de vie. Un cadre de vie sécurisé et confortable

Aujourd’hui, Habitat Santé gère trois résidences modernes et abordables à Bex, Saint-Cergue et Les Charbonnières. La construction de ces trois résidences fut possible grâce à l’engagement financier de WK Immobilier. La résidence les Barmottes à Bex comprend 16 appartements allant de 2,5 à 3,5 pièces, en plus de la salle commune. Le prix du loyer commence à 1100 CHF, auquel il faut ajouter les charges. À Saint-Cergue, la résidence Basse-Ruche comprend pour sa part 26 appartements de 2,5 ou 3,5 pièces, pour des loyers à partir de 1390 CHF. La résidence Les Crettets aux Charbonnières est quant à elle légèrement plus petite, avec 14 appartements de 2,5 à 3,5 pièces, les loyers débutant à 1150 CHF.

Ces trois résidences, par leur agencement et les services qui y sont proposés, garantissent une qualité de vie optimale pour les résidents. Lorsque l’on entre dans une résidence Habitat Santé, on est directement accueilli par une entrée lumineuse et aérée, dans laquelle on se sent immédiatement à l’aise et apaisé. Cette sensation d’espace se poursuit dans les appartements, qui disposent tous d’une grande chambre à coucher et d’un salon spacieux. La cuisine équipée permet de continuer à cuisiner ses plats préférés, tandis que la salle de douche adaptée facilite les gestes du quotidien. À l’extérieur, des places de parking et la proximité des transports en commun et des commerces permettent de continuer à se déplacer et de garder sa liberté de mouvement.

En comparaison des immeubles classiques, les résidences Habitat Santé offrent de nombreux services supplémentaires compris dans les charges des appartements. Ainsi, les résidents ont la possibilité d’appeler un call center qui organise les secours 24 heures sur 24, garantissant ainsi leur sécurité, et ce même en cas d’urgence. L’accès au logement grâce à un coffre à clé personnel permet également de faciliter toute intervention urgente.

Des résidences qui créent du lien

Au-delà de la sécurité, Habitat Santé souligne, à travers ses résidences, l’importance du lien social dans la vie des résidents. Bien vieillir, c’est aussi et surtout pouvoir continuer de maintenir des relations avec les autres, de voir du monde et de faire des choses ensemble. C’est pourquoi un goûter par mois est organisé dans la salle commune de chaque résidence. Ce moment convivial permet à tout un chacun de se rencontrer, d’échanger et de passer un bon moment. Une activité ou une animation est également proposée chaque mois pour les personnes intéressées. Enfin, une visite personnelle de chaque résident est mise en place deux fois par mois.

Aucune activité et aucun emploi du temps ne sont imposés. Les résidents conservent leur liberté. Ils peuvent inviter qui ils souhaitent, à n’importe quel moment de la journée. Ils peuvent aussi emménager avec leurs propres meubles et leurs animaux domestiques.

À travers toutes ces propositions, Habitat Santé œuvre à offrir bien plus qu’un logement aux seniors. L’association leur propose un véritable lieu de vie. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : en facilitant les gestes du quotidien grâce à des aménagements et des accompagnements sécurisés, les seniors continuent à vivre comme à la maison, en toute sérénité.

Habitat Santé Route de Basse-Ruche 3 1264 St-Cergue

+41 21 825 53 78 hello@habitatsante.ch www.habitatsante.ch

Habitat Santé, association à but non lucratif, peut recevoir des dons afin de soutenir le bien-être de ses résidents.

Faire un don www.habitatsante.ch/contact

« À 50 ans, notre corps envoie des signaux.
Notre rôle est de les déchiffrer avant qu'ils deviennent une urgence »

Dans un paysage suisse marqué par la concentration des acteurs et la standardisation des pratiques, le Laboratoire MGD poursuit depuis plus de cinquante ans une voie singulière : celle de l'indépendance, de l'innovation et de la proximité avec les professionnels de santé. À l'heure où la médecine évolue vers davantage de prévention et de personnalisation, Silviana Birsan, CEO du Laboratoire MGD, défend une vision renouvelée du rôle du laboratoire d'analyses pour la génération des 50+ : non plus un simple prestataire technique, mais un partenaire actif de la santé durable. Entretien.

compréhensible, mais elle crée par définition un espace pour ceux qui refusent la standardisation. Notre indépendance n'est pas une nostalgie, c'est une approche qui nous permet d'intégrer rapidement des analyses de pointe, comme le DUTCH Test hormonal ou les bilans de microbiote intestinal, sans attendre les arbitrages d'une direction nationale distante.

Silviana Birsan, à 50 ans, le corps traverse des mutations biologiques profondes. En quoi cela change-t-il fondamentalement l'approche que le Laboratoire MGD adopte pour cette tranche d'âge ?

La cinquantaine est un tournant biologique que l'on sous-estime systématiquement. Ce n'est pas une rupture soudaine, mais une reconfiguration progressive et profonde de l'ensemble des équilibres physiologiques. Chez les femmes, la péri-ménopause s'installe souvent dès 45 ans : les œstrogènes et la progestérone fluctuent, le sommeil se détériore, des inflammations silencieuses s'enkystent dans les tissus. Chez les hommes, la testostérone décline lentement (environ 1 % par an dès la trentaine), mais c'est à 50 ans que les effets deviennent réellement perceptibles : fatigue persistante, perte de masse musculaire, baisse de concentration, vulnérabilité cardiovasculaire accrue.

Ce que nous proposons chez MGD dépasse largement l'analyse standard. Un bilan classique vous dit si vous êtes dans les normes. Mais les normes sont des moyennes populationnelles, elles ne capturent pas votre réalité individuelle. Elles ne vous disent pas si votre profil inflammatoire annonce un risque cardiovasculaire dans dix ans, si votre vitamine D effondrée fragilise vos os, ou si vos réserves de magnésium intracellulaire sont épuisées au point d'expliquer cette fatigue que vous attribuez simplement à l'âge. Nous, nous lisons entre les lignes biologiques. Et à 50 ans, ces lignes racontent encore une histoire qu'il est possible d'infléchir.

Vous insistez sur la nécessité de rendre le patient acteur de sa santé. Comment cette philosophie se traduit-elle concrètement pour la génération 50+ ?

Pendant des décennies, la biologie médicale a produit des analyses conçues pour détecter la maladie déclarée et elles le font remarquablement bien. Mais pour les personnes de 50 ans et plus, qui présentent des symptômes réels sans pathologie identifiable, ces outils classiques atteignent leurs limites. Les médecins le savent mieux que quiconque : quand un patient se plaint de fatigue chronique, de troubles du sommeil ou de baisse de concentration et que son bilan revient normal, c'est tout le système d'analyse qui ne lui donne pas les clés pour aller plus loin. C'est précisément là qu'intervient MGD. Chez MGD, nous considérons chaque résultat comme un point de départ et non comme une finalité. La valeur ne réside pas dans le chiffre isolé, mais dans sa mise en perspective : le mode de vie de la personne, son niveau de stress, ses habitudes alimentaires, son environnement professionnel. Cette lecture contextualisée permet de détecter des déséquilibres souvent invisibles, mais déterminants à moyen et long terme.

Nous, nous lisons entre les lignes biologiques. Et à 50 ans, ces lignes racontent encore une histoire qu'il est possible d'infléchir.

À partir de là, nous structurons un véritable parcours d'accompagnement. Nous orientons les patients vers des professionnels spécialisés (médecins nutritionnistes, naturopathes, spécialistes de la ménopause ou de l'andropause, sophrologues), choisis pour leur expertise réelle dans ce domaine. Et nous assurons un suivi dans le temps. Les patients mesurent concrètement les effets des ajustements mis en place. Voir l'impact objectif de ses actions sur ses propres marqueurs biologiques est le levier le plus puissant pour ancrer un changement durable.

Quels marqueurs biologiques vous semblent particulièrement critiques à surveiller à partir de 50 ans ?

Plusieurs sont absolument incontournables. Le bilan hormonal complet d'abord : FSH, LH, estradiol, progestérone pour les femmes ; testostérone libre et totale, DHEA pour les hommes. Nous proposons également le DUTCH Test, qui va bien au-delà d'un simple dosage hormonal : il analyse le métabolisme des hormones, c'est-à-dire ce que l'organisme fait réellement de ces hormones une fois produites. Cette information est d'une richesse diagnostique incomparable pour comprendre les transitions propres à la cinquantaine.

Viennent ensuite les marqueurs métaboliques (glycémie à jeun, insuline, HbA1c, profil lipidique détaillé) car la résistance à l'insuline s'installe souvent silencieusement après 50 ans. Les marqueurs inflammatoires : CRP ultrasensible, homocystéine, qui révèlent des états inflammatoires chroniques de bas grade, prédicteurs reconnus de pathologies cardiovasculaires et de déclin cognitif. Et enfin le bilan micronutritionnel complet : magnésium intracellulaire, zinc, vitamine D, oméga-3. Ces carences sont extrêmement fréquentes à cet âge et quasiment invisibles sur un bilan standard. Ce sont pourtant elles qui expliquent l'essentiel de la fatigue, des troubles du sommeil et des baisses de performance que l'on attribue trop vite et trop facilement au seul vieillissement.

Le stress chronique est devenu un enjeu sanitaire majeur. Après 50 ans, il prend une dimension particulière. Que peut révéler la biologie à ce sujet ?

Le stress est le grand dissimulateur. Il s'installe progressivement, compensé pendant des années par la volonté et l'habitude, jusqu'au moment où l'organisme n'a plus les ressources pour tenir. Ce qui rend la situation particulièrement complexe après 50 ans, c'est que le stress chronique interagit directement avec la transition hormonale. Le cortisol entre en compétition avec la progestérone pour les mêmes récepteurs cellulaires. Chez une femme en péri-ménopause déjà en déficit de progestérone, un cortisol chroniquement élevé aggrave les insomnies, l'anxiété, la prise de poids abdominale. Le corps est littéralement pris en tenaille.

Nous disposons d'un outil simple, non invasif et d'une précision remarquable pour objectiver cet état : le cortisol salivaire matinal. Prélevé au réveil, avant même de se lever, il reflète fidèlement la réponse du système neurovégétatif. Un taux élevé indique un organisme en alerte constante, qui consume ses réserves. Un taux anormalement bas, et c'est le signal le plus préoccupant, révèle un système épuisé, incapable de réagir : on est en présence d'un burnout avéré ou imminent. Notre rôle est d'intervenir dans l'intervalle entre ces deux états, quand le signal d'alarme est là mais que la catastrophe n'est pas encore survenue.

Dans un contexte de concentration du secteur, comment un laboratoire indépendant comme MGD parvient-il à préserver sa singularité, précisément sur ces enjeux des 50+ ?

La concentration du marché est une réalité en Suisse comme dans le reste de l'Europe. Les grands groupes standardisent les processus et optimisent les coûts. Cette logique économique est parfaitement

La génération 50+ est précisément la population la plus sous-servie par la médecine conventionnelle. Ces patients ont des symptômes réels, mais leurs analyses standards reviennent dans les normes. Ils vivent une errance thérapeutique douloureuse. De plus en plus de médecins s'orientent vers une médecine intégrative qui tient compte de la nutrition, du mode de vie et de la biologie fonctionnelle dans une vision globale du patient. MGD se situe exactement à l'intersection de ces nouvelles attentes. Dans un système de santé appelé à évoluer vers davantage de prévention et de personnalisation, nous sommes convaincus qu'un laboratoire indépendant, agile et ancré dans un réseau de partenaires de confiance, a un rôle irremplaçable à jouer.

À propos

Le Laboratoire MGD est un acteur historique de la biologie médicale en Suisse romande. Fondé en 1974 à Genève, il fait partie des derniers laboratoires indépendants de Suisse et s'est construit autour d'un modèle fondé sur la rigueur scientifique, la maîtrise technologique et la proximité avec les professionnels de santé. Certifié Swissmedic, MGD réalise plus de 95 % de ses analyses sur son site de Genève, garantissant ainsi un contrôle complet de la chaîne analytique, des délais de rendu rapides et une qualité de résultats reconnue. Plus de 1000 professionnels de santé font confiance au laboratoire chaque jour.

Fort de son indépendance et de son agilité, MGD a progressivement élargi son champ d'action pour répondre aux évolutions du système de santé. Le laboratoire développe aujourd'hui une offre intégrant analyses conventionnelles, biologie fonctionnelle, bilans préventifs personnalisés et solutions d'accompagnement, notamment pour les 50+. Il s'appuie sur des technologies de pointe, un réseau de partenaires thérapeutiques et une équipe pluridisciplinaire de plus de 100 collaborateurs engagés. Cette approche globale permet à MGD de jouer un rôle croissant dans la prévention, la compréhension des déséquilibres métaboliques et la promotion d'une santé durable, au service des patients comme des organisations.

Plus d'informations sur www.labomgd.ch

40 ans à accompagner les addictions sans jugement

Fondation pionnière du traitement ambulatoire des addictions à Genève, Phénix accompagne chaque année plus de 1300 patient·e·s – adultes, adolescent·e·s et jeunes adultes – au sein de ses quatre pôles de soins répartis sur trois sites (Cornavin/Pâquis, Chêne-Bourg, Champel).

Psychiatre et psychothérapeute, la directrice médicale de la Fondation Phénix travaille au sein de l’institution depuis 2012. Elle en a pris la direction médicale après plusieurs années à la tête d’un pôle de la Fondation.

Khadija Ammar, comment êtes-vous arrivée à la direction médicale de la Fondation Phénix ? Je suis psychiatre et psychothérapeute. Je travaille à la Fondation depuis 2012 et je suis responsable d’un pôle depuis 2013. Quand l’ancienne directrice médicale est partie à la retraite, j’ai postulé. J’étais l’une des plus anciennes dans l’équipe et je connaissais bien le fonctionnement de la Fondation.

La Fondation fête ses 40 ans cette année. Qu’est-ce qui a changé depuis ses débuts ?

Les addictions ont beaucoup évolué. À l’origine, dans les années 1980, la Fondation était très centrée sur la réduction des risques et les traitements de substitution aux opiacés. À l’époque, ces pratiques étaient encore très controversées, on parlait même de « dealers en blouse blanche ». Pourtant, cela a permis de réduire fortement les risques liés aux consommations et d’améliorer la prise en charge globale des patient·e·s. Depuis, la Fondation a grandi, passant d’un seul site à plusieurs pôles. Et surtout, les problématiques ont changé : aujourd’hui, nous suivons toujours des addictions aux substances, mais aussi des addictions comportementales comme les écrans.

Quelles sont aujourd’hui les addictions les plus fréquentes ?

Le cannabis arrive en premier, suivi de l’alcool, puis de la cocaïne et des opiacés. Chez les jeunes, on observe une égalité entre le cannabis et les écrans comme motif de consultation.

Les écrans peuvent donc être une addiction ?

Oui. Il s’agit des réseaux sociaux, des jeux vidéo, de tout l’univers numérique. Les problématiques médiatisées comme l’addiction sexuelle ou les jeux d’argent existent, mais elles restent minoritaires dans notre pratique. Par exemple, chez les jeunes que nous suivons au sein de notre Pôle Adolescents et Jeunes adultes, elles représentent très peu de cas.

Ce qui est important, c’est que la porte d’entrée n’est pas toujours la substance la plus problématique. Chez les jeunes, il est souvent plus facile de parler de cannabis que d’autres difficultés.

Que constatez-vous chez les jeunes patient·e·s ?

Les addictions aux écrans peuvent entraîner de nombreuses conséquences : anxiété, troubles du sommeil, dépression, conflits familiaux, difficultés scolaires, désinsertion sociale. Il peut aussi y avoir des effets sur la santé physique, comme la sédentarité ou la prise de poids. Mais ce que nous voyons surtout, c’est un isolement progressif et une vie qui se déplace dans le virtuel.

Les personnes de plus de 50 ans sont-elles aussi concernées ?

Oui, bien sûr. Nous retrouvons chez elles les mêmes substances : alcool, cannabis, cocaïne. Mais il y a aussi une population importante suivie depuis longtemps, parfois 20, 30 ou 40 ans. Avec le vieillissement, apparaissent d’autres enjeux : problèmes somatiques, troubles cognitifs, fragilité physique. Certain·e·s patient·e·s ne sont plus suivis ailleurs et nous assurons parfois une forme de médecine générale en complément.

Quels sont les signaux d’alerte ?

Quand une substance ou un comportement prend le dessus sur tout le reste : la santé, la famille, le travail, les finances. Par exemple, une personne qui consomme au point de ne plus payer son loyer ou de se désorganiser complètement dans sa vie quotidienne.

C’est souvent là que l’addiction devient visible, mais elle est déjà installée depuis un certain temps.

Beaucoup de personnes n’osent pas consulter…

Oui, par peur du regard des autres ou parce qu’elles pensent qu’il faudra arrêter immédiatement de consommer. Ce n’est pas le cas.

Nous avons mis en place une permanence addictologique, anonyme et gratuite, où les personnes peuvent simplement appeler, sans engagement. Il faut parfois deux ou trois entretiens avant même de débuter un suivi.

L’objectif est de déstigmatiser et de montrer que venir chez nous, c’est comme consulter n’importe quel autre service médical.

Comment se déroule la prise en charge ?

Nous travaillons avec une approche bio-psycho-sociale : la santé physique, la santé psychique et la situation sociale. Tout est pris en compte au même endroit.

Nous ne demandons pas l’abstinence immédiate. Nous travaillons d’abord sur la motivation, la réduction des peurs et la compréhension globale de la situation. Chaque patient·e·s peut bénéficier d’un suivi médical, psychothérapeutique et social, avec une équipe pluridisciplinaire.

Pouvez-vous donner un exemple de parcours ?

Nous avons suivi une patiente arrivée à 49 ans, avec une longue histoire psychiatrique et des consommations de cocaïne, alcool et cannabis.

Derrière, nous avons découvert un trouble de l’attention, des problèmes de sommeil et une grande souffrance psychique. Elle a été accompagnée pendant plusieurs années, avec des thérapies individuelles et groupales, un suivi social et des ajustements professionnels. Aujourd’hui, elle a retrouvé une stabilité, travaille à un rythme adapté et a réduit sa consommation. Cela a pris environ quatre à cinq ans.

Quel est le plus grand malentendu autour des addictions ?

Penser que cela n’arrive qu’aux autres. En réalité, l’addiction peut toucher tout le monde. C’est une maladie complexe, souvent liée à des souffrances invisibles, mais qui peut être prise en charge efficacement.

Que diriez-vous à une personne qui hésite à consulter ?

L’addiction ne définit pas qui vous êtes. Demander de l’aide est un acte de courage. Un premier échange, sans engagement, peut être le début d’un changement positif et d’un retour à une vie plus sereine et en accord avec vos valeurs.

Permanence addictologique Phénix

Consultation anonyme, gratuite et sans rendez-vous

Chaque dernier lundi du mois, de 12h à 14h

Par téléphone ou en présentiel

Pour toute demande d’information ou de prise en charge : www.phenix.ch

Faire un check-up à la cinquantaine : que recommande

réellement la médecine ?

Pour le professeur Pierre-Olivier Lang, coordinateur des check-up à la Clinique de Genolier, la réponse est claire : 50 ans n’est pas un âge à craindre, mais une opportunité. C’est un moment charnière où des changements physiologiques se déclenchent, mais aussi une période où les mesures préventives restent efficaces. Prendre soin de sa santé à 50 ans, ce n’est pas anticiper le pire, c’est investir dans son avenir.

Qu’est-ce qu’un check-up santé ?

Un check-up est un bilan de santé préventif destiné à des personnes en apparente bonne santé. Il ne s’agit pas de répondre à des symptômes, mais d’anticiper. Le programme d’examens est personnalisé en fonction de l’âge, du sexe, des antécédents personnels et familiaux, ainsi que du mode de vie.

L’objectif est d’identifier au mieux les déséquilibres ou les facteurs de risque susceptibles d’altérer la qualité de vie, la mobilité ou la santé.

S’il n’existe pas d’âge strict pour réaliser un premier bilan, la cinquantaine représente un seuil pertinent. Autour de 50 ans, les premières transformations biologiques justifient la mise en place d’un bilan de santé.

50 ans : un cap important sur le plan biologique Même si aucun changement brutal ne survient à l’approche de cet âge, la cinquantaine marque le début de nombreuses évolutions physiologiques. Le métabolisme de base diminue progressivement, de l’ordre de 5 à 10 % par décennie. Concrètement, à activité égale, l’organisme consomme moins de calories. Si les habitudes alimentaires et le niveau d’activité physique ne s’adaptent pas, cela favorise une prise de poids, en particulier sous forme de masse grasse.

Cette augmentation du tissu adipeux n’est pas anodine. Elle perturbe le métabolisme du sucre et des graisses, favorisant l’apparition de troubles comme l’insulinorésistance, l’hypercholestérolémie ou, à terme, le diabète. Ces phénomènes sont en partie liés à des modifications hormonales : baisse progressive de la testostérone chez l’homme, diminution de l’hormone de croissance chez les deux sexes.

Parallèlement, le système cardiovasculaire évolue.

Les artères deviennent plus rigides, la tension artérielle tend à augmenter et les facteurs de risque cardiovasculaire s’installent progressivement.

Sur le plan cognitif, on observe une diminution de la vitesse de traitement de l’information, une fatigabilité accrue et une sensibilité plus importante au stress.

Le sommeil se modifie également, avec davantage de sommeil léger, des réveils nocturnes plus fréquents et une récupération moins efficace. Chez les femmes, les cycles peuvent devenir irréguliers bien avant la ménopause, tandis que chez les hommes, la baisse hormonale impacte progressivement la masse musculaire, la densité osseuse et la souplesse.

Pourquoi faire un check-up quand on se sent en bonne santé ?

Le principal bénéfice du check-up à 50 ans est la surveillance précoce de ces changements silencieux. Il permet de suivre des paramètres clés comme la tension

Brandreport • Centre Hanche Genou Villa Fleurie

artérielle, le bilan lipidique, la glycémie, la composition corporelle, la fonction thyroïdienne ou certaines carences vitaminiques, notamment en vitamine D.

Des examens fonctionnels, comme les tests d’effort, évaluent la capacité cardio-respiratoire et l’endurance, au-delà de la simple recherche de pathologies. Le check-up inclut également les principaux dépistages oncologiques recommandés, comme le cancer colorectal chez les femmes et les hommes, le cancer du sein chez la femme et celui de la prostate chez l’homme.

Le check-up est un moment privilégié pour faire le point sur sa santé et adopter, si nécessaire, de meilleures habitudes au quotidien, sur la base de conseils personnalisés.

Quels examens privilégier à 50 ans ?

À cet âge, les examens doivent rester ciblés et pertinents. Les bilans sanguins explorent les grands métabolismes, tandis que l’imagerie s’intéresse au cœur, aux artères, aux poumons et au foie, notamment

pour dépister une stéatose hépatique. Les explorations cardio-respiratoires complètent l’évaluation globale. À l’inverse, multiplier les examens invasifs ou coûteux sans indication claire n’apporte pas de bénéfice. Certains examens d’imagerie avancée comportent des risques (produits de contraste, exposition aux rayons X) qui ne se justifient pas en l’absence de signaux d’alerte.

Quelles problématiques peut révéler un check-up à 50 ans ?

Les déséquilibres identifiés concernent le plus souvent le métabolisme, les articulations, le stress, le sommeil ou certaines consommations à risque, comme l’alcool et le tabac. Les problématiques émotionnelles et professionnelles sont également fréquentes dans un contexte sociétal marqué par la recherche de performance.

Les maladies cardiovasculaires et certains cancers ne sont plus rares à cet âge. L’intérêt du check-up est d’intervenir avant que ces pathologies ne deviennent symptomatiques, afin de préserver la santé et la qualité de vie.

Des différences essentielles entre femmes et hommes

Un check-up ne peut être identique chez la femme et chez l’homme, car des différences biologiques, hormonales et génétiques influencent les risques. Les femmes, par exemple, disposent d’un système immunitaire plus réactif, offrant une meilleure protection contre certaines infections, mais augmentant le risque de maladies auto-immunes.

Et après le check-up ?

Le check-up n’est qu’un point de départ. Son efficacité repose sur l’engagement personnel et la mise en œuvre progressive des recommandations qui en découlent. À la suite de ce premier bilan, un plan de suivi peut être proposé pour les années à venir.

Dans un cadre hospitalier, les patients sont orientés vers les spécialistes concernés en cas de détection d’une problématique de santé, notamment au sein de la Clinique de Genolier. Texte SMA

« Bouger, c’est vivre » : ne pas accepter la douleur comme une fatalité

Spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et traumatologie du système moteur à Genève, au sein de la Villa Fleurie, sur le campus Hirslanden de la Clinique La Colline, le Dr Placido Bartolone accompagne des patients dont les douleurs articulaires finissent par limiter la mobilité, le sport ou les gestes du quotidien. Dans cette interview, il rappelle qu’une douleur persistante ne doit pas être banalisée et qu’il existe aujourd’hui plusieurs pistes pour retarder l’opération ou retrouver une vie que l’on croyait devoir abandonner.

Dr Placido Bartolone

Spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et traumatologie du système moteur à Genève

Nous vivons plus longtemps, restons actifs plus tard et voulons profiter pleinement de notre temps libre. Randonnée, ski, golf, vélo, voyages ou simples promenades en famille : la mobilité est devenue un élément essentiel de notre qualité de vie. Pourtant, de nombreuses personnes réduisent progressivement leurs activités à cause de douleurs qu’elles considèrent comme une conséquence normale de l’âge. Pour le Dr Placido Bartolone, chirurgien orthopédiste à Genève, cette résignation n’est pas une fatalité.

Beaucoup de personnes apprennent à vivre avec leur douleur. Est-ce une erreur ?

Je rencontre régulièrement des patients qui ont progressivement modifié leur quotidien. Ils marchent moins, renoncent à certaines activités ou évitent certains mouvements. Avec le temps, ils finissent par considérer ces limitations comme normales. Or, la douleur est un signal. Elle mérite d’être comprise. Dans de nombreux cas, il existe des solutions qui permettent de préserver la mobilité et la qualité de vie.

Quels patients accompagnez-vous ?

Je m’occupe principalement de la hanche, mais ce que je constate surtout, c’est que les patients consultent rarement pour une simple douleur. Ils viennent parce que cette dernière commence à les empêcher de vivre comme ils le souhaitent. Chez les personnes actives, nous voyons fréquemment des douleurs liées à l’usure articulaire, à certains conflits anatomiques de la hanche, à des lésions du cartilage ou encore à des

tendinopathies. Ces problèmes peuvent toucher aussi bien un sportif de 30 ans qu’une personne de 70 ans qui souhaite continuer à marcher, voyager ou jouer au golf.

Les patients souhaitent-ils rester actifs plus longtemps qu’auparavant ?

Très clairement. Aujourd’hui, les personnes de 60 ou 70 ans ont souvent un niveau d’activité qui aurait été exceptionnel il y a quelques décennies. Elles souhaitent continuer à pratiquer leurs loisirs, voyager, faire du sport et conserver leur autonomie le plus longtemps possible. C’est une évolution extrêmement positive et la médecine moderne doit accompagner cette aspiration. À partir de quand faut-il consulter ?

Lorsqu’une douleur persiste, limite certaines activités ou oblige à modifier son mode de vie, il est utile de demander un avis spécialisé. L’objectif n’est pas forcément de proposer une opération, bien au contraire. La première étape consiste toujours à comprendre l’origine du problème et à évaluer les différentes possibilités de traitement.

L’orthopédie implique-t-elle toujours une prothèse ?

Non. L’une des grandes évolutions de ces dernières années est justement la volonté de préserver l’articulation lorsqu’elle peut encore l’être. Nous disposons aujourd’hui de nombreuses options permettant parfois d’intervenir avant que les lésions ne deviennent irréversibles.

Quels sont les cas où votre rôle consiste justement à éviter ou retarder une opération ? Ils sont plus fréquents qu’on ne l’imagine. Contrairement à certaines idées reçues, notre objectif n’est pas d’opérer à tout prix. Lorsque cela est possible, nous privilégions les traitements conservateurs : physiothérapie, renforcement musculaire ciblé, modification de certains gestes ou parfois infiltrations. Une intervention n’est envisagée que lorsqu’elle apporte une réelle valeur ajoutée au patient et à son projet de vie.

Que faire lorsque l’articulation est très abîmée ?

Lorsque la qualité de vie est réellement affectée par une usure avancée, la prothèse de hanche reste l’une des interventions les plus performantes de la médecine moderne. Les progrès réalisés ces dernières décennies ont été considérables. Les implants sont plus fiables, les techniques chirurgicales moins invasives et la récupération souvent plus rapide qu’on ne l’imagine.

Existe-t-il des alternatives pour les patients plus jeunes et très actifs ?

Dans certaines situations bien particulières, le resurfaçage de hanche peut représenter une option intéressante. Cette technique permet de conserver davantage d’os qu’une prothèse conventionnelle et peut répondre aux attentes de certains patients soigneusement sélectionnés qui souhaitent maintenir un niveau d’activité élevé. Il ne s’agit pas d’une solution universelle, mais elle illustre parfaitement l’évolution actuelle de la chirurgie : proposer un traitement adapté au mode de vie du patient.

Après une intervention, qu’est-ce qui conditionne le retour à une activité physique ?

La qualité de l’intervention est importante, bien sûr, mais elle ne fait pas tout. La motivation du patient, sa participation active à la rééducation, sa condition physique de départ et sa régularité dans les exercices jouent un rôle majeur. Les meilleurs résultats sont souvent obtenus lorsque le patient devient véritablement acteur de sa récupération.

Y a-t-il des activités physiques que vous recommandez particulièrement ?

De manière générale, toutes les activités qui entretiennent la mobilité, la force musculaire et l’endurance sont bénéfiques. La marche, le vélo, la natation ou certaines formes de renforcement musculaire sont souvent d’excellents choix.

Mais il n’existe pas de sport universel. L’activité idéale est avant tout celle que le patient apprécie suffisamment pour la pratiquer durablement.

Dans quels cas faut-il accepter de modifier sa pratique sportive ?

L’objectif n’est pas toujours de revenir exactement à ce que l’on faisait 20 ans auparavant. Parfois, une articulation a subi une usure ou une blessure qui impose certaines adaptations. Cela ne signifie pas renoncer à être actif, mais trouver une manière différente de continuer à bouger. Je dis souvent à mes patients que l’important n’est pas forcément de pratiquer le même sport toute sa vie, mais de conserver toute sa vie le plaisir d’être actif.

Comment définiriez-vous votre philosophie médicale ?

Nous traitons des personnes qui ont des projets de vie, pas simplement des articulations qui présentent une anomalie sur une radiographie. La science nous guide, mais c’est le patient qui définit la destination.

Un dernier message pour les lecteurs ? Ils doivent écouter leur corps, mais ne pas renoncer trop vite à ce qui leur fait plaisir. La douleur est un signal, pas une condamnation. Aujourd’hui, nous disposons de nombreuses solutions pour préserver la mobilité, l’autonomie et la qualité de vie. L’essentiel est de trouver celle qui correspond le mieux à chaque personne.

Interview Marc-Antoine Guet

Plus d’informations sur secretariat@docteurbartolone.ch +41 22 702 25 85 centrehanchegenou.ch

« À 75 ans, certaines personnes finissent encore leur vie à la rue »

On associe souvent les drogues à la jeunesse. Pourtant, à Genève, près de la moitié des personnes accueillies par Première ligne ont plus de 45 ans. Vieillissement accéléré, isolement, accès difficile aux soins ou au logement : les défis auxquels elles sont confrontées restent largement méconnus. À l’occasion de la Journée internationale « Support. Don’t Punish », le directeur de Première ligne, Thomas Herquel, appelle à remplacer le jugement par le soutien.

Créée en 2004, l’association Première ligne est aujourd’hui l’un des acteurs majeurs de la réduction des risques liés aux drogues à Genève. Héritière des dispositifs mis en place dans les années 1990 pour lutter contre la transmission du VIH, elle accompagne les personnes consommatrices de substances psychoactives à travers différents services, parmi lesquels Quai 9, Nuit Blanche, SleepIn ou encore des programmes de logement et d’accompagnement social. À l’occasion de la Journée internationale « Support. Don’t Punish » du 26 juin, Thomas Herquel, directeur de l’association, revient sur un enjeu encore trop peu abordé : le vieillissement des personnes confrontées à l’addiction.

Thomas Herquel, pourquoi la thématique des addictions concerne-t-elle aussi les personnes de plus de 50 ans ?

Parce que les politiques de réduction des risques fonctionnent. Les personnes ne meurent plus aussi jeunes qu’auparavant. On imagine souvent que la consommation de drogues concerne essentiellement les jeunes, alors qu’au Quai 9, l’âge moyen tourne autour de 45 ans. Cela signifie qu’une part importante des personnes que nous accueillons a aujourd’hui plus de 50 ans.

Nous accompagnons aussi des personnes qui consomment depuis vingt ou trente ans. Elles avaient 20 ans dans les années 1990, lorsque les problématiques liées aux drogues ont explosé en Suisse. Aujourd’hui, elles ont 50, 60 ou parfois 70 ans.

Quelles sont les difficultés spécifiques auxquelles ces personnes sont confrontées ?

Les personnes que nous accompagnons additionnent souvent la précarité à l’addiction. Or nous savons que le statut socio-économique influence directement l’espérance de vie et l’état de santé. Beaucoup de personnes vieillissent plus rapidement et développent des besoins médicaux importants plus tôt que le reste de la population.

Nous rencontrons parfois des situations très préoccupantes. Certaines personnes sont physiquement extrêmement fragilisées mais n’ont pas encore l’âge requis pour entrer dans un EMS. D’autres voient leur consommation devenir un obstacle à leur admission. Nous avons connu des personnes de 75 ans vivant encore à la rue malgré des problèmes de santé majeurs. Cela montre que notre système n’est pas toujours prêt à répondre à leurs besoins.

L’image du consommateur de drogue reste souvent très caricaturale. Correspond-elle à la réalité ?

Pas du tout. Les personnes que nous accueillons sont extrêmement diverses. Certaines travaillent, d’autres non. Certaines ont conservé leurs liens familiaux, d’autres les ont perdus. Certaines consomment depuis quelques années, d’autres depuis plusieurs décennies.

Vous avez 65 ans ou plus, vivez en ville de Genève et n’êtes pas suivie ou suivi par l’imad ?

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• Piscines de Varembé et des Vernets (le matin)

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Il n’existe pas un profil type. On peut perdre son emploi, traverser une rupture, vivre un traumatisme ou une faillite et voir progressivement sa situation se dégrader. Derrière chaque consommation, il y a une histoire de vie complexe que l’on ne voit pas forcément.

Comment définir simplement la réduction des risques ?

La réduction des risques consiste à accompagner les personnes sans les juger. L’objectif n’est pas de cautionner la consommation, mais de réduire les dommages qu’elle peut entraîner pour la santé, la vie sociale ou l’entourage.

Concrètement, cela signifie fournir des informations fiables, du matériel adapté, un accès aux soins, mais aussi aider les personnes à faire valoir leurs droits, à trouver un logement ou à sortir de l’isolement. Nous adaptons notre accompagnement à chaque situation.

Pourquoi la campagne internationale « Support. Don’t Punish » vous paraît-elle particulièrement importante aujourd’hui ?

Parce que l’idée selon laquelle la punition serait une solution reste très présente dans l’imaginaire collectif. Pourtant, ce que nous observons sur le terrain, c’est que la stigmatisation et la criminalisation aggravent souvent les situations.

Lorsqu’une personne entend qu’elle n’aura pas accès à certains services parce qu’elle consomme, ou qu’elle est constamment renvoyée à son addiction, elle s’éloigne progressivement des soins, des institutions et de l’aide dont elle aurait besoin. Cela crée des cercles vicieux dont il devient très difficile de sortir.

Quel rôle joue l’isolement chez les personnes âgées confrontées à une addiction ?

Un rôle majeur. Les parcours marqués par la précarité et l’addiction sont souvent aussi des parcours de

solitude. Avec le temps, certaines personnes perdent leurs relations familiales, amicales ou professionnelles.

Or le lien social est un facteur essentiel de santé et de qualité de vie. C’est aussi pour cela que nos dispositifs sont importants. Le Quai 9, par exemple, n’est pas seulement un lieu de consommation à moindre risque. C’est aussi un lieu d’accueil, d’écoute et de rencontre qui permet aux personnes de rester en contact avec les autres.

Quel message souhaitez-vous adresser au public à l’occasion de cette journée du 26 juin ?

Le message est simple : soutenir plutôt que punir.

Le soutien commence souvent par un changement de regard. Derrière la consommation, il y a des personnes, des parcours, des difficultés, mais aussi des ressources et des aspirations. Sortir du jugement est déjà une forme d’aide.

Après plus de trente ans de politiques de réduction des risques en Suisse, nous savons que l’accompagnement, l’accès aux soins et le respect de la dignité des personnes produisent de meilleurs résultats que la stigmatisation. C’est particulièrement vrai lorsque l’on parle de personnes qui vieillissent et qui ont besoin, comme chacun d’entre nous, de protection et de soutien.

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DAu fil du temps, un corps à redécouvrir

À quel moment commence-t-on à vieillir ? La question n’a pas de réponse unique. Car le vieillissement ne survient pas brusquement à un âge précis. Il s’agit d’un processus progressif, influencé par de nombreux facteurs : patrimoine génétique, mode de vie, niveau d’activité physique, environnement ou encore état de santé général.

eux personnes du même âge peuvent ainsi présenter des capacités physiques et cognitives très différentes. Pour les spécialistes, l’âge chronologique ne suffit donc pas à définir l’état de santé d’une personne. En revanche, mieux comprendre les évolutions naturelles du corps au fil des années permet d’agir de manière préventive et de préserver plus longtemps son autonomie et sa vitalité. Une force musculaire qui mérite d’être entretenue

L’une des évolutions les mieux documentées concerne la masse musculaire. À partir de l’âge adulte, celle-ci diminue progressivement si elle n’est pas entretenue. Cette perte, appelée sarcopénie, s’accompagne souvent d’une baisse de la force, de l’endurance et parfois de l’équilibre. Ces changements ne sont toutefois pas inéluctables. L’activité physique régulière, et plus particulièrement les exercices de renforcement musculaire, permettent de ralentir significativement cette diminution. Plusieurs études montrent qu’il est possible de gagner en force musculaire à tout âge, y compris après 70 ou 80 ans.

Préserver sa masse musculaire ne sert pas uniquement à rester en forme. Elle joue également un rôle essentiel dans la prévention des chutes, le maintien de l’autonomie et la protection de la santé métabolique.

Des os et des articulations à protéger Avec les années, la densité osseuse tend également à diminuer. Chez certaines personnes, cette perte peut conduire à l’ostéoporose, une maladie qui fragilise les os et augmente le risque de fractures.

Bien vieillir ne signifie pas rester éternellement jeune. Il s’agit plutôt de préserver le plus longtemps possible ses capacités physiques, mentales et sociales.

Les articulations peuvent, elles aussi, devenir plus sensibles. L’usure progressive du cartilage, les anciennes blessures ou certaines maladies inflammatoires peuvent favoriser l’apparition de douleurs ou de raideurs.

Là encore, le mouvement reste l’un des meilleurs alliés de la santé. Contrairement aux idées reçues, l’activité physique adaptée contribue à préserver les articulations, à renforcer les os et à maintenir la mobilité. Une alimentation équilibrée, apportant suffisamment de protéines, de calcium et de vitamine D, participe également à leur bon fonctionnement.

Un métabolisme qui évolue Nombreuses sont les personnes qui remarquent qu’il devient plus facile de prendre du poids avec l’âge. Cette évolution s’explique en partie par la diminution progressive de la masse musculaire, qui entraîne une légère baisse des dépenses énergétiques au repos.

Parallèlement, les modifications hormonales, la réduction de l’activité physique ou encore certaines habitudes de vie peuvent favoriser une augmentation de la masse grasse, notamment au niveau abdominal. Plutôt que de multiplier les régimes restrictifs, les experts recommandent d’adopter une approche globale fondée sur une alimentation variée, riche en fruits, légumes, protéines de qualité et aliments peu transformés, associée à une activité physique régulière. Sommeil, mémoire: des changements souvent normaux Le sommeil évolue lui aussi au fil du temps. Les réveils nocturnes peuvent devenir plus fréquents et le sommeil profond légèrement diminuer. Ces modifications font généralement partie du vieillissement normal. Sur le plan cognitif, il est également fréquent d’avoir occasionnellement un mot «

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ou de nécessiter davantage de temps pour mémoriser une nouvelle information. Ces petits oublis ne sont pas nécessairement le signe d’une maladie.

En revanche, des troubles de mémoire importants, une désorientation inhabituelle ou des difficultés croissantes à accomplir les gestes du quotidien doivent conduire à consulter un professionnel de santé.

Le cerveau conserve tout au long de la vie une remarquable capacité d’adaptation. Les activités intellectuelles, la pratique d’une activité physique, les interactions sociales et l’apprentissage de nouvelles compétences contribuent à entretenir les fonctions cognitives.

Savoir distinguer l’évolution normale du signal d’alerte

Mieux connaître son corps permet aussi de repérer certains changements qui ne doivent pas être banalisés. Une fatigue persistante, une perte de poids involontaire, un essoufflement inhabituel, des douleurs durables ou une diminution rapide des capacités physiques méritent un avis médical.

Les consultations de prévention et les dépistages recommandés jouent également un rôle essentiel pour identifier précocement certaines maladies chroniques. Car bien vieillir ne signifie pas rester éternellement jeune. Il s’agit plutôt de préserver le plus longtemps possible ses capacités physiques, mentales et sociales. Et cela commence souvent par une démarche simple: apprendre à écouter son corps, sans inquiétude excessive, mais sans négliger les signaux qu’il nous envoie.

Longévité et bien vieillir : un accompagnement d’excellence au quotidien

Vivre longtemps n’est plus la principale attente des seniors, qui veulent avant tout bien vieillir. Ainsi, leur priorité est désormais de vivre de manière autonome dans un environnement confortable, sécurisé et stimulant.

Sachant qu’environ 75 % des facteurs de longévité dépendent du mode de vie, la Résidence du Parc des Crêts propose à Genève un concept unique de résidence senior alliant confort, sérénité et prestations hôtelières haut de gamme, pensé pour favoriser la santé et la qualité de vie au quotidien.

Les trois piliers de la longévité & du bien-vieillir

La Résidence du Parc des Crêts place la longévité et le bien-vieillir au cœur de son accompagnement. Les recommandations actuelles préconisent au moins 150 minutes d’activité physique par semaine pour préserver sa santé et son autonomie. Consciente de cet enjeu, des activités physiques adaptées sont proposées à chaque résident grâce à l’accompagnement d’un coach en activité physique adaptée et à un suivi personnalisé. Nos programmes permettent à chacun d’avancer à son rythme, selon ses capacités et ses objectifs.

La vie sociale constitue également un pilier fondamental de la longévité. Les espaces communs, les animations et les moments de partage favorisent les rencontres et entretiennent ce lien social indispensable à l’épanouissement de chacun et à une santé préservée.

Enfin, une alimentation saine et variée contribue pleinement au maintien d’une bonne santé. Au pied de la résidence, le restaurant La Table des Crêts, ouvert au public et aux résidents toute la semaine, propose des plats frais et de saison. Les résidents peuvent choisir de déjeuner ou dîner au restaurant, ou profiter d’un service en appartement.

En cuisine, notre cheffe Eva Mazière, jeune femme passionnée possédant déjà plusieurs années d’expérience en cuisine gastronomique, pense chaque assiette comme une composition colorée. Dans cette dynamique, nous avons obtenu le label « Fait Maison ». Les résidents bénéficient également de séances de formation régulières à la nutrition, afin de les aider à mieux équilibrer leurs apports nutritionnels.

Un pôle santé et bien-être au plus près des résidents Afin de simplifier votre quotidien, la Résidence du Parc des Crêts s’appuie sur un véritable pôle santé au sein même de l’immeuble. Médecins généralistes, physiothérapeutes, podologue ou encore acupuncteur : les résidents bénéficient d’un accès direct et privilégié

à des professionnels de santé de qualité. À cela s’ajoutent des services de confort, salon de coiffure, onglerie, tisanerie, pensés pour leur permettre de prendre soin d’eux au quotidien. Ouverts également au public, ces espaces favorisent une véritable mixité générationnelle dans un cadre de vie élégant et animé.

Concernant les autres soins, notamment infirmiers, la Résidence du Parc des Crêts assure leur coordination.

Le confort d’un quotidien sans contraintes La résidence propose une formule tout compris incluant les charges, l’abonnement téléphonique, Internet ainsi que plus de 300 chaînes de télévision. Sont également inclus des services d’entretien hebdomadaire de votre appartement, permettant aux résidents de se libérer des contraintes du quotidien.

La formule inclut également un large programme d’activités de loisirs, sportives et sociales : séances de sport adaptées, sorties, soirées à thème ou encore voyages, favorisant le lien social, le bien-être et le maintien d’une vie active au quotidien.

Enfin, la sécurité constitue un autre pilier essentiel de la tranquillité d’esprit. C’est pourquoi chaque appartement est équipé d’un système de téléalarme et de capteurs de mouvement. Une présence sur place est assurée 24h/24, tandis que la conciergerie reste disponible 7 jours sur 7 pour répondre aux besoins des résidents à tout moment.

Découvrir la résidence en toute sérénité Choisir son nouveau lieu de vie est une décision importante. C’est pourquoi la Résidence du Parc des Crêts propose des séjours découverte à partir d’une semaine. Cette formule permet de vivre l’expérience de la résidence, de rencontrer les équipes et les résidents, et de découvrir en toute tranquillité un environnement où autonomie, sécurité et qualité de vie se conjuguent au quotidien. Parce que vous méritez le meilleur, choisissez l’excellence.

Plus d’informations sur www.vitae.residence-parcdescrets.ch

À la Clinique de Genolier, l’assurance de base vous donne accès à l’ensemble de nos prestations ambulatoires :

• Consultations avec des médecins spécialistes

• Urgences ouvertes 7j/7

• Interventions et chirurgies, avec retour à domicile le jour même

• Examens en radiologie, médecine nucléaire et endoscopie

• Suivi personnalisé en physiothérapie

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• Traitements oncologiques ambulatoires ciblés

Appelez-nous au 022 366 90 00 pour toute information complémentaire.

LLa sexualité sans tabou après 50 ans !

Cinquante ans, et alors ? La libido ne prend pas sa retraite avec la carte senior ! Non, le désir ne s’éteint pas au premier cheveu blanc, et la passion n’a pas de date de péremption et heureusement ! Oubliez les clichés : la sexualité des plus de 50 ans est bien vivante, parfois même plus épanouie, plus assumée et plus libre que jamais ! Et si on en parlait sans tabou ?

es enfants sont (enfin) partis, la carrière est bien lancée ou en voie de ralentissement, et le regard qu’on porte sur soi a changé. On connaît mieux ses envies, ses limites, ses plaisirs et ses préférences. La sexualité après 50 ans ? C’est souvent une redécouverte ! Moins pressée, plus complice, plus authentique, on redécouvre une nouvelle passion, plus approfondie et plus désinhibée. On prend le temps, on ose, on teste de nouvelles choses. L’orgasme n’est plus une performance, c’est juste un plaisir. Exit les injonctions : on se laisse porter par des nouveautés, sans aucun préjugé.

Adieu aux complexes, bonjour la confiance ! À 25 ans, on se souciait de son ventre, de son tour de taille, de son endurance… À 50, on se soucie de vivre pleinement, sans se préoccuper du regard des autres. On fait la paix avec son corps, dans un esprit très « body positive » : on l’écoute, on le respecte, et l’on s’attache plutôt à repérer et recenser ses zones érogènes et ses préférences. Fini les complexes : on sort des cercles vicieux du diktat de l’apparence ! Loin des standards photoshopés, la sexualité devient un terrain de jeu doux, sincère, sans pression. S’il y a bien un endroit où personne

ne doit nous juger, c’est bien dans un lit avec son ou sa partenaire ! Si le corps n’a plus une place centrale dans la séduction, on en tire profit en connaissant pleinement ses atouts, ses points forts et son expérience passée. Plus de prise de tête : on se laisse aller avec son, sa ou ses partenaires dans un jeu de séduction sexy, loin des clichés.

Libido, elle va et vient Certes, les hormones jouent parfois sur nos sens et nos envies. Chez les femmes, la ménopause peut bouleverser les sensations, tout en cassant la libido de façon soudaine. Chez les hommes, l’érection peut être moins fringante qu’avant... Mais qu’importe ! La sexualité ne se résume pas à la mécanique, mais plutôt à ses rouages. La sexualité passe par les regards, les caresses, la tendresse, les mots, les rires. Et aujourd’hui, mille solutions existent pour aider et stimuler si besoin : lubrifiants, traitements hormonaux, médecines douces, thérapies de couple… Personne n’a aujourd’hui besoin de subir les blocages et les préjugés de notre société. Nous devons tous prendre en compte les besoins de chacun, tout en acceptant nos différences. Le désir, le plaisir sont une affaire de tous : vouloir en profiter est juste un besoin naturel et conscient, dans le respect du consentement et en connaissance de ses propres limites.

Célibataires après 50 ans : la liberté retrouvée

Divorcé-e, veuf, veuve ou séparé-e ? On croit parfois que l’amour ne repassera plus…

C’est faux ! Les applications de rencontre débordent de profils de quinquas et sexagénaires bien décidés à croquer la vie… et le reste. On redécouvre une liberté inédite : plus de parents à convaincre, plus d’horloge biologique à respecter. Juste deux adultes consentants, curieux et connectés.

Et si c’est votre première fois… avec vous-même ?

Le plaisir solo n’a rien de triste ou de honteux, au contraire ! Il est même souvent le point de départ d’une sexualité renouvelée.

Vive les sextoys, les fantasmes, les lectures torrides et les moments rien qu’à soi !

Tabous : circulez, y’a rien à cacher

Parler sexualité à 50 ans, 60, 70 ?

C’est encore tabou dans notre société, mais les mentalités évoluent et le changement est en marche. Des livres, des podcasts, des séries et des magazines brisent le silence et mettent en lumière des vies,

Ex traCell Matrix:

des parcours et des envies toujours présentes, même avec un certain âge. Par exemple, la série Septième ciel d’Alice Vial traite avec humour et légèreté de la sexualité des seniors, en les mettant en scène dans des situations parfois cocasses. Les médecins et soignants abordent également plus le sujet, convaincus que l’érotisme et la sexualité restent essentiels dans la vie de chacun. On en discute aussi plus facilement avec les amis (parfois autour d’un verre de vin), et tout cela est très sain. Parce que le désir ne se confine pas à une tranche d’âge. Parce que le plaisir ne meurt pas avec les anniversaires. Parce que parler, c’est déjà jouir un peu de sa liberté d’être humain sensible.

On s’écoute, on se découvre, on en parle. On arrête de croire que la sexualité appartient aux jeunes, aux beaux ou aux sportifs. Elle appartient à celles et ceux qui osent, qui rient, qui aiment, qui expérimentent. On n’a plus 20 ans ? Tant mieux ! Avec l’expérience, le recul, la curiosité, on peut enfin se laisser aller et être vraiment libre de nos désirs !

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Avec 30+ nutriments, la formule complète d’ExtraCellWoman contribue au maintien de fonctions corporelles normales: les systèmes immunitaire et nerveux, le métabolisme des graisses, le taux de cholestérol, la glycémie, la fonction hépatique, les os, les muscles, l’énergie, la peau, le tissu conjonctif, les cheveux et les ongles. Arôme fruits rouges

E x traCell CollaVega , Drink

Formation de collagène, peau , cheveu x , ongles et bien- être

Formulation innovante vegan soutenant la formation de collagène, la peau, les cheveux, les ongles, l énergie et la santé en général Cette innovation contient un hydrolysat de protéines de riz exclusif, de la meilleure qualité, enrichit par des apports en acides aminés spécifiques Une sélection de nutriments complète cette formulation exceptionnelle Arôme orange

Ex traCell BeautyCollagen, Drink

Formation de collagène, peau , cheveu x , ongles , tis su conjonc tif

Formulation exclusive et complète pour la peau, les cheveux et les ongles Avec peptides de collagène, acides aminés acide hyaluronique vegan, glucosamine vegan et plusieurs antioxydants, vitamines et minéraux. Arômes fruits rouges ou chocolat suisse

ExtraCell BeautyCollagen, Caps

Formation de collagène, peau , cheveu x , ongles , tis su conjonc tif, éner gie et bien- être

Capsules beauty complètes contenant du collagène marin, des acides aminés spécifiques, de l’acide hyaluronique, des plantes et des extraits de plantes de haute qualité, des vitamines et des minéraux.

E x traCell Man, Drink

V it alité, éner gie, bien- être, formation de coll agène, peau , cheveu x Avec 40+ nutriments, la formule complète d’ExtraCell Man contribue au maintien de fonctions corporelles normales: taux de testostérone fertilité, spermatogenèse et reproduction De plus, ExtraCell Man contribue au maintien de la musculature du métabolisme énergétique, du système nerveux, des performances intellectuelles, du système immunitaire, de la vision, du taux de cholestérol, du métabolisme des graisses, de la fonction hépatique, de la peau (et sa pigmentation), des muqueuses, des cheveux et des ongles Arôme orange

Ex traCell Collagen mix & match, Drink

Fo r ma t io n d e co ll agèn e , p e au , c h eve u x , o n g le s ,

c a r t il age , o s s a t ure , m u s c u l a t ure , co n t r e le s t r e s s ox yd a t i f E x t r aCellColl agen mi x & match réuni t de s pro téine s spécifique s (pep t ide s de coll agène de t y pe s I e t III), de s minér au x e t de s vi t amine s Ave c E x t r aCellColl agen mi x & match tu g arde s l’en t ière liber té d ’él aborer

l a bois s on ou le pl at de ton choi x enr ichi t de coll agène

Sans arôme

Ces compléments alimentaires sont disponibles chez nombreuses de auprès et Vitality Coop Store, Sun Amavita, pharmacies indépendantes

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