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Journal de medecine esthetique n 192

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Vol. XXXXVIII - N° 192 - décembre 2021 - ISSN 0249-6380


vol. XXXXvI I I - n° 192 - DÉCE M B R E 2021 - I s s n 0249-638

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Dépôt légal décembre 2021 Imprimerie Yonnaise Mouilleron le Captif, France

Directeur de la publication : C. Offrey Rédacteur en chef : Docteur J-J. Legrand Comité de Rédaction : Docteur J-J. Deutsch Docteur H. Cartier Docteur A. Lorcy Docteur J-C. Scialom Docteur J-L. Bachelier Docteur A. Butnaru Rédaction : Société Française de Médecine Esthétique 154, rue Armand-Silvestre 92400 Courbevoie http:/www.sfme.info e-mail : info@sfme.info Publicité : SFME www.sfme.info Abonnements : 4 numéros par an France : Membre de la S.F.M.E : 28 € Non membre de la S.F.M.E. : 55 € Etranger : Europe : Outremer :

62 € 75 €

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Sommaire

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Traitement de la silhouette par Low Level Laser Therapy (LLLT) F. Michel (Vichy), Ch. Noé (Cavaillon), L. Benichou (Paris), M. Baspeyras (Bordeaux) ......................................................... 187 Embellissement du menton : de la 3ème à la 4ème dimension L. Belhaouari (Toulouse), I. Rousseaux (Lille), S. Boudis (Thiais) ................................................................................................................................. 191 Intérêt du d-Limonène en intradermothérapie - mésothérapie pour la réhydratation de la peau du visage et du cou P. Micheels (Genève, Suisse) ........................................................................................................ 197 Intérêt du PRP dans la conservation capillaire J. Fernandez (Nice) ............................................................................................................................. 211 Débuter en médecine esthétique avec les peelings. Lesquels choisir ? Ph. Desprez (Empuriabrava, Espagne) .......................................................................... 221 Message du Syndicat National des Médecins Esthétiques .......................... 235 Sommaire des numéros du Journal de Médecine Esthétique et de Chirurgie Dermatologique encore disponibles ........................................ 237

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Traitement de la silhouette par Low Level Laser Therapy (LLLT) F. MICHEL* (Vichy), Ch. NOÉ (Cavaillon), L. BENICHOU (Paris), M. BASPEYRAS (Bordeaux)

* Email : drfrancoismichel@orange.fr

ans le domaine de la photobiomodulation, les LLLT donneraient presque l’impression d’être les nouveaux venus alors que bien au contraire, les lampes LED maintenant répandues dans les cabinets d’esthétique se sont développées en s’appuyant sur des études scientifiques conduites avec ces lasers froids, moins pratiques à utiliser sur des grandes surfaces mais bien adaptés aux conditions de l’expérience, in vitro, sur modèle animal ou sur l’être humain. En esthétique, la photobiomodulation est validée dans les indications suivantes (1) : - La réparation, donc la cicatrisation - Certains troubles pigmentaires : les hyperpigmentations post-inflammatoires, le chloasma, le vitiligo - La prévention des cicatrices chéloïdes et hypertrophiques - Le rajeunissement cutané - L’acné - L’alopécie Le traitement de la silhouette (cellulite et modelage du corps) ne fait pas partie des indications scientifiquement validées. Et pourtant, son intérêt est évident. Alors où est le problème ? Dans la méthodologie de validation, que ce soit en médecine ou dans n’importe quel autre domaine, l’idéal est de comparer un groupe contrôle avec le groupe de personnes (ou d’objets) sur lequel on teste quelque chose. Pour que cela fonctionne, il faut que les deux groupes soient identiques avec pour seules variable le « quelque chose » qui est testé. Quand il s’agit de surcharge graisseuse, le nombre de variables est considérable, l’alimentation, l’activité physique, l’hérédité varient toujours d’une personne à l’autre. Quand il s’agit d’une technique de destruction des adipocytes, le résultat apparait même en cas de variations individuelles. Mais la photobiomodulation est une technique régulatrice et les autres paramètres interfèrent. Est-ce une raison pour laisser tomber la photobiomodulation dans cette indication ? Surtout pas ! Et ceci pour trois raisons. Déjà, les études in vitro et sur modèle animal ont montré une action sur l’adipocyte et comme la cellulite intrique volontiers des troubles trophiques (fractures du derme profond dans la cellulite capitonnée retrouvée en échographie par Hébrant et Collignon), et un relâchement cutané, la photobiomodulation agit sur tous ces éléments. La PBM agit également sur l’adipocyte. Christine Noé le présente ci-après et notons que l’effet réparateur et antiinflammatoire de la PBM atténue l’inflammation de la graisse blanche due à l’hypoxie. (2), (3)

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Traitement de la silhouette par Low Level Laser Therapy (LLLT)

La deuxième raison est l’innocuité de la photobiomodulation. Nous avons tous à l’esprit les terribles accidents provoqués par des techniques invasives et le rapport bénéfice risque du traitement d’un petit bedon doit être bien pesé. La troisième raison, sans doute la plus importante, est que l’amélioration de l’hygiène de vie demandée aux patients va apporter beaucoup plus qu’une pérennisation du résultat. C’est la santé et l’espérance de vie qui seront améliorées. En effet, une amélioration de 20 % de la qualité de l’alimentation permet de réduire de 8 à 17 % le risque de mortalité (4) et la différence d’espérance de vie entre des personnes sédentaires et des personnes physiquement active est de 9 ans (Université de Caroline du Sud), le manque d’activité provoque 250 000 morts prématurées par aux USA et l’obésité provoque 2,8 millions de décès chaque année dans le monde (source OMS), il s’agit donc d’un enjeu de santé publique.

CAS CLINIQUES DE F. MICHEL Cas n°1

6 séances sur 3 semaines avec 10 minutes de LLLT 100mW, avec juste avant une brève stimulation (2 minutes) par une radiofréquence bipolaire couplée à une aspiration. Cas numéro 1 : Surcharge abdominale superficielle et relâchement modéré. Photos comparatives 19/09/19 et 11/11/2019 avec dans l’intervalle poursuite d’une activité physique régulière (natation). Tour de taille : 87 puis 84 cm. Échographie du pannicule adipeux : - côté abdomen (poignée d’amour) : 1,40 cm, puis 0,60 cm - sus-ombilical : 1,40, puis 0,85 cm - sous-ombilical : 1,34, puis 0,85 cm

Cas n°2

Cas numéro 2 : Surcharge graisseuse abdominale profonde, motivée par le traitement, améliore son alimentation et son activité physique. Perte de 5 kg et de 6 cm de tour de taille. Cas numéro 3 : Surcharge graisseuse abdominale profonde, terrain diabétique, activité physique réduite, erreurs diététiques, pas d’amélioration de l’hygiène de vie dans le cadre du traitement. Echec du traitement. Cas numéro 4 : Pathologies endocriniennes et métaboliques sévères, a vu une prise de poids incontrôlable malgré l’accompagnement médical et diététique.

Cas n°3

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Traitement de la silhouette par Low Level Laser Therapy (LLLT)

Cas n°5

Ϭϰ ϭϭ ϭϵ Ϭϰ ϭϭ ϭϵ

Cas n°6 Ϭϴ Ϭϭ ϮϬ Ϭϴ Ϭϭ ϮϬ

Cas n°7 J. Méd. Esth. et Chir. Derm. Vol. XXXXVIII, 192, décembre 2021, 187-190

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Traitement de la silhouette par Low Level Laser Therapy (LLLT) Avec le traitement, on constate pour la première fois une diminution de volume abdominal et décide de poursuivre à une séance par semaine après les 6 séances classiques. Entre le 08/10 et le 12/11, perte de 6 cm de tour de taille. Entre le 12/11 et le 04/12, perte de 6 cm encore. La patiente constate une diminution de volume sur la partie supérieure, la première depuis sa maladie. Photos prises le 08/10/19, 12/11/19, 04/12/19. Cas numéro 5 : Cellulite capitonnée très importante, photos prises les 04/10/19 puis 22/11/19. Bonne hygiène de vie non modifiée. Début d’amélioration des contours. Cas numéro 6 : Relâchement de la face interne des cuisses, bonne hygiène de vie. On conseille d’ajouter une stimulation cutanée (pincement de Jaquet). Cas numéro 7 : Stéatome (surcharge graisseuse abdominale localisée) et relâchement.

Conclusions : La participation du patient est indispensable, sinon on augmente le nombre de séances. Dans les cas d’association de surcharge graisseuse et de relâchement, l’activité physique semble jouer un rôle prédominant par rapport à l’alimentation avec un rapport 2/3 – 1/3. En cas de surcharge graisseuse profonde, c’est l’inverse, l’alimentation semble prépondérante. En cas de relâchement cutané ou de cellulite capitonnée, l’autostimulation cutanée est indispensable. Conflit d’intérêt : F. Michel indique être conseil pour Clarins et Flame.

BIBLIOGRAPHIE 1 - Barolet D. Harnessing Light from Visible to Near Infrared for Medical and Aesthetic Purposes. Medical Research Archives vol. 6, Issue 1. January Issue. Medical Research Archives Photobiomodulation in Dermatology. 2 - Trayhurn P. Through fat and thin – a journey with the adipose tissues. Published online by Cambridge University Press: 12 February 2020. 3 - Barth J-A. Adipose Tissue Dysfunction in Obesity Exp Clin Endocrinol Diabetes 2009; 117(6): 241-250. 4 - Sotos-Prieto M, Bhupathiraju SN, Mattei J, Fung TT, Li Y, Pan A, Willett WC, Rimm EB, Hu FB. Association of Changes in Diet Quality with Total and Cause-Specific Mortality. N. Engl. J. Med. 2017 Jul.

Cas n°4

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