N° 54 / juillet-août 2025
ec Palais fédéral av l: e i c n e c r a x u a e drap iver! r r a s a p t i o d e n cela Photomontage
Drapeau arc-en-ciel: exclusif et totalitaire Loin d’être marginal, le fait de hisser le drapeau arcen-ciel sur des bâtiments publics touche l’État de droit «jusqu’à la moelle», souligne Hans Georg Maassen, ancien président de l’Office de protection de la constitution allemande. Un nouveau socialisme «woke» menace. Une résistance internationale s’organise désormais contre. L’Association Initiative de protection appelle les lecteurs et les membres à documenter et à lui signaler tout déploiement de ce drapeau sur des bâtiments publics. C’était l’un des derniers actes officiels de l’ancienne ministre allemande de l’Intérieur, Nancy Faeser: depuis la mi-avril 2025, le drapeau arc-en-ciel peut être hissé sur les bâtiments de la République fédérale d’Allemagne à côté du drapeau fédéral. Une vive discussion s’est engagée à ce sujet, qui s’est également propagée à la Suisse. À cette occasion, l’ancien président de l’Office de protection de la constitution a formulé dans la revue «Weltwoche» une critique acerbe et fondamentale de l’action de l’État allemand. Le décret sur le drapeau de Nancy Faeser n’est pas une question secondaire que l’on peut balayer d’un «Et alors?» en
haussant les épaules, souligne Hans Georg Maassen, ajoutant qu’il touche «à la moelle l’État de droit démocratique». En effet, l’action de l’État doit être «impartiale et conforme à l’État de droit».
«Le drapeau arc-en-ciel n’est en aucun cas un ‹drapeau politiquement innocent›. Il est devenu le symbole de l’idéologie fanatique ‹woke›.» Symbole de l’idéologie fanatique du wokisme C’est pourtant là que réside le problème. «Le fait de hisser des drapeaux ou des emblèmes de partis, de syndicats ou de mouvements privés est incompatible avec le devoir de neutralité de l’État, car cela donne l’impression légitime que l’État défend les intérêts d’un parti ou d’une idéologie et qu’il exclut les personnes qui n’en font pas partie», écrit Hans Georg Maassen. Suite à la page 4