Numéro 19 / mars 2017
s: Pour nos enfant sage! – is t n e r p p a l’ à I U O n NON à l’éducatio e! iqu sexuelle idéolog
(voir pages 2
et 3)
développement d’une image saine de la femme et par conséquent la coexistence pacifique des sexes.
Andrea Geissbühler, conseillère nationale, BE
Sexualité: Ne jetez pas de l’huile sur le feu!
De même, l’article de Lantana, l’organisme bernois d’aide aux victimes de violences sexuelles, qu’on pouvait lire récemment dans un journal gratuit, est tout simplement grotesque quand il affirme qu’il n’y aurait pas moins d’agressions sexuelles si toutes les jeunes femmes se promenaient avec un pull à col roulé. Et quand on lit encore les prises de position totalement banalisantes de certains pédagogues sexuels sur la consommation de pornographie chez les écoliers pubères, il nous semble qu’on a volontairement jeté ici de l’huile sur le feu!
Fin janvier 2017, la police de la jeunesse de Glaris a posté sur sa page Facebook le message d’avertissement suivant à l’intention des jeunes femmes: «On oublie que dans la vraie vie, d’autres valeurs qu’être sexy comptent». Ce service de police continue: «Les femmes et les filles ne doivent pas être des stars du porno pour être désirables!». La représentation sexualisée des femmes dans les médias est certainement une raison de cette image souvent fausse de la femme. Et les filles deviennent malheureusement trop souvent et de manière inconsciente de véritables «objets sexuels».
La pédagogie sexuelle basée sur des «droits sexuels» auto-définis qui tente de s’infiltrer sous le patronage de la fondation «Santé Sexuelle Suisse» dans de nombreuses institutions publiques, jusque dans les crèches et les jardins d’enfants, semble tout aussi fausse.
Je partage l’avis de la police de la jeunesse: la représentation indigne des femmes dans les films et la publicité empêche le
Andrea Geissbühler, conseillère nationale UDC, Berne
En tant qu’enseignante en jardin d’enfants, policière et maman, je mets en garde avec insistance contre cette évolution!
«Protection contre la sexualisation à l’école maternelle et à l’école primaire»
2
Les enfants ne sont pas d Sous l’égide de la fondation «Santé Sexuelle Suisse» (SSS), certains éducateurs sexuels définissent les enfants comme des créatures sexuelles dès la naissance. Cette position justifie la nécessité d’introduire dès le plus jeune âge «l’éducation sexuelle» dans toutes les crèches et les jardins d’enfants en Suisse. Un sexologue critique s’interroge sur le sujet et met en garde contre les risques encourus. Santé Sexuelle Suisse (SSS) a organisé une conférence et publié les actes de cette conférence1. Dans sa préface, Caroline Jacot-Descombes de SSS écrit qu’il faut institutionnaliser l’éducation sexuelle dès les premiers signes de sexualité infantile. Les organisateurs de la conférence veulent expliquer scientifiquement pourquoi il est nécessaire de commencer l’éducation sexuelle dès la naissance, mais aussi justifier de façon plausible pourquoi elle doit être instaurée dans les crèches et les jardins d’enfants. Le professeur Jakob Pastötter, sexologue allemand indépendant, a passé au peigne fin les actes de la conférence2 et livré ses impressions à ce sujet. Il trouve notamment déconcertant d’avoir dressé un tableau3 dans lequel les parents listent les 25 «activités de nature sexuelle» observées chez de très jeunes enfants âgés de 0 à 6 ans. Ce que le lecteur ignore, c’est que le questionnaire de base a été élaboré pour des enfants soupçonnés d’être victimes de maltraitance ou d’abus sexuels. Le professeur Pastötter critique le fait que le rapport n’évoque pas la particularité de la méthode et du mode de questionnement. Il ne mentionne pas non plus que «les enfants victimes d’abus montrent davantage d’activités de nature sexuelle que les enfants qui n’ont pas été maltraités». En outre, le professeur Pastötter estime que le rapport «n’indique pas si la classification des enfants a été effectuée chez des enfants ayant pu subir des abus ou non par leurs propres parents.» «C’est inconcevable de généraliser et d’utiliser des ‹formes d’expression de la sexualité enfantine› de cette façon comme si c’était normal», ajoute-t-il. Le professeur Pastötter regrette également que le rapport n’aborde pas le fait que des motivations autres que «sexuelles» puissent jouer un rôle «dans les observations des comportements en rapport avec les organes sexuels (...), entre autres par la
curiosité ou simplement l’envie de faire pareil.» Le titre du rapport accentue l’impression du lecteur selon laquelle il a «tendance à se baser sur le principe d’une sexualité infantile qui devrait être promue de manière ciblée par l’éducation malgré toutes les réserves quant au fondement scientifique». L’autre opinion exprimée apparemment lors de la conférence, c’est que l’éducation sexuelle pourrait profiter essentiellement du fait «qu’on donne aux enfants la possibilité d’une exploration autonome». Le professeur Pastötter regrette ici aussi le fait qu’on n’indique pas de quel genre d’éducation sexuelle il s’agit et veut savoir ce que l’on entend concrètement par «possibilité d’exploration de façon autonome (des organes sexuels)». Il existe à ce sujet des approches très différentes et controversées. Sans fondement scientifique et dangereux Le rapport indique encore qu’on devrait tenir compte en matière de sexualité de «ce qui est déjà une évidence dans d’autres domaines du développement des enfants. Leur activité sexuelle peut être encadrée de façon pédagogique (...)». On peut donc comprendre que les jeunes enfants ne doivent pas seulement être guidés pour chanter ou faire
Numéro 19 / mars 2017
3
des créatures sexuelles! de la peinture. Il est évident que la découverte des organes génitaux dans les crèches et les jardins d’enfants doit être «accompagnée» et «rendue activement possible» grâce à un soutien pédagogique.
faveur d’une «éducation sexuelle adaptée aux enfants dès la naissance» est évidemment le fait que la très grande majorité des enfants ne montre aucun intérêt pour la sexualité de la naissance à la puberté.
Le professeur Pastötter critique avec véhémence l’accent mis sur «les ressemblances structurelles entre la sexualité adulte et enfantine (excitabilité des organes génitaux, autostimulation, capacité orgasmique (...))» dans le rapport de SSS. Cela incite les «adultes tentés d’agresser sexuellement des enfants de passer à l’acte en insinuant de façon suggestive que c’est un désir par des propos du genre «Toi aussi, tu aimes ça, non?»
Justement du fait de l’absence de fondements scientifiques justifiant les activités d’éducation sexuelle de SSS, qui sont trop facilement compensés par une idéologie inadmissible, l’Office fédéral de la santé publique devrait arrêter de subventionner Santé Sexuelle Suisse (CHF 1’285’000 en 2015). SSS se décrit en outre comme membre du «Planned Parenthood», un groupe américain offrant des services d’avortement. On pourrait ainsi enfin mettre un terme aux tentatives à la fois tenaces et préjudiciables pour les enfants d’imposer des bases pseudo-scientifiques pour l’introduction obligatoire de «l’éducation sexuelle dès la naissance» dans tous les jardins d’enfants et crèches en Suisse.
La «thèse selon laquelle le comportement de l’enfant est semblable à celui de l’adulte» entraîne un changement de rôles, l’enfant passe du «statut de personne protégée à celui de partenaire potentiel intéressé par le plaisir sexuel». Le professeur Pastötter termine l’évaluation du rapport de SSS par une mise en garde: «Si le fondement scientifique n’est pas très solide mais que l’engagement des éducateurs sexuels très fort, alors les parents et les institutions doivent être vigilants».
Les parents, les enseignants, les institutions et les départements de l’éducation doivent aussi faire attention à une éducation sexuelle prétendument «adaptée à l’âge».
La raison de l’absence de tout fondement scientifique crédible en
1) «Éducation sexuelle auprès des jeunes enfants, État des recherches et des bonnes pratiques en matière de programmes d’éducation sexuelle pour les parents et les institutions» du 13 mars 2015, Conférence organisée par SSS en coopération avec la Haute École de Lucerne (HSLU) et la Haute école de travail social de Genève (HETS) 2) «Kindliche Ausdrucksformen von Sexualität – zum aktuellen Wissensstand und dessen Relevanz für Eltern und Institutionen bei der Sexualaufklärung» (Formes d’expression infantiles de la sexualité – État actuel des connaissances et leur pertinence pour les parents et les institutions en ce qui concerne l’éducation sexuelle» de Bettina Schuhrke, Université évangélique de Darmstadt 3) Tableau 1 (Child Sexual Behavior Inventory ou CSBI), page 21, rapport de SSS du 13 mars 2015 – Voir aussi la note de bas de page 2 (ci-dessus)
4
Cours d’éducation sexuelle? «Pas avant 12 ans!» C’est ce que pense Men Reinalter, directeur de l’UNICA, école privée reconnue par l’État à Liestal (canton de Bâle-Campagne). Sa proposition comprend toute la durée de la scolarité obligatoire, de la maternelle à la troisième année d’enseignement secondaire, avec les niveaux A, E et P. La transmission des valeurs chrétiennes et le cadre familial jouent un rôle essentiel. Initiative de protection: Certaines écoles proposent une éducation sexuelle dès le plus jeune âge. À partir de quelle classe sont dispensés les cours d’éducation sexuelle à l’UNICA? Men Reinalter: Tout d’abord, je tiens à préciser que l’éducation sexuelle relève clairement de la responsabilité des parents qui connaissent le rythme de développement de leurs enfants mieux que quiconque. Par ailleurs, il existe
UNICA à Liestal / BL
d’énormes différences de développement au sein des classes. Je ne peux donc pas dire que nous commençons les cours d’éducation sexuelle dès la quatrième année scolaire. Le risque de surmenage de nombreux élèves est bien trop important. Toutefois, nous répondons à certaines questions personnelles et organisons des séances de prévention contre les abus, sans aucun contenu sexuel. L’UNICA renonce-t-elle donc à l’éducation sexuelle? Non. Nous proposons des cours d’éducation sexuelle, mais seulement à partir de 12 ans. Les cours de biologie permettent de transmettre aux élèves les connaissances biologiques, médicales et hygiéniques fondamentales. En tant qu’école chrétienne, nous nous appuyons sur le modèle biblique du mariage entre un homme et une femme,
et nous montrons aux élèves la beauté de cette forme de relation. Nous souhaitons développer l’esprit critique des élèves, qui sont suffisamment forts pour renoncer à suivre toutes les tendances. Des cours d’éducation sexuelle plus approfondis sont proposés sous forme de projets spécifiques facultatifs et la plupart du temps non mixtes.
Men Reinalter, directeur de l‘UNICA
Comment se sont déroulés les cours non mixtes pour ces projets spécifiques et facultatifs? J’ai constaté que beaucoup d’élèves n’osaient pas poser de questions relatives aux aspects biologiques, même lors des cours non mixtes. À l’école secondaire, les élèves ont encore honte de parler ou d’entendre des détails intimes devant d’autres personnes. Je pense que les salles de classe ne représentent pas l’endroit idéal pour aborder ce sujet avec des adolescents. Ils ont besoin d’un environnement plus sûr et plus intime. La conception de l’homme est-elle importante en matière d’éducation sexuelle? L’aspect moral et éthique de l’éducation sexuelle joue un rôle essentiel pour le développement sain de ces adolescents, ainsi qu’un rôle décisif dans leurs futures relations conjugales. La vision du monde chrétienne s’oriente vers la forme de mariage entre un homme et une femme créée par Dieu. Il s’agit d’une forme de relation à la fois belle et idéale, qui permet aux enfants de s’épanouir pleinement. Et les statistiques démontrent que le souhait d’avoir une relation stable dans un environnement familial traditionnel est toujours aussi fort. Bien entendu, certains enfants vivent des expériences différentes à la maison et certaines disputes entre le père et la mère mènent au divorce. Toutefois, nous défendons le mariage naturel dans notre école et sommes contre la propagation de toute autre forme de relation. Mais nous ne jugeons en aucun cas les personnes prônant d’autres représentations du monde et d’autres valeurs. Bien au contraire: dans notre école, nous accordons une importance particulière au respect mutuel!
Numéro 19 / mars 2017
5
La liberté sexuelle représentée dans une pièce de théâtre d’écoliers Le professeur N.B.1 a informé l’association de son mécontentement concernant le choix des pièces de théâtre pour le théâtre des élèves dans son école. Il a mis en garde contre la «manipulation des écoles publiques par l’intermédiaire du théâtre». Voici son témoignage:
J’aurais souhaité que les parents mécontents expriment clairement leur opinion avec des arguments éclairés aux professeurs responsables suite à ces scènes incroyablement provocantes. Certains professeurs prennent encore l’avis des parents au sérieux. Les enfants le méritent!
»
N.B.
«À la fin de la neuvième année scolaire, une pièce de
théâtre était au programme: un événement attendu avec impatience par les élèves et les parents. Mais c’est une honte de voir combien de pièces primitives et médiocres sont écrites et jouées en Suisse – et malheureusement dans les écoles. Je souhaiterais vous faire part de deux exemples survenus dans mon école. Des collègues enseignants ont sélectionné une pièce dans laquelle une étudiante incarnait une grandmère obsédée par le sexe pour impressionner ses proches. Le décor de la scène était un lit. Les adolescents se vantaient de leurs expériences sexuelles. Un couple d’amoureux se préparait pour sa «première fois», les parents aux valeurs plus traditionnelles étaient tournés en dérision et couverts d’injures comme s’ils étaient fous. Suite aux protestations des parents, la commission de l’école a clairement indiqué au corps enseignant que ces pièces provocantes n’étaient plus les bienvenues. Tant mieux. Mais une nouvelle collègue a décidé de représenter la pièce «Mord in der Waschküche» (Meurtre à la buanderie) de Mike La Marr, présentateur radio SRF. Dans cette pièce, un inspecteur et un policier interrogent les résidents de l’immeuble où a été retrouvé le corps d’un voisin dans la buanderie. Peu à peu, ils se rendent compte que les trois femmes et l’homme célibataire entretenaient des relations sexuelles avec la victime – dans la buanderie (extrait du texte: voir l’encadré). Toute la pièce tourne autour de ces relations marquées par la promiscuité. Même les élèves de cinquième année (11 ans) devaient assister à la représentation. Ces enfants sans défense ont été manipulés par les enseignants au sein même de l’école publique. Les valeurs parentales n’ont pas été prises en compte. Pour le moment, ni la direction ni la commission de l’école n’ont réagi à ce sujet. De nombreux parents ont probablement ri et applaudi.
La nature intacte – et l’école? 1) L’association Initiative de protection connaît le nom du professeur
Pièce de théâtre «Meurtre à la buanderie … une comédie criminelle» de Mike La Marr Extraits de la pièce de théâtre: Yvonne: hoche la tête d’un air encore distrait. «Vous n’imaginez même pas à quel point les vibrations d’un tel appareil peuvent être stimulantes. Bruno a lancé un cycle de lavage à 60°C, a sélectionné le programme «très sale» et pendant le prélavage, nous avons (…). Julia: sans réfléchir. Qu’est-ce que c’était bien, rien de sérieux. Du sexe à l’état pur. (…) Il y avait le premier baiser passionné, puis les baisers fougueux laissant les langues s’entrelacer. Croyez-moi, j’avais des papillons devant les yeux à chaque fois! Et puis sa technique polynésienne… waouh!»
«Protection contre la sexualisation à l’école maternelle et à l’école primaire»
6
Portable des enfants: activez impérativement des blocages! Comment les parents protègent-ils leurs enfants qui possèdent un smartphone de ce qu’on appelle les contenus «interdits aux mineurs»? Une maman raconte comment elle a reçu de son opérateur téléphonique un e-mail d’avertissement après que son fils de 12 ans ait eu accès à des sites Internet «interdits aux mineurs».
Les parents, savent-ils, ce qui ce passe ici?
Il faut au préalable répéter que la meilleure protection pour les enfants contre les contenus illicites est de ne pas leur donner trop tôt un téléphone portable. Si l’heure d’avoir
son propre portable est arrivée, il suffit dans la plupart des cas d’acheter un téléphone qui n’est conçu que pour téléphoner et envoyer des SMS. Un tel téléphone ne coûte pas cher du tout (prix d’achat: environ 50 francs) et a un petit écran. L’accès aux sites Internet normaux est impossible. Si un enfant peut utiliser un smartphone, donc un téléphone avec un grand écran et un accès complet à Internet, les parents doivent veiller lors de la souscription du contrat à ce que l’opérateur téléphonique procède dès le départ à un blocage des contenus Internet nuisibles. Les numéros spéciaux peuvent aussi coûter très cher sur un portable, ils doivent également être bloqués dès le début pour les enfants et les adolescents. La mère dont il est question a informé l’Association Initiative de protection que son fils pouvait aussi regarder des programmes télé avec son smartphone. Dans l’e-mail d’avertissement cité, elle a été informée que son portable a accédé à une chaîne de télévision qui diffuse tard le soir des programmes «interdits aux mineurs». Il est donc recommandé de s’assurer que les blocages nécessaires sont activés et le restent. Adressez-vous de préférence personnellement à votre opérateur téléphonique qui pourra procéder à ce blocage par exemple dans le point de vente.
Appel à dons: L’Association Initiative de protection apporte son aide contre la sexualisation des enfants à l’école publique. Merci de soutenir notre engagement. Compte: CP 70–80 80 80–1
Impressum: Initiative de protection – actualité paraît chaque trimestre / Abo: CHF 10.–, pour les donateurs/trices de l’initiative inclus dans leurs dons / Edition et rédaction: Association Initiative de protection, case postale, 4142 Münchenstein, Tél. 061 702 01 00, Fax 061 702 01 04, info@initiative-de-protection.ch, www.initiative-de-protection.ch, Compte postal: 70-80 80 80-1 © Association Initiative de protection / Images: p. 1, p. 2 / 3, p. 6: iStockphoto; p. 5: Photo Hans Kern, Eggiwil; le reste: m.à.d. / Maquette: GOAL AG für Werbung und Public relations, 8450 Andelfingen / Impression: Spühler Druck AG, Rüti.