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it, «Ce qui nous un n c’est la protectio de l’innocence des enfants.» f. pp. 4) (c
Prof. Jakob Pastötter, sexologue
Respectons les enfants dans l’enseignement de la sexualité! A vrai dire, on ne devrait pas se passer de la science quand il s’agit de l’application de nouveaux concepts en pédagogie sexuelle dans les institutions publiques. Donc, les représentants des tendances actuelles en pédagogie sexuelle mettent en avant des recherches qui montrent, d’après eux, que l’éducation sexuelle dans la petite enfance aurait des effets positifs sur l’épanouissement sexuel durant toute la vie, préviendrait les violences sexuelles ou au moins faciliterait leur découverte et lutterait contre la discrimination envers les minorités sexuelles. Cela semble plausible, mais de quelle sorte d’éducation sexuelle s’agit-il au juste?
Sur cette question, il n’existe aucune étude scientifique, et il est permis d’avoir l’impression que la pédagogie sexuelle actuelle est au service d’intérêts idéologiques. C’est pourquoi nous estimons que la prudence doit être de mise lorsque l’on introduit des nouveautés dans l’éducation sexuelle officielle. En effet, l’observation des enfants en milieu familial, dans les garderies et les écoles primaires montre que leur parler de sexualité au-delà de leur curiosité spontanée engendre souvent un sentiment d’aliénation, de désorientation et de traumatisme. Tous les parents et pédagogues sensibles respectent ces données.
Professeur Jakob Pastötter Président de la Société allemande de recherche en sociologie sexuelle, Düsseldorf
«Protection contre la sexualisation à l’école maternelle et à l’école primaire»
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L’UE veut imposer sa loi à les cours d’éducation sexu L’UE exige l’intégration institutionnelle de la Suisse au moyen d’un accord-cadre en plus des accords bilatéraux. Il est demandé à la Suisse d’appliquer désormais automatiquement les décisions et les lois de l’UE. Dans le cas contraire, elle serait passible de sanctions. Il existe déjà des projets visant à rendre les cours d’éducation sexuelle obligatoires dès la première classe. Cet accord-cadre deviendrait ainsi un cheval de Troie pour la Suisse et entraînerait la révolution sexuelle à l’école primaire. L’Union européenne exige l’«intégration institutionnelle» de la Suisse à ses structures. Le Conseil fédéral voudrait l’y aider en «modifiant» les accords bilatéraux. Les piliers de l’accord-cadre ont déjà été communiqués à l’opinion publique:
l’européanisation des systèmes éducatifs de toute l’Europe ainsi que leur mise au service de l’économie. Les problèmes consistent en ce qu’il n’existe pas de bases légales en matière de compétences et que la procédure est totalement opaque!2 La commission europé enne exerce déjà une influence consi-
1. La Suisse devra automatiquement appliquer les décisions et les lois actuelles ou futures de l’UE qui concernent les accords bilatéraux. 2. La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) aura le dernier mot en cas de divergences d’opinions. 3. La Suisse devra accepter des sanctions si elle n’applique pas les décisions de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) (si le peuple en décide autrement dans le cadre d’un référendum, par exemple). Les instances de l’UE exercent déjà une influence considérable sur les décisions de la Suisse. Le système éducatif en est l’exemple: bien que la Suisse ne soit pas membre de l’Union européenne et que l’éducation soit sous la responsabilité des différents États membres, l’Union européenne exerce une influence de plus en plus importante sur le système éducatif de tous les pays européens. Kerstin Odendahl, professeur de droit public à Kiel, en Allemagne1, déclare que cela entraîne l’homogénéisation et
dérable non seulement en ce qui concerne l’homogénéisation des systèmes éducatifs des 27 États membres, mais également celle des quelque 50 États européens, dont la Suisse, par l’intermédiaire du processus de Bologne3. Kerstin Odendahl lance un avertissement concernant
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à la Suisse, même pour uelle l’homogénéisation des systèmes éducatifs: «Ce qui est judicieux dans un pays peut être irréalisable dans un autre ou avoir des conséquences dramatiques». Dans une décision de 2009, la Cour constitutionnelle fédérale allemande a confirmé que les domaines de la famille et de l’éducation ne relevaient pas de la compétence de l’UE car une «compréhension préalable de la culture» était primordiale. Pourtant, au cours de ces deux seules dernières années, les députés européens n’ont cessé de soumettre à la Commission européenne des rapports4 interférant considérablement dans ces domaines et donc avec la responsabilité des États membres. Il s’agit également de promouvoir l’égalité entre les sexes et de propager les droits en matière de sexe et de reproduction. Ceci s’accompagne de l’apparition de l’idéologie du genre et de l’introduction d’un cours d’éducation sexuelle empreint d’idéologie dès l’entrée à l’école. Le 9 septembre 2015, le parlement européen a accepté le rapport controversé intitulé «Émancipation des jeunes filles par l’éducation dans l’Union européenne»4 de Liliana Rodrigues, eurodéputée portugaise et socialiste, avec une importante majorité. Ce rapport prévoit également une éducation sexuelle et sur le genre à partir de la première classe. Le forum Internet «Queer.de» décrit ce rapport comme étant favorable aux LGBT5.
Liliana Rodrigues, eurodéputée et féministe, lutte pour une éducation sur le genre.
ducation idéologique dans les écoles n’a pas (encore) force d’obligation, ni pour les États membres de l’UE, ni pour la Suisse, qui n’en est pas membre. Elle illustre toutefois la pression que les instances de l’UE exercent afin d’imposer l’idéologie du genre. Si la Suisse, qui n’est pas membre de l’Union européenne, cède aux exigences de cette dernière et décide de se conformer à la législation de l’UE, un jour, elle devra remettre sa souveraineté en matière d’éducation à Bruxelles. La brèche serait ainsi ouverte. Ce cheval de Troie introduirait la révolution sexuelle à l’école publique.
1) Kerstin Odendahl, ancienne doyenne de la faculté de droit de l’Université de Saint-Gall, aujourd’hui professeur à l’Université Christian-Albrecht de Kiel, en Allemagne. Domaine de spécialité: droit international et européen. 2) Zeit für ein Umdenken. Die Europäisierung der Bildungssysteme. («Il est temps de changer: l’européisation des systèmes d’éducation») de Kerstin Odendahl http://www.forschung-und-lehre.de/wordpress/?p=11915. 3) On entend par processus de Bologne une réforme universitaire transnationale axée sur l’harmonisation des cursus et diplômes universitaires à l’échelle européenne, accompagnée d’une mobilité internationale des étudiants. 4) Estrela: refusé, Tarabella: accepté, Noichl: accepté, Rodrigues: accepté.
Cette tentative du Parlement européen d’imposer une réé-
5) LGBT: Lesbian, Gay, Bisexual, Transgender.
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Ville de Panama: des dizaines de milliers de personnes manifestent contre l’endoctrinement sexuel à l’école Le 13 juillet 2016, des dizaines de milliers de femmes, d’hommes et d’enfants ont manifesté dans les rues de Panama contre les cours d’éducation sexuelle idéologiques obligatoires. Un nouveau projet de loi (loi 61) vise à permettre l’endoctrinement sexuel à l’école. Les écoles privées sont également concernées. «Cette loi est une tentative de colonisation! Elle a été élaborée par le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et imposée au Panama, elle ne correspond pas à la volonté du législateur», avertit Juan Francisco de la Guardia, président de l’Alliance panaméenne pour la vie et la famille. Tatiana Álvarez, membre de la même organisation, avertit que ce projet de loi obligerait également les écoles privées à introduire une «éducation sexuelle complète (CSE)1». Elle déclare également que la loi enfreint le droit des parents en matière d’éducation de leurs enfants. Elle ajoute: «La lutte pour préserver l’innocence de nos enfants nous unit tous dans un tel moment».
En français: la manifestation pour la famille de Panama rejette la loi sur la santé sexuelle et reproductive.
La proposition de loi n° 61 qui a été présentée par Crispiano Adames, député du parti révolutionnaire démocratique, se base en effet sur l’«éducation sexuelle complète (CSE)1» conçue par les bureaux des Nations-Unies.
A la différence de l’éducation sexuelle classique, l’«éducation sexuelle complète» comporte des contenus qui sont une atteinte à la pudeur ou encouragent la promiscuité et l’activité sexuelle. Outre l’idéologie du genre, les «droits sexuels» et une «santé sexuelle» dès le plus jeune âge y sont également propagés. Les enfants d’âge scolaire sont incités à avoir des expériences sexuelles et à remettre en question les relations sociales traditionnelles. En fait, il s’agit principalement de promouvoir la découverte sexuelle et le plaisir.
Manifestation dans les rues de Panama (ville).
1) CSE: Comprehensive Sexuality Education: définition proposée par l’IPPF, l’UNESCO, l’OMS: cf. «Standards pour l’éducation sexuelle en Europe» du Bureau régional de l’OMS pour l’Europe, propagée en Suisse par la fondation suisse «Santé sexuelle Suisse», sujette à controverses.
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Le cours d’acceptation de la «diversité sexuelle» est contraire à la constitution Dans un rapport d’expertise juridique publié en août 2016, le juge constitutionnel hambourgeois Christian Winterhoff est arrivé à la conclusion qu’il est anticonstitutionnel d’enseigner aux écoliers l’acceptation de quelque sorte de comportement sexuel que ce soit. Ce spécialiste du droit constitutionnel allemand estime par ailleurs que face à un programme pédagogique violant la constitution, les parents sont en droit de retirer leurs enfants des cours en question. Enseigner aux élèves des écoles publiques à accepter une diversité de comportements sexuels viole l’interdiction d’endoctrinement constitutionnelle et est incompatible avec le devoir de neutralité et de retenue de l’État. De même, il serait contraire à la constitution de permettre à des lobbys ou groupes Les enfants et les jeunes méritent d’être respectés et accompagnés avec sensibilité. d’intérêt LGBT de concevoir des programmes scolaires sans la participation d’enseignants, et de promouvoir l’acceptation de leur propre orientation sexuelle, notamment en l’absence d’un représentant d’une position moles organismes et insrale contradictoire qui puisse exposer son propre avis sur la titutions suivants approuvent les cours famille et l’humanité (p.ex. un prêtre catholique).
En Suisse,
Ce rapport d’expertise juridique a été motivé par un différend au sujet de nouveaux supports pédagogiques dans le land de Schleswig-Holstein, que le juriste estime également contraires à la constitution. La ministre des affaires sociales du land avait chargé l’association homosexuelle locale LSVD de concevoir les contenus pédagogiques liés à la «diversité sexuelle» pour l’école primaire.
d’acceptation de la diversité sexuelle, jugés contraires à la constitution:
• Santé sexuelle Suisse • Protection de l’enfance Suisse
Dans une première mouture de la brochure en question, des enfants racontaient que «leur mère avait reçu ‹des spermatozoïdes d’un gentil monsieur›, que leur père était devenu une femme et que tous ensemble, ils formaient une ‹super famille›».
• Pro Familia Suisse
Suite à une critique bien compréhensible, les documents ont été retravaillés une première fois. Néanmoins, le constitutionnaliste estime qu’ils violent l’interdiction d’endoctrinement.
• Département de l’éducation du canton de Zurich
1) Prof. Christian Winterhoff, professeur extraordinaire à l’Université de Göttingen, «Verfassungs- und Gesetzmässigkeit der Erziehung von Schulkindern an öffentlichen Schulen in Schleswig-Holstein zur Akzeptanz sexueller Vielfalt», 100 p.; pour le compte de: association «echte Toleranz e.V.», Allemagne; source: https://demofueralle.wordpress.com 2) Article «Streit in Kiel über Aufklärung an Grundschulen» («Débat à Kiel au sujet de l’enseignement sexuel à l’école»), www.welt.de
• Département de l’éducation du canton de Bâle-Ville
• Institut für Sexualpädagogik und Sexualtherapie Uster • Aide suisse contre le sida • Pink Cross
«Protection contre la sexualisation à l’école maternelle et à l’école primaire»
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Comment j’ai apporté une éducation sexuelle à mes enfants! Comment les parents expliquent-ils concrètement à leurs enfants comment on fait les bébés? C’est la question que le magazine Initiative de protection – actualité a posée à Helene Koch-Schmutz, mère de six enfants et conseillère communale à Niederdorf/BL. Vous pouvez lire son expérience ici.
«
faisait les bébés, je me suis aperçue que chacun était différent et souhaitait que ses questions soient prises au sérieux. Si je ne veux pas que l’école le fasse, je dois assumer mes responsabilités et expliquer moi-même à mes enfants comment un enfant naît, et ce, en respectant mes valeurs! «Fais-le avant que d’autres ne le fassent!», comme l’écrit Regula Lehmann dans son livre «Sexualerziehung? Familiensache!» («L’éducation sexuelle, une affaire de famille!», N.d.T.). Je trouve que c’est un livre très utile qui aide les adultes à expliquer à leurs enfants comment on fait les bébés.
En tant qu’infirmière (infirmière ES), j’ai saisi avec joie le moment où mes deux premiers enfants, âgés de 5 ans et 3 ans et demi, ont voulu savoir comment les bébés venaient au monde alors que j’étais enceinte de mon troisième enfant. A la naissance de mon premier fils, nous avons reçu le très beau livre de Lennart Nilsson, «Naître». J’ai sélectionné des photos sur la manière dont le spermatozoïde féconde l’ovule de la femme et sur l’enfant dans l’utérus afin de leur montrer où habitait leur petit frère ou leur petite sœur et comment il ou elle se développait. J’ai expliqué l’acte sexuel en utilisant l’exemple de «deux pièces d’un puzzle» que Dieu a créées et qui s’emboîtent parfaitement. Nos enfants étaient satisfaits et leur soif de connaissances assouvie. Mon fils le plus âgé a alors pris sa petite sœur plus jeune de 15 mois dans ses bras et lui a dit qu’un jour, il pourrait lui donner des spermatozoïdes. ☺ Oups! Après avoir relevé ce premier défi, nous avons également surmonté le deuxième obstacle. Entre-temps, j’ai expliqué à quatre autres enfants comment on
»
La famille d’Helene Koch-Schmutz
Helene Koch-Schmutz Mère de famille, conseillère communale
Comment avez-vous expliqué à vos enfants comment on fait les bébés? Ecrivez-nous. Nous aimerions publier les récits utiles des parents.
Appel à dons: L’Association Initiative de protection apporte son aide contre la sexualisation des enfants à l’école publique. Merci de soutenir notre engagement. Compte: CP 70–80 80 80–1
Impressum: Initiative de protection – actualité paraît chaque trimestre / Abo: CHF 10.–, pour les donateurs/trices de l’initiative inclus dans leurs dons / Edition et rédaction: Association Initiative de protection, case postale, 4142 Münchenstein, Tél. 061 702 01 00, Fax 061 702 01 04, info@initiative-de-protection.ch, www.initiative-de-protection.ch, Compte postal: 70-80 80 80-1 © Association Initiative de protection / Images: p. 1, en haut: iStockphoto; p. 2: gettyimages, p. 3: European Parliament, News; p. 4: Screenshots/Internet; p. 5: iStockphoto; le reste: m.à.d. / Maquette: GOAL AG für Werbung und Public relations, 8450 Andelfingen / Impression: Spühler Druck AG, Rüti.