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La dĂ©putĂ©e Christelle dâIntorni a dĂ©posĂ© une proposition de loi pour interdire aux skieurs dâĂȘtre sous lâemprise des drogues illicites, de lâalcool et mĂȘme du protoxyde dâazote. Cette nouvelle loi permettrait dâeffectuer des tests salivaires sur les pistes, comme sur la route, ce qui nâest pas possible actuellement.
Christelle dâIntorni est membre du parti UDR (Union des Droites pour la RĂ©publique). Ce parti dâextrĂȘme droite anti-cannabis est dirigĂ© par Eric Ciotti, candidat Ă la mairie de Nice. Lâancien prĂ©sident de LR a quittĂ© les RĂ©publicains pour se rapprocher du Rassemblement national.









La dĂ©putĂ©e Christelle dâIntorni sâest dĂ©jĂ fait remarquer avec une proposition de loi de 2023 dont le but Ă©tait de sanctionner plus sĂ©vĂšrement les usagers de drogues illicites en augmentant lâamende forfaitaire dĂ©lictuelle (AFD). Emmanuel Macron voudrait lâaugmenter jusquâĂ 500 euros (au lieu de 200) Christelle dâIntorni est plus ambitieuse. Sa proposition de loi, qui nâa pas Ă©tĂ© approuvĂ©e, prĂ©voyait un montant allant de 10 000 euros Ă 15 000 euros
Christelle dâIntorni veut maintenant sanctionner les skieurs qui consomment de lâalcool, des drogues et du protoxyde dâazote. Ellle veut Ă©galement rendre obligatoire le port du casque, comme câest dĂ©jĂ le cas dans certaines stations. « En tant que maman et skieuse, je mâinquiĂšte sur la pratique du ski. Ce sont des comportements qui sont extrĂȘmement dangereux. Plusieurs personnes ont Ă©tĂ© percutĂ©es dans son entourage sur les pistes de ski. Il faut savoir se protĂ©ger et protĂ©ger les autres », a expliquĂ© la
dĂ©putĂ©e Ă France 3 Provence Alpes CĂŽte dâAzur. Elle a prĂ©parĂ© pendant un an cette proposition de loi. Elle a travaillĂ© avec les instances nationales et rencontrĂ© des professionnels des sports dâhiver et des gendarmes.
ONE LESS THING TO WORRY ABOUT



LâannĂ©e derniĂšre, en France, 54 000 blessĂ©s ont Ă©tĂ© pris en charge aprĂšs des accidents de ski. 20 personnes ont perdu la vie lâannĂ©e derniĂšre sur les pistes. Selon France 3, « il existe peu de statistiques sur les accidents de ski mais la dĂ©putĂ©e a tout de mĂȘme rĂ©ussi Ă faire un bilan. » Selon la dĂ©putĂ©e, lâalcool ou les drogues seraient impliquĂ©s dans un accident de ski sur quatre. Depuis quelques annĂ©es, les contrĂŽles anti-stups se sont multipliĂ©s dans les stations de ski françaises. Les gendarmes utilisent les chiens renifleurs pour repĂ©rer les skieurs qui ont du cannabis ou dâautres drogues sur eux. Ces opĂ©rations sont souvent mĂ©diatisĂ©es.
Les gendarmes dressent des Amendes forfaitaires pour usage de stupĂ©fiants. Mais il nâest pas possible de sanctionner la pratique du ski sous lâemprise de lâalcool ou de drogues illicites, qui nâest pas officiellement interdite. La dĂ©putĂ©e dâextrĂȘme droite aimerait combler ce vide juridique. Elle propose des amendes Ă 135 euros pouvant monter Ă 9000 euros et assorti de 4 annĂ©es de prison en cas de rĂ©cidive dans les 5 ans.
La proposition de loi pourrait ĂȘtre examinĂ©e Ă lâassemblĂ©e Nationale en juin prochain, lors de la niche parlementaire du groupe UDR. (OF)




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Page 10 Un succes souterrain

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Jean-Pierre Galland Interview

Page 28
Lâorigine des graines Vers oĂč se dirige le marchĂ© des semences?

Page 32
La fin de la phase végétative Une révolution dans la culture du cannabis
Page 42
Arjan Roskam, le âRoi du Cannabisâ Lâhomme derriĂšre Green House et Strain Hunters












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Par Olivier F
SELON LâOFDT, LE MARCHĂ DE LA COCAĂNE DĂPASSERAIT CELUI DU CANNABIS
LâOFDT (Observatoire français des drogues et des tendances addictives) vient de publier un rapport sur les marchĂ©s des drogues illicites. Selon cette Ă©tude, le chiffre dâaffaires du cannabis serait maintenant moins important que celui de la cocaĂŻne.
En France, le chiffre dâaffaires total du marchĂ© des principales drogues est estimĂ© par lâOFDTentre 3,8 et 9,7 milliards dâeuros avec une valeur centrale de 6,8 milliards dâeuros en 2023. Le cannabis et la cocaĂŻne gĂ©nĂšrent 90 % du chiffre dâaffaires des drogues illicites en 2023. La cocaĂŻne reprĂ©sente le premier marchĂ© en valeur. Cela signifie que la cocaĂŻne est la drogue illicite qui gĂ©nĂšre le plus dâargent en France, mĂȘme si les quantitĂ©s consommĂ©es sont nettement moins importantes que pour le cannabis. Un gramme de cannabis est en effet moins cher quâun gramme de cocaĂŻne. 47,1 tonnes de cocaĂŻne et 397,4 de cannabis seraient consommĂ©es chaque annĂ©e.
Les chercheurs de lâOFDT constatent une augmentation des prix du cannabis au dĂ©tail. Le prix de la rĂ©sine de cannabis va de 6 Ă 11 euros par gramme avec une moyenne de 8 euros par gramme. Le prix de lâherbe de cannabis varie entre 8 et 12 euros par gramme avec une moyenne de 10 euros par gramme. Les estimations se basent sur les donnĂ©es de lâOFAST (Office anti-stupĂ©fiants) et du rĂ©seau Tendances rĂ©centes et nouvelles drogues (TREND) de lâOFDT.
Cette nouvelle Ă©tude concerne les quatre principales drogues illicites consommĂ©es en France : cocaĂŻne, cannabis, ecstasy/MDMA et hĂ©roĂŻne. Le marchĂ© de la MDMA occupe la troisiĂšme place devant lâhĂ©roĂŻne. Le marchĂ© de lâecstasy/MDMA dĂ©passe le marchĂ© de lâhĂ©roĂŻne, que ce soit en volume ou en valeur. 65,6 tonnes dâecstasy seraient consommĂ©es chaque annĂ©e pour un chiffre dâaffaire de 312 ,5 millions dâeuros (estimations centrales). LâhĂ©roĂŻne arrive en quatriĂšme position avec une estimation centrale de 8,2 tonnes pour 231,9 millions dâeuros. Pour estimer la taille du marchĂ© des drogues, les chercheurs utilisent une mĂ©thode « bottom-up » en analysant les enquĂȘtes Ă©pidĂ©miologiques en population gĂ©nĂ©rale EROPP et ESCAPAD de lâOFDT. Pour le cannabis, trois estimations sont fournies par les chercheurs. Lâestimation basse est de 261 tonnes par annĂ©e, lâestimation centrale est de 397,4 tonnes et lâestimation haute est de 533,6 tonnes. Lâestimation basse pour le chiffre dâaffaires du cannabis est de 1,7 milliards dâeuros. Lâestimation centrale est de 2,7 milliards et lâestimation haute, 3,6 milliards. Trois estimations sont Ă©galement fournies pour les quantitĂ©s et le chiffre dâaffaires de la cocaĂŻne. Les rĂ©sultats peuvent donc varier grandement en fonction de lâestimation choisie et la cocaĂŻne nâa pas toujours la premiĂšre place. Les chercheurs Ă©mettent eux-mĂȘmes des rĂ©serves sur leur mĂ©thodes de travail : « Il faut noter
que ces estimations reposent sur des hypothĂšses fortes concernant les frĂ©quences dâusage, les quantitĂ©s consommĂ©es ou encore lâimpact des traitements mĂ©dicamenteux comme les traitements agonistes des opiacĂ©s. Les rĂ©sultats doivent donc ĂȘtre lus comme des tendances indicatives, soulignant la nĂ©cessitĂ© de renforcer la collecte de donnĂ©es. »
MALAISIE :
Le français Tom FĂ©lix risquait la peine de mort en Malaisie. Il Ă©tait accusĂ© de dĂ©tention et de trafic de cannabis. Il a toujours clamĂ© son innocence et a finalement Ă©tĂ© acquittĂ© le 3 fĂ©vrier dernier. Tom FĂ©lix est un ancien directeur de projet chez Veolia ĂągĂ© de 34 ans, qui avait investi 40 000 euros dans un restaurant sur lâĂźle touristique de Langkawi. Il devait ouvrir cet Ă©tablissement en association avec un malaisien. Tom FĂ©lix habitait dans une maison avec son associĂ© malaisien. Le 9 aoĂ»t 2023, la police malaisienne est venu perquisitionner cette maison. Plusieurs centaines de grammes cannabis ont Ă©tĂ© dĂ©couverts dans les parties communes.. LâassociĂ© a reconnu sa culpabilitĂ© et innocentĂ© Tom FĂ©lix qui a tout de mĂȘme Ă©tĂ© incarcĂ©rĂ©.
Le français a Ă©tĂ© emprisonnĂ© dans une prison de lâĂtat de Perlis, dans le nord-ouest de la Malaisie, dans des conditions particuliĂšrement difficiles. Selon sa mĂšre, Sylvie FĂ©lix, Tom partageait sa cellule avec 37 autres dĂ©tenus. Ils dormaient Ă mĂȘme le ciment, sur des tapis de yoga et sans ventilateur et nâavaient droit Ă aucune promenade. Un comitĂ© de soutien, Free Tom FĂ©lix, qui dĂ©nonçait ses conditions de dĂ©tention inhumaines, a Ă©tĂ© créé. Les parents de Tom FĂ©lix ont Ă©tĂ© reçus par lâambassadeur de France en Malaisie et par le ministre des affaires Ă©trangĂšres, Jean-NoĂ«l Barrot. Ils ont Ă©galement Ă©tĂ© soutenus par le prĂ©sident Emmanuel Macron, qui avait plaidĂ© leur cause auprĂšs du premier ministre malaisien, Anwar Ibrahim au G20 de Rio en novembre 2024. Il les avait reçu lors dâune visite Ă Singapour. Le mardi 3 fĂ©vrier 2026, Tom FĂ©lix a finalement Ă©tĂ© acquittĂ© et libĂ©rĂ© le soir mĂȘme. Il est apparu fatiguĂ© et amaigri « Dans cette affaire, le tribunal nâa pas rĂ©ussi Ă Ă©tablir la preuve de la culpabilitĂ©. LâaccusĂ© est donc acquittĂ© et libĂ©rĂ© », a expliquĂ© la juge Evawani Farisyta Mohamma de la Haute cour criminelle de Alor Setar. Tom FĂ©lix a passĂ© plus de 3 ans en prison « Nous sommes trĂšs heureux, soulagĂ©s. Câest la fin dâun cauchemar et nous sommes tellement heureux », a dĂ©clarĂ© Sylvie FĂ©lix, la mĂšre de Tom, Ă lâAgence France-Presse.
« Immense soulagement. Tom Felix a Ă©tĂ© acquittĂ© par la justice malaisienne. PensĂ©es particuliĂšres pour ses parents, que jâavais rencontrĂ©s, qui nâont jamais cessĂ© dây croire et qui vont maintenant ĂȘtre rĂ©unis avec leur fils. », a dĂ©clarĂ© Emmanuel Macron sur le rĂ©seau social X.




Par Olivier F
Le syndrome de Gilles de La Tourette (SGT) est une maladie neurologique parfois héréditaire qui provoque des tics moteurs et vocaux. Elle atteint en particulier les enfants. Un récente étude a mis en avant les effets positifs du cannabis pour les patients atteints de ce syndrome.
Une nouvelle Ă©tude menĂ©e par des chercheurs allemands et publiĂ©e dans la revue Frontiers in Psychiatry, a rĂ©vĂ©lĂ© une Ă©volution favorable des symptĂŽmes chez deux enfants atteints du syndrome de Gilles de La Tourette. Les deux garçons, ĂągĂ©s de huit et douze ans au dĂ©but de lâĂ©tude, ont suivi un traitement de longue durĂ©e Ă base de cannabis. Les patients ont Ă©tĂ© traitĂ©s avec des produits, qui contenaient principalement du THC, sous forme de fleurs vaporisĂ©s ou dâextraits par voie orale.
Chez lâun des deux patients, le traitement a Ă©tĂ© initiĂ© avec du THC pur, puis remplacĂ© par le traitement Ă base dâun extrait de cannabis oral Ă dominance THC (ratio THC / CBD 25 : < 0,5) La dose quotidienne allait de 12,5 Ă 15 mg de THC par jour.
Lâautre patient a Ă©tĂ© traitĂ© par ses parents mĂ©decins, avec des fleurs de cannabis Ă 24 %. de THC. Les fleurs Ă©taient vaporisĂ©es une Ă trois fois par jour, en fonction de la gravitĂ© des tics avec un dosage de 0,2 grammes, soit 48 Ă 144 mg de THC par jour.
Les deux enfants ont été suivis pendant une période de cinq à six ans Ils ont commencé à prendre un traitement avant la puberté et ont continué aprÚs la puberté.
Pendant la pĂ©riode de suivi, les chercheurs ont constatĂ© une importante rĂ©duction des tics moteurs et vocaux. Aucun effet indĂ©sirable, comme lâanxiĂ©tĂ© ou la psychose nâa Ă©tĂ© observĂ© pendant le traitement. Les patients qui ont participĂ© Ă lâĂ©tude ont eu de bons rĂ©sultats scolaires et un bon dĂ©veloppement

cognitif. Les chercheurs ont constatĂ© une amĂ©lioration des comorbiditĂ©s psychiatriques souvent associĂ©es au syndrome de Gilles de La Tourette comme les troubles obsessionnels-compulsifs et les troubles de lâattention.
« Nous présentons deux cas de mineurs atteints du syndrome de La Tourette qui ont
commencĂ© un traitement au cannabis Ă lâĂąge de huit et douze ans respectivement, et ont poursuivi le traitement pendant cinq Ă six ans, ce qui a entraĂźnĂ© une amĂ©lioration cliniquement pertinente des symptĂŽmes sans effets indĂ©sirables graves ni impact nĂ©gatif sur les performances cognitives et scolaires », ont conclu les chercheurs.

Chez Ganja Farmer, nous pensons que la culture du cannabis doit avant tout ĂȘtre une passion : une activitĂ© qui procure du plaisir et rĂ©compense le soin et lâengagement que vous y consacrez. Aujourdâhui, nous souhaitons vous prĂ©senter une variĂ©tĂ© qui incarne parfaitement cette philosophie. Si vous recherchez une gĂ©nĂ©tique non seulement facile Ă gĂ©rer, mais aussi capable de jouer dans sa propre catĂ©gorie en matiĂšre de saveur, alors Mimosa Zkittlez Auto est faite pour vous.
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Mimosa Zkittlez Auto est une gĂ©nĂ©tique qui ne fait aucun compromis. Peu aprĂšs la germination, on remarque dĂ©jĂ la vitalitĂ© de cette plante. Elle est robuste et pardonne mĂȘme les petites erreurs, ce qui en fait un choix idĂ©al aussi bien pour les dĂ©butants que pour les cultivateurs expĂ©rimentĂ©s souhaitant rapidement complĂ©ter leur rĂ©serve de fleurs aromatiques. Contrairement Ă de nombreuses sativas exigeantes en espace et en temps, cette automatique pousse de maniĂšre compacte et rapide, sans rien perdre de sa puissance ni de son caractĂšre Ă©nergisant.
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Le moment le plus excitant du cycle de culture est sans doute le passage en phase de floraison. Câest lĂ que Mimosa Zkittlez Auto rĂ©vĂšle son vĂ©ritable potentiel. En seulement 9 Ă 11 semaines de cycle de vie, elle se transforme en vĂ©ritable monstre de production florale. La plante se couvre rapidement de tĂȘtes denses et lourdes, littĂ©ralement saturĂ©es de rĂ©sine.
Mais la vĂ©ritable attraction reste son arĂŽme. Une « brise terpĂšnique » de premiĂšre classe vous attend. Lâespace de culture se remplit dâun parfum intense dâoranges sucrĂ©es, dâagrumes rafraĂźchissants et dâune lĂ©gĂšre note diesel. Une fragrance qui Ă©voque instantanĂ©ment un cocktail de fruits fraĂźchement pressĂ© par une matinĂ©e ensoleillĂ©e.
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Conclusion
Mimosa Zkittlez Auto de Ganja Farmer prouve quâil nâest pas nĂ©cessaire de recourir Ă des systĂšmes de culture complexes pour obtenir une qualitĂ© supĂ©rieure. Elle est rapide, productive et diffuse un arĂŽme capable de faire saliver tous les amateurs de terpĂšnes. RELEASE THE TERPEN BREEZE






Les racines dâune plante constituent sans doute la fondation la plus essentielle de sa croissance et de sa floraison. Pourtant, elles reçoivent souvent moins dâattention car elles restent invisibles, dissimulĂ©es sous le substrat. De nombreux cultivateurs considĂšrent encore les racines comme Ă©tant principalement un systĂšme dâancrage chargĂ© dâabsorber lâeau et les nutriments. En rĂ©alitĂ©, leur rĂŽle va bien au-delĂ . Les racines sont le vĂ©ritable centre de rĂ©gulation de la plante. Elles rĂ©agissent en permanence Ă leur environnement et dĂ©terminent en grande partie la vigueur et la santĂ© globale du vĂ©gĂ©tal.
Si vous souhaitez que vos plantes atteignent pleinement leur potentiel de croissance et de floraison, tout commence sous la surface. Comprendre le fonctionnement des racines et leurs besoins permet dâexploiter toute leur force et dâamĂ©liorer lâĂ©quilibre de lâensemble de la plante.
Les différents types de racines et leurs fonctions
Le systĂšme racinaire du cannabis est plus complexe quâil nây paraĂźt. Il se compose de plusieurs Ă©lĂ©ments, chacun ayant un rĂŽle spĂ©cifique.
La racine pivot
La premiÚre racine qui émerge de la graine est la racine pivot. Elle assure la stabilité initiale et constitue la base à partir de laquelle se développent les autres racines. Chez le cannabis, elle est surtout présente durant les premiÚres phases de croissance.
Les racines latérales
Issues de la racine pivot, elles renforcent la stabilitĂ© de la plante et augmentent la surface dâabsorption de lâeau et des nutriments. Les poils absorbants
Ces fines structures se dĂ©veloppent Ă lâextrĂ©mitĂ© des racines principales. Elles assurent lâessentiel de lâabsorption hydrique et minĂ©rale et constituent le cĆur fonctionnel du systĂšme racinaire.
Les racines adventives
En cas de blessure ou lors du bouturage, des racines adventives peuvent se former sous lâaction dâhormones telles que lâauxine. Ces hormones stimulent la formation de nouvelles racines, permettant Ă la plante de se rĂ©gĂ©nĂ©rer ou de produire un nouveau plant.
Les racines de réserve
Certaines plantes stockent de lâĂ©nergie dans des racines spĂ©cialisĂ©es. Ce nâest gĂ©nĂ©ralement pas le cas du cannabis, dont le systĂšme racinaire est

principalement orientĂ© vers lâabsorption et le transport plutĂŽt que vers le stockage.
Les racines aériennes
Dans certaines conditions, des racines peuvent se dĂ©velopper au-dessus du substrat, au contact de lâair. Chez le cannabis, cela reste rare, mais peut apparaĂźtre dans des pots en tissu ou en culture hydroponique, lorsque la plante cherche davantage dâoxygĂšne. Ces racines participent surtout Ă lâabsorption dâoxygĂšne et dâhumiditĂ©.
La vie autour des racines
Autour de chaque racine existe un micro-écosystÚme appelé rhizosphÚre. On y trouve bactéries, champignons et autres micro-organismes qui interagissent étroitement avec la plante.
Celle-ci libÚre des sucres par ses racines pour nourrir cette microflore. En échange, les micro-organismes facilitent la disponibilité de certains
Ă©lĂ©ments nutritifs autrement difficiles Ă assimiler. Plus cette coopĂ©ration fonctionne efficacement, plus la plante se dĂ©veloppe de maniĂšre harmonieuse. Ce phĂ©nomĂšne est connu sous le nom de symbiose rhizosphĂ©rique. Dans des substrats comme la laine de roche, naturellement pauvres en vie microbienne, cette symbiose est limitĂ©e. Le cultivateur doit alors recrĂ©er cet Ă©quilibre, notamment Ă lâaide de stimulateurs racinaires comme CANNA Rhizotonic, dont le nom fait directement rĂ©fĂ©rence Ă la rhizosphĂšre et Ă la stimulation dâune zone racinaire saine.
Les racines, moteur de la plante
Les racines ne se contentent pas dâabsorber lâeau et les nutriments. Elles produisent Ă©galement des hormones de croissance qui influencent la vitesse de dĂ©veloppement, la formation des feuilles et la progression de la floraison. Leur activitĂ© conditi-
onne donc lâĂ©quilibre gĂ©nĂ©ral de la plante. Elles agissent aussi comme de vĂ©ritables capteurs. HumiditĂ©, tempĂ©rature, oxygĂšne, disponibilitĂ© nutritive : elles enregistrent en permanence les variations de leur environnement et orientent la croissance aĂ©rienne en consĂ©quence. Une croissance ralentie, des feuilles tombantes, des dĂ©colorations ou des extrĂ©mitĂ©s brĂ»lĂ©es sont souvent des signaux dâun systĂšme racinaire perturbĂ©.
Le cannabis se distingue par une croissance racinaire rapide et vigoureuse. Il exploite rapidement lâespace disponible dans le substrat, ce qui le rend particuliĂšrement sensible Ă la structure du milieu, Ă lâoxygĂ©nation et Ă lâĂ©quilibre biologique.
Les facteurs déterminants du développement racinaire

Le développement des racines dépend de conditions physiques, chimiques et biologiques étroitement liées.
Conditions physiques
La structure du substrat, son humiditĂ© et sa tempĂ©rature constituent la base dâun systĂšme racinaire sain. Un milieu aĂ©rĂ© est essentiel. Un substrat compact et saturĂ© en eau limite lâoxygĂ©nation et ralentit la croissance. LâexcĂšs dâarrosage reste lâune des erreurs les plus frĂ©quentes.
La tempĂ©rature idĂ©ale de la zone racinaire se situe entre 18 et 24 °C. Au-delĂ , lâoxygĂšne disponible diminue et le risque de pathogĂšnes augmente.
Conditions chimiques
LâĂ©quilibre nutritif et le pH influencent directement lâabsorption. Une fertilisation excessive provoque plus souvent du stress racinaire quâun gain de rendement. Lâaccumulation de sels, visible sous forme de dĂ©pĂŽts blanchĂątres, limite Ă©galement lâabsorption et nĂ©cessite un rinçage rĂ©gulier.
Conditions biologiques
Une vie microbienne diversifiĂ©e favorise la rĂ©silience du systĂšme racinaire. Les mycorhizes augmentent la surface dâabsorption, tandis que les bactĂ©ries bĂ©nĂ©fiques rendent les nutriments plus disponibles. Des enzymes peuvent accĂ©lĂ©rer la dĂ©composition de matiĂšres organiques et amĂ©liorer lâefficacitĂ© globale.
Ăvaluer la santĂ© des racines
MĂȘme invisibles, les racines envoient des signaux. Lâobservation de lâeau de drainage, de lâodeur du substrat ou de la vigueur gĂ©nĂ©rale de la plante permet dâĂ©valuer leur Ă©tat.
Des racines saines sont blanches à crÚme clair, bien réparties et abondamment ramifiées. Une

odeur fraßche et neutre indique un environnement équilibré.
Ă lâinverse, des racines brunes, visqueuses ou malodorantes signalent un dĂ©ficit dâoxygĂšne ou un dĂ©sĂ©quilibre biologique. Ces troubles se rĂ©percutent rapidement sur la croissance aĂ©rienne.
Le systĂšme racinaire peut supporter certains stress, notamment lors du rempotage. Mais un substrat trop humide ou trop sec perturbe rapidement son fonctionnement.
Une fertilisation excessive complique lâabsorption dâeau, tandis que des carences freinent le dĂ©veloppement.
Les additifs et biostimulants doivent ĂȘtre utilisĂ©s avec discernement. La diversitĂ© microbienne reste lâun des facteurs les plus importants pour la stabilitĂ© et la rĂ©silience de la zone racinaire.
Construire un systÚme racinaire solide ne signifie pas multiplier les produits, mais adopter une approche réfléchie et équilibrée. Stabilité, observation et modération sont les véritables clés.
Ce qui se passe sous terre dĂ©termine la vigueur au-dessus. Un environnement racinaire bien maĂźtrisĂ© assure une croissance uniforme, une meilleure rĂ©sistance et un rendement fiable. Une base solide apporte toujours davantage que lâaccumulation continue dâeau, dâengrais et dâadditifs. Le vĂ©ritable succĂšs commence lĂ , sous la surface.


sudestfam@protonmail.com
Les psychonautes et les consommateurs de champignons hallucinogĂšnes du monde entier sâaccordent Ă dire que lâingestion de ces champignons nâoffre pas la mĂȘme expĂ©rience que le trip quâils provoquent. En effet, le goĂ»t des champignons psychĂ©dĂ©liques est assez rebutant par la plupart des consommateurs.

Les barres de chocolat infusĂ©es Ă la psilocybine constituent une alternative idĂ©ale pour consommer des champignons psychĂ©dĂ©liques sans avoir Ă en subir le goĂ»t. Ces derniĂšres annĂ©es, leur popularitĂ© a explosĂ©, notamment aux Ătats-Unis, oĂč leur illĂ©galitĂ© nâa pas empĂȘchĂ© lâĂ©mergence de nombreux producteurs de champignons psychĂ©dĂ©liques et de produits dĂ©rivĂ©s, facilement disponibles mĂȘme dans les bureaux de tabac.
Transformer les champignons psychĂ©dĂ©liques en barres chocolatĂ©e prĂ©sente plusieurs avantages. Pour la plupart des gens, le goĂ»t est meilleur et le dosage plus facile Ă gĂ©rer, surtout en dehors de chez soi. Les barres de chocolat se conservent plus longtemps, Ă©vitant ainsi lâoxydation des champignons sĂ©chĂ©s mal conservĂ©s. De plus, on peut les enrichir avec dâautres ingrĂ©dients pour amplifier lâexpĂ©rience psychĂ©dĂ©lique.
EXTRAIT VS CHAMPIGNONS SĂCHĂS
Pour fabriquer vous-mĂȘmes des barres chocolatĂ©e Ă la psilocybine, deux mĂ©thodes sâoffrent Ă vous. La premiĂšre utilise des cristaux de psilocybine, une mĂ©thode dâextraction dĂ©jĂ dĂ©crite dans Soft Secrets sous le titre â Crystal of the Godsâ. La
seconde est plus simple et plus rapide car elle ne nĂ©cessite aucune extraction prĂ©alable de psilocybine: vous utilisez uniquement des champignons sĂ©chĂ©s. Les extraits de psilocybine permettent un dosage plus constant du principe actif dans les barres. Les deux mĂ©thodes diffĂšrent uniquement par lâingrĂ©dient magique de base, le reste des Ă©tapes est identique.
MATĂRIEL ET ĂQUIPEMENTS
Voici ce dont vous aurez besoin pour fabriquer des barres psychédéliques:
âą 200 g de chocolat
⹠2 g de cristaux de psilocybine (méthode 1) 15 g de champignons psilocybes séchés (méthode 2)
Balance électronique
⹠Moulin à café électrique Casserole en pyrex
âą Casserole en inox
âą 5 moules Ă barres de chocolat
âą Louche
âą ThermomĂštre laser
âą Couteau
âą Mortier
Il est recommandĂ© dâutiliser du chocolat de bonne qualitĂ©. De nombreuses tablettes de chocolat haut de gamme sont disponibles Ă des prix abordables. La quantitĂ© de champignons et de cristaux est indicative et basĂ©e sur la dose moyenne consommĂ©e par les usagers de drogues psychĂ©dĂ©liques. Des moules spĂ©ciaux seront utilisĂ©s pour crĂ©er les tablettes de chocolat. Nous recommandons lâutilisation de moules en silicone alimentaire. La taille des moules utilisĂ©s dans ce procĂ©dĂ© convient Ă la rĂ©alisation de tablettes dâenviron 40 grammes. Les moules peuvent ĂȘtre personnalisĂ©s selon vos goĂ»ts.

Ătiquette dâune barre de chocolat psychĂ©dĂ©lique amĂ©ricaine
Tout dâabord, prĂ©parez lâingrĂ©dient magique. La premiĂšre mĂ©thode consiste Ă utiliser des cristaux
de psilocybine qui doivent ĂȘtre concassĂ©s en petits morceaux Ă lâaide dâun mortier et dâun pilon. Avec la seconde mĂ©thode, les champignons sĂ©chĂ©s doivent ĂȘtre finement moulus Ă lâaide dâun moulin Ă cafĂ© jusquâĂ lâobtention dâune poudre fine.
Ensuite, faites fondre le chocolat au bain-marie: coupez-le en petits morceaux Ă lâaide dâun couteau, remplissez une casserole en inox dâeau et portez Ă Ă©bullition. Une fois lâeau Ă Ă©bullition, placez le plat en pyrex Ă lâintĂ©rieur, en veillant Ă ce que lâeau ne dĂ©borde pas. Enfin, ajoutez les pĂ©pites de chocolat. Attendez quelques minutes que le chocolat fonde, puis remuez avec une spatule pour Ă©viter quâil ne brĂ»le, jusquâĂ ce quâil soit complĂštement fondu. Ăteignez le feu et laissez le chocolat refroidir. ContrĂŽlez la tempĂ©rature avec un thermomĂštre laser. Lorsquâelle atteint environ 35 °C, ajoutez lâingrĂ©dient spĂ©cial.
Selon la mĂ©thode utilisĂ©e, versez les cristaux ou la poudre de champignons dans le chocolat fondu et mĂ©langez bien avec une spatule pendant quelques minutes, jusquâĂ obtenir une consistance lisse. Versez le mĂ©lange de chocolat et de psilocybine dans les moules pour former les barres, en dosant selon les quantitĂ©s souhaitĂ©es Ă lâaide dâune balance Ă©lectronique.
Enfin, placez les moules au réfrigérateur pendant environ 24 heures pour que le mélange se solidifie complÚtement et que vous puissiez démouler les barres de chocolat psychédéliques à base de psilocybine.
Ce procĂ©dĂ© permet de rĂ©aliser cinq barres de chocolat de 40 grammes chacune. Chaque barre est conçue pour ĂȘtre consommĂ©e par deux personnes ; la dose par personne est donc dâune demi-barre. Comme il est impossible de dĂ©terminer avec prĂ©cision la quantitĂ© dâalcaloĂŻdes prĂ©sents dans chaque champignon chez soi, il est fortement recommandĂ© de commencer par de petites doses et de les augmenter progressivement en fonction des effets recherchĂ©s.
Les tablettes de chocolat se conservent facilement dans du papier aluminium, à température ambiante, dans un endroit frais et sec, comme la plupart des aliments. Il est important de conserver le chocolat en lieu sûr, et surtout hors de portée des enfants. Une tablette de chocolat pourrait induire en erreur et amener une personne à consommer, à son insu, des substances psychédéliques.
Aux Ătats-Unis, de nombreux cas dâintoxication accidentelle de mineurs par des produits comestibles contenant des stupĂ©fiants ont Ă©tĂ© recensĂ©s ; la plus grande prudence est donc de mise.
Par Hortizan
Le Hop latent viroid disease (HLVd) sâest imposĂ© en quelques annĂ©es comme lâun des principaux dĂ©fis phytosanitaires dans nos cultures. Contrairement Ă un virus, le viroĂŻde nâest pas une particule enveloppĂ©e, mais un simple ARN circulaire de trĂšs petite taille, dĂ©pourvu de barriĂšre protectrice (la capside). Il est donc entiĂšrement dĂ©pendant de la machinerie cellulaire de la plante quâil infecte. Cette simplicitĂ© contribue Ă sa discrĂ©tion : lâinfection peut rester asymptomatique pendant une pĂ©riode prolongĂ©e, facilitant sa diffusion silencieuse, notamment dans les systĂšmes clonaux intensifs.
La revue HLV: A Hidden Threat to the Cannabis Industry, (2023), prĂ©sente le HLVd comme une menace Ă©mergente majeure pour la filiĂšre. Les pertes de rendement, la diminution de la vigueur vĂ©gĂ©tative et lâaltĂ©ration de la qualitĂ© florale sont des consĂ©quences frĂ©quentes, mais variables. Cette variabilitĂ© a nourri une question centrale : certains cultivars seraient-ils rĂ©sistants au HLVd ?

Les Ă©tudes expĂ©rimentales montrent que lâimpact du HLVd varie sensiblement selon les cultivars de cannabis. Les travaux expĂ©rimentaux les plus solides proviennent des recherches menĂ©es par le phytopathologiste Zamir K. Punja. Dans une Ă©tude publiĂ©e en 2024 dans le Canadian Journal of Plant Pathology, son Ă©quipe a analysĂ© la relation entre infection confirmĂ©e par RT-qPCR et performances agronomiques. Les rĂ©sultats montrent une corrĂ©lation claire entre prĂ©sence du viroĂŻde et pertes mesurables. Toutefois, lâintensitĂ© de ces pertes varie sensiblement selon les gĂ©notypes en culture. Certaines lignĂ©es prĂ©sentent une rĂ©duction marquĂ©e du rendement et une dĂ©gradation rapide des plantes mĂšres. Dâautres, bien que testĂ©es positives, conservent une productivitĂ© relativement stable et nâexpriment que des symptĂŽmes discrets.
Cette hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© constitue un point essentiel : la rĂ©ponse au HLVd nâest pas uniforme selon les phĂ©notypes ou gĂ©nĂ©tiques ! Il est cependant crucial de distinguer deux concepts. La rĂ©sistance implique que la plante empĂȘche lâĂ©tablissement ou limite fortement la rĂ©plication du pathogĂšne. La tolĂ©rance, en revanche, signifie que lâinfection est bien prĂ©sente, mais que lâimpact physiologique demeure limitĂ©. Les donnĂ©es actuellement publiĂ©es soutiennent clairement lâexistence dâune variabilitĂ© de tolĂ©rance. En revanche, aucune dĂ©monstration dâune rĂ©sistance stricte, au sens phytopathologique, nâa encore Ă©tĂ© apportĂ©e.
Les travaux complĂ©mentaires publiĂ©s en 2025 dans la revue Plants confirment cette lecture. Ils montrent que la dynamique dâinfection et la distribution tissulaire du viroĂŻde peuvent
varier selon le gĂ©notype, renforçant lâidĂ©e dâune interaction hĂŽte-pathogĂšne dĂ©pendante de la gĂ©nĂ©tique.
La perception dâune rĂ©sistance variĂ©tale dĂ©pend fortement des modalitĂ©s de transmission et du niveau de pression infectieuse. Le HLVd se transmet principalement par multiplication clonale et par voie mĂ©canique. Les outils de taille, les manipulations rĂ©pĂ©tĂ©es et certains systĂšmes hydroponiques favorisent sa propagation lorsque les protocoles sanitaires sont insuffisants. Les travaux de Punja & co. soulignent que le viroĂŻde, bien que relativement stable, reste sensible Ă des procĂ©dures de dĂ©sinfection adaptĂ©es. Lâusage dâhypochlorite de sodium (eau de javel) correctement dosĂ© permet de rĂ©duire significativement la transmission via les surfaces et les instruments. Dans un environnement oĂč la pression infectieuse est maĂźtrisĂ©e, un cultivar peut apparaĂźtre plus stable simplement parce quâil est moins exposĂ© ou contaminĂ© plus tardivement.
Des approches expĂ©rimentales comparatives ont mis en Ă©vidence des diffĂ©rences mesurables entre cultivars face au HLVd. Une avancĂ©e notable dans lâanalyse de la variabilitĂ© gĂ©nĂ©tique provient dâune Ă©tude publiĂ©e en 2025 dans Plant Cell, Tissue and Organ Culture par Torres et co. Les chercheurs y ont Ă©valuĂ© lâĂ©limination du HLVd par thermothĂ©rapie (technique dâassainissement par exposition Ă haute tempĂ©rature) et culture de mĂ©ristĂšme sur un panel de treize cultivars distincts (cf pic2).

Les chercheurs ont Ă©valuĂ© lâĂ©limination du HLVd par thermothĂ©rapie (technique dâassainissement par exposition Ă haute tempĂ©rature) et culture de mĂ©ristĂšme.
Le protocole, combinant traitement thermique, rĂ©gĂ©nĂ©ration in vitro et suivi molĂ©culaire, a rĂ©vĂ©lĂ© des taux dâassainissement variables selon les cultivars. Certains gĂ©notypes prĂ©sentaient une Ă©limination plus frĂ©quente du viroĂŻde aprĂšs traitement, tandis que dâautres conservaient une charge dĂ©tectable malgrĂ© des conditions identiques. LâĂ©tude incluait Ă©galement une analyse transcriptomique (Ă©tude de lâensemble des ARN), suggĂ©rant que des diffĂ©rences dâexpression gĂ©nĂ©tiques pourraient influencer la capacitĂ© de la plante Ă limiter la persistance du viroĂŻde.
Ces rĂ©sultats confirment lâexistence dâune interaction biologique diffĂ©renciĂ©e entre le HLVd et ses hĂŽtes. Ils ne dĂ©montrent toutefois pas quâun cultivar puisse empĂȘcher lâinfection initiale en conditions naturelles. LâexpĂ©rience porte sur la capacitĂ© dâĂ©radication aprĂšs infection confirmĂ©e, non sur lâimmunitĂ© prĂ©alable.
Les données scientifiques disponibles montrent que la variabilité génétique dans la réponse au HLVd est réelle, ce qui en précise les limites en matiÚre de résistance.
Certains cultivars semblent mieux maintenir leurs performances malgrĂ© lâinfection, et des diffĂ©rences mesurables existent dans la dynamique interne du viroĂŻde. Cependant, parler de rĂ©sistance au sens strict reste prĂ©maturĂ©. Aucune Ă©tude publiĂ©e nâa encore dĂ©montrĂ© quâun cultivar commercial empĂȘche systĂ©matiquement lâĂ©tablissement ou la rĂ©plication du
HLVd aprĂšs exposition contrĂŽlĂ©e. Le terme le plus appropriĂ©, Ă ce stade, est celui de tolĂ©rance diffĂ©rentielle. Cette nuance nâest pas anodine. Elle implique que la gestion du HLVd repose autant sur des pratiques sanitaires rigoureuses que sur la sĂ©lection gĂ©nĂ©tique. Ă mesure que les outils molĂ©culaires et les approches transcriptomiques se dĂ©veloppent, il deviendra possible dâidentifier plus prĂ©cisĂ©ment les mĂ©canismes impliquĂ©s et, peut-ĂȘtre, dâorienter la sĂ©lection vers des profils plus robustes.
Pour lâinstant, la ârĂ©sistance variĂ©taleâ relĂšve donc davantage dâune hypothĂšse en construction que dâun fait Ă©tabli. La prudence scientifique invite Ă reconnaĂźtre les diffĂ©rences observĂ©es, tout en Ă©vitant dâattribuer trop rapidement Ă certaines gĂ©nĂ©tiques un statut quâaucune preuve expĂ©rimentale dĂ©finitive ne vient encore confirmer.



Stoney Tark
Le printemps approche Ă grands pas et câest le moment idĂ©al pour penser Ă vos cultures en plein air. Cultiver Ă lâextĂ©rieur est un processus long qui dure plus de six mois et offrir Ă vos plantes le meilleur dĂ©part possible, vous permettra dâobtenir une rĂ©colte abondante.
Dans cet article, je vous explique quels pots sont les mieux adaptĂ©s Ă la culture en plein air et je dĂ©taille les avantages et les inconvĂ©nients de chacun dâeux afin de vous guider et de garantir le succĂšs de votre projet!
LES
Si vous dĂ©butez dans la culture du cannabis, vous ignorez peut-ĂȘtre lâimportance dâutiliser des pots de qualitĂ©. De nombreuses options sâoffrent Ă vous: plastique, feutre, terre cuite, etc., comme nous le verrons ci-dessous.
POTS EN PLASTIQUE
Ce sont les pots les plus couramment utilisĂ©s car ils sont Ă©conomiques, disponibles sous toutes les formes et dans toutes les tailles, faciles Ă trouver en magasin et en ligne, et trĂšs rĂ©sistants. Les pots en plastique sont parfaits Ă condition dâĂȘtre bien entretenus et correctement rangĂ©s quand ils ne sont pas utilisĂ©s.
Les avantages:
âą Les petits pots, peu coĂ»teux Ă lâachat, sont idĂ©aux pour dĂ©marrer les semis.
⹠Les pots en plastique existent en différentes formats de 0,25 L à 50 L, offrant ainsi un large choix aux cultivateurs.
⹠Ces pots sont lavables et réutilisables aprÚs chaque récolte.
âą On les trouve facilement dans les jardineries.
Les inconvénients:
⹠Certains pots sont fabriqués dans un plastique fin et cassant.
âą Les pots en plastique peuvent chauffer au soleil et entraĂźner une surchauffe de la zone racinaire.
âą Les plantes de cannabis ont tendance Ă ĂȘtre Ă lâĂ©troit dans les pots en plastique.
âą Les grands pots peuvent ĂȘtre chers, surtout en jardinerie.
Ma mĂ©thode prĂ©fĂ©rĂ©e pour cultiver du cannabis est dâutiliser des pots en feutre. Lâavantage des pots en feutre est quâils laissent passer lâair. Les racines de la plante bĂ©nĂ©ficient ainsi dâune bonne oxygĂ©nation et peuvent se dĂ©velopper de maniĂšre optimale, ce qui permet une augmentation significative de la masse racinaire.
Les avantages:
âą Les plantes de cannabis taillĂ©es Ă lâair libre prĂ©sentent toujours un systĂšme racinaire plus dĂ©veloppĂ©.
âą Les rendements peuvent ĂȘtre considĂ©rablement augmentĂ©s grĂące Ă lâutilisation de pots en feutre.
âą Les plantes de cannabis ont assez dâespace pour sâenraciner dans les pots en feutre.
⹠Les plantes développent une tige plus épaisse et plus robuste.
Les inconvénients:
âą Les pots en feutre sont plus chers que les pots en plastique.
âą Les pots sans poignĂ©es peuvent ĂȘtre difficiles Ă dĂ©placer.
⹠Il est impératif de rempoter les plantes en laissant le pot en feutre en place.
⹠Une commande importante de pots en feutre peut dépasser le budget de la plupart des cultivateurs.
SEAUX EN PLASTIQUE
Au fil du temps, jâai vu des cultivateurs utiliser des seaux en plastique percĂ©s au fond pour leurs plantes. Si vous prĂ©voyez de cultiver seulement une ou deux plantes et que cela vous Ă©vite dâacheter des pots, un seau peut convenir.
Les avantages:
⹠Les seaux sont munis de poignées, ce qui facilite leur transport.
âą Les grands seaux de 30 litres et plus permettent dâobtenir des plantes dâextĂ©rieur de grande taille.
⹠Les seaux sont disponibles en blanc, ce qui les rend idéaux pour la culture outdoor.
Les inconvénients:
âą Les plantes risquent dâĂȘtre Ă lâĂ©troit dans un seau trop petit.
âą Percer des trous au fond peut sâavĂ©rer peu

pratique.
⹠Les bacs en plastique exposés aux variations de température se fragilisent.
POTS EN TERRE CUITE
Vous possĂ©dez peut-ĂȘtre de jolis pots en terre cuite pour vos plantes dâintĂ©rieur ou de votre jardin. Ces pots sont trĂšs dĂ©coratifs et se dĂ©clinent en diffĂ©rentes tailles, couleurs et formes. Cependant, pour la culture du cannabis, ils ne constituent pas la meilleure option.
Les avantages:
âą Les pots en terre cuite sont robustes, lourds et difficiles Ă renverser.

âą On peut sâen procurer dans les jardineries ou les magasins de bricolage.
⹠Ils se réchauffent et conservent facilement la chaleur au soleil.
Les inconvénients :
âą Les pots en terre cuite peuvent se briser en morceaux sous une force excessive.
âą Le poids des pots en terre cuite quand la terre est humide peut ĂȘtre trĂšs important.
âą Ils nâoffrent pas une bonne oxygĂ©nation de la zone racinaire.
⹠Le drainage se limite généralement à un seul trou de 20 mm.
âą Les pots en terre cuite peuvent devenir froids pendant les mois les plus frais.
ET LA PLANTATION EN PLEINE TERRE?
Planter vos jeunes plants directement en pleine terre est une autre mĂ©thode pour obtenir des plantes de cannabis robustes. Certains cultivateurs utilisent le mĂȘme emplacement extĂ©rieur chaque annĂ©e. Il est important de veiller Ă ce que le sol soit riche, bien drainĂ© et retienne bien lâeau.
Les avantages:
âą Les plantes dâextĂ©rieur peuvent atteindre une taille imposante lorsquâelles sont plantĂ©es en pleine terre.
âą Cela permet dâĂ©conomiser lâachat de pots et de terreau.
âą Lâajout dâamendements organiques au sol est simple et Ă©conomique.
Les inconvénients:
⹠Un sol argileux peut entraver le développement des racines.
âą Le sol peut contenir des agents pathogĂšnes et des maladies transmises par le sol.
âą Des parasites prĂ©sents dans le sol peuvent sâattaquer Ă vos plantes.
⹠Les plantes en pleine terre sont plus vulnérables aux limaces et aux escargots.

Par Olivier F
Jean-Pierre Galland est lâune des personnalitĂ©s cannabiques les plus connues en France. Il y a plus de trente ans, JPG a publiĂ© un livre rĂ©volutionnaire appelĂ© FumĂ©e Clandestine. Il est lâun des fondateurs du CIRC (Collectif dâinformation et de recherche cannabique) avec lequel il a menĂ© des actions spectaculaires dans les annĂ©es 90. En 2026, 13 ans aprĂšs sa derniĂšre interview, Jean-Pierre Galland est de retour dans Soft Secrets France.
SSFR : Avant de commencer Ă Ă©crire sur le cannabis, tu avais publiĂ© plusieurs livres. Quels Ă©taient les Ă©crivains qui tâont influencĂ© Ă lâĂ©poque ?
Jean-Pierre Galland : Jâai Ă©crit des polars, et quelques autres ouvrages que jâai vite oubliĂ©s. Jâai toujours aimĂ© lire et jâai Ă©tĂ© initiĂ© dans ma jeunesse par mon pĂšre qui avait dans sa bibliothĂšque tous les prix Nobel de littĂ©rature.
Jâai Ă©tĂ© influencĂ© par la lecture dans le dĂ©sordre de Knut Hamsun, Hermann Hesse, Gabriel Garcia Marquez, John Steinbeck, Mario Vargas Llosa, Ernest Hemingway, William Faulkner⊠Mais aussi par les auteurs amĂ©ricains de romans policiers style Dashiell Hammett ou Raymond Chandler.
Combien de livres as-tu publié au total ?
Pas beaucoup, quatre romans policiers si je ne me trompe et six ouvrages illustrĂ©s consacrĂ©s au cannabis dans tous ses Ă©tats. Mon prĂ©fĂ©rĂ© « Jâattends une rĂ©colte ». Quant aux romans, je les ai reniĂ©s Ă lâexception de « Comme un vĂ©lo rouge », une parodie de polar avec des personnages dĂ©lirants qui se croisent et sâentrecroisent et finissent par se rencontrer.
Est-ce que tu continues dâĂ©crire ?
Quand jâĂ©tais jeune, je rĂȘvais de devenir Ă©crivain, mais je me suis vite rendu compte que je ne le serai jamais. A part quelques rares textes sur le cannabis, je nâĂ©cris plus. AprĂšs un cancer « chopĂ© » en 2013, et aujourdâhui en rĂ©mission, jâai lâimpression dâavoir perdu un tas de neurones Ă cause des chimios Ă rĂ©pĂ©tition.
En 1991, tu as sorti un livre révolutionnaire, presque une encyclopédie du cannabis, «
FumĂ©e Clandestine » Comment as-tu eu lâidĂ©e dâĂ©crire ce livre ?
Est-ce que je vous dis la vĂ©ritĂ©, toute la vĂ©ritĂ© ? Pourquoi pas dâautant plus quâil y a prescription. Le jour oĂč jâai fumĂ© mon premier joint, jâai arrĂȘtĂ© de boire immĂ©diatement de lâalcool, Je venais de dĂ©couvrir ma drogue. Et parce que la littĂ©rature ne nourrit pas son homme, je ravitaillais mes amis en haschich, du « bordeur pakistanais » Ă lâĂ©poque.
Mais voilĂ que ma copine est enceinte. Je dĂ©cide alors de mettre un terme Ă mes activitĂ©s dĂ©linquantes et de passer de la pratique Ă la thĂ©orie⊠Je dĂ©couvrirai bientĂŽt quâil est plus dangereux de parler du cannabis que dâen procurer Ă ses amis. Câest vrai que « FumĂ©e clandestine » est devenu en quelques mois un Ă©tendard pour les partisans de la lĂ©galisation et a participĂ© au succĂšs de librairie de lâouvrage.
A lâĂ©poque, il nây avait bien sĂ»r pas dâinternet. Comment as-tu pu trouver les infos et les documents pour Ă©crire le livre ?
Jâai beaucoup frĂ©quentĂ© le service des archives de LibĂ©ration, le seul journal Ă rendre compte de lâactualitĂ© cannabique. CâĂ©tait lâĂ©poque des procĂšs retentissants avec un grand nombre de prĂ©venus. En 1979, la France dĂ©couvre que le cannabis est partout et il fait la Une de la presse. « Drogue, les parents ont raison dâavoir peur » Ă©crit le Figaro. Quant Ă Ici Paris, il titre : « H Connection au collĂšge ». Les grands titres et les procĂšs spectaculaires se multiplient dans tout lâhexagone.
A Montpellier ou encore Ă Rennes sont créés les Calumed ou si vous prĂ©fĂ©rez les « ComitĂ©s dâAction pour la libĂ©ralisation de lâusage de marijuana et de ses dĂ©rivĂ©s ». GrĂące Ă Christop-
he Gourmand, lâinstigateur des Calumed Ă qui je rends visite, je rĂ©cupĂšre de la documentation. Il mâa fallu un an de dur labeur, des nuits angoissantes sur lâordinateur que me prĂȘtait des amis, des textes perdus Ă jamais pour enfin remettre le manuscrit de « FumĂ©e clandestine ». Comme je lâai dit, Ă©crire ce livre ce fut comme gravir lâHimalaya chaussĂ© de tongs⊠En tout cas, merci Ă toutes celles et ceux qui mâont aidĂ© et soutenu au cours de cette Ă©bouriffante aventure.
La weed était elle meilleure ou moins bonne dans les années 90 ?
Je nâen pense pas grand-chose, il y a tellement
de variĂ©tĂ©s de cannabis quâon sây perd. Je fais confiance aux copains qui chaque annĂ©e mâoffre des boutures. Un des arguments des prohibitionnistes, câest que lâherbe des annĂ©es 90, Ă©tait moins forte que lâherbe actuelle qui dĂ©passe les 20% de THC. Câest un argument fallacieux, je me souviens avoir pris de « bonnes claques » avec de la beuh africaine.
Durant les derniÚres décennies, la consommation de cannabis a augmenté et la répression aussi. Mais il y a trÚs peu de militants pour la légalisation. Comment expliquer cette situation ?


Le cannabis, au fil des années est devenu populaire dans toutes les générations. Alors que presque tous les responsables politiques et autres experts officiels présentent le cannabis comme le fléau de la jeunesse, en témoigne les discours violents de Darmanin, Retailleau et quelques hurluberlus conservateurs.
A partir de 1997, les activistes du Circ, au nom de la rĂ©duction des risques, ont encouragĂ© les cannabinophiles Ă produire leur propre consommation. Or comme dit lâadage « pour vivre heureux, vivons cachĂ©s » et les adhĂ©rents ont Ă©tĂ© nombreux Ă dĂ©serter lâassociation. Et puis, la rĂ©pression de plus en plus stigmatisante au fil des annĂ©es, a freinĂ© les ardeurs militantes.
Dans les annĂ©es 90, vous arriviez Ă mobiliser plusieurs milliers de personnes pour vos Ă©vĂ©nements cannabiques. A prĂ©sent, peu de gens se dĂ©placentâŠ
A partir de 1993, les Circ fleurissent en rĂ©gion et les adhĂ©rents se multiplient. CâĂ©tait une Ă©poque oĂč nous disposions dâune vraie force militante que nous mettions Ă la disposition des Circs en rĂ©gion. Lors de « lâAppel du 18 joint », nous arrivions Ă mobiliser sur les pelouses du parc de La Villette, de 2000 personnes. AprĂšs lâĂ©lection prĂ©sidentielle de 2002, les associations militantes nĂ©es dans les annĂ©es 90, sont fatiguĂ©es de prendre des risques pour des clopinettes. Les Circs en rĂ©gion capitulent les uns aprĂšs les autres (ne reste plus que le Circ Lyon).
Quant au Circ Paris, il ne dispose plus du soutien financier des Ă©ditions du LĂ©zard. Seul lâAppel du 18 joint et la Cannaparade attirent encore les amateurs de cannabis. Ce qui peut-ĂȘtre mobiliserait Ă nouveau les amateurs, câest que nous organisions une Cannabis Cup, mais nous nâavons ni la force, ni les moyens de notre politique.
Que penses-tu des associations antiprohibitionnistes actuelles comme NORML Police Contre la Prohibition ou Cannabis Sans FrontiĂšres ?
Elles partagent les mĂȘmes constats que le Circ sur lâĂ©chec de la prohibition et prĂ©conisent, comme le Circ, la dĂ©pĂ©nalisation de lâusage de
toutes les drogues, la lĂ©galisation de la production, de la distribution et de lâusage du cannabis.
Ce qui nous diffĂšre, câest que les activistes du Circ revendiquent leur usage de cannabis et ne se contentent pas de produire des tracts, par ailleurs intĂ©ressants. Ils agissent, ils interpellent les politiques, ils provoquent les responsables les obligeant Ă ouvrir le dĂ©bat. Au fil des ans, nous avons compris que les usagers, souvent dĂ©considĂ©rĂ©s, Ă©taient des experts et que la lĂ©galisation ne se ferait pas sans eux.
Ces derniĂšres annĂ©es, tu as participĂ© Ă quelques manifestations. En mai 2025, le CIRC et dâautres associations ont organisĂ© un rassemblement Ă Paris pour la Marche mondiale du cannabis. LâĂ©vĂ©nement a Ă©tĂ© trĂšs bien organisĂ© par Dominique Broc, le porte-parole du CIRC, mais il n y a pas eu suffisamment de monde. Avez-vous Ă©tĂ© déçus, voire mĂȘme dĂ©couragĂ©s ?
Avec Dominique Broc et quelques autres, nous avons jetĂ© toutes nos forces dans la bataille afin dâorganiser le 5 mai 2025 un rassemblement place de la RĂ©publique devant une foule parsemĂ©e malgrĂ© la prĂ©sence dâEric Coquerel, dĂ©putĂ© LFI et auteur dâun projet de loi dĂ©posĂ© au Parlement.
Je voudrais profiter de lâespace qui mâest donnĂ© pour remercier sincĂšrement Dominique qui sâest beaucoup investi dans lâĂ©vĂšnement en pure perte, la majoritĂ© des associations que nous avons invitĂ©es Ă prendre la parole pour redire lâurgence de lĂ©galiser le cannabis nâayant pas rĂ©pondu Ă nos sollicitations. Comment ne pas ĂȘtre déçu aprĂšs tant dâefforts consentis ?
Comment vois-tu lâavenir du CIRC ?
En 1991 lorsque nous avons créé le Circ, nous Ă©tions persuadĂ©s quâen lâan 2000, la prohibition ne serait plus quâun mauvais souvenir . En 2026, alors que le gouvernement sâen prend aux consommateurs de cannabis accusĂ©s injustement dâĂȘtre les complices des trafiquants, que la rĂ©pression, 290 000 interpellations lâannĂ©e derniĂšre, est en hausse constante, que les flics sont en embuscade au bord des routes, que Darmanin rĂ©pĂšte sur tous les tons quâon ne va
pas « lĂ©galiser cette merde », autant de signes que ce nâest pas demain la veille quâon va rendre accessible une plante dont les vertus sont reconnues par de nombreux pays dans le monde.
Mais, comme lâa Ă©crit Georges Apap, procureur et parrain du Circ, « Il faut ĂȘtre optimiste, car lâhistoire dĂ©montre que les abolitionnistes ont toujours triomphĂ©, et que chacun de ses triomphes a contribuĂ© , lentement mais concrĂštement , au progrĂšs de lâhumanitĂ© ».
En 2013 , tu as sorti le tome 1 de « 40 ans de malentendus », un livre assez dense et Ă©pais, une sorte dâhistoire de la prohibition du cannabis et de lâanti prohibitionnisme en France avec la reproduction de nombreux documents. Le tome 2 est sorti quelques annĂ©es plus tard mais le Tome 3 nâest jamais paruâŠ.
Tout dâabord, je voudrais dire que je suis trĂšs fier de ses deux premiers tomes de « Cannabis, 40 ans de malentendus » Ă©crit dans la tourmente. On dĂ©couvre au fil des pages une grande partie en mots et en images de la petite et la grande histoire du cannabis.
Il nây aura pas de troisiĂšme et dernier tome parce que Trouble-FĂȘte, la maison dâĂ©dition que jâai créé avec quelques amis pour fĂȘter lâan
2000 nâest plus, que je nâai pas trouvĂ© le temps et lâĂ©nergie pour collecter les documentsâŠ
Penses-tu que le cannabis sera un jour légalisé en France ?
Oui, un jour, bientĂŽt jâespĂšre, le mur de la prohibition minĂ© de lâintĂ©rieur va sâĂ©crouler, le lĂ©gislateur admettra enfin que la prohibition est un Ă©chec et quâil faut changer radicalement de politiqueâŠ
Mais je ne suis pas certain, vu mon grand Ăąge, quâun jour jâallumerais mon pĂ©tard Ă la terrasse dâun cannabistrot.
AprĂšs avoir longtemps habitĂ© Paris, tu tâes retirĂ© Ă la campagne. Lâagitation de la capitale ne te manque pas trop ? Quelles sont tes activitĂ©s ?
Ah Paris ! Bien sĂ»r quâil me manque, mais comme tant dâautres jâai Ă©tĂ© obligĂ© de le quitter pour des raisons financiĂšres, dans le sud dâabord, puis dans les Deux SĂšvres ensuite.
Comme tant dâautres de ma gĂ©nĂ©ration, je cultive mon jardin, je promĂšne mes chiens, je lis Ă lâombre de mes plants de beuh, je regarde trop les mĂ©dias alternatifs et jâangoisse en pensant Ă la sociĂ©tĂ© quâon prĂ©pare Ă mon petit fils.

Par Hortizan
Il y a quelques annĂ©es, dans un champ de cannabis, je rencontrai un passionnĂ© revenu de Humboldt. Il tenait une canne façonnĂ©e Ă partir dâun pied de cannabis particuliĂšrement vigoureux, et rĂ©vĂ©lant un bois insoupçonnĂ©. Pourquoi cette plante est-elle si rarement envisagĂ©e comme matĂ©riau dâoutillage ? A Lâinverse, un de ses cousins botanique mĂ©connus est depuis longtemps utilisĂ© dans la fabrication dâoutils pour la qualitĂ© de son bois. Le micocoulier de Provence, baptisĂ© Celtis australis par le botaniste suĂ©dois Carl von LinnĂ© en 1753, est un arbre caduc caractĂ©ristique du bassin mĂ©diterranĂ©en. Il peut atteindre 30 mĂštres de hauteur et vivre 600 ans. Son nom associe racines latines et grecques : australis, dĂ©rivĂ© dâAuster (vent du sud), renvoie Ă son implantation mĂ©ridionale. Le terme âmicocoulierâ, est quant Ă lui issu du grec mikrokouli âpetite baieâ, en rĂ©fĂ©rence Ă son fruit, la micocoule.
Longtemps classĂ© dans la famille des Celtidaceae, le genre Celtis est pourtant aujourdâhui intĂ©grĂ© aux Cannabaceae Ă la suite dâanalyses phylogĂ©nĂ©tiques molĂ©culaires (Sytsma et al., 2002 ; Yang et al., 2013 ; APG IV, 201). Cette reclassification a profondĂ©ment modifiĂ© la comprĂ©hension Ă©volutive du groupe, qui comprend dĂ©sormais des plantes annuelles comme Cannabis, des lianes comme Humulus et des arbres ligneux producteurs de bois comme Celtis. LâĂ©tude de Celtis australis permet ainsi dâarticuler Ă©cologie, usages traditionnels et histoire Ă©volutive autour dâun ancĂȘtre commun. Le micocoulier est investi dâune dimension symbolique et sacrĂ©e depuis lâAntiquitĂ©. Dans
le Midi, il Ă©tait associĂ© aux Celtes austraux et plantĂ© sur des lieux de culte. Cette portĂ©e symbolique, maintenue Ă lâĂ©poque chrĂ©tienne par sa plantation prĂšs des Ă©glises et le long des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle pour conjurer le mal, entraĂźna nĂ©anmoins son abattage massif durant la RĂ©volution en raison de son lien avec le clergĂ©. Dans lâensemble du bassin mĂ©diterranĂ©en français, du Languedoc oriental Ă la Provence, et notamment autour de NĂźmes, lâespĂšce fut largement plantĂ©e comme arbre dâombrage et dâalignement. Cette prĂ©sence particuliĂšrement dense dans le sud-est de la France explique lâappellation âmicocoulier de Provenceâ. Le

micocoulier se reconnaĂźt Ă ses feuilles ovales, dentĂ©es dans leur moitiĂ© supĂ©rieure. Autrefois utilisĂ©es comme fourrage, leur surface rugueuse explique lâappellation anglaise âEuropean nettle treeâ. Son tronc gris cendrĂ© prĂ©sente une Ă©corce relativement lisse et rĂ©guliĂšre, qui se fissure modĂ©rĂ©ment avec lâĂąge, conservant un aspect stable et garantissant une meilleure rĂ©sistance face aux parasites en comparaison avec de nombreux arbres mĂ©diterranĂ©ens. Ses fleurs, majoritairement hermaphrodites, sont pollinisĂ©es par le vent et les insectes.
Les fruits, mĂ»rs en septembre et persistants jusquâen hiver, ressemblent Ă de petites cerises noires. Leur pulpe Ă©tait consommĂ©e fraĂźche, en confiture ou en liqueur, tandis que le noyau pressĂ© fournissait une huile douce utilisĂ©e pour lâĂ©clairage. Les jeunes feuilles et bourgeons, au goĂ»t lĂ©gĂšrement noisettĂ©, Ă©taient Ă©galement largement consommĂ©es. Le micocoulier est
et de cravaches. Sa ramification caractĂ©ristique facilitait en particulier la confection de fourches Ă trois dents. Ă Sauve, dans le Gard, cette production spĂ©cialisĂ©e a durablement marquĂ© lâĂ©conomie locale et demeure aujourdâhui un Ă©lĂ©ment du patrimoine artisanal rĂ©gional. Cependant, rĂ©duire le micocoulier Ă ses seules qualitĂ©s morphologiques et Ă ses usages traditionnels serait incomplet. Au-delĂ de son ancrage culturel et utilitaire, il sâinscrit dans une histoire Ă©volutive plus vaste, que les outils de la biologie moderne ont permis de reconstituer avec prĂ©cision.
Phylogénie et signification évolutive
Avant la biologie molĂ©culaire, Celtis Ă©tait rattachĂ© aux Ulmaceae sur des critĂšres morphologiques. Les analyses dâADN menĂ©es depuis les annĂ©es 1990 ont rĂ©visĂ© cette classification : les

notamment la plante hÎte du papillon Libythea celtis, observé dans le sud de la France, en particulier dans le Var. Ses fruits nourrissent de nombreux oiseaux, qui assurent en retour la dispersion des graines.
Ă ce titre, lâarbre participe activement Ă la dynamique et Ă la rĂ©gĂ©nĂ©ration des Ă©cosystĂšmes locaux. RĂ©sistant Ă la sĂ©cheresse, aux sols calcaires et Ă la pollution urbaine, le micocoulier constitue une alternative au platane, fragilisĂ© par le chancre colorĂ©, et sâimpose comme une essence dâavenir pour les paysages mĂ©diterranĂ©ens.
Son bois, clair et durable, ainsi que ses rameaux naturellement flexibles, ont donnĂ© lieu Ă de nombreux usages artisanaux. LâĂ©corce, riche en tanins, Ă©tait employĂ©e en teinture et en tannerie. Le bois servait Ă la fabrication dâurnes funĂ©raires, dâoutils agricoles, de piĂšces de traction animale, dâavirons, ainsi que de fouets
Cannabaceae regroupent des herbes annuelles comme Cannabis, des lianes comme Humulus et des arbres comme Celtis, tous issus dâun ancĂȘtre commun (Sytsma et al. 2002, Yang et al. 2013). Cette rĂ©vision inscrit ces genres dans une histoire Ă©volutive ancienne, et confirme une intuition formulĂ©e dĂšs le XVIe siĂšcle par le botaniste italien Andrea Cesalpino, qui avait rapprochĂ© ces genres Ă partir de similitudes morphologiques. Les donnĂ©es molĂ©culaires contemporaines viennent aujourdâhui Ă©tayer cette hypothĂšse issue de lâobservation. Au-delĂ du classement scientifique, cette synthĂšse rappelle que les usages et reprĂ©sentations culturelles peuvent masquer des parentĂ©s biologiques profondes. Lâexemple du micocoulier montre lâintĂ©rĂȘt dâarticuler donnĂ©es Ă©cologiques, ethnobotaniques et phylogĂ©nĂ©tiques pour comprendre lâĂ©volution des plantes Ă fleurs et Ă©clairer les enjeux contemporains de gestion durable et de conservation de la biodiversitĂ© mĂ©diterranĂ©enne.

Stoney Tark
Dans un mois ou deux, vous pourrez enfin faire pousser vos semis en plein air! Normalement, on sÚme les graines photopériodiques en mai et on attend patiemment la fin septembre pour les récolter.
Les autofleurissantes offrent aux cultivateurs un cycle de croissance rapide, des rĂ©coltes en continu, peu dâentretien et des cultures robustes. Dans cet article, je vous explique tout ce que vous devez savoir sur les autofleurissantes et pourquoi vous devriez envisager dâen cultiver dans votre jardin cette annĂ©e.
QUE SONT EXACTEMENT LES AUTOFLEURISSANTES ET COMMENT FONCTIONNENT-ELLES?
Les plantes de cannabis autofleurissantes contiennent le gĂšne Ruderalis. Cela signifie quâelles fleuriront automatiquement aprĂšs 30 jours de croissance vĂ©gĂ©tative. Les autofleurissantes ne sont pas dĂ©pendantes de la photopĂ©riode; elles peuvent donc produire des tĂȘtes Ă nâimporte quel moment de lâannĂ©e et sont rĂ©sistantes aux climats froids.
Du semis Ă la rĂ©colte, il faut gĂ©nĂ©ralement compter 10 Ă 11 semaines, bien que certaines autofleurissantes Ă floraison plus rapide puissent fleurir en 10 semaines, voire moins. Les autofleurissantes produisent des tĂȘtes de qualitĂ© supĂ©rieure, tout aussi impressionnantes en termes de trichomes, de profil terpĂ©nique, de saveur, dâarĂŽme et dâeffet.
⹠Les autofleurissantes sont des hybrides issus de variétés photopériodiques.
âą Elles nĂ©cessitent peu dâentretien.
âą Une autofleurissantes atteint une hauteur dâenviron 80 Ă 100 cm.
âą Les autofleurissantes sont des plantes discrĂštes et peu volumineuses.
⹠De la graine à la récolte, les autofleurissantes peuvent prendre entre 70 et 84 jours.

⹠Les autofleurissantes sont féminisées, elles ne produisent donc que des plantes femelles.
LES AUTOFLEURISSANTES SONT-ELLES UN BON CHOIX POUR LES CULTIVATEURS DĂBUTANTS?
Absolument, car elles poussent quasiment toutes seules. Il suffit de les planter dans un grand pot pour favoriser un bon dĂ©veloppement racinaire. GrĂące Ă leur courte pĂ©riode de croissance, les autofleurissantes commencent Ă fleurir et Ă produire des pistils et des tĂȘtes, un mois aprĂšs la germination.
Les cultivateurs dĂ©butants peuvent utiliser les autofleurissantes pour apprendre le dĂ©veloppement dâune plante de cannabis et les diffĂ©rentes Ă©tapes de son cycle de vie.
Un projet de culture dâautofleurissantes de 12 semaines est bien plus simple quâune culture de photopĂ©riodiques de 6 Ă 7 mois qui nĂ©cessite un palissage. Elle offre aux cultivateurs une rĂ©colte dans les 100 premiers jours.
POURQUOI CULTIVER DES AUTOFLEURISSANTES EN PLEIN AIR CETTE ANNĂE?
Ayant vĂ©cu plus de dix ans dans le sud de lâEspagne, jâai une solide expĂ©rience de la culture dâ autofleurissantes. GrĂące au climat mĂ©diterranĂ©en espagnol, jâai obtenu dâexcellents rĂ©sultats avec des tĂȘtes autofleurissantes rĂ©sineuses. Voici toutes mes raisons pour lesquelles vous devriez vous aussi essayer les autofleurissantes. Vous serez agrĂ©ablement surpris!
RĂCOLTE TOUTES LES 10 Ă 11 SEMAINES
Si le temps est clĂ©ment, vous pouvez planter des autofleurissantes tous les 3 mois. Les autofleurissantes Ă floraison rapide peuvent ĂȘtre prĂȘtes en 9 semaines. Si vous cultivez des photopĂ©riodiques en extĂ©rieur cette annĂ©e, plantez aussi des autofleurissantes; vous pourrez ainsi les rĂ©colter tous les 30 Ă 90 jours et avoir toujours de lâherbe bio de saison dans vos bacs.
LES AUTOS: DISCRĂTES ET COMPACTES
Le problĂšme des plantes photopĂ©riodiques, câest quâelles peuvent devenir trĂšs grandes. Vos voisins et la police risquent de dĂ©couvrir votre culture en plein air, ce qui peut engendrer panique et anxiĂ©tĂ©. Les autofleurissantes sont des plantes compactes qui ne deviennent ni hautes ni Ă©lancĂ©es. Si vous recherchez une plante discrĂšte et facile Ă cultiver, les autofleurissantes sont faites pour vous!
LA MĂTHODE DU SEA OF GREEN POUR DES RĂCOLTES ABONDANTES
La mĂ©thode SOG consiste Ă cultiver un grand nombre de plantes de petite taille trĂšs serrĂ©es. Jâadore cultiver les autofleurissantes en SOG, car elles atteignent gĂ©nĂ©ralement environ 80 cm de hauteur. De plus, si vous plantez 9, 16, 25 ou 36 petites autofleurissantes dans un espace extĂ©rieur bien cachĂ©, les rĂ©coltes peuvent ĂȘtre exceptionnelles.
COURTE PĂRIODE VĂGĂTATIVE
Tout le monde aime voir ses plantes femelles fleurir, et avec les autofleurissantes, vous nâavez pas besoin dâattendre fin juillet pour la floraison.
Cela signifie non seulement quâaucun palissage ni entretien nâest nĂ©cessaire, mais aussi que vous nâavez pas Ă vous soucier de plantes trop grandes.
BONNE ADAPTATION AUX CLIMATS FROIDS
Le gĂšne Ruderlis a Ă©tĂ© dĂ©couvert en SibĂ©rie, rĂ©gion connue pour son climat froid et ses Ă©tĂ©s courts. GrĂące Ă cette caractĂ©ristique gĂ©nĂ©tique, les hybrides autofleurissants sont rĂ©sistants aux climats froids, comme ceux de lâEurope du Nord. Vous pouvez obtenir dâexcellents rĂ©sultats mĂȘme sans climat mĂ©diterranĂ©en grĂące Ă la capacitĂ© de ce gĂšne Ă supporter le froid.

CULTURE SUR BALCON OU TERRASSE
Les autofleurissantes se cultivent facilement sur une terrasse ou un balcon ensoleillé toute la journée. Inutile de faire pousser des plantes imposantes: elles resteront discrÚtes et ne dérangeront pas le voisinage.
MA CONCLUSION
Je recommande vivement la culture du cannabis autofleurissant, surtout si vous vivez dans un pays aux Ă©tĂ©s courts et aux hivers froids. Mon conseil: semez des autofleurissantes tous les 30 jours Ă partir de mai. Vous pourrez ainsi rĂ©colter mois aprĂšs mois pendant que vos autres variĂ©tĂ©s se prĂ©parent Ă fleurir plus tard dans lâannĂ©e.


Par Fabrizio Dentini
Issu du mouvement Chanvre & LibertĂ©s fondĂ© en 2011, NORML France [Ndr. Association Nationale pour la RĂ©forme des Lois sur le Cannabis] est lâacteur de rĂ©fĂ©rence dâune rĂ©gulation sociale et scientifique du cannabis depuis une dizaine dâannĂ©es. Sâappuyant sur lâexpertise transdisciplinaire de ses fondateurs (mĂ©decin, chercheur et expert international), lâassociation est un interlocuteur institutionnel majeur, auditionnĂ©e pour le Rapport dâinformation n. 974 sur les enjeux liĂ©s Ă la rĂ©gulation de lâusage du cannabis en fĂ©vrier 2025, portĂ© par les dĂ©putĂ©s Ludovic Mendes (Renaissance) et Antoine LĂ©aument (LFI).
Aujourdâhui, nous avons le plaisir de parler avec Charlotte S., militante depuis 2023. FormĂ©e en relations internationales, elle Ă©crit au sein du collectif des articles qui traitent du cannabis thĂ©rapeutique et de lâactualitĂ© du cannabis en France et dans le monde.
Donc Charlotte, en France, concernant la rĂ©glementation du cannabis, la propagande et lâidĂ©ologie conservatrices prĂ©dominent. Dans ce contexte, quelle est la mission de votre association ?
Lâobjectif de NORML France est de substituer Ă la prohibition un modĂšle de rĂ©gulation responsable axĂ© sur la santĂ© publique, la rĂ©duction des risques et lâaccompagnement des patients en impasse thĂ©rapeutique. En 2026, face Ă une rĂ©pression record et Ă la dĂ©sinformation persistante autour du cannabis, lâassociation veut briser lâisolement social des usagers et dĂ©fendre une rĂ©forme pragmatique fondĂ©e sur la science et le respect des droits humains.
Pourquoi le prohibitionnisme est-il Ă©troitement liĂ© au respect des droits humains ? Que nous apprend lâaffaire El Hacen Diarra ?
Le 15 janvier dernier, El Hacen Diarra, travailleur mauritanien de 35 ans, est dĂ©cĂ©dĂ© en garde Ă vue Ă Paris Ă la suite dâune interpellation dâune violence extrĂȘme. Le motif initial du contrĂŽle ? Selon les policiers, il Ă©tait « en train de rouler un joint ». La prohibition, ancrĂ©e dans la loi nÂș 70-1320 du 31 dĂ©cembre 1970, nâest pas quâune rĂšgle de santĂ© publique mais un levier de contrĂŽle social qui fragilise nos droits fondamentaux. Lâaffaire de M. Diarra illustre tragiquement comment la pĂ©nalisa-
tion alimente les contrĂŽles au faciĂšs et les violences policiĂšres. Nous adressons notre soutien le plus sincĂšre Ă sa famille.
Ce drame nous rappelle que la stigmatisation des usagers de cannabis fait partie intĂ©grante de la prohibition. Elle est structurelle et historique : du BrĂ©sil, oĂč la plante Ă©tait surnommĂ©e la « cigarette de lâIndien », aux campagnes de propagande nausĂ©abonde dans les Ătats-Unis des annĂ©es 30 visant Ă mettre au ban de la sociĂ©tĂ© immigrĂ©s hispaniques et afro-amĂ©ricains, la âguerre Ă la drogueâ a toujours servi de moteur Ă la persĂ©cution des minoritĂ©s et Ă la rupture de lâĂ©galitĂ© rĂ©publicaine.
Dans quelle mesure peut-on considérer la politique française de réglementation du cannabis comme un échec du prohibitionnisme ?
Câest un Ă©chec cuisant et ce nâest pas une simple opinion militante : câest un constat reconnu par les institutions elles-mĂȘmes. Le rapport technique du SSMSI (MinistĂšre de lâIntĂ©rieur) de dĂ©cembre 2025 confirme que le « tout rĂ©pressif » ne remplit aucun de ses objectifs. Ăconomiquement, câest un gouffre. On mobilise des ressources colossales - 1,8 milliard dâeuros par an - pour une rĂ©pression qui rapporte peu et qui, systĂ©matiquement, cible les populations les plus prĂ©carisĂ©es.
Ă lâopposĂ©, le Conseil dâAnalyse Ăconomique (CAE) estime que la lĂ©galisation du cannabis rapporterait entre 2 et 2,8 milliards dâeuros de recettes fiscales par an. RĂ©guler, ce nâest pas « capituler », câest enfin soulager nos forces de lâordre et notre justice pour les recentrer sur de rĂ©elles prioritĂ©s.
Et dâun point de vue politique et sanitaire ?
Sur le plan politique, nous touchons au sommet de lâhypocrisie. En Ă©rigeant lâusager en bouc Ă©missaire â lâaccusant dâavoir « du sang sur les mains » â le pouvoir dĂ©tourne lâattention dâĂ©checs sociaux profonds, du coĂ»t de la gestion de la crise Covid, au manque de moyens dans lâĂ©ducation ou la santĂ©.
Cette stigmatisation est dâautant plus rĂ©voltante quand on connaĂźt la banalisation de substances bien plus nocives, comme la cocaĂŻne, dans les sphĂšres dĂ©cisionnelles. Pour

les Ă©lites, câest un adjuvant de performance ; pour le citoyen, câest la mort sociale. Enfin, lâĂ©chec est sanitaire et humain. En ce dĂ©but dâannĂ©e 2026, lâexpĂ©rimentation mĂ©dicale est une promesse trahie qui menace de rester lettre morte.
Entre les manĆuvres administratives pour enterrer le programme et lâarrĂȘt de lâaccĂšs aux fleurs, on laisse des patients dans une situation de dĂ©tresse absolue. Nous en sommes au point oĂč des personnes malades envisagent
lâeuthanasie Ă lâĂ©tranger faute dâaccĂšs Ă un soin naturel. Comme le soulignait trĂšs bien le Dr Olivier Bertrand dans sa thĂšse Les reprĂ©sentations des mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes concernant le cannabis, lâalcool et le tabac (2014), le blocage est culturel : trop de mĂ©decins voient encore la plante comme une simple drogue. Il est temps que la science reprenne le dessus sur la bureaucratie : le cannabis, quâil soit riche en THC ou en CBD, reste la mĂȘme plante. On ne peut pas accepter lĂ©galement des substances mortifĂšres comme lâalcool ou le tabac tout
de vente marchand classique. Pour nos agriculteurs, câest lâopportunitĂ© historique de diversifier leurs cultures vers une filiĂšre biologique dâexcellence en circuit court. Sur le plan rĂ©galien, cette structure sanctuarise la protection des mineurs et permet Ă la police

en criminalisant une plante qui nâa jamais tuĂ© personne.
De ce point de vue, comment Ă©valuez-vous lâamende forfaitaire de 500 ⏠?
Lâaugmentation de lâAmende Forfaitaire DĂ©lictuelle (AFD) Ă 500 ⏠est un non-sens absolu. Alors que les rapports officiels de fin 2025 actent lâĂ©chec de la rĂ©pression sur la consommation, le gouvernement rĂ©pond par une surenchĂšre budgĂ©taire. LâAFD nâest pas un outil de santĂ© publique, câest une politique du rendement statistique. En court-circuitant le juge, elle transforme lâagent de police en collecteur dâimpĂŽts et lâusager en simple variable dâajustement comptable. Cette mesure privilĂ©gie le sensationnalisme politique Ă lâefficacitĂ© de terrain : on multiplie les contrĂŽles routiers et la pression sur les quartiers populaires pour saturer lâespace mĂ©diatique, sans jamais assĂ©cher les rĂ©seaux du marchĂ© noir, ni protĂ©ger ses victimes. Pire, cette âmatraque au portefeuilleâ est profondĂ©ment inĂ©galitaire. Pour un cadre supĂ©rieur, 500 ⏠est une contrariĂ©tĂ© mais pour un Ă©tudiant ou un travailleur prĂ©caire, câest une condamnation Ă lâexclusion. En sâobstinant dans cette «policiarisation » Ă outrance alors que nos voisins rĂ©gulent, la France ne combat pas la drogue, elle fabrique de la prĂ©caritĂ© et de la dĂ©fiance envers ses propres institutions.
Comment Ă©valuez-vous le dĂ©bat public sur ce sujet et pourquoi pensez-vous que la lĂ©galisation du cannabis par les voisins allemands, gĂ©nĂ©rant des recettes fiscales supplĂ©mentaires, ne semble pas avoir dâincidence sur le discours gouvernemental ?
Le dĂ©bat français est aujourdâhui verrouillĂ© par une impasse idĂ©ologique : nos dĂ©cideurs
privilĂ©gient la mise en scĂšne sĂ©curitaire aux preuves factuelles. Le modĂšle allemand privilĂ©gie lâautoculture et les clubs associatifs non lucratifs pour assĂ©cher le marchĂ© noir. Si le succĂšs pragmatique, financier de lâAllemagne reste ici lettre morte, câest que le gouvernement prĂ©fĂšre prĂ©server des intĂ©rĂȘts privĂ©s et des monopoles pharmaceutiques au dĂ©triment de la santĂ© publique. En 2026, il est historiquement aberrant de voir le gouvernement sâarc-bouter sur une culture de la sanction jugĂ©e inefficace par lâOFDT [Ndr. Observatoire français des drogues et des tendances addictives], alors que les ĂtatsUnis â architectes de la prohibition mondiale dĂšs les annĂ©es 60 â reconnaissent dĂ©sormais lâutilitĂ© mĂ©dicale de la plante au niveau fĂ©dĂ©ral. En ignorant le pragmatisme allemand ou le modĂšle helvĂ©tique, qui protĂšge dĂ©jĂ 13 000 usagers via sept projets pilotes, la France choisit dĂ©libĂ©rĂ©ment lâimpasse idĂ©ologique au dĂ©triment de la santĂ© publique et des droits humains.
NORML soutient un modĂšle rĂ©glementaire basĂ© sur les clubs sociaux de cannabis. De quoi sâagit-il ?
En 2026, la France doit absolument rejeter le « Big Business » pour privilĂ©gier les Cannabis Social Clubs (CSC). Ce modĂšle dâĂconomie Sociale et Solidaire portĂ© par NORML France se distingue des modĂšles ultra-libĂ©raux nord-amĂ©ricains et du systĂšme allemand par son ADN sanitaire : le club est un pĂŽle de santĂ© et de prĂ©vention, pas un simple point de distribution. En circuit fermĂ© et sans but lucratif, des usagers majeurs y assurent une production collective, garantissant traçabilitĂ© et qualitĂ©. Câest le moteur dâun dĂ©ploiement Ă©conomique rĂ©gional sans prĂ©cĂ©dent. En favorisant la revitalisation rurale, le CSC gĂ©nĂšre jusquâĂ trois fois plus dâemplois locaux quâun systĂšme
de se recentrer sur la grande criminalitĂ©. Elle assure aussi une cohĂ©sion sociale inĂ©dite en intĂ©grant les travailleurs du marchĂ© noir vers lâhorticulture lĂ©gale. Câest un vĂ©ritable pacte rĂ©publicain qui transforme un enjeu de sĂ©curitĂ© en un succĂšs Ă©cologique et social. Un dossier complet, Ă©laborĂ© avec des experts du droit et de la santĂ©, est disponible sur notre site.
Que savez-vous du modĂšle dâaccĂšs au cannabis mĂ©dical qui sera dĂ©veloppĂ© ? Y a-t-il des points critiques Ă souligner ?
Le gouvernement va enfin dĂ©voiler le cadre officiel qui fixe les prix et les rĂšgles de remboursement du cannabis mĂ©dical aprĂšs des annĂ©es dâattente. Câest crucial car cela dĂ©termine si ce traitement sera considĂ©rĂ© comme un vrai mĂ©dicament ou comme un produit de luxe. Or, au lieu dâune prise en charge totale pour les patients gravement malades, lâĂtat semble sâorienter vers un remboursement partiel (seulement 30 % ou 60 %). Le point le plus critique reste la fermeture du programme dâexpĂ©rimentation Ă de nouveaux patients et lâinterdiction des fleurs sĂ©chĂ©es au profit de formats industriels comme les huiles ou les gĂ©lules. En agissant ainsi, on prive les malades dâun mode dâaction rapide et efficace pour soulager leurs crises, tout en favorisant les intĂ©rĂȘts des grands laboratoires. Pour nous, ce nâest pas une gĂ©nĂ©ralisation du soin, câest une mĂ©dicalisation au rabais qui laisse encore des milliers de patients sur le bord de la route.



GĂNĂTIQUE:
Guavalato Auto x Frostyâs Purple Freak (Auto)
MOIS DE RĂCOLTE:
Autofloraison
CYCLE DE VIE TOTAL
EN SEMAINES:
11 semaines de la graine à la récolte
HAUTEUR DE LA PLANTE:
60 Ă 90 centimĂštres
PRODUCTION EN INTĂRIEUR:
30 Ă 60 g/plante. ExtrĂȘmement givrĂ©e.
PRODUCTION EN EXTĂRIEUR:
30 Ă 60 g/plante
GOĂT/ARĂME:
Un bouquet complexe mĂȘlant des baies sauvages sucrĂ©es Ă une saveur fermentĂ©e caractĂ©ristique de « viande pourrie », sur fond de bois de cĂšdre profond. Un spectre terpĂ©nique inhabituellement rare, riche en cĂ©drĂšne, guaĂŻol, phytol et farnĂ©sĂšne.
EFFET:
Une montĂ©e cĂ©rĂ©brale vive et stimulante qui amĂ©liore lâhumeur, puis sâinstalle progressivement dans une relaxation physique puissante et durable qui devient profondĂ©ment apaisante vers la fin, tout en restant douce et Ă©quilibrĂ©e.

www.khalifagenetics.com


GĂNĂTIQUE:
Erdbeer IBL x (Tangie x Cherry Pie)
BX1 x Sugar Bomb Punch
FLORAISON: 9 semaines
MOIS DE RĂCOLTE: Mi/fin octobre
HAUTEUR DE LA PLANTE:
Sativa dominante, 1 m+
PRODUCTION EN INTĂRIEUR: 550-600+ grammes par mÂČ
PRODUCTION EN EXTĂRIEUR: 750-1000 grammes
GOĂT/ARĂME:
Une avalanche de fruits mĂ»rs et sucrĂ©s. Selon le phĂ©notype, vous dĂ©couvrirez des notes subtiles de crĂšme, de bonbon ou mĂȘme quelques accents chimiques/diesel en arriĂšre-plan.
EFFET:
Un high joyeux et sociable qui convient Ă©galement aux fumeurs plus expĂ©rimentĂ©s en raison de sa puissance intense. Lâimpact du high est fort et durable. Lâeffet est principalement cĂ©rĂ©bral, joyeux, stimulant et trĂšs sociable, idĂ©al pour les rĂ©unions entre amis. Câest la variĂ©tĂ© parfaite pour les fĂȘtes, les activitĂ©s crĂ©atives ou le plaisir en journĂ©e.

www.dutch-passion.com
GĂNĂTIQUE: Fruit Joy x CrĂȘpes
FLORAISON: 8/9 semaines
MOIS DE RĂCOLTE: Fin septembre - dĂ©but octobre en extĂ©rieur
HAUTEUR DE LA PLANTE: 80/120 cm
PRODUCTION EN INTĂRIEUR: 350/450 mÂČ
PRODUCTION EN EXTĂRIEUR: 450/550 mÂČ
GOĂT/ARĂME:
Parfum doux et crĂ©meux avec une explosion de mangue, de pĂȘche mĂ»re et de pĂąte sucrĂ©e.
EFFET:
LĂ©gĂšre euphorie initiale suivie dâune dĂ©tente douce et enveloppante.


www.seedfinder.eu/en/ database/breeder/old-j-seeds

GĂNĂTIQUE:
Zkittlez x Mimosa XL Auto
CYCLE DE VIE TOTAL
EN SEMAINES: 9-11 semaines
HAUTEUR DE LA PLANTE: 55-135 cm
PRODUCTION EN INTĂRIEUR:
450-650 g/mÂČ
PRODUCTION EN EXTĂRIEUR: 50-200 g par plante
GOĂT/ARĂME:
ArÎme intense, citronné et fruité avec une note de diesel
EFFET:
Puissant, stimulant, favorisant la crĂ©ativitĂ© et amĂ©liorant lâhumeur.

GĂNĂTIQUE:
(Apple Fritter x Jealousy) x (KM x Tropicana)
CYCLE DE VIE TOTAL EN SEMAINES: 9 MOIS DE RĂCOLTE: octobre
HAUTEUR DE LA PLANTE: 190
PRODUCTION EN INTĂRIEUR: 400-450 g/mÂČ
PRODUCTION EN EXTĂRIEUR: 800
GOĂT/ARĂME:
MĂ©lange sucrĂ© avec des notes dâessence.
EFFET:
Elle offre une puissance Ă©levĂ©e avec une touche joyeuse et cĂ©rĂ©brale, parfaite pour les moments sociaux ou crĂ©atifs, toujours accompagnĂ©e dâune forte relaxation corporelle caractĂ©ristique de sa base indica.



GĂNĂTIQUE:
40% indica / 60% sativa
FLORAISON: 60 Ă 65 jours
MOIS DE RĂCOLTE:
Entre fin septembre et début octobre
CYCLE DE VIE TOTAL
EN SEMAINES: 9 semaines
HAUTEUR DE LA PLANTE:
90 cm en intérieur / 2 m en extérieur
PRODUCTION EN INTĂRIEUR: 500/600 grammes par mĂštre carrĂ©
PRODUCTION EN EXTĂRIEUR: 600/700 grammes par plante
GOĂT/ARĂME:
On remarque son goĂ»t doux et sucrĂ© Ă lâexpiration, ses notes sucrĂ©es et fruitĂ©es, avec des touches de menthe, qui la font ressembler Ă une sorbet aux fruits.
EFFET:
Ses effets sont généralement euphorisants et provoquent un high cérébral rapide, idéal pour la créativité, la concentration et la bonne humeur. Elle peut également procurer une légÚre relaxation corporelle sans pour autant entraßner de sédation.


GĂNĂTIQUE:
Cookies USA X Tutankhamon
FLORAISON:
8 Ă 9 semaines
MOIS DE RĂCOLTE: mi-septembre
CYCLE DE VIE TOTAL EN SEMAINES: 6 Ă 7 mois
PRODUCTION EN INTĂRIEUR: Lampe LED 730 W jusquâĂ 1 kg avec 20 plantes
PRODUCTION EN EXTĂRIEUR: 500 g Ă 1,5 kg
GOĂT/ARĂME:
Douceur intense et crémeuse, avec des notes rappelant les biscuits fraßchement cuits, héritées de Cookies USA.
EFFET:
Un dĂ©but Ă©nergique et euphorique, typique de Tutankhamon, suivi dâune relaxation progressive et agrĂ©able grĂące Ă la gĂ©nĂ©tique de Cookies USA. Parfait pour Ă©quilibrer stimulation mentale et repos physique.


Par Fabrizio Dentini
Fabienne Lopez, Presidenten de lâAssociation Princips Actifs (qui rassemble les utilisateurs de cannabis pour des buts de santĂ©) est un amie de longue date de notre journal. Nous Ă©changeons depuis des annĂ©es, en partageant grace Ă elle, le point de vue des celles et des ceux qui utilisent le cannabis Ă des fins thĂ©rapeutique. Aujourdâhui, nous redonnons
la parole Ă notre chĂšre Fabienne afin quâelle puisse exprimer ses inquiĂ©tudes concernant le systĂšme dâaccĂšs au cannabis mĂ©dical qui est en train dâĂȘtre mis en place.
Avez-vous une idĂ©e du modĂšle dâaccĂšs qui se met en place en France ?
Les malades pourront avoir accĂšs Ă ces traitements sur prescription du mĂ©decin traitant, qui devra Ă©tablir une ATU (Autorisation Temporaire dâUtilisation) tous les 28 jours, le cannabis Ă©tant classĂ© comme stupĂ©fiant... Le mĂ©decin devra suivre une E-formation, rapide, pour pouvoir prescrire. Normalement les producteurs(trices) devraient pouvoir accĂ©der Ă ce marchĂ©, qui est ouvert Ă tous, mais ils ont eu aussi des problĂšmes dus au retard entre autres de la validation de ces dĂ©crets. Le souci, plus le temps passe, est quâils devront faire face Ă la concurrence Ă©trangĂšre, qui, elle, est dĂ©jĂ en place.
Savez-vous actuellement si les inflorescences de cannabis feront partie de lâoffre mĂ©dicale ?
Non, les fleurs ont Ă©tĂ© retirĂ©es Ă la demande du ministre de lâIntĂ©rieur en 2023 par manque de sĂ©curitĂ©. Nous avons envoyĂ© Ă la Haute AutoritĂ© de SantĂ© et Ă lâANSM des modĂšles dâappareils qui permettent de sĂ©curiser les traitements, sous forme de petites dosettes scellĂ©es. Nous lâavons aussi rappelĂ© au Conseil dâĂtat.

BEAUCOUP DE PATIENT(E)S
ONT FINI PAR CULTIVER LEUR TRAITEMENT
Pourquoi serait-ce une farce si les fleurs nâĂ©taient pas autorisĂ©es ?
Une trĂšs mauvaise farce. Ce traitement, le plus rapide dans son utilisation par vaporisation, est le plus efficace pour les malades qui souffrent de douleurs chroniques, par exemple. Lâingestion demande beaucoup plus de temps pour en ressentir les effets.
Et puis il y a un fait qui nous choque, câest un ministre de lâIntĂ©rieur qui se mĂȘle de santĂ© ! Câest tout de mĂȘme assez extraordinaire quâun(e) ministre de la SantĂ© ne puisse pas prendre cette dĂ©cision, cette question ne devrait concerner que le ministĂšre de la SantĂ©.
Mais les politiques qui sont contre la légalisation du cannabis ne souhaitent pas que le cannabis
thĂ©rapeutique le soit, car pour eux ce serait un risque, celui de « banaliser » et donc dâaller vers une lĂ©galisation. On peut prendre pour exemple la politique hyper rĂ©pressive menĂ©e par la France et accusant les usagers dâĂȘtre responsables du trafic.
Outre lâabsence des fleurs dans lâoffre mĂ©dicale, quels autres points importants pensez-vous quâil soit prĂ©fĂ©rable de commencer Ă mettre en avant ?
La liste restrictive basée sur 5 critÚres [Ndr. Douleurs neuropathiques réfractaires, spasticité de la sclérose en plaques, épilepsies pharmaco-résistantes, effets secondaires liés au cancer ou aux traitements anticancéreux et situations palliatives] et la prescription en derniÚre intention
sont des problĂšmes. EnormĂ©ment de pathologies ne rentrent pas dans les prescriptions et le fait de devoir tester tous les traitements affĂ©rents Ă nos pathologies veut dire quâil va falloir convaincre son mĂ©decin, et sâil est prohibitionniste ça va ĂȘtre compliquĂ© pour les patient(e)s. Il nous a Ă©tĂ© dit, au moment de lâexpĂ©rimentation, que cette liste sera Ă©largie mais difficile de le croire, Ă©tant donnĂ© les difficultĂ©s rencontrĂ©es pour les 5 critĂšres.
Et puis de nombreux patient(e)s nâont pu ĂȘtre inclus parce-que leur mĂ©decin refusait sous prĂ©texte que le cannabis est une drogue...
Dans quelle mesure une législation conçue sans consultation concrÚte des associations de patients pourrait-elle se retourner contre elles ?
LâexpĂ©rimentation a fait connaĂźtre le cannabis mĂ©dical, et beaucoup de patient(e)s qui nâont pu entrer dans lâexpĂ©rimentation ont fini par « cultiver » leur traitement, ce qui est plus sĂ©curisant que dâaller sur le marchĂ© clandestin, il y a aussi les mĂ©decins qui ne veulent pas prescrire.
Plus les traitements seront difficiles dâaccĂšs, plus les malades se tourneront vers lâautoproduction, sachant que ce nâest pas une mauvaise chose tant au niveau qualitatif que sanitaire. Le seul problĂšme Ă©tant la rĂ©pression, lâoption de lâautoproduction est plus sĂ©cure.
Depuis prĂšs de 30 ans jâai rencontrĂ© des malades qui cultivaient leur cannabis, et ils nâont pas lâintention dâarrĂȘter. Ils savent quelles variĂ©tĂ©s consommer, et contrairement Ă ce qui est dit : la qualitĂ© est la mĂȘme, sinon meilleure, que celles cultivĂ©es par les trusts...
Quelles seraient vos prioritĂ©s si vous deviez contribuer Ă lâĂ©laboration dâun cadre rĂ©glementaire sĂ©curisĂ©, cohĂ©rent et respectueux du droit Ă la continuitĂ© des soins ?
Tout reste encore Ă faire. Dâabord, il faudrait communiquer vers le corps mĂ©dical car il y a encore trop de professionnels de santĂ© qui ne sont pas du tout informĂ©s et ne savent pas comment ils peuvent prescrire.
En tant que patient(e)s ce qui nous conviendrait serait une liste des pathologies moins restrictives, ne pas lâavoir en derniĂšre intention : ce qui reviendrait Ă simplifier les prescriptions, le retour des fleurs serait aussi nĂ©cessaire.

Par Olivier F
Les Scythes Ă©taient un peuple nomade dâorigine iranienne orientale. Les Scythes ont parcouru les steppes dâEurasie entre le IXe et le IIIe siĂšcle avant J. -C. Originaires dâAsie centrale, ils se sont dĂ©placĂ©s vers lâouest entre les VIIIe et VIIe siĂšcles avant notre Ăšre. AprĂšs avoir repoussĂ© des groupes comme les CimmĂ©riens, ils sâimposent comme les maĂźtres de la steppe pontique-caspienne, une vaste rĂ©gion herbeuse qui couvrait une partie de lâUkraine actuelle, du sud de la Russie et du Kazakhstan. Les Scythes excellaient dans le tir Ă lâarc Ă cheval, ce qui leur permettait de contrĂŽler de vastes territoires sâĂ©tendant de la mer Noire jusquâaux confins de la Chine. Ils Ă©taient Ă©galement des consommateurs de cannabis.
Leur mode de vie Ă©tait axĂ© sur la mobilitĂ©. Les familles voyageaient dans des chariots, vivaient dans des tentes en feutre et subsistaient grĂące Ă lâĂ©levage de bĂ©tail et de chevaux et, occasionnellement, Ă des raids ou au commerce avec des voisins sĂ©dentaires comme les Grecs et les Perses.
La sociĂ©tĂ© Ă©tait trĂšs hiĂ©rarchisĂ©e .Elle Ă©tait dirigĂ©e par les « Scythes royaux » aristocratiques qui gouvernaient les tribus pastorales. Les sĂ©pultures de lâĂ©lite contenaient des ornements en or, des armes, des sacrifices de chevaux et des objets reprĂ©sentant des animaux.
LA CONSOMMATION DE CANNABIS CHEZ LES SCYTHES
Le cannabis occupait une place importante dans les coutumes scythes, en particulier dans les rites de purification post-funĂ©raires. AprĂšs les funĂ©railles, souvent suivies dâun deuil prolongĂ© et de festins, les participants recherchaient la purification par des sĂ©ances intenses dâinhalation de vapeur plutĂŽt que par des bains dâeau. Ils dressaient des petites tentes en assemblant des poteaux et en les recouvrant dâĂ©pais feutres de laine pour crĂ©er des espaces clos.
Ă lâintĂ©rieur, ils creusaient une fosse peu profonde, chauffaient des pierres jusquâĂ ce quâelles rougissent, et y dispersaient des matiĂšres vĂ©gĂ©tales issues du cannabis, probablement des graines et des sommitĂ©s fleuries. La fumĂ©e dense et parfumĂ©e qui en rĂ©sultait emplissait la tente, produisant une vapeur puissante qui provoquait lâeuphorie et lâenthousiasme collectif.
Les hommes et les femmes participaient Ă ces rituels, et lâon trouve parfois, dans les tombes, des appareils portables pour brĂ»ler du cannabis. Cette pratique rĂ©pondait Ă des besoins spirituels. Les vapeurs

enivrantes permettaient dâhonorer les morts, favorisaient des Ă©tats de transe et aidaient les devins Ă communiquer avec les esprits. La plante poussait abondamment Ă lâĂ©tat sauvage dans les steppes et Ă©tait aussi cultivĂ© pour ses fibres robustes utilisĂ©es dans la confection de vĂȘtements.
LâHISTORIEN HĂRODOTE
HĂ©rodote Ă©tait un historien et gĂ©ographe nĂ© vers 484 av. J.-C. Ă Halicarnasse, une ville grecque dâAsie Mineure sous domination perse. Il a Ă©tĂ© surnommĂ© le « PĂšre de
lâHistoire » pour son rĂŽle de pionnier dans lâĂ©criture historique systĂ©matique. Issu dâune famille aisĂ©e, il reçut une solide Ă©ducation qui Ă©veilla en lui une grande curiositĂ© pour les contrĂ©es et les peuples lointains.
Les troubles politiques lâobligĂšrent Ă lâexil, ce qui lâamena Ă voyager longuement Ă travers la MĂ©diterranĂ©e, lâĂgypte, la Perse et la rĂ©gion de la mer Noire, oĂč il recueillit des tĂ©moignages, des traditions orales et des observations. Il vĂ©cut ensuite Ă AthĂšnes, frĂ©quentant des intellectuels, avant de rejoindre une colonie Ă Thurii, dans le sud
de lâItalie, vers 443 av. J.-C., oĂč il mourut probablement vers 425 av. J.-C. Son Ćuvre majeure, les Histoires, relate les guerres mĂ©diques entre les Grecs et les Perses tout en y intĂ©grant des dĂ©tails ethnographiques sur des cultures comme celle des Scythes. RĂ©digĂ© dans une prose grecque ionienne, lâouvrage mĂ©lange rĂ©cit et analyse.
Son engagement envers la recherche, la vĂ©rification croisĂ©e des sources et la description objective des coutumes a jetĂ© les bases de lâhistoriographie.
LE TEXTE DâHĂRODOTE SUR LE CANNABIS CHEZ LES SCYTHES
Dans le livre IV des Histoires, HĂ©rodote dĂ©crit les coutumes scythes, notamment leur usage particulier du cannabis pour la purification aprĂšs les funĂ©railles (chapitres 73 Ă 75). Sâappuyant sur des observations rĂ©alisĂ©es prĂšs des Ă©tablissements grecs de la mer Noire, il explique le contexte et le dĂ©roulement du rituel.
« Tel est donc le mode de sĂ©pulture des rois : quant au peuple, lorsquâun homme meurt, ses plus proches parents le placent sur un chariot et le font voyager jusquâĂ tous ses amis. » nous explique HĂ©rodote. Chacun reçoit les dĂ©funts Ă tour de rĂŽle et leur offre un banquet, au cours duquel le dĂ©funt reçoit une portion de tout ce qui est disposĂ© devant les autres ; cela se poursuit pendant quarante jours, au terme desquels a lieu lâenterrement.
« Le chanvre pousse en Scythie : il ressemble beaucoup au lin ; seulement, câest une plante beaucoup plus grossiĂšre et plus haute : il pousse Ă lâĂ©tat sauvage dans la campagne, il est cultivĂ© : les Thraces en font des vĂȘtements qui ressemblent beaucoup au lin⊠», poursuit lâhistorien.
En parlant de graines de chanvre, Herodote dĂ©signait peut-ĂȘtre les graines entourĂ©es des fleurs : « Les Scythes, comme je lâai dit, prennent des graines de chanvre et, se glissant sous les couvertures de feutre, les jettent sur des pierres rougies au feu ; aussitĂŽt, elles fument et dĂ©gagent une vapeur si puissante quâaucun bain de vapeur grec ne saurait Ă©galer ; ravis, les Scythes poussent des cris de joie, et cette vapeur leur sert de bain, car ils ne se lavent jamais Ă lâeau. Leurs femmes prĂ©parent un mĂ©lange de bois de cyprĂšs, de cĂšdre et dâencens, quâelles pilent en pĂąte sur une pierre brute, en y ajoutant un peu dâeau. Avec cette substance Ă©paisse, elles sâenduisent le visage et mĂȘme tout le corps.
Par Bosterix
Pour la plupart des cultivateurs de cannabis amateurs, la culture commence par le choix des graines. Ce choix est crucial car, quand tout se passe bien, vous profitez de la rĂ©colte quelques mois plus tard. Cet article vous prĂ©sente lâĂ©tat actuel du marchĂ© des semences de cannabis psychoactives et mĂ©dicinales.
La graine est considĂ©rĂ©e par les biologistes comme lâadaptation ultime du rĂšgne vĂ©gĂ©tal au milieu terrestre. Elle contient lâembryon dâune plantule, ainsi que ses nutriments et une enveloppe protectrice, lui permettant de se dĂ©velopper dans des conditions optimales.
La production de graines est un processus agricole fondamental qui a permis la domestication des plantes, les adaptant aux conditions environnementales et aux besoins des cultivateurs.
La vente légale de graines de cannabis, qui a débuté dans les années 1980 aux Pays-Bas, connaßt actuellement son apogée. Outre la disponibilité de graines de haute qualité, de nouvelles variétés et de nouvelles banques de semences apparaissent chaque jour.
LES BANQUES DE SEMENCES, CâEST QUOI?
Avant lâapparition des banques de semences, les cultivateurs ne pouvaient se procurer des graines quâen se rendant dans les pays producteurs de variĂ©tĂ©s traditionnelles, par lâintermĂ©diaire dâune personne ayant voyagĂ© sur place, ou, plus frĂ©quemment, en rĂ©cupĂ©rant des graines trouvĂ©es dans du cannabis commercial.
Aujourdâhui, les producteurs de semences de cannabis destinĂ©es Ă la vente sont appelĂ©s banques de semences. Au sein de ces banques, des breeders sont chargĂ©s de sĂ©lectionner les meilleures variĂ©tĂ©s â celles qui produisent un cannabis de la plus haute qualitĂ© â et de les croiser afin dâobtenir des variĂ©tĂ©s rĂ©pondant aux besoins des cultivateurs.
Bien entendu, les goĂ»ts et les besoins des cultivateurs varient, quâil sâagisse des prĂ©fĂ©rences concernant les effets, les saveurs, les arĂŽmes et lâapparence, ou encore de plantes qui doivent ĂȘtre adaptĂ©es Ă la culture indoor ou en outdoor, de pĂ©riodes de floraison courtes, etc. Cette diversitĂ© a conduit au dĂ©veloppement dâun grand nombre de variĂ©tĂ©s.
OĂ ACHETER DES GRAINES?
Les graines peuvent ĂȘtre achetĂ©es directement auprĂšs dâune banque de semences ou dans un growshop. En matiĂšre de qualitĂ©,

jours.
ces 20 derniĂšres annĂ©es, les growshops ont rĂ©alisĂ© des progrĂšs considĂ©rables dans la conservation des semences. Il nây a plus de diffĂ©rence entre acheter des graines au growshop ou directement auprĂšs dâune banque de semences.
En ce qui concerne le prix, les banques de semences, qui vendent Ă©galement leurs semences aux distributeurs et aux magasins, ont une marge de manĆuvre plus limitĂ©e pour proposer des remises. En revanche, les producteurs qui vendent directement au consommateur final peuvent baisser leurs prix et proposer des rĂ©ductions comme stratĂ©gie marketing. Ils proposent donc gĂ©nĂ©ralement des prix plus avantageux.
COMMENT SONT PRODUITES LES GRAINES DE CANNABIS COMMERCIALES?
Les banques de semences produisent leurs graines indoor dans un local spĂ©cifique afin dâĂ©viter la pollinisation croisĂ©e qui peut survenir en plein air. Il existe diffĂ©rentes mĂ©thodes pour crĂ©er une variĂ©tĂ© de cannabis commer-
ciale. La mĂ©thode classique consiste Ă utiliser un plant mĂąle et un plant femelle stables, câest-Ă -dire possĂ©dant des caractĂ©ristiques qui se maintiennent de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration. Une fois les plants mĂąles et femelles de la plus haute qualitĂ© sĂ©lectionnĂ©s, ils sont croisĂ©s, sĂ©lectionnĂ©s et stabilisĂ©s sur plusieurs gĂ©nĂ©rations en culture indoor. Quand plants sont homogĂšnes, ils sont prĂȘts Ă ĂȘtre commercialisĂ©s. Ce processus est long; il faut savoir que chaque gĂ©nĂ©ration nĂ©cessite plusieurs mois de dĂ©veloppement, sans compter le temps consacrĂ© aux tests et Ă la sĂ©lection.
Cependant, les progrÚs qui ont permis le développement des graines féminisées, comme nous le verrons plus loin, ont également modifié les méthodes de production.
TYPES DE GRAINES DE CANNABIS
Lâessor de la culture Ă domicile au cours des trente derniĂšres annĂ©es a fortement stimulĂ© la crĂ©ation de variĂ©tĂ©s de cannabis de haute qualitĂ© destinĂ©es Ă la commercialisation. On trouve aujourdâhui des variĂ©tĂ©s fĂ©minisĂ©es,
autofleurissantes et riches en cannabinoĂŻdes autres que le THC. Ces diffĂ©rentes caractĂ©ristiques se combinent de telle sorte quâil est possible, par exemple, de trouver des graines fĂ©minisĂ©es autofleurissantes riches en CBD.
GRAINES FĂMINISĂES
Les graines féminisées ne produisent que des plantes femelles, qui sont les spécimens psychoactifs et thérapeutiques. Leurs avantages sont évidents: gain de place, essentiel en culture urbaine ou indoor, économies sur le terreau et les engrais auparavant utilisés pour la culture de plantes mùles qui sont ensuite jetées, et surtout, sécurité accrue, les interventions sur les cultures étant généralement basées sur le nombre de plantes cultivées.
Il existe deux mĂ©thodes pour obtenir des graines fĂ©minisĂ©es: la rodĂ©lisation et lâinversion sexuelle de la plante par des inducteurs chimiques.
La rodélisation consiste à laisser la plante femelle se développer quelques semaines de plus aprÚs sa maturation. Ce stress la pousse

afin dâĂ©viter un stress hydrique qui pourrait freiner le dĂ©veloppement et entraĂźner une croissance trop faible. La meilleure pĂ©riode pour cultiver ces variĂ©tĂ©s sâĂ©tend de mai Ă aoĂ»t.
RICHES EN CBD ET NOUVEAUX CANNABINOĂDES
LâĂ©mergence des banques de semences a permis le dĂ©veloppement de variĂ©tĂ©s de cannabis commerciales. Au dĂ©but, lâaccent Ă©tait mis sur la crĂ©ation de variĂ©tĂ©s toujours plus savoureuses et puissantes, adaptĂ©es Ă la culture indoor comme en outdoor. La dĂ©couverte des effets thĂ©rapeutiques du CBD a donnĂ© un nouvel Ă©lan Ă cette recherche, menant au dĂ©veloppement de variĂ©tĂ©s Ă faible ratio CBD/
THC, Ă teneur Ă©quilibrĂ©e en CBD et Ă teneur plus Ă©levĂ©e en CBD pour rĂ©pondre aux besoins des utilisateurs de cannabis mĂ©dicinal. Ces derniĂšres annĂ©es, lâidentification dâautres cannabinoĂŻdes naturels et de leurs propriĂ©tĂ©s bĂ©nĂ©fiques a stimulĂ© le dĂ©veloppement de nouvelles variĂ©tĂ©s commerciales.
GRAINES POUR LA CULTURE INDOOR ET OUTDOOR
Trois facteurs déterminent si une graine est plus adaptée à la culture indoor ou outdoor:
La taille de la plante.
La forme des tĂȘtes.
La durée de floraison (en semaines), en fonction du climat de la région.
UNE SATIVA PURE, AVEC UN LONG ESPACEMENT INTERNODAL, PEUT ĂTRE DIFFICILE Ă GĂRER INDOOR OU DONNER UNE FAIBLE RĂCOLTE
Les variĂ©tĂ©s autofleurissantes ont la particularitĂ© de fleurir Ă maturitĂ©, indĂ©pendamment de la durĂ©e dâensoleillement (photopĂ©riode). Ceci est dĂ» Ă leur patrimoine gĂ©nĂ©tique Ruderalis. Les souches Ruderalis ont Ă©tĂ© dĂ©couvertes par les botanistes russes Dimitri

Ă produire des fleurs mĂąles pour se reproduire. Câest une mĂ©thode naturelle et accessible Ă tous pour obtenir des graines fĂ©minisĂ©es. Certains cultivateurs rĂ©coltent uniquement les tĂȘtes supĂ©rieures les plus grosses, laissant les tĂȘtes infĂ©rieures quelques semaines de plus pour obtenir des graines fĂ©minisĂ©es. Cependant, cette mĂ©thode peut parfois produire des plantes hermaphrodites. Lâinversion sexuelle est obtenue par lâapplication de produits chimiques tels que lâacide gibbĂ©rellique, le nitrate dâargent et le thiosulfate dâargent. Ce dernier, le plus efficace, est obtenu en combinant du nitrate dâargent et du thiosulfate de sodium.
La plante est pulvérisée avec cette solution puis, la photopériode est modifiée pour induire la floraison. En quelques semaines, des fleurs mùles apparaissent. Ces fleurs mùles possÚdent des gÚnes femelles.
Ainsi, quand elles sont croisĂ©es avec une plante femelle, elles ne produisent que des descendants femelles. Lâinversion sexuelle est aujourdâhui la mĂ©thode la plus efficace et la plus rĂ©pandue pour obtenir des semences.
E.rastovich Yanishevski et Nikolai Vavilov lors de recherches sur la biodiversitĂ© en URSS. Dans les annĂ©es 1970, elles sont arrivĂ©es aux Ătats-Unis et au Canada, puis aux Pays-Bas.
Du fait de leur faible concentration en cannabinoĂŻdes et de leur faible rendement, les breeders ont croisĂ© les Ruderalis avec des variĂ©tĂ©s commerciales puissantes afin dâobtenir des plantes prĂȘtes Ă ĂȘtre rĂ©coltĂ©es entre 60 et 90 jours aprĂšs la germination.
Leur courte pĂ©riode vĂ©gĂ©tative explique leur petite taille, un avantage quâil est possible de compenser en cultivant plusieurs plantes.
Il est important de veiller à ce que les températures ne descendent pas en dessous de 10 degrés pendant la période de croissance


Une sativa pure, avec de longs entre-nĆuds, peut ĂȘtre difficile Ă gĂ©rer en intĂ©rieur ou donner une faible rĂ©colte. Une plante aux tĂȘtes trĂšs denses est particuliĂšrement vulnĂ©rable aux attaques fongiques Ă lâextĂ©rieur, oĂč il est impossible de contrĂŽler lâhumiditĂ©, la pluie, la rosĂ©e, etc.
Il est important de noter quâune variĂ©tĂ© prĂȘte Ă ĂȘtre rĂ©coltĂ©e mi-octobre peut ĂȘtre prĂ©sentĂ©e comme une variĂ©tĂ© indoor dans un catalogue de banque de semences nĂ©erlandaise, alors quâelle convient parfaitement Ă la culture indoor comme outdoor dans le sud de lâEspagne.
DIFFĂRENTS TYPES DE BANQUES DE SEMENCES
On peut identifier au moins trois stratégies distinctes parmi les banques de semences:
Créer des variétés originales. Commercialiser des variétés reconnues à des prix compétitifs. Reproduire les meilleurs clones par inversion sexuelle.
Chaque banque de semences sâadapte aux diffĂ©rents besoins des cultivateurs. Quâil sâagisse de cultivateurs indoors sĂ©lectionnant une plante mĂšre parmi plusieurs graines dâune mĂȘme variĂ©tĂ© ou de cultivateurs ne possĂ©dant que quelques plantes outdoor, en tenant compte de budgets et de compĂ©tences variĂ©s. Il est impossible, Ă ce niveau, dâaffirmer quâune banque de semences est meilleure quâune autre, car leurs stratĂ©gies diffĂ©rentes ne conviennent pas Ă tous les cultivateurs.
VARIĂTĂS LOCALES: UN ENJEU NON RĂSOLU
Les variĂ©tĂ©s locales traditionnelles, Ă©galement appelĂ©es variĂ©tĂ©s natives, constituent un patrimoine gĂ©nĂ©tique dâune valeur inestimable pour les breeders.
Certaines de ces variĂ©tĂ©s, accessibles aux cultivateurs prĂȘts Ă voyager il y a encore quelques dĂ©cennies, sont aujourdâhui menacĂ©es. La concurrence de variĂ©tĂ©s plus rapides, plus productives et plus puissantes, conjuguĂ©e aux
conflits politiques et militaires, Ă la prohibition et Ă dâautres facteurs, sont les principaux problĂšmes auxquels elles sont confrontĂ©es. Le cultivateur amateur moyen ne peut pas faire grand-chose, car ces variĂ©tĂ©s, de par leurs caractĂ©ristiques, ne lui sont gĂ©nĂ©ralement pas
attrayantes. On ne peut pas non plus exiger des cultivateurs locaux des pays possĂ©dant des variĂ©tĂ©s natives quâils ne cultivent que leurs variĂ©tĂ©s ancestrales. Il incombe aux Ătats eux-mĂȘmes de prĂ©server ces variĂ©tĂ©s comme un patrimoine culturel liĂ© Ă leurs traditions.
UNE BANQUE DE SEMENCES EST-ELLE UNE RĂSERVE GĂNĂTIQUE?
Bien quâen pratique, les banques de semences fonctionnent comme une rĂ©serve gĂ©nĂ©tique, du moins tant quâelles conservent votre variĂ©tĂ© prĂ©fĂ©rĂ©e dans leur catalogue, ce nâest pas nĂ©cessairement leur fonction premiĂšre. Une banque de semences est une entreprise et, Ă ce titre, elle peut choisir de prĂ©server son patrimoine gĂ©nĂ©tique, de modifier ses cata-
logues en fonction des ventes, de commercialiser des variĂ©tĂ©s en Ă©dition limitĂ©e, voire de se spĂ©cialiser exclusivement dans les Ă©ditions limitĂ©es. Cela peut sâavĂ©rer contraignant pour certains cultivateurs outdoor qui prĂ©fĂ©reraient que les banques de semences constituent une rĂ©serve gĂ©nĂ©tique permanente Ă laquelle se rĂ©fĂ©rer Ă chaque saison.
Cependant, câest la rĂ©alitĂ©, car le marchĂ© est dictĂ© par la majoritĂ© des clients: les cultivateurs indoors qui sĂ©lectionnent une plante mĂšre et la conservent. Une option pour ces cultivateurs serait de se lancer et de conserver des plantes mĂšres pour la culture outdoor.
Une petite tente de culture Ă©quipĂ©e de lampes basse consommation pourrait ĂȘtre la solution.

QUELLE EST LâĂVOLUTION DU MARCHĂ?
Nous parlons du marchĂ©, et non de lâĂ©volution des banques de semences, car nous savons que ces derniĂšres ne sont pas libres de produire toutes les variĂ©tĂ©s de semences quâelles souhaitent, mais seulement celles quâelles peuvent vendre. La raison dâĂȘtre des banques de semences, et ce qui les fait vivre, câest le commerce.
Une banque de semences spĂ©cialisĂ©e dans les variĂ©tĂ©s Ă floraison trĂšs longue ou Ă faible concentration en cannabinoĂŻdes a moins de chances de survie quâune banque proposant des variĂ©tĂ©s fĂ©minisĂ©es puissantes et disponibles dans le commerce. Les banques de semences sâadaptent aux besoins des cultivateurs ou en crĂ©ent de nouveaux. Par exemple, lâapparition des semences fĂ©minisĂ©es a fait disparaĂźtre les versions non fĂ©minisĂ©es de nombreuses variĂ©tĂ©s.
Lâessor de la culture commerciale indoor pour approvisionner les clubs, les dispensaires et les coffee shops, conjuguĂ© Ă lâempressement des cultivateurs amateurs Ă planter les variĂ©tĂ©s quâils testent dans ces Ă©tablissements, accĂ©lĂšre la production de semences Ă partir de clones sĂ©lectionnĂ©s, rĂ©duisant ainsi le dĂ©lai dâobtention dâune variĂ©tĂ© commercialisable.
Dâun point de vue strictement Ă©conomique, les banques de semences ont un avenir prometteur. Les cabinets dâĂ©tudes de marchĂ© et de conseil comme Allied Market Research prĂ©voient un taux de croissance annuel (TCAC) de 18,4 % pour le secteur, ce qui signifie que le marchĂ©, actuellement Ă©valuĂ© Ă 1,3 milliard de dollars atteindrait 6,5 milliards de dollars dâici 2031. Le marchĂ© mondial des semences de cannabis devrait quant Ă lui atteindre 1,21213 milliard de dollars sur la mĂȘme pĂ©riode, avec un TCA de 14,7 %. Les perspectives sont donc prometteuses pour les producteurs de semences.

Faire germer des graines de cannabis est un processus qui paraĂźt simple, mais qui ne lâest pas toujours, surtout lorsquâil sâagit de la rĂ©ussite dâune culture ou du dĂ©veloppement et de la prĂ©servation de variĂ©tĂ©s de marijuana de plus en plus coĂ»teuses. Cet article prĂ©sente lâune des mĂ©thodes les plus efficaces, ainsi quâune analyse des facteurs les plus importants et des conseils pour obtenir un taux de germination de 100 %.
COMMENT PROCĂDER
La premiĂšre Ă©tape avant de planter des graines de cannabis est la scarification. Ce procĂ©dĂ© permet de ramollir lâenveloppe de la graine et de faciliter la pĂ©nĂ©tration de lâeau, stimulant ainsi son ouverture. Pour scarifier la graine, vous aurez besoin dâune petite boĂźte, comme une boĂźte dâallumettes, et dâune feuille de papier de verre Ă grain fin.
Voici comment procéder:
1. Videz la boĂźte dâallumettes.
2. DĂ©coupez un morceau de papier de verre de la mĂȘme taille que la boĂźte dâallumettes.
3. Placez le papier de verre au fond de la boĂźte dâallumettes.
4. Placez les graines Ă lâintĂ©rieur de la boĂźte dâallumettes et secouez-la pendant environ 10 secondes.
Le mouvement des graines Ă lâintĂ©rieur de la boĂźte permet au papier de verre de frotter leur surface, crĂ©ant ainsi des microfissures.
LâĂ©tape suivante consiste Ă lever la dormance des graines:
1. Remplissez un verre dâeau osmosĂ©e ou distillĂ©e.
2. Retirez les graines de la boĂźte et immergez-les dans lâeau.
3. Laissez tremper les graines pendant environ 12 heures.
4. Ăgouttez lâeau du verre Ă lâaide dâun chinois.
5. Récupérez les graines au fond du chinois.
La qualitĂ© de lâeau utilisĂ©e lors de cette Ă©tape est importante afin dâĂ©viter toute contamination.
Ă ce stade, les graines sont prĂȘtes Ă germer. Pour favoriser la levĂ©e des plantules, un environnement chaud et humide est nĂ©cessaire.
Procédez comme suit:
1. Placez une feuille dâessuie-tout sur une assiette.
2. Humidifiez lâessuie-tout avec de lâeau osmosĂ©e ou distillĂ©e.
3. Ăgouttez lâexcĂ©dent dâeau sur lâassiette.
4. Disposez les graines sur lâessuie-tout en les espaçant lĂ©gĂšrement.
5. Repliez le papier de façon à recouvrir


complĂštement les graines.
6. Placez lâassiette dans un endroit sombre Ă une tempĂ©rature dâenviron 21 °C.
AprĂšs 24 heures, les graines commenceront Ă germer. Lorsque la radicule blanche qui sort de la coque mesure au moins 2 millimĂštres, il est temps de les planter dans du terreau.
Manipulez les graines nouvellement germĂ©es avec prĂ©caution Ă lâaide dâune pince Ă Ă©piler. Vous pouvez les planter directement dans des pots remplis de terreau ou dans des mini-serres. Le pot est prĂ©fĂ©rable car les plantes y auront plus dâespace pour se dĂ©velopper correctement et pousser vigoureusement. Les mini-serres sont idĂ©ales pour les espaces rĂ©duits, mais les jeunes plantes risquent de sâĂ©tioler et de sâaffaisser sous leur propre poids. Plantez les graines Ă 1 cm de profondeur maximum, la pointe de la radicule vers le bas. Ainsi, les pousses Ă©mergeront plus facilement du substrat. Il est important dâarroser le terreau avant de planter les graines; lâeau pourrait les dĂ©loger et, dans le pire des cas, les faire tomber.
Tout dâabord, arrosez le terreau avec la solution nutritive. Une fois lâeau infiltrĂ©e, faites un petit trou en surface et dĂ©posez-y les graines. Enfin, recouvrez le trou dâune petite poignĂ©e de terre.
En dĂ©but de germination, les graines disposent de tous les nutriments nĂ©cessaires Ă leur dĂ©veloppement et nĂ©cessitent peu dâengrais; une solution Ă base de stimulateurs racinaires et dâun complexe de vitamines B est idĂ©ale.
Pour les variĂ©tĂ©s de cannabis autofleurissante, il est recommandĂ© de planter les graines germĂ©es directement dans le contenant quâelles utiliseront tout au long de leur cycle de vie.
TEMPĂRATURE ET HUMIDITĂ
Pour une germination rĂ©ussie, la tempĂ©rature idĂ©ale se situe autour de 21 °C et lâhumiditĂ© relative de 80 %. Certains cultivateurs utilisent des tapis chauffants pour atteindre la tempĂ©rature optimale, mais ces derniers ont lâinconvĂ©nient dâassĂ©cher lâenvironnement. Pour obtenir le taux dâhumiditĂ© adĂ©quat, vous pouvez utiliser des mini-serres Ă dĂŽme ou un humidificateur Ă©quipĂ© dâun hygrostat. Un thermo-hygromĂštre numĂ©rique avec sonde est idĂ©al pour surveiller les conditions climatiques.
LâĂ©clairage est un paramĂštre crucial pour le bon dĂ©veloppement des graines; une source lumineuse de qualitĂ© est essentielle Ă leur croissance.
En cas dâĂ©clairage insuffisant, les jeunes plantules auront tendance Ă filer pour capter la lumiĂšre. La meilleure solution consiste Ă utiliser des rampes LED. Pendant la germination, environ 200 watts sont nĂ©cessaires pour Ă©clairer correctement un mĂštre carrĂ©.
Pour amĂ©liorer la germination et le taux de survie des graines, faites-les tremper 24 heures dans une solution dâeau distillĂ©e contenant 1 % de peroxyde dâhydrogĂšne (30 volumes).

Par Jorge Cervantes en collaboration avec Innexo BV jorge@marijuanagrowing.com
Jâai passĂ© prĂšs de cinquante ans Ă arpenter les jardins de cannabis, des cultures clandestines du Triangle dâĂmeraude aux installations indoors de pointe des Pays-Bas. Durant tout ce temps, une rĂšgle dâor a Ă©tĂ© scrupuleusement respectĂ©e par tous les cultivateurs que jâai rencontrĂ©s: lâindispensable phase vĂ©gĂ©tative. On nous a tous appris que cette phase est la base du rendement.
On prend ses semis ou ses clones, on les expose Ă 18 ou 24 heures de lumiĂšre, et on passe des semaines Ă laisser se dĂ©velopper leurs racines, leurs tiges Ă©paisses et leur canopĂ©e luxuriante. On les taille, on les palisse, on les fait passer dans des filets SCROG⊠et on attend. Deux semaines, quatre semaines, parfois six, Ă payer lâĂ©lectricitĂ©, les nutriments et la main-dâĆuvre, sans que la plante ne produise un seul gramme de fleur.
Et si tout ce que nous pensions savoir sur la phase végétative était faux?
Quâest-ce que la culture âNo-Vegâ?
Jâai rĂ©cemment analysĂ© des donnĂ©es rĂ©volutionnaires provenant des Pays-Bas, berceau de lâhorticulture indoor. Un consortium regroupant Innexo, Fluence et Grodan mĂšne des essais contrĂŽlĂ©s qui remettent en question les fondements mĂȘmes de nos mĂ©thodes de culture. Ils appellent cela la technique âNo-Vegâ.
LâidĂ©e est radicale dans sa simplicitĂ©: prendre un clone enracinĂ© ou une graine germĂ©e et la placer immĂ©diatement â dĂšs le premier jour â sous un cycle lumineux de floraison de 12 heures de lumiĂšre et 12 heures dâobscuritĂ©. Pas un seul jour de 18 heures de lumiĂšre et 6 heures dâobscuritĂ©.
Aucune transition vĂ©gĂ©tative. Le cycle de floraison lui-mĂȘme assure la structure de la plante: racines, tiges et canopĂ©e se dĂ©veloppent sous un cycle 12h/12h. La croissance est pilotĂ©e par lâirrigation, la fertilisation et le climat, sans passer par la phase vĂ©gĂ©tative.
Les chiffres qui mâont fait changer dâavis
Sur le papier, la croissance vĂ©gĂ©tative classique semble toujours prometteuse: les essais ont montrĂ© quâune culture avec deux semaines en veg produisait environ 712 g/mÂČ par rĂ©colte, contre environ 622 g/mÂČ pour la mĂ©thode sans veg, soit environ 13 % de moins par cycle. Nombre de cultivateurs sâarrĂȘtent lĂ . Mais si lâon prend en compte une annĂ©e complĂšte, les chiffres sâinversent. Un programme de culture avec veg classique permet environ quatre rĂ©coltes. La mĂ©thode sans veg en permet six, plus courtes, sur la mĂȘme surface. Le rendement annuel passe dâenviron 4 111 g/mÂČ/an Ă environ 4 621 g/mÂČ/an, soit environ 12 % de fleurs en plus par mĂštre carrĂ© et par an. La consommation dâĂ©nergie lumineuse diminue dâenviron 30 % et la main-dâĆuvre dâenviron 37 %. On rĂ©colte ainsi plus de fleurs commercialisables

avec moins dâĂ©lectricitĂ© et moins dâheures de travail. Comme me lâa expliquĂ© Dominique van Gruisen, PDG dâInnexo: «âMaintenir les plantes en phase vĂ©gĂ©tative pour produire du feuillage destinĂ© ensuite Ă ĂȘtre jetĂ© est contre-productif. La phase vĂ©gĂ©tative consomme environ 50 %
dâheures de lumiĂšre en plus que la floraison, ce qui reprĂ©sente un coĂ»t Ă©nergĂ©tique important pour le cultivateur.â
Renverser la pyramide de qualité
Les grandes plantes à longue phase végétative

Ă mi-chemin de lâexpĂ©rimentation de la technique No-Veg au centre de recherche dâInnexo.
dĂ©veloppent une pyramide de qualitĂ©: une fine couche supĂ©rieure de fleurs de qualitĂ© A, une couche intermĂ©diaire de qualitĂ© B et une large base de feuillage lĂ©ger et aĂ©rĂ© que personne ne souhaite tailler. Le feuillage dense se fait de lâombre Ă lui-mĂȘme ; seule la strate supĂ©rieure bĂ©nĂ©ficie dâune lumiĂšre optimale.
La No-Veg inverse la pyramide traditionnelle. Au lieu de buissons tentaculaires, on obtient des colonnes hautes et Ă©lancĂ©es aux canopĂ©es ouvertes, permettant Ă la lumiĂšre dâatteindre chaque tĂȘte. Lors des essais, le pourcentage de fleurs de qualitĂ© A est passĂ© de 20 % Ă 35 %, tandis que celui des fleurs de qualitĂ© C a chutĂ© de 25 % Ă seulement 5 %. Lâindice de rĂ©colte â le poids des fleurs en pourcentage de la biomasse totale de la plante â se situe entre 60 % et 80 %. On rĂ©duit les dĂ©chets de taille et on obtient davantage de tĂȘtes de premiĂšre qualitĂ©. MaĂźtriser lâĂ©tirement plutĂŽt que le combattre Comment une plante qui saute la phase vĂ©gĂ©tative peut-elle atteindre une taille suffisante pour produire? La rĂ©ponse rĂ©side dans lâĂ©tirement â cette poussĂ©e de croissance verticale explosive que connaĂźt chaque plante de cannabis lors de son passage en floraison. Dans les cultures traditionnelles, on la combat; avec la No-Veg, on lâencourage.
Comme les plantes nâont pas dĂ©veloppĂ© un buisson complexe de branches latĂ©rales, lâĂ©nergie se concentre sur la tige et sur quelques tĂȘtes principales, formant ainsi une colonne haute et nette. DĂšs le premier jour, la lumiĂšre pĂ©nĂštre plus profondĂ©ment et la plante Ă©quilibre naturellement son feuillage et sa floraison, ne nĂ©cessitant quâun minimum dâentretien. La nature se charge de la taille. Ă partir de graines: semez directement dans un grand pot dĂ©finitif â idĂ©alement de 11 Ă 12 litres. La racine pivotante sâenfonce profondĂ©ment, exploite tout cet espace et envoie un signal dâabondance au reste de la plante. MĂȘme si le cycle lumineux de 12 h/12 h annonce lâarrivĂ©e de lâhiver, ce signal racinaire compense le stress et stimule une croissance vigoureuse.
Des racines parfaites ou rien
Sâil y a une leçon Ă tirer des essais, câest celle-ci: vos racines doivent ĂȘtre irrĂ©prochables. Frank Janssen de Grodan lâexprime sans dĂ©tour: âIl nây a aucune marge dâerreur possible durant les deux premiĂšres semaines. Le moindre problĂšme survenant Ă ce stade aura des rĂ©percussions sur le reste du cycleâ Les chercheurs utilisent un systĂšme de notation des racines (0 Ă 5) pour les clones placĂ©s dans des pastilles de laine de roche. LâidĂ©al se situe entre 2 et 3: les racines ont colonisĂ© la pastille, avec 10 Ă 30 pointes blanches et brillantes qui se dĂ©veloppent vers lâextĂ©rieur, sans toutefois sâenrouler ni dĂ©pĂ©rir. Trop peu de racines et la plante ne survivra pas. Trop de racines indiquent un stress racinaire. Conseil de Jorge: Commencez toujours avec

20 Ă 30 % de clones de plus que nĂ©cessaire et Ă©liminez impitoyablement tout ceux qui ne sont pas parfaits. LâuniformitĂ© souterraine garantit lâuniformitĂ© aĂ©rienne.
Votre feuille de route hebdomadaire pour la culture sans phase
une précision chirurgicale. Au début, vous facilitez la croissance des racines (faible concentration de nutriments, humidité abondante). Ensuite, vous augmentez progressivement le stress (engrais plus concentrés, périodes de sécheresse nocturnes) pour stimuler la floraison. Voici comment se déroule un cycle typique:

végétative
La culture sans veg nâest pas une solution de facilitĂ© pour les cultivateurs paresseux; elle exige une gestion prĂ©cise de lâeau, des nutriments et du climat. Dans les substrats inertes comme la laine de roche, ce que vous apportez est ce que les racines reçoivent. Vous contrĂŽlez donc la plante avec
Semaine 1 â Tout ou rien: LumiĂšre modĂ©rĂ©e (cycle 12/12), forte humiditĂ©, tempĂ©rature Ă©levĂ©e (25-26 °C). Ne pas arroser les premiers jours pour laisser les racines chercher lâhumiditĂ©. Si une plante semble faible au 3e jour, arrachez-la. Elle ne sâen remettra pas.
Semaine 2 â DĂ©but de la croissance: Augmenter

lâintensitĂ© lumineuse. Arroser frĂ©quemment et lĂ©gĂšrement. La plante devrait visiblement pousser chaque jour.
Semaine 3 â Croissance maximale: LumiĂšre Ă pleine puissance. Ă la fin de cette semaine, augmenter la concentration dâengrais pour que la plante cesse de sâĂ©tioler et commence Ă se fortifier. Laisser le substrat sĂ©cher davantage pendant la nuit.
Semaine 4 â Floraison finale: Les plantes atteignent leur hauteur finale (70-120 cm) avec la formation de pistils blancs Ă chaque nĆud. Ne pas retirer les feuilles. Ces petites feuilles en Ă©ventail, parfaitement positionnĂ©es, sont les rĂ©serves de sucre qui alimentent les tĂȘtes.
Semaines 5 Ă 7 â Croissance: Arroser plus abondamment mais moins frĂ©quemment. Laisser sĂ©cher le substrat pendant la nuit. Baisser la tempĂ©rature pour prĂ©server les terpĂšnes et rĂ©duire lâhumiditĂ© pour Ă©viter les moisissures.
Semaines 8 Ă 9 â Maturation: Diminuer lâapport en nutriments pour permettre Ă la plante dâuti-
prĂ©fĂ©rable de privilĂ©gier les grandes variĂ©tĂ©s avec une longue phase vĂ©gĂ©tative. Lorsquâelle est adaptĂ©e, ses avantages sont indĂ©niables. Six rĂ©coltes par an garantissent un flux de trĂ©sorerie toutes les huit semaines et une rotation plus rapide des variĂ©tĂ©s. Des plantes plus petites sont plus faciles Ă gĂ©rer, les coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques et de main-dâĆuvre diminuent, et les cycles plus courts laissent moins de temps aux ravageurs et aux maladies pour sâinstaller. Dominique van Gruisen prĂ©voit que cette approche deviendra la norme du secteur dâici cinq ans pour tous les producteurs non limitĂ©s par le nombre de plantes: âEnviron 2 000 professionnels du secteur ont visitĂ© notre centre de dĂ©monstration et tous ceux qui ont vu cette approche en action sont repartis convaincus quâil sâagit de la voie Ă suivre.â
Lâavenir est Ă lâefficacitĂ©
Lâindustrie du cannabis Ă©volue, passant des caves aux salles de rĂ©union, de lâart Ă la science. La technique No-Veg exige dâĂȘtre un meilleur cultivateur: maĂźtriser ses racines, son climat et son irrigation. Ce nâest pas une solution miracle. Mais si vous y parvenez, les avantages sont indĂ©niables: plus de rĂ©coltes, une meilleure qualitĂ©, des coĂ»ts rĂ©duits.

liser ses rĂ©serves. Observer les trichomes: une coloration laiteuse avec une lĂ©gĂšre teinte ambrĂ©e indique quâil est temps de rĂ©colter.
La technique No-Veg est-elle faite pour vous?
Soyons clairs, cette technique ne convient pas Ă tous. Il nây a pas le temps de rĂ©cupĂ©rer des erreurs: une erreur commise dĂšs la premiĂšre semaine se rĂ©percute inĂ©vitablement sur le rendement final. De plus, la technique No-Veg repose sur une densitĂ© de plantation plus Ă©levĂ©e (8 Ă 10 plantes par mĂštre carrĂ©). Si la rĂ©glementation locale limite le nombre de plantes, il est
Lâavenir de la culture est Ă lâefficacitĂ©. La question est: ĂȘtes-vous prĂȘt Ă abandonner la phase vĂ©gĂ©tative?
Cultivez intelligemment. Cultivez efficacement. Et comme toujours, visez haut!
Jorge Cervantes
Source: Innexo, Essais contrÎlés Fluence & Grodan.
Pour plus dâinformation: innexo.nl | jorge-cervantes.com

Par Mr. José info@mrjose.eu
La culture sous Ă©clairage artificiel a connu une transformation radicale au cours de la derniĂšre dĂ©cennie. Câest probablement lâune des raisons pour lesquelles tant de mythes persistent concernant lâĂ©clairage horticole. Lâune des affirmations les plus tenaces est que les plantes nâutilisent pas la lumiĂšre verte pour la photosynthĂšse. Mais est-ce vraiment le cas?
Câest prĂ©cisĂ©ment ce que cet article explore.
LâidĂ©e que les plantes âne voient pasâ la lumiĂšre verte semble logique: nous percevons les plantes comme vertes, ce qui nous amĂšne Ă supposer quâelles rĂ©flĂ©chissent la lumiĂšre verte et ne lâutilisent donc pas pour la photosynthĂšse. Cependant, la physiologie vĂ©gĂ©tale est bien plus complexe. Les recherches modernes montrent clairement que la partie verte du spectre lumineux nâest pas inutile; elle fonctionne diffĂ©remment chez les plantes par rapport Ă la lumiĂšre bleue et rouge.
LUMIĂRE VERTE ET PAR
Les plantes absorbent la lumiĂšre grĂące Ă trois principaux types de pigments. Chaque type est plus sensible Ă certaines longueurs dâonde. Les pigments les plus connus sont les chlorophylles, qui prĂ©sentent des pics dâabsorption dans les rĂ©gions bleue (environ 430-470 nm) et rouge (environ 640-680 nm) du spectre lumineux. Cela signifie que la lumiĂšre Ă ces longueurs dâonde a lâinfluence la plus forte sur la photosynthĂšse.
Cependant, nous savons que dâautres parties du rayonnement photosynthĂ©tiquement actif (RPA), dĂ©fini comme Ă©tant compris entre 400 et 700 nm, contribuent Ă©galement Ă la photosynthĂšse. La rĂ©gion verte du spectre (environ 500-570 nm) prĂ©sente une absorption plus faible que la lumiĂšre bleue et rouge, mais elle constitue nĂ©anmoins une composante Ă part entiĂšre du RPA, comme lâont Ă©tabli les travaux de Keith J. McCree en 1972. MalgrĂ© cela, on a longtemps cru que la lumiĂšre verte nâavait que peu ou pas dâeffet significatif sur la photosynthĂšse du cannabis.
La culture sous Ă©clairage artificiel est Ă©nergivore, ce qui explique pourquoi les fabricants dâĂ©clairage horticole â quâil sâagisse de lampes Ă dĂ©charge Ă haute intensitĂ© ou de systĂšmes LED â ont cherchĂ© Ă produire des luminaires optimisant lâefficacitĂ© photosynthĂ©tique.
Ceci a conduit au dĂ©veloppement des panneaux LED âblurpleâ reconnaissables Ă leur lueur violette, obtenue par la combinaison des longueurs dâonde bleues et rouges correspondant aux pics dâabsorption de la chlorophylle.

LâidĂ©e que la lumiĂšre verte est inutile car les plantes ne lâutilisent pas a longtemps Ă©tĂ© considĂ©rĂ©e comme un fait Ă©tabli. Or, il sâavĂšre que ce nâest pas tout Ă fait vrai.
En 2017, David S. Smith et ses collĂšgues ont publiĂ© un article de synthĂšse dans le Journal of Experimental Botany, intitulĂ© âNe nĂ©gligez pas la lumiĂšre verteâ, qui a contribuĂ© de maniĂšre significative Ă la réévaluation du rĂŽle de la lumiĂšre verte dans la photosynthĂšse. Dans cet article, les auteurs rĂ©sument des donnĂ©es expĂ©rimentales issues de la physiologie foliaire, de mesures optiques et dâĂ©tudes de la canopĂ©e, dĂ©montrant que la lumiĂšre verte nâest pas nĂ©gligeable pour la photosynthĂšse, contrairement Ă ce que lâon avait souvent dĂ©duit des seuls spectres dâabsorption de la chlorophylle.
Les auteurs prĂ©sentent des preuves montrant que, mĂȘme si la lumiĂšre verte est moins fortement absorbĂ©e par la chlorophylle Ă la surface de la feuille, une part importante des photons verts pĂ©nĂštre plus profondĂ©ment dans le mĂ©sophylle et peut stimuler efficacement la photosynthĂšse dans les couches infĂ©rieures de la feuille et dans les parties infĂ©rieures de la canopĂ©e. LâĂ©tude souligne la diffĂ©rence entre le spectre dâabsorption de la chlorophylle et lâefficacitĂ© photosynthĂ©tique rĂ©elle au sein des tissus foliaires et des couverts vĂ©gĂ©taux. Elle dĂ©montre que la lumiĂšre verte contribue davantage Ă lâassimilation totale du carbone quâon ne le supposait auparavant, sur base de mesures simplifiĂ©es en laboratoire. Cet article a ainsi permis de faire Ă©voluer la perspective, passant des courbes dâabsorption de la chlorophylle Ă une comprĂ©hension plus rĂ©aliste de la distribution de la lumiĂšre dans les feuilles et les couverts vĂ©gĂ©taux denses.
Ces rĂ©sultats aident Ă expliquer pourquoi les plantes rĂ©flĂ©chissent une partie de la lumiĂšre verte tout en Ă©tant capables de lâutiliser pour la photosynthĂšse. Alors que les photons bleus et rouges sont fortement absorbĂ©s dans les couches supĂ©rieures du mĂ©sophylle, la lumiĂšre verte est absorbĂ©e moins intensĂ©ment et une plus grande proportion pĂ©nĂštre plus profondĂ©ment dans le tissu foliaire, lĂ oĂč la lumiĂšre bleue et rouge atteint nettement moins de particules. GrĂące Ă cette pĂ©nĂ©tration plus profonde, la lumiĂšre verte peut activer les chloroplastes dans les couches infĂ©rieures de la feuille. ParallĂšlement, une partie de la lumiĂšre verte est rĂ©flĂ©chie et une autre est transmise Ă travers la feuille, ce qui explique


LA LUMIĂRE VERTE EST PEUT-ĂTRE MOINS EFFICACE PAR PHOTON, MAIS ELLE CONTRIBUE Ă LA PHOTOSYNTHĂSE LĂ OĂ LA LUMIĂRE ROUGE ET BLEUE NE PEUVENT PAS ATTEINDRE

pourquoi nous percevons les feuilles comme vertes. Une feuille absorbe généralement 70 à 85 % de la lumiÚre verte, le reste étant réfléchi ou transmis.
LUMIĂRE VERTE SOUS COUVERT
VĂGĂTAL DENSE
En culture sous Ă©clairage artificiel, on travaille souvent avec des couverts vĂ©gĂ©taux denses. Dans ces conditions, les feuilles supĂ©rieures absorbent fortement la lumiĂšre bleue et rouge. De ce fait, les couches infĂ©rieures reçoivent un rayonnement plus diffus, une proportion relativement plus Ă©levĂ©e de photons de longueur dâonde verte et une part accrue de lumiĂšre rouge lointain. Si la lumiĂšre verte contribue Ă la photosynthĂšse grĂące Ă sa meilleure pĂ©nĂ©tration Ă travers la feuille, le rouge lointain agit comme un puissant facteur de signalisation via le systĂšme phytochromique, influençant la morphologie et le dĂ©veloppement de la plante en conditions dâombrage.
Or, câest loin dâĂȘtre le cas. La lumiĂšre verte a un rendement quantique infĂ©rieur Ă celui de la lumiĂšre rouge. Si elle Ă©tait la composante dominante du spectre, lâefficacitĂ© photosynthĂ©tique globale serait considĂ©rablement rĂ©duite. NĂ©anmoins, le rĂŽle et lâefficacitĂ© du spectre vert confortent lâidĂ©e que la tendance actuelle vers un Ă©clairage Ă spectre complet constitue un progrĂšs judicieux et pertinent.
Ignorer la composante verte serait une erreur, car son influence sur les plantes est loin dâĂȘtre nĂ©gligeable. Contrairement Ă la lumiĂšre rouge lointaine, qui signale clairement Ă la plante quâelle est Ă lâombre et quâelle doit sâĂ©tioler, la lumiĂšre verte agit de maniĂšre beaucoup plus subtile. Il ne sâagit pas dâun signal de croissance puissant, mais plutĂŽt dâun ajustement fin de la façon dont la plante rĂ©agit aux autres parties du spectre.
Des recherches suggĂšrent que la lumiĂšre verte peut partiellement contrebalancer lâeffet de la lumiĂšre bleue, qui favorise une croissance compacte. Il peut en rĂ©sulter une forme de plante plus naturelle et un dĂ©veloppement foliaire plus harmonieux. La lumiĂšre verte pĂ©nĂštre plus profondĂ©ment dans les feuilles et dans les parties infĂ©rieures de la canopĂ©e, contribuant ainsi Ă stimuler des zones de la plante qui, autrement, recevraient moins dâĂ©nergie.
La source de lumiÚre naturelle pour les plantes est, bien sûr, le Soleil. Les plantes se sont
adaptĂ©es Ă son spectre lumineux depuis des centaines de millions dâannĂ©es. La distribution spectrale de la lumiĂšre solaire est incontestablement un spectre complet. Logiquement, lâobjectif de lâĂ©clairage horticole artificiel devrait ĂȘtre de reproduire la lumiĂšre solaire aussi fidĂšlement que possible.
Cependant, la consommation dâĂ©nergie doit Ă©galement ĂȘtre prise en compte. Si lâon souhaite Ă©largir le spectre pour inclure des longueurs dâonde supplĂ©mentaires tout en maintenant lâintensitĂ© des bandes dĂ©jĂ couvertes, il faut augmenter le flux lumineux total, ce qui entraĂźne gĂ©nĂ©ralement une consommation dâĂ©nergie plus importante.
La tĂąche des chercheurs et des fabricants dâĂ©clairage, qui consiste Ă amĂ©liorer encore lâefficacitĂ© de lâĂ©clairage pour la photosynthĂšse et la morphologie des plantes, implique sans aucun doute de poursuivre les recherches sur les longueurs dâonde moins explorĂ©es et de mieux comprendre comment les plantes les traitent et y rĂ©agissent. GrĂące aux progrĂšs rapides de la technologie LED, les scientifiques disposent dĂ©sormais dâun outil puissant pour faire de nouvelles dĂ©couvertes dans ce domaine.
Une chose est cependant dĂ©jĂ claire aujourdâhui: la composante verte de la lumiĂšre joue indĂ©niablement un rĂŽle dans la photosynthĂšse, ainsi que dans dâautres processus se dĂ©roulant au sein de la feuille.
Des Ă©tudes plus rĂ©centes montrent quâĂ des intensitĂ©s lumineuses Ă©levĂ©es (PPFD Ă©levĂ©), lâefficacitĂ© photosynthĂ©tique de la lumiĂšre verte peut ĂȘtre Ă©tonnamment proche de celle de la lumiĂšre rouge, prĂ©cisĂ©ment en raison dâune distribution plus homogĂšne de lâĂ©nergie au sein des tissus foliaires.
Une mĂ©ta-analyse de 2024 publiĂ©e dans le Journal of Experimental Botany indique par ailleurs que, dans certaines conditions, la lumiĂšre verte peut amĂ©liorer lâefficacitĂ© photosynthĂ©tique, influencer la morphologie de la plante et optimiser lâutilisation de lâeau. Ceci rĂ©fute clairement lâaffirmation selon laquelle les plantes seraient incapables dâutiliser la lumiĂšre verte.
DEVRIONS-NOUS CULTIVER SOUS
LUMIĂRE VERTE?
DâaprĂšs les informations prĂ©sentĂ©es jusquâici, on pourrait conclure quâil suffirait de cultiver des plantes exclusivement sous lumiĂšre verte.


Stoney Tark
Ă lâapproche du printemps, les tempĂ©ratures remontent et lâhumiditĂ© augmente. Câest le moment idĂ©al pour planifier votre culture en plein air pour 2026. Cultiver du cannabis en plein air est simple, mais il est facile de prendre de mauvaises habitudes qui peuvent nuire Ă la croissance. Dans cet article, je vous livre mes meilleurs conseils pour un dĂ©marrage serein et pour assurer le meilleur dĂ©part possible Ă vos semis !
Lâemplacement idĂ©al
La premiĂšre chose Ă faire est de trouver lâemplacement idĂ©al pour vos plantes. Pensez Ă lâensoleillement, Ă lâintimitĂ© (situĂ© Ă lâabri des regards indiscrets), Ă la protection contre les animaux et les oiseaux, et Ă lâespace disponible pour travailler. En Europe, privilĂ©giez une exposition ouest, car câest dans cette direction que le soleil se couche. Il sera parfois nĂ©cessaire de dĂ©placer les plantes pour optimiser lâensoleillement. Enfin, prĂ©voyez un emplacement dĂ©finitif pour vos plantes une fois arrivĂ©es Ă maturitĂ©.

Commencez avec des petits pots
Bien que le repiquage direct dâune graine dans un grand pot simplifie la tĂąche, il est conseillĂ© de dĂ©marrer les semis dans de petits pots. Des pots de seulement 0,5 L suffisent et facilitent la culture simultanĂ©e de plusieurs jeunes plantes. Le rempotage est bĂ©nĂ©fique pour obtenir des semis et des jeunes plantes aux racines bien dĂ©veloppĂ©es et pour Ă©viter quâils ne soient Ă lâĂ©troit dans leur pot. Un semis cultivĂ© dans un petit pot devra ĂȘtre rempotĂ© dans un pot plus grand toutes les 2 Ă 3 semaines.
Photopériodiques et autofleurissantes
Les plantes photopĂ©riodiques restent en croissance vĂ©gĂ©tative jusquâĂ fin juillet, date Ă laquelle elles commencent Ă fleurir. La rĂ©colte des plantes photopĂ©riodiques nâest possible que de septembre Ă dĂ©but octobre. Cela signifie quâil faut attendre plus de 6 mois avant de pouvoir rĂ©colter, sĂ©cher et consommer. Un excellent moyen dâaugmenter le nombre de rĂ©coltes pendant cette pĂ©riode est de planter des graines de cannabis autofleurissantes en mĂȘme temps que les plantes photopĂ©riodiques. Les autofleurissantes ne prennent que 11 Ă 12 semaines de la graine Ă la rĂ©colte, et peuvent ĂȘtre cultivĂ©es dans le mĂȘme espace que les plantes photopĂ©riodiques sans problĂšme. Pour les cultivateurs dâEurope du Nord, il est prĂ©fĂ©rable dâopter pour des variĂ©tĂ©s Ă floraison rapide.

Les pots en feutre sont parfaits
Jâadore utiliser des pots en feutre pour le rempotage dĂ©finitif car ils laissent passer lâair, oxygĂšnent les racines et favorisent leur dĂ©veloppement. De ce fait, la masse racinaire dâune plante de cannabis cultivĂ© en pot de feutre est bien supĂ©rieure Ă celle dâune plante cultivĂ©e en pot plastique. Mon conseil: commencez vos semis dans un petit pot en plastique, puis, au moment du rempotage dĂ©finitif, utilisez un pot en feutre de 50 litres. Vous nâaurez pas Ă vous soucier du problĂšme de racines Ă lâĂ©troit et vous obtiendrez un bien meilleur rendement avec les pots en feutre.
Un terreau de qualité
Lâoffre de terreaux est vaste et il existe de nombreuses marques. Savoir quelle marque est la meilleure ou si la terre de votre jardin est bonne pour la culture du cannabis peut sâavĂ©rer complexe. Les facteurs les plus importants pour dĂ©terminer la qualitĂ© de votre terreau sont le drainage, la capacitĂ© de rĂ©tention dâeau, la teneur en nutriments, sa texture aĂ©rĂ©e et spongieuse, ainsi que son odeur. Un terreau de mauvaise qualitĂ©, contaminĂ© par des maladies, dĂ©gage une odeur nausĂ©abonde et est dĂ©pourvu de ce doux parfum de sous-bois. Je recommande dâinvestir dans une marque rĂ©putĂ©e et dâĂ©viter les terreaux bon marchĂ© des jardineries ainsi que tout produit susceptible de contenir des engrais chimiques.
Arrosoir de 5 L
Un arrosoir est idĂ©al pour doser lâeau apportĂ©e Ă vos plantes. En avoir un Ă lâextĂ©rieur vous aidera Ă trouver le bon Ă©quilibre et Ă Ă©viter le sous-arrosage ou le sur-arrosage. Quand le sol est saturĂ©, le taux dâoxygĂšne diminue et la terre devient lourde et compacte, favorisant ainsi la prolifĂ©ration de bactĂ©ries nuisibles. Achetez un petit arrosoir de 5 L et veillez Ă le remplir avec la mĂȘme quantitĂ© dâeau Ă chaque fois. Ă mesure que vos plantes grandissent, vous pouvez augmenter le volume dâeau. Cependant, nâarrosez que lorsque la terre est sĂšche au toucher.
Récolte continue avec les autofleurissantes
Si vous prĂ©voyez de cultiver uniquement des plantes de cannabis autofleurissantes en plein air cette annĂ©e, je vous recommande dâen planter une nouvelle tous les 30 jours. Vous pourrez ainsi rĂ©colter 3 Ă 4 fois de suite. Les autofleurissantes Ă floraison rapide sont les plus pratiques pour les cultivateurs europĂ©ens, car elles ont beaucoup plus de chances de fleurir et de mĂ»rir avec dâexcellents rĂ©sultats. Les autofleurissantes sont des plantes robustes et rĂ©sistantes qui sâĂ©panouissent mĂȘme sous des climats froids et lors de courtes saisons estivales. Leur performance, supĂ©rieure Ă celle des plantes photopĂ©riodiques, vous surprendra. Il est donc judicieux de les rĂ©colter rĂ©guliĂšrement.
Inoculer des micro-organismes et des champignons
Les bactĂ©ries et les champignons bĂ©nĂ©fiques permettent aux plantes de cannabis dâaccĂ©der aux nutriments et de lutter contre les bactĂ©ries et les agents pathogĂšnes. Vous pouvez acheter des inoculants en ligne et les prĂ©parer vous-mĂȘmes Ă lâaide dâune pompe Ă air, dâune pierre Ă air et dâun seau. Les sols vieux et appauvris seront ainsi enrichis, favorisant une relation symbiotique entre les racines de vos plantes. Je recommande dâinoculer votre sol tous les 14 jours. Les thĂ©s de compost oxygĂ©nĂ©s constituent une autre solution pour apporter au sol
tous les nutriments et micro-organismes bénéfiques nécessaires. Pendant les phases de germination et de croissance végétative, ils stimulent une croissance vigoureuse et saine et ils représentent un excellent complément à tout programme de fertilisation en floraison.
Serres recouvertes de plastique
Il existe une vaste gamme de serres disponibles en ligne, allant de grandes serres de plusieurs mĂštres aux petites serres adaptĂ©es Ă la taille de vos plantes. Si vous souhaitez protĂ©ger vos plantes des oiseaux, des insectes, du froid et des vents violents, les serres recouvertes de plastique sont une excellente solution, que je recommande vivement. Pour les cultivateurs soucieux de prĂ©server lâintimitĂ© de leurs plantes, une serre recouverte de plastique est une solution idĂ©ale. Les serres sont parfaites pour maintenir une tempĂ©rature et une humiditĂ© ambiantes optimales et pour protĂ©ger les semis et les jeunes plants des rayons UV et de la lumiĂšre intense.
Plantes compagnes
Les plantes compagnes peuvent ĂȘtre plantĂ©es Ă proximitĂ© des plantes de cannabis pour les aider Ă repousser les insectes et les parasites. Elles agissent en produisant des terpĂšnes dont le profil est rĂ©pulsif pour les insectes courants. Ces petites plantes prennent peu de place et peuvent ĂȘtre plantĂ©es Ă cĂŽtĂ© de vos plantes photopĂ©riodiques ou autofleurissantes. Le souci, la digitale pourpre, la coriandre, la menthe poivrĂ©e, lâail, lâaneth, le basilic, la roquette, le chrysanthĂšme, le tournesol et lâachillĂ©e millefeuille sont tous peu coĂ»teux, faciles Ă trouver et trĂšs efficaces pour protĂ©ger vos plantes des insectes et des larves.
Semer Ă lâintĂ©rieur
Au fil des ans, jâai eu du mal Ă faire germer mes semis Ă lâextĂ©rieur Ă cause du froid, des oiseaux qui mangeaient les graines, du chat du voisin qui les dĂ©terrait les pots, des fourmis et de nombreux autres problĂšmes. Une solution pour Ă©viter tous ces dĂ©sagrĂ©ments est de semer Ă lâintĂ©rieur sous une lampe fluocompacte ou une LED basse consommation. RĂ©glez le cycle lumineux sur 18 heures de lumiĂšre et 6 heures dâobscuritĂ©. Une fois que les semis ont entre 14 et 21 jours, vous pouvez les repiquer Ă lâextĂ©rieur en toute sĂ©curitĂ©, en sachant quâils se dĂ©velopperont bien. DĂ©couvrir que vos plantes ont Ă©tĂ© mangĂ©es ou dĂ©truites peut vous faire perdre des semaines, voire des mois. Semer Ă lâintĂ©rieur vous garantit que vos plantes bĂ©nĂ©ficient des meilleures conditions de dĂ©part et sont totalement exemptes de stress.
Ăvitez de semer directement en pleine terre
Ă moins que la terre de votre jardin ne soit fertile et bien drainĂ©e, il peut ĂȘtre risquĂ© de semer directement en pleine terre. En effet, la plupart des plates-bandes contiennent des cailloux et sont mal aĂ©rĂ©es. Il est prĂ©fĂ©rable de bĂȘcher la terre et de la remplacer par un mĂ©lange frais de lombricompost, de compost, de perlite et de terre. Ainsi, les racines pourront se dĂ©velopper librement en profondeur et vous nâaurez pas Ă vous soucier dâun retard de croissance.
Surveillez réguliÚrement vos plantes
Inspectez quotidiennement vos plantes dâextĂ©rieur, en examinant le dessus et le dessous des feuilles pour dĂ©tecter toute trace dâinsectes. Vous seriez surpris de la rapiditĂ© avec laquelle les thrips et les pucerons peuvent sâinstaller et Ă©lire domicile sur vos plantes. Il est Ă©galement conseillĂ© de vĂ©rifier les racines de vos plantes: elles doivent ĂȘtre dâun blanc
Ă©clatant et duveteuses. Des racines fines, cassantes et dĂ©colorĂ©es indiquent gĂ©nĂ©ralement une attaque bactĂ©rienne au niveau des racines. Inoculer votre sol est la mĂ©thode la plus simple pour favoriser le dĂ©veloppement dâune population dominante de bactĂ©ries aĂ©robies.
ProtĂ©ger les jeunes plants avec des gobelets en plastique AprĂšs la germination de vos graines de cannabis, les jeunes plants sont particuliĂšrement vulnĂ©rables au vent et aux prĂ©dateurs durant les deux premiĂšres semaines. Utiliser des petits pots en plastique fendus sur le dessus est une solution Ă©conomique et efficace pour les protĂ©ger. Recouvrez la base du pot de terre pour Ă©viter quâil ne se renverse sous lâeffet du vent ou de la pluie. Si vos plantes sont attaquĂ©es par des insectes, lâutilisation de dĂ©prĂ©dateurs est une bonne solution. Il suffit de placer un sachet sur la plante: les dĂ©prĂ©dateurs pĂ©nĂ©treront dans le sol et combattront les insectes nuisibles. Les insectes dĂ©prĂ©dateurs constituent une solution naturelle et sans produits chimiques pour lutter contre ce problĂšme potentiellement dangereux. Il faut gĂ©nĂ©ralement compter 2 Ă 3 semaines avant de constater la disparition des dĂ©gĂąts causĂ©s par les insectes ou des larves.
Pots surélevés
Utiliser une palette en bois pour surĂ©lever vos pots permet de protĂ©ger les racines du gel, dâamĂ©liorer le drainage et dâaccroĂźtre la circulation de lâair Ă la base des pots. Un sol froid et humide peut crĂ©er une zone racinaire froide et gorger la terre dâeau. Câest pourquoi lâutilisation de pots en tissu est idĂ©ale pour aĂ©rer le substrat et assurer une croissance et un dĂ©veloppement racinaires optimaux. Vous seriez surpris de la diffĂ©rence que peut faire le simple fait de surĂ©lever la base des pots de quelques centimĂštres.
Mes réflexions finales
Prenez le temps de bien planifier votre projet de culture extĂ©rieure Ă lâavance et ne nĂ©gligez aucun dĂ©tail concernant le choix de lâemplacement, des variĂ©tĂ©s, du substrat, des pots et des nutriments. Ne vous prĂ©cipitez pas et nâoubliez pas que la culture outdoor de plantes photopĂ©riodiques prend plus de six mois! Les graines de cannabis autofleurissantes sont faciles Ă cultiver et nĂ©cessitent trĂšs peu dâentretien. Elles peuvent aider Ă garder vos bocaux de sĂ©chage remplis en attendant la rĂ©colte des photopĂ©riodiques. Je recommande lâachat dâune petite serre, surtout pendant les 4 Ă 6 premiĂšres semaines, jusquâĂ ce que vos plantes soient robustes et rĂ©sistantes au vent et aux nuits froides. Les bactĂ©ries, champignons et micro-organismes bĂ©nĂ©fiques jouent un rĂŽle crucial dans lâabsorption des nutriments et la santĂ© du sol. Prenez lâhabitude dâinoculer le sol toutes les deux semaines et de prĂ©parer des thĂ©s de compost oxygĂ©nĂ©s toutes les quatre semaines.



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Author Marijuana Horticulture.
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Texte et photos: Derrick Bergman
Q-Farms, lâun des dix producteurs de cannabis agréés dans le cadre de lâexpĂ©rimentation nĂ©erlandaise, collabore avec des cultivateurs historiques et des producteurs de haschisch de France, dâEspagne, dâItalie, du Royaume-Uni et des Pays-Bas.
La province de Groningen, au nord des PaysBas, compte de nombreux cultivateurs de cannabis à titre expérimental: Holigram à Nieuw Beerta, Q-Farms à Veendam et bientÎt une seconde installation de Leli Holland/Village Farms.
Avec les pionniers du chanvre Hempflax et DunAgro, Groningen Ă©tait dĂ©jĂ la capitale nĂ©erlandaise du chanvre, mais elle devient aujourdâhui de plus en plus la capitale du cannabis rĂ©glementĂ©. Groningen offre de vastes espaces et le foncier y est relativement bon marchĂ©.
Pendant une visite chez Q-Farms, on remarque immĂ©diatement lâimmense logo qui orne lâĂ©tablissement, face Ă lâautoroute. Cette approche directe est caractĂ©ristique du PDG et cofondateur, Claas van Os. Câest un nouvel arrivant dans le monde du cannabis, aprĂšs avoir travaillĂ© dans lâhorticulture.
Câest un homme qui nâa pas peur de la confrontation, passionnĂ© et profondĂ©ment engagĂ©. âMa directrice financiĂšre ne me laisse plus parler Ă la NVWAâ, dit Van Os. âCâest elle qui sâen occupe maintenant. Jây suis allĂ© un peu fort.â LâAutoritĂ© nĂ©erlandaise de sĂ©curitĂ© des aliments et des produits de consommation (NVWA) vĂ©rifie que les cultivateurs de cannabis participant aux essais respectent scrupuleusement la rĂ©glementation en vigueur.
La rĂ©glementation nâest quâun des dĂ©fis auxquels Q-Farms est confrontĂ©. Le principal obstacle est le financement, explique Van Os. Lâentreprise a Ă©galement dĂ» faire face au tristement cĂ©lĂšbre viroĂŻde latent du houblon, extrĂȘmement nocif pour le cannabis.
Depuis, le protocole dâhygiĂšne a Ă©tĂ© renforcĂ©: avant dâĂȘtre autorisĂ©e Ă entrer dans la salle de culture, je dois me dĂ©shabiller jusquâĂ rester en sous-vĂȘtements et chaussettes.
On me fournit des vĂȘtements blancs propres, puis la combinaison jetable habituelle, des couvre-chaussures, une charlotte et des gants en caoutchouc.
Juste avant dâentrer dans une piĂšce oĂč se trouvent de jeunes plantes, je dois changer
cette seconde couche de vĂȘtements. Les installations de Q-Farms sont entiĂšrement construites sur mesure. Le bĂątiment compte deux Ă©tages et une surface totale de 11 000 mÂČ, dont 5 000 mÂČ sont dĂ©diĂ©s Ă la culture. Sur les 28 salles de culture, trois sont utilisĂ©es pour le bouturage (sur quatre niveaux), deux pour les plantes mĂšres et deux pour la phase vĂ©gĂ©tative et 21 pour la phase de floraison.
Chaque chambre possĂšde sa propre alimentation Ă©lectrique, ce qui permet de lâadapter aux variĂ©tĂ©s cultivĂ©es.
En avril 2025, Q-Farms a commencĂ© Ă approvisionner les coffee shops participant Ă lâexpĂ©rimentation. La premiĂšre rĂ©colte a Ă©tĂ© entiĂšrement utilisĂ©e pour produire du haschisch: tamisage Ă sec, extraction Ă lâiceolator et rosin.
Ce choix a Ă©tĂ© largement influencĂ© par lâĂ©quipe dâextraction de Q-Farms, issue du cannabis club social italien La Kalada, basĂ© Ă Barcelone.
Chaque joint est roulĂ© et scellĂ© Ă la main, sans miettes â contrairement Ă la plupart des coffee shops â uniquement des tĂȘtes de cannabis. La qualitĂ© des installations est irrĂ©prochable, des vestiaires aux sanitaires, en passant par les Ćuvres dâart sur le thĂšme du cannabis rĂ©alisĂ©es par Peter Klashorst.
La propretĂ© des salles de culture est Ă©galement remarquable; Ă peine une feuille au sol. Fait surprenant, le ventilateur dâextraction est placĂ© sous les plantes, et non au-dessus comme câest gĂ©nĂ©ralement le cas.
Claas van Os pense quâĂ la fin de lâexpĂ©rimentation, la moitiĂ© des produits vendus par Q-Farms seront sans fumĂ©e: produits comestibles, vaporisateurs et bientĂŽt un autre produit sans fumĂ©e.
Actuellement, lâentreprise fabrique quatre types de biscuits et des bonbons gĂ©lifiĂ©s ainsi que les âpepernotenâ, ces petits biscuits ronds typiquement nĂ©erlandais.
Surtout, ne le dites pas à la NVWA (Autorité néerlandaise de sécurité des aliments et des produits de consommation)...
















Q-FARMS: INFORMATIONS ET CHIFFRES CLĂS
Localisation: Veendam
Nombre dâemployĂ©s: 115
Surface cultivĂ©e nette: 5 000 mÂČ
Nombre de variétés de cannabis: 16 (28 variétés en collection)
Nombre de plantes: environ 35 000
Substrat: Blocs de laine de roche (Grodan)
Variétés connues: Zkittlez, Sunsetz, Kensington Kush, Super Orange Glue, Diezel, ZoZ, Runtzbert
Par Olivier F / olivier@softsecrets.nl

JIM MORRISON - STRANGE DAYS Ă PARIS ENQUĂTE SUR LE CHANTEUR DES DOORS
Yves Bigot est un animateur et journaliste qui a occupĂ© des postes importants Ă la radio et Ă la tĂ©lĂ©vision. Il a notamment Ă©tĂ© directeur adjoint de France TĂ©lĂ©vision Ă partir de 2005, directeur des programmes de RTBF et dâArte Belgique, directeur gĂ©nĂ©ral de la radio RTL et prĂ©sident de TV5 Monde. Mais câest avant tout un passionnĂ© de musique. En 1972, Yves Bigot, alors ĂągĂ© de 17 ans, a ouvert son propre magasin de disques Ă Saint-Tropez, « Disque Import », aprĂšs avoir Ă©tĂ© Ă©mancipĂ©. Il est lâauteur de plusieurs livres sur la musique, notamment sur les Beatles et Michel Berger. De nombreux livres sur le lĂ©gendaire groupe californien The Doors et son cĂ©lĂšbre chanteur Jim Morrison ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© publiĂ©s. Mais ce nouveau livre dâYves Bigot sâintĂ©resse Ă une pĂ©riode particuliĂšre. Jim Morrison sâest installĂ© Ă Paris le 12 mars 1971. Il y a vĂ©cu jusquâĂ sa mort, le 3 juillet de la mĂȘme annĂ©e.
Jim Morrison est venu Ă Paris pour rejoindre sa compagne, Pamela Courson. Connue pour sa consommation de drogues, Pamela avait un autre amant, le cĂ©lĂšbre dealer Jean De Breuteil. A cette Ă©poque, Jim Morrison est lâune des plus grandes stars internationales du rock. ConsidĂ©rĂ© comme un « poĂšte maudit », influencĂ© par Rimbaud et Baudelaire, il nâa plus aucune limite lorsquâil se produit sur scĂšne. Il consom-
me toutes sortes de drogues, dont lâalcool, le LSD, la cocaĂŻne et le cannabis. « Au Concertgebouw dâAmsterdam, Jim, dĂ©foncĂ© aprĂšs avoir aprĂšs avoir avalĂ© tout le haschich libanais quâon lui a offert dans la rue un peu auparavant, monte sur scĂšne pendant le passage de Jefferson Airplane⊠» A Paris, Jim Morrison frĂ©quente lâun des clubs les plus rĂ©putĂ©s en Europe, le Rockânâroll Circus. Câest dans ce club quâil rencontre le chanteur Johnny Halliday et le comĂ©dien Richard Bohringer.
Jim Morisson est retrouvĂ© mort dans sa baignoire dans la nuit du 3 juillet 1971. Selon le rapport du mĂ©decin lĂ©giste, il serait officiellement dĂ©cĂ©dĂ© dâun infarctus du myocarde. Il existe plusieurs versions et de nombreuses zones dâombre. Jim Morrison serait mort dâune overdose dâhĂ©roĂŻne. La drogue, trĂšs puissante et pas coupĂ©e, aurait Ă©tĂ© fournie par les dealers de la French Connection.
LE NOUVEL ALBUM DE LA MULTI-INSTRUMENTISTE
Un vent de fraicheur souffle sur la scÚne reggae dub française. Youthie, Juliette de son vrai prénom, est une compositrice multi-instrumentiste qui a sorti son premier album, Nomad Skank en 2019.
Youthie a commencĂ© Ă jouer de la trompette Ă lâĂąge de 6 ans. Elle a Ă©tudiĂ© la musique classique et le jazz au conservatoire de Paris. Elle joue Ă©galement de la flute, de lâaccordĂ©on et de la cornemuse et chante sur certains morceaux. A lâĂąge de 17 ans, elle a rejoint le groupe de reggae Natty Princess en tant que trompettiste et choriste. Elle a ensuite créé son propre label et sorti plusieurs albums et EPs sous son nom. Youthie sort aujourdâhui son 5eme album, Wild Vibes, sur son propre label, Youthie Records. Lâalbum a

UN NOUVEAU THRILLER SUR NETFLIX
Ce film dâaction, rĂ©alisĂ© par Joe Carnahan est diffusĂ© sur la plateforme Netflix. Le film met en scĂšne Matt Damon et Ben Affleck.

Joe Carnahan est un réalisateur, scénariste et producteur américain. En 2002, il réalise le film Narc avec Jason Patric et Ray Liotta et se fait remarquer par les critiques. En 2010, il réalise le film Agence tous risques, adapté de la série télévisée des années 80. Liam Neeson et Bradley Cooper font partie des acteurs principaux. Depuis 1998, Joe Carnahan a réalisé 15 films ou séries.
The Rip raconte lâhistoire dâun groupe de policiers de Floride qui doivent rĂ©cupĂ©rer une importante somme dâargent issue du trafic de drogues. Qui sont rĂ©ellement les flics corrompus dans cette histoire ? Le suspense est prĂ©servĂ© jusquâĂ la fin du film.
« Ce rĂ©cit reprend lâenquĂȘte, confronte les tĂ©moignages, explore le contexte des diffĂ©rents protagonistes de lâhistoire, de la guerre menĂ©e par la CIA Ă la contre-culture et des relations troubles quâentretenait Jean de Breteuil avec la French Connection⊠»
Yves Bigot : Jim Morrison - Strange days Ă Paris, Editions Le mot et le reste, 192 pages, 19 âŹ
Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© en collaboration avec Macca dread, guitariste, bassiste, claviĂ©riste, batteur et percussionniste. Le guitariste Kubix est Ă©galement invitĂ© sur Wild Vibes. Lâalbum vous permettra de voyager. Youthie sâinspire du reggae et de la word music et en particulier de la musique de Balkans. Lâartiste pratique une fusion originale entre plusieurs univers avec de belles compositions.
Youthie: Wild Vibes (Youthie Records)
AprĂšs lâassassinat dâune capitaine de police du Miami-Dade Police Department, Jackie Velez, par deux hommes cagoulĂ©s, des membres de son unitĂ©, le Tactical Narcotics Team, sont soupçonnĂ©s dâavoir braquĂ© des planques de trafiquants. Un SMS avertit le lieutenant Dane Dumars de la prĂ©sence dâune grosse somme dâargent dans une planque. Toute lâĂ©quipe se rend sur place. Mais combien dâargent y a-t-il rĂ©ellement dans cette maison ?
Le film sâinspire partiellement dâune histoire vraie, celle de Chris Casiano, de la police du comtĂ© de Miami-Dade, ami du rĂ©alisateur. Lors dâune opĂ©ration, il avait dĂ©couvert plus de 20 millions de dollars cachĂ©s dans un mur.
The Rip de Joe Carnahan, disponible sur Netflix (abonnement à partir de 7,99 ⏠par mois)

Arjan Roskam (55 ans) est lâun des entrepreneurs du cannabis les plus cĂ©lĂšbres et les plus prospĂšres au monde. Ses documentaires âStrain Huntersâ touchent des millions de personnes et avec ses coffee shops âGreen Houseâ, il a bĂąti un vĂ©ritable empire du cannabis au niveau mondiale. Celui qui se proclame le âRoi du cannabisâ compte de nombreux adeptes, mais son style et ses mĂ©thodes suscitent Ă©galement des rĂ©ticences. Soft Secrets dresse son portrait.
Roskam est nĂ© le 4 avril 1970 en Afrique du Sud. Citoyen nĂ©erlandais, il a passĂ© son enfance en Afrique. Adolescent, il commence Ă cultiver du cannabis Ă partir de graines rapportĂ©es de contrĂ©es lointaines par des amis. Il raconte souvent aux journalistes comment, Ă dix-sept ans, il a voyagĂ© seul Ă travers lâAsie. En ThaĂŻlande, cherchant un endroit oĂč dormir, il sâest retrouvĂ© dans un centre de dĂ©sintoxication dirigĂ© par un homme ĂągĂ© qui utilisait des plantes mĂ©dicinales.
âJây suis restĂ© sept joursâ, a-t-il confiĂ© Ă Honeysucklemag en 2024. âĂ mon dĂ©part, il mâa donnĂ© des graines de cannabis et mâa dit: Emporte-les et fais-les pousser. Cet homme ne mâa pas seulement transmis des gĂšnes ; il mâa confiĂ© une mission.â Un beau rĂ©cit, racontĂ© avec la bravade caractĂ©ristique de Roskam. En 1992, Ă seulement 22 ans, il ouvre son premier coffeeshop rue Tolstraat Ă Amsterdam. Il lâa baptisĂ© Green House.
UN NOUVEAU VENU EN VILLE
Nous vivons lâĂąge dâor des coffeeshops aux Pays-Bas. Chaque semaine, une nouvelle

boutique ouvre ses portes quelque part. La Nederwiet est en plein essor et les politiciens et la police sont prĂ©occupĂ©s par dâautres sujets. Roskam est le petit nouveau, vingt ans plus jeune que les grands pionniers comme Henk de Vries (The Bulldog), Ben Dronkers (Sensi Seeds) et le parrain du cannabis, Wernard Bruining. Roskam est ambitieux et possĂšde un sens commercial infaillible. Son premier coffeeshop est conçu comme un grand cafĂ© luxueux, avec un souci du dĂ©tail mĂ©ticuleux.
Lors de sa premiÚre participation à la High Times Cannabis Cup de 1993, Green House a remporté le deuxiÚme prix de la Coffeeshop Cup.
Sur plus de 1 500 coffeeshops aux Pays-Bas en 1993, seuls 22 étaient en lice. La valeur de la récompense est donc relative mais Roskam comprend mieux que quiconque que cet événement américain est un formidable outil de marketing.
La High Times Cup a vu le jour en 1987 avec une poignĂ©e dâexperts en cannabis amĂ©ricains, dont le spĂ©cialiste de la culture Ed Rosenthal. Aux alentours de Thanksgiving, ils se sont rendus Ă Amsterdam, tous frais payĂ©s par le magazine High Times, pour juger le cannabis provenant des premiĂšres banques de semences des Pays-Bas.
Le magazine a largement couvert lâĂ©vĂ©nement et, Ă partir de 1991, a offert Ă ses lecteurs la possibilitĂ© de devenir eux-mĂȘmes juges. Ce fut une opportunitĂ© en or: Ă son apogĂ©e, des centaines dâAmĂ©ricains affluent Ă Amsterdam pour la compĂ©tition.
Roskam a choyĂ© les juges: ils ont reçu des cadeaux et des Ă©chantillons, et un service de navette gratuit Green House assurait la liaison entre le siĂšge de la High Times Cup et son coffeeshop. Il sâest mĂȘme autoproclamĂ© King du Cannabis, car âcâest ce que les AmĂ©ricains adorentâ, comme il me lâa expliquĂ© des annĂ©es plus tard. Lors de la septiĂšme Ă©dition, en 1994, Green House a remportĂ© le premier prix de la Coffeeshop Cup, de la Bio Cup et de la Hash Cup.
GREEN HOUSE SEED CO.
La mĂȘme annĂ©e, Roskam fonde la Green House Seed Co. avec le breeder australien Scott Blakey, alias Shantibaba. Lâentreprise avait accĂšs aux gĂ©nĂ©tiques que David Watson (âSam the Skunkmanâ) avait rapportĂ©es des Ătats-Unis lors de son installation aux Pays-Bas dans les annĂ©es 1980.
Des classiques comme la Skunk #1, lâOriginal Haze et la Durban Poison. Blakey avait amassĂ© une vaste collection de graines lors de ses voyages en Asie et avait Ă©galement créé et stabilisĂ© lui-mĂȘme des croisements.
La collaboration fut de courte durĂ©e ; Blakey fut rachetĂ© en 1998. Depuis, la paternitĂ© de la White Widow et dâautres croisements populaires fait dĂ©bat. Les critiques accusent Roskam de sâapproprier des variĂ©tĂ©s dĂ©veloppĂ©es par dâautres. Il a commentĂ© ces accusations dans le documentaire de VICE, Kings of Cannabis (2013): âCâest un groupe de personnes qui ne nous aiment pas. Aux Pays-Bas, on dit: tant quâon parle de vous, tout va bien. Il faut sâinquiĂ©ter si on arrĂȘte dâen parler.â

Ces controverses nâont eu que peu dâimpact sur le succĂšs de Green House. Le nombre de coffeeshops Green House est passĂ© Ă quatre, chacun plus beau que le prĂ©cĂ©dent. Une plĂ©iade de stars internationales sây font photographier, de Rihanna Ă Snoop Dogg, en passant par Eminem et Woody Harrelson. Et Roskam continue de remporter des High Times Cups, avec plus de quarante titres Ă son actif, un record.
GrĂące Ă Strain Hunters, lancĂ© en 2008, Arjan Roskam et Green House font encore plus parler dâeux. Les vidĂ©os de ses expĂ©ditions
au Malawi, au Maroc, en Inde, en Colombie, au Congo et dans dâautres pays ont cumulĂ© des millions de vues sur YouTube. Lâobjectif de ces voyages est de collecter des semences de variĂ©tĂ©s locales pures.
Le passionnĂ© italien Franco Loja contribue sans aucun doute au succĂšs de Strain Hunters. Il a appris son mĂ©tier auprĂšs de James Burton, un vĂ©tĂ©ran du Vietnam rĂ©fugiĂ© aux Pays-Bas et fondateur de la Stichting Institute of Medical Marijuana (SIMM) en 1993. Loja a travaillĂ© Ă la SIMM pendant quatre ans, puis pour Green House jusquâĂ sa mort subite en 2017.

âUn de nos meilleurs amis et une personne formidableâ, a dĂ©clarĂ© Roskam Ă propos de Loja dans le podcast High Tea Potcast de 2021. âAu dĂ©but de Strain Hunters, tout le monde pensait que jâĂ©tais fou. On allait tous finir en prison. Franco Ă©tait le seul Ă dire: Allons-y! Ăa a Ă©tonnamment bien fonctionnĂ©. La suite, vous la connaissez.â
âLa raison pour laquelle jâai lancĂ© Strain Hunters est que je suis originaire dâAfrique. Autour de lâĂ©quateur, 200 millions de personnes dĂ©pendent du cannabis. Elles cultivent de petits champs pour vivre. Elles donnent lâhuile et les graines aux bĂ©bĂ©s pour soulager leurs coliques. Câest un mode de vie, une philosophie. Il y a beaucoup de cho -
AprĂšs lâĂ©chec dâune collaboration avec la sociĂ©tĂ© canadienne Canopy Growth, Roskam a dĂ©cidĂ© de poursuivre son expansion en ThaĂŻlande. âEn 2018, nous avons Ă©tĂ© contactĂ©s par lâUniversitĂ© de Bangkok et plusieurs partis politiques thaĂŻlandaisâ, a-t-il dĂ©clarĂ© fin 2025 lors du CongrĂšs PCN sur le cannabis Ă Eindhoven. âIls nous ont invitĂ©s Ă prĂ©senter notre projet de cannabis mĂ©dicinal.â
Roskam a conseillĂ© aux ThaĂŻlandais, selon ses propres termes: âSi vous vous ouvrez, ne reproduisez pas les erreurs des Pays-Bas, du Canada et des Ătats-Unis: ouvrez tout.â Et câest ce quâils ont fait. En ThaĂŻlande, oĂč il rĂ©side la majeure partie de lâannĂ©e depuis 2023, Roskam peut cultiver du cannabis en toute lĂ©galitĂ© et Ă faible coĂ»t. Le 20 mai 2023, Green House Thailand, son premier coffee


ses derriĂšre tout cela, qui ont Ă©tĂ© occultĂ©es en Occident.â
Roskam est convaincu que les films Strain Hunters sont porteurs de changement: âNous montrons la rĂ©alitĂ© dâun pays et nous disons: agissez! Dans presque tous les pays que nous avons visitĂ©s, le gouvernement a fait Ă©voluer les choses en quelques annĂ©es. Nous en sommes extrĂȘmement fiers.â
Le Strain Hunters Club est installé dans une rue adjacente aux Ramblas à Barcelone depuis 2014. Amsterdam compte quatre coffee shops Greenhouse et un Strain Hunters Club. On y trouve également le Green House Feeding, un engrais en poudre à base de cannabis, et le GH Medical.
shop en ThaĂŻlande, a inaugurĂ© ses locaux Ă Bangkok. Son rĂȘve dâintĂ©gration verticale est devenu rĂ©alitĂ© ce jour-lĂ .
INTĂGRATION VERTICALE COMPLĂTE
InterrogĂ© sur les leçons que lâEurope peut tirer de la ThaĂŻlande en matiĂšre de cannabis, Roskam a rĂ©pondu: âLa libertĂ©, avant tout. Laissons faire les entrepreneurs. Ainsi, chacun a la libertĂ© de crĂ©er sa propre usine et dâopĂ©rer une chaĂźne de valeur entiĂšrement intĂ©grĂ©e. Il peut ainsi approvisionner directement ses propres points de vente depuis son site de production.
Et mĂȘme exporter, si son activitĂ© et ses certifications sont en rĂšgle. Câest le modĂšle dont jâai toujours rĂȘvĂ©. Câest pourquoi jâai choisi cette voie.â

Par Olivier F
Manu cultive du cannabis depuis plus de 40 ans. Ce cultivateur old-school a longtemps habitĂ© en rĂ©gion parisienne avant de dĂ©mĂ©nager dans le Sud Berry. Manu est passionnĂ© par les variĂ©tĂ©s africaines de type sativa quâil a rĂ©ussi Ă adapter Ă un terroir exceptionnel.
Le Berry est une rĂ©gion historique du centre de la France. Câest lâun des terroirs agricoles français les plus anciens.
AprĂšs avoir habitĂ© dans la banlieue ouest de Paris, Manu sâest retirĂ© dans le Sud Berry oĂč il cultive du cannabis en outdoor. Manu sâoccupe lui-mĂȘme de sa plantation. « JâĂ©tais rejoint par quelques amis pour la manucure, jusquâĂ lâannĂ©e derniĂšre oĂč jâai rĂ©cupĂ©rĂ© la machine Ă dĂ©feuiller ma rĂ©colte », explique le cultivateur.
La plantation se situe Ă environ 300 mĂštres dâaltitude. Le cultivateur bĂ©nĂ©ficie dâun climat tempĂ©rĂ© : « La tempĂ©rature est trĂšs variable avec des amplitudes entre jour et nuit pouvant dĂ©passer les 15 Ă 20°. » Le taux dâhumiditĂ© est inconstant. La rosĂ©e du matin, mĂȘme en Ă©tĂ©, est un avantage certain pour le cultivateur.
La culture commence chaque annĂ©e au mois dâavril. Manu cultive Ă partir de graines et de boutures. Certaines plantes sont cultivĂ©es en pots et dâautres en pleine terre. Il nâutilise pas dâĂ©clairage artificiel pour le dĂ©marrage. Les plantes sont placĂ©es sous une vĂ©randa sans lampes.
Pour la germination, Manu pratique la mĂ©thode classique : « Sopalin, coton puis en pots jusquâĂ ce que les pieds aient une capacitĂ© Ă rĂ©sister aux intempĂ©ries et autres animaux qui passent dans mon jardin et les mangent ou les piĂ©tinent. »
Le cultivateur a commencĂ© avec des graines rĂ©guliĂšres : « Au dĂ©but, les fĂ©minisĂ©es nâexistaient pas et mes graines provenaient dâherbes Africaines que jâachetais sur Paris, puis de ThaĂŻlandaises provenant des achats de ThaĂŻ stick Ă Amsterdam. »
Les boutures sont rĂ©alisĂ©es avec du gel de bouturage comme le Clonex. Manu ne fait aucune bouture aprĂšs le mois de juin. Manu cultive chaque annĂ©e entre 10 et 20 plantes en extĂ©rieur. Il utilise certaines techniques de taille et de palissage pour optimiser la rĂ©colte : « Tailles au dĂ©but de la croissance, puis tressage au dĂ©but de la floraison, afin de soutenir le poids supplĂ©mentaire des fleurs et de lâhumiditĂ©, qui dĂ©marre en septembre. »
Le voisinage ne pose pas de problĂšme. Les voisins sont eux-mĂȘmes consommateurs et Ă©changent volontiers leurs fruits et lĂ©gumes contre des fleurs. La terre est particuliĂšrement fertile et Ă©tonnamment, le cultivateur nâutilise

ni engrais, ni additif, ni terreau acheté dans le commerce : « 100% terroir depuis que je suis dans le Sud Berry. »
Quels sont les maladies et les prĂ©dateurs ? « Escargots, limaces, moisissures, rien dâautre pour le moment. » Pour combattre ces invasions ou ces maladies, le grower dispose de la cendre de bois autour des plantes. En 2025, la floraison a Ă©tĂ© prĂ©coce. Elle a commencĂ© dĂšs le 15 aoĂ»t. La plupart du temps, la floraison dĂ©bute fin aoĂ»t, aux alentours du 25 et au plus tard, le 10 septembre. Le plantes en pots peuvent atteindre une hauteur de 80 cm Ă 1,50 m. La hauteur des plantes pleine terre va de 1,80 Ă 4,40 m. En largeur, les pantes peuvent atteindre 2 m. La date de rĂ©colte est trĂšs variable : « Au plus tĂŽt dĂ©but octobre, au plus tard fin novembre. » Sur chaque plante, Manu peut rĂ©colter entre 200 grammes pour les plantes en pot, et 1,5 kg pour les plantes en pleine terre les plus grandes. Le poids total de la rĂ©colte varie selon les annĂ©es.
Pour le sĂ©chage, « deux techniques, sur filets pour les sommitĂ©s taillĂ©es et sur pieds tĂȘte en bas pour les branches dĂ©jĂ manucurĂ©es. »
Quelles sont exactement les variétés cultivées ? « Mes variétés préférées sont Durban Poison, Congo, Thaï et Smile (sativa). Il y également la Critical et un croisement Jamaïque / Amérique du sud avec des Haze. »
De nombreuses personnes ont essayĂ© de cultiver Ă partir de graines africaines mais le climat français ne convient pas toujours Ă ce type de gĂ©nĂ©tique. La floraison est trĂšs longue et pour rĂ©colter, il faut attendre jusquâen dĂ©cembre ou mĂȘme janvier. Comment Manu a t-il fait pour adapter ces variĂ©tĂ©s africaines au centre de la France ?
« Ayant commencĂ© de cultiver en aquarium des graines africaines courant des annĂ©es 80, jâai pris certaines habitudes. Depuis mon dĂ©mĂ©nagement et deux, trois foirades en arrivant, jâai trouvĂ© une astuce en fin de floraison pour Ă©viter lâhumiditĂ©, je mets au sol des couvertures de survie qui reflĂštent le peu de soleil et ainsi accompagnĂ© du vent, jâĂ©vite les moisissures de fin dâautomne. Je nâai jamais rĂ©coltĂ© aprĂšs fin novembre. »
Manu extrait de lâhuile mĂ©dical pour une association de patients. Pour fabriquer cette huile Ă consommer par voie orale, il mĂ©lange du cannabis avec de lâalcool dâeau de vie Ă 95°, achetĂ© en Italie : « Trempage de 48h Ă 72h, filtrage et Ă©vaporation naturelle Ă lâair libre en hauteur sous tempĂ©rature intĂ©rieure, autour de 22° »
Il prĂ©pare Ă©galement du beurre de Marrakech, « pour faire des gĂąteaux, sur tartine ou sur viande rouge grillĂ©e, comme beurre maĂźtre dâhĂŽtel. »



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Rédaction en chef: Cliff Cremer
Ont collaboré a ce numéro : Jorge Cervantes, Olivier F, Stoney Tark, Fabrizio Dentini, Hortizan, Mr José, Derrick Bergman, Sudestfam, Bosterix, Matth et autres.
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raisons mĂ©dicales ou rĂ©crĂ©atives. Plusieurs pays ont lĂ©galisĂ© le cannabis et ont distinguĂ© les drogues douces des drogues dures, comme la Hollande. Dâautres pays ont lĂ©galisĂ© lâusage mĂ©dicinal du cannabis, y compris le droit Ă cultiver des plantes de cannabis pour un usage personnel. LâĂ©diteur soutient ce processus de normalisation de lâusage du cannabis mais cela ne signifie pas quâil est forcĂ©ment en accord avec tout ce qui apparait dans les articles et les annonces. Il se distancie par exemple explicitement des dĂ©clarations ou images qui pourraient donner lâimpression quâil approuve et encourage la consommation et/ou la production de cannabis.
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