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nous, samaritains 4/23

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SAMARITAINS Le journal de Samaritains Suisse

Quand les générations collaborent 6 POINT FORT

Gérer les générations dans les sections

10 INTERVIEW

Les jeunes apportent des solutions inédites

14 EN SAVOIR PLUS Asthme : comment affronter l’hiver


TOUT ENGAGEMENT NÉCESSITE UNE BASE SOLIDE

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ÉDITORIAL

Unis par-delà les générations Chère samaritaine, cher samaritain, Depuis longtemps, l’économie reconnaît l’importance de la diversité. Dans les équipes, on veille à regrouper des gens d’origine variée. De nombreuses études montrent la valeur ajoutée générée par les échanges entre personnes disposant de bagages différents : de nouvelles idées et pistes créatives émergent. En plus du genre et des origines ethniques ou sociales, l’époque à laquelle on est né est une caractéristique importante. Quand des représentants de plusieurs générations collaborent, les solutions qui en résultent sont plus inattendues et plus novatrices. Dans les sociétés et les associations, la question de la diversité aussi se pose. Pour une organisation, la collaboration entre les jeunes membres et leurs aînés est un

pari sur l’avenir. C’est pourquoi il est essentiel d’accorder une attention particulière à la cohabitation entre les classes d’âge. Nous dédions ce numéro de nous, samaritains à ce sujet. Après une introduction générale (p. 6 et sqq.), nous montrons comment différentes générations peuvent être regroupées. Des idées et des suggestions issues de la pratique illustrent le propos (p. 12, 24 et sqq). Car après 135 ans aussi, Samaritains Suisse doit rester attractive pour toutes les générations. Je vous souhaite une excellente lecture.

INGRID OEHEN Présidente centrale Samaritains Suisse

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uri künzler

6 COHABITATION DES GÉNÉRATIONS DANS LES SECTIONS SOMMAIRE

12 DANS LA PRATIQUE La jeunesse apporte des solutions inédites

24 OUTILS 16 VIE MODERNE Aider les sections à Cours pilote. les absents préparer l’avenir, 4e partie : ont manqué quelque chose collaboration entre générations 18 GRANDES MANIFESTATIONS Secouristes et profession- 27 SAMARITAINS nels main dans la main SUISSE AGENDA

14 EN SAVOIR PLUS Asthme, comment bien passer l’hiver

21 VISIBILITÉ Présence lors de la Journée des premiers secours

10 INTERVIEW avec Juri Künzler, nouvellement élu au Comité central

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28 SECTIONS ET ASSOCIATIONS Fête en Valais romand


IMPRESSUM nous, samaritains 4/2023 Parution : 15 novembre 2023 Organisation éditrice Samaritains Suisse Martin-Disteli-Strasse 27 Case postale, 4601 Olten Téléphone 062 286 02 00 redaction@samaritains.ch www.samaritains.ch Abonnements, changements d’adresse : par écrit à l’adresse ci-dessus Prix de l’abonnement Abonnement individuel pour non-samaritains : CHF 33.– par an 4 numéros par an Tirage : 18 000 exemplaires Rédaction Susanne Brenner (sbr) Suisse romande : Chantal Lienert (cli) Suisse italophone : Mara Zanetti Maestrani (m.z.) Téléphone 062 286 02 00 redaction@samaritains.ch Adresse postale : Rédaction « nous, samaritains » Case postale, 4601 Olten

29 SECTIONS ET ASSOCIATIONS Brèves

33 COURS ET FORMATIONS EN 2024

31 FORMATION First Aid Instructor, nouvelle formation

34 BOUTIQUE De quoi s’équiper chez samariter.shop

32 À VOUS DE JOUER Mot caché et sudoku

35 À VOTRE SERVICE Vos réactions et solutions des jeux

Annonces Fachmedien Zürichsee Werbe AG Laubisrütistrasse 44, 8712 Stäfa Téléphone 044 928 56 11 Téléfax 044 928 56 00 samariter@fachmedien.ch www.fachmedien.ch Mise en page, impression et expédition Stämpfli Communication, 3001 Berne staempfli.com Photos Couverture et sommaire : Troy Fotografie Éditorial : Linda Pollari

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POINT FORT QUAND LES GÉNÉRATIONS COLLABORENT

COHABITATION DES GÉNÉRATIONS DANS LES SECTIONS Les associations rassemblent des personnes de différentes classes d’âge. Pour perdurer et garantir leur développement, elles doivent être en mesure de saisir et d’accepter la diversité et les différentes attentes de leurs membres. C’est pourquoi la gestion des générations devrait être abordée activement. TEXTE : Markus Gmür et Karin Stuhlmann PHOTOS : Troy Fotografie

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s’élargit au fur et à mesure de leur développement et de leur existence.

La succession des générations Le fait que les différentes classes d’âge défendent des valeurs et des points de vue différents fait l’objet de discussions animées depuis quelques années. Entre-temps, une différenciation frappante par cohortes d’âge s’est imposée sur des périodes d’environ 15 ans : les baby-boomers sont nés avant 1965 et ont grandi dans un contexte de forte croissance démographique et économique après la Seconde Guerre mondiale. Pour la génération X, née entre 1965 et 1980, cette évolution linéaire a été brisée par des crises économiques, des bouleversements politiques et des innovations en matière de technologie de l’information. La génération Y quant à elle, née entre 1981 et 1995, est considérée comme particulièrement marquée par les incertitudes qui en ont découlé et est fortement en quête de sécurité ; enfin, la génération Z, née à partir de la ­deuxième moitié des années 1990, a grandi à l’ère de la numérisation progressive et de la réalité virtuelle qui, pour elle, représentent la normalité et non le changement. De nombreuses publications ont parlé des conséquences de ces influences biographiques sur les valeurs dominantes des différentes cohortes, notamment en ce qui concerne leurs attentes vis-à-vis des organisations du monde du travail. Sporadiquement, les conséquences pour les organisations de volontaires y ont également été abordées.

Motivations comparées

Les conflits de générations peuvent être considérés comme une chance s’ils permettent la naissance d’un dialogue constructif.

Les associations reflètent la société. Elles œuvrent en son sein et y puisent leurs ressources : leurs membres, leurs permanents ou leurs volontaires, leurs dirigeants travaillant à titre bénévole, leurs mécènes, leurs partenaires issus de l’État, de l’économie ou du troisième secteur. Dans la plupart des cas, une association est portée et animée par des personnes de différentes classes d’âge et entretient des échanges et des relations avec des personnes d’âges tout aussi différents. Si, en raison du contexte dans lequel elles ont été créées ou de leur mission, certaines organisations ne rassemblent qu’une seule génération (p. ex. clubs de seniors, partis de jeunes ou mouvement Fridays for Future), en général, l’éventail des classes d’âge

Des études scientifiques ont montré que les attitudes en lien avec le travail diffèrent selon les classes d’âge, bien qu’il existe de grosses disparités au sein des générations ellesmêmes. On constate ainsi plus souvent un défaut complet de motivation chez les jeunes cohortes. Elles semblent plus sensibles aux incitations matérielles et à la pression sociale, s’identifient moins souvent à leur travail auquel elles s’adonnent sans engagement intrinsèque. Transposé au monde associatif et aux organisations de volontaires, on en conclut souvent que les jeunes de la génération Z sont moins investis et que, lorsque c’est le cas, elles et ils s’engagent sur des périodes nettement plus courtes que leurs aînés. On craint donc de plus en plus l’érosion de la base qui soutient traditionnellement ces organisations. Ceci est également confirmé par les données de l’Observatoire du bénévolat en Suisse, mis en place par la Société suisse d’utilité publique (SSUP). Certes, il y a encore quelques années, près de 70 % des 16-18 ans de la génération Z se disaient membres actifs d’une ou de plusieurs associations (pour les générations X et Y, ce chiffre était de 55 %) ; cependant, seuls 30 % des représentants de la génération Z étaient engagés dans des activités volontaires ou bénévoles, comparé à 40 % pour la génération Y, 50 % pour la génération X et 55 % pour les boomers. nous samaritains 4/2023  7


POINT FORT QUAND LES GÉNÉRATIONS COLLABORENT

On ne sait pas si ces résultats statistiques caractérisent réellement des cohortes dont la typologie se maintiendra dans les années à venir. Il est aussi possible qu’il s’agisse de modèles relatifs à des classes d’âge qui évoluent au fil du temps. Pour le savoir, il faudrait comparer les résultats actuels avec ceux d’il y a 15 ou 30 ans, mais nous ne disposons pas de données à ce sujet. Pour les organisations de volontaires, le défi de la gestion des générations se pose quoiqu’il en soit. On peut le résumer grossièrement de la manière suivante : les organisations dont la base des membres actifs est âgée en moyenne de 45 à 50 ans (génération X), dont les dirigeants engagés à titre bénévole ont en moyenne 60 à 65 ans (boomers) et qui travaillent avec des statuts et des règlements qui ont été conçus par la génération précédente, doivent s’inquiéter de ne pouvoir intéresser que quelques personnes âgées de 30 à 35 ans (génération Y) et craindre de ne plus du tout accéder aux 15-20 ans d’aujourd’hui (génération Z).

Causes profondes des tensions intergénérationnelles Les raisons pour lesquelles ces organisations de volontaires rencontrent des difficultés à gérer les attentes des différentes classes d’âge peuvent être multiples. D’une part, étant donné leur nature, les organisations ont souvent été fondées à partir d’une réalité donnée, mais leur création même fige en quelque sorte cette dynamique alors que l’environnement social reste en mouvement. En créant une organisation, nous fixons un moment et essayons de le rendre éternel. C’est important pour pouvoir apporter une solution réelle, efficace et durable à un problème. Mais cette solution – tout comme l’être humain – commence à vieillir dès la seconde où elle naît. L’organisation investit du temps et de l’argent dans la mise en place de structures et de relations ; au-delà du cercle des fondatrices et fondateurs, d’autres membres partageant les objectifs et les valeurs de l’organisation viennent s’ajouter, des compétences et des connaissances sont développées et des engagements sont pris. Et tout cela est soutenu grâce à l’investissement volontaire, l’adhésion active et la prise de responsabilité de personnes engagées. Parmi ces personnes, certaines s’investissent peut-être avec 8   nous, samaritains 4/2023

Photo : ldd

Markus Gmür est professeur de management des organisations sans but lucratif et directeur de l’Institut pour la gestion des associations, des fondations et des coopératives (VMI) de l’Université de Fribourg. Il est l’auteur principal du Modèle fribourgeois de management pour organisations à but non lucratif dans sa 10e édition (2023). Dans le cadre de ses activités de recherche et d’enseignement, il s’intéresse surtout à la question de savoir ce qui fait la cohésion interne des organisations composées de membres, comment les orienter stratégiquement, les diriger et les développer efficacement et durablement. Il a rédigé plusieurs articles scientifiques sur le volontariat.

l’idée de vivre quelque chose de nouveau et de faire quelque chose de différent à chaque fois, mais la plupart installent et pérennisent leur engagement d’une manière ou d’une autre : on suit certaines activités qui nous plaisent particulièrement, on s’engage dans d’autres pour lesquelles on se sent compétent, on assume une fonction qui nous confère le statut souhaité. C’est ainsi que les personnes au sein d’une organisation contribuent à stabiliser cette dernière alors que l’environnement reste dynamique.

Comment les tensions se manifestent Les tensions se manifestent le plus souvent par le manque d’enthousiasme des jeunes pour l’association ou par leur défection après peu de temps. L’absence des jeunes générations est le principal symptôme et c’est pourquoi il est si difficile de faire face aux tensions. La critique n’est pas exprimée et il n’y a pas de possibilité de confrontation. Il est plus rare que la tension s’exerce à l’autre extrémité démographique, lorsque des personnes engagées de longue date, qui constituent les éléments porteurs garantissant la continuité et la cohésion des activités, se retirent par frustration de ne plus se reconnaître dans une organisation en rapide transformation. Cependant, dans une organisation, l’apparition de conflits entre générations peut être considérée comme une chance, car ils peuvent déboucher sur un dialogue intergénérationnel ouvert et constructif, ce qui constitue l’outil par excellence de la gestion des générations au sein des organisations.

Cultiver le dialogue intergénérationnel Selon la conception largement répandue de la culture organisationnelle, que l’on doit au chercheur américain Edgar Schein, elle se compose de trois niveaux : tout ce que nous percevons et vivons sur le plan visible d’une organisation (niveau 1) se fonde sur ses valeurs collectives, en partie


Photo : Tim Love Weber

Karin Stuhlmann est directrice associée et consultante au sein du groupe international de conseil en management des associations (B’VM). Titulaire d’un doctorat en psychologie pédagogique de l’Université de Zurich, elle a suivi la formation diplômante en management des organisations sans but lucratif à l’Institut VMI où elle enseigne depuis 2010 dans différents cursus. Parallèlement à son activité de consultante, elle dirige des associations sur mandat : par exemple l’Association suisse des nutritionnistes (ASDD) de 2010 à 2021 et actuellement la Fédération suisse des Associations professionnelles du domaine de la Santé (FSAS). Par ailleurs, elle siège à titre bénévole depuis 2001 au comité d’associations et de coopératives et est actuellement coprésidente du centre de compétences au service des associations vitamine B.

conscientes et explicites, et en partie inconscientes et implicites (niveau 2). Celles-ci se fondent à leur tour sur des hypothèses inconscientes concernant le monde et son fonctionnement (niveau 3). Pour rendre l’organisation attractive pour les jeunes ou pour d’autres générations (et globalement pour un plus large spectre de personnes), ce modèle offre deux approches. 1. L’association se rajeunit en adoptant un vocabulaire moderne et des techniques de travail flexibles. Cette approche présente le défaut d’être purement formelle et superficielle, donc facilement percée à jour, au plus tard lorsqu’il devient évident qu’il ne s’agit que de maquillage et que les modes de pensée et les modèles traditionnels réapparaissent dès que l’on entre dans le vif du sujet. 2. L’association renouvelle et ouvre ses valeurs et ses normes collectives. À l’image du moment de sa création, l’association se lance dans un travail d’introspection et de dialogue intergénérationnel. Comment voulons-nous travailler ensemble ? Qu’est-ce qui nous caractérise ? Qu’est-ce qui est important pour nous ? Il s’agit de fournir de nouvelles réponses à ces questions et ce, par un groupe de personnes qui forme un bon mélange des différentes classes d’âge. Les pièges classiques sont les suivants : a) la culture dominante persiste, dans la mesure où la nouveauté doit toujours faire ses preuves et où l’existant est considéré comme acquis, et b) il est impossible de constituer un groupe mélangeant les différentes classes d’âge pour ce dialogue intergénérationnel. Pour le piège a), une solution s’offre à nous, c’est la règle du « safe enough to try » (suffisamment sûr pour être essayé). Cela signifie que de nouvelles propositions sont mises en œuvre, même si elles ne suscitent pas une approbation pleine et entière ni un consensus total – excepté si elles représentent un véritable risque pour la sécurité. Le principe « safe enough to try » est considéré comme très va-

lorisant par les auteurs de propositions et offre à l’organisation l’opportunité de faire de nouvelles expériences et d’expérimenter de nouveaux comportements. Pour le piège b), il n’existe aucune solution simple, mais quelques aides. • Sortir : on trouve les « autres générations » là où elles sont. Il peut s’agir de lieux physiques, comme un concert en plein air, ou virtuels, comme Instagram ou TikTok. • Proposer des incitations : diverses incitations sont attrayantes pour diverses classes d’âge. Agir et échanger (numériquement) rapidement et simplement est par exemple souvent plus attrayant pour les jeunes géné rations que les débats et réunions interminables dans un lieu donné. • Se rencontrer d’égal à égal : le dialogue intergénérationnel ne peut réussir que si toutes les classes d’âge se rencontrent dans un esprit de respect mutuel et posent des questions dont les réponses les intéressent sérieusement. • Permettre la diversité : les différentes classes d’âge peuvent avoir des idées et des besoins si variés que certains sont « inclassables ». La solution peut aussi consister à mettre en place des méthodes de travail, des espaces et des services différents selon les générations. Au bout du compte, chaque organisation composée de membres doit trouver sa propre voie pour gérer les tensions évoquées. Un tour d’horizon du paysage associatif suisse peut donner des idées. La condition préalable est toutefois que l’organisation reconnaisse et comprenne d’abord les différences et instaure un dialogue à ce sujet.

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DANS LES COULISSES QUAND LES GÉNÉRATIONS COLLABORENT

De l’enfance samaritaine au Comité central Il était en troisième primaire quand Juri Künzler eut un premier contact avec les samaritains. Aujourd’hui, il est un secouriste ­expérimenté. Le jeune médecin qui, récemment, a rejoint le Comité central de Samaritains Suisse raconte comment il a vécu son passage chez les Help et ce qui, à son avis, importe pour que différentes générations collaborent avec succès. INTERVIEW : Susanne Brenner | cli

Comment avez-vous rencontré les jeunes samaritains ? Juri Künzler : Comme enfant déjà, je m’intéressais à la médecine. Quand le groupe local de jeunes samaritains s’est présenté à l’école, j’ai profité de l’occasion pour faire un stage. Pendant une année, j’étais candidat jusqu’à ce que j’adhère au groupe en 2008.

Quand il s’est agi de faire un choix, j’ai aussi envisagé d’autres filières. Finalement, j’ai opté pour la médecine et j’en suis très heureux parce que cette formation offre de nombreuses possibilités et que différentes options se présentent à moi. Peut-être que mon intérêt plus particulier pour l’anesthésie a indirectement quelque chose à voir avec mes expériences comme secouriste.

Ce n’est donc pas une affaire de famille ? Non, pas du tout.

La médecine est-elle un métier ou une vocation ? Sans doute les deux, mais je pense que la médecine est avant tout un métier. Je trouve important qu’après mon service, je puisse aussi prendre un peu de distance. Mais, comme la médecin occupe aussi une partie de mes loisirs, en vertu de mon engagement chez Samaritains Suisse, une part peut être sans doute considérée comme une vocation.

Qu’est-ce qui vous motivait à consacrer du temps aux samaritains pendant vos loisirs ? Après trois ans de participation au groupe, on m’a demandé si je voulais fonctionner comme secrétaire de l’équipe d’encadrement. C’est ainsi que j’ai été amené à envoyer des invitations et à rédiger des procès-verbaux. De 2011 à 2014, j’ai suivi la formation de moniteur jeunesse. Dans les cours axés sur la méthodologie et la didactique, nous discutions de sujets importants tels que la communication, la conduite, la dynamique de groupe et la gestion de conflits. Les exercices et les échanges nous ont beaucoup sollicités, mais également rapprochés. Des amitiés sont nées qui m’ont motivé à persévérer. Nous nous réjouissions toujours des prochaines journées de formation et de revoir des amis lors des camps de Pentecôte ou d’autres manifestations, et de partager des moments entre pairs. Dans quelle mesure votre décision de devenir médecin repose-t-elle sur votre engagement de jeune secouriste ? On pourrait penser qu’il y a un lien, mais ce n’est pas le cas. Devenir médecin n’était qu’une possibilité parmi d’autres. 10   nous, samaritains 4/2023

Et comment voyez-vous Samaritains Suisse du point de vue du médecin ? Pour moi, Samaritains Suisse est étroitement liée à la formation dans le domaine des premiers secours. La question qui se pose alors est de savoir comment transmettre des connaissances médicales à un public profane. Qu’est-ce que l’on peut attendre de non-professionnels ? Probablement plus que ce que nous pensons. Pourrait-il exister un groupe de personnes formées, qui se situent entre les non-professionnels et le personnel médical, p. ex. des non-professionnels avec des connaissances médicales plus étendues ? Existe-t-il une catégorie intermédiaire qui, en plus d’exercer un métier, pourrait participer à une meilleure desserte médicale de la société ?


Quel est le rôle des jeunes samaritains dans ce contexte ? L’entraînement régulier et la formation continue en premiers secours se pratiquent dans les sections et chez les jeunes. Par conséquent, les jeunes secouristes disposent déjà de connaissances médicales de base. En outre, les groupes de jeunes samaritains permettent une initiation progressive à la matière et au monde du secourisme.

Selon votre expérience, comment se passe la collaboration entre groupes de jeunes samaritains et sections ? C’est très variable. Selon mon expérience, les échanges fonctionnent bien s’il n’y a pas trop d’écart entre générations et si les jeunes et leurs aînés ont l’habitude de collaborer. Quand toutes les classes d’âge sont représentées et que des vingtenaires côtoient des octogénaires à la même table, cela fonctionne souvent très bien. Les générations intermédiaires forment en quelque sorte la liaison. Pour que la collaboration fonctionne, il ne devrait si possible pas y avoir de scission entre plusieurs factions. C’est pourquoi il est recommandé que l’équipe des moniteurs s’engage dans la section afin d’éviter qu’il ne se creuse un fossé entre les générations. Voyez-vous des possibilités, comment plus de jeunes pourraient être atteints ? Il existe sûrement encore du potentiel. Mais il est important de ne pas mettre les jeunes sous trop de pression. De nombreuses possibilités s’offrent à eux et ils disposent d’une grande liberté de décision. C’est formidable, mais ce n’est pas tout simple de gérer autant de sollicitations. C’est pourquoi je pense qu’il faut commencer par les inviter à jeter un coup d’œil, sans leur demander de s’engager sur le champ. Mon expérience me dit que lorsqu’on a le feu sacré, on saura le transmettre à d’autres. En d’autres termes, quand il y a de la passion et de l’enthousiasme, il est plus facile de convaincre d’autres gens. Que faut-il aux jeunes pour se sentir à l’aise dans la vénérable organisation de Samaritains Suisse ? Il n’y pas de réponse générale. Cela dépend des besoins des personnes concernées. J’ai constaté que les membres des sections ont des demandes différentes : pour certains, ce sont les aspects médicaux et caritatifs qui sont au premier plan alors que pour d’autres, c’est plutôt la convivialité. Ces personnes ne cherchent pas toutes la même chose, les premières souhaitent des contenus intéressants, les secondes la chaleur d’un groupe dans lequel elles se sentent bien. Dans

Photo : Linda Pollari

Qu’elles sont les compétences nécessaires des moniteurs ? En plus de l’instruction technique, les moniteurs ont également pour mission de veiller à la bonne ambiance dans le groupe. Idéalement, ils devraient aussi accompagner les jeunes qui rejoignent une section.

Juri Künzler a été élu au Comité central de Samaritains Suisse le 17 juin 2023. Le jeune médecin de 26 ans est actif chez les samaritains depuis son enfance. Il a été membre et responsable d’un groupe de jeunes secouristes. Plus tard, il a œuvré comme formateur OC et depuis 2022, il est membre de la commission jeunesse. Au Comité central, on lui a confié le dicastère de la jeunesse.

les sections, il y a donc des membres pour lesquels les sujets médicaux priment et pour d’autres, c’est la vie en société. La tâche du comité est de tenir compte des besoins de chacune et de chacun et de leur trouver une place appropriée. Comment se présenteront les jeunes samaritains dans trente ans ? J’espère que dans trente ans, il y aura toujours des jeunes samaritains aussi actifs qu’aujourd’hui. C’est précisément aux jeunes que l’esprit du secourisme doit être transmis. La tâche difficile sera de développer une offre qui leur plaît et de l’adapter à une cible qui change tout le temps. Nous devons relever ce défi pour renforcer l’ensemble de notre organisation. Car si on a des souvenirs de très bonnes expériences avec un groupe de jeunes secouristes, ce sera plus simple de revenir chez les samaritains après une pause. Et que faudrait-il pour que vous aussi soyez encore engagé chez les samaritains ? À mon âge et dans mon métier, il n’est guère possible de faire des prévisions à si long terme. On ne sait pas ce que nous réserve la vie. Mais j’aurais sûrement du plaisir de faire encore partie de Samaritains Suisse pendant longtemps, indépendamment de ce qui peut se passer dans ma vie. Merci de cet entretien.

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DANS LES COULISSES QUAND LES GÉNÉRATIONS COLLABORENT

Les jeunes membres ont des solutions inédites La section de samaritains Biel-Benken (BL) regroupe plusieurs générations et compte beaucoup de jeunes membres. Est-ce une conséquence du groupe Help très actif ou y a-t-il d’autres raisons ? Denise Lüönd, présidente de la section, nous livre sa réponse. INTERVIEW : Susanne Brenner | cli Cet été, les jeunes samaritains de Biel-Benken (BL) ont célébré les vingt ans de leur groupe (voir en p. 29) pendant une fête qui a duré deux jours. C’est Denise Lüönd qui a eu l’idée de fonder un groupe Help. Elle est membre du comité de section depuis 34 ans et présidente depuis 27 ans.

Foto: zVg

Aujourd’hui, le groupe de jeunes samaritains de Biel-Benken célèbre 20 ans d’existence. Qu’est-ce qui, en 2003, a été à l’origine de sa création ? Denise Lüönd : Nous avions organisé une après-midi de premiers secours pour les élèves de l’école primaire. Les enfants avaient manifesté un tel plaisir et participé avec tellement

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d’enthousiasme qu’il nous a semblé que nous ne pouvions pas en rester là. C’est pourquoi j’ai proposé au comité de créer un groupe destiné à la jeunesse et d’organiser des exercices réguliers. Vous souhaitiez organiser ce groupe librement, pourquoi ? Je ne voulais mettre ni les enfants, ni moi-même sous pression et il ne fallait pas que ce groupe soit considéré comme un bassin de recrutement de nouveaux membres. Cela ne devait pas être prioritaire. Mon idée était de partager des connaissances et de permettre aux enfants de prendre du

Cette année, les jeunes samaritains de Biel-Benken ont passé un week-end à Bernau en Forêt Noire pour s'entraîner.


Photo :ldd

Denise Lüönd est membre du comité de section depuis 34 ans et présidente depuis 27 ans.

plaisir avec les premiers secours. L’objectif était qu’ils passent de bons moments avec les samaritains et qui sait, peut-être que plus tard, à un moment ou un autre, ils rejoindraient à nouveau une section. À votre avis, quels sont les éléments qui ont permis le succès ? Le plus important est de prendre les enfants au sérieux. Ils veulent faire plus que simplement regarder et éventuellement donner l’alarme. La matière enseignée est la même que pour les membres actifs, mais la présentation est parfois modifiée. Il ne nous a pas non plus semblé opportun d’organiser un exercice chaque mois, car cela entrait en concurrence avec le club de foot, la société de gymnastique ou les scouts. Nous proposons cinq exercices de trois heures le samedi et depuis cette année, un week-end d’entraînement. Les participants doivent se sentir à l’aise et les encadrants doivent avoir un bon contact avec les enfants et les adolescents. De même, il convient de soigner les relations avec les parents. Finalement, ils nous confient leurs enfants. Vous avez dit que les exercices sont les mêmes que ceux des adultes ? Oui, nous construisons les exercices à partir de la matière des cours de secourisme des niveaux 1 et 2. De temps à autre, nous organisons aussi des journées portes ouvertes pour le public. Les jeunes secouristes sont alors très fiers de montrer à leurs parents ou leurs grands-parents ce qu’ils savent faire. Les jeunes sont plus spontanés et ne se posent pas autant de questions que les adultes quand il s’agit d’empoigner une situation. Un exemple : quand une jeune fille, sportive mais plutôt frêle, n’est pas arrivée à atteindre les 5-6 cm lors du massage cardiaque, elle a simplement continué avec son talon. C’est mieux que de ne rien faire, non ? Et lorsqu’il aurait fallu continuer de prodiguer des insufflations parce que l’ambulance tardait à venir, les participants à l’exercice ont déclaré que, oups, la victime venait de reprendre connaissance. Les jeunes sont directs et craignent moins de commettre des erreurs.

Comment la section a-t-elle évolué avec l’arrivée d’une nouelle génération ? Pendant longtemps, nous étions une vingtaine de membres, et entre huit et douze personnes participaient aux exercices. Avec les derniers développements, nous sommes une cinquantaine d’actifs et travaillons par groupes. La tâche des moniteurs et des monitrices s’est compliquée, et pas seulement sur le plan des contenus. De nombreux étudiants en médecine, de futurs ambulanciers et des professionnels de la santé viennent aux exercices et sont très demandeurs. Il faut faire preuve d'ouverture. Si l’on reste sur ses positions avec des arguments tels qu’« on a toujours fait comme ça » et qu’une seule approche est acceptée, c’est difficile. Quelle est la plus grande inconnue pour l’année prochaine, quand vous et votre mari vous retirerez définitivement ? Trouver quelqu’un pour la présidence. Comme je m’occupe aussi du groupe Help, que je gère le matériel, que je donne des cours, que je rédige les procès-verbaux par intérim et que j’organise toutes les manifestations de la section, les personnes intéressées reculent à l’idée de devoir assumer tout cela. Mon expérience fait peur, pourtant, j’ai aussi commencé à zéro et il va de soi que quelqu’un de nouveau ne peut pas disposer des mêmes connaissances que moi. Il y aura des changements, mais nous quittons une section qui fonctionne bien. Une monitrice qui a une activité professionnelle ne pourra pas assumer le nombre de cours que nous donnons depuis deux ans. Le nouveau comité devra probablement réduire la voilure, mais il en restera toujours assez pour occuper la section. Qu’est-ce qui a déjà été fait pour assurer la transition ? Nous avons commencé tôt à planifier la succession et avons trouvé une jeune monitrice il y a deux ans déjà. Après une année de transition, elle a définitivement succédé à mon mari. Cela fait aussi une année que quelqu’un d’autre se charge de la publicité, et la jeunesse sera reprise à la fin de l’année au plus tard. L’enthousiasme est présent, mais la plupart des personnes intéressées sont en passe de commencer des études et ne savent pas encore quel sera leur emploi du temps. Ces jeunes ont convoqué tous les membres actifs à une table ronde. Il s’agit de débattre de l’avenir de la section. C’est un excellent moyen pour dégager des idées créatives. Je suis convaincue que nous trouverons aussi de cette façon une bonne solution pour la présidence.

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EN SAVOIR PLUS

Asthme, comment bien passer l’hiver Les asthmatiques le savent : le froid peut aggraver les problèmes. Pour les personnes concernées, il est donc important de prendre leurs médicaments. Marie-Hélène Corajod, spécialiste aha !, ­explique comment aborder l’hiver quand on souffre d’asthme. TEXTE : Centre d’allergie suisse aha !

Les mois d’hiver apportent non seulement la neige et une ambiance festive, mais aussi de l’air froid et sec. Cela peut représenter un stress pour les voies respiratoires, car les bronches se contractent à l’inspiration. Les personnes dont les poumons sont en bon état s’en aperçoivent à peine, mais les asthmatiques en souffrent. « Les personnes asthmatiques ont déjà des voies respiratoires rétrécies. Si l’air froid les contracte encore, les difficultés respiratoires peuvent s’aggraver », explique Marie-Hélène Corajod, experte auprès du Centre d’allergie suisse aha !. Outre le froid en lui-même, il faut également tenir compte des importantes variations de température entre l’air intérieur et l’air extérieur, car elles sollicitent fortement les voies respiratoires sensibles.

« Il est important que les médicaments prescrits soient pris régulièrement et non pas uniquement en cas de besoin. »

Facteurs déclencheurs et froid La gravité de l’asthme allergique en hiver dépend des facteurs déclencheurs de la maladie. S’il s’agit d’allergie aux acariens ou aux poils d’animaux, les symptômes peuvent s’intensifier pendant la saison froide. Le chauffage des habitations entraîne une exposition accrue, car l’air chauffé et sec fait tourbillonner la poussière. D’autre part, l’air humide et brumeux ou le froid peuvent entraîner des difficultés au niveau des bronches : « L’alternance entre espaces secs et chauffés et un froid glacial à l’extérieur malmène les bronches des patients asthmatiques, qui sont chroniquement irritées », explique Marie-Hélène Corajod. 14   nous, samaritains 4/2023

Photo : ldd

Marie-Hélène Corajod, experte du Centre d’allergie suisse aha !

Marie-Hélène Corajod, experte du Centre d’allergie suisse aha !. Les spécialistes du Centre d’allergie suisse aha ! répondent aux questions via l’infoline du mardi au vendredi, de 8h30 à 12h30, téléphone 031 359 90 50. Autres informations sur www.aha.ch

Bien passer l’hiver Que peuvent donc faire les personnes asthmatiques pendant la saison froide ? « Il est important que les médicaments prescrits soient pris scrupuleusement », explique la spécialiste, « régulièrement et non pas uniquement en cas de besoin ».


Si les troubles s’accentuent, il est possible d’augmenter la dose pendant un certain temps, en accord avec le médecin. L’hiver est la saison des refroidissements, ce qui est particulièrement vrai pour les personnes asthmatiques. Elles sont plus souvent et plus fortement touchées par des infections des voies respiratoires que les autres personnes. Se laver régulièrement les mains permet d’éviter une contamination par des virus. De même, la vaccination contre la grippe a un effet protecteur.

L’asthme, une maladie largement répandue L’asthme est une maladie des voies respiratoires caractérisée par une inflammation chronique des bronches. Les crises

ASTHME ET FROID : CONSEILS POUR LES PERSONNES CONCERNÉES Un bon climat intérieur En hiver, nous passons plus de temps à l’intérieur. Il est donc important de veiller à ce que le climat intérieur soit aussi bon que possible, avec peu d’allergènes et de substances irritantes. L’humidité de l’air dans la pièce ne doit pas être trop basse. En effet, un air ambiant trop sec peut irriter les muqueuses, entraîner une augmentation de la toux et une plus grande sensibilité aux infections.

d’asthme aiguës peuvent mettre la vie en danger et doivent être traitées immédiatement. En Suisse, cette affection touche environ 6 % des adultes et près de 12 % des enfants. La maladie peut survenir chez n’importe qui et à n’importe quel âge. L’asthme est toutefois plus fréquent dans les familles aux prédispositions héréditaires. Outre l’hérédité, les allergies, les influences environnementales, les substances professionnelles, les médicaments et d’autres facteurs jouent un rôle décisif. L’asthme ne se guérit pas. Cependant, avec un bon contrôle de la maladie à l’aide de médicaments et d’autres mesures, la plupart des personnes concernées mènent une vie normale, en grande partie sans symptômes, en pratiquant toutes les activités qu’elles souhaitent, même du sport.

CRISE D’ASTHME : PREMIERS SECOURS Reconnaître les symptômes Les symptômes typiques d’une crise d’asthme aiguë sont la détresse respiratoire, la respiration sifflante ou difficile et bruyante, la toux et une sensation d’oppression thoracique.

Demander de l’aide En cas de crise d’asthme sévère, il est nécessaire d’obtenir rapidement de l’aide. En cas de doute, composer d’abord le numéro d’urgence 144 ou 112 et appeler le médecin d’urgence, puis prendre d’autres mesures.

Respirer par le nez

Apaiser la personne concernée

En respirant par le nez, vous humidifiez et réchauffez l’air. Vous pouvez aussi tenir un châle ou un foulard devant la bouche ou porter un masque, l’air est ainsi réchauffé et humidifié avant d’arriver aux poumons.

Il est important de garder son calme et d’apaiser la personne concernée. Desserrer les vêtements trop ajustés et, en intérieur, ouvrir éventuellement la fenêtre pour faire entrer de l’air frais.

Prendre des médicaments Emportez vos médicaments Pour pouvoir réagir rapidement en cas d’urgence, les personnes concernées doivent toujours avoir leurs médicaments à portée de main.

Adaptez votre thérapie Si vous avez régulièrement des problèmes de respiration à l’air froid, vous devriez en parler à votre médecin qui devra peut-être adapter votre thérapie.

Si possible, aider la personne concernée à prendre et à utiliser les médicaments prescrits en cas d’urgence.

Faciliter la respiration À l’aide du « frein labial », expirer lentement et calmement par la bouche en la maintenant fermée, mais sans serrer les lèvres. Aider la personne en détresse à adopter une position facilitant la respiration, p. ex. la position du cocher (la personne est assise sur une chaise et appuie ses avant-bras sur ses cuisses).

Protégez votre santé Les infections peuvent aggraver les troubles respiratoires. Quelques petites mesures comme se laver les mains, porter un masque ou ne pas se toucher constamment le visage peuvent déjà permettre de prévenir les maladies hivernales typiques. nous, samaritains 4/2023   15


VIE MODERNE GESTION D’UNE SECTION, COURS DE BASE

« Les absents ont manqué quelque chose » Le pilote du nouveau cours de base abordant la gestion d’une section s’est terminé le 27 septembre 2023. Douze personnes ont bénéficié du séminaire découpé en quatre parties. Les participants n’ont pas tari d’éloges à son sujet. TEXTE : Mike Peter | cli

Le nouveau cours de base traitant de la gestion d’une section a pour objectif de donner un aperçu de la diversité des activités des sections et du travail des comités aux personnes qui endossent déjà des responsabilités ou envisagent de le faire. En outre, il s’agit de développer une collaboration active entre le secrétariat (assistance aux associations) et les associations afin de renforcer les associations et les sections, établir la confiance, échanger des expériences et permettre aux sections de faire entendre leur voix.

« Le but est de favoriser le réseautage, d’écouter les idées des autres et de mieux se connaître. » Jürg Geiser

Quatre modules consacrés au leadership, aux membres, à l’organisation et à la planification, au controlling et à la gouvernance ont été traités au cours de quatre soirées. Chaque module aborde des questions actuelles mais également futures. La formation a été construite en partant de demandes récurrentes en provenance des sections et parce qu’il a semblé qu’il existait une lacune. Le but est de renforcer les sections. La formation s’adresse à toute personne qui fait déjà partie d’un comité, qui vient d’en rejoindre un ou qui envisage de le faire dans un proche avenir. Les cours ont eu lieu à Schaffhouse et à Thayngen. Sur place, c’est l’as16   nous, samaritains 4/2023

sociation schaffhousoise qui s’est chargée de l’organisation. Un des modules a eu lieu en ligne. Jürg Geiser, le président de l’association schaffhousoise des samaritains, s’est beaucoup investi pour permettre la mise en place de cette formation. Il y a également participé. « Je suis quelqu’un de spontané et c’était un plaisir pour moi d’être de la partie. » Il est particulièrement élogieux quant au contenu de la formation. « La matière était très clairement tournée vers l’avenir. Il est primordial de se former en continu, sinon, on fait du sur place. » Il a également apprécié les nouvelles solutions possibles grâce à la numérisation. « Aujourd’hui, des choses simples peuvent être réglées via le smartphone. Autrefois, c’était impensable. »

« La formation est stimulante et enrichissante, je la recommande à toutes les sections. » Manuela Furrer

Manuela Furrer est membre de la section de Beringen et siège au comité. Les thèmes abordant la gestion d’une section ne lui étaient pas étrangers, malgré tout, elle souhaitait mettre ses connaissances à jour et découvrir des nouveautés. « Au cours de cette formation, j’ai à nouveau réalisé l’importance d’exprimer la reconnaissance à l’égard des membres et des personnes qui gravitent autour de la section.


Photo : Désirée Prinz Le cours pilote qui a eu lieu à Schaffhouse et à Thayngen a abordé les bases de la gestion d’une section.

Il ne faut jamais l’oublier. » Elle pense aussi que certains contenus vont permettre de faire avancer la section. « Notre but est de recruter de nouveaux membres et de les fidéliser, ce qui a également été traité pendant la formation. Je suis toujours curieuse d’en apprendre plus à ce sujet. »

« Le cours est conçu pour les membres et les futurs membres d’un comité. » Barbara Bisko

Barbara Bisko fait partie du groupe de travail qui se penche plus particulièrement sur l’assistance aux associations. Elle est une des enseignantes du cours pilote. Il lui tenait particulièrement à cœur que la matière ne soit pas simplement théorique, mais que des séquences interactives soient intégrées dans l’enseignement. « Je voulais transmettre des conseils que les participants puissent appliquer immédiatement. » Pour Barbara Bisko, le fait que le séminaire a permis à des personnes en provenance de diverses sections de se rencontrer et d’échanger était particulièrement enrichissant. « Il ne s’agit pas de réinventer la roue mais de mettre en pratique ce dont on sait que cela fonctionne. Et si une personne applique les méthodes apprises dans le cadre de la formation, toute la section en profitera. » Pour elle,

la formation tient globalement bien la route. « J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec des participants curieux et intéressés par la matière. » À l’issue du cours, les retours des participantes et des participants étaient positifs sur toute la ligne. De nouvelles sessions sont prévues l’année prochaine. En guise de conclusion, Jürg Geiser était d’avis que les absents ont manqué quelque chose.

CONTENU DE LA FORMATION Leadership Travailler au comité/conduite/planification/ administration Membres Volontariat/relève/droits et devoir/ recrutement de membres et fidélisation Organisation Charte/paysage organisationnel/statuts/ règlements/identification Planification, controlling, gouvernance Vision/objectifs/budget/manifestations/ organisation de projets nous, samaritains 4/2023   17


DANS LES COULISSES BONNE COLLABORATION POUR DE GRANDS SERVICES

Main dans la main lors de grandes manifestations Quels sont les points communs entre la course de côte à Oberhallau (SH), l’IRONMAN à Thoune ou la Fête fédérale des musiques populaires à Bellinzone ? À l’occasion de ces grandes manifestations, les samaritains et les ambulanciers professionnels ont travaillé main dans la main. TEXTE : Susanne Brenner | cli

Photo : Getty Images, IRONMAN

Collaboration éprouvée dans la région Thoune-Simmental-Saanenland

Natation, cyclisme et course à pied, le coup d’envoi de l’IRONMAN a été donné à 6h30 à la piscine de Thoune.

IRONMAN À THOUNE Environ 1300 sportifs et sportives en provenance de 50 pays avaient fait le voyage pour participer à l’IRONMAN Switzer­ land à Thoune. À 6h30, les athlètes se sont jetés dans le lac depuis la piscine municipale. Après un parcours de 3,8 km à la nage, ils enfourchèrent leurs vélos et pédalèrent pendant 180,2 km pour conclure par 42,2 km de course à pied. Peu après 14h30, Jan van Berkel, le premier Iron Man, était à l’arrivée. Les derniers terminèrent la course aux alentours de minuit. On ne soupçonne guère l’important effort orga­ nisationnel qu’une telle manifestation implique en termes de sécurité médico-sanitaire. Pendant les préparatifs et toute la durée de l’évènement, les services d’ambulance, les sapeurs-pompiers, la protection civile et la police étaient mobilisés. Les secours médico-sanitaires étaient assurés par le service ambulancier des hôpitaux régionaux et le groupe d’intervention samaritain formé par des secouristes de plu­ sieurs sections de la région de Thoune et de l’Oberland ber­ nois. 18   nous, samaritains 4/2023

Brigitte Kropf connaît l’importance de ce groupe d’inter­ vention. Elle est monitrice accomplie de la section Linke Zulg, mais elle arbore encore une autre casquette dans le système de secours : elle est collaboratrice administrative du service d’ambulance du groupe hospitalier régional. Depuis de nombreuses années, ce service mise sur la collaboration avec des samaritains issus de plusieurs sections de la région. Ce groupe d’intervention a été mis sur pied en 2005 pour apporter son assistance lors d’évènements majeurs. Actuel­ lement, 17 samaritaines et samaritains de 13 sections en font partie. En cas d’évènement impliquant plus d’une dizaine de blessés, le groupe est alerté par les régulateurs du 144 et assiste les professionnels pour la mise en place d’un poste médical avancé et la prise en charge et le suivi des personnes légèrement blessées. En outre, ces secouristes sont appelés en renfort pour des dispositifs médico-sanitaires lors de manifestations, qu’il s’agisse de services réguliers lors de matches de foot à Thoune ou d’autres entreprises d’envergure, p. ex. la fête et la course de Thoune ou l’IRONMAN

Exercices et formations continues Les membres du groupe d’intervention sont des samaritaines et des samaritains actifs de plusieurs sections, auxquels se joignent une équipe logistique du service ambulancier thou­ nois. Des exercices et des formations sont organisés pour tous les membres. Des connaissances techniques, l’assistance des professionnels et des équipes d’intervention, la surveil­ lance et le suivi des patients et des sujets médicaux sont au programme de ces perfectionnements. Un second groupe d’intervention est opérationnel pour la région Obersimmen­ tal-Saanenland.


Photo : ldd

« Le groupe d’intervention est très précieux, surtout quand il faut beaucoup de secouristes. Ce partenaire fournit un soutien logistique et médical de qualité professionnelle. » Beat Baumgartner Chef du service ambulancier du groupe hospitalier de Thoune et région

Le service médico-sanitaire a été assuré par les ambulanciers du groupe hospitalier régional et les samaritains du groupe d’intervention.

COURSE D’OBERHALLAU À la fin août, 9000 fans de compétition motorisée ont suivi la course de côte à Oberhallau (SH). L’association organi­ satrice avait mis sur pied un programme imposant pour le centenaire de la manifestation. La réception technique du jeudi fut suivie, le vendredi, de trois courses d’entraînement auxquelles ont participé 250 voitures sur la piste de 3000 m aménagée dans les vignes du Klettgau suisse. En raison de quelques averses, parfois violentes, le programme du samedi et du dimanche a dû être modifié à plusieurs reprises.

Respect mutuel Comme par le passé, le service médico-sanitaire était assuré par la section de samaritains locale et le service ambulancier des hôpitaux schaffhousois. Cette équipe est bien rôdée de­ puis des années et en général, il suffit de préciser quelques détails organisationnels, estime Andi Schmitz, moniteur de section. Les samaritaines et les samaritains veillent sur le public et les ambulanciers prennent en charge les pilotes automobiles. Le cas échéant, on se rend des services mutuels. Andi Schmitz souligne la bonne collaboration et l’estime réciproque. Grâce à une attitude professionnelle adoptée depuis des années, les samaritains sont très respectés. Les ambulanciers prennent au sérieux la transmission d’infor­ mation concernant les patients. L’ambiance de travail est collégiale et les échanges très professionnels.

Photo  : Pro-Tent

Heureusement, nous étions au sec

Samaritains et ambulanciers des hôpitaux schaffhousois forment une équipe bien rodée.

Hélas, cette année, il a plu plusieurs fois fortement pen­ dant tout le week-end. Des spectateurs englués dans de la boue, des sols humides et des flaques d’eau ont entraîné plus d’accidents que les années précédentes. Il y eut également plus de tôle froissée. Deux pilotes ont dû être conduits à l’hôpital par les ambulanciers et les samaritains aussi durent s’occuper de cas plus graves. « Heureusement, nous avons pu travailler au sec », s’exclame Andi Schmitz. « C’était une autre histoire quand nous avions encore les anciennes tentes bon marché. » Il se souvient d’une année où il pleuvait autant sous la tente qu’à l’extérieur. « En face, il y avait le stand du centre Porsche où Beat Bär, pilote licencié et propriétaire de Pro-Tent, officiait comme chauffeur de taxi. Le lendemain, il avait organisé des tentes de rechange. Notre matériel et les nous, samaritains 4/2023   19


DANS LES COULISSES BONNE COLLABORATION POUR DE GRANDS SERVICES

CONSEIL PRATIQUE

appareils avaient pu être mis au sec. Ensuite, nous avons fait l’acquisition de deux tentes. Elles se sont avérées parfaites. Elles résistent aux intempéries et selon la manière de les aménager, nous pouvons nous occuper de plusieurs patients en même temps.

Photo : Pro-Tent AG

Aujourd’hui, Andi Schmitz est fan des tentes Pro-Tent, voici pourquoi. - Elles sont étanches à 100 % et résistent aux intempéries. - La toile est tendue de telle sorte que l’eau ne s’accumule pas sur le toit mais s’écoule facilement. - Elles offrent une bonne protection UV, c’est pourquoi elles peuvent servir d’avant-toit pour des ambulances. - Elles s’installent facilement et rapidement à deux. - La conception modulaire permet l’aménagement de différents compartiments (réception, salle de traitement, etc.). - On peut combiner plusieurs tentes selon les besoins. - Livraison rapide de pièces consommables ou défectueuses.

Lors de la course de côte 2023, les samaritains étaient soulagés d’avoir une tente étanche. Par le passé, elle avait servi de pare-soleil.

FÊTE FÉDÉRALE DE LA MUSIQUE POPULAIRE Tous les quatre ans, les amateurs de musique populaire se retrouvent à l’occasion d’une fête fédérale. Pour la première fois, cette manifestation a eu lieu au Tessin du 21 au 24 sep­ tembre 2023. Près de 2000 musiciennes et musiciens s’étaient rendus au sud des Alpes et 250 formations se sont produites sur 13 scènes et dans 4 salles de concert. Pendant les quatre jours, près de 60 000 personnes arpentèrent les

la vielle ville de Bellinzone et applaudirent les musiciens. Le dispositif médico-sanitaire avait été mis sur place par les ambulanciers Croce Verde de Bellinzone, une grande tente abritant une infirmerie avait été dressée au centre de la municipalité. Les ambulanciers Mauro Capra et Enea Mossi ainsi que les samaritaines Lisa Mombelli et Nadia Scarpetta de la section Croce Verde assurèrent le service.

Photo : ldd

« Travailler côte à côte avec les professionnels est toujours très enrichissant. »

Les ambulanciers et les samaritaines de l’infirmerie centrale, de g. à d. : Mauro Capra, Lisa Mombelli, Nadia Scarpetta et Enea Mossi.

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Nadia Scarpetta


VIE MODERNE

Journée mondiale des premiers secours Une campagne de sensibilisation à l’échelle du pays a attiré l’attention sur le travail des samaritains le 9 septembre 2023. Outre des stands mis sur pied dans les quatre régions linguistiques, Samaritains Suisse avait pris des mesures de marketing efficaces. TEXTE : Silvio Rudin, Susanne Brenner, Chantal Lienert, Mara Maestrani Cette année, à l’occasion d’une campagne de sensibilisation mise en œuvre lors de la Journée mondiale des premiers secours, le public a pu se rendre compte qu’il était important de savoir prendre les bonnes mesures en cas d’urgence. Car, selon une étude de la Croix-Rouge suisse (CRS) et de l’Assurance maladie Helsana, la moitié de la population estime ne pas être en mesure de réagir correctement en cas d’urgence médico-sanitaire.

Soutien central, sections libres Le secrétariat de Samaritains Suisse a apporté son soutien aux sections participantes pour la planification et l’installation des stands. Il a préparé une checklist et fourni des suggestions sur le déroulement de la journée et la manière d’entrer en contact avec le public ainsi qu'un visuel de campagne et un

modèle de communiqué de presse à diffuser aux médias locaux ou aux représentants communaux. Les sections étaient libres de s’organiser comme elles l’entendaient. L’objectif était d’entrer en contact avec la population, de la sensibiliser aux premiers secours et de présenter les activités des samaritains. L’occasion était aussi propice pour inviter les passants à un exercice ou leur suggérer de signaler à leur employeur que les samaritains suisses donnent aussi des cours pour les entreprises.

Des vidéos étaient diffusées dans les offices de poste pour attirer l’ attention sur la journée des premiers secours.

nous, samaritains 4/2023   21


VIE MODERNE

Campagne préalable Une campagne de communication en faveur de Samaritains Suisse et des stands organisés lors de la Journée internationale des premiers secours avait été lancée au préalable. Des courriels et, en collaboration avec La Poste, des cartes postales ont été envoyées à 120 000 personnes. Des vidéos étaient diffusées dans certains offices de poste. La liste de l’ensemble des stands était postée sur le site web de Samaritains Suisse et une présence était également assurée sur les réseaux sociaux. Des pansements et de petites pharmacies à distribuer avaient été mis à disposition des sections et elles pouvaient inviter le public à participer à un concours mettant en jeu 50 cours de premiers secours. La campagne était soutenue par Helsana, partenaire officiel de la CRS.

Arc lémanique Il est préférable d’être polyglotte pour tenir un stand de présentation à l’Outlet Aubonne (VD), voisin du premier magasin Ikea de Suisse romande, car la population de l’arc lémanique est très cosmopolite et le samedi, c’est souvent en groupe ou

en famille que le public fréquente ce centre commercial. Ainsi, le 9 septembre dernier, les samaritaines et les samaritains qui animaient le stand installé au cœur du centre ont eu non seulement abondamment l’occasion de faire des démonstrations de réanimation cardiopulmonaire, d’initier petits et grands à la manœuvre de Heimlich ou d’expliquer en long et en large les activités des samaritains, mais ils et elles ont aussi eu le loisir de déployer leur plus bel anglais ou de répéter leurs notions d’espagnol. Pour mieux faire connaître les samaritains, donner le goût du secourisme et répondre aux questions de nombreuses personnes curieuses, des membres des sections du Cœur de la Côte (Aubonne et communes environnantes) et de Nyon se sont relayés de 9h du matin à 19h pour assurer la présence des samaritains et, en prime, exercer les langues étrangères.

Tessin À Chiasso, sur la Piazza Indipendenza, les sections de Chiasso et Coldrerio ont présenté leurs activités au public. La foule était dense, car une course était

Les sections de Chiasso et de Colderio se présentèrent ensemble sur la Piazza Indipendenza à Chiasso.

Les samaritains suscitèrent beaucoup d’intérêt à l’Outlet Aubonne.

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La section de Tenero profita du poste médico-sanitaire à la Sportissima pour donner des informations au sujet des samaritains.


organisée en même temps. L’occasion était donc favorable pour distribuer des brochures présentant les cours donnés par les sections, répondre aux questions et faire des démonstrations de réanimation cardio-pulmonaire. Des jeux ont suscité l’enthousiasme des jeunes et des moins jeunes qui pouvaient gagner de petits prix. Fabio Poncioni, président cantonal, et la secrétaire Amelia Brandenberg y ont fait un saut. La manifestation était également de premier acte des festivités du 80e anniversaire de la section de Chiasso. Le jour d’après, elle se déployait au centre sportif de Tenero, où elle assurait le dispositif médico-sanitaire à l’occasion de la 17e Sportissima. Ce fut une occasion supplémentaire de présenter les activités des samaritains et pour certaines et certains, de juger sur place de leur efficacité.

À Zofingue (AG), un gros ours arborant plusieurs bandages attirait l’attention. Les enfants étaient particulièrement intrigués, ce qui permettait aux samaritaines et aux samaritains d’entrer en contact avec leurs parents. Et le même jour, dans douze autres localités, d’autres samaritaines et d’autres samaritains ont attiré à leur manière l’attention de la population sur les premiers secours.

Suisse alémanique Outre-Sarine, les samaritains étaient présents sur une quinzaine de stands. À Münsingen (BE) par exemple, ils répondirent aux nombreux clients du marché qui se tient sur le site du château. De la documentation et des guides étaient à disposition et des prix attendaient celles et ceux qui avaient su donner le bon élan à la roue de la fortune. Le groupe de jeunes secouristes avait installé une catapulte à boule de chocolat qui connut un franc succès. À Kloten (ZH), les samaritaines et les samaritains avaient installé un stand d’information sur la place municipale. Mais ils furent rapidement sollicités pour des exercices pratiques, car le sol humide après une démonstration des sapeurs-pompiers a été la cause de plusieurs chutes et il fallut s’occuper de nombreuses contusions et éraflures.

À Münsingen, la section de samaritains et le groupe de jeunes animèrent le marché.

L’ours bandé attira l’attention des enfants et de leurs parents sur la place de la poste à Zofingue.

Les samaritains de Kloten ne se contentèrent pas de répondre aux questions, ils entrèrent également en action.

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OUTILS CONSEILS ET SUGGESTIONS POUR LA CONDUITE D’UNE SECTION, QUATRIÈME PARTIE

Aider les sections à préparer l’avenir Dans cette série, nous abordons des questions relatives à la conduite d’une section de samaritains. Ce numéro se concentre sur la collaboration entre générations, comment la consolider et préparer les sections aux défis de demain. TEXTE : Luc Nünlist et Susanne Brenner | cli

QUATRIÈME PARTIE : COLLABORATION ENTRE GÉNÉRATIONS Au cours des dernières années, la façon dont les jeunes s’engagent dans des sociétés a beaucoup changé. Luc Nünlist, responsable de la jeunesse chez Samaritains Suisse, en a fait l’expérience dans le domaine du sport. À une époque de transformation, la collaboration intergénérationnelle est importante et décisive pour l’avenir d’une société.

Encourager la création de groupes de jeunes Afin de garantir la pérennité d’une section, créer un groupe de jeunes et éveiller chez eux de l’intérêt pour la cause du secourisme est un bon début. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le secrétariat de l’organisation centrale propose une assistance relative à la création et la gestion d’un groupe de jeunes. Une série de documents, complétés et actualisés en permanence, est à disposition sur le portail de Samaritains Suisse. En outre, il existe d’autres soutiens possibles, par exemple des subsides pour des camps ou des excursions. Le service de l’assistance aux sections collabore étroitement avec le Centre de compétence jeunesse de la CRS et est à la disposition des sections et des associations pour toute question en rapport avec la jeunesse.

Toucher la génération Z Tous les jeunes ne sont pas identiques et ne cultivent pas les mêmes intérêts, mais malgré tout, on tend à 24   nous, samaritains 4/2023

généraliser. La génération Z – il s’agit des personnes nées entre 1995 et 2009 – fonctionne différemment et défend d’autres valeurs que les baby-boomers. Pour cette raison, la collaboration au sein d’une section peut sembler difficile. Mais elle est également riche d’opportunités, car il s’agit de la prochaine génération de samaritains. La génération Z se caractérise par le désir de flexibilité et d’authenticité et cherche à vivre des expériences qui ont du sens. La première question est de savoir l’atteindre et de lui parler. Le monde virtuel est son terrain de jeu, c’est pourquoi les sections sont bien avisées de consolider leur présence numérique, aussi dans les réseaux sociaux.

Répondre aux attentes La génération Z veut être prise au sérieux. Elle souhaite être entendue et respectée. Il est important de cultiver le dialogue. Les jeunes membres doivent pouvoir donner leur avis. Ils souhaitent pouvoir s’engager dans la section de façon flexible. Ils n’aiment pas trop se charger de missions fixes et ne sont guère intéressés à assumer les fonctions classiques dans une société. En revanche, les jeunes sont prêts à se consacrer et à donner du temps à une cause dont ils sont convaincus. La palette est vaste. Il peut s’agir d’entreprises en tous genres mais également de projets numériques. Ils sont loin d’être paresseux ! Ils sont actifs, disposent d’une bonne formation, sont à l’aise avec les médias numériques et présents sur de nombreuses platesformes. La génération Z a soif de connaissances. Par conséquent, des formations et des ateliers numériques peuvent les intéresser.


La clé du succès est de développer des formes de coopération engageantes et modernes. La collaboration entre générations recèle beaucoup de potentiel si elles parviennent à joindre leurs forces.

Promouvoir la diversité dans les sections Dans le domaine de l’entreprise, la gestion de la diversité est un sujet important. Des équipes sont formées avec des personnes d’origine sociale, d’âge, de genre, etc. différents. Car l’expérience a montré que la mixité des personnalités permettait de meilleurs résultats quand il s’agit de rechercher des solutions. Dans les sociétés aussi, cette approche peut avoir des effets positifs. Sur le plan interne, les organisations bénéficient de toute la palette des intelligences en présence pour leurs affaires et leurs activités, et vers l’extérieur, elles donnent une image d’ouverture qui peut faciliter l’accès à de nouveaux groupes et séduire de nouveaux membres. L’intégration de groupes de jeunes permet aux sections de se préparer pour l’avenir.

DANS LA PRATIQUE Comment organiser la collaboration avec des jeunes personnes ou des groupes de jeunes ? Quatre possibilités : • Droit de vote et participation. Impliquez les jeunes dans les processus décisionnels. Cela leur montre qu’ils sont pris au sérieux et que leurs avis sont appréciés. • Groupes de travail autonomes. Créez des groupes conçus spécifiquement pour les jeunes en leur accordant des ressources dont ils peuvent disposer. • Construire des ponts. En tant que section de tutelle, collaborez étroitement avec le groupe de jeunes. Cela favorise l’échange d’idées et permet de limiter les malentendus. • Offres ciblées. Développez des offres spécifiques qui correspondent aux intérêts et aux besoins de la jeune génération.

Impliquer la jeune génération

Quelle est l’importance d’un groupe de jeunes pour une section ? Dans une perspective de long terme, c’est vital. Un groupe de jeunes n’est pas seulement un investissement pour l’avenir d’une section, mais également une possibilité de transmettre les valeurs et les traditions du secourisme à la prochaine génération.

Photo : ldd

Qui est la génération Z et qu’est-ce qui pourrait l’inciter à s’engager dans une section de samaritains ? Le génération Z comprend les personnes nées entre 1995 et 2009. On la caractérise souvent par son lien avec la technologie. Elle apprécie l’authenticité et la flexibilité, cherche des activités qui ont du sens et des liens. Une section qui partage ses valeurs, propose des possibilités d’engagement flexibles et qui est présente dans le monde numérique peut être attrayante pour cette classe d’âge. Dans l’idéal, les jeunes sont intégrés et acceptés dans la section, mais disposent en même temps de leurs propres structures, par exemple un groupe de jeunes samaritains.

Nous apprenons aux enfants et aux adolescents à donner les premiers secours et à sauver des vies sur un mode ludique.

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OUTILS CONSEILS ET SUGGESTIONS POUR LA CONDUITE D’UNE SECTION, QUATRIÈME PARTIE

Photo : Mirjam Peter

Luc Nünlist, membre de l’équipe d’assistance aux associations auprès de Samaritains Suisse, est expert Jeunesse & Sport et préside une société de sport. Il connaît les arcanes des mouvements de jeunes. En sa qualité de chargé cantonal de la relève, il se réjouit de la richesse qu’apporte la collaboration avec la jeunesse.

C’est une occasion d’enthousiasmer de jeunes personnes pour notre cause et de leur donner les outils pour que plus tard, elles puissent assumer des tâches de direction. Quelle plus-value attendre de l’implication de la jeune génération ? Il faut du courage pour laisser les jeunes prendre le gouvernail, mais cela vaut la peine. Ils apportent des idées nouvelles et des perspectives qui peuvent vivifier une section. Leur goût pour la nouveauté et la pleine exploitation des possibilités numériques peut contribuer à plus de visibilité et plus de pertinence. C’est aussi une occasion d’échanger des connaissances. L’interaction de plusieurs générations enrichit la culture d’une section. Comment Samaritains Suisse souhaite-t-elle organiser les activités avec la jeunesse ? Notre but est d’apporter un soutien aux associations et aux sections afin qu’elles puissent développer des activités attrayantes pour la relève. Il s’agit de savoir prendre en compte les besoins des jeunes générations et les traditions des sections. Nous voulons inviter les jeunes à participer et souhaitons lever les obstacles financiers et organisationnels. Pour les jeunes personnes, cela doit être facile et un plaisir de rejoindre une section, sinon, nous risquons de les perdre. Des formations, du mentorat et l’encouragement à s’engager dans des projets pourraient être une piste. Des ressources et du matériel didactique seront mis à disposition sur le portail des samaritains pour soutenir les sections dans leur travail. Je suis bien sûr aussi preneur si les personnes sur le terrain me font part de leurs observations. 26   nous, samaritains 4/2023

Comment les sections font-elles face au recul de l’engagement traditionnel ? C’est un fait que le volontariat a changé. Cependant, plutôt qu’un recul, nous considérons cela comme une transformation. Les sections de samaritains sont appelées à développer des formes d’engagement flexibles, qui correspondent à la vie des jeunes d’aujourd’hui. Par exemple en instituant des rencontres virtuelles et en proposant des engagements centrés sur un projet. Il s’agit d’adapter les structures et les offres afin qu’elles parlent aux jeunes générations. Nous sommes tous appelés à y participer. Mais que fait au juste un groupe de jeunes samaritains ? Pour moi, comme nouveau venu dans le monde des samaritains, cette question m’intriguait et je l’ai posée aux personnes qui ont la charge de jeunes secouristes à l’occasion d’une formation de moniteurs jeunesse à Sursee. Leurs réponses étaient très motivantes et m’ont beaucoup apporté. Une personne m’a semble-t-il particulièrement bien résumé de quoi il en retournait : « Dans un groupe de jeunes samaritains, nous apprenons aux enfants et aux adolescents à donner les premiers secours et à sauver des vies sur un mode ludique. Les jeux, le fun et l’aventure occupent une place importante. Nous nous faisons des amis pour la vie et construisons une communauté avec des personnes qui partagent les mêmes idées. »


ÇA BOUGE CHEZ SAMARITAINS SUISSE PROJETS RÉALISÉS ET À VENIR 135 e anniversaire

Les 135 ans d’histoire de Samaritains Suisse nous emplissent de fierté. En 1888, cinq sections fondèrent à Aarau l’Alliance suisse des samaritains (ASS). Ainsi débuta l’engagement des samaritaines et des samaritains au service de la collectivité qui se poursuit aujourd’hui encore. Cette année anniversaire a été marquée par plusieurs célébrations, notamment lors de l’AD à Näfels (cf. nous, samaritains 3/23, p. 20 et 21). Nous avons aussi reçu de nombreuses félicitations qui ont été publiées dans le dernier numéro du journal.

dès janvier 2024

Les cours Generic Instructor, First-Aid Instructor, moniteur, monitrice, instructeur et instructrice samaritains ainsi que la formation sur le maquillage auront lieu au secrétariat à Olten.

janvier 2024

Démarrage du cours « Bases de la gestion de sections et d’associations » après la réussite du cours pilote (voir en p. 16 et 18).

JOURNÉES PARTICULIÈRES 14 novembre 2023

Journée mondiale du diabète. Samaritains Suisse publiera des informations sur les réseaux sociaux au sujet des symptômes de l’hypoglycémie ou de l’hyperglycémie et des mesures à prendre dans ces cas.

5 décembre 2023

Journée internationale des volontaires. Le volontariat est essentiel pour la société civile en Suisse. Le réseau bénévolat publiera des messages à poster via les réseaux sociaux. Samaritains Suisse apporte son soutien et exprime ses remerciements pour les nombreuses heures d’engagement.

21 janvier 2024

Journée de la formation. Samaritains Suisse est aussi une institution formatrice. Les cursus arborent le label de qualité eduQua qui certifie les organisations proposant des formations continues en Suisse.

3 mars 2024

Journée des malades. La doctoresse Marthe Nicati, spécialiste de la tuberculose, a lancé cette journée. Elle eut lieu pour la première fois en 1939 et fut étendue à toute la Suisse en 1943. Aujourd’hui, elle est placée sous la sauvegarde d’une association sans but lucratif domiciliée à Berne. Samaritains Suisse fait partie de 36 organisations affiliées.

8 mars 2024

Journée de la femme. À cette occasion, il s’agit d’attirer l’attention sur l’important engagement des femmes. Les samaritaines en font bien sûr partie, elles qui s’investissent sans compter pour que les personnes en détresse reçoivent des soins appropriés.

RENDEZ-VOUS 18 novembre 2023

Conférence d’automne de Samaritains Suisse à Nottwil

7 décembre 2023

Journée des anciens à Olten

9 mars 2024

Conférence des présidents de Samaritains Suisse à Nottwil

16 mars 2024

6e symposium des First Responders à Nottwil nous, samaritains 4/2023   27


SECTIONS ET ASSOCIATIONS

NAISSANCE D’UNE NOUVELLE TRADITION

Photo : Chantal Lienert

TEXTE et PHOTOS : Chantal Lienert

Malgré sa tenue de protection, cette apicultrice en détresse a été piquée par une abeille et présente des signes de choc anaphylactique.

Le soleil de l’arrière-été était encore très présent et les figurants l’ont bien senti. Qu’il s’agisse du motard gisant inanimé au sol ou de l’automobiliste qui venait de le percuter et qui, en état de choc, était tétanisé derrière son volant ; de l’apicultrice piquée par une abeille présentant tous les symptômes d’un choc anaphylactique ; du jeune homme blessé au couteau lors d’une rixe à la sortie d’une boîte de nuit qui criait comme un putois ; de la jeune femme qui s’était fait mal à la cheville ou encore de la victime d’un AVC, pendant plusieurs heures, elles et ils ont stoïquement tenu le rôle qui leur avait été assigné en y mettant beaucoup de conviction.

Nombreux jeunes secouristes C’est grâce à ces personnes de bonne volonté que les samaritaines et les samaritains qui s’étaient inscrits aux joutes du Valais romand ont pu démontrer leur savoir-faire – ou pour certains, parmi les plus jeunes, leur désemparement – sur des postes simulant la réalité au plus près. La compétition organisée à Fully, à quelques encablures de Martigny, s’est déployée sur une vaste aire récréative appartenant à la commune. Une dizaine d’équipes avaient répondu à l’invitation de leur association, dont un nombre remarqué de samaritains en herbe. Le concours était ouvert à toutes et à tous, sans distinction d’âge ou de fonction. 28   nous, samaritains 4/2023

Tenue uniforme romande Après une pause prolongée, notamment aussi à cause du coronavirus, le comité cantonal avait souhaité renouer avec la tradition d’une grande réunion des samaritains du Valais romand tout en optant pour une formule inédite. Les participants avaient été conviés le samedi-après midi du 2 septembre pour le concours et, si le cœur leur en disait, ils pouvaient prolonger les festivités autour du repas du soir qui leur était offert. Le président Yvan Besse a en outre souligné le plaisir qu’il avait de voir les participants inaugurer la nouvelle tenue uniforme, adoptée désormais par l’ensemble des samaritaines et des samaritains de Suisse romande, à l’occasion de ces joutes.

Honneurs Au moment de l’apéritif, à l’issue du concours, Matthias Delaloye, le très jeune président du Grand conseil valaisan (Parlement cantonal), est venu rendre hommage aux samaritains et a participé à la remise de la médaille Henry Dunant à Nathalie Reichenbach de la section des Sédunes (Sion). Après de savants calculs et de pondération des résultats, l’équipe issue de la section des Grands Rocs a remporté le défibrillateur généreusement offert par l’association cantonale aux gagnants de ces premières joutes nouvelle manière.

Photo : Chantal Lienert

Après une longue pause, rendez-vous avait été donné à toutes les samaritaines et tous les samaritains du Valais romand pour renforcer les liens et célébrer l’amitié. Le comité cantonal avait préparé des joutes avec un très beau prix à la clé.

De gauche à droite, Yvan Besse, président des samaritains du Valais romand, Matthias Delaloye, président du Grand Conseil, Nathalie Reichenbach et Stéphane Witschard, président de la section des Sédunes.


SECTIONS & ASSOCIATIONS

FÉLICITATIONS

gard optimiste vers l’avenir et continuons de nous engager pour nos semblables.

Photo : ldd

Andrea Kaiser, vice-présidente de section. Pour célébrer notre jubilé, nous sommes partis en tournée le 6 mai 2023. Tôt le matin, nous nous sommes retrouvés à Hochwald pour nous entraîner sur six postes : manœuvre de Heimlich à l’aide de la veste idoine ; positionnement d’une personne inconsciente ; pansement compressif ; quiz samaritain ; lancers de balles dans des paniers et concours de vitesse pour enrouler des bandes. Après la remise des prix et un apéritif, nous nous sommes rendus dans les communes soleuroises de Gempen, Nuglar/St. Pantaleon, Büren et Seewen. Nous avons célébré, partagé et échangé avec de nombreuses personnes au cours de cette belle journée du mois de mai avant de prolonger la soirée entre nous dans une cabane de stand de tir. Nous sommes fiers des cinquante ans d’histoire de notre section, même si elle a débuté avec une tragédie : l’accident d’avion de Hochwald du 10 avril La section Dorneckberg remercie pour 1973. Aujourd’hui, les formidables cadeaux et les nombreux soutiens. nous portons un re-

Centenaire de la section de Wängi (TG) Hansjörg Steffen. Cent ans sont autant de bonnes raisons de célébrer. C’est pourquoi le 16 septembre, la section a dressé un stand sur le marché de Wängi et a répondu aux mille et une questions des badauds intéressés. Des photos du fondateur de la section, de fêtes et d’exercices importants ainsi que d’excursions étaient La section avait préparé des exercices exposées. Les curieux pour le public. pouvaient s’essayer à la réanimation cardiopulmonaire alors que d’autres étaient invités à s’imaginer aveugles et à parcourir un bref trajet (accompagné) uniquement à l’aide d’une canne blanche. Beni Erne, le président de l’association thurgovienne, est venu nous rendre visite et a félicité la section pour son centenaire. Bien que beaucoup de choses aient changé au fil d’un siècle, une constante demeure : le secourisme est une affaire de cœur. Photo : ldd

Jubilé de la section Dorneckberg (SO)

JEUNESSE Sarah Hänggi. Le week-end anniversaire a démarré le samedi 10 juin 2023 avec un concours technique et récréatif. Une septantaine de jeunes secouristes de toute la Suisse alémanique ont parcouru neuf postes par équipes de quatre ou six personnes. En plus des connaissances techniques, il s’agissait aussi de faire preuve de créativité et de solidarité. À l’heure de la proclamation des résultats, des jeunes samaritains de Zoug, Aadorf (TG) et Riehen (BS) se sont partagé le podium – toutes nos félicitations. Nadine Lüdi, la présidente du comité d’organisation, a remercié les personnes qui ont soutenu la jeunesse sous une forme ou sous une autre au cours des vingt dernières années. Denise Lüönd a reçu une mention spéciale, car c’est elle qui a lancé ce groupe avec le soutien efficace d’Edi Lüönd (cf. interview en p. 12). Entretemps, la police de Bâle-Campagne et les sapeurs-pompiers de Therwil avaient préparé du matériel que l’on pouvait toucher et tester. Le clou était un tour du village avec un véhicule des sapeurs-pompiers. Après le repas du soir, un artiste

Photo : ldd

Vingt bougies pour la jeunesse de Biel-Benken (BL)

de variété a entretenu les convives. Il avait disposé des jeux de plateau et des jeux d’adresse sur le préau à l’occasion desquels jeunes et moins jeunes pouvaient se mesurer. Un exercice de jonglage et un show enflammé ont formé le bouquet final. Le dimanche 11 juin 2023, la population, les sociétés villageoises, les conseillers communaux, les sections de samaritains du canton, l’association cantonale ainsi que des représentants de Samaritains Suisse étaient conviés à un apéritif. Les jeunes secouristes ont profité de l’occasion pour montrer ce qu’ils savaient faire et les invités ont admiré la galerie photo des derniers vingt ans du groupe et laissé un message dans le livre d’or. Merci d’être venus. nous, samaritains 4/2023   29


SECTIONS & ASSOCIATIONS

Photo : ldd

Manuela Gerig. Le samedi 16 septembre, un concours pour les jeunes secouristes de l’association de Saint-Gall et de la principauté du Liechtenstein avait été organisé à Buchs (SG). Quinze grou­ pes saint-gallois et un groupe de Coire (GR) s’étaient mis sur les rangs. Le parcours comprenait six postes sur lesquels les participants étaient appelés à répondre à diverses questions. Quatre

COLLABORATION Cultiver le voisinage

Photo : ldd

Cécile Keller. Un exercice commun entre les sections schwytzoises d’Altendorf et d’Einsiedeln était au programme le samedi 19 août 2023. Les groupes Help des deux sections étaient aussi de la partie. Sur le lieu de rendez-vous, la bonne soixantaine de personnes a été répartie en cinq groupes pour parcourir les divers postes. Ils sont tombés sur un accident avec une barre de métal ; une patiente qui faisait une crise allergique ; une personne qui avait fait une chute et une révision du schéma BLS-AED. Les samaritains se sont acquittés de toutes les tâches avec bravoure. Après la pause de midi, un concours avait été organisé pour les jeunes. Lancer de bottes en caoutchouc ; estafette avec des cartons d’œufs empilés ; parcours surprise ; relais avec des cartes de jass ; parcours au jet et collecte de points Kubb constituaient autant de possibilités de gagner des éléments pour un radeau. À la fin, les six groupes avaient collecté suffisamment d’éléments pour construire leur radeau. Lors de la mise à l’eau sur le Sihlsee, on a découvert qui avait choisi la meilleure technique de construction. Pour les adultes en revanche, l’après-midi était placé sous le signe de la convivialité et la récréation, l’objectif étant de cultiver les échanges entre les sections.

30   nous, samaritains 4/2023

portaient sur les premiers secours alors que sur deux postes, adresse et chance étaient au premier plan : une course de bobby-car qui s’achevait sur une pêche au canard en caoutchouc et un memory auditif. La proclamation des résultats après le repas de midi était attendue avec impatience. L’équipe d’Au-Heerbrugg a emporté la coupe itinérante alors que les groupes de Widnau et de Niederbüren accédaient au second et au troisième rang. Le groupe des benjamins, dont l’âge moyen n’excédait pas 9 ans, s’est tout de même glissé à la douzième place. Il reçut une minicoupe pour son exploit. Les organisateurs félicitèrent chaleureusement les jeunes secouristes et remercièrent bénévoles et sponsors sans lesquels la manifestation n’aurait tout simplement pas pu avoir lieu.

L’union fait la force Tamara Gautschi. Le 17 août, la section argovienne Gon­ tenschwil–Zetzwil recevait les sections de Kulm, Schöftland et Aarau West à l’occasion d’un exercice régional. La monitrice Fränzi Häfeli avait préparé une variété de postes qui étaient placés sous la sauvegarde de chefs issus de la section hôte alors que les groupes appelés à travailler étaient mélangés. Ils ont été appelés à transporter un patient et porter secours à un personne qui avait fait une chute et comprendre que, tombée de haut, elle avait peut-être subi des fractures ou des lésions internes. Le troisième poste exigeait de l’adresse et de la concentration. Il fallait transporter d’un point A à un point B une balle de tennis posée sur un petit anneau à l’aide de ficelles colorées tenues par les divers membres d’un groupe. Rapidement, les joueurs ont compris que chaque personne était importante, car si une seule ne tendait ou ne relâchait pas suffisamment la ficelle, la balle tombait. Le message : dans une chaîne de sauvetage, chacune et chacun est important. Pour conclure, la section hôte a invité les personnes présentes à partager un repas. La journée consacrée à la collaboration et l’échange était très enrichissante.

Photo : ldd

Des jeunes secouristes se mesurent


FORMATION ET FORMATION CONTINUE

« First Aid Instructor 1 » – nouvelle formation Les personnes qui ont suivi la nouvelle formation First Aid Instructor 1 font partie des cadres formateurs de Samaritains Suisse. Ces instructeurs et ces instructrices représentent l’organisation et donnent les cours de premiers secours standard à l’intention de la population, développés par Samaritains Suisse. TEXTE : Stefan Franzen | cli La formation First Aid Instructor 1 s’adresse aux membres de sections de samaritains ou à d’autres personnes intéressées par l’enseignement des cours standard de premiers secours du niveau IAS 1. Les personnes qui aiment le contact, qui s’identifient à Samaritains Suisse et qui sont motivées par les premiers secours présentent de bonnes prédispositions pour réussir cette formation, auxquelles il convient d’ajouter assurance naturelle, facilité d’élocution et capacité à l’autocritique. Les personnes qui ont accompli le cursus avec succès reçoivent les certificats d’instructeur/instructrice BLSAED-SRC, de First Aid Instructor 1 et de formateur/ formatrice pour le cours de sauveteur destiné aux candidats au permis de conduire. Avec cette formation, il est en plus possible d’enseigner les cours TopTen/TopFive A & B, OACP pour chauffeurs professionnels et Urgences pédiatriques.

Quels sont les prérequis ?

techniques de présentation, la mise en scène réaliste d’accidents et la conception de scénarios de cas. On s’interroge aussi sur ce qui fait un bon enseignement. Des sujets relatifs aux propres compétences et aux compétences sociales sont traités, par exemple la perception de soi et la perception de l’autre ou comment gérer les perturbations dans l’enseignement. La dynamique de groupe ou différentes manières d’apprendre font encore partie du programme. Les cours ont lieu en présentiel, avec des études de cas et des exercices ciblés, ou en enseignement à distance, en individuel ou en technique mixte.

Quel est l’investissement en temps ? Les membres de sections de samaritains participent à une réunion d’orientation de deux heures. La partie présentielle porte sur une journée. Il convient de prévoir 9 heures d’études personnelles. Au total, la formation dure 16 heures.

Avoir 18 ans révolus, être membres d’une section de samaritains et avoir signé une convention de collaboration. Les participants disposent d’un certificat First-Aid IAS de ni- Que faire pour prolonger les certificats ? veau 2 valable et sont à l’aise pour appliquer les mesures de La validité des certificats IAS, SGS et SRC n’est pas réglée premiers secours qu’il recouvre. En outre, ils détiennent un de la même manière, les exigences de formation continue certificat BLS-AED-SRC complet, (voir nous, samaritains non plus. En l’absence de formation continue, les First Aid 3/23, p. 25). La participation à une réunion d’orientation, Instructors perdent l’autorisation d’exercer. Le certificat IAS un ordre de préparation : mode opératoire standard niveau 1 est valable deux ans. Pour le prolonger, des cours de perfecà 2 complété, ainsi qu’un bilan de compétence passé avec tionnement de 7 heures en méthodologie et didactique et de succès sont également demandés. L’admission via une pro- 14 heures en technique sont exigés. Le certificat SGS est cédure d’équivalence est également possible. valable pendant quatre ans. Pour le prolonger, un perfectionnement de 6 heures en méthodologie et didactique est requis ainsi que 12 heures de technique. En revanche, la Qu’est-ce qu’on apprend et comment ? certification SRC garde sa validité si quatre cours BLSLa formation porte sur la technique et la méthodologie. Les AED-SRC comportant des séquences BLS-AED sont donconnaissances techniques des niveaux IAS 1 et 2 sont ré- nés et que les mises à niveau ont été suivies après les modipétées. Par ailleurs, des aspects relatifs à l’organisation de fications des lignes directrices. cours sont abordés. La formation porte en outre sur les nous, samaritains 4/2023   31


À VOUS DE JOUER

MOT CACHÉ

SUDOKU FACILE

MOYEN

Solutions en page 35

32   nous, samaritains 4/2023


FORMATION

Cours et formations 2024 Les cours et formations sont publiés sur le portail de Samaritains Suisse où il est possible de s’inscrire. https://portal.samariter.ch/fr/Formation

First Aid Instructor 1 Formation

sem.

dates

durée

lieu

langue

First Aid Instructor 1 2024/1 Module 1

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23.8.2024

1

Martin-Disteli-Strasse 27 FR 4601 Olten

Formation

sem.

dates

durée

lieu

BLS-AED-SRC Generic Instructor 2024/1

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22.3.202423.3.2024

2

Martin-Disteli-Strasse 27 FR 4601 Olten

BLS-AED-SRC Generic Instructor 2024/2

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28.8.202429.8.2023

2

Martin-Disteli-Strasse 27 FR 4601 Olten

Formation

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durée

lieu

Moniteur samaritain 2024/1 Module 1

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20.9.2024

1

Martin-Disteli-Strasse 27 FR 4601 Olten

Instructeur samaritain 2024/1 Module 1

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30.8.2024

1

Martin-Disteli-Strasse 27 FR 4601 Olten

sem.

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durée

lieu

5.10.2024

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Martin-Disteli-Strasse 27 FR 4601 Olten

BLS-AED-SRC langue

Moniteur/instructeur samaritain langue

Passerelle Formation

Passerelle Moniteur samaritain vers 40 First Aid Instructor 2 2024/1

langue

Cours Formation

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durée

lieu

langue

Maquillage 2024 jour de présence 1

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9.11.2024

1

Martin-Disteli-Strasse 27 FR 4601 Olten

nous, samaritains 4/2023   33


DE NOTRE ASSORTIMENT

Burnshield: des kits et des gels pratiques pour les premiers soins des brûlures Des gels rafraîchissants jusqu’aux compresses imprégnées d’hydrogel. Ce sont des solutions de haute qualité pour traiter les brûlures thermiques qui va permettre de réduire rapidement la douleur, protégez la peau, et favorisez une guérison plus rapidement. Très appréciés par les services d’ambulances, ils peuvent être déployés en entreprise, sur des postes sanitaires mais aussi à la maison. Avec Burnshield vous êtes parfaitement équipé pour agir rapidement en cas de brulure thermique. Retrouvez dès maintenant l’assortiment varié de produits Burnshield dans le Samariter.shop.

Set de mannequins de réanimation Little Family QCPR Avec le Little Family QCPR de Laerdal, vous bénéficiez d’un set compact de 3 mannequins d’entraînement à la RCP adulte, enfant et nourrisson. L’ensemble des mannequins sont dotés de la technologie de retour d’information QCPR. Celle-ci permet aux formateurs d’améliorer la qualité, l’efficacité et l’interaction des participants lors de la formation à la RCP avec un accès et un transfert des donnés via une application gratuite disponible dans App store ou Google Play. Vous retrouverez également dans le set 3 tapis d’entraînement, un jeu de lingettes désinfectantes et une valise à roulettes pour ranger et transporter les mannequins facilement. Vous trouvez de plus amples informations ainsi que des accessoires pour le set dans le Samariter.shop.

Manoeuvre de Heimlich: agir correctement en cas d’obstruction des voies respiratoires Avec le dispositif d’entrainement à la manouvre de Hemlich ActFast vous pourrez vous exercer au bon geste pour gérer l’obstruction aérienne généré par une corp étrangé. Jusqu’à aujourd’hui, aucun dispositif aussi proche de la réalité n’était disponible. Vous pourrez simuler l’obstruction et vous exercer au bon geste seul ou à deux, par l’avant ou par l’arrière pour expulser le corp étrangé qui est simulé grâce à des bouchons en mousse livrés avec le dispositif. Dans le Samariter.shop, vous trouvez le dispositif d’entraînement de Heimlich ActFast pour adultes et enfants. Les samaritaines et les samaritains bénéficient de prix préférentiels sur Samariter.shop. Informations détaillées sur les articles, les accessoires et les prix via le site web: samariter.shop, info@samariter.shop, tél. 032 566 71 71.

34   nous, samaritains 4/2023


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