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nous,

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SAMARITAINS Le journal de Samaritains Suisse

Qui nous sommes 6 CAMPAGNE D’IMAGE

Ensemble, donner les premiers secours et sauver des vies

18 ORTHOPÉDIE Préserver l’appareil locomoteur

29 NOUVEAUTÉ MONDIALE Défibrillateur au format de poche


Là. Par humanité. Engagez-vous!

Diffusée du 3 août au 11 novembre 2026, la nouvelle campagne en ligne de la Croix-Rouge suisse (CRS) vise à montrer que le bénévolat est à la fois enrichissant et capital pour la société. Sur différents réseaux sociaux, de brèves vidéos sont publiées afin d’inciter la population à s’engager au sein de la CRS. Des bénévoles ainsi que Phanee de Pool et Marc Trauffer, tous deux ambassadeurs de la CRS, y partagent leur expérience. Découvrez les nombreuses possibilités d’engagement à la CRS: redross.ch/aider

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ÉDITORIAL

Notre rôle est important Chère samaritaine, cher samaritain, Une étude réalisée par l’institut gfs.bern à la demande de Helsana et de la Croix-Rouge suisse a mis en évidence que seule la moitié de la population du pays oserait porter active­ ment secours en cas d’urgence. Cependant, ce n’est pas par manque de volonté, mais par sentiment d’impuissance. Pour en savoir plus sur cette étude, consulter la page 12 de ce numéro. À ce sujet, nous avons un rôle à jouer. L’année dernière, 14 848 samaritaines et samaritains regroupés en 709 sections et 119 groupes de jeunes secouristes ont fourni 353 983 heures de service. En outre, ils et elles ont instruit 73 278 personnes au cours de 508 607 heures de formation. Ces nombres sont impressionnants et il s’agit de les communiquer au-delà des limites de notre organisation. C’est la raison pour laquelle, dans la perspective de la Journée mondiale des premiers secours, le secrétariat central a conçu une nouvelle brochure et un film de présentation. À l’aide d’interviews et d’exemples de service médico-sanitaire et d’exercices, ces moyens de communications illustrent les activités des secouristes en mettant en avant le vécu des personnes sur le terrain. Ainsi, Oscar Daddo (dont le portrait figure en page 10) parle du sentiment de bonheur ressenti quand, au fil d’une réanimation, la victime ouvre les yeux et se remet à respirer spontanément. Quant aux exercices des jeunes de Biel-Benken (BL), ils réjouissent le cœur

et le déploiement de Samaritains Genève au Marathon ­patronné par Generali démontre la complexité d’un dispositif médico-sanitaire pour une grande manifestation (le récit de la campagne se trouve en page 6). À l’occasion de la Journée mondiale des premiers secours du samedi 12 septembre, Samaritains Suisse se joindra à d’autres organisations de sauvetage de la CRS et marquera sa présence sur la place Fédérale à Berne. Il s’est encore passé beaucoup d’autres choses au cours des quatre derniers mois. À la Pentecôte, les jeunes alémaniques ont campé à Wallisellen (p. 14), le 20 juin les délégués se sont rendus à Schwyz (p. 16) et de nombreux exercices captivants ont eu lieu dans les régions (dès la page 20). Dans le domaine médical, nous avons demandé au docteur Carlo Camathias, spécialiste en chirurgie orthopédique­ et traumatologie de l’appareil locomoteur à quoi il fallait­ faire attention en cas d’urgence orthopédique et comment ­préserver son propre appareil locomoteur, notamment en intervention. L’interview se trouve en page 18. Je vous souhaite une excellente lecture.

ANITA SIMEON LUTZ Rédactrice en chef nous, samaritains 3/2026   3


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ENSEMBLE DONNER LES PREMIERS SECOURS SOMMAIRE   6 CAMPAGNE D’IMAGE À l’aide de nouvelles images, Samaritains Suisse veut promouvoir le mouvement des secouristes auprès d’un large public.

12 ÉTUDE Faute de connaissance et d’entraînement régulier, environ la moitié de la ­population n’ose pas intervenir en cas d’urgence médicale.

10 PORTRAIT Oscar Dadò, samaritain engagé et homme d’action

14 CAMP DES JEUNES À la Pentecôte, les jeunes secouristes alémaniques ont cultivé la convivialité.

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16 ASSEMBLÉE DES DÉLÉGUÉS Nouvel exercice sous le signe de la stratégie et de la clairvoyance 18 EN SAVOIR PLUS Comment préserver l’appareil locomoteur et que faire en cas d’urgence orthopédique


IMPRESSUM nous, samaritains 3/2026 Parution : 26 août 2026 Organisation éditrice Samaritains Suisse Martin-Disteli-Strasse 27 Case postale, 4601 Olten Téléphone 062 286 02 00 redaction@samaritains.ch www.samaritains.ch Abonnements, changements d’adresse : par écrit à l’adresse ci-dessus Prix de l’abonnement Abonnement individuel pour non-samaritains : CHF 33.– par an 4 numéros par an Tirage : 16 800 exemplaires Rédaction Anita Simeon Lutz (asi) Suisse romande : Chantal Lienert (cli) Suisse italophone : Mara Zanetti Maestrani (m.z.) Pour mener à bien la mission qui les anime, les samaritaines et les samaritains s’investissent partout en Suisse, que ce soit au Marathon de Genève, pendant la formation des jeunes à Biel-Benken (BL) ou ­encore, comme ci-contre, au fond de la Valle Maggia au Tessin.

20 SECTIONS ET ASSOCIATIONS 28 À VOUS DE JOUER Mot caché et SUDOKU 29 NOUVEAUTÉ MONDIALE Un défibrillateur au format de poche

30 À VOTRE SERVICE 31 BOUTIQUE

Téléphone 062 286 02 00 redaction@samaritains.ch Adresse postale : Rédaction « nous, samaritains » Case postale, 4601 Olten Annonces bw medien ea Medien AG Case postale 45, 8840 Einsiedeln Téléphone 055 418 82 22 Portable 079 407 46 06 samariter@bwmedien.ch www.bwmedien.ch Mise en page, impression et expédition Stämpfli Communication, 3001 Berne staempfli.com Photos Première de couverture et sommaire : Fresh Fruits, Marco Schnyder Éditorial : Mike Peter nous, samaritains 3/2026   5


POINT FORT EN CAMPAGNE

DONNER LES PREMIERS SECOURS

Plus de 60 samaritaines et samaritains étaient en service lors du Generali Genève Marathon. Cela nécessite une bonne organisation et une communication efficace.

Samaritains Suisse est la plus grande organisation de ­secouristes de la Croix-Rouge suisse. Avec un nouveau film institutionnel et une nouvelle brochure de présentation, l’organisation centrale souhaite attirer l’attention sur les activités des samaritains et inciter jeunes et moins jeunes à rejoindre le mouvement. TEXTE : Anita Simeon Lutz | cli PHOTOS : Fresh Fruits, Marco Schnyder

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« Une manifestation d’une telle envergure exige une excellente collaboration avec les intervenants professionnels. »

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Rapidement sur place « Le meilleur moment c’est, quand, après une réanimation, la personne ouvre les yeux et respire à nouveau spontanément. » C’est ainsi qu’Oscar Dadò décrit le sentiment de bonheur qu’il a déjà éprouvé par deux fois après une intervention dans la Valle Maggia. Un portrait du secouriste tessinois est publié en page 10 de votre journal. Dans les vallées éloignées des centres urbains, il est primordial que des personnes sur place sachent quoi faire en cas d’urgence, en attendant l’arrivée des secours professionnels. Les samaritaines et les samaritains sont bien placés pour assurer cette tâche dans les régions décentrées du pays.

Bien organisés

Les nombres sont impressionnants : 14 848 samaritaines et samaritains regroupés en 709 sections et 119 groupes de jeunes ont fourni 353 983 heures de service. En outre, ils ont formé 73 278 personnes dans le cadre de cours publics dispensés pendant 508 607 heures. C’est ce qui ressort du recensement de l’année dernière. Sans le mouvement ­samaritain, il manquerait une bonne dose d’humanité et de générosité dans notre pays.

En milieu urbain, la situation est différente. Mais ici aussi, des volontaires bien formés sont demandés, par exemple pour organiser un dispositif médico-sanitaire lors de grandes manifestations comme c’est le cas lors du Marathon de Genève qui a lieu chaque année au début du mois de mai. Plus de soixante samaritaines et samaritains sont mobilisés 24 heures sur 24 pendant deux jours pour donner les premiers secours en cas d’insolation, de collapsus cardiovasculaire, de piqûre d’insecte, d’entorse ou d’autres incidents de santé. « Une manifestation d’une telle envergure, impliquant la présence d’un si grand nombre de secouristes volontaires, exige une bonne organisation, une communication efficace et une excellente ­collaboration avec les intervenants professionnels tels que les ambulanciers et la police », précise ­Philippe Belair, membre du Comité cantonal de samaritains Genève.

Bien formés Organisation et coordination sont également à l’ordre du jour au sein des 120 groupes de jeunes. Ces derniers aussi s’entraînent à déployer les bons gestes en cas d’urgence médico-sanitaire dans le nous, samaritains 3/2026   7


POINT FORT EN CAMPAGNE

cadre de mises en scène réalistes. Pour preuve, Santiago, 7 ans, déclare sans hésiter : « J’oserais bien porter secours à une personne en détresse, mais si cela ne marchait pas, ce ne serait pas bien, c’est pourquoi je vais chez les samaritains. » Il se distingue ainsi des environ 4 millions de personnes vivant en Suisse qui n’oseraient pas inter-

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« Le meilleur moyen pour ­surmonter le manque de connaissances est de s’entraîner régulièrement, dès le plus jeune âge. »

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venir en cas d’urgence. C’est ce que montre une étude de GfS Berne, réalisée à la demande de Helsana et de la Croix-Rouge suisse. Pour en savoir plus à ce sujet, référez-vous à la page 12. Ce n’est cependant pas la bonne volonté qui fait défaut, mais le manque de connaissances. Le meilleur moyen pour surmonter cet obstacle est de s’exercer régulièrement afin de rester calme et à son affaire en cas de situation réelle. Samaritains Suisse et les sections affiliées proposent une vaste palette de cours permettant à chacune et à chacun d’acquérir les compétences nécessaires. Les samaritain actifs aussi s’entraînent régulièrement et maintiennent leurs connaissances à jour.

On n’est jamais trop jeune pour apprendre Les projets Premiers secours avec Globi et Sauver c’est la classe permettent d’initier les enfants dès un âge tendre aux premiers secours. Certains y prennent goût et rejoignent un groupe de jeunes samaritains au service de la collectivité. C’est le cas de Nadine Lüdi, qui a développé un intérêt particulier pour le monde médical après avoir suivi un cours de premiers secours à l’école primaire. Aujourd’hui, elle est infirmière et se perfectionne en soins intensifs. Pendant ses loisirs, elle fonctionne comme responsable de la formation et cheffe technique auprès de la section de Biel-Benken (BL). « Nous sommes tenus de porter secours, c’est pourquoi il est important d’apprendre ce qu’il faut faire en cas d’urgence. La seule erreur est de ne rien faire. »

Le matériel est à disposition Des membres du groupe de jeunes de la section de Biel-Benken (BL) en exercice.

Samaritains Suisse espère que le plus grand nombre de samaritaines et de samaritains likeront le film et que les sections le partageront avec leur communauté. Il peut être visionné sur le site web www. samaritains.ch. La brochure de présentation, publiée en trois langues, sera adaptée pour les sections et pourra être personnalisée. Elle sera disponible prochainement auprès du Printshop sur le portail samaritain. Actuellement déjà, divers flyers et dépliants sont à la disposition des sections pour le recrutement de membres ou la promotion de leur section.

Pour en savoir plus : www.samaritains.ch

Plus on commence tôt, mieux on mémorisera les gestes.

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« Nous sommes tenus de porter ­secours, c’est pourquoi il est ­important d’apprendre ce qu’il faut faire en cas d’urgence. La seule erreur est de ne rien faire. »

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Quatre fières secouristes de la section de Biel-Benken (BL), depuis la gauche : Annika, Rebecca, Sarah, Liv.

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POINT FORT PORTRAIT

« J’ai toujours aimé aider mon prochain » Oscar Dadò, président et moniteur de la section de Cavergno et ­depuis fin avril, membre du comité cantonal des samaritains italophones, est également premier répondant dans la Vallemaggia. TEXTE : Mara Zanetti Maestrani | cli PHOTOS : Fresh Fruits

Le parcours du quadragénaire Oscar Dadò de Ca­ vergno l’a conduit tôt à s’intéresser aux premiers secours et à l’aide au prochain. Nous l’avons inter­ viewé afin de mieux faire connaissance et de savoir comment il vit l’engagement samaritain mainte­ nant qu’il a été élu (voir en p. 22) au comité can­ tonal de l’Association des sections de samaritains du Tessin et du Moesano (ASSTM). Né à Locarno, menuisier de son état, il travaille depuis des années dans la Vallemaggia (d’où son père Luciano est originaire) et où il a fondé une famille. Il vit à Cavergno, un village de 500 habi­ tants dans la commune de Cevio, avec son épouse Daniela et ses enfants Allyson (11 ans) et Es­ tevan (7 ans), le chien Pippo et le chat Lapis. Parmi ses hobbies, en dehors des samaritains, il a une prédilection pour les courses de montagne, les vacances à la mer, les chiens, la moto, l’uni­ hockey et le scoutisme.

expérience et des grandes souffrances qu’elle a en­ traînées, je me suis réveillé plus fort qu’avant », nous dit-il avec émotion. « Je raconte l’accident aux jeunes qui suivent les cours et leur montre des pho­ tos en soulignant que nous n’avons qu’une seule vie et qu’il faut la respecter. Mais les coups du destin n’étaient pas terminés. Il y a douze ans, il a perdu sa chère maman Mari­ sol, qui a succombé à une maladie. Originaire d’Espagne, elle était aide-soignante de profession. C’est ainsi que la famille a toujours « respiré » une ambiance médicale et que le jeune Oscar a appris

L’accident de moto Revenons à son parcours qui n’a pas toujours été facile. Il y a une vingtaine d’années, en 2004, il a été victime d’un grave accident avec sa moto bien-aimée. Resté dans le coma pendant cinq jours, il a subi d’importantes opéra­ tions au dos et au genou. Pour le jeune homme dynamique et tou­ jours en mouvement qu’il était, cette rude expérience l’a pro­ fondément atteint et transformé. Il en parle quand il donne des cours de sauveteur. « De cette 10   nous, samaritains 3/2026

Oscar Dadò, 48 ans, vient d’être élu au comité cantonal.


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« Je veux me rapprocher des s­ ections et de leur travail sur le terrain. »

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En qualité de premier répondant au fond d’une vallée de montagne, Oscar Dadò joue un rôle essentiel dans la chaîne des secours.

la langue de Cervantès. Ce deuil fut une autre épreuve. « Ma mère était mon guide dans la vie et elle l’est toujours », nous confie notre interlocuteur.

Renato Lampert m’a motivé Il s’est rapproché du monde samaritain grâce au cours de sauveteur donné à l’époque par Renato Lampert qui siégeait alors au Comité central de Samaritains Suisse et en est aujourd’hui membre d’honneur. « Renato m’a stimulé et m’a insufflé la motivation pour m’engager chez les samaritains. » En 1999, Oscar Dadò s’est formé comme moniteur puis, quelques années plus tard, il a été élu à la présidence de la section de sa commune de Caver­ gno. Cela fait quinze ans qu’il assume cette charge avec la même passion et le même dynamisme. « J’ai toujours aimé aider mon prochain et enseigner comment le faire », nous confie-t-il dans un sourire.

L’importance des premiers répondants dans une vallée

partie haute, les secours mettent du temps à arriver. Jusqu’à aujourd’hui, j’ai répondu à 14 alarmes. Ma première intervention a déjà été relatée dans les colonnes de cette publication. Au cours d’une des dernières qui a eu lieu à Riveo, j’ai pu réanimer une personne. Ce sont des situations auxquelles on ne s’attend pas vraiment et pour lesquelles on n’est jamais complètement préparé. Elles sont éprouvantes et vous touchent intimement en consi­ dération de l’importance des gestes déployés. » Depuis le 26 avril dernier, Oscar Dadò siège éga­ lement au comité cantonal de l’ASSTM en qualité de représentant de la commission des cadres. Nous lui demandons ce qu’il souhaite réaliser dans cette fonction. « Je veux me rapprocher des sections et de leur travail sur le terrain, découvrir leurs be­ soins et leurs difficultés et chercher ensemble des solutions pour bâtir un avenir solide. En outre, je serais très heureux de concrétiser l’idée d’un congrès samaritain en 2027. »

« La fonction de premier répondant pour laquelle je me suis porté volontaire m’a immédiatement passionné et me passionne encore, surtout parce que je vis dans une grande vallée et que dans sa nous, samaritains 3/2026   11


VIE MODERNE ÉTUDE

Premiers secours : une personne sur deux manque d’assurance Près de la moitié de la population n’ose pas venir en aide en cas d’urgence médicale. Une étude menée par Helsana et la CroixRouge suisse (CRS) révèle de grandes incertitudes vis-à-vis des mesures à prendre. Pour Helsana et la CRS une chose est claire : les premiers secours doivent être pratiqués régulièrement afin de pouvoir agir avec assurance en cas d’urgence. TEXTE : Communiqués de presse Helsana et CRS PHOTO : ldd La population suisse estime que les premiers secours sont importants mais se sent souvent incertaine au moment décisif. C’est ce que révèle une étude représentative de la Croix-Rouge suisse et d’Helsana réalisée par l’institut gfs.bern. Près de la moitié de la population se sent plutôt à l’aise, voire très à l’aise, pour gérer les urgences. À l’inverse, 44 % des personnes interrogées indiquent se sentir peu sûres, voire très peu sûres. L’une des principales raisons est le temps passé depuis leur formation : bien que 49 % des personnes interrogées aient suivi au moins une fois un cours de premiers secours, celui-ci remonte souvent à de nombreuses années, et bien souvent à l’obtention du permis de conduire. Seuls 44 % de la population rafraîchissent régulièrement leurs connaissances en matière de premiers secours.

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Seule la moitié de la population oserait utiliser un défibrillateur.

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Grandes lacunes en matière de premiers secours L’étude révèle des lacunes particulièrement nettes au niveau des connaissances concrètes. Bien que les éléments essentiels des premiers secours, tels qu’alerter les secours professionnels ou la localisation d’un défibrillateur, soient largement ancrés dans la population, leur mise en pratique suscite toutefois de grandes incertitudes. Ainsi, seule environ la moitié des personnes interrogées se sent capable d’utiliser un défibrillateur, tandis qu’une personne sur cinq demanderait plutôt de l’aide. On observe également une réserve concernant le massage cardiaque : environ 30 % hésitent à le réaliser. Les supports numériques peuvent être un soutien aux premiers secours, mais ils ne remplacent pas l’exercice pratique. Les personnes interrogées sont unanimes : les smartphones permettent d’accéder rapidement aux informations. Mais en même temps, une partie des personnes interrogées craint que cela ne conduise à une attitude passive en cas d’urgence et que l’on se contente d’alerter les services de secours plutôt que d’intervenir activement.

Les urgences peuvent concerner tout le monde

Le manque d’assurance est le problème central

Près de deux tiers de la population suisse ont vécu au moins une fois une urgence médicale. Ces urgences surviennent aussi souvent dans un contexte privé que chez des personnes inconnues. En outre, environ une personne sur cinq a déjà été elle-même victime d’une urgence médicale.

Les résultats de l’étude suggèrent que ce n’est pas l’absence de volonté, mais le manque d’assurance qui constitue le principal obstacle. Le manque d’expérience (38 %) et la peur de prendre de mauvaises décisions (32 %) sont les plus fréquemment cités. 85 % des personnes interrogées considèrent

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les campagnes d’information nationales comme utiles et le soutien pour des mesures concrètes est encore plus élevé : les cours obligatoires dans les écoles (94 %) et les entreprises (89 %) ainsi que l’augmentation du nombre de défibrillateurs dans l’espace public (88 %) rencontrent un large soutien. « Le fait qu’environ la moitié de la population ne se sente pas en confiance et que de nombreuses connaissances ne soient plus à jour montre clairement que nous devons poursuivre nos efforts en matière de formation, souligne Roman Sonderegger, CEO d’Helsana. Je suis ravi que nous y contribuions en collaboration avec la Croix-Rouge suisse. »

CRS ET HELSANA : PARTENAIRES POUR LES PREMIERS SECOURS ET LA PRÉVENTION Depuis 2020, l’assurance-maladie Helsana et la Croix-Rouge suisse travaillent ensemble dans le cadre d’un partenariat. Son principal objectif : sensibiliser le grand public à l’importance des premiers secours et de la prévention des noyades. Il s’agit là de deux compétences clé de la Croix-Rouge suisse et de ses organisations de sauvetage, à savoir Samaritains Suisse, la Société suisse de sauvetage (SSS), la Société suisse des troupes sanitaires (SSTS) et la Société suisse pour chiens de recherche et de sauvetage (REDOG).

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Le manque d’assurance constitue le principal obstacle.

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« Les premiers secours doivent être pratiqués régulièrement pour que les personnes puissent agir correctement et conserver leur sang-froid en cas d’urgence, explique Nora Kronig, directrice de la CRS. En collaboration avec les organisations de sauvetage de la Croix-Rouge, nous nous engageons à renforcer durablement cette capacité : le plus tôt possible, dès l’école, de manière pratique et accessible à toutes et à tous. »

La maîtrise des premiers secours dans le cadre de la prévention L’étude se concentre sur la capacité d’agir en cas d’urgence et montre que celle-ci constitue un élément important, mais pas suffisamment ancré, des compétences en matière de santé. En tant que partenaire de la Croix-Rouge suisse, Helsana s’engage pour que la population dispose de connaissances pratiques en matière de premiers secours. Avec leurs cours dans tout le pays, les organisations de sauvetage de la Croix-Rouge apportent une contribution indispensable.

« Prévenir la noyade » Depuis cette année, Helsana s’engage également en tant que partenaire de la Société Suisse de Sauvetage (SSS) pour la prévention de la noyade et soutient la mission « Prévenir la noyade ». L’étude

Pour réaliser l’étude, l’institut gfs.bern a interrogé environ 2000 personnes âgées de 18 à 74 ans dans toute la Suisse en mars 2026.

montre que le manque d’assurance est particulièrement grand en cas d’urgence dans l’eau. La population se sent moins à l’aise que dans d’autres situations d’urgence. En outre, près des trois quarts des personnes interrogées n’ont encore jamais suivi de cours portant sur le comportement à adopter en cas de noyade. Dans le cadre de ce partenariat, Helsana mettra en œuvre dès cet été des projets et des campagnes pour profiter des séjours au bord, dans et sur l’eau en toute sécurité. L’étude complète en langue allemande peut être consultée à l’adresse helsana.ch/srk. nous, samaritains 3/2026   13


VIE MODERNE CAMP DE LA PENTECÔTE 2026

Secouristes alémaniques en vadrouille Les jeunes secouristes alémaniques se sont réunis à la Pentecôte pour s’entraîner, s’amuser et cultiver l’esprit d’équipe. TEXTE : Robert Keller, responsable d’équipe du camp de la Pentecôte PHOTOS : ldd Que se passe-t-il quand plus de deux cents jeunes motivés, accompagnés d’une équipe de moniteurs et d’autres encadrants, se retrouvent le temps d’un week-end à Wallisellen (ZH) ? On peut s’attendre à beaucoup de rires et de bruit, et en plus cette année, il a fait extrêmement chaud. Avec une météo estivale et des températures supérieures à 30 °C, d’impressionnantes quantités de crème solaire ont été étalées sur les peaux et des litres de boissons fraîches ont été engloutis. Il faisait presque trop chaud, mais les vrais secouristes sont endurants.

Fourbe le loup, et le sauvetage du feu Le week-end était placé sous une étoile magique. Rusé le renard, a accueilli les campeurs avec joie, car il avait besoin d’aide. Fourbe le loup avait volé le feu olympique et sans lui, l’Olympiade des Help risquait de s’éteindre. La mission était claire : il ­fallait récupérer le feu. Dès le samedi, une frénétique course-poursuite s’est déroulée à travers Wallisellen. Sur treize postes, les jeunes filles et les jeunes gens ont fait

Une excellente ambiance a régné parmi les 200 jeunes Alémaniques qui ont participé au camp de la Pentecôte 2026.

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preuve d’esprit d’équipe : bricolage de drapeaux territoriaux, transport d’eau dans des seaux sans perdre une goutte ou photo de groupe amusante. Le soir, les équipes, qui représentaient chacune un territoire, se sont présentées en spectacle et ont créé une ambiance du tonnerre avec des sketches, des mini-­t héâtres et d’autres fantaisies.

Pansements, bandages et méli-mélo de projectiles : l’Olympiade des Help Le dimanche était consacré à la grande Olympiade, durant laquelle les jeunes secouristes ont été appelés à déployer leur savoir-faire théorique et pratique. Le concours était réglé comme du papier à musique : chaque poste était quadruplé et le temps alloué était d’exactement 15 minutes, pas une de plus, ce qui exigeait une concentration de tous les instants. Aux postes de premiers secours, les choses sérieuses ont commencé. • Alarme et blessures : tout en réfléchissant à quelques subtiles questions théoriques, il s’agissait de montrer son savoir-faire dans l’utilisation de bandes, de pansements ou d’un triangle. • BLS-AED : à ce poste, il fallait procéder à une réanimation sur des mannequins junior (massage cardiaque sans ventilation) et montrer comment se servir d’un défibrillateur sans commettre d’erreur. • Position latérale de sécurité : confrontés à un figurant inconscient, les participantes et les participants devaient procéder à l’évaluation du patient puis le placer sans tarder en PLS sur la couverture de secours. • Retrait du casque : les réjouissances se sont poursuivies l’après-midi avec le retrait du casque d’un motocycliste accidenté qui avait perdu connaissance. Il s’agissait de faire preuve de délicatesse et de prudence pour protéger le cou et la nuque de la victime. • RICE et bandage compressif : un hématome plus vrai que nature réalisé avec de la peinture bleue désignait une cheville foulée appelant le déploiement du protocole RICE, alors que juste à côté, il s’agissait de stopper une importante hémorragie à l’aide d’un pansement compressif.

Le comité d’organisation du camp de la Pentecôte 2026 (de g.à d.) : Lars Siegenthaler, Beatrice Keller, Röbi Keller, ­Larissa Kretz, Jonas Stalder

bees et des ballons remplis d’eau censés atterrir dans des caisses ; réalisation à l’aveugle d’une construction en briques Duplo en suivant les instructions verbales d’un équipier ; pêche de rondelles métalliques aimantées cachées dans une eau trouble et boueuse ou encore extirper ses camarades pris dans une toile d’araignée à l’aide de cordes. Grâce à leur engagement sur tous les postes, les groupes ont accumulé beaucoup de points et après avoir assemblé les pièces du puzzle manquantes, ensemble ils ont pu libérer le feu olympique de l’emprise du loup. Après une nuit endiablée, les jeunes filles et les jeunes gens ont rejoint la salle de gymnastique et se sont glissés dans leurs sacs de couchage qui les y attendaient avant de sombrer rapidement dans un sommeil profond.

Pour conclure Le lundi, la proclamation des résultats a eu lieu après la course aux drapeaux. L’équipe gagnante a reçu la peluche Rusé le renard et des sacs remplis de friandises. Après la ronde des adieux et le repas de midi, chacune et chacun a repris le train pour rentrer chez soi. Un grand merci est adressé au comité d’organisation, aux nombreux volontaires qui ont donné un coup de main et à toutes les participantes et tous les participants. Grâce à eux, Wallisellen a vibré le temps d’un week-end. Vivement l’année prochaine, mais de préférence avec une légère brise.

Alors qu’il faisait plus de 30 °C à l’ombre, il fallait aussi que les esprits puissent se détendre. Des jeux d’adresse imaginatifs ont permis aux équipes de se mesurer et de marquer des points : un méli-mélo de lancer au but avec des balles de tennis, des frisnous, samaritains 3/2026   15


VIE MODERNE ASSEMBLÉE DES DÉLÉGUÉS 2026

En avant toute Le 21 juin dernier, le chef-lieu du canton de Schwyz a accueilli la 138e Assemblée des délégués de Samaritains Suisse ainsi que la 21e Assemblée de la Fondation Henry Dunant. Des ­samaritaines et des samaritains venus de toute la Suisse se sont réunis au Mythen Forum afin de prendre des décisions ­engageant l’avenir de l’organisation. TEXTE : Mike Peter PHOTO : Marion Nitsch

Frieda Müller, présidente des samaritains schwytzois, assistée de trois co-organisatrices, a souhaité une chaleureuse bienvenue aux participantes et aux participants dans les quatre langues nationales. Le Comité central, entré en fonction il y a exactement une année, a présidé les débats.

Programme d’activités 2026 Les délégués ont suivi les recommandations du Comité central et ont approuvé à une large majorité le rapport d’activité et les comptes annuels 2025. Ils ont fait de même pour le budget 2026 présenté par la trésorière Claudia Kühni.

cienne vice-présidente du Comité central ; Ursula Forrer, ancien membre du Comité central ; Paul Ammann, ancien président de la commission de contrôle de gestion et Dario Benedetti, ancien membre de la commission de contrôle de gestion. Les assises annuelles 2026 étaient placées sous le signe de la responsabilité, de l’engagement et de la communauté. Avec les décisions adoptées, Samaritains Suisse renforce son orientation pour les ­années à venir et continue de s’engager en faveur d’une société sûre, solidaire et prête à venir en aide à ­autrui. La prochaine Assemblée des délégués aura lieu le 19 juin 2027 à Schaffhouse.

Le programme d’activités 2026 a été élaboré à partir de la base de la stratégie 2029 ainsi que des conclusions tirées de l’enquête Stabilita menée au sein de l’organisation. Il définit les objectifs et les mesures clé pour l’année en cours. Pour la première fois, les organes de l’organisation ont reçu une brochure qui présente les objectifs, les mesures prévues ainsi que les progrès réalisés. Cette publication a été conçue par le secrétariat de Samaritains Suisse et est disponible en allemand, français et italien. Les délégués ont approuvé le programme d’activités 2026 à une large majorité.

Quatre nouveaux membres d’honneur Quatre personnalités qui se sont particulièrement engagées en faveur du secourisme et du mouvement samaritain ont été nommées membres d’honneur. Il s’agit de Theresia Imgrüth Nachbur, an16   nous, samaritains 3/2026

Les nouveaux membres d’honneur (de g. à d.) : Theresia Imgrüth Nachbur, Paul ­Ammann, Ursula Forrer, Dario Benedetti


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EN SAVOIR PLUS

« Tout adolescent est tendu, sur le plan physique et psychologique » Des tournois amateurs aux courses à pied de niveau international, les blessures orthopédiques font partie du lot quotidien des samaritains. D’ailleurs, ces derniers aussi ont intérêt à entretenir leur propre appareil locomoteur afin d’être à même d’accomplir leur tâche dans les meilleures conditions. Le docteur Carlo Camathias, spécialiste en chirurgie orthopédique, nous en dit plus à ce sujet.

INTERVIEW : Anita Simeon Lutz PHOTO : ldd Dans le film Pixar WALL-E, les humains, qui vivent depuis des générations à bord d’un vaisseau spatial et se déplacent dans des fauteuils volants sont devenus des êtres obèses dont l’appareil locomoteur s’est atrophié. Où en sommes-nous de cette vision de dégénérescence ­humaine ? Dans ce film, la dégénérescence est représentée de manière très spectaculaire, mais bien que nous ne vivions pas dans un vaisseau spatial, certains signaux tendent à indiquer que notre société prend cette direction. Par exemple, notre rapport à l’activité physique est paradoxal : soit nous faisons énormément de sport, soit nous n’en faisons pas du tout. On observe en outre une professionnalisation du sport chez les jeunes qui ne fait que renforcer cette tendance. Ainsi, mes jeunes patients s’entraînent soit cinq fois par semaine, soit pas du tout. Les activités sportives populaires, pratiquées en amateur, ont perdu en importance.

Vous vous consacrez principalement à l’orthopédie chez les enfants et les a ­ do­­lescents. Dans quelle mesure les problèmes orthopédiques diffèrent-ils selon l’âge ? Il y a chez les enfants et les adolescents une variable importante qui n’existe plus chez l’adulte : la crois18   nous, samaritains 3/2026

sance, et cela change énormément de choses. Les caractéristiques physiques évoluent très rapidement et les effets de levier ne sont tout à coup plus les mêmes, sans oublier les hormones qui entrent en jeu à la puberté. Chez les adultes aussi, il y a des changements, mais ils prennent plus de temps, le plus souvent plusieurs décennies. Pendant l’enfance, ce sont surtout les os qui grandissent et les muscles et tendons s’étirent au fur et à mesure. Cela signifie que tout adolescent est tendu, tant sur le plan physique que psychologique. Les exercices d’étirement sont donc essentiels pour prévenir les blessures. D’une manière générale, les fractures sont plus fréquentes chez les adolescents que chez les personnes plus âgées, mais elles guérissent aussi plus vite et mieux, sauf s’il s’agit de fractures des cartilages de croissance (fractures physaires).

Quels sont les problèmes de l’appareil locomoteur que vous rencontrez le plus souvent dans votre cabinet ? Je me suis spécialisé dans les opérations du genou, je vois donc essentiellement des ruptures des ligaments croisés et des lésions articulaires. Les adolescents présentent une plus grande laxité articulaire et ont donc souvent des genoux plus mobiles et plus souples. Mais en cas de blessures, leur capacité à la compenser est bien inférieure, ce qui implique un risque de lésions supplémentaires. Si un adulte peut compenser la rupture d’un ligament croisé, pour un enfant, ce n’est guère possible.


Comment évaluer la gravité d’une ­blessure, par exemple lorsqu’il s’agit d’une lésion articulaire ? La règle veut que plus le gonflement est important et rapide, plus il est probable qu’il y ait une lésion. Il ne faut pas prendre les gonflements des articulations à la légère. Chez les enfants, les choses se compliquent du fait que, souvent, ils n’arrivent pas à identifier ni à décrire la douleur. Il est donc important de bien observer l’enfant blessé, car une hémorragie interne dans la cavité abdominale peut par exemple rapidement mener à une situation ­menaçant le pronostic vital.

Sur un poste, les samaritains restent souvent longtemps debout. Quels conseils pouvez-vous leur donner pour les services qui se prolongent ? De manière générale, il est préférable de marcher plutôt que de rester debout ou assis sans bouger. Le mouvement favorise l’irrigation des muscles et l’ensemble du système circulatoire reste actif. En outre, la qualité de l’équipement est essentielle. Pour les services médico-sanitaires, il est particulièrement important d’avoir des chaussures adaptées. Une bonne chaussure stabilise le talon et empêche le pied de fléchir tandis que la semelle doit amortir les pas de façon régulière. En général, les sacs à dos sont conçus de manière ergonomique, mais cela ne sert à rien si, par exemple, la ceinture ventrale n’est pas utilisée ou si le sac n’est porté que sur une épaule.

Comment l’orthopédie a-t-elle évolué au cours de votre carrière de médecin ? En chirurgie orthopédique, la tendance consiste à intervenir plus tôt par de petites corrections peu invasives, avant que des lésions importantes n’apparaissent. De nombreuses affections que l’on traitait chirurgicalement par le passé sont corrigées par la physiothérapie. Pour moi, le traitement d’un pied plat valgus, par exemple, ne relève plus de la chirurgie. Aujourd’hui, les interventions sont moins invasives, mais plus précises et plus personnalisées. Grâce à des techniques chirurgicales ciblées, à l’imagerie haute résolution, à la robotique et aux systèmes de navigation, les interventions sont adaptées à chaque patient. La première approche favorisera la reconstruction. On cherchera par exemple à préserver le cartilage avant de recourir à une prothèse. Les connaissances en biologie sont bien plus avancées qu’il y a trente ans, lorsque j’ai commencé ma formation.

Quelle place occupe l’intelligence artificielle (IA) dans l’évolution de la médecine ?

L’INTERLOCUTEUR Le docteur Carlo Camathias est spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l’appareil locomoteur chez l’enfant et l’adolescent. Il traite tout l’éventail des pathologies orthopédiques pédiatriques, des déformations des pieds et des membres inférieurs aux blessures sportives, en passant par les affections de la colonne vertébrale. Il possède une expertise particulière en orthopédie du genou, notamment dans la prise en charge des luxations de la rotule, des lésions des ligaments croisés et des instabilités complexes du genou. Il traite ses ­patients en privilégiant une médecine fondée sur les preuves, une prise en charge personnalisée et un suivi continu, de la première consultation jusqu’au dernier contrôle. En tant qu’enseignant-chercheur aux Universités de Bâle et de Krems, il propose toujours les méthodes thérapeutiques les plus pérennes.

L’IA peut apporter une aide considérable dans l’évaluation des problèmes car elle permet de traiter, de comparer et d’analyser une grande quantité de données en très peu de temps. Toutes et tous ont un accès rapide aux connaissances, y compris dans différentes disciplines. Cela autorise l’établissement de passerelles entre spécialités et ouvre la voie à de nouvelles possibilités. L’IA aura un impact considérable sur toutes les disciplines scientifiques, mais elle ne nous remplacera pas pour ce qui est de l’innovation. Concernant la protection des données, je suis convaincu que nous nous ­appuierons de plus en plus sur des systèmes d’IA locaux, ce qui nous libérera de la dépendance des grands groupes technologiques. nous, samaritains 3/2026   19


SECTIONS ET ASSOCIATIONS ROMANDIE

ENTRAÎNEMENT EN DÉCORS NATURELS Le samedi 2 mai, les secouristes du Chablais valaisan ont eu l’occasion de s’entraîner en plein air, au cœur du village de Collombey, à l’occasion d’un exercice inter-sections très bien préparé. TEXTE et PHOTOS : Chantal Lienert À tour de rôle, les cinq sections de l’Association des samaritains du Chablais valaisan organisent un exercice commun. Cette année, c’est celle de Collombey-Muraz qui était aux commandes en vertu du cinquantenaire de sa naissance, c’est-à-dire de la fusion des sections de Collombey et de Muraz, qui avaient été fondées dans les années 1950.

Cinq situations pour cinq postes Maîtrise d’une hémorragie, paramètres vitaux pédiatriques, traumatisme thoracique chez un enfant, traumatisme craniocérébral chez un jeune adulte alcoolisé et algorithmes BLS-AED SRC 2025 étaient au menu des cinq postes installés au cœur du village de Collombey.

Les samaritains du Chablais valaisan se sont entraînés avec allant et assiduité dans le village de Collombey le samedi 2 mai dernier.

Pour agrémenter les situations d’une bonne dose de réalisme, il ne s’agissait pas seulement de déployer les bons gestes pour secourir les personnes atteintes dans leur santé, mais également de gérer les circonstances liées à l’entourage ou à l’environnement. Par exemple, il fallait aussi s’occuper du papa d’un enfant qui avait fait une chute à vélo et qui protestait énergiquement contre la venue d’une ambulance, ou ne pas se laisser décourager par la longue attente des secours professionnels qui tardaient à arriver pour prendre en charge une personne qui s’était méchamment blessée en coupant du bois et dont la plaie saignait abondamment.

Nombreuse relève Les équipes, composées de samaritains issus de différentes sections et qui ne se connaissaient pas tous, ont eu le loisir d’apprécier la facilité apportée par les sacs de section désormais identiques en Valais romand et dans toute la Suisse romande. Par ailleurs, votre servante a reconnu avec bonheur une série de jolis minois qu’elle avait rencontrés dix ans auparavant, à l’occasion du Tour du Chablais, dont le service médico-sanitaire était assuré par le groupe Help Monthey-Choëx (ns 6-7, 2016). Aujourd’hui, ces jeunes personnes ont rejoint le monde des grands et y assument des responsabilités. Plusieurs d’entre eux ont d’ailleurs opté pour des métiers qui ont trait à la santé.

20   nous, samaritains 3/2026

Chute à vélo d’un jeune garçon, une occasion de se rappeler les ­ aramètres vitaux chez l’enfant. p

La matinée s’est achevée dans une excellente ambiance, ­autour du verre de l’amitié partagé sous un soleil presque estival en ce début mai.

Les samaritains du Chablais valaisan L’association des samaritains du Chablais valaisan regroupe les sections de Collombey-Muraz, du Haut-Lac, de St-Maurice, de Massongex-Daviaz-Vérossaz et de Monthey-Choëx. Ensemble, elles comptent un peu plus de 80 membres actifs. Le territoire dévolu aux cinq sections comprend la rive gauche du Rhône depuis St-Maurice jusqu’à Saint-Gingolph en passant par le Val d’Illiez et les stations touristiques de Champéry et de Morgins. Le groupe Help Choëx-Chablais est également très actif dans la région.


SECTIONS ET ASSOCIATIONS ROMANDIE

« J’PEUX PAS, CE SOIR J’AI PISCINE ! » Ils étaient nombreux, les membres de la section urbigène qui n’ont pas voulu manquer l’exercice du 23 juin dernier. Par une journée caniculaire, au cours de laquelle le mercure est resté juste en dessous de la barre des 35 °C, la perspective de barboter dans l’eau en a sans doute motivé plus d’un à troquer la tenue de secouriste contre le maillot de bain. TEXTE et PHOTOS : Chantal Lienert L’idée d’organiser un exercice en partenariat avec l’équipe des gardiens de piscine avait germé au gré d’une rencontre entre le président de l’association qui gère la piscine d’Orbe et Ketty Villemin, présidente de section. Au cours de la première partie de la soirée placée sous la conduite des spécialistes du milieu aquatique, les samaritaines et les samaritains se sont initiés aux techniques de sauvetage en piscine : crawler en direction d’une personne en difficulté sans la perdre de vue et la ramener sur la berge – la technique n’est pas tout à fait la même si la personne est consciente ou si elle est inconsciente –, plonger à la recherche d’une personne qui aurait coulé et finalement, hisser la personne hors de l’eau. Travaillant en binômes, les samaritaines et les samaritains prenaient la place de la victime ou celle du sauveteur ou de la sauveteuse à tour de rôle. C’est avec beaucoup d’entrain et un plaisir non dissimulé que les secouristes urbigènes se sont jetés à l’eau et ont réalisé les exercices qui leur étaient proposés.

Sur la terre ferme Quant à la deuxième mi-temps, elle reprenait des sujets plus classiques pour les samaritains et en parfaite adéquation avec le lieu : BLS-AED pour une personne sans vie, coup de chaleur et malaise après une piqûre d’insecte. L’équipe des gardes-bain s’est intégrée aux groupes de

À tour de rôle, les urbigènes ont fait confiance à leurs collègues pour se faire ramener sur la berge.

samaritains et a apprécié de pouvoir réviser ses connaissances et s’entraîner avec des « pros ». Les cas de piqûres d’insectes sont particulièrement fréquents à la piscine d’Orbe et c’est avec intérêt qu’ils ont découvert le dispositif bite away® présent dans l’équipement des samaritains. Il s’agit d’une espèce de stylo thermique qui dégage de la chaleur et neutralise ainsi les effets de la piqûre. Au moment de prendre congé, les nageurs-sauveteurs et les samaritains ont déclaré avoir passé une très bonne soirée. Une jeune femme qui était venue en observatrice était si enchantée qu’elle n’a pas hésité à demander la date du prochain exercice. Il revient maintenant aux membres de la section de lui réserver un accueil chaleureux afin qu’elle reste acquise à la cause samaritaine.

La section d’Orbe À ce jour, la section urbigène compte 25 membres actifs, dont un grand nombre de jeunes personnes qui sont venues spontanément renforcer ses rangs. Les secouristes s’entraînent régulièrement sous la conduite de trois monitrice et moniteurs. Une fois par an, ils se réunissent à Romainmôtier le temps d’un week-end et approfondissent un thème précis. La section collabore régulièrement avec ses consœurs du Pool Nord Vaudois, participe à sept collectes de sang dans la région ainsi qu’au Passeport vacances de la commune d’Orbe.

Il est bon de connaître les gestes qui permettent de sortir une ­ ersonne en difficulté d’un bassin. p

nous, samaritains 3/2026   21


SECTIONS ET ASSOCIATIONS TESSIN

DEUX NOUVEAUX MEMBRES AU COMITÉ CANTONAL Après l’année commémorative de 2025 au cours de laquelle l’Association des sections de samaritains du Tessin et du Moesano (ASSTM) a célébré ses 70 ans d’existence avec la manifestation organisée l’automne dernier à San Bernardino, les affaires ordinaires ont repris leur cours. TEXTE : Mara Zanetti Maestrani | cli PHOTOS : ldd Le 26 avril dernier, en vertu du 85e anniversaire de la section locale, l’Assemblée générale de l’association des samaritains italophones s’est tenue à Stabio. Comme toujours, ce fut l’occasion de nombreuses rencontres et de partage d’information pour le mouvement samaritain du Tessin et du Moesano. Au fil de l’assemblée, le point a été fait concernant les plus importantes affaires aux niveaux cantonal et national sans oublier les projets pour l’avenir. Le comité a exprimé sa volonté d’organiser des cours sur la gestion de conflits et les délégués ont été informés de son intention d’organiser un congrès samaritain en 2027. Par ailleurs, parmi ses objectifs, le comité s’est assigné la tâche de demander et d’obtenir une exonération fiscale pour l’association ainsi que pour toutes les sections affiliées. Pour finir, il a été annoncé que l’ASSTM aura le plaisir d’inaugurer de nouveaux locaux, plus adaptés en 2026, toujours à Rivera. En matière de formation, 118 cours de sauveteur réunissant 851 participants ont été organisés en 2025. Les cours BLSAED et de niveau IAS1 ainsi que les formations pour entreprises ont connu un succès réjouissant.

Réélection du président et nouveaux membres pour le comité cantonal Au point concernant les élections, le comité cantonal sortant a été confirmé : Fabio Poncioni a été réélu à la présidence, Katia Bogiani et Sandro Merlini reconduits comme membres et Vincenzo Lacalamita comme vice-président. Pour compléter l’équipe, Ursula Terribilini (monitrice de la section de Loco et alentours et membre de son comité) et Oscar Dadò (président de la section de Cavergno depuis 15 ans ainsi que moniteur) ont été élus par acclamation et ont reçu de chaleureux remerciements pour leur disponibilité et leur volonté de s’engager. Sur proposition du membre d’honneur Luciano Savazzi, les délégués ont en outre nommé Dario Benedetti membre d’honneur de l’association. Ce dernier a été actif pendant 24 ans au sein de la section de Chiasso, il a été membre du comité cantonal pendant 12 ans et a représenté le Tessin auprès d’Olten pendant une décennie. 22   nous, samaritains 3/2026

Les médaillés Henry Dunant avec Fabio Poncioni (gauche) et la vice-présidente de Samaritains Suisse, Ursina Pally Hofmann (droite).

Les membres nouvellement élus au comité cantonal : Ursula Terribilini et ­Oscar Dadò.

Les médaillés Henry Dunant Selon la tradition, des samaritaines et des samaritains se sont vu décerner la médaille Henry-Dunant en guise de reconnaissance pour leur fidélité et leur engagement en ­faveur du mouvement des secouristes suisses. Il s’agit d’Ornella Ferrari-Fidel (section Acquarossa-Serravalle), ­Monica Della Casa, Felice Fontana, Gabriella Fontana et Luca ­Donati (section de Stabio). La prochaine Assemblée cantonale aura lieu le 25 avril 2027 à Cavergno.


SECTIONS ET ASSOCIATIONS TESSIN

LA SECTION DE SAMARITAINS DE CAVERGNO A 90 ANS Une grande fête a réuni les samaritains de la région à l’occasion des 90 ans de la section de Cavergno. TEXTE : Mara Zanetti Maestrani | cli PHOTOS : ldd Pour célébrer son 90e anniversaire, le 25 avril dernier, la section de samaritains de Cavergno avait organisé une rencontre festive dans le Val Bavone, entre Faedo et Sabbione. Entre les deux hameaux, un parcours à suivre à pied avait été organisé le long des sentiers existants et de la route, un événement hors du commun mis sur pied par une petite section de montagne du fond de la Vallemaggia. Un mélange de démonstrations réalisées par les samaritains ainsi que par d’autres organisations de secours a été suivi d’un copieux repas. Cette journée conviviale à l’intention des samaritains de la région locarnaise et des vallées avait vu le jour grâce à la collaboration avec les corps de sapeurs-pompiers de Cevio, le groupe de secours Alta Vallemaggia et l’Unité cynophile du Secours alpin tessinois.

Un peu d’histoire La section de Cavergno est née en 1936, à l’initiative du docteur Valente Bernasconi qui exerçait dans la vallée. Sa motivation principale était la nécessité de secourir les nombreuses personnes qui subissaient des accidents sur les alpages inaccessibles du val Bavona. À cette époque, la section s’appelait Section de samaritains de la Haute Vallemaggia et desservait les communes des alentours ainsi que tout le Val Bavona. La première acquisition fut celle d’un brancard indispensable pour les transports en montagne. Au cours des années 1950, la section a changé de nom et fut très active pendant les grands travaux hydroélectriques de la Maggia, prête à intervenir en cas d’accident sur le chantier et dans les galeries. La section assurait alors un service d’ambulance. En 1976, elle créa le Groupe de sauvetage de la Haute Vallemaggia qui collabore aujourd’hui encore avec la colonne de secours du Club alpin, section de Locarno, et la Rega.

La section aujourd’hui Présidée par Oscar Dadò, également moniteur, la section couvre aujourd’hui le territoire de Cevio et de la vallée de Rovana, comprenant Linescio, Cerentino, Bosco/Gurin et Campo Vallemaggia. Elle collabore avec les sapeurs-pompiers de Cevio. Les samaritains, ils sont dix au total, interviennent en qualité de premiers répondants et assurent des services médico-sanitaires en étroite collaboration avec le 144. La section participe aussi à la Journée des malades par des visites et d’autres initiatives et collabore avec le Centre de transfusions lors des collectes de sang. Elle donne aussi de nombreux cours et des mises à niveau. Pendant la fête, le président Oscar Dadò a exprimé sa reconnaissance à l’égard des personnes qui ont permis à la section d’atteindre cette étape, avec une pensée particulière pour celles qui l’ont créée et celles qui la soutiennent aujourd’hui encore. « Sans la persévérance des secouristes et la fidélité des membres bienfaiteurs, des sponsors et de notre commune », a-t-il déclaré aux invités présents, « il n’aurait pas été possible d’arriver là où nous sommes et de disposer du matériel adéquat pour donner les premiers secours. Un grand merci à toutes et à tous qui continuent à croire en la cause samaritaine. »

Gauche : Des membres de la section de Cavergno entourés d’Oscar Dadò (g.) et Renato Lampert (d). Droite : Un classique exercice de soin à une personne blessée.

nous, samaritains 3/2026   23


ACCIDENT DE PRES 31.10.2026 KKL LucernE BLESSURES SPORTIVES SECOURS AERIEN LE CHEMIN DE RETOUR DoCumentation & protection des donnees

Traduction simultanée allemand/français

4 présentations 25 exposants 3,5 heures d'IAS

Informations / inscriptions: ersthelfersymposium.ch


SECTIONS ET ASSOCIATIONS LIECHTENSTEIN

UN MONUMENT PREND SA RETRAITE Un large pan de l’histoire de la section de samaritains de Triesenberg (FL) est indissociablement lié à une ­personne : Daniel Beck. Après 45 ans à la tête du comité, le président de longue date vient de passer le flambeau. Bref retour sur une ère placée sous le signe des premiers secours et de l’humanité. TEXTE : ldd, PHOTOS : Liechtensteiner Vaterland et Foto Korner Toute époque a une fin, mais les traces laissées par Daniel Beck dans la section de Triesenberg (FL) resteront visibles encore longtemps. Quand il avait repris la présidence, il y a bien longtemps, les défis étaient importants. Avec détermination, idéalisme et persévérance, il a su conduire la section dans des eaux calmes, non sans avoir essuyé quelques tempêtes.

été effectuées sous sa houlette. Pendant sa présidence, Daniel Beck ne s’est pas contenté d’être gestionnaire. Il a su faire le lien entre les valeurs traditionnelles des samaritains et les exigences du monde contemporain. Et qu’il s’agisse de la modernisation des équipements ou de l’organisation de services importants, de sa part, on pouvait toujours compter sur une planification impeccable.

Jamais Daniel Beck n’a considéré la présidence comme une tâche administrative. Daniel Beck a présidé les samaritains Sous sa présidence, de nombreux membres Pour lui, la section était une grande fa- de Triesenberg pendant 45 ans et en ont été honorés pour leur fidélité. Luifait partie depuis 55 ans. mille. Lors de manifestations sportives ou même ne manquait pas de souligner que culturelles, il était souvent le premier arl’idéalisme et la passion constituaient les rivé sur les postes médico-sanitaires et le conditions fondamentales d’un engagedernier à en repartir. D’innombrables heures de service, ment dans la section. Il tenait beaucoup à la camaraderie indispensables pour assurer la sécurité à Triesenberg, ont qu’il aimait cultiver lors de repas partagés après les réunions.

Distinction exceptionnelle Le 27 avril dernier, la Croix de chevalier de l’Ordre du mérite princier de Liechtenstein a été remise à Daniel Beck au château de Vaduz en reconnaissance de son dévouement pour le pays de Liechtenstein et plus particulièrement son engagement auprès des samaritains. La distinction lui a été remise par le prince héritier Alois von und zu Liechtenstein.

Remise de l’Ordre du mérite lichtensteinois par le prince héritier Alois.

Lors de l’Assemblée générale du 13 mars 2026, Pascal ­Beeli, 24 ans, a été élu nouveau président de la section de samaritains de Triesenberg. Il reprend le flambeau aux côtés d’un comité également renouvelé : Isabel Eberle, vice-présidente ; Karoline Ackermann, responsable du matériel ; Maria Schädler, secrétaire PV, ainsi que Melanie Bühler, cheffe technique. Daniel Beck reste toutefois membre de la section. Le nouveau comité va devoir se montrer à la hauteur d’un prédécesseur intimidant, il a cependant le privilège de recevoir une organisation fonctionnelle et parfaitement huilée. La section des samaritains de Triesenberg est infiniment reconnaissante de l’héritage laissé par le président sortant et lui adresse un immense merci pour son infatigable engagement et son grand cœur. nous, samaritains 3/2026   25


SECTIONS ET ASSOCIATIONS SUISSE ALÉMANIQUE

À NIDWALD, FUSION EN VUE POUR ASSURER L’AVENIR Regrouper les ressources, profiter de synergies et garantir la présence dans la région à long terme, c’est le pari des sections nidwaldiennes Lopper, Ennetmoos et Oberdorf-Büren, sans oublier les jeunes secouristes SaNili. À la fin avril, leurs membres se sont réunis dans la salle de paroisse de Büren pour donner le coup d’envoi au ­processus de fusion et à la création d’une nouvelle section. TEXTE : Birgit Flühler | cli PHOTOS : ldd De nombreuses organisations proposant des services à la communauté sont confrontées aux mêmes problèmes. Qu’il s’agisse des sapeurs-pompiers, des services de soins à domicile ou des cabinets de médecine de famille, ils doivent lutter contre la pénurie de personnel et les changements structurels de la société. Le regroupement des forces est un moyen efficace pour y répondre, comme l’ont compris trois sections de samaritains nidwaldiennes. Dans son allocution d’ouverture, Erika Liem-Gander, députée et présidente du Grand Conseil de Nidwald a relevé la valeur stratégique du processus lancé par les samaritains. Une fusion est le point de départ de quelque chose de plus grand. Le regroupement des forces permet de diversifier l’offre, de se compléter et d’accroître le rayonnement régional.

Les réflexions de Désirée Prinz, responsable du service d’assistance aux sections et aux associations de Samaritains Suisse vont dans le même sens. Pour que trois sections qui ont chacune leur histoire créent une nouvelle entité, la participation de tous les membres est précieuse. Elle a invité les personnes présentes à se servir des cartes postales préparées à cet effet pour entamer une discussion avec leurs voisins de table et préciser ce que chacune et chacun souhaitait conserver de son ancienne section. Un seul tabou, ne jamais dire : « Nous avons toujours fait comme ça. »

Conduite professionnelle du processus Le pilotage d’un projet de fusion exige de la continuité et du professionnalisme. Ce rôle a été confié à Rolf Erni, coach de section externe. Sa mission est d’encourager et de motiver les groupes de travail, et de veiller au déroulement struc-

Nombreux étaient les samaritaines et les samaritains prêts à réfléchir à leur avenir.

26   nous, samaritains 3/2026


turé du processus, sans perdre de vue les objectifs. Il est d’ailleurs d’ores et déjà décidé que Rolf Erni continuera d’accompagner la démarche pendant toutes les phases de concrétisation et jusqu’à son aboutissement. Au moment de lancer la journée, Rolf Erni a encouragé les participantes et les participants à abandonner les idées préconçues et à ne pas hésiter à proposer des approches inédites ou inattendues. Sous sa conduite, les personnes présentes ont élaboré nombre de propositions concrètes, en définissant notamment les valeurs partagées ou en perfectionnant des processus logistiques.

Desirée Prinz, responsable de l’assistance associative, a encouragé les participants à discuter librement.

Résultats et pistes à explorer Les travaux de groupe ont permis de dresser un tableau clair et constructif. La plus grande diversité dans l’organisation des exercices mensuels et la connexion à de nouveaux réseaux sont considérées comme une chance. Une préoccupation est l’intégration des sociétaires seniors (70 ans et plus), d’autant plus que c’est sur leur engagement et leur expérience que reposent les fondements de la société à venir.

Rolf Erni, coach de section, pilotera le processus de transformation et accompagnera le groupe de travail jusqu’au bout.

Pour acquérir de la visibilité, de nouvelles pistes sont envisagées. Afin de consolider l’assise dans les communes, des stands d’information pourraient être installés sur les marchés et des leçons de premiers secours données dans les écoles primaires. Sur le plan organisationnel, on vise la centralisation du stock de matériel. Par ailleurs, pour éviter toute surcharge, les membres du futur comité n’endosseront qu’une responsabilité à la fois.

Feuille de route jusqu’en 2027 Roland Rossacher, président de l’association des samaritains d’Unterwald, a recommandé aux participants d’aborder les futures négociations en abandonnant les œillères tout en gardant la vue d’ensemble. Une première pierre a déjà été posée. Conformément à la proposition du groupe de travail idoine, le nom de la future section sera Samariter Leo, formé à partir des initiales des trois sections fondatrices, Lopper, Ennetmoos et Oberdorf-Büren. Les résultats de cette première étape serviront de base pour la suite de la démarche placée sous la conduite de Rolf Erni. Selon la planification stratégique, les structures de la nouvelle section et de son comité, ainsi que les cahiers des charges associés aux diverses responsabilités devront être précisés d’ici la fin de l’année afin de pouvoir rédiger les nouveaux statuts. Pendant cette phase aussi, tout le monde est invité à apporter sa contribution. L’annonce officielle et le vote final avalisant la fusion auront lieu lors des assemblées des sections concernées, au début de l’année prochaine.

Récapitulation des travaux effectués par les trois sections.

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Nouveauté mondiale : un défibrillateur au format de poche En cas d’arrêt cardiaque, chaque minute compte. Les nouveaux défibrillateurs ViVest Pocket AED sont à peine plus grands qu’un téléphone portable et peuvent être emportés partout – un avantage décisif pour les samaritaines et les samaritains.

TEXTE et PHOTO : ldd Les samaritains sont présents sur des manifestations très diverses et peuvent être confrontés à des urgences médicales nécessitant une intervention rapide. En cas d’arrêt cardiocirculatoire, il a été démontré que, sans action immédiate, les chances de survie diminuent de façon drastique en l’espace de quelques minutes. Un massage cardiaque entrepris sans délai et l’utilisation rapide d’un défibrillateur peuvent sauver des vies.

considérable, notamment en terrain accidenté. Grâce à leur robustesse et à l’indice de protection IP65, ces deux défibrillateurs conviennent également aux interventions en conditions difficiles, que ce soit sous une pluie battante, par forte chaleur, par grand froid ou en altitude. Pour les secouristes en intervention, ils représentent un gain de sécurité, car un défibrillateur robuste et facile à transporter sera plus facilement disponible là où on en a un besoin immédiat.

Un défibrillateur toujours sur soi

Deux modèles pour diverses exigences

C’est ici qu’interviennent les deux appareils automatiques ViVest Pocket AED P1 et P3, car ils offrent les performances d’un défibrillateur dans un format particulièrement compact. À peine plus grands qu’un téléphone portable, ils pèsent moins de 700 grammes. Par rapport aux modèles de défibrillateurs classiques, cela représente une réduction de poids de 50 % et de volume de 75 %. Un appareil léger et résistant, pouvant être porté sur soi, constitue un avantage

Le ViVest Pocket AED est disponible en deux versions. Le modèle P1 noir dispose d’un mode d’identification continue de la fibrillation ventriculaire (FV) et de la tachycardie ventriculaire (TV), tandis que le modèle P3 bleu est doté d’une touche enfant intégrée. Les deux appareils sont disponibles avec une batterie à usage unique ou rechargeable.

SPÉCIFICATIONS TECHNIQUES • Dimensions : 15 × 8,6 × 5,3 cm • Poids : < 0,7 kg • Indice de protection IP65 : résistant à la poussière et à l’eau • Durée de vie des électrodes : 5 ans • Température de fonctionnement : –15 °C jusqu’à +50 °C • Test de résistance aux chutes d’une hauteur de 1,5 m • Modèle P1 avec mode ­d’identification FV/TV • Modèle P3 avec touche enfant • Les appareils et leurs accessoires sont disponibles auprès de la boutique samaritaine : samariter.shop. ViVest Pocket AED P1 en noir et P3 en bleu.

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