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nous, samaritains 2/19

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nous,

SAMARITAINS Le journal de l’Alliance suisse des samaritains

La jeunesse aux manettes 12 EN SAVOIR PLUS

Les compétences des jeunes volontaires

16 TIZIANA ZAMPERINI 20 SE FORMER À L’ASS La présidente tessinoise au sujet de la jeunesse

Vue d’ensemble des fonctions et des formations

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« UNE CHANCE POUR L’AVENIR » Chères lectrices et chers lecteurs, n’est-ce pas étonnant ? La publicité et les médias ne cessent de marteler les expressions « jeunesse » et « anti-âge ». Être jeune est à la mode, peut-être aussi parce que nous sommes nombreux à penser que vieillir n’est pas attractif. Mais les discours autour de la jeunesse sont aussi fréquemment entachés de propos négatifs. Ils nous déragent parce qu’ils font du bruit. Ils sont fainéants et lorsqu’ils entreprennent quelque chose, ce n’est jamais la bonne. Combien de fois avonsnous entendu : « À notre époque, nous n’aurions jamais osé », « Quand nous étions jeunes, nous ne faisions pas… », et « Tout était mieux avant ». À l’image d’un monde qui change, les jeunes générations doivent s’adapter aux nouvelles réalités. Le monde moderne permet aux jeunes d’aujourd’hui de développer leur autonomie bien plus tôt. Les nouveaux médias et la diversité des offres de loisirs exigent qu’ils fassent des choix et prennent des décisions – mais pour cela, il faut aussi qu’ils puissent développer leur propre opinion. La science et la société cherchent toutes sortes d’explications pour décrire la jeunesse de notre temps. Certains parlent d’enfants gâtés ou de princes et de princesses, d’autres de la génération Z ou des

Digital Natives. Pour ma part, je pense que toutes les théories débouchent finalement sur la même chose, les jeunes d’aujourd’hui doivent trouver leur place dans le monde que nous avons transformé. C’est d’ailleurs vrai, avant, tout était différent. Nous ne pouvons pas comparer les jeunes d’aujourd’hui avec les générations qui les ont précédés. Nous ferions mieux de nous pencher sur les problématiques contemporaines, comme eux le font aujourd’hui. Ici et maintenant, c’est la grève climatique qui est d’actualité et non les thèmes qui préoccupaient les soixante-huitards. Avant nous, chaque génération pensait savoir exactement comment les jeunes doivent être. Mais considérons-les pour une fois sans préjugés. Laissons-leur la place pour se développer. Fournissons-leur suffisamment d’appuis afin qu’ils puissent endosser des responsabilités et apprendre aussi à accepter leurs limites. Merci de permettre aux jeunes dans toutes les régions du pays de s’épanouir dans le monde samaritain et de lui donner ainsi une chance pour l’avenir. INGRID OEHEN Présidente de l'Alliance suisse des samaritains nous, samaritains 2/2019   3


6 DIVERSITÉ DES ACTIVITÉS AVEC LA JEUNESSE

11 SUITE DU CONGRÈS DE LA JEUNESSE EN AUTOMNE 12 COMPÉTENCES INSOUPÇONNÉES DES JEUNES VOLONTAIRES

SOMMAIRE 20 FONCTIONS ET FORMATIONS Vue d’ensemble de l’offre de formation de l’ASS

26 COLLECTE DES SAMARITAINS À propos de la collecte prévue du 26 août au 7 septembre

23 LES NOMBRES DE 2018 Aperçu chiffré de l’exercice écoulé

30 JOURNÉE DES MALADES Une section s’engage auprès de personnes atteintes dans leur santé 31 BRÈVES Des sections et des associations racontent

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34 SERVICE DES VENTES Coopération entre l’Alliance des samaritains et la Suva – démarrage réussi 36 EN SAVOIR PLUS Les jeunes aussi peuvent souffrir de maladies cardiovasculaires 38 À VOUS DE JOUER Mot caché et Sudoku


IMPRESSUM nous, samaritains 2/2019 Parution : 15 mai Organisation éditrice Alliance suisse des samaritains (ASS) Martin-Disteli-Strasse 27 Case postale, 4601 Olten Téléphone 062 286 02 00 Téléfax 062 286 02 02 redaktion@samariter.ch www.samaritains.ch Abonnements, changements d’adresse : par écrit à l’adresse ci-dessus Prix de l’abonnement Abonnement individuel pour non-samaritains : CHF 33.– par an 4 numéros par an Tirage : 25 000 exemplaires

16 LA CLÉ DU SUCCÈS DES GROUPES DE JEUNES SAMARITAINS AU TESSIN

28 DE JEUNES MIGRANTS S’INITIENT AUX PREMIERS SECOURS

39 PORTRAIT Nouvelle organisation de la jeunesse du Valais romand 40 OUTILS L’appli Five up pour recruter des équipes de volontaires

41 PERSPECTIVES Cours de base en homéopathie et soutien des premiers répondants dans les régions de montagne

Rédaction Christoph Zehnder Matthias Zobrist Suisse romande : Chantal Lienert Tessin : Mara Zanetti Maestrani Secrétariat : Monika Nembrini Téléphone 062 286 02 00 Téléfax 062 286 02 02 redaction@samaritains.ch Adresse postale : Rédaction « nous, samaritains » Case postale, 4601 Olten Annonces Fachmedien Zürichsee Werbe AG Laubisrütistrasse 44, 8712 Stäfa Téléphone 044 928 56 11 Téléfax 044 928 56 00 samariter@fachmedien.ch www.fachmedien.ch Mise en page, impression et expédition Stämpfli SA, 3001 Berne

42 Â VOTRE SERVICE Vous avez la parole

nous, samaritains 2/2019   5


POINT FORT  JEUNES SAMARITAINS

UNE EXPÉRIENCE ENRICHISSANTE L’avenir du mouvement samaritain se joue en partie au sein des groupes de jeunes secouristes. Les m ­ onitrices et les moniteurs apportent une ­contribution inestimable qui va bien au-delà du ­domaine des premiers secours. TEXTE et PHOTOS : Christoph Zehnder | cli 6   nous, samaritains 2/2019


tion continue qu’un groupe de chefs d’équipe engagés organise deux fois par an. Nous en sommes à la cinquième édition. Chaque session est consacrée à un thème spécifique, par exemple : « Comment établir un programme annuel attractif ? », « Comment recruter de nouveaux membres ? », « Quel enseignement pour quel âge ? », etc. Cette année, c’est le tour des situations difficiles. Concrètement, il s’agit de gestion de conflits. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois, nous confie Koni Tanner. Il est responsable du groupe de jeunes samaritains Wangen-Brüttisellen Dietlikon (ZH) et compte parmi les initiateurs de cette formation. Selon lui, le sujet est toujours d’actualité et préoccupe de nombreux jeunes. Il revient souvent sur le tapis quand on parle de formation entre chefs de groupes. « Aujourd’hui, nous disposons d’une vaste collection d’idées », précise-t-il, « mais nous ne pouvons pas développer tous les thèmes, car nous avons tous une activité professionnelle ou poursuivons des études. Et pour certains thèmes, nous ne savons pas très bien comment nous y prendre, nous les laissons donc de côté. »

Comprendre la dynamique des conflits permet de mieux les maîtriser. Plusieurs scénarios sont expérimentés à travers des jeux de rôle.

Depuis les hauteurs du Rügel, les excursionnistes apprécient la vue sur le lac de Hallwil et les Alpes de Suisse centrale. Situé entre Seengen et Sarmenstorf (AG), le lieu invite au repos s’il n’y avait cette bruyante dispute entre deux jeunes samaritains. Les propos échangés font tache dans le paysage. Il s’agit de broutilles, mais les deux ne cessent de s’invectiver et de se lancer des piques. Personne n’est prêt à faire un pas en direction de l’autre. Avant que la situation ne dérape complètement, la responsable de l’exercice y met un terme. Bien sûr, il ne s’agit que d’une mise en scène. Le jeu de rôles fait partie du programme de la forma-

Le contenu de cette formation du printemps suscite un vif intérêt auprès de la vingtaine de participants. Certains sont là pour la deuxième, la troisième, voire la quatrième fois alors que d’autres viennent de prendre la responsabilité d’un groupe et apprécient d’autant plus cette possibilité d’échanges. Cet aspect revêt une importance particulière pour les organisateurs : « Rencontrer des gens et établir des contacts est très utile et nous souhaitons l’encourager. » Pour plusieurs participants, la matière n’est pas nouvelle, car la gestion de conflit fait partie intégrante de la formation de moniteur jeunesse. À l’aide d’exemples, ils apprennent comment garder leur calme en cas de disputes et comment empêcher que la situation ne s’envenime (voir encadré, p. 10). Des exercices ludiques permettent de mettre en évidence les conséquences de préjugés et les écarts qui peuvent apparaître entre sa propre perception et celle des autres. Bien que la plupart des participants soient encore très jeunes, ils sont nombreux à avoir vécu des situations conflictuelles au sein de leur section : des annulations de dernière minute, des difficultés de communication ou des ennuis banals comme le fait d’égarer des clés peuvent peser sur l’ambiance. Lorsque des personnes entreprennent des projets ensemble, comme c’est le cas chez les samaritains, il est inévitable que de temps en temps, des conflits surgissent. Tout le monde en est d’accord, et de telles situations sont plus faciles à maîtriser si l’on nous, samaritains 2/2019   7


POINT FORT  JEUNES SAMARITAINS

La session de formation est également une excellente occasion d’échanger pour les participants, elle est particulièrement ­appréciée par les nouveaux venus.

dispose d’outils appropriés. La gestion de conflits requiert des stratégies spécifiques et l’objectif des organisateurs est de les fournir aux participants.

Approche ludique L’offre s’adresse en priorité aux monitrices et moniteurs jeunesse. Cependant, la matière ne concerne pas que les activités avec les jeunes. « Nous sommes ouverts, des samaritains intéressés, qui souhaitent créer un groupe de jeunes et se faire une idée sont également les bienvenus », explique Koni Tanner. Les organisateurs ont à cœur de transmettre les connaissances de façon ludique, il n’est pas question de se limiter à des exposés. « Nous utilisons beaucoup des exercices de groupe », explique le responsable. « Ainsi, les personnes vivent elles-mêmes les situations et c’est plus amusant. »

Les divers modules ont été développés à l’aide d’outils provenant de l’Alliance des samaritains, de la Croix-Rouge ou trouvés sur le web. Les cinq animateurs viennent de plusieurs parties de Suisse alémanique et ils sont tous engagés professionnellement ou en formation. Par conséquent, ils ne disposent que de peu de temps pour la préparation. Une seule séance commune doit suffire avant chaque week-end de formation concède Koni Tanner. Parfois, elle dure un certain temps. La planification détaillée est ensuite coordonnée via l’internet.

Sensibiliser les moniteurs Des raisons très diverses peuvent être à l’origine de situations difficiles au sein d’un groupe de jeunes, par exemple la présence d’enfants hyperactifs ou manifestant des troubles autistiques et dont le comportement est hors norme. Les participants se familiarisent avec ces tableaux comportementaux et la façon d’y faire face. Le message clé est que les personnes qui se comportent différemment des autres risquent d’être exclues. Il suffit alors

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8   nous, samaritains 2/2019


d’un rien pour qu’une discrimination réelle s’installe. Des personnes sont alors traitées de manière inégale en raison de leur origine, de leurs convictions ou d’autres caractéristiques. À tout âge et quelle que soit la fonction occupée, les samaritaines et les samaritains se doivent d’être vigilants à ce sujet. En vertu des principes de la CroixRouge, qui exigent le même traitement pour tous, ils ne sauraient tolérer que ce ne soit pas le cas au sein de leur propre mouvement. À l’instar de la discrimination, le mobbing (ou harcèlement) aussi peut avoir des conséquences dévastatrices. C’est pourquoi les organisateurs ont consacré un module spécifique à ce sujet. Le mobbing consiste à ennuyer, agresser, voire dénigrer systématiquement une personne dans la durée. « La probabilité que la plupart des participants l’aient déjà vécu est très grande, même si ce n’est pas dans le cadre d’une section », pense Koni Tanner. Le mobbing est particulièrement fréquent chez les enfants et les adolescents. Souvent, ils ne disposent pas encore de stratégies pour résoudre les conflits. Le sujet est vaste et occuperait sans difficulté tout un week-end. Mais les organisateurs souhaitent avant tout sensibiliser les moniteurs jeunesse. Le but est qu’ils puissent détecter quand quelque chose ne tourne pas rond dans leur groupe. Et ils devraient savoir à qui s’adresser ou adresser les victimes. C’est pourquoi une séquence est consacrée aux offres d’organisations tierces comme Pro juventute ou La Main Tendue.

Instances internes Au sein du monde samaritain aussi, il existe des instances auxquelles s’adresser en cas de difficulté. Les organisateurs attirent l’attention des participants à ce sujet. En tant que personnes neutres, les coaches de section par exemple peuvent apporter leur assistance, aux adultes mais également aux groupes de jeunes secouristes. Selon Koni Tanner, leurs prestations sont de plus en plus demandées au sein de l’association zurichoise. À Zurich, il y a plusieurs coaches, il est donc probable que l’on connaisse un ou l’autre, ce qui facilite le contact. « Quand on se connaît, les inhibitions pour solliciter ce genre d’aide tendent à diminuer. » En outre, chaque association cantonale dispose en principe d’un ou d’une mandataire jeunesse. Cette personne endosse le rôle d’interface entre l’association et les jeunes samaritains et a pour vocation de soutenir les groupes de jeunes. Le mandataire jeunesse est également à la disposition des sections qui souhaitent fonder un groupe Help ou de Sa-

mas’Kids. « Nous le rappelons à nos participants et ne manquons pas de les inviter à prendre contact avec leur mandataire jeunesse en cas de problèmes », précise Koni Tanner, qui, à Zurich, est suppléant du titulaire. Ses collègues aussi se proposent pour établir des contacts le cas échéant. Les mandataires jeunesse sont d’ailleurs cordialement invités à participer aux formations pour la jeunesse. Depuis l’été dernier, Monika Rubin est en charge pour l’association argovienne et profite de l’occasion de se faire une image du travail accompli par les organisateurs. Elle attache beaucoup d’importance à établir des contacts directs, pour cela, elle a l’intention de rencontrer personnellement chaque groupe de jeunes.

Au-delà des premiers secours Le travail accompli avec les près de 130 groupes de jeunes samaritains et leurs 2300 membres est très important. D’une part, des enfants et des adolescents se familiarisent avec les premiers secours et les activités des samaritains. Le secourisme n’est pas réservé aux adultes. Des enfants et des adolescents aussi peuvent se passionner pour le sujet et au sein des groupes qui leur sont réservés, ils ont l’occasion de partager leur passion avec des pairs. Dans le meilleur des cas, ils diffusent leur connaissance en premiers secours auprès de leur entourage et sensibilisent leurs proches à ce sujet, que ce soit au sein de leur famille, parmi leurs connaissances, à l’école ou plus tard dans le cadre professionnel. Un autre avantage sont les compétences que les jeunes encadrants acquièrent dans l’exercice de leurs fonctions. Ils accumulent des expériences dans le domaine de la planification, de l’organisa-

• « La jeunesse est l’avenir. » • tion et de la réalisation de manifestations, assument de nombreuses responsabilités et développent de la confiance en eux. Pour des personnes au seuil de la vie d’adulte, c’est important. Ces capacités et ces connaissances leur seront utiles dans la vie professionnelle, et partant, bénéficieront à toute la société. Les activités avec les jeunes sont également importantes pour le mouvement samaritain. Les sections ont toutes besoin de relève. « La jeunesse est l’avenous, samaritains 2/2019   9


POINT FORT JEUNES SAMARITAINS

nir », selon Koni Tanner. Cependant, il constate que le passage entre groupes de jeunes et sections de samaritains est tout sauf évident. « Les moniteurs jeunesse sont souvent encore en formation et ils arrivent à gérer les deux. Au début de leur parcours professionnel, cela peut encore aller, mais dès qu’il est question de parfaire leur formation professionnelle, le temps vient à manquer. » En outre, à un moment ou à un autre, de nombreux moniteurs jeunesse s’estiment trop âgés pour s’oc-

GESTION DE CONFLITS Résoudre un conflit en sept étapes

1. Description du problème •• Parlez à la première personne pour exposer votre problème. •• Pratiquez une écoute active pour bien comprendre ce qui préoccupe votre interlocuteur. •• N’acceptez pas de promesses hâtives destinées à évacuer le problème. •• Toutes les parties prenantes décrivent le problème de leur point de vue, sciemment subjectif.

2. Définition de l’objectif •• Mettez-vous d’accord sur le but de votre discussion. Il devrait être concret et réaliste.

3. Recueillir des solutions possibles •• Demandez aux parties au conflit de proposer de nombreuses solutions. •• Les participants ne doivent pas hésiter à proposer des solutions inhabituelles ou qui semblent impossibles pour le moment. •• Évitez de juger les solutions, rappelez que l’évaluation interviendra plus tard. La critique bloque la créativité. •• Encouragez tout le monde à chercher des solutions et faites vous-même des propositions. •• Visualisez toutes les propositions (sur des panneaux, des flipcharts, etc.). •• Redéfinissez régulièrement le problème afin de vous motiver et de motiver les autres à continuer de chercher. •• Empêchez les dérives sur un autre sujet.

4. Évaluation des solutions proposées •• Toutes les propositions sont évaluées. •• Vérifiez si les propositions sont réalisables.

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cuper d’enfants et d’adolescents et se retirent. Plus tard, quand ils ont acquis une certaine stabilité professionnelle et dans leur vie privée, il est possible qu’ils reviennent chez les samaritains. Les bonnes expériences faites avec un groupe de jeunes jouent certainement un rôle. Par leur engagement, les organisateurs des formations continues pour la jeunesse contribuent largement à ce que le fait d’appartenir à un groupe de jeunes soit une expérience positive.

•• Toutes les parties au conflit « testent » toutes les solutions. Les solutions factices ne sont pas acceptées. •• Les critères d’évaluation doivent être transparents.

5. Décision •• Le groupe est-il autorisé à décider ? •• La décision est-elle soumise à un délai ? •• S’il est difficile de faire un choix, rappelez les points sur lesquels on est tombé d’accord et répétez les solutions proposées. •• Cherchez le consensus et évitez le vote. •• L’objectif est de trouver une solution consensuelle, acceptable pour toutes les parties. •• Il est envisageable d’établir un ordre.

6. Application, mise en œuvre •• Déterminez qui doit faire quoi, jusqu’à quand et à qui il faut rendre compte. •• Mettez par écrit toutes les décisions. •• Donnez une copie à tous les participants. •• Une personne doit être désignée comme responsable.

7. Contrôle •• Il doit avoir lieu. •• Définir au préalable le moment et sa nature. •• Sans contrôle des objectifs, il n’y a pas d’évolution. •• Les contrôleurs peuvent être bienveillants. •• Définissez les critères du contrôle. •• Si la solution n’est pas satisfaisante, recherchez parmi les moyens de résoudre un problème des possibilités d’amélioration ou remettez le problème à plat.

Vous trouverez d’autres conseils utiles relatifs à la gestion de conflits sur l’extranet, dans la boîte à outils sous « conseils et soutien ».


VIE MODERNE  CONFÉRENCE DES RÉSULTATS 2019

Jeunes dans la course Les conclusions du congrès de la jeunesse samaritaine de l’année dernière sont destinées à enrichir les futurs développements. L’automne prochain, une conférence des résultats fournira une plateforme idéale à ce propos.

TEXTE : Christoph Zehnder | cli

Les travaux du congrès seront poursuivis dans le cadre de la conférence des résultats l’automne prochain. (Photo : Sonja Wenger)

Quand il est question des « samaritains de l’avenir », seront invités à établir une sorte de bilan interméil va de soi que cela affecte aussi les plus de 2300 en- diaire et examineront ce qui peut être mis en œuvre, fants et adolescents actifs au sein de 130 groupes voire ce qui l’a déjà été. Help et Samas’Kids dans toute la Suisse. Ils font partie intégrante du futur samaritain et les déci- « Dans le cadre de cette manifestation, les jeunes sions prises au cours du processus stratégique les seront invités à s’impliquer activement », explique concernent au premier chef. C’est une excellente Melanie Fussen, responsable du service de la jeuraison de procéder à un état des lieux auprès de la nesse auprès de l’Alliance suisse des samaritains. jeunesse aussi. L’idée maîtresse est que la jeunesse apporte sa propre contribution aux « samaritains de l’avenir ». Un pas important dans ce sens a été réalisé en automne dernier, lorsque cinquante membres des Conserver les points forts groupes jeunesse se sont réunis à l’occasion du Il est d’ores et déjà établi que les aspects positifs congrès qui leur était dédié à Schwarzenburg, dans du mouvement des jeunes samaritains doivent être le canton de Berne. C’était la première fois qu’une maintenus et qu’il s’agit de les développer. L’engamanifestation de cette nature avait été organisée gement volontaire, la formation de qualité et la au fil de l’histoire plus que cinquantenaire de la bonne collaboration au sein des groupes en font jeunesse samaritaine (cf. nous, samaritains 4/2018). partie. Ces éléments ont été plébiscités pendant le Un des buts de la manifestation était de détecter congrès. En revanche, des efforts doivent être faits les forces et les faiblesses du mouvement de jeunes du côté du recrutement, et, d’une certaine manière secouristes et de déterminer les opportunités et les cela va de pair, la notoriété des jeunes samaritains risques pour l’avenir. laisse à désirer. Par ailleurs, les ressources sont jugées insuffisantes. Les conséquences de la nuContribution active de la jeunesse mérisation et les possibilités offertes par les nouAfin que les idées et les enseignements tirés du veaux médias sont également des sujets d’une brûcongrès ne finissent pas au fond d’un tiroir, une lante actualité pour les jeunes. Des pistes pour manifestation de suivi aura lieu en automne. Lors résoudre ces difficultés ont déjà été formulées. La d’une conférence des résultats prévue le 14 sep- conférence des résultats doit fournir l’occasion de tembre à Olten, les participants de l’année dernière les approfondir. nous, samaritains 2/2019   11


EN SAVOIR PLUS  ÉTUDE ROMANDE

Compétences ­inattendues pour jeunes encadrants Les personnes qui s’engagent dans des activités bénévoles et s’y épanouissent acquièrent en général une palette de savoir-faire nouveaux. Des chercheuses ­lausannoises se sont plus particulièrement intéressées aux apprentissages réalisés par des jeunes dans le cadre de leurs activités volontaires.

TEXTE : Chantal Lienert Il suffit de les voir à l’œuvre. Attentifs, précis et tout à leur affaire, les jeunes samaritains qui prennent en charge leurs cadets dans le cadre de groupes Help ou autres Samas’Kids déploient, au-delà du savoir-faire technique, des trésors d’empathie et de talents divers qui sont autant de compétences transversales dont ils n’ont pas forcément conscience. Intriguées par l’engagement volontaire de jeunes filles et de jeunes gens dans des activités non rémunérées au sein de clubs et d’associations et désireuses de comprendre leurs motivations et ce qu’ils en retirent, deux chercheuses de l’Institut fédéral de hautes études en formation professionnelle (IFFP), Lausanne, ont approfondi le sujet et interrogé une trentaine de jeunes âgés entre 16 et 25 ans engagés dans des organisations sportives, culturelles, humanitaires, etc.

Comment s’engage-t-on et quelles ­compétences développe-t-on  ? Dans la majorité des cas, les jeunes ont rejoint une association sur incitation de leur entourage : des copains qui les entraînent, des parents qui les encouragent à moins que l’action d’un adulte à qui ils ont envie de ressembler les inspire. Parfois c’est aussi par intérêt pour la mission de l’association, notamment dans le cas des organisations humanitaires. Et s’ils y assument plus tard des fonctions d’encadrement, ils invoquent fréquemment le désir de restituer ce qu’ils ont reçu, de s’occuper des plus petits comme on s’était occupé d’eux, tandis que d’autres y trouvent des possibilités d’épanouissement plus riches et plus satisfaisantes que ce que leur offre la vie professionnelle ou leur apprentissage. 12   nous, samaritains 2/2019

Selon la théorie de la didactique professionnelle, une expérience vécue peut devenir formatrice à condition de faire l’objet d’une réflexion a posteriori, permettant de se l’approprier et de lui donner du sens. Il faut aussi que l’environnement fournisse les ressources nécessaires. Interrogés sur les savoirs acquis et les compétences développées dans le cadre de leur activité bénévole, les jeunes citaient en premier lieu les savoir-faire techniques (brevet de sport, cadre légal, etc.). En creusant un peu, ils pensaient aussi avoir gagné en maturité et en confiance en soi. Toutefois, ils ne s’imaginaient pas faire valoir ces acquis en dehors de leurs activités bénévoles, le monde professionnel leur semblant bien trop séparé et éloigné de ce qui les occupe pendant leurs loisirs. Dans leurs conclusions, les chercheuses déplorent les clivages entre le formel et l’informel, entre les mondes du travail salarié, de l’éducation et du bénévolat. Elles en appellent à faire tomber les murs qui séparent ces univers et à favoriser la reconnaissance des savoirs acquis dans le cadre d’activités librement consenties et fortement investies par leurs acteurs.

Qu’en pensent les jeunes ­samaritains  ? Le mouvement samaritain fait sans aucun doute partie des organisations structurées en termes d’encadrement qui mettent en place des espaces de discussion et de débriefing permettant de penser l’action après coup. Des conditions idéales pour que les expériences vécues puissent être intégrées et se transforment en acquis au-delà du strict cadre de l’activité volontaire. Qu’en pensent les jeunes samaritains ? Nous leur avons posé la question. Pour Émile Ancay, responsable du groupe Help Entremont (VS), la « paperasse » et la dimension relationnelle, plus avec l’équipe d’encadrement que les parents d’ailleurs, font partie des acquis qu’il doit à sa fonction. En dehors du secourisme qu’il pratique avec conviction – il fait partie des First responders et se prépare à intervenir en terrain difficile – le jeune homme


COMPÉTENCES ­TRANSVERSALES Les responsables des ressources humaines et les recruteurs en sont friands, mais que signifie cette expression ? Si, par compétence professionnelle, on entend un ensemble de connaissances, d’expériences et de comportements conférant une expertise dans un domaine précis, en quoi peuventelles être transversales ?

Mathieu Demierre, 23 ans, opérateur dans une entreprise de sécurité et samaritain aux casquettes multiples.

Émile Ançay, 19 ans, forestier-bûcheron et secouriste très engagé. Audrey Michel, 23 ans, ­éducatrice de la petite ­enfance et ­monitrice ­enthousiaste.

Par compétences transversales, on entend des savoir-faire acquis dans un contexte défini que l’on pourra appliquer dans des situations tout à fait nouvelles. Par exemple, Matthieu Demierre, qui travaille dans une entreprise de sécurité privée, explique que les compétences relationnelles acquises chez les Help lui sont fort utiles dans le cadre des relations avec la clientèle ainsi que pour la rédaction de la correspondance. Pour Émile Ançay, qui a le bonheur d’exercer un métier dont on imagine que la charge bureaucratique ne pèse pas trop lourd, qui sait si le fait de s’être familiarisé avec la gestion administrative ne lui rendra pas service un jour. Pour Audrey Michel, éducatrice de la petite enfance, cela semble couler de source que ses expériences professionnelles et dans le cadre des activités samaritaines se nourrissent et s’enrichissent mutuellement.

À mentionner dans un CV de 19 ans est forestier-bûcheron et est en train de se former pour obtenir le brevet fédéral de conducteur d’engins forestiers. Quant à Mathieu Demierre, 23 ans, moniteur de cours 1, mandataire jeunesse du Valais romand et président du groupe Help Chablais et de la section Monthey Choëx, outre la dimension relationnelle et l’aspect administratif, il estime avoir beaucoup appris en organisant des événements, en cherchant des sponsors et avec des campagnes de promotion. Finalement, Audrey Michel, 23 ans, monitrice de cours 1 à cheval entre les cantons de Fribourg et de Vaud, souligne le formidable esprit d’équipe qui règne entre encadrants et l’excellence de la collaboration et de la communication. Avec les enfants, elle dispose sans doute de véritables talents pédagogiques et elle raconte avec enthousiasme le bonheur que lui procure le partage de connaissances.

La compétence transversale se différencie de la compétence technique dans la mesure où il s’agit d’un savoir-faire qui concerne de nombreux métiers alors que la compétence technique est l’apanage d’un seul corps de métier. Par exemple, tous les boulangers savent faire du pain (compétence technique), mais ils ne sont pas tous à l’aise pour transmettre leurs connaissances et travailler avec des apprentis (compétence pédagogique transversale). Le catalogue des compétences transversales est vaste, nous en avons retenu quelques-unes qui nous semblent concerner de plus près les encadrants des jeunes samaritains : •  organisation, structuration, planification •  autonomie, initiative •  création de réseaux de compétences •  perception psychologique (de l’autre) •  communication, pédagogie, résilience •  collaboration, travail en équipe •  méthodologie, rigueur, délais •  simultanéité en « multitâches »

Sources « Le bénévolat, une porte d’entrée privilégiée pour mobiliser les jeunes dans des activités d’apprentissage propices au développement de compétences transversales », par Sandrine Cortessis et Saskia Weber Guisan, in « Les cahiers du CERFEE », 41|2016, et divers sites de recruteurs et d’universités francophones pour ce qui concerne les compétences transversales.

Les recruteurs recommandent de faire valoir les compétences transversales dans un CV. Tout l’art va être de les formuler avec précision en justifiant comment elles ont été acquises, sans pour autant suggérer que si elles proviennent d’une activité bénévole, cette dernière a plus d’importance que l’activité professionnelle pour laquelle on pose sa candidature. nous, samaritains 2/2019   13


«ET SOUDAIN, JE ME SUIS ÉCROULÉE DE DOULEUR.» Ecoutez l’histoire de Cindy Essl, 35 ans. monsauvetage.ch/cindy

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LES PARTENAIRES ONT LA PAROLE

SECONDE VIE POUR LE JET DE LA REGA AU MUSÉE DES TRANSPORTS Qu’éprouve-t-on sous le vent d’un hélicoptère qui se pose ? Que se passe-t-il au sein de la centrale d’intervention de la Rega ? Au Musée des transports de Lucerne, l’exposition interactive « Secours médicaux par les airs » consacrée à la Rega fascine les visiteurs. Depuis peu, une attraction supplémentaire les attend.

TEXTE et PHOTO : Rega

Les images étaient spectaculaires : au début mars de cette année, le plus ancien jet Challenger CL-604 de la Rega a été acheminé d’Alpnach à Lucerne par la voie des eaux. Son ultime voyage avait pour destination le Musée des transports à Lucerne. Depuis le 16 avril 2019, l’aéronef monté sur des piliers, accessible via une plateforme, est devenu une des attractions majeures de l’exposition permanente de la Rega « Secours médicaux par les airs ».

Un vieux globetrotter Pendant seize ans, l’avion-ambulance immatriculé HB-JRA a sillonné les airs pour le compte de la Rega, battant ainsi les records de longévité pour des avions de ce type. Il s’est posé dans 156 pays au cours de plus de 10 000 atterrissages et, équipé comme une station de soins intensifs, a ramené plus de 4400 patients à la maison. Romeo-Alpha, c’est le surnom qui lui avait été donné, était un des trois avionsambulance de type Challenger CL-604 de la Rega. En 2018, après avoir largement fait leurs preuves, ces avions long-courriers ont été remplacés par trois appareils du modèle successeur Challenger 650.

En guise de dernier voyage, le plus ancien jet de la Rega a été conduit sur les eaux d’Alpnach à Lucerne où il peut être admiré au Musée des transports.

Remerciement à la population Plus de 3,4 millions de donatrices et de donateurs soutiennent la Rega chaque année et permettent ainsi l’existence en Suisse d’un système unique de secours par les airs. Afin de remercier la population de son soutien, la Rega lui restitue en quelque sorte « son » jet en le donnant au Musée des transports. Des visites guidées permettent de découvrir l’avion-ambulance de l’intérieur et d’avoir une vision approfondie des activités internationales de la garde aérienne suisse. De cette façon, l'avion-ambulance « HB-JRA » restera au service de la population du pays.

Vivre la Rega par tous les sens Au Musée des transports, l’exposition « Secours médicaux par les airs » compte encore bien d’autres attractions. Depuis une bonne année, les visiteurs peuvent non seulement admirer les hélicoptères équipés pour le sauvetage, mais également s’activer eux-mêmes, par exemple en expérimentant les turbulences engendrées par un hélicoptère en train d’atterrir. Des ventilateurs très puissants simulent le souffle produit par les rotors. Sur des postes de travail similaires à ceux de la centrale d’intervention, les personnes intéressées peuvent se glisser dans la peau des femmes et des hommes chefs d’opération. Le quiz Rega leur permettant de tester leurs connaissances, un cinéma Rega, des informations concernant les donateurs et une vitrine relatant l’histoire de la garde aérienne suisse complètent la présentation. nous, samaritains 2/2019   15


AU CŒUR DU SUJET

Le rôle moteur des moniteurs jeunesse Au Tessin, il existe quatre groupes de jeunes samaritains rattachés à six sections. Tiziana Zamperini, présidente depuis deux ans de l’Association des sections de samaritains du Tessin et du Moesano (ASSTM), nous parle des activités avec la jeunesse et du rôle fondamental des moniteurs. Enthousiasme, créativité et persévérance sont les qualités requises.

moment quatre groupes actifs. Ils sont rattachés aux sections Bassa Vallemaggia, Tenero-Contra e Circolo della Navegna (qui collabore avec Locarno), Bodio conjointement avec Lodrino-Prosito et, finalement, la section de Biasca – que j’ai le plaisir de présider depuis sept ans – où le groupe Help a été créé en 2017. Au total, il s’agit d’une soixantaine de jeunes entre 5 et 16 ans qui sont actifs chez les samaritains.

INTERVIEW : Mara Zanetti Maestrani | cli

Est-ce que les groupes Help individuels proposent aussi des activités communes et des rencontres permettant l’échange d’idées et le partage d’expériences ?

Au mois de novembre, la formation des premiers encadrants jeunesse s’est achevée au Tessin, c’est-à-dire des moniteurs jeunesse ASS qui s’investissent auprès des jeunes. Les choses bougent ! En effet, le module 2 s’est achevé en novembre et nous disposons désormais de moniteurs jeunesse. C’est un signal positif pour l’ensemble du mouvement samaritain et avant tout à l’égard de la jeunesse et sa participation concrète aux activités des samaritains. L’espoir est maintenant que l’Alliance des samaritains poursuive le développement des formations pour les jeunes. Certains cantons, parmi eux également le Tessin, insistent pour qu’il n’y ait pas de relâchement dans ce domaine. La jeunesse est l’avenir et le mouvement a besoin de se renouveler. Il est de notre devoir, à nous les adultes, de montrer que nous croyons en eux et de leur donner la possibilité de se former pour ensuite rejoindre des comités de sections.

Groupes Help de jeunes samaritains : combien sont actifs sous l’égide de l’ASSTM ? Au Tessin, tous les groupes Help sont gérés par des sections. Il n’y a pas de groupe cantonal. Il existe en revanche une équipe, dont le responsable est le vice-président de l’ASSTM, Nicodemo Cannavò, qui s’occupe de coordonner les activités des Help et qui encourage les échanges entre moniteurs. Dans notre canton, nous comptons pour le 16   nous, samaritains 2/2019

Comme ils sont rattachés à des sections, il est nécessaire de créer des occasions spéciales pour se rencontrer. Les conditions ne sont pas idéales et il est vrai qu’un groupe cantonal faciliterait ces échanges. Cette option a été évaluée, mais en regard de notre territoire, ce serait difficilement praticable. Nous cherchons en revanche à permettre aux sections d’étendre leur rayon d’action (p. ex. comme c’est le cas avec Tenero e Locarno). Au Tessin, chaque section a la liberté de s’organiser comme elle le veut, si besoin avec le suivi et les encouragements du comité cantonal. Les groupes décident spontanément de se rencontrer pour des activités communes, comme cela s’est déjà produit. Chaque moniteur est libre de s’organiser. Mon espoir, et celui de l’ASSTM, est que les occasions de rencontres augmentent et que des échanges réguliers s’instituent entre jeunes passionnés de premiers secours. Une concrétisation dans ce sens a été, l’année passée, la convention cantonale des samaritains qui s’est tenue dans le parc naturel des gorges de la Breggia, à Chiasso. Volontairement, la participation était aussi ouverte aux Help avec un parcours d’exercices identiques à celui des adultes. Cette rencontre était aussi idéale parce qu’après le parcours effectué avec leur groupe, les Help se sont tous rencontrés au moment du repas et ont pu échanger. Nous les avons vu discuter et s’amuser ensemble, partager des anecdotes et des expériences vécues. Cela nous a rendus attentifs à la nécessité de rapprocher et de faire se rencontrer ces jeunes samaritains.


Pensez-vous que ces jeunes s’insèrent ensuite dans les sections ? Les sections et leurs comités sont-ils prêts à accueillir les jeunes ? En ce qui concerne ma section, le groupe est trop récent pour que je puisse me prononcer. Laissons-leur le temps de grandir. Avec les adolescents, à l’âge du cycle d’orientation, le passage est plus facile. Mais quand il s’agit de groupes qui accueillent uniquement des enfants jeunes, il est nécessaire de les accompagner jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge d’intégrer une section. L’équipe cantonale se penche aussi sur cette question. Il convient ici de souligner une concomitance : le moment de passer dans une section coïncide souvent avec des choix de formation qui obligent les jeunes à partir en Suisse intérieure. Nous devons nous en accommoder. Pour nous, il est cependant aussi important que l’idée d’entraide et d’attention à son prochain ait pu prendre racine.

Comment voyez-vous le futur des jeunes samaritains au Tessin et au Moesano ? Il s’agit d’un pilier important que je qualifierai de fondamental. Nous avons besoin de moniteurs motivés qui savent enseigner avec passion les premiers secours aux jeunes et aux enfants. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons maintenir en vie la flamme du mouvement samaritain. Il est vrai que cela exige beaucoup d’engagement : de la part des sections pour détecter et proposer des candidats au monitorat et de la part des moniteurs appelés à gérer et organiser un groupe. J’estime préférable d’avoir peu de groupes Help, mais qu’ils soient de qualité et dynamiques. Constituer un groupe prend beaucoup de temps, exige des ressources et de la persévérance. Il faut aussi très bien se préparer pour travailler avec les enfants, savoir innover et proposer des activités attrayantes et stimulantes. Le message de

fond concernant les premiers secours est fondamentalement toujours le même, il faut par conséquent une solide dose d’imagination pour le rendre intéressant. En principe, les groupes se rencontrent une demi-journée une fois par mois, pour des activités de formation ou pour rendre visite à nos partenaires (Rega, ambulanciers, sapeurs-pompiers, Redog, etc.).

Est-il plus difficile aujourd’hui de capter l’attention des enfants et d’éveiller leur intérêt pour les premiers secours ? Le travail avec les jeunes a-t-il changé ? Si les moniteurs sont enthousiastes et motivés, il leur sera facile de stimuler les enfants et de leur transmettre leurs connaissances. En général, nous constatons que les très jeunes sont fascinés par les premiers secours. Il est toutefois vrai qu’aujourd’hui, les enfants ont à disposition d’innombrables distractions de toute nature. Il appartient aux adultes de savoir s’adapter en mettant la priorité sur les valeurs fondamentales que les enfants doivent apprendre à respecter. Le moniteur doit trouver le bon moyen et les bons instruments pour faire passer les messages. Nous avons constaté que les plus jeunes aiment beaucoup utiliser leurs mains et bâtir quelque chose, même si pour commencer, ils sont parfois mala-

«Dans ma tâche de présidente, j’aime trouver des solutions consensuelles et applicables concrètement», rapporte Tiziana Zamperini.


AU CŒUR DU SUJET

Les membres du groupe Help Locarno-Tenero montrent leur savoir-faire lors de la réunion cantonale, ils s'exercent exactement comme les samaritains adultes. (Photo : ldd)

droits. Par exemple, si nous sommes en forêt et que nous devons construire un brancard, comment faire ? Il s’agit alors de leur montrer comment résoudre le problème en pratique, avec les moyens disponibles et pas seulement avec l’aide de la technologie (iPad, iPhone).

Comment sont perçues les activités avec la jeunesse au Tessin ? Dans la mesure de ce que j’ai pu observer au cours de la brève expérience avec ma section à Biasca, notre engagement auprès de la jeunesse est très bien reçu par les adultes, plus particulièrement par les parents qui s’impliquent volontiers. Cela grâce au rôle important joué par les monitrices, à leur engagement et à leur persévérance qui ne va pas sans certains sacrifices.

Cela fait deux ans que vous êtes présidente de l’ASSTM. Comment vous sentez-vous dans ce rôle et quels sont les aspects les plus difficiles de votre travail ? Le rôle de présidente est exigeant et prend beaucoup de temps, d’autant plus que j’ai une activité professionnelle à temps complet. En plus des tâches de gestion, il y a aussi un travail de représentation : participer à des assemblées de sections, des soirées d’information et des rencontres au niveau politique, entre autres. De nombreuses soirées ainsi que beaucoup de week-ends sont consacrés à ces tâches. 18   nous, samaritains 2/2019

Les collègues du comité cantonal sont très disponibles, ce qui me permet d’en déléguer une partie et de répondre aux demandes des sections. Concernant les aspects techniques, comme je ne suis pas monitrice, les connaissances et l’expérience des instructeurs de la commission d’encadrement me sont d’une grande aide. Pour ma part, j’essaie d’exécuter au mieux le travail et d’assumer les responsabilités de ma charge. J’aime discuter des problèmes afin de trouver des solutions. Bien entendu, cela implique des concessions et

• « Le Tessin et le Misox sont

des cas particuliers en Suisse. »

•

des arbitrages en cas de divergences. Il est aussi important d’être disponible pour les sections quand elles nous interpellent, cela nous permet de comprendre les difficultés auxquelles elles sont confrontées. Je pense qu’il incombe au comité cantonal d’éviter que l’ASSTM soit perçue comme une entité lointaine et détachée des sections. Je crois que, grâce à l’engagement de tous, nous y parvenons. Je ne vois guère d’aspect plus pesant ou plus difficile dans l’exécution de mes tâches. L’unique problème est le temps, pour bien faire les choses, il en faut beaucoup.


Quels sont les rapports avec les autres régions linguistiques du pays ? Le Tessin et le Moesano constituent un cas à part : nous sommes les seuls à parler l’italien et représentons deux régions suisses numériquement faibles. Cela implique que pour faire connaître notre réalité et connaître celle de nos consœurs en Suisse alémanique et en Suisse romande, il faut instaurer des rapports interpersonnels. Heureusement, il existe des occasions qui permettent aux personnes de se rencontrer, d’avoir des échanges et d’établir les contacts nécessaires pour faire mieux connaissance.

Et vous, comment vous êtes-vous rapprochée des samaritains ? Qu’aimez-vous faire pendant votre temps libre ?

de même que les aspects en relation avec l’aide au prochain. Puis, quand j’ai entamé mes études universitaires, puis suis entrée dans la vie professionnelle, j’ai dû, hélas, lâcher cette activité. Il y a sept ans, l’occasion s’est présentée de renouer avec le monde samaritain par le biais de la section de Biasca, je l’ai acceptée avec plaisir. Trouver du temps pour soi est important et – comme pour tout le monde – ce n’est pas toujours facile en regard des exigences de la vie moderne. Le peu de temps libre dont je dispose, je le consacre aux personnes que j’aime, à la lecture et à quelques voyages. Dans ma boîte aux désirs, il y a celui de visiter un jour les sept merveilles du monde moderne.

Dans ma jeunesse, je suis intervenue comme volontaire pour le service d’ambulance de Biasca, la commune de mon enfance. Cela me plaisait beaucoup

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nous, samaritains 2/2019   19


FROMATION ET FORMATION CONTINUE

La formation des formateurs ASS – pas à pas Les personnes qui souhaitent suivre une formation de formateur auprès de l’Alliance suisse des samaritains disposent de plusieurs possibilités de s’engager et de parfaire leurs connaissances dans le cadre de différents cursus. En 2019, année de transition, l’offre de formation est allégée. En outre, les prix ont été fixés pour de petits groupes de six à huit personnes ainsi que pour des groupes plus importants, comptant neuf à douze personnes. Ainsi, les frais sont couverts à chaque fois. Les prochaines dates de formation sont publiées sur la plate-forme myLearning.

Les personnes intéressées par une formation sont priées de s’adresser à leur instructeur de référence. Il sera à même de fournir des renseignements précis au sujet des divers cursus ainsi que sur la procédure d’inscription.

MEMBRES D’UNE SECTION DE SAMARITAINS Effectuer un service médico-sanitaire Les samaritains soutiennent les organisateurs de manifestations sportives, culturelles, musicales ou d’autre nature en fournissant des services médico-sanitaires sur place. Conditions Être membre actif d’une section de samaritains Niveau 1 IAS Niveau 2 IAS Bases du service médico-sanitaire

Après la formation Exercices techniques annuels 14 h 14 h 7,5 h

Tous les deux ans : répétition du niveau 2 IAS (peut être enseigné par MS, la partie BLS-AED requiert la présence d’un MC) Les sections qui ont enregistré leurs membres de niveau 2 IAS le 1er janvier 2018 sur la plate-forme IAS doivent réaliser le cours de répétition d’ici la fin 2019.

Adhérer au code de conduite

5 7h

FORMATEURS DE SECTIONS Moniteur de cours 1 ASS (MC 1 ASS) Le moniteur de cours 1 ASS enseigne, en suivant des plans de déroulement préétablis, des cours standard du niveau 1 IAS destinés au grand public ainsi qu’à des entreprises et des organisations. Conditions au moment de l’inscription Être membre actif d’une section de samaritains Au minimum niveau 2 IAS actualisé 18 ans au minimum Bilan de compétence Contrat de formation avec la section Adhérer au code de conduite Film Helveticus visionné

20   nous, samaritains 2/2019

Pendant la formation Kick-off Étude personnelle Stage pratique cours de sauveteur 5 h Cours présentiel : 4 jours en deux blocs 1 h Soumettre demande de certification SGS

Après la formation 4 h Donner des cours avec partie BLS-AED sur deux ans 40 h Astreinte de formation sur deux ans 10 h Formation continue obligatoire en : –– méthodologie/didactique (dans le 32 h cadre de la FCOC annuelle) –– formation continue médicale dont le refresher niveau 2 IAS dans le cadre de la formation continue des formateurs de section

4

7h 7h 7h


Moniteur de cours 2 ASS (MC 2 ASS) Le moniteur de cours 2 ASS enseigne, en suivant des plans de déroulement préétablis ou mis au point par lui-même, les cours des niveaux 1 + 2 IAS destinés au grand public ainsi qu’à des entreprises et des organisations. Il conçoit également des cours pour des publics spécifiques à l’intention desquels il développe des concepts de formation sur mesure. Conditions au moment de l’inscription MC 1 ASS reconnu Au minimum niveau 3 IAS actualisé Contrat de formation avec la section Attestation expérience d’enseignement comme MC1 ASS ou avec la fonction double de MS pour exercices de section. Le certificat FSEA est reconnu.

Pendant la formation Kick-off (si la formation de MC1 ASS date d’avant 2016) Étude personnelle 1 h Cours présentiel : 6 jours en trois blocs 80 h

Après la formation 4 h Donner des cours avec partie BLS-AED sur deux ans 50 h Astreinte de formation sur deux ans 48 h Formation continue obligatoire en : –– méthodologie/didactique (dans le cadre de la FCOC annuelle) –– formation continue médicale via le refresher niveau 3 IAS

4

7h 14 h

Moniteur samaritain ASS (MS) Le moniteur samaritain entraîne les membres des sections. Il planifie, organise et réalise des exercices. Il veille à ce que les membres des sections soient à jour en termes de connaissances en premiers secours afin qu’ils puissent intervenir dans le cadre de services médico-sanitaires, comme premiers répondants et au sein de dispositifs d’urgence pilotés par les pouvoir publics. Conditions au moment de l’inscription Au minimum niveau 2 IAS actualisé Contrat de formation avec la section

Pendant la formation Kick-off 1 h Étude personnelle

Adhésion au code de conduite

Stage pratique, exercice de section

Film Helveticus visionné

Concept de formation, travail en partenariat Cours présentiel 7 jours en trois blocs

Après la formation 4 h Avoir accompli le niveau 3 IAS au plus tard deux ans après la formation.

42 h

60 h Astreinte de formation sur deux ans 5 h Formation continue obligatoire en : –– méthodologie/didactique (dans le 6h cadre de la FCOC annuelle) –– formation continue médicale via le refresher niveau 3 IAS 56 h

7h 14 h

Passerelle de moniteur samaritain ASS à moniteur de cours 1 ASS Formation accélérée pour accéder à la fonction de moniteur de cours 1 ASS. Conditions au moment de l’inscription Être membre actif d’une section de samaritains Au minimum niveau 2 ou 3 IAS actualisé 18 ans au minimum Bilan de compétence

Pendant la formation Kick-off (si la formation date d’avant 2016) Étude personnelle Stage pratique cours de sauveteur 5 h Cours présentiel : 1 jour

Contrat de formation avec la section

1h

Après la formation 4 h Donner des cours avec partie BLS-AED en deux ans 20 h Astreinte de formation sur deux ans 10 h Formation continue obligatoire en : –– méthodologie/didactique (dans le 8h cadre de la FCOC annuelle) –– formation continue médicale via le refresher niveau 3 IAS (car la fonction de MS est incluse)

4

7h 14 h

Passerelle de formateur jeunesse à moniteur de cours 1 ASS Formation accélérée pour accéder à la fonction de moniteur de cours 1 ASS. Conditions au moment de l’inscription Être membre actif d’une section de samaritains Au minimum niveau 2 IAS actualisé 18 ans au minimum Bilan de compétence Contrat de formation avec la section Adhésion au code de conduite Film Helveticus visionné

Pendant la formation Kick-off Étude personnelle Stage pratique cours de sauveteur 5 h Cours présentiel : 1 jour 1h

Après la formation 4 h Donner des cours avec partie BLS-AED en deux ans 20 h Astreinte de formation sur deux ans 10 h Formation continue obligatoire en : –– méthodologie/didactique (dans le 8h cadre de la FCOC annuelle) –– formation continue médicale dont le refresher niveau 2 IAS dans le cadre de la formation continue des formateurs de section

4

7h 7h 7h

nous, samaritains 2/2019   21


FROMATION ET FORMATION CONTINUE

Passerelle de moniteurs de cours 1 ASS à moniteur samaritain ASS Formation accélérée pour accéder à la fonction de moniteur samaritain. Conditions au moment de l’inscription Être membre actif d’une section de samaritains MC 1 ASS reconnu Au minimum niveau 2 IAS actualisé Contrat de formation avec la section

Pendant la formation Kick-off (si la formation de MC 1 ASS date d’avant 2016) Étude personnelle Stage pratique exercice de section 1 h Concept de formation, travail en partenariat Cours présentiel : 5 jours en deux blocs

Après la formation 4 h Accéder au niveau 3 IAS au plus tard deux ans après réception du diplôme. 50 h Astreinte de formation sur deux ans 5 h Formation continue obligatoire en : –– méthodologie/didactique (dans le 6h cadre de la FCOC annuelle) –– formation continue médicale via le refresher niveau 3 IAS 40 h

42 h

7h 14 h

Passerelle de formateur jeunesse à moniteur samaritain ASS Formation accélérée pour accéder à la fonction de moniteur samaritain. Conditions au moment de l’inscription Être membre actif d’une section de samaritains Au minimum niveau 2 IAS actualisé 18 ans au minimum Contrat de formation avec la section Adhésion au code de conduite Film Helveticus visionné

Pendant la formation Kick-off Cours présentiel : néant 1h

Après la formation 4 h Accéder au niveau 3 IAS au plus tard deux ans après réception du diplôme Astreinte de formation sur deux ans Formation continue obligatoire en : –– méthodologie/didactique (dans le cadre de la FCOC annuelle) –– formation continue médicale via le refresher niveau 3 IAS

42 h

7h 14 h

FORMATEUR D’ASSOCIATION Instructeur samaritain ASS L’instructeur samaritain est responsable de l’assurance de la qualité. Il décerne des qualifications, conseille et accompagne les moniteurs au cours de leurs activités, suit les candidats pendant leur formation, procède au bilan de compétences pour le cursus de moniteur de cours 1 et est l’interlocuteur des sections et des associations pour les questions liées à la formation. Conditions au moment de l’inscription Être membre actif d’une section de samaritains Moniteur samaritain reconnu, pratique active depuis au minimum 3 ans Au minimum niveau 3 IAS actualisé Contrat de formation avec l’association cantonale

Pendant la formation Kick-off (si la formation de MC date d’avant 2016) Étude personnelle Cours présentiel : 4 jours en un bloc 1h

Après la formation 4h 10 h Astreinte de formation sur deux ans Formation continue obligatoire en : 32 h –– méthodologie/didactique (dans le cadre de la FCOC annuelle) –– formation continue médicale via le refresher niveau 3 IAS

7h 14 h

Coach de section ASS Le coach de section représente l’organisation et contribue à la mise en œuvre active de la stratégie. Il réalise chaque année des réunions d’échange pour les membres des sections et de l’association cantonale intéressés. Il endosse un rôle de conseiller à l’intention des membres de comités des sections pour les questions de conduite et de gestion ou en cas de conflits.­ Conditions au moment de l’inscription Être membre actif d’une section de samaritains Contrat de formation avec l’association cantonale

22   nous, samaritains 2/2019

Pendant la formation Kick-off 1 h Étude personnelle Cours présentiel 3 jours en deux blocs

Après la formation 4 h Formation continue annuelle organisée par l’organisation centrale 50 h 32 h

7h


LE SAVIEZ-VOUS

L’année dernière en nombres Combien de personnes ont suivi un cours de réanimation chez les samaritains ? Quel est le nombre d’heures de service médico-sanitaire effectuées par les samaritains et combien de temps ont-ils consacré à la formation continue ? Voici un aperçu de 2018 en quelques nombres.

En moyenne, les sections comptent 23 membres actifs. Les trois plus grandes sections sont : Sezione samaritana Blenio, 126 membres Sezione samaritana Castagnola-Cassarate, 106 membres Section de samaritains d’Entremont, 96 membres

910 21 069 129 2848

Formation et formation continue des samaritains En 2018, les samaritains ont investi beaucoup de temps pour se perfectionner et améliorer leurs connaissances ou se former comme moniteur de cours, moniteur samaritain, formateur jeunesse, etc.

316 779 heures de formation continue 6814 heures de formation

SECTIONS DE SAMARITAINS SAMARITAINES ET SAMARITAINS ACTIFS GROUPES DE JEUNES SAMARITAINS JEUNES SECOURISTES

Participants aux cours publics Services effectués

■■  Réanimation – 33 % ■■  Sauveteur – 28 % ■■  Répétition premiers secours – 18 % ■■  Cours individuels – 15 % ■■  Urgences pédiatriques – 6 %

Services médico-sanitaires Services d’assistance Campagnes de don du sang Interventions d’urgence Total heures

437 712 h 29 019 h 15 822 h 3642 h 486 195 h

Participants au cours Réanimation Sauveteur Répétition premiers secours Cours individuels Urgences pédiatriques Total participants

30 149 26 061 16 380 13 870 6017 92 477

•

Au total, les participants aux cours ont suivi 732 320 heures de formation chez les samaritains.

•

nous, samaritains 2/2019   23


LES PARTENAIRES ONT LA PAROLE

LE PRINTEMPS EST LA SAISON DU RHUME DES FOINS Une allergie au pollen peut entraîner des symptômes désagréables. Les yeux, le nez et la gorge sont particulièrement touchés et peuvent nous rendre la vie difficile. La bonne nouvelle, c’est que l’on peut agir contre ces symptômes. Une allergie apparaît lorsque le corps se met à produire des anticorps contre des substances qui sont en temps normal complètement inoffensives, telles que le pollen par exemple. Le contact avec ces dits allergènes provoque alors les symptômes allergiques typiques pouvant se manifester sous différentes formes. Les yeux sont souvent touchés: la conjonctive s’enflamme et les yeux deviennent rouges, enflés et larmoyants, ce qui peut également entraîner des démangeaisons désagréables. La muqueuse nasale enfle elle aussi et peut se boucher ou commencer à couler. Les pollens pros aration p é r p voquent souvent de fortes dée s. ac hat d es foin d e Pour l’ m mangeaisons pouvant mener 19 a n R hu illet 20 ­Similas u 31 ju écialisé : ’a à de véritables crises d’éteru q s ju e sp Valable pour le commercon et de le ­ nuements. Des démangeaib ce ation e server Inform servic de con le re c è e v ri sons de la bouche et de la gorge p pter a a s a n. dé com e Simil rn te x e peuvent également survenir.

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Similasan Rhume des foins N°1 aide lors de rhume des foins avec sensation de brûlure au niveau des yeux, larmoiement, tuméfaction des muqueuses nasales et oculaires, démangeaisons au niveau du nez et sensation d’oppression au niveau du front. En cas de rhume accompagné d’une tuméfaction des muqueuses nasales et de rhume des foins, il est recommandé d’utili-

Mieux vaut prévenir que guérir. C’est pourquoi les personnes allergiques devraient toujours avoir pour priorité d’éviter autant que possible le contact avec les pollens déclencheurs d’allergies. Quelques exemples: pour les activités en plein air, il convient de choisir des moments de la journée où la concentration de pollen est faible. Les informations relatives à la pollinisation actuelle peuvent être consultées sur Internet. Les filtres à pollen pour aspirateurs et voitures ainsi que les filtres antipollen pour fenêtres permettent de filtrer une grosse partie des pollens présents dans l’air. A l’extérieur, les lunettes (de soleil) protègent les yeux.

Pourtant, de telles mesures s’avèrent souvent insuffisantes pour éviter complètement le rhume des foins. Différents remèdes existent pour atténuer les symptômes allergiques et y remédier. Grâce à une palette complète de préparations variées telles que les gouttes pour les yeux, les sprays nasaux, les globules et les comprimés, pouvant tous être utilisés de manière entièrement individualisée en fonction des symptômes présents, l’homéopathie s’avère particulièrement adaptée. Des produits spéciaux existent également pour nettoyer et éliminer le pollen présent dans le nez ou sur le bord des paupières. L’avantage: les produits peuvent être combinés entre eux, ne provoquent aucune interaction avec d’autres médicaments et sont aussi majoritairement adaptés aux enfants.

ser Similasan Spray nasal. En cas de troubles des voies respiratoires, Similasan Rhume des foins N°2 est indiqué. De plus, les globules soulagent les irritations de la muqueuse oculaire. En cas d’allergie au pollen d’herbes, Similasan Rhume des foins N°3 peut être utilisé aussi bien en phase aiguë qu’à titre préventif. En cas d’enflure, de rougeurs et de démangeai-

sons des yeux, utiliser Similasan Réactions allergiques des yeux. Similasan BlephaCura® nettoie le bord des paupières, p. ex. des pollens. Pour humidifier et nettoyer les muqueuses nasales en douceur, il est recommandé d’utiliser Simalaya Douche nasale et Simalaya Humidifiant nasal.

Médicaments autorisés. Lisez la notice d’emballage. Similasan AG

24   nous, samaritains 2/2019


floraison

Soulage les symptômes du rhume des foins dans les yeux, le nez et la gorge. Similasan Réactions allergiques des yeux et Similasan Rhume des foins N° 1, N° 2 et N° 3 en cas de rhume des foins. Ce sont des médicaments autorisés. Lisez la notice d’emballage. Similasan AG nous, samaritains 2/2019   25


VIE MODERNE  COLLECTE DES SAMARITAINS 2019

DEUX SEMAINES SOUS LE SIGNE DES SAMARITAINS Entre le 26 août et le 7 septembre 2019, les sections de samaritains seront sous les feux de la rampe en de nombreux endroits. Avec la collecte, ils auront l’occasion de présenter à un large public les tâches importantes qu’ils assument, tout en collectant des dons pour les caisses des sections. Depuis longtemps, la collecte des samaritains occupe une place fixe dans le calendrier. Il s’agit d’un événement clé important pour présenter la contribution considérable qu’apportent les samaritains en faveur du bien commun. En outre, c’est une occasion de recruter de nouveaux membres. Au lieu de développer une nouvelle campagne, les su-

« Nous n’avons pas tous la possibilité de nous engager pour une cause. Or, il est de notre devoir de contribuer au bienêtre de notre prochain. C’est pourquoi je vous encourage ici à soutenir le précieux travail de l’Alliance suisse des samaritains. Prenons exemple sur ces femmes et ces hommes et tirons tous à la même corde, car, comme chacun le sait, l’union fait la force. »

jets photos des années précédentes ont fait l’objet d’une mise en page inédite, avec le double avantage de réaliser des économies et de favoriser la reconnaissance.

Supports de la collecte Le journal de la collecte demeure le support le plus important pour soutenir la campagne. Outre un mot d’encouragement du président de la Confédération, Ueli Maurer, il présente en bref le mouvement samaritain et propose un concours ainsi qu’une offre promotionnelle du service des ventes. Les sections peuvent en outre remettre un dépliant rappelant les gestes de premiers secours aux donatrices et aux donateurs. Des affiches, des annonces bouchon, un dossier de presse ainsi qu’un modèle de lettre pour la collecte par compte sont à leur disposition. Comme par le passé, elles sont libres d’opter pour une récolte par liste, sur la voie publique ou par compte. Tous les documents sont disponibles sur l’extranet > marketing > collecte des samaritains.

LA COLLECTE 2018

Ueli Maurer, président de la Confédération 26   nous, samaritains 2/2019

Fin août et pendant la première semaine de septembre, les samaritains de 713 sections ont récolté des sous pendant 13 jours. La collecte par compte est le moyen le plus prisé, suivi par la présence sur la voie publique et la collecte par liste. Ces efforts ont permis de recueillir 1’866’432 francs au total.


Le secourisme a de nombreux visages

Merci pour votre don et votre aide.

nous, samaritains 2/2019   27


SECTIONS ET ASSOCIATIONS

Initiation aux premiers secours Pour la première fois, trois organisations de la CRS ont élaboré ensemble un projet en faveur des migrants. Mis en œuvre à Schaffhouse, celui-ci vise à initier les participants aux premiers secours et à la sécurité aquatique. Les samaritains ouvraient la marche. TEXTE et PHOTOS : Daniela Koller (Croix-Rouge jeunesse SG) timidement. Un participant indique avoir suivi un cours en Croatie pour le permis de conduire, un autre évoque des soins prodigués à sa femme.

La priorité : se protéger

L’objectif du projet est que les personnes migrantes reçoivent un aperçu des premiers secours.

Le projet-pilote Life : Skills ! mis en œuvre à Schaff­ house débute dans une ambiance détendue. Aujourd’hui, les participants, issus de pays aussi divers que l’Afghanistan, l’Érythrée, le Kenya, le Turkménistan, ou encore le Venezuela bénéficieront d’une initiation aux premiers secours dispensée par l’Alliance suisse des samaritains (ASS). Une deuxième soirée prévue à la piscine avec la Société suisse de sauvetage (SSS) sera consacrée à la sécurité aquatique. Enfin, une troisième rencontre permettra de renforcer les compétences acquises et de sonder les participants sur leur envie d’aller plus loin. Manuela, la monitrice, va droit au but : « Qui, parmi vous, a déjà de l’expérience en matière de secourisme ? » Quelques mains se lèvent 28   nous, samaritains 2/2019

Détendue et chaleureuse, Manuela capte d’emblée l’attention de son auditoire. Elle est assistée de Remo et Roberto, et les trois acolytes forment une équipe bien rodée. La monitrice s’attache à parler de façon simple et claire. Un scénario classique sert d’entrée en matière : « Vous attendez le bus et, soudain, une personne s’effondre devant vous. Que faites-vous ? » Un jeune Érythréen suggère d’appeler les secours. « Pas mal, mais si un bus vient à passer et manque d’écraser la personne ? », demande Manuela. Le cours aborde la première étape de la chaîne de sauvetage, composée de cinq maillons. « Lorsqu’on porte secours, il faut en priorité sécuriser les lieux et assurer sa propre sécurité », indique la monitrice, qui rappellera cette règle tout au long de la soirée. « Une fois que c’est fait, on peut appeler l’ambulance », poursuit-elle en se tournant vers le jeune homme. Roberto et Remo montrent comment sécuriser le lieu d’un accident. Ils indiquent ensuite la marche à suivre pour alerter les secours, puis comment apporter les premiers soins.

Soigner les plaies Les participants passent ensuite à la pratique. « Je vais te mettre en position latérale de sécurité », explique José* en basculant doucement Ana* sur le côté. « Maintenant, je vais incliner ta tête vers l’arrière et m’assurer que ta bouche est ouverte », poursuit-il. Lorsqu’il saisit le visage d’Ana, celle-ci ne peut s’empêcher de rire. « Hé, tu es blessée, tu n’es pas en état de rire », lui rappelle José, impertur-


UN PROJET COMMUN DESTINÉ AUX PERSONNES MIGRANTES Dans le canton de Schaffhouse, la Croix-Rouge jeunesse (CRJ), la SSS et l’ASS ont élaboré ensemble un projet destiné aux migrants. Chaque organisation a proposé une soirée thématique dans son domaine d’intervention : initiation aux premiers secours pour l’ASS, cours sur la sécurité aquatique en piscine pour la SSS. Les bénévoles de la CRJ, eux, sont chargés d’inviter les jeunes participants et de les accompagner aux soirées. Le troisième et dernier soir a permis d’évaluer le projet et de sonder les participants sur leur envie de s’engager plus loin. Le projet doit désormais être étendu à d’autres cantons.

Manuela, la monitrice, utilise un langage clair et simple pour éviter tout malentendu.

bable. « Il me faut encore vérifier que tu respires pourvus de pansements divers. Après trois heures bien, puis je te couvrirai pour que tu aies chaud. d’apprentissages et d’exercices pratiques, la soirée Nous attendrons ensuite ensemble l’arrivée de touche à sa fin. Avant de se séparer, Manuela invite l’ambulance. » Ana se relève et se déclare satisfaite les participants à donner leur avis. Elle leur dede son secouriste. Les samaritains valident eux mande si le cours leur a plu et s’ils ont l’impression aussi la performance. Le cours se poursuit avec d’avoir appris quelque chose. Quelques rires gênés l’hygiène des mains. Remo dispense du gel anti- s’élèvent dans la salle. Un jeune Turkmène se fait bactérien à tous les participants, et chacun se frotte le porte-parole du groupe : « La soirée a été très les mains en suivant ses instructions. Presque tous intéressante et instructive. Nous avons passé un maîtrisent déjà le protocole. « Est-ce que tout le bon moment. » Il apparaît clairement que chacun monde sait ce qu’est un pansement ? », enchaîne a hâte de participer au cours suivant. Un petit kit Manuela, qui récolte quelques regards perplexes. de secours et une carte avec les principaux numéÀ l’aide d’un feutre rouge, Roberto pare les parti- ros d’urgence sont remis aux participants. Bien cipants de fausses blessures, dont le réalisme laisse équipés, ils savent désormais comment agir en cas à désirer. Désinfectant, bandes et pansements sont d’urgence. distribués. Manuela montre comment soigner une plaie, puis chacun s’attache à reproduire ses gestes. *Nom modifié Bras, jambes et pouces sont désinfectés, bandés et nous, samaritains 2/2019   29


SECTIONS ET ASSOCIATIONS

« La reconnaissance des gens est notre motivation » Cette année, la « Journée des malades » en était à sa 80e édition. Les samaritains y participent depuis le début avec des actions spéciales et des manifestations. En 2019 également, comme en atteste l’exemple d’Endingen (AG).

TEXTE : Matthias Zobrist | cli Le 3 mars, Ueli Maurer, président de la Confédération, s’exprimait sur la grande scène de la RTS. Il invitait la population à faire quelque chose en faveur des personnes malades – que ce soit en qualité de proche, d’employeur, d’ami, de voisin ou simplement en vertu de notre appartenance à la communauté humaine. Le même dimanche, dans l’aula plus modeste de l’école secondaire d’Endingen (AG), des samaritains apportaient cette contribution. Sans qu’elle ait eu besoin d’être invitée par les instances politiques du pays, cela fait plus de vingt ans que la section de samaritains d’Endingen s’engage régulièrement à l’occasion de la « Journée des malades ». Autrefois, en collaboration avec la Croix-Rouge, les samaritains argoviens avaient coutume d’offrir de petits présents aux personnes malades de leur commune. Mais cette idée a finalement été abandonnée, car certaines personnes n’appréciaient pas d’être dérangées chez elles le dimanche, nous explique Rosmarie Schellenberg, présidente de section.

JOURNÉE DES MALADES Une association éponyme est à l’origine de la « Journée des malades ». Des organisations de patients, des ligues de la santé, des associations professionnelles, la Conférence suisse des directeurs cantonaux de la santé ainsi que d’autres groupements actifs dans le domaine de la santé – dont l’Alliance suisse des samaritains – en font partie. En 2019, le savoir était au cœur de la manifestation. Il s’agissait d’inviter le public à échanger autour de la santé, de la maladie et du handicap. 30   nous, samaritains 2/2019

La maladie n’était pas au centre des débats, mais un loto avec ­ arantie de gains pour tous. g

Convivialité entre amis C’est pourquoi, au lieu d’aller chez les gens, la section de samaritains lance des invitations à se rendre chez elle depuis une dizaine d’années. Afin que les personnes à mobilité réduite puissent également être de la fête, un service de convoyage est assuré. Gâteaux faits maison, café et thé sont servis à profusion. En plus des plaisirs de la table, des chants, de la musique ou de la danse font partie des agréments partagés, et parfois, quelqu’un lit une histoire ou on joue au loto. Une vingtaine de personnes ont donné suite à l’invitation cette année. Bien qu’elle s’adresse à des personnes malades ou souffrant d’un handicap, les maux physiques n’étaient pas au centre. « Chaque fois, nous sommes frappés par la joie et la cordialité des échanges entre nos convives dont la reconnaissance est une motivation suffisante pour récidiver d’année en année », s’enthousiasme Rosmarie Schellenberg.


JEUNES SAMARITAINS AU CARNAVAL DE KREUZLINGEN

AU LUKMANIER AVEC CHIENS D’AVALANCHE

KREUZLINGEN Un grand cortège de carnaval a lieu tous les cinq ans dans la localité thurgovienne de Kreuzlingen. Cette année, septante-neuf groupes rassemblant plus de deux mille trois cents personnes ont chassé l’hiver. C’était une bonne occasion pour les jeunes samaritains du lieu de se présenter en public après 2014. Mais comment ? Avec des salopettes blanches, des perruques rouges, un cœur rouge sur la poitrine et une croix rouge dans le dos, la taille ceinte de bandes multicolores avec des emballages de médicaments, des gants et des couvertures de sauvetage, les secouristes avaient fière allure. Un char à bras décoré de même, avec un mannequin de réanimation multicolore, ne pouvait pas manquer à l’appel. Les enfants ont préparé leurs costumes avec zèle. Ils ont également peint des petits pansements et les collaient sur les mains et les nez de personnes connues ou inconnues. Le cortège de carnaval peut être qualifié de réussite : les enfants se sont montrés créatifs et le groupe composé de douze jeunes secouristes et trois moniteurs a bien défendu les couleurs samaritaines. (Ursi Held)

RIVIERA Le 16 février, les jeunes samaritains de Bodio-Lodrino ont vécu une expérience sortant de l’ordinaire. Ils se sont rencontrés sur le col du Lukmanier avec les instructeurs et maîtres-chiens du Secours alpin suisse. En ce jour ensoleillé, aux températures douces, on leur a montré comment procèdent les sauveteurs à la recherche de personnes ensevelies sous des avalanches. La partie pratique, au cours de laquelle les jeunes samaritains ont travaillé avec sondes et pelles a été particulièrement appréciée. Certains ont encore pu expérimenter ce que cela signifiait d’être coincé dans la neige. Bien sûr, les chiens d’avalanche aussi ont montré ce qu’ils savaient faire. (Luisa Biasca)

LA SECTION DE BIENNE-VILLE SOUFFLE 130 BOUGIES BIENNE Ce n’est que trois ans après la création de la première société de samaritains de Suisse que celle de la ville de Bienne a vu le jour. C’était en 1889. Au fil de ses cent trente ans d’existence, la section a connu des hauts et des bas. Si elle a compté plus de cent membres à certaines époques et fut très sollicitée pendant l’épidémie de grippe en 1918, elle dut aussi faire face à l’incendie de son local et a frôlé la dissolution. Aujourd’hui, le comité est optimiste, il n’envisage toutefois pas de grandes festivités. Outre les services médico-sanitaires et les exercices d’usage, le programme d’activités prévoit tout de même deux événements sortant de l’ordinaire : une conférence à l’intention de tous les samaritains du Seeland concernant la collaboration avec la Société d’ambulances de Bienne et une démonstration sur le comportement en cas d’incendie au centre de formation de Büren. (Peter Stähli)

VOS COMMUNIQUÉS Adressez le texte et les photos séparément à redaction@samaritains.ch, limitez-vous de préférence à environ 1000 signes. La rédaction se réserve le droit de couper dans les textes ou de ne pas les publier.

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LES PARTENAIRES ONT LA PAROLE

RELÈVE RECHERCHÉE POUR LE DON DE SANG AUSSI Planification intégralement assumée par les samaritains Expérience, couverture des zones rurales, meilleurs réseaux dans les communes : tous ces points forts ont conduit à la conclusion d’importants partenariats entre les sections de samaritains et Transfusion CRS Suisse, organisation responsable de l’approvisionnement national en sang et donc chargée de garantir que tous les groupes sanguins sont disponibles en tout temps. Une mission dont la coordination revient à Anita Tschaggelar en collaboration avec les onze services régionaux de transfusion sanguine du pays et les principaux partenaires des actions mobiles de collecte de sang, en l’occurrence les sections de samaritains.

Anita Tschaggelar, directrice du Don de sang chez Transfusion CRS Suisse.

Transfusion CRS Suisse et les sections de samaritains ont une chose en commun : le manque de relève. Les actions de collecte de sang constituent une bonne plateforme de recrutement de nouveaux membres. Pour les deux organisations.

TEXTE et PHOTOS : Transfusion CRS Suisse

« La collaboration avec les sections de samaritains est extrêmement précieuse », explique Anita Tschaggelar, directrice de la division Don de sang de Transfusion CRS Suisse. Les chiffres le montrent clairement : sur les 1859 actions mobiles de collecte de sang menées en 2018, 1442 ont été réalisées conjointement avec des sections de samaritains. « Numériquement, les samaritaines et les samaritains forment le plus grand groupe à nous soutenir », précise Anita Tschaggelar. 32   nous, samaritains 2/2019

« Elles se chargent de toute la planification depuis les négociations avec la commune jusqu’à l’organisation des collations en passant par l’aménagement des locaux », souligne Anita Tschaggelar. « Cela demande constance, fiabilité et flexibilité. » D’autant plus que, depuis quelques années, on procède selon le principe : davantage de collectes de sang avec moins de dons à la fois. L’expérience a révélé que c’est là le meilleur moyen de se procurer du sang sans gaspiller la précieuse sève vitale. Rappelons que le sang a une durée de conservation très limitée.

Plateforme marketing pour les sections Les sections de samaritains et les donneurs de sang rencontrent le même problème, à savoir le manque de relève jeune. Anita Tschaggelar connaît bien la question de part et d’autre car elle est aussi membre d’une section de samaritains. Elle a quelques idées quant à la manière d’aider les deux organisations : « Une action de collecte de sang offre une excellente plateforme aux sections de samari-


tains  », dit-elle d’expérience. «  Elle permet de recruter de nouveaux membres pour les sections tout comme de nouveaux donneurs de sang. » Il existe divers moyens de mieux se positionner, par exemple en proposant une meilleure collation, en guise de remerciement à tous ceux qui viennent au don. Ou en améliorant le confort et la décoration des locaux avec des fleurs et une atmosphère conviviale. « Je me suis rendu compte que cela était très apprécié », précise la spécialiste.

JOURNÉE D’ACTION : 21 SEPTEMBRE 2019

Autre possibilité, le parrainage. Anita Tschaggelar connaît des sections qui se font parrainer leurs collations par des entreprises locales. D’autres conviennent avec la commune que les jeunes citoyens reçoivent à 18 ans du matériel d’information sur la section locale de samaritains. Pour résoudre le problème de la relève des deux côtés, Anita Tschaggelar recommande par exemple d’associer des classes d’écoliers aux actions : « Les gens n’ont pas besoin de connaissances médicales pour se rendre utiles lors des collectes de sang. » Anita Tschaggelar en tire la conclusion suivante : « Sans les sections de samaritains ni les donneuses et les donneurs de sang, l’approvisionnement de la Suisse en sang ne pourrait plus être assuré sans faille. Il est donc d’autant plus important de trouver de nouveaux outils communs et d’exploiter les synergies. » Le samedi 21 septembre aura lieu la 6e édition de la Journée d’action nationale visant à mieux faire connaître le don de cellules souches du sang. L’appui des sections de samaritains est ici essentiel et indispensable. Lors de la Journée d’action 2018, 46 sections de samaritains de toute la Suisse étaient présentes. D’autres groupes se sont engagés en faveur du don de cellules souches du sang dans les semaines précédant ou suivant la Journée d’action. Nous espérons à nouveau bénéficier de ce précieux engagement cette année. Prenez-vous deux ou trois heures de temps ce jour-là avec des collègues de votre section pour sensibiliser, à l’endroit de votre choix, la population au don de cellules souches du sang. Nous vous fournissons gratuitement le matériel d’information requis, tels des dépliants, affiches et petits cadeaux à distribuer. Toutes les informations et le formulaire d’inscription figurent sur www.ensemble-contre-la-leucemie.ch Sans les sections de samaritains, l’approvisionnement de la Suisse en sang ne pourrait plus être assuré sans faille.

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SERVICE DES VENTES

Si l’ébéniste veut acheter une pharmacie Les entreprises assurées auprès de la Suva peuvent se ­procurer du matériel de premiers secours auprès d’une boutique e ­ n ligne qui leur est réservée. Ce n’est pas nouveau. La n ­ ouveauté en revanche est que, depuis le début de l’année, ce service est assuré par l’Alliance suisse des samaritains et ­Tinovamed Sàrl.

En avril 2018, l’Alliance suisse des samaritains et Tinovamed Sàrl, partenaire de longue date pour l’achat de matériel, avaient de bonnes raisons de se réjouir : elles avaient reçu le mandat de gérer la boutique de matériel de premier secours de la Suva. Bien que les exigences posées par l’assurance fussent élevées, la solution proposée par l’entreprise de Gerlafingen et l’organisation centrale l’a convaincue. La première a fait valoir sa compétence dans le domaine de l’achat de matériel de premiers secours et la seconde son savoir-faire logistique en vertu de sa longue expérience de la vente à distance. Pour la Suva, une autre force de l’Alliance suisse des samaritains a en outre pesé dans la balance : sa maîtrise des cours de premiers secours avec des moniteurs certifiés dans toute la Suisse. La Suva veut être certaine que non seulement le bon matériel soit à disposition auprès des entreprises qu’elle assure, mais également que leurs collaborateurs sachent ce qu’il faut faire en cas d’urgence. Pour l’Alliance suisse des samaritains, cela ouvre la perspective d’acquérir de nou-

Les samaritains sont présents dans les pharmacies Suva avec la brochure de premiers secours.

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veaux clients entreprise à tous les échelons du mouvement.

Nouvelle présentation et assortiment élargi

duits remplaçaient avantageusement les anciens  », précise Roland Rölli, responsable du service des ventes de l’ASS et de la logistique pour la boutique secouriste.shop. En sa qualité de partenaire de coopération, la Suva demeure présente avec son logo sur les paquets et les pharmacies d’urgence.

Une question cruciale était de trouver des locaux appropriés Beaucoup de travail a cependant pour loger le stock et la logisété nécessaire avant que le site tique. Le hasard a bien fait les web secouriste.shop puisse être choses. Au même moment, un mis en ligne à la mi-décembre. locataire libérait une surface Le site a été entièrement réamé- dans le bâtiment qui abrite la nagé et l’assortiment existant boutique en ligne de l’Alliance renouvelé et substantiellement des samaritains. Il a dès lors été étendu. « Nous avons tout mis en possible de louer une importante œuvre pour que la transition soit surface de stockage un étage en la plus simple possible pour les dessous des locaux de l’ASS. clients et avons cherché à mon- « Un vrai coup de chance », se rétrer comment les nouveaux pro- jouit Roland Rölli.


réservée aux clients de la Suva. « Pour nous, ce mandat est précieux. Nos collaborateurs peuvent assumer des tâches exigeantes, ce qui est très stimulant pour eux », explique Markus Felder, chef de travaux chez Vebo. Cette collaboration va dans le sens de ce qui est demandé par les instances politiques qui plaident en faveur de l’intégration et de l’inclusion à tous les niveaux, toute personne étant un enrichissement pour la société. Faire partie du monde du travail ordinaire est très apprécié par les collaborateurs dépêchés par Vebo. « Cela fait plaisir de venir ici, c’est varié et je dois être à mon affaire », résume une jeune femme.

Valeur ajoutée à plusieurs niveaux Dans les faits, l’ASS a pu reprendre une affaire qui marchait bien. Et les innovations de la boutique en ligne ont été reçues favorablement par la clientèle : « Les deux premiers mois ont été très positifs et si les affaires continuent à ce rythme, nous dépasserons nos estimations », prévoit Norbert Meier, responsable du service Business de l’Alliance suisse des samaritains.

La Suva reste une marque visible au sein de la boutique secouriste. shop.

Partenaire ­supplémentaire Une fois l’assortiment réorganisé et les locaux trouvés, il s’agissait de franchir le plus gros obstacle. Une exigence de la Suva était que les futurs exploitants de la boutique emploient des personnes présentant des handicaps. Mais là aussi, une solution idéale a été trouvée grâce à la collaboration avec la coopérative Vebo, une institution soleuroise spécialiste de l’intégration sociale, dont le bâtiment de se trouve à quelques centaines de mètres du stock de la boutique secouriste.shop. L’Alliance des samaritains avait déjà travaillé avec elle par le passé en lui confiant notamment la confection de pharmacies de secours. Désormais, Vebo se charge de ce même travail pour la nouvelle boutique en ligne. Mais la collaboration ne s’arrête pas là. Chaque jour, deux collaborateurs de l’institution traitent les commandes, rassemblent les produits et les préparent pour l’expédition par la poste dans les locaux de la boutique

Outre les aspects financiers, les synergies qui se dégagent ouvrent de nouvelles perspectives. En regroupant la boutique des samaritains, Tinovamed et le point de vente de la Suva, certains produits font l’objet de commandes suffisamment importantes pour permettre d’obtenir des conditions très favorables. Il a aussi été possible de négocier de meilleurs tarifs postaux pour les colis. À moyen terme, cela devrait se répercuter sur les prix du service des ventes des samaritains. « Nous profitons aussi de l’occasion pour proposer de nouveaux produits aux samaritains. Par exemple, nous avons inclus un hydrogel pour les soins en cas de brûlures », explique Roland Rölli. Les mois à venir permettront de récolter d’autres expériences avec le nouveau service, de stabiliser l’exploitation et d’optimiser les processus. (ASS)

LA SUVA La Suva est la plus grande assurance accidents de Suisse. Environ la moitié des travailleurs dans le pays est assurée auprès d’elle contre les accidents et les maladies professionnelles. Cela représente en gros deux millions de personnes ou un volume d’assurance de 143 milliards de francs. nous, samaritains 2/2019   35


EN SAVOIR PLUS

JEUNES CŒURS DÉFAILLANTS Des arrêts cardiaques subits sont rares chez les jeunes gens. Toutefois, le nombre de patients ayant subi un infarctus à un âge précoce est en hausse. TEXTE : Christoph Zehnder | cli

Les maladies du système cardiovasculaire sont la cause de mortalité numéro un en Suisse. La règle veut que le risque augmente avec l’âge. Même si jeunesse et infarctus ou arrêt cardiorespiratoire semblent incompatibles, ces pathologies peuvent aussi toucher des personnes jeunes, apparemment en parfaite santé.

Les chercheurs se perdent en conjectures pour expliquer les raisons de cette évolution. Les facteurs de risque classiques tels que le diabète, l’hypertension, le tabagisme, les antécédents familiaux ou un taux de cholestérol trop élevé étaient répartis de façon proche dans les deux groupes. Les patients plus jeunes consommaient plus de drogues comme la cocaïne ou le cannabis, en revanche, ils buvaient moins de boissons alcoolisées que leurs aînés.

Depuis quelques années, le nombre de jeunes adultes victimes d’un infarctus est en hausse, c’est ce que conclut une étude américaine publiée il y a peu. Les chercheurs ont examiné environ deux Symptômes atypiques chez la mille personnes âgées d’au maximum 50 ans ayant femme survécu à un infarctus. Ils ont constaté qu’un cin- Une autre étude aux États-Unis a montré que le quième des patients n’avaient même pas 40 ans nombre de femmes victimes d’un infarctus entre quand l’accident cardiaque est survenu. Selon 35 et 54 ans était également en hausse. Depuis l’étude, leur part augmente de 2 % chaque année. 1995, leur part a augmenté de 20 %. La surcharge pondérale et le diabète ont été mis en cause. En La jeunesse ne protège pas outre, chez les femmes, la crise cardiaque se ma« Autrefois, il était rare de rencontrer quelqu’un nifeste souvent différemment que chez l’homme. de moins de quarante ans ayant subi un infarctus », Au lieu de ressentir des douleurs dans la poitrine, explique le docteur Ron Blankstein, chef du pro- elles sont essoufflées, présentent des étourdissejet. « Mais aujourd’hui, certains patients n’ont pas ments et des nausées, voire une extrême fatigue, encore trente ans ou viennent tout juste d’en pas- symptômes peu clairs qu’elles ont tendance à miser le cap, cette évolution va dans la mauvaise nimiser. direction », estime le cardiologue. L’étude a également mis en évidence que les patients qui ont Quoi qu’il en soit, homme ou femme, jeune ou subi un infarctus à un âge considéré comme jeune vieux, une vie trop sédentaire, accompagnée de ne sont pas mieux protégés des suites néfastes que stress, d’un régime alimentaire inadapté ou de les patients présentant la même pathologie dix ans tabagisme augmente le risque de maladie cardioplus tard. Dans ce domaine, la jeunesse n’est pas vasculaire. Une athérosclérose entraînant un rétréune protection. cissement des vaisseaux sanguins peut se dévelop36   nous, samaritains 2/2019


Un infarctus ou un arrêt cardiaque subit peuvent également se produire chez les jeunes personnes, heureusement ils sont plus rares. (Photo : Shutterstock)

per tôt. Un mode de vie équilibré est la meilleure prévention à tout âge.

Risque héréditaire Heureusement, les arrêts cardiaques subits demeurent rares chez les jeunes. Ces patients présentent souvent une anomalie cardiaque, par exemple une malformation des artères ou un épaississement du muscle cardiaque (cardiomyopathie hypertrophique). Des inflammations, suite à une maladie virale, peuvent également être des éléments déclencheurs. Plus rarement, des pathologies génétiques telles que le syndrome du QT long ou le syndrome de Brugada sont à l’origine de la crise cardiaque. Les personnes sachant qu’elles sont exposées à un risque héréditaire devraient en parler à leur médecin. Chez les personnes jeunes, c’est souvent pendant un effort physique que le cœur s’arrête soudain de battre. Les symptômes ne diffèrent pas de ceux d’un infarctus chez une personne plus âgée et les mesures de premiers secours sont les mêmes : appeler l’ambulance au 144, entreprendre sans délai un massage cardiaque et, le cas échéant, utiliser un défibrillateur automatique externe.

Sources

RAPPEL Symptômes de l’infarctus • douleur intense dans la poitrine, sensation d’étau qui se resserre (d’une durée supérieure à 15 minutes), souvent en relation avec détresse respiratoire et angoisse de mort • parfois, la douleur irradie l’ensemble de la cage thoracique jusqu’aux épaules, aux bras, au cou et à la mâchoire et vers l’abdomen • la crise peut s’accompagner d’une pâleur du visage, de nausées, sensations de faiblesse, sueurs froides, détresse respiratoire et d’un pouls irrégulier • les mouvements ou la respiration n’affectent pas la douleur et elle ne disparaît pas après l’absorption d’un médicament vasodilatateur (nitroglycérine) Chez la femme, les personnes diabétiques et les personnes âgées, les symptômes suivants sont parfois les seuls signaux d’alerte : détresse respiratoire, nausées et vomissements inexpliqués, sensation d’oppression dans la poitrine, le dos ou l’abdomen. Appelez le 144 sans tarder.

American Heart Association, American College of Cardiology

Pour plus d’informations : www.swissheart.ch nous, samaritains 2/2019   37


À VOUS DE JOUER

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Solutions en page 43

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PORTRAIT

Nouvel élan pour la jeunesse valaisanne Alléger les charges des sections et encourager la relève, en Valais romand, deux initiatives visent à étoffer les rangs des groupes de jeunes secouristes et des sections.

TEXTE : Chantal Lienert PHOTO : Mathieu Demierre Dans plusieurs régions du Valais romand, les groupes Help et de jeunes samaritains prospèrent de façon réjouissante alors que dans d’autres, les sections sont parfois réticentes, de crainte d’une surcharge administrative. Par ailleurs, il semble que lorsqu’ils ont seize ans et sont censés rejoindre une section, de nombreux jeunes secouristes n’y trouvent pas leurs marques et s’éloignent des samaritains. Forts de ces constats, Ludovic Moret, moniteur et responsable jeunesse à la section des Grands Rocs, et Elizabeth Seghezzi, formatrice des Samas’Kids à Conthey, se sont intéressés de plus près à ces questions en commençant par examiner le fonctionnement des six groupes de jeunes du Valais romand. Conclusion : ils sont tous organisés différemment, certains étant entièrement sous la tutelle d’une section, d’autres jouissant d’une plus grande autonomie et disposant de leurs propres structures.

Décharger les sections Ainsi est née l’idée de créer une association afin d’unifier structurellement la jeunesse samaritaine, de profiter de synergies grâce au rapprochement des divers groupes et, partant, de décharger les sections. L’assemblée constitutive de l’Association des jeunes samaritains du Valais romand (AJSVR) a eu lieu le 11 février dernier et son affiliation à l’Association des sections de samaritains du Valais romand (ASSVR) a été avalisée par l’Assemblée générale du 23 mars 2019. À l’avenir et pour autant que les sections le souhaitent, les jeunes secouristes âgés entre 5 et 16 ans seront affiliés à l’AJSVR qui se chargera de leur fournir des tenues – la même pour tous –, des

Ilan Garcia, président de l’ASSVR (gauche), et Ludovic Moret, président de l’AJSVR, se félicitent de l’accueil favorable réservé à la nouvelle association par les représentants des sections du Valais romand lors de l’AG du 23 mars 2019.

tâches administratives en rapport avec les activités de la jeunesse, de la gestion des moniteurs et des formateurs et de l’acquisition des moyens financiers. Les sections seront simplement priées de mettre leur local et du matériel à disposition. Les chefs des groupes régionaux continueront d’assurer le programme d’activité à l’échelle locale alors que l’AJSVR se chargera des journées cantonales et d’autres réjouissances ou exercices communs. Actuellement, cinq groupes de jeunes sont représentés au comité de l’AJSVR : Ludovic Moret, section des Grands Rocs, président ; Didier Naga, Grand Bisse (Crans-Montana), vice-président ; Mathieu Demierre, Help Chablais, mandataire cantonal jeunesse (membre d’office) ; Elizabeth Seghezzi, Samas’Kids Conthey, secrétaire ; Cédrine Favre, Samas’Kids Savièse, trésorière. Pour le moment, le groupe de l’Entremont n’a pas souhaité rejoindre l’association, il sera cependant bien sûr invité à participer aux activités à l’échelle cantonale.

Jeunes secouristes samaritains En parallèle et pour tenter de pallier la désaffection des adolescents de seize ans, un groupe spécifique de Jeunes secouristes samaritains (JSS) a vu le jour. L’idée est de proposer un programme d’activités, avant tout récréatives et distrayantes, permettant aux anciens Helps et Samas’Kids de se réunir entre eux, à condition toutefois qu’ils fassent partie d’une section de samaritains et qu’ils y accomplissent les exercices nécessaires pour conserver le niveau de secouriste IAS 2.


OUTILS

Une appli pour s’organiser Parfois, les sections de samaritains aussi ont besoin de renforts, par exemple pour la collecte ou une soirée de section. L’appli Five up simplifie le recrutement d’auxiliaires de bonne volonté et permet la création d’un réseau de personnes engagées.

Les personnes engagées dans l’organisation d’un projet ou d’une manifestation et qui ont besoin de renforts connaissent le problème : la planification est chronophage et parfois, assez éprouvante. Qui dispose des compétences requises ? Qui a du temps ? Qui pourrait se charger de quoi ? Une multitude de téléphones, de textos ou de séances sont parfois nécessaires jusqu’à ce que toutes ces questions soient réglées. C’est à cette problématique que Five up veut répondre. L’application facilite la rencontre entre organisations ou particuliers en mal de personnel et volontaires disposés à s’engager. La connexion entre personnes disponibles et demandeurs se fait en quelques clics et les appels à volontaires peuvent être ciblés, en limitant la visibilité pour des groupes spécifiques. L’idée du logiciel est née d’une problématique très quotidienne, selon Maximiliane Basile, à l’origine de l’appli. « En tant que responsable de projet dans la promotion du sport et maman engagée sur de multiples fronts, j’en ai eu assez des chats interminables, des listes et des formulaires. » Elle s’est mise en quête d’une solution simple, permettant à des volontaires de s’organiser.

À l’aide de quelques clics, les bonnes personnes seront au bon moment au bon endroit.

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Maximiliane Basile (d.) pendant le développement de l’appli Five up. (Photos : ldd)

Comme elle ne trouvait rien qui lui convenait, elle a pris ellemême le taureau par les cornes et c’est ainsi qu’est née l’idée de Five up.

Avec l’aide de la CRS « Apparemment, nous arrivions à point nommé avec cette idée », se souvient l’initiatrice. Elle en veut pour preuve le soutien de la Croix-Rouge suisse ainsi que celui de la Société suisse d’utilité publique. « À l’aide des nouvelles technologies, Five up permet la création d’un réseau de personnes disposées à s’entraider et à collaborer », a expliqué le directeur de la CRS, Markus Mader, à l’occasion du lancement de l’application à la fin mars. Avant sa mise en ligne publique, l’appli a été abondamment testée – aussi par des samaritains, tient à préciser Maximiliane Basile. Les retours de ces tests ont permis d’affiner la solution. À l’avenir aussi, les développeurs comptent sur le feedback des utilisateurs afin de perfectionner la plate-forme en fonction des besoins des usagers. De nombreuses organisations de volontaires et des particuliers actifs dans des domaines très divers utilisent déjà Five up. Un réseau considérable s’est mis en place et l’équipe en charge met tout en œuvre pour qu’il s’agrandisse. « Cette communauté est précieuse pour l’avenir de notre société », explique avec conviction Maximiliane Basile. (SSB) Five up est disponible gratuitement en versions française, italienne, anglaise et allemande auprès des deux principaux magasins d’applis. Pour plus d’informations, taper www.fiveup.org (ASS).


PERSPECTIVES

COURS DE BASE EN HOMÉOPATHIE Le cours de base en homéopathie proposé aux samaritains grâce au partenariat entre l’ASS et Similasan AG est plébiscité. Des dates supplémentaires sont proposées au cours du deuxième semestre. Programme de formation •• Introduction à l’homéopathie •• Formation sur les produits homéopathiques combinés de Similasan les plus fréquemment utilisés et leur application en cas de maux aigus ou chroniques. •• Discussion de groupe et mise en commun d’approches homéopathiques au quotidien.

Les inscriptions sont acceptées jusqu’à Prochains cours deux semaines avant le début du cours. 7.9.2019 Olten SO Elles s’effectuent via la plate-forme 14.9.2019 Düdingen FR myLearning (catalogues > catalogues 21.9.2019 Winterthour ZH Martigny VS des formations > nouveau contenu > 21.9.2019 Olten SO Similasan). Les supports de cours et la 28.9.2019 Rivera TI restauration des participants sont pris 28.9.2019 Olten SO en charge par Similasan AG. Pour plus 9.11.2019 de précisions quant au contenu du cours ainsi que pour accéder à une vue En cas de questions, adressez-vous à d’ensemble des produits Similasan re- bildung@samariter.ch ou appelez le commandés, consulter l’extranet sous 062 286 02 00. formation et offre de cours > formations continues.

ÉQUIPEMENT POUR PREMIERS RÉPONDANTS DANS LES RÉGIONS DE MONTAGNE Les équipes de premiers répondants rattachés à la centrale d’appel 144, actifs dans des régions de montagne, peuvent se procurer des défibrillateurs et des sacs à dos de premiers secours avec un rabais de 50 % jusqu’au 31 décembre 2020. L’Aide suisse aux montagnards assume la différence de prix et soutient ainsi ces volontaires prêts à prodiguer des soins d’urgence dans des régions de montagne décentrées. L’Interassociation de sauvetage et l’Alliance suisse des samaritains participent également à cette promotion. La première y contribue en vérifiant les demandes de soutien pour l’Aide suisse aux montagnards alors que la seconde se charge de gérer les commandes via son Service des ventes. Chaque équipe peut acquérir au maximum deux défibrillateurs et deux sacs à dos de premiers secours aux conditions préférentielles. Les sections de samaritains qui peuvent solliciter ce soutien bénéficient en outre d’un rabais de 10 % lors d’achats auprès de la boutique de l’ASS. Les sections dans les régions de montagne sont invitées à promouvoir cette offre de l’Aide suisse aux montagnards auprès des premiers répondants de leur région.

Informations et commandes shop.samariter.ch/first-responder

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À VOTRE SERVICE

À la mémoire d’Henri Sordet Un fidèle représentant des Romands

En début d’année nous parvenait la nouvelle du décès d’Henri Sordet, membre du Comité central pendant de longues années. Formateur aguerri, c’est en 1969 qu’Henri Sordet accéda au Comité central. En dépit de quelques réticences en raison de sa domiciliation décentrée au Sentier, Vallée de Joux (VD), il finit par accepter son élection à la vice-présidence en 1976. Secouriste dans l’âme, Henri Sordet représenta fidèlement les samaritains francophones. Lorsqu’il s’engageait pour une cause ou qu’on lui demandait son avis, il savait présenter son point de vue réfléchi de manière convaincante. Henri Sordet fut membre du Comité central de l’Alliance suisse des samaritains jusqu’en 1980. En guise de remerciement pour son engagement infatigable en faveur des samaritains, il fut nommé membre d’honneur de l’organisation. Henri Sordet nous a quittés le 13 janvier 2019 à l’âge de 93 ans. (ASS)

Une lectrice nous écrit   Erreurs programmées ­

(Au sujet des urgences pédiatriques dans « nous, samaritains 1/19 »)

Merci pour les articles concernant les premiers secours chez l’enfant. Oui, chez nous aussi, le cours « Urgences pédiatriques » est très demandé. Malheureusement, l’ASS l’a remplacé par une formation raccourcie et inutilisable, qui se limite à la réanimation et ne tient pas compte des soucis quotidiens des participants. Désormais, chaque moniteur de cours se voit contraint de créer son propre programme en se fondant sur des informations glanées à droite et à gauche, qui ne correspondent plus nécessairement à l’état actuel de la science. La transmission d’informations erronées et courue d’avance, et c’est ainsi que nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis. GABRIELA KLINGLER Section de samaritains d’Arbon

Hommage à J­ ean-Daniel Duruz L’année dernière, Jean-Daniel Duruz, ancien président des samaritains vaudois, nous quittait après un long combat contre la maladie. Il avait su s’attirer la sympathie de tous avec ses nombreuses qualités, son ouverture aux autres et son honnêteté sans faille. Dès 2007, Jean-Daniel Duruz avait habilement su mettre en œuvre des changements majeurs pour les samaritains vaudois et renforcé des partenariats avec le canton de Vaud en termes de dispositifs médicaux sanitaires ainsi qu’avec le centre de transfusion interrégionale de la CRS. Également président de la section des samaritains d’Écublens depuis 2005, il avait su gérer, en collaboration de tous ses membres, son bon fonctionnement. C’est d’hommes de cette trempe que la société en permanente mutation a besoin aujourd’hui. Longtemps, il restera pour nous un exemple et nous en garderons un souvenir reconnaissant.

Message clé « Nous samaritains avons appris à porter secours, nous le faisons, nous vous l’enseignons. » Vous trouverez tous les messages clé sur www.samaritains.ch > information > textes de promotion > messages clé

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SITE WEB : STRATÉGIE 2030 DE LA CRS La Stratégie 2020 de la CRS actuellement en vigueur arrive à son terme l’an prochain. Il s’agit désormais d’élaborer, pour l’ensemble de la CRS, une nouvelle stratégie pour la période 2021–2030. L’objectif est de faire adopter la Stratégie 2030 de la CRS lors de l’Assemblée de la Croix-Rouge de juin 2020. L’élaboration de la Stratégie 2030 de la CRS bat son plein. Pour tout savoir sur l’avancement du projet, les collaborateurs des organisations membres de la CRS ainsi que les personnes œuvrant à titre volontaire ou bénévole peuvent accéder à un site web librement accessible. Les responsables du projet et le Conseil de la Croix-Rouge ont volontairement décidé d’opter pour un site ouvert, sans accès protégé. « L’objectif est d’atteindre toutes les personnes intéressées, qu’elles travaillent pour la CRS ou qu’elles s’y engagent comme bénévoles, et de

les informer en toute transparence sur les principales étapes du projet », explique Markus Mader, directeur de la CRS et responsable du projet Stratégie 2030. De plus, il est important que chacun ait la possibilité de prendre contact directement avec les responsables du projet pour leur faire part de ses idées et suggestions concernant la nouvelle stratégie. (CRS)

Pour plus d’informations, consulter : 2030.redcross.ch

Lettres de lecteurs Les courriers brefs auront les meilleures chances de publication. La rédaction se réserve le droit de couper une lettre ou de ne pas la publier. Merci d’adresser vos missives par courrier électronique ou postal à l’adresse de la rédaction :

NOUS SOMMES TOUT OUÏE Vous avez une idée originale pour un exercice, un projet de collaboration avec une autre institution ou vous organisez un événement qui sort de l’ordinaire ? Nous sommes tout ouïe ! Nous relatons volontiers la vie des samaritains sur le terrain pour autant que nous soyons au courant. N’hésitez pas à nous contacter afin de partager vos préoccupations et vos succès avec tous les samaritains.

Rédaction  nous, samaritains, case postale, 4601 Olten ; redaction@samaritains.ch

PROCHAINES PARUTIONS Numéro

Clôture rédactionnelle

Parution

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Alliance suisse des samaritains Martin-Disteli-Strasse 27 4601 Olten www.samaritains.ch


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