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Bien équipés SAMARITAINS

6 POINT FORT

Grand exercice dans le tunnel de base du Lötschberg

Le journal de Samaritains Suisse

18 VIE MODERNE Nouveau logiciel de planification pour DMS

26 PORTRAIT

Vals (GR) First responders au village

L‘incendie tragique survenu à Crans-Montana a profondément ému la population.

Pour les blessés, leurs proches et les familles endeuillées, cet événement constitue un bouleversement irrémédiable.

Nos pensées accompagnent tous ceux qui affrontent aujourd‘hui la perte d‘un être cher, la douleur des blessures ou l‘angoisse de l‘incertitude. Nous leur exprimons notre plus profonde solidarité.

Nous tenons également à remercier chaleureusement toutes les personnes mobilisées face à cette situation exceptionnelle. Secouristes, premiers intervenants, professionnels de la santé œuvrent sans relâche sous une pression extrême, tout comme les samaritains présents ; nous leur témoignons toute notre reconnaissance.

Nous souhaitons beaucoup de force et de courage à celles et ceux qui continuent d‘accompagner et de soigner les victimes en ces moments difficiles.

© Anthony Vuignier, Crans Montana

ÉDITORIAL

Quand l’impensable devient réalité

Chère samaritaine, Cher samaritain,

Plusieurs semaines après l’incendie de Crans-Montana, nous sommes toujours sous le choc. L’immense souffrance humaine nous affecte, même si, pour la plupart d’entre nous, nous ne sommes pas directement touchés. Parmi les secouristes, il y avait aussi des samaritaines et des samaritains. Nous y reviendrons ultérieurement, quand il sera possible d’envisager l’événement avec du recul. Les forces d’intervention sur place sont célébrées comme des héroïnes et à juste titre. Car sans un dispositif de premiers répondants efficace, la catastrophe aurait pu être encore plus dévastatrice.

Bien qu’un tel malheur ne soit pas prévisible et que nous espérions qu’il ne se produira jamais plus, il est important de se préparer à un événement majeur. C’est pourquoi la compagnie de chemin de fer BLS réalise tous les dix ans un exercice conjoint avec les CFF dans le tunnel de base du Lötschberg. L’objectif premier est de tester la collaboration entre les organisations impliquées et que les voyageurs, blessés ou non, soient évacués en l’espace de deux heures et demie. Nous étions sur place, le 22 novembre dernier, et avons accompagné les samaritaines et les samaritains pendant les préparatifs et la réalisation de l’exercice (page 6).

Cette édition est également consacrée au matériel nécessaire pour les activités samaritaines. Selon une interview avec Flavio Donati, membre du comité de la section du district de Locarno et responsable du matériel stocké à Gordola (TI), il apparait que la gestion d’un tel dépôt exige du soin, de l’ordre, de la précision et des contrôles réguliers. Dès la page 12, nous vous montrons comment le matériel a évolué et quels nouveaux outils sont proposés sur le marché en présentant des publicités intéressantes publiées par divers annonceurs dans cette publication.

Finalement, dès la page 22, vous ferez connaissance avec la commission de contrôle de gestion dans sa nouvelle composition et nous vous emmènerons à Vals (GR) où Claudia Berni s’est employée à ce que, grâce à un groupe de premiers répondants, les premiers secours parviennent sans délai aux personnes qui en ont besoin dans ce village de montagne.

Je vous souhaite une agréable lecture.

ANITA SIMEON LUTZ

Responsable de la rédaction

6 EXERCICE CATASTROPHE

Un millier de personnes étaient impliquées dans l’exercice catastrophe

12 ARCHIVES

Ainsi se présentait la pub dans les années 1950

Une sélection d’outils et de matériel 16

Entretien avec Flavio Donati, responsable du matériel

Un outil de planification efficace et convivial

20 CONSTANCE ET STABILITÉ DEMANDÉES

Retour sur la conférence d’automne

22 VIE MODERNE

Les membres de la nouvelle commission de contrôle de gestion

Lors du grand exercice catastrophe dans le tunnel du Lötschberg, il s’agissait avant tout de consolider la collaboration entre les organisations engagées. Des samaritaines et des samaritains sont intervenus en divers lieux.

IMPRESSUM

nous, samaritains 1/2026

Parution : 18 février 2026

Organisation éditrice

Samaritains Suisse

Martin-Disteli-Strasse 27

Case postale, 4601 Olten

Téléphone 062 286 02 00 redaction@samaritains.ch www.samaritains.ch

Abonnements, changements d’adresse : par écrit à l’adresse ci-dessus

Prix de l’abonnement

Abonnement individuel pour non-samaritains : CHF 33.– par an

4 numéros par an Tirage : 16 800 exemplaires

Rédaction

Anita Simeon Lutz (asi)

Suisse romande : Chantal Lienert (cli)

Suisse italophone : Mara Zanetti Maestrani (m.z.)

Téléphone 062 286 02 00 redaction@samaritains.ch

Adresse postale :

Rédaction « nous, samaritains »

Case postale, 4601 Olten

Annonces bw medien ea Medien AG

Case postale 45, 8840 Einsiedeln

Téléphone 055 418 82 22 Portable 079 407 46 06 samariter@bwmedien.ch www.bwmedien.ch

Mise en page, impression et expédition

Stämpfli Communication, 3001 Berne staempfli.com

Photos

Première de couverture et sommaire : Stefan Weiss – partners in gmbh

Éditorial : Mike Peter

SAUVETAGE DANS LE TUNNEL DU LÖTSCHBERG

Dans le tunnel de base du Lötschberg, la compagnie BLS a organisé un grand exercice avec 450 figurants. Le scénario : un incendie dans un train Intercity, l’objectif : tester l’évacuation rapide des personnes et la collaboration des forces d’intervention dans des conditions réalistes. Des samaritaines et des samaritains étaient de la partie.

TEXTE : Anita Simeon Lutz | cli PHOTOS : Marion Nitsch (12), BLS (1)

Les personnes grièvement blessées sont transportées par les sapeurs-pompiers dans le train d’extinction et de sauvetage avant d’être convoyées à Frutigen, au PMA.

pressionnante. Une main arrachée aussi a été très bien mise en scène. Les personnes grièvement blessées sont munies d’un petit flacon de « sang » afin d’entretenir l’aspect réaliste de leur lésion.

Préparation minutieuse

C’est la section de samaritains de Grossafoltern (BE) qui s’est chargée du maquillage d’environ soixante personnes. Elle est réputée loin à la ronde pour ses mises en scène efficaces. Sous la direction de Monika Spring, monitrice de la section, une équipe de six personnes réparties sur trois tables s’affaire à confectionner de fausses blessures. Quelques-unes ont été préparées à l’avance sur de la bande adhésive et il suffit de les appliquer. Les samaritaines ont reçu la liste des lésions au préalable et de leur côté, les figurantes et les figurants sont munis d’une fiche précisant leur rôle et le type de blessure qu’ils présentent. Une des tâches les plus difficiles est d’ailleurs de tenir son rôle de patient avec d’importantes brûlures ou de ne pas perdre de vue sa soi-disant fille qui souffre d’une perforation de la paroi abdominale.

Plus de 1000 personnes ont participé à l’exercice et environ 450 volontaires ont joué les voyageurs présentant pour certains, des blessures très sévères.

De bon matin, le 22 novembre 2025, nous nous rendons dans l’Oberland bernois afin d’assister au grand exercice mis sur pied dans le tunnel de base du Lötschberg. À notre arrivée à 8 h, un tableau étrange nous attend. Des personnes grièvement blessées boivent tranquillement le café, bavardent de tout et de rien ou envoient des messages à leurs proches. Ce n’est qu’en y regardant de plus près que l’on comprend que les blessures ne sont que le produit d’un habile maquillage. L’imitation d’une brûlure au troisième degré, avec des marques visibles sur le visage et les mains, est particulièrement im-

Mais pourquoi tous ces efforts pour simuler au mieux les blessures ? Shilia Jampen, directrice adjointe du Service sanitaire coordonné du canton de Berne, précise : « Le maquillage le plus réaliste possible permet aux sauveteurs d’évaluer la gravité des blessures et d’opérer le tri des patients. »

À 10 h, les figurantes et les figurants reçoivent les dernières instructions. Il s’agit de se rappeler de son rôle et de connaître le scénario. Celui-ci prévoit qu’un train Intercity parti à 11 h de Frutigen (BE) a pris feu au wagon-restaurant et que les flammes se propagent rapidement. Des machines simulent le dégagement de fumée. Le train est arrêté dans la section médiane du tunnel où la construction du second tube n’est pas encore ache -

de petits bus est envisageable. Le train d’extinction et de sauvetage viendra chercher les personnes grièvement blessées.

« Le maquillage le plus réaliste possible permet aux sauveteurs d’évaluer la gravité des blessures et de procéder au tri des patients. »

Un peu avant 11 h, le groupe de figurants embarque dans le train en direction du Valais. Tout le monde a reçu des provisions et de l’eau. Sur le plan logistique, l’exercice tient du chef d’œuvre. Plus de mille personnes y participent. La dernière édition d’un exercice semblable remonte à 2013. Les intervenants suivent cependant régulièrement des formations, soit les équipes de sapeurs-pompiers des compagnies BLS et CFF et les sapeurs-pompiers locaux en renfort. Au total, 140 soldats du feu, une vingtaine de représentants de la police et le même nombre de spécialistes des secours médico-sanitaires des cantons de Berne et du Valais ainsi que des membres des états-majors de conduite sont formés pour une intervention

vée. L’évacuation se fera via un accès à hauteur du village de Ferden (VS), avec des cars postaux à même de pénétrer sur le chantier du deuxième tube. Dans la section inférieure du tunnel, les galeries d’évacuation sont déjà achevées et un sauvetage par train circulant dans le second tube serait possible, mais dans la partie supérieure en direction de Frutigen seule la sortie à pied ou à l’aide

La figurante souffrant d’une perforation de la paroi abdominale a été munie d’une poche avec de véritables viscères.
Les maquilleuses de la section de Grossaffoltern ont cherché à rendre les blessures aussi réalistes que possible.
Avec du sang artificiel, la blessure semble authentique.

Tableau étrange : vite vérifier les derniers messages alors que l’on est brûlé au troisième degré...

Plusieurs blessures ont été préparées à l’avance sur de la bande adhésive et ne doivent plus qu’être posées.

ment un second groupe pour la région Obersimmental-Saanenland. Tous deux sont complétés par une équipe logistique des ambulanciers de Thoune. La tâche principale des groupes S+ consiste à assurer la mise en place et l’entretien des infrastructures médico-sanitaires, d’assister les personnes légèrement blessées et celles qui n’exigent pas de

dans le tunnel de base du Lötschberg. En plus, 90 chauffeurs de CarPostal Haut-Valais peuvent être mobilisés pour évacuer les voyageurs.

L’exercice commence

À midi, l’alarme est transmise par radio à toutes les personnes impliquées. Les fils convergent vers la centrale d’intervention installée au plus près de l’entrée du tunnel. Une importante flotte de véhicules de police, des sapeurs-pompiers et d’ambulances est en attente à proximité. C’est ici que les secours sont pilotés.

Au centre d’intervention à Frutigen, l’équipe médicale du poste médical avancé (PMA) attend l’arrivée des premiers patients. Onze samaritaines et samaritains du groupe d’intervention S+, placés sous la responsabilité de Pia Baumann, monitrice de la section de Zollikofen (BE), sont également de la partie. Le groupe a été créé en 2004 et comprend une vingtaine de secouristes issus de treize sections de la région de Thoune. Il existe égale -

Une main en moins mais tout sourire, avant l’exercice, ça va, mais pendant il n’en est pas question.

Tous les fils convergent vers la centrale d’intervention où il s’agit de garder la vue d’ensemble.

à l’arrivée

Les samaritains du groupe S+ sont placés sous la responsabilité de Pia Baumann (section de Zollikofen).

soins médicaux à proprement parler ainsi qu’à exécuter les tâches logistiques qui leur sont confiées. Le groupe d’intervention S+ s’entraîne régulièrement en collaboration avec l’équipe logistique des ambulanciers de Thoune.

La collaboration entre les organisations impliquées s’est déroulée pratiquement sans accroc et a été consolidée grâce à l’exercice.

Dans le cadre de l’exercice, les samaritaines et les samaritains commencent par participer à la mise en place de la remorque catastrophe abritée dans la halle du centre d’intervention. Un second véhicule de matériel est posté à l’extérieur qui contient civières et lits de secours pour les blessées. Le PMA est subdivisé en zones bleue (personnes très grièvement blessées), rouge (personnes grièvement blessées), jaune (blessures de moyenne gravité) et verte (blessés légers).

Dès que les personnes blessées arrivent par car postal ou train de sauvetage, le personnel médical sur place procède au tri. De leur côté, les samari-

Préparation
des patients. Le matériel est stocké dans deux remorques spéciales.

tains relèvent les identités ainsi que d’autres informations personnelles des patientes et des patients et donnent les premiers secours. Dans les zones rouge et bleue, l’on rencontre avant tout du personnel médical, mais s’il y a besoin de matériel ou d’un coup de main, les samaritains sont sur place.

« Les objectifs de l’exercice sont de consolider la collaboration entre les organisations et d’évacuer tous les voyageurs en l’espace de deux heures et demie », explique Benjamin Kanzig, chef de projet auprès de la compagnie BLS. Pour les responsables, le bilan global de l’opération est positif, la collaboration entre les parties impliquées n’a souffert d’aucun défaut.

L’assistance aux blessés exige de l’empathie, car les blessures ne sont pas seulement physiques, mais aussi morales.

La grue installée sur un des wagons du train de sauvetage permet d’extraire les personnes grièvement blessées du convoi.
Les samaritains procèdent au relevé des identités et à l’enregistrement des personnes.

Capsule SOS

Cette montre présentée dans une annonce de 1958 est munie d’une capsule étanche contenant une fiche personnelle indiquant le groupe sanguin, un numéro à appeler en cas d’urgence ou des précisions relatives à des allergies ou des particularités médicales. Aujourd’hui encore, il existe des capsules SOS dans des exécutions contemporaines.

De la capsule d’urgence à la tente pyramidale

Depuis plus d’un demi-siècle, le matériel de premiers secours a évolué. Si certains équipements de base existent encore sous une forme contemporaine, d’autres ne nous inspirent plus qu’un regard amusé. Lors d’une plongée dans les archives, nous avons retrouvé des annonces remontant aux années 1950.

TEXTE : Anita Simeon Lutz | cli, PHOTOS : archives

Valise de premiers secours

Le contenu et la forme de la valise de premiers secours ont certainement été revus plusieurs fois au cours des dernières décennies. Mais l’impératif de disposer de matériel à jour et bien rangé afin d’avoir tout sous la main en cas d’urgence demeure.

Appareil de réanimation

Dans les années 1950, il n’y avait pas encore de défibrillateurs, mais des appareils AMBU qui promettaient l’élimination immédiate des effets de l’asphyxie. Cette annonce avait paru en allemand et en français.

Bandages et pansements

C’est à Schaffhouse que la première usine de pansements a vu le jour. Les origines d’IVF Hartmann AG remontent à 1871. Heinrich Theophil Baeschlin avait été le premier à appliquer la recette de dégraissage du coton imaginée par le docteur Victor von Bruns, ce qui a permis de produire des bandes stériles. En 1984, IVF racheta l’entreprise Sauter SA et incorpora la marque DermaPlast dans son assortiment.

Bâche de sauvetage

La bâche Basler Rettungstuch proposée par l’entreprise Geiser & Cie, sous la marque Tenta, devait permettre l’évacuation rapide des patients d’une zone de danger. Afin de faciliter le transport, elle était munie de trois poignées de chaque côté. En 1990, la marque a été vendue à Forbo SA, Zurich, qui, à son tour, l’a cédée en 1997 à Bieri Blachen AG à Grosswangen (LU).

Tente pyramidale

La tente pyramidale de l’entreprise Schweizerische Leinen-Industrie AG à Niederlenz (AG) vantée dans une annonce de 1958 ne tient pas la comparaison avec les tentes high-tech contemporaines. Mais à l’époque déjà, cette structure légère et vite installée protégeait les patients du vent, de la pluie et des regards indiscrets.

Du défibrillateur à la tente high-tech

Tente Pro-Tent

Très polyvalentes et robustes, les tentes Pro-Tent peuvent être utilisées pour des stands promotionnels, des campagnes de récolte de fonds ou comme infirmerie lors de manifestations. Grâce à leurs dimensions compactes et leur faible poids, les tentes se transportent facilement et sont installées sans difficulté. Répondant aux meilleurs standards suisses de qualité, la toile résiste sans problème aux intempéries.

Pour en savoir plus : www.pro-tent.com

L’intervention humaine reste la pierre angulaire de toute opération de secours. Cependant, de nouveaux matériaux et de nouvelles solutions techniques sont susceptibles d’en augmenter l’efficacité.

TEXTE : Anita Simeon Lutz | cli

PHOTOS : ldd

flawa iQ

Imaginez une mallette de premiers secours qui annonce automatiquement quand du matériel fait défaut ou qu’une date de péremption est atteinte et qui se charge du réapprovisionnement. C’est ce que propose le système flawa iQ : contrôle et inventorisation automatiques du contenu et fourniture de conseils de prévention. Des modules à usage unique pour blessures spécifiques facilitent l’intervention du secouriste en situation de stress. Cette solution avant-gardiste est en service dans 350 entreprises suisses. Pour en savoir plus : www.flawa-iq.ch

Sanboard

Sanboard est une solution logicielle complète, destinée à faciliter l’organisation et le suivi de dispositifs sanitaires. Le programme permet de gérer les dispositifs médico-sanitaires de A à Z, en commençant par l’appel d’offre jusqu’à la facturation, en passant par la planification des équipes et le protocole des patients, et ceci en tout temps et en tout lieu. Pour en savoir plus, voir l’article sur la fête du VTT en page 18.

Pour en savoir plus : www.sanboard.ch

Défibrillateurs

Le premier défibrillateur fut inventé par Frank Partridge, cardiologue anglo-irlandais, en 1965 et les modèles automatisés se sont répandus dès les années 1990. Aujourd’hui, ils font partie intégrante de la formation des secouristes. Selon les nouvelles directives SRC (Swiss Resuscitation Council), il faut désormais disposer d’un mannequin et d’un appareil d’entraînement pour deux participants. Les modèles ViVest Trainer X1 et X3 sont des défibrillateurs modernes, ultralégers et très maniables avec divers scénarii d’entraînement préinstallés et des instructions visuelles (X1) ou auditives (X3).

Disponibles dans la boutique samaritaine : www.samariter.shop

Solutions Protect Aid

Les bâches brise-vue de Protect Aid permettent de dresser des barrières visuelles sur un site d’intervention et de protéger la dignité et la sphère privée des personnes secourues. Qu’il s’agisse d’un site d’accident, d’une grande manifestation ou d’un environnement difficile – les bâches brise-vue sont déployées en quelques secondes afin de dissuader tout regard indiscret. Désormais, il existe un modèle avec isolation thermique intégrée, idéale par grand froid ou en cas de station prolongée.

Pour en savoir plus : www.protectaid.ch

Deux dépôts et un véhicule équipé

Comment entretenir, stocker et tenir à jour le matériel d’une section ? En guise d’exemple, nous nous sommes entretenus avec Flavio Donati, vice-président de la section Tenero-Contra e Circolo della Navegna (TI) et responsable de son matériel.

TEXTE : Mara Zanetti Maestrani | cli

PHOTOS : ldd

La section du district de Locarno couvre un vaste territoire qui embrasse les communes de Tenero-Contra, Minusio, Gordola, Mergoscia, Brione sopra Minusio, Cugnasco-Gerra, Lavertezzo Piano et Gambarogno. Elle a été créée en 1949 et compte actuellement une cinquantaine de samaritaines et de samaritains actifs.

Fabio Donati, depuis combien de temps la section dispose-t-elle d’un responsable du matériel ?

Cela fait cinq ans qu’un membre du comité, en l’occurrence moi-même, est responsable du maté -

riel. Le moniteur Fabio Ruch me seconde dans cette tâche.

Comment a évolué votre dépôt de matériel au cours des vingt dernières années ?

Il y a vingt ans, nous avions peu de matériel. Quelques valises-pharmacies auxquelles se sont ajoutés des sacs avec des couvertures et des brancards. Le matériel était entreposé dans notre ancien local, auprès du groupe scolaire de Tenero. Nous disposions également de quelques mannequins pour les formations internes à la section ou externe.

Au cours des dernières années, il y a eu d’importants changements. Un espace a été mis à notre disposition dans un bunker à Gordola, sous l’école enfantine, permettant d’y stocker le matériel nécessaire pour les dispositifs médico-sanitaires. Nous y entreposons également les vêtements de réserve. En outre, depuis 2018 et toujours à Gordola, nous disposons d’un local pour nos formations et nos réunions où nous rangeons le matériel pédagogique (mannequins, écrans tactiles et autres supports didactiques).

Finalement, en 2014, à l’occasion du 65e anniversaire de la fondation de notre section, nous avons acquis un véhicule aménagé comme poste médico-sanitaire mobile qui, lorsqu’il n’est pas utilisé, est garé auprès de l’école professionnelle de Gordola. Nous avons été la première section au Tessin à disposer d’un véhicule de premiers secours que nous utilisons lors des services dans le cadre de manifestations. Le véhicule est doté de tout le ma-

Fabio Donati, vice-président de la section Tenero-Contra et Circolo della Navegna, gère également son matériel depuis cinq ans avec l’aide du moniteur Fabio Ruch.

Le véhicule est entièrement équipé pour servir de poste médico-sanitaire.

tériel nécessaire pour les activités sur le territoire et dispose en outre d’un petit assortiment de pansements et autre matériel consommable qui est régulièrement remplacé et mis à jour.

Quelle catégorie de matériel trouve-t-on pour l’essentiel dans votre dépôt ?

Le matériel destiné aux services médico-sanitaires dont nous gérons une réserve comprend pour l’essentiel des articles pouvant être conservés long-

temps ou dont le réassortiment exige beaucoup de temps. En ce qui concerne les médicaments, afin de réduire le gaspillage, il a été décidé de ne pas garder de réserve. Les produits arrivant à expiration sont remplacés au fur et à mesure auprès de la pharmacie conventionnée.

La gestion d’un dépôt de matériel samaritain exige par conséquent du soin, de l’ordre, de la précision et des contrôles réguliers.

La section qui couvre un vaste territoire du district de Locarno a été la première du Tessin à disposer d’un véhicule de poste.
Flavio Donati avec une collègue samaritaine.

Planifier un DMS sans difficulté

Avec le logiciel Sanboard, Marc Wittwer a développé un outil qui simplifie grandement l’organisation et la gestion d’un dispositif médico-sanitaire (DMS).

TEXTE : Anita Simeon Lutz | cli, PHOTOS : Marc Wittwer

Des marathons éprouvants, des parcours semés de surprises et un village proposant spectacles et stands de nourriture, c’est ainsi que se présente la fête du VTT BikeSide MTB Festival à Einsiedeln. Les participantes et les participants de la 29e édition se présentent en sueur à l’arrivée installée sur le parvis de l’abbatiale. La course Iron-Bike qui se déroule sur 81 kilomètres avec un dénivelé de 3000 mètres est considérée comme une des plus difficiles au monde. Le dispositif médico-sanitaire, avec des postes de secours qui jalonnent le parcours, est à la hauteur. Lucas Hänni, chef de la commission technique de la section d’Einsiedeln (SZ), est responsable de son organisation. Plus de trente samaritaines et samaritains sont de piquet ce week-end, dont une vingtaine servent sur les dix postes répartis sur le terrain. La centrale de commandement est installée dans une école, à proximité de l’arrivée. Pour le moment, tout est calme, mais on est prêt pour toute éventualité. Le service a été planifié dans les moindres détails et tout le monde sait exactement ce qu’il ou elle a à faire.

Programme convivial

Téléphone, tablette ou ordinateur portable, le logiciel Sanboard est optimisé pour toutes les interfaces.

Pour faciliter l’organisation et le suivi de ce service d’ampleur, la section d’Einsiedeln utilise un logiciel développé par Marc Wittwer, en collaboration avec des samaritains experts. Il s’agit d’un programme complet qui permet de gérer les dispositifs médico-sanitaires de A à Z, en commençant par l’appel d’offres de l’organisateur jusqu’à la facturation, en passant par la planification des équipes et le protocole des patients, et ceci en tout temps et en tout lieu.

Les responsables de la section d’Einsiedeln sont enchantés de cette solution si facile à utiliser. Lucas Hänni : « Je sais en tout temps où se trouvent les équipes et en tant qu’ambulancier, j’apprécie également le protocole des patients qui simplifie le suivi des urgences médicales. » Rahel Henseler, en charge de la supervision générale à la centrale de commandement, de commenter : « Le programme est très intuitif et tous les membres de la section savent l’utiliser. » Les deux messieurs qui sont de service à l’école et qui font partie des seniors abondent dans son sens. « Bien sûr, nous avons dû nous y habituer, mais le logiciel est tellement simple que même les plus nuls s’en sortent. »

Abondamment testé

Marc Wittwer lui-même n’est pas samaritain, mais il a travaillé avec plusieurs sections. « À ce stade, le programme est en service auprès d’une bonne trentaine de sections. Depuis le lancement du prototype il y a quatre ans, nous l’avons peaufiné. Aujourd’hui, j’ose prétendre que le logiciel est parfaitement au point et qu’il peut être utilisé par toutes les sections et répondre à tous les cas de figure », explique son concepteur.

C’est précisément ce qui est testé à Einsiedeln. À la demande de Lucas Hänni, s’il n’est pas possible de remplacer la vue topographique par une image satellite, Marc Wittwer y répond eu deux clics. Le programme proposé en abonnement existe en version française et en version italienne.

Pour en savoir plus : www.sanboard.ch

Tout ce que ce participant souhaite est que les secouristes soient rapidement sur place en cas de besoin.
Marc Wittwer a étudié la robotique à l’EPFZ et a conçu le logiciel Sanboard
Grâce à Sanboard, Rahel Henseler ne perd jamais la vue d’ensemble au poste de commandement.
Lucas Hänni, ambulancier, est un défenseur convaincu de la solution logicielle Sanboard

Constance et stabilité demandées

Les résultats du sondage stabilità ont été présentés lors de la conférence d’automne à Nottwil. La cadence des conférences pour les années à venir et celle des informations du secrétariat étaient également à l’ordre du jour, sans oublier les échanges avec les représentants des associations.

TEXTE et PHOTOS : Anita Simeon Lutz | cli

En guise d’ouverture de la conférence d’automne organisée comme d’habitude à Nottwil, Ömer Güven, représentant du Conseil de la Croix-Rouge auprès du Comité central (CC) de Samaritains Suisse, a transmis les salutations de la Croix-Rouge : « Notre mouvement se résume en quelques mots : tutti fratelli , tous frères. Ainsi s’exprimaient les femmes à Castiglione quand Henry Dunant les a convaincues de soigner les soldats blessés, sans faire de différences entre nationalités ou appartenances partisanes. Cette approche, motivée par la compassion, est à l’origine de la Croix-Rouge et demeure bien vivante chez vous, samaritaines et samaritains, qui portez secours sans poser la question à qui. Je sais que les exigences à votre égard sont de plus en plus élevées et que les tâches que l’on vous soumet deviennent de plus en plus compliquées. Et pourtant, vous êtes prêts à vous engager, non par obligation, mais par conviction. Je vous en remercie de tout cœur au nom de la Croix-Rouge suisse. »

Ursina Pally Hofmann et Tobias Pflugshaupt-Trösch ont présidé la conférence. Les deux vice-présidents ont fait la présentation du nouveau Comité central et ont salué l’arrivée de deux nouveaux représentants des associations cantonales en les personnes de Thomas Chastonay, vice-président des samaritains haut-valaisans, et Stéphane Witschard, président de Samaritains Valais romand. En outre, le Comité central a annoncé qu’il reprenait la stratégie telle qu’elle avait été proposée par les précédents membres du CC en demandant au secrétariat de la transposer sur le plan opérationnel. Ce dernier dressera un catalogue de mesures et en rendra compte au CC et aux membres de Samaritains Suisse au printemps 2026.

Les représentants des associations samaritaines suivent l’allocution d’Ömer Güven, émissaire du Conseil de la Croix-Rouge.

Stabilità, résultats du sondage

Les résultats du sondage stabilità portant sur l’amélioration de Samaritains Suisse étaient très attendus. Il comprenait des questions au sujet de l’organisation, de la communication, des finances, de la formation, de la stratégie et de facteurs externes. Ci-après, un bref résumé.

Organisation. Beaucoup de retours mettent en évidence une importante lassitude et une déstabilisation en raison des nombreux changements en cours chez Samaritains Suisse. Une demande de stabilité, de responsabilités clairement définies et d’informations fiables apparaît clairement. Les personnes interrogées souhaitent plus de constance, une communication transparente lorsque des changements sont prévus et suffisamment de temps pour les appliquer dans les sections. De nombreuses sections souhaitent en outre un allégement des tâches administratives.

Communication. La critique majeure est un manque de transparence et de consistance dans la communication. De nombreux retours déplorent des informations incomplètes, trop tardives ou contradictoires. Une meilleure coordination entre associations cantonales et Samaritains Suisse est souhaitée afin d’éviter les messages redondants. La qualité des traductions fait l’objet de plaintes récurrentes et en particulier les Romands reprochent des textes imprécis, peu intelligibles et comportant des erreurs. Mais des formulations trop alambiquées ou bureaucratiques en langue allemande ont également été relevées.

Finances. Une grande partie des réponses concerne la charge financière des sections (émoluments, taxes de cours, frais de matériel à verser à Samaritains Suisse ou aux associations). Beaucoup de retours parlent de montants trop élevés ou disproportionnés par rapport à ce qu’ils rapportent. De nombreuses sections estiment en outre que les récoltes de fonds organisées par le secrétariat central sont contre-productives et qu’elles cannibalisent leurs propres collectes.

Cours et formations. La qualité, l’unité et la convivialité de la documentation de cours est un sujet central abordé dans les réponses qui, à de nombreuses reprises, déplorent un déséquilibre entre didactique et technique. En outre, il existe une forte demande pour des contenus multimédias, notamment des vidéos, des animations ou des éléments interactifs. Les exigences pour les services médico-sanitaires sont considérées comme trop élevées en considérant les ressources disponibles et les qualifications des samaritaines et des samaritains qui ne sont pas des professionnels.

Stratégie. De nombreux retours souhaitent que Samaritains Suisse se recentre sur ses valeurs d’origine et son cœur de métier. Le service à la communauté et l’aide concrète devraient à nouveau figurer au premier plan au lieu d’une orientation trop administrative et commerciale.

Facteurs externes. L’IAS et les plates-formes qui s’y rapportent (avant tout OMS) figurent parmi les catégories faisant l’objet de plus de critiques. Les systèmes sont décrits comme dépassés, peu clairs et compliqués à manipuler.

Le Comité central et le secrétariat prennent ces critiques très au sérieux et il en sera tenu compte dans le catalogue de mesures de la stratégie 2029.

Le groupe de travail stabilità (de g. à d.) : Benoît de Haller (GE), Carmen Prétat (BE-JU), Christoph Meyer (LU), Beat Keller (ZH) et Roland Gamma (UR).

Plus de visibilité

Le rythme des futures conférences et les avantages et inconvénients de diverses solutions ont été discutés dans le cadre d’ateliers. Le secrétariat et le Comité central en tireront les conclusions et présenteront un scénario lors de la conférence des présidents au printemps.

Après la présentation de la commission de contrôle de gestion (voir aussi en page 22), Philipp Moor a fourni des informations au sujet de la restructuration du secrétariat et des résultats d’un sondage auprès des collaborateurs. Ils sont nettement plus favorables que lors de l’édition précédente. Bettina Zeiter, la nouvelle responsable du service du marketing, de la communication et de la récolte de fonds, a présenté les priorités de son service pour 2026. Plus de visibilité, plus d’impact et un resserrement des liens sont au programme. Et de conclure : « Nous nous réjouissons de consolider la marque Samaritains Suisse avec vous – visible, accessible et efficace. »

La nouvelle commission de contrôle de gestion

Lors de l’Assemblée des délégués de 2025, les samaritains ont non seulement élu le Comité central, mais également la commission de contrôle de gestion. Nous avons demandé à ces quatre personnes ce qui les motive et comment elles envisagent l’avenir de Samaritains Suisse.

RÉDACTION : Anita Simeon Lutz | cli, PHOTOS : Samira Janka (2), & ldd

Président, master en sciences et organisation de la santé, hôtelier diplômé EHL, directeur d’hôpital, Riehen (BS)

1. Qu’est-ce qui vous a motivé à rejoindre la commission de contrôle de gestion (CdG) de Samaritains Suisse ?

Par mon activité à la direction de divers hôpitaux, la vision de Samaritains Suisse de sauver des vies et de donner les premiers secours ensemble m’est familière. Par le passé, plusieurs événements ont mis en évidence l’importance de la présence samaritaine dans les régions pour porter secours aux personnes et déployer une aide humanitaire. Je suis dans une phase professionnelle où je me concentre sur des missions stratégiques et la tâche au sein de la CdG y correspond parfaitement.

2. Quelles sont les tâches actuelles de la commission ?

En 2026, les tâches prévues par le règlement sont au programme de la CdG. Elles incluent l’examen constructif du travail du Comité central (CC), la visite du secrétariat, le compte rendu des activités auprès de l’Assemblée des délégués et, finalement, la visibilité de la commission et notre présence lors des diverses manifestations nationales. L’objectif de la commission est de consolider la collaboration avec le CC et le secrétariat afin d’assurer l’avenir des activités de l’organisation et stabiliser son financement.

ALEXANDER HERZOG

Docteur ès sciences économiques et sociales HSG, CEMS MIM, CAS EVU HSG, membre du comité, membre de la direction, commission de la vérification des comptes, Küsnacht (ZH)

TRIX GISLER

Vice-présidente, samaritaine FAI, master en gestion d’ONG, secrétaire communale diplômée, coach IWB, Lucerne

CORINNE ZOSSO

Licenciée ès lettres, gestionnaire d’ONG VMI, directrice, médiatrice UNI Fribourg, membre du CSA (Corps suisse d’aide humanitaire), Düdingen (FR)

1. Qu’est-ce qui vous a motivé à rejoindre la CdG de Samaritains Suisse ?

Je me suis engagé parce que j’attache de l’importance à la bonne gouvernance et que Samaritains Suisse joue un rôle essentiel dans le domaine des premiers secours et du volontariat. Grâce à mon expérience de l’audit, des finances, des techniques de l’information et de la communication et des organes de surveillance, j’ai appris à détecter les risques, à renforcer la transparence et améliorer des processus. Les valeurs du mouvement samaritain correspondent à ma conception de la responsabilité et de l’engagement.

1. Vous êtes membre de la CdG depuis un certain temps, quelles sont vos expériences ?

Ma participation à la CdG m’a permis d’acquérir une vision des structures et des processus de prise de décision à l’échelon de l’organisation faîtière. En tant que samaritaine de longue date, il a été très enrichissant de découvrir notre mouvement sous l’aspect managérial et de faire valoir mon expérience professionnelle. La collaboration a mis en évidence combien l’engagement pour le secourisme est utile et efficace.

2. Quels seront les sujets qui animeront Samaritains Suisse à l’avenir ?

Samaritains Suisse a l’avenir devant soi si l’organisation parvient à renforcer les volontaires, à moderniser la formation et les processus et à développer des partenariats dans le domaine de la santé publique et la protection de la population. L’organisation demeure importante, mais gagne en efficacité grâce à la numérisation, la professionnalisation et une gouvernance claire.

2. Comment voyez-vous l’avenir de Samaritains Suisse ? Positivement. En tant que plus grande organisation du pays dans le domaine des premiers secours et du sauvetage, Samaritains Suisse dispose d’une marque forte, d’offres de qualité et d’une bonne assise auprès de la population. Grâce à des valeurs claires et un engagement important, à sa fiabilité et son professionnalisme, Samaritains Suisse restera une partenaire appréciée et continuera d’assumer son rôle dans la société grâce à toutes les samaritaines et tous les samaritains.

1. Quelles sont les tâches qui se présentent actuellement ?

Dans un premier temps, il s’est agi de définir la collaboration avec le Comité central nouvellement élu. Les bases sont posées et la confiance mutuelle prévaut. Outre la participation à diverses réunions et manifestations, la visite annuelle du secrétariat est un acte important pour la CdG. À cette occasion, elle examine les activités des services convenus au préalable en collaboration avec les collaborateurs sur place, exprime des suggestions et propose des mesures pour l’année à venir.

2. Est-ce que vous aussi, vous envisagez l’avenir de Samaritains Suisse avec optimisme ? À condition que l’organisation assure sa stabilité financière, qu’elle adapte ses structures aux évolutions de la société et qu’elle s’engage sur la voie d’un développement durable, je pense que les perspectives sont bonnes, car le mouvement dispose d’une base solide et de valeurs claires.

Secouristes –un pied en prison ?

Pour la première fois, le 5 e Symposium des premiers secours du 8 novembre 2025 s’est tenu dans la salle Lucerne du KKL Lucerne et a battu les records de participation : 420 secouristes curieux de s’instruire avaient fait le déplacement.

TEXTE et PHOTOS : ldd, Jonas Weibel/Symposium des premiers secours | cli

De temps à autre, les personnes qui portent secours se posent des questions quant aux conséquences juridiques de leur action. Elles craignent de commettre des erreurs et de devoir en rendre compte plus tard. Mais elles nourrissent également des doutes quant à savoir ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas, sans oublier la part de rumeurs et de mythes déstabilisants. Intitulé « Secouristes – un pied en prison ? », le 5e Symposium des premiers secours du 8 novembre 2025 à Lucerne était consacré aux aspects juridiques des premiers secours.

Présidée avec assurance et savoir-faire par Donat Hofer, la manifestation avait attiré 25 exposants et 420 participants venus écouter les conférenciers dans la salle Lucerne du palais des congrès de la ville homonyme.

Sur le lieu de l’accident : ce que veulent la police et le procureur général

L’ouverture du Symposium 2025 a été confiée à Michael Muther, chef de la police de sécurité sud du canton de Lucerne. Il a expliqué aux personnes présentes comment la police procédait sur le site d’un accident et comment on pouvait se rendre utile. Avec humour et professionnalisme, il a précisé les aspects juridiques importants pour les premiers intervenants, notamment que chaque site d’accident est potentiellement aussi une scène de crime. Sa recommandation : agir avec prudence, préserver les traces et connaître sa propre responsabilité.

Médias : ce que veulent les journalistes Souvent présents sur le lieu d’un accident, les journalistes ont tendance à pénétrer là où il ne faut pas et à provoquer des réactions verbales de la part des secouristes qui auraient mieux fait de se taire. Comment s’y

Avec humour et professionnalisme, Michael Muther a montré comment la police procédait sur le site d’un accident.

prendre avec ces professionnels ? Kay Schubert, formateur en relations médias et journaliste expérimenté, a fait un exposé vivant du travail journalistique. Avec énergie et des exemples parlants, il a montré comment les professionnels de l’information agissent dans des situations réelles en soulignant l’importance de la liberté de la presse et de la compréhension mutuelle entre secouristes et presse.

Médicaments

: ce qu’exige la loi sur les produits thérapeutiques

Avons-nous le doit ou ne l’avons-nous pas ? La remise de médicaments est un sujet délicat. Rudolf Hauri, médecin cantonal zougois et ancien président de l’Association des médecins cantonaux suisses, a précisé les conditions légales présidant à la remise et l’administration de médicaments par les premiers intervenants. Son exposé a montré avec clarté l’importance de connaissances solides, de directives précises et d’assurance technique pour porter secours de façon professionnelle et juridiquement correcte.

Premiers secours en prison

Marcel Ruf, directeur des établissements pénitentiaires de Lenzbourg, a mis le point final. En tant que personne qui, littéralement, a les deux pieds en prison, il a fourni un aperçu impressionnant du système de sécurité et de gestion de crise au sein de la prison. Avec humour et authenticité et à l’aide d’exemples concrets, il a montré comment, dans un contexte de haute sécurité, les urgences médicales, les incendies ou les crises pouvaient être maîtrisés.

Symposium 2025 : records battus

En changeant de salle au KKL Lucerne, il a été possible d’accueillir un public plus important. Sanitaires d’entreprise, samaritaines et samaritains, sapeurs-pompiers,

responsables de la sécurité, First Responders et secouristes de diverses origines, soit au total 420 personnes ont donné suite à l’invitation et fait salle comble. Tous les exposés ont fait l’objet d’une traduction simultanée de l’allemand vers le français et les personnes présentes ont reçu un crédit de 3,5 heures pour leur certificat IAS ainsi que deux unités de formation continue SSST.

Auditoire attentif : de nombreuses samaritaines et de nombreux samaritains faisaient partie du public.

L’exposition plus vaste a également été appréciée. Vingt-cinq exposants présentaient leurs produits et prestations. En outre, le Symposium des premiers secours 2025 a reçu le soutien de pharmaciedentreprise. ch (sponsor d’or), JDMT Group AG et Procamed AG (sponsors d’argent) ainsi que de sureVIVE AG (sponsor de bronze).

La manifestation mise sur pied par l’Association suisse des sanitaires d’entreprise (ASSE) et de IVF Hartmann a eu lieu pour la première fois en 2021 et a rapidement rencontré le succès. Les organisateurs attachent une importance particulière à l’encadrement, aux échanges et aux sessions de question après les exposés.

SYMPOSIUM DES PREMIERS SECOURS 2026

Le prochain symposium des premiers secours aura lieu le 31 octobre 2026, à nouveau dans la salle Lucerne du KKL Lucerne. Sous le titre « Accident – au plus près », on suivra le déroulé des secours à partir d’un accident sur un stade de sport, en passant par le transport par voie aérienne jusqu’à la rééducation sans oublier la documentation par les secouristes et la protection des données.

Pour en savoir plus : www.ersthelfersymposium.ch

En collaboration avec Primus AG, Samaritains Suisse a présenté la formation Safety-Day, un cours pour entreprise qui combine protection incendie et premiers secours.

Premiers secours au village

Depuis plus de deux décennies, Claudia Berni est une figure de proue de la cause samaritaine dans le village de Vals (GR) situé à 1252 m d’altitude. Ses connaissances professionnelles d’infirmière sont un atout.

TEXTE et PHOTO : Annina Dietsche-Veit | cli

Claudia Berni n’aime pas être au centre de l’attention. Pourtant, dans son village, elle est une personne- clé lorsqu’il s’agit de sécurité médico-sanitaire et de premiers secours. Monitrice expérimentée et responsable de la commission technique, elle a marqué la section de Vals de son empreinte. « Je préfère rester à l’arrière-plan, mais s’il y a besoin de quelque chose, je suis là », explique-t-elle avec simplicité. Outre son emploi à 60 % en tant qu’infirmière à l’hôpital régional Surselva à Ilanz, elle consacre un grand nombre d’heures dans la préparation et la réalisation d’exercices mensuels et de cours pour entreprises ainsi qu’à la gestion du matériel et la planification d’études de cas. Avec son tempérament calme et persévérant, elle sait motiver les autres – par exemple sa fille – à intervenir en cas d’urgence

De nombreuses personnes de tout âge ont appris avec Claudia Berni comment se comporter en cas d’urgence médicale. Son engagement exceptionnel lui a aussi valu d’être nominée pour le titre de Samaritaine de Suisse orientale de l’année

médicale. Cette dernière, après avoir débuté dans la section de Vals, est désormais active auprès des samaritains de Coire.

Une communauté soudée

En 1999, Claudia Berni a déménagé par amour à Vals. Son époux est actif dans le Secours Alpin Suisse et chez les samaritains. Porter secours est une affaire de famille chez les Berni, le fils de 21 ans aussi a été contaminé. Comme son père, il est engagé dans le Secours alpin qui partage d’ailleurs le stock de matériel avec les samaritains. Aujourd’hui, Claudia Berni connaît chaque recoin, chaque famille et chaque mouton dans sa commune de résidence. « Le village de Vals

compte 1000 habitants et 1000 moutons », explique-t-elle en souriant. La proximité avec la population et la confiance en les samaritains sont perceptibles : « Quand nous faisons une collecte ou que nous proposons des cours, tout le village nous soutient. » La samaritaine est particulièrement fière du groupe de First Responders. Auparavant, quand quelqu’un avait fait une chute ou avait besoin de secours médical, les villageois appelaient les membres de la section en privé. Aujourd’hui, les First Responders sont alertés par la centrale 144 afin de faire le nécessaire jusqu’à l’arrivée des secours professionnels. « Dans un village de montagne reculé comme Vals, leur intervention peut être décisive, car selon l’urgence, chaque minute compte », rappelle Claudia Berni.

Encouragement de la relève

La samaritaine pense à l’avenir, c’est pourquoi Claudia Berni s’est rapidement préoccupée de trouver quelqu’un qui puisse lui succéder dans les fonctions de monitrice. « J’apprécie quand des personnes plus jeunes amènent de nouvelles idées », nous confie-t-elle. Sa collègue a par exemple introduit un jeu informatique dans un exercice, avec succès, car les anciens aussi sont prêts à adopter la nouveauté quand elle est bien expliquée. Recruter de jeunes talents tient particulière -

ment à cœur de Claudia Berni. En fin de scolarité, presque tous les jeunes s’inscrivent au cours de sauveteur. À l’école enfantine, la monitrice montre comment coller un sparadrap et lors de manifestations, elle aime expliquer les premiers secours à l’aide du livre de Globi. L’objectif est toujours de transmettre des connaissances de base des premiers secours et de contribuer ainsi au mieux-être et à la sécurité des habitantes et des habitants du village de Vals.

Sauvetage de parapentiste, le fils Florin en pleine action.

La fille Karin aussi n’a pas voulu manquer la course d’automne.
Le groupe de First Responder permet de réagir rapidement en cas d’urgence.
Claudia Berni en service par grand froid à la course d’automne de Vals.

REGARDER DE L’AVANT AVEC CONFIANCE

Les samaritaines et les samaritains du Tessin et du Moesano ont célébré 70 ans d’activité l’automne dernier à San Bernardino (GR) et envisagent l’avenir avec confiance.

TEXTE : Mara Zanetti Maestrani | cli, PHOTOS : ASSTM ldd

Septante ans et bien vivace – en dépit du froid et du brouillard, c’est dans une ambiance animée que les nombreux samaritains réunis à la Raiffeisen Alpine Lounge à San Bernardino (GR) en un dimanche d’automne ont célébré l’anniversaire de l’Association des sections de samaritains du Tessin et Moesano (ASSTM) qui compte 37 sections réparties sur le territoire cantonal et dans les vallées italophones des Grisons. De nombreux invités, dont Ursina Pally Hofmann, nouvelle vice-présidente du Comité central de Samaritains Suisse, s’étaient joints à la fête, comme nous l’avions déjà indiqué dans nous, samaritains 4/2025.

Les origines

La naissance de l’ASSTM remonte au 17 mars 1955, à Bellinzone. À l’époque, les moyens de communication n’étaient pas encore ceux d’aujourd’hui et les services de secours étaient moins développés. Quelques sections samaritaines avaient déjà été créées auparavant, avant tout pendant la guerre, entre 1939 et 1945, mais avec la constitution d’une association cantonale, il existait désormais une entité faîtière qui les représenterait auprès du bureau d’Olten et qui fonctionnerait comme référence pour la formation, la coordination et l’assistance des sociétés locales. En 1941, une association des moniteurs samaritains du Tessin et des vallées Mesolcina et Calanca avait précédé le regroupement des sections.

À l’origine des tout premiers groupes de samaritains, on trouve surtout des femmes et des infirmiers volontaires. Les régions industrielles de Biasca, Bodio et Faido et la plaine du Vedeggio ont vu naître des sections de secouristes pour faire face aux accidents dans les fabriques et sur les chantiers. « Les sections de samaritains ont toujours été créées pour répondre à un besoin concret », a souligné Fabio Poncioni dans son discours commémoratif de San Bernardino. « Comme durant la guerre, quand il y avait peu de médecins et que la peur était grande dans les vallées reculées où un accident pouvait signifier des heures d’attente, ou encore dans les fabriques où la sécurité dépendait de la réactivité des collègues et dans les petits villages où l’entraide était une forme de survie et d’espoir. Derrière chaque section, il y a une histoire simple », a-t-il encore rappelé. « Un médecin ou une institutrice proposait un cours, un curé ou un pharmacien mettait un local à disposition. »

Le premier comité

Le premier président de l’ASSTM fut Osvaldo Delcò (président de la Section Bellinzona Croce Verde). À ses côtés ont siégé au premier comité Leone Demaria, Locarno ; Pierino Campanini, Biasca ; Sergio Crivelli, Mendrisio ; Ada Martinoli, Giubiasco ; Anna Poretti, Lugano ; et Ido De Gottardi, Lumino. En 1988, trente-trois ans après sa création, l’ASSTM comptait 78 sections, 2228 sociétaires actifs et 5500 sympathisants.

L’ASSTM aujourd’hui

Aujourd’hui, l’ASSTM est présidée par Fabio Poncioni et regroupe, comme déjà mentionné, 37 sections et plus de 600 samaritaines et samaritains actifs et une soixantaine de moniteurs et instructeurs. Chaque année, ces personnes fournissent plus de 5000 heures de services sur des postes médico-sanitaires dans le cadre de manifestations sportives ou autres. En outre, chaque année, au total plus de 6000 heures de cours et formations continues sont dispensées. Dans cet esprit, l’ASSTM continue de travailler sur le renforcement de la formation, le développement de nouvelles formes de collaboration et veille à la modernisation des processus.

« Il est vrai », comme l’a relevé le président, « les sections de samaritains ont considérablement diminué au fil des ans. Mais derrière les nombres se cachent des personnes et avant tout, la qualité de leur engagement. Il ne s’est jamais agi de compter le

nombre de mains, mais d’apprécier la présence, la compétence et la passion avec laquelle ces mains se tendent vers leurs semblables. »

Le siège de l’ASSTM a été inauguré le 15 mai, il y a vingt ans, à Rivera, au cœur du Tessin. Il est toujours d’actualité et emploie une personne à temps partiel.

Un regard vers l’avenir

Dans son allocution, le président de l’ASSTM n’a pas manqué de porter le regard vers l’avenir. « Je ne peux pas cacher que de nombreuses sections tessinoises vivent des moments difficiles. Certaines résistent avec peine, d’autres se demandent combien de temps elles tiendront encore. Autour de nous, le monde change : l’intelligence artificielle, la technologie, la communication instantanée… tout semble vouloir se substituer à la présence humaine. « Mais c’est exactement pour cela que notre rôle est encore plus précieux », a souligné le président, parce qu’aucune machine ne saura jamais regarder quelqu’un dans les yeux et dire avec sincérité : ‹ Tout va bien, je suis ici avec toi. › Les samaritains sont nés pour répondre aux besoins réels des gens et ces besoins n’ont jamais disparu, ils n’ont que changé de visage. »

Souvenirs d’antan, activités, exercices et solennités (archives de l’ASSTM).

« Aujourd’hui, la douleur est silencieuse, la solitude cachée et la peur numérique. Malgré tout, derrière chaque écran, derrière chaque distance, il y a quelqu’un qui a besoin de se sentir vu, accueilli et écouté. C’est pourquoi nous devons continuer », a-t-il poursuivi avec conviction. « Peut-être avec moins de sections, peut-être sous de nouvelles formes, mais dans le même état d’esprit que toujours. En nous formant, nous adaptant et nous entraidant. En recourant à la technologie comme alliée et non comme substitut. Et avant tout en se souvenant que chaque fois qu’un samaritain, une samaritaine se met au service des autres, ne serait-ce que pour quelques minutes, le monde devient un peu plus humain. Septante ans d’histoire nous enseignent une seule chose : nous n’avons jamais été forts parce que nous étions nombreux, mais parce nous étions vrais. Et finalement, nous resterons vrais, attentifs, présents, l’idéal des samaritains continuera de vivre au Tessin et au Moesano. »

Le président Fabio Poncioni pendant son allocution.
Ursina Pally Hofmann, vice-présidente de Samaritains Suisse, a apporté le salut du Comité central.
La salle où ont eu lieu les festivités du 70 e anniversaire de l’ASSTM.

UNE VIEILLE DAME TRÈS ALERTE

Situé dans un décor champêtre sur le flanc sud-est des Franches-Montagnes, le village de Tramelan (BE) compte environ 4700 habitants, est doté d’un important centre de formation professionnel, de trois gares de la Compagnie des Chemins de fer du Jura et, depuis plus d’un siècle, d’une section de samaritains.

TEXTE et PHOTOS : Chantal Lienert

C’est une très vieille dame qui avait lancé l’invitation à se rendre à Tramelan dans le Jura bernois, le 15 novembre dernier. Née en 1900, à une époque où les femmes ne portaient que des jupes longues et les foins se faisaient à la faux, elle a traversé deux guerres mondiales, une épidémie de grippe espagnole, l’essor économique des Trente Glorieuses, le choc pétrolier des années 1970, la crise horlogère survenue dans la foulée et la pandémie de Covid-19, et elle tient toujours debout.

Il s’agit bien sûr de la section de samaritains tramelote qui, à l’occasion de ses 125 ans, avait organisé une journée festive, ouverte aux partenaires et amis ainsi qu’à la population. Le programme des réjouissances comportait une conférence du navigateur franco-suisse Yvan Bourgnon, des animations pour petits et grands, un repas et, en guise de bouquet final, un spectacle du Lausannois Thomas Wiesel, connu pour son humour impertinent.

Subtilités confédérales

Aujourd’hui, la section de samaritains de Tramelan compte treize membres actifs âgés de 16 à 60 ans, dont huit secouristes IAS 3 et IAS 2. Présidée par Cédric Hiltbrand depuis 2011, elle fait partie de Samaritains Berne-Jura, l’association qui regroupe les sections francophones du Jura bernois avec celles du canton du Jura. Très sollicitées pour des services

Les unités de rangement RobiCase afin que tout le monde trouve rapidement le matériel recherché.

médico-sanitaires, les sociétés de samaritains jurassiennes collaborent étroitement et fréquemment, leurs membres vont travailler les uns chez les autres. Pour faciliter cette collaboration, le comité intercantonal a élaboré un projet de matériel unifié, mis à la disposition de l’ensemble des sections. Ce dernier comprend des unités de rangement RobiCase, constituées d’éléments empilables posés sur un diable, ainsi que de sacs mobiles. Afin d’adoucir la facture – l’enveloppe budgétaire était de l’ordre de 84 000 francs – le comité de l’association intercantonale a sollicité l’aide de la Loterie Romande, de la Fondation pour samaritains de montagne et de la Fondation pour l’aide humanitaire. En revanche, le Fonds de loterie Berne a considéré que ce projet n’entrait pas dans les critères d’attribution. Cela ne va pas empêcher les secouristes bernois et jurassiens de poursuivre leur harmonieuse cohabitation et de défendre les couleurs samaritaines au pays des pâturages boisés, riche d’un tissu industriel dense ainsi que de trésors culturels et gastronomiques qui font la joie des amateurs de tourisme vert.

Des animations avaient été préparées pour grands et petits.

La section presque au complet avec, au fond à droite, le navigateur Yvan Bourgnon.

COURS D’ASSISTANT MONITEUR 2025

Une nouvelle volée d’assistantes et d’assistants moniteurs vaudois a achevé sa formation avec succès.

Voilà une 3 e volée d’assistants moniteurs qui a suivi la journée organisée par les membres de la commission de formation vaudoise. Cela a été un plaisir de partager cette formation avec ces dix personnes intéressées à apporter leurs motivations et leurs connaissances au mouvement des samaritains dans leurs sections respectives. Et qui sait, peut-être que cette approche a éveillé une envie de devenir une formatrice ou un formateur pour les samaritains. Les deux instructeurs leur souhaitent beaucoup

de satisfaction dans leur fonction d’assistante monitrice et d’assistant moniteur et les remercient pour leur bienveillance et leur investissement.

SDU/SKN

Les futurs assistantes et assistants moniteurs en plein travail

La révolution dans la gestion du matériel des mallettes de premiers secours

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MOT CACHÉ

Bateau

léger de forme allongée

Os du bassin Faire une chute Avec l’histoire, en classe

Adresse Internet Interrompre une liaison

L’ufologie l’étudie

Instrument de jonglerie

Coureur cycliste belge (Eddy) 7

Très jeune organisme

Épistolière française † (Mme de)

Habitation des Amérindiens

6

Être instable Université de New Haven C’est un refus

Passa à la vapeur

Entérique

Été apprécié

Poisons organiques NordNordOuest

Modification corporelle

Érodés

Sein populaire

Prénom de Stravinski 5

Lieu de quarantaine

Bord de chemise

Saint proche du roi Dagobert

Reine des neiges

Brouillard à Londres Terrible tsar Capitale croate

Mégaélectronvolt 4 Carnaval brésilien

Heure italienne

Ville d’Ukraine Échelon social 2

Téléphone mobile, en Suisse

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SUDOKU

Fleur des jardins (3m.)

État d’Arabie

Continent de la Corée

Ouïes d’un violon

Partie intérieure du pain 1

Assemblées

Drogue de fumeur

Halte de voyageur

Héroïne de Lewis Carroll Indiquas le jour

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Formations et modules

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