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nous,

SAMARITAINS Le journal de l’Alliance suisse des samaritains

Premiers secours dans la chambre d’enfant 16 BUTS ET OBSTACLES Interview de Peter Lack nouveau directeur de l’ASS

24 PREMIÈRE SUISSE

Tessin : cours pour personnes aveugles et malvoyantes

34 GRIPPE ESPAGNOLE

Dévouement des samaritains il y a cent ans

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ÉDITORIAL

« REPLONGER EN ENFANCE » Vous souvenez-vous de la première fois où vous avez pris votre enfant dans les bras ? Du premier jour d’école de votre petit-fils ? De la joie de votre filleule en déballant son cadeau de Noël ? Ces instants font partie des moments privilégiés que nous vivons avec les petits et que nous gardons jalousement en mémoire. Le regard émerveillé des enfants tient du mystère, de la curiosité de la découverte, du plaisir du jeu et de la sincérité avec laquelle ils expriment leurs sentiments. Cette année, le périodique de l’association se penche sur les diverses phases de la vie. Nous commençons avec l’enfance. Il s’agit sans aucun doute d’une étape marquante. Avant la naissance déjà, nous établissons des liens et réagissons à des voix. Et dès notre arrivée, l’exploration du monde commence. Grandir dans un environnement stable, stimulant et bienveillant permet de développer de l’assurance et de bâtir la confiance en soi. Bien entendu, faire les fous, tester les limites et flirter avec le danger font aussi partie de l’enfance. Des accidents peuvent se produire. Le succès du cours dédié aux urgences pédiatriques nous réjouit. De même, les nombreuses activités des groupes de jeunes secouristes et la formation de leurs encadrants nous confortent dans notre volonté de poursuivre notre engagement auprès des jeunes géné-

rations. Harald Karutz explique comment gérer la communication avec les enfants dans des situations d’urgence délicates et le portrait d’Arnaud Forestier fournit un aperçu d’un groupe de jeunes samaritains en Suisse romande. Au sein de la famille Croix-Rouge aussi, plusieurs offres d’assistance ont trait à la protection et aux soins portés à l’enfance. Songeons à la décharge pour parents malades ou au cours de baby-sitting qui est présenté plus loin dans ce numéro. Dans notre vie d’adulte aussi, des souvenirs remontant à l’enfance peuvent nous aider à surmonter des situations difficiles. Autorisons-nous de temps à autre à redevenir des enfants, à aborder les difficultés avec un esprit ludique ou à poser des questions naïves, comme un petit de trois ans ! Chers lecteurs et chères lectrices, nous vous souhaitons une lecture inspirante et vous invitons à vous laisser contaminer par la vitalité et la créativité propres aux enfants et aux adolescents. Nous remercions très chaleureusement toutes les samaritaines et tous les samaritains qui s’investissent en faveur des jeunes générations. Votre contribution permet à la relève de grandir en donnant du sens à leurs activités. MATHIAS EGGER Vice-président de l’Alliance suisse des samaritains nous, samaritains 1/2019   3


6 PREMIERS ­SECOURS DANS LA CHAMBRE D’ENFANT 18 GÉRER LES URGENCES CHEZ L’ENFANT 34 QUE FAIRE EN CAS D’URGENCE DENTAIRE ? 38 COMMENT FONDER UN GROUPE DE JEUNES SAMARITAINS ? 40 DU SAMA’KID AU MONITEUR

SOMMAIRE 11 COMITÉ CENTRAL Où en est le processus stratégique ? 12 AU CŒUR DU SUJET Interview avec Peter Lack, le nouveau directeur de l’ASS 15 JOURNÉE DES ANCIENS Le plaisir de se revoir

4   nous, samaritains 1/2019

22 PREMIÈRE SUISSE Cour BLS-AED-SRC pour personnes aveugles et malvoyantes 26 SECOURS RAPIDES EN VALAIS Développement d’un réseau d’intervenants de premiers recours, les samaritains sont de la partie

28 EN BREF Des sections et des associations nous racontent 30 À VOUS DE JOUER Mot caché et Sudoku 32 GRIPPE ESPAGNOLE Dévouement des samaritains il y a un siècle


IMPRESSUM nous, samaritains 1/2019 Parution : 13 février Organisation éditrice Alliance suisse des samaritains (ASS) Martin-Disteli-Strasse 27 Case postale, 4601 Olten Téléphone 062 286 02 00 Téléfax 062 286 02 02 redaction@samaritains.ch www.samaritains.ch Abonnements, changements d’adresse : par écrit à l’adresse ci-dessus Prix de l’abonnement Abonnement individuel pour non-samaritains : CHF 33.– par an 4 numéros par an Tirage : 25 000 exemplaires Rédaction Christoph Zehnder Suisse romande : Chantal Lienert Tessin : Mara Maestrani Secrétariat : Monika Nembrini Téléphone 062 286 02 00 Téléfax 062 286 02 02 redaction@samaritains.ch Adresse postale : Redaktion « samariter » Case postale, 4601 Olten

42 LA FAMILLE CRS Apprendre à s’occuper de jeunes enfants avec le cours de baby-sitting de la CRS 44 OUTILS Au courant des risques imminents avec l’appli Swissalert

45 PERSPECTIVES Bases de l’homéopathie, cours gratuit pour tous les samaritains 46 LETTRES DE ­LECTEURS Votre avis nous importe

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nous, samaritains 1/2019   5


POINT FORT  URGENCES PÉDIATRIQUES

PREMIERS SECOURS DANS LA CHAMBRE D’ENFANT 6   nous, samaritains 1/2019


BILD sequi nosaepernata vel is et lic te sit, senihillore nat que velliquo min pratur, excepta corunt dolectur ad quiatus apel

Pour les parents et les personnes en charge d’enfants, rien n’est plus important que la santé des petits. Mais même la meilleure prévention ne peut empêcher un accident. Éraflures et petits bobos font partie de l’enfance. Tenir constamment les enfants en laisse ne serait pas non plus une bonne chose. Ils doivent apprendre à se comporter correctement face aux dangers. Dans tous les foyers, il en existe bien plus que les adultes peuvent imaginer : la plaque de cuisson brûlante dans la cuisine, le produit nettoyant dans l’armoire à produits de nettoyage ou encore la pataugeoire non protégée dans le jardin. Pour les enfants, qui vivent dans leur propre monde merveilleux, les endroits passionnants sont ceux où il y a beaucoup de choses à découvrir. Ils ne savent pas jauger les risques ou ne les reconnaissent que trop tard.

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« Le cours apporte de la ­sécurité aux participants. »

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Que faut-il faire si l’enfant a avalé un objet ? Le cours « Urgences pédiatriques » répond à des questions comme celle-ci.

Le cours « Urgences pédiatriques » compte parmi les cours des samaritains les plus appréciés. Parents et encadrants apprennent ici à réagir correctement dans une situation d’urgence. Le cours leur apporte l’assurance nécessaire. En même temps, il est un produit phare pour de nombreuses sections de samaritains. TEXTE : Christoph Zehnder

Parfois, quelques secondes d’inattention des adultes suffisent : la maman est distraite par la grande sœur ou le grand frère, et voilà que le petit se tourne sur le côté et tombe de la table à langer. Et la tête des bébés étant relativement lourde, le risque que cette partie touche le sol la première est grand. De tels accidents sont loin d’être rares, et peuvent avoir de sérieuses conséquences sur la santé de l’enfant. Plus de 40 % des accidents d’enfants se produisent à la maison. Ce chiffre s’élève même à 80 % chez les enfants de moins de deux ans. Pour les parents et les encadrants, ces images sont un cauchemar. Le cours « Urgences pédiatriques » aborde donc également les dangers présents dans l’environnement domestique. Ce cours compte parmi les offres les plus appréciées d’un grand nombre de sections de samaritains. Souvent, il affiche déjà complet des semaines à l’avance. Les participantes et participants y apprennent à prodiguer rapidement et en toute sécurité les premiers secours à leur enfant en cas d’urgence. À l’aide de situations réalistes, ils s’entraînent à appliquer les mesures de premiers secours à l’enfant avec assurance. Mais pas seulement.

Ce que les parents veulent savoir « Le cours apporte de la sécurité aux participants », explique Danielle Brusato. La monitrice de cours nous, samaritains 1/2019   7


PONT FORT  URGENCES PÉDIATRIQUES

et présidente de la section de samaritains de Münsingen dispense chaque année trois à quatre cours consacrés aux petits enfants. Elle constate chaque fois que les participantes et participants sont vraiment en quête d’informations. Ils reçoivent certes tous les conseils possibles – de médecins, des médias et d’Internet – mais souvent, ils n’obtiennent aucune réponse aux questions qui les taraudent le plus. Dans le cours, ils peuvent poser les questions qui les préoccupent. « Les questions sont toujours très nombreuses », confirme la monitrice de cours. Il faut donc prendre le temps d’y répondre. En l’occurrence, on s’aperçoit que les intérêts des participants sont très différents. Les thèmes récurrents sont l’ingestion de corps étrangers et la noyade, mais des questions sur les vomissements ou la diar-

matiques souhaitées par chacun. Elle commence chacun de ses cours par ce qu’elle appelle la « fleur des souhaits ». Les participants peuvent y poser les questions qui les intéressent le plus. Ceci garantit une partie théorique des plus passionnantes. « Il arrive souvent que nous abordions un sujet en détail », dit-elle. Ainsi, elle a par exemple expliqué à un groupe de participants pourquoi une grave brûlure peut entraîner une insuffisance rénale. Ce genre d’informations peut certes dépasser le cadre des connaissances fondamentales en premiers secours, mais cela renforce aussi la confiance en soi des participants. « Les gens veulent savoir ce qui se passe dans le corps », dit la Bernoise, qui ajoute : « Avec des connaissances, on est plus disposé à agir. »

• « Avec des connaissances, on est

En cours, les participants apprennent également en quoi les premiers secours prodigués aux petits enfants diffèrent de ceux prodigués à des adultes, en fonction de l’âge de l’enfant. Ils apprennent par exemple à aider un enfant à expulser un corps étranger qu’il a avalé. Ou bien, pour les cas les plus extrêmes, quelle technique de réanimation doit être appliquée chez les petits enfants. Ils apprennent que le corps d’un enfant fonctionne différemment de celui d’un adulte. Des symptômes tels qu’une fièvre soudaine et un pouls rapide, par exemple, ne sont pas inhabituels chez les petits. De plus, les enfants ont un comportement tout autre que celui des adultes. Ils sont moins prévisibles pour les secouristes. Et les bébés ne savent pas en-

plus disposé à agir. »

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rhée sont également fréquentes. Certains aimeraient en savoir plus sur des méthodes complémentaires, ou se renseignent sur des vaccinations. Mais la question la plus fréquente est celle-ci : « Quand dois-je conduire mon enfant chez le médecin ? »

50+13+1073219G Danielle Brusato prend le temps et répond ainsi d’une manière la plus complète possible aux thé-

Blessures chez les enfants et adolescents (0-16 ans) à la maison et pendant les loisirs Période 2011-2015, source : bpa

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■ ■ Chutes – 50 % ■ ■ Contact avec des objets – 13 % ■ ■ Coupure, griffure, arrachage – 10 % ■ ■ Morsure, piqûre due à un animal – 7 % ■ ■ Contusion, pincement – 3 % ■ ■ Accident avec un moyen de transport – 3 % ■ ■ Contact avec une personne – 2 % ■ ■ Surcharge – 2 % ■ ■ Intoxication, brûlure – 1 % ■ ■ Autre mécanisme – 9 %


Les enfants ne savent pas encore évaluer correctement les risques. Ils doivent d’abord apprendre à les gérer. (Photo : Shutterstock)

core communiquer. C’est pourquoi, dans une situation d’urgence, il faut beaucoup d’empathie. « Les enfants ne sont pas des adultes miniatures ! », insiste la monitrice de cours.

Les groupes mixtes sont plus ­dynamiques Le cours « Urgences pédiatriques » s’adresse principalement aux parents, grands-parents, parrains et marraines. Des mamans de jour comptent également parmi les participants. Rien de surprenant à dire que le cours est suivi principalement par des femmes, mais pas exclusivement. « Des couples participent également au cours », dit la monitrice de cours, qui ajoute dans un sourire : « Un jour, les deux parents se sont presque crêpé le chignon parce qu’ils avaient des visions différentes. » Elle trouve plus intéressants les cours auxquels participent également des hommes. C’est une autre dynamique qui se dégage du groupe, car les hommes posent souvent des questions totalement différentes. Les groupes de participants mixtes sont un enrichissement pour les deux parties, tant pour les femmes que pour les hommes. Danielle Brusato fait aussi le même constat dans d’autres cours, par exemple le cours de sauveteur : « Lorsque

les groupes sont mélangés et que les participants sont de tous âges, c’est beaucoup plus passionnant. » Une fois, c’est une famille entière qui a participé au cours. Dans ce cas particulier, l’enfant souffrait d’une anomalie cardiaque. La section a pris contact avec le cardiologue de l’enfant afin d’adapter le contenu du cours en conséquence.

Flexible et actuel Comme dans de nombreuses autres sections de samaritains, le cours à Münsingen est également une forme étendue de l’ancien module ASS. Celui-ci a été totalement intégré au cours. Les thèmes sont fondamentalement identiques, mais les 11,5 heures de cours permettent d’aller beaucoup plus dans le détail. « Ces dernières années, nous n’avons cessé d’étendre les cours », affirme la monitrice de cours. Le nombre de participants à Münsingen est limité à douze personnes. L’allongement du temps permet aux responsables du cours de se référer davantage à des thèmes d’actualité et de saison. L’été, par exemple, on se concentre plus sur des contenus tels que la noyade ou les piqûres d’insectes, tandis qu’en hiver, le thème des fractures nous, samaritains 1/2019   9


POINT FORT URGENCES PÉDIATRIQUES

trop bien où le bât blesse pour de nombreux participants. Elle considère que pour diriger un tel cours, la monitrice ou le moniteur doit dans tous les cas avoir l’habitude de s’occuper d’enfants. « Quelqu’un qui n’a aucun lien avec des enfants ne peut pas diriger ce cours. » Craindre le contact avec des enfants n’a pas sa place ici.

Un billet d’entrée pour le monde samaritain

Les petits bobos font partie de l’apprentissage de la vie. (Photo : Shutterstock)

peut être davantage d’actualité. Les participants au cours profitent de cette flexibilité et de cet éventail thématique. Ils veulent apprendre des mesures de premiers secours. Mais il est compréhensible que de jeunes parents n’aient pas envie d’étudier exclusivement des situations où il est question de vie ou de mort. « Ils apprennent évidemment ce qu’il faut faire dans une telle situation. Mais ce n’est pas suffisant. Ils doivent aussi se sentir suffisamment sûrs d’eux pour agir correctement face à une telle situation. » Le large spectre de thèmes possibles place les monitrices et moniteurs de cours devant de gros défis. La préparation est plus exigeante que pour d’autres

• « C’est pour ainsi dire mon cours préféré. »

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cours. Danielle Brusato tente de se tenir constamment informée. Étant donné qu’elle travaille dans le secteur médical, elle peut intégrer également des connaissances professionnelles dans les cours. Lorsque la monitrice ou le moniteur de cours peut donner des exemples pratiques, le cours est naturellement bien accueilli. En tant que maman, Danielle Brusato peut par ailleurs faire appel à sa grande expérience personnelle et ne sait donc que 10   nous, samaritains 1/2019

Certains participants craignent de tout oublier rapidement après le cours. Pour Danielle Brusato, c’est une bonne occasion pour attirer l’attention sur la possibilité d’adhérer à une section afin d’étendre encore ses connaissances en premiers secours. Elle-même est entrée à la section de samaritains de Münsingen après avoir participé au cours, et n’est donc pas un cas isolé. Pour un grand nombre de membres de sections, le cours « Urgences pédiatriques » très apprécié constitue le billet d’entrée pour le monde samaritain. À Münsingen, selon la présidente, près de 30 % des membres sont entrés en contact avec la section après avoir participé au cours consacré aux petits enfants. Mais l’adhésion ne se fait généralement pas aussitôt. Lorsqu’on est mère d’un jeune enfant, on a déjà suffisamment à faire. Mais plus tard – lorsque l’enfant est un peu plus grand –, beaucoup se souviennent du cours et adhèrent à la section près de chez eux.

La concurrence flaire l’affaire Ces dernières années, la section de samaritains de Münsingen n’a cessé d’étendre le cours, lequel comptait alors parmi les manifestations les plus fréquentées. Les réactions des participants sont toutes positives « sans exception », selon la présidente de la section. On a des inscriptions de l’Emmental à l’Oberland bernois. Les offres de la concurrence, qui sont apparues entre-temps dans la région entre Berne et Thoune, démontrent également qu’il existe définitivement un besoin quant à ce genre de cours. Une situation nouvelle pour la section, qui misait jusque-là principalement sur le « bouche-à-oreille », tandis que la concurrence fait une promotion active de ses offres. Au sein de la section, on réfléchit donc à un modèle de cours réduit et meilleur marché, afin de rester attractifs. Le cours dans sa forme actuelle procure beaucoup de satisfaction à la monitrice. « C’est pour ainsi dire mon cours préféré », confie-t-elle et elle espère vivement que la section continuera de le proposer.


INFORMATIONS DU COMITÉ CENTRAL

Au cœur du processus stratégique Développer une stratégie ne signifie au fond rien d’autre que de concevoir un plan à long terme. Il s’agit d’évaluer des possibilités et de privilégier une option. L’Alliance suisse des samaritains est actuellement plongée dans ce processus. Voici une vue d’ensemble des étapes franchies jusqu’à présent et de celles à venir. 25 août 2018 : coup d’envoi du processus stratégique Début du processus stratégique 2030 et pose de la première pierre de la stratégie « Samaritains de l’avenir ». La vision et la mission ont été développées d’entente avec les associations cantonales afin de créer une base pour la suite du travail.

26 janvier 2019 : étape 2 Au cours d’un second atelier stratégique avec les associations cantonales, trois points de la mission ont été analysés en termes d’opportunités et de risques afin de dégager des objectifs pour leur mise en œuvre. Les voici : les samaritains… … sauvent des vies et donnent les premiers secours. … informent quant au comportement approprié en cas d’urgence. ... s’engagent à titre volontaire à tous les âges.

17 novembre 2018 : étape 1 La formation et les finances ont fait l’objet du premier atelier stratégique avec les associations cantonales. Pour répondre à la demande insistante de la base, la formation a été intégrée dans la mission et reprise dans le budget 2019 qui a été remanié. Ce dernier a été présenté et des précisions ont été apportées concernant l’offre de formation allégée en 2019. Par ailleurs, le groupe de travail Finances a expliqué les résultats de son analyse et le financement intermédiaire a été discuté en détail. La plupart des associations cantonales en ont approuvé le principe afin de permettre le maintien du secrétariat de l’ASS à Olten et la poursuite du travail sur la stratégie.

16 mars 2019 : étape 3 22 juin 2019 : Assemblée des délégués Lors de l’Assemblée des délégués en juin 2019 à Locarno, il s’agira d’approuver le budget 2019 qui comprend désormais les activités de formation du secrétariat ASS ainsi que le financement intermédiaire. Sous réserve de l’adoption par les délégués de la Stratégie 2030 de l’Alliance suisse des samaritains sous le titre « Samaritains de l’avenir », nous pourrons nous atteler, dans la suite du processus, à l’élaboration des mesures et la répartition des responsabilités.

INFORMATIONS SUR L’EXTRANET D’autres informations concernant le processus stratégique sont disponibles sur l’extranet à la rubrique « Informations > Lettre d’information du Comité central ». En outre, la rubrique « Conférences » contient l’ensemble des documents des ateliers stratégiques. Tous les samaritains disposant d’une adresse électronique ont en principe accès à l’extranet.

Un troisième atelier aura lieu dans le cadre de la conférence des présidents. Les trois points de la mission sur la formation, la place au sein de la CRS ainsi que l’organisation & les finances seront traités en priorité. Le groupe qui se consacre à la formation présentera l’avancement de son travail et la commission des finances du Comité central un premier plan pluriannuel. L’analyse des opportunités et des risques sera poursuivie avec les trois points de la mission ci-après : les samaritains… …  enseignent les mesures pour sauver la vie et les premiers ­secours. … sont une organisation de sauvetage de la CRS. … organisent leur autonomie financière.

Maintenir le dialogue Nous sommes conscients que le processus stratégique est éprouvant pour l’ensemble de l’organisation. Le Comité central reste toutefois convaincu du sens et de l’utilité du travail des samaritains sur le terrain et est impressionné par la performance consistant à former plus 100 000 participants à des cours et à fournir plus de 500 000 heures de service. Nous souhaitons que ce formidable engagement volontaire puisse se poursuivre et apporter des réponses modernes aux questions relatives à notre organisation. Au cours des dernières semaines, de nombreuses questions et suggestions nous ont été adressées par des samaritains actifs. Nous les en remercions sincèrement, de même que pour leurs critiques constructives. Maintenons ce dialogue et profitez des informations de votre association de référence pour participer au processus stratégique et imaginer l’avenir. LE COMITÉ CENTRAL DE L’ALLIANCE SUISSE DES SAMARITAINS nous, samaritains 1/2019   11


AU CŒUR DU SUJET

« Il s’agit de trouver un bon équilibre » Depuis octobre dernier, Peter Lack est directeur de l’Alliance suisse des samaritains. Il parle des défis auxquels le monde samaritain est appelé à faire face et des objectifs pour l’année 2019. INTERVIEW : Christoph Zehnder | cli PHOTO : Sonja Wenger

Peter Lack, depuis le 1er octobre, vous êtes directeur de l’Alliance suisse des samaritains (ASS). Avez-vous eu le temps de vous accoutumer à votre nouvelle fonction ? Peter Lack : Je suis bien arrivé et j’ai été bien reçu. Les premiers mois ont été impressionnants en regard de la situation actuelle de l’ASS. Ils m’ont permis de faire connaissance en très peu de temps avec plusieurs facettes du mouvement samaritain et de prendre contact avec les collaborateurs ainsi qu’avec d’autres organisations. J’ai été immédiatement mis dans le bain et j’ai d’ailleurs la sensation d’être ici depuis plus longtemps que quatre mois.

Pour le moment, l’ASS ­traverse quelques turbu­ lences. Cela a-t-il représenté un attrait supplé­ mentaire pour postuler au poste de directeur ? J’étais bien sûr au courant de la situation et de la réorientation. 12   nous, samaritains 1/2019

Cela m’a tenté, car j’ai toujours été attiré par un travail tourné vers l’avenir, qu’il s’agisse de nouveaux développements ou de repositionnement. On doit mener une réflexion d’ordre général et concernant les grands principes tout en agissant de façon dynamique.

Quels sont aujourd’hui les plus grands défis pour l’ASS et les samaritains ? Pour le moment, il s’agit de réussir les deux prochaines années. C’est une période de transition, exigeante, pour le secrétariat comme pour les sections et les associations. Tout le monde est d’accord pour penser que certaines choses sont révolues et ne peuvent plus fonctionner comme avant. Mais les adaptations nécessaires sont ni définies, ni mises en place. Une autre problématique concerne le positionnement de l’organisation dans son ensemble en Suisse. Notre spectre particulièrement large nous oblige à tenir compte du participant individuel à un cours comme de la Confédération

dont nous sommes partenaires dans le cadre du Service sanitaire coordonné. S’y ajoutent la complexité de nos structures et l’évolution constante des conditions réglementaires. Comment faire en sorte d’être perçus comme une seule et même organisation tout en préservant la marge de manœuvre des diverses entités et la variété de notre mouvement.

La structure fédérale de l’organisation des samaritains ne comporte-t-elle cependant pas aussi des avantages ? Oui, elle permet de mieux tenir compte de particularités locales et régionales. Cet avantage est couplé avec un grand défi. Il s’agit de trouver le bon équilibre entre la marque nationale « samaritain » et l’autonomie des sections et des associations, notamment en songeant au marché et aux nombreux concurrents. Un positionnement clair revêt une grande importance pour l’avenir de la cause samaritaine et pour nous tous.


Quelles sont les ébauches de solution envisagées et quel est le rôle du secrétariat dans ce processus ? Le Comité central est en train de développer une stratégie générale, en collaboration avec la base et le secrétariat. Les grands principes seront soumis au vote le 22 juin 2019 à Locarno, lors de l’Assemblée des délégués. Ensuite, le catalogue de presta-

•

« Les samaritaines et les samaritains fournissent des prestations qui sont utiles à toute la Suisse. »

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tions sera défini avec précision, toujours en collaboration avec la base. Ce n’est que lorsque l’on saura clairement quels services l’organisation doit fournir et quels champs d’activités elle doit couvrir à l’avenir que l’on pourra déterminer les tâches et compétences du secrétariat et comment l’organiser.

Tout cela va prendre du temps. Nous partons de l’idée qu’il s’achèvera au mieux en 2021, mais prévoyons plutôt trois à cinq ans.

La confiance des sections et des associations a été ébranlée au cours des ­dernières années. Que doit faire l’ASS pour la reconquérir ? Ce qui a déjà été fait en 2018 est une meilleure communication. J’en suis très heureux. Transparence et échanges ouverts sont des conditions essentielles à la confiance. Un autre facteur important est que toutes les personnes concernées soient au clair quant aux attentes des unes envers les autres afin de pouvoir définir les prestations à fournir sur cette base. On peut faire une comparaison avec une copropriété. Il faut déterminer quelles prestations sont assumées en commun et lesquelles

sont à considérer comme des souhaits particuliers. Voilà pourquoi il est important de trouver un modèle qui permette aux sections de recevoir ce dont elles ont besoin et qui soit finançable. Il y a aussi l’aspect du droit de participation. Qui a droit à la parole, où et quand ? Nous sommes une grande association et si tout le monde se mêle de tout, cela devient ingérable. Simultanément, il faut éviter l’impression que « ceux d’Olten » font de toute façon ce qu’ils veulent. Ici aussi, transparence et clarification des rôles sont de rigueur.

Avec Ingrid Oehen, une nouvelle ­présidente centrale a accédé aux ­affaires l’été dernier. Comment se ­déroule la collaboration avec elle et le ­Comité central  ? En sa qualité de présidente centrale, Ingrid Oehen est responsable de la conduite stratégique de l’ASS, en accord avec le collège du Comité central. La présidence et la direction endossent des responsabilités différentes à l’égard de l’organisation. La coopération et les échanges, parfois critiques, sont féconds. C’est ainsi qu’une organisation peut avancer. Je suis très content que ce soit quelqu’un qui connaît très bien l’Alliance des samaritains et le secourisme qui a repris la présidence. La collaboration avec elle et le Comité central est au beau fixe.

Comment travaillez-vous ensemble concrètement ? Dans ma fonction comme directeur et responsable opérationnel du secrétariat, je joue le rôle d’interface entre l’équipe à la tête du secrétariat et le Comité. Ma tâche consiste à consolider l’opinion de la direction, de la transmettre au Comité central et inversement, de rapporter les décisions du Comité central à la direction élargie afin de les mettre en œuvre. Ce faisant, il est important que la communication

Peter Lack Avant de reprendre la direction du secrétariat de l’ASS, le quinquagénaire Peter Lack était à la tête de l’organisation « Cancer de l’enfant en Suisse » et précédemment, il avait dirigé la fondation en faveur des enfants cancéreux dans la région bâloise. Entre 2002 et 2009, il présidait aux destinées de la Société d’utilité publique de Bâle et fut aumônier auprès de l’aumônerie Sida des deux Bâle entre 1995 et 2001. Il a étudié la théologie et la gestion d’organisation sans but lucratif. Peter Lack vit à Birsfelden. Pendant ses loisirs, il apprécie les balades avec sa chienne de thérapie ­Allegra.


AU CŒUR DU SUJET

soit la plus fluide possible afin d’éviter des décisions unilatérales. C’est pourquoi je souhaite des échanges encore plus réguliers entre la direction et le Comité central. Il s’agit bien sûr de deux niveaux décisionnels différents, l’opérationnel et le stratégique. En outre, le Comité central joue aussi le rôle d’organe de surveillance. Si nous voulons avoir du succès, nous devons collaborer, sinon nous ne parviendrons pas à bout de l’immense tâche qui nous attend.

En d’autres termes, tout le monde doit ­tirer à la même corde. Et ne pas hésiter à échanger au sujet de notre vision commune, car cette dernière n’était peut-être plus tellement claire à tous les niveaux. C’est une importante source d’erreurs et, par le passé, cela a induit certaines dérives. C’est pourquoi la collaboration doit être étroite. Quand il sera clair que tout le monde tire à la même corde dans un même but, la confiance de la base en l’organisation centrale pourra renaître.

Auparavant, vous étiez à la tête de ­l’organisation faîtière « Cancer de ­l’enfant en Suisse » et vous vous êtes aussi penché sur le thème des soins ­palliatifs sur le plan professionnel. Chez les samaritains, ce sont les premiers ­secours qui sont au centre. Qu’est-ce qui relie les deux domaines ? D’une part, il y a l’aspect médical. Au cours de mon parcours professionnel, j’ai toujours été confronté à des thèmes médicaux via une approche interdisciplinaire. D’autre part, le volontariat qui est au cœur du mouvement samaritain. D’autres apparentements sont les milieux associatifs et l’engagement sans but lucratif. De par mon activité précédente, je dispose d’un bon réseau et me suis familiarisé avec les diversités régionales. En outre, j’ai toujours été en charge de recherche de fonds. C’est une dimension que nous devrions aborder de façon plus globale à l’ASS, car les premiers secours et le fait de sauver des vies sont des thèmes porteurs qui ont du potentiel. Les samaritaines et les samaritains fournissent des prestations qui sont utiles à toute la Suisse, j’en suis intimement convaincu. Mais la population n’en a pas assez conscience. Nous allons changer cela, peut-être conjointement avec d’autres organisations de la Croix-Rouge. Des collectes de fonds ciblées devraient aussi permettre d’absorber une part de la charge financière et alléger le fardeau pour nos membres.

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Les activités des samaritains reposent sur le volontariat. Comment la disponibilité de la population à l’égard de l’engagement bénévole a-t-elle évolué ? Nous sommes confrontés à une mutation sociétale. Le bénévolat traditionnel se fonde sur des personnes disposant d’un budget temps important. Aujourd’hui, la population n’en a guère. Plus de gens ont une activité rémunérée et la vie professionnelle est de plus en plus prenante. À l’avenir, l’engagement à vie sera sans doute plutôt l’exception. D’une manière générale, la vie associative a perdu en attractivité, et pas seulement chez les samaritains. Aujourd’hui, de nombreuses personnes préfèrent s’engager sur des projets précis et pour un temps limité. En tant qu’organisation de bénévoles, nous devrions développer des offres répondant à des besoins différenciés. Certaines personnes aiment enseigner alors que d’autres préfèrent s’engager dans les coulisses.

Pour l’ASS, 2019 sera une année décisive. Quels sont vos objectifs personnels pour cette année ? L’objectif prioritaire est de garantir le fonctionnement du secrétariat dans l’intérêt de tous les membres et celui de nos partenaires. En outre, j’aimerais pouvoir consacrer plus de temps à des réflexions de fond. Un autre objectif est de cultiver les contacts au sein et à l’extérieur de l’organisation. En raison des tâches supplémentaires qu’il a fallu assumer et des ressources limitées au secrétariat central, cet aspect a été quelque peu négligé. Pourtant, pendant cette phase de transition, c’est particulièrement important. J’aimerais être accessible et disponible pour nos partenaires, mais également pour nos collaborateurs.

Pour conclure, qu’est-ce qui vous fait le plus plaisir dans votre travail ? J’apprécie les tâches qui ont trait au développement de l’organisation, sous tous ses aspects et avec les problèmes que cela pose. Ces thèmes me passionnent. Mais j’aime avant tout le travail avec les collaborateurs du secrétariat. Leur motivation et leur engagement me donnent des ailes.


VIE MODERNE  JOURNÉE DES ANCIENS

Perspectives encourageantes pour l’an nouveau À l’occasion de la journée des ­anciens, de nombreux fidèles de la cause samaritaine ont été mis au ­courant des derniers développements à l’ASS. Une soixantaine d’invités, dont d’anciens présidents cantonaux, des membres d’honneur et des retraités du secrétariat, se sont rencontrés le 6 décembre à l’occasion de la journée des anciens au théâtre municipal d’Olten. La présidente centrale, Ingrid Oehen, et le directeur de l’ASS, Peter Lack, ont fait le point concernant la situation actuelle de l’ASS et ont décrit l’avancement des travaux portant sur la stratégie pour l’avenir. La présidente centrale a captivé l’auditoire en donnant un aperçu de ses activités depuis sa prise de fonction en juin dernier et elle s’est montrée confiante quant à la capacité de venir à bout des défis actuels. La présidente centrale Ingrid Oehen et le ­ irecteur Peter Lack se sont réjouis du grand d nombre de personnes présentes lors de la ­journée des anciens.

Les jeunes samaritains aussi ont le feu sacré, c’est ce qu’a démontré Roger Hayoz en présentant le premier congrès de la jeunesse qui s’est tenu en septembre dernier. « La jeunesse est consciente que l’ASS leur offre quelque chose de spécial », a-t-il expliqué. Cependant, de nombreux membres souhaitent un meilleur maillage et une présence accrue des activités des samaritains. Une conférence abordant les résultats du congrès organisée cette année doit permettre de nouveaux développements dans le domaine des activités avec la jeunesse.

Nouveautés du service des ventes Intermède musical par le duo Stellamar.

Roland Rölli a relaté les activités du service des ventes.

Roland Rölli, responsable du service des ventes, a présenté les dernières nouveautés figurant dans l’assortiment de l’ASS et a donné des informations au sujet de la nouvelle collaboration avec la Suva. À partir du 1er janvier 2019, la boutique de la Suva pour le matériel de premiers secours sera gérée conjointement par l’ASS et Tinovamed GmbH. Il s’agit d’un partenariat qui offre des perspectives prometteuses pour toutes les parties. Les premières commandes ont déjà été livrées au mois de janvier. Un intermède musical par le duo Stellamar a fait la transition vers la partie conviviale de la rencontre. Pendant l’apéritif et le repas, les échanges de souvenirs et d’anecdotes sont allés bon train. Et c’est muni d’un sac de Saint-Nicolas et de l’invitation pour la prochaine journée des anciens – elle aura lieu le 12 décembre 2019 – que les invités ont repris la route pour rentrer chez eux. (cze|cli) nous, samaritains 1/2019   15


LES PARTENAIRES ONT LA PAROLE

PRENONS SOIN DE LA SOLIDARITÉ

Transfusion CRS Suisse a célébré en 2018 son trentième anniversaire, notamment avec un lâcher de ballons à Berne.

L’année 2018 a été marquée par deux événements majeurs : le trentième anniversaire du Registre suisse des donneurs de cellules souches du sang ainsi que le départ du directeur de longue date de Transfusion CRS Suisse, Rudolf Schwabe. Son successeur, Bernhard Wegmüller, est également très attaché à la solidarité : « Elle est exemplaire dans notre pays et il faut en prendre soin. » 2018 aura été une année particulière pour Transfusion CRS Suisse. Après deux décennies à la tête de l’organisation, son directeur, Rudolf Schwabe, a pris sa retraite.

Tâches de Transfusion CRS Suisse Transfusion CRS Suisse remplit deux missions essentielles. Conjointement avec les services régionaux de transfusion sanguine, l’organisation assure l’approvisionnement des hôpitaux en préparations sanguines. Dans le secteur Swiss Blood Stem Cells (SBSC), soit le don de cellules souches du sang, elle gère le Registre suisse des donneurs de cellules souches du sang,

COURSE CONTRE LA LEUCÉMIE

recrute et transmet les donneurs de cellules souches du sang de Suisse pour des patients de Suisse et de l’étranger. Pour les personnes souffrant de leucémie ou d’une autre maladie sanguine potentiellement mortelle, la transplantation de cellules souches du sang représente souvent la seule chance de guérison. Ce sont surtout ces dernières années que le Registre suisse des donneurs de cellules souches du sang, dont le siège est à Berne, a connu une croissance fulgurante. Fondé en 1988, il affichait à la fin 2018 quelque 130 000 donneuses et donneurs inscrits, dont 14 500 s’étaient enregistrés en 2018. Avec chaque nouveau membre s’élève la chance de pouvoir aider une patiente ou un patient. Le défi pour le secteur de la transfusion sanguine est de garantir en tout temps l’approvisionnement du pays en sang – sans gaspiller de précieuses conserves de sang. Grâce à la longue expérience des onze services régionaux de transfusion sanguine, l’approvisionnement de la Suisse en sang se déroule sans anicroche.

Solidarité exemplaire Une « course contre la leucémie » aura lieu le 4 mai 2019 à Berne et le 18 mai 2019 à Bâle. Ces courses sont organisées depuis 2016 par l’organisation estudiantine Marrow dans le but de collecter des fonds pour l’extension du Registre suisse des donneurs de cellules souches du sang. Les recettes sont intégralement affectées au recrutement et à l’enregistrement de nouveaux donneurs et donneuses de cellules souches du sang. Vous aimeriez y participer ? Voici où trouver de plus amples informations : www.lauf-gegen-leukaemie.ch. 16   nous, samaritains 1/2019

Fort heureusement, nombre de Suisses considèrent comme une évidence le fait de se rendre régulièrement au don de sang. Ils savent où et quand donner leur sang grâce au travail d’information fourni par les services régionaux de transfusion sanguine. Et la collaboration des sections de samaritains rend possibles ces collectes de sang. Bernhard Wegmüller, le nouveau directeur de Transfusion CRS Suisse, salue le dévouement de la population suisse :


La section des samaritains de Courtion lors de la Journée d’action 2018 – l’une des quarante-six sections qui s’y sont investies.

« La solidarité dans notre pays est exemplaire. L’entraide et le don font appel au volontariat et la solidarité est immense. Il faut prendre soin de cette solidarité. » La solidarité ne s’adresse pas qu’aux patientes et patients, qui ont besoin du don vital d’un donneur de sang ou de cellules souches du sang, mais aussi à Transfusion CRS Suisse, qui bénéficie de l’appui précieux des samaritaines et samaritains. Il n’est qu’à voir la « journée d’action » (voir encadré), qui ne serait jamais couronnée du succès qui est le sien sans l’intervention des sections de samaritains. Transfusion CRS Suisse exprime sa plus profonde gratitude aux samaritaines et samaritains pour ce volontariat et pour toute l’aide apportée tout au long de l’année.

Passage de relais : après deux décennies à la tête de Transfusion CRS Suisse, Rudolf Schwabe (à g.) est parti à la retraite. Bernhard Wegmüller a pris sa succession.

LE DON DE CELLULES SOUCHES DU SANG Toutes les informations requises pour en apprendre davantage sur le don de cellules souches du sang ou s’inscrire au registre des donneurs de cellules souches du sang figurent sur le site : www.sbsc.ch. L’enregistrement se fait facilement en ligne sur : www.sbsc.ch/enregistrement.

JOURNÉE D’ACTION : 21 SEPTEMBRE 2019 Le samedi 21 septembre se déroulera la sixième édition de la « journée d’action » nationale visant à mieux faire connaître le don de cellules souches du sang. Le soutien des sections de samaritains nous est d’une aide précieuse et indispensable à cette occasion. Lors de la Journée d’action 2018, quarante-six sections de toute la Suisse s’y étaient associées. D’autres groupes se sont engagés en faveur du don de cellules souches du sang dans les semaines précédant et suivant la journée. Nous espérons pouvoir bénéficier du même engagement cette année encore. Lors de la Journée d’action, consacrez deux ou trois heures de temps avec des collègues pour sensibiliser, à l’endroit de votre choix, la population au don de cellules souches du sang. Nous vous fournissons gratuitement le matériel d’information nécessaire, tels des dépliants, des affiches et de petits cadeaux à distribuer. Vous trouverez toutes les informations et le formulaire d’inscription sur : www.ensemble-contre-la-leucemie.ch. nous, samaritains 1/2019   17


EN SAVOIR PLUS  PREMIERS SECOURS CHEZ LES ENFANTS

Les enfants ne sont pas des adultes miniatures Une situation d’urgence est une charge particulièrement lourde pour les enfants. Non seulement ils sont plus vulnérables physiquement, mais ils se trouvent aussi dans une situation exceptionnelle sur le plan psychologique. Voici ce à quoi les secouristes doivent veiller. TEXTE : Christoph Zehnder Les situations d’urgence avec des enfants sont un défi particulier pour toutes les personnes impliquées, tant pour les enfants que pour les proches et les secouristes. Les enfants ne sont pas différents des adultes uniquement sur le plan physique, leurs réactions sont souvent également tout autres. Une situation d’urgence est une charge psychologique encore plus lourde pour un enfant car celui-ci ne dispose encore d’aucune stratégie pour y faire face. Il vit cette situation autrement qu’une personne adulte. Car justement, les enfants ne sont pas tout simplement des adultes miniatures, et ceci vaut à la fois pour leur corps et pour leur psychisme.

• « Permettez-lui d’endosser un rôle actif. »

•

Les premiers secours psychologiques sont un thème à part entière. Beaucoup de choses ont été faites dans ce domaine ces dernières années. Mais la recherche se concentre généralement sur l’encadrement des adultes, et il existe peu de littérature spécialisée sur les premiers secours psychologiques chez les enfants. Pourtant, entre-temps, des études intéressantes ont également été réalisées ici, et des approches pour des concepts uniformes ont été créées. Ces concepts sont censés aider les personnes auxiliaires (professionnels et non-professionnels) à gérer les enfants dans une situation d’urgence, et montrer des stratégies visant à réduire la charge psychique pour l’enfant. Ils doivent débarrasser l’enfant concerné de son angoisse, et 18   nous, samaritains 1/2019

rendre les mesures de premiers secours aussi agréables que possible. Nous avons réuni ici quelques conseils : •• Établir le contact : s’approcher de l’enfant avec précaution et se mettre à son niveau physiquement parlant. Se présenter par son prénom et demander à l’enfant comment il s’appelle. En présence de plusieurs auxiliaires, une seule personne doit établir le contact. Si vous portez une veste réfléchissante, retirez-la éventuellement. N’établissez un contact physique qu’après avoir instauré une certaine confiance, idéalement avec l’aide d’une personne de référence. •• Détourner l’attention : une histoire ou une chanson peuvent aider l’enfant à penser à autre chose. Les douleurs deviennent ainsi plus supportables. Cependant, il ne faut pas abreuver l’enfant de paroles. Une idée serait d’utiliser son propre matériel d’intervention, par exemple gonfler un gant. Mais attention : la distraction n’est pas une panacée. •• Expliquer la situation : l’ignorance conduit à l’insécurité et à l’angoisse. Dites à l’enfant ce que vous faites et ce qui va se passer ensuite. Répondez à ses questions le plus franchement possible. Ne lui mentez pas avec des phrases comme « cela ne fait pas mal du tout ». •• Faire venir d’autres personnes : la présence de personnes proches (parents, grands-parents, frères et sœurs, etc.) accroît la confiance. Le contact physique avec des personnes de référence a des effets apaisants. Si toutefois la personne de


Les enfants vivent une situation d’urgence autrement que les adultes. (Photo : Shutterstock)

confiance est elle-même très agitée, il peut être préférable de créer un peu de distance. •• L aisser la liberté de choix : éviter la contrainte et la pression. Ne pas retenir l’enfant si rien n’y oblige. Permettez-lui d’endosser un rôle actif dans ce qui se passe, par exemple en l’autorisant à tenir lui-même le coussinet appliqué sur sa plaie. Félicitez l’enfant pour ses gestes utiles. •• Garder son calme : même si l’enfant pleure ou crie, vous devez essayer de rester calme tout en prêtant attention à votre langage (corporel). Affolement et stress peuvent se répercuter sur l’enfant (et sur les parents). Les enfants perçoivent très précisément les signaux verbaux et non verbaux. •• Lui procurer sa peluche préférée : presque tous les enfants ont une peluche préférée. Si celle-ci n’est pas disponible, trouvez une peluche de rechange. Apportez éventuellement une propre peluche lorsque vous prenez part à un service médicosanitaire sur une manifestation accueillant beaucoup d’enfants.

•• Prendre l’enfant au sérieux : ne pas minimiser et ne pas utiliser un « langage bébé ». L’enfant doit remarquer que vous prenez sa situation au sérieux et que vous souhaitez l’aider. Ce guide reste volontairement très général et n’obéit pas non plus forcément à une certaine chronologie. En fonction de la situation, de l’âge et du niveau de développement de l’enfant, les différents points ne sont pas considérés de la même manière. L’important est de procéder avec sensibilité. Ne pas oublier non plus que tous les enfants impliqués dans une situation d’urgence ont besoin de soutien. Même s’ils sont indemnes physiquement. Une situation d’urgence exige fondamentalement beaucoup d’empathie de la part des secouristes. Ceci est particulièrement vrai lorsque des enfants sont impliqués. Une urgence médicale avec des enfants peut également être très lourde pour les personnes auxiliaires. C’est pourquoi il faut être conscient que même le meilleur encadrement ne peut empêcher totalement la charge psychique pour l’enfant, mais seulement la réduire.

Source Harald Karutz, Psychische Erste Hilfe bei ­Kindern nous, samaritains 1/2019   19


«ET SOUDAIN, MON CÔTÉ GAUCHE ÉTAIT COMME PARALYSÉ.» Ecoutez l’histoire de Manuel Höchli, 11 ans. monsauvetage.ch/manuel

Devenez donatrice ou donateur.


LES PARTENAIRES ONT LA PAROLE

NOUVEAUTÉS POUR L’APPLICATION DE LA REGA Près de huit ans après son lancement, l’application de la Rega a subi une importante mise à jour et propose de nouvelles fonctions, dont certaines sont exclusivement réservées aux donatrices et aux donateurs. TEXTE et PHOTO : Rega Depuis 2011, l’application Rega pour les appels d’urgence a été téléchargée plus de 1,3 million de fois et a fait ses preuves dans le cadre d’innombrables interventions. Il suffit d’un glissement de doigt pour alerter la centrale, les données de localisation étant transmises automatiquement. Cela permet de gagner un précieux temps en cas d’urgence. Les données personnelles enregistrées dans l’application sont transmises en même temps que les coordonnées et une liaison téléphonique est établie avec la centrale d’intervention. Après s’être entretenue avec la personne qui appelle, la garde aérienne lance les mesures de sauvetage. Aujourd’hui, la Rega a choisi d’enrichir son application d'urgences en y ajoutant des fonctions pouvant faciliter les opérations de recherche ou de secours.

Nouvelles fonctions complémentaires Certaines nouvelles fonctions sont exclusivement réservées aux donatrices et aux donateurs de la Rega. Il s’agit d’un bonus qui peut être considéré comme un remerciement pour leur soutien. Afin d’en profiter, il suffit de s’enregistrer dans l’application avec son numéro de donateur personnel et son code postal. Une des fonctions supplémentaires est « Partager position avec contacts ». Il est désormais possible de partager sa localisation avec des amis ou des proches sélectionnés. Ainsi, ils peuvent suivre en tout temps où nous nous trouvons, par exemple pendant une randonnée. La fonction « Surveiller l’activité » est un autre supplément à l’intention des donateurs. Elle permet de donner régulièrement un signe de vie, par exemple lorsque l’on se déplace en solitaire.

Vidéo explicative Le site web www.app.rega.ch fournit toutes les informations utiles et comporte un lien vers la vidéo explicative qui développe de façon distrayante les nouvelles fonctionnalités de l’application.

Partager sa position avec la Rega et cartes topographiques Outre alerter la centrale d’intervention et le test de l’alarme, les utilisateurs peuvent désormais partager leurs données de localisation avec la Rega. Cela signifie que si un utilisateur active la fonction « Partager position avec la Rega » au début d’une course ou d’une randonnée, sa position sera régulièrement transmise à la centrale d’intervention, même quand l’application est à l’arrière-plan. L’intérêt est que si la personne se perd, les secouristes pourront se référer aux dernières coordonnées transmises, ce qui facilite la recherche. La Rega n’utilise ces données qu’en cas de nécessité et ne les conserve pas. Avec la mise à jour, tous les utilisateurs bénéficient en outre des données cartographiques de Swisstopo : cartes d’été, cartes d’hiver et en 3D. Des extraits de cartes peuvent également être téléchargés sur l’appareil afin d’être disponibles même en l’absence de réseau.

Systèmes d’exploitation requis : Android 6.0 et iOS 10.3 ou plus récent


SECTIONS ET ASSOCIATIONS

Les aveugles aussi peuvent sauver une vie Première suisse au Tessin : en décembre dernier, la section de samaritains de Comano a organisé avec succès un cours BLS-AED-SRC pour six sportifs non voyants. Le tout grâce à l’enthousiasme et la participation de l’association des aveugles et des personnes malvoyantes de Suisse italienne.

TEXTE : Mara Zanetti Maestrani |cli Le patient est à terre, à deux heures. Le secouriste s’en approche avec précaution et s’agenouille à ses côtés. Il le touche et remonte le long de son corps, tout en lui parlant. La victime ne répond pas. Les mains du secouriste atteignent le visage et « l’inspectent » délicatement mais avec fermeté. La tête du secouriste s’abaisse sur le visage de la personne inconsciente : « Elle ne respire pas, il faut initier le massage cardiaque ! »

Cette scène, nous l’avons vécue le 1er décembre dernier à Comano, dans une salle de l’école élémentaire de Tavesio. Hôtes de la dynamique section de samaritains de Comano, nous avions été invités à assister à un cours BLS-AED-SRC destiné à des sportifs aveugles ou malvoyants. Il s’agit sans doute d’une première suisse, car à

Situation inédite pour la monitrice, ce n’est qu’en donnant des instructions verbales et en guidant les mains des participants qu’elle peut leur montrer la technique de réanimation.

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notre connaissance, jamais auparavant des samaritains (ou une autre organisation de sauvetage) n’ont organisé un cours spécialement destiné à des personnes handicapées de la vue. L’idée a germé dans les esprits féconds d’Ornella Fransioli Taddei, responsable des cours et membre du comité et Luigi Bernardoni, président.

•

« Enseigner par la parole et le toucher. »

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Préparatifs importants « Pour nous, enseigner la réanimation cardiopulmonaire à des personnes aveugles et malvoyantes était un vrai défi », explique Ornella, « mais nous l’avons fait et nous en sommes fiers et heureux. Le cours a été apprécié par les six participants, dont deux sont complètement aveugles et quatre fortement handicapés de la vue. Bien sûr, s’il y a une seconde édition, il faudra apporter des corrections. »

AU SERVICE DES MALVOYANTS L’UNITAS est la section de Suisse italienne de la Fédération suisse des aveugles et malvoyants FSA (www.sbvfsa.ch). Pour répondre aux besoins de plus d’un millier de sociétaire et usagers aveugles et malvoyants qui résident au sud des Alpes, les collaborateurs permanents de l’UNITAS se partagent une septantaine d’équivalent plein temps et l’organisation peut compter sur environ 400 volontaires. Ces derniers s’engagent comme lecteurs, animateurs, accompagnateurs, guides sportifs ou chauffeurs pour le transport de personnes. L’UNITAS entretient des rapports étroits avec les autres organisations suisses actives dans le domaine du handicap visuel. Plus particulièrement au Tessin, elle œuvre de conserve avec la Société tessinoise pour l’assistance des aveugles qui a son siège à Lugano. Elle diffuse des informations à l’intention de ses sociétaires à l’aide de méthodes appropriées pour les personnes non voyantes et malvoyantes. Elle publie un trimestriel audio L’Arcobaleno (arc-en-ciel), une revue bimestrielle en format papier et électronique InfoUnitas, et gère le système d’information téléphonique VoiceNet de même qu’un site internet régulièrement mis à jour. Sous l’égide de l’organisation, certains groupes se consacrent à des activités particulières. Le groupe tessinois de sportifs aveugles et malvoyants (www.gtsc.ch) promeut par exemple des activités physiques tandis que le groupe Santa Lucia se consacre à des thèmes spirituels.

Le participant détecte avec sa main si le patient respire.

Le projet a pu être concrétisé grâce au contact d’Ornella avec Giulio Clerici, moniteur du groupe de sport de l’Association des aveugles et malvoyants de Suisse italienne (UNITAS). Présent aujourd’hui, il avait lui-même suivi un cours BLS-AEDSRC donné par la section. Ornella lui avait parlé de la possibilité d’organiser une formation spéciale pour non-voyants et Giulio s’est tout de suite montré enthousiaste. C’est ainsi que, depuis le printemps dernier, la section s’est préparée et a rassemblé les documents et le matériel nécessaire, sachant que tout les supports projetés ou imagés utilisés dans un cours conventionnel devraient être traduits en paroles. Vittoria Viganò (chercheuse dans le domaine médical), Laura Rigamonti (de la section de Campione d’Italia) et Carlo Capellini (de la section de Castagnola-Cassarate et étudiant en médecine), tous moniteurs, ont joint leurs forces et se sont attelés avec beaucoup de zèle à la transcription d’une partie des documents. Si le cours s’est bien passé, c’est aussi dû au fait que les supports ont été envoyés très à l’avance aux six participants qui, ainsi, ont eu le temps d’écouter - grâce à leurs ordinateurs spéciaux qui transposent l’écrit en message audio - la partie théorique. nous, samaritains 1/2019   23


SECTIONS ET ASSOCIATIONS

Sauver quelqu'un ne dépend pas de la vue Et qu’en pensent les participants ? Marco Lavizzari, sportif passionné, a perdu la vue à l’âge de quarante ans. « Je suis très heureux d’être ici », nous confiet-il entre deux exercices, « connaître le BLS est un investissement essentiel qui s’adresse à tous, y compris les personnes handicapées. Maîtriser les gestes du BLS et être en mesure de porter secours en attendant l’arrivée des professionnels est très important et ne dépend ni de l’âge, ni du sexe, ni de la couleur ou de la religion. Nous aussi pouvons sauver une vie.

Marco Lavizzari, sportif non voyant, s'entraîne à la respiration artificielle avec un mannequin pendant la partie pratique du cours.

Être aveugle signifie simplement être privé de la vue, ce que les autres sens cherchent à compenser, par exemple ici l’ouïe et le toucher. » Le cours a largement démontré que la cécité ne constitue pas un obstacle insurmontable pour apprendre les gestes qui sauvent. Qu’il s’agisse du mannequin ou du défibrillateur, il suffit d’apprendre pas à pas les procédures à mettre en pratique. « Et grâce aux moniteurs de la section que je tiens à remercier vivement - l’approche s’est faite en douceur et sans complications.

Au nom de l’esprit samaritain Ont assisté à la journée à titre d’hôtes des représentants des communes de la région, parmi lesquels le syndic de Comano Alex Farinelli, le municipal de Vezia Marco Zanetti, le syndic de Capriasca Andrea Pellegrinelli et la municipale de Ponte Capriasca Ileana Pedrazzini. Tiziana Zamperini, présidente, et Dario Benedetti, membre du comité, représentaient l’Association des sections de samaritains du Tessin et du Moesano (ASSTM), et Reanto Participants, moniteurs et invités posent pour la photo souvenir.

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Lampert, vice-président de l’Alliance des samaritains avait également fait le déplacement. Bien sûr, le directeur de l’UNITAS, Paolo Lamberti et son président Mario Vicari étaient également de la partie. « Nous l’avons fait ! Cela a été une journée très particulière, riche en émotions et placée sous le sceau de la solidarité et de l’humanité. Nous espérons sincèrement qu’il ne s’agira pas d’une initiative isolée », nous a confié Ornella, rayonnante et émue au terme de cette manifestation aux exigences particulières. « Je remercie du fond du cœur toutes les personnes qui ont permis la réalisation de cette formation. Dans notre section, nous pensons que ce cours est une opportunité pour toutes les sections. Il s’agit d’un message riche de sens et une autre manière d’être samaritain, en dehors des sentiers battus. Plus grand sera l’écho de cette initiative, meilleur sera le résultat en faveur des personnes qui ont perdu la vue et ont moins de chance que nous. »


hend den GRI-Leitlinien sukzessiv

e auszuweiten. VIE MODERNE

es Nachhaltigkeitsberichts ist auf

Prime de CHF 1000.– pour placer un conteneur

sehbar. Auf Wunsch können auch

gefordert werden:

TEXAID, entreprise active dans le recyclage textile et l’Alliance suisse des samaritains ASS reconduisent leur partenariat cette année.

Prime unique L’ASS et TEXAID ont convenu de poursuivre la promotion encourageant la recherche d’emplacements pour conteneurs. Les sections qui parviennent à en placer un en un lieu dûment autorisé reçoivent une prime unique de CHF 1000.–. En outre, TEXAID s’acquitte chaque année de 15 centimes par kilo de textiles récoltés dans ce conteur. Cela représente un apport régulier pour

la caisse de la section tant que le conteneur reste en place. Le logo des samaritains est en outre apposé bien en vue, afin que la population sache qu’ils sont bénéficiaires.

Comment procéder Annoncez des emplacements potentiels à TEXAID. Le responsable régional vérifiera si l’endroit est approprié. Dans l’affirmative, TEXAID se chargera des démarches et de la logistique (autorisations, placement du conteneur, vidange). Pour obtenir l’autorisation de la commune/municipalité, TEXAID a besoin du soutien des samaritains.

Pour contacter TEXAID TEXAID Textilverwertungs-AG Militärstrasse 1 6467 Schattdorf

Peter Kost téléphone portable +41 76 556 00 23 centrale +41 874 54 00, courriel p.kost@texaid.ch

TESSIN, PREMIERS MONITEURS JEUNESSE Au mois de novembre, des Tessinois ont suivi une formation pour encadrer les groupes de jeunes samaritains. Sept participants âgés entre 15 et 26 ans ont suivi le module 2 dans les locaux de l’Ostello Cappuccini à Faido, où l’équipe était également hébergée. Après trois jours intensifs à démêler la méthodologie et la didactique dans une ambiance très détendue, le Tessin dispose de ses premiers moniteurs jeunesse ASS. Un grand merci aux formatrices OC Elisa Zacchetti et Beatrice Luiselli et à Roberta Zarro qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour la réussite de cette formation. (CSE/cli/ASS)

Désormais, le Tessin aussi dispose de moniteurs jeunesse qui ont su allier formation et bonne humeur.

nous, samaritains 1/2019   25


SECTIONS ET ASSOCIATIONS

UN RÉSEAU D’INTER­ VENANTS DE PREMIERS RECOURS EN VALAIS Lors d’un arrêt cardio-respiratoire, le temps est l’ennemi numéro un puisqu’avec chaque minute qui passe, les chances de survie s’amenuisent. Les samaritains le savent bien. Fort de ce constat, le Département de la santé, des affaires sociales et de la culture de l’État du Valais a donné son accord à un projet de prise en charge spécifique en début d’année passée. TEXTE : Chantal Lienert La tendance de fond semble inéluctable, progressivement, de plus en plus de cantons cherchent à se doter de réseaux de non-professionnels, capables d’intervenir rapidement en cas d’arrêt cardio-respiratoire. En mars 2017, lors de l’assemblée générale des samaritains du Valais romand, Alain Rittiner, responsable du secteur des événements majeurs à l’Organisation cantonale valaisanne des secours (OCVS) avait laissé entendre que le Valais

SAUVER TRENTE À QUARANTE VIES CHAQUE ANNÉE Actuellement, le Valais recense environ trois 350 cas d’arrêts cardio-respiratoires par an qui font l’objet de 150 interventions pré-hospitalières. Pour le moment, le nombre de défibrillateurs plus ou moins accessibles au public sur le territoire cantonal est de 300, soit 0,9 pour mille habitants alors qu’au Tessin, canton pionnier qui dispose de dix ans de recul, la proportion est de 2,7 pour mille habitants. Le but déclaré de cœur wallis est de sauver annuellement entre trente et quarante vies dans le canton. Pour y parvenir, l’association veut non seulement densifier la couverture du parc de défibrillateurs, mais également renforcer le réseau de public responders, qui, au nombre de 700 en ce début d’année devraient passer rapidement à plus de 2000. Pour en savoir plus : coeurwallis.ch, www.ocvs.ch, www.sama-valais.ch, www.samariter-osv.ch 26   nous, samaritains 1/2019

s’apprêtait à suivre l’exemple du Tessin qui connaît un grand succès avec la fondation Ticino Cuore (voir nous, samaritains 3/2018). Trois éléments sont nécessaires pour la mise sur pied d’un réseau de premiers intervenants efficace : un nombre suffisant de personnes qualifiées pour intervenir, une bonne répartition territoriale de défibrillateurs publiquement accessibles et un système de communication et de gestion des interventions convivial et performant. Au printemps 2018, l’association cœur wallis - canton bilingue oblige - a été créée dans ce dessein avec le soutien de l’État du Valais. Elle a pour objectif de lever les fonds afin d’acquérir les défibrillateurs nécessaires à la couverture de l’ensemble du territoire cantonal ainsi que de diffuser l’information en vue de la mise en place d’un vaste réseau de bénévoles aptes à commencer dans les meilleurs délais les mesures de réanimation de base, où que ce soit entre Saint-Gingolph et Oberwald, entre Saas-Fee et Ovronnaz ou entre Bourg-Saint-Pierre et Aminona. Étant donné la topographie du canton et selon les conditions météorologiques, l’attente jusqu’à l’arrivée des secours professionnels peut parfois se prolonger pendant de longues minutes.

Premiers défibrillateurs en « libre-service » Le 18 décembre dernier, l’association annonçait avoir remis cent quinze défibrillateurs automatiques externes (DAE/AED) à quelque trente-cinq communes valaisannes qui s’engagent à les rendre accessibles à la population 24 heures sur 24. Une deuxième distribution doit avoir lieu ce mois de janvier et à terme, coeur wallis se fait fort de trouver les fonds qui permettront l’installation de huit cents à mille défibrillateurs librement accessibles sur le territoire cantonal d’ici à 2021. Baptisés public responders*, les volontaires appelés à initier les mesures de réanimation de base doivent avoir 18 ans révolus, disposer d’un certificat BLSAED valide, résider en Suisse, être en possession d’un smartphone et souscrire à la charte déonto-


La carte interactive publiée sur le site web de l’association cœur wallis détaille le réseau de défibrillateurs disponibles sur le territoire du canton.

logique de cœur wallis. La gestion opérationnelle du réseau est du ressort de l’OCVS et de la centrale d’intervention 144. La formation initiale des public responders est à leur charge, mais l’OCVS finance les cours de répétition, obligatoires tous les deux ans, et met à leur disposition des gants de protection, un masque, une paire de ciseaux ainsi qu’un brassard pour l’intervention. Leur formation continue est d’ailleurs assurée par les samaritains dont les associations du Valais romand (ASSVR) et du Haut-Valais (OSV) sont liées par une convention avec l’OCVS.

Application suisse

ders, a été développée en Suisse. En fonction des inscriptions des volontaires dans les différentes régions, ces derniers reçoivent ou non l’alarme concernant un patient en arrêt cardio-respiratoire. Au travers de l’application, ils obtiennent toutes les informations nécessaires au guidage vers la personne en détresse ainsi que la position des défibrillateurs les plus proches. Facile à utiliser et ayant fait ses preuves, l’application est compatible avec les systèmes d’exploitation iOS et Android. À noter que le public responder peu à tout moment désactiver l’application quand il ne souhaite pas être dérangé.

L’application Momentum, qui permet de gérer les urgences et de communiquer avec les public respon-

* À ne pas confondre avec les first responders mis en place par l’OCVS il y a de nombreuses années. Outre les mesures immédiates pour sauver la vie, ces derniers assument encore d’autres tâches tels que le guidage de l’hélicoptère ou l’assistance des ambulanciers (voir nous, samaritains 3/2014). L’OCVS peut compter sur deux cent cinquante first responders en Valais. nous, samaritains 1/2019   27


SECTIONS ET ASSOCIATIONS

CONFÉRENCE D’AUTOMNE DES ­SAMARITAINS GRISONS THUSIS Une cinquantaine de samaritaines et de samaritains représentant vingt-sept sections se sont rendus à la conférence d’automne des samaritains grisons à Thusis. La présidente cantonale Barbla Truog a spécialement relevé la présence de Mathias Egger, vice-président de l’Alliance suisse des samaritains. Faut-il une Alliance des samaritains ? Pour répondre à cette question, Monica Thöny, instructrice, dresse la liste des prestations proposées par l’ASS disponibles au quotidien : des renseignements de toute nature, des pages internet uniformisées à l’échelle nationale, du matériel publicitaire, des collectes de sang, une boîte à outils, un service des ventes prodiguant conseils et entretien, des formations, des supports de cours, des certifications, un périodique, etc. Une discussion nourrie s’en suit. Mais à la fin, l’opinion selon laquelle on ne souhaite pas devoir renoncer à tous ces services de l’ASS est largement dominante. La présidente cantonale Barbla Truog informe qu’à la dernière conférence des présidents du 17 novembre 2018, un financement intermédiaire linéaire pour une année a été largement approuvé lors d’un vote consultatif. Linéaire et solidaire signifie que le montant à verser sera le même pour toutes les sections de samaritains. Pour l’association grisonne, le comité souhaite que les sections soient exemptées de charges supplémentaires. Les délégués des sections devront toutefois encore donner leur accord à la prochaine AD du 4 mai 2019 à Maienfeld. De même, le financement fera aussi l’objet d’un vote lors de l’Assemblée nationale des délégués le 22 juin à Locarno. L’association cantonale gri-

sonne y sera représentée avec quatorze voix. L’approbation de ce financement intermédiaire sera considérée comme une marque de confiance accordée à l’ASS par les sections et sera perçue comme un signal positif par les organisations partenaires de l’ASS. Barbla Truog a proposé d’élire Diego Deplazes comme membre supplémentaire au comité cantonal. Le vote aura lieu lors de l’AD à Maienfeld. Diego Deplazes vit à Rabius et est responsable d’un centre de santé à Disentis/Mustér. Il représente l’arrondissement de Disentis au Grand conseil (législatif) grison. (Texte et photo : Ernst Geiger)

Au centre de protection civile Pantun, les samaritaines et les samaritains servent du café, des croissants, des gâteaux maison et des boissons aux personnes présentes.

VISITE DE « BUDDHA » CHEZ LES HELPS MUOLEN Le 27 octobre, le groupe de jeunes samaritains de Muolen (SG) a reçu Martina et Brigitte de Redog. Les jeunes secouristes ont appris quels moyens auxiliaires sont nécessaires pour guider un chien sur le terrain. De la laisse jusqu’à la boisson énergisante, tout y était. Le chien de sauvetage « Buddha » était aussi de la partie. Il est spécialement formé pour la recherche de personnes disparues. Quelques membres du groupe se sont prêtés au jeu alors qu’un peu plus tard, une autre équipe est partie à leur recherche. Il n’a pas fallu longtemps à Buddha pour retrouver les jeunes. De retour au local, les participants ont eu droit à une présentation sur Redog avec des explications sur les diverses spécialisations des chiens. La recherche de victimes dans des décombres a été expliquée en détail. Des équipes de Redog sont intervenues à Bondo (GR) après l’éboulement de 2017 et y ont fait du bon travail. (Fabio Schoch) 28   nous, samaritains 1/2019


LES SAMARITAINS S’EXPOSENT COIRE À première vue, un stand des samaritains grisons lors d’une foire professionnelle peut surprendre. Cependant, en y regardant de plus près, l’association cantonale grisonne et la section de Coire ont fait d’une pierre deux coups. Ils ont assumé le service médico-sanitaire pendant les cinq jours d’exposition et pu expliquer sur un stand attractif le sens du secourisme et du mouvement samaritain à de nombreux jeunes. C’est avec beaucoup d’intérêt que ces derniers ont suivi les démonstrations de réanimation cardiopulmonaire et l’utilisation du défibrillateur. Ils s’y

sont bien sûr aussi essayés euxmêmes. De nombreux visiteurs connaissaient les samaritains pour les avoir rencontrés lors d’autres expositions, mais également dans le cadre de manifestations sportives, de concerts, de festivals open-air ou de fêtes de village à l’occasion desquels ils assumaient le service médico-sanitaire. Les cours et l’e-learning n’étaient pas non plus inconnus. Avec le stand, les jeunes gens ont pu expérimenter de façon pratique les premiers secours. (Ernst Geiger)

A-B-C-D-E ET AUTRES ­ALGORITHMES

PAYS DE GLARIS Il y a peu, les formateurs de l’association des samaritains glaronnais se sont familiarisés avec l’A-B-C-D-E et d’autres séquences verbales peu familières. Il ne s’agit bien sûr pas de répéter l’alphabet, mais d’une séquence algorithmique pour l’appréciation de l’état d’un patient qui est appliquée depuis un certain temps par les sauveteurs professionnels. Ce schéma parmi d’autres a été expliqué aux moniteurs samaritains et aux moniteurs de cours 2 et mis en œuvre lors de plusieurs études de cas. Mais d’autres sujets relatifs aux premiers secours ont également été abordés à l’occasion de la formation continue obligatoire. Avec brio, l’équipe responsable sous la conduite de Vreni Kubli et d’Armin Vetter a rafraîchi les connaissances des participants dans le domaine des brûlures, des intoxications et d’autres situations particulières. Le feed-back a montré que si les algorithmes d’évaluation sont utiles, ils méritent d’être consolidés par la pratique. Mais la motivation pour les introduire et les utiliser au sein des sections est bien présente. Les instructeurs Vreni Kubli, Erwin Zollet, Melanie et Armin Vetter ont réussi à proposer une formation continue intéressante et distrayante. En outre, elle permet aux samaritains de parler le même langage que leurs partenaires chez les ambulanciers. (George Scherer)

Des membres de la section de Coire et de l’association cantonale grisonne ont suscité l’intérêt des jeunes lors d’une exposition professionnelle dans le chef-lieu cantonal.

WEEK-END DE FORMA­ TION EN FORÊT-NOIRE

BIEL-BENKEN Le week-end de formation du groupe de jeunes Biel-Benken (BL) a eu lieu du 31.8 au 2.9.2018 à Wiesental (Forêt-Noire). Dixhuit jeunes gens souhaitaient approfondir leurs connaissances des premiers secours ou simplement s’amuser. Edwin Lüönd s’est chargé de présenter les sujets tirés du cours refresher secouriste niveau 2. Il était secondé par le membre actif Dana Heim et le président et moniteur de cours de Ziefen, Reto Schmid. Ce qui ne devait bien sûr pas manquer est le maquillage réaliste des plaies. Malheureusement, la météo a boudé la partie consacrée au sauvetage par les eaux, elle a été remplacée par une sortie sur la piste de luge de Todtnau organisée au pied levé. (Texte : Denise et Edi Lüönd, Photo : Edi Lüond)

VOS COMMUNIQUÉS Adressez le texte et les photos séparément à redaction@samaritains.ch, limitez-vous de préférence à environ 1000 signes. La rédaction se réserve le droit de couper dans les textes ou de ne pas les publier. nous, samaritains 1/2019   29


À VOUS DE JOUER

MOT CACHÉ

SUDOKU Moyen

Solutions en page 47

30   nous, samaritains 1/2019

Difficile


L’ASSOCIATION DES SAMARITAINS DU PAYS DE GLARIS MONTRE L’EXEMPLE La vente de vieux vêtements permet à TEXAID de générer des moyens financiers pour des organisations caritatives. En 2017, les montants versés s’élevaient à près de 7,8 millions de francs. TEXAID souhaite montrer concrètement au public à quoi est consacré l’argent. Depuis quelque temps, TEXAID présente en effet régulièrement des projets sociaux sur son site Web. TEXAID a ainsi écrit à des associations et à des organisations destinataires des montants provenant des collectes de vieux vêtements. Dans sa lettre, TEXAID leur demandait d’indiquer à quels projets et quelles tâches elles consacraient ces moyens financiers. L’association des samaritains du pays de Glaris a saisi cette occasion et montré combien cet apport financier lui était important. Des moyens importants pour l’activité de l’association Dans les cantons de Glaris et de Saint-Gall, plusieurs conteneurs de TEXAID collectent des vieux vêtements au profit de l’association des samaritains du pays de Glaris. Les samaritains du secteur couvert par l’association, c’est-à-dire 13 sections dans le canton de Glaris et trois sections dans le canton de Saint-Gall (Amden, Schänis et Weesen), profitent des revenus de la collecte de vieux vêtements. Ces 16 sections consacrent les moyens financiers à la formation des cadres techniques et aux formations continues de leurs membres. Pour les samaritains, cela est très important car ils peuvent ainsi dispenser avec compétence leur offre de cours comme, par exemple, les cours de premiers secours ou les cours ciblés, et être toujours à jour des connaissances en la matière. Par ailleurs, les montants versés par TEXAID servent aussi à acheter du matériel pour les premier secours et pour les exercices. La jeunesse samaritaine « Help » occupe elle aussi une place importante, raison pour laquelle l’association l’encourage et la soutient financière-

peuvent continuer à apporter leurs services importants

ment.

dans les communes.

Afficher sa présence dans les communes

C’est grâce à de telles actions et aux entretiens personnels

TEXAID publie sous la rubrique « Durabilité sociale » de

avec les représentants des communes que les associations

son site Web un article sur l’association des samaritains du

de samaritains peuvent espérer disposer à l’avenir encore

pays de Glaris. Le public peut ainsi apprendre à quelles fins

de moyens financiers pour leur précieux travail. Ce modèle

concrètes l’association de samaritains consacre les moyens

de rémunération ne peut avoir d’avenir que si les com-

qu’elle reçoit. Et les communes peuvent quant à elles voir

munes reconnaissent la nécessité d’un soutien financier

à quel point le soutien financier est crucial pour les sa-

pour les samaritains.

maritains. De cette manière uniquement, les samaritains

www.texaid.ch

nous, samaritains 1/2019   31


LE SAVIEZ-VOUS ?  GRIPPE ESPAGNOLE

Lutte contre l’épidémie du siècle Il y a cent ans, alors que la grippe espagnole faisait des ­ravages, de nombreux samaritains se sont engagés sans compter. Parmi eux, vingt-six payèrent leur engagement de leur vie. TEXTE : Christoph Zehnder | cli Quand au printemps 1918, la première vague de grippe espagnole fit son apparition, on accorda peu d’importance à la maladie. Le monde était trop préoccupé par la guerre. Ce n’est que vers la fin de l’été, lorsqu’une deuxième vague de la mystérieuse maladie cloua au lit de plus en plus de personnes et commença à faire de nombreuses victimes que les autorités s’emparèrent de la question. Entre 25 et 50 millions de femmes et d’hommes furent victimes du fléau de 1918 à 1920. Selon les chiffres officiels, on en recensa 24’449 en Suisse, mais sans doute que leur

nombre est plus important, car les médecins n’étaient soumis à aucune obligation d’annonce. Au pic de la pandémie, deux personnes sur trois étaient malades. Bien qu’épargné par la guerre, le système de santé publique suisse attint rapidement ses limites. Partout on installait des hôpitaux de fortune et des lazarets. L’armée était particulièrement touchée par la maladie, le virus se propageant à grande vitesse dans les cantonnements. On manqua rapidement de personnel soignant et un appel fut lancé à l’intention des sections de samaritains afin qu’elles prêtent main-forte. En octobre 1918, ce fut même le Conseil fédéral qui s’adressa aux samaritains en les encourageant à donner le meilleur d’eux-mêmes pour lutter contre l’épidémie.

Dans toutes les régions du pays, on installa des hôpitaux de campagne où de nombreux samaritains et de nombreuses samaritaines servirent. (Photo : Archiv für Zeitgeschichte, EPFZ)

32   nous, samaritains 1/2019


LA GRIPPE ESPAGNOLE Soins aux malades et travaux des champs Dans certaines communes, les autorités mobilisèrent directement les volontaires. De nombreuses samaritaines et de nombreux samaritains répondirent à l’appel. Parmi les 334 sections de l’époque, 250 se consacrèrent aux soins aux malades. Plus de la moitié effectuait des soins à domicile à titre bénévole. D’autres donnèrent un coup de main pour mettre en place des hôpitaux de campagne ou y servirent comme personnel auxiliaire. Dans les campagnes, elles donnèrent un coup de main aux paysans pour les travaux des champs, se chargèrent des lessives et organisèrent des collectes de produits alimentaires, de literie, d’argent et de matériel médical pour soigner les malades. On ne dispose pas de chiffres précis concernant l’engagement des samaritains en ces temps tourmentés. Cependant, le rapport de gestion des années 1918/1919 de l’Alliance donne un aperçu du climat de l’époque : « Il y avait des soignantes infatigables qui, jour et nuit, restaient au chevet d’un malade jusqu’à ce qu’elles s’effondrent d’épuisement ou qu’elles soient appelées à assister une autre personne gravement atteinte. »

Soignants victimes du fléau Mais tous les samaritains n’étaient pas prêts à soigner des malades dans un lazaret ou un hôpital. Pour des raisons bien compréhensibles, car ils étaient nombreux à devoir s’occuper de proches alités. En outre, au début de la pandémie, la question de l’indemnisation n’était pas réglée. Peu de personnes pouvaient se permettre d’abandonner leur emploi pendant une période prolongée. Le virus n’épargna d’ailleurs pas les bénévoles. Après avoir fait de nombreuses victimes parmi les professionnels, ce fut aussi le tour des volontaires. « Dans plusieurs sections de

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« Dans plusieurs sections de samaritains, la moitié ou plus de leurs membres étaient cloués au lit avec de la fièvre »

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samaritains, la moitié ou plus de leurs membres étaient cloués au lit avec de la fièvre », relate le rapport de gestion. vingt-six samaritaines et samaritains, jeunes pour la plupart, payèrent leur engagement de leur vie. Après la pandémie, le dévouement des samaritains et des samaritaines pendant la crise fut loué de toute part. Cer-

Entre 1918 et 1920, entre 25 et 50 millions de personnes furent victimes de la grippe espagnole. Le nombre de victimes est supérieur à celui de la Première Guerre mondiale. La maladie se manifesta en trois vagues d’intensité variable. Le fléau toucha surtout des personnes jeunes, âgées entre 20 et 40 ans, ce qui est peu courant pour la grippe. Certains contemporains pensèrent que la maladie avait émergé sur les champs de bataille européens. Aujourd’hui, on pense que l’élément déclencheur est un virus influenza parent de celui de la grippe aviaire. Les personnes contaminées tombaient rapidement malades et souffraient d’accès de fièvre, de frissons, de douleurs articulaires, de toux et d’irritation de la gorge. Contre la pneumonie qui s’ensuivait, il n’y avait guère de remèdes, la pénicilline n’avait pas encore été inventée. La maladie s’est probablement déclarée aux USA et fut importée en Europe par les soldats américains avant de se propager dans les coins les plus reculés de la planète. Le nom de grippe espagnole est dû au fait que c’est dans la presqu’île ibérique, neutre à l’époque, que l’on fit en premier mention de la maladie alors que la presse des pays en guerre était censurée partout. (cze | cli)

taines communes honorèrent leur engagement par des publications commémoratives ou des médailles, d’autres financèrent l’acquisition de matériel d’exercice et d’accessoires de soins. La grippe espagnole eut aussi des conséquences à long terme sur le mouvement samaritain. L’Alliance se mit à promouvoir des cours de soins aux malades, s’employa auprès des autorités pour en faciliter l’accès et exigea une sécurité financière pour les bénévoles malades.

Sources Rapport de gestion 1918/1919, Wikipédia, publication éditée à l’occasion des 75 ans de l’Alliance suisse des samaritains nous, samaritains 1/2019   33


DE NOTRE CATALOGUE

RABAIS SUR MIRADENT SOS DENTOBOX

Transporter une dent en toute sécurité Il est difficile de se protéger contre un accident dentaire. La boîte Miradent SOS Dentobox a été spécialement conçue pour le transport de dents et de fragments de dents tombés accidentellement : • contient une solution nutritive garantissant la conservation des tissus dentaires et optimisant les chances de réimplantation • permet la conservation de la dent ou de fragments de dent pendant 48 heures • conditions de transport sûres jusque chez le dentiste

Article 2489 CHF 35.– CHF 29.- y compris TVA En promotion jusqu’au 30.4.2019

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QUE FAIRE EN CAS D’ACCIDENT ­DENTAIRE  ? • Garder son calme et agir de façon réfléchie. • En cas de forte hémorragie, mordre sur de la gaze ou un morceau de tissu. • Rechercher la dent déchaussée ou les fragments de dent. • Prendre la dent par la couronne, ne pas toucher la racine. • En aucun cas désinfecter la dent ou les fragments. • Placer la dent dans un liquide pour le transport, idéalement dans une Dentobox. • Se rendre sans délai aux urgences ou à la clinique dentaires.

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INFORMATIONS DU SERVICE DES VENTES

POUR NE PAS PERDRE SON MORDANT Les enfants sont particulièrement souvent victimes d’accidents dentaires. Un récipient spécialement développé à cet effet permet de sauver une dent déchaussée.

Un excès de vitesse en trottinette, un virage manqué lors d’une partie de luge, une échauffourée entre copains, et soudain, il manque une dent. Les enfants ont besoin de bouger, c’est pourquoi les accidents dentaires sont relativement fréquents chez eux. Environ la moitié des enfants et adolescents en Suisse subit tôt ou tard un ennui de cette nature. Des dents branlantes, cassées ou complètement déchaussées en sont la conséquence. Mais que faire en cas d’accident dentaire ? D’abord, et comme toujours, garder son calme. En cas de forte hémorragie, il peut s’avérer utile de mordre sur un morceau de gaze ou un bout de tissu et de refroidir l’endroit par l’extérieur. Dans les meilleurs cas, le dentiste saura remettre des dents branlantes ou déplacées en position. Prendre garde de ne pas avaler les morceaux d’une dent cassée ou déchaussée. Quoi qu’il en soit, une visite chez le dentiste est recommandée, car toutes les lésions de l’appareil masticatoire ne sont pas nécessairement visibles à l’œil nu.

Tôt ou tard, les dents de lait tombent spontanément. Cependant, il est parfois possible de sauver les dents définitives complètement déchaussées suite à un accident. (Photo : Shutterstock)

Racines sensibles Des dents complètement déchaussées ou le morceau d’une dent ébréchée ne sont pas forcément perdus pour toujours. Dans certains cas, le dentiste peut réparer les dégâts. Il est cependant essentiel de veiller aux conditions de transport du ou des morceaux à recoller ou réimplanter. Ne jamais prendre la dent par la racine, mais par la couronne. Le tissu qui entoure la racine dentaire est très fragile et risque de se dessécher. C’est d’ailleurs pourquoi il faut transporter les dents dans un liquide. Du lait froid ou une solution saline peuvent faire l’affaire. L’idéal est de pouvoir transporter la dent dans un récipient spécialement conçu à cet effet. Il contient une solution nutritive qui allonge le temps jusqu´à la réimplantation de dents ou de morceaux de dents jusqu’à 48 heures. Cela optimise les chances de réparation chez le dentiste. Si le patient peut sauver sa dent accidentée, c’est non seulement un avantage sur les plans personnel et esthétique, mais également financier. De nombreuses écoles et des clubs de sport ont intégré ces récipients spéciaux pour dents accidentées dans leur équipement pharmaceutique de base.

Dentiste aussi pour les dents de lait Il n’est pas toujours possible de recoller des morceaux de dents. Mais quoi qu’il en soit, il faudrait toujours les apporter chez le dentiste. En principe, les dents de lait ne sont pas réimplantées après un accident. Cela n’empêche pas qu’une visite chez le dentiste est vivement recommandée afin d’éviter toute complication avec l’appareil masticatoire. (ASS)

Disponible maintenant au service des ventes : Miradent SOS Dentobox

nous, samaritains 1/2019   35


LES PARTENAIRES ONT LA PAROLE

L’HIVER EN PLEINE FORME GRÂCE À L’HOMÉOPATHIE Le refroidissement, également appelé syndrome grippal ou état grippal, est l’une des affections les plus répandues. Les adultes en souffrent en moyenne deux à quatre fois par an. En raison d’un système immunitaire encore ­immature, les enfants peuvent même présenter jusqu’à treize épisodes de refroidissement par an. Risque de contagion élevé, surtout lorsqu’il fait froid Les refroidissements sont provoqués par une transmission virale. Nous sommes constamment et partout en contact avec des virus. Les virus responsables des refroidissements se transmettent très facilement par le biais de gouttelettes. Quand on parle, mais également par la toux, des éternuements ou des poignées de main, des gouttelettes se déposent sur les muqueuses de l’interlocuteur. Chaque personne ayant été en contact avec un malade ne s’infecte pas automatiquement : les virus n’ont aucune chance face à des défenses immunitaires solides. Si généralement, les refroidissements surviennent lorsqu’il fait froid et humide, ce n’est pourtant pas le fait d’avoir froid qui provoque un refroidissement, mais la réaction de notre « mur de protection extérieur ». Lorsqu’il fait froid, les vaisseaux sanguins des muqueuses nasales et buccales se contractent et sont moins bien irriguées, ce qui les rend plus vulnérables face aux agents pathogènes. Les pièces bien chauffées que nous apprécions tant l’hiver mettent également nos muqueuses à rude épreuve : très sec, l’air chauffé attaque la muqueuse nasale. Les cils vibratiles très fins présents dans le nez s’agglutinent, si bien qu’ils ne peuvent plus assurer leur fonction protectrice et purificatrice naturelle. Les virus responsables des refroidissements s’installent et se propagent ainsi plus facilement dans la cavité naso-pharyngée.

Mieux vaut prévenir que guérir L’une des meilleures mesures contre la grippe et les refroidissements consiste à mener une vie saine, à s’alimenter de façon variée et à faire beaucoup 36   nous, samaritains 1/2019

d’exercice physique en plein air – avec, bien entendu, des vêtements chauds appropriés. Il est également important de disposer de suffisamment de moments de détente et de calme parce que tout ce qui affaiblit le système immunitaire rend le corps plus vulnérable aux refroidissements. Outre l’hypothermie, le stress et le manque de sommeil jouent également un rôle. Il y aurait même une influence hormonale : les femmes sont plus sujettes aux refroidissements en milieu de cycle. En complément, des remèdes homéopathiques vous permettent aussi de renforcer vos défenses immunitaires. Les préparations homéopathiques à l’échinacée constituent un excellent choix pour prévenir la grippe et les refroidissements.

Vous n’avez quand même pas pu y échapper ? Un état général altéré, l’épuisement et une sensation d’irritation, de brûlure dans la cavité naso-pharyngée sont souvent les premiers signes avant-coureurs d’un refroidissement. Misez alors sur l’homéopathie dès les premiers signes pour éviter qu’un refroidissement ne s’installe. Mais même si les symptômes de la maladie sont déjà bien présents, l’homéopathie aide à soulager les troubles les plus divers et favorise la guérison. Également parfaitement adaptée aux enfants, elle peut aussi être mise en œuvre pendant la grossesse ou l’allaitement sans crainte de complications. Contrairement à l’action allopathique, les remèdes homéopathiques ne répriment pas les symptômes des refroidissements et des états grippaux, mais stimulent les forces d’auto-guérison.


nous, samaritains 1/2019   37


EN SAVOIR PLUS

Comment fonder un groupe de jeunes samaritains ? En s’engageant auprès d’un groupe de jeunes samaritains, on s’adonne non seulement à une activité qui a du sens, mais on reçoit aussi beaucoup en retour. Ci-après quelques réponses aux questions les plus fréquentes autour de la fondation d’un groupe de jeunes secouristes. La fondation d’un groupe de jeunes samaritains n’a rien d’un parcours d’obstacle et n’exige pas non plus de longs préparatifs ou de formation spécifique. Le secrétariat met à disposition des moyens auxiliaires et des documents et se met à disposition avec les mandataires jeunesse cantonaux pour répondre à vos questions.

Quelle formation dois-je suivre comme chef de groupe jeunesse ASS ? Le chef de groupe jeunesse ASS bénéficie d’une excellente préparation. Après un cours de six jours permettant d’accéder à la fonction de moniteur jeunesse ASS, les jeunes (dès 16 ans) sont initiés pendant trois jours aux activités spécifiques du responsable d’un groupe de jeunes samaritains.

Que faut-il pour fonder un groupe de jeunes samaritains ? Une section de samaritains, voire éventuellement une association cantonale qui chapeaute le groupe de jeunes samaritains. Sans être obligatoirement présent à chaque exercice, un moniteur samaritain ASS doit prendre la responsabilité de la bonne transmission des gestes techniques. Le formateur jeunesse ASS aussi peut enseigner la technique des premiers secours. En plus du règlement qu’il faut envoyer au secrétariat central, il est recommandé d’établir une convention entre l’organisation de tutelle et le groupe de jeunes samaritains, notamment pour clarifier les questions financières. Une partie de la formation est-elle payée ? Le groupe de jeunes dispose-t-il de son propre compte ? À quelles conditions le groupe de jeunes est-il autorisé à utiliser le 38   nous, samaritains 1/2019

matériel de la section ? Les membres du groupe Help sont-ils également membres de la section ? etc. Par ailleurs, il est important de réfléchir à la façon de s’adresser aux jeunes en fonction de leur âge. S’agit-il d’enfants ou plutôt d’adolescents ? Quelle sera la fréquence des rencontres ? Qui peut donner un coup de main ?

Que dois-je annoncer au ­secrétariat  ? Vous lui envoyez le Règlement OC 240 (concept Help) signé et la liste des adresses des monitrices et des moniteurs ainsi que celles des participants. Dès lors, vous êtes enregistrés au secrétariat comme groupe de jeunes samaritains. Au moment de la fondation, un montant de 200 francs est alloué par l’organisation centrale de même qu’un bon d’achat de 150 francs à échanger dans la boutique en ligne des samaritains.

Avec qui puis-je prendre contact si je souhaite fonder un groupe de jeunes samaritains ? Adressez-vous au mandataire jeunesse de votre association. Il figure en principe sur le site web www.samaritains.ch. Vous pouvez aussi prendre directement contact avec le secrétariat central.

Quel est le matériel mis ­ à disposition ? Le secrétariat central distribue volontiers des articles promotionnels (sucettes, flyers). Le manuel Help peut être commandé gratuitement et contient des conseils pratiques au sujet des finances ou des


assurances de même que des suggestions pour des manifestations. En outre, il existe un fil conducteur gratuit sur le thème des activités avec la jeunesse qui contient des conseils sur la façon de les aborder, des idées pour la publicité et des propositions sur la façon de structurer un groupe de jeunes secouristes.

CHANSON DE LA SIRÈNE

Comment se déroule un exercice avec les Help ? Plusieurs approches sont possibles. Les jeunes secouristes peuvent se rencontrer tous les quinze jours ou une fois par mois, le soir ou un samedi matin. En été, il est possible de partir en camp ou d’organiser des week-ends en commun. À la Pentecôte, un camp est organisé pour tous les jeunes samaritains. Les bases de la technique samaritaine (cours de sauveteur et secouriste 2) sont importantes, mais des jeux en plein air, des olympiades, une visite de la Rega ou chez les sapeurs-pompiers ou encore la participation au camp Aula sont également les bienvenus (ASS). * Les règlements, concepts et informations au sujet des moyens publicitaires sont à disposition pour téléchargement dans la boîte à outils figurant sur l’extranet.

PREMIERS SECOURS AVEC RÉMY ET NINA

Sur la mélodie de « Là-haut sur la montagne » : ­Joseph Bovet / paroles : Debora Meier Akenuwa

La voiture blanc-bleu, oui on la connaît bien. Elle coupe le virage ; c’est urgent, ça ne fait rien. Refrain : La sirène de la police, elle hurle fort dans la rue ; C’est bien le 117, « Pimpon ! », il fait du bruit. La voiture jaune-orange, oui on la connaît bien. Elle coupe le virage ; c’est urgent, ça ne fait rien. Refrain : La sirène de l’ambulance, elle hurle fort dans la rue ; C’est bien le 144, « Tiens bon ! », il fait du bruit. La voiture cramoisie, oui on la connaît bien. Elle coupe le virage ; c’est urgent, ça ne fait rien. Refrain : La sirène des pompiers, elle hurle fort dans la rue ; C’est bien le 118, « Pimpon ! », il fait du bruit. L’hélico blanc et rouge, oui on le connaît bien. Quand il descend du ciel, non on n’entend plus rien ! Refrain : Le rotor de l’hélico, il fait du vent, il fait du bruit ; C’est le 1414, « Ah oui ! », il fait du bruit !

Le classeur « Samas’Kids » a été développé par des samaritaines enthousiastes spécialement à l’intention des jeunes secouristes romands. Sur quarante-cinq pages, Rémy et Nina montrent comment prodiguer les premiers secours. Disponible au service des ventes.

Demandez p. ex. aux enfants de mimer le mouvement de chaque véhicule ou de montrer une image.

nous, samaritains 1/2019   39


PORTRAIT

L’assurance d’avoir trouvé sa voie quinze ans et le jeune homme de vingtsept ans n’a pour le moment aucune intention de prendre ses distances. La rencontre d’une bande de copains très soudés et un vif intérêt pour le domaine des premiers secours sont à l’origine de son attachement pour les samaritains en général et les Samas’Kids en particulier.

Arnaud Forestier Contaminé par le virus du secourisme à l’âge de douze ans.

Sama’Kid de la première heure – c’était en 2003 – ­Arnaud Forestier est resté fidèle au secourisme et compte aujourd’hui parmi les piliers encadrant le ­groupe de jeunes samaritains vaudois.

TEXTE et PHOTOS : Chantal Lienert C’est par des amis que les parents d’Arnaud Forestier avaient appris que les samaritains vaudois lançaient des activités à l’intention des enfants et ont estimé que cela pourrait intéresser leur fils. Était-ce parce que petit, il avait déclaré qu’il serait médecin quand il serait grand ? Quoi qu’il en soit, le garçon alors âgé de douze ans s’est tout de suite plu parmi la trentaine de jeunes à l’origine des Samas’Kids et ne les a plus jamais quittés. Il était même si bien qu’il a renoncé au judo, un autre de ses passe-temps où il avait déjà acquis un bon niveau. Aujourd’hui, cette histoire d’amour dure depuis 40   nous, samaritains 1/2019

Titulaire d’un bachelor en soins infirmiers obtenu à la HES La Source, à Lausanne, Arnaud Forestier est employé au CHUV (Centre hospitalier universitaire vaudois), au service d’oncologie et médecine pédiatrique depuis 2017. Il lui a cependant d’abord fallu apprivoiser ses réticences face au cancer lors de ses études, mais aujourd’hui, il est heureux de travailler dans un domaine qui lui permet de combiner le relationnel avec les soins techniques, car, souligne-t-il, spécialement en pédiatrie, la dimension relationnelle est très importante. Il y a non seulement les enfants malades, mais également leurs parents. Heureusement, certaines formes de cancer connaissent un important taux de rémission et la vitalité des jeunes patients est parfois proprement stupéfiante. Des chimiothérapies qui abattent n’importe quel adulte semblent à peine affecter les enfants qui, très vite, retournent à leurs activités. La grande diversité des patients – en pédiatrie, on soigne des bébés de quelques jours jusqu’à de jeunes adultes de moins de dix-huit ans – est un autre aspect de son travail qui enchante Arnaud Forestier. Bien que très prenante, son activité professionnelle lui laisse suffisamment de temps pour les Samas’Kids chez qui il fonctionne comme formateur jeunesse, soit l’équivalent de moniteur samaritain et en plus de moniteur 1 ASS. Il est également membre du comité en qualité de caissier. À l’âge de quinze ans, il a rejoint la section d’Orbe dont il est toujours membre, sans pour autant interrompre ses


activités auprès des Kids. D’abord animateur, puis moniteur jeunesse, il a accédé au titre de formateur jeunesse par validation des acquis. Le plaisir de travailler avec des enfants, l’amour de l’enseignement et la certitude de faire quelque chose qui a du sens sont autant de motivations pour son engagement auprès des jeunes secouristes. Même si les enfants ne rejoignent pas une section plus tard, Arnaud Forestier estime que leur formation est un pas dans la direction de l’idéal selon lequel dans chaque ménage, une personne sait donner les premiers secours.

Dès leur seizième année, les jeunes attachés aux Samas’Kids peuvent entamer la formation de ­moniteur-animateur, ici aux Paccots (FR) en 2017.

Arnaud Forestier, c’est le genre de garçon que l’on aimerait bien avoir comme grand frère. Il est posé, rassurant, serein. Fondée

probablement sur l’assurance d’avoir trouvé sa voie – il envisage d’ailleurs de poursuivre sa formation professionnelle et d’acquérir un master en soins infirmiers – et d’avoir su aménager un bon équilibre entre son tra-

vail, ses activités de loisirs et sa vie privée, il dégage une force tranquille, peu commune chez des jeunes gens de son âge, mais sans aucun doute très bienfaisante pour son entourage.

LES SAMAS’KIDS VAUDOIS Formation, formation, formation Patrick Brossy, le président des Samas’Kids vaudois est catégorique, quand les membres quittent le groupe de jeunes pour rejoindre une section, ils sont au top en termes de formation et prêts à servir sur des dispositifs médico-sanitaires. Selon les règles en vigueur dans le canton de Vaud, le groupe accueille les enfants dès l’âge de 5 ans, mais l’année de leur seizième anniversaire, les adolescents qui souhaitent poursuivre dans le secourisme sont invités à rejoindre une section où ils pourront accomplir la formation continue exigée pour conserver le niveau 2 IAS. Ils sont bien sûr les bienvenus pour encadrer leurs cadets, pour autant qu’ils soient prêts à se former comme moniteurs-animateurs. À l’origine, en 2003, l’idée était d’avoir trois groupes d’enfants, au nord, à l’est et à l’ouest du canton, et les exercices avaient lieu à tour de rôle dans les sections. Mais le jour où un Sama’Kid a corrigé un moniteur, les dirigeants ont estimé qu’un changement s’imposait. Depuis, tous les Samas’Kids se réunissent à Gollion, au centre de compétence de la Protection civile vaudoise, et l’instruction des enfants répartis en six classes d’âge est assurée par la propre équipe de formateurs. Aujourd’hui, une quarantaine d’encadrants (moniteurs-anima-

teurs et formateurs) prennent en charge environ cent vingt enfants sous la houlette des Samas’Kids vaudois. Des exercices un samedi par mois, un camp d’été, un rallye des familles et un souper de Noël émaillent leur année. Depuis peu, un camp de Pentecôte permet aux jeunes Vaudois de rencontrer les secouristes en herbe des autres cantons romands. Les Samas’Kids vaudois sont constitués en association indépendante et autonome, à l’image d’une section de samaritains. L’association ne disposant d’aucune source de revenus, le financement dépend pour l’essentiel de la générosité de tiers, notamment pour financer la formation des encadrants et les redevances dues à l’Alliance. La cotisation annuelle est de 60 francs – dégressive pour les fratries – et la participation au camp d’été s’élève à 320 francs par enfant, ce qui ne couvre pas tous les frais. Les sections vaudoises et certaines communes n’hésitent pas à délier les cordons de la bourse ; la Loterie romande ou la Fondation pour l’aide humanitaire et d’autres organismes de bienfaisance sont sollicités de temps à autre ; et depuis peu, une brochette de membres passifs, convaincus du bienfondé de la cause des jeunes secouristes, versent également leur obole. nous, samaritains 1/2019   41


LA FAMILLE CROIX-ROUGE

Le baby-sitting, une école de vie J’ai toujours aimé les enfants et leur joie de vivre, si contagieuse. Pour avoir tous les atouts en main pour bien m’occuper d’eux, j’ai décidé à treize ans de suivre le cours de baby-sitting de la CRS.

TEXTE : Larissa Werren* Le cours de baby-sitting de la CRS prépare les jeunes à endosser leur fonction de façon responsable. (Photo : CRS)

C’est avec beaucoup d’impatience et de curiosité que je me suis rendue au cours de baby-sitting dispensé à Root (LU). Pendant les heures passées avec la sympathique formatrice et les autres participants, nous avons fait des activités très variées. On nous a donné un manuel très instructif, mais nous avons aussi beaucoup travaillé la pratique : changer des couches, cuisiner, donner à manger, bricoler... bref, tout ce qu’il faut savoir pour garder un enfant !

Premiers contacts Quand j’allais garder mes deux premiers enfants, à savoir deux adorables petits garçons, j’emportais toujours avec moi mon manuel de baby-sitting. Cela me rassurait de savoir qu’au besoin, je pourrais y trouver toutes les informations nécessaires. Je me souviens toutefois très bien d’avoir été une fois confrontée à mes limites. Un petit de six ans dont je m’occupais est tombé malade et a vomi pendant la nuit. Les parents étaient absents, et je n’arrivais pas à les 42   nous, samaritains 1/2019

joindre. J’étais livrée à moi-même. Heureusement, après m’être prodigué quelques encouragements et avoir inspiré plusieurs fois bien profondément, j’ai retrouvé mon calme. Et j’ai compris que je devais avant tout me fier à mon instinct. J’ai alors essayé de m’occuper du petit garçon comme si c’était mon propre enfant. Et ça a marché.

Juste un peu de courage À l’adolescence, on manque souvent de confiance en soi. On doute et on essaie de découvrir qui l’on est vraiment et comment l’on aimerait ou devrait agir. Dans ce domaine, le travail de baby-sitter m’a beaucoup aidée. Les expériences que j’ai vécues m’ont permis d’aller de l’avant.


De baby-sitter e ­ xpérimentée ­ à consultante Le travail de fin d’études de Moyra Wehrli consistait en un magazine consacré à la garde d’enfants. Elle met désormais son expérience au service de la Croix-Rouge suisse (CRS) en l’aidant dans le cadre du remaniement du manuel de baby-sitting et du développement d’une application dédiée au baby-sitting.

Si tu pouvais donner un conseil aux futurs baby-sitters, que leur dirais-tu ? Moyra : Les baby-sitters doivent rester eux-mêmes et ne pas avoir peur de faire quelque chose de mal, cela ne sert qu’à se mettre inutilement sous pression. Sois à l’écoute des enfants que tu gardes et assure-toi de pouvoir joindre les parents ou un proche en cas d’urgence.

As-tu déjà vécu une situation qui t’a poussée dans tes retranchements ? Spontanément, rien ne me vient à l’esprit. Évidemment, certains moments sont plus difficiles que d’autres, mais ce n’est pas nécessairement lié à un contexte inhabituel. Par exemple,

•

« À l’adolescence, on manque souvent de confiance en soi.­ »

•

lorsque deux enfants pleurent à chaudes larmes et réclament chacun toute mon attention. Il faut alors beaucoup de patience et des nerfs d’acier. Dans ces cas-là, j’essaie de me

COURS DE BABY-SITTING DE LA CROIX-ROUGE : APPRENDRE À BIEN S’OCCUPER D’UN ENFANT En leur absence, les parents veulent savoir leurs enfants entre de bonnes mains. Dans le cadre du cours de babysitting CRS, les jeunes de treize ans et plus apprennent les bases indispensables pour s’occuper d’un enfant et se sentir à la hauteur de leur mission. Les futurs baby-sitters reçoivent en outre un manuel contenant des informations importantes et des conseils auxquels ils peuvent se référer en tout temps. Pour plus d’informations : www.babysitter.redcross.ch

Moyra Wehrli a écrit son travail de fin d’études sur le baby-sitting.

souvenir de comment cela se passait quand j’étais petite et de ne pas oublier que de tels comportements sont normaux à cet âge.

Grâce à ton travail de fin d’études consacré à la garde d’enfants, tu travailles maintenant pour la CRS. Comment cette coopération a-telle vu le jour, et que fais-tu exactement à la Croix-Rouge ? J’ai simplement pris contact avec la CRS pour proposer une collaboration. Mes interlocuteurs ont tout de suite été emballés et m’ont proposé de participer à un groupe de travail sur le cours de baby-sitting de la Croix-Rouge. J’ai évidemment tout de suite accepté. Nous sommes actuellement en train de remanier les supports de cours et de développer une application. Je suis invitée aux séances où, forte de mon expérience sur le terrain, je représente les baby-sitters. Je réponds aussi à des questions très spécifiques par courriel. Mon travail pour la CRS est passionnant. Je suis vraiment heureuse de cette collaboration.

Plus d’informations : www.redcross-edu.ch *Larissa Werren (Croix-Rouge jeunesse lucernoise) a travaillé plusieurs années comme baby-sitter. nous, samaritains 1/2019   43


OUTILS

La sirène de poche Grâce à l’appli Alertswiss, les détenteurs de smartphones peuvent recevoir des notifications push au sujet d’événements importants. Les autorités ­disposent ainsi d’un canal direct pour s’adresser à la population. Les catastrophes peuvent survenir en tout temps et sans crier gare. Pour y faire face, la diffusion de l’alarme et l’information de la population sont essentielles. Le système actuel reposant sur des sirènes et des informations diffusées à la radio n’est plus suffisant, car une grande partie de la population utilise avant tout des moyens de communication nomades et ne sait plus quel comportement adopter si les sirènes se mettent à hurler. En outre, les personnes souffrant d’un handicap auditif peuvent être exclues du système conventionnel.

L’appli Alertswiss donne l’alarme et fournit des informations au sujet de dangers de diverse nature aux utilisateurs de smartphone. (Photo : OFPP)

vées des canaux de transmission de données et aux connexions au réseau wifi, l’alarme et les informations peuvent être diffusées même si le réseau de téléphonie mobile est mis à forte contribution.

Par conséquent, l’Office fédéral pour la protection de la population (OFPP) et les cantons viennent d’inclure de nouveaux canaux de communication. Les alarmes sont diffusées via l’appli Alertswiss comme notifications push sur les smartphones et sont également postées sur le site web homonyme. La publication via ces canaux se fait en même temps que le déclenchement des sirènes. Des informations au sujet de l’évènement, du lieu, des conséquences et du comportement à adopter peuvent ainsi être communiquées de façon précise et visuelle.

L’appli pour smartphone peut être adaptée selon ses préférences. En cas d’activation des messages push, les usagers reçoivent des notifications pour les cantons qu’ils ont sélectionnés, et, pour autant qu’ils l’aient autorisé, pour leur localisation du moment. Conviviale, l’appli autorise la commande vocale, le réglage des contrastes, couleurs et taille des caractères et convient également aux personnes malvoyantes ou malentendantes. Il y a peu, elle a reçu de l’argent dans la catégorie « Innovation » lors des « Best of Swiss Apps 2018 ».

Annonce aussi en cas ­d’évènements mineurs

Projet de la Confédération et des ­cantons

Trois degrés d’urgence (alarme, avertisse- En parallèle avec les notifications sur appareils nomades, les ment et information) permettent la diffu- informations concernant des événements sont publiées sur sion de messages ciblés aussi en cas d’évé- le site web Alertswiss. Il s’agit d’un projet conjoint de la nement mineur, par exemple une pollution Confédération et des cantons et fait partie de l’eau potable dans une commune. du système d’alarme Polyalert. L’appli Après l’alarme, les autorités peuvent don- Alertswiss fonctionne avec iOS et Android. ner des informations complémentaires ou (ASS) annoncer le retour à la normale via les mêmes canaux. Grâce aux capacités éle- Pour en savoir plus : www.alertswiss.ch 44   nous, samaritains 1/2019


PERSPECTIVES

NOUVEAU POUR TOUS LES SAMARITAINS HOMÉOPATHIE – COURS DE BASE GRATUIT Dans le cadre du partenariat entre Similasan SA et l’Alliance suisse des samaritains, les monitrices et les moniteurs de cours ASS ainsi que les monitrices et moniteurs samaritains peuvent s’initier aux bases de l’homéopathie. Pour ­répondre à la demande, le cours gratuit « Bases de l’homéopathie » est désormais ouvert à toutes les samaritaines et à tous les samaritains. Programme •• Introduction à l’homéopathie •• Formation sur les produits homéopathiques combinés de Similasan les plus fréquemment utilisés et leur application en cas de maux aigus ou chroniques •• Discussion de groupe et mise en commun d’approches homéopathiques au quotidien Les inscriptions sont possibles jusqu’à deux semaines avant le début du cours. Elles se font via la plate-forme myLearning (catalogue > catalogue

de formation > manifestations > Similasan). La documentation et la restauration des participants pendant les pauses sont fournies par Similasan. Pour en savoir plus au sujet du contenu du cours et avoir un aperçu des produits recommandés par Similasan, consultez l’extranet sous formation et offre de cours > formations continues. En cas de questions, adressez-vous à bildung@samariter.ch ou via le 062 286 02 00.

Prochaines sessions 16.2.2019 Müllheim 23.2.2019 Rivera 16.3.2019 Lyss 13.4.2019 Olten 4.5.2019 Lausanne 18.5.2019 Olten 8.6.2019 Winterthur 7.9.2019 Olten 14.9.2019 Düdingen 21.9.2019 Winterthur 21.9.2019 Martigny 28.9.2019 Olten 9.11.2019 Olten

JOURNÉE DES MALADES 2019 LES CONAISSANCES EN MATIÈRE DE SANTÉ RENDENT PLUS FORT Lors de la « Journée des malades », le dimanche 3 mars 2019, des manifestations et des actions seront organisées dans toute la Suisse. Sur le thème « Savoir nous rend fort ! », nous souhaitons inviter la population à parler de la santé et à échanger sur les maladies et les handicaps. Car souvent, les connaissances se consolident grâce au dialogue avec les autres. Notre objectif est de montrer pourquoi le savoir sur la santé est important à tous les âges, quel que soit l’état de santé, et pourquoi il est nécessaire de disposer de différents canaux permettant d’acquérir des connaissances. Par la même occasion, nous présentons les défis qui gravitent autour du savoir et indiquons quelles contributions nous sommes à même d’apporter, que ce soit comme patient, comme proche ou comme profes-

sionnel de la santé, pour que le savoir soit transmis et vécu. La « Journée des malades » est une association d’utilité publique fondée en 1939. En font partie des organisations de patients, les ligues de la santé, des associations professionnelles, la Conférence suisse des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS) ainsi que d’autres organismes actifs dans ce domaine. Une fois par an, l’association souhaite sensibiliser la population à un thème particulier dans le domaine de la santé et de la maladie. La rubrique « Activités » de notre site web www.journeedesmalades.ch présente les différentes actions qui auront lieu le 3 mars 2019. Il est possible d’y annoncer aussi les vôtres.

Pour plus d’informations :

CAMP DES JEUNES SAMARITAINS ET AULA 2019 Le prochain camp de la jeunesse sera placé sous le thème The New Generation. Les jeunes secouristes francophones se réuniront à la Pentecôte, du 8 au 10 juin 2019 aux Paccots (FR), alors que les Alémaniques se rendront à Kreuzlingen (TG), au bord du lac de Constance. Les invitations suivront, le délai d’inscription est fixé au 31 mars 2019. Le prochain camp AULA se déroulera du 20 au 27 juillet 2019 à S-chanf (GR). Il est organisé par la Société suisse des troupes sanitaires (SSTS). Les francophones sont les bienvenus ! Pour plus d’informations et s’inscrire, consulter www.aula-jugendlager.ch.

www.journeedesmalades.ch nous, samaritains 1/2019   45


LETTRES DE LECTEURS

LA PAROLE EST À VOUS   Numéro réussi Que de joie d’ouvrir ce numéro 4/18. Merci Monsieur le Directeur de l’ASS. Oh oui, il y a bien des liens qui fédèrent ce qui est exceptionnel. Et il faut que le contexte soit transformé et « un bon réseau repose sur la confiance réciproque ». Bravo le canton de Berne d’avoir créé un réseau de premiers répondants pour sauver des vies chaque année et l’Engadine pour l’AULA 2018, que ça continue. Suis heureuse pour Fribourg et Vaud qui ont réussi à s’unir, j’étais encore un peu active lors des premières discussions. Sympa le « mot caché » et magnifique l’interview d’une personne qui a été bien secourue et sauvée par des samaritains. Et j’ai aussi beaucoup aimé l’article « EN ROUTE VERS LES SAMARITAINS DE L’AVENIR ». Par avance me

réjouis du prochain numéro, et je félicite la rédaction, continuez à nous donner de grandes informations et l’avenir des samaritains. Félicitations à tous et toutes, mes vœux pour une année nouvelle remplie de nouveautés et de bonheur. MICHELINE PILET-QUENDOZ A ncienne instructeur-chef, formatrice pour l’ACB et membre du Comité central

Problèmes internes

(au sujet de la lettre de Stefan Lehmann dans nous, samaritains 4/2018) Tout d’abord, je tiens à vous féliciter du « nouveau visage » de notre journal qui est très agréable à lire et à sa mise en page qui économise le côté bilingue. Toutefois, je déplore que la majorité des articles

Pour plus de flexibilité. Laissez-nous nous occuper de vos achats pour vous donner le temps – pour ce qui est vraiment important dans la vie. Vos avantages: • Le choix que l’on trouve dans un grand supermarché aux mêmes prix que votre Coop • Le meilleur choix de plus de 1400 vins et 350 spiritueuxde toute la Suisse • La livraison jusqu’à votre porte à l’heure près dans les agglomérations

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parlent de sections suisse-alémaniques et bien rares sont les fois où vous vous intéressez aux sections romandes ou tessinoises. Je me dois de réagir à la lettre de Monsieur Lehmann, publiée dans l’édition 4/2018. En effet, bien qu’il soit ambulancier et samaritain de surcroît, car, selon ses écrits accusatoires : « ne cherche pas à dénigrer, bien au contraire, les samaritains… », je trouve désolant qu’il faille passer par notre journal pour dénoncer un manque d’engagement de la part de certains samaritains, alors que ce genre de remarques devrait être transmis directement à la section concernée afin de régler ces problèmes en interne. Cet engagement est pour ma part une passion et non un prétexte pour « se faire de l’argent ». Je suis malheureusement consciente que quelques engagés font des postes sanitaires uniquement pour cette raison et je pense que ceux-ci n’ont pas leur place au sein de l’ASS et devraient la céder à d’autres personnes qui respecteraient les règles de survie et le port correct de l’uniforme pour en revenir aux propos de M. Lehmann. Je vous souhaite à tous une année pleine d’empathie et de partage. ANNE-CLAUDE HÉDIGUER Section de samaritains de Carouge

Félicitations Un grand merci à toute la rédaction de nous samaritains, en particulier à Chantal Lienert pour son article dans le dernier journal, concernant ACSB « Broye ». Ce n’est pas évident d’aller de l’avant malgré les manquements de toutes sortes. Bravo à toute l’équipe. BRIGITTE REY Section de samaritains d’Estavayer-le-Lac et environs

NOUS SOMMES TOUT OUÏE

Cette année, nous, samaritains se consacrera entre autres aux diverses phases de la vie. Nous braquerons les projecteurs sur l’enfance, l’adolescence, l’âge adulte et le grand âge d’un point de vue samaritain. Votre section est-elle particulièrement engagée dans un de ces domaines ? Prévoit-elle une manifestation spéciale ? Ou avez-vous une question à ce sujet ? N’hésitez pas à nous en faire part à l’adresse redaction@samaritains.ch. Vous avez une idée originale pour un exercice, un projet de collaboration avec une autre institution ou vous organisez un événement qui sort de l'ordinaire ? Nous sommes tout ouïe ! Nous relatons volontiers la vie des samaritains sur le terrain pour autant que nous soyons au courant. N’hésitez pas à nous contacter afin de partager vos préoccupations et vos succès avec tous les samaritains.

Lettres de lecteurs Les courriers brefs auront les meilleures chances de publication. La rédaction se réserve le droit de couper une lettre ou de ne pas la publier. Merci d’adresser vos missives par courrier électronique ou postal à l’adresse de la rédaction : Rédaction  nous, samaritains, case postale, 4601 Olten ; redaction@samaritains.ch

PROCHAINES PARUTIONS Numéro

Clôture rédactionnelle

Parution

2/2019

9.4.2019

15.5.2019

3/2019 11.7.2019

14.8.2019

4/2019 18.10.2019

20.11.2019

JEUX : SOLUTIONS DE LA PAGE 30

Mot caché de la page 30 : JOUET nous, samaritains 1/2019   47


Alliance suisse des samaritains Martin-Disteli-Strasse 27 4601 Olten www.samaritains.ch


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