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nous,
SAMARITAINS Le journal de l’Alliance suisse des samaritains
Rester cool même par grandes chaleurs 6 CHANGEMENT CLIMATIQUE Vagues de chaleur en hausse égale urgences en hausse
16 INTERVIEW
Sven Leisi parle des finances de l’ASS
22 RÉANIMATION
Sensibilisation à la nécessité de la RCP
Le secourisme a de nombreux visages
Merci pour votre don et votre aide.
ÉDITORIAL
Vivre c’est changer Chères samaritaines, chers samaritains, Cela vous arrive-t-il aussi ? À peine s’est-on habitué à quelque chose que tout change à nouveau. Ce qui hier semblait encore évident ne s’applique plus aujourd’hui. La pandémie de coronavirus a encore accentué la chose. Pratiquement d’un jour à l’autre, nous avons dû changer nos habitudes et nos façons de vivre. Au fil des mois, nous nous sommes adaptés à la situation, du mieux possible. Nous l’avons accepté pour protéger nos semblables et nous-mêmes et nous avons renoncé à beaucoup de choses. Aujourd’hui, nous apprécions d’autant plus les rencontres et la proximité retrouvée avec la famille, les amis et les connaissances. Alors que la pandémie nous est subitement tombée du ciel, d’autres changements s’installent subrepticement. Dans notre vie quotidienne, nous ne percevons guère que la terre se réchauffe. Cependant, les conséquences se manifestent devant notre porte. Les vagues de chaleur et les intempéries deviennent de plus en plus fréquentes et, partant, les situations de détresse qui en sont la conséquence. Pendant les vagues de chaleur, les admissions aux services des urgences des hôpitaux aug-
mentent et le changement climatique a encore bien d’autres répercussions sur notre santé. La question qui se pose est : comment voulons-nous aborder la problématique à l’échelle de la société ? Comme pendant la pandémie, il faudra de l’entraide, de la solidarité et le savoir-faire approprié. Parfois, nous aimerions un peu plus de constance. Mais les changements font partie de la vie, et c’est bien ainsi. Ils ne nous apportent pas toujours ce que nous souhaitons, mais ils nous obligent à nous remettre en question et à apprendre des choses nouvelles. D’ailleurs, changement et constance ne se contredisent pas, car constance ne signifie pas immobilité. Le mouvement samaritain existe depuis si longtemps parce qu’il a toujours su affronter avec courage les changements, ce qui lui a permis de se développer sans pour autant perdre de vue l’idée du secourisme. L’idée de porter secours à des personnes en détresse, par conviction et avec entrain !
URSULA FORRER Membre du Comité central nous, samaritains 3/2021 3
6 ÉTÉ, CANICULE, URGENCES LIÉES À LA CHALEUR 10 QUAND NOTRE CLIMATISATION INTÉRIEURE DISJONCTE 26 COUVERTURE DE SURVIE, DE QUEL CÔTÉ LA TOURNER ? 27 RAFRAÎCHIR OU RÉCHAUFFER, ON TROUVE TOUT CE QU'IL FAUT AU SERVICE DES VENTES
SOMMAIRE 12 ASSEMBLÉE DES DÉLÉGUÉS L’AD 2021 aura été la première AD entièrement numérique. 13 PROMOTION Superpoints Coop pour des cours de premiers secours 14 FORMATION En dépit de la pandémie, les formations de l’ASS sont bien fréquentées. 4 nous, samaritains 3/2021
15 PARTENARIAT La coopération entre l’ASS et Texaid se termine en fin d’année.
19 À VOUS DE JOUER Mot caché et Sudoku
20 PORTRAIT Le nouveau président des samaritains genevois a le 16 AU CŒUR DU SUJET secourisme dans le sang. Sven Leisi parle de la situation fiinancière de 22 RÉANIMATION l’ASS. Les nouvelles directives visent la sensibilisation à la 18 BRÈVES nécessité de la RCP. Nouvelles des sections et des associations
IMPRESSUM nous, samaritains 3/2021 Parution : 11 août 2021 Organisation éditrice Alliance suisse des samaritains (ASS) Martin-Disteli-Strasse 27 Case postale, 4601 Olten Téléphone 062 286 02 00 Téléfax 062 286 02 02 redaction@samaritains.ch www.samaritains.ch Abonnements, changements d’adresse : par écrit à l’adresse ci-dessus Prix de l’abonnement Abonnement individuel pour non-samaritains : CHF 33.– par an 4 numéros par an Tirage : 22 600 exemplaires Rédaction Christoph Zehnder (cze) Matthias Zobrist (mzo) Suisse romande : Chantal Lienert (cli) Suisse italophone : Mara Zanetti Maestrani (m.z.) Secrétariat : Monika Nembrini Téléphone 062 286 02 00 Téléfax 062 286 02 02 redaction@samaritains.ch Adresse postale : Rédaction « nous, samaritains » Case postale, 4601 Olten
28 LE SAVIEZ-VOUS ? La Fondation Henry Dunant soutient la cause samaritaine depuis 100 ans. 30 LA FAMILLE CROIXROUGE La samaritaine Aline Muller représente la jeunesse au Conseil de la Croix-Rouge.
Annonces Fachmedien Zürichsee Werbe AG Laubisrütistrasse 44, 8712 Stäfa Téléphone 044 928 56 11 Téléfax 044 928 56 00 samariter@fachmedien.ch www.fachmedien.ch Mise en page, impression et expédition Stämpfli SA, 3001 Berne
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POINT FORT URGENCES LIÉES À LA CHALEUR
PRÉVENIR ET GUÉRIR, LES SAMARITAINS ET LA CANICULE À l’avenir, la Suisses connaîtra plus souvent des vagues de fortes chaleurs. Il est donc important de bien connaître les mesures de premiers secours en cas d’urgences liées à la chaleur. Mais les samaritains peuvent faire plus et s’engager pour la prévention. TEXTE : Christoph Zehnder|cli 6 nous, samaritains 3/2021
la belle saison, car coups de soleil et insolations ne sont pas rares. De nombreuses samaritaines et de nombreux samaritains qui ont servi sur postes médico-sanitaires à l’occasion de festivals, d’événements sportifs ou d’autres rassemblements en ont fait l’expérience. Ce soir, à Seon, ce sont surtout les paroles de bienvenue du coprésident Hermann Probst qui diffusent un peu de chaleur. À peine a-t-il passé la parole à la monitrice Fabienne Gerber que des gémissements se font entendre dans la cage d’escalier. L’exercice bat déjà son plein. Sur l’escalier gît Denise Fehlmann qui a organisé l’exercice avec sa collègue et a endossé le rôle de figurante. Son état de santé n’est pas brillant. À peine consciente, elle se plaint de vertiges et de nausées. Il s’avère qu’elle a été trop exposée au soleil. Deux samaritaines la prennent en charge. Elles l’aident à des-
• Les jours où la température
atteint 30° C ou plus, le nombre d’admissions aux urgences augmente significativement.
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Des températures élevées représentent un stress pour l’organisme et provoquent une hausse des admissions en urgence dans les hôpitaux. (Photo : Shutterstock)
« Canicule » est le thème de l’exercice qui aurait dû avoir lieu à l’extérieur. Mais ce soir-là, la météo n’est pas de la partie. Il pleut par intermittences et pour la saison, il fait plutôt frais. Les membres de la section de Seon (AG) ont préféré se réunir au local où il fait chaud et sec. C’est le dernier exercice avant la pause d’été. Le thème de la chaleur est récurrent et de nombreuses sections l’abordent à
cendre l’escalier et l’installent par terre, où elle peut s’appuyer confortablement contre la paroi. Les secouristes donnent des instructions aux personnes qui les entourent. On apporte cold-pack, eau, couverture de laine et couverture de survie. Sous le regard vigilant de Fabienne Gerber, les gestes sont précis, mais sans précipitation. « Le pouls de la personne est faible et rapide », informe-t-elle les secouristes qui posent l’oxymètre. Mais en dépit des efforts, l’état de la victime empire. Quelques minutes plus tard, elle perd connaissance. Les secouristes la placent en position latérale de sécurité et surveillent attentivement sa respiration en attendant l’ambulance qui a été alertée il y a un bon moment.
Hausse des urgences en cas de canicule Des températures élevées sont une épreuve pour notre corps. De fortes chaleurs peuvent porter atteinte à notre santé et aggraver des maladies déjà existantes. C’est pourquoi les vagues de chaleur et les jours de canicule doivent être pris très au sénous, samaritains 3/2021 7
POINT FORT URGENCES LIÉES À LA CHALEUR
rieux, ce que confirment des experts en santé publique qui, sur mandat de la Confédération, ont été appelés à analyser les conséquences des étés très chauds de 2003, 2015, 2018 et 2019. Leur rapport met en évidence que les jours où la température atteint 30° C ou plus, le nombre d’admissions aux urgences et les décès liés à la chaleur augmentent significativement. La mortalité grimpe d’ailleurs avec chaque degré de hausse de température. Les causes les plus fréquentes de mort liée à la chaleur sont les troubles cardiovasculaires, les maladies des voies respiratoires et les défaillances rénales. Les nuits tropicales où la température ne descend pas en dessous de 20 ° sont également un facteur de stress, car elles empêchent le corps de se rafraîchir et entravent la récupération. Ce sont avant tout les personnes âgées ou malades ainsi que les femmes enceintes et les enfants en bas âge qui sont le plus exposés. Mais pour des adultes en pleine forme aussi, les températures extrêmes représentent un risque, surtout quand elles sont assorties d’une forte humidité de l’air. Tôt ou tard l’organisme ne parvient plus à réguler la température et il y a risque de collapsus.
Patrouille canicule De nombreux indices portent à penser qu’à l’avenir, des périodes de chaleur extrêmes seront plus fréquentes et plus longues. Par conséquent, la Confédération et les cantons prennent des mesures pour protéger la population. Trois axes sont envisagés : sensibilisation, adaptation à long terme et mesures immédiates pendant les vagues de chaleur. Un projet commun de l’association des samaritains du canton de St-Gall et de la principauté de Lichtenstein et l’Office de protection de la population lichtensteinois montre comment pourraient se présenter les mesures immédiates. Pendant les vagues de chaleur, les samaritains rendront visite à la population senior afin de déterminer si quelqu’un a besoin d’aide. « De nombreuses personnes âgées vivent seules et n’ont pas de proches qui veillent sur elles », explique Ursula Forrer, présidente de l’association cantonale saint-galloise et membre du Comité central de l’Alliance suisse des samaritains. L’association entretient d’excellentes relations avec les autorités sanitaires de la principauté et avec la Croix-Rouge qui participe également au projet pilote. Le cas échéant, l’association cantonale assumera la direction opérationnelle et coordonnera l’engagement des samaritaines et des samaritains. L’alerte canicule 3, soit lorsque le thermomètre dépasse les 30° C pendant plusieurs jours et qu’il existe un 8 nous, samaritains 3/2021
La monitrice Fabienne Gerber (à g.) observe comment les participantes à l’exercice portent secours après un coup de chaleur.
risque prononcé pour la santé, sera l’élément déclencheur. En cas de besoin, les samaritains pourront aussi se mettre à disposition du personnel hospitalier et des soignants en EMS. Tous les détails ne sont pas encore clarifiés et le projet a été mis en suspens en raison de la crise du coronavirus. Ursula Forrer pense cependant que les travaux vont reprendre rapidement et que dès l’été prochain, la patrouille canicule sera prête à intervenir. Elle souhaite d’ailleurs que le projet lichtensteinois donne l’exemple et permette la réalisation d’entreprises similaires également en Suisse.
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« De nombreuses personnes âgées vivent seules et n’ont pas de proches qui veillent sur elles. »
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Le savoir théorique relatif au cas : présentation de symptômes et de mesures de premiers secours en cas d’insolation. (Photos : Christoph Zehnder)
Savoir-faire samaritain demandé L’idée pourrait effectivement être reprise chez nous. Car la Suisse ne sera pas épargnée par le changement climatique planétaire. Bien au contraire, il semble même qu’elle est touchée au-dessus de la moyenne et les vagues de chaleur ne sont pas le seul problème. Des précipitations extrêmes, des feux de forêts, des concentrations d’ozone et de pollens excessives et la dissémination de maladies ont également des répercussions sur la santé. La CroixRouge suisse aussi a mis la maîtrise du changement climatique, ou plutôt de ses conséquences, à son programme. Dans les domaines de la recherche de personnes, du sauvetage et de l’aide en cas de catastrophe, la collaboration des organisations de la Croix-Rouge est demandée et donc aussi l’engagement et le savoir-faire des samaritains.
points les plus importants et répondent aux questions des participants. Quelles parties du corps faut-il rafraîchir ? Qu’en est-il du pouls et de la tension artérielle ? Devrait-on donner de l’oxygène ? Certaines réponses se trouvent dans la partie théorique du programme. Subdivisés en deux groupes, les participants recherchent les symptômes et les mesures de premiers secours et présentent les résultats à l’autre groupe. Pour conclure, on répète encore une fois ce que l’on vient d’apprendre. Chacune et chacun reçoit une feuille de papier sur laquelle figure un symptôme. Coup de soleil ou insolation ? Les secouristes présents font tous la différence et savent ce qu’il convient de faire dans chaque situation. Ce soir, ils n’en auront pas besoin. Alors que les derniers s’apprêtent à rentrer chez eux, il pleut à verse. Mais la prochaine vague de chaleur viendra certainement.
Ce savoir-faire, ils l’entraînent et le maintiennent à jour dans le cadre d’exercices comme celui de Seon. Entretemps, les membres discutent du cas décrit plus haut. Tout a été fait correctement, estiment Fabienne Gerber et Denise Fehlman. Les deux monitrices rappellent encore une fois les nous, samaritains 3/2021 9
EN SAVOIR PLUS
Quand notre climatisation intérieure disjoncte Lorsque notre organisme se réchauffe ou se refroidit trop, cela peut devenir dangereux, mais dans certains cas, c’est aussi un avantage. TEXTE : Christoph Zehnder « Si vous avez de la fièvre, restez chez vous ! » Les consignes de ce genre se sont multipliées ces derniers mois. Avec la pandémie de coronavirus, la température corporelle est soudain devenue un enjeu crucial. Cette année, les vacances d’été ont souvent commencé par une prise de température, que ce soit au passage de la frontière ou à l’aéroport. Une température corporelle élevée est en effet un sérieux indice d’infection. Mais ce que l’on oublie fréquemment, c’est qu’elle n’est pas si constante. Chez la plupart des gens, elle se situe entre 35,7 et 37,3 °C. Elle est plus basse la nuit qu’en journée et tend à être plus élevée chez les personnes en surpoids alors qu'elle diminue légèrement avec l’âge. Fait intéressant, la température corporelle moyenne a baissé d’environ un demi-degré au cours du dernier siècle, sans doute en raison de notre niveau de vie élevé. Comme notre corps doit combattre moins d’infections aujourd’hui, nous sommes tous un peu plus frais. Notre température est contrôlée par le cerveau : l'hypothalamus fonctionne comme un thermostat et envoie des signaux qui nous font transpirer ou frissonner selon la situation.
Chaleur interne et externe L’hypothalamus réagit également lorsque notre corps est agressé par des agents pathogènes. Il « monte le chauffage » afin que les virus et les bactéries ne prennent pas trop leurs aises. Le métabolisme s’accélère, la production de globules blancs augmente. Des tressaillements musculaires, voire des frissons, conjugués à une moindre dissipation de la chaleur par la peau, donnent l’impression désagréable de grelotter et de transpirer en même temps. La fièvre est un mécanisme de défense sophistiqué et très efficace qui fonctionne différemment d’une personne à l’autre. Ce qui fera rougeoyer le thermomètre chez certains ne provoquera quasiment aucune réaction chez d’autres. De manière géné10 nous, samaritains 3/2021
rale, on parle de fièvre à partir d’une température corporelle de 38,5 °C (chez les adultes). Au-delà de 40 °C, elle devient dangereuse et à partir de 42 °C, il y a un risque de collapsus cardiovasculaire et les protéines du corps commencent à se décomposer. La température la plus élevée jamais mesurée chez un être humain (46,5 °C) n’était pas due à la fièvre, mais à un coup de chaleur. Les températures ambiantes extrêmes affectent en effet elles aussi notre équilibre thermique. L’insolation, avec ses symptômes caractéristiques de vertiges, maux de tête, nausées et nuque douloureuse, est une forme légère de coup de chaleur. La trop forte exposition au soleil entraîne une inflammation des méninges, mais la température corporelle reste dans la plage normale. Au contraire, lors d’un « vrai » coup de chaleur, la température centrale peut dépasser 40 °C (hyperthermie). Le risque est particulièrement élevé en cas d’effort physique intense par grande chaleur. L’accumulation de chaleur est alors telle que le corps ne parvient plus à réguler seul sa température. Cela peut provoquer des troubles de la conscience, des convulsions et finalement une syncope. Dans cette situation potentiellement mortelle, il faut immédiatement composer le numéro d’appel urgent 144. D’une manière générale, les troubles dus à la chaleur doivent être pris au sérieux, surtout chez les enfants dont le corps n’est pas encore en mesure de réguler sa température aussi efficacement que celui des adultes. Fort heureusement, ces troubles sont faciles à éviter : il suffit de se protéger des chaleurs extrêmes et des trop fortes expositions au soleil, de s’habiller de manière appropriée et de boire abondamment.
Le froid restreint les fonctions corporelles À l'opposé de l'hyperthermie, l’hypothermie débute en dessous de 35 °C chez l'être humain. Tout
La chaleur et le froid extrêmes mettent le corps à rude épreuve et présentent de sérieux risques pour la santé. (Photo : shutterstock)
comme la chaleur, le froid extrême peut être nocif pour la santé. Une hypothermie sévère (inférieure à 28 °C) entraîne l’inconscience, l’arrêt circulatoire et, pour finir, la défaillance des organes. En cas d’accident dans un environnement froid (dans l’eau ou à la montagne, par exemple), il faut toujours partir du principe d’une hypothermie. Si la chaleur a tendance à accélérer les processus corporels, le froid les ralentit. Cela signifie aussi que les cellules
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« Personne n’est mort à moins qu’il ne soit réchauffé et mort. »
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meurent plus lentement après un arrêt cardiovasculaire. Lors d’une hypothermie, le mot d’ordre est donc : « Personne n’est mort à moins qu’il ne soit réchauffé et mort. »
Les avantages de la chaleur et du froid Une température corporelle augmentée ou abaissée peut être avantageuse à court terme. La médecine moderne en tire parti : certains patients atteints de cancer sont soignés par hyperthermie ciblée (ther-
mothérapie), tandis que d’autres sont volontairement placés en hypothermie lors d’opérations chirurgicales critiques ou après un AVC. Mais les secouristes aussi peuvent faire une différence en détectant ce dont le patient à besoin et en utilisant la chaleur et le froid à bon escient.
PREMIERS SECOURS EN CAS DE COUP DE CHALEUR 1. La peau de la personne peut être chaude ou rougie et en même temps sèche ou humide. Son état de conscience peut être altéré, elle peut être prise de vomissements ou présenter une température corporelle élevée. 2. Appelez sans tader le numéro d’appel urgent 144 ou chargez quelqu’un d’autre de le faire. Un coup de chaleur représente un risque vital. 3. Emmenez la personne dans un endroit frais. Retirez ou desserrez ses vêtements s'ils sont très ajustés et appliquez des compresses fraîches et humides. Éventez-la. Si elle est consciente, faites-lui boire de l’eau fraîche par petites gorgées. Assurez-vous qu’elle boit lentement et surveillez attentivement tout changement de son état. 4. Si nécessaire, rafraîchissez rapidement la personne en appliquant en permanence des compresses froides ou de la glace enveloppée dans un linge sur les poignets, les chevilles, l’aine, la nuque et les aisselles. nous, samaritains 3/2021 11
VIE MODERNE
Le repositionnement se concrétise La mise en œuvre et les effets de la nouvelle stratégie « Samaritains de l’avenir » étaient les points forts de l’Assemblée des délégués de cette année.
Renforcer l’organisation, soulager les membres Peter Lack, le directeur, a donné des informations au sujet de la nouvelle stratégie et a commenté les priorités des divers sous-projets : développement de l’organisation, volontariat, restructuration du secrétariat, développement business et jeunesse. Il a relevé les tensions qui pouvaient se produire entre la vocation formatrice de l’Alliance des samaritains en tant que prestataire de cours de premiers secours d’une part et organisation nationale d’intérêt public composée d’un grand nombre de volontaires d’autre part. Avec la nouvelle stratégie, les divers domaines et centres d’intérêts seront mieux harmonisés, ce qui permettra de renforcer l’organisation dans son ensemble. En raison de la pandémie, Peter Lack, directeur, et Ingrid Oehen, présidente centrale, accueillent les délégués à l’écran.
La 133e Assemblée des délégués de l’Alliance suisse des samaritains et la 16e Assemblée de fondation du 21 juin ont eu lieu en ligne en raison de la pandémie qui se prolonge. C’est d’autant plus cordialement qu’Ingrid Oehen a salué les 129 délégués participant à la réunion virtuelle et a adressé les remerciements du Comité central dans son ensemble pour l’engagement exceptionnel des samaritains au cours d’une année exceptionnelle. Elle a lancé un appel invitant à poursuivre la route vers l’avenir. Dans un message vidéo, Thomas Heiniger, président de la Croix-Rouge suisse, a rendu hommage à l’engagement des samaritains et a souligné les forces et les objectifs communs des deux organisations.
12 nous, samaritains 3/2021
Les délégués ont été invités à voter la suppression de la collecte obligatoire, comme prévu par la nouvelle approche de récolte de fonds. Ils ont également approuvé le rapport de gestion et les comptes annuels 2020 ainsi que le programme d’activités et le budget pour l’année 2021.
Renato Lamprecht, nouveau membre d’honneur
Les délégués, le Comité central et le secrétariat ont en outre rendu hommage au long engagement de Renato Lampert qui se retire du Comité central en raison de la limitation de mandat à douze ans. La proposition de le nommer membre d’honneur de l’ASS a été plébiscitée à une très large majorité. La présidente centrale Ingrid Oehen et les autres membres du Comité central qui compte désormais six personnes ont été confirmés dans leurs fonctions. Mathias Egger et Dagmar Baettig assument désormais la charge de vice-président et vice-présidente. (ASS)
VIE MODERNE
SUPERPOINTS POUR COURS DE PREMIERS SECOURS Désormais, les clients de la Coop peuvent utiliser les points Supercard pour le cours « Urgences chez les jeunes enfants » pro posé par les samaritains. La Coop, partenaire officiel de la Croix-Rouge suisse (CRS), s’engage entre autres pour les familles en Suisse. Depuis le 1er juin, dans le cadre de ce partenariat, le détaillant propose aux détenteurs de la Supercard un bon de 40 francs à faire valoir pour le cours d’urgences pédiatriques auprès d’une section de samaritains ou d’une association. Le bon est obtenu en échange des points cumulés. Pour les sections et les associations, c’est une occasion de toucher un nouveau public pour leurs cours.
En échange de superpoints Coop, il est possible d’acquérir des bons pour le cours « Urgences chez les jeunes enfants ».
L’Alliance suisse des samaritains soutient le projet de la CRS et de la Coop sur les plans technique et organisationnel. La gestion interne des codes des bons est semblable à celle des bons Helsana lancés l’année dernière avec succès. Des informations détail-
lées concernant les inscriptions, l’enregistrement et le remboursement des bons présentés par les participants ont été fournies dans la lettre d’information du mois de mai et sont disponibles sur l’extranet, sous administration > support > Coop. (ASS)
HOTELCARD POUR SAMARITAINES ET SAMARITAINS Les samaritains peuvent faire l’acquisition d’une ho telcard à des conditions préférentielles et loger dans plus de 500 établissements à des tarifs avantageux. Les détenteurs d’une hotelcard bénéficient de remises de 30 % à 50 % sur les prix d’hôtels, en Suisse et dans les régions limitrophes. Plus de 500 établissements annoncent leurs lits vides sur le site hotelcard.com afin d’améliorer leur taux de remplissage. Les offres sont transparentes et sans frais cachés. Il suffit de présenter une hotelcard par chambre, indépendamment du nombre d’occupants. En partenariat avec l’Alliance suisse des samaritains, hotelcard propose l’acquisition de cartes à des prix particulièrement attractifs. L’offre est valable jusqu’à la fin de l’année. Une partie du produit de la vente sera en outre redistribuée au titre de don pour la cause samaritaine.
Affiliation au système hotelcard pour samaritaines et samaritains •• pour 1 année : CHF 79.– au lieu de CHF 99.– •• pour 2 ans : CHF 133.– au lieu de CHF 173.– •• pour 3 ans : CHF 187.– au lieu de CHF 247.–
Commande et informations hotelcard.com/samariter-2021 nous, samaritains 3/2021 13
VIE MODERNE
Formations bien fréquentées En dépit de la pandémie, la formation va bon train. De nombreuses samaritaines et de nombreux samaritains ont achevé une formation cette année. Avec ou sans coronavirus, les jeunes samaritaines et les jeunes samaritains continuent de se former. Ainsi, au cours du week-end de Pentecôte, 39 participants ont achevé le cursus de moniteur de cours ASS 1 au centre de formation de Nottwil. Il s’agit d’un nouveau record. Six formateurs OC et trois stagiaires étaient à l’œuvre. Par la même occasion, ces derniers sont arrivés au bout de leur parcours et pourront dorénavant enseigner de façon autonome. Du côté des encadrants de la jeunesse aussi, les choses ont bougé au cours du premier semestre. Au mois d’avril, 24 jeunes de Suisse romande se sont rendus au centre de formation Polybat aux Paccots. Marie-Noëlle Rotzetter et Patrick Brossy ont initié 13 futurs monitrices et moniteurs jeunesse aux bases des activités avec les secouristes en herbe (module 1). Les participants ont réfléchi au rôle d’encadrant et ont consolidé leurs connaissances à l’occasion de chantiers et de projets collectifs.
ont pu faire de nouvelles rencontres et mettre à l’épreuve leur esprit d’équipe. En Suisse alémanique, huit jeunes personnes ont terminé le module moniteur jeunesse 2 sous la conduite d’Alex Schneider. Cela leur a permis d’approfondir leurs connaissances didactiques. Dynamique de groupe, communication et gestion de conflits constituent des thèmes centraux. Avec ces acquis, la nouvelle génération est parfaitement équipée pour s’engager dans le monitorat jeunesse. Et qui sait, peut-être que tôt ou tard, certains souhaiteront accéder au monitorat de cours. Pour des informations détaillées au sujet des nombreuses possibilités de formation auprès de l’ASS, il suffit de consulter la plate-forme mylearning.samariter.ch.
Le cursus de formateur jeunesse a été conduit par Cordula Equey-Dübener et Roberta Zarro. Sous leur houlette, les participants étaient invités à combiner les connaissances didactiques avec la technique. En outre, ils abordèrent non seulement leur future fonction de formateur, mais également la façon de mettre en place un programme annuel ou la collaboration avec une section de samaritains.
Programme bilingue Christa Berger et Tiziana Ferrante de l’équipe de management des formations au secrétariat ont assuré le suivi sur les plans administratif et technique. Elles avaient à cœur que le programme soit bilingue, français et italien. Cela a permis de profiter de synergies et d’engranger de nouvelles expériences. Mais avant toute chose, les participants 14 nous, samaritains 3/2021
Nouveau record pour le cursus moniteur de cours 1 ASS avec 39 participants. (Photo : Stefan Franzen)
VIE MODERNE
Fin du partenariat avec TEXAID En raison de la situation difficile sur le marché des vête ments usagés, le partenariat entre TEXAID et l’Alliance suisse des samaritains qui arrive à échéance à la fin de l’année ne sera pas reconduit. Pendant la pandémie de coronavirus, les prix de vente pour les textiles usagés se sont effondrés et aucune amélioration ne semble se dessiner dans un proche avenir. En outre, la baisse de qualité des pièces collectées complique la situation. Le recyclage de tissus à forte composante synthétique est plus onéreux que celui des fibres naturelles. Finalement, depuis 2019, les communes sont légalement tenues de traiter la collecte de vêtements usagés comme des déchets recyclables. L’élimination des déchets des ménages doit être financée selon le principe du pollueur payeur. Par conséquent, le produit de la vente de textiles usagés doit obligatoirement être attribué au financement de l’élimination. Ces développements chamboulent le marché des textiles usagés en Suisse (voir nous, samaritains 01/2021). La pandémie a encore accéléré ce processus.
Collaboration de longue date La situation actuelle a entraîné un substantiel recul du chiffre d’affaires chez TEXAID. L’année dernière, l’entreprise a bouclé sur des chiffres rouges malgré de draconiennes mesures d’économie. Pour cette raison, les remboursements volontaires aux organisations caritatives ne peuvent plus être assurés, ou que très chichement, et à la fin de l’année l’entreprise ne reconduira pas le partenariat avec l’Alliance suisse des samaritains. L’ASS et TEXAID regrettent bien entendu cette évolution, les versements à des organisations caritatives reposant sur une longue tradition. Le contrat de sponsoring entre TEXAID et le secrétariat de l’Alliance suisse des samaritains est en vigueur depuis 2014, mais la collaboration avec les sections de samaritains est bien plus ancienne. Dès la fondation de l’organisation il y a plus de 40 ans, les samaritains organisaient régulièrement des collectes de vêtements usagés et trouvaient des emplacements pour les conteneurs dans les communes. De nombreux conteneurs arborent d’ailleurs le logo des samaritains. (ASS)
À PROPOS DE TEXAID TEXAID trouve son origine en 1973, à l’initiative de six œuvres d’entraide suisses (Croix-Rouge suisse, Secours suisse d’hiver, Solidar Suisse, Caritas Suisse, Kolping Suisse, EPER) qui avaient pour objectif de récolter, trier et valoriser des textiles usagés de façon professionnelle. La SA Texaid Textilverwertung a été fondée en 1978. Il en résulta un partenariat unique entre organisations sans but lucratif et une entreprise privée. Au cours des 40 dernières années, plus de 100 millions de francs ont pu être versés aux organisations d’entraide et à des organisations régionales, dont de nombreuses sections de samaritains dans toute la Suisse. nous, samaritains 3/2021 15
AU CŒUR DU SUJET
« Le secrétariat a pu rétablir la situation en s’appuyant sur ses propres forces » Sven Leisi, responsable des affaires opérationnelles ad interim et dès le 1er septembre 2021 à la tête des services internes au secrétariat de l’Alliance suisse des samaritains, fournit un aperçu de la situation financière de l’ASS et envisage l’avenir avec confiance. INTERVIEW : Matthias Zobrist|cli
Le secrétariat a pu rétablir la situation en s’appuyant sur ses propres forces. Le Comité central et la nouvelle direction groupée autour de Peter Lack a pu, avec des mesures appropriées, stopper la tendance négative et ramener la stabilité. Il a été procédé à des adaptations structurelles qui ont permis d’importants gains de productivité, le contrôle des coûts a été renforcé et les budgets ont été établis à partir d’hypothèses réalistes.
La tourmente est donc derrière nous ?
L’ASS a traversé d’importantes difficultés financières. Désormais, la situation s’est détendue et il n’a pas été nécessaire de recourir au financement intermédiaire que les associations cantonales avaient mis à disposition. Comment est-on parvenu à ce rétablissement ? Sven Leisi : Les très grandes difficultés remontent à il y a plus de deux ans. À cette époque, le secrétariat à Olten était en pleine incertitude quant à son avenir. Les associations et les sections aussi en ont subi les conséquences. Il est d’autant plus réjouissant que nous n’avons pas eu besoin de puiser dans le financement intermédiaire mis à disposition par les associations pour traverser cette mauvaise passe. 16 nous, samaritains 3/2021
Oui et non. Oui, parce que les facteurs qui ont provoqué la crise ont été identifiés et éliminés, ou modifiés. Non, car le processus de transformation n’est pas encore bouclé et que sur ce point, l’ensemble de l’organisation peut apporter une contribution. En outre, depuis le début 2020, nous subissons les conséquences de la pandémie qui a déjà eu des répercussions importantes sur notre organisation et qui en aura peut-être encore.
Dans quel sens ? Nous n’avons pas pu donner autant de cours que d’habitude et le chiffre d’affaires du service des ventes s’est effondré. Par conséquent, la pandémie et le semi-confinement ont mordu sur nos revenus. Heureusement, les mesures prises auparavant faisaient déjà leur effet. Le rigoureux contrôle des coûts et d’autres sources de revenu ont permis de compenser en grande partie le chiffre d’affaires manquant. Grâce à sa diversité, l’ASS a pu se frayer un chemin au travers de la crise. Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines, le service des
ventes et les cours pour entreprises ne se sont toujours pas rétablis.
riat seront poursuivis. À l’aide de l’ensemble de ces mesures, nous devrions atteindre une stabilité financière.
L’année dernière a donc été difficile. Comment cela s’est-il répercuté concrètement Sven Leisi, 52 ans, a rejoint le secrétariat de l’ASS le sur les finances ? Y a-t-il un élément qui 1er septembre 2019 ad interim pour renforcer l’équipe de direction et se charger des questions opérationressort de 2020 ? Malgré des revenus sensiblement inférieurs provenant des affaires ordinaires, l’ASS a bouclé sur un résultat positif. Nous avons même pu transférer plus de 350 000 francs aux associations cantonales grâce aux fonds récoltés pour la première fois à l’échelle nationale. Cela mérite d’être relevé.
Dans la nouvelle stratégie « Samaritains de l’avenir 2024 », une base financière solide et un secrétariat performant figurent parmi les objectifs. Quelles mesures vont permettre de l’atteindre ? Grâce à un nouveau système de financement en train d’être mis sur pied, nous pourrons réagir de façon flexible aux changements. En outre, nous cherchons de nouvelles sources de revenus, et les gains de productivité déjà mis en place au secréta-
nelles. Dès le 1er septembre 2021, il reprendra la direction des services internes en restant membre de l’équipe de direction. Sven Leisi a travaillé au sein de diverses entreprises privées comme chef des opérations ou responsable des finances, de l’administration ou de l’informatique et des nouvelles technologies. Il est au bénéfice d’une formation d’économiste d’entreprise et a acquis un diplôme postgrade en management et leadership. Il est marié, père d’une fille de 14 ans et détenteur d’une chienne labrador couleur chocolat.
Informations complémentaires Des informations concernant l’exercice 2020 et des chiffres détaillés figurent dans le rapport annuel de l’ASS : www.samaritains.ch/rapport-annuel-2020
À DÉFAUT DE CAMP DE PENTECÔTE Le camp de Pentecôte étant à nouveau tombé à l’eau, des groupes de jeunes secouristes ont reçu un paquet de consolation par la poste. Malheureusement, le traditionnel camp de Pentecôte n’a pas pu avoir lieu cette année non plus. Normalement, plusieurs centaines de jeunes samaritaines et de jeunes samaritains se rencontrent à cette occasion en Suisse alémanique et en Suisse romande. En raison de la situation sanitaire, il a à nouveau fallu renoncer à ces rassemblements. En guise de consolation, les responsables du camp de Pentecôte en Suisse alémanique ont remplacé l’envoi d’invitations par celui de caisses avec des jeux et du matériel d’entraînement à une bonne trentaine de groupes de secouristes en herbe. Un quiz amusant ainsi que des instruments à dessiner et à écrire pour diverses activités autour des premiers secours en faisaient partie de même que quelques douceurs pour faire le plein d’énergie. L’objectif était qu’en dépit du coronavirus, jeunes filles et jeunes gens puissent passer des heures enrichis-
santes et récréatives ensemble, fût-ce dans un cercle plus restreint que d’habitude. (ASS)
Jeux et matériel d’entraînement prêts à être expédiés à des groupes de jeunes samaritains.
nous, samaritains 3/2021 17
SECTIONS ET ASSOCIATIONS
AVEC LES SCOUTS EMMEN (LU) Malgré le coronavirus, 120 ans, cela se fête, simplement une année plus tard. Une des manifestations prévues pour l’anniversaire, un exercice avec les scouts, s’est déroulée à la fin mai. Sur le thème « S’entraîner avec Globi », les participants ont accompli un parcours de huit postes. Comment poser un bandage ? Autour du bras ? Autour du doigt ? Le huitième poste abordait la pharmacie de secours. Les éclaireurs et les éclaireuses ont vite compris que des médicaments sur ordonnance n’y avaient pas leur place mais un tire-tiques oui. Sur le prochain poste, une personne inanimée était couchée au sol. Cent compressions par minutes, c’est beaucoup, mais cela peut sauver des vies. Les enfants étaient épatés d’entendre parler le défibrillateur. Sur chaque poste, des samaritaines et des samaritains fournissaient des explications et pour finir, Globi décerna une médaille à chacune et à chacun. (Irene Kuhn, section Emmen)
COLLECTES DE SANG EN DÉPIT DU CONFINEMENT CAVERGNO (TI) La section de Cavergno n’est pas restée inactive pendant le semi-confinement. Les secouristes de la vallée de la Maggia se sont mis à disposition avec le centre de transfusion du sud de la Suisse pour réaliser deux collec tes de sang par an à Cavergno. Il s’agit d’une action importante effectuée avec enthousiasme par les membres de la section, malgré les nouveaux horaires qui exigent une présence entre 14 et 20h les jours ouvrables de la part des volontaires. Récemment, la section s’est dotée de nouvelles tenues. Conçues par Ufra Print à Bignasco, elles sont surtout portées dans le cadre de dispositifs médico-sanitaires. La section tient à adresser ses remerciements à toutes les personnes qui ont participé et l’ont soutenue et se tient à disposition pour des questions concernant les cours. (Oscar Dadò, président et moniteur, section de Cavergno)
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La section de Cavergno s’est dotée de nouvelles tenues.
Les samaritains donnent de bons conseils aux jeunes scouts.
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Täglich geöffnet Le Restaurant - Le Marché Gruérien LA MAISON DU GRUYÈRE CH-1663 Pringy-Gruyères Tel. ++41 (0)26/921 84 00
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18 nous, samaritains 3/2021
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Solutions en page 31 nous, samaritains 3/2021 19
PORTRAIT
UN SAMARITAIN CHEVRONNÉ À LA PRÉSIDENCE En élisant Benoît de Haller à la présidence de leur association, les samaritains genevois ont désigné un collègue qui a le secourisme dans le sang. Après une période de turbulences, à lui la tâche de conduire la remise à plat des engagements et missions de l’association et de repositionner les samaritains à l’égard des divers acteurs de la santé et de la sécurité civile dans le canton du bout du lac Léman.
TEXTE : Chantal Lienert
Il nous le confie d’entrée de jeu : « Au fond, je ne devrais pas être président. Je n’ai pas le charisme de la fonction. Je mets le bâton dans la fourmilière, je suis trop cash et n’ai pas le sens de la diplomatie. » S’il le dit, c’est peut-être vrai, allez savoir. Pourtant, le 30 avril dernier, c’est à une très large majorité que les samaritains genevois ont élu Benoît de Haller à la tête de leur association lors de leur Assemblée générale. Manifestement, ils lui font confiance et ne s’embarrassent pas de clichés concernant le profil type auquel devrait correspondre un président ou une présidente. Et s’il n’est pas du style à faire de longs discours ou à enjôler l’audience avec des formules qui plaisent à tout le monde, quand il prend la parole, il sait exactement de quoi il parle.
Benoît de Haller s'est donné pour mission de regagner la confiance des sections genevoises.
20 nous, samaritains 3/2021
Ses débuts chez les samaritains remontent à la fin des années 1990, quand il faisait son service militaire comme soldat sanitaire. Depuis, il a largement roulé sa bosse, s’est formé comme moniteur et récemment instructeur et a assumé la présidence de la Commission cantonale des services sanitaires (CCSS). Dans ce cadre, il avait entre autre participé à la mise sur pied du dispositif sanitaire qui devait suivre, depuis le col du Simplon, un groupe de plus de 200 jeunes gens qui, en 2009, avaient entrepris une marche de Solferino à Genève à l’occasion du 150e anniversaire de la bataille à l’origine du mouvement de la Croix-Rouge (voir nous, samaritains 8/2009 et 9/2010). Tout récemment, Benoît de Haller a d’ailleurs brièvement été embauché à titre professionnel pour s’occuper de la CCSS avant que le poste ne soit balayé dans la foulée des troubles qui ont frappé l’Association genevoise des sections de samaritains (AGSS).
Assurer la survie de l’AGSS Les crises se produisent dans les meilleures familles et l’AGSS n’a pas été épargnée. Après une période prolongée de turbulences et de désaccords, la déferlante du coronavirus a donné le coup de grâce. En septembre 2020, les relations entre les sections et le comité cantonal étaient profondément ébranlées et ce dernier démissionnait en bloc. Quatre personnes, dont Benoît de Haller, se sont alors déclarées volontaires pour former un nouveau comité afin de permettre la survie de l’association et amorcer sa remise à flot. Forte de douze sections regroupant environ 400 samaritains, l’AGSS n’assume pas seulement des tâches associatives. Quatre formateurs professionnels, secondés par deux personnes qui se chargent de l’administration, dispensent des cours dans les entreprises. Par beau temps, cette activité rapporte une manne bienvenue, mais par temps de pandémie, c’est plus compliqué. On ne devient pas samaritain parce que l’on se sent une vocation de chef d’entreprise et lorsqu’il s’agit de régler des questions relevant de management et de gestion commerciale, les volontaires ne sont pas forcément à l’aise. Grâce à des relations resserrées avec la Croix-Rouge genevoise, qui a connu des difficultés analogues, une solution se dessine qui doit per-
Fêtes de Genève 2014, Benôit de Haller coordonne le service médico-sanitaire de la manifestation. (Photo : Sophie Pieren)
mettre de décharger le comité cantonal des tâches de direction de PME, tout en préservant le centre de profit que représentent les cours pour entreprises.
Appel aux jeunes retraités Rassembler les sections, rétablir la confiance et bâtir l’AGSS de demain, c’est à ces tâches que s’est attelé le comité cantonal placé désormais sous la houlette de Benoît de Haller. Plusieurs groupes de travail ont été constitués à cet effet et le président se réjouit de pouvoir rencontrer à nouveau les présidents de section afin de s’entretenir de vive voix avec eux. Certes, les réunions Zoom autorisent quelques échanges et sont efficaces pour la tenue de réunions formelles, mais le fait de ne voir que très partiellement les interlocuteurs, et uniquement par l’intermédiaire d’un écran, ne permet pas de sentir l’ambiance et de percevoir les réactions des personnes présentes. Une autre ambition du jeune président est de positionner ou de repositionner les samaritains au sein du monde de la santé et de la sécurité civile genevois. Technicien ambulancier de formation, il est retourné à plein temps dans son métier et connaît bien les divers interlocuteurs avec lesquels il souhaite dia-
loguer et constituer des alliances. Finalement, il espère que dans un avenir pas trop lointain, des forces nouvelles viennent étoffer les rangs du comité cantonal et que de jeunes retraités mettent du temps à disposition des samaritains. Car, contrairement à ce qui se passe dans de nombreuses autres associations, les samaritains genevois manquent de forces matures, qui disposent de temps dans la journée. Chez les samaritains, il y a de la place pour tout le monde, Benoît de Haller en est convaincu. Bien qu’il n’aime pas être pris en photo, la silhouette de Benoît de Haller est sans doute familière à de nombreuses samaritaines et à de nombreux samaritains, car, depuis plus de deux décennies, ce travailleur de l’ombre, comme il se désigne luimême, a participé à d’innombrables combats et aventures, à tous les échelons du mouvement. Désormais, cette silhouette va être appelée à faire entendre sa voix. Et peut-être que le Genevois se surprendra lui-même à prendre plaisir à défendre publiquement les samaritains et la cause du secourisme qui lui est chevillée au corps. Nos vœux l’accompagnent !
nous, samaritains 3/2021 21
EN COULISSES
Accident cardio-vasculaire, sensibilisation à l’urgence Les nouvelles directives européennes de réanimation ne comportent que très peu de modifications. En revanche, l’accent est mis sur la sensibilisation du public aux mesures à prendre en cas de crise cardiaque. TEXTE : Christoph Zehnder|cli Trente compressions, deux insufflations – les samaritaines et les samaritaines connaissent par cœur les bases de la réanimation. Mais qui définit ces règles ? En Suisse, le Conseil suisse pour la ré animation (Swiss Resuscitation Council SRC) fait référence. Il est d’ailleurs membre de l’organisation européenne European Resuscitation Council (ERC). Les directives de l’ERC sont révisées régulièrement en fonction des dernières avancées de la médecine et de la recherche. La récente mise à jour annoncée pour 2020 a été retardée d’une année pour les raisons que l’on sait. Les directives publiées au printemps ne changent guère par rapport aux mesures préconisées jusqu’ici. Massage cardiaque et insufflation dans un rapport de 30 à 2 avec une fréquence de 100 à 120 compressions par minute et une amplitude de 5 à 6 centimètres, ainsi que le recours à un défibrillateur automatique externe restent les piliers des mesures à entreprendre en cas de crise cardiaque chez l’adulte.
PARTICULARITÉS BLS ET AED CHEZ LES ENFANTS •• Pour les secouristes en Suisse, il n’y a qu’un seul algorithme BLS-AED-SRC pour tous les âges. •• Les mesures débutent par cinq insufflations. •• Chez les enfants, l’amplitude des compressions correspond à un tiers du diamètre de la cage thoracique. •• Chez les nourrissons et chez les enfants, les compressions et les insufflations sont administrées dans un rapport de 15 à 2. •• Jusqu’à une année, les compressions se font avec les deux pouces ou deux doigts, dès une année avec une ou les deux mains. •• En l’absence d’électrodes pour enfants, on utilise les électrodes destinées aux adultes. 22 nous, samaritains 3/2021
Adaptation de l’algorithme Bien que pour l’essentiel tout demeure inchangé, l’algorithme BLS-AED-SRC a été légèrement adapté et complété avec quelques indications utiles pour la réanimation chez l’enfant. Chez les jeunes sujets, l’insufflation joue un rôle plus important que chez l’adulte. La réanimation devrait débuter par cinq insufflations et le rapport entre compression et insufflation est de 15 à 2. Si aucun téléphone n’est immédiatement disponible, il faut commencer par une minute de réanimation avant de lancer l’alarme. Ce procédé n’est pas nouveau, mais représenté de façon explicite sur le schéma (voir schéma).
Le plus grand nombre Les organisations formatrices s’intéresseront à l’évolution des directives SRC concernant les cours. Aux trois formats existant jusqu’à maintenant – BLS-AED-SRC compact, complet et instructeur – vient s’ajouter une nouvelle version BLS quick. L’objectif est la sensibilisation d’un large public. Ce format s’adresse à des personnes peu susceptibles de suivre un cours existant. Il s’agit avant tout de faire prendre conscience qu’une crise cardiaque est toujours une urgence et de mieux faire connaître les principales mesures de réanimation. Le but est d’atteindre le plus grand nombre. Idéalement, le nouveau format incitera certains participants à poursuivre leur formation en premiers secours. Le minimodule ne fera l’objet d’aucun certificat et pourra être intégré dans des programmes scolaires ou être utilisé dans le cadre de campagnes d’information. La campagne en faveur d’une stratégie nationale de survie lancée en 2019 (voir nous, samaritains 02/2020) a été décisive pour la mise en place de ce nouveau module. Car en
SRC Algorithme BLS-AED-SRC 2021 Contrôle rapide concernant Rasche Sicherheitskontrolle la sécurité des environs der Umgebung
Personne inconsciente Bewusstlose Person Respiration manquante ou anormale Fehlende oder abnormale Atmung
Appeler de rufen l‘aide Nach Hilfe Donner l’alarme, tél.144 144 Alarmierung Tel. Prendre ou demander l‘AED AED anfordern oder holen
30 Thoraxkompressionen gefolgt von 2 Beatmungen 30 compressions oder thoraciques suivi de 2 insufflations Thoraxkompressionen ohne Beatmung
Sobald ein AED eintrifft Arrivée de l‘AED Gerät einschalten und den Brancher l’appareil Anweisungen folgen
Compressions thoraciques - Point de compression au milieu de la cage thoracique - 100-120 p. min - 5-6 cm - Décharge complète - interruption minimale - Surface dure si possible Chez les enfants - Si aucun téléphone portable n'est disponible, avant de donner l’alarme 1 minute de RCP - Avec 5 ventilations au début - Rapport de 15:2 - Compressions thoraciques: un tiers du diamètre du thorax
Suivre les instructions de l‘AED
dépit d’un système de soins de santé de premier plan, trop de personnes meurent en Suisse parce qu’elles n’ont pas bénéficié des mesures immédiates qui peuvent sauver la vie. Des initiations facilement accessibles et des offres telles que BLS quick visent l’amélioration des chances de survie.
Adaptation de la documentation En outre, le SRC a simplifié ses directives et unifié la terminologie. Les enseignements obligatoires ont été actualisés et les divers formats des cours sont plus clairement délimités. La position
latérale de sécurité est désormais également incluse dans le cours compact et la réanimation chez l’enfant est enseignée dans le cours complet. En tant qu’organisation proposant les cours BLSAED-SRC, l’Alliance suisse des samaritains adaptera sa documentation à destination des moniteurs et des participants en fonction des nouvelles directives. Le délai de transition pour leur application s’achève à fin 2022.
Pour plus d’information www.resuscitation.ch nous, samaritains 3/2021 23
Là où il faut. En Suisse comme à l’étranger, la Rega fournit une aide rapide et simple, 24 heures sur 24. En cas d’urgence, où que ce soit.
Devenir donateur : rega.ch/donateur
LES PARTENAIRES ONT LA PAROLE
BIEN PRÉPARÉ POUR LA MONTAGNE Qu’il s’agisse d’un sentier de randonnée ou d’une via ferrata, les activités en milieu alpin exigent de savoir s’organiser consciencieusement. Il faut savoir estimer si l’on est apte à randonner et connaître les éventuels dangers. Une planification prudente permet d’éviter les situations d’urgence en montagne. TEXTE et PHOTO : Rega Informez-vous en détail sur votre itinéraire et sur ses difficultés. Si vous partez en groupe, pensez à adapter le rythme et le niveau de difficulté au membre le moins performant. Vous ne savez pas exactement quels parcours de randonnée vous conviennent ? Le Bureau de prévention des accidents et l’association Suisse Rando ont préparé un test pour vous aider (www.rando-en-montagne.ch).
En sécurité sur une via ferrata Ce qui est valable pour les randonnées en montagne l’est d’autant plus en via ferrata. Il est en effet souvent compliqué, voire impossible, de faire marche arrière. Le Club Alpin Suisse (CAS) a réuni sur son site dix conseils de sécurité pour la via ferrata, ainsi que des fiches d’information utiles.
Bien s’équiper Les faux pas et les glissades sont les causes d’accident les plus fréquentes en montagne. Il est essentiel d’opter pour des chaussures offrant un bon maintien. Prévoyez aussi une protection contre le soleil et contre la pluie, ainsi que des vêtements chauds, le temps peut changer rapidement en montagne. Même à l’ère du numérique, une carte de randonnée à jour devrait figurer à l’inventaire de votre sac à dos. Veillez à emporter votre trousse de secours, une couverture de survie, de la nourriture et votre téléphone portable, utile en cas d’urgence. Pour la via ferrata, casque, baudrier, longes de via ferrata et gants en cuir spéciaux compléteront l’équipement de base.
Faire demi-tour à temps La fatigue peut notablement perturber le sens de l’équilibre, il est ainsi indispensable de faire des pauses et de s’alimenter régulièrement pour rester performant/e et concentré/e. Respectez votre programme et observez l’évolution de la météo. Faites demi-tour si le temps se gâte, ou bien cherchez un
Vous avez besoin de secours ? Donnez l'alarme via l’application Rega ou le numéro 1414.
abri. Si vous vous êtes égarés, restez en groupe et retournez au dernier repère connu. Demandez de l’aide si nécessaire.
Lorsque la Rega est nécessaire Il arrive qu’un problème survienne malgré la plus grande des prudences. L’aide de la Rega est alors requise. En milieu alpin, une blessure relativement bénigne peut exiger une intervention d’urgence. Si vous vous êtes égaré/e, il est judicieux de nous contacter dans les plus brefs délais. Nous pourrons peutêtre vous assister sans avoir à mobiliser un hélicoptère de sauvetage. Le mieux est d’utiliser l’application mobile d’urgence Rega. Vos coordonnées exactes sont ainsi immédiatement transmises à notre centrale et permettent votre localisation par l’équipage de l’hélicoptère. Bien entendu, vous pouvez aussi composer le 1414. Si aucun réseau n’est disponible, changez d’emplacement, car il suffit parfois de se déplacer de quelques mètres pour capter à nouveau un signal.
Conseils de la part de la centrale d’intervention • Recharger la batterie de son téléphone portable avant le départ • Porter des vêtements de couleurs vives • Observer la météo • Informer d’autres personnes de son parcours • Vérifier régulièrement sa position sur la carte • Alarmer à temps Informations complémentaires www.rega.ch/alarmer www.rega.ch/app nous, samaritains 3/2021 25
LE SAVIEZ-VOUS ?
OR OU ARGENT – DE QUEL CÔTÉ LA TOURNER ? La couverture de survie a sa place dans toute pharmacie de voiture ou de loisir. Elle protège du froid et présente d’autres propriétés intéressantes. Mais dans quel sens faut-il l’utiliser ? Les couvertures de survie sont polyvalentes. Développé à l’origine pour l’exploration spatiale, leur matériel a également fait ses preuves dans le cadre du sauvetage. Selon les normes DIN, une couverture de sauvetage mesure 210 × 160 cm et est composée de deux couches : d’un côté, un film en polyester, en général de couleur jaune, et de l’autre côté une couche réfléchissante en aluminium. C’est pourquoi la plupart des couvertures de sauvetage ont un côté or et un côté argent.
Protection contre l’hypothermie En général, les couvertures de survie sont utilisées en cas de risque d’hypothermie. Si une personne est en état de choc et commence à frissonner, la couverture peut favoriser la régulation de la température corporelle. À ces fins, on enveloppe la personne dans la couverture en maintenant le visage dégagé. Afin que la couche d’air réchauffé entre le corps et la couverture ne s’échappe pas, on peut nouer ou coller ses extrémités. Des vêtements ou des éléments couvrants supplémentaires, glissés sous la couverture de survie, constituent une couche chauffante.
cas, il n’est pas question d’envelopper la personne, l’air doit pouvoir circuler autour du corps. Pour une efficacité maximale, le côté argenté sera tourné vers l’extérieur, loin du corps. Tendue, la couverture peut également être utilisée comme pare-soleil ou protéger des regards indiscrets. Le film en polyester dispose encore d’autres qualités pratiques. D’une part, il est imperméable et étanche au vent, ce qui le rend indispensable pour les activités de plein air. En cas de brusque changement de temps, il permet de s’abriter ou de bivouaquer. Sa couche très brillante ne passe pas inaperçue et si des personnes sont recherchées, elle facilite la tâche des sauveteurs. C’est avant tout sur la neige que la couche dorée doit être tournée vers l’extérieur, car elle est mieux visible depuis l’hélicoptère. À l’adresse shop.samariter.ch, vous trouverez, en plus de couvertures de survie, de nombreux autres articles de premiers secours à des prix attrayants.
En tant que telle, la couverture de survie n’isole pas. Elle est beaucoup trop mince. En revanche, elle réfléchit la température du corps et empêche sa déperdition dans l’atmosphère. Dans ce cas, la couche argentée est tournée en direction du corps de la personne, car sa capacité réfléchissante est un peu plus puissante. Cependant, la différence n’est pas énorme et la question du côté n’est pas déterminante. Le plus important est que la couverture ne soit pas trop serrée autour du corps et que la personne soit aussi protégée du froid parvenant par le sol.
Pare-soleil et repère visuel En cas de chaleur excessive aussi, la couverture de survie peut être d’une grande utilité. Mais dans ces 26 nous, samaritains 3/2021
Comment utiliser la couverture de survie laisse parfois perplexe. (Photo : Shutterstock)
SERVICE DES VENTES
PROMOTIONS EXCEPTIONNELLES JUSQU’AU 31 OCTOBRE 2021
Couverture de survie samaritaine La couverture de survie est fabriquée à partir d’un film en polyester métallisé. Elle réfléchit la chaleur du corps, protège du froid et est plus particulièrement utilisée dans la lutte contre l’hypothermie. Dimensions : 160 × 210 cm
Article no 3252 Prix par pièce : CHF 2.50, CHF 1.60 hors TVA
Cold-pack à usage unique Le Cold-Pack est indispensable en cas de contusions, de gonflements, de déchirures ou d’entorses. Il est activé en l’espace de quelques secondes et l’effet rafraîchissant dure une trentaine de minutes. La housse en textile non tissé est très agréable au toucher. Les Cold-Packs sont à usage unique. Désormais, ils sont certifiés en classe CE IIa. Dimensions : 18 × 15 cm
Article no 3183 Carton à 25 pièces : CHF 62.50, CHF 46.– hors TVA Pour des informations plus détaillées concernant les articles et les prix, consultez la boutique de l’ASS, téléphone 062 286 02 86, courriel : shop@samariter.ch ou samariter.shop
NOUVELLE BOUTIQUE EN LIGNE ET CHANGEMENTS IMPORTANTS Depuis début juillet, le resserrement de la collaboration entre l’ASS et Tinovamed GmbH est devenu réalité. La boutique samaritaine a déménagé d’Olten à Gerlafingen et le site web a été complètement revu. Son graphisme a été modernisé, la fonction de filtrage a été étendue et les informations concernant les produits ont été enrichies de vidéos et de fiches techniques. En outre, un assortiment plus large et actualisé en permanence est à votre disposition. Pour la plupart des produits ainsi qu’en ce qui concerne l’expédition, les samaritains continueront de bénéficier de conditions avantageuses. La nouvelle boutique en ligne et le service après-vente sont trilingues – allemand, italien, français – et avec Twint et PayPal, de nouvelles possibilités de paiement sont proposées.
Comme auparavant, un espace de présentation est à votre disposition sur place à Gerlafingen où, sur rendez-vous, vous pouvez essayer les vêtements.
Qu’est-ce qui a changé ?
L’ouverture d’un nouveau compte client est requise pour la nouvelle boutique en ligne. Pour des raisons de protection des données, les codes d’accès, les adresses de livraison et de facturation ainsi que le processus de commande ne peuvent pas être repris. À l’avenir, pour des raisons écologiques, le papier est abandonné et les factures seront exclusivement envoyées par courrier électronique. La nouvelle adresse de la boutique samaritaine est Samariter.shop, Zielmattenring 6, 4563 Gerlafingen. nous, samaritains 3/2021 27
LE SAVIEZ-VOUS
Le filet social des samaritains Fondée il y a cent ans, la Fondation Henry Dunant de l’Alliance suisse des samaritains remplit encore aujourd’hui son but.
Texte : Christoph Zehnder|cli Être secouriste signifie être solidaire. Porter secours à des personnes en détresse va de soi pour les samaritaines et les samaritains. Depuis longtemps, la solidarité entre membres du mouvement aussi occupe une place importante et jouit d’une longue tradition. Il y a cent ans, avec la création de la Fondation Henry Dunant, un outil voyait le jour qui exprime magnifiquement ce lien mutuel. La fondation soutient l’Alliance des samaritains, les associations cantonales et les sections dans l’accomplissement de leurs tâches et, le cas échéant, des samaritains dans l’embarras. Ce n’est pas un hasard si la fondation a été créée en 1921. Cette année-là, l’Alliance des samaritains se dotait de structures nouvelles. Un secrétariat permanent (voir nous, samaritains 02/2021 et 08/2013) et de nouveaux outils pour promouvoir le secourisme en Suisse furent mis en place. Avec des contributions issues de la fondation qui portait alors un autre nom, l’organisation apportait un soutien à des sections dépourvues de moyens fi-
BUT DE LA FONDATION HENRY DUNANT Soutien de l’Alliance suisse des samaritains et des associations cantonales affiliées ainsi que des associations régionales et des sections de samaritains reconnues par les associations cantonales dans l’accomplissement de leurs tâches selon la charte et les statuts de l’Alliance suisse des samaritains et des stratégies et des programmes d’activités approuvés. Soutien de membres de sections appartenant à l’Alliance suisse des samaritains et de leurs proches en situation de détresse sans faute de leur part, plus particulièrement en cas d’accident ou de maladie subis suite à l’exercice de leur activité samaritaine. 28 nous, samaritains 3/2021
nanciers. À peu près à la même époque, on institua une caisse de secours pour des membres de sections tombés malades ou subissant des accidents dans l’exercice de leurs activités samaritaines. L’idée était dans l’air. La Première Guerre mondiale et la grippe espagnole étaient encore dans toutes les mémoires et avaient laissé des traces en Suisse aussi. Dans les deux cas, les samaritains s’étaient engagés pour secourir leurs semblables. Au pic de la pandémie, ils étaient nombreux à prodiguer des soins aux malades et un grand nombre fut contaminé. Des sections rapportaient que plus de la moitié de leurs membres avaient dû s’aliter et au moins vingt-six samaritains perdirent la vie. Le filet social comme nous le connaissons aujourd’hui n’existait pas encore, dès lors la caisse de secours permettait de soulager des samaritains actifs et leurs proches.
•
« La caisse de secours offrait un peu de sécurité aux samaritains et à leurs proches. »
•
Un pour trois Quelques années plus tard, la caisse de secours fut de son côté transformée en fondation. Simultanément, une troisième fondation vint s’ajouter qui, en mémoire du père fondateur de la Croix-Rouge, fut nommée Henri Dunant [sic]. Elle avait pour but de promouvoir les soins aux malades à domicile qui, à l’époque, faisaient partie des activités phare des samaritains. Les diverses fondations favorisèrent la construction et le déploiement de la communauté samaritaine en pleine expansion. Le capital provenait pour l’essentiel de dons. L’alliance s’efforçait activement dans la récolte de fonds, car à l’époque déjà, on connaissait des soucis financiers à en croire les anciens rapports d’activités. Le produit des dons placés dans les fondations était utilisé selon les buts de ces dernières.
L’idée de soutenir des samaritains et des samaritaines en détresse était à l’origine de la Fondation Henry Dunant. (Photo: Shutterstock)
En principe, cela fonctionne toujours ainsi. Au fil du temps, les besoins ont évolué et, partant, le sens des diverses fondations, de telle sorte qu’en 2005, elles ont finalement été regroupées en une seule entité – la Fondation Henry Dunant. Dans un passé récent, les moyens de la fondation ont avant tout été consacrés à la mise en œuvre de mesures stratégiques du secrétariat. Comme il y a un siècle, ils servent à promouvoir et à garantir la pérennité du secourisme. En y regardant de plus près, on peut faire d’autres parallèles avec l’époque contemporaine : pandémie, repositionnement, récolte de fonds, tous ces sujets occupaient déjà les esprits des samaritains en 1921. On pourrait presque croire que l’histoire se répète. En tout cas, la solidarité et la cohésion entre samaritaines et samaritains sont des constantes. En se soutenant mutuellement et en cherchant ensemble de nouvelles solutions, ils parviennent toujours à relever les défis du moment. Pour l’année anniversaire, un règlement a été établi qui précise les activités de la fondation. L’objectif est que les organisations membre, c’est-à-dire les associations cantonales, puissent en profiter. Des informations à ce sujet seront données lors de la conférence d’automne 2021. Le but d’aider des samaritaines et des samaritains dans le besoin ainsi que celui de soutenir la stratégie sont conservés.
HENRI OU HENRY ?
Baptisé Jean-Henri Dunant, le fondateur du mouvement de la Croix-Rouge (1828-1910) et lauréat du Prix Nobel de la paix, signait en général ses écrits en utilisant la graphie Henry d’inspiration anglaise. Elle est utilisée par la Croix-Rouge suisse et le Musée Henry Dunant et s’est désormais imposée sur le plan international. (Illustration : Shutterstock) nous, samaritains 3/2021 29
LA FAMILLE CROIX-ROUGE
Aline Muller élue représentante de la jeunesse au Conseil de la Croix-Rouge À partir de cet été, la samaritaine de 27 ans représentera les organisations de jeunesse au sein de l’organe suprême de la CRS. TEXTE et PHOTO : CRS mon engagement, j’ai pu constater qu’à la CRS, nombre de personnes sont créatives et ont de bonnes idées. Toutefois, pour différentes raisons, elles ne peuvent ou ne veulent pas en faire part. J’invite ces personnes à venir me voir. Je relaierai leurs demandes. » Bilingue, la fribourgeoise dispose d’un vaste réseau au sein du mouvement samaritain et des organisations de jeunesse de la CRS.
Échange avec les organisations de jeunesse de la CRS
Aline Muller représente les organisations de jeunesse au Conseil de la Croix-Rouge.
Enfant, Aline Muller ressent déjà le désir de poursuivre un engagement social. Attirée par les premiers secours, elle rejoint à l’âge de 6 ans seulement la section de samaritains d’Ulmiz et environs (FR). Elle siège au comité du groupe de jeunesse samaritaine depuis 2009 et au comité de la section samaritaine de Neuenegg (BE) depuis 2017. La jeune économiste a été mandataire cantonale du travail jeunesse pour les sections de samaritains fribourgeoises durant trois ans. « La Stratégie 2030 de la Croix-Rouge suisse (CRS) nous donne l’occasion de prendre en main notre futur. La jeunesse offre une plus-value, car elle peut contribuer à bâtir une CRS intergénérationnelle et résolument tournée vers l’avenir. La rencontre entre l’expérience et l’esprit du temps favorise l’émergence de synergies intéressantes, affirme Aline Muller avec conviction. Dans le cadre de 30 nous, samaritains 3/2021
En qualité de représentante de la jeunesse au Conseil de la Croix-Rouge, Aline Muller accède en outre à la présidence du Swiss Red Cross Young Leaders Forum. Ce dernier a pour but de faciliter les échanges entre les jeunes engagés à la CRS au niveau stratégique ou intéressés par des questions de cet ordre. « Je me réjouis d’œuvrer avec d’autres jeunes au développement de notre organisation. » Aline Muller succède à Danielle Breitenbücher, qui a inauguré la fonction de représentante de la jeunesse lors de son élection en 2013, devenant à 23 ans la plus jeune personne à siéger au sein du Conseil de la Croix-Rouge.
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« La rencontre entre l’expérience et l’esprit du temps favorise l’émergence de synergies intéressantes. »
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Le meilleur des mondes Nous y sommes, la stratégie Samaritains de l’avenir 2024 a été approuvée sous les applaudissements nourris de l’écrasante majorité des personnes concernées, respectivement de leurs représentants. L’idée directrice, consciencieusement tue, qui se cache derrière la manœuvre est la méthode dite du New Public Management, une forme de stratégie économique et organisationnelle venue des ÉtatsUnis qui vise à optimiser les performances et gagner beaucoup d’argent. Les mots-clés en sont produits, concurrence, incitations, orientation client, etc. Le vocabulaire de la brochure Samaritains de l’avenir 2024 est à l’avenant : stratégie, récolte de fonds,
efficience, structures pérennes, no 1 des cours pour entreprises, prestataire de service agile, plus grande organisation de volontaires … le monde samaritain est modelé avec les méthodes correspondantes pour répondre à ces objectifs. Ma patrie affective n’a plus rien à voir avec un monde samaritain ainsi transformé.
WINFRIED POGERZELSKI Membre de la section de samaritains Merenschwand-Benzenschwil (AG)
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Clôture rédactionnelle
Parution
4/2021
8.10.2021
10.11.2021
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