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nous,
SAMARITAINS Le journal de l’Alliance suisse des samaritains
Récolte de fonds nouvelles approches 12 INTERVIEW
Appel aux dons, double effet pour les samaritains
19 VIE MODERNE
Réanimation au temps du coronavirus
20 SUR LE TERRAIN En route vers le monde d'après
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ÉDITORIAL
UN SIGNE DE RECONNAISSANCE Chère samaritaine, cher samaritain, Si on additionnait toutes les interventions de premiers secours de toutes les samaritaines et de tous les samaritains, quel pourrait bien être le résultat ? En y ajoutant le temps consacré à la formation et au perfectionnement, aux activités avec la jeunesse ou encore à la lutte contre la pandémie, sans oublier toutes les situations au cours desquelles une personne a su appliquer les bons gestes grâce à un cours de samaritain, le total représenterait sans aucun doute un nombre impressionnant. Mais la solidarité n’est pas affaire de chiffres. On ne devient pas samaritain parce que l’on s’est fixé pour but de secourir tant et tant de personnes et pas non plus dans l’espoir de futurs éloges ou en raison d’incitations pécuniaires. En tant qu’organisation de volontaires, nous avons cependant besoin de moyens financiers. Car pour exercer nos activités et les pérenniser, il faut une structure qui n’est pas gratuite. Cela s’applique pour les sections de même que pour l’ensemble de l’organisation. Il faut du savoir-faire, de la formation, du développement, une infrastructure, etc., afin que le monde samaritain puisse fonctionner. Si ces bases font défaut, notre capacité d’intervention en pâtira tôt ou tard. Ce serait très dommage,
car notre action revêt une grande valeur pour la communauté. C’est à nous de le montrer et c’est ce que nous avons fait avec le récent appel aux dons adressé à deux millions de ménages. Nous avons rappelé aux habitants du pays que les samaritaines et les samaritains apportent une contribution importante à la population – avant, pendant et après la pandémie. Le résultat très positif de notre campagne montre que les gens apprécient l’action des samaritains et qu’ils sont prêts à la soutenir. Ce serait erroné de considérer ces gestes financiers comme une aumône. Ils sont un signe de reconnaissance. Cette forme de récolte de fonds est nouvelle pour nous. C’est pourquoi nous en avons fait le thème de cette édition. Il s’agit d’un pas de plus vers une Alliance forte, qui saura s’engager pour les autres à l’avenir aussi. INGRID OEHEN Présidente de l’Alliance suisse des samaritains
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6 RECHERCHE DE FONDS NOUVELLE APPROCHE
10 PLEIN SUCCÈS POUR LA CAMPAGNE D’APPEL AUX DONS 12 À PROPOS DE LA RÉCOLTE DE FONDS, INTERVIEW AVEC PETER LACK, DIRECTEUR DE L’ASS 15 QUELLES CAUSES LA POPULATION EST-ELLE PRÊTE À SOUTENIR 17 EN PRÉVISION DE LA COLLECTE SAMARITAINE 2020
SOMMAIRE 16 VIE MODERNE Aide au démarrage pour projets de la jeunesse
18 PRIX CROIX-ROUGE 2021 : Soumission de candidatures
17 Soutien des interventions pendant la pandémie
19 EN SAVOIR PLUS Réanimation au temps du coronavirus
18 URGENCES PÉDIATRIQUES Guide gratuit
20 SECTIONS ET ASSOCIATIONS Les samaritains valaisans mobilisés contre la pandémie
4 nous, samaritains 3/2020
21 Au centre de test drive-in 24 Couture pour sans-abri et personnel soignant 26 SERVICE DES VENTES Masques suisses pour l’ASS 28 VIE MODERNE En cas d’urgence, Siri n’est d’aucun secours
IMPRESSUM nous, samaritains 3/2020 Parution : 12 août Organisation éditrice Alliance suisse des samaritains (ASS) Martin-Disteli-Strasse 27 Case postale, 4601 Olten Téléphone 062 286 02 00 Téléfax 062 286 02 02 redaction@samaritains.ch www.samaritains.ch Abonnements, changements d’adresse : par écrit à l’adresse ci-dessus Prix de l’abonnement Abonnement individuel pour non-samaritains : CHF 33.– par an 4 numéros par an Tirage : 22 600 exemplaires Rédaction Christoph Zehnder (cze) Matthias Zobrist (mzo) Stefanie Oehler (soe) Suisse romande : Chantal Lienert (cli) Suisse italophone : Mara Zanetti Maestrani (m.z.) Secrétariat : Monika Nembrini Téléphone 062 286 02 00 Téléfax 062 286 02 02 redaction@samaritains.ch Adresse postale : Rédaction « nous, samaritains » Case postale, 4601 Olten
29 À VOUS DE JOUER Mot caché et Sudoku 30 DON DU SANG Planification aisée des dons de sang avec Travelcheck 32 LA FAMILLE CROIXROUGE Un samaritain parmi les délégués de la jeunesse CRS
34 CARNET DE DEUIL L’Alliance suisse des samaritains pleure Norbert Meier 35 À VOTRE SERVICE
Annonces Fachmedien Zürichsee Werbe AG Laubisrütistrasse 44, 8712 Stäfa Téléphone 044 928 56 11 Téléfax 044 928 56 00 samariter@fachmedien.ch www.fachmedien.ch Mise en page, impression et expédition Stämpfli SA, 3001 Berne
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PONT FORT RECHERCHE DE FONDS
LE BATTAGE SERT AUSSI LA RECHERCHE DE FONDS Toute collecte de fonds exige d’attirer l’attention. Une campagne coordonnée atteint de nombreux donateurs potentiels pour un effort relativement limité. C’est également important pour les actions locales. TEXTE : Dorothea Bergler | cli 6 nous, samaritains 3/2020
mauvais résultats en termes de récolte de fonds. En revanche, une campagne planifiée et bien orchestrée permet de lever les moyens nécessaires à une organisation.
Le cœur de l’organisation assure l’avenir Imaginez une société entourée de cercles concentriques. Au milieu, vous trouverez les personnes les plus engagées, le comité, les membres. Les donateurs importants aussi font partie du premier cercle, car ils témoignent de leur attachement en versant des sommes importantes, assurant ainsi l’équilibre économique. Ce noyau dur garantit la stabilité, la culture et la pérennité d’une organisation. Les membres figurent au sein de ce premier cercle, car ce sont eux qui s’engagent et défendent sa mission et ses tâches. Ils y consacrent du temps, des contacts et de l’argent. Dans le second cercle, un peu plus loin du centre, on trouve le groupe de donateurs. Ils s’intéressent aux activités de l’organisation et la soutiennent par de l’argent, dans le meilleur des cas de façon régu-
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« Si le bien-fondé d’une organisation n’est pas installé dans les esprits, le risque que les donateurs s’en désintéressent est grand. »
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Autrefois, les artisans faisaient du bruit pour attirer le chaland. De nombreuses organisations peinent à suivre cet exemple.
Au Moyen Âge, les tisserands actionnaient bruyamment leur métier à tisser afin d’attirer le client. Aujourd’hui, c’est le marketing qui s’en charge. Dans ma pratique de consultante, je constate fréquemment que des sociétés, des institutions d’entraide, des musées, voire des hautes écoles sont réticents à faire de la publicité afin de récolter du soutien. Une modestie de bon aloi risque d’entraîner de
lière. Mais ce lien tend à s’affaiblir. Alors que par le passé, les donateurs marquaient leur fidélité à une cause pendant des années, ils se font aujourd’hui plus volages. Une étude de 2018 investiguant le marché des donateurs a mis en évidence qu’aujourd’hui, un tiers des personnes favorisent l’une ou l’autre organisation, sans stratégie apparente. Ne serait-ce que pour cette raison, chaque société devrait s’efforcer de combiner plusieurs formes de collecte et s’adresser de façon différenciée à divers publics afin de ne pas mettre tous les œufs dans le même panier et éviter les gros risques.
Campagne centralisée comme musique de fond « Les samaritains sont établis localement et c’est dans leur région qu’ils sont soutenus », déclare Penous, samaritains 3/2020 7
PONT FORT RECHERCHE DE FONDS
ter Lack, directeur de l’Alliance suisse des samaritains, « mais les sections doivent fournir de plus en plus d’efforts pour lever des fonds et ne disposent plus de suffisamment de forces pour se consacrer à leur cœur de métier. Les attentes à l’égard des secouristes non professionnels sont de plus en plus élevées. » Quel que soit le but poursuivi, la quête de personne à personne demeure la forme la plus efficace et la plus convaincante. Mais avec combien de personnes puis-je entretenir des contacts personnels ? Sans assistance technique, il n’y en aura guère que quelques douzaines. S’y ajoute une réticence à solliciter directement une voisine ou l’artisan du coin afin qu’ils fassent un don. Depuis quelques années, les organisations d’utilité publique font de plus en plus appel à des structures professionnelles, qu’il s’agisse de stands promotionnels sur la voie publique ou pour la recherche de gros donateurs. Sur un plan technique, des bases de données et des procédures automatisées complètent ces approches. Aujourd’hui, des centaines de bonnes causes cherchent à attirer nos faveurs. Facebook m’incite à faire un don, je suis invitée à participer à une course de charité avec un groupe de supporters
virtuels ou on me demande de sauver un zoo privé à l’aide d’une collecte de fonds via une plate-forme internet (crowdfunding). Pendant le confinement, certains restaurants ont pu assurer leur survie grâce à des dons. Mais le marché des donateurs ne grandit pas. C’est pourquoi certaines causes s’essoufflent. En outre, si le bien-fondé d’une organisation n’est pas solidement installé dans les esprits, le risque de désintérêt des donateurs est grand. À l’aide de campagnes centralisées, il est possible de contrer ce phénomène en diffusant des messages de fond qui permettent d’aborder plus facilement les donateurs potentiels localement.
La lettre d’appel au don – une conversation à distance Alors que les liens personnels avec les donateurs diminuent – par exemple en abandonnant le porteà-porte – et que des formes distancées de collecte de fonds prennent le dessus, il est recommandé, dans un marché très compétitif, de recourir à des formes professionnelles et économiquement rationnelles. Pour 59 % des personnes interrogées dans le cadre de l’étude sur le marché des donateurs, la lettre d’appel au don est citée comme élé-
L’UNIVERS D’UNE ORGANISATION
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ment déclencheur, seule l’appartenance à une organisation occupe une place plus importante. Aujourd’hui, les organisations s’adressant à un public jeune parviennent à récolter des sommes substantielles à l’aide de collectes via l’internet, mais la lettre sollicitant la générosité du destinataire demeure l’outil le plus important pour une récolte de fonds. Un appel bien rédigé fait naître des émotions, met en évidence le bien-fondé et les
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« La collecte idéale est faite de dialogue de personne à personne et d’éléments pilotés de façon centralisée. »
idéale combine le dialogue sympathique de personne à personne avec des éléments pilotés de façon centralisée. Les tensions entre tradition et modernité sont particulièrement perceptibles dans le domaine de la récolte de fonds. Quand les moyens se font rares et que la confrontation avec la réalité demeure impossible, le réveil peut être douloureux. Les membres d’une société qui ne parviennent pas à s’adapter aux changements risquent de passer à côté d’un important potentiel de donateurs sans l’exploiter. Au cours des vingt dernières années d’activité professionnelle, j’ai rencontré plusieurs sociétés qui peinaient à s’adapter aux changements. Ces organisations ne sombrent pas, mais elles deviennent de plus en plus insignifiantes.
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prestations d’une organisation et déclenche l’action, c’est-à-dire le don. « Pour donner de façon répétée à une organisation, il faut que sa cause tienne ä cœur des donateurs et qu’ils ressentent le sentiment gratifiant d’être utiles », explique Oscar Luethi, responsable du service Public Fundraising auprès de la Croix-Rouge suisse. « C’est pourquoi nous cherchons à les interpeller, à créer un lien et à les toucher en multipliant les points de rencontre virtuelle. L’entretien du dialogue avec les donateurs, via des courriers, des remerciements ou les réseaux sociaux est décisif. Il convient cependant aussi de ne pas oublier le rapport entre coûts et bénéfices. Notre objectif est que l’on ne perçoive pas de différence entre une collecte sur le terrain ou une lettre d’appel au don. »
* L’autrice, Dorothea Bergler, enseigne la récolte de fonds dans le cadre de plusieurs hautes écoles en Suisse et en Allemagne et travaille auprès de la Croix-Rouge suisse comme responsable des partenariats avec des entreprises.
Soulager les responsables sur place Un fichier de donateurs centralisé permet en règle générale d’assurer une source de revenus substantielle et de décharger les volontaires afin qu’ils puissent se consacrer à leur cœur de métier. Quand cela fonctionne, les responsables sur place se sentent encouragés et soutenus grâce aux activités organisées de façon centralisée. Un secrétariat national peut conduire une campagne d’acquisition de fonds professionnelle. Si chaque société cherche à construire sa propre base de donateurs via des lettres d’appel au don, cela requiert un savoir-faire spécifique. Mais dans ce cas, les petits tirages ne permettent pas d’obtenir des effets d’échelle permettant de réduire les coûts. C’est pourquoi les entreprises centralisent les achats. Une collecte nous, samaritains 3/2020 9
POINT FORT RECHERCHE DE FONDS
Les dons en signe d’appréciation L’appel au don du mois d’avril a été très bien reçu. Le bon résultat montre que de nombreuses personnes estiment l’engagement des samaritains et sont prêtes à les soutenir.
Au mois d’avril, un appel au don a été envoyé à environ deux millions de ménages suisses. Cette méthode de récolte de fonds est inédite pour l’Alliance suisse des samaritains (voir nous, samaritains 02/2020). La recherche de moyens financiers occupe une place importante dans le processus stratégique « samaritains de l’avenir ». Le but est de constituer une base de financement large et bien étayée pour l’ensemble des entités formant l’Alliance, soit les sections, les associations et le secrétariat. Les dons en font partie au même titre que les cotisations, les contrats de prestations, les partenariats et les services rémunérés. Le potentiel d’une campagne de récolte de fonds avait déjà été évalué en 2019. Les résultats semblaient prometteurs. À l’origine, il avait été prévu de lancer une première action, circonscrite à une région, à la fin de l’été 2020. Puis le coronavirus est arrivé. Peu après que le Conseil fédéral avait déclaré la situation extraordinaire, les premières demandes d’engagement de samaritains sont parvenues au secrétariat. L’intérêt du public et la spontanéité avec laquelle les samaritaines et les samaritains ont proposé leurs services nous ont incités, après en avoir longuement soupesé les chances et les risques, à modifier le projet et à le lancer à l’échelle du pays. Le mailing a rencontré un franc succès. Jusqu’au début du mois de juin, environ 16 000 dons avaient été enregistrés. Le produit net est d’un demi-million de francs dont la moitié sera redistribuée aux associations cantonales. Il est à relever que la part de donateurs qui ont versé un montant supérieur à CHF 500.– est particulièrement importante. Statistiquement, le don moyen est de CHF 55.36. Dans des cantons urbains tels que Bâle et Zurich, ce chiffre est légèrement supérieur, alors que dans les campagnes, les personnes ayant réagi au mailing sont plus nombreuses (cf. graphique). Les coordonnées des donateurs sont saisies dans une base de données et ils ont déjà reçu un courrier personnel 10 nous, samaritains 3/2020
au mois de juin. D’autres envois sont prévus en septembre (semaine 34) et en novembre (semaine 47). Le résultat du mailing montre le potentiel d’une telle action. Mais plus important encore, il exprime surtout l’estime portée aux prestations des samaritaines et des samaritains en Suisse. De nombreuses personnes ont reconnu la valeur de leur engagement et sont prêtes à les soutenir. (ass)
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SURVOL DES PRINCIPAUX RÉSULTATS nombre de dons : 15 896
taux de réponse : 0,79 %
Ø don moyen : CHF 55.36
don par lettre : CHF 0,44
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■ don moyen : (en CHF) ■ taux de réponse : ménages ayant effectué un don suite au mailing (en %)
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AU CŒUR DU SUJET
« Le résultat dépasse toutes nos attentes » L’Alliance des samaritains emprunte de nouvelles voies pour la collecte de fonds. Au cours d’une interview, Peter Lack, directeur, s’exprime à ce sujet, aborde l’engagement dans le cadre de la pandémie et les relations entre donateurs et organisations. INTERVIEW : Christoph Zehnder | cli
De nombreuses samaritaines et de nombreux samaritains se sont engagés activement dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Cela a-t-il contribué au bon Peter Lack : Le résultat a dépassé toutes les at- résultat ? Au mois d’avril, un appel aux dons a été envoyé à près de deux millions de ménages en Suisse. Que peut-on dire aujourd’hui quant au succès de ce mailing ? tentes. Jusqu’à aujourd’hui, plus de 16 000 personnes ont réagi à ce courrier. Globalement, le produit net atteint un demi-million de francs (en juin 2020, n.d.l.r.). Le nombre de dons ainsi que l’importance du montant moyen ont dépassé toutes nos attentes. La campagne a été bien reçue par le public.
Est-ce la preuve que les samaritains sont appréciés par le public ? Lors d’entretiens avec de gros donateurs, j’ai constaté que la plupart d’entre eux n’avaient pas de liens avec le monde samaritain. Mais ils apprécient ce que nous faisons et souhaitent nous appor-
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« Les samaritains bénéficient d’une forme de confiance inconditionnelle. »
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ter leur soutien. Cela signifie que la marque « samaritains » est solide, sans doute de par sa longue histoire et son rattachement à la Croix-Rouge. Les samaritains bénéficient d’une forme de confiance inconditionnelle.
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La présence et l’engagement de longue date en tant qu’organisation ont sans doute joué un rôle plus important que les actions ponctuelles. Pour avoir un tableau précis, il faudrait faire une enquête auprès des donateurs, ce n’est pas à l’ordre du jour. J’ai l’impression que la situation a permis à beaucoup de gens de réaliser la valeur de l’action samaritaine pour la société. Sous cet angle, le mailing a aussi eu des répercussions positives en termes de relations publiques. Même les personnes qui n’ont rien donné ont pris note de notre présence.
Çà et là, des voix critiques se sont élevées chez les samaritains. Certains trouvent qu’il n’est pas moral de procéder à une collecte pendant la pandémie. Rien ne laisse supposer que la lettre d’appel aux dons ait été mal reçue par les destinataires. Mais nous prenons cette critique au sérieux. Il est toutefois erroné de penser que plus tard, l’appel des samaritains aurait eu le même écho. Le public donateur ne fonctionne pas comme ça. Personne ne sait au mois d’avril quels sujets feront l’actualité en octobre. Il n’est peut-être pas inutile de préciser qu’à l’origine, un mailing sollicitant la générosité du public était prévu plus tard dans l’année, en guise de test dans une région donnée. Puis nous avons été surpris par la covid-19. Après avoir soupesé les risques, nous avons décidé de réaliser un appel national. Le résultat démontre qu’il s’agissait de la bonne décision. C’eût été une erreur de ne pas saisir cette occasion.
contre la pandémie et la distribution gratuite de matériel de protection, ainsi que d’assurer les prestations existantes, par exemple la formation, afin que les samaritains puissent poursuivre leur mission. Sinon, ce seraient les sections et les associations qui devraient fournir ces moyens au secrétariat. Les sections de samaritains tirent un bénéfice direct et indirect : d’une part via leur association de référence, et, d’autre part, en raison de l’apport financier pour l’organisation centrale.
Quelle place occupe la recherche de fonds dans la nouvelle stratégie ? En réfléchissant à la stratégie, il est apparu rapidement que nous devons élargir l’assise financière de
Peter Lack, directeur de l’ASS.
Certains craignent que les sections perdent leurs donateurs à cause de cette action. L’expérience nous enseigne qu’il n’en est rien. Les campagnes d’acquisition « à froid » touchent d’autres publics. Les personnes qui souhaitent soutenir « leur » section localement continueront de le faire et c’est bien ainsi. Dans certains cas, le mailing s’est croisé avec un courrier envoyé par les sections à leurs donateurs. Afin que cela ne se reproduise plus, le calendrier des prochains envois a été communiqué tôt.
Comment s’insère cette nouvelle forme de récolte de dons par rapport à la traditionnelle collecte des samaritains ? Cela signifie simplement que nous disposons d’un outil supplémentaire pour récolter des fonds. La collecte traditionnelle garde toute sa raison d’être. Car une chose est claire, les sections sont les mieux placées pour interpeller les personnes dans leur environnement proche. Le contact personnel à l’échelon local est leur force et nous devons la préserver.
Que va-t-il se passer avec l’argent récolté ? La moitié du produit net sera remis aux associations cantonales. Le 22 août, leurs présidents établiront une clé de répartition. Les associations choisiront elles-mêmes comment utiliser ces fonds par rapport aux sections. Elles sont les mieux placées. L’autre moitié permettra au secrétariat central de couvrir les dépenses faites et à venir en relation avec la lutte
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« Le bon résultat montre que c’était la bonne décision. »
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l’ensemble de l’organisation. Il s’agit de gagner en stabilité et en liberté pour nous développer et d’assurer la pérennité de la cause samaritaine. Mais la récolte de fonds ne constitue qu’un élément parmi d’autres. Elle recèle un potentiel important, non seulement financièrement, mais également parce qu’une telle campagne permet aussi un échange avec la population. Nous voulons convaincre les personnes du bien-fondé de l’action des samaritains et en contrepartie, elles nous soutiennent. Il se crée un lien entre donateur et organisation. En outre, cela nous permet d’apprendre beaucoup sur nous-mêmes dans ce contexte.
La pandémie a déclenché une importante vague de solidarité. Les répercussions positives pour des organisations d’utilité publique seront-elles durables ? Les situations d’urgence éveillent toujours la propension à porter secours chez l’humain. Des gens nous ont appelés et ont demandé comment ils pouvaient aider. On aimerait faire quelque chose, mais on ne sait pas comment, alors on fait un don. Ces impulsions ne durent cependant pas. Quand la situation redevient normale, il devient moins important de soutenir une cause. Comment transformer un coup de pouce ponctuel en soutien à long terme, c’est un des défis de la récolte de fonds. Cela ne peut réussir que si nous parvenons à convaincre nos contemporains de la valeur de l’engagement samaritain pour la société. nous, samaritains 3/2020 13
Là pour toutes et tous. Parce qu’une personne sur douze dépend de l’aide de la Rega une fois dans sa vie.
Devenir donateur : rega.ch/donateur
VIE MODERNE
C’est ainsi que l’on donne en Suisse Outre l’engagement bénévole, les dons sont une autre forme de volontariat. En Suisse, 71 % de la population ont versé de l’argent en faveur de causes diverses. TEXTE : Christoph Zehnder | cli En Suisse, six personnes sur dix s’engagent à titre volontaire. Mais plus de personnes encore soutiennent financièrement des causes d’utilité générale. L’année dernière, 71 % de la population ont effectué des versements dans ce sens. C’est ce qui ressort de l’Observatoire du bénévolat publié récemment par la Société suisse d’utilité publique. Le nombre de donateurs n’a guère varié depuis la dernière édition datant de 2014, en revanche, les montants ont légèrement augmenté. Aujourd’hui, plus d’un tiers (36 %) des personnes interrogées déclarent des dons de plus de 300 francs (2014 : 30 %).
Les femmes donnent plus souvent, les hommes plus
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Si l’on dispose de peu de moyens, les montants donnés sont plus modestes, ce qui ne surprend guère. Les jeunes gens ainsi que les personnes en formation donnent peu, de même que les parents avec enfants ou les chômeurs. En revanche, même dans les catégories de revenu les plus basses, 62 % des personnes indiquent effectuer des dons. La différence entre revenus moyens et importants est petite. La disposition à donner augmente tendanciellement avec le revenu, de même que l’importance du don. Cependant, si l’on compare le montant du don avec le revenu, les personnes disposant d’un fort pouvoir d’achat ne sont pas plus généreuses que celles qui touchent un petit salaire.
Donneurs de sang
Les femmes tendent à donner plus souvent que les hommes, alors que ces derniers versent des montants plus importants. La disposition à donner augmente avec les années. Les donateurs plus âgés favorisent nettement plus la jeunesse, les soins aux malades et la recherche dans le domaine de la santé que leurs pairs plus jeunes. On ne décèle pas de réelles différences entre habitants des villes, des agglomérations ou des campagnes. L’environnement, la nature et les animaux sont les causes les plus plébiscitées. Elles reçoivent 43 % des dons et sont suivies par la lutte contre la pauvreté DOMAINES FAVORISÉS
à l’étranger (40 %) et la recherche dans le domaine de la santé et des soins aux malades (38 %). L’importance des dons varie selon le domaine. Des montants de 1000 francs ou plus concernent avant tout la lutte contre la pauvreté et les victimes de catastrophes.
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Le don du sang a également été abordé dans l’enquête, ce qui ne manquera pas d’intéresser les samaritains. Il en ressort que 7 % de la population a donné du sang l’an passé. Parmi ces donneurs, certaines catégories sont surreprésentées : les hommes (9 %), les personnes en formation (12 %) et celles qui sont employées à plein temps (11 %). Parmi les personnes qui ne donnent pas leur sang, 22 % déclarent qu’elles n’y sont pas autorisées. Source : Observatoire du bénévolat en Suisse 2020, Société suisse d’utilité publique
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Environnement/nature/animaux Personnes touchées par la pauvreté à l’étranger Lutte contre certaines maladies, soins aux personnes malades Personnes touchées par la pauvreté en Suisse Personnes vivant avec un handicap Aide en cas de catastrophe Église Jeunes, adolescents, enfants Personnes âgées, seniors Culture Sport Migrants, réfugiés Politique Formation/éducation/information Autres
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VIE MODERNE
Aide au démarrage pour des projets de la jeunesse La jeunesse joue un rôle important pour toutes les organisations de la Croix-Rouge. C’est pourquoi des aides financières lui sont spécialement destinées et des réalisations exemplaires sont susceptibles d’être récompensées.
Les jeunes samaritains sont souvent à l’origine d’entreprises passionnantes. En plus d’une bonne idée et d’une motivation à toute épreuve, un coup de pouce financier est souvent également bienvenu. C’est pourquoi la Croix-Rouge suisse est prête à soutenir certains projets. Elle dispose d’un fonds spécifique dédié aux activités de la jeunesse. Il est ouvert à toutes les organisations affiliées, donc également aux jeunes samaritains. En outre, il est possible de solliciter une subvention avant la réalisation, ou au moins avant la fin des activités. Toutefois, pour être éligibles, les projets doivent satisfaire à certains critères. Idéalement, il s’agit d’une idée nouvelle dont les effets sont pérennes. Bien entendu, des jeunes doivent être impliqués et les valeurs et principes de la Croix-Rouge doivent être respectés. Une collaboration avec d’autres organisations de jeunes appartenant à la CroixRouge facilite l’obtention. La décision d’octroyer ou non une aide incombe au centre de compétences jeunesse de la CRS. En principe, les demandes de subvention peuvent être soumises deux fois par an, soit en avril et en octobre. Cette année étant toutefois un peu différente en raison de la crise du coronavirus, seule la date du 15 octobre 2020 a été maintenue. En revanche, dans ce cas, il sera aussi possible de soumettre des projets rétroactivement.
Récompense pour réalisations exemplaires Les meilleurs projets sont même susceptibles d’obtenir un prix. Le Credit Suisse Red Cross Youth Award récompense des réalisations exceptionnelles d’organisations de la jeunesse Croix-Rouge dans les domaines de la santé, du secourisme et de l’intégration sociale. Le montant peut aller jusqu’à 10 000 francs. 16 nous, samaritains 3/2020
Les meilleurs projets sont susceptibles de recevoir un prix.
Un jury évalue les dossiers selon plusieurs critères. Le caractère exemplaire joue un rôle important. D’autres formations de la jeunesse doivent pouvoir reprendre facilement l’idée et la collaboration avec d’autres groupes de la CRS est également un avantage pour décrocher le Youth Award. L’année dernière « Life:Skills! », un projet d’intégration mené conjointement par la Croix-Rouge jeunesse, la SSS et l’association des samaritains de Schaffhouse, a été récompensé. Contrairement aux montants issus du fonds d’encouragement de la CRS, seuls les projets terminés sont évalués. La récompense a été décernée pour la première fois en 2019 par la CRS et Credit Suisse. En 2020 également, on est à la recherche de dossiers novateurs. Pour faire acte de candidature, mieux vaut ne pas chômer, le délai court jusqu’au 1er septembre 2020. (ass) Les formulaires de demande et d’autres informations au sujet des aides financières pour les groupes de jeunes affiliés à la CRS et du Credit Suisse Red Cross Youth Award sont disponibles sur : redcross.ch/jugend et redcross.ch/youthaward
VIE MODERNE
COLLECTE SAMARITAINE 2020 « En cas d’urgence, nous sommes là pour vous ! », c’est sous ce titre qu’est placée la collecte samaritaine de cette année. En raison de la pandémie, elle a été reportée de quatre semaines et aura lieu du 21 septembre au 3 octobre 2020. Comme les années précédentes, le journal de la collecte est à la disposition des sections. Cette publication présente brièvement les activités des samaritains aux donateurs potentiels et contient également un concours. Le premier prix est un appareil pour prendre la tension artérielle de la marque OMRON d’une valeur de CHF 209.–. En outre, un guide au format A6 traitant de l’arrêt cardio-circulatoire peut être distribué. L’imprimé contient une partie détachable afin d’avoir toujours sur soi les recommandations sur le comportement à adopter en cas d’urgence et les numéros de téléphone indispensables. Les imprimés de même que les lettres d’appel aux dons sont imprimés à Olten et envoyés aux sections. Le jour de la clôture rédactionnelle, le 10 juillet, 100 000 lettres avaient été imprimées. Les chiffres définitifs ne sont pas encore disponibles, il semble toutefois que la participation des sections soit importante. Nous leur souhaitons une excellente collecte. (ass)
SOUTIEN GÉNÉREUX POUR LA LUTTE CONTRE LA PANDÉMIE De nombreuses sections de samaritains et d’associations cantonales ont saisi la possibilité qui leur était offerte et ont soumis une demande de subvention relative à leur intervention dans le cadre de la pandémie auprès de la Croix-Rouge suisse. À fin juin, vingt-deux demandes avaient été acceptées pour un montant de près de 90 000 francs. Il a été aussi bien tenu compte d’actions ponctuelles, par exemple une assistance aux commissions, que de projets plus conséquents comme la production de vidéos.
Göhner. Dans la foulée de l’appel aux dons, la fondation a offert un montant de 50 000 francs. Cet argent a été intégralement redistribué aux sections et associations. Le secrétariat de l’ASS a coordonné les demandes et endossé le rôle d’intermédiaire. Nous remercions toutes les samaritaines et tous les samaritains de leur formidable engagement dans le cadre de la lutte contre la pandémie et la Croix-Rouge suisse ainsi que la fondation Ernst Göhner de leur générosité. (ass)
En outre, septante-six sections et cinq associations ont reçu une aide financière de la fondation Ernst nous, samaritains 3/2020 17
VIE MODERNE
GRATUIT POUR LES SECTIONS : NOUVELLE ÉDITION « BÉBÉS & BAMBINS » Dans la douzième édition du guide « bébés & bambins », les parents trouveront des informations utiles et des conseils pratiques sur la santé, la nutrition, le développement et l’éducation des enfants jusqu’à 5 ans. Par exemple, ils apprennent ce qu’il faut savoir sur les refroidissements, la diarrhée, les vomissements et la douleur chez les bébés et les tout-petits. De nombreux experts de différents domaines ont également travaillé sur la nouvelle édition. Depuis quelques années, certaines sections de samaritains distribuent ce guide dans le cours d’urgences pédiatriques.
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18 nous, samaritains 3/2020
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EN SAVOIR PLUS
Réanimation cardiopulmonaire au temps du coronavirus En cas d’arrêt circulatoire, les secouristes s’approchent nécessairement des victimes. Quelques règles s’imposent pour les non-professionnels en ces temps de pandémie. Il n’est guère possible de respecter les règles de distanciation lorsqu’on intervient en cas d’arrêt cardiaque. Malgré tout, il s’agit de limiter tant que faire se peut le risque de contamination avec la covid-19. Cela vaut aussi pour les secouristes non professionnels qui ne disposent pas nécessairement d’un équipement approprié. C’est ce qui a incité le European Resuscitation Council (ERC) à édicter des recommandations afin de protéger au mieux la santé des intervenants non professionnels. Recommandations générales pour le Basic Life Support (BLS) pratiqué par des non-professionnels chez l’adulte en cas de suspicion ou de présence confirmée de covid-19 : •• L’arrêt cardiaque est défini par l’absence de réactivité et l’absence de respiration normale d’une personne. •• La réactivité est déterminée en interpellant la personne à voix haute et en la secouant. Pour juger si elle respire, l’observer attentivement. Pour éviter un risque de contamination, ne pas dégager les voies respiratoires et ne pas placer le visage à proximité de la bouche ou du nez de la personne. •• Appeler les urgences sanitaires si la personne ne réagit pas et ne respire pas normalement. •• Si le secouriste est seul, activer la fonction « mains libres » du téléphone pour pouvoir dialoguer avec la centrale d’appel sanitaire pendant la réanimation. •• Placer éventuellement une serviette ou un tissu sur le nez et la bouche de la personne avant de procéder aux compressions thoraciques et à la défibrillation. Cela permet de limiter le risque de propagation du virus dans l’atmosphère pendant les compressions thoraciques. •• Se conformer aux instructions de la centrale d’appel. •• Après la fin des mesures de réanimation, se laver très soigneusement les mains dès que possible
avec de l’eau et du savon, ou les désinfecter avec un gel hydroalcoolique. S’adresser aux autorités sanitaires locales après un contact avec une personne dont on soupçonne ou dont on sait qu’elle est atteinte de covid-19.
Insufflation, oui ou non ? Le coronavirus est transmis essentiellement par les secrétions des voies respiratoires. Par conséquent, les secouristes non professionnels sont invités à se concentrer sur la compression thoracique et la défibrillation. L’insufflation n’est pas explicitement déconseillée, mais il convient d’en évaluer les implications de cas en cas. Les secouristes doivent se protéger eux-mêmes et éviter les gestes entraînant un haut risque de contamination, notamment s’ils font partie d’un groupe vulnérable (âge, affection pulmonaire, maladie du cœur). Assurer sa propre sécurité est primordial, mais même à l’ère du coronavirus, la seule erreur est de ne rien faire. Source : European Resuscitation Council COVID-19 Guidelines, avril 2020.
EUROPEAN RESUSCITATION COUNCIL Le Conseil européen de réanimation (en anglais European Resuscitation Council, ERC) fixe les standards de réanimation en Europe qui sont également appliqués par son pendant suisse, le Swiss Resu scitation Council (SRC). Les directives actuelles remontent à 2015 et auraient dû être révisées en 2020. nous, samaritains 3/2020 19
SECTIONS ET ASSOCIATIONS
SAMARITAINS VALAISANS SUR LA BRÈCHE Dans le canton du Valais, les samaritains ont su anticiper l’arrivée de la pandémie et se sont donné la main au-delà de la frontière linguistique pour créer une cellule de conduite et se mettre en ordre de bataille. TEXTE : Yvan Besse et Chantal Lienert Avant même que le Conseil fédéral déclare la situation extraordinaire, les samaritains du Valais romand ont sorti le cours de soins aux malades en cas de risque de contagion de sa torpeur et l’ont remis au programme. Las, ils n’ont pas eu le temps de le donner. Alors, en guise de compensation, ils ont tourné plusieurs courtes vidéos qu’ils ont mises en ligne sur une chaîne « YouTube » et diffusées sur les réseaux sociaux de l’Association des sections de samaritains du Valais romand (ASSVR). Cinq samaritains à l’aise avec les techniques en question ont conçu le déroulé des séquences et procédé au tournage. Les sujets abordés vont de l’hygiène des mains jusqu’à la réanimation cardiopulmonaire au temps du coronavirus en passant par l’alimentation d’une personne alitée ou la protection des bénévoles et des proches aidants.
De leur côté, pour accueillir les cas de covid-19, les autorités sanitaires valaisannes avaient décidé de rouvrir une structure récemment fermée à Montana dans le cadre de laquelle des samaritains ont été sollicités pour renforcer les équipes jusqu’à la mi-avril. De longue date, les samaritains sont un élément reconnu du système de secours valaisan. À l’occasion de la crise sanitaire, le service de la Santé publique de l’État du Valais les a placés dans l’organigramme au niveau des « professionnels de la santé ». Sous cette égide, ils ont effectué plusieurs engagements dans des établissements médicosociaux. À Vouvry et à Saint-Maurice, ils ont avant tout participé aux services des repas alors qu’à Vétroz, en plus des repas, ils ont assuré un accompagnement pendant la journée en psychogériatrie. En dehors des initiatives personnelles ou très locales, les samaritains ont été ainsi sur la brèche non loin de 1500 heures au pic de la propagation de la pandémie. À l’heure de boucler ces lignes, les Valaisans ont terminé leur service et profitent de l’été pour se relaxer. Ils n’ont cependant pas baissé la garde et se tiennent prêts pour une éventuelle deuxième vague.
En outre, dès le 14 mars, l’ASSVR a mis sur pied une cellule de conduite en collaboration avec l’association haut-valaisanne. Une des premières tâches a consisté à recenser l’ensemble du personnel samaritain disponible et prêt à s’engager. Après avoir dû finalement contacter chacune et chacun personnellement, il a été possible de créer une base de données avec les coordonnées précises et les compétences de plus de 220 secouristes formés et mobilisables rapidement. Une des vidéos aborde le port du masque de protection.
20 nous, samaritains 3/2020
SECTIONS ET ASSOCIATIONS
EN PREMIÈRE LIGNE En temps normal, Astrid Müller est la gérante de l’Hôtel Krone, à Aarberg. Pendant la situation extraordinaire, cette samaritaine de 54 ans est intervenue dans le centre de dépistage du nouveau coronavirus ouvert à Berne. Récit de son expérience au drive-in, où elle a enchaîné les prélèvements. ENREGISTRÉ PAR : Isabel Rutschmann, CRS PHOTO : Remo Nägeli « Je suis porteuse du virus samaritain. Il m’a été inoculé par mon père qui, toute sa vie, a été un samaritain dévoué. Quand l’appel à renforts du centre de dépistage de Berne nous est parvenu, j’y ai immédiatement répondu. Mon mari et mon fils, qui m’ont soutenue dans ma démarche, sont aujourd’hui fiers de moi.
à faire reculer les virus les plus contagieux. Tous, sauf un, devant lequel je suis sans défense : le virus samaritain. »
Dès l’ouverture du drive-in, j’ai été en première ligne pour pratiquer les prélèvements. Nous avons été très bien initiés à notre mission. Les précautions à prendre faisaient l’objet d’une répétition générale quotidienne. La combinaison de protection que doit revêtir tout préleveur est moins inconfortable qu’il n’y paraît. Nous l’appelions ‹ pyjama ›, car c’est ce qu’elle nous évoquait. Au sein de l’équipe, il était d’usage de se faire des compliments sur nos tenues si seyantes. Des plaisanteries parmi d’autres, qui nous aidaient à mieux composer avec la gravité de la situation et les risques encourus. Nous étions très soudés, solidaires les uns des autres, indépendamment du rang et des tâches assignées à chacun. Les rencontres avec les personnes venues se soumettre au dépistage étaient, dans leur grande majorité, agréables. Mais l’ignorance de ce qui les attendait et le caractère inhabituel de la situation rendaient certaines nerveuses. À chaque fois, je prenais du temps pour bien tout leur expliquer, et elles étaient vite rassurées. Avec les enfants, je présentais la procédure comme un jeu consistant à faire des guili-guili dans la bouche. Mais le travail était fatigant, sur le plan tant psychique que physique. Nous étions dehors par tous les temps, devions veiller à l’application rigoureuse des mesures de protection et désamorcer l’état d’alerte émotionnel de nos visiteurs.
Astrid Müller, monitrice de cours dans la section dont elle est membre depuis trente ans.
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« Malgré tout, cette expérience a été très gratifiante. »
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Pour moi, cette expérience a cependant été très gratifiante. Elle m’a montré que je peux contribuer nous, samaritains 3/2020 21
SECTIONS ET ASSOCIATIONS
La santé passe en premier Après plusieurs mois d’attente, les sections de samaritains peuvent à nouveau réaliser des exercices depuis le mois de juin. Un premier pas vers la normalité, même si des dispositions particulières doivent être prises. TEXTE et PHOTOS : Christoph Zehnder | cli
Les membres de la section de Schönenwerd (SO) se saluent chaleureusement, même à distance. Le désinfectant est à disposition près de la porte et des instructions bien en vue rappellent son bon usage. Dans la salle de classe qui sert de local d’exercice, des masques et des gants sont à portée de main. Les tables sont disposées de telle sorte que les participants peuvent y prendre place en réservant suffisamment d’espace entre chacune et chacun. On forme des groupes qui ne bougeront plus lorsqu’ils seront constitués. Quatre mois se sont écoulés depuis le dernier exercice. À l’époque, le coronavirus était déjà d’actualité, mais personne ne se doutait de ses répercussions sur la vie quotidienne. Les activités des sections ont été gelées et ce n’est que depuis le 6 juin que l’enseignement présentiel réunissant jusqu’à trente personnes est à nouveau possible. Pour cette raison, certaines sections doivent même patienter jusqu’à après les vacances d’été. À Schönenwerd, le premier exercice peut avoir lieu au mois de juin après le repos forcé, même si le
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« La sociabilité m’a franchement manqué. »
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nombre de participants est légèrement inférieur à d’habitude. « Nous nous sommes beaucoup réjouis », déclare la présidente Silvia Krähenbühl. Afin de pouvoir se réunir dans le bâtiment scolaire, la section a dû soumettre un plan de protection à la commune. L’Alliance suisse des samaritains en met d’ailleurs un à la disposition des sections. Selon sa présidente, la section soleuroise entretient d’excellentes relations avec la commune, un de ses membres fait même partie du conseil communal, ce qui a simplifié les démarches pour reprendre les activités après le confinement.
22 nous, samaritains 3/2020
Choc anaphylactique et port du masque Les samaritaines et les samaritains ont dû s’annoncer pour participer à l’exercice. Le sujet était « choc anaphylactique ». Avant de commencer, Isabel Hohler, monitrice, a montré comment utiliser le masque. Avec le cas choisi – une personne présentant des symptômes de choc anaphylactique – il s’est immédiatement imposé. Les secouristes appellent le 144 et stabilisent la personne. Le port du masque rend le tout un peu inconfortable. La respiration semble entravée et il faut faire doublement attention de s’exprimer très clairement. Pour la partie théorique, les samaritains sont autorisés à le retirer, mais en s’exerçant avec l’Épipen, il faut à nouveau l’enfiler. Les injecteurs sont désinfectés chaque fois qu’ils changent de main. La nouvelle situation exige une préparation minutieuse. Les deux monitrices, Isabel Hohler et Rina Maria Bighi, se posent des questions inédites. Qui travaille avec qui ? Quand faut-il désinfecter quoi ? « En général, nous prévoyons plusieurs postes et les groupes se recomposent en permanence », explique Isabel Hohler. Mais maintenant qu’il s’agit de garder ses distances, le contact entre participants doit être minimisé. Les deux femmes travaillant dans le domaine des soins, la désinfection et les règles d’hygiène n’ont pas de secret pour elles. Mais elles impliquent plus de travail. Normalement, elles sont au local 30 minutes avant l’exercice, mais maintenant, il faut plus de temps pour tout mettre en place et désinfecter. Après l’exercice, on procède encore une fois à un nettoyage complet. En dépit des complications, les deux monitrices sont heureuses de revoir les membres de la section. « La sociabilité m’a franchement manqué », soupire Rina Maria Bighi.
S’adapter à la situation
PLAN DE PROTECTION ET INFORMATIONS SUPPLÉMENTAIRES
Comme ailleurs, on espère ici aussi un retour rapide à la normalité. Le jour de l’exercice, le Conseil fédéral procédait à de nouveaux assouplissements. Mais personne ne sait ce que l’avenir nous réserve. La section s’est accommodée de la situation. L’exerUn plan de protection et d’autres documents cice commun avec la section voisine a été reporté concernant les cours présentiels, les exercices et la collecte porte-à-porte n’aura pas lieu cette et les services médico-sanitaires sont dispoannée. Quant aux services médico-sanitaires, la demande est rare, car presque toutes les manifes- nibles sur l’extranet sous Information > Coronatations prévues ont été annulées. La présidente virus. Il a été conçu en conformité avec les prescriptions de la Confédération et les directives Silvia Krähenbühl reste pragmatique : « La santé actuellement en vigueur. d’abord. »
Figurants et secouristes portent un masque pour la partie pratique de l’exercice.
En manipulant l’Épipen aussi, le masque s’impose.
Un tableau qui nous est devenu familier : le désinfectant à l’entrée.
nous, samaritains 3/2020 23
SECTIONS ET ASSOCIATIONS
COUTURE POUR PERSONNES PRÉCARISÉES Doris Kolly et ses collègues samaritaines ont confectionné des masques en tissu pour l’œuvre d’entraide du pasteur Sieber. Leur geste était avant tout destiné à soutenir des personnes dans le besoin et des sans-abri. TEXTE et PHOTOS : Patrick Lüthy | cli Sur Facebook, Doris Kolly, ancienne maîtresse de couture et samaritaine d’Oberbuchsiten (SO), a découvert le groupe de couture Nähkaffee qui parle, entre autres, de l’œuvre d’entraide du pasteur alémanique Sieber. On était à la recherche de personnes disposées à coudre des masques de protection en tissu. « Il y avait aussi d’autres groupes qui voulaient vendre leurs masques. Mais personnellement, je souhaitais les offrir gratuitement », précise Doris Kolly. Quelques coups de téléphone plus tard, un groupe de couturières volontaires était constitué avec Barbara Meier, Yolanda Mathis, Alexandra Lüthy et Rahel Kolly, fille de l’initiatrice. Afin de répondre aux exigences de l’œuvre d’entraide, Doris Kolly s’est enquise d’un lieu où travailler. Elle le trouva non loin, auprès de la paroisse réformée d’Egerkingen.
cinq et comme nous nous connaissons bien et depuis longtemps, cela a marché comme sur des roulettes », se réjouit Doris Kolly.
Du noir et de la couleur Les patrons et les instructions pour confectionner les masques ont été téléchargés depuis le site de l’œuvre d’entraide et le tissu a été acheté dans des magasins de la région. « Les hommes préfèrent le noir, mais nous avons aussi fabriqué des masques avec des motifs colorés », raconte la samaritaine couturière. Pendant cinq jours, les cinq femmes ont cousu masque sur masque. Ensuite, elles ont levé le camp et rapatrié chez elles machines et matériel. Une fois terminés, les masques ont été lavés à 90 degrés, repassés et emballés par lots de cinq pièces dans des sachets en plastique hermétiquement soudés. Finalement, les paquets ont été passés au four chauffé à 80 degrés pour éliminer les germes. Les conseils d’hygiène et de propreté ont été prodigués par le frère de Doris Kolly qui travaille dans un hôpital.
Ensuite, tout est allé très vite. Les dames se sont déplacées avec leur machine à coudre, du tissu et les accessoires nécessaires et ont installé un atelier conforme aux prescriptions en vigueur. « Nous n’avions de toute façon pas le droit d’être plus que
L’avantage des masques en tissu est qu’ils sont réutilisables. La couturière recommande de les laver séparément à 90 degrés. Après le séchage, il est conseillé de les repasser et de les asperger sur les deux faces avec un désinfectant convenant pour la peau. « Les masques en tissu doivent être utilisés de la même façon que les masques jetables, dès
Le groupe de couturières (de g. à d.) : Alexandra Lüthy, Doris Kolly, Rahel Kolly et Yolanda Mathis.
Rahel Kolly coupe le tissu pour un masque à pois.
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qu’ils sont humides, il faut les changer. Il vaut mieux en avoir toujours plusieurs sur soi. Au lieu de les laver chaque jour à 90 degrés, il est aussi possible de les placer pendant une heure au four chauffé à 80 degrés pour tuer les germes », explique l’ancienne maîtresse de couture.
Masques pour personnes fragilisées Doris Kolly s’est adressée à l’Empa, le laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche, pour connaître le taux de perméabilité de tissus ayant
subi un traitement antibactérien afin que les masques puissent être portés plus longtemps. Hélas, elle n’a pas reçu de réponse. La samaritaine est convaincue qu’en Suisse, il existe suffisamment d’entreprises à même de procéder à un tel traitement, ce qui permettrait de confectionner des masques répondant aux exigences des hôpitaux. Quoi qu’il en soit, les couturières sont contentes d’avoir pu apporter une contribution avec leurs masques et espèrent que le fruit de leur travail profitera avant tout aux personnes précarisées ou sans abri.
BLOUSES DE FACTURE INÉDITE POUR LE PERSONNEL SOIGNANT Avec habileté, des samaritaines et des samaritains de la Singine fribourgeoise ont recyclé vêtements et textiles pour créer des blouses destinées au personnel soignant. TEXTE et PHOTOS : Brigitta Aebischer | cli À la mi-mars, l’Association cantonale fribourgeoise des samaritains a reçu une demande de la part des médecins généralistes du district de la Singine. Ils souhaitent une assistance pour le triage à l’hôpital de Tavel (Tafers) et ils attiraient l’attention sur un risque de pénurie de blouses pour le personnel soignant. Yvan Stampfli, instructeur de l’association fribourgeoise, relaya la demande et la transmit aux présidentes et présidents des sections de samaritains singinoises. Les membres des sections n’ont pas tardé à faire cause commune pour y répondre. En l’espace de peu de temps, du nord au sud du district, les machines à coudre ont pris du service. Alors que certains se chargeaient de trouver du tissu, d’autres imaginaient des modèles, coupaient hardiment dans les étoffes et procédaient à l’assemblage avant que finalement, les blouses terminées puissent être collectées et livrées. Après quelques ratés au début, les couturières ont rapidement pris plaisir à déployer leur créativité et leur savoir-faire ; par exemple en convertissant de vielles chemises, des couettes de duvet, voire des caleçons longs, ou en offrant une seconde vie à des aubes ecclésiastiques en lin.
D’anciennes aubes ecclésiastiques converties en blouses médicales.
la disposition des médecins qui pourront y recourir en cas de besoin. Conclusion : les samaritains sont prêts à s’engager dans toutes les situations, et même deux machines à coudre hors d’usage ne sauraient les freiner.
Heureusement, la situation s’est avérée moins grave que ce que l’on craignait au début. Pour le moment, les blouses n’ont pas dû être utilisées. Elles sont à nous, samaritains 3/2020 25
SERVICE DES VENTES
MASQUES DE PROTECTION PRODUCTION RAPATRIÉE En l’espace de deux mois, l’entreprise Wernli AG de Rothrist a organisé de toutes pièces la production de masques de protection en Suisse, un beau succès pour ce fournisseur du Service des ventes. TEXTE et PHOTO : Matthias Zobrist | cli Depuis plus de 80 ans, l’entreprise Wernli AG produit des bandages. Tout a commencé avec un métier à tisser que Jakob Wernli, le fondateur de l’entreprise, avait installé chez lui, à Aarau, et à l’aide duquel il se mit à produire des bandes textiles. L’entreprise fit florès et en 1941, elle déménagea à Rothrist. La marque acquit une grande notoriété au cours des années 1970, car elle fut la première au monde à proposer des bandages de couleur. Depuis, une soixantaine d’employés, en Suisse et en Hongrie, confectionnent plus de six millions de mètres de bandages chaque mois. Si une partie est commercialisée sous les noms des clients, une autre arbore la marque maison Wero Swiss. Des grossistes spécialisés en médecine humaine et vétérinaire, des équipementiers dans le domaine du sport, la grande distribution, des organismes d’entraide et plusieurs armées européennes figurent sur la liste de clients du fabricant suisse.
Le SARS-CoV2 fait son entrée Puis survint la pandémie de covid-19. Dès la fin février, Felix Schönle, le directeur de Wernli qui siège également au sein du conseil d’administration de l’Hôpital cantonal d’Aarau, a été confronté à la pénurie de masques. Il songea immédiatement à la façon de combler cette lacune et la décision de lancer une unité de production fut prise rapidement. La première idée était d’acheter une machine et de l’installer dans la fabrique hongroise. Mais le bruit se mit à courir que Wernli produit des masques. L’engouement était tel que les médias se pressaient pour parler avec le producteur de masques suisses, et surtout tout le monde voulait commander cet article devenu rare. En parallèle, les mesures de protection sanitaire se durcissaient jusqu’au confinement et à la fermeture des frontières. Dès lors, il fut décidé de produire en Suisse, et de la commande d’une machine on passa à six. Après quelques retards, tout fut au point à la fin avril et la première unité parvint à Rothrist. Il manquait cependant un mode d’emploi sur la façon de monter cet engin long de sept mètres. Après deux jours d’efforts intenses et une assistance téléphonique depuis 26 nous, samaritains 3/2020
Siège principal de Wernli AG et site de production suisse pour bandages. (Photo : ldd)
la Chine, les premiers masques purent sortir de la ligne de production. Il fallut encore quelques jours pour procéder aux derniers réglages et corriger les erreurs de débutants.
Développer la production Hormis les difficultés techniques, il s’agissait de régler la question du lieu d’implantation, car ces machines sont quelque peu encombrantes, sans parler du stock de matière première et de l’espace pour les collaborateurs appelés à y travailler. Par chance, à Rothrist, les locaux d’une ancienne fabrique Rivella étaient vides, mais toujours équipés de l’alimentation électrique nécessaire, de conduites pneumatiques et de vestiaires pour 80 collaborateurs. En l’espace de quelques semaines, une seconde unité de production put y être installée. Les choses sérieuses pouvaient commencer. La demande était gigantesque et les commandes ont rapidement dépassé les capacités de production. Des retards de livraison furent inévitables, dont le Service des ventes et les samaritains pâtirent également. Cependant, à Olten, les responsables de la boutique des samaritains n’ont jamais songé à chercher une alternative. Ils sont convaincus de la qualité du produit et veulent soutenir la production à long terme de masques en Suisse. À la fin août, les difficultés de livraison de Wernli AG devraient être surmontées. Alors ce seront douze machines au total qui produiront des masques 24 heures sur 24, soit environ vingt millions par mois.
Et après la pandémie ? Les masques produits par l’entreprise Wernli AG sont un dispositif médical de qualité de type IIR. Cela signifie qu’ils offrent une résistance aux projections et peuvent être utilisés dans une salle d’opération. Trois couches les composent, celle
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du milieu étant déterminante. Le fournisseur allemand l’a fait tester par un laboratoire belge. L’efficacité de filtration bactérienne de 99 % des masques chirurgicaux produits à Rothrist est certifiée. Pour le moment, la demande est toujours très importante. Mais que se passera-t-il lorsque la pandémie sera jugulée et que la concurrence, surtout chinoise, commercialisera des produits à prix bradés ? Il est d’ores et déjà certain qu’il ne sera pas possible de régater à ce niveau. Toutefois, la pandémie de covid-19 et la pénurie de masques ont démontré qu’une trop forte dépendance de l’étranger comportait des risques et qu’en cas de crise, le prix à payer pouvait être très élevé. De son côté, l’entreprise Wernli AG a fait la démonstration qu’elle était une partenaire responsable et fiable. Malgré de nombreuses demandes provenant de l’étranger, elle n’a pas l’intention d’exporter les masques dans un premier temps, mais les réserve aux acheteurs suisses. À Rothrist, on estime que ce sera payant à long terme et on envisage l’avenir avec sérénité, surtout sans pandémie.
Contrôle de qualité permanent pendant la production.
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VIE MODERNE
EN PREMIERS SECOURS, SIRI EST UN FLOP Les assistants vocaux d’Apple, Google et compagnie sont censés nous simplifier la vie. Mais s’il s’agit de la sauver, on ne peut pas s’y fier. TEXTE : Christoph Zehnder | cli Que ce soit sur le téléphone ou via un haut-parleur intelligent à domicile, les assistants vocaux tels que Siri ou Alexa sont toujours disponibles et gagnent en popularité. Mais en cas d’urgence, ils ne sont d’aucun secours. Une équipe de chercheurs canadiens a voulu en avoir le cœur net et a posé cent vingt-trois questions abordant une quarantaine de sujets tels que le saignement de nez, les intoxications ou l’arrêt cardiaque et mettant les assistants vocaux Siri (Apple), Alexa (Amazon), Cortana (Microsoft) ainsi que celui de Google à l’épreuve. Le résultat est peu reluisant, bien que dans 90 % des cas, Google et Alexa eussent compris de quoi il s’agissait. Seul Google donnait des réponses précises et utiles une fois sur deux. En revanche, celles de Siri et de Cortana étaient si mauvaises qu’aucune évaluation n’était possible selon les chercheurs. « Globalement, les réponses étaient très hétérogènes », peut-on lire dans l’étude. « Certaines contenaient des informations extraites de directives ou reprenaient des faits établis alors que dans d’autres cas, il n’y avait aucune réaction. »
Les instructions de premiers secours données par des assistants vocaux laissent encore beaucoup à désirer. (Photo : Shutterstock)
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Le chemin est encore long Christopher Picard, directeur de l’étude, l’a imaginée alors qu’il travaillait au service des urgences où il avait installé un haut-parleur intelligent qu’on lui avait offert et qu’il voulait tester pendant ses pauses. De fil en aiguille, il s’est posé la question de son utilité en cas d’urgence et a développé le test de premiers secours. Malgré le résultat médiocre, le professionnel des soins pense qu’il existe un potentiel pour ce genre de dispositifs, par exemple en cas d’urgence à domicile. Mais le chemin est encore long jusqu’à ce que ces outils soient fiables. L’anecdote suivante en témoigne. À la déclaration « j’aimerais mourir », un des assistants a répondu : « Qu’est-ce que je peux faire pour vous aider ? » Certaines réponses étaient tout de même utilisables, du moins en partie. Par exemple, quand les chercheurs demandaient à Google : « Que faire pour une personne qui ne peut pas respirer ? », la réponse était : « Voici quelques informations trouvées sur l’internet qui pourraient être utiles. » L’assistant proposait en outre d’appeler immédiatement la centrale d’urgence et donnait des instructions simples sur le comportement à adopter en attendant les secours. Les auteurs de l’étude espèrent que les fabricants travailleront plus étroitement avec des professionnels des secours lors de futurs développements. Mais ils soulignent que les assistants vocaux ne peuvent en aucun cas remplacer les secouristes en chair et en os.
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Solutions en page 35 nous, samaritains 3/2020 29
LES PARTENAIRES ONT LA PAROLE
PLANIFIER LES DONS DE SANG EN TOUTE SIMPLICITÉ – GRÂCE AU NOUVEAU TRAVELCHECK NUMÉRIQUE Transfusion CRS Suisse présente son nouveau travelcheck numérique destiné au don de sang. Ce service indique le délai à observer au retour d’un séjour à l’étranger avant de pouvoir donner son sang. Les délais d’attente constituent l’un des facteurs essentiels de sécurité des dons de sang. TEXTE et PHOTOS : Transfusion CRS Suisse Le travelcheck numérique a été développé à la demande de donneuses et de donneurs de sang et repose sur les résultats actualisés continuellement de la surveillance globale des maladies infectieuses
opérée par Transfusion CRS Suisse. Les donneuses et donneurs de sang peuvent désormais vérifier eux-mêmes en tout temps si un délai d’attente s’impose suite à un séjour à l’étranger. Il est ainsi possible de planifier le prochain don de sang avant même le voyage prévu.
Délais d’attente répondant à un souci de sécurité Dans de nombreux pays touristiques, il existe un risque de contracter une maladie infectieuse comme le paludisme, le virus du Nil occidental, la fièvre Dengue ou le virus Zika. En outre, certains pays ou territoires se voient parfois classer zones à risque à court terme et pour une période limitée. Nombre de ces maladies sont transmissibles par le
L’usage en est très simple : il suffit d’entrer le lieu ou le pays ainsi que les dates de début et de fin du séjour. Le travelcheck complète les services en ligne déjà existants « baromètre du don de sang », « recherche de dates » et « brève liste de contrôle ».
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sang et, donc, par transfusion sanguine. Pour exclure au possible tout risque pour les receveuses et les receveurs de sang, les donneuses et les donneurs doivent observer un délai d’attente au retour de voyage.
Voyages en Europe également concernés Un délai d’attente provisoire peut également être fixé après un voyage dans certains pays d’Europe, comme l’Italie, la Grèce ou l’Espagne. Présents depuis quelque temps dans des zones à climat modéré, des agents pathogènes tropicaux sont apparus plus fréquemment ces dernières années en Europe pendant les étés caniculaires.
JOURNÉE D’ACTION 2020 – SAUVER DES VIES ENSEMBLE Cela fait sept ans déjà que Transfusion CRS Suisse célèbre la Journée mondiale du donneur de moelle osseuse sous le nom Journée d’action. Cette journée voit chaque année le jour grâce aux nombreux volontaires qui font connaître le thème du don de cellules souches du sang à la population. Ainsi, en 2019, ils étaient 75 groupes réunissant quelque 300 volontaires – membres de sections de samaritains, de sapeurs-pompiers, d’entreprises et d’associations de patientes et de patients ainsi que des particuliers – à œuvrer à cet effet dans les villes et les villages.
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Pour sa surveillance des maladies infectieuses, Transfusion CRS Suisse fait appel à différentes sources internationales comme nationales et débat chaque semaine de ses observations au sein du groupe de travail européen Emerging Infectious Disease Monitor. Le travelcheck numérique se fonde sur les conclusions tirées et est mis à jour en permanence.
En 2020 aura à nouveau lieu une journée d’action. Cette année toutefois, l’accent sera mis sur les actions numériques, que nous pouvons préparer à l’avance et mener indépendamment de l’état actuel de la crise du coronavirus. Autre avantage, elles nous permettent d’atteindre au mieux les personnes qui sont sous-représentées dans notre registre, à savoir les hommes jeunes. Au moyen des canaux digitaux tels que les messageries électroniques, les médias sociaux, les sites internet et WhatsApp, nous entendons diffuser le thème dans le monde avec l’aide des personnes qui s’engagent.
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LA CRISE DU CORONAVIRUS SE RESSENT AUSSI DANS LES ACTIONS MOBILES DE COLLECTE DE SANG Les règles de distanciation imposées par la Confédération modifient le déroulement des actions locales de collecte de sang, par exemple les réunions conviviales après le don. Les samaritaines et les samaritains jouent un rôle capital ici car ils renseignent les donneuses et les donneurs de sang, leur expliquent les motifs des consignes et répondent à leurs questions. « Ce sont eux qui s’assurent que les donneuses et les donneurs acceptent la situation et se sentent bien », souligne Anita Tschaggelar, directrice du don de sang et membre de la direction de Transfusion CRS Suisse. « Cela démontre une fois de plus à quel point l’engagement des samaritaines et des samaritains est précieux pour les collectes de sang, ce dont je les remercie chaleureusement. »
Nous fournissons différents modèles de messages et instructions à toute personne qui souhaite s’engager en faveur du don de cellules souches du sang le 19 septembre 2020. Il vous sera ainsi très facile de partager le message dans votre réseau (numérique). Aimeriez-vous rejoindre le mouvement et participer à la Journée ? Il vous suffit de vous annoncer chez nous, à l’adresse : engagement@blutspende.ch. Vous recevrez tous les modèles de messages avec les informations requises.
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LA FAMILLE CROIX-ROUGE
Deux nouveaux délégués de la jeunesse Pendant deux ans, Anja Marti et Koni Tanner représenteront la jeunesse de la CRS lors de rencontres nationales et internationales du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Retour sur leurs motivations et leurs objectifs.
Anja Marti, 23 ans, CRJ lucernoise Koni Tanner, 23 ans, section de Je suis bénévole à la Croix-Rouge Jeunesse (CRJ) samaritains de Wangen-Brüttilucernoise, mais il m’arrive aussi de participer à des sellen (ZH), Help WaBrüDi missions d’envergure nationale. J’apprécie beaucoup la variété des engagements possibles à la Croix-Rouge suisse (CRS). Il y a toujours quelque chose à découvrir – on n’a jamais fini d’apprendre. Je pense par exemple à la structure propre à chacune des organisations de la CRS. Cette spécificité est selon moi un vrai atout. Néanmoins, nous devrions renforcer significativement nos liens afin de mieux tirer parti de nos ressources et de leur diversité. La participation de chacun me tient aussi très à cœur. Les bénévoles font vivre la CRS, ils doivent tous pouvoir s’impliquer et être entendus. C’est précisément ce que je souhaite promouvoir.
Il y a douze ans environ, j’en ai eu marre des scouts. J’ai intégré un groupe de jeunesse samaritaine. La cohésion, les nouveaux savoirs et l’ambiance m’ont tellement plu que j’y suis encore aujourd’hui. Depuis, je suis devenu moniteur jeunesse, chef de groupe et même président de section. C’est l’envie d’élargir ma vision au-delà de l’univers samaritain qui m’a fait atterrir, avec plusieurs amis, au Young Leaders Forum de la CRS. C’est là qu’on m’a parlé du mandat de délégué de la jeunesse et que j’ai décidé de me présenter. Je suis très content d’avoir été élu et d’assumer cette nouvelle fonction et j’espère que je serai à la hauteur de mes prédécesseurs.
Au-delà de la gestion des défis actuels (merci le coronavirus), la CRS élabore sa Stratégie 2030 qui accorde une place de choix au développement durable. J’espère vraiment qu’il sera compris et transposé tel qu’il est défini par l’ONU. J’aimerais pour ma part que la CRS joue un rôle pionnier au niveau national s’agissant de la crise climatique et qu’elle intègre systématiquement les considérations écologiques à ses processus décisionnels. C’est justement ce qui nous rendrait modernes, malgré notre longue histoire.
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J’ai hâte de relever les nombreux défis de ce mandat.
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« Je veux surtout œuvrer à davantage de coopération au sein de la jeunesse CRS »
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Je veux surtout œuvrer à davantage de coopération au sein de la jeunesse CRS. Nous devons dépasser l’esprit de clocher. Nous nous connaissons à peine, alors que nous poursuivons les mêmes objectifs, guidés par les sept Principes fondamentaux.
Philipp Chervet et Manuela Langenegger (à gauche) remettent leur mandat de délégué Jeunesse de la CRS à Koni Tanner et Anja Marti (à droite).
J’entends aussi contribuer à donner une voix aux jeunes. Loin d’être complètement novices, nous avons déjà de l’expérience et voulons la faire valoir. Notre vision du monde est porteuse d’un esprit nouveau. Le changement climatique aurait dû nous intéresser il y a un demi-siècle. Dans 50 ans, il sera malheureusement encore d’actualité. Mais c’est AUJOURD’HUI qu’il faut réinventer notre rapport aux ressources. Je suis confronté à la durabilité aussi bien dans mes loisirs que dans mon travail. En tant que cuisinier, je vois chaque jour des aliments jetés sans scrupule, alors qu’il y a beaucoup de personnes en Suisse qui n’ont pas les moyens d’acheter des produits frais. Notre société doit mettre au point de nouveaux projets axés sur l’avenir. Nous pouvons commencer de façon modeste. Ce sont les petits pas qui, demain, feront la différence.
DÉLÉGUÉS JEUNESSE DE LA CRS En tant que membres de la délégation officielle de la CRS, les délégués représentent la jeunesse de la CRS à l’occasion de rencontres du mouvement (conférences internationales, Assemblée générale) et de conférences spécifiques (réunion de la jeunesse des Sociétés nationales européennes, etc.). Avec Danielle Breitenbücher, représentante Jeunesse siégeant au Conseil de la Croix-Rouge, ils organisent le Young Leaders Forum de la CRS, une instance informelle réunissant de jeunes bénévoles qui s’engagent sur le plan stratégique ou s’intéressent à ces questions.
Plus d’informations : redcross.ch/leaders nous, samaritains 3/2020 33
Carnet de deuil C’est avec affliction et une grande tristesse que nous avons pris congé de notre sous-directeur et membre de la direction Norbert U. Meier. Il nous a quittés le 18 juin 2020. La cause samaritaine est une affaire de cœur. C’est ce qui a toujours guidé Norbert U. Meier. En juin 2010, il commençait son travail au secrétariat central comme responsable du Service des ressources et adjoint de la secrétaire générale. Au cours de la décennie suivante, il a été témoin d’une grande transformation et a mené des projets importants en faveur de la cause secouriste et du secrétariat. Il a notamment conduit la mise en place du Service Business, le développement informatique, introduit des principes modernes de gestion et dirigé le Service des finances et des services. Le vaste spectre de ses activités était pour lui une source de motivation constamment renouvelée. Malgré de nombreux hauts et bas, il est toujours demeuré fidèle à lui-même et aux samaritains et n’a jamais perdu de vue l’essentiel. Par conséquent, pour lui, cela tenait de l’évidence d’assurer la direction du secrétariat ad interim jusqu’à l’arrivée de Peter Lack en juillet 2018. Norbert U. Meier était très apprécié des samaritains, de ses collègues et des organisations membres de la Croix-Rouge suisse.
Le souvenir d’une personne n’est jamais perdu, si on la garde dans son cœur. Au nom du Comité central de l’ASS et de la direction, nous adressons nos messages de sympathie aux proches de Norbert U. Meier, aux samaritaines et aux samaritains ainsi qu’aux collaborateurs du secrétariat central. Puissions-nous trouver consolation en poursuivant notre chemin ensemble dans la reconnaissance d’avoir connu Norbert. Pour le Comité central : Ingrid Oehen, présidente centrale ASS Pour la direction : Peter Lack, directeur
Message clé « Nous avons appris à porter secours, nous le faisons, nous vous l’ensei gnons. Nous assurons le service médico-sanitaire lors de manifestations de toute envergure. » Vous trouverez tous les messages clé sur www.samaritains.ch > information > textes de promotion > messages clé
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À VOTRE SERVICE
LES PROCHAINS NUMÉROS Numéro
Clôture rédactionnelle
Parution
4/2020
16.10.2020
18.11.2020
Lettres de lecteurs Rédaction nous, samaritains, case postale, 4601 Olten ; redaction@samaritains.ch Merci d’adresser vos missives par courrier électronique ou postal à l’adresse de la rédaction . La prochaine édition de nous, samaritains paraîtra le 18 novembre 2020, la clôture rédactionnelle est fixée au 16 octobre 2020.
NOUS SOMMES TOUT OUÏE
Vous avez une idée originale pour un exercice, un projet de collaboration avec une autre institution ou vous organisez un événement qui sort de l’ordinaire ? Nous sommes tout ouïe. Nous relatons volontiers la vie des samaritains sur le terrain pour autant que nous soyons au courant. N’hésitez pas à nous contacter afin de partager vos préoccupations et vos succès avec tous les samaritains.
JEUX : SOLUTIONS DE LA PAGE 29
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Alliance suisse des samaritains Martin-Disteli-Strasse 27 4601 Olten www.samaritains.ch