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nous, samaritains 2/22

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nous,

SAMARITAINS Le journal de l’Alliance suisse des samaritains

Toujours présents pour porter secours 6 SOULAGER LA SOUFFRANCE Assistance médicale au centre d’admission de Buchs

14 INTERVIEW

La vie associative a changé de visage

20 JEUNES SECOURISTES En visite chez les Help schwytzois d’Altendorf


Le secourisme a de nombreux visages

Merci pour votre don et votre aide.


ÉDITORIAL

Toujours présents Chères samaritaines, chers samaritains, Liliane Schäpper et Leandra Moser représentent 35 samaritaines et samaritains qui ont effectué des services médico-sanitaires pour encadrer des réfugiés. Afin d’achever rapidement et dans les règles les démarches administratives nécessaires, le canton de Saint-Gall avait décidé en automne 2021 de mettre sur pied un centre d’admission provisoire à Buchs. L’engagement des membres de notre mouvement à cette occasion illustre de manière exemplaire l’importance des samaritaines et des samaritains. Ils accomplissent de grandes choses à une échelle modeste.

prendre la fuite. Les images se sont déjà gravées dans la mémoire collective. Des milliers de personnes en provenance d’Ukraine ont pris la route et d’autres suivront. Au moment de rédiger ces lignes, elles sont déjà nombreuses à être arrivées en Suisse. C’est ainsi que le centre d’enregistrement provisoire a été réaffecté à l’accueil des Ukrainiens depuis le 10 mars 2022.

Lorsque la demande de la Croix-Rouge de St-Gall concernant la prise en charge du dispositif médico-sanitaire (DMS) m’est parvenue, je n’ai pas hésité une seconde. Il restait exactement trois semaines pour tout organiser, recruter des samaritaines et des samaritains et les instruire. À l’origine, le DMS était prévu pour six mois. En notre qualité de secouristes formés et guidés par les principes de la Croix-Rouge, nous sommes en mesure de prêter main-forte de diverses manières, que ce soit en temps de crise, mais également en temps ordinaire. Je trouve cela formidable.

Ce que les samaritaines et les samaritains accomplissent ne va pas de soi. À notre petite échelle, notre intervention peut avoir de grands effets et au centre d’enregistrement de Buchs, nous avons pu quelque peu atténuer les souffrances des arrivants. Nous sommes présents quand on a besoin de nous. C’est avec cette même idée que l’association helfen helfen Schweiz fait campagne pour plus d’attention et de respect à l’égard des ambulances et des forces d’intervention en Suisse. L’objectif est de valoriser toutes les organisations de secours et de sauvetage. Le public doit savoir que c’est un privilège de disposer d’une chaîne de secours qui fonctionne bien. Les premiers intervenants accomplissent un immense travail, très important pour notre société. Les samaritaines et les samaritains en font partie.

La guerre en Ukraine nous montre à quelle vitesse une situation peut contraindre la population à

URSULA FORRER Membre du Comité central nous, samaritains 2/2022  3


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PROCHAIN ARRÊT BUCHS (SG) SAMARITAINS EN SERVICE POUR LES RÉFUGIÉS

SOMMAIRE 10 EN SAVOIR PLUS L’association «helfen helfen Schweiz» lance une campagne de sensibilisation pour promouvoir le respect et l’estime à l’égard des forces d’intervention et de sauvetage. 12 VIE MODERNE L’Assemblée des délégués aura lieu le 18 juin 2022. De nombreuses décisions sont à l’ordre du jour.

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12 VIE MODERNE Développement de l’organisation : faire évoluer les structures en dialoguant avec la base 13 À VOUS DE JOUER Mot caché et Sudoku, de quoi faire travailler les méninges

14 INTERVIEW En Suisse, le modèle associatif n’est pas en voie de disparition, Philipp Moor en est convaincu et donne quelques clés pour l’avenir. 16 SECTIONS ET ASSOCIATIONS Nouvelles des samaritains sur le terrain et collecte samaritaine


IMPRESSUM nous, samaritains 2/2022 Parution : 11 mai 2022 Organisation éditrice Alliance suisse des samaritains (ASS) Martin-Disteli-Strasse 27 Case postale, 4601 Olten Téléphone 062 286 02 00 Téléfax 062 286 02 02 redaction@samaritains.ch www.samaritains.ch Abonnements, changements d’adresse : par écrit à l’adresse ci-dessus Prix de l’abonnement Abonnement individuel pour non-samaritains : CHF 33.– par an 4 numéros par an Tirage : 22 600 exemplaires Rédaction Paolo D’Avino (pda) Matthias Zobrist (mzo) Suisse romande : Chantal Lienert (cli) Suisse italophone : Mara Zanetti Maestrani (m.z.) Téléphone 062 286 02 00 Téléfax 062 286 02 02 redaction@samaritains.ch Adresse postale : Rédaction « nous, samaritains » Case postale, 4601 Olten

22 SERVICE DES 18 PAROLE AUX VENTES PARTENAIRES Nouveautés de notre L’appli de la Rega détecte assortiment – des immédiatement le lieu conditions préférenoù se trouve la personne tielles sont accordées qui appelle. La dernière aux samaritaines et version propose plusieurs aux samaritains. perfectionnements. 20 SECTIONS ET ASSOCIATIONS Visite chez les plus jeunes parmi les secouristes de la section d’Altendorf (SZ)

23 À VOTRE SERVICE Informations utiles

Annonces Fachmedien Zürichsee Werbe AG Laubisrütistrasse 44, 8712 Stäfa Téléphone 044 928 56 11 Téléfax 044 928 56 00 samariter@fachmedien.ch www.fachmedien.ch Mise en page, impression et expédition Stämpfli Communication, 3001 Berne staempfli.com Photos Couverture et sommaire : shutterstock

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POINT FORT

FRONTIÈRES

SOULAGER LA SOUFFRANCE Ils voyagent léger, avec un petit bagage, un peu d’argent liquide, un smartphone et un billet de train. Ils sont jeunes. Les nombreux réfugiés afghans en quête de protection et de revenu trouvent quelque répit à Buchs (SG), dans un centre d’admission provisoire. Des samaritaines et des samaritains leur donnent de premiers secours. TEXTE : Paolo D’Avino | cli / PHOTO : Beat Brunner 6   nous, samaritains 2/2022


Travail par équipes Gagner la confiance se révèle être un véritable défi. « Nous ne savons rien du passé de ces personnes, ni comment elles sont arrivées ici et nous ne connaissons pas leur langue », nous racontent les deux samaritaines. Pour Leandra Moser et Liliane Schäpper, le service au centre d’admission sort de l’ordinaire. Porter secours est leur mission et elle leur tient à cœur, mais les réfugiés ne montrent pas facilement leurs blessures. Quand les samaritaines ont l’impression que quelque chose ne va pas, elles apposent une marque discrète sur la sacoche du réfugié. C’est le signe pour les traducteurs de revenir

• « Les secouristes sont très bien

formés, disponibles et fidèles aux principes de la Croix-Rouge. »

•

encore une fois à l’infirmerie. « De cette manière, nous pouvons également traiter des blessures qui ne sont pas visibles du premier abord. On cherche alors à communiquer avec des gestes et aussi un peu avec l’aide des interprètes », enchérissent les deux samaritaines.

Trente personnes par jour

Liliane Schäpper (g.) et Leandra Moser au centre d’admission provisoire.

« Nous sommes du personnel médical de la CroixRouge suisse », c’est écrit en grands caractères, bien visibles. Ainsi s’établit le premier contact avec les réfugiés quand les samaritaines leur montrent la feuille à l’infirmerie du centre d’admission provisoire. Cette phrase figure en hindi, pachtoune, farsi et ourdou et est destinée à lever les barrières. Car au début, la méfiance est importante, selon les samaritaines saint-galloises Liliane Schäpper (Sennwald) et Leandra Moser (Widnau).

Liliane Schäpper et Leandra Moser font partie d’une équipe de 35 samaritaines et samaritains qui ont été recrutés pour l’infirmerie du centre d’admission. Depuis l’été dernier, la police cantonale de St-Gall et les douaniers tombent presque chaque jour sur des migrants sans statut légal. « En moyenne, trente par jour », selon Florian Schneider, porte-parole de la police cantonale en visite au centre. Aujourd’hui, ce nombre a été dépassé, une quarantaine de migrants ont été arrêtés. Au centre d’admission provisoire, la priorité sanitaire est de protéger les collaborateurs et les migrants contre le coronavirus. « C’est pourquoi les tests sont essentiels, mais nous ne pouvons forcer personne à les faire », explique Liliane Schäpper. Toutefois, l’intervention des secouristes ne se limite pas à cela. « Nous traitons beaucoup de plaies et de blessures provoquées par du fil du fer barbelé ou des coups reçus au cours du long périple qui a mené ces personnes jusqu’en Suisse et qui, pour une grande partie, n’ont pas du tout été traitées. »

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POINT FORT FRONTIÈRES

Aide humanitaire Triste mais vrai, comme le soulignent les deux samaritaines, le risque sanitaire le plus important est la gale. Il s’agit d’une maladie infectieuse de la peau causée par un parasite microscopique qui se manifeste par des réactions allergiques et de fortes démangeaisons. « Dans ces cas, nous prenons contact avec un des trois médecins de garde, car il faut prescrire un médicament », précise Leandra Moser. Les samaritaines sont touchées par la souffrance et le destin individuels des personnes qu’elles soignent. « Nous voulons faire de l’aide humanitaire », mais ce n’est pas tout simple d’établir un contact avec ces personnes. La barrière de la langue rend les choses compliquées et la situation peut changer de jour en jour.

Trois semaines pour s’organiser Afin de procéder aux clarifications administratives dans les règles, dignement et le plus rapidement possible, le canton de St-Gall a décidé en automne 2021 de mettre sur pied un centre d’admission provisoire à Buchs sous la conduite de la police cantonale. « Toutes les organisations impliquées y sont abritées : la police cantonale, l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières, l’Office des migrations cantonal, l’EPER (entraide des églises protestantes), la Croix-Rouge suisse (CRS) ainsi qu’une entreprise de sécurité privée », développe Ursula Forrer, membre du Comité central et présidente des samaritains de St-Gall et de la principauté de Liechtenstein. « La demande d’installer et de gérer l’infirmerie du centre d’admission nous a été adressée par la Croix-Rouge saint-galloise », explique la samaritaine en ajoutant que le délai imparti était de tout juste trois semaines. La CroixRouge apprécie la collaboration avec les samaritains. « Les secouristes sont très bien formés, disponibles et fidèles aux principes de la Croix-Rouge. »

Jeunes avec peu de bagages Les migrants sont pour l’essentiel des hommes jeunes, voire mineurs. Ils portent des jeans ou des pantalons de survêtement, des vestes d’hiver et des bonnets ou des capuchons. Ils n’ont pratiquement pas de bagages. « Presque tous disposent d’un smartphone et d’un peu d’argent, quelques centaines d’euros, et ils sont en relative bonne forme », c’est ainsi que les décrit le porte-parole de la police. Le centre d’admission provisoire est installé dans l’ancien bâtiment administratif d’une entreprise active dans la chimie. Après quelques aménagements, il a pu être mis en service le 3 janvier. Les 8   nous, samaritains 2/2022

samaritains travaillent en binôme et se relayent en tournus. « Au début, nous manquions de personnel », admet Ursula Forrer, « mais maintenant, tout roule et nous collaborons main dans la main avec les autres acteurs impliqués. » La présidente cantonale est fière des samaritaines et des samaritains.

La main sur le cœur « La bonne formation et la façon très directe des secouristes sont rassurantes pour les personnes en souffrance », estime Ursula Forrer en complétant que les médecins aussi apprécient le niveau de formation des samaritains. « Nous avons été très bien acceptés dès le départ », nous confie Liliane Schäpper et ajoute que la police et les douaniers se plaignent de l’absence des samaritains à la gare de Buchs, maintenant que l’infirmerie a été déménagée au centre d’admission provisoire. « Chaque jour, nous apprenons quelque chose de nouveau », s’exclament les deux samaritaines en chœur, « de la part de nos collègues, mais également de celle de la quarantaine d’autres personnes qui travaillent ici. Quant aux migrants, c’est en posant la main sur le cœur qu’ils expriment leur gratitude. » Ce langage est universel et il n’y a pas besoin d’alphabet pour en préciser le sens.

ENGAGEMENT VOLONTAIRE À l’origine, le service des samaritains au centre d’admission provisoire à Buchs était prévu sur six mois. Depuis le 24 février, l’Europe est dominée par la guerre qui sévit en Ukraine. Chaque jour, des personnes en provenance de ce pays s’annoncent auprès des centres fédéraux pour requérants d’asile afin d’y obtenir le statut de protection S. Pour cette raison, le service au centre d’admission provisoire a été suspendu le 10 mars 2022 et la structure a été réaffectée à l’accueil des réfugiés ukrainiens. La Croix-Rouge suisse est active sur plusieurs sites et cherche des volontaires disposés à assister les réfugiés. Leur mission est de participer au bon déroulement du processus d’admission, à la distribution de repas ou à la garde d’enfants. Les personnes intéressées sont invitées à s’adresser à Sabine Ryser, cheffe du secteur recherche, sauvetage, aide en cas de catastrophe de la CRS via l’adresse surek@redcross.ch. Pour faire un don, taper

www.samariter.ch/fr/news/ukraine-aidermaintenant


Abonnement à prix de faveur Le saviez-vous ? Les sections peuvent offrir un abonnement à nous, samaritains aux donateurs, membres passifs ou à d'autres personnes intéressées pour seulement 11 francs par an (au lieu de 33 francs).

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EN SAVOIR PLUS

Pour toi. Pour toutes et tous. Avec la campagne #TOUJOURSPRESENTS, l’association «helfen helfen Schweiz» cherche à promouvoir le respect et l’estime pour les forces d’intervention et de sauvetage en Suisse. Pascal Rey, président de l’organisation et chef de campagne, nous en explique les motivations. TEXTE : Paolo D’Avino | cli PHOTOS : «helfen helfen Schweiz»

Quelles ont été les motivations à l’origine de la création de l’association «helfen helfen Schweiz» 2017 ? Pascal Rey : L’élément déclencheur a été la résistance des automobilistes à former des couloirs de secours. Selon la loi sur la circulation routière, dès le retentissement d’une sirène il faut immédiatement dégager la voie pour laisser passer les sapeurs-pompiers, la police ou l’ambulance mais à l’époque, il n’existait pas encore d’obligation de libérer un couloir de secours. Le but était de lancer une campagne pour mettre ce défaut en évidence. Ainsi est née l’organisation.

La dernière campagne a été lancée en automne 2021 sous le titre #TOUJOURSPRESENTS. Quels sont les manques que l’organisation cherche à mettre en évidence ? Avec le mot-dièse #TOUJOURSPRESENTS, nous voulons attirer l’attention sur le travail des forces d’intervention et de sauvetage à l’aide d’un message simple. L’objectif est de restaurer l’estime, la reconnaissance et le respect qui font défaut depuis un certain temps en Suisse à l’égard des intervenants de premiers recours qui se mobilisent en tout temps pour se rendre là où l’on a besoin d’eux. Avec notre campagne, nous voulons rappeler à la population que les secours ne vont pas de soi.

Estime, reconnaissance et respect – trois messages-clés de la campagne. Comment les organisations d’intervention et de sauvetage sont-elles perçues aujourd’hui ? Un coup d’œil sur les manchettes suffit. L’hostilité, qu’elle soit verbale ou physique, ne fait pas partie du quotidien, cependant les réactions violentes tendent à se multiplier. C’est inadmissible. Avec #TOUJOURSPRESENTS, notre campagne n’a pas pour but premier de prévenir la violence, mais de souligner qu’en cas d’urgence, les sauveteurs et les sauveteuses sont toujours présents. Pour toutes et tous, et en tout temps.

Vous cherchez donc à occuper le terrain avec des messages positifs dans l’idée que l’on n’attaque pas ce que l’on apprécie ?

Pascal Rey, président de «helfen helfen Schweiz».

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Exactement. Le public doit comprendre que c’est un privilège de disposer d’une chaîne de secours qui fonctionne bien. L’estime pour le travail de l’ensemble des organisations de sécurité et de sauvetage est notre but. Nous diffusons notre


message par le biais de vidéos, de témoignages, d’affiches LED, d’autocollants ou de posts sur les réseaux sociaux. En fin de compte, nous souhaitons également toucher le monde politique, car il représente lui aussi un accès à la population.

Les samaritaines et les samaritains sontils aussi concernés ? Bien entendu ! En tant que secouristes, les samaritains forment un élément important et essentiel de la chaîne de sauvetage. Les secouristes fournissent un immense travail, indispensable pour notre société.

Dérapages verbaux ou menaces, des agressions contre des organisations de secours nous sont rapportées de façon récurrente. À quoi cela est-il dû ? Nous ne pouvons pas empêcher que des personnes se battent dans la rue et je ne suis pas en mesure de donner une réponse simple à cette question. Le problème est trop compliqué et ne relève pas uniquement de l’emprise du monde numérique et des réseaux sociaux. Mais ces derniers contribuent sans aucun doute à la propagation rapide et virale de l’information. En cas d’accident, tout le monde s’empresse de filmer les évènements avec un smartphone. Cette tendance, couplée avec un égoïsme croissant, complique terriblement le travail des secouristes.

Les samaritains sont-ils également exposés à ce risque ?

s’aggrave, il ne faut pas hésiter à appeler la police à l’aide. La propre sécurité a toujours la priorité. Deuxièmement, les sections de samaritains devraient préparer leurs membres à ces situations ou au moins y attirer leur attention.

Que peuvent faire les sections ou les samaritains pour soutenir la campagne ? La campagne nous tient très à cœur et nous comptons sur la solidarité des samaritaines et des samaritains. Elles et eux aussi sont toujours présents quand il s’agit de donner les premiers secours ou de soulager des personnes en détresse. Il y a plusieurs possibilités pour nous soutenir. Moralement, dans la mesure où chacune et chacun peut devenir membre de notre association. Mais aussi en partageant et mentionnant le mot-dièse #TOUJOURSPRESENTS sur les réseaux sociaux. Cela augmente l'impact de notre campagne. Nous disposons aussi d’autocollants à commander gratuitement dans notre boutique en ligne. On peut par exemple les coller sur des véhicules.

Dans la mesure où les samaritaines et les samaritains sont appelés en cas d’urgence, le risque est là. Jusqu’à présent, je n’ai encore jamais entendu que ces secouristes avaient fait l’objet de dérapages ou de comportement violents. J’espère bien qu’il en restera ainsi.

Comment doit-on se comporter en tant que secouriste ? Existe-t-il une recette standard ? Hélas non. En cas d’urgence, l’ambiance est souvent électrique et les samaritains ne passent pas inaperçus avec leurs tenues fluorescentes. Deux éléments me semblent importants. Premièrement, dans de très nombreux cas, le service sanitaire se déroule de façon parfaitement ordonnée, mais lors de concerts ou de matches de foot, le public, et plus particulièrement les jeunes sont souvent sous l’influence d’alcool ou de drogues. Ces substances provoquent des distorsions de la perception. La situation peut dégénérer rapidement et dans ces cas, il ne s’agit pas de jouer aux héros. Si la situation

ASSOCIATION «HELFEN HELFEN SCHWEIZ» «helfen helfen Schweiz» est une association d’utilité publique fondée en 2017 domiciliée à Bâle-Ville. Présidée par Pascal Rey, 25 ans, l’organisation repose sur une cellule de base d’une vingtaine de personnes. Par le biais de campagnes médiatiques qui mettent l’accent sur le travail des forces d’intervention, elle s’efforce d’obtenir une meilleure acceptation de la part de la société des organisations de sauvetage professionnelles et de leurs partenaires. Pour plus d’informations www.helfen-helfen.swiss nous, samaritains 2/2022  11


VIE MODERNE

Assemblée des délégués, ordre du jour chargé

STRATÉGIE 2024

De nombreuses décisions seront à prendre lors de l’Assemblée des délégués du 18 juin 2022. Plusieurs modifications de statuts et de règlements ainsi que des élections pour repourvoir des sièges vacants au Comité central et à la commission de contrôle de gestion sont au programme. L’Alliance suisse des samaritains ne peut pas modifier ses statuts et ses règlements sans l’approbation de l’Assemblée des délégués (AD). Sept affaires de cette nature seront soumises au vote des délégués au mois de juin. La plupart sont purement techniques. Ainsi, par exemple, la structure organisationnelle du secrétariat ne devra plus être approuvée par l’AD ou cette dernière pourra se tenir par voie électronique. Un autre objet concerne les critères auxquels doivent répondre les organisations sans but lucratif, notamment la mise en conformité du règlement

d'indemnisation des membres du Comité central avec les exigences ZEWO. Un changement de nom est également proposé. L’Alliance suisse des samaritains doit désormais s’appeler « Samaritains Suisse ». Outre les adaptations de règlements et de statuts, les affaires ordinaires comprennent l’approbation du procès-verbal de la dernière AD, du rapport de gestion et des comptes annuels ainsi que des élections au Comité central et pour la commission de contrôle de gestion. Un compte-rendu détaillé sera publié dans nous, samaritains 3/2022.

Développer l’organisation et bâtir l’avenir dans le dialogue Le samedi 22 janvier 2022, le forum de dialogue s’est tenu pour la première fois. L’objectif de cette manifestation était de dégager des idées pour le développement stratégique de l’organisation samaritaine avec la base. Ce samedi du mois de janvier, Ingrid Oehen, la l’organisation. Le cadre réglementaire influence présidente centrale, a salué environ 80 participants de façon décisive les performances et l’efficacité issus des associations cantonales, des sections de de l’association, de même que sa capacité de mosamaritains et de l’organisation centrale. Ruth bilisation et de développement. Le premier forum Areg­ger, consultante externe, a animé la manifesta- de dialogue a marqué le commencement d’une tion. En outre, le professeur Georg von Schnurbein conversation laissant la place à toutes les idées et du Center for Philanthropy Studies (Université suggestions. Il s’agit du début d’un processus qui de Bâle) a tenu un exposé sur le sujet. Avec sa se veut fécond. stratégie Samaritains de l’avenir 2024, l’Alliance suisse des samaritains veut se doter de structures Les prochains forums de dialogue organisationnelles modernes afin de pérenniser les 14 mai et 17 septembre 2022 valeurs du secourisme. Dans ce dessin, il s’agit de procéder à certaines transformations et à une uniformisation des formes de conduite. La structure associative reflète les règles formelles de coordi- Plus d’informations nation et de participation qui s’appliquent dans sur l’extranet sous Conférences 12   nous, samaritains 2/2022


À VOUS DE JOUER

MOT CACHÉ

SUDOKU FACILE

MOYEN

Solutions en page 23 nous, samaritains 2/2022  13


AU CŒUR DU SUJET

Le modèle associatif n’est pas en voie de disparition Clubs et associations sont des éléments constitutifs de la vie communautaire en Suisse. Mais la société évolue, de même que la façon dont les contemporains interprètent la vie associative. Selon Philipp Moor, le nouveau responsable à la tête du service dédié à la gestion associative et au volontariat, le modèle associatif n’est pas en voie de disparition. INTERVIEW : Paolo D’Avino | cli Où en sommes-nous en Suisse avec la forme d’organisation associative ? Philipp Moor : Les associations sont toujours très appréciées. Je dirais même que la Suisse est le pays des associations. On estime qu’il y en a plus de 100’000 et que plus de 40 % de la population est active dans une association.

Cette forme d’organisation n’est donc pas en voie de disparition ? Non, je ne pense pas. Certaines associations ont été fondées il y a plus de cent ans. À l’époque, les conditions étaient différentes et le contexte

Philipp Moor, 47 ans, responsable du service gestion associative et volontariat.

sociétal aussi. Mais les personnes qui partagent une passion ont toujours le désir de la pratiquer ensemble.

Récemment, nous avons à nouveau reçu des messages au sujet de sociétés de samaritains obligées de mettre la clé sous la porte. Le recul des membres et la difficulté de trouver des personnes prêtes à assumer des responsabilités sont les raisons invoquées. Comment appréciez-vous la vie associative chez les samaritains ? Les associations en général et les sections de samaritains en particulier sont confrontées à l’individualisation croissante de la société et au vieillissement de la population. En outre, les jeunes ont d’autres exigences à l’égard de la vie associative. Au cœur de cette transformation, il s’agit d’une part de recruter de nouveaux membres et d’autre part d’adapter les structures aux mutations sociétales et d’affirmer sa modernité.

La vie associative s’est donc transformée de façon décisive ? Tendanciellement, notre société va vers plus d’individualisme. Les offres doivent être accessibles indépendamment du lieu ou du moment. L’engagement cadré par une organisation doit correspondre aux aspirations personnelles et on s’engage de plus en plus pour un projet précis. Des activités bénévoles de longue haleine n’ont plus la cote. Au regard de ces éléments, on constate que la section

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de samaritains traditionnelle est concurrencée par les nouvelles formes de volontariat. La prise en compte ou non de cette transformation sera sans doute décisive pour sa survie à long terme.

Dans une entreprise, on pourrait lancer des campagnes de communication ou de marketing offensives. Quels sont les moyens à disposition des personnes responsables dans une section de samaritains pour redresser la barre ? Il est tout à fait possible de redresser la barre. Cela débute par une analyse de la section. Des questions essentielles doivent être posées. Quel genre de so-

• Philipp Moor à propos de son engagement à l’ASS : « Le coaching d’associations est pour moi une vocation. Je souhaite faire bénéficier l’ASS de mon expérience et estime de mon devoir de soutenir et d’assister les associations et les sections. »

•

Un bon réseau est-il utile et pourquoi ?

STRATÉGIE 2024

Absolument. Disposer d’un réseau est un facteur de réussite à ne pas sous-estimer. Les organisations doivent se poser la question de quelles relations disposent les membres et dans quelle mesure il est possible de les activer et de les utiliser. Les réseaux sont de natures diverses, il peut s’agir de liens avec les autorités, de sponsors, d’organisations faîtières, d’autres membres, etc. Par ce biais, les associations bénéficient d’un apport de connaissances et de compétences, mais également de notoriété.

Comment l’Alliance suisse des samaritains peut-elle soutenir les sections ? Nous construisons une base au service du management associatif et du volontariat. Nous sommes des spécialistes qui comprennent comment fonctionnent les sections et les associations et nous sommes des prestataires à leur service. Nous allons développer nos propres formations relatives au volontariat et à la gestion associative et, en collaboration avec des personnes-clé issues des sections et des associations, mettre en place des cours et de la documentation. Si nécessaire, nous interviendrons aussi sur place. Un poste de travail au secrétariat est consacré aux questions concernant les sections. Notre équipe est là pour ça.

Notre interlocuteur ciété voulons-nous être ? Comment voulons-nous nous positionner et quelle est notre vision à moyen terme ? À mon sens, il faut commencer par ce genre de questions stratégiques, car elles constituent la base pour la suite. Une fois que l’on est convaincu des priorités stratégiques, on peut structurer l’organisation en conséquence et trouver les personnes adéquates. Le marketing représente une partie importante. Si l’on souhaite recruter de nouveaux volontaires, il faut se demander où ils se trouvent. Cela ne sert pas à grand-chose de chercher des membres là où nous l’avons toujours fait, ou même d’espérer qu’ils vont venir spontanément.

Le 1er janvier 2022, Philipp Moor a rejoint l’Alliance suisse des samaritains en qualité de responsable à la tête du service gestion associative et du volontariat. Il se charge de l’assistance et du soutien des 24 associations cantonales et est l’interlocuteur direct pour les questions relatives à la gestion des associations et des sections.

Il y a aussi des sections de samaritains dont les effectifs augmentent, que fontelles autrement ?

Pendant ses loisirs, il a participé pendant des années à la conduite du plus important groupement de sport du pays, la Fédération suisse de gymnastique (FSG) qui compte 370’000 membres, à l’échelon local, régional et national. En outre, Philipp Moor a fondé l’organisation vereinscoaching.ch qui propose conseils et assistance à des associations et sociétés du monde du sport et de la culture.

Oui, de telles sections existent. Elles ont su attirer l’attention et proposer une offre permettant de partager expériences et émotions. Cela s’est peut-être produit au détriment d’autres sociétés qui sont demeurées passives pendant la pandémie.

Pour accomplir sa mission, Philipp Moor apporte sa longue expérience et ses compétences de la gestion de personnel, du développement d’organisations et de la formation. Par ailleurs, il est familier du monde associatif.

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SECTIONS ET ASSOCIATIONS

SAMARITAINS INCONTOURNABLES Chaque année, dans tout le pays, le quatorze du quatre est traditionnellement consacré au numéro d’urgence 144. Pour l’édition 2022, les samaritains genevois ont fait cause commune avec Save-a-life, le réseau de premiers répondants appelés à intervenir en cas d’urgence cardiaque dans le canton du bout du lac dont font partie nombre de samaritaines et de samaritains. Installés au cœur du centre-ville avec un stand et un imposant véhicule, secouristes et premiers répondants étaient incontournables. La météo avait bien fait les choses, la foule était dense et animée en ce Jeudi saint annonciateur des beaux jours. De nombreuses personnes ont pris le temps de s’arrêter, de tâter des mannequins de la paume de la main et de bavarder avec les volontaires qui animaient le stand. De jeunes mamans et grand-mamans se sont montrées particulièrement intéressées par le bébé Resusci Anne. Qui sait, peut-être qu’après cette rencontre, l’une ou l’autre s’inscrira à un cours consacré aux urgences pédiatriques, voire y entraînera un papa ou un grand-papa attentionné.

À Genève, le centre-ville était très fréquenté le 14 avril dernier et les samaritaines ont eu de nombreuses occasions d’échanger avec le public. Texte et photo : cli

CONFIANCE RETROUVÉE APRÈS HIBERNATION FORCÉE Cela faisait longtemps. Longtemps que l’on ne s’était plus rassemblé en chair et en os, longtemps que l’on ne s’était plus serré la main en échangeant des sourires, les bises étant encore timides. Véronique Stoller, la présidente de l’Association cantonale vaudoise des samaritains (ACVS) n’a pas caché sa joie des retrouvailles en saluant les représentants des sections qui s’étaient rendus au centre de formation professionnelle Richemont Romandie à Yverdon. L’ACVS y tenait sa 74 e Assemblée des délégués le 26 mars 2022. Avec l’entrain qui la caractérise, la présidente a donné un aperçu de l’année écoulée en se félicitant d’avoir pu relancer la section de la vallée de Joux et de trouver une solution pour

celles de Prilly et d’Yvonand désormais regroupées dans une section multisite, les samaritains continuant de desservir leur région alors que les tâches administratives sont centralisées. Épaulée par un duo de vice-présidents chargés l’un des relations avec les partenaires externes et l’autre des questions internes, la présidente envisage l’avenir avec confiance. Une commission médicale a vu le jour dont les projets devraient se concrétiser cette année. Grâce aux RHT, les emplois ont pu être garantis – le 31 décembre 2021, l’ACVS occupait huit collaborateurs mensualisés et sept auxiliaires (5,85 ETP) – et les finances bouclent sur un résultat équilibré.

Élections et honneurs

Audrey Parisod, Chavornay, Laurence Besson, Échallens, Patrick Vuagniaux, HauteBroye Jorat, Sylvain Richard, Prilly, Alain Walter, Vevey ainsi que Sylvie Curchod et Cordula Equey, Échallens, absentes, ont reçu la médaille Henry-Dunant des mains de Sven Leisi (tout à gauche) venu apporter le salut de l’ASS. Texte et photo : cli

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Plusieurs élections au Comité cantonal étaient à l’ordre du jour. Ont été nouvellement élus Maxime Trolliet, jeune médecin et ancien Sama Kid, responsable du dicastère de la jeunesse, et Alain Fournier, nouveau venu chez les samaritains, en qualité de trésorier. Véronique Stoller, présidente, Maude Brunner, membre, et le vice-président David Zgraggen ont été reconduits pour un mandat de quatre ans. Thierry Barraud, vice-président, et Mathis Métral complètent l’équipe à la tête des samaritains vaudois. Sur le plan des honneurs, sept personnes se sont vu décerner la médaille Henry-Dunant alors que Fabienne Hofmann Délez et Alain Ruchonnet ont reçu l’insigne or de l’ACVS.


SALON DES MÉTIERS Nouvelles des Grisons Pourquoi les samaritains participeraient-ils à un salon présentant les métiers ? Cela ne saute pas aux yeux. Pourtant, l’association cantonale grisonne et la section de Coire ont fait d’une pierre deux coups. D’une part, ils ont assuré le service médico-sanitaire de cette manifestation fréquentée pendant cinq jours par un très grand nombre de jeunes filles et de jeunes gens en fin de parcours scolaire. D’autre part, les samaritains ont saisi l’occasion de monter un stand attrayant permettant de présenter le secourisme au jeune public. Ils ont été particulièrement touchés par les visiteurs du jeudi qui avaient fait de longues heures de route et franchi plusieurs cols pour se rendre au chef-lieu cantonal. Il s’agissait de jeunes italophones des vallées de Poschiavo, Bregaglia, Mesolcina et Calanca. Pour les samaritains présents sur le salon, le bilan est doublement positif, car de nombreuses personnes ont pu se rendre compte de l’utilité des premiers secours.

Des membres de la section de Coire et de l’association cantonale grisonne ont éveillé l’intérêt des jeunes pour les premiers secours. Texte et photo : Ernst Geier | cli

COLLECTE DES SECTIONS DE SAMARITAINS DANS TOUTE LA SUISSE Cette année, la collecte samaritaine se tiendra du 29 août au 10 septembre 2022. C’est la deuxième édition entièrement facultative, la totalité de l’argent récolté restant aux mains des sections et des associations. En revanche, le matériel créé par le secrétariat pour soutenir les efforts des samaritains sera à nouveau facturé. Il s’agit d’un journal, d’un guide et de deux affiches. Il convient d’y ajouter deux objets promotionnels : une feuille d’autocollants à distribuer généreusement et des lingettes pour nettoyer les lunettes avec les numéros d’urgence. Ces dernières peuvent être vendues ou remises en signe de remerciement aux donateurs. L’ensemble du matériel est à commander via la boutique samaritaine.

ment. « Rejoignez-nous ! » est le thème de cette année. Profitez de l’aubaine pour démontrer l’utilité des premiers secours au quotidien et gagnez, en plus de dons, de nouveaux membres pour votre section !

Vous trouverez de plus amples informations sous www.samaritains.ch/collecte

Le service des ventes facturera les frais d’expédition habituels, sauf s’il s’agit de grosses livraisons confiées à une entreprise de transport. Rien n’empêche de grouper les commandes avec d’autres achats. Les indications concernant les prix et les délais de livraison seront communiquées en temps utile dans la lettre d’information et sur l’extranet. La collecte des samaritains est une belle occasion pour les sections et les associations d’informer la population au sujet de leur engagenous, samaritains 2/2022  17


LES PARTENAIRES ONT LA PAROLE

Nouvelle version de l’application Rega Lors d’une alerte transmise via l’application Rega, la géolocalisation de l’utilisateur de l’application qui a donné l’alerte est automatiquement transmise à la centrale d’intervention de la Rega. En cas d’urgence, un temps précieux peut ainsi être gagné. Un certain nombre d’améliorations ont été apportées à l’application qui est désormais plus conviviale. TEXTE et PHOTO : Rega Depuis plus de dix ans, l’application gratuite de la Rega ne cesse de faire ses preuves. En effet, depuis son lancement en 2011, elle a été téléchargée plus de 1,6 million de fois. L’application est, avec le numéro d’appel d’urgence 1414, le principal moyen permettant d’alerter la Rega lors d’une situation d’urgence. L’application a été mise à jour et améliorée. Ainsi, son utilisation est devenue encore plus intuitive.

Donner l’alerte et envoyer sa géolocalisation en un glissement de doigt La Rega permet le déclenchement d’une alerte en un glissement de doigt grâce à l’application Rega. La géolocalisation de l’utilisateur sera envoyée à la centrale d’intervention Rega. Sur l’écran du chef d’intervention s’affichent alors non seulement la localisation, mais aussi des informations importantes, telles que le pourcentage de batterie du smartphone de la personne ayant donné l’alerte. Puis, la centrale d’intervention entre en contact télé- phonique avec la personne ayant donné l’alerte, et, après s’être concertée avec la direction des opérations, elle procède au sauvetage de la personne en détresse. Le fait de pouvoir transmettre directement les informations à la centrale d’intervention et, par conséquent, à l’équipage de l’hélicoptère de sauvetage mobilisé sur les lieux permet de faire gagner du temps à tout le monde et de faciliter les recherches.

La nouvelle application Rega est encore plus claire : il suffit d’un glissement de doigt pour alerter la Rega.

Comment partager la localisation peut se révéler salvateur en cas d’urgence Les diverses fonctionnalités qu’offre l’application, à l’instar de « partager localisation en direct », qui permet à l’utilisateur de partager, lors de sa randonnée, sa géolocalisation avec la Rega ou avec des contacts qu’il a sélectionnés. Si un randonneur ne rentre pas au moment prévu et qu’il reste injoignable, ses proches peuvent suivre son parcours et, si besoin, alerter la Rega en utilisant l’application. L’organisation retrouve alors la dernière position enregistrée et envoie, le cas échéant, des secours médicaux d’urgence sur place, et ce le plus rapidement possible.

Disponible gratuitement dans l’App Store L’application mobile Rega peut être téléchargée sur l’App Store iOS ou sur Google Play. Si l’application est déjà présente sur le smartphone, elle peut être mise à jour depuis votre App Store ou Google Play. La nouvelle version est disponible dès l’ouverture de l’application si les mises à jour automatiques de l’application sont activées. L’application peut être téléchargée non seulement en Suisse et au Liechtenstein, mais aussi en Allemagne, en Autriche, en France et en Italie.

Plus d’informations sur rega.ch/app 18   nous, samaritains 2/2022


Là pour toutes et tous. Parce qu’une personne sur douze dépend de l’aide de la Rega une fois dans sa vie.

Devenir donateur : rega.ch/donateur


VIE MODERNE

L’équipe des fondateurs avec la mascotte Helpi, (depuis la gauche) Raphael Romano, Cécile Keller, Anna Meier et la cheffe d’équipe Karin Nötzli.

Les jeunes aiment apprendre Personne n’est trop jeune pour être samaritain ou trop petit pour apprendre les rudiments des premiers secours. nous, samaritains a rendu visite au groupe Help de la section d’Altendorf (SZ) lors du premier exercice de l’année 2022. TEXTE : Paolo D’Avino | cli PHOTOS : Karin Nötzli

Dans le canton de Schwyz, ce samedi matin de février, l’ambiance est imprégnée du carnaval. Un crachin persistant et la température plutôt fraîche n’entament en rien la joie des enfants. Bien au contraire, les jeunes secouristes trépignent d’impatience. « Quand est-ce qu’on commence ? », chuchote un garçon à un autre alors que Karin Nötzli, la monitrice responsable, salue les enfants âgés de 8 à 15 ans qui se rassemblent devant le local de la section.

tante médicale. « Mais chez nous, notre mascotte Helpi est toujours de la partie. Elle vient en visite ou rencontre un personnage de dessin animé ou sorti d’une histoire pour enfants. » Et quand la mascotte se rend au carnaval, il peut se passer beaucoup de choses. « Par exemple, recevoir des confettis dans l’œil, s’étouffer, s’ébouillanter avec une boisson chaude ou se brûler auprès du bûcher des sorcières. À moins qu’elle soit prise de panique à la vue d’une figure du carnaval ! »

Thème directeur

La mascotte est un aimant

Les Helps au carnaval, ainsi s’intitule le premier exercice de 2022. « Dès le départ, nous avons structuré les activités des jeunes selon le modèle ‹ adulte ›. Leurs exercices s’articulent toujours autour d’un thème directeur », nous explique la monitrice qui, en dehors de ses loisirs, suit une formation d’assis-

L’affluence est grande ce matin-là. « Trente-cinq filles et garçons étaient inscrits. Mais certains se sont désistés », détaille la monitrice qui, avec Raphael Romano, Cécile Keller et Anna Meier, a fondé le groupe de jeunes il y a deux ans. Aujourd’hui, les encadrants du groupe Help ont choi-

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SECTIONS ET ASSOCIATIONS

si de familiariser les enfants avec des urgences médicales qui pourraient survenir pendant le carnaval. Répartis en deux groupes, les participants écoutent avec attention et apprennent comment donner correctement les premiers secours. « La mascotte est un véritable aimant », s’exclame Karin Nötzli. Cela se sait dans le village. « Nous avons reçu des demandes de la part de camarades de classe de nos membres et nous avons également accueilli quatre enfants de l’extérieur. En outre, nous faisons de la promotion lors de manifestations villageoises avec notre mascotte et distribuons des flyers, des sucettes et des ballons. »

Intérioriser les bons gestes Le projet de créer un groupe de jeunes est né à l’automne 2019, sur le chemin du retour après avoir suivi avec succès la formation de moniteur de Helpi, la mascotte très appréciée par les jeunes secoucours 1 ASS. Les idées se bousculaient dans les ristes de la section d’Altendorf. têtes de Karin Nötzli et de Raphael Romano. Il s’agissait de la seconde tentative de la section. « La première avait échoué quelques années auparavant, samaritains et de Lisbeth Züger, ils ont rempli les mais nous ne savons pas pourquoi », nous confie la formalités nécessaires. Trouver des dates pour les cheffe de groupe. Elle et son camarade restaient exercices s’est révélé une complication inattendue. cependant convaincus que les enfants et les ado- « Les moniteurs de notre équipe sont tous actifs lescents pouvaient être de bons secouristes dès un dans plusieurs associations et il faut prendre en âge très tendre. « Plus tôt on se familiarise avec la compte les engagements de chacun, les vacances, matière, moins on a d’hésitations à porter secours », les jours fériés et les fêtes du village, une véritable estime la jeune femme. « Certes, personne ne s’at- gageure ! » tend à ce que les petits se surpassent en cas d’urgence, mais il est toujours bon que les enfants aient déjà entendu ce qu’il faut faire dans de telles situa- Apprendre en s’amusant tions, ou comment se comporter quand quelqu’un « Nous cherchons à transmettre les connaissances est pris de panique ». En intériorisant l’adage que de manière ludique avec des cas et des représen« Seul ne rien faire est une erreur », les jeunes se- tations imagées. » Mais les membres du groupe couristes savent qu’en donnant l’alarme, on accom- Help ne sont pas seulement appelés à apprendre, plit un premier pas décisif. ils doivent aussi pouvoir s’amuser ; les moniteurs y attachent beaucoup d’importance. Aujourd’hui, les enfants confectionnent un clown qu’ils pourPandémie malvenue ront rapporter à la maison. La visite de la mascotte Au fil de l’entrevue, Karin Nötzli révèle que le surprend les enfants pendant la pause, elle leur groupe Help devait être une forme de cadeau pour apporte une gourmandise sucrée. Karin Nötzli a le 90e anniversaire de la section d’Altendorf célébré des étoiles dans les yeux. Elle est fière de ce qui a en 2021. « En novembre 2019, nous prenions été accompli. Travailler avec les enfants et les adocontact avec notre coprésidente Lisbeth Züger et lescents est très gratifiant. « Ils écoutent avec aten janvier 2020, nous informions l’Assemblée gé- tention, aiment apprendre et restituent ce qu’ils nérale de notre projet, puis, début mars, le virus ont acquis avec une précision déconcertante. En est arrivé. » La pandémie a frappé les initiateurs au plus, ils nous posent des questions qui nous mauvais moment, mais ils ne se sont pas découra- mettent régulièrement à l’épreuve », s’enthougés pour autant. En août, ils ont distribué des flyers siasme la monitrice. Les thèmes des prochains à l’école primaire et lancé des invitations pour des exercices sont prêts. Ils s’intitulent « Helpi cherche exercices à l’essai. « Une quinzaine d’enfants sont Garfield » ou « Helpi chez Astérix, Obélix et les Rovenus à chaque fois. » Forts de ce succès et avec mains ». Que va-t-on y apprendre ? Les enfants l’aide de Melanie Fussen de l’Alliance suisse des seront certainement ravis. nous, samaritains 2/2022  21


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À VOTRE SERVICE

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Lettres de lecteurs Rédaction nous, samaritains, case postale, 4601 Olten ; redaction@samaritains.ch Merci d’adresser vos missives par courrier électronique ou postal à l’adresse de la rédaction. La prochaine édition de nous, samaritains paraîtra le 10 août 2022, la clôture rédactionnelle est fixée au 8 juillet 2022.

NOUS SOMMES TOUT OUÏE Vous avez une idée originale pour un exercice, un projet de collaboration avec une autre institution ou vous organisez un événement qui sort de l’ordinaire ? Nous sommes tout ouïe. Nous relatons volontiers la vie des samaritains sur le terrain pour autant que nous soyons au courant. N’hésitez pas à nous contacter afin de partager vos préoccupations et vos succès avec tous les samaritains.

JEUX : SOLUTIONS DE LA PAGE 13

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Pour toi. Pour toutes et tous. organisations d’urgence et de secours


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