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dé p l lia ar a st nt p ita ra r in tég ése s d ie nt an el t ’av en ir »
SAMARITAINS Le journal de l’Alliance suisse des samaritains
Sécurité en déplacement 6 POINT FORT
Premiers secours dans les transports publics
14 VIE MODERNE
Récolte de fonds, une tâche commune
26 SECTIONS
Samaritains en renfort dans des EMS
TOUT ENGAGEMENT NÉCESSITE UNE BASE SOLIDE
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ÉDITORIAL
En voyage Chères samaritaines, chers samaritains, En 2008, je faisais encore partie de la commission de contrôle de gestion. C’est au cours du congrès de l’Alliance suisse des samaritains (ASS) qui se déroulait à Brigue que la « commission de recherche » m’a convaincu de présenter ma candidature pour siéger au Comité central. Ainsi, en 2009, j’ai été élu par l’Assemblée générale pour un premier mandat. Un voyage passionnant venait de commencer. À cette époque, je me disais : douze ans d’engagement et après je serai vieux et me retirerai des charges publiques. Mais maintenant que ce voyage touche à sa fin, je ne me sens pas vraiment vieux, bien au contraire ! Oui, c’est vrai, j’ai abandonné certaines tâches, mais quitter celle que j’assume dans le cadre de l’ASS m’est difficile. Cependant, il est juste que ce soit ainsi. Un voyage est fait de hauts et de bas, de réussites et de crises. La dimension humaine, les amitiés, les comités cantonaux et tous les samaritains que j’ai rencontrés et dont j’ai fait la connaissance m’ont motivé et insufflé l’énergie pour poursuivre ma tâche. Je saisis ces lignes pour vous remercier toutes et tous, de tout mon cœur. Voyager à travers la Suisse m’a procuré beaucoup de satisfactions. L’énergie perceptible, même pendant les moments difficiles, m’a stimulé pour porter en avant les projets, assumer les tâches et les réunions et abattre beaucoup de travail. Le plus beau voyage ? J’ai participé à plus de 40 assemblées cantonales et les événements gravés dans mon cœur sont nombreux. Je me souviens avec un plaisir particulier et beaucoup d’émotion des douze mois passés à la tête du comité d’organisation des festivités du 125e assumée conjointement avec
Thomas Brocker qui a trouvé son couronnement le 18 mai 2013 avec l’accueil en gare de Tenero d’une centaine de samaritains qui s’étaient rendus au Tessin par train spécial pour célébrer l’anniversaire de l’ASS. Nostalgie, curiosité ? N’hésitez pas à consulter la vidéo sur le site de l’ASS sous Festivités de Tenero. Au cours d’un voyage, le soleil ne brille pas tous les jours. Il y a aussi des nuages, des changements de temps et des tempêtes. En qualité de vice-président du Comité central, j’ai vécu toutes ces situations, j’ai pris congé de personnes qui ont été très importantes pour l’ASS, des personnes qui ont écrit une page de l’histoire de notre mouvement de secouristes suisses. Je me souviens de nombreux beaux moments, d’émotions, mais aussi de décisions difficiles et d’erreurs. Quel voyage enrichissant ! Au cours de douze ans, j’ai vécu de nombreux changements. À toutes les personnes qui m’ont accueilli, intégré et impliqué va ma sincère reconnaissance. Le Tessinois dit merci à vous tous, j’ai fait ma part. Mon mandant arrive à terme au mois de juin, j’ai aussi pu tenir le coup grâce à mes collègues du Comité central. Je me retire avec reconnaissance et l’esprit serein et reste volontiers à bord comme passager. Je suis confiant et convaincu que nous, samaritains suisses, sommes sur la bonne voie et que nous saurons nous affirmer et nous faire apprécier par la population et les autorités à l’avenir aussi.
RENATO LAMPERT Vice-président de l’Alliance suisse des samaritains nous, samaritains 2/2021 3
6 PREMIERS SECOURS DANS LE BUS ET DANS LE TRAIN
11 ACCIDENTS DE MOTO, RETRAIT DU CASQUE, OUI OU NON ?
12 COULOIR DE SECOURS : QUESTIONS ET RÉPONSES
SOMMAIRE 9 ENCART SPÉCIAL La nouvelle stratégie expliquée en quelques mots, présentée dans un format pratique
18 INTERVIEW Benjamin Kuoni, chef de service, s’exprime au sujet de la formation et du volontariat
14 RÉCOLTE DE FONDS La récolte de fonds, une tâche commune de l’organisation à tous les échelons
19 FONDS MARIA-FISCHER Une chance pour les sections en région de montagne
17 UN PEU D’HISTOIRE Il y a cent ans, naissance du secrétariat de l’ASS 4 nous, samaritains 2/2021
20 SOLIDARITÉ Vestes samaritaines pour secouristes en Roumanie 22 DON DU SANG Pandémie, répercussions sur les collectes de sang 24 À VOUS DE JOUER Mot caché et Sudoku 25 SERVICE DES VENTES Pharmacie de plein air pour activités de loisir
IMPRESSUM nous, samaritains 2/2021 Parution : 12 mai 2021 Organisation éditrice Alliance suisse des samaritains (ASS) Martin-Disteli-Strasse 27 Case postale, 4601 Olten Téléphone 062 286 02 00 Téléfax 062 286 02 02 redaction@samaritains.ch www.samaritains.ch Abonnements, changements d’adresse : par écrit à l’adresse ci-dessus Prix de l’abonnement Abonnement individuel pour non-samaritains : CHF 33.– par an 4 numéros par an Tirage : 22 600 exemplaires Rédaction Christoph Zehnder (cze) Matthias Zobrist (mzo) Suisse romande : Chantal Lienert (cli) Suisse italophone : Mara Zanetti Maestrani (m.z.) Secrétariat : Monika Nembrini Téléphone 062 286 02 00 Téléfax 062 286 02 02 redaction@samaritains.ch Adresse postale : Rédaction « nous, samaritains » Case postale, 4601 Olten
26 SECTIONS ET ASSOCIATIONS Samaritains en renfort dans des EMS de Suisse centrale 28 ELLE A SAUVÉ UNE VIE Grâce à ce qu’elle a appris chez les jeunes samaritains, Giulia Speziale a sauvé une vie
29 LA FAMILLE CROIX-ROUGE Impartialité, le principe Croix-Rouge de l’année 31 À VOTRE SERVICE Contacts et échéances
Annonces Fachmedien Zürichsee Werbe AG Laubisrütistrasse 44, 8712 Stäfa Téléphone 044 928 56 11 Téléfax 044 928 56 00 samariter@fachmedien.ch www.fachmedien.ch Mise en page, impression et expédition Stämpfli SA, 3001 Berne
nous, samaritains 2/2021 5
POINT FORT PREMIERS SECOURS DANS LES TRANSPORTS POINT FORT PUBLICS
EN SÉCURITÉ SUR LA ROUTE ET SUR LES RAILS Le train et le bus sont considérés comme des moyens de transport très sûrs. Malgré tout, il peut se produire des urgences. Les samaritains contribuent à ce que dans ces cas, les secours interviennent rapidement. TEXTE : Christoph Zehnder | cli
6 nous, samaritains 2/2021
On ne peut jamais exclure des situations d’urgence quand de nombreuses personnes se déplacent en même temps, c’est pourquoi les entreprises de transport se prémunissent. .
Des accidents de la circulation font partie du répertoire standard de la plupart des formations en premiers secours. Le cours de sauveteur proposé par les sections depuis des décennies est d’ailleurs obligatoire pour les candidats au permis de conduire. Mais les accidents ne surviennent pas seulement avec des véhicules privés. Les transports publics aussi peuvent être impliqués. Les entreprises de transport sont responsables de la sécurité des passagers. Pour comprendre comment elles s’y prennent, mettons-nous en route. Commençons par le bus, c’est le moyen de transport public le plus utilisé en Suisse. Un chauffeur professionnel est au volant. Ces professionnels portent une grande responsabilité, surtout si les véhicules qu’ils conduisent comprennent des passagers. En Suisse, en plus du permis de conduire, un certificat de capacité est exigé pour le transport de personnes avec des autocars, des autobus ou des minibus comptant plus de huit places assises (cat. D). Savoir comment réagir en cas d’accident fait partie intégrante de cette formation. Outre les mesures élémentaires de premiers secours, il s’agit encore d’apprendre à évaluer la situation, donner
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« Sans formation continue régulière, les chauffeurs n’ont plus le droit de conduire. »
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l’alarme, dégager des personnes blessées ou évacuer un véhicule en cas de risque d’incendie. Ces objectifs sont décrits dans l’Ordonnance réglant l’admission des chauffeurs (OACP).
Sans cours, pas d’autorisation De nombreuses sections de samaritains proposent des cours OACP. Ils ont été spécialement conçus pour la formation continue des chauffeurs professionnels. Pendant la pandémie aussi, ils sont demandés, nous précise Heidi Signer de la section thurgovienne Schönholzerswilen. « Les participants en ont besoin. Sans formation continue régulière, ils n’ont plus le droit de conduire », explique la monitrice. Des entreprises de transport indépennous, samaritains 2/2021 7
POINT FORT PREMIERS SECOURS DANS LES TRANSPORTS PUBLICS
Les conducteurs d’autobus portent une grande responsabilité. Les premiers secours sont une part importante de leur formation.
dantes ou relevant du service public font partie de la clientèle de la section. Bien que le contenu soit très cadré, l’équipe de moniteurs sait se montrer créative. Pour les exercices pratiques, elle n’hésite pas à mettre en scène un tracteur ou un bus scolaire avec des enfants. « Les participants apprécient cette approche », explique Heidi Signer. Les cours de premiers secours sont plus animés que bien d’autres formations continues lui ont également confirmé les chauffeurs. Mais bien sûr, l’essentiel est qu’ils apprennent quelque chose.
Bouton ou téléphone pour donner l’alarme Passons du bus au train. Dans aucun autre pays d’Europe, on ne prend autant le train qu’en Suisse. Les kilomètres parcourus par habitant représentent le double de la France ou de l’Allemagne. Les CFF transportent quotidiennement 1,25 million de voyageurs, un peu moins l’année dernière, pandémie oblige. Mais malgré tout, ce moyen de transport est plébiscité par la population. Quand autant de personnes sont en déplacement tous les jours, il se produit nécessairement des incidents. Mais pas si souvent, à en croire Daniele Pallecchi, porte-parole des CFF : « Il s’agit d’un petit nombre à deux chiffres. » Dans un train en marche, une situation 8 nous, samaritains 2/2021
d’urgence peut paraître particulièrement stressante. Il convient toutefois de donner l’alarme comme sur la terre ferme. Le numéro 0800 117 117 permet aux voyageurs et au personnel d’accompagnement d’alerter la Police des transports. Dans les voitures des trains régionaux, un bouton situé à proximité des portes permet d’établir une liaison directe avec la centrale d’appel de la Police des transports. Après les régulateurs coordonnent la suite des opérations. Le bouton d’alarme ou un appel au numéro d’urgence sont plus efficaces que le frein de secours. Ce dernier ne doit être actionné qu’en cas d’urgence absolue, par exemple si le train démarre par erreur, nous explique Daniele Pallecchi. Car si le convoi s’arrête en rase campagne après que quelqu’un a tiré le frein de secours, cela peut prendre de très longues minutes jusqu’à ce que des intervenants professionnels arrivent sur place. Cela devient encore plus compliqué d’atteindre la personne qui a besoin d’aide si le train s’arrête dans un tunnel ou sur un pont. C’est pourquoi les pilotes de locomotive peuvent désactiver le frein de secours. « En cas d’incident grave, le train s’arrêtera en un lieu facilement accessible pour les sauveteurs professionnels », détaille le porte-parole, « par exemple dans une gare proche d’un hôpital, même si ce n’est
VIE MODERNE
La stratégie en bref Avec la nouvelle stratégie commune, les samaritains sont prêts à aborder l’avenir. Mais sur quoi porte-t-elle, que se cache-t-il derrière des expressions telles que « vision » ou « champ d’action » ? Une brochure et une vidéo résument l’essentiel. Des représentantes et des représentants des associations cantonales et des sections, des membres du Comité central et des collaborateurs du secrétariat ont développé une nouvelle stratégie afin de préparer le futur du mouvement des samaritains suisses. Le résultat est la stratégie globale « Samaritains de l’avenir » qui a été adoptée lors de la dernière Assemblée des délégués. Pendant toute la durée du développement, l’ASS a rendu compte de l’avancement des travaux et des étapes importantes dans des lettres d’information dédiées. Une information transparente reste à l’ordre du jour pendant la phase de mise en œuvre des projets stratégiques.
Une brochure et une vidéo Une brochure d’information récapitule les aspects les plus importants de la stratégie de façon simple et compréhensible. Elle explique ce pour quoi les samaritains s’engagent (mission), où ils veulent aller à l’avenir (vision) et comment ils entendent y parvenir. Ainsi l’on peut lire sur quelques pages les fondements de la mise en œuvre qui a commencé en début d’année avec cinq projets. Cet élan vers l’avenir trouve aussi une traduction numérique. Une vidéo explicative résume l’essentiel de la stratégie en l’espace de 90 secondes – de façon simple et à l’intention de tous et de toutes.
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POINT FORT PREMIERS SECOURS DANS LES TRANSPORTS PUBLICS
pas prévu dans l’horaire. L’ambulance mobilisée par notre centrale d’alarme y sera déjà en attente ». Comme toujours, l’important est de perdre le moins de temps possible. Les voyageurs devraient d’ailleurs aussi informer le personnel de bord. Ce dernier peut lancer un appel pour trouver un médecin le cas échéant.
Bien équipés et bien formés Depuis des années, l’Alliance suisse des samaritains forme les collaborateurs des Chemins de fer fédéraux. De la monteuse de voies jusqu’à l’employé de bureau, toutes les catégories professionnelles suivent des cours. Bien entendu, les contrôleurs et les contrôleuses aussi doivent être en mesure de faire les gestes qui sauvent et les répéter réguliè-
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« En cas d’incident grave, le train s’arrêtera en un lieu facilement accessible. »
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rement. Les membres de la Police des transports suivent d’ailleurs une formation plus complète, dont des modules de tactique interventionnelle qui les préparent à des situations particulièrement délicates. Des exercices grandeur nature et des cours de répétition leur permettent de maintenir leurs connaissances à jour.
Qu’en est-il du matériel de premiers secours dans les trains ? Un compartiment de train n’est pas une infirmerie et sans équipement approprié, les possibilités d’intervention sont limitées. « Dans tous les trains de voyageurs des CFF, il y a une pharmacie de bord », détaille le porte-parole. Sur les grandes lignes, les trains les plus récents disposent également de défibrillateurs semi-automatiques. Dans les nouveaux trains à deux étages ou les rames Giruno de la ligne du Saint-Gothard, les défibrillateurs sont accessibles pour tout le monde. De plus en plus de gares en sont aussi dotées. Dans les grandes, ce sont les CFF qui se chargent de la gestion des emplacements alors que dans de plus petites, cela se fait en collaboration avec des tiers, par exemple les autorités locales. Pour des accidents importants, les CFF disposent d’une organisation d’intervention comptant 330 collaborateurs, des trains d’extinction et de sauvetage et des véhicules spéciaux sur rail et sur route. Cette unité est sollicitée jusqu’à 7000 fois par an. Des perturbations sur des installations de sécurité, des incendies ou l’évacuation de trains défectueux font partie des motifs pour lesquels elle est mobilisée. Il est rare que les voyageurs s’en aperçoivent, car une des missions de cette unité est précisément d’éviter la paralysie du trafic ferroviaire. Les trains d’extinction et de sauvetage sont stationnés en plusieurs endroits de Suisse et peuvent se rendre rapidement sur un site d’accident, la nuit aussi. Les collaborateurs sont en mesure d’atteindre n’importe quel point du réseau ferroviaire en l’espace de 15 à 30 minutes.
Moyen de transport le plus sûr Heureusement, notre voyage se déroule sans incidents et nous arrivons au but calmes et sereins. Ce n’est guère étonnant, car les transports publics sont considérés comme sûrs. Selon les statistiques, le risque d’avoir un accident mortel en automobile est six fois supérieur comparé aux bus et soixante fois comparé au chemin de fer. Malgré tout, il n’est pas possible d’exclure tout risque, même en train, en autobus ou en tram. Il est donc d’autant plus important que quelqu’un soit à même de donner les premiers secours. Ce ne sera peut-être pas un samaritain, mais il est fort possible que cette personne ait été instruite par une samaritaine ou un samaritain. Aux CFF, le personnel des trains et la Police des transports sont formés en premiers secours. En cas d’incident majeur, une unité d’intervention est rapidement sur place. Ici un exercice avec des intervenants professionnels dans le tunnel du Bözberg (AG). (Photo : CFF/Gaëtan Bally)
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LE SAVIEZ-VOUS ?
Retrait du casque, oui ou non ? La question de savoir s’il convient de retirer le casque après un accident soulève des questions même chez les motocyclistes. Au printemps, jeunes et moins jeunes ressortent leurs deux-roues. Les motocyclistes en particulier se réjouissent de retrouver des sensations fortes. Mais hélas, ce n’est pas toujours sans risque. En cas d’accident de la circulation, un quart des blessés
graves sont des motocyclistes et un sur dix subit des atteintes dans la région des vertèbres cervicales. C’est pourquoi les secouristes ont des doutes, fautil retirer le casque, oui ou non ? Cette question soulève régulièrement des discussions et même si la doctrine n’a pas toujours été identique, depuis des années, on exerce le retrait du casque dans les cours de sauveteur donnés par les samaritains.
1. La secouriste A prend le casque à deux mains et le stabilise, la secouriste B ouvre la mentonnière.
Si la personne accidentée est consciente, elle peut prendre la décision elle-même, voire même ôter son casque. Si la personne est inconsciente, le retrait du casque s’impose. Car en posture latérale de sécurité, rien ne garantit que les voies respiratoires soient dégagées si la victime porte toujours son casque et d’éventuelles vomissures ne pourront pas s’écouler. La réanimation aussi exige le retrait du casque, car sinon, la langue risque de tomber en arrière, bloquant les voies respiratoires et empêchant l’insufflation. Pour retirer le casque, la meilleure méthode et de s’y prendre à deux (voir photos).
2. La secouriste B maintient le menton et la colonne cervicale pour les immobiliser. La secouriste A retire le casque avec précaution.
3. La secouriste B stabilise toujours la colonne cervicale, la secouriste A saisit la tête et stabilise également la colonne cervicale. La tête est posée délicatement.
4. La secouriste B peut lâcher prise. La secouriste A stabilise la colonne cervicale.
5. La personne inconsciente est placée en position latérale de sécurité.
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EN SAVOIR PLUS
Voie libre pour les secours Depuis le début de l’année, il est obligatoire de former un couloir de secours sur les autoroutes en Suisse. Questions et réponses au sujet de cette nouvelle règle qui, dans certains cas, permet de sauver des vies. TEXTE : Christoph Zehnder | cli Les secouristes le savent mieux que personne, en cas d’urgence, chaque minute compte. Si les véhicules d’intervention n’accèdent pas au site sur lequel ils ont été appelés parce qu’ils sont coincés dans un embouteillage, les conséquences peuvent être fatales. L’obligation de former un couloir de secours en vigueur depuis le début de l’année doit permettre d’éviter de telles situations. Avec la nouvelle règle, il s’agit de s’assurer qu’ambulances et autres véhicules de secours accèdent rapidement au but et, partant, d’également résorber les bouchons.
tout le monde joue le jeu. « La grande majorité des automobilistes respecte très bien les règles », estiment les collaborateurs du service de secours zurichois. D’une manière générale, la situation est considérée comme bonne et personne n’a encore été amendé.
En principe, les automobilistes étaient déjà tenus de céder le passage aux véhicules prioritaires, également sur les autoroutes, mais jusqu’à présent, il s’agissait plutôt d’une règle de courtoisie que d’une obligation. La modification de la loi sur la circulation routière clarifie la question. À l’avenir, l’automobiliste qui ne cède pas la place aux véhicules prioritaires risque une amende.
Quand dois-je former un couloir de secours ?
La nouvelle réglementation doit garantir qu’en cas d’urgence, les personnes soient secourues le plus vite possible. Dans des cas extrêmes, il peut s’agir de sauver des vies. Mais cela ne peut fonctionner que si
Créer un couloir de secours peut sauver des vies.
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Dans d’autres pays, la formation d’un couloir de secours est obligatoire depuis un certain temps déjà, mais en Suisse, l’habitude doit encore s’établir. Tentons le tour du sujet en quelques questions.
Il convient de former un couloir de secours dès qu’il se forme un bouchon sur l’autoroute.
Comment ce couloir de secours est-il formé ? En cas de bouchon, les automobilistes doivent laisser un espace entre la voie de gauche et celle de droite – en cas de route à trois voies, entre celle de gauche et les deux de droite – afin de laisser passer les véhicules d’intervention.
Cette obligation s’applique-t-elle uniquement sur l’autoroute ? Le couloir de secours concerne avant tout les autoroutes et les routes à voie rapide. Pour permettre aux véhicules de secours de passer dans les localités ou à l’extérieur, les automobilistes doivent se ranger sur la droite de la chaussée. Dans certaines situations, ils peuvent même être amenés à monter sur le trottoir, avec toute la prudence requise bien évidemment.
Si les autres véhicules ne forment pas de couloir de secours, dois-je quand même le faire ? Saisissez l’occasion de montrer aux autres conducteurs comment s’y prendre. Placez-vous sur le côté, d’autres suivront votre exemple. Quelqu’un doit bien commencer. Source : rettungs-gasse.ch
Pourquoi les véhicules d’intervention n’empruntent-ils pas la bande d’arrêt d’urgence ? Dans certains pays voisins, la formation d’un couloir de secours est déjà obligatoire. Dans un souci d’uniformité et de clarté pour les conducteurs automobiles, les véhicules d’intervention n’empruntent en principe pas la bande d’arrêt d’urgence.
Si je me trouve sur la voie de droite, puis-je emprunter la bande d’arrêt d’urgence pour former le couloir de secours ? En cas d’urgence, il est permis d’utiliser la bande d’arrêt d’urgence pour laisser passer les services de secours.
En cas de bouchon, les automobilistes doivent laisser un espace entre la voie de gauche et celle de droite – en cas de route à trois voies, entre celle de gauche et les deux de droite – afin de laisser passer les véhicules d’intervention. (Illustrations : rettungs-gasse.ch)
Ai-je le droit de quitter mon véhicule dans un bouchon si le couloir de secours est formé ? Non, il est interdit de poser le pied sur la chaussée selon l’art. 43, § 3 de la loi sur la circulation routière (LCR) et l’art. 36, de l’ordonnance sur les règles de la circulation routière (OCR).
Puis-je reprendre ma position préalable quand les véhicules d’intervention sont passés ? Le couloir de secours doit être maintenu pendant toute la durée du bouchon. D’autres véhicules prioritaires sont susceptibles d’arriver. Souvent, des voitures de service doivent pouvoir se rendre sur le site d’un accident pour le nettoyer et le dégager.
Les motocyclistes ont-ils le droit d’utiliser le couloir de secours ou doivent-ils aussi se ranger sur le côté ? Selon l’art. 47 § 2 de la loi sur la circulation routière, les motocyclistes doivent rester à leur place, dans la file de véhicules, en cas de bouchon et d’arrêt du trafic.
L’OBLIGATION DE RÉSERVER UN COULOIR DE SECOURS EN TOUTES LETTRES « Si, sur des autoroutes ou semi-autoroutes ayant au moins deux voies par sens de circulation, les véhicules circulent au pas ou sont à l’arrêt, ces véhicules doivent laisser un couloir libre pour le passage des véhicules du service du feu, du service de santé, de la police ou de la douane entre la voie la plus à gauche et la voie située juste à sa droite. » nous, samaritains 2/2021 13
VIE MODERNE
La récolte de fonds, une tâche commune En tant qu’organisation de volontaires, l’Alliance des samaritains a besoin de soutien financier. Une stratégie de récolte de fonds intégrée doit permettre une meilleure exploitation du potentiel de donateurs. Questions et réponses. TEXTE : Christoph Zehnder | cli
Mise en œuvre de la stratégie de récolte de fonds intégrée
Récolte de fonds SamCH Vision 2024 ASS Coordination nationale • calendrier des collectes samaritaines • calendrier ZEWO (collecte samaritaine et ASS) • matériel de la collecte • formation, coaching, assurance de la qualité • échange d’expérience Mise en œuvre nationale • mailings d’appel aux dons ASS • collecte auprès de gros donateurs • legs et héritages • stands (collecte relationnelle) • coopérations nationales avec des entreprises (sponsoring) • fondations (partenariats liés à des projets) • autres mesures
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Associations cantonales Coordination cantonale • planification de campagnes de récolte de fonds cantonales • information sur les activités et les résultats Mise en œuvre cantonale • communiquer et réaliser des actions de récolte de fonds • évaluation et développement
Sections Mise en œuvre régionale/locale • activités de communication • stands • fidélisation des volontaires pour leurs activités et projets • autres activités Facultatif • activités de récolte de fonds • recrutement de nouveaux donateurs avec la collecte • recrutement de nouveaux donateurs par contact direct • entretien des relations avec les donateurs
Collecte samaritaine 2014–2020 2 500 000
914
879 765
2 000 000
713
701
683 521
1 500 000
1 000 000
500 000
0
2014
2015
2016
ProduitErtrag
2017
2018
2019
2020
Participation Teilnehmende
Depuis des années, le nombre de sections participantes est en recul, ce qui se répercute sur le résultat de la collecte.
1. Pourquoi faut-il une stratégie de récolte de fonds globale pour l’ensemble de l’organisation ? Nos habitudes de vie évoluent. Nous sommes plus mobiles et plus flexibles que jamais. Nos conditions de logement, de travail et familiales changent plus fréquemment et avec elles, les causes que nous sommes prêts à soutenir. Cela a des répercussions sur le marché des dons. Les organisations sans but lucratif et les groupes de volontaires collectent de l’argent en convainquant le public du bien-fondé de leur travail et de la cause qu’ils défendent. Chez les samaritains, jusqu’à présent, cela a surtout été fait à l’échelle locale. Les sections sont actives là où on les connaît. Mais comme aujourd’hui, de nombreuses personnes se sentent moins enracinées localement, cette tâche devient de plus en plus difficile. Une approche commune, en tant qu’organisation globale, est d’autant plus importante.
2. Sur quoi repose la stratégie de récolte de fonds ? Une étude de faisabilité réalisée avant le début de la pandémie de coronavirus a montré qu’il existait un potentiel. Les personnes qui connaissent les samaritains apprécient leur travail. Les sections et les associations sont implantées localement et 20 000 membres actifs, auxquels il convient d’ajouter 2800 jeunes secouristes, déploient des activités dans toute la Suisse. Ce sont de bonnes conditions pour se présenter sur le marché des dons. De nombreuses sections peuvent compter sur de fidèles appuis. Mais les personnes qui n’ont pas de liens avec les samaritains, par exemple grâce à des ex-
périences ou des contacts personnels, ne savent souvent pas grand-chose à leur sujet. L’étude a montré qu’avec des mesures ciblées, il était possible de toucher ces personnes. Le résultat des mailings d’appel aux dons de l’année dernière a confirmé cette supposition.
3. Quelles relations les sections et les associations entretiennent-elles avec la récolte de fonds ? Selon un sondage récent, la plupart des sections et des associations réalisent des campagnes de récolte de fonds, soit surtout la traditionnelle collecte. D’autres envoient des demandes de financement ou réalisent des collectes porte à porte et sur la voie publique de leur propre chef. Elles en profitent pour attirer l’attention sur leurs prestations. Mais souvent, elles ne disposent pas du savoir-faire permettant d’installer un système de récolte de fonds pérenne. Par exemple, seule une section ou une association sur trois tient un fichier de donateurs. Le sondage confirme une fois de plus que si chacun fait sa petite cuisine de son côté, on risque de ne pas épuiser la totalité du potentiel.
4. Quel est le rôle de la récolte de fonds dans la nouvelle stratégie ? À la fin de 2020, les délégués des associations cantonales et des sections ont approuvé la nouvelle stratégie. Un des objectifs déclarés est un modèle de financement équilibré pour l’ensemble de l’organisation. Actuellement, le financement repose sur peu de sources (taxes, émoluments, etc.). Si l’une d’elles se tarit, le système vacille. La récolte de fonds nous, samaritains 2/2021 15
VIE MODERNE
est une source supplémentaire. Elle permet plus de stabilité financière et renforce toute l’organisation.
5. En quoi ma section profite-t-elle de la récolte de fonds commune ? La recherche de fonds est une tâche qui exige beaucoup d’efforts. La démarche intégrée permet d’alléger les charges pesant sur la base, en termes temporels et financiers. Le secrétariat réalise les campagnes et en assume le coût et les risques. Le produit net est réparti entre les associations cantonales et le secrétariat. Cela réduit les montants que les sections et les associations doivent verser au secrétariat. Les associations cantonales investissent leur part au profit des activités d’utilité publique des sections dans leur région. Ces dernières profitent de façon directe et indirecte des mesures de récolte de fonds coordonnées de façon centrale.
6. Et quid de la collecte samaritaine ? La collecte annuelle reste une échéance fixe. Elle est importante pour entretenir et développer les
relations avec le public sur place. C’est la grande force des sections. Personne ne connaît mieux la situation dans les régions. Les résultats de la collecte sont cependant stagnants et de moins en moins de sections y participent. La stratégie prévoit que désormais, les sections et les associations assument elles-mêmes les coûts de matériel et d’expédition. En contrepartie, elles gardent la totalité de l’argent récolté. Le secrétariat continuera de les assister sous la forme de conseils, de modèles de textes et de production du matériel. Un calendrier des collectes commun permet de planifier les campagnes de récolte de fonds de façon concertée.
7. Quelle est la suite ? La « Vision récolte de fonds » a été expliquée pendant la conférence du mois de janvier 2021 et fait l’objet d’amendements présentés le 13 mars, lors de la conférence des présidents. En se fondant sur le concept « Vision récolte de fonds 2024 », le secrétariat et les membres continuent de développer une approche de récolte de fonds commune.
EN DIRECT « Il est possible d’obtenir beaucoup plus avec la récolte de fonds. » Qu’est-ce qui fait le succès d’une récolte de fonds ? Souvent on pense qu’une campagne de récolte de fonds réussie consiste à dépenser le moins possible pour récolter un maximum de dons. De mon point de vue, ce n’est pas tout. Des campagnes de récolte de fonds ont d’autres effets. Des donatrices et des donateurs peuvent être gagnés à la cause, l’organisation peut se faire des amis et des alliés. Si l’on parvient à accomplir les tâches de l’organisation avec l’aide de ces supporters, et si la récolte de fonds est appréciée par l’organisation, on peut alors parler de récolte de fonds réussie. Comment devrait-on organiser la récolte de fonds dans une organisation comme l’Alliance des samaritains avec ses associations cantonales, ses sections et un secrétariat national ? Des campagnes nationales, là où cela fait du sens et des campagnes régionales là où cela fait du sens aussi. Plus l’échelon de l’organisation est éloigné des contacts personnels avec les donateurs, plus le discours est impersonnel. Cela signifie que des collectes via des courriers envoyés à la population devraient être organisées à l’échelon national. C’est efficace, économique et permet une forme d’unité. Mais plus il y a de proximité entre l’organisation et les donateurs, plus la collecte devrait être faite par les sections. Leurs membres 16 nous, samaritains 2/2021
sont souvent connus dans leur région et, par exemple lorsqu’ils sont présents sur un stand, ils peuvent solliciter personnellement le soutien du public – à l’échelon national, ce n’est pas possible. Qui sont les personnes qui soutiennent les samaritains ? Nous ne le savons pas encore vraiment – dans deux à trois ans, nous ferons une analyse à ce sujet. Aujourd’hui, nous partons de l’hypothèse que ces personnes font partie des 85 % de la population donatrice qui a 55 ans et plus et dont le ménage donne en moyenne 300 francs par an. Elles dénouent les cordons de la bourse parce qu’elles sont convaincues par le travail des samaritains qui correspond à leurs valeurs. En outre, en faisant une bonne action, elles en retirent une satisfaction personnelle. Felizitas Dunekamp, directrice de l’agence-conseil Dunekamp GmbH, est active dans le domaine de la récolte de fonds depuis près de 20 ans. En 2019, elle a réalisé une étude de faisabilité à la demande de l’Alliance suisse des samaritains et elle l’assiste dans la mise en œuvre de la récolte de fonds.
UN PEU D’HISTOIRE
Cent ans de secrétariat permanent Le secrétariat central de l’Alliance suisse des samaritains fut officiellement inauguré le 1er mai 1921. Jusqu’à cette date, les sections assumaient le leadership à tour de rôle. TEXTE : Christoph Zehnder | cli
Au début du mouvement samaritain, la coutume voulait qu’une section assume pendant trois ans la conduite de l’organisation. L’Alliance suisse des samaritains ne disposait pas d’un siège à proprement parler. Pour commencer, Berne et Zurich se passaient alternativement le rôle de « Vorort », ainsi nommait-on la section leader. En 1909, ce fut le tour de la section de Baden puis, trois ans plus tard, celui de celle d’Olten. Pendant les années tourmentées de la Première Guerre mondiale et de la grippe espagnole, on jugea inapproprié de procéder au tournus coutumier. En même temps, les rangs des samaritains grossissaient. Au cours des années 1910, le nombre de sections avait pratiquement doublé et elles assumaient de plus en plus de tâches. Dès lors, la charge de travail du secrétariat qui, à l’époque, ne comptait que sur des forces bénévoles devint de plus en plus lourde. Il jouait le rôle d’instance d’information, d’intermédiaire, de centre de formation et s’occupait également d’achat de matériel.
En 1921, Arnold Rauber fut désigné premier secrétaire central.
Emplacement avantageux La création d’un secrétariat permanent constitua une étape importante pour le développement du mouvement samaritain. De temps en temps, des voix se faisaient entendre pour suggérer un déménagement. En 1968, l’association cantonale vaudoise proposa d’examiner le déplacement à Berne. On espérait une meilleure collaboration avec les autorités fédérales et la Croix-Rouge suisse. Il s’avéra cependant que la proposition n’avait aucune chance et les initiants la retirèrent. Ainsi, le secrétariat permanent se trouve toujours à Olten en 2021. La situation centrale et la bonne accessibilité pour les membres en provenance de toute la Suisse sont un avantage aujourd’hui comme il y a cent ans.
Assurer la continuité En 1920, l’Assemblée des délégués vota une réorganisation complète de l’Alliance. Le changement le plus important consistait en la création d’un secrétariat permanent. « Le développement de l’Alliance des samaritains et l’accroissement des tâches au cours des dernières années ont rendu cette restructuration inéluctable », peut-on lire dans le rapport annuel 1920/1921. Le choix de la ville d’Olten n’était pas seulement motivé par des considérations ferroviaires. En nommant Arnold Rauber, le président central de l’époque premier secrétaire central à plein temps, l’objectif était d’assurer la continuité. Le 1er mai 1921, le secrétariat placé sous sa direction commença officiellement sa mission. Le bureau était installé dans sa maison. Les locaux actuels situés à la rue Martin-Disteli furent construits plus tard.
Aperçu des bureaux du premier secrétariat permanent de l’ASS. (Photos : archives)
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AU CŒUR DU SUJET
« La formation – une activité clé de l’Alliance suisse des samaritains » Depuis janvier 2021, Benjamin Kuoni est à la tête du service de la formation et du volontariat à l’Alliance suisse des samaritains. Au fil d’une interview, le spécialiste explique comment se présentera le service à l’avenir et la place qu’il occupe au sein de l’organisation. INTERVIEW : Matthias Zobrist | cli Benjamin Kuoni, vous avez repris le ser- À l’image du marché de la formation, le vice de la formation et du volontariat à volontariat aussi a beaucoup changé dans l’ASS. Comment avez-vous commencé ? un passé récent. Quels sont les objectifs Benjamin Kuoni : Les premières semaines ont été de l’ASS dans ce domaine dans un futur denses et motivantes à la fois. Maintenant, il s’agit proche ? d’empoigner quelques tâches compliquées et de les mener à bien. L’équipe m’a bien accueilli et m’assiste admirablement depuis le début. La pandémie a compliqué le démarrage dans la mesure où de nombreuses rencontres n’ont pu avoir lieu qu’en ligne. Nous sommes tous en télétravail. Cela exige beaucoup de coordination. Nous devons être créatifs afin de tout de même nous rencontrer et échanger en tant qu’équipe – par exemple lors de notre pause de dix-heures par visioconférence.
Le mouvement samaritain est en plein repositionnement. Qu’est-ce que cela signifie pour le service de la formation ? La formation est un service clé du mouvement samaritain. Le marché de la formation et les exigences des clients ont beaucoup évolué au cours des dernières années. En même temps, l’ASS est en pleine réorganisation stratégique. Il s’agit d’en tenir compte lors de chaque décision concernant le futur du service de la formation au sein de l’ASS. La numérisation fait partie des domaines où nous voulons avancer. La transmission du savoir doit pouvoir se faire de façon plus flexible et plus individuelle en ligne. Les cours en présence seront pour l’essentiel consacrés à la mise en pratique. Nous voulons adopter cette approche pour la formation des samaritaines et des samaritains, mais également dans nos cours publics et pour les entreprises. 18 nous, samaritains 2/2021
En termes de volontariat, je vois un grand potentiel pour notre organisation et le recrutement de nouveaux membres. Actuellement, nous n’exploitons
qu’une fraction de ce potentiel. Dans ce domaine aussi, il s’est produit des développements importants dont nous devons tenir compte si nous voulons avoir du succès. Par exemple, aujourd’hui, les volontaires ne veulent plus se lier à long terme mais plutôt s’engager de façon ponctuelle, pour un projet précis. Nous devons donc réussir à concevoir des projets attractifs et proposer des engagements flexibles pour l’ASS.
Avant de rejoindre l’ASS, vous étiez à la tête du service de formation de la protection civile soleuroise. Qu’est-ce que les samaritains peuvent apprendre de la protection civile et réciproquement ? Grâce au système de milice suisse, de nombreuses personnes capables et disposant d’une bonne formation s’engagent pour la protection civile et l’ASS. Le gisement de connaissances et de savoirs est énorme. Le reconnaître et en tirer profit est une longue tradition à l’armée et à la protection civile. L’ASS peut certainement s’en inspirer. De son côté, l’ASS se caractérise par ses nombreux membres qui s’engagent avec passion et conviction pour la cause du secourisme. La multitude de services fournis rapidement et efficacement dans le cadre de la lutte contre la pandémie laisse deviner un potentiel insoupçonné. D’une manière générale, je pense qu’il est important de mieux se connaître mutuellement afin de profiter les uns des autres et d’améliorer la collaboration. Benjamin Kuoni, 36 ans, est à la tête du service de la formation et du volontariat de l’Alliance suisse des samaritains depuis le 1er janvier 2021. Il est membre de la direction. Avant de rejoindre les samaritains, il était responsable ad intérim de la planification, de la conduite et du développement du service de la formation de la protection civile du canton de Soleure. Précédemment, il avait travaillé au sein de l’Office fédéral de la protection de la population et en tant qu’officier de carrière de l’Armée suisse au niveau de la formation. Il est au bénéfice d’un diplôme d’économie VSK, d’un bachelor en sciences politiques EPF et termine cette année son diplôme de formateur d’adultes FSEA II.
RENFORT POUR LES RÉGIONS DE MONTAGNE Par le truchement de l’Aide suisse à la montagne, l’Alliance suisse des samaritains a reçu 150 000 francs d’une succession. L’objectif est d’améliorer la desserte médicale dans les régions de montagne. Maria Fischer (1904-1995) était médecin et alpiniste passionnée. Lors de ses nombreuses courses, elle avait constaté que dans les régions de montagne, la desserte médicale était souvent lacunaire. Par exemple, quand un médecin généraliste prend sa retraite, il peut être difficile de le remplacer. C’est pourquoi la doctoresse avait couché l’Aide suisse à la montagne sur son testament. Cette dernière a créé un fonds spécial dans le but d’améliorer la desserte médicale en montagne et de promouvoir les secouristes. Elle a mis 150 000 francs à disposition des samaritains.
Une chance pour les sections Ces moyens sont destinés aux sections et jeunes samaritains situés en montagne qui organisent un poste de secours afin que la population puisse s’y adresser en cas d’urgence médicale. Les sections pourront acheter du matériel de premiers secours à des conditions spéciales, elles seront soutenues si elles proposent des cours meilleur marché aux habitants de la région et la formation de volontaires comme premiers répondants peut être cofinancée. Un formulaire de demande ainsi qu’une liste des communes de montagne se trouvent sur le site web www.samariter.ch/mariafischer-fonds. En cas de questions, merci de vous adresser à berghilfe@samariter.ch. (ASS)
Kandersteg, une des 814 communes de montagne en Suisse. (Photo : Matt Foster)
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EN COULISSES
Vestes samaritaines pour secouristes roumains Des tenues samaritaines sorties de l’assortiment font le bonheur de secouristes en Roumanie. Une vingtaine de vestes d’intervention ont été remises à une jeune organisation d’entraide et permettent aux volontaires de se protéger du froid et des intempéries. TEXTE : Christoph Zehnder | cli PHOTOS : SRAU
La Roumanie n’est pas un pays riche et la pandémie ne simplifie pas les choses. La population a d’autant plus besoin de soutien de la part d’intervenants non gouvernementaux. À Gala˛ti, une ville de 250 000 habitants à l’est du pays, l’organisation Asocia˛tia pentru Salvare, Recuperare s˛i Ajutor Umanitar SRAU (association pour le sauvetage, les secours et l’aide humanitaire) s’engage dans divers domaines. Elle se charge d’apporter des soins à des personnes souffrant de pauvreté et comble ainsi une lacune du système de santé. L’association SRAU a été lancée l’année passée par Octavian Dinu et compte désormais une cinquantaine de bénévoles âgés entre 17 et 40 ans. Plusieurs infirmiers et deux médecins leur offrent leurs services à titre gratuit. « Nous sommes une jeune organisation, mais nous disposons tous d’expérience en premiers secours », explique le président et responsable. Tous les membres sont formés aux mesures BLS et certains ont également des connaissances propres aux ambulanciers. « Nous souhaitons également créer une équipe de recherche et de sauvetage et former dix volontaires à ces fins », ajoute Octavian Dinu.
D’abord, il a fallu retirer le logo
De nouvelles inscriptions ont été apposées sur les vestes, au bas un texte rappelle qu’il s’agit d’un don des samaritains suisses.
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Les volontaires, plus ou moins bien équipés, ne reculent pas devant les frimas de l’hiver roumain qui peut être rude. C’est pourquoi, au mois d’octobre de l’année passée, Octavian Dinu a approché la Croix-Rouge suisse et demandé s’il serait possible d’obtenir des vêtements pour les bénévoles. Au cours d’échanges avec l’Alliance suisse des samaritains, il est apparu qu’elle disposait de parkas
ne faisant plus partie de l’assortiment. Comme elles arboraient encore l’ancien sigle des samaritains, elles ne pouvaient plus être vendues, mais sinon, les vestes étaient en parfait état.
Slovaquie
Pologne
Hongrie
Avant une nouvelle utilisation, il était cependant indispensable de retirer le logo, car l’emblème de la Croix-Rouge est protégé et ne peut être utilisé que par des Serbie organisations dûment autorisées. Mais parce que ces vêtements résistent aux intempéries et sont de très bonne qualité, il n’est pas tout simple d’enlever les inscriptions. Avec l’aide du fournisseur, une solution a finalement été trouvée sous la forme d’un spray spécial. Délivrées de l’ancien logo, les parkas composées d’une veste intérieure et d’une
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« Les vestes ont fière allure, nous les portons tous les jours. »
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surveste imperméable étaient prêtes pour l’expédition en Roumanie. Depuis le début de l’année, elles sont utilisées et protègent les volontaires du froid et de l’humidité.
Moldavie
Ukraine
Roumanie
Galati Bulgarie
Galat˛i se trouve à l’est de la Roumanie et compte environ 250 000 habitants.
lieu et des donateurs locaux, elle a lancé une campagne en faveur de sans-abri. Les volontaires sont souvent en déplacement et grâce à leur tenue très visible, on les reconnaît désormais immédiatement. En allusion à leurs vestes qui, entretemps, arborent le logo SRAU, la population les appelle « les verts ». « Elles ont vraiment fière allure », s’exclame Octavian Dinu, « nous les portons tous les jours ». Une ligne de texte au dos rappelle leur origine. Ces vestes sont un don des samaritains suisses peut-on lire en roumain. Un signe de reconnaissance mais également un rappel que la solidarité ne connaît pas de frontières.
Pour plus d’information www.facebook.com/SrauGalati
Premiers secours pour personnes socialement défavorisées À l’image des samaritains en Suisse, l’association SRAU collabore avec les autorités locales et les forces de sécurité. La ville lui met gratuitement un local à disposition. « Nous nous réjouissons de pouvoir ouvrir un poste de premiers secours », relate Octavian Dinu. Un autre projet est la remise en état d’une ancienne ambulance qui a récemment été offerte à l’association. Pour l’homologation officielle, il manque encore quelques équipements tels que des défibrillateurs et des respirateurs. Le véhicule est destiné à être utilisé lors de services médico-sanitaires et pour le transport de personnes socialement défavorisées qui n’ont pas les moyens de solliciter des services professionnels.
« Les verts » sont toujours en route L’association SRAU soutient avant tout les couches les plus pauvres de la population. Avec la police du
Les volontaires roumains sont heureux de leurs nouvelles tenues. nous, samaritains 2/2021 21
LES PARTENAIRES ONT LA PAROLE
ACTIONS MOBILES MISES À RUDE ÉPREUVE La pandémie de covid-19 influe sur les actions de collecte de sang. Anita Tschaggelar, directrice du Service de transfusion sanguine de Transfusion CRS Suisse, nous parle de la situation et des perspectives des actions mobiles. TEXTE et PHOTOS : Transfusion CRS
Madame Tschaggelar, quel souvenir de 2020 gardez-vous tout spécialement en mémoire ? La première vague de la pandémie de covid-19 a eu un impact considérable. En mars 2020 a été édicté un semi-confinement accompagné d’une interdiction de manifestation, s’appliquant dans un premier temps également au don de sang. Nous avons alors immédiatement demandé et obtenu une autorisation exceptionnelle du Département fédéral de l’intérieur. Par ailleurs, la Croix-Rouge suisse a rapidement mis à notre disposition du matériel de protection supplémentaire, difficile à ob-
Plus d’info : www.transfusion.ch 22 nous, samaritains 2/2021
tenir à l’époque, comme les produits désinfectants et les masques de protection. Depuis lors, le don de sang a été en tout temps possible en Suisse, contrairement à ce qui s’est passé dans d’autres pays européens. Cependant, nous n’avons plus été en mesure de mettre sur pied de grandes actions mobiles, notamment dans les hautes écoles. D’un jour à l’autre, près d’un tiers des dons de sang planifiés ont fait défaut.
Malgré tout, l’approvisionnement en sang a été assuré en permanence. Oui, tout à fait. Les donneuses et donneurs de sang ont fait preuve d’une immense solidarité, venant en foule au don et compensant ainsi les effets de la suppression des grandes collectes. Parmi eux figuraient nombre de nouveaux donneurs et de nouvelles donneuses. Pendant une période, nous avons même reçu trop de dons car les hôpitaux avaient reporté les opérations chirurgicales non urgentes
« Les actions mobiles doivent permettre de collecter les groupes sanguins dont on a besoin afin d’éviter de gaspiller de précieux produits sanguins. » et la demande avait fortement baissé. Si l’on considère l’année entière, la demande et l’obtention de sang sont restées équilibrées.
En quoi la pandémie de covid-19 s’est-elle répercutée sur les actions mobiles ? Les difficultés sont apparues en masse et simultanément. Ainsi, les locaux ont posé un problème car souvent, il n’était pas possible de respecter les mesures de protection. Des groupes de volontaires ont cherché des solutions de remplacement, le bus de don de sang a été utilisé et les services de transfusion sanguine ont mené des actions spontanées. Certaines sections de samaritains dont les membres comptaient parmi les groupes à risque n’étaient plus à même de s’associer aux collectes. La protection civile est alors intervenue avec son personnel. Les services de transfusion sanguine ont eu très peu de temps pour s’organiser.
Comment les actions mobiles ontelles évolué ? Dans un premier temps, nous avons eu de la peine à évaluer le nombre de personnes susceptibles de participer aux actions. Comme évoqué, donneuses et donneurs sont venus très nombreux, d’où des temps d’attente assez longs au début. Puis les choses se sont mises en place et les gens ont commencé à fixer les dates à l’avance. Il manque bien évidemment la partie conviviale du don où l’on se réunit autour d’une collation après le prélèvement.
Les actions mobiles sont essentielles pour l’approvisionnement en sang. À l’avenir aussi ? Oui, les actions mobiles restent capitales. En 2020, elles ont contribué pour 45 % – près de la moitié – à l’approvisionnement national en sang. Ce qui importe aussi c’est qu’elles soient orientées sur la demande de sang et sur les groupes sanguins afin d’éviter de gaspiller de précieux produits sanguins.
Anita Tschaggelar dirige le Service de transfusion sanguine et siège à la Direction de Transfusion CRS Suisse. En outre, elle œuvre en tant que samaritaine bénévole et préside la section des samaritains de Grosshöchstetten (BE).
Quelles en sont les conséquences pour les samaritaines et les samaritains ? Selon les circonstances, ne sont conviées aux collectes de sang que les personnes dont le groupe sanguin est requis sur le moment. La fréquentation sera peut-être inférieure aux actions ordinaires mais la collecte n’en sera pas moins fructueuse. Les samaritaines et les samaritains possèdent les connaissances nécessaires pour expliquer ces raisons à la population. De plus, ils s’entretiennent avec les services de transfusion sanguine et peuvent recourir aux outils numériques que nous mettons à disposition, comme le baromètre du don de sang ou la réservation en ligne.
Vous êtes vous-même présidente d’une section de samaritains. Comment organisez-vous la collecte de sang ? Nous veillons à ce que les membres de notre section soient informés sur tous les aspects du don de sang, y compris la demande quant aux groupes sanguins, et puissent renseigner le public. De plus, les actions de collecte de sang sont une plateforme pour nous faire connaître dans le village et recruter de nouveaux membres. Pour ce qui est de la restauration, nous collaborons avec des sponsors locaux et profitons des actions mobiles de collecte de sang pour nous développer ensemble.
Désormais en ligne : rapport annuel 2020 de Transfusion CRS Suisse sur rapportannuel2020.transfusion.ch nous, samaritains 2/2021 23
 VOUS DE JOUER
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SERVICE DES VENTES
PROMOTION EXCEPTIONNELLE JUSQU’AU 20.6.2021
Pharmacie de plein air Avec la pharmacie de plein air samaritaine, vous êtes paré où que vous soyez. Elle comporte 47 éléments, des compartiments dépliants et des attaches pour la fixer au sac à dos ou à la ceinture. En font partie : • tire-tiques samaritain • bandage refroidissant • hydrogel • chaufferette • couverture de survie • ciseau/pincette • désinfectant pour les mains • épingles de nourrice • divers pansements et bandages • brochure de premiers secours Dimensions : 28 × 15 × 9 cm
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Informations détaillées, accessoires et prix disponibles au service des ventes de l’ASS, tél. 062 286 02 86, courriel shop@samariter.ch ou via le site shop.samariter.ch. Prix y compris TVA, participation aux frais d’expédition de CHF 9.– pour les commandes inférieures à CHF 200.–.
L’ASS INTENSIFIE LA COLLABORATION AVEC TINOVAMED L’Alliance suisse des samaritains intensifie sa collaboration avec Tinovamed Sàrl dans le domaine de la vente de marchandises dès le 1er juillet 2021. La coopération des partenaires est avantageuse pour les deux parties. L’ASS profite de processus logistiques efficaces, d’une gestion administrative informatique moderne et de la possibilité de déployer des campagnes de marketing intégrées. En incorporant le service des ventes samaritain et le service secouriste.shop, l’entreprise Tinovamed développe de son côté ses compétences logistiques. En raison du renforcement de la collaboration, les locaux occupés par le service des ventes à Olten seront fermés.
Qu’est-ce qui change pour les clients ? Les services seront intégrés dans l’infrastructure de Tinovamed à Gerlafingen (SO). La boutique en ligne et la présence samaritaine sont préservées. Après le 1er juillet, les samaritaines et les samaritains bénéficieront toujours de conditions avantageuses. Grâce aux nouvelles synergies, ils pourront choisir parmi un assortiment plus vaste. Il sera également toujours possible de se rendre sur place pour apprécier la qualité des articles proposés.
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SECTIONS ET ASSOCIATIONS
La samaritaine Monika Kimmig avec un pensionnaire de l’EMS Ybrig à Unteriberg. (Photo : APH Ybrig)
Un signe d’humanité En s’engageant dans des établissements médico-sociaux, les samaritains soulagent le personnel, aident à freiner la propagation du coronavirus et apportent un rayon de soleil aux pensionnaires. TEXTE : Christoph Zehnder | cli
Avec la pandémie, maisons de retraite et établissements médico-sociaux sont sous pression. La situation était particulièrement aiguë à l’apogée de la seconde vague. Parfois, soins et encadrement ont dû être limités au minimum et des cas de maladie parmi les employés ont aggravé la situation. Rien d’agréable donc ni pour le personnel ni pour les pensionnaires. Mais de nombreux établissements ont pu compter sur les samaritains. Dans le canton de Schwytz, ces derniers ont secondé les collaborateurs de l’EMS Ybrig à Unteriberg. Ils se sont chargés d’une partie des tâches que les collaborateurs ne parvenaient plus à assumer. « Ce ne sont pas des soins à proprement parler », explique le directeur Martin Baumann. « Les samaritains 26 nous, samaritains 2/2021
ont surtout passé du temps avec les pensionnaires, leur ont tenu compagnie, ont fait des promenades et des jeux ou ont aidé au service des repas. » Il s’est particulièrement réjoui de la facilité de contact des secouristes avec les personnes âgées qui, de leur côté, ont également exprimé leur appréciation. « Au bout d’un moment, ils les connaissaient tous et se réjouissaient à chaque fois de leur venue. » Le contact s’est établi via l’association cantonale qui a rapidement pu mobiliser plusieurs samaritains. Ils intervenaient par équipes de deux, dont une personne était occupée auprès des malades de la covid-19. Depuis, la situation s’est détendue et le renfort des samaritains n’est plus nécessaire.
SECTIONS ET ASSOCIATIONS
Mais quoi qu’il en soit, après l’expérience de l’hiver dernier, Martin Baumann n’hésiterait pas à refaire appel à eux. Il a aussi été impressionné par leur organisation. « En l’espace de deux jours, tout était au point, j’ai été surpris de la rapidité de réaction », commente-t-il et d’ajouter « on sent très bien que les samaritains sont des spécialistes des premiers secours ».
Efficaces et sans chichis Dans le canton voisin de Glaris aussi les samaritains se sont révélés très polyvalents. En collaboration avec les membres de la protection civile et d’autres volontaires, ils sont intervenus au sein de deux établissements à Glaris et à Schwanden où, selon le président cantonal George Scherer, ils ont participé aux soins et au service des repas et se sont chargés de transports internes. En outre, ils ont également prêté main-forte aux autorités sanitaires pour les tests et les vaccinations. Avec les équipes volantes du canton, ils ont été sollicités au sein d’établissements pour personnes âgées et
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« Après l’expérience de l’hiver dernier, nous n’hésiterons pas à refaire appel aux samaritains. »
fréquentent régulièrement les établissements qui sont testés. Les prélèvements sont faits sur place et analysés en laboratoire. Mais comment les y acheminer ? C’est ici qu’interviennent les samaritains. Ils collectent les prélèvements auprès de plusieurs établissements et les livrent à un centre d’analyse régional. Le système a été mis sur pied en collaboration avec CURAVIVA, l’association faîtière des EMS. En concertation avec CURAVIVA, l’Alliance suisse des samaritains avait demandé aux associations cantonales en février de clarifier les possibilités d’intervention à l’échelle régionale. La volonté était de permettre des contacts directs et de proposer une assistance là où elle était nécessaire, sans passer par des intermédiaires inutiles. Que l’on puisse aussi égayer le quotidien des pensionnaires des établissements de soins par des gestes simples, l’exemple de la section de Maur (ZH) le montre. Elle a fait la surprise aux pensionnaires de l’EMS local en leur offrant des gâteaux faits maison à l’occasion de la journée des malades. Cela aussi est une expression de solidarité avec les personnes vulnérables de notre société. Qu’elle prenne la forme d’assistance, de transports ou d’un dessert n’est peut-être pas très important, ce qui compte est qu’il existe des personnes comme les samaritains qui portent assistance à leurs semblables. En ces temps difficiles, chaque geste et chaque service est un signe d’humanité.
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d’écoles pour le prélèvement d’échantillons et des tâches administratives. Au centre de test de Glaris, ils ont pris soin des personnes qui venaient de se faire vacciner. L’association cantonale s’est chargée du recrutement des samaritains et de la planification des services. Rapide et efficace, c’est ainsi que George Scherer décrit l’intervention des samaritains, non sans fierté. « Et cela avec des volontaires qui, au delà des principes de la Croix-Rouge, n’ont aucun de contrat de prestation ou de convention avec le canton. »
Coursiers d’un genre particulier Quand le virus s’est infiltré dans un établissement de soin, il est difficile de s’en débarrasser. Des tests réguliers permettent d’empêcher une propagation silencieuse. C’est pourquoi la Thurgovie a été le premier canton à lancer des tests réguliers dans des EMS, avant l’initiative de la Confédération. Ce sont avant tout le personnel et les personnes qui
Secouristes polyvalents, les samaritains glaronnais en service. (Photo : samaritains GL)
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SUR LE VIF
Connaissances vitales Giulia Speziale, 17 ans, a sauvé une vie. Nous lui avons demandé comment elle avait vécu l’événement et ce qu’elle pensait des jeunes samaritains. INTERVIEW : Mara Zanetti Maestrani | cli
Au printemps dernier, il a beaucoup été question de Giulia Speziale dans la presse tessinoise et en janvier, nous relations son aventure dans ces colonnes. Grâce aux connaissances acquises auprès du groupe Help de la section de samaritains Bassa Vallemaggia, le 30 mai 2020, l’étudiante à l’école de commerce de Bellinzone a sauvé la vie d’un cycliste locarnais de 67 ans, victime d’un arrêt cardiaque. Un an plus tard, nous avons approché la jeune fille pour savoir comment elle avait vécu l’événement et, avec le recul, ce qu’elle pense de ce qu’elle a appris chez les samaritains. « Pour moi, sauver une vie a été très gratifiant », nous a répondu l’étudiante. « Cet épisode intense a changé une partie de moi à jamais. C’était incroyablement satisfaisant de constater que grâce aux notions apprises quelque temps auparavant, pendant les cours organisés par les samaritains, il est possible d’accomplir des gestes d’importance vitale ! » Immédiatement après avoir secouru le cycliste, Giulia Speziale s’est sentie épuisée, y compris sur le plan émotionnel. Ce qui s’était passé l’avait bouleversée.
Giulia Speziale a appris la réanimation chez les jeunes samaritains.
comité ? « Je ne sais pas si je reviendrai chez les Help Bassa Vallemaggia, cependant, si je pense au passé et à mon passage dans ce groupe, c’était une belle expérience qui m’a permis d’élargir mes connaissances. Maintenant, j’ai grandi et avec l’école et mes loisirs (équitation, ski, etc.), je suis très occupée. Toutefois, je n’exclus pas la possibilité de rejoindre une organisation semblable plus tard. » En attendant, nous lui avons demandé si elle conseillerait à des filles et des garçons plus jeunes de rejoindre les Help. « Bien sûr que oui », répond-elle avec empressement, « il est important de faire partie d’un tel groupe et de participer aux formations. On y apprend des gestes et des notions utiles au quotidien ou, comme cela m’est arrivé, qui permettent de sauver la vie ! »
« Pendant les jours qui ont suivi l’événement, mes émotions alternaient entre l’anxiété et la confusion, car je ne connaissais pas le résultat de mon action. Après avoir appris que Walter avait survécu, j’ai été saisie d’un profond sentiment de bonheur. Je ne peux pas décrire avec des mots ce que j’ai éprouvé, mais je me suis sentie en paix et sereine avec moi-même et toutes les angoisses et les pensées qui, « De plus, il se crée des amitiés », conclut-elle, jusqu’à cet instant, tournaient constamment dans « puisque tout le monde a plus ou moins le même ma tête ont instantanément disparu. » âge et vient du même endroit. Ainsi, en plus d’apprendre des notions essentielles grâce à de nomEntre-temps, prise par d’autres engagements, Giu- breux exercices et travaux pratiques, on s’amuse lia Speziale a quitté les Help. Est-ce qu’un jour ou avec les camarades et les moniteurs. En bref, c’est l’autre, elle reviendra chez les samaritains, en tant un vrai plaisir et je ne puis que chaudement le reque responsable ou en rejoignant la section ou le commander ! » 28 nous, samaritains 2/2021
LA FAMILLE CROIX-ROUGE
LA COLLABORATION A FAIT SES PREUVES Après une année, la Croix-Rouge suisse s’est retirée du centre de dépistage drive-in du coronavirus de Berne. Des samaritaines et des samaritains sont intervenus sur le site de Bernexpo. Dès le début, la Croix-Rouge suisse (CRS) s’est engagée dans la lutte contre la pandémie et a mis sur pied le centre de dépistage drive-in sur mandat du Canton de Berne. En collaboration avec les autorités cantonales et des scientifiques de renom et après concertation avec la Confédération, la CRS a conçu un projet-pilote et l’a mis en œuvre. À la fin avril 2021, elle s’est retirée de l’entreprise.
Autres compétences demandées Après une année au centre de dépistage de Berne, la CRS a accompli sa mission. Pendant la première et la deuxième vague, plus de 26 000 prélèvements ont été effectués. La nouvelle stratégie du Canton de Berne met désormais surtout l’accent sur les tests mobiles et les tests à domicile. En passant à la technique des prélèvements salivaires, il n’est plus nécessaire de disposer de connaissances spécifiques pour y procéder. Dès lors, la présence de personnel médical n’est plus requise.
Contribution importante pour freiner la pandémie Forte de son expérience des situations de crise, la CRS a su installer rapidement et sans complication un dispositif participant de la lutte contre la pandémie. Le pool de personnel médical de l’Alliance
Au cours de la première et de la deuxième vague, plus de 26 000 prélèvements ont été réalisés au centre de dépistage drive-in. (Photo : Remo Nägeli/CRS)
suisse des samaritains et de la Société suisse des troupes sanitaires a permis au centre de dépistage de tourner à plein régime. Cette collaboration a largement fait ses preuves. La CRS est fière d’avoir pu apporter une contribution pour endiguer la propagation de la maladie et remercie toutes les personnes qui l’ont rendue possible.
L’AIDE D’URGENCE NE FAIT PAS DE DIFFÉRENCE Les sept principes de la Croix-Rouge engagent l’ensemble des membres de l’organisation de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans le monde entier. Les principes d’humanité, d’impartialité, de neutralité, d’indépendance, de volontariat, d’unité et d’universalité forment un tout. Pour les samaritains aussi, il s’agit d’un fil rouge qui guide leurs activités. L’année 2021 a été placée sous le signe de l’impartialité. Ce principe met en évidence que les organisations de la Croix-Rouge ne font pas la différence entre
victimes et agresseurs et qu’elles ne posent pas de questions quant à l’origine de la détresse. L’aide est apportée là où le besoin est le plus important. Pour les premiers secours, cela peut signifier que la gravité de la blessure constitue un critère. Des caractéristiques individuelles telles que la nationalité, la religion, etc. ne jouent aucun rôle.
Pour en savoir plus sur les principes de la Croix-Rouge : redcross.ch/principes nous, samaritains 2/2021 29
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