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nous,

SAMARITAINS Le journal de l’Alliance suisse des samaritains

Premiers secours au travail 10 EN SAVOIR PLUS

Ce que subit le corps en cas d’électrisation

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BILAN INTERMÉDIAIRE

Interview avec Ingrid Oehen, présidente centrale de l’ASS

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GRANDES MANIFESTATIONS

Challenge pour la sécurité médico-sanitaire

samaritains.ch


Conçue pour randonner La nouvelle carte d’ excursions pour la Suisse Plus informative, plus compréhensible, plus intuitive

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Photo: Christof Sonderegger, Thal

où


ÉDITORIAL

Avec tristesse et une vive émotion, nous prenons congé de notre membre d’honneur Annemarie Huber-Hotz.

Annemarie Huber-Hotz est décédée de façon inattendue d’une défaillance cardiaque le 1er août alors qu’elle effectuait une randonnée en famille. Les mots nous manquent pour rendre hommage à ses mérites à la tête de la Croix-Rouge suisse, sa bienveillance à l’égard des organisations de sauvetage et son attitude amicale et empathique. Très jeune déjà, le bien commun lui tenait à cœur. Tout récemment, le 22 juin, nous avions le plaisir de nommer Annemarie Huber-Hotz membre d’honneur de l’ASS à l’occasion de l’Assemblée des délégués à Locarno. Bien qu’elle ne fût pas samaritaine, elle a toujours témoigné un grand attachement à nos valeurs et à nos convictions. Peu de temps après son élection comme présidente de la Croix-Rouge suisse en 2011, Annemarie Huber-Hotz s’exprimait dans le cadre d’une interview pour notre journal : « J’ai été renforcée dans la conviction que l’engagement bénévole est au cœur de ce qui relie la société en Suisse ». C’est ainsi que nous avons tous connu Annemarie Huber-Hotz, déterminée et entièrement engagée en faveur des plus faibles et des personnes démunies dans le monde.

La nouvelle de son décès nous rappelle une fois de plus que la joie et la peine entretiennent des liens d’une stupéfiante proximité. Une femme d’exception s’est tue à jamais.

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« La mort réorganise le monde, apparemment, rien n’a changé, et pourtant, pour nous, il est entièrement nouveau. » Antoine de Saint-Exupéry

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Nous rendons hommage à Annemarie Huber-Hotz, une communicatrice attentive et une médiatrice amicale. Elle aura toujours sa place dans nos cœurs et nos pensées. Nous exprimons notre profonde sympathie à l’adresse de sa famille et de ses proches et nous souviendrons d’elle avec respect et reconnaissance. INGRID OEHEN Présidente de l’Alliance suisse des samaritains nous, samaritains 3/2019   3


6 PREMIERS SECOURS AU TRAVAIL

26 MANIFESTATIONS DE L’ÉTÉ SAMARITAINS DEMANDÉS

SOMMAIRE 14 GARDER SA CERTIFICATION Refresher niveau 2 IAS, d’un seul bloc ou ­intégré aux exercices 16 CAMP DE PENTECÔTE 2019 Impressions des deux côtés de la Sarine 17 OUTILS Vue d’ensemble des plates-formes en ligne pour les samaritains 4   nous, samaritains 3/2019

18 BILAN INTERMÉDIAIRE La présidente centrale Ingrid Oehen fait le point après sa première année de mandat 21 ASSEMBLÉE DES DÉLÉGUÉS Votes importants au Tessin

24 SAMARITAINS ET SOLDATS DU FEU Les deux organisations entretiennent des liens étroits 34 DON DU SANG Le bus de la CRS ­simplifie le travail des sections 36 BRÈVES Des sections nous ­racontent


IMPRESSUM 10 CE QUE SUBIT LE CORPS EN CAS D’ÉLÉCTRISATION

nous, samaritains 3/2019 Parution : 14 août Organisation éditrice Alliance suisse des samaritains (ASS) Martin-Disteli-Strasse 27 Case postale, 4601 Olten Téléphone 062 286 02 00 Téléfax 062 286 02 02 redaction@samaritains.ch www.samaritains.ch Abonnements, changements d’adresse : par écrit à l’adresse ci-dessus Prix de l’abonnement Abonnement individuel pour non-samaritains : CHF 33.– par an 4 numéros par an Tirage : 25 000 exemplaires

30 AU MUSÉE, LES SAMARITAINS SE MONTRENT SOUS UN AUTRE JOUR

37 PORTRAIT Christine Ruchat, coach de section au bagage idéal 38 SERVICE DES VENTES Offre d’échange pour Resusci Anne

41 À VOUS DE JOUER Mot caché et Sudoku 44 LA FAMILLE CRS Thomas Heiniger, nouveau président de la CRS

Rédaction Christoph Zehnder (cze) Matthias Zobrist (mzo) Suisse romande : Chantal Lienert (cli) Tessin : Mara Zanetti Maestrani (m.z.) Secrétariat : Monika Nembrini Téléphone 062 286 02 00 Téléfax 062 286 02 02 redaction@samaritains.ch Adresse postale : Redaction « nous, samaritains » Case postale, 4601 Olten Annonces Fachmedien Zürichsee Werbe AG Laubisrütistrasse 44, 8712 Stäfa Téléphone 044 928 56 11 Téléfax 044 928 56 00 samariter@fachmedien.ch www.fachmedien.ch Mise en page, impression et expédition Stämpfli SA, 3001 Berne

46 À L’ESSENTIEL Tentative de clarification

40 BLESSURES DU SPORT Survol des blessures les plus fréquentes

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POINT FORT  PREMIERS SECOURS AU TRAVAIL

COLLÈGUES EN DÉTRESSE Chaque année, près de 270 0000 accidents du travail sont enregistrés. Les samaritains instruisent les collaborateurs des entreprises afin qu’ils puissent porter secours à leurs collègues en cas de nécessité. TEXTE et PHOTOS : Christoph Zehnder | cli

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À l’aide d’exemples de situations qui peuvent se produire pendant leur travail, les collaborateurs apprennent ce qu’il faut faire.

important travail de sensibilisation ont permis d’améliorer la sécurité dans les entreprises artisanales et industrielles. Malgré tout, les assurances contre les conséquences des accidents recensent toujours 270 000 sinistres chaque année. Les employeurs sont responsables de la sécurité de leurs collaborateurs. La loi les y oblige. Des mesures de premiers secours en font aussi partie (voir encadré). C’est d’ailleurs dans leur intérêt, car les absences de collaborateurs coûtent cher, surtout si elles se prolongent. La productivité en pâtit et parfois, le savoir-faire des absents fait cruellement défaut. La recherche et l’embauche de remplaçants aussi coûtent du temps et de l’argent, sans parler des autres conséquences économiques de certains accidents du travail importants. Voilà pourquoi les entreprises responsables misent sur la prévention. Il s’agit d’éviter tant que faire se peut la survenue d’accidents et, s’il s’en produit, d’en optimiser la prise en charge. Il est donc important de se préparer, par exemple en permettant aux collaborateurs de se former aux premiers secours.

Utile partout L’entreprise Graph-Tech AG est une PME suisse typique. Elle est spécialisée dans les systèmes d’impression à haute performance et compte 80 collaborateurs entre ses deux sites d’Oftringen et d’Egliswil (AG). On leur a proposé d’améliorer leurs connaissances en premiers secours en suivant des cours donnés par des samaritains. Au début du mois de juillet, ils étaient douze à participer à un cours BLS-AED élargi. Matthias Konrad, chef d’équipe de la logistique, était parmi eux. Il apprécie de pouvoir faire cette formation dans le cadre professionnel : « Ce que nous apprenons ici est bien sûr aussi utile dans la vie privée, nous faisons en quelque sorte d’une pierre deux coups », se réjouit-il.

Aujourd’hui, le nombre de personnes subissant un accident du travail a nettement baissé par rapport à il y a une trentaine d’années. Cela peut surprendre quand on pense qu’aujourd’hui, beaucoup plus de personnes travaillent. Plusieurs facteurs permettent d’expliquer cette tendance réjouissante. D’une part, c’est avant tout dans le secteur tertiaire que les emplois sont en hausse et les risques d’accident y sont moindres. D’autre part, l’automatisation, des prescriptions de sécurité plus sévères, un meilleur équipement et un

• « Ce que nous apprenons ici

est aussi utile dans la vie privée. »

•

Matthias Konrad a d’ailleurs plusieurs fois dépanné des collègues qui s’étaient blessés. « Rien de grave, un simple pansement faisait l’affaire », précise-t-il. Il estime malgré tout que son employeur a raison de vouloir préparer ses collaborateurs à faire face à des incidents sérieux. Les mesures de réanimation prévues pendant la moitié du cours en nous, samaritains 3/2019   7


POINT FORT  PREMIERS SECOURS AU TRAVAIL

font partie. C’est la première fois depuis le cours de sauveteur qui remonte à l’époque où il passait le permis de conduire que le logisticien se penche sur les premiers secours. « C’était il y a 14 ans, une mise à jour ne peut pas faire de mal. En outre, certains éléments étaient complètement nouveaux pour moi. »

Sur mesure et réaliste L’autre partie de la formation est consacrée à des études de cas. Bettina Stähli et Regula Käser de la section de Seengen (AG) attachent beaucoup d’importance au caractère réaliste des cas proposés. « Nous nous renseignons au préalable auprès de l’entreprise et nous adaptons à ses spécificités », développe Bettina Stähli. En partant des contenus du cours standard, elle conçoit ensuite le programme du cours selon la demande de son client. C’est la troisième fois que Bettina Stähli intervient chez Graph-Tech AG, elle connaît donc l’entreprise. Parmi les participants, certains visages sont familiers. Il s’agit de personnes qui veulent rafraîchir leurs connaissances. Malgré tout, le programme a été préparé spécialement et adapté aux réalités du moment. À l’aide d’un exemple, Regula Käser explique pourquoi il est important de se concerter avec l’entreprise cliente. En discutant avec un couvreur, elle a vite réalisé que ce ne sont pas les chutes qui sont l’accident le plus fréquent, comme on pourrait le penser naïvement. « On nous a dit que c’est très rare qu’il se produise un accident sur les toits. Les travailleurs y sont concentrés et à

Bettina Stähli montre comment poser un pansement compressif.

leur affaire. S’il se passe quelque chose, ce sera bêtement sur le plancher des vaches ou à l’atelier, où ils sont moins attentifs. » Selon le contexte professionnel, certains thèmes sont approfondis et d’autres réduits à l’essentiel. Ici, c’est la séquence sur les membres sectionnés qui est raccourcie. La probabilité d’un tel accident est très faible chez Graph-Tech AG. D’autres sources de danger en revanche sont examinées avec attention, par exemple la manipulation de liquides corrosifs, tels qu’ils sont réellement utilisés dans l’entreprise. Sous le regard attentif des monitrices, les participants exercent plusieurs scénarios : brûlures de la peau et lésions oculaires. En principe, les collaborateurs savent ce qu’ils doivent faire et empoignent rapidement la douche oculaire. Mais ce sont les samaritaines qui leur montrent comment s’en servir de façon efficace.

• « Pendant la formation,

les participants découvrent parfois des côtés insoupçonnés les uns chez les autres. »

•

D’autres situations sont imaginées : électrocution, accident avec un chariot élévateur ou coup de chaleur – ce qui par une température de 30 °C à l’ombre semble parfaitement réaliste. Bettina Stähli et Re8   nous, samaritains 3/2019


Blessure des yeux, il s’agit d’imaginer des situations les plus réalistes possible.

Utiliser la douche oculaire s’apprend.

gula Käser sont attentives à tous les détails. A-t-on appelé le 144 ? Les collaborateurs savent-ils où trouver le matériel de premiers secours ? Est-ce qu’on entend les annonces du défibrillateur avec le bruit des machines ? Certains points abordés ne se trouvent dans aucun moyen didactique. Par exemple, la répartition des rôles. Pendant les exercices, il n’est pas toujours très clair qui fait quoi. « Cela arrive souvent, tous veulent aider mais personne ne veut assumer la conduite des opérations », commente Regula Käser et encourage les collaborateurs à agir avec réflexion et détermination.

Bettina Stähli. En cas d’accident réel, cela peut jouer un rôle décisif. L’humour et une ambiance détendue facilitent aussi l’assimilation de la matière, les deux formatrices en sont convaincues. Le chef de la logistique, Matthias Konrad, abonde dans le même sens. Le cours était distrayant et très instructif pense-t-il à la fin. « Le mélange entre théorie et pratique et les cas réalistes était bien équilibré. Les monitrices ont très bien su nous transmettre ce que nous devons savoir. » Si d’aventure l’un ou l’autre de ses collègues subissait un accident, il est désormais bien préparé.

Permis de rire Les exercices rapprochent les collaborateurs, les monitrices ne se lassent pas de l’observer. « Ils se connaissent tous et sont dans le même bateau, mais pendant la formation, ils découvrent parfois des côtés insoupçonnés les uns chez les autres », sourit Regula Käser. « Le cours est également une expérience de groupe. » Pour les deux monitrices aussi, ces formations représentent un changement bienvenu. La dynamique est tout autre que lors d’un cours de sauveteur classique. Travailler en entreprise est stimulant. « Si on le fait avec plaisir, les participants aussi sont motivés », conclut Bettina Stähli. Venant de l’extérieur, les deux formatrices se rendent vite compte de l’ambiance qui règne dans une entreprise. Aujourd’hui, elle est excellente. Malgré la chaleur écrasante et le sérieux du sujet, on rit beaucoup. « C’est aussi le signe que les collaborateurs se font mutuellement confiance », estime

CE QUE DIT LA LOI •• Les moyens nécessaires pour les premiers secours doivent être disponibles en permanence, compte tenu des dangers résultant de l’exploitation, de l’importance et de l’emplacement de l’entreprise. Le matériel de premiers secours doit être facilement accessible et être disponible dans tous les endroits où les conditions de travail le requièrent. •• Au besoin, des infirmeries convenablement situées et équipées seront mises à disposition, ainsi que du personnel ayant reçu une formation sanitaire. Les locaux destinés à l’infirmerie doivent être facilement accessibles avec des brancards. •• L’infirmerie et les emplacements où se trouve le matériel de premiers secours doivent être clairement signalés. Loi sur le travail, Ordonnance 3, art. 36, Premiers secours nous, samaritains 3/2019   9


EN SAVOIR PLUS  ACCIDENTS DU TRAVAIL

ÉLECTRISATION Rien ne fonctionne sans courant électrique. Mais si nous commettons des imprudences, la vengeance de la fée électricité peut être terrible, voire mortelle. TEXTE : Christoph Zehnder | td

On ne le voit pas et pourtant, il nous accompagne en permanence. Il pénètre tous les domaines de notre vie et sans lui, notre société serait immédiatement paralysée. Lui, c’est le courant électrique. Nous avons pris l’habitude d’utiliser l’énergie électrique au quotidien, mais le recours à l’électricité est toujours associé à un risque d’électrisation. Quiconque a déjà touché une clôture électrique en se promenant dans la nature connaît la sensation que cela procure. L’impulsion est si brève qu’elle ne représente en général aucun danger pour l’homme et l’animal. Mais l’ampleur d’une électrisation dépend d’une série de facteurs : •• intensité et tension électriques •• n ature du courant électrique (continu ou alternatif ) •• voie empruntée par le courant électrique à travers le corps •• durée d’exposition •• taille de la surface de contact •• conductivité du point de contact Un grand nombre d’accidents électriques surviennent à domicile où circule un courant à basse tension. Pour qu’il y ait électrisation, il faut un contact direct avec un conducteur de courant. En général, la mauvaise manipulation d’appareils ou d’installations électriques en est la cause. Certains bricoleurs sous-estiment le risque d’électrisation.

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Un accident avec du courant domestique peut avoir des conséquences fatales. Le courant alternatif qui sort de la prise est en effet plus dangereux que le courant continu. Dès que le courant alternatif traverse le corps, les muscles se contractent et le sujet ne peut plus lâcher la source de courant. Pour l’éviter, des fusibles sont installés dans tous les circuits électriques. Ils coupent le courant en cas d’irrégularité ou de surtension. Mais ils ne sont pas une garantie de survie et il est recommandé de les contrôler régulièrement.

Règle no 1 : protection personnelle En présence de haute tension, il suffit de s’en approcher pour générer un arc électrique pouvant atteindre des températures qui dépassent parfois les 5000 degrés Celsius. Le risque de brûlures graves est évident (voir graphique). Face au risque invisible émanant de sources de courant électrique, en cas d’accident, la protection personnelle des secouristes est capitale. Dans la mesure du possible, la source de courant doit être coupée avant même de penser aux premiers secours. Les conducteurs de courant ou les personnes électrisées doivent être éloignés ou extraits de la zone de danger à l’aide d’un objet sec, non conducteur. Et comme toujours, en cas d’accident électrique, il convient de prévenir immédiatement les intervenants professionnels et d’introduire des mesures de premiers secours.


Ce qu’une électrisation provoque chez l’humain Peau : les marques laissées par le passage du courant électrique indiquent un point d’entrée et de sortie, ce sont des brûlures. La gravité de la brûlure dépend de l’intensité du courant et de la durée d’exposition.

Muscles : l’action du courant alternatif contracte les muscles de telle sorte que le sujet ne peut plus lâcher prise, ce qui augmente encore la durée d’action. Froissement ou déchirure des fibres musculaires.

Nerfs : les tissus nerveux opposent la résistance au courant électrique la plus faible et il se produit souvent des lésions dans le système nerveux périphérique. Troubles sensoriels ou paralysies temporaires en sont les conséquences les plus fréquentes.

Cœur : le courant électrique perturbe le système de conduction. Troubles du rythme cardiaque ou fibrillation ventriculaire et arrêt cardio-respiratoire sont des conséquences possibles. Les troubles du rythme cardiaque peuvent survenir plusieurs heures après un accident électrique.

Sang : le sang est un bon conducteur électrique. Les globules rouges éclatent. L’électrolyse entraîne la formation de bulles de gaz dans le sang, ce qui, à terme, peut provoquer une embolie.

Tête : une électrisation à proximité de la tête peut entraîner la perte de connaissance ainsi que des troubles de la mémoire ou sensoriels. Des modifications de la personnalité sont même possibles. Des blessures aux yeux et aux oreilles peuvent également entraîner des lésions irréversibles.

Poumons : la contraction de la musculature pulmonaire et du diaphragme provoque détresse ou arrêt respiratoire.

UTILE

Lésions secondaires : la contraction des muscles entraîne la perte de contrôle du corps. Dès lors, il y a risque de contusions, d’entorses, de fractures osseuses, etc., consécutives à des chutes et des coups.

Cinq règles vitales Les accidents électriques mortels sont heureusement de plus en plus rares en Suisse. Notamment grâce à des normes de sécurité sévères et à des campagnes d’information régulières, par exemple par la Suva. Les professionnels de l’électricité observent cinq règles de base simples (source Suva). 1. Exiger des mandats précis 2. Employer du personnel qualifié 3. Utiliser des équipements sûrs 4. Porter un équipement de protection 5. Contrôler les installations avant la mise en marche nous, samaritains 3/2019   11


ACTUALITÉS DE TEXAID

IMPORTANTE RÉDUCTION DES ÉMISSIONS DE CO² ET DISTINCTION DES COMMUNES L’an dernier, TEXAID a pu renforcer son engagement en faveur d’une culture d’entreprise respectueuse de l’environnement. Depuis 2013, TEXAID a pu réduire les émissions de CO ² de 44 pour cent par tonne de vêtements usagés collectés. L’entreprise a comparé ces économies avec la quantité collectée par les différentes communes et ces dernières se sont vu accorder pour la première fois une distinction pour la collecte écologique de vêtements usagés. L’objectif de cette distinction est de démontrer aux communes qu’une gestion professionnelle des vêtements usagés a un effet bénéfique durable sur l’environnement. Fiche d’information pour l’octroi durable de la concession des vêtements usagés Que ce soit lors de l’acquisition de mobiliers de bureau, de l’attribution de travaux de nettoyage ou de la nomination de l’organisation à laquelle la concession des vêtements usagés sera octroyée, le marché des communes s’oriente de plus en plus vers des critères de qualité et de durabilité. Outre une consommation consciente, une gestion professionnelle des vêtements usagés permet également de préserver les ressources et l’environnement. Une nouvelle fiche d’information publiée par l’organisation Consedec aide les communes à l’octroi d’une concession à un prestataire de services. Collecte de vêtements usagés sans incidence sur le climat grâce à la réduction et la compensation du CO ²

TEXAID développe sans cesse sa stratégie de durabilité et réduit sa consommation de ressources. Pour la 6ème fois de son histoire, TEXAID s’est vu décerner le label or de Swiss Climate. L’organisation s’est donnée pour objectif de réduire ses propres émissions de CO ². Grâce aux diverses mesures prises dans le cadre de la certification Swiss Climate, 44 pour cent de CO ² par tonne de vêtements usagés collectés ont pu être économisés depuis 2013. Une baisse de 14 % a pu être enregistrée par rapport à l’an dernier. TEXAID est parvenue à réduire ses émissions de gaz à effet de serre dans les catégories «Transports», «Consommables» et «Navettes». Le bilan CO ² a été recueilli par Swiss Climate. Celui-ci est fondé sur des données vérifiées par la Société Générale de Surveillance SA. Mise en œuvre réussie des mesures Parmi les mesures entreprises figurent, par exemple, l’achat d’électricité produite à partir d’énergies renouvelables ou la réduction du nombre des sacs de collecte de rues. Depuis 2015, TEXAID fait fabriquer ses sacs de collecte à partir de granulats de recyclage, et envoie ces derniers pour les collectes de rues en adoptant une stratégie de neutralité carbone. L’an dernier, chauffeurs et représentants commerciaux ont suivi une formation « Eco-Drive » visant à garantir une conduite écologique, économique et sûre. Par ailleurs, une analyse a permis de démontrer que les collaborateurs utilisaient de plus en plus les transports publics pour leurs déplacements professionnels. De plus, l’an dernier, TEXAID a mis un vélo électrique à la disposition de ses employés sur le site de Schattdorf, de manière à leur offrir une alternative écologique pour les petits trajets. Cette initiative de TEXAID a alors permis d’inciter les collaborateurs à réfléchir à l’éventualité d’acquérir un vélo électrique pour leur usage personnel. Projet de lutte contre le changement climatique en Bulgarie TEXAID compense les émissions de CO ² restantes en investissant dans un projet de haute qualité, visant à la lutte contre le changement climatique et certifié « Gold Standard ». Depuis 2017, TEXAID soutient le projet « Svilosa Biomass » en Bulgarie. Dans le cadre de ce projet de lutte contre le changement climatique, de la sciure de bois est transformée en vapeur d’eau. Grâce à un cercle fermé de la production de cellulose et de l’utilisation de la biomasse, à des fins de production de chaleur, près de 90 000 tonnes d’émissions de CO ² peuvent être économisées chaque année. Ce projet a


été contrôlé selon les modalités et les procédés du Gold Standard VER et labellisé en conséquence. TEXAID pour le climat : distinction des communes En collaboration avec Swiss Climate, TEXAID a cette année décerné pour la première fois un prix aux communes pour la collecte écologique de vêtements usagés. Le classement (or, argent, bronze) est basé sur le calcul des émissions de CO ² économisées par TEXAID par rapport à la quantité de vêtements usagés collectés dans la commune. Certifications pour engagement écologique

Afin de vous aider à mieux comprendre, voici un exemple : Une commune de 10 000 habitants présente un potentiel de collecte de 70 tonnes (7 kg par personne). Le volume effectif de collecte de TEXAID dans la commune s’élève à 35 tonnes. En 2018, TEXAID a économisé au total 31 kilogrammes de CO ² par tonne de vêtements usagés collectés (par rapport à 2013). La commune pourrait donc enregistrer 2170 kilogrammes d’économies de CO ², et pourtant celle-ci n’a effectivement atteint qu’un potentiel de 50 %.

Système logistique pour un vidage efficace des conteneurs

L’objectif de cette distinction est de démontrer aux communes qu’une gestion durable des vêtements usagés est bénéfique pour l’environnement. L’octroi de concessions pour le recyclage des textiles, avec la prise en compte de critères de durabilité, vaut la peine.

Distinction des communes

www.texaid.ch


VIE MODERNE

Rafraîchir ses connaissances, garder sa certification Afin de conserver le niveau secouriste 2 IAS, les samaritains doivent suivre un cours de répétition d’ici la fin de l’année et l’enregistrer sur la plate-forme IAS.

En bloc ou pendant des exercices

Les samaritains jouent un rôle-clé sur les postes médico-sanitaires.

Le cours refresh pour secouristes de niveau 2 IAS comprend, en plus de la partie BLS-AED-SRC, une mise à jour des connaissances concernant les mesures de sécurité et d’hygiène en cas de blessures consécutives à un accident ou de maladies aiguës. Il est un élément important pour l’approfondissement des connaissances des samaritains qui souhaitent participer à des dispositifs médico-sanitaires. Le cours dure sept heures au total. À l’issue de la formation, les participants reçoivent les certificats « BLS-AED-SRC Generic Provider » et « Secouriste niveau 2 IAS ». Tous deux sont valables deux ans dès la fin du cours.

Le cours peut être réalisé en bloc ou réparti sur trois exercices de section. Il compte pour les cinq exercices auxquels les samaritains qui souhaitent effectuer des services médico-sanitaires sont astreints. Afin que les secouristes ne doivent pas suivre tous les deux ans le même cours de répétition, les moniteurs peuvent s’écarter à raison de 10 % du plan de déroulement et développer des études de cas selon le règlement IAS. À cet effet et à la demande de nombreux formateurs, huit nouveaux exemples de cas sur le thème des services médico sanitaires ont été ajoutés au moyen didactique numérique. Ils sont intégrés à la séquence « service médico-sanitaire » qui n’est attribuée à aucun cours standard. On les trouve à l’aide du moteur de recherche sous « médias » ou lors de la conception d’un cours individuel avec la fonction « importer une séquence ».

Saisir correctement le cours Il est important que la personne responsable du cours le saisisse correctement sur la plate-forme IAS et n’oublie pas de le boucler. Elle sélectionne le cours gratuit « Secouriste niveau 2 IAS pour samaritains » prévu à cet effet. En cas de doute ou de question, le support technique est à disposition : support@samariter.ch ou 062 286 02 14.

ERRATUM « NOMBRES DE 2018 » Les nombres publiés en page 23 de nous, samaritains 2/19 concernant les participants au cours et au nombre d’heures d’enseignement ont dû être rectifiés. La source de la faute a été détectée et supprimée et un contrôle de qualité supplémentaire a été introduit. Ainsi, l’ASS pourra garantir que de telles erreurs ne se reproduisent plus. Cicontre les résultats corrects.

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Participants aux cours Cours individuels 27 798 Cours de sauveteur 25 470 Cours de réanimation 21 325 Répétition premiers secours 11 291 Urgences pédiatriques 6 042 Total participants 91 926 Globalement, ils ont suivi 735 408 heures de cours chez les samaritains.


VIE MODERNE

COMMENT DIT-ON SECOURISTE EN SOMALIEN ? Un prospectus en plusieurs langues fournit des informations au sujet des numéros d’urgence en Suisse. Les sections de samaritains peuvent l’obtenir gratuitement. Comment présenter les offres des sections et les possibilités d’engagement volontaire à la population issue de la migration ? Améliorer cet accès était l’objectif principal du projet « Diverso » de l’ASS et de la CRS. Dans ce contexte, un prospectus destiné au recrutement de membres pour les sections de samaritains a vu le jour. Témoin de la diversité culturelle, le recto du flyer au format A5 comporte les numéros d’appel urgent libellés dans les quinze langues les plus parlées de Suisse. Les sections peuvent le commander gratuitement auprès du service des ventes – ils sont fournis par lots de 50 exemplaires. (ASS)

GRATUIT POUR LES SECTIONS : « BÉBÉS & BAMBINS », UN GUIDE POUR LES PARENTS La onzième édition de la brochure « Bébés & bambins » regorge d’informations utiles et de conseils concernant la santé, l’alimentation, le développement et l’éducation de jeunes enfants pour les parents. Ils y apprennent comment soigner éraflures et contusions, ce dont il faut tenir compte en cas de fièvre et comment le système immunitaire se développe chez les petits. Des experts de divers domaines ont participé au projet. Certaines sections de samaritains remettent ce guide aux personnes qui suivent le cours Urgences pédiatriques. L’imprimé au format A5, publié une fois par an en langues française, italienne et allemande, est disponible gratuitement et peut être commandé via le site web www. bebes-et-bambins.ch. La quantité minimum est de 50 exemplaires. Pour se faire une idée du contenu, une version PDF est consultable en ligne : www.bebes-etbambins.ch/f.pdf.

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nous, samaritains 3/2019   15


VIE MODERNE

JOUEURS ET CHEVALIERS EN GOGUETTE Pendant le week-end de Pentecôte, environ trois cents jeunes secouristes ont participé aux camps organisés aux Paccots (FR) et à Kreuzlingen (TG). Au bord du lac des Joncs ou celui de Constance, les ateliers et les jeux concoctés pour les participants se sont déroulés dans la bonne humeur. En Thurgovie, les joueurs ayant eu de la chance au Casino ont pu échanger leurs gains contre toutes sortes de friandises alors que les chevaliers francophones en quête du Graal ont dû réécrire la légende du roi Arthur, car Merlin l’enchanteur avait perdu le livre. PHOTOS : ldd

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OUTILS

Chaque information à sa place Plusieurs plates-formes en ligne sont à disposition des samaritains. Mais laquelle sert à quoi ? Plate-forme Contenu Portail SSO

Destinataires

Accès Numéro samaritain et mot de passe https://sso.samariter.ch/

SSO signifie Single Sign on ou en français, accès unique.

Membres actifs ayant

Après connexion au portail, on accède à tous les sys-

communiqué une

tèmes qui y sont reliés. Toutes les plates-formes des sa-

adresse électronique

maritains ne sont cependant pas encore interconnectées.

Extranet

Des informations internes et des documents utiles au su-

Membres actifs

Numéro samaritain et mot de passe https://extranet.samariter.ch/

Public, ouverture de

Numéro samaritain ou nom d’utilisateur et mot de passe https://shop.samariter.ch

jet des activités des samaritains et de l’ASS sont disponibles sur l’extranet (p. ex. lettres d’information, règlements OC, boîte à outils, changements au sein des sections, rapport annuel, etc.).

Boutique en Boutique en ligne du service des ventes. Les samaritains ligne ont droit à un rabais de 10 %.

compte nécessaire pour passer commande

Printshop

Le service de reproduction permet d’imprimer du papier

Membres actifs

Numéro samaritain sans mot de passe https://samariter.ztmedien.ch/

Membres actifs ayant

Numéro samaritain et mot de passe, connexion via SSO prévue https://mylearning.samariter.ch/

à lettres, des cartes de visite ou des publicités pour les cours conformes à la charte graphique des samaritains.

myLearning Plate-forme des formations réservées à l’ASS – p. ex. bases du service médico-sanitaire, cursus de formation, FCOC, etc. Permet de s’inscrire aux divers cours, sert de plate-forme d’apprentissage pour les parties en ligne et permet de gérer la carrière samaritaine. Moyen ­didactique ASS

communiqué une adresse électronique

Mise à disposition des supports pour la planification et

Moniteurs de cours 1

la réalisation de cours standard et individuels et d’exer-

et 2, moniteurs sama-

cices de section. P. ex. plans de déroulement, présenta-

ritain, formateur jeu-

tions PowerPoint.

nesse, formateur ni-

Connexion via SSO ou numéro samaritain et mot de passe http://lehrmittel.samariter.ch/

veau 3 IAS

Plate-forme Plate-forme de l’Interassociation de sauvetage (IAS) pour IAS OMS la saisie et l’administration des cours standard et individuels (gestion des demandes de cours, établissements de certificats, etc.).

Connexion via SSO ou numéro samaritain et mot de maritains et personnes passe https://oms.ivr-ias.ch/OMS/ disposant de la fonction « plate-forme IAS » index.xhtml

Red­crossedu

Public

Plate-forme de cours publique de la Croix-Rouge suisse (CRS) récapitulant toutes les offres de cours de la CRS

Moniteurs de cours 1

et 2, instructeurs sa-

Accès libre http://www.redcross-edu.ch/

et de ses organisations de sauvetage. La publication des cours standard se fait automatiquement après la saisie sur la plate-forme IAS. nous, samaritains 3/2019   17


AU CŒUR DU SUJET

« Ce samedi-là est entré dans l’histoire » Le 16 juin 2018 à Aesch (BL), l’Assemblée des délégués a élu Ingrid Oehen présidente centrale de l’ASS. Au fil d’une interview, elle revient sur une première année riche en événements et explique les prochaines étapes du processus stratégique. Interview : Matthias Zobrist | cli PHOTO : Patrick Lüthy

Il y a un an, vous avez repris la présidence du Comité central. Comment récapituler cette première année de mandature en quelques mots ? Ingrid Oehen : Pour moi, il s’est agi d’un moment de vérité où il a fallu persévérer, aller de l’avant, encourager et gagner la confiance. D’entrée de jeu, je savais que ce ne serait pas facile. Mais une situation de crise présente plusieurs facettes et échappe à toute planification ou prévision. En gardant un objectif concret à l’esprit, je suis parvenue à relever les défis. Depuis ma prise de fonction, je vois notre organisation et ses structures d’un autre œil. Soudain, de nouvelles contraintes sont apparues et j’ai constaté que l’on ne pouvait pas simplement changer les choses du jour au lendemain. Le nombre d’interdépendances au sein de notre organisation est impressionnant, je n’avais jamais rien vu de tel auparavant. En tout cas, je ne me suis jamais ennuyée l’année dernière.

La situation turbulente ne vous a guère laissé de répit et de temps d’accoutumance. Comment l’avez-vous vécue sur le plan personnel ? Le lundi après mon élection, j’étais au secrétariat à Olten à 8 h 15 et j’ai dit « Grüezi » à tout le monde. Et en effet, il a fallu tout de suite prendre le taureau par les cornes. Pendant les premiers mois, j’étais au secrétariat jusqu’à deux fois par semaine, et souvent, jusque tard le soir. Cela a permis de rassurer les collaborateurs et les a encouragés à ne pas baisser les bras. Bien sûr, on m’a aussi observée pour voir si je tenais mes promesses. Cette 18   nous, samaritains 3/2019

question s’est également posée à l’extérieur. Certaines associations et sections avaient perdu toute confiance à l’égard du secrétariat ou du Comité central. Ce qui m’a le plus gênée sont les attaques et les emportements passionnels, dénués de fondement rationnel. Bref, le commencement a été plutôt rude.

En plus du manque de confiance, avezvous encore relevé d’autres choses ? Oui. Il régnait un grand désemparement face à la situation dans laquelle se trouvait l’organisation. Parfois, j’ai l’impression que nous sommes un gros porte-conteneurs. Même en tournant le gouvernail à fond, nous naviguons encore longuement tout droit avant de commencer à virer de bord. Nous prenons une décision ensemble et commençons à la mettre en œuvre. Mais ce n’est qu’au bout de trois mois que les effets se font ressentir. Pour les sections et les associations, c’est parfois difficile. Elles aimeraient bien que les choses changent tout de suite. Mais ce n’est pas possible. Il existe des contraintes et des règlements que nous ne pouvons supprimer du jour au lendemain.

Comment êtes-vous parvenue à concilier votre engagement volontaire, très chronophage, avec votre vie professionnelle et privée ? Mon engagement samaritain détermine ma personne, c’est un hobby et une passion. J’y ai toujours consacré beaucoup de temps – depuis trente-deux ans déjà comme on me l’a rappelé récemment. C’est pourquoi ma famille et mes amis sont habitués à passer leur tour en faveur des samaritains, voire à se charger des questions concernant ma famille à ma place. Mais ils me confortent toujours en reconnaissant l’utilité de mon activité. Ma nouvelle fonction a avant tout entraîné un changement en termes de rendez-vous et de hauteur de vol. C’est très captivant. Avec une bonne planification et une gestion du temps serrée, j’arrive presque toujours à caser les rendez-vous samaritains dans mon agenda professionnel, même si j’y consacre aussi quelques jours de congé ou de vacances.


Après de nombreux intermèdes, parfois bruyants, entre les associations cantonales et l’organisation centrale, l’ambiance semble s’être nettement améliorée. Qu’en pensez-vous ? Au début de mon mandat, les collaborateurs du secrétariat ont dû endurer une agressivité parfois sidérante. À cet égard, les choses se sont calmées. Le volume de travail n’a pas diminué, mais le ton a changé. Si auparavant, il n’y avait que quelques rares personnes qui s’adressaient aux collaborateurs avec courtoisie, aujourd’hui, il n’y a plus que quelques individus qui se permettent une façon de parler que je n’oserais adopter avec personne. Une grande majorité a compris que cela bouge et elle ne demande qu’à aller de l’avant ensemble.

•

« Une grande majorité a compris que cela bouge. »

•

Les nombreux efforts de communication qui ont accompagné le processus stratégique jusqu’à maintenant sont frappants. Les lettres d’information supplémentaires ainsi que les comptes rendus dans «  nous, samaritains  » sont-ils suffisants pour que les samaritains sur le terrain se sentent impliqués ? Être informé et se sentir impliqué sont deux choses différentes. En principe, tous les samaritains ont accès à l’extranet où l’ensemble des informations concernant le processus stratégique est déposé. Mais tout le monde n’en est pas conscient. Afin que les samaritains se sentent impliqués, il faut engager un dialogue. Bien sûr, tout le monde ne peut pas prendre la parole tout le temps. Cependant, en participant à des groupes de travail et à des ateliers, certains contribuent à façonner notre avenir. Il est important qu’il s’agisse de personnes par lesquelles les autres se sentent représentés. À ce sujet, les

associations et les sections portent une part de responsabilité. Informer les sections et leurs membres et recueillir leurs opinions et préoccupations est aussi de leur ressort. Un facteur qui ne nous aide pas est le temps, nous avons besoin que l’information soit partagée le plus rapidement possible.

L’Assemblée des délégués du 22 juin 2019 a approuvé le financement intermédiaire du secrétariat ainsi que les jalons posés relatifs à la stratégie. Un succès sur toute la ligne ? On peut le dire. Tous les points à l’ordre du jour ont été approuvés à une large majorité. Je l’ai déjà dit aux délégués à Locarno, ce samedi-là entrera dans l’histoire et nous avons posé la première pierre des « samaritains de l’avenir ». À l’issue de la manifestation, nous étions heureux de la façon dont elle s’est déroulée. Mais je n’ai pas été surprise des résultats. Mon pressentiment était positif. Il reflète aussi le climat des huit assemblées générales auxquelles j’ai assisté ce printemps.

Cependant, les voix critiques ne se sont pas tout à fait tues. Comment peut-on les prendre en compte et mieux les intégrer ? Il n’est pas question de tout peindre en rose après ces succès. Les voix critiques sont toujours là – et elles sont importantes. Ce serait déroutant si tout le monde s’inclinait à présent. Car les personnes qui s’inclinent ne se sentent pas concernées. Nombreux sont les samaritains qui ont voté oui et demeurent critiques, mais de façon constructive. C’est ce

La présidente centrale, Ingrid Oehen : « Mon engagement samaritain détermine ma personne, c’est un hobby et une passion. »

nous, samaritains 3/2019   19


AU CŒUR DU SUJET

dont nous avons besoin maintenant, une collaboration critique et constructive.

Il est important que ces éléments – comme ceux que nous avons déjà récoltés – soient pris en compte dans chaque domaine.

Comment continuer après les votes posiQuel est votre souhait pour votre d ­ euxième tifs de Locarno ? Le 22 juin, nous avons voté un repositionnement. année de mandat ? Afin de réussir, nous ne pouvons pas simplement bricoler et retaper ce qui est ancien. Aujourd’hui, le secrétariat tourne à un régime de base que nous poursuivrons l’année prochaine. Nous ne procéderons ni à des investissements, ni à des innovations. En parallèle, nous devons définir concrètement ce qu’implique notre orientation stratégique. Cela nous permettra finalement de déduire quelles prestations et quelle infrastructure le secrétariat doit mettre à disposition à l’avenir. Ensuite, nous pourrons définir des procédures et examiner comment financer le tout. La prochaine AD sera à nouveau invitée à approuver cette voie. Ce n’est qu’à ce moment que le repositionnement du secrétariat pourra se concrétiser, vers la mi-2021. En même temps, nous devons nous pencher sur l’organisation dans son ensemble et réfléchir où il est nécessaire de procéder à des remaniements en termes de structure, de statuts ou de développement de synergies.

J’aimerais avant tout pouvoir poursuivre sur la voie que nous avons empruntée. J’espère que la confiance continuera de grandir, que nous pourrons nous réjouir de progrès et que nous entretenons un dialogue les uns avec les autres. Et puis j’ai un désir très personnel, j’espère que pendant mes prochaines vacances, j’aurai une semaine de répit sans aucun téléphone samaritain. Après l’année dernière sans aucun jour sans samaritains, une pause me fera le plus grand bien.

Quel est pour vous le plus gros défi ?

Osons un regard vers l’avenir, comment voyez-vous les samaritains dans dix ans ?

Impliquer les gens et les garder me semble le challenge le plus important. Nous devons avancer avant que les membres n’aient l’impression que finalement, le secrétariat a trouvé son rythme de croisière et qu’il n’est plus nécessaire d’évoluer. Car tout le monde devra bouger. C’est pourquoi le timing est si serré. Si nous tergiversons trop longtemps, les gens nous quitteront. Il faut que tout le monde garde à l’esprit que le repositionnement est important.

Vous avez toujours souligné que la base est importante et qu’elle doit être impliquée dans l’élaboration de l’avenir des samaritains. Comment cela se passera-t-il pour la suite ? Comme jusqu’à présent, nous voulons poser des questions claires à la base. Les associations et leurs sections ne doivent pas apporter de solutions toutes faites, mais nous voulons permettre la formation d’une opinion consolidée. Dans plusieurs domaines, des groupes de travail seront constitués auxquels des représentants des associations seront invités à participer. Nous recueillerons les diverses opinions, demandes et points de vue lors de la conférence des présidents et d’un atelier supplémentaire au mois de janvier. 20   nous, samaritains 3/2019

•

« Il faut que tout le monde garde à l’esprit que le repositionnement est important. »

•

Une réorganisation territoriale, à l’image de ce qu’ont fait les sapeurs-pompiers, me semble probable. Je pense à des regroupements avec un pool de formateurs et un comité qui couvrent une région entière. Je pense aussi que les secrétariats des associations vont vers une professionnalisation afin de pouvoir répondre aux exigences du monde extérieur. Une permanence sera assurée par une personne qui pourra régler de nombreuses affaires qui iraient sinon chez les présidents ou d’autres décideurs. Outre la gestion administrative, les moniteurs et instructeurs aussi seront de plus en plus souvent des employés, pour le moins à temps partiel. Cela ne signifie cependant pas une professionnalisation par principe. Les samaritains sont des secouristes non professionnels et le resteront. Mais à ce niveau, nous devons faire preuve de maîtrise et de compétence.


VIE MODERNE

Délégués accueillis au Sud des Alpes Cette année, l’Assemblée des délégués s’est tenue à Locarno. Des votations décisives étaient au programme et les résultats sont clairs. TEXTE : Matthias Zobrist | cli | PHOTOS : Stefanie Oehler

Tous les points de l’ordre du jour ont été approuvés par la majorité des délégués.

La présidente centrale, Ingrid Oehen, félicite Annemarie Huber-Hotz (g.), nouveau membre d’honneur de l’ASS.

Le 22 juin 2019, 248 délégués des associations cantonales se sont rendus au Tessin. Ils ont approuvé à une importante majorité les comptes 2018, le budget 2019 de même que le rapport de gestion, le programme d’activités et le procès-verbal de la précédente Assemblée. Le financement intermédiaire aussi a été largement approuvé. Le Comité central présidé par Ingrid Oehen s’est réjoui des résultats et a saisi l’occasion pour tourner le regard vers le futur en présentant la suite du processus stratégique aux personnes présentes.

Élections et nominations Dieter Göldi (g.), ici avec Rolf Imhof, membre du CC, compte désormais également parmi les membres d’honneur de l’ASS.

Une pause bienvenue pendant la longue journée.

Pour la commission de contrôle de gestion, des élections étaient à l’ordre du jour. Hans-Jörg Held a été reconduit pour une seconde mandature et désormais, Dario Benedetti occupera un siège dans ce cénacle. En outre, les délégués ont nommé deux membres d’honneur : Annemarie Huber-Hotz pour lui témoigner la gratitude des samaritains qu’elle a toujours défendus pendant sa présidence de la CRS et Dieter Göldi qui, en sa qualité de trésorier, a siégé pendant dix ans au Comité central sans démériter. Ces nominations ont été ponctuées d’applaudissements nourris de la part des personnes présentes. La prochaine Assemblée des délégués aura lieu le samedi 20 juin 2020 à Arbon (TG). nous, samaritains 3/2019   21


LES PARTENAIRES ONT LA PAROLE

INSCRIPTION AU REGISTRE GRÂCE AUX SAMARITAINS Sollicité à deux reprises pour un don de cellules souches du sang, en novembre 2018 et en mai 2019, Matthieu Lossel a très certainement sauvé la vie d’une personne atteinte d’une maladie sanguine potentiellement mortelle comme la leucémie. C’est grâce à la section des samaritains de Grosshöchstetten qu’il est devenu donneur. TEXTE et PHOTOS : Transfusion CRS Suisse

du sang. Ainsi, en septembre 2017, un stand d’information se tenait devant la Coop. Âgé à l’époque de 26 ans, Matthieu Lossel, de Zäziwil, se renseigne alors sur le thème et s’enregistre comme donneur potentiel de cellules souches du sang. « Je n’en avais jamais entendu parler auparavant. Mais les explications reçues m’ont convaincu et je me suis dit que j’apprécierais beaucoup, si je me retrouvais moi-même en situation de détresse, que quelqu’un m’apporte son aide. »

« On reçoit autant que l’on donne » Depuis de longues années, les membres de la section des samaritains de Grosshöchstetten – à l’instar de nombreuses autres sections de samaritains dans toute la Suisse – s’engagent pour la « journée d’action » (voir encadré) visant à informer le public sur le don de cellules souches du sang et sur le Registre suisse des donneurs de cellules souches 22   nous, samaritains 3/2019

Peu de personnes enregistrées ont l’occasion d’être appelées un jour à donner leurs cellules souches du sang car il faut une concordance aussi haute que possible entre le receveur et le donneur. C’est pourquoi Matthieu Lossel a été des plus surpris lorsque, en août 2018, soit six mois à peine après son enregistrement, il a reçu un


Matthieu Lossel a donné ses cellules souches du sang à deux reprises : d’abord par un don de moelle osseuse (à g.), puis par un don de cellules souches périphériques.

appel de Transfusion CRS Suisse. Les examens menés ensuite apportèrent la confirmation espérée : oui, il pouvait effectuer son don ! Matthieu Lossel, menuisier de formation et sportif par passion (ultracyclisme), s’est rendu à l’Hôpital universitaire de Bâle en novembre 2018 pour le prélèvement de ses cellules. « L’intervention mineure s’est déroulée sans problème et les soignants ont fait preuve du plus grand professionnalisme », se rappelle le jeune homme, âgé aujourd’hui de 28 ans. Tout en sachant qu’il devrait faire une pause dans son programme sportif pour le don de moelle osseuse, il n’a jamais été question pour lui de renoncer au don. « On reçoit autant que l’on donne. Je me suis mis à la place de la personne malade et je suis reconnaissant d’être en bonne santé. » Quelques mois plus tard, en mai 2019, Matthieu Lossel a été sollicité pour un don pour la même personne, cette fois pour un « simple » don de cellules souches périphériques. À nouveau, le jeune homme n’a pas hésité une seconde, sans pour autant perdre des yeux son grand objectif sportif, à savoir participer en 2020 à la course de vélo la plus ardue au monde, la Race Accross America, longue de 4800 kilomètres.

21 SEPTEMBRE – PARTICIPEZ À LA JOURNÉE D’ACTION ! Pour les patients souffrant d’une maladie sanguine comme la leucémie, la transplantation de cellules souches du sang représente souvent la seule chance de guérison. C’est pourquoi il faut qu’un maximum de personnes soient disposées au don. Le 21 septembre 2019, prenez-vous deux ou trois heures de temps avec des collègues ou amis pour sensibiliser, à l’endroit de votre choix, la population au don de cellules souches du sang. Nous vous fournissons gratuitement le matériel d’information requis, tels que dépliants, affiches et petits cadeaux à distribuer. Vous trouverez toutes les informations et le formulaire d’inscription sur : www.ensemble-contre-la-leucemie.ch Ensemble, nous pouvons offrir l’espoir de vivre aux patientes et patients. Un grand merci de votre précieuse contribution ! Autre moyen de s’engager, l’action avec le statut WhatsApp : Sauvegardez le numéro 079 949 62 29 sous le nom SBSC dans les contacts de votre smartphone/iPhone. Envoyez un message WhatsApp avec vos « prénom + nom » et le texte « Go Journée d’action » au numéro ci-dessus pour clore l’inscription. Lors de la Journée d’action, vous recevrez de notre part une vidéo à ajouter à votre statut WhatsApp pour attirer l’attention de vos amis et connaissances sur le don de cellules souches du sang. Plus d’information sur : www.ensemble-contre-la-leucemie.ch nous, samaritains 3/2019   23


SECTIONS ET ASSOCIATIONS

Au feu ! Les samaritains arrivent Cette année, la Fédération suisse des sapeurs-pompiers célèbre son cent-cinquantenaire et bat ainsi l’Alliance suisse des samaritains de quelques années. Mais quoi qu’il en soit, soldats du feu et secouristes sont liés par la nature des causes qu’ils servent. TEXTE : Matthias Zobrist | cli PHOTOS : George Scherer Premier exercice cantonal des samaritains intégrés aux sapeurs-pompiers.

par hasard, dans l’idée que l’on pourrait peut-être avoir besoin d’eux. Ils font partie intégrante du dispositif d’intervention des sapeurs-pompiers. C’est un tableau qui pourrait se présenter en cas de feu, car dans de nombreuses communes suisses, les sapeurs-pompiers et les samaritains travaillent main dans la main. Que ce soit par le biais de cours de premiers secours conçus sur mesure par les samaritains à l’intention des sapeurs-pompiers à moins qu’en cas de feu, des secouristes spécialisés soient mobilisés directement via la centrale d’alarme des sapeurs-pompiers.

Développement historico-politique

Des flammes de plusieurs mètres crèvent la nuit, elles jaillissent du deuxième étage d’un bâtiment d’habitation. L’odeur âcre de fumée prend à la gorge et les gyrophares d’une noria de véhicules d’intervention plombent la scène, faisant régner une ambiance de fin du monde. Partout, des gens s’activent. Des lances à incendie sont déroulées, des ordres fusent et des sirènes hurlent. Trois samaritains de la section locale évoluent au milieu de ce chaos organisé. Mais ils ne sont pas venus 24   nous, samaritains 3/2019

C’est ce qui se passe par exemple dans le canton de Glaris. Dans le canton subdivisé en trois communes, 35 samaritains sont spécialement affectés aux sapeurs-pompiers. Ces hommes et ces femmes sont directement intégrés aux corps de sapeurs-pompiers et forment des unités propres au niveau de la commune ou de la compagnie de sapeurs-pompiers. Cette collaboration resserrée remonte en partie aux années 1990. À l’époque, elle se développait localement et prenait des formes diverses. Ça a changé quand l’inspection du feu glaronnaise a lancé un important projet de modernisation du service de défense contre l’incendie assorti d’une révision législative. La restructuration a débouché sur les dix corps de sapeurs-pompiers actuels et avec les samaritains, on a trouvé la solution idéale pour assurer le service médico-sanitaire en cas d’incendie.


Le règlement datant de 2004 prévoit que chaque corps de sapeurs-pompiers doit intégrer un groupe de « samaritains du feu ». La réforme communale glaronnaise de 2011, qui a fait passer le nombre de commune de 25 à 3, a également entraîné des changements organisationnels au sein des sapeurs-pompiers, mais la place des samaritains n’a pas été remise en question.

Élément important Mais que font ces samaritains du feu ? D’une part, ils assurent la formation des sapeurs-pompiers en premiers secours. Mais avant tout, ils gèrent le poste médico-sanitaire en cas d’incendie ou d’autre événement pour lequel les sapeurs-pompiers ont été mobilisés. Le cas échéant, ils organisent un nid de blessés, s’occupent des patients et assistent les ambulanciers. Ils assurent en outre la liaison entre le poste de secours et les sapeurs-pompiers ainsi que les intervenants professionnels et se chargent si nécessaire de la restauration des personnes impliquées.

Le poste de secours médico-sanitaire incombe aux samaritains du feu.

Dans le canton de Glaris, il semble que cette coopération poser un premier jalon en vue d’échanges futurs. fonctionne bien. « Les samaritains sont très appréciés de leurs « Le retour des participants était très positif », récollègues sapeurs-pompiers. Ils sont considérés comme des sume George Scherer, responsable de la formation experts pour les questions de santé. Et pour tout le monde, des samaritains du feu Glaris Nord. Chacune et s’entraider et se soutenir mutuellement va de soi. Tous et chacun a pu voir comment leurs collègues des toutes s’engagent à fond dans leurs domaines respectifs », pré- autres organisations travaillent et établir des comcise Vreni Kubli, la responsable des samaritains du corps de paraisons. En outre, il a beaucoup été insisté sur sapeurs-pompiers Glaris centre et membre active de la sec- le fait qu’en cas d’événement majeur, la collaboration de Netstal. tion des samaritains du feu des trois communes devait fonctionner impeccablement. Un groupe Apprendre les uns des autres et grandir d’intervention spécifique, mobilisable en cas d’évéTout va bien dans le meilleur des mondes, donc. Mais les nement entraînant un très grand nombre de pasamaritains intégrés aux corps de sapeurs-pompiers veulent tients, est en préparation. tout de même s’améliorer. C’est pourquoi, pour la première fois, leur association cantonale a organisé un exercice com- Les responsables du service du feu aussi estiment mun pour tous les samaritains du feu au mois d’avril de que l’intégration des samaritains en tant qu’élécette année. C’était l’occasion de faire connaissance et de ments réguliers est une bonne chose. Malgré tout, Martin Bäbler, inspecteur du feu du canton de Glaris, souhaite que les sapeurs-pompiers et les samaritains se rapprochent encore plus : « Auprès des sapeurs-pompiers de longue date, l’adhésion n’est pas encore tout à fait acquise. C’est pourquoi, dès 2020, tous les nouveaux samaritains du feu seront invités à suivre une formation de base avec les nouvelles recrues des sapeurs-pompiers. »

CÉLÉBRATIONS DE LA FÉDÉRATION DES SAPEURS-POMPIERS

La Fédération suisse des sapeurs-pompiers célèbre son 150e anniversaire pas seulement en cercle privé. Quelques manifestations, telles que les Championnats du monde des cadets à Martigny ont déjà eu lieu. D’autres sont encore à venir, par exemple la journée portes ouvertes du 30 août 2019 ou un grand cortège avec une cent-cinquantaine de véhicules à Zurich le 10 mai 2020.

Même si des points peuvent encore être améliorés de part et d’autre, l’implication rapprochée des samaritains au sein des corps de sapeurs-pompiers fait ses preuves dans le canton de Glaris.

Pour en savoir plus sur les festivités : www.swissfire.ch/150-jahre-jubilaeum nous, samaritains 3/2019   25


EN COULISSES

Grandes tailles demandées En été, les fêtes se succèdent et cette année, plusieurs événements exceptionnels, drainant plusieurs centaines de milliers de spectateurs, figuraient au programme. Les samaritains en étaient. TEXTE : Chantal Lienert et Christoph Zehnder

Pour la section de samaritains de Vevey, ne pas être de la Fête des Vignerons 2019 eût été un crèvecœur. Pourtant, il s’en est fallu de peu, car en 2017, elle était sur le point de mettre la clé sous la porte. C’est alors qu’Erik Dumusque a décidé de reprendre le flambeau. Il lui semblait impensable de voir s’éteindre une section plus que centenaire. Et lors de la précédente fête, elle avait vaillamment assumé la mise sur pied du service médico-sanitaire. Cette année, l’Association sécurité Riviera (ASR), la plate-forme intercommunale qui regroupe la police, les sapeur-pompiers, la protection civile et les services d’ambulances, est en charge des questions sécuritaires. En qualité de commandant de compagnie à la protection civile Riviera et Pays d’Enhaut, Erik Dumusque entretient d’excellentes relations avec l’ASR. C’est ainsi qu’il a été approché pour savoir si les samaritains étaient intéressés à participer au dispositif médico-sanitaire (DMS). Pas question de renoncer à l’aubaine, mais forte de tout juste vingt membres actifs, la section n’était pas en mesure d’organiser elle-même la présence des secouristes non professionnels. Elle a sollicité le soutien de l’Association cantonale vaudoise des samaritains (ACVS) qui propose une assistance professionnelle aux sections ne disposant pas des capacités pour gérer des DMS importants. C’est ainsi que le secrétariat de l’ACVS, avec le précieux concours de la présidente cantonale Véronique Stoller, a pris en charge le recrutement des samaritains, l’établissement du planning des heures de service et la gestion financière et administrative de la mission. La planification des horaires était la 26   nous, samaritains 3/2019

tâche la plus compliquée. Il fallait trouver une septantaine de samaritains qualifiés, disposés à assumer des tranches horaires entre 9 h du matin et 3 h le lendemain, du 13 juillet au 13 août 2019. Pour l’essentiel, le recrutement s’est fait grâce au pool cantonal de samaritains, appelés à former des patrouilles de trois avec deux soldats sanitaires. Le ou la secouriste était équipé d’un sac d’intervention, les défibrillateurs étant fournis par l’armée. David Zgraggen, vice-président de l’ACVS et responsable du GAS (Groupe d’appui samaritain en cas de catastrophe) s’est chargé de l’équipement. Afin d’unifier leur apparence, les samaritains ont reçu un gilet jaune avec logo du mouvement et l’inscription « secouriste », une casquette, saison oblige, et partaient munis d’un sac standard du GAS et d’une radio fonctionnant sur le réseau national Polycom. Pilote sur place, Erik Dumusque s’est chargé de l’instruction des samaritains. Entrée en service, maniement des radios et familiarisation avec les lieux et l’équipement étaient au programme. Pour les personnes qui n’ont pas pu faire le déplacement, il a tourné des vidéos qu’elles ont pu consulter sur leurs portables. Un élément qui lui tient très à cœur est que les samaritains adoptent l’approche du patient, telle qu’elle est décrite par les algorithmes Smedrix pour non-professionnels (voir nous, samaritains 3/2018, p. 30). Ils seront d’ailleurs fournis avec chaque sac de patrouille. Pour le président veveysan, il ne s’agit de rien d’autre que d’utiliser le même langage que les ambulanciers. Au cours des vingt dernières an-


À Vevey, les patrouilles qui n’étaient pas dans l’arène sillonnaient la ville en fête. (Photo : Chantal Lienert)

nées, la manière d’appréhender les urgences préhospitalières a considérablement évolué, notamment avec le développement du métier d’ambulancier, et aujourd’hui, si les samaritains veulent continuer à assumer leur rôle de premier maillon de la chaîne de sauvetage, ils ne peuvent pas faire autrement que d’accorder leurs violons avec les professionnels qui prennent leur relais. Réussir le maillage avec les ambulanciers d’un côté et la collaboration avec l’ACVS de l’autre était un double objectif pour Erik Dumusque qui est convaincu qu’il s’agit d’enjeux cruciaux pour l’avenir du mouvement samaritain. Répondre à la technicité croissante des premiers secours en adoptant un comportement professionnel et développer des solutions régionales et cantonales, sans pour autant remettre en question l’assise locale des sections sont, à son avis, les clés pour les samaritains du XXIe siècle.

La masse fait la différence La Fête fédérale de gymnastique compte parmi les autres événements majeurs de cet été. Environ 70 000 participants et 200 000 visiteurs se sont rendus à Aarau pour célébrer la grand-messe de ce sport populaire qui n’a lieu que tous les six ans. À Aarau aussi, ambulanciers, soldats sanitaires et samaritains ont travaillé main dans la main pour gérer vingt-et-un postes de secours. Un hôpital de campagne avait été dressé au quartier général et au total, environ deux cents personnes ont soigné les blessures des athlètes et du public. En outre, des patrouilles sillonnaient le périmètre de la fête et intervenaient immédiatement le cas échéant. L’émission Puls de la télévision alémanique s’est intéressée à ce DMS dont l’ampleur bat tous les records. Le premier week-end de la manifestation, les reporters ont accompagné Christian Bassler, chef de service des samaritains. Selon lui, c’est la nous, samaritains 3/2019   27


EN COULISSES

LE DMS DE LA FÊTE DES VIGNERONS Inscrite au patrimoine immatériel culturel de l’Unesco, la Fête des Vignerons organisée à Vevey est une manifestation grandiose, célébrant les traditions viticoles et agricoles de la région. Si la première eut lieu en 1797, il n’y en eut que douze depuis. La précédente remonte à 1999. Pendant les vingt-cinq jours de fête, entre le 18 juillet et le 11 août, 1 000 000 de visiteurs étaient attendus.

Pour rejoindre un poste de secours, visiteurs et athlètes de la Fête fédérale de gymnastique pouvaient se fier aux signalisations. (Photo : Christoph Zehnder)

masse des cas à traiter qui constitue la difficulté d’une telle manifestation, même s’il s’agit pour la plupart de bagatelles. Cette année, les intervenants n’ont pas chômé, 1300 personnes ont reçu des soins. Conformément aux attentes, il s’est agi pour l’essentiel d’entorses, de contusions et d’autres blessures mineures liées au sport.

Foule énorme, espace restreint Les Zurichois qualifient la « Züri-Fäscht » comme la plus grande boum du pays. La fête n’a lieu que tous les trois ans et au début juin, environ 2,5 millions de personnes se sont agglutinées au bout du lac de Zurich au cours d’un long week-end. Afin d’éviter que la foule devienne ingérable, les organisateurs avaient même renoncé à toute publicité. Malgré tout, la très forte affluence sur un périmètre restreint constitue un véritable défi. Il y a quelques années, il y avait eu un début de mouvement de panique et plusieurs personnes avaient été blessées. Pour que cela ne se reproduise plus, un système de veille des déplacements de la foule a été introduit afin d’en réguler les flux. Un important dispositif avait été mis en place pour assurer la sécurité et l’intégrité corporelle des festivaliers : 659 personnes ont reçu des soins médicaux et plus de 400 ambulanciers, sapeurs-pompiers et membres d’organisations partenaires, de même que bien sûr les samaritains, ont apporté leurs services. 28   nous, samaritains 3/2019

L’organisation d’une manifestation privée dans un espace public qui demeure fréquenté par ses habitants est une situation peu fréquente et pose des problèmes particuliers. En outre, depuis vingt ans, la prise en charge des urgences préhospitalières a complètement changé, de même que les exigences des autorités. Inutile donc de se référer aux solutions mises en œuvre lors de la dernière Fête des Vignerons, l’entier du DMS a dû être réinventé. Cinq patrouilles composées d’un samaritain et de deux soldats sanitaires sillonnaient le périmètre de la fête à pied. Pendant les spectacles qui durent 2 h 30, trois étaient dans l’arène. Si la situation l’exigeait, un ambulancier « répondant rapide » à bicyclette rejoignait les patrouilles et prenait les décisions médicales qui s’imposaient. Un poste de secours installé sous l’arène permettait de faire un premier tri, les patients exigeant des soins plus complets étant acheminés vers l’infirmerie installée dans un abri PCi qui comptait plusieurs lits et une cellule de dégrisement. Il convient d’ajouter deux postes de secours mobiles – des ambulances de l’armée qui étaient placés en des points stratégiques, selon les déplacements de la foule. Des ambulances civiles et des véhicules de transport de personnes ainsi que du personnel infirmier et des médecins complétaient le dispositif. Le temps de la fête, une centrale de régulation ad hoc avait été mise sur pied qui recevait à la fois les appels radio concernant des événements en lien avec la manifestation, ainsi que ceux qui étaient adressés au 144 par le public et la population de la région. Ainsi, les ambulanciers pouvaient aussi être dépêchés chez les habitants, en voiture ou à vélo, et les régulateurs gardaient la vue d’ensemble du secteur dont ils avaient la charge.


FONDATION SUISSE DE CARDIOLOGIE

LES PROCHES ONT AUSSI BESOIN DE SOUTIEN Après un infarctus du myocarde, une attaque cérébrale ou une autre maladie cardiovasculaire grave, les patients reçoivent des encouragements et de la compassion. Ce dont l’entourage se rend moins compte, c’est que les proches doivent subitement jouer un nouveau rôle et ont besoin, eux aussi, de soutien pour gérer les angoisses et les modifications de leur vie quotidienne.

Une maladie grave, par exemple un infarctus du myocarde ou une intervention chirurgicale au niveau du cœur, touche aussi fortement les proches. On attend d’eux qu’ils assument une partie des responsabilités pour la santé du membre de la famille malade : par exemple veiller à ce que le patient prenne régulièrement ses médicaments, à ce qu’il surveille son poids ou arrête de fumer. Certaines personnes touchées sont irritables, d’autres indifférentes et insensibles. Lorsque les proches s’efforcent de réconforter et d’encourager, ils se heurtent éventuellement au rejet et atteignent de ce fait eux-mêmes leurs limites.

Cet inconnu auprès de moi Bien souvent, c’est le ou la compagne qui s’occupe du patient/de la patiente. La maladie peut alors entraîner une modification de la relation de couple, parfois en un attachement affectueux. Mais parfois aussi, on s’éloigne l’un de l’autre ou le couple se déchire. Dans le couple, il est donc capital de trouver la bonne mesure entre soutien et mise sous tutelle, faute de quoi la maladie prend vite toute la place.

Particulièrement lourd pour les personnes qui travaillent Les proches qui, en plus de leur emploi, s’occupent du compagnon ou de la compagne malade, des enfants ou d’autres membres de la famille, sont souvent soumis à une pression extrêmement lourde. En plus de s’occuper de leur proche et de lui prodiguer les soins, ils l’accompagnent aux consultations ou aux séances de traitement, vont chercher les médicaments et organisent éventuellement des soins professionnels. Il n’est donc pas surprenant qu’ils se posent des questions fondamentales : faudrait-il que je réduise mon temps de travail et est-ce possible ? Et si je perds mon emploi ?

Se ménager des espaces de liberté Pour bien faire face à la situation, il est capital pour les proches de se sentir soutenus par leur entourage. Il faut qu’ils apprennent à penser aussi à eux sans avoir mauvaise conscience et à accepter l’aide de leurs amis ou d’autres membres de la famille, par exemple si ceux-ci se proposent pour les soins ou comme chauffeurs. Si les soucis pour la personne malade empêchent de dormir, il est important d’en parler avec une personne de confiance. Cela peut être un-e ami-e, mais aussi le ou la cardiologue en charge, le médecin de famille ou un-e psychologue. Il faut du courage pour accepter ses propres limites et demander de l’aide. Mais il est plus utile de prendre ses distances à temps que d’avoir, au bout du compte, deux malades.

La brochure « Maladie de cœur – elle touche aussi le conjoint et les proches » informe de manière concise et simple de ce que sont l’infarctus du myocarde et d’autres maladies cardiaques. Elle contient de nombreuses informations utiles et des conseils qui aident les proches à mieux faire face à leur situation.

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SECTIONS ET ASSOCIATIONS

TRAVAILLEURS DE L’OMBRE SOUS LES PROJECTEURS De nombreuses sections de samaritains ont une longue histoire, riche en rebondissements. Certaines en témoignent dans le cadre d’expositions et attirent du même coup l’attention sur le mouvement. TEXTE et PHOTOS : Christoph Zehnder | cli En janvier 1944, sous la direction de la monitrice Frieda Scheyhing de Rüdlingen (SH), de jeunes messieurs, des dames et des jeunes filles ont appris à poser des bandes, à transporter les malades, à poser des attelles sur des membres fracturés et à donner les premiers soins aux personnes noyées, intoxiquées au gaz, souffrant de gelures ou inconscientes. La partie théorique était dirigée par le docteur Vontobel d’Eglisau. Le 30 mars, la formation s’acheva sur un examen. Par la suite, l’Alliance suisse des samaritains invita les participants à créer une société de samaritains, ce qui fut bien accueilli par quelques-uns qui consentirent à en faire partie. La réunion fondatrice se tint le 22 avril 1944 et quatre jours plus tard, le 26 avril, la section fut admise au sein de l’Alliance. Selon le rapport adressé à l’organisation

centrale, la section comptait 23 membres actifs (22 dames et 1 homme) et 11 membres passifs à la fin de l’année 1944. Le programme de cours de la section de Buchberg-Rüdlingen ne portait pas seulement sur les premiers secours. Pendant cette période marquée par la guerre, les participants apprirent également à décharger correctement un fusil. Il est possible que le bombardement de Schaffhouse quelques semaines plus tôt ait accéléré la fondation de la société de samaritains. 75 ans plus tard, de tels scénarios font heureusement partie d’un passé lointain ; en revanche, la section de Buchberg-Rüdlingen est encore bien vivante. À l’occasion de cet anniversaire, ses membres ont fait le point sur l’évolution des dernières décennies. À la fin du mois de mai de cette année, la population a été invitée à la grande fête d’anniversaire. En collaboration avec la section voisine Jestetten/Lotstetten de la Croix-Rouge allemande, des démonstrations de premiers secours ont été présentées. Les deux sociétés entretiennent d’excellentes relations de partenariat transfrontalier depuis des décennies. L’anniversaire a également été le signal de départ de l’exposition « Samaritains depuis 1944 » qui est présentée actuellement dans le musée consacré à l’artisanat local. Les visiteurs sont invités à parcourir 75 ans d’histoire de la section et à découvrir l’évolution du secourisme.

Samaritains hier et aujourd’hui

Pour célébrer l’anniversaire, des démonstrations ont été organisées en collaboration avec la Croix-Rouge allemande.

30   nous, samaritains 3/2019

Vu d’aujourd’hui, nombre d’instruments et équipements exposés sont considérés comme des antiquités. Des inhalateurs tout simples, d’encombrantes mallettes d’intervention en bois ou de premiers défibrillateurs portatifs témoignent de la formidable évolution du matériel de premiers secours au fil des ans. Deux mannequins arborant des tenues samaritaines de diverses époques amusent le public. Une partie des objets exposés sont propriété de la section alors que d’autres ont été prêtés par des associations ou des sections amies ou disparues depuis.


Otto Weilenmann, membre de l’association du musée, guide avec humour les visiteurs à travers l’exposition. Elle reste visible jusqu’au printemps prochain et peut être visitée sur demande (voir ci-après). Pendant les visites – le musée est une destination d’excursion prisée dans la région – et dans la mesure du possible, un membre de la section est présent qui peut également fournir des informations sur les activités des samaritains aujourd’hui.

Cinéma samaritain : des anciens racontent des anecdotes du passé.

Une chance unique L’initiative de l’exposition revient à Claudia Leu. Pour l’anniversaire, la section souhaitait faire quelque chose dans le village. Les personnes responsables du musée ont bien accueilli l’idée alors qu’il a fallu faire un peu plus de travail de persuasion auprès des membres du comité où elle officie comme caissière. Les samaritains n’ont pas l’habitude d’être sous les feux de la rampe. « Nous, les samaritains, travaillons toujours dans l’ombre », opine Claudia Leu. Pour une fois, l’exposition met les secouristes au premier plan. « Une occasion unique que nous ne voulions pas rater », explique la caissière. La présentation est complétée par un film d’Otto Haller, que la section a réalisé spécialement pour l’exposition. Des membres d’honneur y racontent des anecdotes amusantes remontant aux premiers temps. D’anciens présidents ainsi que des représentants des autorités ou d’organisations partenaires prennent la parole. L’émouvant documentaire a été projeté dans le cinéma samaritains

spécialement mis en place et constitue un autre point fort des célébrations. Il s’y ajoute une chronique qui relate les tribulations de la section au cours de ses 75 ans d’existence. Les samaritains de Buchberg-Rüdlingen peuvent être fiers de cet accomplissement qui porte haut les couleurs du secourisme.

Exposition interactive Les Schaffhousois ne sont pas les seuls à avoir pensé à une exposition. D’autres sections ont déjà poursuivi des projets similaires, souvent à l’occasion d’un anniversaire. Pour célébrer ses 125 ans, la section de samaritains de Zurich-Höngg est présente avec une exposition spéciale au musée local jusqu’à la fin du mois d’octobre (voir ci-après). Ici aussi, des ustensiles d’autrefois ouvrent une fenêtre sur le passé. En outre, une partie de l’exposition est consacrée à l’évolution des mesures de réanimation. Des manuels vieux de plusieurs décennies illustrent les progrès des techniques des premiers

Tenues samaritaines, hier et aujourd’hui, dans l’exposition de la section Buchberg-Rüdlingen.


SECTIONS ET ASSOCIATIONS

De nombreuses histoires palpitantes émaillent les 125 ans d’histoire de la section Zurich-Höngg.

secours. Le public peut également s’activer en s’exerçant à poser des bandages ou à tester sa mémoire avec un jeu de memory. Le contexte de l’exposition à laquelle participe la section de Kreuzlingen (TG) dès le mois de novembre est un peu différent. L’ensemble des sociétés locales sont invitées à se présenter dans leur diversité au musée Rosenegg. Une occasion que la section des rives du lac de Constance ne veut pas manquer. En plus de l’exposition, des manifestations publiques sont prévues au cours desquelles les personnes intéressées recevront de première main des informations sur les premiers secours et les activités des samaritains.

Publicité pour la bonne cause Quiconque prétend que les samaritains ne sont plus bons que pour le musée méconnaissent le fait que les sections exposantes sont très actives. Leur but n’est pas de rêver au bon vieux temps et de s’accrocher au passé, bien au contraire. Organiser une exposition est une excellente mesure de relations publiques et de promotion. En outre, elle s’adresse à la population locale, si importante pour les samaritains. Certains visiteurs intéressés par les premiers secours seront peut-être inspirés à s’engager aux côtés des bénévoles. Les expositions des samaritains témoignent encore d’autre chose : même si les méthodes changent au fil des ans, les premiers secours ne sont jamais démodés.

DES SECTIONS EXPOSENT Section de Höngg Exposition spéciale à l’occasion du 125e anniversaire au musée de Höngg, Zurich. Ouvert tous les dimanches de 14 h à 16 h, jusqu’au 20 octobre 2019 (hors vacances scolaires ou jours fériés). Informations sur www.museum-hoengg.ch.

Section de Buchberg-Rüdlingen Exposition annuelle « Samaritains depuis 1944 », au musée de l’artisanat Gattersagi Buchberg. Visites guidées sur demande (info@gattersagi.ch ou 044 867 30 21), ouvert le 20 octobre de 10 h à 17 h. Informations sur www.gattersagi.ch. La section de samaritains de Höngg a préparé une exposition très vivante. (Photos : Andrea Nüesch)

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Section de Kreuzlingen

« Le monde multicolore des sociétés de Kreuzlingen », musée Rosenegg, Kreuzlingen, deuxième semestre 2019. Informations sur www.museumrosenegg.ch.


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SECTIONS ET ASSOCIATIONS

UNE VISITE CHEZ « BLOODY MARY » Il n’y a pas que le monde samaritain qui est sujet à changements. Au sein du service de transfusion de la CRS, des innovations sont en cours. Ce que cela signifie pour les sections de samaritains et les donneurs, nous l’expérimentons en direct. TEXTE et Photos : Christoph Zehnder/Transfusion CRS | cli Le calme règne encore dans la salle de gymnastique de Seon (AG). Les premiers donneurs arrivent au compte-gouttes. Un jour ordinaire, on s’attend à entre soixante et septante donneurs. Mais comme le thermomètre indique déjà presque 30 degrés ce mercredi, Antonella Probst estime que la fréquentation sera un peu moindre. À Seon, cette samaritaine est responsable de l’organisation des collectes de sang. Trois fois par an, la section apporte son concours au Service de Transfusion CRS Suisse. Elle précise qu’il est tout à fait normal qu’il y ait un peu moins de donneurs en juin qu’en septembre ou en février. Cela explique aussi pourquoi parfois en été, la Suisse est confrontée à des pénuries d’approvisionnement en produits sanguins. De nom-

breuses personnes sont en vacances ou ne peuvent pas donner leur sang en raison de délais d’attente après leur retour. Parmi les personnes qui se sont rendues dans le centre de collecte mobile en dépit de la météo, il y a de nombreux habitués. Un homme vient de faire son 80 e don. Au cours des vingt dernières années, il aura au total donné dans les 36 litres du précieux liquide. Les hommes peuvent donner leur sang jusqu’à quatre fois par an, les femmes trois. En comparaison, notre propre bilan de donneur est extrêmement modeste. Le dernier remonte à si longtemps, que nous sommes enregistrés comme nouveau donneur. Après avoir complété le questionnaire et un entretien per-

sonnel, on nous prend la tension et mesure notre taux d’hémoglobine. Si nécessaire, les samaritains épaulent l’équipe du Service de Transfusion régionale d’Aarau pour ces tâches.

Restructuration territoriale La collaboration avec Transfusion CRS Suisse fonctionne très bien, confirme Antonella Probst. « C’est une équipe très motivée et chaleureuse. Nous nous entendons parfaitement. » Il y a peu, la section travaillait avec une équipe bernoise. En raison de la réorganisation de l’approvisionnement de Transfusion CRS Suisse, de nouvelles constellations voient le jour. Désormais, la Suisse est subdivisée en quatre régions (cf. nous, samaritains 11/2017). L’objectif est une simplification des structures et une gestion autonome des quatre régions. Cette restructuration renforce encore le rôle des samaritains, car les sections sont bien implantées localement. Dans les campagnes, ils connaissent de nombreux donneurs personnellement et incarnent en quelque sorte le Don du sang. Les donneurs l’apprécient, car donner son sang est aussi une question de confiance. « La collaboration avec les sections de samaritains est très précieuse, » confirme Anita Tschaggelar, ancien membre du Comité central et directrice du Don du sang chez Transfusion CRS Suisse (cf. nous, samaritains 2/2019).

Soulagement pour les samaritains Retournons à notre propre don. Les réponses au questionnaire et les résultats des mesures correspondent aux critères requis, nous pouvons donner notre sang. Depuis l’année dernière, 34   nous, samaritains 3/2019


Avec le bus « Bloody Mary », Transfusion CRS Suisse dispose d’un centre de prélèvement mobile équipé de la technique dernier cri. Toutefois, l’assistance des samaritains est toujours nécessaire.

cela ne se passe plus dans la salle de gymnastique, mais chez « Bloody Mary », un bus de 12 mètres, équipé de la technique la plus moderne. Rien n’a changé concernant le prélèvement de sang. L’équipe est bien rodée et sait rassurer des gens comme nous qui craignons les piqûres. « Ne regardez pas », nous dit-on en nous invitant à nous tourner vers la fenêtre. Pendant que notre sang s’écoule, nous observons les allées et venues à l’extérieur tout en appréciant l’atmosphère climatisée qui règne à l’intérieur du bus. Pour les samaritains, l’introduction du bus a l’avantage qu’ils n’ont plus besoin d’aménager le local de prélèvement. Ils ne doivent plus que préparer

Ursina Schwab de la section de Grindelwald a été présentée dans les colonnes du journal de la Coop. (Source : cooperation.ch)

les zones d’accueil, d’enregistrement, de restauration et d’assistance. Pour les sections en manque de volontaires, la tâche est simplifiée. Aujourd’hui, cinq à six membres de la section sont de service à Seon. « Avant, nous étions onze ou douze. Quand quelqu’un manquait, cela pouvait devenir assez sportif  », se souvient Antonella Probst. Aujourd’hui, nous sommes plus détendus.

Assistance bienvenue Malgré tout, les samaritains ne chôment pas. Ils organisent le local, soutiennent l’équipe de Transfusion CRS Suisse, posent des pansements et encadrent les donneurs avant et après le prélèvement de sang. Un donneur qui accuse un peu le coup est

tout de suite entouré. Des accès de faiblesse ne sont pas rares, selon Antonella Probst. « L’automne dernier était particulièrement agité. Presque une personne sur trois se sentait mal », explique-t-elle en supposant que la météo y était pour quelque chose. Un jour aussi chaud qu’aujourd’hui, le risque de déshydratation est particulièrement important. Par mesure de sécurité, l’homme qui s’est trouvé mal reçoit une perfusion avec une solution saline et se remet rapidement. Ce n’est pas pour rien qu’il est recommandé de boire avant un don du sang et de se sustenter légèrement. Le conseil d’une samaritaine de se relever tranquillement est précieux. Nos 450 millilitres sont dans la poche munie d’une étiquette. Encore un peu titubant et avec un pansement au bras posé soigneusement par une main samaritaine, nous nous rendons dans la salle de gymnastique. Nous y sommes accueillis avec du pain et une saucisse de Vienne. Entretemps, d’autres donneurs sont arrivés. Nous prenons congé avec la certitude d’être entre de bonnes mains avec l’équipe de Transfusion CRS Suisse et les samaritains.

PORTRAIT D’UNE SAMARITAINE DANS LE JOURNAL DE LA COOP Le journal de la Coop aussi a rendu compte de la participation volontaire des samaritains aux actions de collecte de sang. À l’occasion de la journée de bonne action du 25 mai, il a présenté des volontaires issus de plusieurs organisations d’utilité publique. Ursina Schwab en fait partie. Elle est responsable du Don du sang de la section de samaritains de Grindelwald. Le portrait explique ses activités et sa motivation. Elle est également la protagoniste d’une courte vidéo diffusée sur plusieurs canaux en ligne. Pour en savoir plus : www.journee-de-la-bonne-action.ch nous, samaritains 3/2019   35


SECTIONS ET ASSOCIATIONS

VOS COMMUNIQUÉS Adressez le texte et les photos séparément à redaction@samaritains.ch, limitez-vous de préférence à environ 1000 signes. La rédaction se réserve le droit de couper dans les textes ou de ne pas les publier.

CONVIVIALITÉ ÉCOLE EN FEU

Deux sections très proches.

VALLÉE DE CONCHES Depuis des années, la section bâloise Biel-Benken et la haut-valaisanne Grafschaft Biel entretiennent des relations de parrainage. Bien que dans la vallée de Conches, les sections sont aujourd’hui toutes regroupées, il n’y a pas de raison de perdre les bonnes habitudes. Tous les deux ou trois ans, Bâlois et Haut-Valaisans se rendent mutuellement visite. La dernière fois, ce fut au mois de juin. Le samedi, un exercice intéressant sur l’oxygène était au programme. Plus tard, personne n’a voulu manquer la traditionnelle raclette. Des photos de la précédente rencontre et un jeu ont ponctué la soirée. Le dimanche, les plus sportifs ont opté pour du rafting en rivière alors que d’autres ont profité du beau temps pour savourer le panorama ou ont pris du service dans le cadre du Tour de Suisse. Il a fallu se séparer bien trop tôt, mais tout le monde se réjouit déjà de la prochaine rencontre. (Denise Lüönd)

Les blessés sont soignés sur le préau.

GROSSAFFOLTERN Un feu s’est déclaré à l’école de Grossaffoltern (BE). De nombreux élèves et deux membres du personnel enseignant sont encore dans le bâtiment. Ainsi se présentait le scénario de l’exercice regroupant une quarantaine de samaritains de Grossaffoltern, Schüpfen, Rapperswil et Wengi. Les sapeurs-pompiers locaux et les ambulanciers d’Aarberg ont également été mobilisés. Les samaritains ont pris enfants et enseignants en charge. Très secoués, certains présentent des intoxications dues à la fumée, une jeune fille a perdu connaissance et une autre est tombée dans les escaliers et présente plusieurs fractures. Les secouristes ont dû rapidement déployer toutes leurs connaissances dans des conditions quelque peu agitées. Pour les écolières et les écoliers aussi, l’expérience s’est avérée palpitante. En tout cas, certains ont déclaré que quand ils seraient grands, ils seraient samaritains ou sapeurs-pompiers. (Photo : Monika Spring) 36   nous, samaritains 3/2019

SAMARITAINS ZOUGOIS SUR LA ROUTE ZOUG Le 29 mai, les membres de huit sections zougoises se sont retrouvés pour un exercice régional. Cent cinq samaritaines et samaritains ont pris le départ d’un parcours sur le thème « on the road » organisé par la section de Zoug. Trois par trois, les samaritains ont abordé nonante-neuf postes dont une douzaine comportait une tâche précise à exécuter sous la conduite de moniteurs. Il s’agissait de réanimation et de défibrillation, de retrait du casque et de la prise en charge de personnes ayant perdu connaissance. Par ailleurs, les participants se sont entraînés au transport de patients, à la pose de pansement compressif, d’attelles, etc. Chaque action exécutée correctement était rétribuée par des points. Les groupes qui en ont engrangé le plus à la fin du parcours de 75 minutes ont été récompensés par un prix. (Daniel Ritter)


PORTRAIT

UNE SAMARITAINE AU BAGAGE IDÉAL

Christine Ruchat

Après une carrière samaritaine tous azimuts, Christine Ruchat propose ses services comme coach de section. TEXTE et PHOTO : Chantal Lienert Il y a des choses qui vont par paires chez Christine Ruchat. Par exemples les petits-fils. Elle est l’heureuse grand-mère d’un grand garçon de vingt ans ainsi que d’un second qui en a tout juste trois et entretient de belles relations avec l’un comme avec l’autre. Elle en profite pleinement, car ayant pris ses distances avec la vie active, elle n’en subit plus les pressions et les aléas. Courant 2017, elle quittait son poste de secrétaire générale de l’Association genevoise des sections de samaritains (AGSS) après avoir servi dix ans dans cette fonction. Auparavant, elle avait pendant seize ans été responsable des cours publics et du développement des formations au sein des entreprises de la place. Son riche parcours samaritain a commencé au début des années 1980. Elle se souvient encore avec vivacité des débuts de sa formation de monitrice au centre de protection civile de Gollion – à l’époque, elle vivait dans le canton de Vaud – et de son ébahissement en découvrant la complexité du mouvement samaritain et ses multiples ramifications. Comme pour la plupart des samaritains sur le terrain, jusqu’alors, elle avait eu sa section pour seul horizon. Plus tard, elle enchaîna les cursus pour devenir instructeur, instructeur OC et formatrice d’adulte FSEA1. Après vingtcinq ans de technique, pensant avoir atteint ses limites dans le domaine, elle s’est intéressée aux questions de développement de l’organisation et suivit la formation qui débouchait sur la fonction d’instructeur administratif, transformée aujourd’hui en « coach de section ». En parallèle, elle était l’une des deux représentants romands au sein du groupe de travail consacré à la révision des structures de l’ASS, puis de ses statuts, entre 1992 et 1995. Élue en 1997, elle a siégé pendant douze ans au Comité central et fonctionna comme vice-présidente de l’ASS aux côtés de Hermann Fehr, puis de Monika Dusong. C’est dire si Christine Ruchat détient une expérience très complète, qui embrasse toutes les facettes du mouvement samaritain. En outre, avec son tempérament réfléchi qui sait garder le cap sur l’essentiel, elle dispose du bagage idéal pour fonctionner comme coach de section. Elle se passionne pour le domaine et suit les formations continues avec plaisir, mais déplore d’être en quelque sorte

au chômage technique. Est-ce par méconnaissance de la part des sections ou parce qu’elles se sentent débordées, Christine Ruchat peine par exemple à instituer des sessions d’échange d’expériences censées les aider à trouver des solutions à leurs difficultés – alors que dans d’autres régions, ces rencontres connaissent un franc succès. Mais quid des paires annoncées en préambule ? Son engagement samaritain, elle l’a exercé à la fois à titre bénévole et professionnel. Elle est à la fois membre d’honneur de l’ASS et membre d’honneur de l’AGSS. Ses deux petits-fils ont chacun une maman, les deux filles de Christine Ruchat. Et sa fidélité va aux samaritains et à la Croix-Rouge suisse, au service de laquelle elle est membre de la commission de contrôle de gestion. Si d’aventure vos pérégrinations vous mènent jusqu’au Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, vous tomberez peut-être sur elle. Elle y guide des groupes de visiteurs, en français et en allemand.

COACH DE SECTION Le rôle du coach de section n’est pas de proposer des formations, mais de faciliter les échanges entre sections, d’encourager les collaborations et la mise en œuvre de la stratégie de l’ASS. Il est également la personne de référence en cas de questions relatives à la conduite d’une section, en cas de conflits ou si des sections envisagent une fusion ou une dissolution. Les samaritains intéressés s’adresseront à leur association cantonale ou au secrétariat à Olten. nous, samaritains 3/2019   37


SERVICE DES VENTES

CURE DE JOUVENCE POUR RESUSCI ANNE Les mannequins d’entraînement sont l’accessoire le plus important pour les cours de RCP. Les modèles les plus récents donnent en temps réel des informations sur les compressions et les insufflations. Un kit de mise à jour est disponible. Le kit de mise à jour Resusci Anne QCPR est compatible avec tous les modèles de mannequins d’entraînement Resusci Anne First Aid et Resusci Anne QCPR datant de 2013 ou plus jeunes. Pour déterminer l’âge d’un mannequin, il suffit de vérifier s’il présente une ouverture à l’épaule pour brancher le Skill guide. Si ce n’est pas le cas, le modèle date d’avant 2013 et ne peut pas être mis à jour.

Quels avantages apporte la mise à jour ? • compatible avec l’appli QCPR apprenti et instructeur (Android et iOS) • connexion sans fil améliorée grâce à la technologie Bluetooth Low Energy • batterie rechargeable • consommation électrique réduite

Le kit de mise à jour est disponible avec ou sans fonction AED. Il est possible d’y ajouter un kit de maintenance.

Échanger au lieu de mettre à jour Les anciens mannequins que l’on ne peut pas ou que l’on ne souhaite pas mettre à jour peuvent être échangés contre un nouveau modèle. Jusqu’au 31 mars 2020, les samaritains bénéficient d’un rabais d’échange de 20 % sur le prix catalogue de Resusci Anne QCPR Torse et Resusci Anne QCPR Corps entier.

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Quelle mise à jour pour quel mannequin ? kit de mise à jour kit de mise à jour + AED RA First Aid Torse* RA First Aid Corps entier* RA QCPR Torse RA QCPR Corps entier RA QCPR AED Torse RA QCPR AED Corps entier

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* Pour les modèles First Aid, il est impératif d’utiliser le kit de mise à jour PLUS le kit de maintenance, sinon la mise à jour n’est pas opérationnelle.

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Kit de mise à jour et kit de maintenance Resusci Anne Le kit de mise à jour Resusci Anne QCPR 2018 et Resusci Anne QCPR AED 2018 comprend :

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Échanger les mannequins à des conditions préférentielles La prime d’échange de 20 % s’applique sur le prix catalogue de Resusci Anne QCPR Torso et Resusci Anne QCPR Corps entier. Le rabais n’est accordé que si l’ancien mannequin est retourné.

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Des informations détaillées concernant le mode d’emploi, les accessoires et les prix sont, comme de ­coutume, disponibles auprès de la boutique en ligne de l’ASS : tél. 062 286 02 85, courriel shop@samariter.ch ou shop.samariter.ch. Prix TVA comprise, participation aux frais d’envoi CHF 9.– pour les commandes inférieures à CHF 200.–. 39   nous, samaritains 3/2019


EN SAVOIR PLUS

Blessures fréquentes pendant le sport Chaque année, environ 400 000 personnes se blessent en pratiquant un sport. Voici un bref survol des blessures les plus fréquentes et de leur traitement.

TEXTE : Christoph Zehnder | cli

De plus en plus de personnes se blessent pendant les loisirs, le plus souvent en faisant du sport. Il n’en a pas toujours été ainsi. Il y a quelques décennies, la plupart des accidents se produisaient pendant le travail. Deux facteurs expliquent cette évolution : aujourd’hui, la plupart des personnes employées en Suisse occupent des postes de bureau où le risque de blessures est nettement moindre que dans une ferme ou une entreprise industrielle ; par ailleurs, nos occupations ont évolué, car nous disposons de plus de temps pour nos loisirs et faire du sport que par le passé. Chaque année, la Suva recense environ 400 000 accidents de sport, ce qui correspond à un tiers des accidents survenant pendant les loisirs. Chez les adolescents et les jeunes adultes, c’est même un accident sur deux qui survient pendant une pratique sportive. En général, il s’agit de blessures bénignes. Parmi les 180 000 accidents de sport annoncés à la Suva, la personne blessée est immobilisée pendant moins d’un mois. Malgré tout, les coûts annuels imputables à ces accidents représentent environ un milliard de francs. En regard du nombre de personnes qui pratiquent un sport dans notre pays, la mortalité due à un accident est considérée comme rare (env. 175 cas par an).

Rien qu’en Suisse, environ 80 000 footballeurs subissent une blessure chaque année. (Photo : Shutterstock)

Les sports à risque Ce sont les jeux de balle et les sports d’hiver qui engendrent le plus d’accidents. Le football (env. 80 000 blessés) et le ski (env. 50 000 blessés) sont considérés comme les sports les plus dangereux en considérant le nombre absolu de cas. Ce n’est guère étonnant, car tous deux jouissent d’une grande popularité. La plupart des blessures affectent le bas de la jambe, la cheville ou le genou. Il existe cependant des différences selon les types de sport. L’athlétisme entraîne également des blessures à la cuisse tandis que chez les cyclistes, les poignets et les doigts sont souvent mis à mal. Les hockeyeurs présentent plus fréquemment des lésions au visage ou à la tête que d’autres amateurs de jeux d’équipe. Finalement, les motocyclistes et les cavaliers courent plus de risque de se blesser au torse. Malgré le nombre d’accidents qui peut sembler impressionnant, les bénéfices pour la santé d’une activité sportive surpassent largement ce risque. Et que les samaritains pratiquement eux-mêmes un sport ou qu’ils assument un service médico-sanitaire dans le cadre d’une manifestation sportive, dans les deux cas, ils apportent une contribution à la préservation de la santé.

Sources bpa STATUS 2018, Suva : statistiques des accidents 40   nous, samaritains 3/2019


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PAGES PARTENAIRES

SE PROMENER EN TOUTE SÉRÉNITÉ L’été est la période des randonnées : de magnifiques paysages et un important réseau de chemins de randonnée invitent à explorer la Suisse à pied. Une bonne préparation et le bon équipement sont le b. a.-ba de toute randonnée. Nous transmettons ici d’autres conseils directement de la centrale d’intervention de la Rega, qui peuvent être utiles pour la randonnée. TEXTE et PHOTO : Rega Respirer l’air frais des montages, profiter du panorama, mettre son corps à contribution : la randonnée est une activité saine, agréable et extrêmement appréciée en Suisse. Elle n’est pas dangereuse en soi, dans la mesure où on ne la sous-estime pas et où l’on s’y prépare bien. Car la randonnée nécessite une forte dose de responsabilité propre et de conscience des risques. Ces conseils de la centrale d’intervention de la Rega vous aideront à éviter les mauvaises surprises :

Recharger la batterie de son téléphone portable Avant le départ, rechargez votre portable et gardez-le dans un endroit sûr à l’abri du froid – en cas d’urgence, il peut vous sauver la vie !

Informer d’autres personnes de son parcours Informez vos proches, vos amis ou un gardien de refuge du but et de la durée du tour que vous prévoyez d’entreprendre. Cela permettra de cibler les recherches en cas de besoin. Toutefois, pour éviter le lancement d’une opération inutile, n’oubliez pas d’informer le gardien du refuge si vous renoncez à votre randonnée.

Vérifier sa position À l’aide de la carte, vérifiez régulièrement où vous vous trouvez. En cas d’urgence, vous pourrez indiquer votre position approximative aux secours. Les bifurcations, noms de lieux d’alpage ou lacs et sommets constituent des informations utiles aux chefs d’opération.

Observer la météo Vous avez besoin d’aide alors que l’après-midi touche à sa fin et qu’un orage se prépare ? Alertez les secours sans délai : le mauvais temps et/ou l’obscurité ou une mauvaise visibilité peuvent retarder un sauvetage, voire le rendre impossible. Agissez donc rapidement. 42   nous, samaritains 3/2019

Si malgré toutes les mesures de précaution un problème survient pendant la randonnée, la Rega peut être alarmée à tout moment – au moyen de l’application mobile de la Rega ou en appelant le 1414.

Porter des vêtements de couleurs vives Des vêtements de couleurs vives augmentent votre visibilité et facilitent, au besoin, votre repérage par l’équipage de la Rega.

Alerter la Rega Parfois, un problème survient, même lorsque toutes les précautions nécessaires sont en place. De manière générale, nous recommandons d’alerter la Rega au moyen de l’application dédiée. Les coordonnées exactes du lieu de l’accident sont ainsi immédiatement transmises à la centrale d’intervention, qui les communique au pilote de l’hélicoptère Rega pour qu’il sache où se trouvent les personnes en difficulté. En l’occurrence, les nouvelles fonctions supplémentaires de l’application mobile de la Rega peuvent être utiles. Par exemple, il est possible de partager ses données de position en arrière-plan avec la Rega, de façon à être sauvé plus rapidement en cas d’urgence. Si vous ne disposez pas de smartphone ou n’avez pas installé l’application mobile, composez le 1414. Si aucun réseau n’est disponible, changez d’emplacement et essayez en outre le numéro d’appel d’urgence européen 112. Quelques mètres suffisent parfois à capter à nouveau un signal.

Autres informations utiles : www.rega.ch www.app.rega.ch


«ET SOUDAIN, UNE VOITURE M’A COUPÉ LA ROUTE.» Ecoutez l’histoire de Claudia Sonderer, 46 ans. monsauvetage.ch/claudia

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LA FAMILLE CROIX-ROUGE

Thomas Heiniger élu président de la Croix-Rouge suisse Du nouveau à la tête de la Croix-Rouge suisse : les délégués de l’Assemblée de la Croix-Rouge ont désigné Thomas Heiniger à la présidence de l’organisation. TEXTE et PHOTO : CRS de Zurich ainsi que président de la Conférence suisse des directrices et directeurs cantonaux de la santé. À ce titre, il a siégé au sein des organes dirigeants de diverses organisations de renom. Avant son mandat de conseiller d’État, il était associé d’un cabinet d’avocats zurichois. Marié et père de trois enfants majeurs, Thomas Heiniger a 62 ans et habite à Adliswil (ZH).

Hommage à Annemarie Huber-Hotz

Thomas Heiniger avec les deux vice-présidentes Brigitta M. Gadient (à gauche) et Barbara Schmid-Federer.

Thomas Heiniger est un expert reconnu de la santé, fort d’un solide réseau en Suisse et à l’étranger. Au cours de son mandat au sein du Conseil d’État zurichois et en tant que directeur de la santé du canton de Zurich, il s’est notamment engagé pour un financement transparent des hôpitaux, la création d’un office de plainte pour les patients, le développement de la psychiatrie infanto-juvénile et une plus grande satisfaction de la population vis-à-vis du système de santé. Sa longue expérience va maintenant profiter aux personnes vulnérables, en Suisse comme à l’étranger. Lors de son premier discours en tant que président de la Croix-Rouge suisse, Thomas Heiniger a annoncé qu’il mettrait « tout [son] cœur et toute [son] énergie au service de la CRS, une organisation ellemême au service d’un monde plus humain, unique de par ses principes, sa longue expérience, l’étendue de son action et son inclusion au sein d’un mouvement international. » Thomas Heiniger a été de 2007 à mai 2019 conseiller d’État et directeur de la santé du canton

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L’ancienne présidente Annemarie Huber-Hotz avait quitté ses fonctions à l’occasion de l’Assemblée de la Croix-Rouge en juin 2019. Durant ses quatre années à la vice-présidence, puis tout au long de ses huit années à la tête de l’organisation, Annemarie Huber-Hotz a marqué de son empreinte l’évolution de la CRS et fait avancer résolument différents dossiers stratégiques. Elle s’est notamment battue pour la reconnaissance et le renforcement du bénévolat, la promotion des auxiliaires de santé CRS ainsi que le soutien aux familles, aux personnes âgées et aux migrants. Annemarie Huber-Hotz est décédée de façon inattendue d’une défaillance cardiaque le 1er août alors qu’elle effectuait une randonnée en famille. Les mots nous manquent pour rendre hommage à ses mérites à la tête de la Croix-Rouge suisse, sa bienveillance à l’égard des organisations de sauvetage et son attitude amicale et empathique.

Une vice-présidence forte Les délégués ont par ailleurs élu à la vice-présidence Barbara Schmid-Federer (déjà membre du Conseil de la Croix-Rouge), qui sera chargée en priorité des questions d’ordre national, et Brigitta M. Gadient (nouveau membre), dont la mission aura pour axe majeur la coopération internationale. Barbara Schmid-Federer, présidente de la Croix-Rouge suisse Canton de Zurich et membre du Conseil de la Croix-Rouge depuis 2018, a été


conseillère nationale PDC jusqu’à l’an passé. Brigitta M. Gadient dirige un bureau de conseil juridique et en organisation. Elle a été conseillère nationale PBD jusqu’en 2011, siégeant notamment au sein de diverses commissions et délégations dans le domaine de la coopération internationale. Quatre nouveaux membres intègrent le CCR en tant que représentants des associations cantonales et des organisations de sauvetage de la CroixRouge : Filippo Bolla, président de la section Sottoceneri de la Croix-Rouge tessinoise ; Matteo Pedrazzini, président de la Croix-Rouge genevoise ; Benjamin Tissot-Daguette, vice-président de la Société suisse de chiens de recherche et de sauvetage (REDOG) et président du groupe régional Vaud – Fribourg – Neuchâtel – Jura, et Rudolf Schwabe, président central de la Société suisse de sauvetage et ancien directeur de Transfusion CRS Suisse SA.

Plusieurs membres du CCR ont par ailleurs été réélus : Danielle Breitenbücher, représentante de la Croix-Rouge Jeunesse et membre du comité de la CRS Canton de Bâle-Ville ; Annalise Eggimann, présidente de la CRS Canton de Berne ; Ursula Forrer, représentante de l’Alliance suisse des samaritains et présidente de l’Association des samaritains du canton de Saint-Gall/principauté de Liechtenstein ; Marc Geissbühler, président de la CRS Canton d’Unterwald, et Dieter Widmer, entrepreneur et membre du conseil d’administration de diverses sociétés. L’assemblée a par ailleurs pris congé de Daniel Biedermann, Ivo Cathomen, Toni Frisch, Guy Mettan et Adriano Vassalli. Un grand merci à eux pour leur engagement au sein du CCR !

Prix pour les projets de jeunesse tions de jeunesse de la CRS du canton de Schaffhouse, a remporté la somme de CHF 2500.–. Depuis deux ans, de jeunes bénévoles de la Société suisse de sauvetage (SSS), de l’Association cantonale des samaritains et de la CRJ de Schaffhouse proposent un cours de prévention destiné aux jeunes migrants et requérants d’asile sur les thèmes des premiers secours et de la sécurité aquatique. Life :Skills ! réunit les différents savoir-faire des organisations de la CRS au profit d’un public qui, bien souvent, n’a que difficilement accès à des informations concrètes en matière de prévention ou de sauvetage. Le projet

Life :Skills ! a

reçu un prix de 2500 francs suisses. (Photo : CRS)

Le Credit Suisse Red Cross Youth Award a été décerné pour la première fois cette année. Les dix projets soumis proviennent de toutes les organisations membres de la Croix-Rouge suisse (CRS). La remise des prix a eu lieu le 15 juin 2019. Football, soutien scolaire,

cours de prévention : les initiatives ont impressionné le jury par leur approche favorisant l’intégration sociale.

Nous félicitons tous les participants pour leur succès et remercions tout particulièrement les samaritains Manuela Greco et Roberto Greco de la section Neuhausen ainsi que Le troisième projet primé, Remo Saxer de la section Stein am Life :Skills !, mis sur pied grâce à la Rhein pour leur grand engagecollaboration entre trois organisa- ment. (ASS) nous, samaritains 3/2019   45


À L’ESSENTIEL

Professionnels ou bénévoles ? Professionnels ou non-professionnels, bénévoles ou volontaires, dans les cercles samaritains, les esprits s’échauffent régulièrement à ce sujet, non sans une certaine confusion. Tentons une clarification. TEXTE : Chantal Lienert Professionnels ou non-professionnels, est-ce vraiment la question ? Certains semblent penser qu’il en va de l’avenir du mouvement et que sans professionnalisation, point de salut, alors que d’autres protestent à hauts cris et revendiquent le statut de bénévoles, voire de volontaires. Mais ces positions sont-elles vraiment inconciliables ? En français, selon le contexte, l’expression « professionnel » ne signifie pas la même chose. La tournure « c’est un travail de pros » veut dire qu’une tâche a été exécutée de façon impeccable, à l’entière satisfaction du donneur d’ordre. Mais cela ne permet pas de conclure si les personnes qui s’en sont acquittées l’ont fait à titre professionnel, dans le sens qu’elles auraient été rémunérées pour le faire. En opposition, l’expression « du boulot d’amateur » exprime le mécontentement à l’égard d’un ouvrage qui ne correspond pas aux attentes, même s’il a été exécuté par des gens du métier.

connaître ses limites en sont des caractéristiques essentielles de même que la collégialité et l’esprit d’équipe. C’est bien pour être à la hauteur de ces exigences que les membres des sections se forment et s’entraînent régulièrement. Quant à la professionnalisation préconisée par certains, elle ne concerne pas tellement les secouristes sur le terrain. Elle se rapporte plutôt à la gestion de l’organisation des samaritains à l’échelle des cantons et des régions. Les accélérations du monde moderne et sa complexité font qu’il n’est plus guère possible pour de petites sociétés, constituées de personnes qui y consacrent avec enthousiasme une partie de leurs loisirs, mais qui ont de nombreuses autres obligations, de prendre en charge les tâches administratives et de planification relatives à des dispositifs médico-sanitaires d’envergure ou des cours pour entreprises. Pouvoir les déléguer à une structure professionnelle, animée par des permanents qui connaissent bien le domaine, semble une solution idéale pour que les samaritains puissent se concentrer sur leur cœur de métier : le secourisme. À ce sujet, la Fête des Vignerons dont il est question en p. 26 est un bel exemple.

• « Anticiper, connaître ses

limites et faire preuve d’esprit d’équipe sont carac­ téristiques d’une attitude professionnelle. »

•

Il va de soi qu’aucun samaritain et aucune samaritaine n’a envie de se faire traiter d’« amateur » ou d’« amatrice » dans l’exercice de ses fonctions de secouriste. Bien au contraire, les samaritains aspirent à accomplir leur mission de premier maillon de la chaîne de sauvetage avec compétence et efficacité et à être pris au sérieux par celles et ceux qui prennent leur relais. Loin de mettre des bâtons dans les roues des samaritains, la certification IAS va exactement dans ce sens, puisqu’elle atteste des capacités des secouristes non professionnels et permet aux autres intervenants de savoir ce qu’ils peuvent en attendre. Le professionnalisme se caractérise à la fois par la maîtrise d’un savoir-faire – chez les samaritains, les gestes de premiers secours – et par une attitude. Se préparer, anticiper, ne rien laisser au hasard et 46   nous, samaritains 3/2019

Opposer bénévole ou volontaire à professionnel ne paraît pas non plus très pertinent. Selon les circonstances, une personne qui exerce son métier peut parfaitement décider d’offrir ses services à titre bénévole alors que, si pour une mission délicate un employeur demande des volontaires, cela ne le dispensera pas de les payer. En conclusion, les samaritains réunissent toutes les qualités : toujours volontaires, ils adoptent un comportement professionnel et s’engagent à titre bénévole, ou en étant indemnisés, et quelques permanents sont régulièrement rémunérés.


À VOTRE SERVICE

Lettres de lecteurs Rédaction  nous, samaritains, case postale, 4601 Olten ; redaction@samaritains.ch Merci d’adresser vos missives par courrier électronique ou postal à l’adresse de la rédaction .

NOUS SOMMES TOUT OUÏE

Vous avez une idée originale pour un exercice, un projet de collaboration avec une autre institution ou vous organisez un événement qui sort de l’ordinaire ? Nous sommes tout ouïe. Nous relatons volontiers la vie des samaritains sur le terrain pour autant que nous soyons au courant. N’hésitez pas à nous contacter afin de partager vos préoccupations et vos succès avec tous les samaritains.

La prochaine édition de nous, samaritains paraîtra le 20 novembre 2019, la clôture rédactionelle est fixée au 18 octobre 2019.

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Section des samaritains Belfaux Afin de soulager notre moniteur, Vincent Brugger, la section de Belfaux recherche

un moniteur ou une monitrice de cours et de section ayant déjà suivi la formation ou souhaitant se former. Notre section compte une trentaine de membres, dont une vingtaine d’actifs, les exercices mensuels ont lieu chaque premier lundi du mois. Vous trouverez d’autres informations de la section sur notre site web : www.samaritains-belfaux.ch. Notre annonce a retenu votre attention ? Notre président, Jean-Luc Roulin se fera un plaisir de répondre à vos éventuelles questions au 079 613 95 87 ou jlrroulin@gmail.com.

Message clé « Nous avons appris à porter secours, nous le faisons, nous vous l’ensei­ gnons. Nous assurons le service médico-sanitaire lors de manifestations de toute envergure. » Vous trouverez tous les messages clé sur www.samaritains.ch > information > textes de promotion > messages clé

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Alliance suisse des samaritains Martin-Disteli-Strasse 27 4601 Olten www.samaritains.ch


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