ÉDITION DU 30 SEPTEMBRE 2016
LE WEBZINE DU REGROUPEMENT QUÉBECOIS DES RÉSIDENCES POUR AÎNÉS
Les exigences de formation des préposés en résidences LE GOUVERNEMENT DOIT ÊTRE COHÉRENT
CYBERINTIMIDATION Les aînés ne sont pas épargnés
SUR LE TERRAIN Une visite avec la responsable de la qualité en résidence du RQRA
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Les exigences de formation : le gouvernement doit être cohérent
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Le RQRA bonifie son offre de services aux membres sur le Web Développement du secteur des résidences pour aînés Des échos de la Colombie-Britannique
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QUAR TIER BIEN - Ê TRE La cyberintimidation chez les aînés : un phénomène bien réel
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ZONE GE S TION Les résidences pour aînés : un nouveau mode de vie à intégrer dans nos villes et municipalités Rendre la fin d’emploi harmonieuse
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VOISIN AGE Le Rendez-vous vélogolf du RQRA – Bilan d’une très belle journée Les Prix distinction 2016 du RQRA Les lauréats seront connus cet automne Ça bouge à Maywood ! Concert au clair de lune à la Résidence Rosalie-Cadron
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C A RREFOUR CER TIFIC ATION Sur le terrain avec la responsable de la qualité en résidence du RQRA
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ÉDITEUR REGROUPEMENT QUÉBÉCOIS DES RÉSIDENCES POUR AÎNÉS
L’ÉQUIPE DE RÉDACTION YVES DESJARDINS Président-directeur général, RQRA
ydesjardins@rqra.qc.ca
MARIE-CLAUDE DION, réd. a. Responsable des communications /rédactrice en chef, RQRA mcdion@rqra.qc.ca CAROLYNE FORTIN Responsable de la qualité des services et soutien à la certification en résidence, RQRA cfortin@rqra.qc.ca
Dépôt légal Bibliothèque nationale du Canada SEPTEMBRE 2016 2 L’ADRESSE Bibliothèque nationale du Québec ISSN : 2369-5765
GRAPHISME
ABONNEMENT
UZIN3 COMMUNICATEURS GRAPHIQUES www.uzin3.com
WWW.RQRA.QC.CA OU 514 526-3777
RÉVISION FRÉDÉRIC DESJARDINS
COLLABORATEURS MARIE BEAULIEU, MARIKA LUSSIER-THERRIEN, BRIGITTE MORAIS, DANIÈLE MYRE, FRANCOIS NADEAU
PUBLICITÉ WAHIBA DJANATI 514 526-3777, poste 222 ou wdjanati@rqra.qc.ca
COORDONNÉES REGROUPEMENT QUÉBÉCOIS DES RÉSIDENCES POUR AÎNÉS
10794, rue Lajeunesse, bureau 100, Montréal (Québec) H3L 2E8 Téléphone : 514 526-3777 Sans frais : 1 888 440-3777
ÉDITO ÉDITORIA L
Les exigences de formation : LE GOUVERNEMENT DOIT ÊTRE COHÉRENT
PAR YVES DESJARDINS, PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL, RQRA
Au printemps dernier, il y avait près de 21 000 employés de résidences pour aînés qui étaient inscrits sur le portail de la mutuelle de formation Formarez en vue de suivre la formation de préposé, aide à la personne en résidence pour aînés (AP-RPA). Sans avoir de statistiques précises, ce nombre d’employés correspond sensiblement au nombre de préposés qui travaillent actuellement en résidence pour aînés. L’analyse de leur dossier a permis d’en retrancher environ 8 000. Ces individus ont été exemptés en raison d’une équivalence de formation ou d’expérience de travail, comme le prévoit le règlement sur la certification des résidences pour aînés. Il y avait donc un peu plus de 12 000 employés actifs qui devaient suivre la formation.
Le projet coordonné par Formarez et financé à 100 % par la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT) a permis de former 4 300 personnes. Le deuxième projet, coordonné par le consortium des services aux entreprises des commissions scolaires (Formation Québec en réseau) et financé à 50 % par le ministère de l’Emploi, a aussi permis la formation de préposés travaillant dans des RPA. Ce deuxième effort permettait à 1 700 employés de terminer leur formation. On peut donc affirmer qu’à ce jour, il y aurait approximativement 6 000 employés à former. Le projet de règlement sur la certification des résidences pour aînés, dont l’adoption est prévue à l’automne 2016, propose notamment une modification à l’égard de la formation obligatoire. En fait, les employés qui composent
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le seuil minimal de personnel présent en tout temps, mais qui n’ont pas la fonction de préposé seraient exclus de la formation obligatoire. Ce qui, en principe, réduit le nombre de personnes à former. Cependant, en considérant le fait que beaucoup d’employés désertent les RPA pour aller travailler comme préposés dans le réseau de la santé, là où il n’y a pas d’exigence de formation, et le fort taux de roulement des préposés dans les RPA, qui tourne autour de 50 %, le nombre de personnes à former est encore aujourd’hui de plusieurs milliers. De plus, le développement de l’industrie nous porte à croire que ce nombre continuera d’augmenter. Le RQRA croit que la qualité des services en RPA passe inévitablement par la formation et soutient l’exigence de formation pour les préposés prévue au règlement sur la certification. Toutefois, il est évident que les enjeux de coût et d’accessibilité de la formation devront être résolus pour que les résidences pour aînés puissent se conformer à la réglementation. Concernant les coûts, la formation est actuellement offerte en mode autofinancé par les services aux entreprises des commissions scolaires. Or, selon les chiffres qu’avancent les commissions scolaires, il en coûte plus de 12 000 $ pour former un groupe de 16 personnes, ce qui représente 750 $ par individu. Nous nous interrogeons sur la capacité
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des plus petites RPA d’assumer ces coûts de formation. Pour cette catégorie de RPA, le fardeau financier est déjà très lourd et l’impact de cette dépense est non négligeable. Nous pensons que ce sera un incitatif supplémentaire pour mettre la clé dans la porte et transférer la clientèle dans le réseau public de la santé, d’autant plus que les commissions scolaires ne diminueront pas le coût – et elles n’ont pas à le faire – si le groupe est de moins de 16 candidats. Prenons l’exemple d’une région où il y aurait trois ou quatre préposés à former. Ces personnes devront-elles attendre qu’il y ait 16 inscriptions pour que la formation soit dispensée ou devront-elles se rendre dans une autre région pour suivre le cours ? Il n’est certes pas envisageable que les RPA concernées paient 12 000 $ (le coût pour 16 candidats). Il n’est pas plus raisonnable d’exiger de la commission scolaire de cette région qu’elle dispense la formation, qui sera assurément déficitaire. Dans cette situation, qu’adviendra-t-il à ces RPA qui n’auront pas de personnel formé et qui seront donc en infraction par rapport au règlement sur la certification ? Le gouvernement se doit d’être cohérent et de rendre accessible la formation qu’il exige et qu’il est le seul à sanctionner. Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a récemment
entrepris des travaux pour l’élaboration d’un programme menant à une attestation d’études professionnelle (AEP) à laquelle la formation AP-RPA sera intégrée. Comme tous les autres programmes de formation professionnelle, cette formation inclura également une portion de stage en milieu de travail. Le RQRA et ses membres voient ces stages comme une opportunité de s’impliquer dans la formation de la relève. En d’autres mots, les RPA sont prêtes à travailler avec les commissions scolaires pour la formation de LEUR main-d’œuvre. Le RQRA est d’avis que le gouvernement doit s’attaquer rapidement à ces enjeux de coût et d’accessibilité de la formation des préposés en résidence pour aînés. La solution n’est pas à inventer, mais elle nécessite une coordination entre les différents ministères. Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur doit inscrire cette nouvelle AEP à la carte des enseignements, tout comme les quelque 350 programmes de formation professionnelle accessibles actuellement aux jeunes et aux adultes. Ainsi, les préposés des résidences pour aînés (principalement des femmes, faut-il le rappeler ?) pourront suivre une formation financée et accessible dans toutes les régions du Québec à travers les centres de formation professionnelle des commissions scolaires. Comme c’est le cas pour les mécaniciens, les coiffeurs, les cuisiniers, etc.
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Le RQRA bonifie son offre de services aux membres sur le Web PAR MARIE-CLAUDE DION, RESPONSABLE DES COMMUNICATIONS, RQRA
AIDE AU RECRUTEMENT EN RÉSIDENCE… Toujours dans le but de mieux servir ses membres ainsi que la communauté, le RQRA lance cet automne deux nouvelles plateformes sur son site Web. La première bonification se veut une aide au recrutement de personnel en résidence pour aînés. Il s’agit d’un babillard sur lequel les résidences membres du RQRA ont la possibilité d’afficher les postes à combler dans leur organisation de même que recevoir et traiter les candidatures pour chacun des postes. Les candidats ont, pour leur part, accès aux affichages à l’adresse emplois.rqra. qc.ca et peuvent filtrer les affichages selon
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leurs préférences de même que s’abonner à des alertes emplois afin d’être informés en primeur des nouveaux affichages susceptibles de les intéresser. Afin de mousser ce nouvel outil auprès de milliers de candidats potentiels, le RQRA tiendra un kiosque à la Foire nationale de l’emploi de Montréal. Cette activité aura lieu les 13 et 14 octobre prochains à la Place Bonaventure. Le RQRA sera également présent au Salon carrière formation de Québec les 21 et 22 octobre au Centre de foires Expocité.
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Développement du secteur des résidences pour aînés DES ÉCHOS DE LA COLOMBIE-BRITANNIQUE
PAR YVES DESJARDINS, PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL, RQRA
C’EST À WHISTLER QUE LA BRITISH COLUMBIA SENIORS LIVING ASSOCIATION (BCSLA) A TENU SON CONGRÈS ANNUEL, DU 11 AU 13 SEPTEMBRE DERNIER. CET ÉVÈNEMENT ACCUEILLAIT 300 PARTICIPANTS, DONT 144 SONT DES PROPRIÉTAIRES OU GESTIONNAIRES DE RÉSIDENCES PRIVÉES POUR AÎNÉS (RPA). LE RQRA Y PARTICIPAIT, POUR APPRENDRE ET ÉCHANGER AVEC DES GENS DU SECTEUR, INCLUANT LES REPRÉSENTANTS DE 66 ENTREPRISES QUI Y TENAIENT UN KIOSQUE POUR LA DURÉE DE L’ÉVÈNEMENT. CE CONGRÈS ÉTAIT ÉGALEMENT L’OCCASION POUR LES QUATRE ASSOCIATIONS DE PROPRIÉTAIRES DE RÉSIDENCES POUR AÎNÉS AU CANADA DE TENIR LEUR RÉUNION BIENNALE. La BCSLA existe depuis 2003 et regroupe actuellement 161 résidences pour aînés autonomes et semi-autonomes. Ces résidences possèdent 14 672 unités locatives. Globalement, la province compte 357 RPA et 30 605 places disponibles1. Il n’existe pas de programme gouvernemental de certification des résidences pour aînés, comme c’est le cas au Québec. Toutefois, l’association a mis en place un programme équivalent qui se nomme Seal of Approval. L’adhésion est volontaire et, jusqu’à présent, 89 résidences pour aînés s’en sont prévalues. Le programme prévoit notamment la visite des lieux et des entrevues auprès de résidents et d’employés.
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UN SECTEUR EN EFFERVESCENCE Le secteur des résidences pour aînés de la Colombie-Britannique possède le 2e plus bas taux d’inoccupation, soit de 4,2 %. Ce taux s’explique par une augmentation du nombre de résidents qui surpasse le développement du nombre de places disponibles. Selon Tony Baena, vice-président au développement de Parc Retirement Living Residences, une société qui possède trois résidences pour aînés autonomes totalisant 400 unités et qui construit présentement un immeuble de 23 étages, « les projets en milieu urbain sont pratiquement devenus impossibles à réaliser compte tenu du coût des terrains. Dans la grande région de Vancouver, il en coûte plus de 10 millions pour l’acquisition du terrain. Les loyers qu’il faut alors exiger sont inabordables, a-t-il confié. Déjà, nos trois résidences pour aînés sont situées près de Vancouver et les loyers que nous demandons dépassent les 3 000 $ par mois,
pour une suite avec une chambre à coucher. Notre projet de construction se réalisera à White Rocks, une localité où les terrains et les coûts de construction permettent le développement de notre entreprise », a-t-il ajouté. Au niveau des enjeux du secteur des résidences pour aînés, ils sont similaires à ceux que nous avons au Québec. En tête de liste : les difficultés liées à la sécurité incendie, particulièrement la réalisation des exercices d’évacuation des résidents. Le fameux triangle « coûts d’exploitation, montant du loyer et capacité de payer des aînés » pose également problème dans cette province. Bref, le congrès de la BCSLA est certes une occasion de constater la similitude des défis rencontrés d’une province à l’autre, mais constitue surtout une opportunité de partager des idées et des solutions à nos difficultés. 1. Rapport sur les résidences pour personnes âgées 2016, Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL)
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La cyberintimidation chez les aînés : un phénomène bien réel PAR MARIKA LUSSIER-THERRIEN, M. SERV. SOC., AUXILIAIRE DE RECHERCHE POUR LA CHAIRE DE RECHERCHE SUR LA MALTRAITANCE ENVERS LES PERSONNES AÎNÉES MARIE BEAULIEU, PH.D., TITULAIRE, CHAIRE DE RECHERCHE SUR LA MALTRAITANCE ENVERS LES PERSONNES AÎNÉES, PROFESSEURE, ÉCOLE DE TRAVAIL SOCIAL, UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE ET CHERCHEUSE, CENTRE DE RECHERCHE SUR LE VIEILLISSEMENT DU CIUSS ESTRIE-SHERBROOKE
DEPUIS QUELQUES ANNÉES, LES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION (TIC) ONT CONNU UNE CROISSANCE RAPIDE ET ELLES SONT DE PLUS EN PLUS PRÉSENTES DANS LE QUOTIDIEN DES GENS DE TOUT ÂGE. AVEC CET ENGOUEMENT, ÉMERGE TOUTEFOIS DES PRATIQUES QUI MARQUENT ET QUI BLESSENT… BIEN QUE LES MILIEUX DE PRATIQUE ET DE RECHERCHE S’INTÉRESSENT PRINCIPALEMENT À LA CYBERINTIMIDATION CHEZ LES ADOLESCENTS, LES AÎNÉS N’EN SONT MALHEUREUSEMENT PAS ÉPARGNÉS. Selon le CEFRIO, en 2010, 40 % des 65 ans et plus étaient des utilisateurs réguliers d’Internet pour se divertir, s’informer ou pour entretenir des liens avec leurs proches. Toutefois, en dépit de ses nombreux avantages, l’utilisation des TIC peut être associée à différents crimes tels que le vol d’identité, les fraudes financières ou encore la cyberintimidation1. Une étude révèle que 10 % des participants de 50 ans et plus ont affirmé avoir été intimidés sur Internet quelques fois par année et 1,4 % des participants plusieurs fois par mois2. Considérant que les aînés connaissent peu le phénomène et qu’ils peuvent être réticents à dénoncer ces situations, ces statistiques ne démontrent probablement que la pointe de l’iceberg.
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LES DIFFÉRENTS VISAGES DE LA CYBERINTIMIDATION La cyberintimidation peut prendre différentes formes, tant chez les adolescents que les aînés. Les principaux comportements expérimentés par les personnes intimidées en ligne seraient le fait d’être harcelées, de recevoir des courriels ou des messages instantanés haineux ou de menace, d’être la cible de commentaires désobligeants et de voir des informations confidentielles les concernant circuler sur Internet ou sur les réseaux sociaux3. Dans certains cas, la cyberintimidation est utilisée comme un moyen pour maltraiter un aîné. Par exemple, un fils va publier et commenter négativement des photos de sa mère sur les réseaux sociaux afin de lui soutirer de l’argent. Celui-ci peut également acheminer des courriels contenant des rumeurs à l’entourage de sa mère afin de la menacer ou de lui faire du chantage.
CERTAINES ÉTUDES DÉMONTRENT QUE LES CONSÉQUENCES DE LA CYBERINTIMIDATION SERAIENT PLUS DOMMAGEABLES POUR LES FEMMES DE TOUS LES ÂGES ET LES PERSONNES PLUS ÂGÉES.
Tout comme les adolescents, les personnes aînées qui expérimentent la cyberintimidation peuvent ressentir de la honte, une perte d’intimité, de la peur et avoir des idées suicidaires4. Certaines études démontrent que les conséquences de la cyberintimidation seraient plus dommageables pour les femmes de tous les âges et les personnes plus âgées5.
DES PISTES DE SOLUTIONS Pour que le phénomène soit connu et reconnu socialement, il faut développer des campagnes d’information et de sensibilisation qui démystifient et traitent du phénomène de la cyberintimidation chez les aînés. Ces campagnes doivent viser la population en général, les aînés et les témoins de ces situations. Étant donné que la lutte contre la cyber intimidation est une responsabilité collective, il importe également que l’entourage d’un aîné ainsi que les différents acteurs qui interviennent auprès de celui-ci soient attentifs aux différents facteurs de risque et de vulnérabilité pouvant mener à une situation de cyberintimidation. Il est possible de nommer, entre autres, les conflits familiaux, un réseau social peu développé, des nouvelles rencontres d’amitié ou d’amour par Internet, une faible connaissance de l’utilisation des TIC et des antécédents de victimisation6.
Il va aussi de soi qu’il faut offrir l’opportunité aux aînés d’apprendre et d’adopter un comportement vigilant et une utilisation responsable des TIC. En ce sens, il serait intéressant de développer des ateliers informatiques afin de permettre aux aînés d’utiliser les TIC de façon sécuritaire. De plus, ces ateliers permettraient aux aînés de développer des stratégies pour contrer la cyberintimidation et de se protéger en ignorant les courriels, en se retirant d’un blogue, en demandant de l’aide ou en utilisant l’humour.
CONSIDÉRANT QUE LES ADOLESCENTS ONT ÉTÉ EXPOSÉS TÔT DANS LEUR VIE AUX TIC ET QUE LES AÎNÉS S’Y SONT INTÉRESSÉS PLUS RÉCEMMENT, LE RENFORCEMENT DE LIENS INTERGÉNÉRATIONNELS PEUT SERVIR DE LEVIER POUR CONTRER LA CYBERINTIMIDATION CHEZ LES DEUX GÉNÉRATIONS.
Considérant que les adolescents ont été exposés tôt dans leur vie aux TIC et que les aînés s’y sont intéressés plus récemment, nous croyons que le renforcement de liens intergénérationnels peut servir de levier pour contrer la cyberintimidation chez les deux générations. Malgré l’écart générationnel, les adolescents peuvent soutenir les aînés dans le fonctionnement des TIC et les aînés peuvent transmettre des valeurs de respect et d’égalité. Tant chez les aînés ou les adolescents, la cyber intimidation ne doit pas être tolérée et elle doit être dénoncée !
RÉFÉRENCES : Bauman, S. (2011). Cyberbullying. What Counselors Need to Know. Alexandria, VA: American Counseling Association. Antioch University New England. Boulton, M., Lloyd, J., Down, J. & Marx, H. (2012). Predicting Undergraduates’ Self-Reported Engagement in Traditional and Cyberbullying from Attitudes. Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking, 15(3), 141-147. CEFRIO. (2011). Portrait de l’utilisation d’Internet et de l’ordinateur par les aînés internautes du Québec. Repéré à http://www.cefrio.qc.ca/media/uploader/ Rapport_generationa_internautes_qc.pdf Institut de la statistique du Québec. (2015). Conditions de vie. La victimisation de la population québécoise : victimisation criminelle et cyber victimisation. Repéré à http://www.stat.gouv.qc.ca/ statistiques/conditions-vie-societe/securite/victimisation/victimisation.pdf Lin, Y. (2008). Information Technology in Politics. Dans Kaid, L. L. & Holtz-Bacha, C., E ncyclopedia of Political Communication. Thousand Oaks : SAGE Publications, Inc. Lussier-Therrien, M. (2016). La cyberintimidation envers les personnes aînées : État des connaissances et exploration des pistes d’action. (Essai de maîtrise). Faculté des lettres et sciences humaines, École de travail social, Université de Sherbrooke, 110 p. Oksanen, A. & Keipi, T. (2013). Young people as victims of crime on the internet: A population-based study in Finland, Vulnerable Children and Youth Studies, 8(4), 298-309. Sevcikova, A. & Smahel, D. (2009). Online Harassment and Cyberbullying in the Czech Republic. Journal of Psychology, 217(4), 227-229. Staude-Müller, F., Hansen, B. & Voss, M. (2012). How stressful is online victimization? Effects of victim’s personality and properties of the incident. European Journal of Developmental Psychology, 9(2), 260-274.
1. Institut de la statistique du Québec, 2015; Oksanen et Keipi, 2013 2. Sevcikova et Smahel, 2009 3. Lussier-Therrien, 2016 4. Lussier-Therrien, 2016 5. Staude-Muller, Hansen et Voss, 2012 6. Lussier-Therrien, 2016
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Les résidences pour aînés : un nouveau mode de vie à intégrer dans nos villes et municipalités PAR DANIÈLE MYRE, URBANISTE
LE VIEILLISSEMENT DE LA POPULATION EST MAINTENANT BIEN VISIBLE ET IL APPORTE SON LOT DE DÉFIS AUX VILLES ET MUNICIPALITÉS. CELLES-CI DOIVENT EN EFFET ADAPTER L’AMÉNAGEMENT PHYSIQUE DES ESPACES ET DES ÉQUIPEMENTS PUBLICS, DE MÊME QUE L’IMPLANTATION DES RÉSEAUX DE TRANSPORT EN COMMUN, AUX BESOINS ET LIMITATIONS PHYSIQUES DES PERSONNES VIEILLISSANTES. DE PLUS, QUI DIT VIEILLISSEMENT DE LA POPULATION DIT DIVERSIFICATION DE L’OFFRE DE LOGEMENTS POUR RÉPONDRE AUX EXIGENCES DE CETTE CLIENTÈLE CROISSANTE. COMMENT TENIR COMPTE DE CETTE RÉALITÉ ET PARVENIR À BIEN L’INTÉGRER DANS LE PAYSAGE URBAIN ? Les aînés ont des besoins et il est fondamental de bien comprendre ceux-ci dans le choix de leur nouveau chez-soi. Lorsqu’ils quittent leur résidence familiale, ces derniers décident de se tourner vers des logements ayant une taille plus petite et ils ont tendance à demeurer dans le même quartier, dans la même municipalité où ils ont passé une partie de leur vie1. Trois aspects importants expliquent cette situation : l’importance du maintien des contacts sociaux, la participation aux activités, et la possibilité d’effectuer des sorties extérieures. Les personnes âgées sont en bien meilleure forme physique que les générations précédentes, ce qui leur permet d’être indépendantes, actives plus longtemps et plus à l’aise financièrement.
FAÇONNER LE MILIEU À cause de sa localisation, une résidence pour aînés peut influencer la répartition spatiale et le type de milieu où elle s’insère : les services
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LORSQU’ILS QUITTENT LEUR RÉSIDENCE FAMILIALE, LES AÎNÉS DÉCIDENT DE SE TOURNER VERS DES LOGEMENTS AYANT UNE TAILLE PLUS PETITE ET ILS ONT TENDANCE À DEMEURER DANS LE MÊME QUARTIER, DANS LA MÊME MUNICI PALITÉ OÙ ILS ONT PASSÉ UNE PARTIE DE LEUR VIE.
offerts par la résidence elle-même, la qualité de l’environnement physique autour de l’immeuble (ex. : parc, absence d’obstacles à la mobilité), la qualité du paysage, les services et les équipements (ex. : commerces de proximité, services de santé, les cafés, restaurants, etc.). L’environnement du cadre bâti, c’est-à-dire la diversité d’occupation du sol, la densité résidentielle (distance à parcourir) et la configuration des rues (par connectivité), l’accessibilité aux services et équipements privés et publics, la qualité des trottoirs, des pavements, le trafic routier, la signalisation et la criminalité d’un quartier, peut influencer la vie quotidienne et la satisfaction qu’éprouvent les aînés à l’égard de leur milieu de résidence. De ce fait, il faut revoir l’aménagement urbain, notamment la qualité des trottoirs. Il faut porter attention à toute surface inégale, à la hauteur des bordures, aux obstacles tels que les étalages marchands qui barrent le passage,
au manque d’endroit pour s’asseoir et faire des pauses, à la haute densité des routes, du trafic et la circulation automobile rapide ainsi qu’au positionnement des services clés sur le parcours marché. Ces éléments peuvent rendre les sorties difficiles pour cette clientèle qui mise justement sur ses déplacements pour conserver une forme de socialisation et, donc, éviter l’isolement. Les aînés quittent leur résidence pour aller vivre dans des milieux collectifs, soit dans une tour d’habitation ou dans de petits immeubles de type condo qui présentent d’autres avantages, dont la présence d’ascenseurs, l’entretien des espaces communs, des infras tructures adaptées et sécuritaires, des services variés tels que les repas, le transport, le service d’aide et les activités de loisirs. Cependant, une question demeure : sommesnous prêts à offrir des résidences et des milieux de vie adaptés à cette clientèle ? « Les banlieues, confirme Daniel Gill, professeur
agrégé et retraité de l’École d’urbanisme et d’architecture du paysage de l’Université de Montréal, ne sont pas du tout prêtes à retenir ces gens qui auront besoin de moins de superficie habitable, [mais besoin en revanche] de services accessibles à pied, de milieux de vie denses et agréables. Elles savent que ça s’en vient, mais elles ne font rien… Contrairement à ce qu’on prédisait il y a 20 ans, les babyboomers ne choisissent pas de se rapprocher du centre en grand nombre, ils optent pour le chalet ou, plus souvent, pour la copropriété… dans la bonne vieille banlieue où ils ont passé leur vie2. » Vers les années 1990, alors que le secteur des résidences pour aînés prenait de plus en plus d’expansion, l’intégration de ces nouveaux bâtiments n’était en général pas bien réfléchie. On compte toutefois quelques exemples plus heureux, notamment à Saint-Lambert, en Montérégie. « Saint-Lambert est déjà prêt, lui,
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ZONE GE S TION
depuis un bon moment. Il a un centre dense, des saillies de trottoir qui protègent les piétons, des bancs publics ailleurs que dans les parcs, des triporteurs destinés à déplacer les plus âgés, des projets de condos autour de la gare, des résidences pour personnes âgées en plein cœur des services », expliquait l’éditorialiste François Cardinal en octobre 20153. L’environnement physique favorise la marche, l’activité, la socialisation et on évite l’effet ghetto pour ce groupe d’âge. En conséquence de ces états de fait et du déni du vieillissement, les villes et les municipalités devront prévoir des budgets pour augmenter
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les heures de desserte du réseau de transport de la banlieue, les maisons devront s’effacer et faire place à des projets d’habitation plus denses pour former de véritables milieux de vie pour tous les groupes d’âge et mettre l’accent sur la mobilité durable en ajoutant des trottoirs, des bancs, des rampes, des ascenseurs dans les habitations existantes, des lieux de rencontre. Même les grands centres devront revoir leurs aménagements urbains et cibler des espaces de loisirs pour ce tsunami gris. Il y a donc deux mots à retenir : la densification et la mobilité durable.
LES VILLES ET LES MUNICIPALITÉS DEVRONT PRÉVOIR DES BUDGETS POUR AUGMENTER LES HEURES DE DESSERTE DU RÉSEAU DE TRANSPORT DE LA BANLIEUE, LES MAISONS DEVRONT S’EFFACER ET FAIRE PLACE À DES PROJETS D’HABITATION PLUS DENSES POUR FORMER DE VÉRITABLES MILIEUX DE VIE POUR TOUS LES GROUPES D’ÂGE.
1. Laurence Cliche, L’environnement urbain autour des résidences privées pour personnes âgées; un milieu optimal pour les vieux jours, Mémoire présenté à l’INRS-Urbanisation, Culture et Société dans le cadre du programme de la maîtrise en Études urbaines 2009, p. 2. 2. Citation tirée de François Cardinal, Les vieux, La Presse, le 5 octobre 2015 3. François Cardinal, Les vieux, La Presse, le 5 octobre 2015
Le superviseur et SST en résidence pour aînés : UNE ASSOCIATION NÉCESSAIRE !
PAR FRANCOIS NADEAU, SUPERVISEUR SANTÉ ET SÉCURITÉ, MORNEAU SHEPELL
L’IMPLANTATION D’UNE CULTURE DE LA SANTÉ ET DE LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL (SST) PEUT REPRÉSENTER TOUT UN DÉFI POUR UN GESTIONNAIRE DE RÉSIDENCE POUR AÎNÉS. EN EFFET, COMMENT S’Y PRENDRE POUR APPLIQUER DANS LE QUOTIDIEN DE NOUVELLES ORIENTATIONS OU SIMPLEMENT POUR COMMUNIQUER NOTRE VISION DE LA SST ? QU’ON LE NOMME CHEF D’ÉQUIPE, INFIRMIÈRE RESPONSABLE, CHEF D’ÉTAGE, ETC. LE GESTIONNAIRE DE PREMIER NIVEAU OU SUPERVISEUR EST CERTAINEMENT L’UNE DES PERSONNES LES MIEUX PLACÉES POUR ENTRER EN COMMUNICATION AVEC LES EMPLOYÉS ET POUR DEVENIR, PAR LE FAIT MÊME, UN AGENT DE CHANGEMENT DANS VOTRE ORGANISATION. VOICI DONC COMMENT TIRER PROFIT DE LA STRUCTURE ORGANISATIONNELLE AFIN D’AUGMENTER LA PERFORMANCE EN SST DANS VOTRE RÉSIDENCE. En premier lieu, vos superviseurs doivent connaître et comprendre vos intentions en ce qui concerne l’amélioration du milieu de travail. De façon générale, cette étape implique de la formation sur des sujets tels que la législation applicable au Québec, le rôle et les pouvoirs de la CNESST, les bénéfices éventuels liés à une diminution du risque et du nombre d’accidents de travail, etc. Trop souvent, les superviseurs croient qu’il est difficile, voire impossible, de combiner environnement sécuritaire, qualité des soins et rendement élevé. La formation pourra notamment démontrer qu’il est possible d’atteindre ces objectifs sans devoir en sacrifier un ou l’autre.
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ZONE GE S TION
LES DIFFÉRENTS RÔLES DU SUPERVISEUR POUR AUGMENTER SES CHANCES DE RÉUSSITE, LE SUPERVISEUR DOIT ÊTRE EN MESURE D’OCCUPER TROIS RÔLES PRINCIPAUX QU’IL DOIT INCLURE DANS SA ROUTINE DE TRAVAIL. A. CONTRÔLE
B. PRÉVENTION
C. RÉPARATION
Parmi ceux-ci, le contrôle s’avère le plus difficile à exercer à l’égard des employés. Il réside surtout dans les communications et dans l’application des règles de sécurité de l’entreprise. Il s’agit, pour l’essentiel, d’informer les travailleurs, par l’entremise de communiqués et de réunions, des nouvelles règles et procédures mises en place, de les informer lorsque survient un manquement à ces règles, et, éventuellement, d’entamer un processus disciplinaire dans les cas plus graves de récidive. On peut aussi inclure dans ce rôle tout ce qui concerne le port des équipements de protection indivi duelle, lorsque cela est applicable, par exemple en cuisine, ou le respect des prin cipes pour le déplacement sécuritaire des bénéficiaires (PDSB). Cet aspect est sûrement l’un des problèmes les plus persistants auxquels sont confrontés les gestionnaires.
La prévention met l’accent sur la sécurité du milieu de travail. Ce rôle implique de faire des inspections et d’assurer un suivi rapide des correctifs à apporter lorsque des dangers ne sont pas contrôlés. Le superviseur doit aussi être à l’écoute des employés et doit recueillir leurs suggestions. Si votre résidence possède un comité ou en prévoit la création, il est primordial qu’au moins un superviseur en fasse partie. Ainsi, la direction de la résidence s’assure de disposer d’une voie de communication intermédiaire vers tous les employés.
Le dernier rôle du superviseur consiste à intervenir après qu’un incident ou un accident de travail soit survenu. Il assume alors une responsabilité dans les enquêtes et analyses d’accidents, plus particulière ment en recueillant les faits, les déclarations des employés en examinant les lieux de l’accident. De plus, il peut également agir comme soutien à l’endroit d’un employé qui doit réintégrer son milieu de travail, soit en assignation temporaire ou dans un emploi convenable en raison de séquelles physiques.
VÉRIFICATION DES ANTÉCÉDENTS JUDICIAIRES (Québec) : 30 $ VÉRIFICATION DU DOSSIER CRIMINEL (Émission d’un certificat original de la police canadienne) : 36 $
SPÉCIAL RQRA POUR LES DEUX VÉRIFICATIONS : 56 $ Pour plus d’informations, visitez notre site Internet au www.simpreemploi.com ou appelez-nous au 514 838-9220 16
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COMMENT S’ASSURER DE L’APPUI DE SES SUPERVISEURS ?
Partenaire
Afin de maximiser les chances de succès de votre démarche, il est très important d’évaluer vos superviseurs par rapport à leur participation dans le processus d’implantation d’une culture d’organisation axée sur la SST. Vous devez donc inclure préalablement dans vos descriptions de postes les trois rôles passés en revue plus haut. Vous pourrez ainsi compter sur une implication optimale, car le degré d’implication de vos superviseurs aura une incidence sur l’évaluation de leur performance et, par le fait même, sur la vôtre. Nous vous rappelons que, pour toute question relative à la prévention ou la gestion des accidents de travail, il est possible de joindre un conseiller chez Morneau Shepell en téléphonant au : 1 800 565-4343.
Économisez avec notre mutuelle de prévention RQRA Réduction projetée de 30 % à 40 % de vos cotisations CNESST Plus de 265 résidences déjà inscrites Plus de 210 000 000 $ en masse salariale regroupée Adhérez dès maintenant ! • • • • •
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ZONE GE S TION
Rendre la fin d’emploi harmonieuse PAR BRIGITTE MORAIS, RESPONSABLE DES PARTENARIATS ET DES COMMANDITES, CNESST
LA FIN DE LA SAISON ESTIVALE REPRÉSENTE POUR PLUSIEURS SALARIÉS LA FIN DE LEUR CONTRAT DE TRAVAIL. UNE SITUATION DE FIN D’EMPLOI PEUT PARFOIS S’AVÉRER DIFFICILE, ET IL EST POSSIBLE QUE LE SALARIÉ NE COMPRENNE PAS BIEN CERTAINS ASPECTS DE CETTE SITUATION. AFIN DE FAVORISER UNE FIN D’EMPLOI AUSSI HARMONIEUSE QUE POSSIBLE, LA COMMISSION DES NORMES, DE L’ÉQUITÉ, DE LA SANTÉ ET DE LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL (CNESST) PROPOSE ICI UN RAPPEL DES OBLIGATIONS DE L’EMPLOYEUR.
L’AVIS DE CESSATION D’EMPLOI Avant de mettre fin au contrat de travail d’un salarié ou avant de le mettre à pied pour une période de six mois ou plus, l’employeur doit lui remettre un avis écrit de cessation d’emploi. L’employeur n’est cependant pas tenu de remettre cet avis s’il s’agit d’un contrat de travail à durée déterminée ou si le salarié compte moins de trois mois de service continu.
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Le délai à respecter pour remettre l’avis de cessation d’emploi au salarié varie selon la durée de son service continu. SERVICE CONTINU DU SALARIÉ
DÉLAI DE L’AVIS
3 mois à moins d’un an
1 semaine
1 an à moins de 5 ans
2 semaines
5 ans à moins de 10 ans
4 semaines
10 ans et plus
8 semaines
LES RETENUES L’employeur a le droit d’effectuer des retenues sur le salaire uniquement s’il y est contraint par une loi, un règlement, une ordonnance d’un tribunal, une convention collective, un décret ou un régime complémentaire de retraite à adhésion obligatoire. Le but spécifique de la retenue doit être mentionné dans le bulletin de paie.
LORSQU’IL Y A MÉSENTENTE
Que doit faire l’employeur qui ne remet pas d’avis de cessation au salarié dans les délais prévus ou qui donne un avis dont le délai est d’une durée insuffisante ? Il doit verser au salarié une indemnité compensatrice qui équivaut au salaire habituel, sans tenir compte des heures supplémentaires, pour une période égale à celle de la durée de l’avis auquel il avait droit. Par conséquent, un employé qui travaille depuis plus d’un an pour la même entreprise et qui n’a reçu aucun préavis aura droit à deux semaines de salaire en guise d’indemnité compensatrice.
même que les déductions effectuées. Il doit être remis au salarié en même temps que sa paie, et les renseignements suivants doivent y être inscrits : •
le nom de l’employeur, le nom du salarié et le titre de l’emploi;
•
la période de travail qui correspond au paiement et la date du paiement;
•
le total des heures normales et supplémentaires payées ou remplacées par un congé, avec le taux qui s’applique;
•
la nature et le montant des primes, indemnités, allocations ou commissions versées ainsi que des déductions perçues;
•
le taux du salaire ainsi que les montants des salaires brut et net;
•
le montant des pourboires que le salarié a déclarés ou que l’employeur lui a attribués.
LE BULLETIN DE PAIE Tout au long d’un contrat de travail avec un salarié, l’employeur doit remettre un bulletin de paie à ce salarié. Ce bulletin permet à ce dernier de vérifier le calcul de son salaire de
Même si le bulletin de paie est adéquatement rempli et l’avis de cessation d’emploi remis dans les délais prévus, il peut arriver qu’un salarié juge être victime d’une injustice lors d’une situation de fin d’emploi. Si la situation est portée à sa connaissance, l’employeur devrait demander à rencontrer le salarié pour discuter de la situation conflictuelle et tenter de la régler. Si l’initiative vient du salarié, il faut savoir que la loi interdit toute forme de représailles à son endroit, et ce, dans l’intérêt des deux parties. Si une mésentente entre un employeur et un salarié ne se règle pas, ce dernier peut porter plainte à la CNESST. En intervenant rapidement pour clarifier la situation, l’employeur limite donc le risque qu’une plainte soit déposée contre lui à la CNESST. Pour toute demande de renseignements : Un seul numéro : 1 844 848-0808 Un seul site Web : cnesst.gouv.qc.ca
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VOISIN AGE
Des nouvelles du RQRA PAR MARIE-CLAUDE DION, RESPONSABLE DES COMMUNICATIONS, RQRA
Le Rendez-vous vélogolf du RQRA BILAN D’UNE TRÈS BELLE JOURNÉE Le Rendez-vous vélogolf du RQRA a rassem blé, le jeudi 16 juin 2016, pas moins de 160 golfeurs sur les verts du Club de golf Les Quatre Domaines de Mirabel. Ils étaient 37 cyclistes à s’élancer sur les deux circuits routiers proposés et plus de 200 convives au souper. Tous ont pu bénéficier d’une météo fort agréable et de beaux paysages.
Merci à tous les participants, commanditaires, sans oublier l’équipe du RQRA et les bénévoles pour cette belle journée ! Au plaisir de vous retrouver l’an prochain pour un autre Rendez-vous vélogolf !
RENDEZ-VOUS
DU RQRA
MERCI À TOUS LES COMMANDITAIRES
Santé et sécuri té au travail
Gestion EXVESTA GESTION DE PROJETS ARCHITECTURE INGÉNIERIE DESIGN
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Les Prix distinction 2016 du RQRA LES LAURÉATS SERONT CONNUS CET AUTOMNE
NOTRE ENGAGEMENT être à l’écoute et comprendre vos besoins
répondre adéquatement à vos attentes
Chaque patient est unique. Notre équipe peut vous fournir une aide d’appoint spécialisée pour combler plus aisément les besoins individuels de vos résidents. Laissez-nous le soin de vous aider, en toute complicité.
POUR VOUS SERVIR Pas moins de 68 dossiers de candidatures ont été soumis cette année afin d’aspirer au titre de résidence de l’année. Les membres du jury les ont examinés et ont délibéré en août dernier afin de déterminer les lauréats et les finalistes. Les résidences membres du RQRA avaient, pour leur part, jusqu’à la mi-octobre pour déterminer leur projet coup de cœur parmi toutes les candidatures reçues. Les membres du conseil d’administration du RQRA ont attribué une mention spéciale à une résidence qui s’est démarquée par un geste humanitaire auprès d’un résident. Rappelons que les Prix distinction rendent hommage à des résidences pour leur contribution exceptionnelle à l’amélioration de la qualité de vie des résidents. Ils sont décernés à quatre résidences lauréates lors de la soirée de gala du congrès annuel du RQRA. Cette année, l’évènement est prévu pour le 17 novembre 2016, au Fairmont Le Château Frontenac. Les lauréats seront révélés par voie de communiqué de presse de même qu’à l’aide d’articles dans des journaux locaux. Pour tous les détails concernant les Prix distinction 2016 Pour connaître les lauréats 2015 Partenaire des Prix distinction :
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MIEUX
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VOISIN AGE
Vos histoires
Ça bouge à Maywood ! La Résidence Maywood pour aînés autonomes fait partie du Réseau EnHarmonie de l’Office municipal d’habitation de Montréal. Mme Anna Maria Noto, directrice de la résidence, prône l’activité physique chez les personnes âgées et s’implique beaucoup au sein de la communauté de Pointe-Claire en ayant toujours à cœur le bien-être des résidents. Des cours de yoga sont offerts depuis plusieurs années à la résidence. À l’été 2016, des cours de tai-chi, de zumba gold et de danse en ligne sont entre autres venus enrichir le cursus ! Depuis deux ans, les Olympiades EnHarmonie stimulent les résidents en faisant appel à un esprit de compétition sain; la Résidence EnHarmonie ayant le plus haut taux de participation se mérite la plaque honorifique. Instaurée après l’arrivée en poste de Mme Noto, la « Fête des voisins » de la résidence invite chaque année de nombreux voisins à célébrer l’esprit communautaire de la Ville de PointeClaire. La direction et le personnel de Maywood s’impliquent pour faire bouger les résidents, les gardant en forme et en santé !
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Concert au clair de lune à la Résidence Rosalie-Cadron Deux musiciens classiques ont récemment charmé les résidents de la Résidence RosalieCadron avec leur concert Au clair de lune. Le programme proposé était assez varié pour plaire à un grand nombre de mélomanes qui se sont réjouis d’avoir accès à une telle activité gratuite sans avoir à se déplacer. Il est tellement agréable de passer du temps dehors lors de la belle saison !
VOS NOUVELLES NOUS INTÉRESSENT Vous œuvrez dans une résidence membre du RQRA et aimeriez partager vos réalisations ou vos expériences avec les lecteurs de L’Adresse ? Faites parvenir votre nouvelle à l’attention de Marie-Claude Dion, responsable des communications, à l’adresse mcdion@rqra.qc.ca.
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C A RREFOUR CER TIFIC ATION
Sur le terrain avec la responsable de la qualité en résidence du RQRA PAR MARIE-CLAUDE DION, RESPONSABLE DES COMMUNICATIONS, RQRA
DEPUIS LE 1ER AVRIL 2016, LE RQRA A GAGNÉ 50 NOUVEAUX MEMBRES, PORTANT LEUR NOMBRE À PLUS DE 700. CELA SIGNIFIE AUTANT DE VISITES DE QUALITÉ QUI ONT ÉTÉ RÉALISÉES UN PEU PARTOUT EN PROVINCE, DES RÉGIONS DE QUÉBEC AU SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN, EN PASSANT PAR L’ABITIBI-TÉMISCAMINGUE ET L’OUTAOUAIS. COMMENT SE PASSENT CES VISITES PRÉALABLES À L’ADHÉSION DES RÉSIDENCES AU REGROUPEMENT ? LA RESPONSABLE DE LA QUALITÉ EN RÉSIDENCE DU RQRA LÈVE LE VOILE SUR UN VOLET INTÉRESSANT ET DIVERSIFIÉ DE SON TRAVAIL. « La certification des résidences privées pour aînés relevant du ministère de la Santé et des Services sociaux porte fruit. Je constate aujourd’hui que les résidences font de beaux efforts, établissent de bonnes habitudes et se montrent en constante évolution », affirme d’entrée de jeu Carolyne Fortin, responsable de la qualité en résidence du RQRA. Depuis son entrée en poste, à l’automne 2013, Mme Fortin a eu l’occasion de visiter un grand nombre de bâtiments de tailles variées, sis autant dans des milieux urbains que ruraux. Au cours de sa visite des lieux, dont la durée varie de deux à trois heures, elle s’intéresse, d’une part, aux aires communes de la résidence : salons, salles à manger, salles de loisirs, salles de bain, cour arrière, terrasses, etc. Elle s’assure notamment de la présence et du bon fonctionnement des cloches d’appel dans les salles de bain communes, de la présence de jeux variés et
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d’un calendrier des activités dans la salle de loisirs ainsi que de l’affichage d’un menu varié et élaboré selon le guide alimentaire canadien près de la salle à manger. Elle arpente les corridors de la résidence, apprécie la qualité du mobilier mis à la disposition des résidents et regarde si ces derniers profitent justement de ces aires communes. La présence de membres du personnel en nombre suffisant attire également son attention. « Il doit y avoir quelqu’un à proximité pour porter assistance aux résidents en cas de besoin », souligne Carolyne Fortin. Vient, d’autre part, la visite de logements modèles ou occupés par des résidents qui ont accepté d’ouvrir leurs portes. Mme Fortin regarde alors si les installations sont adaptées à la condition des résidents, si les planchers, portes et murs sont en bon état. « J’en profite aussi pour bavarder avec eux. Je leur demande
« LA CERTIFICATION DES RÉSIDENCES PRIVÉES POUR AÎNÉS RELEVANT DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX PORTE FRUIT. JE CONSTATE AUJOURD’HUI QUE LES RÉSIDENCES FONT DE BEAUX EFFORTS, ÉTABLISSENT DE BONNES HABITUDES ET SE MONTRENT EN CONSTANTE ÉVOLUTION », SELON CAROLYNE FORTIN, RESPONSABLE DE LA QUALITÉ EN RÉSIDENCE AU RQRA.
ce qu’ils aiment et ce qu’ils aiment moins de leur chez-eux », explique-t-elle. S’il y a une salle mécanique dans le bâtiment, la responsable de la qualité en résidence y jette également un coup d’œil.
DE NOMBREUSES EXIGENCES À RESPECTER En vertu de l’article 50 du Règlement sur la certification, l’exploitant ou le futur exploitant de résidence pour aînés (RPA) doit répondre aux exigences de plusieurs lois et organismes, dont le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), la Régie du logement du Québec, la Régie du bâtiment, la municipalité où est située la résidence (normes d’hygiène, salubrité, sécurité incendie, etc.), la Direction de la santé publique, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur pour les programmes de formation et le
ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale relativement au programme de soutien à l’emploi et à l’aide financière pour la formation. Les observations de même que les questions que pose Carolyne Fortin à la personne avec laquelle la visite est réalisée; le plus souvent le directeur ou la directrice général(e), le ou la propriétaire, accompagné(e) s’il y a lieu du président ou de la présidente du conseil d’administration de la résidence, touchent plusieurs aspects de ces exigences. « Par exemple, à la cuisine, je vais vérifier quelques règles de base du MAPAQ. Y a-t-il de la viande qui dégèle sur le comptoir ? Les employés portent-ils un filet lorsqu’ils sont dans la cuisine ? Au bureau de soins, les médicaments sont-ils gardés sous clé ? », illustre Carolyne Fortin. Toujours constructive dans ses interventions, elle profite toujours de l’occasion pour faire ses recommandations.
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C A RREFOUR CER TIFIC ATION
« CHAQUE RPA EST UNIQUE : ELLE S’ADAPTE À LA RÉGION OÙ ELLE EST SITUÉE ET À LA CLIENTÈLE QUI L’HABITE. LES MENUS ET LES LOISIRS CORRESPONDENT AUX GOÛTS DES RÉSIDENTS », EXPLIQUE CAROLYNE FORTIN.
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Avant de partir, la responsable de la qualité en résidence ne manque pas de formuler son appréciation générale de sa visite ainsi que de rappeler les nombreux avantages d’adhérer au RQRA. Dans le cas d’une issue favorable, la résidence voit son adhésion au RQRA confirmée et peut ainsi arborer le sceau de qualité du Regroupement. « Il ne faut pas oublier que l’on parle de milieux de vie. Chaque RPA est unique : elle s’adapte à la région où elle est
située et à la clientèle qui l’habite. Les menus et les loisirs correspondent aux goûts des résidents, explique Mme Fortin. J’exerce donc mon jugement selon l’endroit visité. Des environnements à la déco tendance correspondent au style de vie de plusieurs aînés, mais pour d’autres personnes, de bonnes vieilles chaises berçantes confortables font leur plus grande joie », conclut-elle.
La catastrophologue sera présente au congrès 2016 du RQRA. Planifiez dès maintenant votre rencontre.
INC.
CONSULTANTS
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