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Catalogue épik 2025

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épik 2025

Les oublieux

ANTONIO DA SILVA

Dùs 13 ans 14 x 20,5 - 336 pages - 17,80 €

ISBN : 978-2-8126-2691-3

Antonio Da Silva est nĂ© en 1967 dans le nord du Portugal, il a atterri en France au moment oĂč les pavĂ©s ont cessĂ© de voler. Enfant, il est tombĂ© au fond d’un bibliobus comme si c’était une marmite de potion magique, il en est ressorti avec des histoires plein la tĂȘte. Il vit actuellement en rĂ©gion RhĂŽne-Alpes oĂč il explose des livres et Ă©crit des pierres
 Ă  moins que ce ne soit l’inverse. Au Rouergue, il est l’auteur de cinq romans dont le dernier, Les Oublieux, paru en mars 2025.

Rosa Bonheur, MoliÚre, Marie Curie, Victor Hugo, Joséphine Baker ou encore La Fontaine comme vous ne les avez jamais imaginés !

Billy a seize ans et il est mort. Coup de couteau. Au milieu des tombes du PĂšre Lachaise, il lĂąche son dernier souffle. Avant de revenir. Ni vraiment mort, ni vraiment vivant, il va rencontrer les pensionnaires du cĂ©lĂšbre lieu. Mirai, une jeune Japonaise Ă  la vie aussi courte que la sienne mais remplie de littĂ©rature, va le prendre sous son aile et l’initier au monde des fantĂŽmes. À leurs cĂŽtĂ©s vont voltiger Jim Morrison, Rosa Bonheur, La Fontaine, MoliĂšre et bien d’autres. Mais autour du cimetiĂšre gronde une menace de plus en plus pressante, les Oublieux. Ils ont faim, faim de souvenirs et les fantĂŽmes sont un mets de choix. Jouissif, exubĂ©rant et profondĂ©ment sensible, le nouveau roman d’Antonio Da Silva ressuscite d’illustres fantĂŽmes pour un dernier baroud d’honneur !

Les oublieux

Assis sur une tombe, le garçon regardait ses mains. Le sang sur ses doigts paraissait cuivrĂ© sous la lumiĂšre d’automne. L’image d’un couteau rodait au fond de ses yeux. Cran d’arrĂȘt, lame fuselĂ©e, un prĂ©nom Ă©tait gravĂ© sur le manche en os : CĂŽme. Étaitce son prĂ©nom ? Le sang Ă©tait-il le sien ?

Tout Ă©tait si nuageux dans son esprit. Était-il agresseur ou victime ?

Il ne savait mĂȘme pas si la douleur dans son ventre Ă©tait vraiment sienne. Ou si elle avait Ă©tĂ© volĂ©e sur le corps poignardĂ© ? Il ferma les yeux un instant. Quand il regarda Ă  nouveau, ses mains Ă©taient redevenues propres. Le sang, comme sa douleur, avait disparu.

Les tombes, par contre, s’étaient multipliĂ©es.

Billy s’aperçut que le cimetiĂšre Ă©tait si grand qu’il ressemblait Ă  une ville. Micocouliers, marronniers, tilleuls, Ă©rables, chĂȘnes, houx, ifs, leurs ombres recouvraient les sĂ©pultures d’une Ă©bauche de forĂȘt. En dessous, les racines disloquaient les caveaux pour Ă©treindre les ossements.

Billy !?

Cette bribe de mĂ©moire accentua son mal de tĂȘte. Il sentit une odeur de miel, pourtant les acacias n’étaient plus en fleur. Sous ses fesses, la dalle en pierre perdit sa duretĂ© jusqu’à devenir liquide et chaude. La tombe devint une tasse, le granit un tourbillon de cafĂ©. Billy coula dans cette eau noire. Il paniqua, agita bras et jambes, avala du liquide, s’étouffa, recracha. MalgrĂ© son affolement, il perçut sous l’amertume de l’arabica, une pointe de pollen et de soleil.

On

Barabal Skaw

BENJAMIN DESMARES

Dùs 13 ans 14 x 20,5 - 336 pages - 17,80€

ISBN : 978-2-8126-2702-6

Benjamin Desmares est nĂ© dans la Manche en 1970 et vit actuellement en Bretagne. AprĂšs avoir fait des Ă©tudes d’arts plastiques, il est aujourd’hui encadrant technique dans un chantier d’insertion spĂ©cialisĂ© dans l’artisanat des arts et du spectacle. Il est l’auteur de plusieurs romans jeunesse publiĂ©s au Rouergue dont Des poings dans le ventre (doado noir, 2017) rĂ©compensĂ© par la pĂ©pite des romans au Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil. Barabal Skaw est son dernier roman publiĂ© au Rouergue.

ne le savait pas encore mais Barabal Skaw est l’hĂ©roĂŻne que nous attendions

!

Orpheline, irrĂ©ductible, cleptomane et pickpocket, Barabal Skaw a tout pour s’attirer les problĂšmes les plus spectaculaires. Lorsqu’elle dĂ©robe une lettre Ă  un cĂ©lĂšbre lord, c’est la goutte de trop. Sa derniĂšre chance s’appelle MĂ©lanos. Une Ăźle au beau milieu de la mer Ionienne. LĂ -bas l’attendent un pensionnat et un enseignement des plus curieux : Visages, MĂ©ditation, Hypnose, Bourdonnement. Ces « autres matiĂšres » n’ont qu’un seul but, initier les Ă©lĂšves Ă  un savoir ancestral : prendre le contrĂŽle total de la personne que l’on est capable de dessiner. Un savoir qui donne Ă  celui qui le maĂźtrise un pouvoir monumental et la facultĂ© de modifier la trajectoire de l’Histoire. Barabal va alors ĂȘtre jetĂ©e dans un autre monde, un monde secret oĂč nul n’est Ă  l’abri.

Benjamin Desmares nous plonge dans l’entre-deux guerres aux cĂŽtĂ©s d’une hĂ©roĂŻne aux prises avec une sociĂ©tĂ© secrĂšte capable de prendre le contrĂŽle de n’importe qui. À couper le souffle !

Barabal Skaw

Benjamin Desmares

— Pourquoi voles-tu, Barabal ?

— Parce que ça fait trop mal.

— Qu’entends-tu par là ?

— Le monde est vide. Personne ne semble s’en apercevoir, mais il n’y a que la nuit, partout. MĂȘme derriĂšre le bleu du ciel.

— Tu pourrais m’en dire plus sur cette sensation de vide ?

Je ne rĂ©ponds pas tout de suite, prĂ©fĂ©rant laisser mon regard se promener le long du large cadre noir dĂ©corĂ© de feuilles de lierre, accrochĂ© sur le mur d’en face. Au beau milieu, se trouve mon reflet. Ma longue silhouette se dĂ©coupe parfaitement sur la panne de velours de la mĂ©ridienne. D’aussi loin que je me souvienne, il me semble avoir toujours Ă©tĂ© habillĂ©e de la mĂȘme façon : bottines Ă  lacets, longue jupe noire droite et ajustĂ©e Ă  la taille, chemisier vermillon Ă  boutons noirs resserrĂ© par un large ceinturon, noir Ă©galement. Quant Ă  ma tĂȘte, je ne l’aime pas. Trop sage, encadrĂ©e d’une longue chevelure Ă  la blondeur enfantine, elle ne dit rien de la sauvagerie qui m’habite.

— Vous prĂ©fĂ©reriez quoi ? reprends-je en tournant la tĂȘte vers le mĂ©decin. Que je vous raconte une histoire ? Un conte de NoĂ«l ?

Quelque chose qui commencerait par « Il était une fois dans un pays merveilleux » ?

Le docteur Melgrew laisse échapper un petit rire.

— Écoute, Barabal


— Je vole, oui ! Depuis que je suis en Ăąge de le faire. J’ai commencĂ© par cacher des bouts de gĂąteaux, des croĂ»tons de pain, des Ă©pingles Ă  nourrice, des papiers d’emballage ou des rubans. Je vole toutes sortes de choses que j’entrepose dans des cachettes.

En accumulant des objets, je me construis des sanctuaires oĂč je ne suis plus seule. Ce sont comme de petits univers dont je suis la reine. Vous voyez ?

Le sang d’encre - volume 2

NENA LABUSSIÈRE

Dùs 14 ans 14 x 20,5 - 624 pages - 22€

ISBN : 978-2-8126-2701-9

Nena LabussiĂšre vit en Charente. À cĂŽtĂ© de son travail de libraire, elle Ă©crit des scĂ©narios pour la bande dessinĂ©e. Le sang d’encre, sa sĂ©rie en deux tomes, a gagnĂ© le prix Millepages 2024.

Dernier tome du diptyque coup de cƓur des libraires, le final de Sang d’encre est Ă  la hauteur des attentes et confirme son statut de rĂ©vĂ©lation de la fantasy francophone !

Le roi est mort, vive le roi !

Saul n’est plus, le prince hĂ©ritier a renoncĂ© au trĂŽne et la citĂ© de Kaalun est plus que jamais ravagĂ©e par l’épidĂ©mie de sang d’encre. Plus loin dans les terres, des complots se transforment en insurrections et des armĂ©es sont levĂ©es. Les cinq Royaumes sont au bord du chaos, surtout qu’une autre menace, plus ancienne, a pris racine au plus prĂšs du pouvoir. Olga, encore et toujours, semble ĂȘtre le seul espoir, mais cette fois la guĂ©risseuse va ĂȘtre la cible des intrigues et des trahisons.

VĂ©ritable surprise de la rentrĂ©e fantasy 2024, la sĂ©rie Le sang d’encre souffle un vent rafraĂźchissant sur le genre, tout en sĂ©duisant grands ados et lectorat adulte. Nena LabussiĂšre clĂŽt parfaitement et avec brio sa sĂ©rie en explorant plus avant l’extraordinaire galerie de personnages qui fait tout le sel de sa saga.

Le Sang d’encre

volume 2

Annwn avait dĂ©jĂ  rĂ©investi le fauteuil oĂč elle s’étirait, plus langoureuse qu’une chatte. Mais le timbre de sa voix avait perdu de sa lĂ©gĂšretĂ©.

« N’ont de remords que ceux qui n’ont jamais vraiment souffert. »

La gaietĂ© l’avait quittĂ©e ; son visage Ă©tait devenu un masque de cuivre, grave et sĂ©vĂšre.

« Je suis l’enfant d’un viol, Aloysius. Je suis nĂ©e avec le dĂ©sir de vengeance, mĂȘme s’il n’était pas mien.

— Je l’ignorais.

— Les gens sont des ignorants, et prĂ©tendent tout savoir, vous comme les autres. »

Elle ne lui avait jamais parlĂ© avec tant de sĂ©rieux. MalgrĂ© son teint parfait et sa bonne humeur un peu feinte, Aloysius devinait sa fatigue. Il avait devant lui une femme toujours avide mais diminuĂ©e, et qui repliait au creux de sa main un petit doigt amputĂ© d’une phalange.

« Oui, les gens croient tout savoir, et pourtant ils ignorent jusqu’à la vĂ©ritable histoire de Wantille. Saviez-vous quel Ăąge avait ma mĂšre lorsqu’on l’enferma dans la glace et les roches ? Quinze ans. Et savez-vous pourquoi une fillette s’était mise soudain Ă  tout dĂ©vaster autour d’elle ? Non, bien sĂ»r, vous l’ignorez, puisque les hommes ont dĂ©libĂ©rĂ©ment oubliĂ© que Wantille, endormie par poison, fut abusĂ©e par un groupe d’hommes, une nuit, par dĂ©fi, presque par jeu. Eh non, Aloysius, aucun de vos ancĂȘtres archivistes n’a pensĂ© relater cette partie-lĂ  de l’histoire. Les fatas et leur descendance ont bon dos, Ă  porter tous les maux de la terre. Eh bien, que l’on donne raison aux hommes : s’ils nous veulent mauvaises, nous le serons. »

Vortex - tome 3

L’amour qui a tout dĂ©clenchĂ©

ANNA BENNING

DĂšs 12 ans

14 x 20,5 - 560 pages - 22,50 €

ISBN : 978-2-8126-2731-6

Anna Benning est nĂ©e en Allemagne en 1988. AprĂšs avoir Ă©tudiĂ© la littĂ©rature puis Ă©tĂ© critique et libraire, elle commence Ă  travailler dans une maison d’édition en 2013. La trilogie Vortex est son premier ouvrage publiĂ©. Elle vit actuellement Ă  WĂŒrzburg.

Dans ce dernier volet de la trilogie, Anna Benning noue tous les fils de son intrigue pour un final explosif !

AprĂšs avoir vu Bale passer sous l’emprise de l’ennemi, tout s’écroule pour Elaine. Elle a perdu celui qu’elle aime, et n’arrive plus Ă  crĂ©er ni maĂźtriser les vortex
 Pourtant, elle n’a jamais autant eu besoin de ses pouvoirs : menĂ©s par Varus Hawthorne, les AmalgamĂ©s de La Tornade Rouge Ă©tendent leur empire et font tomber les mĂ©galopoles les unes aprĂšs les autres. Pour les arrĂȘter, Elaine et ses compagnons font reposer leurs derniers espoirs sur Juliana Canto, curatrice en chef de SĂŁo Paulo, derniĂšre ville Ă  rĂ©sister. Et surtout sur Bale, qu’il faut retrouver et ramener Ă  la raison. Car Elaine n’a plus le choix : ce n’est qu’avec lui qu’elle parviendra Ă  retourner en 2020 pour protĂ©ger le Vortex originel. Ce n’est qu’avec lui qu’elle parviendra Ă  remonter le temps. LĂ  oĂč tout a commencĂ©.

L’amour qui a tout dĂ©clenchĂ©

Je n’avais jamais vu un vortex comme celui-là.

Il rassemblait une infinitĂ© de mondes. En lui, chaque traĂźnĂ©e d’énergie menait d’un endroit Ă  un autre, chaque vrombissement portait en lui un autre Ă©cho : le sifflement des vents arctiques, le cri d’une baleine, le frĂ©missement d’un arbre, la rumeur de la grande ville. L’énergie qu’il Ă©mettait me coupait le souffle, m’attirait avec une puissance telle qu’il me fallait enfoncer mes bottes dans le sol pour ne pas me laisser emporter.

Malgré tout son pouvoir destructeur, ce vortex était magnifique.

Plus puissant que tout ce que j’avais ressenti jusqu’alors. Et il m’appelait Ă  lui, car j’étais la seule Ă  pouvoir le maĂźtriser.

C’est alors qu’une main m’a saisie.

Comme toujours, il avait Ă©tĂ© si rapide que je ne l’avais pas vu venir. Il s’est campĂ© devant moi, rĂ©solu.

– Non.

C’était un simple mot, mais il contenait tout. Tout ce qui nous avait conduits, lui et moi, Ă  ce moment. Ses yeux me fixaient, tandis que le tressaillement commençait dĂ©jĂ  Ă  nous envelopper.

J’avais encore tant de choses à lui dire. Mille et une choses. Mais on n’avait plus le temps.

D’un seul coup, tout en moi est devenu calme. Toutes les pertes qu’on avait subies sont passĂ©es au second plan. La peur qui m’avait paralysĂ©e ces derniĂšres heures s’est Ă©vanouie.

J’ai pris son visage entre mes mains et je l’ai embrassĂ©.

Son souffle chaud me caressait la peau, ses doigts ont enserrĂ© le tissu de mon uniforme dans un dernier effort dĂ©sespĂ©rĂ© pour me garder auprĂšs de lui. Dans ce baiser, j’ai mis tout ce que je ressentais pour lui.

H, mort ou vif

PASCALE QUIVIGER

Jeunes adultes et grands ados 14 x 20,5 - 640 pages - 21,80 €

ISBN : 978-2-8126-2754-5

Pascale Quiviger est nĂ©e Ă  MontrĂ©al (Canada). AprĂšs, elle s’est Ă©tablie en Italie oĂč elle a enseignĂ©e le dessin et la peinture pendant dix ans. En 2008, Pascale s’est installĂ©e Ă  Nottingham en Angleterre oĂč elle vit avec son mari et leur fille. Elle partage son temps entre l’écriture, la mĂ©ditation, le jardinage et l’hypnothĂ©rapie. Au Rouergue, elle a publiĂ© la sĂ©rie Le Royaume de Pierre d’Angle en quatre tomes et La derniĂšre saison de Selim.

Plongez au cƓur d’une enquĂȘte haletante sous forme d’une course contre la montre de douze jours dans un univers fantasy.

Le roi FĂ©nĂ©lon est mort, laissant derriĂšre lui un royaume criblĂ© de conflits et un Ă©trange testament : sa couronne doit revenir Ă  son hĂ©ritier. Or, ce dernier n’existe pas
 il est mort Ă  la naissance en mĂȘme temps que sa mĂšre. Et il ne reste de lui qu’une seule lettre, « H ». EsmĂ©e et Mercenaire, spĂ©cialistes des causes perdues, espions et aventuriers, vendent leurs services aux plus offrants. MandatĂ©s pour ĂȘtre les exĂ©cuteurs testamentaires, ils auront douze jours pour accomplir la derniĂšre volontĂ© du roi. Douze jours pour rĂ©aliser l’impossible. Douze jours pendant lesquels les autres prĂ©tendants au trĂŽne pourront tout tenter. Avec finesse ou la plus grande des brutalitĂ©s. Pascale Quiviger offre une seconde mission Ă  son duo flamboyant et mĂȘle, avec tout le talent qu’on lui connaĂźt, enquĂȘte et fantasy.

H, mort ou vif

Pascale Quiviger

Arash ne rĂ©pondit pas. À la façon dont il se lissait un sourcil, elle le savait plongĂ© dans les dĂ©dales d’une rĂ©flexion complexe, de celles qu’il menait sous le pseudonyme de Mercenaire. Ce dĂ©cĂšs royal lui lançait un dĂ©fi dont il devinait dĂ©jĂ  les contours, mais pas encore la substance.

En principe, ils faisaient route vers Bergerac parce que le roi FĂ©nĂ©lon les avait invitĂ©s en vacances dans un vignoble oĂč le vin nouveau, sec et pĂ©tillant, se buvait avec des chĂątaignes grillĂ©es, oĂč on dansait tard dans la nuit autour des feux de l’émondage et oĂč les pommes tombaient glacĂ©es des arbres. Mercenaire ne buvait pas. Les danses folkloriques lui parlaient peu. En revanche, il aimait les pommes et, surtout, FĂ©nĂ©lon avait conclu sa lettre de maniĂšre Ă©nigmatique : Je vous rĂ©serve aussi une surprise impossible Ă  coucher sur papier. Un cadeau, cher Mercenaire, en remerciement pour services rendus.

Bonnes ou mauvaises, Mercenaire apprĂ©ciait les surprises, surtout celles qu’on n’ose pas coucher sur papier. D’ailleurs FĂ©nĂ©lon l’avait dĂ©jĂ  largement rĂ©munĂ©rĂ© pour services rendus et savait ne rien lui devoir
 sinon en Ă©change d’un nouveau service. C’était irrĂ©sistible. Son invitation ne pouvait pas mieux tomber puisque EsmĂ©e se languissait du « fouet du givre » et de la « claque des neiges » des hivers de chez elle. Bergerac servirait donc d’escale sur la route de Pierre d’Angle, au large de la mer du Nord.

Prisonniers de la nuit

EMMANUEL LANGLADE

ILLUSTRÉ PAR SARAH MARCHAND

À partir de 12 ans

15,3 x 21,5 - 176 pages - 14,80 €

ISBN : 978-2-8126-2753-8

En librairie le 3 septembre 2025

Emmanuel Langlade est professeur de français à Paris. Prisonniers de la nuit est son premier roman jeunesse.

NĂ©e en rĂ©gion parisienne, Sarah Marchand Ă©tudie la philosophie, la communication et l’enseignement tout en Ă©tant animĂ©e par les arts graphiques et l’écriture. Professeure des Ă©coles au Havre, elle nourrit aussi son imagination au contact des enfants, trouvant dans leur spontanĂ©itĂ© une source inĂ©puisable d’inspiration.

Un roman graphique en noir et blanc à couper le souffle qui fait rencontrer la dystopie d’Orwell et le postapocalyptique de McCarthy !

Elle s’appelle Saccage Bam-Bam et son frĂšre Mine-de-Rien. Comme tous les autres enfants de leur Ăąge, leurs parents ont obĂ©i aux Ă©crans gris et les ont abandonnĂ©s. Comme tous les autres enfants de leur Ăąge, ils sont montĂ©s Ă  bord d’un bus vers une destination inconnue, Ă  travers un pays ravagĂ©. Mais comme tous les autres enfants de leur Ăąge, Saccage Bam-Bam et Mine-deRien n’aiment pas obĂ©ir aveuglĂ©ment, n’ont pas totalement confiance dans les adultes et portent en eux deux petites graines : la rĂ©volte et l’espoir. SĂ©parĂ©s, brutalisĂ©s, ils vont chacun dĂ©couvrir un monde diffĂ©rent : celui de la surface, ravagĂ© et sauvage, pour Mine-de-Rien et celui souterrain, froid et mĂ©canique pour Saccage Bam-Bam. Chacun Ă  leur maniĂšre, ils vont grandir, changer, rĂ©sister et peut-ĂȘtre se libĂ©rer.

Prisonniers de la nuit

Emmanuel Langlade

Les combats sont d’une violence inouĂŻe et tous ceux qui sont encore debout savent qu’ils ne luttent pas pour leur libertĂ© ou pour rĂ©tablir l’ordre. Chacun combat sauvagement pour sauver sa peau.

Et tous les coups sont permis. Les portes des dortoirs cĂšdent facilement. Les surveillants, dĂ©bordĂ©s, piĂ©tinĂ©s, ont pris la fuite, les lits sont retournĂ©s, renversĂ©s et, retrouvant leur instinct d’enfant, tous cĂšdent Ă  l’envie folle, libĂ©ratrice de se jeter dans la plus grande bataille d’oreillers jamais rĂȘvĂ©e. Les rectangles blancs crĂšvent les uns aprĂšs les autres. Les rires, les dĂ©fis fusent, les pieds nus, maculĂ©s de suie et de sang, rebondissent sur les matelas, et les corps s’envolent dans une infinie chute de flocons. Les respirations s’accĂ©lĂšrent, les mains retrouvent le sens du jeu et, au coin de bouches fendues de vĂ©ritables sourires, on devine la prĂ©sence immaculĂ©e d’authentiques anges. Et les plumes, sous les souffles avides, tourbillonnent dans les airs.

Visuel de couverture Ă  venir

Eroline Martot

Grande PrĂȘtresse de l’Étrange

À partir de 12 ans

14 x 20,5 - 224 pages - 16,80 €

ISBN : 978-2-8126-2770-5

En librairie le 1er octobre 2025

AurĂ©lie Magnin est nĂ©e en 1980 en Suisse. AprĂšs ses Ă©tudes de philosophie, elle travaille dans les domaines de la justice et de la police comme spĂ©cialiste en Ă©thique. Elle devient maman en 2012. L’envie de se donner une chance comme autrice la pousse Ă  freiner ses mandats en 2019. DĂšs 2021, elle Ă©crit Ă  plein temps. Elle a publiĂ© Nifle et ReNifle (deux tomes) aux Éditions du Rouergue.

FantĂŽmes et salle de classe, vie scolaire et caprices d’ectoplasmes, ça y est, la jungle du collĂšge est dĂ©finitivement paranormale !

Son nom évoque une folle aux chats dans un manoir hanté. Elle déteste la lumiÚre du soleil.

Dans la cour, elle parle toute seule. Sa mĂšre peint des squelettes de chat. Et sa maison est aussi flippante qu’un manoir hantĂ©.

Oui, Eroline Martot n’est pas comme les autres. Peut-ĂȘtre parce qu’elle a la facultĂ© de voir les morts. Et de converser rĂ©guliĂšrement avec eux.

Ce sont d’ailleurs ses seuls amis : Nancy (une cĂ©lĂšbre empoisonneuse), Maryline (qui a peur de tout), Haidar (le plus jeune dompteur de lion, mais pas le plus douĂ©) et son chat Lupin, ça fait du monde et du bruit. Difficile de paraĂźtre normale et de sociabiliser avec les vivants... Alors quand Jackie dĂ©barque dans sa classe et semble trouver Eroline absolument parfaite, c’est tout son univers qui bascule (du bon cĂŽtĂ© pour une fois).

Et quand Jackie devient la cible de harcĂšlement, toute la tribu se mobilise !

Eroline Martot Grande PrĂȘtresse de l’Étrange AurĂ©lie

Magnin

Mes baskets dĂ©pareillĂ©es accĂ©lĂšrent sur les pavĂ©s, dĂ©valent les escaliers, traversent le gazon Ă  moitiĂ© grillĂ©. J’ai une bonne raison d’ĂȘtre pressĂ©e, la meilleure au monde : je vis une journĂ©e pleine de promesses. C’est la rentrĂ©e et les nouveaux ont profitĂ© des vacances pour pousser comme des champignons. Et moi, Eroline Martot, j’adore le concept de « nouveaux ». Vu qu’ils ne me connaissent pas encore, je peux essayer de leur faire une impression divine avant que la meute se charge de saper mon image de marque avec des : « elle, c’est la Marteau, glauuuuque ! », « non, mais regarde
 » (au choix) :


 ses fringues : je suis un rĂ©gal de mĂ©lange des tendances les plus improbables dont le rĂ©sultat briserait les miroirs si je prenais la peine de m’y confronter.


 ses cheveux : perdre du temps à coiffer ma merveilleuse chevelure qui ne connaßt pas le concept de gravité ? TrÚs peu pour moi, mon agenda est suffisamment chargé.


 son nez : il est moche, mais zĂ©ro complexe. J’ai trĂšs vite appris Ă  « vivre avec » des Ă©lĂ©ments perturbateurs, alors mon nez, tant qu’il ne braque pas un flingue dans ma direction, je gĂšre.


 sa maison : aĂŻe, lĂ  ça fait mal parce que c’est vrai que de l’extĂ©rieur elle fiche la trouille (et de l’intĂ©rieur, on a juste confirmation que c’est bien flippant).


 ses yeux : non, personne ne mentionne jamais mes yeux. Ils sont tops, alors tout le monde fait comme s’ils n’existaient pas. Donc aprĂšs cette journĂ©e, je vais hypothĂ©tiquement passer du stade « la fille qui se parle toute seule dans la cour » Ă  « la fille aux deux amis » (il y a deux nouveaux, alors autant voir grand).

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Catalogue épik 2025 by Éditions du Rouergue - Issuu