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POURQUOI RIEN NE POUSSE À CERTAINS ENDROITS ?
De quoi ont besoin les vivaces ?
Des difficultés d’origine naturelle et humaine
Adapter le jardinage aux conditions locales : chaque plante à sa place
Évaluer et optimiser les emplacements
Plantation et entretien
Gérer ce qui existe déjà LES
Sécheresse et soleil
Sol sableux perméable et sol maigre
L’ombre profonde
L’ombre sèche
Sols détrempés
Sols compactés
Quand les conditions changent – il faut des plantes à la hauteur !
Les bacs végétalisés
AMÉLIORATION DES PARTERRES EXISTANTS & SOLUTIONS RAPIDES
Donner un nouvel élan aux parterres
Des vivaces qui tiennent tête aux envahisseurs
Des couvre-sols efficaces
Des plantes qui poussent rapidement
Vivaces à feuillage persistant : un décor qui dure toute l’année
INDEX







Il n’y a pas de secret à découvrir pour réussir son jardin. La vraie question, c’est de savoir si l’on est prêt à faire confiance aux plantes à partir du moment où l’on connaît leurs besoins. Plus on s’imprègne d’un lieu, en acceptant le fait que certaines y sont mieux adaptées que d’autres, plus il sera florissant. Tout simplement parce que chacune y recevra exactement ce dont elle a besoin.

Avec leur charme délicat, les plantes vivaces comme la céphalaire, l’ail d’Aflatun, la mauve et le séséli sauront vous convaincre ; elles sont aussi une importante source de nourriture pour de nombreux insectes.
Les plantes sont parfaitement adaptées à leur environnement naturel. Pour qu’elles trouvent leur place dans votre jardin, il faut comprendre les conditions locales et faire les bons choix.
En réalité, c’est très simple : les plantes ont besoin de lumière et de chaleur, d’humidité, d’air et de nutriments. Comme ces éléments existent en proportions infiniment variables, il existe aussi une multitude d’espèces adaptées à chaque situation. En cas de doute, il faut d’abord faire confiance à la nature, à la vitalité des plantes, et savoir que chaque lieu qui pose un problème a, depuis longtemps déjà, été colonisé par des espèces particulières. Les chances pour que ces dernières se développent un peu partout sous nos latitudes sont en général excellentes, car à part dans les régions polaires et les déserts, les plantes poussent partout, depuis les ravins les plus encaissés jusqu’aux sommets des Alpes. Même les marécages, les inondations, les glissements de terrain et le surpâturage n’ont pas été, jusqu’à présent, en mesure de les empêcher de continuer à fleurir, à croître et à s’épanouir. Naturellement, certains facteurs freinent leur croissance et certaines conditions défavorables ou des efforts trop intenses demandés au sol affectent la biodiversité. Mais l’essor de la végétation est toujours possible, d’autant plus parce que, dans un jardin, on peut avoir une certaine maîtrise sur les conditions locales.
Pour pouvoir pratiquer le jardinage là où la nature lance des défis, il est bon d’étudier les problèmes à la racine. Ceux-ci sont bien souvent évidents, lorsque par exemple la lumière est trop rare ou le sol est trop sec.
Mais parfois c’est l’aspect affaibli des plantes qui vous avertit que quelque chose ne va pas. Il faut alors trouver d’où viennent les difficultés. Et ensuite chercher les espèces qui peuvent supporter les conditions en question, sans avoir besoin de bouleverser tout l’environnement. C’est uniquement s’il s’avère que les conditions sont vraiment problématiques pour leur plein épanouissement que vous pouvez envisager de modifier la nature du sol. Vous éviterez ainsi des travaux inutiles, en termes de temps, d’argent et d’intervention inefficace sur le plan écologique. Dans de nombreux cas, vous pouvez parvenir à un résultat harmonieux et attrayant en adaptant votre stratégie de plantation, en vous éloignant des végétaux les plus classiques et en vous orientant vers des espèces sauvages ou nettement moins courantes. Il est alors nécessaire de se tourner vers une pépinière spécialisée en plantes vivaces où vous trouverez sans aucun doute votre bonheur.
nature comme modèle
Quand on rencontre des problèmes dans son jardin, la meilleure source d’inspiration se trouve dans la nature et les plantes qu’elle propose. En se promenant, en ouvrant bien les yeux, que ce soit en montagne ou en forêt, on rencontre parfois des environnements extrêmes auxquels certains végétaux se sont manifestement adaptés sans problème, même si les conditions sont difficiles. Il faut avoir confiance et considérer que, même dans les coins les plus déshérités du jardin, il existera toujours des solutions : il suffit simplement de les trouver.
La perplexité est souvent de mise en la matière, et c’est tout à fait logique. Les plantes de jardin les plus courantes, sélectionnées et cultivées pour leurs grandes fleurs et leur croissance exubérante, sont destinées à des parterres où existent des nutriments en abondance et où la concurrence est éliminée grâce aux soins qu’on y apporte. Si on les plante là où la pression racinaire est forte, où il y a peu d’humidité et où surviennent d’autres obstacles, elles n’ont aucune faculté d’adaptation. C’est pourquoi les vivaces sauvages sont très souvent un meilleur choix, car elles n’ont pas été sélectionnées par un obtenteur. On peut néanmoins trouver parmi les plantes cultivées des variétés intéressantes, notamment en ce qui concerne les couleurs.
Les plantes sauvages sont à la mode
Aujourd’hui, pour différentes raisons, la mode est aux plantes sauvages. D’une part, les atouts qui viennent d’être soulignés en termes d’adaptation à des emplacements extrêmes jouent un rôle ; d’autre part, le bénéfice fourni par ces espèces indigènes au monde animal est optimal, notamment aux insectes qui dépendent des pollens d’une variété particulière ou qui ont besoin d’une variété spécifique pour développer leurs chenilles. Ces critères ont provoqué un bouleversement dans l’approvisionnement des pépinières, où l’on propose de plus en plus de plantes sauvages, car la demande augmente et leur visibilité leur permet d’être de plus en plus reconnues. S’ajoute à cette donnée le souhait de créer des massifs plus aérés et moins touffus qui comportent une multitude de petites fleurs, sur le modèle de la prairie. Les plantes sauvages répondent mieux à cette demande que les espèces traditionnelles de parterres, cultivées pour leur opulence et la taille de leurs fleurs. Mais il ne faut pas adopter à cet égard un point de vue dogmatique : nombreux sont les jardiniers paysagistes qui sont partagés entre plantes sauvages et espèces horticoles, et qui finalement ont recours aux deux. Il faut procéder de la même manière en ce qui concerne les emplacements problématiques et prendre en considération les caractères spécifiques de chaque lieu, avant de prendre une décision en fonction de son goût personnel.

Il est parfaitement normal que les parterres de vivaces ne soient pas aussi diversifiés après quelques années. Ici, ce sont le galéga officinal, la renouée du Japon et la lunaire qui se sont imposés, ainsi que l’égopode.






Si vous avez déjà échoué à faire pousser des plantes dans un endroit difficile du jardin, vous connaissez bien ce sentiment : on finit par penser que rien ne pourra jamais y pousser. Heureusement, ce n’est que très rarement le cas : la plupart de ces endroits finissent par être colonisés, soit avec des vivaces connues, mais avec aussi beaucoup d’autres plantes qui sont encore (largement) méconnues.
couLeur Des fLeurs noM
Calament, Calamintha nepeta subsp. nepeta ‘Triumphator’
Valériane rouge, Centranthus ruber
Pâquerette des murailles, Erigeron karvinskianus
Panicaut, Eryngium planum
Euphorbe de Sibérie, Euphorbia seguieriana subsp. niciciana
Hélianthème, Helianthemum
caracTerisTiQues
Très parfumé, fleurit tout l’été avec des petites fleurs blanches, attire les insectes
Plante frugale, fleurs rouges, feuillage gris-vert, se sème assez facilement
Parfait pour les rocailles, les jardinières ou les petits parterres
Chardon robuste, avec inflorescences compactes en ombelles ramifiées ; insectes !
Touffes arrondies avec des fleurs jaune-vert
Arbuste couvre-sol avec une abondante floraison au début de l’été
VarieTes auTres especes possiBLes
Attention : seule la variété est stérile ; l’espèce se sème très facilement
Existe aussi en blanc ; sinon essayer C. lecoqii (feuillage mince, plus aéré)
Attention : peut former des peuplements denses qui évincent la végétation indigène locale
Il existe des variantes bleues ou argentées, et toute une série d’espèces superbes (E. x zabelli, E. variifolium, E. giganteum, E. bourgatil)
Très belle aussi, la variété ‘Abbeydore’, ainsi que plusieurs autres
Belles espèces avec des couleurs différentes
couLeur Des fLeurs noM caracTerisTiQues
Œillets, espèces du genre Dianthus
Euphorbe de Corse, Euphorbia myrsinites
Lavande, Lavandula angustifolia
Linaire pourpre, Linaria purpurea
Sauge de Sibérie, espèces du genre
Perovskia
Mauve du désert, espèces du genre
Sphaeralcea
Thym, espèces du genre Thymus
Plusieurs espèces dans toute une palette de roses, parfumées
Plante couvre-sol, fleurit au printemps, feuillage argenté
Plante aromatique bien connue, forme des touffes compactes
Port érigé, épis de fleurs violettes, ne pose aucun problème
Petit arbuste à la floraison débordante en été
Feuillage vert-gris, fleurs rose saumoné, atteint 150 cm
Couvre-sol très bas, pour le premier plan, parfum, insectes
VarieTes auTres especes possiBLes
Les variétés tapissantes sont particulièrement robustes
E. rigida possède un port érigé
Variétés plus ou moins foncées, voire blanches ou roses
Parfaite également, L. genistifolia (plus grande, à fleurs jaunes)
Variétés ‘Blue Spire’ et ‘Little Spire’, plus compacte, mais aussi d’autres espèces
S. ambigua ‘Childerley’ est la plus robuste
Plusieurs espèces et variétés, précieuses aussi en cuisine