
RECONNAÎTRE LA RELÈVE EN PHOTOGRAPHIE ET SURTOUT
LA FAIRE RAYONNER
Québec, le 8 avril 2026 – La Succession Lynne Cohen, en collaboration avec le Musée national des beauxarts du Québec (MNBAQ) et sa Fondation, est fière de décerner le prix Lynne-Cohen 2025 à FatineViolette Sabiri. Cette reconnaissance officielle d’une créatrice émergente permet au Musée de participer à l’effervescence de l’écosystème de l’art actuel québécois en plus de servir sa mission.
Remis tous les deux ans depuis 2017, le prix vise à soutenir la pratique d’artistes professionnels de la relève en arts visuels au Québec, qui accordent une place centrale à la photographie dans leur pratique. La lauréate a reçu une bourse de 10 000 $ et son travail sera mis en lumière grâce à un portrait vidéo produit et réalisé par le MNBAQ, diffusé sur toutes ses plateformes.
Trois artistes ont été proposés par les membres du jury réunis en septembre dernier, outre Fatine- Violette Sabiri : Michelle Bui, Charlotte Gomeshi et Sam Lee. Les discussions, qui ont porté sur les pratiques de l’ensemble de ces artistes, ont été riches et généreuses, permettant à plusieurs membres du jury de découvrir des œuvres particulièrement fortes au-delà du mandat confié.
L’étude des candidatures a été faite sur la base des propositions soumises par un jury réuni et présidé par Bernard Lamarche, conservateur de l’art contemporain (1960 à ce jour) au MNBAQ. Cette année, le jury était formé de : Manel Benchabane, commissaire, historienne de l’art, artiste et responsable du Commissariat d’expositions à la Galerie d’art Stewart Hall, de Marcel Blouin, ex-directeur général et artistique d’EXPRESSION, Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe, de Jacynthe Carrier, artiste contemporaine québécoise, et de Didier Morelli, commissaire, historien de l’art et de la performance et artiste visuel.
Les membres du jury ont été sensibles à la manière dont Fatine-Violette Sabiri enregistre, par la photographie, les traces de son entourage, selon une manière toute personnelle et un amour qui se traduit par des cadrages raffinés. Ils ont apprécié notamment la délicatesse de l’artiste envers ses proches, dans ce qui se révèle comme un journal photographique intime, rempli de souvenirs et d’affects que l’on retrouve même dans les scènes de rue captées par son objectif. Les moments de rencontre au cœur de sa pratique rendent compte à la fois des liens sociaux et de rituels témoignant d’une double appartenance de l’artiste envers le Maroc et le Québec.
Fatine-Violette Sabiri fait aussi dialoguer la douceur et la dureté du temps. Son art est à la fois un lieu d’ancrage et un espace d’usure, où tout bouge et se transforme. Loin de la nostalgie, son approche, pleine d’humour et de lucidité, détourne les codes de la décoration et du motif pour s’interroger sur la valeur culturelle des objets et des gestes du quotidien. Une fidélité à la vie vécue se ressent dans son travail. Chaque œuvre devient ainsi la page d’un grand récit ouvert, celui d’une identité en mouvement, entre Montréal et Casablanca, entre intime et collectif, entre souvenir et reconstruction. La photographie demeure pour elle un moyen discret, mais profond, d’exprimer une réflexion sur l’adaptation et le désir d’être comprise, à travers la douceur du geste.
À PROPOS DE FATINE-VIOLETTE SABIRI
Fatine-Violette Sabiri est une artiste multidisciplinaire qui utilise des médiums photographiques et tactiles. Son travail, autobiographique et intuitif, examine récits personnels et rencontres avec communautés, lieux et objets dans son environnement immédiat. Sa pratique photographique mêle images documentaires, portraits commissionnés et photos de mode. Son travail est alimenté par des



souvenirs d’attachement et d’adaptation, dont les thèmes dominants sont l’instinct, l’hybridité et l’humour.
Née à Casablanca, au Maroc, en 1994, Fatine-Violette Sabiri vit et travaille à Montréal, au Québec. Elle détient un baccalauréat en arts visuels avec une mineure en études cinématographiques de l’Université Concordia. Son travail a été présenté dans plusieurs expositions collectives et individuelles, notamment aux galeries Pangée (Montréal, 2024), Afternoon Projects (Vancouver, 2024), Parc Offsite / Eli Kerr (Montréal, 2023), Patel Brown (Montréal, 2023), Espace Maurice (Montréal, 2022), Joys (Toronto, 2022), Joe Project (Montréal, 2022), The Plumb (Toronto, 2021), Le 18 (Marrakech, 2021), Jedna Dva Tři (Prague, 2020) et Soon.tw (Montréal, 2017).
En 2025, elle a obtenu une bourse du Conseil des Arts du Canada, et son travail a été acquis par la collection du Mouvement Desjardins et celle de la Ville de Montréal. L’année d’avant, l’artiste a remporté le Prix Pierre-Ayot 2024. Cette même année, son travail a fait l’objet d’une acquisition par le Musée des beaux-arts du Canada. En 2023, elle a reçu une bourse du Conseil des arts et des lettres du Québec. En 2022, elle a été la lauréate de la bourse Burtynsky. Sa deuxième publication, intitulée Kiss Landing, est parue au printemps 2024 aux éditions VU. Elle est représentée par la galerie Eli Kerr, à Montréal.
UN PORTRAIT VIDÉO DE FATINE-VIOLETTE SABIRI
Pour faire découvrir Fatine-Violette Sabiri au grand public, le MNBAQ a réalisé une capsule vidéo, à l’atelier montréalais de l’artiste. Diffusé sur les réseaux sociaux du Musée à l’occasion de l’annonce de son prix, ce reportage consacré à la gagnante de l’édition 2025 du prix Lynne-Cohen présente sa démarche artistique ainsi qu’une sélection d’œuvres illustrant son parcours des dernières années.
Découvrez : Fatine-Violette Sabiri
LYNNE COHEN, UNE PHOTOGRAPHE D’EXCEPTION
Lynne Cohen (1944-2014) est sans conteste l’une des photographes contemporaines les plus respectées sur la scène canadienne dont la renommée s’étend jusqu’aux États-Unis et en Europe. Elle est née à Racine (Wisconsin). Après une année d’études à la prestigieuse Slade School of Fine Art de la University College London, elle réussit, en 1967, un baccalauréat en sciences de la University of Wisconsin et obtient, en 1969, une maîtrise en arts visuels à l’Eastern Michigan University. En 1973, elle s’établit au Canada, où elle habitera jusqu’à son décès en 2014. Elle vit et travaille d’abord à Ottawa pour une période de 30 ans, engagée comme professeure à l’Université d’Ottawa, tout en maintenant une pratique artistique assidue. Elle déménage à Montréal en 2003.
Tout au long de sa foisonnante carrière, Lynne Cohen se consacre à la photographie d’espaces intérieurs, qu’elle capte tels qu’ils se présentent, sans intervention ni mise en scène. La singularité de son travail réside dans le choix de ces lieux généralement dépourvus de présence humaine et
habituellement soustraits aux regards. Salles de classe, laboratoires scientifiques, établissements thermaux, installations militaires, autant d’environnements complexes et difficiles d’accès, qu’elle rend visibles pour prendre la mesure de leur étrangeté.
Lynne Cohen a participé à de nombreuses expositions individuelles et collectives dans le monde entier. D’importantes rétrospectives ont d’ailleurs analysé son parcours artistique dans le détail, notons celle qu’a organisée le Musée des beaux-arts du Canada en 2001, qui a circulé au pays et en France; ainsi que celle plus récemment produite par la Fundación MAPFRE à Madrid, en 2014, présentée à la Sala Vimcorsa, à Cordoue, et à la Sala Rekalde, à Bilbao. Son œuvre fait partie de près de 50 collections publiques, dont celles du Musée des beaux-arts du Canada, de la National Gallery of Australia, de la Bibliothèque nationale de France, de l’Art Institute of Chicago, du Metropolitan Museum à New York, de l’Art Gallery of Ontario et du Musée national des beaux-arts du Québec. Elle a reçu plusieurs distinctions au cours de sa prolifique carrière, parmi lesquelles : le prix du Gouverneur général du Canada, la plus haute reconnaissance accordée pour l’excellence en arts visuels et en arts médiatiques, et le premier Scotiabank Photography Award, soulignant son apport exceptionnel, tant pour l’avancement que pour le rayonnement de sa discipline.
LIENS COMPLÉMENTAIRES
Pour connaître toutes les lauréates du prix Lynne-Cohen : Accès au lien
À PROPOS
MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS DU QUÉBEC
Le Musée national des beaux-arts du Québec est la mémoire vivante de l’art et des artistes du Québec. Avec sa riche collection de plus de 43 500 œuvres, il a pour fonctions de faire connaître, de promouvoir et de conserver l’art québécois de toutes les périodes, de l’art ancien à l’art actuel, et d’assurer une présence de l’art international par des acquisitions, des expositions et d’autres activités d’animation. Sa raison d’être : réunir autour de l’art.
FONDATION DU MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS DU QUÉBEC
La mission de la Fondation est de promouvoir et de soutenir les activités du Musée, en favorisant notamment le développement des collections, le financement des expositions et l’accessibilité aux programmes d’activités éducatives et culturelles. La Fondation contribue également à la croissance du MNBAQ par des projets créatifs, des campagnes de financement et l’acquisition de biens. Elle soutient aussi les programmes et les projets spéciaux du Musée, dont celui de la réalisation du futur Espace Riopelle. Son but ultime : multiplier les corridors d’accès à l’art.
Source : MNBAQ
Relations de presse
Patricia Lachance
Conseillère en communication et relations de presse, MNBAQ 514 235-2044
relations.presse@mnbaq.org
Pour Montréal
Rosemonde Gingras
Rosemonde Communications 514 458-8355
rosemonde@rosemondecommunications.com
CRÉDITS
Page 1 – Autoportrait de Fatine-Violette Sibiri, 2025. Photo : © Gracieuseté de l’artiste
Page 2 – De gauche à droite : Fabine-Violette Sibiri, L’Éléphant blanc, 2018 Photo : Gracieuseté de l’artiste // Fabine-Violette Sibiri, Y.L.M.A (You Let Me Alone), 2024. Photo : Gracieuseté de l’artiste // Fabine-Violette Sibiri, Avant La Galette, 2025. Photo : Gracieuseté de l’artiste
Partenaires

Le Musée national des beaux-arts du Québec est une société d’État subventionnée par le gouvernement du Québec.
