En 2025, la hausse des expulsions s’est poursuivie dans le district lausannois, preuve de la forte tension sur le marché locatif. page 5
Notre nouveau chroniqueur, Pierre Novello, explore les enjeux sociaux et économiques de l’imposition des héritages. page 6
Municipales: les vraies priorités des candidats
Élections à Bussigny
À Bussigny, la place des jeunes s’invite dans le débat des prochaines élections communales. Reportage. page 7
Protéger sa vue
Le glaucome, souvent silencieux, peut mener à la cécité. Le dépistage reste essentiel pour protéger sa vue. page 9
Découvrez l’hypnose et vivez une expérience scénique fascinante en explorant les limites de votre conscience avec Byron Leon. page 15
Gagnez G Jouez
ÉDITORIAL
Fabio Bonavita Rédacteur en chef
Au-delà des statistiques
«Les chiffres sont des êtres fragiles qui, à force d’être torturés, finissent par avouer tout ce qu’on veut leur faire dire». Cette citation de l’économiste français Alfred Saugy illustre parfaitement le paradoxe des expulsions de locataires dans le district de Lausanne. Si l’on en croit les chiffres, la situation semble alarmante: 524 expulsions en 2025, soit une hausse de 5,8 % en un an (lire en page 5). Impresionnante, non? À première vue, oui. Mais rapporté aux quelque 200’000 logements et places de parc du district, cela ne concerne en réalité que 0,26 % des occupants, soit un infime pourcentage. Pour autant, année après année, la tendance à la hausse des expulsions attire les projecteurs médiatiques et alimente l’inquiétude des associations. L’Asloca Vaud y voit la conséquence d’une pénurie de logements et d’une pression sur les loyers qui fragilise les ménages. Elle rappelle aussi que les congés pour travaux ou transformations sont de plus en plus souvent utilisés pour relouer plus cher, renforçant la perception d’injustice. Du côté des représentants des propriétaires, on relativise en relevant que la majorité des expulsions découle du non-paiement du loyer. Quant à la Municipalité, plus spectatrice que partie prenante dans ce dossier, elle précise que la hausse des loyers ne suffit pas à expliquer les expulsions: divorces, perte d’emploi ou coûts de la vie y contribuent tout autant. Au-delà des polémiques qu’elle suscite entre défenseurs des locataires et représentants des propriétaires, la statistique des expulsions ne saurait résumer à elle seule la réalité du phénomène. Même si seulement un locataire sur 400 est concerné, chacune de ces situations correspond à une trajectoire de vie marquée par la précarité et l’incertitude. Le véritable enjeu est donc avant tout social: il s’agit, plus que jamais, de renforcer l’offre de logements abordables dans le district.
Les candidats à la Municipalité dévoilent leurs trois mesures prioritaires
MUNICIPALES • À l’approche du premier tour des élections municipales, prévu le 8 mars prochain, nous avons demandé à chaque candidat de présenter ses trois propositions fortes, appliquées évidemment (qui en douterait?) en cas de victoire électorale. Chacun a joué le jeu de cet exercice qui n’est pas sans rappeler le fameux «Moi, président» de François Hollande. Place donc au «Moi, municipal».
Ensemble à Gauche
Julien Nagel
1) Renforcer les services publics pour répondre pleinement aux besoins du plus grand nombre.
2) Un centre ville piéton, une limite générale à 30 km/h sur les axes principaux et à 20 km/h dans les quartiers.
3) Faire toute la lumière sur la pollution aux dioxines et lancer une nouvelle campagne de prévention.
Léonie Kovaliv
1) Investir dans la solidarité et la prévention plutôt que dans la répression.
2) Que la Ville renforce ses mesures pour le basseuil en proposant un accueil inconditionnel.
3) Que les Lausannois se sentent bien, en ouvrant des permanences sociales et de santé mentale pour tous.
Franziska Meinherz
1) Plus de moyens pour les centres d’accueil pour les victimes de violences sexuelles, et des refuges pour les personnes LGBTIQA+.
2) La régularisation de toutes les drogues et des programmes d’accompagnement pour les personnes toxicodépendantes.
3) Une ville écologique pour tout le monde, sans pollution de bruit, d’air ou des sols nulle part, et avec des transports publics denses dans chaque quartier.
Guillaume Matthey
1) Faire de Lausanne une Apartheid free zone, une zone libre d’apartheid israélien. Boycott, désinvestissement et sanctions!
2) Fin de l’impunité policière avec des mesures comme un récépissé lors des contrôles et une instance de dépôt de plainte indépendante.
3) Gratuité des espaces sportifs et culturels pour une ville où vivre et se dépenser est accessible!
Johann Dupuis
1) Une politique du logement qui garantisse un toit pour tous.
2) Mieux protéger les locataires contre les hausses de loyers et les résiliations de bail abusives.
3) Lutter pour une majorité de logements publics et abordables dans tous les quartiers de la Ville.
Marlène Bérard
1) Des rues sûres pour les piétons et le respect des vitesses par tous les usagers de la route.
2) Une coordination avec les écoles, les associations sportives et culturelles pour que les enfants puissent se rendre à leurs activités extrascolaires sans difficulté.
3) Des contrôles de l’espace de consommation avec un accompagnement des toxicomanes vers une sortie de la dépendance.
Pierre-Antoine Hilbrand
1) Plus de sécurité, en prenant au mieux en charge toutes les victimes de violences domestiques.
2) Plus de bons emplois et moins d’impôts. La classe moyenne doit pouvoir rester à Lausanne.
3) Travailler pour la qualité de vie: chantiers courts, propreté, fontaines et aménagements soignés et durables plutôt que provisoires.
Mathilde Maillard
1) Combattre le deal de rue, maintenir une présence policière forte et retrouver des rues propres.
2) Planifier les travaux, recréer des places de parc où c’est nécessaire et accélérer le développement du M3.
3) Baisser les impôts, supprimer les taxes inutiles, et construire des logements pour mettre fin à la pénurie.
Les Vert’libéraux -
Le Centre
Serge de Ribaupierre
1) Développer les P+R pour garantir l’accessibilité du centreville et réussir la transition vers les transports publics.
2) Un bureau municipal délégué au commerce et à l’économie pour mieux coordonner travaux, mobilité et promotion économique.
3) Améliorer la garde avec plus de coordination dans l’agglomération, un bon de garde universel, et des solutions pendant les vacances (été, quartiers, musées).
Virginie Cavalli
1) Investir les 70 millions prévus pour le nouveau stade de Coubertin dans des aménagements de loisirs sur l’ensemble des rives lausannoises.
2) Soutenir les petits commerces avec des horaires plus libres, notamment le soir et le week-end.
3) Rénover l’Hôtel de police et supprimer l’espace carcéral non conforme aux droits humains.
UDC
Emilie Moeschler
1) Introduire un abonnement pour les transports publics à 1.- par jour pour tous.
2) Une place en crèche pour chaque enfant, aussi pendant les vacances!
3) Rénover les piscines de quartier et les adapter aux personnes à mobilité réduite.
Natacha Litzistorf
1) Une ville plus fraîche, plus verte et meilleure pour la santé, avec 10’000 arbres plantés d’ici 2030, plus de points d’eau et de place pour la nature.
2) Une ville où chacun peut se loger dignement à un prix abordable, avec au moins 30% de logements publics dans chaque quartier.
3) Une ville responsable qui investit 100 millions par an pour le climat, soutient les entreprises locales et fait revivre les commerces.
Julien Eggenberger
1) Soutenir les Lausannois en veillant à au minimum 30% de logements à loyers modérés.
2) Mettre en œuvre l’abonnement TL à 1.- par jour.
3) Que la ville mette tout en œuvre pour soutenir chaque jeune sortant de l’école afin qu’il/elle trouve une solution pour son avenir.
Patrizia Mori
1) Plus de police de proximité et une tolérance zéro pour les incivilités.
2) Une revue rigoureuse des dépenses pour supprimer le gaspillage et baisser les impôts.
3) Priorité à l’accès aux logements subventionnés d’abord pour les Lausannois et leurs familles.
Valentin Christe
1) Que la Ville soutienne sa police et applique la tolérance zéro face au deal.
2) Que chacun puisse choisir son moyen de transport. Halte aux suppressions de places de parc!
3) Que les Lausannois soient prioritaires dans l’accès aux prestations et aux logements.
Fabrice Moscheni
1) Déplacer le deal de drogue hors du centre de Lausanne pour garantir la sécurité dans nos rues.
2) Baisser les impôts afin de redonner du pouvoir d’achat aux familles et aux entreprises.
3) Revitaliser nos commerces et la place économique en favorisant la création d’emplois.
Xavier Company 1) Développer rapidement les transports publics, M3 en tête, des itinéraires piétons sûrs et des pistes cyclables en site propre.
2) Une ville sûre, égalitaire et protectrice, sans consomma-
tion de drogues dans l’espace public, qui offre une réponse humaine et solidaire, en traitant le problème à la racine: des opportunités de sortir de la précarité.
3) Une ville qui continue de développer les énergies renouvelables pour atteindre la neutralité carbone, tout en accompagnant les chantiers que cela implique auprès des personnes impactées.
Grégoire Junod
1) Augmenter le nombre de logements à loyers abordables.
2) La réalisation rapide du métro M3 et le développement de notre réseau de bus mais aussi la généralisation à tout le monde des abonnements ½ tarif déjà en place pour les jeunes et les retraités.
3) Que Lausanne demeure une ville qui mette le vivre-ensemble et la cohésion sociale au cœur de ses priorités.
Xavier Roth
1) Un encadrement sociosanitaire axé sur la réduction des risques, qui permet d’aider les personnes en situation de précarité et de diminuer massivement les nuisances dans l’espace public, pour que chacun trouve sa place dans la ville.
2) Créer suffisamment de places d’accueil de jour pour que chaque enfant ait une place selon les besoins de sa famille, y compris durant les vacances scolaires.
3) Une baisse des prix couplée à une augmentation de cadence des transports publics afin de favoriser des déplacements qui rendent la ville plus agréable et sûre.
Modernokratie
Yasmine Alami
1) Offrir le droit de refuser l’intégralité des candidats.
2) La reconnaissance du vote blanc comme droit de veto.
3) Révéler notre force citoyenne: pouvoir dire non, même au principe de l’élection.
Bon Sens et Pragmatisme
Radu Ionescu
1) Uniformisation de la vitesse à 40 km/h de jour comme de nuit et une utilisation équitable de la voirie.
2) Refonte du Plan général d’affectation et de son règlement afin de favoriser la création de logements.
3) Réduire la dette de la Ville.
Propos recueillis par Thomas Lécuyer
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Le district lausannois connaît une hausse des expulsions de locataires
LOGEMENT • Le marché immobilier lausannois reste sous pression. En 2025, les expulsions dans le district ont augmenté de 5,8%, soulignant les tensions liées à la pénurie de logements et à la hausse des loyers. Associations de défense des locataires et représentants du secteur immobilier livrent des lectures divergentes.
C’est désormais devenu une habitude. Année après année, les expulsions de logements augmentent dans le district de Lausanne. Et 2025 ne fait pas exception à la règle puisque, selon les chiffres que nous nous sommes procurés en primeur, la hausse s’élève à 5,8% par rapport à 2024.
Une hausse que Tania Bonamy, responsable communication au sein de l’Ordre judiciaire vaudois, confirme tout en la nuançant:
«Nous constatons effectivement une hausse des expulsions dans le district de Lausanne. Cette dernière reste toutefois plutôt modérée (env. 5,8%). Il faut préciser que les expulsions ordonnées ne concernent pas uniquement des logements, mais aussi des places de stationnement, des garages, etc.»
résiliations liées à des travaux, des rénovations ou des transformations. «Très souvent, ces congés pour travaux sont contestables, note Julien Rilliet. La rénovation sert de prétexte pour évincer des locataires et augmenter le loyer au changement de locataire. Concrètement, on pousse des gens dehors pour relouer plus cher.»
Son de cloche différent
La rénovation comme prétexte?
Au total, 524 expulsions ont été exécutées en 2025 dans le district, contre 495 en 2024 et 418 en 2023. Une progression qui préoccupe Julien Rilliet, porte-parole à l’Asloca Vaud: «C’est une tendance qui nous inquiète. Elle confirme ce que nous constatons sur le terrain: la pénurie de logements et les loyers de plus en plus exorbitants imposés par les bailleurs rendent les locataires plus vulnérables, et beaucoup de ménages n’ont plus de marge quand un imprévu arrive.»
L’association de défense des locataires estime qu’une autre cause pourrait expliquer cette tendance: les
Sans grande surprise, le son de cloche est radicalement différent du côté des propriétaires immobiliers. Frédéric Dovat, secrétaire général à l’USPI Vaud, fait même une lecture inverse de nos chiffres: «Sur le terrain, nous ne constatons pas d’évolution haussière significative des cas d’expulsions. À titre d’exemple, le parc de logements à Lausanne est constitué de plus de 82’000 logements et le nombre d’expulsions s’est monté à 152 en 2024, soit 0,18%, ce qui reste heureusement des cas extrêmement rares. Une hausse de 5,8% à l’échelle du district de Lausanne représente environ 29 cas supplémentaires, ce qui confirme que le nombre d’expulsions est très faible par rapport à l’ensemble du parc de logements du district lausannois.» Il considère également que la
hausse des loyers dans le district lausannois n’a aucune influence sur le nombre d’expulsions: «La principale et quasiment unique raison des expulsions est le non-paiement du loyer qui n’a généralement pas fait l’objet d’une hausse.»
Municipal en charge du logement et donc disposant d’une vue d’ensemble des problématiques immobilières qui agitent la capitale vaudoise, Natacha Litzistorf tient à contextualiser: «La hausse des loyers est clairement un facteur majeur, en particulier dans un contexte de pénurie de logements abordables. Mais elle ne suffit pas à elle seule à expliquer la situation. D’autres éléments interviennent: des ruptures dans les parcours de vie (divorce, séparation, décès), des changements professionnels comme une perte d’emploi ou une baisse de revenus, ainsi que la hausse générale du coût de la vie (assurances, énergie, dépenses courantes). Faute d’alternatives accessibles, certaines personnes restent dans des logements devenus trop chers pour leurs moyens, ce qui peut conduire à des situations d’impayés puis, in fine, à une expulsion.»
2026 ne s’annonce pas meilleure
Faut-il s’attendre à une nouvelle flambée des expulsions cette année? L’élue
verte estime que, sans un renforcement de l’offre de logements abordables et des dispositifs de prévention en amont des expulsions, la tendance se poursuivra en 2026. Un avis partagé par le porte-parole de l’Asloca Vaud: «Le risque que la hausse des expulsions se poursuive est réel. La pénurie ne disparaît pas et certains bailleurs savent qu’ils retrouveront un locataire sans difficulté. Dans ce contexte, la tentation est forte de maximiser le rendement.»
Quant à Frédéric Dovat, il tient à rappeler l’un des outils mis en place par l’USPI pour donner un coup de pouce aux locataires qui traversent une période compliquée: «Nous avons constitué une Fondation USPI Vaud qui vient en aide financièrement, sous certaines conditions, aux locataires qui, suite à un coup du sort (perte d’emploi, maladie, séparation, etc.), n’arrivent plus à payer leurs loyers. La Fondation prend à sa charge jusqu’à trois mois d’arriérés de loyers. Depuis sa constitution en 2012, la fondation a aidé plus de 150 Fabio Bonavita
Pour Frédéric Dovat, les expulsions restent rares. DR
TRÈS PETITES ENTREPRISES Nouvelle prestation de conseil
DR
Face à la complexité croissante liée à la création et à la gestion d’une activité indépendante, le Service de l’économie de la Ville a lancé, le 23 février dernier, une nouvelle prestation d’accueil, d’orientation et de conseil destinée aux très petites entreprises (TPE). Ce dispositif vise à offrir un point d’entrée aux personnes souhaitant créer ou développer une activité économique sur le territoire communal. Infos sur: www.lausanne.ch/conseil-tpe
MICROPLASTIQUES
Un traitement qui fait ses preuves
La Ville de Lausanne, en partenariat avec l’Université de Genève (UNIGE), suit les microplastiques dans l’eau brute du Léman et l’eau potable distribuée. Les premières analyses révèlent des concentrations de 10 à 40 particules de microplastique par mètre cube (1000 litres) en sortie d’usine de traitement de l’eau. Les analyses effectuées sur l’eau prélevée en profondeur alimentant les usines de traitement de Lutry et SaintSulpice montrent que l’eau du Léman contient entre 260 et 950 MP/m3. Après traitement, les concentrations chutent fortement et sont comprises entre 10 et 40 MP/m3. Grâce aux méthodes modernes, le taux d’abattement moyen est ainsi d’environ 95%, démontrant l’efficacité des chaînes de traitement. Pour renforcer la surveillance de ces particules et développer une expertise locale, le Service de l’eau inaugurera prochainement un nouveau laboratoire dédié aux microplastiques (MP).
Entre pénurie de logements et loyers en hausse, de plus en plus de ménages sont menacés d’expulsion. 123RF
Le coup de gueule de la semaine
Quand la meute dicte sa loi
FOOT ET VIOLENCE • Entre sabotage ferroviaire et guérilla urbaine, la rivalité Lausanne-Genève sombre dans la toxicité. Alors que les autorités activent le régime «Progresso», l’inertie de la Berne fédérale et la passivité des clubs laissent le champ libre à une logique de meute inacceptable.
Le constat est accablant.
Dimanche 15 février dernier, un engin pyrotechnique lancé depuis le train des supporters du Servette FC a incendié un nœud stratégique en gare de Lausanne.
Avec un millier de fils électriques hors d’usage, ce sabotage ferroviaire a transformé le derby lémanique en un pur acte de vandalisme, paralysant durablement le trafic.
Une tension toxique
Entre Lausanne et Genève, quand il s’agit de football, la tension n’est plus historique, elle est devenue toxique. Ce qui était autrefois une saine rivalité régionale a muté en une hostilité stérile où le football n’est plus qu’un décor.
Canons à eau à la Tuilière en mars dernier, fresques profanées aux Boveresses à la mi-janvier ou encore arrêts de bus dévastés: chaque derby sert désormais de prétexte à un sac-
cage méthodique de l’espace public. Le récent chaos en gare de Lausanne n’est donc que l’ultime épisode d’une longue série de désordres urbains. Loin d’être gratuite, cette violence répond à une mécanique de meute bien huilée.
Pour les ultras, «allumer le feu», vandaliser le mobilier urbain ou profaner des fresques rivales est un acte de marquage territorial qui vise à humilier l’adversaire sur son propre sol. Comme c’est aussi un défi aux autorités.
Face à cette dernière dérive, celles-ci ont activé le régime «Progresso», qui repose sur une gradation automatique des sanctions en fonction de la gravité des incidents. Lors des deux prochains matches du Servette FC, ses supporters seront ainsi identifiés par vidéosurveillance et une pluie d’interdictions de périmètre sera décrétée pour les fauteurs de troubles identifiés. Quant
Le regard satirique d’Alan Monoc sur l’actualité
Marie-Antoinette chez les Verts de la mouette d Le cri
Les débats télévisés, c’est aussi rasant qu’un Sarkozy qui pense à la présidentielle le matin. Ou que des candidats à la Municipalité qui pensent à leur réélection ou à leur élection, en ce qui concerne les apprentis qui se lancent pour une première fois.
Nos estimés confrères de La Télé ont en tout cas fait le job, en organisant le 12 février un débat consacré aux élections lausannoises, comme il se doit policé, sans saveur ni mouvements du collier, mais tout à fait honorable. Et dans la partie consacrée à la mobilité, c’est notre tout aussi estimée Natacha Litzistorf, qui a remplacé au
aux CFF et à la police, ils envisagent pour leur part la suppression des trains spéciaux, au profit de convois sous haute surveillance.
Sanctions insuffisantes C’est bien, mais insuffisant! Cet arsenal n’est qu’un pansement sur une plaie béante. Entre des clubs accusés de ménager leurs kops, pour maintenir l’âme et la valeur économique de leur équipe, et une Ligue de football qui s’enferme dans un rôle de spectatrice impuissante, le véritable blocage se situe à Berne.
pied levé son collègue Xavier Company, qui après les affres de la Municipalité, se frotte désormais à ceux de la paternité. Félicitations à lui, et à nous, puisque cela fera autant de sous en plus pour notre AVS, lorsque nos descendants voteront la 14e rente.
Mais revenons aux débats. Aussi ennuyeux soient-ils, il peut arriver que de fugaces moments de vérité émergent du galimatias des
Par son inertie coupable, le pouvoir fédéral refuse de muscler la loi, condamnant les cantons à bricoler des mesures disparates.
Dans ce vide institutionnel, l’impunité prospère: chaque dégradation devient un véritable défi lancé à un État qui hésite, transformant ce chaos récurrent en un véritable naufrage démocratique. L’avenir, malheureusement, le prouvera encore.
Philippe Kottelat
L’invitée L’iité
Pauline Blanc
Conseillère communale PLR à Lausanne et Vice-présidente des Jeunes Libéraux-Radicaux Suisse
Pour un service public de qualité, sans contenus loufoques
L’initiative «200 francs ça suffit» a pour but de maintenir un montant de redevance permettant à la SSR d’avoir les moyens financiers nécessaires pour répondre à son mandat de service public. Au vu des dépenses actuelles de la SSR, il apparaît clairement que les recettes provenant d’une redevance par ménage à CHF 200.- sont suffisantes pour que le service public actuel perdure. Aujourd’hui, la population finance la folie des grandeurs de la SSR et du contenu qui dépasse largement la définition de service public.
Le texte de l’initiative prévoit très clairement que le système péréquatif actuellement prévu doit perdurer en ce sens que toutes les régions linguistiques minoritaires doivent recevoir une part de redevance suffisante pour produire du contenu adapté. Baisser la redevance à 200 francs, c’est financer un service public de qualité qui répond à sa mission première d’information neutre, complète, correcte et qualitative dans l’ensemble du pays, et adaptées aux régions linguistiques. C’est permettre à la SSR de continuer à faire son travail et à répondre à son mandat. Cela ne sonne pas la fin du service public et l’information, c’est sonner la fin du financement par la population des idées les plus farfelues les unes que les autres de la SSR.
C’est aussi garantir aux acteurs privés une réelle et concrète place sur le marché. C’est laisser la liberté de choix aux citoyens du contenu qu’ils consomment. Pour un service public fort et de qualité, pour une diversité d’offre, pour un libre choix de la population, il faut voter oui à l’initiative «200 francs ça suffit»!
éléments de langage préparés à l’avance et destinés à convaincre l’électeur benêt que ce qu’il a sous les yeux n’est pas réel.
Dans notre ville en effet, la voiture n’est pas stigmatisée, les vélos ne sont pas outrageusement favorisés, les commerçants sont contents, et il y a même plus de places de parc (privées) qu’avant, ce qui en passant, revient à favoriser ceux qui
ont la possibilité de se les payer. Et Natacha Litzistorf? Pas besoin de se payer une place de parc privée, puisque, «ne conduis(ant) pas, elle prend le taxi!» a-t-elle lâché avec sa candeur coutumière. Le taxi, une alternative bonne pour le climat – leurs voitures sont de plus en plus électriques –, bonne pour la mobilité, et si légère à ceux dont le portefeuille est bien garni. Bonnes gens, laissez donc votre voiture et prenez le taxi, il parait qu’en plus «on (y) apprend plein de choses sur la vie nocturne et diurne» de Lausanne, et même selon certains, qu’on y sert un caviar d’excellente qualité.
8 mars 2026
Jean-François THUILLARD au Conseil d’Etat
L’ÉCONOMIE EN CLAIR PAR PIERRE NOVELLO
Impôt sur les successions: une vraie bonne idée?
Après la claque subie par l’initiative «Pour l’avenir» des jeunes socialistes fin 2025, qui visait à l’introduction d’un lourd impôt fédéral sur les successions à partir de 50 millions de francs, la cause paraît entendue pour un impôt toujours très impopulaire. On en reste donc avec des impôts purement cantonaux, généralement très modérés. Pourtant, de nombreux économistes restent persuadés que l’imposition des successions constitue une excellente solution pour répondre aux défis à venir, comme s’en sont fait l’écho les auteurs d’une récente étude universitaire («Imposition de la transmission de patrimoine – Un potentiel sous-exploité»), focalisée sur le cas suisse. Pour ces derniers, l’impôt sur les successions recèle non seulement un gros potentiel, mais permet aussi d’améliorer l’égalité des chances et la répartition des richesses, qui est toujours plus déséquilibrée sous l’effet des héritages massifs laissés par la génération des baby-boomers. «Ce type d’impôts, écrivent les auteurs, génère moins de distor sions que d’autres formes de ponction fiscale, notamment en comparaison avec les impôts sur le revenu et les prélèvements obligatoires. Il pourrait même avoir des effets positifs sur l’offre de travail et l’épargne des héritiers et ainsi que sur l’entrepreneuriat». Nos économistes ne se font cependant guère d’illusions sur l’ad tion rapide d’un impôt fédéral sur les successions. Souvent qua d’«impôt sur la mort», il cristallise l’opposition en touchant un patrimoine familial déjà fiscalisé tout au long de la vie. C’est pourquoi les auteurs préconisent prudemment de commencer par l’échelon cantonal. Programme qui reste tout de même ambitieux. Ce n’est sans doute pas demain la veille!
PHOTOMONTAGE RAPHAËL AI
Jeunes adultes cherchent animations à Bussigny
ÉLECTIONS
COMMUNALES • Entre ville et campagne, Bussigny est une commune qui grandit à vitesse grand V. Jusqu’à maintenant, les autorités ont déployé un maximum d’efforts pour attirer et occuper les enfants et les adolescents. Mais les jeunes adultes, eux, préfèrent aller chercher de quoi s’occuper à Lausanne.
Être jeune à Bussigny, ça veut dire quoi? Le mieux, pour s’en rendre compte, est de se rendre au CRAB, le Centre de Rencontre et d’Animation de la commune, un mercredi aprèsmidi. Ici, relâches ou pas, l’affluence ne faiblit pas. Une trentaine de jeunes entre 6 et 18 ans s’activent à la table de baby-foot, autour d’un copieux quatre heures ou à la construction de Legos. La vingtaine tout juste entamée, Camille et Maria Isabel travaillent au CRAB les étés, pendant les vacances scolaires, histoire de se faire quelques sous et de profiter de l’ambiance joviale. «C’est un lieu très familial, et on se connaît tous, explique Maria Isabel. Et comme il y a tous les âges, petits et grands peuvent partager des moments ensemble.»
moins il y en a. Pour les plus de 18 ans, on ne sait pas trop où aller.»
Seulement voilà: si la Commune réussit à occuper ses enfants et ses ados, et à faire travailler les jeunes adultes, peu de choses sont mises en place pour les loisirs de ces derniers. Aujourd’hui, Camille et Maria Isabel auront tendance à sortir à Lausanne plutôt que dans l’unique bar de la ville. «Pour les plus jeunes, il y a une super offre d’activités, continue cette dernière. Mais plus on grandit,
La solution, peut être que Samuel Mathez l’a déjà mise en place. Lauréat 2025 du concours projet jeunesse, mis en place par la commune, il a déjà organisé plusieurs soirées «soundsystem» au sein de la commune, sur le modèle d’un concept musical originaire de Jamaïque. «On a déjà organisé deux ou trois soirées, et nous sommes en train de regarder avec des collectifs, notamment à Bussigny, pour en organiser d’autres, explique le jeune de 19 ans. La culture soundsystem attire beaucoup de jeunes, mais cela reste très intergénérationnel.»
Voter, pourquoi pas, participer, non merci
Reste encore à les intéresser à la politique. Si Samuel et Maria Isabel prévoient de mettre leur enveloppe dans l’urne pour les prochaines élections communales, Camille avoue ne pas se sentir concernée par la politique communale. «J’en ai une image très carrée et administrative, avoue-
Un tremplin pour les 12–25 ans
Le concours projet jeunesse a vu le jour en 2022, et, chaque année, il donne la possibilité à des jeunes de 12 à 25 ans de présenter des projets et des idées. Un jury composé de 14 habitants de la commune, âgés de 12 à 25 ans, évalue les projets et attribue un financement de 5000 francs, répartis sur trois projets primés. «Ce format a permis à plusieurs jeunes de pouvoir concrétiser les propositions qu’ils estimaient pouvoir être utiles à la collectivité, se réjouit Stéphane Delgrande, chef de service de la cohésion sociale et de l’enfance à Bussigny. En 2026, le concours projet jeunesse sera à nouveau organisé, permettant d’impliquer de nouveaux habitants de 12-25 ans».
CHANTIER DE L’OFROU
Plusieurs mois de travaux
t-elle. Peut-être que je m’y intéresserais plus si j’avais l’impression que la politique était plus proche des jeunes et du terrain, si les thèmes étaient plus légers.»
Même si elle est davantage intéressée et a déjà participé à des débats, Maria Isabel avoue que les jeunes seraient peut-être attirés par la politique via des activités plus «fun», comme des débats ou des thèmes très concernants. «Si on va trop dans des sujets précis et complexes, ils seront vites perdus.»
Il y a quelques années, un conseil des jeunes avait été mis en place, pour permettre aux jeunes de la commune de faire porter leurs voix. Faute d’affluence, il n’a pas continué. «Plusieurs des jeunes de 14-20 ans y ayant participé avaient exprimé du découragement lié au fait que les idées dont ils débattaient nécessitent beaucoup de temps pour qu’elles deviennent concrètes, explique Stéphane Delgrande, chef de service de la cohésion sociale et de l’enfance à Bussigny. Ils peinaient à voir l’apport concret de leur participation à ce conseil. En 2025, l’équipe d’animation socio-culturelle de la commune avait proposé à des jeunes de 13-18 ans de les accompagner à une séance du Conseil communal pour mieux connaître ou comprendre le fonctionnement de la politique communale. Il s’agissait d’une première expérience à laquelle peu de jeunes avaient répondu. Nous prévoyons cependant de renouveler l’expérience cette année, en adaptant la promotion de cette activité, sur la base de l’expérience vécue en 2025.» Le défi de la politique communale bussignolaise sera donc de rendre la prochaine législature plus «adofriendly». Et peut-être que la politique suisse, de manière générale, pourra s’en inspirer.
Élise Dottrens
entre Écublens et la Maladière
L’Office fédéral des routes procédera à des travaux d’entretien sur l’autoroute entre l’échangeur d’Écublens et le giratoire de la Maladière à Lausanne. Ces travaux ont débuté lundi dernier et devraient se prolonger jusqu’à la fin du mois d’octobre 2026. Ils s’inscrivent dans le cadre du projet de suppression du goulet d’étranglement de Crissier et concerneront plusieurs infrastructures clés: les passages supérieurs du Tir Fédéral et de la Maladière, le passage inférieur du chemin du Bois-de-Vaux,
certains murs de soutènement, ainsi que le giratoire de la Maladière. L’objectif est d’assurer la sécurité et la durabilité de ces ouvrages tout en améliorant la fluidité du trafic sur ce tronçon particulièrement fréquenté. Afin de limiter l’impact sur la circulation, certaines interventions seront réalisées de nuit. Ces opérations occasionneront des fermetures ponctuelles de l’autoroute, nécessitant la mise en place de déviations via le réseau cantonal. Les usagers sont invités à suivre la signalisation. DR
FÊTE SON 80ème ANNIVERSAIRE
Maria Isabel et Camille se sentent au CRAB comme chez elles. Mais pour s’amuser, elles se rendent à Lausanne. DOTTRENS
Le boucher devenu la voix des précaires
MUNICIPALES 2026 • Issu d’une famille d’artisans et aujourd’hui enseignant au secondaire, le popiste Xavier Roth a fait de ses combats et de ses idéaux une boussole politique. Il défend une gauche ancrée dans le réel.
Lausannois de naissance, Xavier Roth a grandi bien loin du sérail de la politique, au sein d’une famille d’artisans, avec des parents bouchers à Lutry, à la tête d’un commerce installé dans la petite ville aux portes du Lavaux depuis plus de quarante ans. «On le sait, en général, les artisans ne sont pas réputés pour être des fieffés gauchistes», sourit celui qui se retrouvera bientôt étiqueté POP (Parti Ouvrier et Populaire). Paradoxalement, c’est ce monde du travail, rude et exigeant, des artisans qui ne comptent ni leurs efforts ni leurs heures pour arriver à préserver leurs affaires et leur indépendance, qui a forgé très tôt son regard politique.
Faire société
Il se souvient de ses parents, infatigables au travail (toujours fidèles au poste à 72 ans!), de son père rentrant le 24 décembre après avoir enchaîné 48 heures d’affilée sans revenir à la maison, épuisé, et garde en mémoire une réalité économique souvent fantasmée: «Les gens pensent qu’on s’en met plein les poches parce que la viande est chère, mais quand vous regardez les marges concrètement… c’est difficile.»
Xavier Roth ne se construira jamais en opposition de cet héritage familial, et travaillera lui-même en boucherie pendant deux ans pour se confronter à la réalité du métier et du
monde du travail. De là naîtra une prise de conscience progressive, nourrie par la lecture et l’observation: quelque chose ne tourne pas rond dans cette course permanente au profit, à la croissance infinie, au plus, plus, plus, toujours plus. Devenu enseignant au secondaire, il travaille aujourd’hui dans des classes d’accueil, avec des adolescents âgés
«J’aime Lausanne car elle reste un bastion de solidarité, avec un fort ancrage à gauche depuis de nombreuses années»
de 15 à 17 ans et parfois très «rock’n’roll», comme il le dit luimême.
«Rock’n’oll», on sent que c’est un univers qui lui parle, la faute peutêtre à ses tatouages, ou à la guitare électrique qui trône dans son salon.
«Ce sont des enfants à fleur de peau, mais pleins de potentiel, souvent marqués par l’exil. J’ai des élèves ukrainiens, kurdes, érythréens ou éthiopiens. Les rencontrer, les accompagner, ça influence vraiment votre pensée, votre vision du monde», confie-t-il, défendant une
voie engagée et humaniste de l’action politique: «La noblesse première de faire société, c’est de partir des besoins des gens les plus vulnérables, de les aider, et puis petit à petit de remonter la pyramide. Le système actuel fait l’inverse, défendant d’abord les intérêts du haut de la pyramide.»
Xavier Roth s’agace d’un débat public qui parle sans cesse des conséquences de la vulnérabilité sociale ou économique – précarité, pauvreté, dépendances, santé mentale et physique – sans jamais en interroger les causes. «On fait par exemple des articles tous les jours pour dire qu’il y a de plus en plus de burn-out et de dépressions, sans jamais poser la question du pourquoi et surtout agir en conséquence.» Pour lui, la politique doit protéger les plus faibles, à travers des engagements forts dans le logement, la santé, l’école, l’entraide, faute de quoi les trajectoires individuelles peuvent basculer. «Une fois que vous êtes sorti de la société, c’est extrêmement dur de revenir vous chercher».
En finir avec la course permanente au profit Lausannois engagé, il vit la ville comme un espace de luttes concrètes, mais aussi comme le lieu idéal pour fabriquer du lien social. Musicien amateur – saxophone pendant vingt ans, puis basse et guitare –
il voit la culture comme un besoin vital, et souligne l’importance de se battre pour la richesse de l’offre culturelle: «Trop de lieux alternatifs disparaissent sous la pression de la rentabilité. C’est le rôle des pouvoirs publics de protéger cette richesse, cette diversité. J’aime Lausanne car elle reste un bastion de solidarité, avec un fort ancrage à gauche depuis de nombreuses années, mais je m’inquiète aussi de sa gentrification et de la spéculation immobilière. Le petit artisan ne peut pas suivre l’explosion des loyers. Là aussi, on doit agir.» On l’aura compris, Xavier Roth veut en finir avec la «course permanente au profit», qu’il décrit comme un système global, quasi mécanique, où une minorité concentre le pouvoir et les richesses. Celui qui se décrit comme «un gars désespérément normal», mû par une colère lucide et une fidélité aux milieux populaires, lit beaucoup, réfléchit énormément, et a toujours besoin d’occuper son cerveau en faisant des analyses, de la musique, ou des Lego. On sent que ça bouillonne. Qu’il soit élu ou non, il l’affirme sans détour : «Si je ne suis pas élu en mars, je n’arrêterai pas de me battre pour autant.»
La rue comme boussole politique
MUNICIPALES 2026 • Militant précoce, Julien Nagel d’Ensemble à Gauche revendique une politique enracinée dans le réel et fidèle aux engagements pris: de l’entretien du bois de Sauvabelin aux services publics.
La conscience politique de Julien Nagel est née très tôt, comme une vocation citoyenne. C’était en 2003, lors de sa première participation à une manifestation. Tout juste âgé de 13 ans, il prend part au mouvement contre la guerre en Irak. Il se souvient: «C’était une manifestation importante, entre 10’000 et 15’000 personnes dans la rue, un rassemblement spontané sous l’impulsion des étudiants, comme il y en a eu à travers toute la Suisse à ce sujet. L’info était relayée jusque dans les écoles. Ça a duré toute la journée».
Soigner la forêt et les gens
Cette expérience fondatrice, vécue alors qu’il est encore au collège, lui
révèle la force de la rue et de l’action collective. Ce premier pas s’inscrit dans une sensibilité forgée autant par l’actualité internationale que par son environnement familial, très sensible à l’écologie. «Ma mère, mon grand-père, ont toujours été très proches de la nature», confie-t-il. Un attachement qui se cristallise aujourd’hui autour d’un combat emblématique, celui contre la pollution aux dioxines à Lausanne. La forêt de Sauvabelin, lieu de souvenirs d’enfance et de courses d’école, devient pour Julien Nagel le moteur d’une indignation citoyenne: «Chaque fois que je passe dans cette forêt, je me dis que c’est un des lieux les plus pollués de Suisse». Il
dénonce un attentisme des autorités face à un enjeu sanitaire majeur, qu’il trouve inacceptable: «Il faut dépolluer maintenant et renouveler la campagne de prévention, c’est un enjeu de santé publique. Les enjeux financiers se régleront après». À la sortie du gymnase, Julien Nagel choisit la voie d’infirmier et se forme à la HESAV avec la volonté très concrète d’être utile. Rapidement pourtant, les stages en soins aigus au CHUV, puis le travail comme soignant à domicile et en EMS, le confrontent à la dure réalité du terrain. La surcharge, la pression constante, l’enchaînement des urgences laissent des traces profondes. «J’étais à la limite du burn-out en stage, alors que j’étais encore étudiant». Cette immersion précoce dans les conditions de travail des soignants agit comme un révélateur. Défendre les services publics ne relève plus d’un slogan abstrait: c’est une exigence née du vécu. L’austérité, les économies sur le dos du personnel, l’épuisement des ressources humaines, au même titre que celui des ressources naturelles, lui apparaissent comme autant d’injustices structurelles contre lesquelles il faut lutter.
Lutter, toujours
La vision politique de Julien Nagel refuse de séparer la rue des institutions. Membre de solidaritéS depuis ses 18 ans, il revendique un lien constant entre mouvements sociaux et
parlements. Selon lui, les avancées sociales naissent rarement dans les bureaux des partis ou des institutions: elles émergent des mobilisations populaires, que la politique institutionnelle doit ensuite relayer. À Lausanne, il cite des exemples concrets, comme la création de l’espace de consommation sécurisée, la vente contrôlée de cannabis, ou encore la mise à l’agenda politique des enjeux liés aux violences policières et au
«Ce qui m’importe, ce n’est pas d’être élu en tant que personne, mais de faire une campagne sur la base d’un projet commun»
racisme systémique.
Lausannois de naissance, Julien Nagel vit aujourd’hui à Ouchy, le long de la ligne de métro, tout en restant attaché au centre-ville où il a grandi, près de la piscine de MonRepos et du collège de Béthusy. Il rappelle que le quartier Sous-Gare n’est pas le sanctuaire bourgeois que l’on imagine parfois, mais offre aussi une véritable mixité sociale.
Jeune père de deux enfants, il manifeste moins qu’avant, mais sans rien céder sur le fond. «J’ai toujours les mêmes convictions politiques, même si je descends moins dans la
Thomas Lécuyer
rue, en lien avec mon rôle de père». Ainsi, la question du compromis constitue une ligne de fracture claire. Longtemps, on lui a prédit qu’avec l’âge, un emploi stable et une vie de famille, ses positions s’adouciraient. «Ce n’est pas par le compromis qu’on change les choses».
Discussion sous conditions
Dans l’éventualité d’un accès à l’exécutif communal, Julien Nagel se montre ouvert à la discussion, mais sous des conditions strictes. Pour lui, la collégialité n’a de sens que si elle permet de concrétiser de véritables avancées pour la population. Si ce n’est pas le cas, il n’hésite pas à envisager la rupture de collégialité, voire la démission, plutôt que de céder à des compromis qu’il jugerait stériles.
Plus qu’une simple ambition personnelle, Julien Nagel défend un projet porté par un groupe. «Ce qui m’importe, ce n’est pas d’être élu en tant que personne, mais de faire une campagne collective, sur la base d’un projet commun, dans lequel nous souhaitons défendre les besoins du plus grand nombre et relayer les revendications des mouvements sociaux».
Thomas Lécuyer
Infirmier de formation, Julien Nagel veut porter en politique les luttes sociales. TILLE
Xavier Roth veut «faire société» en partant des besoins des plus fragiles. TILLE
Le glaucome, un «tueur de vue» silencieux
PRÉVENTION • Près de 100’000 personnes en Suisse seraient atteintes de glaucome sans en avoir conscience. Alors que cette affection oculaire sévère peut mener à la cécité, l’examen ophtalmologique de dépistage est la seule manière d’endiguer une évolution négative.
Le glaucome est une maladie sournoise, qui progresse lentement, parfois sur dix ou vingt ans, sans provoquer de douleur ni de signes perceptibles. Longtemps silencieuse, elle ne se manifeste que par une diminution graduelle de la vision périphérique, c’est-à-dire du champ visuel. Une évolution si lente que le cerveau compense et que la personne touchée ne s’en rend pas compte. Jusqu’au point de nonretour: une perte totale de la vue, irréversible. Cette atteinte insidieuse est le plus souvent liée au glaucome chronique à angle ouvert. En Suisse, cette forme concerne environ 1,5% de la population, une proportion qui grimpe à près de 5% chez les plus de 70 ans. Si son origine pré-
cise reste inconnue, l’âge et le vieillissement constituent des facteurs déterminants, tandis que des antécédents familiaux et une myopie figurent également parmi les principaux facteurs de risque identifiés.
Repérer les premiers signes
Concrètement, l’œil fonctionne comme une cavité dans laquelle circulent en permanence des liquides. Lorsque cet écoulement est perturbé, la pression intraoculaire augmente. À terme, cette élévation anormale endommage le nerf optique, chargé de transmettre les informations visuelles au cerveau.
D’où l’importance capitale du dépistage. Un examen ophtalmologique de routine suffit généralement à repérer les premiers signes de la
maladie, le plus souvent une pression oculaire trop élevée, et à intervenir avant que le nerf optique ne soit atteint de manière irréversible. La bonne nouvelle, c’est qu’une fois le glaucome dépisté, la médecine dispose de moyens efficaces. Car s’il n’existe pas de traitement curatif
Avis du spécialiste Pr André Mermoud
Spécialiste FMH en Ophtalmochirurgie
En quoi le dépistage régulier du glaucome est-il important?
En Suisse, environ un quart des personnes qui souffrent d’un glaucome ne savent pas qu’elles en sont atteintes. Elles passent entre les gouttes du système de santé, et courent à terme, un très grand risque de devenir aveugles. Le dépistage est donc important car il permet de détecter la maladie à un stade précoce chez des gens qui ne présentent aucun symptôme, puisque cette pathologie, jusqu’à un stade avancé, passe souvent inaperçue. En Suisse et dans le monde, le glaucome est d’ailleurs la première cause de cécité irréversible!
En quoi consistent ces examens de dépistage? À partir de 40 ans, chacun devrait se faire dépister au moins tous les trois ans chez un ophtalmologue. L’objectif est de mesurer la pression oculaire, mais
aussi de vérifier l’état du nerf optique, via un examen du fond de l’œil. Ce dernier examen est absolument indispensable car certains glaucomes surviennent alors même que la pression intraoculaire est normale. Au final, il s’agit de deux examens très simples et totalement indolores, que l’on ne complètera par d’éventuelles autres investigations que s’il y a des doutes.
Est-il possible de guérir définitivement du glaucome?
Non, mais le glaucome se soigne très bien en faisant baisser la pression oculaire et assurant ensuite une surveillance régulière, car un glaucome, même correctement soigné peut toujours un jour se manifester à nouveau avec une pression élevée. Moyennant cela, on peut vivre tout à fait normalement et sans perte de vision.
- la maladie est chronique et accompagne le patient toute sa vie -, il est en revanche possible de la maîtriser et de la stabiliser.
Dans la majorité des cas, l’instillation quotidienne de collyres permet de faire baisser la pression dans l’œil et de préserver la vision. Lorsque ces mesures ne suffisent pas, le recours au laser, voire à la chirurgie, peut s’avérer nécessaire
afin de rétablir un équilibre durable de la tension oculaire.
Charaf Abdessemed
Avec la collaboration du
Dépistages gratuits sur rendez-vous
À l’occasion de la Semaine internationale du glaucome, Swiss Visio organise, du 8 au 14 mars des dépistages gratuits dans ses centres participants:
- Swiss Visio Chavannes
- Swiss Visio Montchoisi
- Swiss Visio Siloah
- Swiss Visio Sierre
- Swiss Visio Eaux-Vives
- Swiss Visio Moutier
- Swiss Visio Saint-Imier
- Swiss Visio Valère
- Swiss Visio Palézieux
- Swiss Visio Bellinzone
Prise de RDV préalable obligatoire sur www.swissvisio.net ou par téléphone au 058 274 23 80
Dans le cadre de la semaine internationale du glaucome du 8 au 14 mars 2026, Swiss Visio Network, réseau suisse d’ophtalmologie, offre des dépistages.
Maladie silencieuse, le glaucome est la première cause de cécité irréversible dans les pays développés. S’il n’est pas détecté à temps, le glaucome entraîne une réduction du champ de vision et progressivement la perte de la vue. Les symptômes arrivant tardivement dans la maladie, le dépistage est primordial dès 40 ans.
Dépistages sur rendez-vous
Scannez le QR code !
Mesurer la pression oculaire et examiner le fond de l’œil, deux examens simples pour une prévention efficace . DR
Portraits intimes des candidat(e)s à la Municipalité de
La jeunesse au service du collectif
MUNICIPALES 2026 • À 30 ans, Guillaume Matthey se présente comme candidat Ensemble à Gauche. Une première, après plus de dix ans de militantisme. Lausannois de longue date, il défend une politique du «faire ensemble».
À deux pas du métro Grancy, le Tortillard est un café de quartier comme il n’en existe plus beaucoup à Lausanne. L’endroit est hors d’âge, la déco est anti-Instagramable et du coup authentique. Guillaume Matthey y sirote un café: «J’ai grandi juste à côté. L’endroit ne paye pas de mine, mais il a une terrasse ombragée, idéale quand il fait trop chaud.»
Plus forts ensemble À 30 ans, il fait partie des plus jeunes candidats de ces élections, une position qu’il assume sans fétichiser la jeunesse. À ceux qui parlent d’une génération désengagée, il oppose une lecture plus structurelle: «La dite «Gen Z» affiche effectivement un plus grand individualisme, produit du néolibéralisme des générations d’avant. Ça a affaibli le besoin d’appartenir à des collectifs, mais cela ne signifie pas un désintérêt pour le monde et la politique. C’est une génération qui s’engage sous d’autres formes. Pour ma part, je n’ai pas vécu d’épiphanie, l’engagement est venu petit à petit, par le besoin d’agir, de faire des choses avec d’autres gens». Cette soif du collectif traverse toute sa trajectoire. Longtemps, le scoutisme en a été la source, d’abord à la brigade de Montbenon, puis à celle du SacréCœur. Il y apprend à être ensemble, à
faire avec, à se donner pour les autres. Une expérience déterminante pour la suite: «C’est un peu comme ça que je suis passé à la politique, c’est une sorte de continuité de l’engagement collectif, de quête de sens». Militant depuis plus de dix ans, il devient candidat avec l’idée d’être un porte-voix plutôt qu’une figure politique: «Je ne me présente pas pour un projet personnel. Les
«Les idées que je porte sont le fruit de luttes menées depuis des années sur le logement, la sécurité, l’accès aux soins»
idées que je porte sont rédigées collectivement, elles sont le fruit de luttes menées depuis des années sur le logement, la sécurité ou l’accès aux soins». Doctorant et employé de l’université de Lausanne, il a vécu pleinement la grève de la fonction publique de la fin d’année. Il s’est mobilisé, pour défendre le service public en général et par solidarité avec les collègues les plus précaires et les premiers postes touchés par les coupes budgétaires successives.
Face à l’ampleur de la mobilisation, il évoque des moments très forts de cohésion, de lutte collective, mais aussi de doute, lorsque le gouvernement et le parlement vaudois ignoraient une mobilisation historique avec plus de 20’000 personnes dans les rues. Au-delà des résultats immédiats, cette grève lui apparaît comme un moment clé de politisation collective: elle a créé des espaces de discussion entre collègues qui, jusque-là, ne faisaient que se croiser, et a permis de mettre en lumière les conditions de travail, les salaires et le statut précaire des doctorants. Une preuve concrète, à ses yeux, que les changements de société viennent «par en bas», dès lors que les gens se mettent ensemble et s’organisent.
Un trentenaire normal Guillaume Matthey est un trentenaire normal, un iPhone, des vêtements achetés à la Coop ou chez H&M, pas de voiture ni de permis, des déplacements à vélo, des soirées cinéma et au théâtre. Mais ça ne l’empêche pas de s’engager sans cesse. Pour lui, c’est dans les espaces militants et les luttes que s’expérimentent d’autres manières de refaire société. «Ma famille est plutôt marquée à gauche, mais sans engagement particulier. Mon grand-père était pasteur à Roubaix, dans le nord
de la France, dans les années 1950 et 1960, au cœur d’un paysage ouvrier très “Zola”, fait de corons et de terrils. Inspiré par la veine sociale du protestantisme, il a toujours vivement critiqué les injustices sociales et porté une attention particulière aux plus modestes. Son héritage m’a sans doute influencé». Son engagement municipal s’enracine ainsi dans une lecture collective de la crise écologique. Plutôt que de moraliser les comportements individuels, il interroge les structures: «À Lausanne, il y a des leviers concrets
que l’on peut actionner collectivemen: la place de la voiture, la gratuité des transports publics, l’accès au logement, la défense des espaces verts.» Des propositions qu’il juge réalistes, fondées sur des enjeux de santé publique et de justice sociale. «Nous sommes pour le moment minoritaires, et je suis conscient que faire bouger la barre du bateau lausannois plus à gauche sera difficile.». Quoi qu’il en soit, Guillaume Matthey reste déterminé à continuer la lutte.
Thomas Lécuyer
Lausanne
Pour Guillaume Matthey, les changements de société viennent «par en bas». TILLE
Karim Slama, un hyperactif fidèle à ses rêves et à ses valeurs
CULTURE • Le comédien et humoriste lausannois Karim Slama fourmille de projets et a trouvé un bel équilibre entre sa vie de famille recomposée, sa carrière artistique et un inattendu 40% comme ingénieur commercial à la Romande Énergie. Rencontre avec un surdoué tout en éclectisme.
«Quand je regarde dans le rétro, qu’est-ce que je suis heureux!» De la Suisse alémanique de sa «pragmatique» maman, Karim Slama a hérité de la droiture et de la rigueur. De la Tunisie de son papa «rêveur», une chaleur humaine et un sens du contact. Ses parents se sont connus dans le Paris des années 60. Lui y était apprenti électricien et elle, la Lucernoise, jeune fille au pair. Suite à l’expo de 1964, les jeunes mariés s’installent à Lausanne. C’est là que nait Karim en 1976, le petit dernier de cette joyeuse «smala». Il arrive sur terre une bonne décennie après ses grandes sœurs adorées. À cinq ans, le petit Lausannois découvre le cirque à l’occasion d’une de ces tournées du mythique Knie, qu’il finira par animer en 2008. C’est une révélation! «Je me suis mis à monter des spectacles de marionnettes dans ma chambre», se souvientil. Quatre ans plus tard, en marge d’une soirée de gym, au théâtre de Beaulieu, celui qui sera plusieurs fois champion vaudois et romand aux agrès, découvre «l’odeur enivrante des planches». Aussi
lorsque son prof de français inspiré du Belvédère propose à sa classe un stage de théâtre et d’impro, Karim Slama est mûr.
Étudiant et gymnaste brillant Son chemin se dessine sous ses pieds. Son destin lui fait des appels du pied. L’improvisation sera comme son second apprentissage. Il la pratique dès ses 13 ans, jusqu’à intégrer l’équipe suisse. Il devient illico accro aux «shots de rire du public». Son avenir sera artistique, il le sait, il le sent de son intuition très aiguisée, mais le jeune homme protège ses arrières. Il boucle donc, meilleur apprenti du canton, son CFC de mécanicien-électricien, et enchaîne sur un diplôme d’ingénieur ETS en génie thermique. Ces expériences artistiques lui permettent d’attiser une belle confiance en lui, «née enfant dans les yeux de [sa] mère». Une fois diplômé, il négocie un 50% dans un petit bureau d’ingénieur. Deux ans plus tard, en décembre 2000, son patron est tout surpris de voir cet excellent élément, à la carrière toute tracée, démissionner pour peaufiner son premier one-man show. Luimême confesse avoir été un peu fébrile de ce pari audacieux. «Mais deux semaines après, la RTS m’embauchait pour un tournage de trois mois et demi, lequel m’a permis de financer mon spectacle», se souvient encore émerveillé le quadragénaire. À l’issue de la première, dans la cave du Lapin vert, c’est la standing ovation. Son père prend alors le comédien en devenir dans ses bras et lui lâche en larmes: «Tu as
Un CV bien rempli
Le CV de Karim Slama est long et éclectique comme le bras d’un passionné de tatouage. Yvan Frésard lui
ouvre la petite porte de la grande émission satirique «La Soupe» sur la RTS en 2001. Slama, le perfectionniste qui trouve «un vrai plaisir à faire les choses bien», s’y impose comme chroniqueur dès 2008. Au fil de sa progression, le comédien joue tour à tour dans la revue vaudoise, s’impose dans les ambitieux spectacles de la Karl’s Kühne Gassenschau en 2015, 2021 et 2023 dont il est désormais le référent romand ou encore signe avec «Titeuf le pestacle», une adaptation réussie de la célèbre bédé. Citons aussi son spectacle de mime «L’évadé», qui en 2018, réalise l’exploit de se terminer sur une standing ovation, à chaque représentation. Sa compagnie, fondée en 2011, a déjà onze créations à son actif dont quatre one-man shows. En 2026, Karim Slama mettra en scène le premier one-man show de son fils Mathys et présentera son premier cours métrage. Mais plus que de dresser une liste exhaustive, ce qui est inté-
«Je peine à me voir comme un militant. Moi le libéral avec une fibre de gauche»
ressant, c’est de cerner les recettes des succès de Karim Slama. L’artiste, qui demeure un des rares Romands à adapter certains de ses spectacles pour la Suisse alémanique, se décrit «hyperactif, perfectionniste et fiable». Il est aussi fichtrement intuitif. «J’ai l’habitude de systématiquement suivre mon cri du cœur, lequel survient dès que j’ai une idée et que je suis persuadé que je vais aller jusqu’au bout pour la concrétiser!», explique-t-il.
Libéral de gauche
Dans sa «famille biologique islamocatho», cet agnostique explique avoir glané beaucoup d’ouverture d’esprit. Dans la famille artistique qu’il s’est construit, au fil de presque 30 ans de carrière, il a cultivé les amitiés fécondes. L’homme revendique toujours placer sa famille avant tout. Sa première épouse lui a donné trois fils Maël, Mathys et Sohann. Depuis 2015, le quadragénaire est en couple avec la comédienne Catherine
Guggisberg, qui a deux grandes filles, avec qui il forme une famille recomposée. «On a une belle capacité à co-créer, même si on n’aurait jamais pu faire des enfants ensemble. J’aime nous voir comme le duo Jaoui – Bacri. J’ai une grande confiance en ses ‘’mais’’ et je suis content d’être encore son metteur en scène préféré», résume en souriant Karim Slama. Le Lausannois est un homme heureux. Suite à l’élection triomphale de Donal Trump, il s’est engagé en politique du côté de sa ville de Morges, sous l’étiquette PS. «Mais je peine à me voir comme un militant, dit-il, moi le libéral avec une fibre de gauche.»
En septembre 2022, un autre tsunami est venu déstabiliser le comédien. Une leucémie, aujourd’hui guérie, l’a poussé à une profonde remise en question. Le comédien travaille depuis à 40% comme commercial photovoltaïque à la Romande Énergie et y trouve beaucoup de plaisir. De quoi donner en partie raison à son père qui lui a longtemps prédit: «Tu vas finir par partir installer des panneaux solaires en Tunisie!» Laurent Grabet
Aujourd’hui, les entreprises doivent payer jusqu’à 50’000 francs pour la radio et la télévision, même si elles n’utilisent ni l’une ni l’autre. L’initiative « 200 francs, ça suffit ! » libèrera les PME de cette taxe pesante.
Jacques au Conseil communal Candidat sur la liste 3
L’expérience de la santé publique et du leadership au service de Lausanne.
Le facétieux Karim Slama garde une petite étincelle d’enfance au fond du regard, qui le rend d’emblée sympathique. DR
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RANGE ROVER
Exclusivité très londonienne
Range Rover veut se faire remarquer auprès de ses clients et futurs clients en jouant sur l’exclusivité. Des éditions spéciales sur le thème de Londres voient le jour, les deux premières sont la Range Rover Evoque Hoxton Edition, la deuxième Range Rover Velar Belgravia Edition. Suivront deux autres modèles inspirés de Battersea et Westminster. Hoxton fait référence au quartier londonien concentrant les créateurs de tendance, Belgravia allie l’architecture géorgienne au luxe dernier cri.
HYUNDAI
Les femmes l’adorent
Il est grand, à sept places, tout électrique, avec une ligne fluide et… aimé des femmes. Un panel de 84 journalistes automobiles féminines de 54 pays a désigné le Hyundai IONIQ 9 comme «World Best Large SUV» pour 2026. Les critères pour le juger étaient la sécurité, la qualité, le design, les performances, le confort de conduite, l’impact environnemental et le rapport qualité-prix. Le IONIQ 9 s’est imposé face à une vingtaine de concurrents.
PEUGEOT & PATHÉ
Un lion comme partenaire
Les marques Peugeot et Pathé annoncent un partenariat. Il couvre la production, la distribution et l’exploitation cinématographique. Selon leurs dirigeants, les deux industries ont un point commun: l’émotion. En 1896, Armand Peugeot fonde sa société et, la même année, Charles et Émile Pathé créent une entreprise spécialisée dans la vente d’appareils cinématographiques et de phonographes. Ce partenariat se verra aussi à l’écran, déjà dans deux réalisations: leMarsupilami et dans Police Flash 80’ dans quelques semaines.
Twingo ou le passé recomposé
RENAULT • Construire une petite voiture, à un prix abordable, conforme aux normes strictes, et gagner de l’argent tient de la gageure. Renault a réinterprété sa mythique Twingo.
En 1992, une bouille sympathique a conquis les amateurs de petites autos. La Renault Twingo, avec ses phares en arrondi tronqué, sa calandre en forme de sourire, son prix attractif et sa praticité, a fait sa place. Lors de la présentation en Suisse, les dirigeants s’inquiétèrent que les journalistes la trouvent très «bande dessinée» et insistèrent sur le fait que c’était une vraie voiture. Pour les jeunes, donc sans chichis. Le marché leur donna tort: les quinquagénaires furent les premiers à s’y intéresser, et rapidement, apparurent des couleurs métallisées, une boîte robotisée et un intérieur cuir appelé «Baccarat». Les fameuses normes européennes ont eu raison de bien des citadines. La Twingo fut ensuite une déclinaison d’une Suzuki, puis une interprétation d’une Smart. Renault a décidé d’en faire son fer de lance pour une reconquête, mais cette fois-ci électrique, présentée dans son espace des Champs-Élysées.
et simultanée que d’autres produits utiliseront.
Le choix électrique s’imposait, les villes françaises étant chatouilleuses vis-à-vis de toute autre motorisation. Le moteur de 60 kW-83 ch suffit à donner une belle vivacité à la Twingo, qui ne pèse que 1200 kg, un record pour cette technologie. La batterie de 27,5
Garder le sourire
Les phares en cercle tronqué subsistent, à la mode des diodes. Le sourire reste esquissé sur la face avant. Quatre portes au lieu de deux. Renault a mis en œuvre des équipes en France, en Chine et en Slovénie, où elle est assemblée, pour concrétiser le projet en deux ans. Un record et une manière de faire horizontale
kWh LFP (lithium-fer-phosphate)
octroie une autonomie de 263 km (WLTP), très acceptable quand on sait que la plupart de ses clients
potentiels effectuent des trajets quotidiens de 35 km en moyenne.
Le prix contenu Renault a prévu dès le départ d’attaquer le marché avec un tarif aussi raisonnable que possible pour une auto électrique. Ce sera moins de 20’000 euros (et en Suisse, moins de 20’000 francs). La technologie «cell-topack» pour la batterie a optimisé la densité et réduit le coût de 20%.
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Loisirs sorties &
Notre sélection de sorties
Expos, spectacles, théâtre, tous les événements à ne pas rater sont dans notre agenda. page 14
Le bouquin du weekend
«Happy culture», une petite bible feel good qui nous fait sortir du spleen de l’hiver. page 14
Sortie cinéma: le nerveux
Corps en action
DANSE • Une communauté de danseurs venus du monde entier se rassemble sur scène. Chacun son style, sa langue, son histoire. Tous portés par une même pulsion de vie. Avec Level Up, le chorégraphe franco-sénégalais Amala Dianor orchestre une fête de gestes, de rythmes et de corps. Les danses urbaines s’y mêlent sans se fondre: waacking, krump, house, pantsula ou électro s’enchaînent et s’interpellent. Ce sont des danses nées dans les clubs, les squats ou les toits d’immeubles, réinventées ici dans un espace scénique où se superposent des scènes de vie. Amala Dianor réaffirme ce qui
est au cœur de sa démarche: la rencontre. Dans une mise en scène structurée comme une fresque mouvante, les styles circulent, les corps s’élèvent, et le plaisir de danser devient collectif. Sur les beats d’Awir Leon, les individualités brillent autant que le groupe. Une danse à la fois joyeuse et précise, qui donne à voir la vitalité des danses urbaines aujourd’hui. En première partie de Level Up, le chorégraphe poursuit son exploration des langages croisés dans un fabuleux «face-à-face». Deux femmes, deux danses, deux univers. Marion Alzieu vient du contemporain, Mwendwa
Marchand du dancehall. L’une est tendue, l’autre ondule. Amala Dianor orchestre leur rencontre dans un duo d’écoute, de respect et de défi. Sylvie Parel
«Level Up - M and M», 28 février, L’Octogone, Pully, infos sur www.theatre-octogone.ch
Le festival qui va faire vibrer la Suisse au rythme de la danse contemporaine
FESTIVAL • Du 5 au 29 mars, le festival Steps du Pour-cent culturel Migros fera vibrer la Suisse au rythme de la danse contemporaine. Il sera de passage à Pully, Vevey et Morges. Steps, festival de danse biennal du Pour-cent culturel Migros, sillonne la Suisse depuis plus de 40 ans. Au fil des éditions, il s’est imposé comme un rendez-vous incontournable de la création chorégraphique contemporaine. Pour son édition 2026, le festival déploie une programmation particulièrement ambitieuse dans 33 villes et communes.
Première mondiale attendue
Tout au long du mois de mars, le festival explorera ainsi un large spectre de créations, des grandes formes énergiques aux pièces plus intimes, révélant la richesse et la vitalité de la scène
«In the brain» est prévu le 28 mars à L’Octogone à
chorégraphique actuelle. Le coup d’envoi sera donné le 5 mars à la Dampfzentrale Bern avec une première mondiale très attendue: «In the brain» du chorégraphe Hofesh Shechter et de sa compagnie Shechter II. Ils seront d’ailleurs à L’Octogone (Pully) le 28 mars. Le 8 mars, le public découvrira «Play Dead» du collectif canadien People Watching, au Théâtre Le Reflet à Vevey. La compagnie française Dyptik proposera quant à elle «Le Grand Bal» au Théâtre de Beausobre le 11 mars, mêlant énergie hiphop et création contempoDes ateliers et discussions après les spectacles viennent enrichir l’expérience et favorisent l’échange avec les artistes. Aurore Clerc
L’IA muscle le fitness
DR Évasion
L’intelligence artificielle entre dans les salles de sport pour améliorer les entraînements et doper les performances. page 17
Partir à la découverte du Bordelais, c’est savourer la lenteur et la beauté des paysages. Journal de bord. page 19
Une fresque de gestes et de rythmes, où la diversité des danses urbaines devient spectacle. DR
Pully. JAMES SHAW
Expositions
Jusqu’au 8 mars
Les yeux de la terre
L’Espace culturel La Chaumière à Montricher présente jusqu’au 8 mars les peintures à l’huile de Nicolas Bonneau, dans le cadre de son exposition «Les yeux de la terre». Il peint l’air et ses habitants, l’eau et les vagues que les rochers éclatent. Il peint les humains, la vie que la terre observe.
Espace La Chaumière, Montricher.
Jusqu’au 29 mars - Tandem
L’exposition Tandem met en lumière des œuvres issues de la collaboration d’artistes et de commissaires de générations différentes, proposant une réflexion sur le passage du temps et la manière dont les générations peuvent s’enrichir mutuellement dans un monde en constante évolution.
Espace Arlaud, Lausanne.
Jusqu’au 17 mai
Modernité suisse.
L’héritage de Hodler
Mesurer l’impact de la peinture de Ferdinand Hodler sur l’art suisse, tel est l’objectif de l’exposition «Modernité suisse. L’héritage de Hodler» présentée au Palais Lumière à Évian. Les commissaires d’exposition ont réuni 56 artistes de toutes les régions linguistiques et culturelles de la Suisse. Parmi eux Albert Schmidt, Cuno Amiet, Félix Vallotton, Giovanni Giacometti ou encore Alice Bailly. Palais Lumière à Évian.
Jusqu’au 7 juin
Hyper saisons
«Hyper saisons» est un parcours de cinq expositions d’art contemporain. Une saison désigne a un début et une fin, elle évoque aussi un cycle. Ce parcours présente plusieurs œuvres interrogeant le rapport que la société entretient aujourd’hui avec la notion de limite, qu’elle concerne les corps vivants ou l’environnement.
Espace CHUV, Lausanne.
Festivals
Du 5 au 22 mars
Les printemps de Sévelin
Dédié aux cultures chorégraphiques contemporaines, le festival réunit plus de vingt spectacles, dont six créations, ainsi que workshops, battle, rencontres et soirées festives. Entre propositions suisses et internationales, cette édition explore des formes audacieuses, poétiques et engagées, invitant les publics à circuler entre les deux lieux et à célébrer la vitalité des écritures du corps.
Sévelin 36, et Arsenic, Lausanne.
Concours
Scribe d’Or: cap sur l’écriture
Le 18e concours littéraire Scribe d’Or organisé par l’association Le Scribe – Trait d’union des Arts et des Lettres est lancé! Tous les passionnés de mots, qu’ils soient débutants ou habitués de la plume, sont invités à participer jusqu’au 30 avril, autour du thème «À contre-temps». Deux catégories sont ouvertes: nouvelles et poésie, et tous les âges peuvent concourir, enfants comme adultes. Les textes sélectionnés seront publiés dans le recueil annuel Le Scribe. La remise des prix aura lieu à Moudon fin novembre 2026. Envie d’oser, d’explorer votre créativité et de partager votre univers? Alors, à vos plumes! www.lescribeassociation.net
Du 28 février au 1er mars
Fake
Jusqu’au 28 février - Antigel
Cette seizième édition du célèbre festival genevois Antigel, très apprécié des connaisseurs, aura proposé pas moins de trois semaines de concerts, de spectacles, sans oublier de soirées clubbing dans des lieux originaux. Il reste quelques jours pour en profiter!
Divers lieux à Genève et environs.
Spectacles
Du 26 février au 1er mars
Des fleurs pour Algernon
Adaptée de l’extraordinaire roman de Daniel Keyes, «Des fleurs pour Algernon» nous plonge dans l’esprit de Charlie et nous permet de découvrir les fleurs qui poussent dans les recoins les plus sombres de l’âme humaine.
Théâtre du Silo du Lac, Renens.
Du 25 février au 7 mars
Dis, pourquoi la radio?
Et si l’on voyait, sur la scène d’un théâtre, une émission de radio? Et si le producteur et animateur radio Lucas Thorens pouvait figer le temps, se lever de sa chaise et s’adresser à vous pour vous dévoiler les coulisses de sa pratique de ce média? Le spectacle alterne entre anecdotes, surprises, fictions poétiques, exemples concrets et questions existentielles.
Théâtre Boulimie, Lausanne.
CARTON!!!!
Carton, c’est un loto-spectacle où chaque billet inclut deux véritables cartons de loto pour jouer, sauf que, attention, les lots sont immatériels, créés sur le moment par des comédiens improvisateurs. Ce n’est pas qu’un simple jeu de hasard, c’est une expérience artistique où le public participe activement. Laissez-vous surprendre par des prix inédits, entre poésie et créativité! Mené par Tiphanie Bovay-Klameth, Blaise Bersinger, Grégoire Leresche, entre autres, ce loto-spectacle est une expérience comme nulle autre! Rendez-vous le 28 février à Beausobre pour des chiffres et des rires. Le 28 février, Théâtre de Beausobre, Morges.
Dans «Fake», il est question des troubles de l’adolescence: troubles amoureux, troubles identitaires et du sentiment de solitude. D’après la pièce de Claudine Galea, autrice dramatique et romancière multi-primée, «Fake» se penche sur cet âge où tout est possible, le pire comme le meilleur, où on peut se tromper, se perdre, duper et être dupé, mais aussi se trouver, grandir.
Théâtre Le Reflet, Vevey.
Les 28 février et 1er mars
Ludilo
Dans un espace circulaire, au milieu des enfants, deux comédiennesmanipulatrices transforment des jouets en univers poétiques, mêlant gestes et sons dans une chorégraphie ludique.
Théâtre de Beausobre, Morges.
Les 28 février et 1ermars
Dancing Queens
Après plus de 1300 spectateurs en mai 2025, «Dancing Queens» revient pour deux représentations à Crisser. Cette comédie musicale jouée par la Troupe Artistique de Gimel reprend tous les tubes de «Mamma Mia» en français dans une adaptation inédite. Réservations: www.letag.ch. Salle de Chisaz à Crissier.
Le 1er mars
Ma grand-mère est une aventurière
Le dimanche 1er mars à 11h aura lieu une représentation du spectacle jeune public «Ma Grand-mère est une aventurière» dans le cadre de la saison culturelle ZIGZAG, au Collège de l’Union à Prilly. Prilly, Aula du Collège de l’Union, chemin de l’Union 1.
Le 6 mars
Le Piaf Noir, Edith Piaf et Barbara.
Paris. 1951. Deux oiseaux de nuit emblématiques vont se rencontrer pour la première fois: Édith Piaf et Barbara. Ce spectacle est une invitation à rencontrer les femmes der-
rière les artistes, que nous connaissons mieux, et il est réellement troublant de constater tout ce qui les rapproche. Grande salle de Lucens, 20h.
Concerts
Le 1er mars - K
K avec sa guitare et son clavier propose un voyage pour petits et grands. Dès 9h, petit déjeuner à prix doux. Concert à 10h. Entrée 10 frs. Maison de quartier Sous-Gare, Lausanne.
Le 14 mars
30 ans de l’école de musique
La source Pour célébrer les 30 ans de l’école de musique La source établie à Renens, un grand concert réunissant élèves et enseignants est organisé le 14 mars prochain à la salle de spectacles à Renens. Salle de spectacles, Renens.
Enfants
Le 1er mars Fabrication du bonhomme hiver
Pif, paf, pouf! Venez construire le bonhomme hiver. Entre rires, imagination et mains créatives, donnez-lui vie avant de le brûler lors du carnaval, pour dire adieu à l’hiver et célébrer le retour de la fête et des beaux jours. 09h-12h. Sur inscription. Maison de quartier du Désert, Lausanne.
Le 1er mars Ma grand-mère est une aventurière
«Qu’est-ce que ma grand-mère a vécu avant ma naissance?» se demande une enfant en découvrant dans la cave de l’aïeule une coupe et une mappemonde.
Débute alors un récit palpitant qui nous entraîne dans des périples cyclistes et des épopées rocambolesques autour de la planète. Aula du Collège de l’Union, Prilly.
Les bouquins du week-end
Happy culture
Et si la vie nous était un vaste terrain de jeux? Et si l’on décidait soudain de laisser choir, un joyeux matin, comme on se défait d’un gros sac de patates brun, toute notion de lourdeur?
Publireportage Vaud Promotion, ça commence ici
Vaud, une terre de découvertes œnotouristiques
Avec ses milliers d’hectares de vignes, une diversité de terroirs exceptionnelle et des paysages spectaculaires, le canton de Vaud s’impose comme une destination de référence en matière d’œnotourisme, offrant aux visiteurs des expériences authentiques.
en tant qu’expérience immersive, l’œnotourisme – à travers les vins de la région - est en réalité une porte d’entrée vers la gastronomie, la culture et l’art de vivre vaudois. Du site de Lavaux, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, aux vignobles de La Côte, du Chablais ou du Vully vaudois, chaque région viticole révèle une identité forte. Dégustations en cave, balades dans les vignes, accords metsvins et rencontres authentiques : l’offre est riche et accessible
Et si la douceur, la poésie, la fantaisie, le second degré se faisaient notre boussole lumineuse? Pour mieux en éclairer, fleurir, colorer, vivifier, emmieller l’extérieur? Voilà ce vers quoi tend ce grimoire où l’extraordinaire se révèle de luimême… Julia, éditions Favre.
L’esclave de Constantinople 1561. Catherine de Médicis reçoit un mystérieux message. Montgom, qui a causé la mort d’Henri II, serait retenu captif à Constantinople. La régente envoie aussitôt son Escadron volant sur les traces du fugitif. Plongées dans ce monde enivrant de couleurs et de parfums qu’est la capitale ottomane, les espionnes vont devoir défier de nombreux obstacles pour espérer retrouver les traces du comte. Au détour de ces diverses intrigues se trouve Ayse, petite-fille de Soliman le Magnifique... Muriel Romana, éditions Albin Michel.
tout au long de l’année. L’œnotourisme constitue aujourd’hui un axe stratégique pour la promotion du canton. Il permet de valoriser les produits du terroir, de soutenir l’économie locale et de renforcer l’attractivité touristique, en Suisse comme à l’international. Cette dynamique s’inscrit pleinement dans la mission de Vaud Promotion, qui œuvre à mettre en lumière les atouts du canton, à fédérer les acteurs locaux et à positionner le canton de Vaud comme une destination d’excellence, durable et inspirante. Entre tradition et innovation, le canton de Vaud invite ainsi les visiteurs à découvrir de façon conviviale les vins de la région et le savoir-faire des vigneronnes et vignerons.
Morges
Plongée au cœur de l’esprit avec Byron Leon
SHOW • Dans «Chaman», Byron Leon transforme l’hypnose en expérience scénique immersive, invitant le public à explorer les frontières de la conscience.
Le rideau se lève sur une expérience sensorielle hors norme: «Chaman», le nouveau spectacle de l’hypnotiseur et expert du subconscient Byron Leon, invite le public à franchir les frontières ténues entre réalité et perception. Loin des classiques numéros d’hypnose, cette création propose un voyage intérieur qui marie suggestion, intuition et magnétisme, transformant l’illusion en une exploration intime de soi. Sur scène, Byron Leon ne se contente pas de divertir: il guide ses spectateurs au-delà des apparences, questionne leur rapport au réel, et éveille des zones insoupçonnées de l’esprit.
À travers une mise en scène élégante et respectueuse, chaque spectateur est convié à réfléchir, s’étonner, par-
fois à participer, mais surtout à ressentir. Véritable performance scénique, ce spectacle offre une expérience immersive, à mi-chemin entre mystère et révélation intérieure. «Chaman» est une invitation à l’introspection, à l’éveil, où énergie, subconscient et imaginaire dialoguent. Byron Leon sera le 12 mars au Théâtre de Marens à Nyon, le 13 mars
billets b 20
Pour gagner 2 billets pour le 13 mars à Yverdon, envoyez LC CHA au 911 ou appelez le 0901 888 021, code 10 (1fr.90/SMS ou appel depuis une ligne fixe), jusqu’au lund 2 mars à minuit. Ou en nous envoyant une carte postale avec adresse, téléphone et email, à Av. d’Echallens 17, 1004 Lausanne.
Une mission magique pour Élina
JEUNESSE • Elle est très cool, en ce moment, la vie d’Élina! Car depuis que sa mère voit, elle aussi, le Petit Peuple, la jeune fille mène plus facilement ses missions. Mais, pour l’heure, elle voudrait bien découvrir l’identité des autres sentinelles: et si Manon, rencontrée lors d’une balade en forêt, était l’une d’elles? En cette veille d’Halloween, Élina tente d’en apprendre plus sur sa nouvelle amie, mais tout ne se passe pas comme prévu! Car un loup-
jeu se ell l’i et d’ d d a a c
garou traîne en ville! Sans parler de cette sorcière qui s’intéresse un peu trop à Manon et à son mystérieux petit chat. Une nouvelle mission particulièrement dangereuse pour la sentinelle du Petit Peuple et ses amis! «La sentinelle du Petit Peuple, Tome 6 - Le matagot d’Halloween, Barrau», Editions Dupuis.
bandes dessinées b 5
Pour gagner 1 BD, envoyez LC BAN au 911 ou appelez le 0901 888 021, code 11 (1fr.90/SMS ou appel depuis une ligne fixe), jusqu’au lundi 2 mars à minuit. Ou en nous envoyant une carte postale avec adresse, téléphone et email, à Av. d’Echallens 17, 1004 Lausanne.
Cette semaine sur vos écrans
par Thomas Lécuyer
Marty Supreme
Poisseux, rugueux, excessif, nerveux, «Marty Supreme» est tout cela à la fois, et tout sauf un film sur le ping-pong. Ce portrait d’un pongiste visionnaire et surdoué dans une Amérique fifties qui balance en la misère populaire et la splendeur de ses stars est une plongée suffocante dans la fièvre d’un jeune homme qui refuse la médiocrité. Josh Safdie filme l’ascension au forceps de Marty (hallucinant Chalamet qui donne tout à son personnage) comme une course contre le temps et la gravité. Dans ce cinéma à la tension permanente, la réussite s’arrache avec les dents, dans une perpétuelle fuite en avant pour éviter d’avoir à regarder en arrière. Une nouvelle fois, Josh Safdie compose une partition sous adrénaline, comme pour «Uncut Gems» et «Good Times», les précédents longs-métrages réalisés avec son frère. Chaque séquence semble prête à imploser et le film enchaîne les morceaux de bravoure, comme cette scène hallucinée de la baignoire qui s’effondre dans un hôtel miteux, et son flot de conséquences incroyables.
Platonic, Saison 2 (Apple TV)
Seth Rogen est partout, et on adore ça. Dans l’extraordinaire série «The Studio», dans le nouveau reboot du Muppet Show, et dans cette adorable et drôlissime série. Créée par Nicholas Stoller, la série explore l’amitié de longue date entre un homme et une femme quadragénaires. L’alchimie du duo Seth Rogen et Rose Byrne est totale, et repose sur un équilibre subt lui, éternel adolescent débordant d’énergie brouillonne et gros gaffeur, elle, plus structurée, établie, mais tout aussi capabl lâcher prise. Leurs joutes verbales sont d’une précision redout ble, la série multipliant les scènes de comédie pure et de joli questionnements sur le poids des injonctions. Derrière cela, affleure une vraie tendresse et la série capte avec finesse cette période de la vie où les choix semblent faits… et où le doute, soudain, survient. Entre deux éclats de rire, une question s’impose presque malgré nous: et s’il y avait, quelque part, un petit crush entre ces deux vieux amis? Drôle et intelligente, une série à savourer sans modération!
à La Marive à Yverdon et le 14 mars au Théâtre du Martolet à St-Maurice.
Huit idées originales pour relooker sa cuisine à moindre coût
DÉCO • Vous souhaitez redonner un coup de jeune à votre cuisine? Voici quelques idées pour rafraîchir cette pièce essentielle de la maison sans vous ruiner.
On dit souvent que la cuisine est le cœur de la maison. Mais comme on y passe beaucoup de temps, on peut finir par se lasser de son look et avoir envie de changement. Plutôt que de tout transformer, ce qui est coûteux, l’alternative est de la rénover. Avec un peu d’astuce et d’imagination, il est possible de moderniser une cuisine sans exploser son budget.
1/ Un coup de pinceau efficace
Pour donner une nouvelle allure à votre vieille cuisine, rien de tel qu’un petit coup de pinceau! Repeignez tous les murs ou optez pour un seul pan et colorez-le d’une teinte qui vous fait envie. Des couleurs acidulées comme le rouge, le jaune citron, l’orange ou le vert pomme donneront du peps à l’ensemble, tandis qu’un bleu profond, du brun, du vert sapin ou encore du bordeaux apporteront une touche chic et élégante.
2/ Un sol rénové
Changer le revêtement de sol d’une pièce permet de lui donner un tout autre style. Remplacez votre vieux carrelage par un modèle plus contemporain, de jolis carreaux de ciment, du parquet ou encore du lino
PVC imitation bois. Envie d’un aspect chaleureux, d’un style mosaïque bohème ou encore d’une touche de modernité? Aujourd’hui, les enseignes de bricolage proposent un large choix de revêtements, convenant à tous les budgets.
3/ De nouvelles façades
S’ils sont encore en bon état, nul besoin de changer tous vos meubles de cuisine. Gardez les caissons et contentez-vous de remplacer les portes et les tiroirs. Pour encore plus d’économie, repeignez les anciennes façades avec une nouvelle teinte ou optez pour un revêtement adhésif, qui peut apporter un aspect laqué, boisé ou minéral. Relief, texture, motifs, couleurs, vous aurez l’embarras du choix. Coup de jeune garanti!
4/ Changer les accessoires
Une autre solution peu onéreuse consiste à remplacer uniquement certains accessoires. Commencez par changer les poignées de vos meubles et de vos portes. En métal, en bois, en cuir, ronde, carrée, de style ancien, contemporain, décalé, ici encore une multitude d’options s’offrent à vous. Pensez aussi à l’évier
et au robinet, qui, selon les modèles, apportent une note contemporaine, romantique ou campagnarde à la cuisine.
5/ Un plan de travail tout neuf Votre plan de travail est fatigué et abîmé? Vous pouvez le changer entièrement ou le rénover. Un plan en bois peut tout simplement être poncé et verni. Vous pouvez aussi le repeindre avec une peinture ultrarésistante, tout comme un plan en bois laminé, stratifié ou en carrelage. Pour lui donner un look très différent, il est encore possible de le recouvrir avec un autre matériau, comme du béton ciré, une plaque de stratifié légère ou du carrelage fin. Enfin, pour les budgets serrés, les rouleaux adhésifs en vinyle aspect bois, que l’on trouve en plusieurs modèles, peuvent donner le change.
6/ Une crédence à revoir Votre crédence est trop rustique à votre goût? Modernisez-la en la repeignant, en y fixant un joli revêtement adhésif ou en la remplaçant par de nouveaux carreaux, une crédence autocollante facile à installer ou une toute nouvelle plaque. Celle-ci peut
être en inox, matériau qui supporte très bien la chaleur, en verre, en stratifié bois ou en aluminium brossé.
7/ Une déco perso
Pour un relooking au top, réfléchissez aux petits détails qui feront de votre cuisine un espace unique. Si vous possédez de jolis objets ou des livres de recette, exposez-les sur des étagères ouvertes. Créez un coin repas convivial en ajoutant des cadres aux murs, des luminaires anciens et quelques coussins faits
maison. Ajoutez enfin quelques plantes vertes ou aromatiques qui rendront l’espace plus accueillant.
8/ Des objets réutilisés
Des couverts en guise de poignées de placard, de vieux pots en fer chinés pour ranger les grandes cuillères en bois, d’anciens panneaux publicitaires pour décorer avec style les murs: votre imagination n’a aucune limite, alors amusez-vous à détourner des objets que vous possédez déjà! Virginie Gardini
Le fluo met du peps dans la déco
TENDANCE • Shoot vitaminé qui redonne à n’importe quel intérieur sa bonne humeur, le fluo met de la vie dans notre décoration.
Bien associée, cette tendance met en effet en lumière l’agencement et le mobilier, tout en apportant une touche d’originalité. Longtemps cantonné aux années 1980 et à l’univers des boîtes de nuit, le fluo s’invite aujourd’hui dans nos intérieurs avec audace. Couleurs néon, pigments éclatants et touches ultra-vives s’immiscent sur les accessoires et les murs pour illuminer, dynamiser et réveiller les pièces en mal d’originalité. Un signal visuel fort Le spectre des années 1980 et 1990 rôde dans la maison où le fluo retrouve, petit à petit, ses lettres de noblesse. Antidote à la morosité ambiante, il apporte de la fraîcheur et de la gaieté, un peu comme les couleurs pastel, mais avec plus de caractère et de pimpant. Attention, pas question de revenir au total look fluo hyperkitsch et de mauvais goût! Non, on s’inspire du passé pour rendre la déco vitaminée mais surtout contemporaine. Ainsi, rose électrique, vert acide, jaune survolté ou orange incandescent, le fluo ne passe jamais inaperçu, qu’il soit utilisé de façon généreuse ou par petites touches. Pour commencer, on privilégie les accents maîtrisés: un vase rose néon sur une étagère minimaliste, un cadre vert fluo sur un mur blanc ou un luminaire jaune vif dans un salon aux tons neutres suffisent à créer un point focal presque artistique. On peut aussi repeindre
sur les accessoires, et notamment les luminaires, que le fluo fait le plus son petit effet. DR
des pieds de chaises, changer les fils de ses suspensions ou peindre une petite bande de couleur sur un mur blanc. On n’oublie pas les intemporels que sont les coussins et on mise sur le petit mobilier comme les étagères ou les portemanteaux par exemple.
Ses pièces de prédilection
Le seul bémol avec les coloris fluorescents, c’est qu’ils ne s’adaptent pas à toutes les pièces de la maison! On oublie la chambre et le bureau, des lieux où l’on privilégie toujours les couleurs douces et apaisantes. Exit également la salle de bains où cela n’a aucun intérêt. En revanche, le fluo s’invite sans complexe dans le salon et l’entrée, surtout si ces pièces manquent de luminosité. À petites doses, on peut également l’intégrer dans la cuisine, notamment grâce aux accessoires et à la vaisselle. Enfin, les petits balcons et vérandas l’accueilleront sans sourciller. Dans tous les cas, on associe toujours le fluo avec des tons plus doux pour les faire ressortir. Le rose fluo se marie par exemple très bien avec des tons pastel, tandis que le jaune néon peut être associé à du gris ou du bleu pour un contraste élégant. Si vous optez pour un mélange de plusieurs couleurs flashy, veillez à équilibrer les teintes pour éviter un effet trop criard.
Avec un peu d’imagination, il est possible de relooker sa cuisine sans y laisser ses économies. DR
Sylvie Parel
C’est
Souvent, une touche de fluo suffit. DR
L’IA au service des salles de sport
TECHNOLOGIES • C’est une petite révolution qui se met en marche dans les salles de fitness. Après la finance, la santé ou encore l’industrie, l’intelligence artificielle vient muscler le domaine du sport. Objectif : personnaliser le coaching, optimiser les performances et révolutionner la gestion des centres. Explications.
Exit les clichés de robots qui vous accueilleraient dans la salle de sport. Dans la réalité, l’intelligence artificielle ne se matérialise pas sous forme humanoïde: elle prend la forme de programmes sophistiqués, d’algorithmes capables de concevoir, d’adapter et de perfectionner des séances d’entraînement.
Bien loin de remplacer l’humain, elle se met au service de la performance physique, tout en enrichissant l’expérience des pratiquants et en transformant radicalement la manière dont nous faisons du sport.
L’IA au cœur du coaching personnalisé
Aujourd’hui, certaines salles de sport de pointe ont commencé à équiper leurs appareils d’IA capables de collecter des données extrême-
ment précises: âge, poids, fréquence cardiaque, force musculaire, amplitude de mouvement, endurance, et même les schémas de fatigue ou de récupération. Ces informations permettent aux algorithmes de créer des programmes d’entraînement sur mesure, adaptés non seulement aux objectifs mais aussi aux capacités réelles de chaque utilisateur. Par exemple, un pratiquant qui souhaite améliorer son cardio tout en préservant ses articulations bénéficiera d’exercices ajustés en temps réel selon son rythme cardiaque et sa posture.
L’IA peut même limiter la charge ou modifier la trajectoire des mouvements pour éviter tout risque de surmenage. Grâce à un suivi constant, le sportif reçoit un retour immédiat sur sa progression, sa capacité et son
endurance. Les résultats sont clairs: plus de motivation, plus de sécurité et une progression mesurable et concrète.
Prévenir les blessures avant qu’elles n’arrivent
L’une des forces majeures de l’IA réside dans la prévention des blessures. Des capteurs biométriques et des caméras sophistiquées analysent chaque mouvement: posture, équilibre, amplitude et coordination. Lorsqu’un déséquilibre musculaire est détecté, l’algorithme alerte le pratiquant et propose des corrections ciblées. Ainsi, un coureur avec une foulée asymétrique recevra des recommandations pour rééquilibrer sa démarche, réduisant le risque de tendinites ou de blessures articulaires. Cette surveillance proactive transforme l’entraînement en une science de la performance et de la prévention: l’IA devient un partenaire invisible mais attentif, capable de signaler les moindres écarts avant qu’ils ne se transforment en problème. Les sportifs bénéficient d’une sécurité inédite et d’une confiance renforcée, ce qui les incite à pousser leurs limites de manière raisonnée. Mais l’intelligence artificielle ne se limite pas aux données et à la sécurité: elle révolutionne aussi la dimension ludique et immersive de l’entraînement. Certaines salles équipent leurs appareils d’écrans immersifs qui plongent le sportif dans des paysages virtuels spectaculaires: courir au bord d’un lac, escalader un col alpin, pédaler à travers une
L’aérobic, le sport vintage qui revient
VINTAGE • L’aérobic, star des années 80, a depuis explosé en dizaines de variantes. Aujourd’hui, entre cardio, danse, chorégraphies endiablées ou mouvements doux, chacun peut trouver sa façon de transpirer en musique et de s’amuser tout en se tonifiant.
forêt tropicale ou participer à des courses interactives avec d’autres utilisateurs connectés à distance. Les avatars et assistants vocaux intelligents peuvent encourager, corriger, proposer de nouveaux exercices et même ajuster la difficulté en temps réel. La pratique sportive devient un véritable jeu interactif où chaque séance est unique. L’IA permet également l’optimisation de parcours adaptés à l’âge, au niveau et aux objectifs de chacun, donnant un sentiment de personnalisation totale.
L’avenir du sport: humain+technologie
En plus de la performance, l’IA transforme le service client. L’accueil digitalisé, la reconnaissance faciale pour un accès rapide et sécurisé, le suivi personnalisé et la possibilité de programmer ses séances à distance rendent l’expérience plus fluide et agréable. Les pratiquants se sentent encadrés et valorisés, ce qui renforce
leur fidélité à l’établissement. Pour autant, l’IA n’a pas vocation à remplacer les coachs humains. Elle reste un outil complémentaire: pendant que les algorithmes optimisent l’entraînement et analysent les performances, les coachs apportent leur expertise relationnelle, motivent, adaptent la stratégie globale et interprètent les résultats. Ensemble, ils créent une synergie unique: la précision et la puissance de la technologie au service de l’humain et de son bien-être.Ce mariage entre technologie et accompagnement humain promet un futur où le sport ne se limite plus à la simple dépense physique: il devient une expérience enrichissante, sécurisée et motivante, capable de répondre aux besoins de chacun, qu’il soit débutant ou athlète confirmé. L’intelligence artificielle n’est pas le futur du sport : elle est déjà en train de le réinventer.
Sylvie Parel
partenaire presse
Vous souvenez-vous de ces cours collectifs de sport diffusés à la télévision dans les années 80, où les participants vêtus de body, guêtres et bandeaux colorés se déhanchaient sur des rythmes endiablés?
la télévision dans les années 80, où les participants s de et bandeaux colorés se déhanent sur endiablés?
Discipline culte pour améliorer son cardio tout en s’amusant, l’aérobic se présente désormais sous de multiples formes pour satisfaire tous les publics.
Aux confluents de la danse et de la gymnastique, cette pratique qui mêle des exercices de souplesse, de force et d’endurance le tout en musique, a connu un véritable succès en France dans les années 80. À l’époque, elle est notamment démocratisée par l’émission Gym Tonic animée par Véronique de Villèle et Martine Lahary, des films comme Flashdance, Heavenly Bodies et Perfect, mais aussi par des célébrités telles que Jane Fonda, Grace Jones ou Olivia Newton-John qui l’adoptent.
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Une diversité de pratiques
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Gymnastique aérobique, LIA, HIA, hilow, step, body attack, body combat, cardio boxe, sh’bam, shape, body jam ou zumba, les méthodes de fitness, avec ou sans marque déposée, se sont bien diversifiées depuis la fin des années 60 et les premiers programmes dits d’«aerobics» aux États-Unis visant à renforcer le système cardiovasculaire et à oxygéner les tissus.
L’aérobic des dernières décennies du XXe siècle a inspiré de nombreuses disciplines, toujours pratiquées aujourd’hui. ISTOCK
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Dansants ou cardios?
Symbole d’émancipation des femmes en leur permettant d’accéder au sport, jusque-là plutôt réservé aux hommes, cette discipline permet de faire du sport de manière ludique, se dépenser et se divertir en travaillant l’ensemble de soncorps, son tonus, sa musculature, sa coordination et son équiliL’aérobic s’est depuis adapté et propose désormais des cours pour tous les goûts dans les salles de sport. Plutôt dansants ou plutôt cardios, sans impact et doux ou très intenses, ultra-dynamiques avec chorégraphies et sauts, sur des musiques calmes ou très rythmées, vous trouverez forcément la version qui vous convient!
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Virginie
Gardini
En plus d’améliorer la performance physique des sportifs, l’IA joue un rôle crucial dans la prévention des blessures. ISTOCK
Quand la technologie aide à se maintenir en forme... ISTOCK
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Plutôt rond Le Pointu! Photo choisie par Jérôme @jika2001
France
La croisière des grands vins de Bordeaux
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Cette croisière de 6 jours (5 nuits) est proposée aux dates de départ suivantes: mercredi 1er avril, lundi 6 avril, samedi 11 avril, dimanche 3 mai, samedi 6 juin, samedi 4 juillet, mercredi 15 juillet, samedi 1er août et mercredi 12 août 2026.
Prix par personne À partir de CHF 903.- au lieu de CHF 1204.- en cabine double sur la base de deux passagers, soit une réduction de 25% par personne. Ou le supplément cabine single offert.
Une expertise d’un demi-siècle À bord de ses bateaux, l’opérateur européen numéro 1 de croisières fluviales, qui fête ses 50 ans cette année, propose systématiquement la pension complète (repas et boissons, y compris au salon-bar). Confort et convivialité riment par ailleurs avec simplicité lors de ces voyages 100% francophones (pour ce qui concerne les passagers de Suisse romande).
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CroisiEurope Suisse, Avenue de la Gare 50 Case postale 1541, 1001 Lausanne Tél.: 021 320 72 35
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A les Bord es en rassée
Glisser sur la Gironde à bord d’un bateau à taille humaine, c’est choisir la lenteur heureuse et la richesse des paysages. Une croisière où le regard se nourrit autant que le palais. Journal de bord.
Sur un navire élégant et intimiste, la matinée commence par une session de navigation paisible vers Cussac-Fort-Médoc. Depuis la Garonne jusqu’au Bec d’Ambès, le fleuve s’élargit et se transforme. Les îles de Bouchaud et de Patiras se détachent à l’horizon. Une conférence accompagne le déplacement.
Avant de s’aventurer dans les vignobles, une escapade à Bordeaux s’impose. Les façades en pierre blonde y sont embrassées de clarté, les quais se vivifient de passants et de cyclistes, les marchés embaument mille saveurs –particulièrement celui des Capucins –et les ruelles respirent le temps qui passe. Place de la Bourse, le miroir d’eau reflète les bâtiments et en change constamment la perspective.
La Cité du Vin, de son côté, esquisse une ligne fluide dans le ciel et relate, étage après étage, la genèse des civilisations millésimées.
Les amateurs d’art et de sensations immersives se régaleront des Bassins de Lumières. Dans ce qui fut une base sous-marine, ce lieu transfigure l’héritage industriel en une symphonie d’émotions. Les œuvres des maîtres Monet, Klimt, Van Gogh, etc. se projettent sur les murs, le sol et l’élément liquide, accompagnées de musique et de narration visuelle.
Médoc, l’ivresse des étiquettes d’exception Cap, plus avant, sur un territoire légendaire, la presqu’île du Médoc, aisément reconnaissable par ses polders, pinèdes et vignes. L’itinéraire traverse des appellations parmi les plus prestigieuses au monde -
Saint-Julien, Haut-Médoc -, sur l’illustre route des châteaux. Derrière leurs grilles, les effluves des LafiteRothschild, Latour, Mouton Rothschild, se font déjà sentir… Une halte dans un domaine permet de saisir, verre en main, la finesse de ces nectars façonnés par un microclimat doux et humide. La promenade se prolonge jusqu’à Saint-Émilion. Son église creusée dans le calcaire et les maisons anciennes s’élèvent au milieu d’un amphithéâtre de vignes classé à l’UNESCO.
Blaye, des remparts au chai Autre point (très) fort, la citadelle de Blaye, œuvre de Vauban, dressée telle un gardien sur son écrin de roche. Ses remparts et ses souterrains révèlent un patrimoine défensif remarquable, avant de s’effacer devant une bulle de gourmandise. À deux pas, une cave convie à savourer les vins locaux, sublimés par les trésors du terroir, ces figues de Bourg, qui achèvent de charmer les sens.
Didier Walzer
Libourne ou l’échappée belle à vélo
Explorer Libourne à bicyclette équivaut à changer d’échelle. La visite guidée se déroule intégralement sur deux roues, portée par un relief légèrement ondulé, au fil duquel émergent des anecdotes enfouies. Ex-bastide royale anglaise, la cité s’est développée au confluent de l’Isle et de la Dordogne autour de son port, longtemps moteur de son essor. En chemin, l’œil se pose sur l’église Saint-Jean-Baptiste, la place Abel-Surchamp ou la tour du Grand Port, vestiges d’un passé commercial et fluvial encore palpable. Puis c’est le château de Vayres qui se profile, joyau Renaissance et l’un des plus beaux d’Aquitaine. Depuis le centre et ses édifices du Moyen Âge, les pistes cyclables alternent berges tranquilles et rangs de vignes parfaitement alignés. L’on rejoint sans effort les abords de Pomerol et de Saint-Émilion. La balade s’achève dans une exploitation viticole du premier label, avec des vins à goûter. Elle n’est pas belle, la vie ?
À Saint-Émilion, les rangs de vignes s’étendent jusqu’aux chais et demeures de pierre typiques du Bordelais.
Libourne, bastide au bord de l’eau, se prête pleinement à une découverte à vélo.
Citadelle de Blaye, sentinelle de pierre.
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La Cité du Vin, à Bordeaux, musée dédié aux cultures et civilisations du vin à travers le monde.