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Wood Industry/Le Monde du Bois Spring/Printemps 2026

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Trueline Moulding

Faire de la fabrication d’escaliers une spécialité régionale

PLEINS D’HISTOIRE DES PRODUITS

DECORATIVE HARDWARE TO WIN ANY ROOM

High-end craftsmanship by world-renowned designers that level up any space. Our unique cabinet hardware blends innovation with tradition, creating a wide selection of finishes, materials, and design combinations.

sommaire

dans ce numéro

18

MONARCH CABINETRY

Monarch Cabinetry transpose l’expérience de chantier en exploitation rigoureuse, où l’installation à l’interne, la communication directe et une structure d’équipe restreinte soutiennent une exécution constante et un flux de travail régulier.

26

ÉTUDE RH DE WMC

Ce projet souligne des stratégies concrètes à l’échelle de l’atelier pour améliorer l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre, en se concentrant sur l’intégration, la conception de l’espace de travail, les systèmes de rapport et des parcours plus clairs.

32

DES PRODUITS PLEINS D’HISTOIRE

L’honnêteté, la responsabilité et la compréhension de l’industrie façonnent des pratiques de vente efficaces dans le secteur, en mettant l’accent sur l’importance des relations, d’une communication claire et de l’évolution des outils pour soutenir le succès à long terme des clients.

34

LA VENTE DANS LE SECTEUR

Une analyse de la manière dont le « storytelling » remodèle le marketing du secteur, permettant d’établir des liens avec les architectes et les designers en traduisant les caractéristiques techniques en applications concrètes. en vedette

22

TRUELINE MOULDING

Trueline Moulding Group montre qu’une spécialisation dans les escaliers, rampes et moulures, une rigueur d’ingénierie, un contrôle climatique et un réinvestissement constant, stimulent une croissance résiliente sur le marché régional. dans l’ordre 4 MOT DU RÉDACTEUR

28 NORMES AWMAC 30 CKCA: TOUR DES USINES

32 MARKETING

VENTE 36 VITRINE DE PRODUITS

CHIFFRES ET DONNÉES

UNE SAISON DE PLUS

Chers partenaires du secteur,

Sur un marché soumis à une constante pression au développement, à l’adaptation, et à l’originalité, les fabricants les plus performants sont ceux qui démontrent le plus de clarté, de maîtrise et de détermination. Dans ce numéro, cette idée passe par la spécialisation, la structure, les normes communes, la stratégie de main-d’œuvre et la communication. Chez Trueline Moulding Group et Monarch Cabinetry, deux entreprises très différentes font preuve de la même discipline. Trueline a bâti son activité en se concentrant exclusivement sur les escaliers, les rampes et les moulures, développant sa spécialité tout en renforçant son contrôle sur l’ingénierie, les matériaux et l’installation. Quant à Monarch, le petit atelier est axé sur les entrepreneurs, la continuité des relations et l’installation en interne réduisant la variabilité et maintenant la qualité de l’exécution sur site. Dans les deux cas, la croissance ne se définit pas uniquement par l’échelle, mais par le degré de contrôle du travail, de la discussion initiale à la réalisation finale.

Cette même importance accordée à la structure s’étend au rôle des organisations professionnelles. Sandra Wood de la CKCA souligne que les visites d’usines créent des environnements d’apprentissage pratiques, axés sur les pairs, où les fabricants échangent des connaissances opérationnelles concrètes, et non de la théorie. Chez AWMAC, Kasia Robinson explique que les normes fonctionnent comme une infrastructure opérationnelle, façonnant l’estimation, le contrôle qualité et l’alignement des projets bien avant que des problèmes ne surviennent. Ensemble, ces perspectives renforcent un principe commun : la cohérence au sein de l’industrie se construit grâce à la participation, à un langage commun et à des systèmes bien pensés.

Le développement de la main-d’œuvre est examiné sous un angle différent dans l’étude pilote du Conseil de la fabrication du bois. Plutôt que de traiter les défis comme des pénuries abstraites, la recherche les décompose en décisions prises sur le terrain : définition des rôles, strucuration de l’intégration, conception des espaces de travail, et communication de l’évolution de carrière. Les conclusions sont claires. Le recrutement, la fidélisation et la performance ne sont pas tant influencés par des initiatives générales que par des systèmes clairs et pratiques rendant visibles l’entrée en fonction, l’apprentissage et la progression.

Côté commercial, deux perspectives sur la façon dont les fabricants se connectent au marché : Freya Hannah, de Cieblink, avec son expérience en distribution et logiciels, affirme qu’en vente la crédibilité repose sur la clarté, le suivi et une compréhension du fonctionnement réel des ateliers. Elle recadre la vente non pas comme une forme de persuasion, mais comme un alignement sur les réalités de la production et de l’approvisionnement. Linda Farha, de Zenergy Communications, ajoute que le storytelling est devenu un outil essentiel de traduction des capacités techniques en pertinence pour les concepteurs et les prescripteurs. Sur un marché saturé, les produits seuls ne suffisent plus à se démarquer. Le contexte, l’application et le récit les rendent utilisables et mémorables. À travers ces récits, une tendance constante se dessine. La performance n’est pas déterminée par un seul facteur, de la technologie à la main-d’œuvre ou la demande du marché. Elle résulte de la qualité des systèmes et d’une communication claire — en interne comme en externe. Au fur et à mesure que vous avancez dans vos opérations cette saison, demandez-vous quoi clarifier. Du flux de production, à la structure des effectifs ou la communication avec les clients, les ateliers qui progressent réduisent l’ambiguïté avant qu’elle ne leur coûte.

Merci de votre lecture et merci d’être clairs dans votre travail.

ÉDITEUR

Jake Blanchard jakeb@mediaedge.ca

RÉDACTEUR

Tyler Holt tylerh@mediaedge.ca

PRÉSIDENT

Kevin Brown kevinb@mediaedge.ca

CIRCULATION circulation@mediaedge.ca

Publié par

RESPONSABLE DE LA PRODUCTION Ines Louis Inesl@mediaedge.ca

GRAPHISTE SENIOR Roxy Huynh-Guinane roxyh@mediaedge.ca

GRAPHISTE

Amanda Spearman amandas@mediaedge.ca

251, Ch. Consumers, suite 1020

Toronto, Ontario M2J 4R3

Le Monde du bois est publié quatre fois par an, au printemps, en été, en automne, et en hiver, pour les industries de la fabrication et de la commercialisation des produits secondaires du bois au Canada. L’abonnement est gratuit pour les participants qualifiés de l’industrie de la transformation secondaire du bois au Canada. Abonnez-vous à l’adresse www.lemondedubois.com. Tarifs des abonnements payants : 40 $ pour les adresses canadiennes, 60 $ pour les adresses américaines et étrangères, 20 $ pour les étudiants. Veuillez envoyer votre paiement à Wood Industry, 251, Ch. Consumers, suite 1020, Toronto, Ontario M2J 4Z8. Pour toute demande d’abonnement, envoyez un courriel à circulation@mediaedge.ca.

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This project is funded in part by the Government of Canada.

Tyler Holt

MINIPRESS top de Blum est maintenant disponible au Canada. Il s’agit d’une solution de perçage compacte et tout-en-un qui assure un perçage vertical et horizontal précis (jusqu’à 350 mm de profondeur). Parmi les fonctionnalités de la machine, il y a les changements de tête de perçage qui se font sans outil, le système EASYSTICK qui automatise le positionnement X et Y, la programmation qui se fait directement sur la machine et le transfert simple des données à partir du Configurateur de meubles. Ce sont autant d’avantages qui accélèrent la configuration et augmentent la productivité.

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Garnica nomme un nouveau DRH et promeut Jaime Alvarez

Bandres directeur marketing

Jartek : nouvelles filiales et nouveau directeur commercial pour l’Amérique du Nord Jartek a nommé Jeroen Hinnen directeur commercial pour l’Amérique du Nord, alors que l’entreprise finlandaise étend sa présence dans la région. Jartek US Inc. et Les Entreprises Jartek Canada Inc. mettent en place une structure plus claire pour les clients et la réalisation de projets sur le continent. Le PDG Juho Luoranen a déclaré que cette initiative reflétait un engagement à long terme et contribuerait à renforcer la collaboration avec les clients. M. Hinnen apporte son expérience dans le secteur, ainsi que l’automatisation et la vente à l’international. Jartek mène actuellement deux projets en Amérique du Nord : l’installation d’un four de modification thermique pour Arbor Wood et un projet de four avec Western Forest Products dont l’installation est prévue en mai 2026.

Garnica a nommé Jonathan Martinez Fernandez DRH et a promu M. Bandres directeur marketing, alors que la société continue de renforcer son équipe de direction. M. Martinez Fernandez dirigera la stratégie mondiale des ressources humaines, alignant le développement des talents sur les objectifs commerciaux à long terme. Ce poste mettra l’accent sur une croissance durable tout en renforçant la culture d’entreprise à du développement. M. Bandres faisait déjà partie de la direction marketing et supervisera la stratégie mondiale de l’entreprise. Ses responsabilités incluent le développement de marque, l’expansion des marchés et le renforcement des communications avec les architectes, designers et partenaires du secteur. Ces changements traduisent une double priorité pour l’alignement des talents et le positionnement de la marque, dans une stratégie de croissance internationale.

Metrie : l’entreprise familiale célèbre ses 100 ans et sa croissance

Cette année, Metrie fêtera un siècle d’existence en tant qu’entreprise privée et fabricant familial de menuiseries dans toute l’Amérique du Nord. Fondée à Vancouver en 1926, l’entreprise est restée entre les mains de la famille Sauder sur quatre générations. Metrie a déclaré que cette longévité reflétait l’importance accordée aux relations durables avec les employés, les fournisseurs et les clients, ainsi qu’une approche de la croissance fondée sur des valeurs. Le PDG Kent Bowie a déclaré que ce centenaire marquait une étape importante et un engagement à continuer d’investir dans le personnel, les partenaires et les activités. Il coïncide également avec une implication accrue de la quatrième génération de la famille au sein du CA. Aujourd’hui, Metrie exploite sept sites de fabrication et 26 centres de distribution en Amérique du Nord, produisant des moulures en bois massif et MDF, et des produits de menuiserie préfinis.

Biesse nomme Caterina De Rossi DRH et Enrico Tinti à la tête de la Biesse Academy Biesse a nommé Caterina De Rossi DRH et a désigné Enrico Tinti comme directeur de la Biesse Academy, récemment créée, alors que société renforce sa stratégie mondiale de développement des ressources humaines. Mme. De Rossi dirigera la transformation de la fonction RH de Biesse, en alignant la stratégie de gestion des talents aux priorités commerciales et développement organisationnel. Elle rejoint l’entreprise forte d’une expérience de DRH multinationale chez BMW, Tetra Pak, et Champion, où elle a contribué à la transformation et aux initiatives de gestion du changement. M. Tinti, auparavant DRH chez Biesse, prendra désormais la tête de la Biesse Academy, un centre mondial dédié au développement des compétences des collaborateurs. Ces nominations reflètent une volonté de renforcer le rôle stratégique des RH tout en développant les compétences à l’échelle du groupe.

L’AWFS lance le concours étudiant de CAO « Design-it-Digital » 2026

L’AWFS a lancé le concours étudiant « Design-it-Digital » 2026, un défi en ligne basé sur la CAO visant à initier les étudiants aux carrières dans les domaines de la menuiserie, de la fabrication et de la conception de produits. Le thème est la conception de tables, avec des épreuves distinctes pour le secondaire et l’enseignement supérieur. Les participants doivent concevoir un produit à base de bois à l’aide de logiciels professionnels de CAO et de rendu incluant au moins 67 % de produits dérivés du bois et pouvant être fabriqués dans un atelier de menuiserie standard. Les candidatures doivent inclure des plans techniques, une nomenclature, des devis de main-d’œuvre et une tarification. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 1er novembre 2026, et les lauréats seront annoncés le 31 décembre. Les créations primées seront exposées sur le stand Fresh Wood lors du salon AWFS 2027 à Las Vegas.

Palliser nomme Cary Benson PDG

Palliser a nommé Cary Benson PDG, depuis le 19 janvier 2026, marquant ainsi son retour à ce poste après avoir dirigé la société de 2010 à 2017. M. Benson était jusqu’à récemment PDG d’Encore, la division de sièges de cinéma de Palliser, où l’entreprise a connu une croissance significative et enregistré des résultats records en 2025. Au cours de son précédent mandat, l’entreprise avait renforcé ses performances commerciales, amélioré sa rentabilité et développé ses relations en distribution. Cette fois, M. Benson s’attachera à améliorer les performances opérationnelles et renforcer les relations clients des secteurs détail et cinéma. Ce changement intervient alors que les pressions sur les coûts, l’évolution de la demande, et l’efficacité opérationnelle sur les marchés nationaux et l’exportation continuent.

Beaubois acquiert la new-yorkaise Four Daughters

Beaubois a racheté Four Daughters, une entreprise new-yorkaise spécialisée en menuiserie architecturale sur mesure, dans le but d’étendre sa présence sur le marché américain et renforcer ses activités en Amérique du Nord. Cette acquisition combine la capacité de production à grande échelle de Beaubois avec l’expertise de Four Daughters dans le domaine de la menuiserie architecturale haut de gamme sur mesure. Les entreprises ont déclaré que ce partenariat leur permettra de mener à bien des projets commerciaux plus importants et plus complexes, tout en desservant une clientèle plus large. Pour Beaubois, cette transaction comme s’inscrivant dans sa stratégie long terme de renforcement de sa position dans le secteur et d’amélioration de ses capacités d’exécution de projets. Pour Four Daughters, ce partenariat permettrait de continuer à servir ses clients actuels tout en bénéficiant de ressources accrues, d’une expertise technique et d’une capacité de production renforcées grâce à Beaubois.

Richelieu acquiert Klassen Bronze et élargit son portefeuille de marques vertes Richelieu Hardware élargit son offre de quincaillerie au détail avec Klassen Bronze, et passe à 10 marques vertes au catalogue.

Klassen Bronze propose une gamme de produits destinés aux marchés résidentiels et commerciaux : lettres, chiffres, boîtes aux lettres, panneaux de signalisation, clés et machines à reproduire les clés. Pour Richelieu cette acquisition renforce son portefeuille au détail et s’inscrit dans sa stratégie de « guichet unique » complet pour les quincailleries et centres de rénovation au détail. L’acquisition fait suite à celle d’Ideal Security et élargit la gamme verte de Richelieu, comprenant également Richelieu, Reliable, Onward, Mibro, Task, Nystrom, Madico et Cedan. L’entreprise a indiqué que son portefeuille élargi s’appuiera sur son réseau de centres de services à Calgary, Kitchener et Chicago, permettant d’améliorer la distribution à travers l’Amérique du Nord.

Akhurst nommé distributeur exclusif au Canada pour Bürkle Finishing Systems

Akhurst Machinery a été désigné distributeur exclusif de Bürkle North America au Canada, élargissant l’accès aux technologies de pointe en finition, laminage et revêtement pour les fabricants du pays. Au terme de cet accord, Akhurst représentera l’ensemble de la gamme de finition de surface, en s’appuyant sur son réseau commercial national et ses équipes de service technique. Fondée en 1920, Bürkle est réputée pour ses équipements de haute précision destinés à la menuiserie, aux surfaces composites, à la fabrication de meubles et à la production de composants automobiles. Ryan Akhurst, président d’Akhurst, a déclaré que leur technologie s’inscrit parfaitement dans la stratégie de son entreprise, qui consiste à fournir des solutions de fabrication de pointe à ses clients canadiens. Fondée en 1938, Akhurst Machinery fournit des équipements industriels, des formations, des pièces détachées et des services aux secteurs de la menuiserie et de la fabrication à l’échelle nationale. Ce partenariat renforce la présence de Bürkle en Amérique du Nord tout en élargissant l’offre d’Akhurst en matière de technologies de finition.

G&S Woodworking : Consumer Choice Award 2026 dans la catégorie Ébénisterie et menuiserie

G&S Woodworking a reçu le Consumer Choice Award 2026 dans la catégorie Ébénisterie et menuiserie, marquant ainsi la 13e année consécutive qu’elle remporte cette distinction sur le marché de Londres et du sudouest de l’Ontario. Ce fabricant de mobilier sur mesure et de menuiseries architecturales s’adresse à une clientèle résidentielle et commerciale, produisant des meubles sur mesure et des menuiseries architecturales qui répondent aux exigences spécifiques de chaque projet. L’entreprise précise que son approche met l’accent sur un savoir-faire artisanal de précision, des matériaux de qualité et une exécution minutieuse, de la conception à l’installation. Les organisateurs du Consumer Choice Award ont souligné la réputation de l’entreprise, qui traduit des concepts de design en produits finis fonctionnels de grande qualité, s’intégrant parfaitement aux espaces intérieurs. Pour G&S Woodworking, cette distinction reflète la confiance de ses clients et l’engagement constant de l’entreprise en faveur du savoir-faire artisanal, du service et de la satisfaction client.

Metrie acquiert trois entreprises de distribution de portes auprès d’Owens Corning Metrie a acquis BWI Distribution, Louisiana Millwork et Florida Made Door auprès de Owens Corning et étend son offre dans l’est des ÉtatsUnis. Cette huitième acquisition de Metrie depuis 2020 renforce la présence de l’entreprise dans la chaîne d’approvisionnement de portes, ajoutant des capacités dans la pré-installation, la fabrication, la finition et la coordination de projets. Les activités concerneront les marchés résidentiels et commerciaux : portes intérieures et extérieures, encadrements sur mesure, installation de quincaillerie et livraison sur chantier. Pour le PDG Kent Bowie, les clients demandaient de plus en plus à Metrie de fournir des solutions plus intégrées, similaires aux capacités de la côte ouest avec EL & EL. Cette acquisition est le prolongement d’une relation de plus de 40 ans entre Metrie et la division Portes d’Owens Corning ; elle renforce la plateforme de distribution de l’entreprise sur la côte Est.

UCS Forest Group nomme

Eric Larson et Jeff Floyd à la direction des opérations

UCS Forest Group a promu Eric Larson et Jeff Floyd aux postes de directeurs des opérations au sein de ses activités de distribution aux États-Unis et au Canada, renforçant une direction axée sur la dynamique des marchés régionaux. M. Larson a été nommé directeur des opérations de Sierra Forest Products (USA), tandis que M. Floyd devient directeur des opérations d’Upper Canada Forest Products (Canada). Pour la société, ces nominations visent à mieux cibler les cycles immobiliers, les environnements réglementaires et les conditions de la chaîne d’approvisionnement de chaque pays, tout en conservant une structure unifiée. Les deux dirigeants se concentreront sur la performance opérationnelle : fiabilité de la chaîne d’approvisionnement, gestion des stocks et service à la clientèle. UCS Forest Group a déclaré que ces changements soutiennent la croissance à long terme tout en renforçant la régularité des livraisons, l’efficacité logistique et la réactivité au marché.

Haworth acquiert une participation majoritaire chez le torontois Tayco Haworth a acquis une participation majoritaire chez Tayco, fabricant de bureaux et de meubles de rangement basé à Toronto, renforçant ainsi sa présence dans le secteur manufacturier canadien. Tayco continuera à fonctionner de manière indépendante sous la direction de son président, Bill Melnik, et de son équipe de direction actuelle. L’entreprise a déclaré que les clients et les distributeurs ne verraient aucun changement dans les gammes de produits, les services et les programmes de commercialisation. Franco Bianchi, PDG de Haworth, a déclaré que cet investissement renforce la chaîne d’approvisionnement de l’entreprise au Canada et ajoute une capacité de production à son réseau mondial. L’usine de Toronto est spécialisée dans le mobilier de précision, comme les systèmes de travail, le rangement, les tables et les sièges. Fondée en 1975, Tayco célèbre cette année son 50e anniversaire. Selon Haworth, ce partenariat soutient l’investissement à long terme dans l’industrie manufacturière canadienne et renforce la résilience de la chaîne d’approvisionnement, réduisant les délais de livraison.

Weston Forest : Mike Loizides nommé vice-président des ventes au Canada et Adam Nolasco directeur des ventes de distribution Weston Forest a nommé Mike Loizides au poste de vice-président des ventes pour le Canada et Adam Nolasco à celui de directeur des ventes de distribution, renforçant ainsi son équipe de direction commerciale. M. Loizides apporte plus de 18 ans d’expérience en direction commerciale de fabrication, distribution et matériaux de construction. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, il supervisera la stratégie commerciale et le développement de la clientèle à l’échelle du Canada. M. Nolasco s’attachera à développer la clientèle au détail et la distribution de Weston Forest dans l’est du Canada. Il travaillera en étroite collaboration avec M. Loizides et l’ensemble de l’équipe commerciale afin d’aligner les besoins des clients sur les capacités de l’entreprise en matière de fabrication, de conditionnement et de logistique. Le PDG Doug Robinson a déclaré que ces nominations s’inscrivent dans la stratégie de Weston Forest visant à offrir une offre à grande échelle et un service constant à ses partenaires de la vente au détail et de la distribution.

Salon de Montréal 2026 : Expo Design s’associe à INT. DESIGN

Expo Design a conclu un partenariat stratégique avec INT.DESIGN, la plateforme phare de PID Agency, en vue de la 11e édition du salon prévue les 7 et 8 octobre 2026 à Montréal. Organisé par DSR, Expo Design met en relation architectes, designers, ébénistes, menuisiers, fabricants et entrepreneurs à travers un salon dédié aux matériaux d’aménagement intérieur et extérieur. Pour les organisateurs, le partenariat permettra d’élargir la portée du salon, tout en renforçant la programmation et le contenu proposés aux visiteurs. Dans le cadre de cette collaboration, l’un des galas annuels des GRANDS

PRIX DU DESIGN se tiendra le 8 octobre, immédiatement après l’événement, et réunira plus de 550 professionnels du secteur. Selon les organisateurs, ce partenariat fera de l’édition 2026 une plateforme encore plus solide pour présenter les nouveaux matériaux et innovations aux prescripteurs et aux décideurs.

Uniboard : nouvelle ligne de production de panneaux de particules à Val-d’Or

Chemcraft célèbre 50 ans au service des professionnels nord-américains

La marque Chemcraft d’AkzoNobel célèbre son 50e anniversaire dans la fourniture de revêtements industriels pour le secteur du bois à travers l’Amérique du Nord. Depuis son lancement, Chemcraft a élargi sa gamme de produits afin de répondre à l’évolution des besoins de production, aux objectifs d’efficacité et aux exigences réglementaires. La marque a bâti sa réputation sur la performance de ses produits, soutenue par son expertise technique et ses partenariats avec les distributeurs. Selon AkzoNobel, la collaboration entre les spécialistes de Chemcraft et les distributeurs locaux a joué un rôle clé dans le soutien des opérations de finition dans divers environnements, et le développement continu des produits s’est concentré sur l’amélioration de l’application, la réduction des déchets et le maintien de résultats de finition fiables, alors que les processus de fabrication et les exigences du marché continuent d’évoluer.

Le congrès AWMAC 2026 mettra à l’honneur la NAAWS 5.0 à Québec

La AWMAC tiendra son congrès national 2026 à Québec, avec comme temps forts le lancement officiel de NAAWS 5.0 et un programme axé sur la stratégie sectorielle et le leadership opérationnel. Cet événement de trois jours réunira fabricants, fournisseurs et leaders du secteur pour des sessions consacrées à la technologie, aux données, à l’intelligence artificielle, à l’innovation en matière de matériaux et à l’évolution des normes dans le domaine de la menuiserie architecturale. Marc Sanderson, PDG d’INNERGY, participera à plusieurs débats sur la manière dont les outils numériques et les systèmes de fabrication transforment le secteur. Le samedi sera axé sur la gouvernance de l’association et l’engagement des membres, avec l’assemblée générale annuelle et une session intitulée « Inside the Craft » consacrée à la production. Selon les organisateurs, le congrès avait pour objectif de faire le lien entre les discussions stratégiques et la mise en œuvre concrète au sein des entreprises membres.

Uniboard a produit les premiers panneaux sur une nouvelle ligne de production à Val-d’Or, au Québec, achevant ainsi un projet de modernisation en plusieurs phases d’une valeur de plus de 350 millions CAD. La dernière phase comprenait l’installation d’une presse continue de 3 mètres et d’une ligne de finition à haut niveau d’automatisation et d’intelligence artificielle afin d’améliorer la productivité et le contrôle des processus. Cette modernisation ajoute plus de 28 000 mètres carrés d’espace d’entreposage, faisant de ce site une plaque tournante de distribution centralisée. Cette nouvelle ligne porte la capacité annuelle de 170 millions à 272 millions de pieds carrés. Selon Uniboard, cette augmentation de la production renforce sa position de premier producteur au service du Canada, du nord-est des États-Unis et du Midwest. L’usine de Val- d’Or utilise à 100 % des résidus de bois postindustriels et est certifiée FSC pour la chaîne de contrôle.

WEINIG Canada :

Marc Forbes et Mace Yenicare nommés responsables de compte régionaux

Marc Forbes et Mace

Yenicare ont été nommés responsables de compte WEINIG Canada pour l’Ontario et la C-B, élargissant ainsi sa couverture commerciale régionale et son réseau d’assistance à la clientèle. Basé à Niagara, en Ontario, Forbes apporte plus de 20 ans d’expérience dans le secteur, notamment dans la gestion de la production sur CNC et la direction d’une entreprise spécialisée dans la fabrication d’armoires sur mesure. Basée à Vancouver, Yenicare apporte quant à elle plus de six ans d’expérience dans en vente B2B et gestion de territoires, acquise notamment dans le secteur. Selon l’entreprise, ces nominations renforcent la prestation de services localisés sur deux des marchés les plus dynamiques du Canada, et l’élargissement de son équipe de gestion des comptes aidera les fabricants à relever des défis tels que la pénurie de main-d’œuvre, la hausse des coûts des matériaux et la demande croissante en automatisation et intégration numérique.

UN TRIMESTRE PLUS SOLIDE, UNE SITUATION INÉGALE :

QUE SIGNIFIENT LES DONNÉES IMMOBILIÈRES DU 4E

TRIMESTRE

Rapport national trimestriel

:: Par Tyler Holt, rédacteur en chef du magazine Le Monde du bois / Wood Industry

Au Canada, les mises en chantier en 2025 ont augmenté d’une année sur l’autre en données brutes annuelles, passant de 245 367 en 2024 à 259 028 en 2025 (+5,6 %). Il s’agit d’une amélioration significative, mais elle ne constitue pas, à elle seule, le signe d’une accélération généralisée. Pour les opérateurs dont la demande dépend de la construction résidentielle, la question la plus pertinente est de savoir dans quelle mesure cette amélioration se reflète dans le carnet de commandes de fin d’année, et où l’activité se concentre. Dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants, les mises en chantier du quatrième trimestre sont passées de 51 348 en 2024 à 57 746 en 2025 (+12,5 %). Mois après mois, le trimestre s’est renforcé au fur et à mesure de son déroulement, la hausse la plus marquée d’une année sur l’autre ayant eu lieu en décembre. Ce type d’accélération en fin d’année peut refléter de multiples facteurs, notamment le calendrier des projets, les décisions de financement prises plus tôt dans l’année et la volonté des promoteurs de lancer les travaux avant la fin de l’année. C’est un signe qui mérite d’être suivi, mais il doit être interprété comme une dynamique qui nécessite une confirmation au cours des trimestres suivants. Les livraisons dans ces mêmes grands centres urbains ont également augmenté, mais de manière plus modeste. Les livraisons du quatrième trimestre sont passées de 52 493 en 2024 à 56 320 en 2025 (+7,3 %). Une hausse des mises en chantier peut être encourageante, mais ce sont les livraisons qui constituent la confirmation à court terme que les projets avancent effectivement vers les étapes générant des commandes d’éléments d’intérieur.

ÉVOLUTION DE LA GAMME DE PRODUITS

Dans l’ensemble des données du quatrième trimestre, le signal structurel le plus clair est

un glissement vers la construction multifamiliale. Il ne s’agit pas d’un détail mineur dans la composition. Cela modifie le type de travaux en cours, l’écosystème d’approvisionnement et le profil temporel de la demande en composants d’intérieur. Et nous observons une évolution continue vers davantage de mises en chantier multifamiliales par rapport aux maisons individuelles et jumelées.

Au quatrième trimestre, par type de logement, les mises en chantier de maisons individuelles et jumelées ont baissé tandis que celles de logements multifamiliaux ont augmenté :

• Maisons individuelles/jumelées : 21 578 → 19 783 (-8,3 %)

• Immeubles collectifs : 37 222 → 43 355 (+16,5 %)

Même en faisant abstraction des totaux absolus et en se concentrant uniquement sur la tendance, le message reste le même. La croissance des mises en chantier est tirée par les immeubles collectifs, tandis que celle des constructions de faible hauteur est en recul.

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Les livraisons confirment cette tendance dans les grands centres urbains. Les livraisons du quatrième trimestre par type de logement montrent que les livraisons de maisons individuelles et jumelées sont restées pratiquement stables, tandis que celles des immeubles collectifs ont augmenté :

• Maisons individuelles/jumelées : 18 046 → 18 043 (stable)

• Immeubles collectifs : 34 447 → 38 277 (+11,1 %)

Cette corrélation est importante. C’est une chose de constater une augmentation des mises en chantier d’immeubles collectifs, et une autre de constater une augmentation des livraisons d’immeubles collectifs. Lorsque les deux sont en hausse, cela suggère que la construction à plus forte densité n’est pas seulement lancée, mais qu’elle est également livrée à un rythme plus soutenu sur les marchés urbains les plus pertinents. Pour les entreprises secondaires de transformation du bois, cette orientation vers les immeubles collectifs tend à redéfinir les opportunités et les risques de trois manières concrètes.

Premièrement, les immeubles collectifs s’accompagnent souvent d’un degré de standardisation plus élevé. Les agencements des logements se répètent, les cahiers des charges sont plus rigides, et les processus de soumission, de documentation et de contrôle qualité sont plus formalisés. Cela peut profiter aux ateliers qui ont investi dans des processus de fabrication reproductibles, des tolérances contrôlées et une coordination solide avec les installateurs. Cela peut également mettre en difficulté les ateliers qui s’appuient sur une forte personnalisation et des ajustements informels sur le terrain.

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Deuxièmement, le rythme de livraison diffère. Les aménagements intérieurs des immeubles collectifs sont souvent planifiés par vagues, alignés sur les étapes de remise des étages et d’occupation. Cela peut entraîner des périodes de production condensées, avec des volumes plus élevés sur des délais plus courts. La planification des capacités porte moins sur la production hebdomadaire moyenne et davantage sur la capacité à absorber les pics sans sacrifier la qualité ou les performances de livraison.

Troisièmement, la concentration de la clientèle augmente. Les projets multifamiliaux ont tendance à passer par un nombre plus restreint de promoteurs, d’entrepreneurs généraux et de grands partenaires d’installation. Cette concentration peut stabiliser la demande lorsque les relations sont solides, mais elle peut également Ensure a

réduire les marges lorsque les appels d’offres deviennent banalisés. Dans ce contexte, la fiabilité, la rigueur documentaire et le contrôle des défauts peuvent être aussi importants que le prix unitaire.

En d’autres termes, l’évolution de la gamme de produits ne se résume pas simplement à « plus de logements ». Il s’agit d’une charge de travail différente dans le secteur du logement. La question suivante est de savoir où cette charge de travail se concentre géographiquement.

RÉPARTITION PAR PROVINCE ET PAR RMR ONTARIO

Au quatrième trimestre 2025, l’Ontario totalisera 16 450 mises en chantier, ce qui le place à un niveau comparable à celui du Québec. Cependant, les performances de l’Ontario au niveau des RMR ne sont pas uniformes et ressemblent davantage à un ensemble de sous-marchés distincts évoluant dans des directions différentes. Les principales RMR de l’Ontario sont les suivantes :

• Toronto : 5 770 → 5 958 (+3,3 %).

• Ottawa-Gatineau : 3 305 → 4 032 (+22,0 %).

• Hamilton : 686 → 1 081 (+57,6 %).

• Kitchener-Cambridge-Waterloo : 1 059 → 781 (-26,3 %).

• London : 1 169 → 703 (-39,9 %).

• Barrie : 747 → 174 (-76,7 %).

• St. Catharines-Niagara : 445 → 1 013 (+127,6 %).

• Windsor : 428 → 391 (-8,6 %).

• Guelph : 67 → 180 (+168,7 %).

• Kingston : 695 → 233 (-66,5 %).

• Peterborough : 98 → 25 (-74,5 %).

• Thunder Bay : 114 → 32 (-71,9 %).

• Belleville - Quinte West : 101 → 168 (+66,3 %).

• Brantford : 152 → 130 (-14,5 %).

• Oshawa : 119 → 229 (+92,4 %). En termes d’exploitation, il faut retenir que l’Ontario ne peut pas être considéré comme un marché unique. Toronto est restée globalement stable au quatrième trimestre, Ottawa-Gatineau s’est renforcée, et plusieurs marchés de taille moyenne ont connu des fluctuations marquées dans un sens ou dans l’autre. Pour un magasin desservant l’Ontario, le risque ne réside pas simplement dans la « hausse ou la baisse de l’Ontario », mais dans la concentration de la clientèle dans des RMR spécifiques qui peuvent se contracter alors même que d’autres se développent. Les opportunités sont tout aussi locales,

certains corridors affichant des gains significatifs susceptibles de soutenir une croissance sélective.

QUÉBEC

Au Québec, le nombre total de mises en chantier au quatrième trimestre 2025 s’élève à 16 438, ce qui est pratiquement équivalent au total de l’Ontario au niveau provincial.

Au sein du Québec, Montréal se démarque, car c’est elle qui tire la croissance provinciale au quatrième trimestre.

Les RMR du Québec affichent :

• Montréal : 5 081 → 8 446 (+66,2 %).

• Québec : 1 659 → 1 963 (+18,3 %).

• Sherbrooke : 759 → 628 (-17,3 %).

• Saguenay : 541 → 288 (-46,8 %).

• Trois-Rivières : 255 → 400 (+56,9 %).

Drummondville : 314 → 448 (+42,7 %).

La tendance observée au Québec peut être décrite comme une concentration de la croissance. La hausse enregistrée à Montréal est suffisamment importante pour influencer les totaux provinciaux et les perspectives des fournisseurs, tandis que les marchés secondaires affichent des résultats mitigés. Pour les fabricants et les distributeurs, cela plaide en faveur d’une stratégie centrée sur Montréal si le Québec est une priorité, avec une approche prudente vis-à-vis des centres plus petits où les mises en chantier pourraient se contracter.

COLOMBIE-BRITANNIQUE

En Colombie-Britannique, les mises en chantier du quatrième trimestre 2025 s’élèvent à 9 946. Les données des RMR montrent un marché mitigé, avec un ralentissement sur les principaux marchés côtiers et une forte volatilité dans plusieurs centres de l’intérieur. Les RMR de la Colom-

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bie-Britannique comprennent :

• Vancouver : 7 609 → 6 812 (-10,5 %).

• Victoria : 1 119 → 1 088 (-2,8 %).

• Abbotsford-Mission : 281 → 313 (+11,4 %).

• Chilliwack : 251 → 137 (-45,4 %)

Les mises en chantier annuelles en Alberta sont présentées ailleurs comme très solides, mais au quatrième trimestre, les deux plus grandes RMR de l’Alberta ont enregistré une légère baisse en glissement annuel. Cela ne remet pas en cause l’importance de l’Alberta, mais suggère que la dynamique de fin d’année dans les grandes métropoles albertaines n’a pas été aussi forte que sur certains marchés de l’Est. Par ailleurs, Saskatoon s’est renforcée, Winnipeg est restée stable et les centres plus petits de l’Alberta ont affiché des hausses à partir de bases modestes.

Pour les fabricants, la situation dans les Prairies justifie une approche prudente et sélective. La région offre une certaine envergure, notamment grâce à l’Alberta, mais les données des RMR du quatrième trimestre suggèrent des conditions mitigées à court terme dans les plus grandes métropoles et des poches de croissance ailleurs.

CANADA ATLANTIQUE

Le sous-total pour le Canada atlantique au quatrième trimestre 2025 s’élève à 4 541, avec 2 186 en Nouvelle-Écosse, 1 820 au Nouveau-Brunswick, 194 à l’Île-du-Prince-Édouard et 341 à Terre-Neuve-et-Lab-

rador. En termes absolus, la région est plus petite, mais les données des RMR indiquent un fort dynamisme sur certains marchés spécifiques. Les RMR de l’Atlantique comprennent :

• Halifax : 795 → 1 659 (+108,7 %).

• Moncton : 815 → 704 (-13,6 %).

• Saint John : 163 → 247 (+51,5 %).

• Fredericton : 243 → 526 (+116,5 %).

• St. John’s : 287 → 291 (+1,4 %).

Halifax est clairement le moteur de la croissance au quatrième trimestre, Fredericton affichant également une forte hausse à partir d’une base plus modeste. Moncton a reculé, et St. John’s est restée pratiquement stable. Pour les fournisseurs, la région de l’Atlantique peut être attractive lorsqu’elle est alignée sur les bons sous-marchés et réseaux de clients, mais cela nécessite de la précision. Les totaux plus modestes de la région signifient également qu’un seul cycle de projet peut influencer de manière significative les chiffres trimestriels.

CE QUE LES DONNÉES INDIQUENT

Les données du quatrième trimestre 2025 indiquent une accélération de l’activité de construction en fin d’année dans les grands centres urbains, mais elles ne corroborent pas un simple scénario national. Les mises en chantier dans les centres urbains de plus de 100 000 habitants sont passées de 51 348 à 57 746 (+12,5 %), tandis que les livraisons sont passées de 52 493 à 56 320 (+7,3 %), ce qui suggère un carnet de commandes en expansion. La composition de ce carnet de commandes est de plus en plus axée sur les immeubles collectifs, les mises en chantier s’éloignant des formats individuels et jumelés et la croissance des livraisons étant dominée par les immeubles collectifs. Sur le plan géographique, l’analyse par province met en évidence à la fois l’ampleur et les divergences. L’Ontario et le Québec affichent des totaux provinciaux presque équivalents au quatrième trimestre, mais leurs tendances au sein des RMR diffèrent fortement. La vigueur du Québec se concentre fortement à Montréal, tandis que l’Ontario présente une mosaïque de RMR stables, en expansion et en contraction. La Colombie-Britannique affiche un ralentissement sur la côte et une volatilité à l’intérieur des terres. Les Prairies restent importantes en volume mais présentent des résultats mitigés dans les plus grandes métropoles de l’Alberta au quatrième trimestre, tandis que le Canada atlantique est

plus modeste en termes absolus mais très dynamique dans certaines RMR, notamment Halifax. La gamme de produits modifie la nature de la demande, et la géographie détermine si la demande existe réellement à court terme. Les entreprises auront tout intérêt à planifier province par province, puis RMR par RMR, en alignant leur capacité et leur stratégie produit sur les flux de travail dans le secteur multifamilial là où les données indiquent une croissance, et en évitant de supposer qu’une augmentation nationale se traduira de manière uniforme dans tous les carnets de commandes locaux.

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Monarch Cabinetry : Du chantier à l’atelier

DU CHANTIER À L’ATELIER

Monarch Cabinetry est un atelier de menuiserie situé dans la région de Kelowna, en Colombie-Britannique, où le propriétaire Nick Koenig a mis à profit ses années d’expérience sur les chantiers pour créer une petite entreprise axée sur les entrepreneurs. Koenig a lancé Monarch en juin 2025, après avoir passé près de 15 ans chez Terry Harris Cabinets, où ses responsabilités ont évolué pour englober l’ensemble du processus, de la fabrication à l’installation. Aujourd’hui, Monarch opère depuis un atelier de 230 m² avec deux employés, se concentrant sur la fabrication de meubles sur mesure pour des maisons individuelles. Les relations de M. Koenig avec les entrepreneurs, son approche pratique du travail et l’installation en interne ont façonné les opérations quotidiennes de l’entreprise et la manière dont elle

maintient un flux de travail régulier à petite échelle.

UN LANCEMENT FONDÉ SUR LA CONTINUITÉ

L’histoire de Monarch Cabinetry repose sur la transmission d’une réputation de qualité. M. Koenig a passé environ 15 ans chez Terry Harris, « gravissant les échelons », et pendant près de huit ans, il a été de facto le principal installateur, tout en fabriquant une grande partie de ce qui sortait de l’atelier. Lorsque Harris a pris sa retraite, Koenig a lancé Monarch par le biais d’une cession d’actifs plutôt que de racheter l’ancienne entreprise en tant qu’entité en activité. Le nom de la marque a changé, mais les relations quotidiennes étaient déjà établies grâce à des années de coordination sur les chantiers, d’installations et de travaux récurrents.

Cette continuité est importante car les armoires constituent rarement un achat ponctuel pour les personnes qui génèrent le volume d’activité. Les propriétaires ne rénovent peut-être qu’une fois de temps en temps, mais les entrepreneurs ont besoin de partenaires fiables pour de nombreux chantiers. Koenig décrit une charge de travail reposant sur un petit cercle d’entrepreneurs, et vu la taille actuelle de Monarch, il ne faut pas beaucoup de projets pour remplir le calendrier. Il travaille avec deux ou trois entrepreneurs, et si ces constructeurs achèvent quelques maisons par an, ce rythme suffit à faire tourner une entreprise de deux personnes.

CONTRÔLE DE

L’INSTALLATION,

PERTE DE TRADUCTION MINIMALE

Une caractéristique déterminante du modèle

d’exploitation de Monarch est que l’atelier installe lui-même ses propres réalisations. L’entreprise a été approchée par des sous-traitants qui ont proposé de s’occuper de l’installation à sa place, mais M. Koenig préfère garder cette tâche en interne.

« Installer nous-mêmes nos armoires et nos menuiseries est une forme de contrôle qualité et de garantie pour le client », explique M. Koenig. « Nous sommes une petite entreprise, mais nous en tirons parti pour suivre le produit jusqu’au bout, là où le résultat final est

En ce qui concerne les conditions du marché, M. Koenig décrit l’environnement local comme stable, fort de ses années d’expérience dans la région de l’Okanagan. Pour un atelier de 230 m² comptant deux employés, cette stabilité se traduit concrètement. Elle se mesure sur le terrain. »

Comme il le dit lui-même : « N’importe qui peut fabriquer une belle armoire, mais si elle n’est pas installée correctement, elle ne reflète pas vraiment la qualité que nous voulons maintenir ici. »

Pour un petit atelier, l’installation fait partie intégrante de l’assurance qualité et permet de garantir une expérience cohérente pour le constructeur, de la livraison à la fin des travaux. Les entrepreneurs apprécient cette cohérence, car elle réduit l’incertitude sur le chantier. M. Koenig explique que les constructeurs préfèrent savoir exactement qui viendra effectuer l’installation, plutôt que d’avoir affaire à une équipe qui change sans cesse. « Ils ont l’assurance de savoir : “Nick va venir. C’est lui qui va installer la cuisine. Il fait toujours du très bon travail.” »

Cette prévisibilité correspond également à la clientèle de Monarch. Koenig estime que la plupart des travaux proviennent d’entrepreneurs, tandis qu’environ un quart à un tiers provient directement des propriétaires.

Koenig décrit également une deuxième source de valeur qui découle de la petite taille de l’entreprise. « Rien ne se perd en chemin ; c’est moi et deux gars », dit-il. La personne qui discute des détails est la même qui comprend comment ces détails seront construits et installés. Koenig décrit cela comme un processus où la construction « prend presque forme pendant la conversation », ce qui revient à dire qu’il y a moins de relais où les détails peuvent se perdre.

Côté équipement, Koenig met en avant les outils qui permettent de maintenir la production. Les scies à panneaux CanTech de Monarch sont, selon ses propres termes, son « gagne-pain ». L’accent est mis ici sur des machines de base fiables qui garantissent des résultats reproductibles dans un espace réduit.

Lorsqu’on lui a demandé ce qu’il ferait différemment s’il devait redevenir propriétaire, Koenig a répondu qu’il « franchirait le pas plus tôt ». Le passage à la propriété lui semblait plus difficile avant de le faire, mais une fois qu’il l’a fait, cela s’est avéré plus gérable que prévu. Pour

un propriétaire d’atelier impliqué qui jongle entre la production, les installations et l’administration, ce changement de confiance peut être aussi important que n’importe quel ajustement opérationnel, car il détermine la manière dont l’entreprise est construite.

RESTER AU PLUS PRÈS DU CHANTIER

Les débuts de Monarch Cabinetry reposent sur la continuité et la maîtrise. M. Koenig a su préserver les relations avec les entrepreneurs qu’il avait nouées au fil des années sur le terrain, et il a maintenu la taille de l’atelier suffisamment réduite pour rester directement impliqué, de la fabrication à l’installation. La valeur ajoutée de l’entreprise repose sur la cohérence sur le chantier et une communication claire pendant la phase de planification, le tout soutenu par une équipe soudée travaillant dans des locaux de 230 m². À court terme, l’orientation de Monarch est claire : continuer à « proposer des cuisines et des armoires de bonne qualité » tout en restant en phase avec un réseau de constructeurs stable.

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CONÇU SUR MESURE : TRUELINE FAIT DE LA FABRICATION D’ESCALIERS UNE SPÉCIALITÉ RÉGIONALE

:: Par Tyler Holt, rédacteur en chef du magazine Le Monde du bois / Wood Industry

Dans un secteur où de nombreux ateliers sont contraints d’élargir leur offre, Trueline Moulding Group a choisi de se concentrer sur un créneau plus restreint. Ce fabricant basé à Kelowna, en Colombie-Britannique, constitué en société en 2012 après l’acquisition de Rise & Run Manufacturing, a axé son activité sur trois catégories : les escaliers, les rampes et les moulures. Cette spécialisation semble simple. Dans la pratique, elle a obligé l’entreprise à s’adapter à l’évolution des goûts en matière de design, à des exigences techniques plus strictes et aux réalités matérielles de la fabrication du bois dans l’intérieur de la Colombie-Britannique.

L’entreprise est dirigée par son propriétaire-gérant, Colin Fitchett, qui décrit son activité en termes clairs : « Nous fabriquons des escaliers, des moulures et des rampes. C’est à peu près tout ce que nous faisons. » Cette définition simple est utile car elle rend compte à la fois de la rigueur de Trueline et de sa logique de fonctionnement. L’entreprise s’est développée au sein de sa catégorie, et non en s’en éloignant.

Cette distinction est importante. Dans la transformation secondaire du bois, la croissance s’accompagne souvent de la tentation de se lancer dans des activités connexes. Trueline propose une approche différente : élargir l’éventail de solutions pour les clients existants, tout en maintenant le

modèle de production ancré dans ses compétences clés.

DE L’ACQUISITION À LA BASE OPÉRATIONNELLE

La structure actuelle de Trueline est le fruit d’une décision pragmatique. Fitchett explique que lui et ses associés avaient déjà plus de vingt ans d’expérience dans le secteur avant la création de l’entreprise. Lorsque leur ancien employeur a été mis en redressement judiciaire, le problème n’était pas l’accès au marché. C’était la capacité de production.

« En réalité, tout ce dont nous avions besoin à l’époque, c’était de l’équipement », dit-il. « Nous avions déjà des ventes, car nous étions dans le secteur depuis longtemps. Nous avions établi des relations. Il nous fallait simplement un endroit pour fabriquer. »

Cela a conduit à l’acquisition de Rise & Run Manufacturing, une entreprise locale disposant d’équipements et d’installations pouvant servir de point de départ. Trueline y a exercé ses activités pendant environ cinq ans, a rapidement dépassé la capacité du bâtiment au bout de quatre ans, puis a emménagé sur son site actuel après avoir acheté un terrain et construit de nouvelles installations.

Cette histoire des origines mérite d’être soulignée car elle reflète un schéma courant mais sous-estimé dans la fabrication sur mesure. La val-

eur commerciale réside souvent moins dans un logo que dans les relations, les connaissances du métier et la capacité à transformer des dessins en produits installés. L’équipement a son importance. Tout comme la surface au sol. Mais les sources de l’article montrent clairement que le véritable atout de départ de Trueline était l’expérience accumulée dans le secteur.

S’ADAPTER AU MÉTAL ET AU VERRE, TOUT EN RESTER FIDÈLE À SOI-MÊME

Ensuite, l’évolution des produits de l’entreprise montre comment les fabricants spécialisés peuvent s’adapter à l’évolution des préférences en matière de design sans renoncer à leur identité. M. Fitchett explique que Trueline a « dû s’éloigner un peu du bois » à mesure que la demande locale s’orientait vers le métal soudé et le verre. Pourtant, il ne présente pas ce changement comme un abandon de son activité. Il le présente comme une variation au sein même de la fabrication de rampes et d’escaliers.

C’est une distinction utile pour le secteur. Dans de nombreux ateliers sur mesure, les catégories de produits sont moins rigides que les processus de production qui les sous-tendent. Une rampe peut inclure du bois, de l’acier, du verre ou des câbles, mais elle nécessite toujours la création de gabarits, l’ajustement, la coordination, des décisions de finition et une rigueur d’installation. Trueline semble avoir construit son offre autour de cette vision plus large.

L’entreprise fabrique ses produits en bois en interne. Elle fait appel à des composants en verre, mais se charge elle-même de la prise de mesures et de l’installation. Pour les travaux métalliques, l’entretien décrit un flux de travail qui inclut la prise de mesures, le dessin, la coordination de la fabrication et l’installation. Le fil conducteur n’est pas la pureté des matériaux. C’est le contrôle de l’assemblage fini.

Fitchett est clair quant aux limites de l’entreprise : « Nous n’allons pas trop au-delà de cela, car nous croyons qu’il faut se concentrer sur ce que nous faisons bien. » Pour les petits et moyens fabricants, c’est peut-être l’un des enseignements les plus importants de cette histoire. L’adaptation ne doit pas nécessairement rimer avec expansion.

Le contexte régional soutient cette approche. Le marché de l’Okanagan est propice à un niveau élevé de travaux résidentiels sur mesure et à un réseau d’entrepreneurs fondé sur les relations. Fitchett oppose cet environne-

ment à des marchés immobiliers plus standardisés, arguant que le commerce électronique ne convient pas à une entreprise où une grande partie du travail reste sur mesure et spécifique au site.

LE CONTRÔLE DU CLIMAT N’EST PAS UNE QUESTION SECONDAIRE

Pour tout fabricant de bois travaillant dans un climat sec, le comportement des matériaux n’est pas une préoccupation secondaire. C’est une variable de production. Cela ressort clairement de l’entretien avec Trueline.

M. Fitchett explique que l’entreprise humidifie ses locaux en hiver et s’efforce de maintenir un taux d’humidité d’environ 35 %. En janvier et février, lorsque les températures extérieures peuvent chuter brutalement, le bois sèche rapidement. Il note également que s’approvisionner localement peut aider, car le bois provenant de la côte peut se déformer en s’adaptant aux conditions de l’intérieur des terres.

Les chiffres cités dans l’interview sont suffisamment précis pour être utiles. La plupart des feuillus de l’Est, dit-il, arrivent avec une teneur en humidité d’environ 6 à 9 %. Le bois tendre de Vancouver a tendance à arriver avec une teneur d’environ 10 à 11 %. Les deux peuvent être exploitables, mais chacun nécessite une attention particulière.

Tout aussi important, l’expérience de Trueline suggère que les conditions sur le chantier peuvent être plus dangereuses que celles en usine. Des cloisons sèches neuves, de l’humidité emprisonnée, un mauvais enchaînement des opérations et une étanchéité insuffisante peuvent tous affecter les performances une fois le produit installé. Cela crée un problème bien connu des ateliers de menuiserie sur mesure : le fabricant peut contrôler l’usinage et l’assemblage, mais pas l’environnement dans lequel le produit est placé.

La réponse de Fitchett repose en partie sur le contrôle des processus et en partie sur la sensibilisation des clients. « Le bois reste un matériau vivant qui respire », dit-il. Au fil du temps, l’entreprise a enrichi sa documentation pour expliquer les exigences d’entretien et définir les attentes avec ses clients. Il ne s’agit pas seulement d’un geste de service. C’est une mesure de gestion des risques.

Pour les ateliers spécialisés dans les escaliers et les rampes, ce point mérite d’être souligné. Le transport des matériaux est souvent abordé com-

« Le bois reste un matériau vivant qui respire ».

me une question technique, mais il s’agit aussi d’un moyen de communication permettant à l’atelier de savoir exactement ce qu’il fabrique. Cela réduit l’ambiguïté, limite les retouches et facilite l’installation en aval.

L’entreprise préfère également installer elle-même ses propres réalisations plutôt que de confier cette étape à des tiers. D’un point de vue commercial, c’est peut-être l’une des observations les plus pertinentes de cet article. L’auto-installation n’est pas seulement une question de qualité de service. Il s’agit de préserver l’intention technique. Lorsque la même entreprise contrôle la prise de mesures, les plans, la fabrication et l’installation, il y a moins de risques qu’une erreur sur le terrain ne se transforme en litige concernant le produit.

Cette approche en boucle fermée semble particulièrement importante dans la gamme de produits de Trueline, où les courbes, les géométries sur mesure et les combinaisons de bois, de verre et d’acier nécessitent une coordination minutieuse. L’entretien suggère que l’entreprise travaille souvent sur des projets complexes bien avant le début de la fabrication, en particulier lorsqu’il s’agit de pentes sur mesure et d’interfaces techniques.

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LE RÉINVESTISSEMENT COMME ROUTINE OPÉRATIONNELLE

La technologie est un autre thème récurrent, bien que de manière discrète. M. Fitchett décrit l’investissement en équipement comme continu plutôt que transformationnel. « Il y a toujours des réinvestissements. La modernisation des machines ne s’arrête jamais vraiment. »

Ce commentaire correspond aux investissements annoncés par l’entreprise dans une nouvelle moulurière et dans des capacités CNC à 3 et 5 axes. Dans l’entretien, la nouvelle moulurière est décrite comme plus rapide, plus précise et plus facile à régler. Cela est important dans un environnement de fabrication sur mesure, où les changements de profilés, les petites séries et la formation des opérateurs peuvent tous affecter le rendement.

Plus généralement, les équipements modernes ne se contentent pas de réduire les temps de cycle. Ils peuvent améliorer la répétabilité, réduire les frictions liées à la configuration et faciliter la transposition de l’intention de conception en pièces finies. Associés à des flux de travail CAO plus robustes, ces investissements favorisent un système de production plus rigoureux.

Dans le même temps, la trajectoire de croissance de Trueline semble mesurée. L’entreprise a élargi son offre, notamment avec des rampes extérieures, et dessert une zone régionale s’étendant de Kamloops à Osoyoos, suivant ainsi un modèle courant et fructueux chez les PME : approfondir d’abord le service aux clients existants, puis étendre la couverture géographique ou les offres connexes à mesure que la capacité le permet.

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RH, CULTURE D’ENTREPRISE ET PERSEVÉRANCE

Le dernier point concerne la gestion. M. Fitchett dit qu’il aurait aimé créer sa propre entreprise plus tôt, mais son observation la plus pertinente porte sur les personnes. « Si vous recrutez de bons collaborateurs, ils créent une bonne culture d’entreprise », explique-t-il, en mettant en avant un noyau de collaborateurs de longue date qui sont restés fidèles à l’entreprise au fil du temps.

Ce n’est pas un hasard. Dans la fabrication d’escaliers et de menuiseries sur mesure, le savoir-faire tacite reste essentiel. Les machines comptent, les plans comptent, et l’ingénierie compte. Mais de nombreuses petites et moyennes entreprises dépendent encore d’employés expérimentés capables d’interpréter les nuances, d’anticiper les risques liés à l’installation et de résoudre les problèmes avant qu’ils n’entraînent des retards.

Trueline est une entreprise qui a bâti sa position moins grâce à sa taille qu’à une spécialisation rigoureuse. Elle opère sur un marché régional sur mesure, a élargi sa gamme de matériaux sans perdre son identité de fabricant et a optimisé ses processus autour de la CAO, de l’ingénierie, du contrôle climatique et de l’installation. Pour les professionnels du secteur, c’est peut-être là le message le plus clair : sur un marché spécialisé fragmenté, la spécialisation n’est pas l’opposé de l’adaptation. Bien menée, c’est ce qui rend l’adaptation gérable.

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Transformer les études sur la main-d’œuvre en stratégie d’atelier

L’emploi dans les industries de production de biens reste largement dominé par les hommes. Les hommes sont bien plus susceptibles que les femmes de travailler dans des secteurs tels que la construction et l’industrie manufacturière, où se concentrent la plupart des emplois dans les métiers spécialisés. Étant donné que très peu de femmes travaillent actuellement dans ces industries, même une augmentation modeste de la participation féminine pourrait élargir considérablement la main-d’œuvre disponible et contribuer à remédier à la pénurie de main-d’œuvre dans les métiers spécialisés.

Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, tableau 14-10-0023-01 : Caractéristiques de la population active par industrie, données annuelles ; répartition de l’emploi par secteur et par sexe.

Un récent projet pilote soutenu par le gouvernement de l’Alberta et mené par le Wood Manufacturing Council (WMC) s’est donné pour objectif de répondre à une question concrète pour le secteur de la menuiserie : qu’est-ce qui contribue réellement à attirer et à fidéliser une main-d’œuvre plus diversifiée dans les ateliers de fabrication de petite et moyenne taille ?

L’initiative, intitulée « Building a Substrate for Diverse and Welcoming Woodshops » (Construire un socle pour des ateliers de menuiserie diversifiés et accueillants), s’est déroulée entre avril 2024 et mars 2026. Le projet a adopté une approche mixte et participative comprenant des entretiens avec des femmes artisanes en début de carrière ou potentiellement intéressées par le métier, des ateliers de co-création à Calgary et Edmonton, ainsi que des visites d’ateliers de menuiserie en activité afin d’examiner les installations, les flux de travail, les équipements et les systèmes de communication en Alberta.

Les participantes allaient des nouvelles arrivantes et des diplômées récentes aux personnes en reconversion professionnelle travaillant déjà dans les métiers. Les employeurs ont également été impliqués par le biais de visites d’ateliers et de discussions sur l’environnement de formation. L’objectif n’était pas de produire des commentaires abstraits sur la culture d’entreprise. Au contraire, le projet a traduit les conclusions en pratiques opérationnelles que les entreprises peuvent mettre en œuvre et évaluer.

Au cours des entretiens et des ateliers, les chercheurs ont identifié un ensemble d’obstacles qui affectent l’entrée et la rétention de la main-d’œuvre : des parcours de recrutement flous, des pratiques d’intégration obsolètes, des équipements de sécurité mal ajustés, des systèmes de signalement défaillants et une visibilité limitée sur les perspectives d’avancement. Ces problèmes s’interagissent souvent pour dissuader des travailleurs compétents d’entrer ou de rester dans le secteur. Le rapport organise les solutions en cinq leviers pratiques que les propriétaires d’ateliers peuvent contrôler : visibilité et orientation pour les nouveaux arrivants, intégration et mentorat structurés, conception ergonomique et ajustement des EPI, voies de signalement claires et systèmes d’avancement transparents.

Rendre les points d’entrée visibles L’une des conclusions les plus évidentes du projet pilote est qu’il existe un intérêt pour les métiers du bois, mais que le parcours d’accès au secteur est souvent difficile à discerner.

Le recrutement dans les métiers repose souvent sur des réseaux informels et le bouche-à-oreille. Si cela fonctionne bien pour les professionnels confirmés, cela reproduit involontairement la composition démographique de la main-d’œuvre existante. De nombreuses femmes interrogées au cours du projet ont déclaré être intéressées par le travail manuel en atelier, mais ne pas savoir par où commencer.

De simples changements dans les pratiques de recrutement peuvent faire une différence significative :

• Rédiger des offres d’emploi décrivant clairement les tâches quotidiennes plutôt que de vagues traits de personnalité.

• Évitez le jargon interne qui suppose une expérience préalable en atelier.

• Utilisez un langage non genré lorsque vous publiez des offres pour des postes de main-d’œuvre générale ou de débutants.

• Intégrez une femme au processus d’entretien dans la mesure du possible afin de donner aux candidats une image plus claire du lieu de travail.

Ces ajustements ne nécessitent que peu d’investissement, mais montrent clairement qu’un atelier souhaite sincèrement accueillir de nouveaux arrivants.

Stabiliser les 90 premiers jours

L’étude a également souligné l’importance d’une intégration structurée. De nombreux petits ateliers s’appuient fortement sur la supervision plutôt que sur une formation formelle. Alors que les employés expérimentés peuvent souvent déduire les attentes par l’observation, les nouveaux arrivants — en particulier ceux qui n’ont jamais travaillé dans un atelier — peuvent avoir du mal à interpréter les règles informelles.

Un cadre structuré pour les 90 premiers jours peut stabiliser le processus d’apprentissage.

Les systèmes d’intégration efficaces comprennent souvent :

Un parrain ou un interlocuteur pour les questions courantes

• Un parcours d’apprentissage simple qui présente progressivement les machines et les tâches

• Des explications claires sur les normes de l’atelier, les attentes en matière de sécurité et le flux de travail

• Des occasions de créer des liens entre collègues, et pas seulement de la supervision

Lorsque les nouveaux employés savent vers qui se tourner pour obtenir de l’aide et comment leurs compétences vont se développer, l’apprentissage technique devient beaucoup plus facile.

Concevoir des espaces de travail adaptés aux travailleurs

Les discussions sur la sécurité physique dans le secteur manufacturier se concentrent souvent sur les investissements dans de gros équipements, mais le projet pilote a révélé que de petits ajustements ergonomiques apportent fréquemment des avantages considérables.

De nombreux ateliers ont découvert que les équipements de sécurité standard ne conviennent pas à l’ensemble des travailleurs présents sur le terrain. Fournir des gants à la bonne taille, des postes de travail réglables et des aides au levage ergonomiques réduit la fatigue et le risque de blessure pour tout le monde.

La recherche a également souligné l’importance opérationnelle des installations de base : des casiers ou des espaces de rangement privés, ainsi que la mise à disposition de toilettes pour femmes adéquates sur le site.

Intégrer le signalement dans le flux de travail

La sécurité psychologique — la capacité à faire part de ses préoccupations sans craindre de représailles — était un autre thème récurrent dans les entretiens.

Dans de nombreux ateliers, des mécanismes de signalement existent de manière informelle, mais reposent sur des relations personnelles. Les nouveaux employés doivent déterminer à qui s’adresser, quand s’exprimer et si le fait de soulever un problème pourrait nuire à leur réputation.

Dans de nombreux ateliers, des mécanismes de signalement existent de manière informelle, mais reposent sur des relations personnelles. Les nouveaux employés doivent déterminer à qui s’adresser, quand s’exprimer et si le fait de soulever un problème risque de nuire à leur réputation. Des systèmes clairs permettent de réduire cette incertitude.

Voici quelques exemples concrets :

L’apprentissage présente à la fois un écart de participation et une opportunité structurelle pour les métiers spécialisés. Les femmes représentent une part moindre des nouveaux apprentis et terminent les programmes à des taux inférieurs à ceux des hommes, limitant le nombre de certifiées. Toutefois, le bassin de départ étant restreint, même des augmentations modestes pourraient, avec le temps, accroître considérablement l’offre de gens de métier certifiés. Dans une industrie confrontée à une pression croissante liée aux départs à la retraite, ‘attirer et retenir ne serait-ce que quelques femmes de plus pourrait avoir un impact disproportionné sur le renouvellement de la main-d’œuvre.

Source : Statistique Canada, Système d’information sur les apprentis inscrits

• Une voie de signalement confidentielle pour les préoccupations liées au lieu de travail

• Un représentant de la sécurité désigné par les pairs

• De brèves sessions de rappel sur le respect au travail qui clarifient les attentes

• Des sondages anonymes pour identifier les problèmes à un stade précoce

Ces outils n’abaissent pas les normes de performance. Au contraire, ils éliminent toute ambiguïté quant à la manière dont les préoccupations sont traitées.

Clarifier les parcours de progression

La fidélisation dépend aussi fortement de la capacité des employés à envisager un avenir dans le secteur.

Le projet pilote a révélé que l’avancement est souvent envisagé de manière trop restrictive, comme un passage à des fonctions de direction. De nombreux travailleurs qualifiés souhaitent plutôt acquérir des compétences techniques plus approfondies, une expertise plus large en matière de machines ou des opportunités de mentorat.

Des systèmes de progression clairs peuvent rendre ces possibilités visibles.

Voici quelques exemples :

• Publier un plan de carrière simple (ouvrier - apprenti - compagnon)

• Fournir un guide de démarrage rapide d’une page sur l’apprentissage expliquant l’inscription, le financement et les examens

• Attribuer des mentors aux apprentis pour l’achèvement du carnet de bord

• Offrir du temps d’étude rémunéré lorsque cela est possible

Lorsque les parcours de progression sont transparents, les employés sont plus enclins à rester et à acquérir une expertise à long terme au sein de l’atelier.

Les politiques importent souvent plus que l’équipement

L’une des conclusions inattendues du projet pilote est que

les décisions de rétention dépendent souvent davantage des politiques que de l’équipement.

La flexibilité des horaires est revenue à plusieurs reprises dans les entretiens. De nombreux travailleurs — en particulier ceux qui doivent concilier des responsabilités familiales — ont déclaré que la rigidité des horaires rendait difficile l’emploi à long terme. Les ateliers qui ont pris en compte ces réalités par le biais de politiques claires ont généralement mieux réussi à fidéliser leurs employés.

De même, des attentes transparentes en matière d’évolution de carrière, de mentorat et de communication se sont avérées plus influentes que des améliorations ponctuelles du lieu de travail.

Le fil conducteur est la clarté. Lorsque les employés comprennent comment fonctionne le lieu de travail et comment leur rôle peut évoluer, la stabilité s’améliore.

Renforcer les lieux de travail dans le secteur de la transformation du bois

Le projet pilote mené par le Wood Manufacturing Council en Alberta n’a pas révélé une longue liste d’idées révolutionnaires. Il a plutôt démontré comment les décisions opérationnelles quotidiennes déterminent qui entre dans le secteur et si ces personnes y restent.

Le langage utilisé pour le recrutement, les systèmes d’intégration, la conception des espaces de travail, les structures hiérarchiques et les parcours de progression influencent tous la participation de la main-d’œuvre. Lorsque ces systèmes sont conçus de manière réfléchie, les ateliers deviennent plus accessibles à un éventail plus large de travailleurs qualifiés.

Pour un secteur confronté à une pénurie de main-d’œuvre persistante, ces changements représentent bien plus que de simples initiatives en faveur de la diversité. Il s’agit de stratégies concrètes visant à constituer des équipes stables et hautement performantes.

Grâce à des projets comme ce projet pilote, le Conseil de la transformation du bois continue de mettre en avant la manière dont la diversité et l’inclusion peuvent renforcer la compétitivité et la résilience à long terme du secteur canadien de la transformation du bois.

Vue d’ensemble

• Les femmes représentent environ 48 % de la main-d’œuvre totale au Canada

• Mais seulement environ 29 % des travailleurs du secteur manufacturier

Secteur du bois et de la foresterie (représentation encore plus faible)

• Les femmes ne représentent qu’environ 17 à 19 % du secteur forestier et du bois

• Le secteur reste largement dominé par les hommes, tant au niveau des postes que de la direction

Aperçu de l’Alberta (contexte manufacturier)

• Les femmes représentent moins de 29 % de la main-d’œuvre manufacturière en Alberta

• Pourtant, l’industrie est confrontée à d’importantes pénuries de main-d’œuvre (plus de 9 000 travailleurs nécessaires d’ici 2032)

Ce que cela signifie

• Un vivier de talents sous-utilisé

• Une occasion manquée de remédier aux pénuries de main-d’œuvre Une diversité limitée en matière d’innovation et de direction

Opportunité

Accroître la participation des femmes = Une main-d’œuvre plus abondante

• Une amélioration de l’innovation et des performances

• Des lieux de travail plus inclusifs

Conclusion en bref

Les femmes représentent près de la moitié de la main-d’œuvre, mais moins d’un tiers dans le secteur manufacturier et moins d’un cinquième dans le secteur du bois et de la foresterie, ce qui met en évidence une opportunité significative et inexploitée dans le secteur de la transformation du bois en Alberta.

Utiliser les normes comme outil commercial

Bien plus qu’une simple référence technique

:: Par Kasia Robinson, directrice des normes, des inspections et de l’assurance qualité, AWMAC National

Dans notre secteur, les normes sont souvent considérées comme un document que l’on sort de l’étagère lorsqu’une question se pose dans un cahier des charges ou qu’un désaccord survient sur le terrain.

Elles deviennent alors un outil réactif.

Ce n’est pas ainsi que les normes ont été conçues.

En tant que directrice des normes, des inspections et de l’assurance qualité chez AWMAC National, je constate chaque jour à quel point les normes de référence influencent non seulement les résultats des projets, mais aussi les performances commerciales, la crédibilité professionnelle et la stabilité du secteur. Lorsqu’elles sont bien comprises et appliquées de manière intentionnelle, les normes ne sont pas de simples documents de conformité. Elles constituent une infrastructure opérationnelle.

Et cette infrastructure est importante — tant pour les fabricants que pour les architectes, les entrepreneurs généraux et les propriétaires.

POURQUOI LES NORMES DE RÉFÉRENCE

SONT IMPORTANTES POUR L’ENSEMBLE DE L’ÉQUIPE DE PROJET

La menuiserie architecturale n’est pas une fabrication de produits de base. Elle est sur mesure, hautement interprétative et se construit à la croisée de l’intention de conception, de la science des matériaux, des capacités de fabri-

cation et des conditions du chantier.

Sans référence commune, chaque partie prenante définit différemment ce qui est « acceptable ».

• Les architectes conçoivent selon une vision esthétique.

• Les entrepreneurs généraux gèrent le calendrier et les risques.

• Les maîtres d’ouvrage attendent durabilité et performance.

• Les fabricants produisent dans le respect des contraintes physiques et matérielles.

Les normes de référence permettent d’harmoniser ces différentes perspectives. Elles établissent une base de référence neutre et documentée pour :

• La performance des matériaux

• Les méthodes de fabrication

• Les attentes en matière de menuiserie

• Les caractéristiques de finition

• Les tolérances d’installation

• Les conditions environnementales

Elles protègent les fabricants contre des attentes mal définies.

Elles protègent les concepteurs contre les interprétations incohérentes.

Elles protègent les maîtres d’ouvrage contre les variations de qualité.

Et elles fournissent aux entrepreneurs généraux des critères mesurables.

En d’autres termes, les normes ne sont pas là

pour contrôler les projets. Elles sont là pour les stabiliser.

Lorsque les entreprises passent du simple référencement des normes à leur intégration intentionnelle dans leurs opérations, elles commencent à constater des avantages commerciaux mesurables. Vous trouverez ci-dessous quatre moyens pratiques permettant aux entreprises de menuiserie architecturale de tirer parti des normes de manière stratégique au sein de leur organisation — et pas seulement dans leurs contrats.

1.Protéger la marge avant qu’elle ne soit perdue : établir des devis avec des hypothèses définies

Dans la menuiserie sur mesure, l’érosion de la marge se produit rarement le jour de l’installation. Elle commence lors de l’établissement du devis — lorsque des hypothèses sont formulées mais ne sont pas explicitement ancrées.

Les normes fournissent une base de référence définie pour ce qui est inclus.

Lorsque les estimateurs alignent les prix sur une référence établie — et documentent clairement cet alignement —, ils éliminent toute ambiguïté avant même qu’un chiffre ne soit soumis.

Au lieu de s’appuyer sur les « pratiques courantes du secteur », une entreprise peut préciser :

• La qualité des matériaux supposée

• Les attentes de performance incluses

• Les tolérances de fabrication référencées

• La qualité de finition définie

Ce niveau de clarté transforme les normes, qui passent de documents de référence passifs à des outils commerciaux actifs.

La clarté dès le premier jour protège la rentabilité au centième jour.

2.Renforcer

les soumissions : passer de l’opinion à la référence

La phase de soumission est le moment où l’intention de conception rencontre la réalité de la fabrication. C’est aussi là que la subjectivité peut s’immiscer discrètement.

Lorsque les discussions reposent uniquement sur une interprétation visuelle ou des préférences personnelles, le décalage s’accentue.

Lorsque les discussions s’ancrent dans une norme de référence définie, le ton change.

La conversation passe de : « Je pense que cela devrait ressembler à ça » à :

« Voici la fourchette acceptable définie par la norme. »

Cela n’élimine pas le dialogue professionnel — et ne devrait pas le faire. Mais cela ancre ce dialogue dans quelque chose de mesurable et de reconnu par le secteur.

Cette distinction devient cruciale lorsque les délais se resserrent et que la pression augmente.

3.Du

savoir-faire artisanal au système : développer le contrôle qualité interne

Le savoir-faire artisanal reste la colonne vertébrale de la menuiserie architecturale. L’expérience et les compétences auront toujours leur importance.

Mais à mesure que les entreprises se développent, le savoir-faire artisanal seul n’est pas évolutif.

Les normes fournissent un cadre interne objectif pour :

• Validations en atelier

• Inspections par les superviseurs

• Vérification sur le terrain

• Formation des nouveaux employés

• Cohérence entre les sites

Lorsque les processus internes d’assurance qualité reflètent les normes reconnues du secteur, les entreprises intègrent la reproductibilité dans leurs opérations.

Il ne s’agit pas de diluer l’artisanat, mais de le renforcer par une structure.

Les entreprises qui réussissent à se développer ne sont pas celles qui rencontrent le moins de défis, mais celles qui disposent de systèmes plus clairs pour gérer ces défis.

« L’ambiguïté est l’une des variables les plus coûteuses dans tout environnement de fabrication sur mesure. »

L’un des risques les plus courants dans les projets de menuiserie sur mesure est le décalage entre les attentes.

4.Gérer les attentes de manière proactive avant qu’elles ne se transforment en litiges

Les conditions d’éclairage modifient la perception.

Les matériaux naturels présentent des variations.

Les conditions sur site influent sur l’installation.

L’humidité affecte les performances. Si ces variables ne sont pas abordées dès le début, l’évaluation devient subjective à la fin.

Les entreprises proactives s’appuient sur des normes pour structurer ces discussions dès le départ :

• Quel est le niveau de variation naturelle inhérent à ce matériau ?

• Quelles tolérances sont réalisables dans le cadre d’une fabrication sur mesure ?

• Quelles sont les conditions requises sur site pour garantir les performances ?

• Quelles sont les caractéristiques de finition acceptables ?

Lorsque les attentes sont définies avant le début de la fabrication, l’évaluation devient mesurée — et non émotionnelle.

Et ce changement préserve les relations.

AU-DELÀ DE LA CONFORMITÉ

: LES NORMES EN TANT

QU’INFRASTRUCTURE

DU SECTEUR

Chez AWMAC, nous considérons les normes comme bien plus qu’une simple référence technique. Elles font partie d’un écosystème d’assurance plus large qui soutient la cohérence nationale et la crédibilité professionnelle.

Normes de référence :

• Elles renforcent la réputation des fabricants conformes

• Elles fournissent aux architectes une documentation défendable

• Elles donnent aux entrepreneurs généraux des critères d’acceptation mesurables

• Elles offrent aux propriétaires une plus grande confiance dans les performances à long terme

Dans un environnement de construction fragmenté, les normes communes constituent l’une des rares forces stabilisatrices à la disposition de toutes les parties prenantes. Elles n’éliminent pas le risque.

Elles réduisent l’ambiguïté.

Et l’ambiguïté est l’une des variables les plus coûteuses dans tout environnement de fabrication sur mesure.

DE RÉACTIF À INTENTIONNEL

Les entreprises les plus résilientes de notre secteur ne sont pas celles qui rencontrent le moins de problèmes.

Ce sont celles qui mettent en place une structure autour de la manière dont ces problèmes sont interprétés, documentés et résolus.

Les normes ne sont pas là pour être invoquées lorsque quelque chose tourne mal. Elles sont là pour guider les décisions avant que cela n’arrive.

Au Canada, la principale norme de référence pour les menuiseries architecturales est la North American Architectural Woodwork Standards (NAAWS). Élaborée en collaboration avec les parties prenantes du secteur à travers l’Amérique du Nord, la NAAWS établit le cadre technique qui définit les matériaux acceptables, les méthodes de fabrication, les attentes en matière de performance et les tolérances d’installation pour les menuiseries sur mesure.

Pour les fabricants, elle fournit un repère défendable.

Pour les architectes, elle fournit une référence cohérente pour la rédaction des cahiers des charges.

Pour les entrepreneurs généraux, elle offre des critères d’acceptation mesurables.

Pour les propriétaires, elles établissent des attentes de performance prévisibles.

Plus important encore, elles créent un langage commun.

Dans un secteur hautement personnalisé et axé sur la conception, un langage commun réduit le risque d’interprétation. Et la réduction du risque d’interprétation renforce la confiance au sein de l’équipe de projet.

C’est là qu’elles créent une véritable valeur pour l’ensemble du secteur.

VISITES D’USINES - PARTICIPEZ-Y - ORGANISEZ-EN UNE

:: Par Sandra Wood, directrice générale, Canadian Kitchen Cabinet Association

La CKCA est ravie d’organiser son événement régional de printemps à Hamilton, en Ontario, du 12 au 14 mai 2026. Ceux qui ont déjà participé à un événement de la CKCA savent que nous accordons une grande importance à ces événements, car il peut être difficile de convaincre les fabricants d’armoires de cuisine de quitter leurs ateliers pendant quelques jours pour se former et nouer des contacts. Nous avons donc intérêt à être à la hauteur ! Mais en réalité, ce sont les hôtes des visites d’usines qui font la différence. Ces entreprises acceptent gracieusement d’ouvrir leurs portes et d’inviter les professionnels du secteur à découvrir leurs ateliers et leurs activités, ce qui implique notamment de laisser leurs concurrents entrer.

POURQUOI FAIRE ÇA?

Eh bien, la CKCA leur demande de le faire. Mais en réalité, ce n’est qu’une petite partie du processus. De nombreux ateliers acceptent d’ouvrir leurs portes parce qu’ils ont eux-mêmes participé à une visite d’usine et en ont tiré des enseignements ou ramené une idée dans leur propre atelier, ce qui leur a peutêtre permis de gagner du temps et de l’argent. Un de nos membres nous a récemment confié avoir glané de nombreuses idées, mais il y en a une en particulier qu’il utilise désormais et qui lui fait économiser des milliers de dollars. Cette entreprise fait désormais partie des 7 que nous visiterons en mai, car elle a tiré profit des visites d’usines et se réjouit désormais d’en organiser une. Certains hôtes souhaitent vraiment

recueillir les commentaires du secteur ou cherchent à nouer des contacts en accueillant un groupe dans leurs locaux. C’est un excellent moyen d’obtenir des retours de leurs pairs. Certains hôtes ont même vu leur activité augmenter grâce à l’organisation d’une visite. Quelle que soit la raison, le fait est que les hôtes de visites d’usines jouent un rôle essentiel dans le progrès du secteur, car cela crée une opportunité d’apprentissage unique que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Il est également important de savoir que tous les secteurs ne sont pas disposés à ouvrir leurs portes et à laisser entrer leurs concurrents. Le fait que ce secteur le fasse en dit long sur le niveau de compétence et de confiance dont il fait preuve.

Comme l’a déclaré un membre ayant organisé une visite d’usine il y a quelques années : « Nous sommes des concurrents, pas des ennemis ». Un autre organisateur récent a ajouté : « Nous avons profité de cette visite pour mettre de l’ordre dans notre atelier et le personnel était vraiment enthousiaste ; nous allons maintenir ces pratiques en place. » Du point de vue de la CKCA, nous constatons que ces visites sont très enrichissantes. Les participants recherchent des idées, grandes ou petites, telles que la manière dont les chariots sont conçus pour déplacer les produits, les systèmes de nettoyage utilisés pour les buses de peinture, ou encore les logiciels et les machines utilisés. Les visites d’usines sont importantes et, tant qu’elles apporteront une valeur ajoutée pour faire progresser le secteur, la CKCA continuera à les organiser. Nous tenons à remercier les organisateurs de ces 7 visites d’usines qui nous ouvrent leurs portes en mai. Nous sommes impatients de vous rendre visite et d’apprendre à vos côtés.

Carver Cabinetry norwichcabinetry.ca Diamond CNC diamondcnc.ca

Gravelle Woodworking gravellewoodworking.com

Mӧbel Cabinetry mobel.ca

ProPly Custom Plywood proply.com

Woodoer woodoer.com Cabinet Solutions cabinetsolutionscanada.com

CE NE SONT PAS LES PRODUITS QUI SE VENDENT MAIS LES HISTOIRES.

Dans le secteur actuel de la menuiserie et de la fabrication, la qualité ne constitue plus un facteur de différenciation. La précision, la durabilité et l’innovation sont des qualités attendues. Que vous produisiez des armoires, des meubles ou des éléments architecturaux, il y a fort à parier que vos concurrents utilisent des matériaux similaires, des technologies comparables et un savoir-faire tout aussi pointu.

Alors, qu’est-ce qui permet réellement à une marque de se démarquer tandis qu’une autre passe inaperçue ?

De plus en plus, la réponse ne réside pas dans le produit lui-même, mais dans l’histoire qui se cache derrière.

LE PASSAGE DES CARACTÉRISTIQUES À LA SIGNIFICATION

Pendant des années, le marketing produit dans le secteur de la menuiserie et de la fabrication s’est concentré sur les spécifications : dimensions, finitions, capacités de charge, méthodes d’installation. Bien que ces détails restent essentiels, ils suscitent rarement l’intérêt à eux seuls.

Les architectes, designers et prescripteurs d’aujourd’hui veulent comprendre comment un produit s’intègre dans. C’est là que le storytelling

prend toute sa puissance. Non pas comme une tactique marketing, mais comme un moyen de traduire l’innovation technique en quelque chose de concret, de visuel et d’humain.

POURQUOI LE STORYTELLING TROUVE UN ÉCHO DANS LE DESIGN

Le storytelling dans le secteur manufacturier n’est pas une simple campagne marketing. Il s’agit de traduire l’innovation en pertinence concrète.

Une histoire bien racontée remplit trois fonctions importantes :

• Elle montre l’application, pas seulement la capacité

• Elle humanise l’innovation technique

• Elle aide les designers à imaginer des possibilités, pas seulement des produits

C’est particulièrement important dans l’environnement de conception actuel, où les espaces deviennent de plus en plus multifonctionnels, les surfaces au sol diminuent et les attentes en matière de flexibilité et de facilité d’utilisation ne cessent de croître.

Lorsqu’il est bien mené, le storytelling ne détourne pas l’attention du produit — il en clarifie l’objectif.

NE VENDEZ PAS, MONTREZ

Cette évolution est évidente dans la manière dont les marques à la pointe du design présentent leur travail. Plutôt que de mettre en avant les fiches produits, elles mettent en avant le contexte : de vraies maisons, de vraies contraintes et de vraies décisions de conception.

Design Chronicles, par Hettich par exemple, est une série de vidéos qui emmène les spectateurs dans les coulisses de véritables projets de rénovation où l’espace, le mouvement et la fonctionnalité sont au cœur du défi de conception. Au lieu de mettre en avant la quincaillerie de manière isolée, l’accent est mis sur la façon dont une ingénierie bien pensée permet d’améliorer le quotidien.

Dans les intérieurs compacts, par exemple, les meubles qui peuvent disparaître lorsqu’ils ne sont pas utilisés deviennent plus qu’un mécanisme astucieux ; ils deviennent un moyen de récupérer de l’espace et de réduire l’encombrement visuel.

Une porte qui s’enfonce en douceur dans le cadre d’un meuble ou un élément qui pivote pour révéler un rangement caché n’est pas seulement une innovation ; c’est une solution à un véritable problème de conception. En intégrant ces détails dans un récit plus large sur la façon dont les gens utilisent leur maison, la technologie devient intuitive plutôt que technique. Le produit vient appuyer le récit au lieu de rivaliser pour attirer l’attention.

POURQUOI CETTE APPROCHE FONCTIONNE

Le storytelling redéfinit la façon dont les produits sont perçus. Au lieu de demander aux designers d’imaginer des possibilités, il leur montre. Au lieu d’énumérer des avantages, il démontre les résultats.

Cela est important car les professionnels du design d’aujourd’hui :

• Évaluent les produits dans le contexte du mode de vie et de l’expérience

• Recherchent des solutions favorisant la flexibilité et une utilisation plus intelligente de l’espace

• Sont plus enclins à s’engager auprès de

marques qui comprennent la pensée conceptuelle, et pas seulement la fabrication

Lorsque les produits sont présentés à travers un récit, ils deviennent plus faciles à spécifier, à défendre et à mémoriser.

LES ARCHITECTES ET LES DESIGNERS

DÉTIENNENT

LES CLÉS

Sur le marché actuel, les architectes, les designers et les prescripteurs jouent un rôle décisif dans ce qui est sélectionné, acheté et, au final, construit. Leur influence va bien au-delà de l’esthétique ; ils façonnent la fonctionnalité, les attentes en matière de performance et les choix de matériaux à long terme.

Pour attirer leur attention, il ne suffit pas d’avoir un produit performant. Il faut rendre ce produit facile à comprendre, facile à prescrire et pertinent par rapport aux véritables défis de conception. Les plateformes d’échantillonnage physique telles que Material Bank aident à démontrer la qualité et les performances, tandis que les cadres de communication stratégiques comme

A&D Link contribuent à combler le fossé entre innovation et spécification. Lorsque les marques s’attachent à soutenir le processus de conception

plutôt qu’à simplement y vendre leurs produits, elles s’inscrivent dans le débat décisionnel.

DES PRODUITS AUX POSSIBILITÉS

Les marques les plus prospères dans les secteurs de la fabrication et de la décoration d’intérieur ne se font plus concurrence uniquement sur les fonctionnalités. Elles se font concurrence sur la

perspective. Elles montrent comment leurs produits s’intègrent dans une vision d’ensemble, comment ils favorisent la créativité, résolvent les défis spatiaux et rehaussent les environnements quotidiens. Ce faisant, elles passent du statut de fournisseurs à celui de partenaires en matière de design. Sur un marché saturé, ce changement fait toute la différence.

Linda Farha est fondatrice et présidente de Zenergy Communications. Forte de plus de 30 ans d’expérience, cette responsable en communication et marketing aide les organisations canadiennes à développer leurs marques, à accroître leur visibilité médiatique et à soutenir leurs activités commerciales.

C’EST MOI, DOUG

Une carrière en ventes que je n’avais pas prévue

:: Par Freya Hannah, responsable du développement des affaires et des partenariats pour Cieblink

Àun moment de ma vie, j’ai totalement rejeté l’idée de travailler dans la vente. Je croyais que réussir en vente signifiait manipuler, étirer ou déformer la vérité juste pour conclure une affaire. Cela ne m’a jamais plu.

Je suis une personne d’une honnêteté agaçante. Certaines personnes disent que je n’ai pas de filtre. Croyez-le ou non, ce qui sort de ma bouche est la version filtrée.

Au fil des ans, j’ai appris que l’honnêteté a été mon plus grand atout dans la vente au sein de l’industrie du bâtiment.

Cette industrie me convient. J’ai ma place ici, avec les clients et les collègues cols bleus et travailleurs qui apprécient les réponses franches et le suivi. J’aime l’odeur du bois fraîchement coupé dans un atelier. J’aime l’humour qui habite les ateliers d’ébénisterie : un peu noir, plein de jeux de mots, et alimenté par une réserve inépuisable de blagues de papa.

Mon exemple préféré est le légendaire « Club des neuf doigts », une marque d’honneur non officielle dans de nombreux ateliers. L’adhésion ne nécessite qu’un seul petit écart d’attention près d’une machine et vous donne droit à un laissez-passer à vie sans frais annuels.

Humour classique de l’industrie du bois.

Mon introduction dans ce monde est arrivée de manière inattendue.

À l’époque, je travaillais pour une société de recrutement à Peterborough, en Ontario, à la recherche de clients à servir. L’une de ces entreprises était Robert Bury, un distributeur de fournitures pour le travail du bois dont la succursale de Peterborough cherchait justement une vendeuse à l’aise dans une industrie dominée par les hommes.

J’ai visité la succursale pour comprendre le rôle afin de pouvoir trouver le bon candidat.

L’endroit a immédiatement attiré mon attention : l’intérieur daté, la culture décontractée et le bavardage impertinent de l’équipe de vente interne. Je me suis dit que je leur trouverais le candidat idéal.

Après de multiples entretiens et beaucoup de recherches, j’ai réalisé quelque chose.

La personne que je cherchais... c’était moi.

J’ai donc pris un autre rendez-vous avec le directeur de succursale, je suis entrée avec un seul CV, je l’ai posé sur son bureau et j’ai dit : « J’ai trouvé votre perle. » Il y a eu une pause.

« C’est moi. »

Je serai toujours reconnaissante envers Mike Vanderpost et Mike Graham de m’avoir donné l’opportunité d’entrer dans une industrie aussi incroyable. À partir de ce moment-là, je n’ai jamais regardé en arrière.

APPRENDRE LE MÉTIER

L’un de mes professeurs à l’Université Trent a dit un jour quelque chose qui m’est resté : « Ne choisissez pas un emploi parce que vous connaissez quelqu’un ou que vous comprenez déjà le travail. Choisissez la culture qui vous correspond. Vous pouvez apprendre tout le reste. » Il avait raison.

Les ébénistes et les constructeurs apprécient le franc-parler. Ils n’ont pas besoin d’un discours. Ils ont besoin de quelqu’un qui obtient les matériaux nécessaires et qui assure le suivi avec des réponses.

Que ce soit oui ou non importe peu. Dites-leur quand et si c’est possible, afin qu’ils puissent continuer à faire leur travail.

Il y a toujours quelque chose de nouveau à apprendre dans cette industrie. Les Canadiens ont tendance à préférer les caissons d’armoires en TFL, tandis que de nombreux ateliers américains penchent pour le contreplaqué. Certains ébénistes ne jurent que par le matériau de 5/8 de pouce, tandis que d’autres ne touchent à rien d’autre qu’au 3/4 de pouce. La quincaillerie Hettich utilise un motif de 52 mm, tandis que Blum utilise 45 mm.

Au fil des ans, j’ai tout vendu, des adhésifs Helmitin à Tafisa, Uniboard, le contreplaqué de bouleau de la Baltique, Formica et Garnica, en travaillant avec des clients à l’échelle locale, régionale et nationale.

Aujourd’hui, mon rôle a changé. Au lieu de vendre des matériaux, je vends des logiciels à l’industrie du bâtiment — des outils conçus pour aider les ateliers à s’organiser et à se préparer aux changements pilotés par l’IA qui remodèlent déjà la fabrication.

Les ébénistes adorent parler de bois. Le logiciel est une conversation plus difficile, même s’il devient essentiel pour la survie. Parfois, on a un peu l’impression de donner des médicaments à un patient réticent.

LES GENS DERRIÈRE LE TRAVAIL

L’un de mes clients de longue date, Peter Scott de Mill Line Woodworking, raconte une histoire sur la première fois que nous nous sommes rencontrés.

Lui et son équipe étaient devant l’atelier tôt un matin, supervisant le chargement d’une commande pour livraison, lorsqu’une camionnette s’est arrêtée. Une femme en est sortie et s’est approchée.

Peter a supposé que j’étais une cliente potentielle.

VENTES

Au lieu de cela, je me suis présentée comme la nouvelle représentante commerciale de son principal fournisseur de bois et de panneaux.

Peter avait l’air un peu confus.

« Mon représentant commercial, c’est Doug », a-t-il dit. Sans hésiter, j’ai répondu : « C’est moi, Doug. » Je n’étais pas Doug à bien des égards.

Mais Peter m’a dit plus tard que ce qui importait était simple : si je n’avais pas la réponse, je la trouvais. S’ils n’avaient pas le produit, je comprenais pourquoi ou je trouvais comment l’obtenir.

UNE CARRIÈRE QUI VAUT LA PEINE D’ÊTRE BÂTIE

Ce que j’en suis venue à apprécier le plus au fil des ans, c’est que l’industrie du bois est un endroit incroyable pour bâtir une carrière de toute une vie.

Que vous soyez un homme ou une femme, ce qui compte, c’est que vous soyez impliqué. Soyez présent. Assurez le suivi. Prenez la responsabilité d’aider vos clients à réussir. Si vous faites ces choses, cette industrie vous accueillera.

Vous travaillez avec des artisans qualifiés, des solutionneurs de problèmes et des entrepreneurs qui construisent des choses qui durent.

Et si vous restez assez longtemps, vous accumulerez une vie d’histoires, de grandes amitiés, et peut-être même quelques membres du Club des neuf doigts prêts à partager un conte d’avertissement ou deux.

Certains jours dans cette industrie peuvent sembler intenses, mais à la fin de la journée, personne ne meurt. Ils ne reçoivent juste pas leur cuisine pour Noël.

En y repensant, il est drôle de penser que j’ai cru un jour que la vente n’était

Freya Hannah est responsable du développement des affaires et des partenariats pour la plateforme Cieblink chez Cienapps. Forte d’une expérience dans la distribution, la fourniture de matériaux et les plateformes logicielles desservant les secteurs de l’ébénisterie et du bâtiment,

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Table de découpe CNC 5×10 Castaly avec système d’étiquetage intégré - Castaly

La démonstration de la CNC 5×10 de Castaly démontrait puissance, précision et efficacité dans la production de panneaux à mélange élevé. Son changeur d’outils automatique à 16 stations et son bloc optionnel de perçage à 12 broches, ciblent les ateliers ayant besoin d’une capacité de profilage flexible sans sacrifier le débit. Innovation marquante, son système d’étiquetage automatique intégré est monté directement sur le bâti, éliminant les 8 à 10’ de l’espace au sol requis pour une étiqueteuse externe. En coupant, profilant et étiquetant les pièces en un seul cycle, le système réduit la manipulation, améliore la précision du travail et s’intègre bien dans les flux de fabrication imbriquée (nesting). Pour les ateliers en croissance cherchant à automatiser intelligemment, Castaly comble l’écart entre CNC manuelle et cellule entièrement intégrée.

Plaqueuse de chants Nanxing NB5XE pour bordures inclinées —

Les designers demandent de plus en plus de façades de portes sans poignée, à chants biseautés et en « nez de requin ». La Nanxing NB5XE offre un traitement automatisé pour ce qui a traditionnellement été une tâche manuelle et laborieuse. Distribuée au Canada par CNC Automation, son processus spécialisé de coupe arrière et de pliage applique une bande de chant formant un profilé de prise de main continu à 45°. Des stations d’affleurage décalées lui permettent de compléter proprement les surfaces planes et inclinées, assurant une uniformité sur de grandes séries. Pour le multirésidentiel, les caissons de condominiums et les cuisines contemporaines, elle élimine des jours de travail d’établi et permet aux ateliers d’offrir un style haut de gamme sans sous-traitance. Sa vitesse d’avance, sa précision et la répétabilité de ses profilés en font l’une des plaqueuses de chants les plus spécialisées et pertinentes sur le plan commercial, présentées au salon.

Plaqueuse de chants automatique Casadei E321 - Taurus Craco

Machinery

La Casadei E321 reste l’une des plaqueuses de chants les plus fiables comme « première étape vers l’automatisation » sur le marché. Entièrement construite en Italie, elle offre une application de colle fiable, une coupe en bout et un affleurage supérieur/inférieur dans un cadre compact et facile d’entretien. Sa simplicité est sa force : préchauffage rapide, réglages simples et résultats constants d’une taille de lot à l’autre. Taurus Craco positionne fréquemment la E321 dans un parcours de mise à niveau, idéal pour les ateliers passant de l’encollage manuel ou des importations vers une machine capable d’assurer une production quotidienne sans compétences d’opérateur excessives. Pour beaucoup, la E321 est la porte d’entrée vers les lignes automatisées plus larges de Casadei.

Plaqueuse de chants compacte Lekon LEF363R - Lekon Group Inc.

La plaqueuse de chants de série compacte LEF363R de Lekon est un hybride entre abordabilité et composants de qualité industrielle. Assemblée au Canada avec des broches italiennes, des pompes à vide Becker allemandes et des servomoteurs japonais, la machine offre une qualité de construction supérieure aux unités typiques de classe économique. La capacité PUR, les stations d’affleurage améliorées et la performance fiable du bac à colle la positionnent comme une progression intelligente pour les ateliers dépassant les plaqueuses d’entrée de gamme sans être prêts pour les systèmes de convoyeur de retour entièrement automatisés. Au WMS, sa rigidité, sa constance de finition et sa conception axée valeur ont impressionné, attirant petits et moyens ateliers pour une production quotidienne fiable sans empreinte de capital importante. Les stations lui permettent de terminer proprement les surfaces planes et inclinées, assurant une cohérence sur les grandes séries. Pour l’ébénisterie multirésidentielle, les caissons de condos et les cuisines contemporaines, cette machine élimine le travail à l’établi tout en permettant d’offrir un style haut de gamme sans sous-traitance. Sa vitesse d’avance, sa précision et sa répétabilité de profil en font l’une des plaqueuses de chants les plus spécialisées mais commercialement pertinentes du salon.

Nanxing (CNC)

BLUM REVEGO

BLUM REVEGO

comprend un module de poche intégré permettant aux façades à recouvrement complet de se rétracter dans une structure dédiée conçue pour cette fonction. Elle est disponible en deux variantes appelées : uno et duo, conçues pour la planification autour d’une empreinte constante remplaçant la personnalisation pour chaque application. La plus récente configuration abaisse la hauteur d’installation minimale à environ 1140 mm, les hauteurs d’installation maximales approchant les 3 m. Son avantage est sa géométrie prévisible : une empreinte connue réduit la complexité de conception et soutient des processus répétables. REVEGO peut servir à des applications comme les zones de préparation dissimulées, les rangements d’appareils électroménagers ou les espaces de travail compacts.

FurnSpin par Hettich FurnSpin introduit un concept de mouvement basé sur la rotation et le pivotement d’un corps d’armoire complet dans sa propre empreinte. En lieu de portes battantes ou coulissantes, l’armoire pivote pour présenter son intérieur, et tourne pour rétablir sa surface externe. Le système est disponible en small et large. Ils reposent sur des trajectoires contrôlées maintenant l’alignement tout au long de la rotation, ce qui nécessite une construction soignée du caisson et le respect des spécifications de Hettich. Le déploiement canadien est prévu pour le début du T1 2026. Pour les ateliers servant les marchés résidentiels ou architecturaux haut de gamme, FurnSpin soutient des conceptions privilégiant les surfaces ininterrompues et les caractéristiques de mouvement distinctives.

Systèmes transformables par Salice et Atim

Les systèmes transformable de Salice et Atim offrent une approche différente de la fonctionnalité. L’italien Atim, opérant au sein du groupe Salice, produit des mécanismes construits autour d’extrusions d’aluminium techniques. Ils permettent aux surfaces de glisser, s’étendre, se plier, ou se convertir en zones de travail secondaires. Les catégories de produits incluent tables coulissantes intégrées en espaces de tiroirs, systèmes de comptoirs coulissants pour îlots, surfaces de travail émergeant d’armoires et solutions spécialisées pour environnements de vie compacts. Pour ceux qui travaillent dans les marchés de condominiums ou de rénovation urbaine, ces systèmes permettent de répondre à la superficie limitée efficacement. Beaucoup demandent désormais des surfaces multifonctions, et ces mécanismes sont une voie fiable pour répondre à cette demande. Ils permettent aussi d’introduire des caractéristiques spécialisées sans développer de composants personnalisés à chaque projet.

Richelieu étend ses solutions ergonomiques avec le système

BaseLift de Granberg

BaseLift de Granberg est conçu pour améliorer l’accessibilité et la fonctionnalité en ébénisterie de cuisine moderne. Il permet de monter et descendre les comptoirs électroniquement, amenant les objets rangés à une hauteur confortable. Conçu pour l’accessibilité et les applications de design universel, le mécanisme aide à réduire les flexions et étirements tout en conservant l’usage complet de l’espace de rangement. Granberg a développé le système en mettant l’accent sur la sécurité, la stabilité et la fluidité de fonctionnement, le rendant adapté aux cuisines résidentielles, aux environnements de vie accessibles et aux rénovations pour le maintien à domicile.

Les modèles SLUL et SLDL de Sugatsune forment un système coordonné pour les grandes portes abattantes s’ouvrant vers le haut ou vers le bas. Ils sont conçus pour des façades plus grandes et plus lourdes que les compas typiques, sans moteur électrique. À la place, les mécanismes combinent la force d’un ressort et un amortissement pour rendre la porte plus légère pendant le mouvement tout en assurant une fermeture en douceur. Le SLDL, configuré pour les abattants s’ouvrant vers le bas, utilise un mouvement de descente unique guidant la porte vers l’avant et le bas, tandis qu’un amortisseur intégré contrôle la vitesse de fermeture. Dans les deux cas, la force de l’assistance au levage est ajustable au poids des portes.

Systèmes de profilés et Gola par Rincomatic (via Berenson) Rincomatic propose un ensemble de poignées profilées et de systèmes Gola reposant sur une méthode de clip universel qui supprime le besoin de fraisage ou d’usinage spécialisé. Les installateurs placent les clips le long du haut du tiroir ou de la porte, puis fixent le profilé choisi. Le système prend en charge environ dix finitions et plusieurs formes de profilés, incluant des options montées sur le dessus, partiellement ou entièrement intégrées. En pré-perçant des motifs de trous constants sur toutes les façades, les ateliers peuvent retarder la sélection finale du profilé, favorisant une programmation efficace et un assemblage organisé. Pour les plus petites entreprises, Rincomatic offre une approche structurée pour l’ébénisterie sans poignée évitant l’outillage complexe tout en répondant aux attentes du design contemporain.

Systèmes Swing Lift Up Lift Down par Sugatsune (SLUL / SLDL)

Chiffres et données

250 900 — Augmentation de 4,5 % du taux annuel désaisonnalisé des mises en chantier au Canada en février 2026, contre 240 148 en janvier. (SCHL)

13,3 milliards $ — La valeur totale des permis de bâtir a augmenté de 4,8 % en janvier 2026, portée par des gains dans le secteur non résidentiel. (StatCan)

10% — Augmentation de 10 % des mises en chantier réelles dans les centres de 10 000 habitants ou plus en un an, atteignant 15 886 unités en février 2026. (SCHL)

23,4 milliards $ — Chute de 9 % des investissement en construction de bâtimentsen janvier 2026 : la faiblesse des dépenses résidentielles n’a été que partiellement compensée par un léger gain en construction non résidentielle. (StatCan)

74,0 % — Le taux d’utilisation de la capacité industrielle du secteur s’est établi à 74,0 % au T4 2025, comparativement à 75,4 % au T3. (StatCan)

78,5 % — Les industries ont fonctionné à 78,5 % de leur capacité au T4 2025, en baisse par rapport à 78,9 % au T3. (StatCan)

2,749 milliards $ — Les ventes du secteur au Canada ont chuté de 19,2 % en un an, en janvier 2026. (StatCan)

58,9 % — Près de six entreprises canadiennes sur dix s’attendaient à des obstacles liés aux coûts au cours des trois prochains mois au T1 2026, contre 61,5 % au T4 2025. (StatCan)

401,2 milliards $ — Les dépenses en immobilisations non résidentielles devraient augmenter de 3,7 % en 2026, l’Ontario à lui seul étant projeté à 132,4 milliards $, en hausse de 7,0 %. (StatCan)

Jusqu’à 17 000 —Le Programme Incitatif à la réussite de l’Ontario offre aux admissibles jusqu’à 17000$ à mesure que les apprentis franchissent les étapes de formation et certification. (Ontario.ca)

55,8 — L’indice de confiance des petites entreprises à long terme de la FCEI a chuté de 9,5 points en mars 2026, repassant sous la barre des 60 points. (FCEI) 12 % — La part des entreprises canadiennes utilisant l’IA pour produire des biens ou fournir des services a doublé, de 6 % en 2024 à 12 % en 2025. (StatCan)

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