Ihren Gelenken Ostéoporose zuliebe Prinzipien für LaFünf maladie silencieuse den Alltag des os
La Ligue suisse contre le rhumatisme est l’interlocutrice des personnes concernées et l’organisme de formation continue pour les professionnels de la santé. Notre offre se concentre sur trois besoins essentiels : la formation, le conseil et l'activité physique. Ligue suisse contre le rhumatisme Tél. 044 487 40 00 info@rheumaliga.ch www.ligues-rhumatisme.ch
Traduction : Five Office Ltd, 8620 Wetzikon, www.five.ch
Table des matières 2
Préambule
5 Qu’est-ce que l’ostéoporose ? 10 Prévalence 12 Causes 17 Symptômes 19 Maladies concomitantes et problèmes consécutifs 21 Diagnostic 24 Traitement et autogestion 34 Pronostic 35 Prévention 42 Résumé 43 44 46 48
Contacts utiles Moyens auxiliaires À propos de nous Un grand merci !
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Préambule Chère lectrice, cher lecteur,
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Aucune autre forme de rhumatisme ne suscite autant de questions, parfois très émotionnelles, que l’ostéoporose. La plupart d’entre elles concernent le traitement médicamenteux. Certaines personnes se sentent prises dans un cercle vicieux lorsqu’elles comprennent que l’arrêt brusque du médicament qu’elles ont reçu peut aggraver l’ostéoporose en raison de l’« effet de rebond ». Pour l’éviter, il est indispensable de revenir à la préparation précédente ou de passer à un autre traitement. D’autres, en revanche, sont préoccupées par les effets secondaires possibles et veulent savoir, par exemple, quel est leur risque d’ostéonécrose de la mâchoire. Pour toute question personnelle, n’hésitez pas à vous adresser directement à l’équipe de conseillers de la Ligue suisse contre le rhumatisme et à profiter de leur expérience. De nombreuses questions s’éclaircissent lorsque l’on vous ( ré ) explique le but, le programme et les effets du traitement médicamenteux. Vous trouverez les coordonnées sur la couverture de cette brochure. La présente brochure a pour objectif premier de donner des repères : quel est le traitement standard de l’ostéoporose ? Dans quels cas opte-t-on pour une autre approche ? Quels sont les effets des différentes préparations ? Aux pages 32 / 33, vous trouverez un aperçu de tous les principes actifs et de tous les médicaments autorisés pour l’ostéoporose. Pour mieux comprendre le traitement médicamenteux, quelques notions de base sont utiles. Nous voulons ainsi corriger les fausses idées que nous avons de la formation et de la vie interne de nos os, et sensibiliser au fait que la santé des os repose sur une interaction complexe. La contrainte mécanique qui s’exerce en permanence sur les os en position debout, en marchant ou en bougeant joue un rôle important. Ce n’est pas sans raison que les astronautes en apesanteur perdent dix fois plus de substance osseuse que les personnes âgées souffrant d’ostéoporose
Préambule
sur Terre. S’exposer à la pesanteur, la ressentir et travailler avec elle en réalisant des exercices d’équilibre, mais aussi en sautillant, en sautant, ou en trépignant est essentiel pour un entraînement en cas d’ostéoporose. L’ostéoporose et la santé des os sont des sujets inépuisables. Cette brochure vise à donner un aperçu complet, tout en se limitant aux informations scientifiquement reconnues. Elle n’aborde donc ni l’axe intestin-os, ni les « pilleurs de calcium », et se tient à l’écart du débat entre les différentes théories nutritionnelles, notamment sur la question du lait et des produits laitiers, car cela dépasserait le cadre de cette publication. Nous espérons que cette brochure atteindra le plus grand nombre de personnes possible. Elle ne peut pas remplacer une consultation médicale, mais souhaite aider à combler une lacune dans les soins. En effet, l’ostéoporose est massivement sousdiagnostiquée. Rien qu’en Suisse, on estime que 684 000 femmes atteintes d’ostéoporose vivent sans avoir été diagnostiquées et / ou traitées. Elles ne reçoivent pas de thérapie médicamenteuse ni de conseils sur ce qu’elles peuvent améliorer dans leur mode de vie pour réduire le risque accru de fractures.
Votre Ligue suisse contre le rhumatisme
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L’ostéoporose est une maladie du squelette durant laquelle les os perdent progressivement de leur stabilité et se fracturent donc plus facilement.
Qu’est-ce que l’ostéoporose ?
Qu’est-ce que l’ostéoporose ?
Littéralement, ostéoporose signifie « os poreux ». Il ne s’agit pas de trous comme dans le fromage Emmental, mais de minuscules modifications dégénératives du tissu osseux. Celles-ci réduisent la masse osseuse et détériorent l’architecture osseuse : les fines structures internes s’amincissent ou disparaissent. Cela affaiblit l’os et le rend cassant. Même de faibles sollicitations peuvent alors entraîner des fractures. L’ostéoporose est généralement considérée comme un phénomène normal lié à l’âge. D’un point de vue médical, il s’agit toutefois d’une maladie chronique. Elle augmente le risque de fractures et peut avoir un impact considérable sur la mobilité et l’autonomie. Généralement, l’ostéoporose ne cause pas ou peu de symptômes pendant longtemps. C’est une maladie « silencieuse ». Souvent, on ne la remarque ou ne la découvre que lorsqu’un os se fracture, que ce soit lors d’une chute de sa hauteur, d’une faible sollicitation externe ou spontanément. Cependant, même après une fracture, il arrive fréquemment qu’aucun examen ciblé soit réalisé. On décrit souvent l’ostéopénie ( littéralement : « déficit osseux » ) comme le précurseur de l’ostéoporose. Cependant, l’ostéopénie est souvent une situation normale correspondant à l’âge. Elle ne conduit pas nécessairement à une ostéoporose. En fonction de la situation de risque individuelle, une ostéopénie devrait tout de même faire l’objet d’un bilan médical. 5
Qu’est-ce que l’ostéoporose ?
Daniela Annoni sait depuis six ans qu’elle est atteinte d’ostéoporose et a suivi un traitement prolongé par anticorps. Au début, elle s’est sentie dépassée et aurait souhaité bénéficier d’un meilleur accompagnement médical. Elle l’a trouvé depuis en la personne d’une rhumatologue engagée.
Classification
fait partie des maladies métaboliques. ⦁ L’ostéoporose une forme de rhumatisme, car elle touche le ⦁ C’est squelette et donc l’appareil locomoteur.
« Je vais bien, car je suis en traitement. Pour moi, il est essentiel de rester active, grâce au sport, à la musculation, au yoga et à de longues promenades. » 6
Daniela, 62 ans
L’os n’est pas une structure rigide, mais un système interconnecté vivant. Sa stabilité repose sur l’interaction de deux composants différents : une matrice osseuse organique et des cristaux inorganiques.
Matrice osseuse organique Le tissu conjonctif riche en fibres constitue la structure organique de l’os et lui donne sa forme. Il est principalement composé de collagène, une protéine fibreuse qui rend les os résistants à la traction et flexibles. Ces deux caractéristiques sont centrales. La résistance à la traction signifie que les fibres de collagène agissent comme un filet de corde tendu. Ces fibres empêchent l’os de se fissurer sous la contrainte des forces de traction et d’extension. Sans collagène résistant à la traction, les os seraient cassants et friables. À cela s’ajoute la remarquable flexibilité des fibres de collagène. Elle permet à l’os de se déformer légèrement pour absorber les chocs.
Qu’est-ce que l’ostéoporose ?
Formation des os
Cristaux inorganiques Stockés dans le réseau de fibres de collagène flexible et résistant à la traction, des cristaux minéraux, principalement des composés de calcium et de phosphate, permettent de durcir l’os tout en le rendant résistant à la pression. L’os est essentiellement constitué d’un tissu conjonctif minéralisé dont la teneur en minéraux est normalement d’environ 60 %. Cela fait du squelette le plus grand réservoir de calcium de l’organisme.
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Qu’est-ce que l’ostéoporose ? 8
Métabolisme osseux Les os ont un métabolisme actif et se renouvellent tout au long de la vie : les cellules osseuses détruisent en permanence la substance osseuse ancienne ou endommagée et en produisent une nouvelle. Ce faisant, la matrice osseuse organique ainsi que les minéraux stockés sont régulièrement remplacés. Le squelette se renouvelle une fois entièrement en 7 à 10 ans. Chez l’adulte en bonne santé, la formation et la résorption sont équilibrées, permettant à l’os de rester stable et de s’adapter aux sollicitations ou aux changements hormonaux. En revanche, en cas d’ostéoporose, la résorption l’emporte sur la formation de substance osseuse.
Os sain
Os avec ostéoporose
Le tissu spongieux interne (surtout dans les corps vertébraux et les extrémités des os longs) est dense et finement réticulé. Les trabécules sont épaisses et forment un treillis stable qui peut absorber de grandes forces sans se rompre.
En raison de la diminution de la masse osseuse, les trabécules s’amincissent, sont partiellement interrompues ou disparaissent complètement. Il en résulte des cavités plus grandes. C’est à cette structure poreuse et trouée que se réfère le nom de la maladie.
Les cellules osseuses sont les composants cellulaires de l’os. Elles produisent le réseau de fibres de collagène et régulent sa composition. Différents types de cellules travaillent en équipe pour permettre aux os de croître, de se maintenir et de s’adapter en permanence. Type de cellule
Fonction principale
Brève explication
Ostéoclastes
Résorption osseuse
Éliminent la substance osseuse ancienne ou endommagée.
Ostéoblastes
Formation osseuse
Produisent une nouvelle matrice osseuse et assurent le stockage des minéraux.
Ostéocytes
Contrôle du remodelage
Surveillent les contraintes mécaniques et transmettent des signaux pour la formation ou la résorption. Régulent l’équilibre des phosphates.
Cellules souches / précurseurs
Régénération Peuvent devenir des cellules productrices d’os et favorisent les processus de guérison.
Qu’est-ce que l’ostéoporose ?
Que font les cellules osseuses ?
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Prévalence
Prévalence L’ostéoporose est l’une des maladies chroniques les plus fréquentes à un âge avancé. Pourtant, de nombreux cas restent longtemps méconnus et on peut supposer que le nombre de cas non recensés est considérable. En outre, il y a une lacune dans la prise en charge : même après une première fracture due à l’ostéoporose, les personnes concernées ne reçoivent pas toujours l’évaluation nécessaire ou le traitement approprié.
L’ostéoporose chez les femmes et les hommes Les femmes sont touchées bien plus fréquemment par l’ostéoporose que les hommes, notamment en raison des changements hormonaux pendant et après la ménopause. En Suisse, une femme sur deux et un homme sur cinq de plus de 50 ans présentent un risque accru de fractures ostéoporotiques.
Fractures et fardeau de la morbidité
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Le fardeau de la morbidité de l’ostéoporose résulte principalement des fractures dues à l’ostéoporose. En Suisse, environ 82 000 d’entre elles se produisent chaque année. La colonne vertébrale, la hanche et l’avant-bras sont touchés particulièrement souvent. De telles fractures peuvent avoir des conséquences graves, comme des douleurs persistantes, des infections ou
Prévalence
des complications après une opération. Elles réduisent la mobilité, mettent en péril l’autonomie et augmentent le risque de dépendance et de mortalité. Les fractures de la hanche, en particulier, représentent pour de nombreuses personnes un bouleversement profond de leur quotidien. L’impact sur le secteur de la santé est également considérable. Les fractures dues à l’ostéoporose et leurs complications entraînent de nombreux séjours à l’hôpital et constituent l’un des principaux motifs d’hospitalisation des personnes âgées.
L’ostéoporose en Suisse
525 000
6%
7%
23 %
env.
personnes atteintes
env.
de la population suisse
env.
des hommes de plus de 50 ans
82 000
des femmes de plus de 50 ans
fractures par an Données de 2019 11
Causes
Causes Les os se renouvellent tout au long de la vie. Si le métabolisme osseux complexe est déséquilibré, une ostéoporose peut se développer progressivement. Le remodelage osseux continu maintient la stabilité du squelette, lui permettant de s’adapter à des charges variables et lui assurant la réparation et la guérison. Pour cela, il faut que la formation et la résorption de la substance osseuse soient en équilibre l’une par rapport à l’autre. En cas d’ostéoporose, le métabolisme osseux est durablement déséquilibré : sur une longue période, la quantité de substance osseuse détruite est supérieure à celle de la nouvelle substance produite. Ce processus insidieux détériore qualitativement la structure interne de l’os et entraîne une diminution de la masse osseuse.
Le pic de masse osseuse De plus, un autre facteur spécifique entre en jeu : la plupart des personnes atteintes d’ostéoporose ont un pic de masse osseuse relativement faible. Il s’agit de la masse osseuse maximale qu’une personne atteint au cours de sa vie, généralement entre 20 et 30 ans. Le pic de masse osseuse divise donc la vie en deux phases : de l’enfance au début de l’âge adulte, la formation osseuse prédomine ; elle est suivie de la résorption, qui s’accélère souvent chez les femmes à la ménopause, alors qu’elle est plus lente chez les hommes.
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Causes
De nombreuses personnes, qui développent une ostéoporose à un moment quelconque, ont entamé le milieu de leur vie d’adulte avec une masse osseuse initiale plus faible. Cette situation de départ défavorable est attribuée en grande partie à la génétique, mais aussi à l’équilibre hormonal et au mode de vie. On pense par exemple au manque d’activité physique chez les adolescents, mais aussi aux troubles alimentaires à la puberté ou aux maladies chroniques graves à un jeune âge.
Pic de masse osseuse
Ménopause
Puberté
Masse osseuse
Hommes
Femmes 0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
Âge
À noter : la mesure du pic de masse osseuse est un facteur prédictif du risque ultérieur d’ostéoporose. Cependant, pour l’évaluation individuelle du risque, la mesure par DXA de la densité minérale osseuse est déterminante ( plus d’informations à ce sujet à la page 21 ). La densité et la masse sont deux valeurs différentes qui n’atteignent pas nécessairement leur maximum en même temps.
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Causes
Primaire ou secondaire ? La médecine fait la distinction entre l’ostéoporose primaire et l’ostéoporose secondaire. La forme primaire est considérée comme étant généralement liée à l’âge ou aux hormones et survient sans autre maladie sous-jacente identifiable. Dans le cas de l’ostéoporose secondaire, la résorption osseuse est due à une autre maladie ou à un traitement médicamenteux.
Carence en calcium Le calcium est un élément indispensable à la formation des os, car il les durcit. Néanmoins, l’ostéoporose n’est pas simplement une maladie due à une carence en calcium. Ce qui est déterminant, c’est la qualité de l’intégration du calcium et de tous les autres minéraux ( phosphore, magnésium, fluorure, zinc, manganèse, cuivre, silicium, potassium, etc. ) dans le réseau organique de fibres de collagène et la proportion dans laquelle ils se trouvent les uns par rapport aux autres. Par exemple, une quantité excessive de phosphore ( notamment dans les aliments fortement transformés ) peut entraver l’absorption du calcium.
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Causes
Influences sur le métabolisme osseux En principe, différents facteurs peuvent dérégler le métabolisme osseux et favoriser l’ostéoporose. Souvent, plusieurs facteurs interagissent sur une longue période : Modifications hormonales : souvent liées à la ménopause, à des troubles de la thyroïde ou des parathyroïdes. Inflammations chroniques : fréquentes en cas de polyarthrite rhumatoïde et d’autres maladies rhumatismales inflammatoires. Alimentation : une alimentation défavorable à long terme peut nuire au métabolisme osseux, par exemple si l’apport en protéines ou en vitamine D est insuffisant. Insuffisance pondérale et malnutrition : notamment en cas de carence énergétique et nutritionnelle persistante. Manque d’activité physique ou immobilisation : le manque d’activité physique au quotidien augmente déjà le risque d’ostéoporose ; l’alitement ou la mobilité réduite le renforcent encore. Tabagisme et consommation excessive d’alcool : ils peuvent avoir une influence négative sur le métabolisme osseux et accroître la probabilité de chutes. Le risque augmente avec la quantité ou la dose.
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Causes
Médicaments et résorption osseuse Certains médicaments peuvent accélérer la résorption osseuse ou inhiber la formation osseuse. Cela a été dûment prouvé pour la cortisone : un traitement à base de cortisone peut entraîner une résorption osseuse mesurable après quelques mois seulement et augmenter le risque de fractures. Les traitements antihormonaux ont également une influence sur le métabolisme osseux. Il s’agit notamment de certains médicaments anticancéreux tels que les inhibiteurs de l’aromatase ( par exemple en cas de cancer du sein à récepteurs hormonaux positifs ) ainsi que du traitement de déprivation androgénique ( en cas de cancer de la prostate ). Il en va de même pour les médicaments qui agissent sur le système nerveux, tels que certains antidépresseurs et antiépileptiques. L’importance de l’augmentation du risque dépend de la durée, du dosage et de la situation individuelle. C’est pourquoi les avantages et les risques éventuels d’un traitement médicamenteux doivent être soigneusement évalués.
Facteurs de risque de fractures L’ostéoporose n’est qu’un des nombreux facteurs de risque de fractures. Il faut être attentif à d’autres facteurs tels que : avancé ⦁ âge traitement à base de cortisone ⦁ antécédentprolongé fracture à la suite d’une chute ou ⦁ d’une faibledesollicitation personnel de chute accru : ⦁ risque instabilité de la marche, problèmes de vue, vertiges,
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médicaments provoquant de la fatigue, peur de tomber
Symptômes
Symptômes La résorption progressive de la substance osseuse elle-même ne provoque aucune douleur. Ce sont plutôt les conséquences, comme les fractures dues à l’ostéoporose, qui sont douloureuses. Il est donc d’autant plus important de reconnaître les signes avant-coureurs.
Signaux d’alarme courants Même en l’absence de symptômes précoces typiques, certains éléments indiquent une stabilité osseuse réduite, surtout à partir de l’âge de 50 ans. Il s’agit notamment de maux de dos d’apparition récente, qui surviennent soudainement ou qui persistent sans cause apparente. D’autres signaux d’alarme sont une déformation croissante de la colonne vertébrale, un dos voûté ou une modification de la posture. La diminution de la taille de plus de 4 cm au cours de la vie adulte est un signal d’alarme important. Cela se produit lorsque plusieurs vertèbres se fracturent sans provoquer de douleurs.
Les fractures typiques de l’ostéoporose L’ostéoporose se caractérise par des fractures se produisant lors de faibles sollicitations, auxquelles un os stable pourrait facilement résister. Il s’agit notamment de fractures survenant après une chute de sa hauteur ou lors d’activités quotidiennes. 17
Symptômes
Les vertèbres de la colonne vertébrale thoracique et lombaire sont touchées particulièrement souvent. De telles fractures peuvent survenir en soulevant un poids, en tournant ou même sans déclencheur clairement identifiable. Les fractures de la hanche après une chute ainsi que les fractures de l’avant-bras ou du bras sont également typiques. Certaines fractures surviennent statistiquement plus tôt que d’autres : il s’agit notamment des fractures à proximité du poignet et des fractures vertébrales, tandis que les fractures de la hanche sont plus fréquentes à un âge avancé.
Quand faut-il consulter un médecin ?
l’ostéoporose est connue dans la famille ⦁ Si( parents, frères et sœurs ). Si vous subissez fracture. ⦁ Si, à partir de 50 une ans, vous ressentez des douleurs ⦁ dorsales d’apparition récente ou soudaine. êtes une femme qui est arrivée précocement ⦁ Sià lavous ménopause ( avant 45 ans ). une diminution de la taille de plus de ⦁ Si4 cmvousouconstatez une déformation visible de la colonne vertébrale. vous ressentez de nouvelles douleurs ou si vous ⦁ Sifaites une chute après un diagnostic d’ostéopénie ou 18
d’ostéoporose.
L’ostéoporose se limite rarement aux os. Souvent, d’autres conséquences sur la santé apparaissent et peuvent se renforcer mutuellement. Il s’agit notamment de la fonte musculaire, du risque accru de chutes, de douleurs chroniques et de stress psychologique. Les fractures dues à l’ostéoporose ont un impact considérable, surtout à un âge avancé. Après une fracture, certaines personnes souffrent de douleurs persistantes, se déplacent moins librement et perdent de la force musculaire. La fonte musculaire ( sarcopénie ) et la diminution des performances physiques sont considérées comme des problèmes importants accompagnant l’ostéoporose. Les fractures vertébrales peuvent en outre modifier la posture du corps, avec des sollicitations supplémentaires pour les muscles et les articulations.
Maladies concomitantes et problèmes consécutifs
Maladies concomitantes et problèmes consécutifs
Conséquences physiques, psychiques et sociales La peur de tomber et le retrait social font partie des conséquences psychosociales les plus fréquentes de l’ostéoporose. Par crainte de tomber à nouveau, de nombreuses personnes concernées bougent moins et évitent les activités qui allaient de soi auparavant. Ainsi, la force musculaire, l’équilibre et l’assurance diminuent, ce qui augmente encore le risque de chutes, entraînant le développement d’un cercle vicieux. 19
Maladies concomitantes et problèmes consécutifs
Si les personnes concernées font moins d’activités physiques pendant une période prolongée, cela n’a pas seulement des répercussions sur l’appareil locomoteur, mais aussi sur le cœur et les poumons. Beaucoup se fatiguent plus vite ou s’essoufflent même lors d’une activité physique légère. Après une chute, de nombreuses personnes trouvent très pénible d’avoir besoin d’une aide extérieure et de ne plus être autonomes. Cela peut entraîner des dépressions. Ces réactions sont compréhensibles et largement répandues dans les maladies chroniques. Néanmoins, il ne faut pas rester seul face à cette situation ; un soutien médical, psychologique ou des conseils peuvent aider à surmonter ce stress.
Sortir du cercle vicieux ! Lors d’une chute, on éprouve une brusque perte de contrôle et le sentiment d’être sans défense. Ce choc est un puissant déclencheur psychologique qui, par amplification et rétroaction, peut en fin de compte augmenter le risque de chutes.
⦁ Chute ⦁ Peur de tomber à nouveau ⦁ Activité physique réduite ⦁ Baisse des performances physiques ⦁ Risque accru de chutes Il faut mettre fin à ce cercle vicieux. Un traitement adéquat de la douleur, la prévention des chutes et un entraînement ciblé de la force, de l’équilibre et de la coordination aident à surmonter la peur de la chute et à rétablir la confiance en son propre corps. 20
Diagnostic
Diagnostic Le diagnostic de l’ostéoporose ne repose jamais sur un seul résultat de test, mais sur plusieurs examens et sur l’évaluation globale du médecin. L’évaluation comprend, entre autres, les antécédents médicaux personnels, l’examen physique, l’imagerie médicale ainsi que des examens de laboratoire complémentaires. Outre la densité osseuse, on tient compte d’éventuels antécédents de fractures et des facteurs de risque individuels.
Procédés d’imagerie La densitométrie osseuse par DXA ( de l’anglais dualenergy X-ray absorptiometry ) est une méthode de mesure qui utilise des rayons X de faible intensité pour déterminer la quantité de substance minérale contenue dans les os. Ces valeurs permettent d’estimer dans quelle mesure la densité minérale osseuse s’écarte de la moyenne des personnes jeunes et en bonne santé. Les mesures sont généralement effectuées au niveau de la colonne lombaire et de la hanche, c’est-à-dire là où les fractures dues à l’ostéoporose se produisent particulièrement souvent. En cas d’ostéoporose diagnostiquée et traitée, la méthode de mesure par DXA est généralement aussi utilisée pour contrôler l’évolution, à des intervalles de deux à cinq ans. Les résultats sont comparés à des valeurs de référence et indiqués sous forme de T-score ( voir ci-dessous ). D’autres méthodes sont également disponibles. Une mesure par ultrasons au niveau de l’os du talon est facile à réaliser et ne nécessite pas d’exposition aux radiations. Elle fournit des indications sur la qualité osseuse, mais ne permet
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Diagnostic
pas de poser un diagnostic sûr et ne convient pas pour contrôler l’évolution de la maladie. Dans des situations particulières, il est possible de recourir en plus à un scanner quantitatif. Il donne un aperçu de la structure interne de l’os. Toutefois, en raison de l’exposition plus élevée aux radiations et des coûts, on ne l’utilise pas systématiquement.
Que révèlent les mesures ? Les divers procédés analysent des aspects distincts de l’os. La méthode de mesure par DXA indique uniquement la quantité de substance minérale ( principalement le calcium ) présente dans les os. D’autres méthodes fournissent des indications complémentaires sur la matrice osseuse organique ou l’architecture osseuse. Aucune méthode ne permet de représenter complètement la stabilité d’un os. Les résultats doivent donc toujours être évalués dans le contexte de la situation clinique, c’est-à-dire en tenant compte de l’âge, des maladies précédentes, des fractures antérieures et d’autres facteurs de risque.
Examens de laboratoire et méthodes spéciales Les examens de laboratoire permettent d’identifier d’éventuelles causes ou comorbidités susceptibles d’influencer le métabolisme osseux. Les trois marqueurs suivants du métabolisme osseux sont souvent mesurés : est un produit de dégradation ⦁ Ledu bêta-CrossLaps collagène. Il permet d’évaluer la quantité de masse
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⦁ ⦁
osseuse qui est en train de disparaître. Le P1NP mesure l’activité de la néoformation osseuse actuelle. La phosphatase alcaline mesure l’activité générale du métabolisme osseux.
Diagnostic
Une biopsie osseuse n’est réalisée que dans de très rares cas, par exemple lorsque les résultats sont peu clairs ou contradictoires. Les méthodes d’imagerie modernes permettent aujourd’hui de visualiser certaines caractéristiques structurelles sans avoir à prélever de tissus.
Risque de fractures, T-score et tests en ligne Le T-score décrit dans quelle mesure la densité minérale osseuse mesurée s’écarte de celle d’une personne jeune et en bonne santé du même sexe biologique. C’est un point de repère important, mais il ne suffit pas à lui seul pour évaluer de manière fiable le risque de fractures. Pour aborder le thème du risque d’ostéoporose, il est recommandé de recourir à des offres en ligne telles que le test d’évaluation du risque d’ostéoporose de la Ligue contre le rhumatisme. Si des questions ou des incertitudes surgissent à ce sujet, un entretien avec un professionnel de la santé peut aider à mieux comprendre l’évaluation du test.
Test d’évaluation du risque d’ostéoporose Qu’en est-il de votre santé osseuse ? Le test d’évaluation du risque d’ostéoporose de la Ligue contre le rhumatisme vous permet d’obtenir une première appréciation : check-osteoporose.ch
Le test d’évaluation du risque d’ostéoporose ne donne aucune recommandation pour ou contre la réalisation d’une ostéodensitométrie. Il ne peut pas non plus remplacer un examen médical, un conseil ou un diagnostic médical.
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Traitement et autogestion
Traitement et autogestion Le traitement de l’ostéoporose combine différentes mesures qui, ensemble, visent à éviter les fractures dans la vie quotidienne. L’objectif du traitement de l’ostéoporose est de prévenir les fractures. Les différentes mesures y contribuent de diverses manières et se conjuguent les unes aux autres : la prévention des chutes et les mesures concernant le mode de vie dans les domaines de l’activité physique et de l’alimentation en constituent la base. Par ailleurs, des médicaments interviennent de manière ciblée dans le métabolisme osseux.
Prévention des chutes La plupart des fractures dues à l’ostéoporose sont la conséquence d’une chute. Les mesures de prévention des chutes font donc partie intégrante du traitement, en particulier chez les personnes âgées. Il s’agit donc de renforcer la musculature des jambes et du tronc, de favoriser l’équilibre et de veiller à un environnement sûr. Ainsi, le simple fait de bien éclairer son logement, d’installer des mains courantes ou des poignées, d’éliminer les risques de trébuchement et de rendre les tapis antidérapants permet de réduire le risque de chutes. Il est tout aussi important de porter des chaussures adaptées plutôt que des pantoufles ouvertes, de disposer d’une correction visuelle adaptée et, le cas échéant, d’utiliser des moyens auxiliaires ( voir pages 44 / 45 ). En cas de manque d’assurance, de vertiges ou de fatigue, il convient également de vérifier quels médicaments sont pris régulièrement. 24
La marche, le vélo et la natation ne suffisent pas en cas d’ostéoporose. Les os ont besoin de stimuli plus forts.
Secousses
Traitement et autogestion
Activité physique et entraînement
Pour stimuler son métabolisme osseux, il faut régulièrement soumettre l’ensemble de l’appareil locomoteur à de légères secousses et le faire vibrer, par exemple en sautillant, en sautant, en trépignant, en marchant rapidement ou en courant.
Musculation Des muscles forts soutiennent les os et stabilisent l’ensemble du corps. De plus, la traction des muscles sur les os stimule leur métabolisme et favorise ainsi la formation osseuse. Pour ces raisons, des exercices de musculation progressifs et réguliers sont recommandés en cas d’ostéoporose. Ils visent surtout à renforcer la musculature des jambes et du tronc. Cela renforce le dos et favorise une posture droite. On peut pratiquer la musculation avec des appareils, des poids, des bandes élastiques ou, au début, uniquement avec le poids de son propre corps. L’essentiel est de s’entraîner de manière intensive. L’entraînement doit être perçu comme éprouvant, voire difficile, et proche de la fatigue musculaire. Il est recommandé de pratiquer la musculation deux à trois fois par semaine.
Exercices d’équilibre Les exercices d’équilibre et de coordination sont également importants, comme les exercices d’équilibre en tandem ou sur une jambe, les changements de direction, les exercices en double tâche ou les formes de mouvement exécutées debout comme le qi-gong et le tai-chi. Les exercices d’équilibre doivent également être exécutés jusqu’à la limite du possible. Dans ce contexte, constater que cette limite se déplace vers le
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Traitement et autogestion
haut en cas de pratique régulière peut être un beau sentiment de réussite, à l’instar de la limite de fatigue lors des exercices de musculation progressifs.
Personnaliser l’entraînement ! Bien entendu, la recommandation générale d’une activité physique intensive et d’un entraînement éprouvant doit être adaptée au niveau de performance individuel, ainsi qu’à son propre risque de fractures. Si des vertèbres sont déjà fracturées, il convient d’éviter les flexions importantes, de ne jamais bouger la colonne vertébrale par à-coups ou de n’effectuer de tels mouvements que sous la direction d’un ou d’une physiothérapeute. En cas de fractures vertébrales, des exercices doux dans l’eau, des exercices de respiration et de relaxation peuvent également être utiles et soulager les douleurs.
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Une alimentation saine pour les os est variée. Elle fournit au corps suffisamment d’énergie et une multitude de minéraux, de vitamines et de substances végétales secondaires. Calcium : dans la mesure du possible, le calcium doit être apporté par l’alimentation. En option et après consultation médicale, des produits enrichis et, le cas échéant, des compléments peuvent aider à éviter les carences dans les apports. Protéines : une alimentation équilibrée avec un apport quotidien de 1,2 à 1,5 g de protéines par kilo de poids corporel contribue à préserver les os et les muscles, et soutient ainsi d’autres éléments du traitement tels que l’activité physique, l’entraînement et la prévention des chutes.
Traitement et autogestion
Alimentation
Vous trouverez des recommandations nutritionnelles plus détaillées dans le chapitre Prévention, à partir de la page 35.
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Traitement et autogestion
Vitamine D La vitamine D favorise l’absorption du calcium et est également importante pour la fonction musculaire et l’équilibre. La vitamine D est principalement produite par la lumière du soleil sur la peau. C’est pourquoi de nombreuses personnes n’atteignent pas un taux suffisant de vitamine D, en particulier pendant les mois d’hiver. Une supplémentation est donc souvent utile. Il convient de tenir compte de facteurs tels que l’âge, le temps passé à l’extérieur et, le cas échéant, les résultats de laboratoire.
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Les médicaments sont utilisés lorsque les mesures concernant le mode de vie ne permettent pas de réduire suffisamment le risque individuel de fractures. D’un point de vue médical, c’est toujours le cas après une fracture ostéoporotique typique ou lorsque la densité minérale osseuse est sensiblement diminuée.
Traitement et autogestion
Traitement médicamenteux
Antirésorbeurs ( médicaments antirésorptifs ) Les antirésorbeurs inhibent en premier lieu les cellules qui dégradent l’os ( ostéoclastes ). Cela permet de ralentir la résorption osseuse et de préserver le stock. Ce groupe de médicaments comprend les bisphosphonates ainsi que les thérapies par anticorps comme le denosumab. Les œstrogènes et les modulateurs sélectifs des récepteurs aux œstrogènes ( SERM ), généralement administrés uniquement à certaines patientes après la ménopause, inhibent également la résorption osseuse. Les traitements antirésorptifs ont pour objectif d’empêcher une perte osseuse supplémentaire et de renforcer la structure osseuse existante. Ils ne favorisent pas la formation d’une nouvelle matrice osseuse.
Médicaments ostéoanaboliques Les ostéoanabolisants favorisent la formation osseuse. Les médicaments tels que le tériparatide et l’abaloparatide agissent de manière similaire à l’hormone parathyroïdienne ( ou parathormone, PTH ) : ils stimulent les ostéoblastes responsables de la construction osseuse et favorisent ainsi la formation d’une nouvelle matrice osseuse. Le romosozumab fait également partie des thérapies stimulant la formation osseuse, mais agit différemment : il s’agit d’un anticorps qui favorise la formation osseuse et freine en outre la résorption osseuse. 29
Traitement et autogestion
Stratégies de traitement Le premier traitement médicamenteux standard de l’ostéoporose est un bisphosphonate, qui inhibe la résorption osseuse. Cependant, selon le risque individuel de fractures, il est possible de commencer autrement et de suivre une autre voie. Ainsi, dans le cas d’un traitement séquentiel, on commence généralement par administrer un agent ostéoanabolisant afin d’augmenter rapidement la masse osseuse et de réduire drastiquement le risque de fractures. Ensuite, on passe à un traitement antirésorptif afin de stabiliser l’os nouvellement formé et d’empêcher la poursuite de la résorption. En outre, il est possible de faire une pause thérapeutique lors d’un traitement par bisphosphonates. Un traitement séquentiel doit être adapté individuellement à la personne atteinte, à son risque de fractures et à l’évolution de son ostéoporose. Par ailleurs, il convient de mesurer régulièrement la densité minérale osseuse et les paramètres de laboratoire pour le suivi de la maladie.
Formes pharmaceutiques Les médicaments contre l’ostéoporose sont disponibles sous différentes formes pharmaceutiques : comprimés, injections ou perfusions. Il est important de prendre les médicaments régulièrement et conformément à la prescription. Il ne faut pas omettre de dose ou arrêter le médicament sans l’avis du médecin. Cela concerne particulièrement le denosumab : s’il est interrompu sans être suivi d’un traitement consécutif, un effet rebond peut se produire : c’est-à-dire une perte rapide de substance osseuse qui entraîne souvent des fractures vertébrales. Même après une thérapie stimulant la formation osseuse, un traitement ultérieur est généralement nécessaire afin de conserver les bénéfices obtenus.
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Pour que la substance osseuse nouvellement formée résiste à la pression, elle doit être suffisamment minéralisée. Le calcium, dont l’absorption dans l’intestin est augmentée par la vitamine D, est essentiel à cet effet. Une supplémentation en calcium et en vitamine D est surtout utile lorsque les besoins ne sont pas couverts par l’alimentation ou le mode de vie. Les préparations comblent les carences dans les apports, mais ne remplacent ni l’activité physique ni une alimentation équilibrée.
Traitement et autogestion
Préparations à base de calcium et de vitamines
Avantages et risques Tous les médicaments à action ciblée peuvent avoir des effets secondaires. L’élément déterminant est donc l’évaluation individuelle des bénéfices et des risques. L’état de santé des reins et des dents, les maladies concomitantes ainsi que la durée prévue du traitement jouent notamment un rôle. Certains traitements doivent être interrompus de manière planifiée ou remplacés par un autre traitement. Ils ne doivent pas être arrêtés sans avis médical, car la protection contre les fractures peut alors rapidement diminuer. Les nécroses de la mâchoire sont un effet secondaire rare mais grave des médicaments antirésorptifs contre l’ostéoporose tels que les bisphosphonates et le denosumab. Le tissu osseux de la mâchoire peut se nécroser, en particulier après des interventions dentaires ou en cas de mauvaise hygiène dentaire et buccale.
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Traitement et autogestion
Médicaments La diversité ne réside pas dans les voies biologiques ( antirésorptif / anabolique ), mais dans les classes chimiques, les préparations et leur mode d’administration. Classe chimique
Utilisation
Biphosphonates
Traitement fréquent de première ligne
Traitement par anticorps
En cas de risque accru de fractures
Œstrogènes
Surtout chez les femmes ménopausées
Modulateurs sélectifs des récepteurs aux œstrogènes ( SERM )
Principes actifs de type parathormone
En cas d’ostéoporose sévère
( analogues de la PTH et de la PTHrP )
Calcium et préparations à base de vitamines D 32
En cas de carences dans les apports
Préparations
Antirésorptifs : freinent la résorption osseuse
Comprimés : alendronate ( Fosamax ® et génériques ), ibandronate ( Bonviva ® et génériques ), risédronate ( Actonel ® et génériques )
Traitement et autogestion
Mécanisme d’action
Par voie intraveineuse : ibandronate ( Bonviva ® et génériques ), zolédronate ( Aclasta ® et génériques ) Antirésorptifs : inhibent de manière ciblée la résorption osseuse
Injection sous-cutanée : denosumab ( Prolia ® et biosimilaires )
Injection sous-cutanée : À double action : stimulent la formation romosozumab ( Evenity ® ) osseuse et inhibent légèrement la résorption Antirésorptifs : inhibent de manière ciblée la résorption osseuse
Comprimés : raloxifène ( Evista ® ), bazédoxifène ( Conbriza ® )*
Anabolisants : favorisent la formation osseuse
Injection sous-cutanée : tériparatide ( Forsteo ® et biosimilaires ), abaloparatide ( Tymlos ® et biosimilaires )
Soutiennent la minéralisation
Diverses
* Actuellement, seul Evista® est autorisé en Suisse.
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Pronostic
Pronostic L’évolution de l’ostéoporose à long terme varie d’une personne à l’autre. L’ostéoporose en soi n’est pas une maladie qui met la vie en danger. Les conséquences des fractures sont déterminantes pour le pronostic. Une première fracture due à l’ostéoporose est déjà un signal d’alarme. Les fractures peuvent limiter la mobilité, réduire l’autonomie et augmenter le risque d’autres complications de santé telles que les infections ou les problèmes circulatoires. Le risque de chuter à nouveau ou de subir une autre fracture est particulièrement élevé au cours de la première année suivant une fracture. Il est donc essentiel d’éviter les fractures afin de préserver la sécurité et la qualité de vie le plus longtemps possible. Les facteurs médicaux et la gestion personnelle de la maladie jouent tous les deux un rôle. Un pronostic favorable est plus probable si les risques sont identifiés rapidement et si les traitements sont commencés à temps et appliqués de manière cohérente – dans l’idéal, avant ou immédiatement après la première fracture due à l’ostéoporose. Il s’agit notamment de l’observance thérapeutique à long terme, de contrôles réguliers, de l’activité physique, du traitement des maladies concomitantes telles que les douleurs ou les troubles de l’équilibre, ainsi que d’un mode de vie sain pour les os. Le pronostic est défavorable si les risques persistent, si, en tant que personne concernée, vous bougez moins par manque d’assurance ou si vous prenez les médicaments de manière irrégulière ou si vous les arrêtez de votre propre chef.
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Prévention
Prévention L’ostéoporose se développe généralement sur plusieurs années. La prévention doit donc commencer tôt et s’inscrire dans la durée. La prévention poursuit deux objectifs : maintenir la densité des os et éviter les chutes et les fractures souvent lourdes de conséquences. De nombreuses mesures préventives agissent à ces deux niveaux, non seulement en stabilisant les os, mais aussi en développant la force musculaire, en améliorant la réactivité et en renforçant l’équilibre et la coordination. Vous pouvez vous-même contribuer largement à la réalisation de ces objectifs.
Prévention des chutes La réduction des risques de trébuchement, un bon éclairage ainsi que des poignées, des mains courantes et des supports antidérapants peuvent réduire considérablement le risque de chutes. Il est également recommandé d’utiliser des sièges de toilette surélevés ou des sièges stables avec accoudoirs, ainsi qu’un tabouret de douche. Les cannes, les déambulateurs, les aides à la préhension, les chaussures antidérapantes ou les protège-hanches peuvent apporter de la sécurité et permettre l’activité. Ils ne sont pas un signe de faiblesse, mais servent à conserver la mobilité et l’autonomie le plus longtemps possible.
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Prévention
Activité physique Les conseils d’activité physique pour la prévention de l’ostéoporose sont les mêmes que pour le traitement : des exercices de musculation réguliers, des exercices d’équilibre et des activités en position debout en contact avec le sol, comme la marche rapide, la marche nordique, la montée des escaliers, la randonnée, le saut ou la danse. Une combinaison d’exercices de musculation et d’équilibre réduit le risque de chutes. Des mouvements courts et un peu plus dynamiques, le saut à la corde ou l’entraînement guidé sur trampoline peuvent également stimuler le métabolisme osseux. En revanche, les sports sans contact avec le sol comme la natation, la gymnastique aquatique ou le vélo ne stimulent guère le métabolisme osseux ; ils complètent un entraînement visant à renforcer les os. Pour de nombreuses personnes concernées, une offre guidée constitue une bonne entrée en matière. Avec le concept national de cours Ostéogym, la Ligue suisse contre le rhumatisme propose un programme d’entraînement scientifiquement fondé, spécialement conçu pour les personnes atteintes d’ostéoporose. Pour prévenir les chutes, il est également recommandé d’utiliser le concept de gymnastique EverFit destiné aux personnes âgées. F 1025 / 10000 / RLS / 11. 2024
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Prévention
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Prévention
Alimentation, lumière solaire et mode de vie Pour avoir des os solides, il faut un apport suffisant en nutriments. Ce qui est déterminant, ce n’est pas un seul nutriment, mais l’interaction de différents éléments constitutifs. Un apport régulier en protéines contribue au maintien de la force musculaire et de la matrice osseuse. Une alimentation variée permet d’assimiler de manière optimale les minéraux et les micronutriments tels que le calcium, le magnésium, le potassium et les oligo-éléments.
À privilégier Les légumes, les fruits, les légumineuses et les noix fournissent des minéraux, des vitamines et des substances végétales secondaires importants tels que la quercétine ( présente par exemple dans les oignons, les pommes, les câpres, les baies ), le kaempférol ( présent par exemple dans le chou vert, le brocoli, le thé vert ) et les isoflavones ( présentes par exemple dans les graines de soja, le tofu, le tempeh ). En lien avec l’ostéoporose, on parle souvent de l’acidification de l’organisme. Mais dans le cadre d’une alimentation globalement équilibrée, à dominante végétale et contenant suffisamment de protéines et de minéraux, le bilan acido-basique de chaque aliment n’est pas au premier plan.
À éviter
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Les produits fortement transformés ( par exemple les lasagnes surgelées prêtes à consommer ) ainsi que les aliments à forte teneur en sucre ont des effets défavorables. Les stimulants ont également une influence négative sur le risque de fractures, en particulier l’alcool. D’une part, il augmente le risque de chutes, car il affecte la coordination, le sens de l’équilibre et la réactivité. D’autre part, une consommation élevée et régulière d’alcool peut avoir un effet négatif sur le métabolisme osseux. Il en va de même pour le tabagisme.
Prévention
Il n’existe pas de régime contre l’ostéoporose au sens classique du terme. L’accent n’est pas mis sur le renoncement et les interdictions, mais sur une alimentation équilibrée, fournissant à l’organisme suffisamment de protéines et une multitude de micronutriments.
Calcium Une alimentation équilibrée intègre de nombreuses sources importantes de calcium, comme les produits laitiers, les graines de sésame ( également sous forme de tahin ), les graines de chia, le chou vert, mais aussi les herbes sauvages. Celles-ci sont particulièrement importantes dans le cas d’une alimentation végétarienne ou végétalienne.
Quelle est la quantité de calcium que je consomme ? Le calculateur de calcium de la Ligue suisse contre le rhumatisme détermine la quantité de calcium que vous absorbez chaque jour par le biais de votre alimentation et compare cette somme avec les besoins journaliers recommandés. ligues-rhumatisme.ch/calculateur-de-calcium
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Prévention
Vitamine D La vitamine D augmente l’absorption du calcium et du phosphore, et contribue à la fonction musculaire. De courtes expositions régulières à la lumière du jour suffisent à de nombreuses personnes pour stimuler la production endogène. Pendant les mois d’été, il suffit pour cela d’exposer le visage et les mains à la lumière du jour pendant 15 à 30 minutes. Vous avez un risque accru de carence en vitamine D si vous passez peu de temps à l’extérieur, en général pendant les mois d’hiver, à un âge avancé ou en cas de certaines maladies. Dans ce cas, il est recommandé de consulter un médecin.
Vitamine K2 Des recherches récentes ont mis en avant une autre vitamine pour la prévention de l’ostéoporose : la vitamine K2. Elle active l’ostéocalcine, une protéine qui intègre le calcium dans la matrice osseuse. La source naturelle de loin la plus riche en vitamine K2 est le natto ( fève de soja fermentée ). On en trouve de plus petites quantités dans les fromages affinés, le foie gras, les œufs et pratiquement tous les aliments.
L’activité a un effet préventif Même en cas d’ostéoporose, il est possible de mener une vie active et autonome : avec les bonnes connaissances, un traitement adapté et des mesures ciblées, il est possible de faire beaucoup pour la stabilité, la sécurité et la qualité de vie au quotidien.
Le podcast de la Ligue suisse contre le rhumatisme 40
Écoutez l’épisode 20 consacré à l’ostéoporose : ligues-rhumatisme.ch/podcast
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Prévention
Résumé
Résumé ⦁ L’ostéoporose est une maladie globale du sque-
lette. D’un point de vue qualitatif, la structure fine de l’os se détériore et d’un point de vue quantitatif, la masse osseuse diminue. Cela augmente le risque de fractures.
⦁ L’ostéoporose est très répandue, en particulier chez les personnes âgées. Les femmes ménopausées sont nettement plus touchées que les hommes.
⦁ L’ostéoporose est due à un trouble du métabo-
lisme osseux. L’âge, les changements hormonaux et d’autres facteurs biologiques jouent un rôle central dans ce processus.
⦁ L’examen le plus important est la densitométrie
osseuse par DXA. De plus, une anamnèse minutieuse, des examens de laboratoire et l’imagerie aident à clarifier individuellement le risque de fractures et les causes possibles.
⦁ L’objectif du traitement de l’ostéoporose est de
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prévenir les fractures. Des mesures concernant le mode de vie telles que l’activité physique, la prévention des chutes et un apport suffisant en nutriments essentiels sont combinées à cet effet avec des thérapies médicamenteuses qui freinent la résorption osseuse ou favorisent la formation osseuse.
Ligue suisse contre le rhumatisme
Contacts utiles
Contacts utiles Tél. 044 487 40 00, www.ligues-rhumatisme.ch
Ligues régionales contre le rhumatisme Argovie ( voir Zurich ) Appenzell ( voir Saint-Gall ) Bâle, tél. 061 269 99 50, info.bsbl @ rheumaliga.ch Berne, Haut-Valais, tél. 031 311 00 06, info.be @ rheumaliga.ch Fribourg, tél. 026 322 90 00, info.fr @ rheumaliga.ch Glaris, tél. 078 240 88 48, rheumaliga.gl @ bluewin.ch Grisons ( voir Saint-Gall ) Jura, tél. 032 466 63 61, info.ju @ rheumaliga.ch Lucerne, Unterwald, tél. 041 220 27 95, info.lu.nw.ow @ rheumaliga.ch Neuchâtel, tél. 032 913 22 77, info.ne @ rheumaliga.ch Nidwald ( voir Lucerne ) Obwald ( voir Lucerne ) Schaffhouse, tél. 052 643 44 47, info.sh @ rheumaliga.ch Schwyz ( voir Uri ) Soleure, tél. 032 623 51 71, rheumaliga.so @ bluewin.ch Saint-Gall, Grisons, Appenzell, Principauté de Liechtenstein, tél. 081 302 47 80, info.sgfl @ rheumaliga.ch Tessin, tél. 091 825 46 13, info.ti @ rheumaliga.ch Thurgovie, tél. 071 688 53 67, info.tg @ rheumaliga.ch Uri, Schwyz, tél. 041 870 40 10, info @ ursz.rheumaliga.ch Vaud, tél. 021 623 37 07, info @ lvr.ch Valais ( Bas-Valais ), tél. 027 322 59 14, info @ lrvalais.ch Zoug ( voir Zurich ) Zurich, Zoug, Argovie, tél. 044 405 45 50, info @ rheumaliga-zza.ch
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Moyens auxiliaires
Moyens auxiliaires
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Moyens auxiliaires
Bande élastique niveau 3, longue
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À propos de nous 46
À propos de nous La Ligue suisse contre le rhumatisme est l’interlocutrice des personnes concernées et l’organisme de formation continue pour les professionnels de la santé. En tant qu’organisation faîtière, nous représentons les intérêts de seize Ligues régionales contre le rhumatisme et de six organisations nationales de patients.
Nous vous aidons à comprendre le diagnostic et à participer au traitement. Notre objectif est de vous permettre de mieux gérer votre quotidien avec le rhumatisme et de rester actif, socialement connecté et, dans la mesure du possible, autonome ou apte à travailler. Pour ce faire, nous comblons les lacunes existantes en matière de soins en mettant l’accent sur la formation, le conseil et l’activité physique.
À propos de nous
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Impressum Rédaction Dre sc. ETH Theresa Rauschendorfer, www.iaculis.ch Dre sc. EPFL Tanja Blumenschein, www.iaculis.ch Révision technique Prof. Dre méd. Judith Everts-Graber, directrice de l’ostéoimmunologie, Hôpital de l'Île, Berne Sybille Binder, dipl. diététicienne BSc BFH, www.sybillebinder.ch Karin Imholz, directrice des soins de santé et de la prévention, Ligue suisse contre le rhumatisme Nadja Gensterblum, administration prévention des chutes, Ligue suisse contre le rhumatisme Révision technique de la traduction française Dre Roxana Valcov, médecin-cheffe, spécialiste en rhumatologie, Hôpital régional Delémont JU Photographie Susanne Seiler Conception Senn.Studio, Zurich Impression Stämpfli Communication, Berne Crédits photographiques Adobe Stock ( p. 8 ), iStockPhoto ( p. 28, 39, 46 ), Ligue suisse contre le rhumatisme ( couverture, p. 4, 6, 26, 37, 41 ) Relecture Stämpfli Communication, Berne Gestion de projet Patrick Frei, Ligue suisse contre le rhumatisme © Ligue suisse contre le rhumatisme, 2026. Tous droits réservés.
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