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Le Réseau immobilier N°1 sur l’île de Ré vous dans sesa1ccueille 0 agences

L e j o u r n a l d ’ i n f o r m a t i o n g r a t u i t d e l’ Î l e d e R é

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L’île des Grands Hommes s’entendre - une histoire d’incompatibilité entre de forts caractères, et, oserons nous le dire, le face à face de deux égos masculins !

édition du

23 janvier 2018

H

ier Léon Gendre, aujourd’hui Lionel Quillet, l’île de Ré a la chance d’être présidée par des élus capables d’une vision à long terme de son évolution, lisible à travers une stratégie riche de sens et qu’ils ont défendue avec acharnement. Si leur inimitié est viscérale, sans doute liée au choc des personnalités et des générations, chacun aura marqué de son empreinte l’Histoire de l’île de Ré. Et leur action n’est pas terminée ! Dommage finalement que ces deux-là n’aient pas pu

nous vous entretenons encore et toujours dans ces pages, avec l’actualité bien sûr, des sujets inédits, et une incitation au débat de fond.

la Communauté de Communes, à laquelle ont participé toutes les personnalités territoriales – Préfet, Président du Département, Sénatrice et Sénateur, Député, élue régionale ...- fut un grand moment, ou comment aborder les sujets de fond et ceux qui fâchent avec fermeté et humour tout à la fois.

Le marathon des vœux est pour nous l’occasion chaque mois de janvier de vous présenter les bilans de l’année écoulée, ainsi que les projets de celle qui démarre. La cérémonie des vœux du président de

Match à égalité entre le président de la Communauté de Communes et le préfet, aussi prompts l’un que l’autre à se renvoyer la sphère... métaphorique ! Se pourrait-il que le climat reste au beau fixe entre eux ? Après les relations tumultueuses avec les précédents préfets, ce serait une situation inédite, qui grandirait ceux qui se penchent avec conviction et pragmatisme sur les destinées de notre île.

La prochaine génération héritera d’une île protégée : au plan environnemental, mais aussi des assauts de la mer. En tout cas suffisamment protégée dans l’immédiat pour lui laisser le choix de décider de continuer de la défendre dans le futur contre les risques de submersion, ou de renoncer à y maintenir une vie permanente. C ’est de vie permanente que

Nathalie Vauchez

L’équipe de l’Agence du Fier vous présente

tous ses vœux pour Ouvert du lundi au vendredi Ouvert de 9h30 du lundi à 12h30 au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30, et de 14h30 à 18h30, Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 le samedi de 10h à 12h30. le samedi de 10h 12h30. Ouvert du lundi au vendredi deà9h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30, et de 14h30 à 18h30, le samedi de 10h à 12h30.

le samedi de 10h à 12h30. Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30, Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 12 le samedi de 10h à 12h30. et de 14h30 à 18h30, Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 le samedi de 10h à 12h30. et de 14h30 à 18h30, samedi de 10h à 12h30. 05 46 le09 23 49 Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 6 rue Charles de Gaulle et de 14h30 à 18h30, BP 70031 le samedi de 10h à 12h30. pantones 403 c 157 c

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Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30, le samedi de 10h à 12h30.

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Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 et à 12h30 de 14h30 à 18h30, et de 14h30 à Dechézeaux 18h30, Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à412h30 le rue samedi de FLOTTE 10h à 12h30. bis, rue Gustave 4 bis, Gustave - LA Dechézeaux - 05 46 09 - LA 16FLOTTE 20 - 05 46 09 16 20 4 bis, rue Gustave Dechézeaux - LA FLOTTE - 05 46 09 16 20 le samedi 10h 12h30. et de 14h30 à 18h30, www.revasion.com - E-mail www.revasion.com : agence@revasion.com - E-mail : agence@revasion.com 4 bis, rue Gustave Dechézeaux - LA FLOTTE - 05 46de09 16à 20 www.revasion.com - E-mail : agence@revasion.com le samedi de 10h à 12h30.

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actualité S é c u r i t é

Mobilisation pénitentiaire : Olivier Falorni maintient le dialogue Lundi 16 janvier au matin, un feu brûle devant l’entrée de la prison martinaise lorsqu’arrive le député Olivier Falorni, venu voir les personnels pénitentiaires et les représentants des syndicats rassemblés. Rencontre in-situ.

D

u sud au Nord en passant par Saint-Martin de Ré, de nombreux centres de détention français étaient ce matin-là sous le coup d’une opération de « blocage », menée en soutien aux trois surveillants agressés la semaine précédente à la prison de Vendinle-Vieil. Une occasion aussi d’exprimer le malaise grandissant de la profession.

sentiment d’abandon de pouvoirs publics « déconnectés des réalités du quotidien », ainsi que l’explique Ronan Mazé délégué de l’UFAP (Union Fédérale de l’Administration Pénitentiaire). Rappelons que, reçus à Paris le 13 janvier au matin, les syndicats ont d’eux-mêmes interrompus la réunion. En cause : l’absence de réponses concrètes à leurs demandes, notamment concernant les moyens et la sécurité des personnels. Olivier Falorni, conscient et réaliste

Déjà fortement mobilisé par les problèmes de l’univers carcéral, et particulièrement préoccupé par la montée de l’islamisme radical dans les centres pénitentiaires, où, pour les structures terroristes, « il est plus facile de recruter qu’à la sortie des lycées », Olivier Falorni fera bien évidemment un rapport circonstancié de ses échanges devant la prison de Saint-Martin dans 16 janvier, feu de palettes devant l’entrée de la prison. les hautes sphères. Pleinement conscient Entre désarroi et colère des enjeux qui vont au-delà même de la sécurisation, évidemment Olivier Falorni a le mérite d’être urgente, des personnels pénitenprésent mais il sait déjà ce qu’il tiaires, l’élu charentais souligne va entendre. « Ce n’est plus une également que « bientôt plus pergoutte d’eau c’est stop ! » avoue sonne ne voudra être surveillant franchement Joseph Paoli, délégué de prison. Et alors que feronsrégional du Syndicat Pénitentiaire nous ? » C’est vrai qu’ajouter la des Surveillants de Bordeaux, ajoupeur à un métier déjà peu attractif tant « c’est maintenant qu’il faut prendre des mesures ou alors quoi, faudra-t-il la mort de l’un d’entre nous ? »

A l’instar d’autres prisons françaises, le centre pénitentiaire de Saint-Martin voit un feu brûler devant sa haute porte. Si l’ambiance est pacifique, la détermination est réelle et le malaise se fait sentir : lassitude, frustration, angoisse, sont quelques-unes des émotions qui traversent l’assistance au fur et à mesure que s’égrène la liste des problèmes : manque de considération pour un métier particulièrement difficile, manque d’effectifs et de moyens, impuissance face à des situations à risques majeurs devant des détenus radicalisés… Tout cela n’est pas sans rappeler le désarroi des forces de police démunies face à cette « nouvelle » violence qui gangrène notre société. Il faut y ajouter un

n’est pas la meilleure méthode de recrutement. Autre sujet d’importance aux yeux du député, le mauvais signal envoyé à toute la population française en matière de sécurité : « si l’Etat ne peut pas assurer la sécurité de ses propres personnels, comment les Français peuvent-ils être sûrs qu’ils sont en sécurité ?! » Le sujet est, lui aussi, d’importance.

Comment faire ?

Problème politique, sociétal, moral… La situation carcérale est l’une des (grosses) épines plantées dans le pied du gouvernement récemment élu. Surpopulation,

formé, et ainsi séparés des autres détenus pour éviter la contagion ? Faut-il que les surveillants de prison soient mieux équipés, y compris au moyen par exemple de tasers qui leur permettraient de riposter à une attaque ? Le nombre d’agressions émanant de détenus radicalisés étant en augmentation constante,

La sécurité des Français passe aussi par les prisons - Olivier Falorni -

délabrement, conditions de vie insalubres, problèmes de sécurité et phénomène de radicalisation, le tableau est plus qu’inquiétant, mais il est très difficile pour le citoyen lambda d’en percevoir la réalité. Et pour cause ! Par nature fermé, cet univers reste opaque alors qu’une prise de conscience de l’opinion semble nécessaire. Les personnels pénitentiaires dont Olivier Falorni pense qu’ils « devraient être considérés comme des personnels de sécurité au même titre que policiers ou gendarmes » demandent et ont besoin d’être écoutés, compris, entendus et soutenus par des actions concrètes.

Très mobilisé, le personnel pénitentiaire espère en des jours meilleurs.

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Ronan Mazé et Joseph Paoli parlent sans langue de bois.

Alors comment faire ? Impossible de mettre un surveillant derrière chaque détenu réputé dangereux 24h sur 24. Faut-il créer des centres dédiés aux détenus radicalisés où ceux-ci seraient encadrés par un personnel spécialement

sans doute est-il temps, au moins, d’en finir avec une certaine forme de naïveté, ce qui n’apportera pas pour autant de solutions. Dans tous les cas, et ainsi que l’exprime le député Falorni : « le choix d’une vraie politique pénitentiaire est à faire ». Visiblement, le plus tôt sera le mieux. Pauline Leriche Rouard

Une agression de plus… Et de trop ! La prison de Vendin-le-Vieil dans le Nord-Pas de Calais ne peut être taxée de vétuste ou obsolète. Au contraire, elle symbolise une nouvelle génération de centres de détention, ultramodernes et ultrasécurisés. Pourtant, plusieurs incidents graves s’y sont déjà déroulés depuis son ouverture en 2015, soit deux prises d’otages et surtout le meurtre d’un détenu par un autre. Modernité ne rime donc pas forcément avec sécurité pour un personnel pénitentiaire de plus en plus fréquemment aux prises avec des actes de violence où « il s’agit de tuer ».

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actualité E d i t i o n

Le Tambour d’Ars d’hiver présenté en musique ! C’est en musique que les casserons ont découvert le n° 86 du Tambours d’Ars, leur revue biannuelle, également bulletin municipal. Une édition riche en information, portraits, sujets de fond. n’est pas tout à fait étranger au village puisque son contrebassiste Alain Neveur est casseron. Ils ont jeté un rayon de soleil sur ce dimanche d’hiver avec du swing et du jazz, de la bossa nova (Carlos Jobim), du blues (Miles Davis) et les classiques de Georges Gershwin. Avec Alain Taquet au piano, Barney au saxo, Pascal Alonso à la batterie, ils ont rappelé les grands moments de la comédie musicale, ravivés par la voix et le sourire éclatants de la chanteuse Zékira Yassa. La remise du Tambour s’est faite autour d’un bon goûter servi par

L

les membres de l’association, ce qui a laissé l’occasion aux Casserons venus nombreux de converser à bâtons rompus. C’est avec Lili et les Loulous, groupe local cher au village que la fête a continué. La voix suave de Lili Bradin a porté loin et dans un large répertoire, Nina Simone, Franck Sinatra, les Talking Heads, Otis Redding ou encore Camille, accompagnée par Eric Macron à la basse et Philippe Beven à la guitare. Une sacrée bonne idée pour réunir un village ! Véronique Hugerot

Jean-Louis Olivier et Marie-Hélène Chastanet félicitent les petits rédacteurs.

a particularité de ce dernier gênés par tant de regards posés numéro de janvier 2018 en est sur eux, ne cachaient ni leur joie ni leur fierté. la participation des enfants de l’école. En compagnie de monLes Bootleggers ont ouvert l’aprèssieur le maire Jean-Louis Olivier, midi festive. Ce quartet angevin Marie-Hélène Chastanet, présidente de l’Association d’Information Arsaise, a félicité les écoliers pour la rédaction d’un article en ces termes « Voici les plus jeunes journalistes au monde ! » Les rédacteurs en herbe, un peu Les Bootleggers accompagnés par Lili pour la reprise de Sunny.

Le Tambour d’Ars, un témoignage fort de la vie locale Unique dans sa forme, puisque rassemblant dans une même publication journal associatif et journal communal, porté par une association, « Le Tambour » mêle passé et présent, vie associative, économique et municipale, patrimoine/ histoire et actualité, sans oublier les portraits ; la parole y est donnée à tous les acteurs locaux, aux anciens comme aux élèves du village… Ce nouveau N° d’hiver est à l’image de l’AIA : riche en idées, en diversité et… copieux avec pour la première fois 44 pages, financées grâce aux Annonceurs locaux, très fidèles et sans le soutien desquels le Tambour d’Ars n’existerait pas, et aussi au financement de la Mairie d’Ars. Le Tambour d’Ars est disponible gratuitement à l’accueil de la mairie d’Ars. L’AIA a toujours besoin de votre soutien, adhérez à l’association !

T o u r i s m e

Instants, le magazine à vivre Instants propices, complices, magiques, rêvés… « Instants », c’est le nouveau titre du magazine édité par Destination Ile de Ré et il en dit long sur son contenu et sur un territoire source d’émotions multiples, renouvelées au fil des quatre saisons.

S

ous une forme plus « journalistique » que la première édition, « Instants » se propose de tout simplement donner envie, de sensations fortes ou de saveurs, de moments vécus en famille ou de parenthèses (joyeusement égoïstes) de bien-être, de rendez-vous très business, de rencontres autour d’évènements festifs, de découvertes d’un patrimoine bien vivant

ou de balades le nez au vent dans une nature préservée. Huit moments à vivre sans modération et toute la richesse de l’Ile de Ré concentrée dans un magazine agrémenté d’un cahier dédié aux hébergements mais aussi des commentaires d’un spécialiste en la matière, Philippe Gloaguen, fondateur du Guide du Routard.

Ré à la Hune est une publication gratuite éditée par Rhéa Marketing : 19 avenue de Philippsburg / BP 43 17410 Saint-Martin-de-Ré / Tél. 05 46 00 09 19 / Fax : 05 46 00 09 55 / Mail : realahune@rheamarketing.fr Ce journal vous est offert par les Annonceurs, nous les en remercions vivement. Il est mis à votre disposition par tous les commerçants et lieux qui le souhaitent, merci à eux. Directrice de la Publication : Nathalie Vauchez / Maquette : RC2C  /  Mise en page  : Valérie Le Louer / Rédaction, photos  : Catherine Bréjat, Jacques Buisson, Véronique Hugerot, Valérie Lambert, Pauline Leriche Rouard, Nicolas Nadal, Florence Sabourin, Nathalie Vauchez, Marie-Victoire Vergnaud, DR, sauf mention expresse/ Dessin : Philippe Barussaud  /  Régie publicitaire : Rhéa Marketing : 05 46 00 09 19 – Coralie Froquet : 06 14 29   47   21 – Nathalie Vauchez : 06 71 42 87 88 - rhea@rheamarketing.fr Imprimeur : Imprimerie Rochelaise / N° ISSN : 2257-0721 - PEFC 10-31-1240

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Edité également en anglais et en allemand et diffusé dans 250 entreprises ciblées, « Instants » est bien sûr disponible dans les dix bureaux d’accueil touristique de l’Ile et consultable et téléchargeable sur le site www.iledere.com. Comme un avant-goût de la belle saison… Pauline Leriche Rouard

Toute l’actualité de l’île de Ré sur www.realahune.fr Votre journal est imprimé sur du papier écologique sans chlore et issu de forêts gérées durablement, avec des encres végétales, les déchets sont recyclés. Le logo Imprim’Vert et la certification PEFC de notre imprimeur le garantissent. Écolo, le journal s’engage pour un avenir positif et durable sur notre île !

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actualité R é g l e m e n t a t i o n

Filière ostréicole : Dégustation avec vue… encadrée Ce n’est plus un secret pour personne : la Maison Gillardeau a acquis l’ex Cabane à Jam et fera sa première saison en 2018. Elément déclencheur (ou non), cette arrivée remet la dégustation d’huîtres sur le tapis. Explications. maires concernés suivent la même ligne : pas question de compromettre la diversification d’une filière essentielle, mais les règles d’usage doivent être respectées. Les maires peuvent faire pour cela usage de leur pouvoir de police, la préfecture intervenant en soutien. Aussi Patrice Déchelette a-t-il pris soin de tenir une réunion avec la société Gillardeau afin de poser les fondamentaux de son installation : « Ainsi, ils ne pourront pas dire qu’ils n’ont pas été informés ».

Déguster des produits de la mer devant elle, le rêve !

V

ue imprenable et gourmandise en plus, savourer des produits de la mer in-situ est une tentation irrésistible ! Les treize cabanes de dégustation rhétaises ne sont pas seulement une opportunité pour les ostréiculteurs, elles sont un rêve pour le public, un petit moment d’un paradis qui a aussi son fruit défendu.

Le soleil brille pour tout le monde

Deci-delà, des tensions naissent, disparaissent, puis reviennent. Ainsi va la marée qui se fait parfois plus grosse, un peu trop forte même, si agitée par le vent. En quelques années, « l’activité de dégustation des produits de l’aquaculture » s’est considérablement développée sur notre territoire – et pas seulement en nombre de cabanes. Pour le plus grand plaisir de tous ? Oui et… Non. Heureux bien sûr, les vacanciers (et Rhétais !) qui profitent de l’aubaine. Satisfaits, les ostréiculteurs soucieux de se diversifier et d’élargir leurs perspectives après des années noires. Moins contents, les restaurateurs, devant certaines cartes où figurent des produits bien éloignés du concept d’origine (et de la mer). Vigilants, les élus et services de l’Etat soucieux de faire respecter les lois tout autant que de préserver l’équilibre. Or, aujourd’hui, appelons un chat un chat, il y a des dérives, latentes, potentielles ou avérées. Une situation qu’aucun des acteurs ne peut (ne doit) accepter. Au bout du compte, dans l’intérêt de tous.

Une charte de dégustation dédiée

« L’activité de dégustation des produits de l’aquaculture sur le domaine public maritime ou portuaire ou privé du département de la Charente-Maritime » a sa charte, signée en 2015 par la Préfète Béatrice Abollivier et le Président du Comité Régional de la Conchyliculture de PoitouCharentes. Et comme le rappelle à juste titre Pierre-Emmanuel Portheret, Secrétaire Général de la Préfecture de Charente-Maritime, « il faut reconnaître qu’elle n’a pas de valeur juridique contraignante ». Y ont même été prévus des desserts (glaces et galette charentaise), et des produits de la mer élargis aux palourdes, clams, moule atlantique et même crevettes, bigorneaux ou crabe, accompagnés d’un verre de vin blanc ou d’une autre boisson selon « autorisation délivrée ». Sont également décrites, les conditions d’exercice de l’activité au niveau des locaux et de leurs équipements. Du simple mais de l’efficace. Après tout, nous ne sommes pas ici dans un restaurant. Et voilà où le bât blesse : pour certains, la frontière est plutôt floue !

Les dangers d’un développement non maîtrisé

Posément, Stéphanie Leclerc, Présidente de l’UMIH, seul syndicat aujourd’hui reconnu auprès des pouvoirs publics, s’interroge : quand on voit des établissements faire jusqu’à trois cents couverts par jour, de nombreuses questions

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se posent quant à la réglementation qui prévaut. Les restaurants sont soumis à des contrôles drastiques (hygiène, Ursaff, etc.) qui ne touchent aujourd’hui pas les cabanes de dégustation, même si celle-ci sortent de leurs prérogatives, Stéphanie précise « qu’outre « cette concurrence qui peut être déloyale », il y a aussi des questions relatives au droit du travail, à la protection du consommateur et à celle de l’environnement ». « Il n’est pas question de contester l’existence de ces établissements, mais seulement de remettre les choses au clair et de poser les bases d’une cohabitation saine et juste », réaffirme-t-elle.

Qu’en pensent les pouvoirs publics ?

La réunion rassemblant les maires de l’Ile de Ré, la CdC et la Préfecture a témoigné d’une prise de conscience. Pierre-Emmanuel Portheret ajoute que l’activité des cabanes de dégustation doit rester ce qu’elle est : « un complément d’activité ». Au-delà, il faut solliciter un changement de destination pour obtenir le statut de restaurant, une demande qui a fort peu de chances d’aboutir, considérant l’ensemble des lois en vigueur. Car ces bords de mer si appréciés sont des zones naturelles protégées et classées, sans oublier la loi Littoral qui impose une interdiction de construire à moins de cent mètres. Ajoutons-y le droit du travail (pas la même convention collective entre restaurants et dégustation), les questions sanitaires et d’assainissement… Il reste peu de place pour l’ambiguïté. De leur côté, les

Une nouvelle réunion doit se tenir fin janvier pour entériner la précédente. Mais le nécessaire recentrage est déjà acté. Il suffit donc que chacun s’en tienne à l’objet social et aux règles inhérentes à son activité. Comment s’en assurer ? Tout simplement par des contrôles inter services répond M. Portheret. Voilà qui ne gênera évidemment pas les ostréiculteurs respectant déjà le cadre de leur extension d’activité. Pauline Leriche Rouard en collaboration avec Nicolas Nadal * L’Union des Métiers et de l’Industrie de l’Hôtellerie rassemble les bars, restaurants, hôtels, boîtes de nuit et traiteurs.

Lionel Quillet veille sur l’Ile de Ré Regrettant que « certains, et je dis bien seulement certains » soient sortis des lignes, Lionel Quillet laissera à l’Etat le soin de faire son travail. Le sien, c’est la protection du territoire et de l’environnement : « La dégustation est un droit. Mais si nous laissons aller les dérives, nous serons face à un développement anarchique nuisible ». Cela vaut pour l’environnement bien sûr et au-delà pour la filière elle-même. Elargissant l’angle de vue, le Président de la CdC complète : « Aujourd’hui, c’est un ostréiculteur qui achète, très bien, mais… L’Ile de Ré suscite bien des convoitises et l’on peut imaginer que demain, ce seront des groupes qui viendront s’installer et développer tout simplement des fonds de restauration, en employant un ostréiculteur pour tenir l’établissement ». Car rappelons-le, seul un ostréiculteur a le droit d’exercer cette activité complémentaire. « Et où serait l’authenticité dans tout ça, la valorisation des produits et du savoir-faire ? », conclut Lionel Quillet.

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actualité P a r t e n a r i a t s

sp o r t i f s

Du nouveau pour « Pôle France Voile La Rochelle »

Mardi 9 janvier, au Relais Thalasso et Spa Atalante de Sainte-Marie de Ré, les responsables du « Pôle » ont signé deux accords de partenariat

L

’association « Pôle France Voile La Rochelle » est une structure d’entraînement pour les sportifs qui préparent leur participation aux Jeux Olympiques. Elle a été créée en 1995. C’est en son nom que Solenne Brain Clingan, directrice, s’est exprimée, assistée de deux entraîneurs : Didier Bernard et Thierry François, qui a la lourde responsabilité de préparer les véliplanchistes pour les prochains JO qui se dérouleront à Tokyo en 2020. Elle a insisté sur l’importance de ces accords. Didier Gireau, directeur de l’ensemble hôtel et centre thalasso est, ensuite, intervenu pour remercier les participants (voir notre encadré), précisant que c’était, pour lui, un immense plaisir d’accueillir les sportifs amenés à venir fréquenter, de manière régulière, ses locaux pour y recevoir différentes sortes de soins. Deux partenaires pour le « Pôle »

Il s’agit d’assurer le suivi médical d’une dizaine de sportifs de haut niveau. Les athlètes seront encadrés près de leur lieu d’entraînement, le port des Minimes. Jusqu’à présent, ils se rendaient à l’INSEP (Institut

Présence d’une impressionnante brochette de champions Charline PICON – Championne olympique 2016 à Rio (voile). Jonathan LOBERT – Médaillé de bronze à Londres en 2012 (voile). Mathilde DE KERANGAT – 4 ème au championnat du monde en 2017 (voile). Thomas GOYARD – 3 ème au championnat du monde 2014 – Champion d’Europe 2016 (voile). Les sportifs et les partenaires devant Relais Thalasso et Spa Atalante, à Sainte-Marie.

National du Sport, de l’Expertise et de la Performance), à Paris, pour assurer des séances de récupération, des contrôles médicaux pour tester leurs efforts. Tout d’abord, au Relais Thalasso de Sainte-Marie de Ré, les sportifs bénéficieront, entre autre, de séances de cryothérapie, sous la responsabilité de Kamel Touadi, ostéopathe. Ce sont des soins basés sur le froid pour l’entretien musculaire. Les examens médicaux auront lieu à la clinique Cardiocéan (second

partenaire) située à Puilboreau qui prendront la forme de tests d’efforts pour estimer l’état de condition physique des athlètes afin de définir la programmation des entrainements à effectuer. Les sportifs concernés sont tout à fait satisfaits de ces nouvelles mesures mises en place. Ils y voient un gain de temps entre la récupération physique et la reprise de leurs entraînements. Jacques Buisson

Fabien PIC – Champion du monde « jeunes » en 2016 (voile). Tous membres de l’équipe de France. Antoine ALBEAU, Champion le plus titré de France, connu de tous les Rétais. Camille BOUYER – (neveu d’Antoine) – Planche à voile – Champion du monde « jeunes » 2016. Adrien MESTRE n’a pas pu se libérer – Planche à voile – Vice-Champion du monde « jeunes » 2017 – ViceChampion d’Europe « jeunes » 2017.

D é v a s a g e

Ça bouge sur le port d’Ars ! Au terme de longs mois de concertations houleuses, la municipalité, gestionnaire du port d’Ars, et les associations d’usagers, conviennent ensemble de l’urgence du dévasage* des bassins et du chenal et parviennent à s’entendre sur un plan d’action commun.

L

Une cale aux normes début 2019

a multiplicité des acteurs en présence transforme le dévasage en un imbroglio administratif qui présage bien des longueurs de procédure.

Avant de mettre en place un plan d’action, il faudra donc disposer d’une cale de carénage aux normes. La faisabilité d’une telle infrastructure est envisagée sur l’îlot du port, par agrandissement de la cale de carénage des établissements Blondeau Marine. Les travaux sont visés pour début 2019.

Un problème plus complexe qu’il n’y paraît

Outre le gestionnaire du port, la DDTM, l’Agence de l’eau, la Commission des sites, la Mission mer du Conseil départemental, la Communauté de Communes et les associations d’usagers (CLUPP**, AUPAR, CNAR, URCAN, UNAN, FNPA), les ostréiculteurs et les producteurs de crevettes voisins ont aussi leur mot à dire. À cela il faut ajouter les contraintes environnementales et administratives liées à l’inscription du territoire dans les zones Natura 2000, Ramsar et du Parc Naturel Marin. Les experts estiment à 80 000 m³ le volume à extraire et le budget, initialement évalué à 400 000 €, ne semble plus correspondre à la réalité du terrain au fil des années. D’autre part, les prélèvements effectués en 2016 et 2017 avaient révélé en deux points des boues classées N2 (toxiques avec obligation de traitement). Dès lors la complexité du problème s’intensifie mais ce n’est pas tout.

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Les membres du CLUPP se réjouissent aujourd’hui que « les choses bougent enfin ». Ils proposent par ailleurs des aménagements sur les règles de gestion et les aménagements du port : plus de souplesse dans le calcul de longueur des bateaux, vidéo-surveillance, balisage. Le carénage sauvage : une pratique dont il faudra se défaire.

Bonne conduite environnementale versus carénage sauvage

Pour obtenir les autorisations de dévasage et surtout en trouver les financements, il faudra montrer des signes de bonne conduite environnementale. Les nouveaux seuils de qualité des eaux diminuent par quatre la tolérance en matière de rejets toxiques, les dévasages futurs

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dépendront par conséquent de la qualité des boues. L’actuelle cale de mise à l’eau, utilisée pour les carénages, est obsolète au regard de la loi sur l’eau et le carénage en plein air, largement pratiqué, propage les résidus toxiques dans l’environnement. C’est une pratique dont les plaisanciers devront tôt ou tard se défaire et qui relève d’une amende de 5ème classe.

Véronique Hugerot * Dans les bassins, bien des bateaux ne flottent plus, ce qui fait dire aux usagers que la redevance au ponton est une taxe de mouillage. Les moteurs, même en position haute, reposent sur les vases bosselées et s’endommagent. La fréquentation du port a chuté de 26 % en 2017 en raison de la difficulté d’atterrissage. **Le CLUPP d’Ars, mis en place en 2015 sous la présidence de Jean-Claude Perrin, alors président de l’AUPAR, est le seul organisme reconnu par le code maritime pour représenter l’ensemble des usagers.

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actualité T r è s

H a u t

D é b i t

e n

Ch a r e n t e - M a r i t i m e

Un déploiement de la fibre optique à partir de 2020 sur l’île de Ré Le 27 octobre dernier, lors de sa session d’automne, le Département avait acté - dans le cadre de sa politique d’aménagement du territoire concernant le haut débit en Charente-Maritime - une délégation de service public au profit d’Orange.

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pour se développer, se soigner… Tous doivent avoir l’irrigation par le haut débit ». L’ambition de la Région est que d’ici 2025 tous les foyers soient raccordés, soit un million.

our rappel, l’opérateur a été sélectionné suite à un appel d’offres pour la conception, la construction, l’exploitation et la commercialisation pendant 25 ans du réseau fibre. Jeudi 18 janvier 2018, le président Dominique Bussereau s’est réjoui de présenter la délégation de service public qui mettra en marche cette opération relative à la fibre optique pour notre département. « D’ici 2022 notre territoire pourra disposer d’une connexion Internet Très Haut Débit, tous les foyers, même les plus isolés seront desservis. Orange s’est engagée à l’installer en quatre années et demie ». a-t-il précisé. Pierre Lorette, directeur général adjoint d’Orange, s’est réjoui de la confiance donnée et a assuré que la fibre est LA solution du futur. Mais un futur pas tout à fait proche pour la totalité des cantons de la Charente-Maritime ; selon un

I n s t a l l a t i o n

d u

« Une technologie de demain au prix de la Le président Bussereau heureux de présenter la délégation de service public de la fibre optique. technologie d’hier » a précisé Jean-Marie Roustit, calendrier du déploiement de la est le plus nécessaire. vice-président du Département de fibre optique, 2019 sera le début de Bernard Uthurry, vice-président en la Charente-Maritime. Ce réseau l’opération pour Marennes, Saujon charge du développement éconosera accessible à tous les fourniset La Tremblade, pour l’île de Ré ce mique et de l’économie numérique seurs d’accès Internet, tout un sera en 2020 et pour l’île d’Oléron, de la Région Nouvelle-Aquitaine a chacun pourra choisir. L’avenir il faudra patienter jusqu’en 2021. souligné avec son accent béarnais du très haut débit passera par la Une opération qui s’inscrit dans le que « La ferme la plus reculée, fibre, la Charente-Maritime sera Schéma Directeur d’Aménagement celle au bout du chemin a besoin l’un des premiers départements Numérique qui devrait couvrir à du numérique, tout comme le entièrement couverts. médecin, l’artisan, les PME… 100 % le territoire de la CharenteValérie Lambert Maritime en fibre optique. Un réseau FttH (fiber to the home, soit « la fibre à la maison ») qui offre un débit vingt fois plus rapide que l’ADSL, il apportera à 270 000 logements et locaux professionnels la fibre optique et 450 000 prises au total. La fibre permet d’apporter le très haut débit aux zones là où il

CE S ER

N o u v e l l e - A q u i t a i n e

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Le Rétais, Dominique Chevillon, candidat à la présidence du CESER* Nouvelle-Aquitaine

Ce mardi 2 3 janvier, à 10h, le Préfet de la région Nouvelle-Aquitaine, Didier Lallement, procède à l’installation du Conseil Économique, Social et Environnemental Régional de Nouvelle-Aquitaine. Installation au cours de laquelle aura lieu l’élection du nouveau ou de la nouvelle Président(e) du CESER Nouvelle-Aquitaine.

L

a nouvelle assemblée socio-professionnelle compte désormais 180 membres (contre 266 lors de la mandature de transition ouverte en janvier 2016 par la fusion des trois anciens CESER). Ces conseillers sont désignés pour six ans répartis en quatre collèges : 58 représentants des « entreprises et activités professionnelles non salariées » ; 58 des « organisations syndicales de salariés les plus représentatives » ; 58 des « organismes et associations participant à la vie collective de la région » et 6 « personnalités qualifiées ». Cette nouvelle assemblée est marquée par un profond renouvellement puisque plus de 53 % de ses membres ne siégeaient pas dans l’ancien CESER. Conformément à la règlementation, la parité s’affirme et un rajeunissement a été opéré.

Dès communication du résultat de l’élection, Ré à la Hune les publiera sur son Site : realahune.fr

En termes de répartition géographique, 60 % des conseillers sont issus de l’ex-Aquitaine (contre 45 % en 2017), 15 % de l’ex-Limousin (contre 26 %), 25 % de l’ex-PoitouCharentes (contre 29 % en 2017). Au cours de cette séance d’installation de l’assemblée, un nouveau ou une nouvelle Président(e) du CESER Nouvelle-Aquitaine sera élu(e). Au jour de notre bouclage, une candidate et trois candidats se sont déclarés : Muriel Boulmier, représentant l’Union régionale HLM de Nouvelle-Aquitaine, résidant à Agen (47) ; Dominique Chevillon, personnalité qualifiée désignée par le Préfet en raison de ses compétences en matière d’environnement et de développement durable, résidant à l’Ile de Ré (17) ; Jacques Louge, représentant l’Association Régionale des Industries

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Nathalie Vauchez *Conseil Économique, Social et Environnemental Régional.

Dominique Chevillon, naturaliste convaincu et ardent défenseur de la cause animale.

Alimentaires Nouvelle-Aquitaine, résidant à Cenac et Saint Julien (24) ; Stéphane Monchambert, représentant l’Union des entreprises de proximité NouvelleAquitaine, résidant à Saint Junien (87).

Dominique Chevillon en bref… Directeur général d’une mutuelle d’assurance niortaise de premier plan (dont il sera retraité le 2 février 2018), président de Ré Nature Environnement et de l’Adépir, vice-président de la LPO France ainsi que du Parc Naturel Marin, les compétences économiques et environnementales de cet ardent défenseur de la cause naturaliste sont éprouvées. Dominique a toujours privilégié - tant que faire se peut la concertation et la transversalité.

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actualité P P RL

S a i n t - C l é m e n t

d e s

B a l e i n e s

Médiation ou bras de fer avec l’Etat ? Ré à la Hune a interrogé le Maire de Saint-Clément, à la suite de son entrevue fin décembre, avec le Préfet. À l’heure du réchauffement climatique, Saint-Clément des Baleines et ses consœurs du Nord de l’île n’écartent pas la possibilité d’attaquer l’État.

L

e plan de prévention des risques littoraux imposé par l’État ne prend pas en compte la pérennité des nouveaux ouvrages de protection (digue des Doreaux), il a été qualifié par le maire Gilles Duval de « catastrophique » dans l’édito de la Gazette de Saint-Clément de janvier.

à photo

Rouge pour ce projet à retentissement, la ZIS** évoquée par l’État pour officialiser la construction de logements sociaux en zone inconstructible (parce qu’inondable) représente une véritable bouée de sauvetage pour l’avenir du village alors même que le ratio vacanciers / résidents permanents menace d’un glissement lent mais déjà amorcé vers un village de vacances.

venir

Un PPRL « catastrophique », un zonage « aux contours arbitraires »

Au terme de cinq longues années de négociations, rien à faire, le village, dans sa plus grande partie reste marqué au fer rouge par la zone de même couleur (aléa submersion très fort) ou bleu (submersion à court terme ou/et à long terme) et dont les contours ne représentent pas la réalité du terrain, dit-on. A l’heure d’élaborer le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI) les trois communes du bout de l’île, méchamment impactées par la carte de zonage, se sentent lésées par l’État, dura lex, sed lex* dit-on encore ! D’autant que Gilles Duval s’insurge contre l’absence de concertation au cours de l’enquête « On n’a jamais pu discuter ! » dit-t-il, et effectivement, les commissaires enquêteurs

M a r a i s

s a l a n t s

La digue des Doreaux ne suffit pas à protéger le village, sans tout le système de défense du Fier d’Ars, en cours d’élaboration.

ont mentionné dans leur rapport cette difficulté à communiquer tout au long de l’enquête publique.

est ouvert à Fabrice Rigoulet-Roze, préfet de Charente-Maritime qui ne désespère pas de trouver une médiation favorable dans les prochains jours.

Le pot de terre contre le pot de fer

La ZIS** : une bouée de sauvetage pour Saint-Clément des Baleines ?

La possibilité d’intenter un recours contentieux contre l’Etat sur le plan de zonage, après l’adoption du PPRL, est une éventualité à laquelle monsieur le maire de Saint-Clément, solidairement avec ses homologues des Portes, d’Ars et de Loix, pense sérieusement. Il s’en

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N o r d

d e

l’ î l e

L’enjeu ? C’est la réalisation de logements sociaux (Le Moulin Rouge, 28 logements + supérette) qui font défaut à la commune. N’offrant d’autre terrain que celui du Moulin

d e

Mais, en dépit du fort attachement de l’élu au projet du Moulin Rouge et puisque les PPRL sont établis à l’horizon 2100, faut-il décider de l’avenir du village dans de telles conditions ? D’aucuns chuchotent qu’une zone artisanale serait bien plus utile ou, qu’en matière de logement, on pourrait s’attaquer enfin à la politique/niche fiscale qui privilégie les propriétaires loueurs en meublés saisonniers au détriment des propriétaires bailleurs à l’année. À l’heure du réchauffement climatique, la tâche de nos élus est tout sauf un long fleuve tranquille ! Véronique Hugerot *La loi est dure mais c’est la loi **ZIS : Zone d’intérêt stratégique

R é

La restauration et l’entretien des marais, un enjeu environnemental, économique et de sécurité Le chantier au lieu-dit « La Fabrique » , clôturera le premier Contrat Territorial volet Milieux Aquatiques (CTvMA).

L

e chantier à « La Fabrique », au cœur des marais d’Ars en Ré, doit se dérouler sur plus d’un mois. L’Association des Etangs et des Marais d’Ars en Ré (AEMA) vient d’entreprendre la réfection et la protection de 337 mètres linéaires de berges. L’objet des travaux est d’éviter des ruptures de berges, afin de prévenir d’éventuelles inondations des marais en activités et des habitations. 400 pieux seront installés sur les points d’érosion, ainsi que 150 m2 de planches.

Lionel Quillet sur le lieu du chantier « La Fabrique »

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Depuis la mise en place du CTvMA, le président de la Communauté de communes s’est félicité des résultats de l’effort

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réalisé, et a souligné l’importance du retour de l’eau dans les marais, un élément fondamental pour favoriser l’installation de nouveaux sauniers, et permettre à ceux qui exploitent déjà d’avoir la possibilité de s’agrandir. Il a dressé un bilan tout à fait positif du premier Contrat Territorial qui s’est chiffré à près de trois millions d’euros*. Lionel Quillet a mis l’accent sur les conséquences d’une telle initiative sur le plan environnemental, économique, et en matière de sécurité au niveau de la gestion de l’eau. Vers un second contrat

En 2007, une étude du Contrat de Restauration et d’Entretien des Zones Humides a été lancée. Dès 2010, ce dit contrat a été nommé Contrat Territorial volet Milieux Aquatiques. Le 25 juillet 2011, un arrêté préfectoral a déclaré d’intérêt général le programme des

travaux prévus dans le cadre du projet mis en place. Le contrat a été signé en 2012 pour une durée de cinq ans. Lionel Quillet a bien précisé qu’un second contrat (d’un coût légèrement inférieur au précédent), devrait être lancé dès 2018, pour être accrédité l’année suivante. Les prochaines étapes sont, d’ores et déjà, fixées. Elles commenceront, tout d’abord, par l’établissement d’un bilan du CTvMA 1, pour pouvoir procéder à l’élaboration d’un CTvMA 2 durant la période qui s’étendra de mars à septembre 2018. Le départ des futurs travaux est prévu pour le mois de septembre 2019. Jacques Buisson * La CdC a dépensé un peu plus de deux millions d’euros, financés en grande partie par le budget écotaxe. Deux partenaires, l’Agence de l’eau Loire Bretagne et le Conservatoire du littoral ont contribué à près de 30% du coût total du contrat.

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actualité G e s t i o n

d e s

p o r t s

La Flotte, Saint-Martin : ports en quête de cohérence Pour l’un, les dés sont (quasiment) jetés, pour l’autre, la partie continue… Frappés de plein fouet par la loi NOTRe, les deux ports historiques de l’Ile sont aux prises avec un casse-tête bien… français ! La Flotte, vers une conciliation

Depuis le 1 er janvier, la concession en cours depuis 1987 étant arrivée à échéance, le port de La Flotte est passé sous l’autorité du Département. S’il fustige l’Etat français et ses incohérences, M. le Maire se fait néanmoins une raison, tout comme le Conseil Municipal : « la loi NOTRe exclut les communes du champ de la compétence portuaire ». Alors pour La Flotte, il s’agit maintenant d’être pragmatique. Qui fait quoi, qui paye quoi, quels sont les droits et devoirs de chacune des deux parties ? Une convention de fonctionnement est en cours avec le Département et M. Gendre est plutôt optimiste.

position. Elargissant le débat, M. le Maire se demande clairement « si la devise de la République vaut encore quelque chose » : liberté, égalité… « Mais de quelle égalité s’agit-il si, sur un petit territoire comme le nôtre, des communes sont propriétaires de leurs ports et d’autres non ! ». L’heure est donc à l’action pour Patrice Déchelette en attente d’un rendez-vous avec le député Falorni. Puis ce sera un courrier au Premier Ministre et une demande de concertation avec le Préfet de Région. Si tout cela était vain, le Maire de Saint-Martin n’exclut rien, y compris les recours juridiques. Il est bien trop tôt pour envisager cela mais c’est sûr, Patrice

Pour La Flotte, la situation est actée.

P

our La Flotte et Saint-Martin, la perte de la gestion des ports au profit du Département est une pilule dure à avaler. Et s’ils appréhendent la situation différemment, messieurs Gendre et Déchelette sont d’accord sur le fond : « C’est la pire des choses - Mais il faut faire avec » (Léon Gendre), « C’est la pire des choses - Et je vais me battre » (Patrice Déchelette). Une situation ubuesque

Imaginez que… D’une maison avec jardin, vous soyez propriétaire et responsable du bâti mais pas du jardin sur lequel s’ouvrent pourtant les fenêtres de votre salon. Que le paiement des factures d’éclairage dudit jardin vous revienne mais que vous deviez demander l’autorisation pour y organiser un barbecue avec vos amis. Cela vous paraîtrait-il logique? Il y a de fortes chances que non. Pourtant, à l’échelle, voilà ce dont il s’agit. Pour les communes de La Flotte et de Saint-Martin, le domaine portuaire, soit le port lui-même et son

« périmètre administratif », devient propriété du Département. C’est donc lui qui en aura la gestion totale. A lui les dépenses de travaux et d’entretien ? Certes. Mais à lui aussi les recettes liées aux amodiations des commerces et restaurants bénéficiant de terrasses, ainsi que celles liées aux anneaux. Avec toute latitude pour décider de la politique des prix. Pour autant, les communes restent en charge de ce qui relève de leurs compétences. Les quelque 90 éclairages électriques publics du port de La Flotte, le réseau de téléphone, d’eau, d’électricité sont du ressort de la commune. Le podium pour les concerts du festival Jazz en Ré sur le parking de La Courtine ? Oui mais avec demande d’autorisation préalable. Plus incohérent encore : un maire étant le seul à avoir le pouvoir de police sur sa commune, voilà donc nos élus susceptibles d’exercer leurs prérogatives hors de leur juridiction. La question va de soi : comment fait-on avec tout ça ?

b? espace pu

sans réservation

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Un enjeu important pour Saint-Martin.

Côté finances, entre dépenses et recettes, la commune ne perdra rien. Mais l’autonomie, ce n’est quand même pas rien… Surtout quand on s’appelle Léon Gendre !

Saint-Martin n’abandonne pas

C’est un Patrice Déchelette très remonté qui évoque le sujet : comment un maire peut-il envisager, à terme, de gérer seulement 50 % de sa commune ?! Une amputation, voilà ce que ce transfert de compétences représente. Poumon touristique et économique, le port de Saint-Martin est l’âme vive de la commune. Sans oublier les remparts de Vauban classés par l’Unesco, une imbrication supplémentaire. Patrice Déchelette évoque les contradictions de la loi NOTRe : un article donnant possibilité aux communes de reprendre la gestion directe de leur port (dans un délai daté respecté par l’équipe municipale) et un autre, les en excluant totalement. C’est en 1970 et pour 50 ans que la concession de gestion avait été signée avec le Département. Patrice Déchelette a donc jusqu’au 1er janvier 2020 pour défendre sa

Déchelette se battra pour conserver son intégralité à la capitale historique de l’Ile ! Pauline Leriche Rouard

Gestion des Ports : un peu d’histoire Il fut un temps où les ports rhétais relevaient plus des activités économiques que de la plaisance. Ils étaient alors gérés par une structure dédiée basée à Ars. Années 80 : la compétence portuaire est transférée au Département qui s’empresse de signer des concessions avec les communes concernées tout en restant le tuteur légal. 2009 : une loi permet aux communes de devenir propriétaires de leurs ports. Rivedoux et Ars choisissent cette option. La Flotte et Saint-Martin restent sous concession. Il faut dire que les risques financiers sont importants. 2015 : remise en jeu avec la loi NOTRe pour une nouvelle organisation territoriale de la République.

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d é b at à l a h u n e C a n t i n e s

s c o l a i r e s

Quels enjeux dans les assiettes des enfants ? Santé, éducation au goût, approvisionnements locaux, maîtrise des coûts : de la volonté politique dépend la qualité des repas.

B

Une cantine bio et goûteuse : c’est possible ! Sainte-Marie en éclaireur

ien qu’elles ne soient pas tenues de le mettre en place légalement, la quasi totalité des écoles primaires de France propose un service de restauration.

C’est grâce à la volonté des parents et l’appui de la commune qu’a pu être créée en 2004 la seule cantine de l’île en gestion directe. Une cuisine pilote gérée à l’époque par l’association de parents d’élèves « La Marmite ».

Lieu d’échange, de partage et d’apprentissage de l’autonomie, la cantine des écoles maternelles et élémentaires relève dans notre pays de la compétence des municipalités. Du fonctionnement à la réalisation des menus et éventuel choix du prestataire : ce sont elles qui gèrent… Or, on le constate, au delà des moyens financiers débloqués le résultat est éminemment variable selon les communes. Entre les contraintes, nécessaires mais parfois incongrues du cahier des charges établi par l’État et la pédagogie au service de l’éducation alimentaire des enfants, de la fourche à la fourchette : quelle marge de manœuvre en milieu scolaire ? Sujet sensible, de santé publique, il est peu porté, voire écarté tant il est étriqué dans la camisole d’injonctions sécuritaires parfois posées en obstacle au bon sens. On peut légitimement se demander si la diversité des normes imposées ne contribue pas à faire oublier celles essentielles au risque de développer des pratiques à logiques contradictoires, comme de renoncer aux ressources d’un potager cultivé en bio par les élèves faute de traçabilité…

Cuisines centrales, relais ou autonomes : qu’est-ce que c’est ? La plupart des communes de France (environ 75%) continuent de préparer les repas dans l’établissement scolaire même, les autres préférant déléguer la gestion de ce poste délicat à une société de restauration collective. les plats sont alors faits dans une cuisine centrale puis livrés dans d’autres dites « satellites », soit en liaison chaude, soit en liaison froide. C’est le cas sur l’île qui sauf SainteMarie, se partage dans les neuf autres villages les services en primaire de deux mastodontes du marché, Sodexo et Scolarest. Le premier élabore depuis 2014 les menus de toutes les crèches de l’île (à la demande de la CdC qui dispose de la compétence liée à la petite enfance) et des écoles primaires de Rivedoux et du Bois-Plage. À la suite de la récente mise en concurrence des fournisseurs, Sodexo vient également de remporter les appels d’offres des RPI (regroupement pédagogique intercommunal) Loix/Ars et Saint-Clément/Les Portes.

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Francis Villedieu son président, fort d’une étude menée sur les OGM en écho à la crise de la « Vache folle », a tout de suite affiché sa détermination à défendre l’agriculture raisonnée et l’introduction massive du bio en dépit du surcoût apparent, mais soluble, comme il l’a prouvé dans les bonnes pratiques pédagogiques. Les enfants ont désormais un self-service au Bois.

Quatre employés de la firme disposent de la cuisine principale située au Bois-Plage pour confectionner les plats dispatchés ensuite dans les villages clients, soit quelques 45 000 repas annuels servis dans l’île par le N°1 mondial de la restauration collective. Autant dire que l’adhésion début janvier des quatre villages les plus au nord promet de beaux jours à ce prestataire puissant sur notre territoire. À Saint-Martin, La Flotte et La Couarde, c’est un autre leader du marché, filiale du groupe britannique Compass qui officie depuis de nombreuses années : Scolarest. Si les deux premières communes assurent la préparation des plats sur place, l’école de La Couarde est quant à elle livrée à froid de La Flotte pour une remise en température avant le déjeuner. On le voit, le camembert qui se dessine fait la part belle à la gestion industrielle des cantines de l’île avec une exception toutefois. Complètement autonome, le service de restauration de Sainte-Marie joue les outsiders avec succès…

Quelle qualité dans les assiettes des enfants : circuits courts ou court-circuit ? Conscients qu’il s’agit là d’une compétence stratégique qui concerne de plus en plus de familles et donc d’électeurs, les acteurs de la restauration scolaire ont compris que le secteur tient désormais une place centrale dans les politiques publiques locales. Les équipes municipales de l’île ne dérogent pas à la règle, profitant des renouvellements réguliers des appels d’offres pour affirmer leurs exigences en lien avec un territoire voulu modèle.

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Conçus par des diététiciens les menus proposés par Sodexo et Scolarest sont équilibrés, les fournisseurs de proximité favorisés, les produits de saison et le bio privilégiés autant que possible. Les villages approvisionnés par l’un ou l’autre des prestataires ont négocié des partenariats avec la maison Marin pour le pain, la coopérative Uniré pour les pommes de terre ou encore avec les Sauniers de l’île de Ré pour la pincée de goût. De temps à autre un repas végétarien s’invite à la table. La plupart des communes se sont doté de commissions où siègent des représentants des parents, des sociétés de restauration, les élus et ont instauré un prélèvement systématique, comme à Rivedoux où Serge Kindel, 1er adjoint tient à procéder lui-même aux contrôles. Pour autant, malgré l’expertise technique et nutritionnelle de ces sociétés mise en avant et la vigilance des maires, la gestion concédée n’offre pas, loin s’en faut une garantie de qualité (enquête UFC Que choisir 2013). En 2011, Sodexo s’excusait d’avoir servi des fraises congelées chinoises à 11 0000 écoliers allemands tous victimes de sévères gastro et faisait scandale l’année suivante au Royaume-Uni, contraint de retirer tous ses surgelés à base de Bœuf, confectionnés en réalité avec de la viande de cheval… L’éthique des affaires aussi est en cause. En Belgique ou à Marseille l’enseigne a bénéficié de gros contrats, économies substantielles de part et d’autre réalisées (les tribunaux sont à l’étude) on le suspecte, au mépris des conditions d’hygiène comme n’ont pas tardé à le relever les parents d’élèves.

Avec le soutien des familles et de Carole Donny (aujourd’hui cuisinière attitrée et très appréciée de la centaine de musiciens du festival « Musique en Ré » entre autres), ils se sont attachés à promouvoir les ressources locales et mettre en place une pédagogie. Malgré les investissements de départ l’association ne tarde pas à gagner l’équilibre budgétaire avec 80% de bio dans les assiettes (quand les sociétés spécialisées se vantent en assurer la moitié) ! Depuis sept ans, Yannick Lefevre a repris le flambeau, sous l’égide de Gisèle Vergnon, maire de SainteMarie. Pour maîtriser le budget au plus près, le directeur de la restauration coordonne quotidiennement la gestion des achats, toujours locaux et de saison. Le pain provient de la boulangerie Fred à Rivedoux, les légumes, la viande et les fruits de producteurs bio comme la coopérative régionale Mangeons Bio Ensemble. Lors de notre échange fin novembre, Romain de la poissonnerie « La Cotinière » à Saint-Martin l’informe d’un bel arrivage de Saint-Jacques au meilleur prix. Les enfants s’en régaleront le lendemain (témoignages à l’appui). Saisir les bonnes occasions, innover, éduquer, c’est le deal de l’équipe (3 cuisiniers, 1 plongeur) qui entoure le chef, et ça marche ! Ateliers, animations, les 230 écoliers à table ont appris à ne pas gâcher (quand la moyenne est à 9kg pour une cantine standard, Sainte-Marie compte à peine 1kg de déchets par jour), et préfèrent se resservir de la fameuse soupe de Yannick dont ils raffolent, plutôt que d’avoir les yeux plus gros que le ventre. Avec un repas à 2€40 en maternelle et 2€50 en élémentaire facturés aux parents, Sainte-Marie est la cantine la moins chère de l’île.

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d é b at à l a h u n e du repas (la part facturée aux familles évoluant sur une fourchette de 2€40 à 3€10) et les salaires du personnel encadrant et en cuisine. Un personnel par ailleurs difficile à recruter sur ces postes à temps partiel qui souffrent de n’être pas suffisamment valorisés.

On dresse les bûches de Noël à Sainte-Marie.

Un sujet à porter à l’intercommunalité In fine, la restauration des enfants, notamment dans sa finalité de service public, relève d’un choix politique… Interrogé, Jean-Pierre Gaillard en charge de la Commission « Social, petite enfance », à la Communauté de Communes reconnaît que « ce dossier contraignant, sur lequel pèsent de lourdes responsabilités mérite une

réflexion collective », mais souligne néanmoins « le manque de soutien de l’État qui, en enjoignant les maires à réduire leurs effectifs, leur complique davantage la tâche ». En effet, lorsque des cantines existent, les charges qu’elles engendrent constituent des dépenses facultatives et non obligatoires au budget des communes. En moyenne, elles assument sur l’île les deux tiers du prix réel

La question s’est déjà posée au sein de la CdC en 2014, sous l’impulsion de Francis Villedieu encore, alors conseiller municipal et communautaire et opposant à l’introduction du prestataire Sodexo en crèches. À l’époque, Lionel Quillet, tout en rappelant les règles sanitaires très contraignantes, avait concédé que : « Même si l’on est sur une cantine à peu près raisonnée, il faudra y venir », sous-entendu étudier une solution alternative de proximité. Si globalement tous les maires sont satisfaits des services des deux fournisseurs, certaines communes s’interrogent. À La Couarde, Peggy Luton, adjointe à la vie quotidienne, a particulièrement travaillé le dossier cet été à l’occasion de la rédaction du nouvel appel d’offres. Avec Isabelle MasionTivenin, en charge notamment des écoles à La Flotte, elles étudient la

possibilité de mutualiser les approvisionnements avec Sainte-Marie, idéalement par le biais d’une régie à trois. « Une utopie sans doute » regrette Peggy Luton. Quoique… Tout comme Francis Villedieu, Carole Pardell, très investie pour un modèle agricole durable, est convaincue que l’île de Ré peut fonctionner en autonomie moyennant une remise en agriculture pourvoyeuse d’emplois. L’exemple d’Oléron, où un programme dédié a été élaboré avec les agriculteurs, en concertation avec la CdC, est éloquent. À Dolus, le maire Grégory Gendre explique « concrétiser une véritable démarche collective et collaborative associant le personnel de cantine, le personnel administratif, les producteurs locaux, la plate-forme Mangeons bio, le réseau Un plus bio, les parents d’élèves et bien entendu les enfants ». Pas question donc d’externaliser les services de restauration scolaire chez nos voisins. De notre côté il semble que la concertation sur ce sujet ne soit pas encore à l’ordre du jour… Marie-Victoire Vergnaud

A S S O C IA T I O N S à l a h u n e R e c y c l a g e

Demain en mains : une association qui a de l’avenir ! Le rendez-vous des mercredis après-midi à Rivedoux a déménagé.

N

i trop, ni trop peu… L’avènement des nouveaux modes de consommation n’interroge plus seulement le porte monnaie mais convoque aussi la conscience. Sociologique, économique ou encore écologique, elle conduit la plupart d’entre nous à ne plus se comporter comme « victimes » de l’offre commerciale et à s’interroger sur la provenance, les conditions de production, l’objectif…

à l’association ! Hommes, femmes enfants, il y a toutes sortes d’habits pour tous les goûts à « Demain en Mains ». Des chaussures, des sacs, des bijoux aussi et toujours en excellent état…

L’émergence de l’économie collaborative rappelle c’est un fait, que le consommateur est une personne qui peut exprimer ses convictions par des achats dits « responsables ».

Tour à tour hébergée dans la grange ou la maison dites « du port » (en face de la Chaloupe à Rivedoux), l’association a enfin une vraie adresse grâce aux locaux mis à disposition par la mairie. Si le stationnement était compliqué aux abords de l’ancien bâtiment et le froid piquant en hiver, le nouvel espace à l’entrée du grand bois qui s’étend jusqu’à la rue des chênes Verts est un cocon charmant et chauffé qui dispose d’un grand parking.

Réduire, réutiliser, recycler, l’association Demain en mains est au cœur du dispositif de lutte contre le gaspillage. Depuis 2014, la dizaine de bénévoles qui entourent Bernadette Prieur la Présidente, récupère, trie et donne une nouvelle vie aux vêtements et linges de maison qui ne servent plus. Le sérieux de l’équipe a rapidement fait marcher le bouche à oreille puisqu’on trouve toujours de quoi se faire plaisir dans ce lieu de partage. Est-ce vraiment utile d’acheter une combinaison de ski neuve pour la classe de neige du petit alors qu’elle ne lui ira plus la saison prochaine ? C’est le moment de passer

C’est désormais à l’entrée de l’ancien camping des Tamaris qu’on libère les étagères et fait de bonnes affaires

Idéalement situé au centre du village en pleine nature, le lieu (propriété de la commune depuis 2016), accueillera prochainement un nouveau commerçant et une aire de loisirs. Autant d’arguments qui promettent de conforter le succès de ce qui s’est imposé en peu de temps comme le rendez-vous des mercredis. Lors de l’inauguration le 10 janvier, l’un après l’autre Bernadette Prieur et

R é à l a h u n e | é d i t i o n d u 2 3 j a n v i e r 2 0 1 8  | N °   1 6 5

La commune de Rivedoux tenait à trouver une adresse pérenne à cette association d’entraide.

Patrice Raffarin ont confié leur joie de voir aboutir ce projet cher au Maire, dans un tel esprit, là encore de partage… L’équipe technique municipale a entièrement rénové la petite maison et la charpente de l’abri extérieur ; la mairie financé les travaux pour ancrer durablement dans le village l’association qui fait parler d’elle. Patrice Raffarin a d’ailleurs assuré les travailleurs qu’il ne manquerait pas d’honorer dès les beaux jours sa promesse d’invitation à un barbecue ici même pour les remercier. Pour l’heure c’est avec coupes de

Champagne et petits fours que les lendemains heureux de ce petit collectif de bonnes volontés a été célébré en compagnie des fidèles. Marie-Victoire Vergnaud

Les vêtements sont vendus de 1€ à 3€, l’adhésion annuelle s’élève à 3€. Rond-point rue Jules Ferry, en face du fleuriste Ouvert les mercredis de 13h à 18h

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vœux à la hune

Cérémonies des vœux de la CdC et des dix Maires Ré à la Hune a assisté aux vœux du président de la CdC et à ceux des dix Maires de l’île de Ré. Nous présentons l’essentiel des discours, en mettant l’accent sur les réalisations 2017 et les projets 2018, pour ce qui concerne les vœux des communes. Lionel

Quillet

-

Président

de

la

Communauté

de

Communes

d e l’ î l e d e R é

« Monsieur le Préfet, nous avons besoin de vous ! » C’est un Lionel Quillet en forme, maniant comme à l’accoutumée une forme d’humour devenue sa marque de fabrique, même pour évoquer des sujets lourds, qui s’est exprimé devant une salle pleine et un parterre dense de personnalités du département. Un discours destiné avant tout au Préfet, prononcé devant les Rétais, témoins bienveillants de cette nouvelle approche apaisée.

Q

uelques dates clé de l’Histoire de l’île de Ré en guise d’introduction lui ont permis de saluer rapidement mais sûrement l’action de Léon Gendre qui au XXème siècle « a marqué l’Histoire de l’île de Ré, si, si je le pense sincèrement ». Cette année 2018 fêtera au printemps les trente ans du Pont, qui a irrémédiablement marqué l’île de Ré. « Au XIXème siècle, Ré était l’île la plus peuplée avec 20 à 23 000 habitants, la population est redescendue autour de 14 000 personnes dans les années 1980, nous ne serions plus que 6 000 aujourd’hui si le Pont n’avait pas été construit, il n’y aurait plus d’écoles, plus de collège, de Gendarmerie, de Pompiers. Aujourd’hui nous sommes la troisième île la plus peuplée après La Corse et Oléron. » Les enjeux majeurs de l’insularité « Trois bonnes fées se sont penchées sur l’île de Ré et son Pont. La première fée, François Blaizot, qui a fait le Pont et avait anticipé que les facilités qu’il offrait généreraient des nouveaux besoins en termes de logement, de commerces, de services publics. La seconde fée fut Claude Belot, qui a lancé l’écotaxe ; la troisième, Dominique Bussereau, qui a obtenu le déplafonnement de l’écotaxe et a bataillé pour cela devant le Conseil d’Etat et le Conseil Constitutionnel.

cent passagers et trente vélos. Autre projet lourd, l’aménagement de la voie Sud de Rivedoux vers SainteMarie, qui permettra aux transports collectifs de gagner un temps significatif, grâce à une circulation en site propre. Si 1754 hectares sont déjà exploités, 450 hectares supplémentaires seront disponibles pour l’agriculture dès 2018.

Le préfet, Fabrice Rigoulet-Roze (avec la gourbeille offerte par Lionel Quillet), le président de la CdC (arborant une affiche d’origine, datant de 1856), le secrétaire général de la préfecture et sous-préfet Pierre-Emmanuel Portheret, et la conseillère départementale, Gisèle Vergnon.

réaliser, cela devient de plus en plus dur, nous avons besoin de vous, a lancé le président au Préfet, aussi nous vous avons préparé quelques cadeaux ». En guise de premier cadeau, une gourbeuille pour y ranger des sphères dans lesquelles le président a fait figurer chacun des douze travaux d’Hercule. Logement, La Maline, casernes de pompiers, digues... nécessitent un accompagnement bienveillant de l’Etat

Notre insularité nous offre une liberté, nous devons aussi faire reconnaître toujours notre exception insulaire, qui soulève trois enjeux majeurs, les mêmes pour toutes les îles : Comment y vivre, garder un environnement préservé, gérer un tourisme raisonné et respectueux.

Dans le cadre du PLUI, le logement est LE projet de Ré, 11 % de la population est déjà accueillie dans des logements à loyers maîtrisés, avec les projets en cours : Le Bois et Saint-Martin (+ 105 logements), ainsi que le projet communal de La Maladrerie, c’est 13 à 14 % de la population qui sera concernée. Restent à réaliser trois projets : ceux de La Couarde, Les Portes et Saint-Clément, avec son fameux Moulin Rouge.

Pour y maintenir une vie permanente, nous avons encore quelques projets à

Côté culturel, Lionel Quillet souhaiterait obtenir un financement de l’Etat

F a b r i c e

R i g o u l e t - R o z e

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P r é f e t

d e

pour ce projet fondamental que représente La Maline. Pour le centre de transfert parti en fumée, Lionel Quillet a remercié le Préfet et le Secrétaire général grâce à l’action desquels le centre pourra renaître de ses cendres en 2021, au lieu de 2023/2024 suivant les délais administratifs normaux.

« Il faut se rappeler que nous sommes une île, l’Etat a totalement abandonné l’entretien des digues durant cinquante ans, vous êtes le préfet qui va voir se réaliser l’aménagement des trois dernières digues, trois projets essentiels : La Couarde, qui grâce à vous va aboutir en 2018, Montamer, et LA digue du Nord, celle du Fier d’Ars. Pour ce qui concerne le PPRL nous ferons avec, en espérant qu’une bonne utilisation en sera faite ».

Si côté Gendarmerie, l’île est gâtée, avec 17 gendarmes l’hiver et 70 en été, un vrai service pour le territoire, il lui faudra trois nouvelles casernes de pompiers, à Ars, Sainte-Marie et Saint-Martin, trois projets déjà lancés. En matière économique et touristique, l’île compte 864 artisans et deux mille commerçants et prestataires de services, il lui faut encore réaliser ses zones artisanales de village, à SainteMarie, Saint-Clément et Les Portes, essentielles à la vie économique. Au plan touristique, Lionel Quillet a annoncé le lancement dès la saison 2018 d’une liaison maritime de La Rochelle vers Saint-Martin, pouvant embarquer

Un préfet à l’écoute, très sollicité par le président de la CdC.

Autant de perches lancées en direction du Préfet, qui ne s’y est pas trompé. Nathalie Vauchez

Ch a r e n t e - M a r i t i m e

« L’Etat accompagnera la CdC dans sa stratégie, avec pragmatisme et une exigence bienveillante »

L

e préfet a confirmé qu’il ne regrettait pas d’être venu, malgré les trop nombreux cadeaux reçus, des dossiers complexes, stratégiques, à enjeux forts. « Je suis chanceux d’être en CharenteMaritime, on m’avait prévenu dans ma précédente affectation que

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j’aurais à m’occuper de quatre îles, dont une qui me mobiliserait particulièrement. Les femmes et les hommes vivent passionnément le territoire, avec la volonté chevillée au corps d’y maintenir la vie quotidienne, ainsi que celle de la génération future ». « L’île de Ré est un

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bijou de préservation naturelle, un joyau qui fait la fierté du département. Il faut développer le territoire dans un cadre normé au bénéfice de ses habitants, dont nous sommes à l’écoute, ils font vivre Ré mais il faut aussi intégrer la fragilité du milieu naturel, les risques naturels

importants. Cette réalité mérite un diagnostic clair, et un maintien des équilibres à tous points de vue. Développer une île passe par la préservation des éléments réalisés et la mise à disposition d’équipements pour attirer de jeunes actifs.

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vœux à la hune Une méthode qui parie sur l’intelligence collective

avancer ensemble et de manière cohérente pour dessiner cette stratégie. Je sais très bien que les PPRN ne font pas l’unanimité, mais on a été au bout de la procédure et c’était urgent pour la sécurité des personnes. Dès que des nouvelles protections seront érigées, les PPRN concernés seront mis en révision. Pour le PLUI, de compétence intercommunale, les services de l’Etat, la DDTM seront pleinement mobilisés pour travailler en accompagnement.

Vous me sollicitez régulièrement pour travailler ensemble, pour nous donner la capacité collective de dégager une visibilité à long terme. L’Etat souhaite accompagner l’île de Ré au travers d’une méthode qui parie sur l’intelligence collective, mais les cadeaux ne suffisent pas pour orienter l’action de l’Etat. Nous devons mettre à l’épreuve une méthode qui recherche des solutions de terrain, qui émergent du territoire. Cette confiance doit se décliner à l’aune de trois axes :

• Une concertation apaisée et responsable en amont, pour partager diagnostics et méthodes, même si les appréciations peuvent être différentes. Cette concertation permettra de consolider une stratégie de long terme.

• Une vision à long terme : l’Etat accompagnera la CdC dans une stratégie prenant en compte à la fois la nécessité de préserver le milieu et la sécurité des personnes, et de développer l’île de Ré. Les documents de planification de l’Etat (PPRN) et de la CdC (PLUI) doivent

V œ u x

d u

Quelques-unes des sphères contenant les projets essentiels pour Ré, pour lesquels l’accompagnement de l’Etat est souhaité.

• Un pragmatisme conforme à la feuille de route donné par Emmanuel Macron au préfet, qui doit être un Entrepreneur de l’Etat et un facilitateur de l’action

D é p u t é

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O l i v i e r

publique. Avec toutefois un principe qui ne sera jamais transgressé, la sécurité des personnes. J’ai une volonté farouche de trouver des solutions concrètes, et si la législation bloque, le dire en transparence et rapidement, pour trouver des solutions alternatives. L’Etat est aux côtés de la CdC pour examiner les projets les uns après les autres, dont certains pourront émerger dans un avenir proche : logements sociaux, écomusée du marais salant, accélération des procédures pour la reconstruction de centre de transfert.

doit faire preuve d’une exigence bienveillante et Pierre-Emmanuel Portheret (NDLR : secrétaire général et sous-préfet pour l’arrondissement) va continuer ses visites sur le terrain ».

Pour réunir ces trois paradigmes, l’Etat

Nathalie Vauchez

Le préfet a ainsi décliné une approche constructive et un discours empathique, empreint d’un pragmatisme qui faisait jusqu’ici quelque peu défaut. Chacun espère que cette volonté partagée, avec le président de la CdC, de travailler ensemble, résistera aux épreuves du temps et d’éventuelles vues divergentes.

F a l o r n i

« La sécurité des Français se joue aussi dans les prisons »

O

livier Falorni, député de la circonscription a alerté les Rétais sur deux enjeux majeurs : la délicate question du réchauffement climatique, et celle, encore plus « brûlante », du terrorisme. L’occasion pour lui de rappeler que cela fait cinq ans qu’il clame que les prisons constituent des incubateurs de radicalisme islamiste, son inquiétude se révélant de plus en plus légitime.

en mer, associations caritatives, sapeurs-pompiers et à tous ceux qui nous protègent : gendarmes, policiers, militaires en opérations spéciales ou extérieures, il a tenu à rendre hommage à tous les services pénitentiaires, dont on ne parle jamais, et qui exercent des métiers particulièrement difficiles. « La sécurité des Français se joue aussi dans les prisons » a-t-il insisté. Le député a fait l’éloge de deux visages de femmes « remarquables », disparues en 2017, qui ont mené chacune un combat qui les honore :

Au-delà de ses traditionnels remerciements à tous les héros du quotidien : services médicaux, sauveteurs

C o r i n n e

I m b e r t

-

S é n a t r i c e

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Simone Weil et Anne Bert pour sa lutte pour le droit de mourir dans la dignité. Puis il a cité deux héros, porteurs d’espoir pour les jeunes : François Gabart et Thomas Pesquet, dont les messages se rejoignent. Pollution marine et atmosphérique constituent un vrai danger pour notre planète. « Saluons ensemble cette nouvelle année qui vieillit notre amitié sans vieillir notre cœur… », a-t-il conclu, en citant Victor Hugo. NV

Ch a r e n t e - M a r i t i m e

« Départements et Communes sont les deux piliers de la démocratie »

P

récédemment première viceprésidente du Département, Corinne Imbert est redevenue depuis quelques mois « simple » conseillère départementale au nom du non cumul des mandats, puisqu’elle est par ailleurs Sénatrice de Charente-Maritime. « Je suis très heureuse que Dominique Bussereau ait choisi Lionel Quillet

pour me succéder à la fonction de premier vice-président, j’ai pu apprécier depuis 2008 toutes les qualités de cet homme d’action, énergique et solide ». « En tant que Sénatrice, je puis vous dire que le président du Sénat, Gérard Larcher, est très attaché et conscient de l’importance des Départements

et de celle des Communes, les deux jambes de la démocratie ». Elle a par ailleurs assuré Olivier Falorni que le président du Sénat soutiendrait auprès du Comité consultatif national d’éthique le projet de Loi sur la fin de vie, dans le cadre des Etats Généraux sur la Bioéthique. NV

D o m i n i q u e B u ss e r e a u - P r é s i d e n t d u D é p a r t e m e n t e t d e l ’ Ass e m b l é e d e s D é p a r t e m e n t s d e F r a n c e

« Le Département sera aux côtés de la CdC de l’île de Ré »

L

absence le Département sera bien gardé, je le remercie du travail qu’il accomplit. Il est sur tous les fronts : chef d’Entreprise, maire, président de la CdC et de plus en plus présent au Département ».

e président du Département a tenu à mettre en avant le Préfet, « représentant d’un Etat ferme, mais modérateur et ouvert au dialogue ». « L’île de Ré est un paradis terrestre que le Département a le devoir de préserver, ainsi que chacun d’entre nous ». A l’égard de son premier vice-président, ses mots furent élogieux : « J’ai le plaisir depuis quelques mois d’une collaboration et d’une amitié encore plus étroite avec Lionel Quillet ; il était déjà un excellent président de la

Commission des Finances et de celle de l’Environnement, je sais qu’en mon

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« Le Département est le lieu de la solidarité du territoire et sociale, l’accueil des mineurs étrangers est un enjeu que nous devons relever au nom de la générosité nationale ». Je pense à La Charente-Maritime qui souffre, avec les difficultés sociales, mais aussi à celle qui gagne, elle fera partie des dix premiers départements de France

à être entièrement couverts en fibre optique, et l’île de Ré figurera parmi les premiers du département. Assurant que le Département sera toujours aux côtés de la CdC de l’île de Ré pour ériger son dispositif de protection à la mer, il a conclu en rappelant qu’il avait chargé Lionel Quillet d’une mission complexe pour 2018, « avec réalisation rapide », celle de simplifier l’entrée sur l’île de Ré, pour une utilisation quotidienne du pont facilitée, et des tarifs eux aussi simplifiés ! NV

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vœux à la hune P a t r i c k

R a y t o n

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m a i r e

d e

L a

C o u a r d e - s u r - M e r

La Couarde : « Un village en mouvement dans une Communauté de Communes en marche » Deuxième à se lancer dans le marathon des vœux, Patrick Rayton inaugurait cette année le titre de « Citoyen d’honneur » C’est à la Salle des Associations, lieu symbolique de la vie permanente du village comme il le soulignait en préambule, que le maire recevait vendredi 5 janvier ses administrés pour, entre jazz et Galettes des Rois évoquer l’année écoulée et partager les projets de la commune. Comme le veut la tradition, l’harmonie municipale a lancé les festivités sur une variation assumée de « La Mer » de Trenet en clin d’œil. Après les discours d’usage (rappels des événements internationaux et des droits humains avec Olivier Falorni, des enjeux de la protection du littoral à échelle nationale avec Lionel Quillet), Patrick Rayton a confié se prêter à l’occasion de cette cérémonie à « bien plus qu’un rite social ». Réputé discret, l’élu de La Couarde est connu pour traiter avec assiduité les dossiers fussent-ils sensibles, en ligne avec ses convictions pour préserver l’identité de ce village

J e a n - P i e r r e

charnière au cœur de l’île. Bien sûr la remémoration de l’incendie du Centre de transfert en octobre dernier a marqué la cérémonie. Peut-être davantage encore parce qu’en sa qualité de Président de la Commission Déchets à la Communauté de Communes le maire de La Couarde sait qu’il devra redoubler d’efforts pour coordonner ce poste essentiel. En quelques instants ce sont quatre années de travaux et 4,3 millions d’euros qui sont partis en fumée. Maline, Goisil, PPRN et… le sportif le plus titré du Monde ! Parmi les grandes lignes du calendrier, les actualités du domaine de l’urbanisme ont été abordées dans le prolongement du Plan de Référence élaboré par l’équipe municipale en 2017. Centre culturel indispensable à la vie des Rétais, les travaux de réaménagement de La Maline débuteront à la fin du 1er trimestre et devraient s’achever dans le meilleur des cas à l’automne 2019. Patrick Rayton

G a i l l a r d

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m a i r e

d u

a tenu à cet égard à remercier la solidarité des communes qui en accueillant les spectacles permettent de maintenir une programmation hors les murs. La restructuration du bassin et du chenal de la zone de mouillage du Goisil fait également partie des priorités. L’envasement croissant Le champion Antoine Albeau « fier d’être Couardais ». de ce site remarquable est un sujet des plus préoccupants, après une année unanimement tant pour la commune que pour reconnue éprouvante, La Couarde a choisi de mettre en lumière un l’association couardaise AMIGO enfant du village, Antoine Albeau qui lutte activement pour sa qui recevait début décembre préservation. à Nouméa, sa vingt-quatrième Quant à l’enquête publique lancée coupe de champion du monde de en juillet sur le bien fondé de la windsurf, lui conférant ainsi, entre révision du PPRN, elle a conclu à victoires et records de vitesse le la nécessité de le reconsidérer au plus beau palmarès sportif de la regard de la spécificité du territoire. planète ! C’est avec un sourire éclaLa nouvelle version devrait intégrer tant que l’athlète de 45 ans, formé une adaptation des conditions de par son père, fondateur du club Les constructibilité au cas par cas, une Dauphins sur la plage du Peu Ragot victoire partagée car rendue posa reçu ce tout nouveau diplôme de sible grâce à la mobilisation des « Citoyen d’honneur ». électeurs. Marie-Victoire Vergnaud Et pour clore sur une note joyeuse

B o i s - P l a g e

Au Bois-Plage, Lionel Quillet félicite « la très bonne gestion de la commune » Recettes importantes et faible endettement : le marché assure le dynamisme du plus populaire des villages de l’île

celui du Château à Rivedoux. Et puisqu’on aime célébrer la famille au Bois, la mairie ayant déménagé pour des bureaux plus modernes, Jean-Pierre Gaillard (par ailleurs en charge de la petite enfance à la CdC) était fier d’annoncer la restructuration prochaine des anciens locaux voisins en salle des mariages.

Jean-Pierre Gaillard, maire du BoisPlage a ouvert son discours samedi 6 janvier devant une salle comble avec trois chiffres clés : 25 décès, 15 mariages et 23 naissances ! Un rapide topo démographique qui prouve que même si les disparitions sont toujours trop nombreuses à l’instar des autres communes de l’île, les unions recensées cette année et futurs petits garnements en crèche sonnent comme un baromètre favorable à l’installation de la vie permanente dans un village synonyme depuis toujours de vacances. Outre les nombreux bois et superbes plages du bien nommé, qui à eux seuls justifient qu’on s’y attache, le marché et sa grande halle (réputé le plus grand de l’île, il investit la place principale et serpente le long de la rue de l’Église en été, avec plus de 130 commerçants par jour au plus fort de la saison) ajoutent à la qualité de vie des résidents.

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Le chantier des logements du Hameau de Rochefort, au Bois-Plage, avance bien.

Avec quatorze terrains de camping notamment, le festif Bois-Plage bénéficie d’un rayonnement touristique, levier de dynamisme économique dont l’équipe municipale s’attache à faire un atout en faveur de la vie permanente. Un objectif prioritaire, gage de la bonne administration de la commune pour le maire qui soulignait veiller à maintenir un juste équilibre entre recettes et dépenses publiques dans l’intérêt du quotidien de ses administrés.

R é à l a h u n e | é d i t i o n d u 2 3 j a n v i e r 2 0 1 8  | N °   1 6 5

« L’île de Ré est un tout, nous sommes une partie du tout » Tout comme les neuf autres villages, le Bois-Plage est confronté à l’injonction de promouvoir l’installation sur le territoire et par là d’appuyer la proposition d’accueil à la population active. Pour y contribuer, quarante logements sociaux situés au hameau dit « de Rochefort » verront le jour cette année, l’un des plus gros programmes soutenus par la Communauté de Communes avec

Voirie et entretien des espaces verts assurés, après la réhabilitation complète du parking de la plage du Petit Sergent d’ores et déjà en cours, la capacité de stationnement à la plage du Gros Jonc, la plus fréquentée, est dans le viseur des aménagements au calendrier. Avant l’incontournable galette, fatale au régime de nos élus qui d’une commune à l’autre s’amusent à les comparer, le maire a tenu à mettre en lumière l’implication de Gérard Juin, président de l’association Dunes attitudes qui lutte avec l’ONF (l’Office national des forêts) pour la préservation de nos remarquables cordons dunaires. Marie-Victoire Vergnaud

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vœux à la hune P a t r i c e

D é c h e l e t t e

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S a i n t - M a r t i n

Saint-Martin : 2018, l’année du logement Après l’accueil des nouveaux arrivants dès 10h en mairie, Patrice Déchelette a présenté en toute simplicité ses vœux de bonheur et de santé à une salle pleine.

S

es remerciements ont été pour les équipes municipales, la gendarmerie, la police municipale, les pompiers et membres de la SNSM, pour leur travail et leur dévouement. Hommage également à tous ceux qui nous ont quittés en 2017.

panne de chauffage, le port et la bascule annoncée de sa gestion au Département, Patrice Déchelette n’hésitant pas à dire que « quand une loi n’est pas bonne, il faut peut-être l’amender », ou encore les effectifs en baisse à l’école.

2017, une année de travaux

2018 sera une année importante, non seulement parce que la commune fêtera ses dix ans d’inscription au Patrimoine Mondial de l’Unesco, les cinquante ans du club de plongée « Le Nautilus » ou encore les trente du jumelage avec Espérance, mais aussi l’arrivée du programme de logements tant attendu (sauf le site de l’ancienne gendarmerie). Les habitants ne seront peut-être pas tous de « nouveaux » Martinais, mais une chose est sûre : au-delà des cas majeurs de relogement, belle part sera faite aux couples avec des enfants en bas âge, l’arrivée d’enfants sur la commune étant clairement le seul moyen de sauver l’école.

2018, un nouveau souffle

Pour Saint-Martin, 2017 fut une année d’investissements lourds, répartis entre petits et grands travaux, de ceux que l’on remarque et les autres, plus modestes mais néanmoins importants, l’entretien étant le meilleur atout d’une gestion pérenne. Le Maire a évoqué la finalisation de la rue Lapasset et celle du Père Ignace, réaménagée pour garantir la sécurité des enfants (et de leurs parents) à la sortie des classes, mais aussi la rénovation des façades des écoles, la réparation et réalisation de garde-corps dans les fortifications, les travaux au marché, au Parc de la Barbette ou encore au complexe sportif, au cimetière et à la plage de La Cible, sur le pont levis de la Porte des Campani, le débroussaillage dans les remparts, la bibliothèque refaite à neuf… Sans oublier la réhabilitation de la Salle des Colonnes avec le concours du chantier école de La Verdinière ou encore la création du bureau dédié aux cartes d’identités et passeports avec l’appui de la CdC

M i c h e l

A u c l a i r

Dix ans d’attente pour ce programme de logements !

et celle de la nouvelle gare routière, grande satisfaction du Maire, se réjouissant que les gros autocars soient désormais interdits de cité intra-muros au profit des navettes électriques.

catégorie grâce à la mutualisation et aux efforts de la CdC, et voilà la capitale historique rayonnante, avec 161 000 personnes reçues à l’Office du Tourisme sur la saison 2017 !

Précisons que nombre de ses travaux sont effectués en régie interne, avec la volonté affichée d’être « le plus autonome possible », et à la clé de substantielles économies.

Patrice Déchelette évoque également la fusion « bénéfique » de deux associations (L’Etoile de Vauban avec Les Amis des Fortifications) et la création d’une nouvelle, Vivre l’Art à Saint-Martin, rappelant au passage l’implication importante de la commune auprès de ses associations avec 80 000 € de dotation, et les remerciant toutes, sauf une, sujet du « coup de gueule » de M. le maire, lassé des oppositions systématiques et non constructives. Au rayon des inquiétudes, le musée, provisoirement fermé en raison d’une

De bonnes nouvelles, des inquiétudes et un léger coup de gueule Au chapitre des bonnes nouvelles, un décret en date du 8 janvier attribuant à Saint-Martin le statut de « station de tourisme », offrant des avantages en termes d’Image mais aussi côté finances. Ajoutons à cela un Office de Tourisme de 1ère

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m a i r e

d e s

Pauline Leriche Rouard

Saint-Martin en 2017 et en chiffres Population : 2 432 13 naissances – 15 mariages et 46 nouvelles inscriptions sur les listes électorales.

P o r t e s - e n - R é

Les Portes : Faire vivre la commune et la protéger Malgré les risques liés au climat, les projets avancent doucement aux Portes pour lutter contre l’extinction du village.

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a salle de la mairie des Portes était comble vendredi 12 janvier. Michel Auclair recevait ses administrés pour la nouvelle année soutenu haut et fort par de nombreux élus réthais, par le député et le président de la Communauté de Communes. Olivier Falorni a donné le ton, amer, pour 2018 en évoquant la problématique planétaire du réchauffement climatique. A ce sujet, Lionel Quillet a précisé que le dossier de la digue de protection du Fier sera sur le bureau du Secrétaire d’État à l’écologie en mars, il faudra un an d’étude pour le valider, sans compter les éventuels recours. Pour sa part, Michel Auclair a affirmé son souci et son engagement de faire vivre la commune, ce qui ne saurait être possible sans l’aval de l’État et quelques

assouplissements à la carte de zonage, espère-t-on dans les mairies du nord. Ce qui va changer en 2018 Le projet tant attendu de neuf logements rue des Peupliers devrait voir le jour cette année, le terrain acquis en 2017 a été remblayé mais il faudra encore bien des études avant le début des travaux. Il représente l’espoir d’un rajeunissement de la population qui devient urgent et une belle amorce au chiffre de 54 logements, estimé vital par le président Quillet. La maison des Châtaigniers, acquise en 2017 prévoit l’aménagement d’une maison médicale qui fait tant défaut au village. En matière de voirie, la commune a été sollicitée par le Département pour l’aménagement du carrefour de Hurle

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vents qui s’étalera jusqu’en 2019, les ruelles alentours seront livrées fin mai, les rues de Trousse-Chemise et de La Prée seront elles aussi réaménagées. Les accès aux plages du Lizay, des Citons et du Le carrefour de Hurle-vents sera réaménagé pour la Petit-Marchais sécurité de tous. feront l’objet de travaux d’accessibilité (batardeaux, La gestion du camping municipal, cheminements). désormais confiée à une Entreprise Le skate-park sera livré dans l’anprivée, générera un loyer. née pour un montant de 100 000 € Bien des dossiers que les Portingalais subventionné pour moitié par la se sont empressés de débattre et de CdC. Du côté de l’école, un point commenter autour de galettes des chaud sera mis en service évitant rois on ne peut plus savoureuses. les déplacements des tout-petits à Véronique Hugerot la cantine de Saint-Clément. Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr

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Rivedoux, « un village qui avance » Ces mots en disent long sur une année qui s’annonce fertile pour une commune s’étant résolument tournée vers l’avenir sans oublier de vivre l’instant présent.

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ne météo tempéla bibliothèque ou encore tueuse pouvait le centre de loisirs et il n’y a rien d’étonnant à cela faire craindre avec un maire croyant en à M. le Maire que l’éducation comme remède ses administrés préfèrent le confort d’un à de nombreux maux. Mais dimanche à la maila vie de village est aussi son. Mais il en fallait au quotidien, assurée par plus pour décourager une qualité optimisée et les Rivedousais : la des perspectives d’avenir, deux missions que Salle des Fêtes était comble et l’assistance l’équipe municipale s’atoublia vite le vent et tache à honorer. En 2017, la pluie qui battaient Rivedoux aura notamment les baies vitrées. Après vu la naissance de logeavoir donné la parole à ments (et d’autres sont Olivier Falorni et Lionel prévus), d’une Maison des Quillet, Patrice Raffarin Associations, et du nouvel L’Office du Tourisme et la Maison des Associations ont vu le jour monta sur scène pour Office de Tourisme. A son en 2017. le « plaisir sincère de rythme et dans le cadre souhaiter une bonne année ». d’une gestion raisonnée, Rivedoux moins. Après avoir remercié l’entravaille à la concrétisation d’une semble du personnel communal stratégie de longue date, et 2018 dont il ne cessera de vanter les Un discours fédérateur sera riche en projets importants. mérites en affirmant un peu plus S’il souhaite « Santé, sérénité, tard qu’ « un maire seul, n’est amitié et amour » à tous, Patrice Citons celui des équipements sporrien » ou encore qu’il a lui-même Raffarin en profite également pour tifs, le réaménagement du quartier « la chance d’être entouré d’une rappeler que cette traditionnelle du Château, les travaux de digues équipe formidable », M. le Maire cérémonie est aussi « un moment qui débuteront avant le printemps revient ensuite sur l’année écoulée de démocratie » favorisant un point sans oublier le suivi du dossier sur et l’ensemble des dossiers en cours. sur le programme pour lequel les le réaménagement du Port et la élus l’ont été, et un temps pour les refonte totale du site du Défends Le village de tous les projets institutions, cadre rassurant dans et l’ambition d’en faire l’un des plus un monde qui l’est de moins en La commune soutient les écoles, beaux sites de Charente-Maritime,

J e a n - L o u i s

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avec (entre autres) la création d’une piste cyclable qui mènera à terme jusqu’à Sainte-Marie. L’environnement est aussi un sujet essentiel pour une commune soucieuse de développer ses espaces verts et de faire des choix respectant la planète. En appelant à la responsabilité individuelle, Patrice Raffarin se félicite du label 3 Fleurs obtenu le 26 juillet dernier et réaffirme sa volonté de poursuivre les efforts. Tout faire pour que les Rivedousais puissent vivre bien et mieux, tel est le crédo d’un maire qui, pour concrétiser au mieux sa pensée, cite le philosophe américain Ralph Waldo Emerson : « Sans enthousiasme, rien de grand n’a jamais été réalisé ». Pauline Leriche Rouard

2018, anniversaires en vue Ils seront nombreux pour l’Ile de Ré et Rivedoux ne fait pas exception : 2018 verra non seulement les 30 ans du Pont mais aussi les 90 ans du village… Et les 50 ans du Carrefour Market. Et oui, même ce genre d’anniversaire est important pour un maire soucieux de vivifier la vie permanente de sa commune.

d ’ A r s - e n - R é

A Ars, des vœux dans la continuité des projets en cours C’est par un joyeux concert de la philharmonie d’Ars que Jean-Louis Olivier a ouvert la cérémonie des vœux et par l’annonce rassurante que les impôts n’augmenteraient pas sur la commune.

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emerciant ensuite pour leur travail tous les acteurs de la vie publique, la trentaine d’associations du village et les équipes de sécurité, il a particulièrement souligné le travail réalisé en faveur des personnes à mobilité réduite. Avec un bon nombre de chantiers en cours, église Saint-Étienne, portes d’accessibilité du marché, toiture de la salle des fêtes, voirie au Boutillon et à Grignon ou d’autres achevés comme la cour et la façade de l’école, la rue du Palais et le chemin des Palissiats, la commune poursuit l’entretien de son riche patrimoine malgré la baisse des dotations. Sécurité, culture et classement touristique Tout d’abord, le conseil municipal a convenu de doter le village de cinq caméras supplémentaires pour un budget de 18 000 € et de demander son classement en commune

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touristique, dossier pour lequel la réponse est attendue fin juin.

suspendus à la parole du préfet Rigoulet-Roze qui serait enclin à chercher des arrangements au PPRL afin de maintenir la vie permanente sur Ré.

Le bâtiment de l’ancienne mairie sera prochainement restauré en bibliothèque/ médiathèque pour satisfaire aux besoins croissants des habitants. D’importants travaux sont prévus également à la base nautique (accessibilité, bâti, rénovation) Concernant le port, le dragage/ dévasage des bassins et du chenal reste un dossier complexe entraînant de nouvelles infrastructures en raison de la pollution des vases, du coût et des nombreux partenaires, une commission conduite par Mr Jauffrais et les membres du CLUPP est à l’étude (voir article

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Puis les Cassserons venus nombreux ont appris la triste nouvelle de la perte de leur camping si spécifique de La Combe à l’eau, désormais géré par une société privée. Enfin le maire rappelait à ses administrés que selon la loi MAPTAM du 27 janvier 2014, les communes ont à gérer de nouvelles compétences comme le FPS, forfait post stationnement, en cas d’infraction : arrêté à 20 €, il sera mis en place dès les vacances de printemps.

Le dévasage des bassins constitue un dossier épineux.

dans ce même numéro). Sur le dossier du PPRL et de la digue du Fier, monsieur le maire s’est voulu rassurant : « Ça traîne mais on va y arriver ! a-t-il dit, une réunion d’information sera proposée dès qu’on aura plus d’information ». En la matière, les élus sont

Véronique Hugerot

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F l o t t e

La Flotte : « N’est-ce pas l’anticonformisme qui fait avancer le monde ? » Dimanche 7 janvier, les Flottais étaient conviés aux vœux de leur Maire, Léon Gendre et de l’ensemble du conseil municipal. Cette cérémonie, festive, chaleureuse et honorifique a fait salle comble.

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éon Gendre en maître de cérémonie a donné le LA avec un discours sans langue de bois comme à son habitude. Vous n’avez pas pu assister à ce rendez-vous, Ré à la Hune y était pour vous !

Comme chaque année l’Harmonie Municipale, sous la direction de Bernard Perrain, a interprété plusieurs morceaux de musique dont une version de « la Mer » de Charles Trénet ou encore « New York New York »… qui ont véritablement charmé l’assistance. A l’issue de ce moment musical, c’est le Député Olivier Falorni qui a entamé son discours et évoqué ses inquiétudes, ses combats mais aussi ses espoirs pour l’avenir. Bref retour sur 2017 avec Roger Zélie Puis le premier adjoint Roger Zélie accompagné de l’ensemble du Conseil Municipal est revenu brièvement sur les grands chantiers de 2017 : le « cadeau » des algues vertes que la commune a dû gérer sans aucune aide, le départ des Sœurs de la Sagesse, la perte de la gestion du Port et le départ d’Evelyne Bonnaud, DGS (Directrice Générale des Services) près de 40 ans à la Mairie… Après ces quelques points négatifs il s’est attaché aux nombreuses actions menées pour continuer à embellir la commune et à rendre toujours plus attractive la qualité de vie des Flottais : la reprise de la Farandole baptisée aujourd’hui « Les P’tits Mômes », la poursuite des travaux d’assainissement, le chantier de la rénovation de la charpente et de la toiture de l’Eglise Sainte-Catherine, la réfection de la rue Volcy Fèvre, l’embellissement du front de mer et la mise en place

du parapet, le bassin de rétention d’eau, la mise en chantier des 19 logements sociaux de La Maladrerie, les deux salles associatives de Bel Air… Il a salué l’arrivée de Brigitte Bailly en tant que DGS.

Evoquant les récentes tempêtes Carmen et Eleanor qui sont là pour nous rappeler que nous devons prémunir les biens et les personnes de ces aléas climatiques, Léon Gendre revient sur le fait que parmi les dix communes de l’Île, seul le conseil municipal de la Flotte a approuvé à l’unanimité le PPRN conformément aux propositions de l’Etat.

Des débats nationaux et mondiaux… Léon Gendre ne s’est pas attardé sur les chantiers de la commune réalisés en 2017, son premier adjoint l’ayant fait mais il s’est attaché à élever le débat autour des grands enjeux nationaux et internationaux. Petite rétrospective : l’arrivée tonitruante de Donald Trump, les désordres qui règnent au Moyen Orient et en Afrique qui engendrent l’arrivée massive de migrants sur le territoire, l’insécurité, un bouleversement sans précédent avec l’élection surprise de notre Président de la République et l’éclatement des principaux partis politiques… Cependant il a tenu à souligner que notre circonscription de la Rochelle-île de Ré a échappé à ce séisme avec la réélection de notre Député et a salué cette victoire comme une juste récompense de tout le travail accompli par Olivier Falorni pendant ces cinq dernières années. Il a noté également que 2017 a aussi vu une tentative de moralisation de la vie politique. Cette entrée dans une nouvelle ère de gouvernance est fondamentale pour que notre pays retrouve son rang dans le monde mais qu’en est-il de la politique de l’Etat

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Puis s’appuyant sur un article de presse paru le Le chantier des 19 logements sociaux de La Maladrerie 1 31 décembre, il prend l’exemple de l’Islande qui a des vis-à-vis de nos communes ? Tous difficultés à juguler le phénomène ces changements vont-ils profiter du tourisme de masse (2,3 millions aux communes ? de touristes en 2017 vs 400000 en 2006). Il fait alors un parallèle …aux sujets communaux… avec l’Ile de Ré et son afflux de visiteurs, en alertant sur la crise La Flotte n’échappe pas aux consédu logement suite à l’élévation du quences de la réduction des aides foncier, prônant la modération de de l’Etat. son urbanisation… Il faut réfléchir « La baisse des dotations de l’Etat à un tourisme responsable pour nous oblige à être vigilant quant préserver la qualité de vie sur cette aux choix des projets à engager et île et son identité. Et de conclure à gérer au mieux les moyens dont par une citation de Jules Renard : dispose la commune. Malgré ces « Ce qui fait vieillir ce n’est pas de restrictions de budget que nous prendre de l’âge, c’est de déserter subissons les taux d’impôts comson idéal ». munaux resteront inchangés pour Florence Sabourin 2018 » a annoncé Léon Gendre. Une gestion rigoureuse et efficace Des Flottais honorés : au cours de ces quarante dernières A la fin de l’ensemble des discours, années a permis à la commune de Léon Gendre a fait monter sur la disposer de moyens financiers qui scène plusieurs personnes pour les la mettent à l’abri des restrictions récompenser et les mettre à l’hondes crédits de l’état. Et tout en neur : l’équipe junior d’Ultimate (Kaïs haussant le ton, de déplorer la mise Mathé, Arthur Herbreteau et Mathéo en application au 1er janvier de la Coutinho) et leur coach Raphaël loi NOTRe (Nouvelle Organisation Mathé pour leurs titres en tant que Territoriale de la République), qui Champions d’Europe moins de 17 ans confie la gestion du Port de la Flotte et Champions de France. Mr Grandjean au Département et qui apparait et Mme Laurenceau, pour les superbes comme un non-sens à Léon Gendre. illuminations de leur maison à l’ocS’adressant à l’assemblée avec une casion des fêtes de Noël. Hommage voix forte : « Imaginez qu’avec ce également à Frédéric Peuple pour son changement, c’est un cadeau de travail à la mairie tout en soulignant 600 000 euros, soit l’équivalent qu’il était à l’origine de la décoration de de trente ans d’économies, de la salle de la Base Nautique, salle transmises au Département. Tout dans laquelle se déroulaient les vœux. fonctionnait très bien. Le Port de Puis ce fût au tour de sa fidèle collala Flotte, ses terrasses, ses resboratrice Evelyne Bonnaud, Directrice taurants…, c’est le poumon de Générale des Services, qu’il a gentila commune et cette enclave du ment taquinée puisqu’elle a quitté la Département coûtera plus cher au mairie après 39 années et 7 mois alors contribuable ! » …et Rétais « 2018 devrait être à mon sens l’année pour les Rétais, d’une prise de conscience afin de préserver la qualité de vie ».

qu’elle avait promis d’aller jusqu’à 40 ans de présence… Et pour terminer il a tenu à honorer Isabelle BergerWagon et Bernard Wagon, un couple d’architectes DPLG avec lesquels il travaille à l’optimisation de l’urbanisme de la Flotte depuis près de 40 ans !

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vœux à la hune G i l l e s

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B a l e i n e s

Saint-Clément : Des vœux décontractés Ils ne se sont pas fait prier, les villageois, pour affluer nombreux vers la toute nouvelle salle du Godinand.

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onsieur le maire les a chaleureusement remerciés en musique avec un concert donné par la philharmonie d’Ars, sa voisine, devant un aréopage d’élus bienveillants. L’atmosphère s’en est trouvée dégagée et la parole de l’élu était à l’humour « On rétrécit ! » a-t-il alerté, engageant les jeunes couples à devenir parents au plus vite pour influer sur la courbe démographique (640 habitants).

Dès février, l’enrochement du chemin côtier sera refait. Du Pas de la digue aux blockhaus, le cheminement est devenu impraticable après la mise en œuvre de la grande digue des Doreaux. Le Conseil départemental finance l’enrochement, la commune, pour sa part, réaménage la promenade en surplomb.

À force de pugnacité Saint-Clément relève le défi pour se positionner dans l’avenir

La deuxième phase des travaux du Phare va bon train et le paysage, aux abords du site, en sera totalement métamorphosé pour la saison. De même, la route du phare, le rond-point d’accès, la phase 2 du parking visiteurs et le futur parking des autocars, prévu en lieu et place de l’ancien zoo, sont actuellement l’objet de travaux imposants.

L’accès au Phare des Baleines achevé au printemps 2018

La récente demande de classement en station de tourisme affiche la volonté de la commune à gagner sa place dans le très prisé lobby touristique. L’autre enjeu est de pérenniser la vie permanente sur Ré, ce qui implique un PPRL encore en devenir.

A l’hiver 2018, la commune et le Conseil départemental achèveront l’aménagement de la pointe des Baleines par le revêtement des allées pour le plus grand bonheur des commerçants et des visiteurs qui n’auront plus à patauger dans les ornières de l’asphalte.

Hormis l’immense chantier du Fier (des Portes à Ars en passant par SaintClément), partie intégrante du PAPI et dont le budget, chiffré à 15 millions d’euros, doit encore être validé pour débuter, un certain nombre de chantiers sont en cours qui verront leur achèvement dans l’année.

L i o n e l

Q u i l l e t

Au Canot de sauvetage, la descente pour les pompiers, endommagée

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La seconde tranche de travaux sur le site des Baleines, les accès et les parkings seront livrés au printemps 2018.

par la puissance de la mer, sera refaite, financée par le Conseil départemental, tandis que la commune se charge de paver à neuf l’intérieur du bâtiment.

d’un petit lot contigu au Clos de la mairie pour la création d’un terrain de jeux d’enfants. D’autre part, la salle du Godinand sera aménagée en salle municipale.

Au cours de son allocution, Gilles Duval a annoncé que la zone de mouillage de la Conche dite La descente à bateaux, initialement prévue pour 47 anneaux, sera réduite des deux tiers, que la municipalité a acquis une maison place de l’église pour y établir un commerce et son logement (un appel d’offres est lancé) et l’acquisition également

Enfin et ce n’est pas la moindre des annonces, dans la rue de l’École, un terrain avec CU positif se prêterait à la réalisation de quatre logements sociaux. A l’issue de la cérémonie une délégation des maires de France a remis à la commune la Marianne du civisme. Véronique Hugerot

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Loix : « La bienveillance fait l’âme d’un village » Jeudi 4 janvier, Lionel Quillet s’est adressé à près de 1 50 de ses administrés qui s’étaient déplacés malgré des conditions météorologiques particulièrement défavorables.

A

près avoir remercié de leur présence, les conseillers municipaux, les maires des autres communes de l’île, et une délégation de sapeurs-pompiers d’Ars en Ré (1), le premier magistrat de la commune a immédiatement abordé la question des digues. Un projet financier important, un choix politique fondamental Lionel Quillet a rappelé que les travaux de protection face aux risques de submersions étaient, bien entendu, effectués sur l’ensemble du territoire rétais, avec le soutien des maires. Après le passage de la sinistre tempête Xynthia, l’élu loidais, également président de la Communauté de Communes, mène un combat acharné, animé d’une détermination qui ne souffre d’aucune faille. La « presqu’île de l’île » dispose de 11 kilomètres de digues et de 2 kilomètres de dunes et falaises. La remise en état des digues à la hauteur de Xynthia plus 20, relève

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aujourd’hui, la barre est tombée en dessous de 20%. La voirie fait « peau neuve » Le village compte 65 rues, impasses et venelles soit 11 kilomètres de voirie auxquels viennent s’ajouter près de 20 kilomètres de chemins ruraux. De 2010 à 2017, 3,1 millions d’euros ont été investis pour la réhabiTravaux sur une digue de Loix. litation des voies, soit une moyenne de 392 000 euros par d’un choix politique visant à donner an. Il ne reste aujourd’hui que 9 aux jeunes générations l’envie de rues à « refaire ». Les travaux seront vivre non seulement à Loix, mais terminés pour 2020. La commune aussi sur l’ensemble de l’île de Ré. dispose de 6500 m2 de parkings. Lionel Quillet poursuit avec conviction : « Ce choix, nous l’assumerons Avant de conclure sur « l’humain », totalement, même si c’est le choix Lionel Quillet a informé l’assistance du risque »… La fin des travaux que la tombe de la famille Fournier allait être restaurée. Ce monument est prévue pour fin mars 2018. fait partie intégrante du patrimoine L’orateur a clos le sujet en faisant loidais. allusion aux marais en réfection grâce au Contrat Territorial volet 730 habitants ont été recensés en Milieux Aquatiques (CTvMA). février dernier. La courbe démograEn 1995, entre 30 à 40% des phique confirme la hausse enremarais n’étaient pas en activité, gistrée depuis vingt ans. L’école

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qui accueille 28 élèves se porte à merveille. Il existe une poste, ce qui représente une exception pour une si petite commune. Lionel Quillet a insisté sur le dynamisme que crée le centre bourg, relayé par la réussite du développement du jeune village artisanal. Pour finir, le maire s’est félicité de la bonne santé des associations : le Club des aînés, les Anciens combattants, l’APSL (Association de Protection des Sites Loidais), le Cochonnet loidais, pour ne citer qu’elles. Les Greeters sont présents toute l’année pour faire découvrir leur village. Avant d’inviter l’assistance à partager la galette et le verre de l’amitié, Lionel Quillet a conclu son discours en décernant aux Loidais la « Marianne du civisme ». En effet, la commune a obtenu la seconde place au classement départemental des villages de 500 à 1000 habitants, pour leur excellent taux de participation lors des élections présidentielles et législatives. Jacques Buisson (1) Lionel Quillet en a profité pour féliciter le sapeur-pompier loidais Bruno Garnier qui vient d’être promu au grade de lieutenant.

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vœux à la hune G i s è l e

V e r g n o n

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Sainte-Marie mise beaucoup sur l’accès au logement La nouvelle salle des Paradis était comble dimanche 7 janvier. Gisèle Vergnon, maire de la commune, s’est adressée à un public très attentif, composé de plus de trois cents personnes.

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ès 16 heures, « Les Frères du port » entonnaient des chants marins pendant que l’assistance s’installait. La batterie-fanfare du village a pris le relais et interprété une série de morceaux. Logement et agriculture, les deux mamelles de la vie permanente Après Olivier Falorni, député, et Sally Chadjaa, conseillère régionale, Gisèle Vergnon s’est présentée devant le micro, heureuse d’accueillir ses administrés dans la nouvelle salle des Paradis. Elle a fait un rapide tour d’horizon sur les moments forts de l’année, l’élue a insisté sur la qualité de vie des Maritais en mettant principalement l’accent sur l’accès au logement, condition essentielle de la vie permanente dans le village. Entre 2012 et 2014, 41 logements ont été construits. 40 maisons « location-accession » vont bientôt voir le jour. L’effort ne s’arrêtera pas là, 30 logements intermédiaires seront bâtis avec la participation de la CdC. Gisèle Vergnon a également invité les propriétaires à louer à l’année, mettant en avant un principe de solidarité. Le village connait une vocation

F o r u m

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grandissante pour l’agriculture biologique. La maire a insisté sur le fait que Sainte-Marie est avant tout un village rural, il s’agit d’un élément de préservation de l’identité maritaise. De nombreux projets ont été réalisés en 2017 L’année 2017 a été celle de la transformation. D’importants travaux de réfection des voies et d’assainissement ont été effectués. Le cours des Ecoles a changé d’allure. Des efforts considérables ont été réalisés pour les aménagements ludiques, pour ce qui concerne l’école ainsi que le parc Montamer. Deux importantes constructions ont vu le jour : la crèche des Petits drôles et la magnifique salle des Paradis. L’ancienne école de La Noue est ouverte à tous et propose un important panel d’activités : expositions, séances de yoga, cours de théâtre, etc… A côté de la médiathèque, un espace de co-working vient d’ouvrir. Pour l’année 2018, la rénovation de l’église va commencer par la réfection du clocher.

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près de dix-huit mille. L’agriculture va évoluer (450 hectares en plus, dont une grande partie sur Sainte-Marie). Il a insisté sur l’importance de la construction de logements. Deux mille Rétais vivent, aujourd’hui, dans un logement à loyer abordable. « La véritable politique de l’île de Ré est de caractère social » a-t-il déclaré. Il est revenu sur L’ancienne école de La Noue a été rénovée. son engagement pour la remise en état des quelque 66 kiloAvant de conclure, Gisèle Vergnon a mètres de digues. Sur 100 millions remercié l’ensemble des maires préd’euros prévus pour la réalisation sents, les pompiers, les employés totale des travaux, 65 millions communaux pour la qualité de leur ont déjà été investis. La digue de travail. Elle a rappelé les principes Montamer est en cours de restauet les objectifs de toute son équipe ration, un chantier sur lequel les municipale : renforcer le lien social Maritais comptent beaucoup. Lionel dans le village, agir pour l’intérêt Quillet a salué la grande qualité de général. Gisèle Vergnon : la loyauté, et a conclu en confiant à l’assemblée : Un anniversaire : « Nous appartenons à la génération les 30 ans du pont du pont, celle de nos enfants sera Lionel Quillet, Président de la CdC, la génération des digues ». est ensuite intervenu pour signaler Tout le monde s’est retrouvé pour que 2018 célèbrera les trente ans partager la galette et le verre de du pont. Avant sa construction, l’amitié. l’île de Ré comptait treize mille Jacques Buisson habitants, il y en a actuellement

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s a i s o n n i e r

Peaufinez vos CV, l’île de Ré recrute pour la saison ! Mardi 6 février au matin uniquement, le Forum du recrutement saisonnier sur l’île de Ré se déroulera, pour sa cinquième édition, à la salle polyvalente du Bois-Plage, au cours duquel tout un chacun pourra proposer sa candidature aux Entreprises rétaises qui recrutent pour la saison. d’emploi correspondant à 525 postes à pourvoir. Plus de 1100 entretiens ont été réalisés, les candidats ayant été pour certains formés en amont à un entretien d’embauche par Pôle Emploi. Sur les 59 employeurs ayant répondu au questionnaire de satisPrès de 80 employeurs rétais vous attendent, faction, 98 % se sont dits mardi 6 février au matin. satisfaits ou très satisfaits a Communauté de Communes (50 % très satisfaits). Pouvoir rende l’île de Ré, organisatrice contrer des candidats motivés, du Forum en partenariat avec disponibles, qualifiés, dans un Pôle Emploi et Destination île de contexte agréable et avec une orgaRé, attend cette année, sur ce nisation bien huilée, les contentent format plus court, entre 75 et parfaitement. Ils ont simplement 80 employeurs, qui seront réparformulé le souhait que ce Forum tis dans deux salles, les plus gros soit concentré sur une demi-jourrecruteurs étant installés salle des née, souhait pris en compte dès Eridolles. cette édition 2018. En effet, 635 visiteurs, majoritaiUn format court et bien huilé, rement des demandeurs d’emploi qui satisfait employeurs mais aussi des étudiants sont venus et candidats à la recherche d’un emploi, dans les secteurs de la grande distriL’an passé, 67 employeurs étaient bution, du commerce, de l’hôtelprésents (sur une journée comlerie, de la restauration. Motivés plète) pour proposer 207 offres

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et en recherche réelle d’emploi, ils venaient de Charente-Maritime et de tous les départements limitrophes. Seul bémol sans doute, il semble que les candidats viennent très majoritairement de l’autre côté du Pont, les Rétais n’étant a priori pas majoritaires. Un forum attendu, une difficulté croissante de recrutement de saisonniers La montée en puissance de ce Forum du recrutement se confirme chaque année, puisqu’en 2014 pour la première édition, les entreprises présentes étaient au nombre de 22, contre 62 l’an passé. Côté postes à pourvoir, ils sont passés d’une centaine à 525 en quatre ans. Autre témoin du succès de la formule, le nombre de visiteurs ne cesse de croître chaque année, passé de 250 en 2014 à 635 en 2017. Tout comme les employeurs, les visiteurs interrogés se disent à une grande majorité (82 %) satisfaits du Forum.

Il n’en reste pas moins que partout en France, y compris dans les stations d’hiver et les lieux pourvus de logements pour les saisonniers, les acteurs économiques se heurtent à une difficulté croissante de recrutement de saisonniers, notamment pour les postes très qualifiés et ceux les moins qualifiés. On constate une certaine désaffection pour les emplois saisonniers, indépendamment des problèmes de logements récurrents comme sur l’île de Ré. La saison peut pourtant s’étaler sur six à huit mois pour certains, avec des périodes extrêmement denses, on n’est pas très loin en temps annualisé sur des emplois à l’année... Une vraie réflexion nécessiterait d’être menée au plan national et localement, entre acteurs publics et employeurs, pour enrayer cette tendance qui serait, si elle se confirmait, inquiétante pour une île dont 80 % de l’économie repose peu ou prou sur le tourisme. Nathalie Vauchez

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histoire P e r s o n n a g e s

h i s t o r i q u e s

Les Rétais et l’aventure maritime

À

compter du milieu du XVIIè siècle, on assiste au départ de Rétais, tentés par l’aventure maritime et l’espoir de faire fortune vers des horizons éloignés.

Les Antilles, et l’Amérique constituent des pôles d’attraction importante, plus que le Canada au rude climat. Certains reviennent, d’autres au contraire s’installent dans le

pays d’accueil où leur descendance jouera parfois un rôle de premier plan. Autant de personnages passionnants dont Ré à la Hune a choisi de vous entretenir depuis

cinq mois. Après Nicolas Baudin, Pierre-Etienne du Ponceau, Nicolas Martiau, Mathurin Villeneuve, nous vous présentons Elie Richard. Catherine Bréjat

P o r t r a i t

Élie Richard : un humaniste aux multiples talents Élie Richard n’appartient pas à proprement parler à la grande épopée maritime de l’île de Ré. Cependant, sa pratique innovante de la médecine naturelle, ses nombreux voyages destinés à compléter sa formation professionnelle et combler son goût des sciences et des belles-lettres, en font un personnage incontournable de la société rétaise de la seconde moitié du XVIIe siècle. la société régionale. C’est-dire combien furent nombreuses les fées qui se penchèrent sur le berceau d’Élie Richard.

Portrait d’Élie Richard - Musée ErnestCognacq, ville de Saint-Martin-de-Ré.

L

e 11 décembre 1645, Elie Richard nait à Saint-Martin de Ré dans une riche famille de propriétaires terriens. Son père, sieur de la Poitevinière, conseiller du roi et avocat au Parlement était apparenté aux personnalités les plus en vue de

Formé à l’université de Poitiers, le père d’Élie Richard sera son premier précepteur. Constatant les brillants résultats du jeune homme, il l’envoie poursuivre ses études à l’Académie de Saumur que fréquente l’élite intellectuelle protestante. Ayant pris la décision de devenir médecin, Élie Richard s’installera ensuite à Paris où il suivra les cours d’anatomie et de chimie de Duverney et d’Émery ainsi que ceux de physique expérimentale de Jacques Rohault. À partir de 1663, il va parcourir l’Europe acquérant de nouvelles connaissances dont la philosophie en Hollande tout en y complétant ses compétences en anatomie. En Angleterre, où il visite les grandes villes universitaires, il se fait remarquer par deux conférences en latin

à Oxford et écrit son premier essai en latin et en anglais ! En Italie, il rencontre des érudits et des savants, séjourne chez le Duc de Créqui, ambassadeur de France, visite les académies et bibliothèques de Rome, Padoue, Florence et Venise. Puis, il se rend à Montpellier, alors deuxième faculté de médecine en France, où il soutiendra sa thèse le 18 décembre 1666. En 1670, il reviendra s’installer à La Rochelle en tant que médecin. Il épouse, en 1671, Jeanne Belin, dont il aura cinq enfants. Il pratique la médecine avec succès, utilisant des « remèdes naturels, simples ou peu composés ». Il estimait « qu’il fallait aider la nature et non pas l’accabler ». En tant que médecin de l’hôpital de la Charité, il soigne et nourrit les pauvres gracieusement. Le 6 août 1685, une déclaration du roi interdit l’exercice de la médecine aux protestants. A une époque où

Louis XIV accentue sa répression contre la religion réformée, il réussira néanmoins à mener une brillante carrière sans abjurer, tant est grande sa renommée et grâce entre autres à la protection de l’intendant Michel Bégon et à celle de l’évêque de Laval. Il finira même par intégrer le collège des médecins dont il deviendra le doyen ! Ce touche à tout de génie publie en 1700, un ouvrage magnifiquement illustré, une Histoire naturelle des végétaux et des minéraux avec un abrégé des météores, et invente d’autre part, une chaise sans porteurs, propulsée par deux pédales, qui restera inexploitée de son temps, mais que l’on retrouve en Bavière au XIXe siècle ! Terrassé par une attaque d’hémiplégie en 1705, il décède le 14 mars 1706 dans de grandes souffrances. Catherine Bréjat

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L’Association Un Bateau pour Ré maintient son cap ! L’Assemblée Générale de l’association Un Bateau pour Ré , association rhétaise pour l’accessibilité à la navigation des personnes handicapées, s’est tenue mi-décembre au Bois-Plage.

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aul Reb son dynamique et énergique président a ouvert la séance qui s’est déroulée dans la bonne humeur et de manière très chaleureuse. A l’issue du rapport moral et de sa réélection, Paul Reb et les membres du Bureau ont salué les fidèles bénévoles qui prêtent leur bateau, encadrent les sorties et les subtils ingénieurs qui améliorent le confort et la sécurité des bateaux… sans qui rien ne serait possible. Ils ont toutefois rappelé que comme beaucoup d’autres associations rhétaises, la leur ne rajeunit pas. Les jeunes ne se manifestent pas beaucoup ! Ils espèrent donc attirer de nouvelles personnes. Soit en tant qu’adhérents soit en tant que bénévoles pour encadrer ou apporter leur concours avec des prêts de bateau. Avis à tous…

Projets 2018 Les loisirs sont un droit pour tous. Y accéder, c’est exister. En 2018 les sorties en mer, sur terre et même dans les airs se poursuivront avec l’enthousiasme qui caractérise Un Bateau pour Ré. Des excursions d’un ou deux jours (parfois plus) dans le Pertuis Breton ou le Pertuis d’Antioche sur des bateaux à moteur ou à voile et notamment la Palicie 3. Un bateau solaire et électrique équipé spécialement pour recevoir des fauteuils, basé à Saintes et qui navigue sur la Charente. Mais aussi le survol d’une durée de trois quart d’heure à une heure, des

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Un Bateau pour Ré… toujours à flots !

Sables d’Olonne avec l’aide d’un ami pilote. Grâce au minibus adapté de la Communauté de Communes ce sont aussi de nombreuses sorties et activités possibles comme une balade en barque dans le Marais Poitevin qui reste un souvenir inoubliable. Et toujours la poursuite d’actions concernant l’accessibilité des lieux publics. Tous les ans s’ajoutent de nouvelles réalisations comme le ponton normalisé de Saint-Martin permettant l’accès aux bateaux en toute sécurité. Cette passion de la navigation reste intacte et réalisable car il existe dans chaque être des ressources insoupçonnées. Les personnes à mobilité réduite gèrent leur handicap, elles ne sont pas différentes mais font autrement. Avec un tel optimisme et de l’humour, cet élixir de vie rend tout possible.

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Et aussi : Retrouvez l’Agenda des évènements, les Associations, les Informations pratiques (météo, marées, transports, collecte des déchets…) Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr

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zap’arts R e s t a u r a t i o n

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Les donateurs chaleureusement remerciés au musée Ernest Cognacq La municipalité, les responsables et les amis du musée ont présenté, début décembre, plusieurs œuvres ou objets acquis et restaurés au cours de l’année 2017.

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atrice Déchelette, maire de Saint-Martin de Ré, a remercié tous les généreux donateurs ou mécènes qui permettent, au musée, de présenter des collections de grande qualité. Nanou Brault de Bournonville, présidente de l’AAMEC (Association des Amis du Musée Ernest Cognacq) est, ensuite, intervenue pour souligner l’importance du rôle joué par les adhérents dans le cadre de l’enrichissement des différentes collections. Julia Dumoulin-Rulié, directrice du musée, après avoir, elle aussi, remercié l’ensemble des participants, a présenté des toiles restaurées, plusieurs objets, ouvrages ou photographies. Louis Tercinié, président de la caisse régionale (Charente-Maritime et Deux-Sèvres) du Crédit Agricole et Patrice Dunais (président de la caisse locale du CA), ont fait part de leur satisfaction en constatant la qualité des résultats obtenus, suite à leur participation financière. Nous rappellerons, à ce sujet, qu’un chèque de 22 000 € avait été remis aux responsables du musée, afin de procéder aux différentes restaurations.

Le XVIIIe siècle à l’honneur Après avoir présenté la chaise à porteurs, récemment acquise et restaurée, en grande partie, grâce à un don de la Fondation du Patrimoine, Julia Dumoulin-Rulié a fait découvrir au public, sept toiles peintes à l’huile accrochées dans la salle du réseau Vauban. Le portrait d’un homme, celui d’une femme (datant de 1737), tous les deux membres de la famille du Bailli d’Aulan qui fut gouverneur de l’île de Ré de 1760 à 1775. D’autres portraits exposés : celui d’un officier d’infanterie, de madame de Sévigné dont le lien avec l’île de Ré lui vient de son père le baron de Chantal qui s’est illustré durant le siège de 1627. Une représentation de Louis XV, une autre de son épouse Marie Leczinska et, pour finir, une nature morte. La directrice du musée Ernest Cognacq a conclu en commentant trois dons sur la thématique du bagne : tout d’abord, des photos et des objets emblématiques de l’incarcération offerts par JeanLaurent Grissot (historien rétais), ensuite les mémoires de Léon

De gauche à droite Nanou Brault de Bournonville, Patrice Déchelette, Louis Tercinié, Patrice Dunais et Julia Dumoulin-Rulié.

Collin : « Quatre ans chez les bagnards », offerts par le petitfils de l’auteur. Pour finir, avant de convier l’assistance au traditionnel verre de l’amitié, Julia DumoulinRulié a présenté le manuscrit du

gardien-chef Gabillon, don du groupe « Rétais-Rétaises » (qui avait fait l’objet d’un article dans une précédente édition de notre journal). Jacques Buisson

C o n f é r e n c e

Présentation de la vie et de l’œuvre de Pierre Bonnard Isabelle Terrasse, arrière-petite nièce du célèbre peintre, a présenté une « conférence-causerie », jeudi 2 3 novembre, au cœur du musée Ernest Cognacq.

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sabelle Terrasse est une artiste qui évolue dans la sculpture figurative. Après avoir passé plusieurs séjours sur l’île, elle a fini par ressentir un véritable coup de cœur, et a pris la décision de venir s’installer à Saint-Martin de Ré. Elle y vit depuis deux ans, et y a ouvert un atelier. Elle nous confie : « Je

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voulais m’éloigner de la vie parisienne, je me plais beaucoup ici. C’est après avoir rencontré Nanou de Bournonville (présidente de l’Association des Amis du Musée Ernest Cognacq- ndlr), lors d’une conférence, que m’est venue l’idée de raconter l’histoire de mon arrière- grand-oncle ».

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Un artiste atypique Dans le pur respect des traditions familiales, Pierre Bonnard s’est lancé dans des études de droit. Une fois sa licence en poche, il a obtenu son diplôme d’avocat. Mais comme le souligne Isabelle Terrasse, « la parole n’était pas son langage ». Pierre était passionné par les arts plastiques. Il devint rapidement célèbre après avoir réalisé une affiche publicitaire pour la société « France-Champagne ». Il n’a eu aucun mal à convaincre ses parents qu’il n’avait nullement l’intention d’arpenter les couloirs des tribunaux. Il s’est lancé dans la peinture. Il a fréquenté des artistes comme Gauguin, Toulouse-Lautrec, il a découvert les impressionnistes et a rejoint, pendant un temps, le groupe des Nabis. Pierre Bonnard se distinguait des autres artistes par sa conception de la création d’une œuvre. Il dessinait, dans un premier temps, et écrivait à côté de ses coups de crayons. Il définissait les couleurs à employer. Il peignait ensuite, mais jamais devant le modèle. Il refusait l’appellation de « maître ». Il

répondait à son public passionné et émerveillé : « je ne suis pas un maître, je ne suis qu’un élève, un élève de la nature… ». Pierre Bonnard observait. Il avait l’intime conviction qu’une œuvre d’art était « un arrêt du temps »… Isabelle Terrasse a commenté plus de 90 diapositives présentant des tableaux de l’artiste, de sa famille, et relatant les moments importants de sa vie, notamment son amour pour Marthe qu’il a épousé en 1925. Le public a pu visionner plusieurs clichés de la résidence du Cannet, où Pierre Bonnard se fixa et y finit ses jours. Lors de la « causerie », la conférencière a signalé que la famille était toujours propriétaire de la maison qui ouvre ses portes aux visiteurs, notamment lors des journées du patrimoine. Nanou de Bournonville a fait part du vif intérêt qu’elle a porté à cette animation culturelle. Elle attend, avec impatience, une suite de la présentation de toutes les périodes de la vie du peintre. Jacques Buisson

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Non ça n’est pas un gros mot ! « Les Monologues du Vagin » : aveux intimes à La Flotte.

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La Troupe du Pavé féminise le département jusqu’au 25 mars .

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agin ou machin ? Il y a celles qui ne le connaissent pas, celles qui en sont obsédées, celles que ça dégoûte... Qu’en est-il du vagin que les dictionnaires de vulgarisation définissent pudiquement comme « Orifice, cavité, canal » ou mieux : « organe tubulaire » ? Avec ces monologues confidences, c’est toute la féminité qui s’exprime, dans ses exubérances, ses mystères, ses bonheurs, ses douleurs, ses révoltes… La pièce à succès d’Eve Ensler a été traduite en 46 langues et interprétée dans plus de cent trente pays, dont 3500 représentations en France. La liste des actrices qui ont servi ces textes courageux s’allonge au fil du temps. Samedi 10 mars, elles seront une douzaine sur la scène de la salle de la base nautique de La Flotte à faire tomber les masques. Ensemble, elles forment la Troupe du Pavé, une jeune compagnie dont fait partie la Martinaise Estelle Callard. « C’est souvent drôle, parfois grave, voire atroce… La partie que j’interprète rappelle les épisodes de viols

collectifs en temps de guerre, mais on rit beaucoup aussi ». La mise en scène de Florence Absolu (elle a présenté la pièce plusieurs fois en Allemagne d’où elle est originaire avant de s’installer dans la région) présente la particularité de proposer ce recueil de témoignages dans sa quasi intégralité ce qui est rare. Plusieurs représentations sont programmées dans la région à compter du 9 février et jusqu’au 25 mars en clôture à La Rochelle. Comme le souhaite l’auteure américaine, qui depuis vingt ans utilise une partie de l’argent recueilli pour venir en aide aux femmes victimes de violences, les bénéfices de ces soirées seront au profit de diverses associations féminines locales.

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La Philharmonie de l’Ile de Ré en concerts

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es musiciens de la Philharmonie de l’Ile de Ré, sa nouvelle chef d’orchestre Sophie Aragon et sa présidente Véronique Héraud, invitent les Rétais à deux concerts gratuits.

Sophie Aragon, la nouvelle chef d’orchestre.

Pour ces deux concerts Sophie Aragon propose un programme identique, éclectique,

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de grands et classiques compositeurs de musique d’harmonie : John Powell, Bert Appermont, Kagi Tyamatsu, Franco Césarini avec des musiques de films et des musiques traditionnelles qui permettent de mettre en valeur les divers instruments composant l’orchestre. Ce sera l’occasion de partager un moment de convivialité et de joie et de faire connaissance avec cette nouvelle et jeune chef d’orchestre. CP

Dimanche 28 janvier 2018 à 17h à la Base Nautique de La Flotte. Samedi 3 février 2018 à 20h30, Salle des Fêtes d’Ars en Ré, rue du Havre.

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mardi 6 février 2018 mardi66février février2018 2018 mardi de 9h à 13h30 de9h 9hàà13h30 13h30 de Salle polyvalente au Salle polyvalenteau au Salle polyvalente Bois-Plage-en-Ré Bois-Plage-en-Ré Bois-Plage-en-Ré

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