CHAMPERY
\ L Michelet Jean-Joseph. inst.
SION, 31 Janvier 1949.
Champéry
No.}.,t"8.
r
68ème Année.
'r
Répertoire des Bonnes Adl-esses LIBRAIRIE
A. MONTF'ORT MARTIGNY-VILLE Tél. 6 11 19 Toutes Fournitures pour Ecoles.
Gilliard, SiOl) La bonne bouteille pour les bons amis
Caisse d'Epargne du Valais
SION
Société Mutuelle 20 agences dans le canton.
(Jontl'ôle oCficiel permanent.
Toutes opérations de banque aux conditions les plus favorables.
La plus petite des machines à écrire portatives. Poids 3 kg. 750, 6 cm. de haut sur 28 cm. de côté. Un produit PA[LLARD Fr. 195.- plus ichll.
OFFICE MODERNE s. à r. 1., SION Di l'. E. OLlVIER - Rue des Remparts - Tél. 21733'
ENGINS DE GYMNASTIQUE ET SPORTS Mécanique générale. Installation complète de locaux de gymnastique, places de sports et jeux. Coosh'octions -
.J. T 55
Réparations -
[
Tout pour tous les sports.
Location
PARAISSANT ·14 FOIS PENDANT LE COURS SCOLAIRE
SSONAY-VILlE Téléphone 8 04 95
KUSNACHT .Zch.
f
Engins de Gymnastique, de Sport et de Jeux. Vente directe de la fabrique au client.
ORCiANE DE lA SOC'I~TÉ VALAISANNE D'EDUCATION
ABONNEMENT ANNUEL: Fr. 7,50 Les abonnements se règlent par chèque postal Il c 56 Sion. ou à ce ~éfaut cont;e remboursement Tout ce qui concerne la publication doit être adressé directement à M. CI. BËRARD. Instituteur, Sierre - - Les annonces so~t reçues exclusivement par - -
PUBLICITAS, Société Anonyme Suisse de Publicité, SION de la GO[ éléobone 212 36
_ _ _ _ _ _~_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _~_ _ _ _ _~_ _ _ _ _~vaou
SION, 31 ./anvier -194-9.
Répertoire des Bonnes Adresses
Essayer
Les grands magasins
les bonnes -pâtes
Louis Tonossi-Zufferey
SAVERMA
-SIERRE
['est les adopter.
la maison au plus grand choix.
Collège SleMarie,MartiunJ
No 8.
68ème Année.
L'ÉCOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA SOCI~~ VALAISANNE D'EDUCATION SOMMAIRE: COMMUNICATIONS DIVERSES: Avis. Abonnement. - Examens de gymnastique. - District de Conthey. District de Martigny. - PARTIE PEDAGOGIQUE: Attention à la routine: - De l'apostolat. - Du tribunal de Pilate au glaive d'Hérode. _ Littérature... ou ordure? Enseignement individualisé du calcul. - PARTIE PRATIQUE: Centre d'intérêt. _ Fiches de vocabulaire. - Thème d'examen des recrues. Orthographe.
Infernat et Externat pour Jeunes Gens
, Ecole primaire ~ Cours préparatoire à l'Ecole Normale ~ Ecole Commerciale L'habillement le plus chic Au prix le plus bas
MAISON de CONFECTION
chez
pour Dames et Messieurs
Ha A. RAUCH
DUCREY FRÈRES
SI ERRE
Bâtiment des
P~stes
MARTIGNY
L'instituteur, ruprès le ,u'ur laJbeur d-e la journée sel~a heureux d,e jouir des pJl aisirs de ,la cf:amÏ'lle et de se délasser dans d 'es m<etUbles de (l.a
Maison A. GERTSCHEN, Fils, Brigue Représentant: IL OTTO GERTSCBEN -
AVIS
Pour toute rédanlation 'c ouoernant 'l'.adm.inistralion ou l'expédition de ,}a revue, on ·e si prié de s'adresser directement à l'imprinl'erie Beeger. PAIEMENT DE L'ABONNEMENT
Nous p.rions 'l es ·abonnés à qui [,e prix .de la revue n'est pas retenu ,d'office sur le traitement, de bien vouloir verser au plus tôt le lllontant ,d e 7 fr. 50 sur le cQ:lnpte de ·chèqu'e s IIc 56 « Ecole prim-aire», Sion. A défaut de quoi nous prendrons en relnboursement cette valeur aug'nlel1tée des frais.
SIERRE.
Examens de g~mnas tique de fin de scolarité en 1949 Léo~
Imhoff
PAPETERIE - RELIURE ENCADREMENTS Tél. 21070
SION
Teinturerie Valaisanne Jacquod F,·ères -S ion La maison de confiance
Les 'eXail11enS d'aptitudes physi,q ues de fin de scolaTité auront
lieu dans le -c ourant d'avril' 1949. Tous ~es garçons nés ,~n 1934
y ,s ont astreints. Les -c onditions pour réussir ,cef exanlen restent 'l es mêInes que l'année dernière, soit: 1. CouTse de 80 'l n. en 12" 8. 2. Saut en ,l ongueur, 3 -m . 50.
-
226-
·3. Houlet : 4 kg. = 10 111 ètrBS, en un Jet du bras ,g auche plus un jet dru bras droit. oU: 5 kg. = 9 ,l n. 4·. Lancer, pierre 80 Igr. = 38 'm . 5. Grimper = Perche de 5 :m . en 8" 6. ou Corde de 5 nl. en 14". 6. Saut avec appui: 2 sauts différents sur poutre de 1 m. P. Curdy.
District de ,ContheN La confél'enceannueHe du personnel enseignant se tiendra à. ,C hamoson, le 15 février 1949. Présence obligatoiré pour les instituteurs ·e t institutrices en Jonction. Invitation cordiale aux Commissions scolaires et aux ;anoiens m-e mbres du personnel enseignaIll1:. La réunion débuter,a à 9.30 h., par la messe pour ,l es défunts. 10 h. Q:uestions admini's tratives. IConférence. 12 h. Dîner. Ardon, le 26 Janvier 1949.
L'Inspecteur scolaire.
District de martign~ La Confé r er:.ce annuelle des Instituteurs et Institutrices du disfrÎ'c t , de Martigny aura lieu à Riddes, Il e 19 février 1949 à 9 heures 30, au P'e nsionnat St-Joseph, avec l'ordre du jour suÏ\:ant : 1) Affaires administratives. Co-mmunkations d~vel'ses. 2) Conférence sur l'a drcu l·ati on, ses règles, son enseigneTIlent, etc. 3)' Discussions. Résolutions. 4) Divers. 5) Dîner. Présence obligatoire pour tout l'e COfipS Enseignant. En ûas ~'e~pêchem,ent '~ajeuT, av.iser Mr l'instituteur Del,a loye Gustave, a Rlddes, secrétalTe de I.a Conférence. . Les commissions scolaÎ'I'es, Œes anciens maîtres-, les -anlÎs de .récoLe 's'Ont co:rdialement invités. Production de la 'Ch01'ale 'du district. Inspecteur -du district de Martigny :
P. Thomas.
i
PARTIE·PEDAGOGIQU~ Attention à la routine
Dans un précédent aliide nous avons montl'é que le maître doit f.aire la juste part entre les -m éthodes et les techniques de 'l 'école traditionnelle -e t celles de ~'école nouvelle (ap,peUation qui mériterait d'ailleurs d'être nueux précisée). II ne doit pas se laisser emballer par des Ip rocé(lés qu 'il ne c.onnaît -qu'en théorie ,e t qu'ont prônés des n'Üvateurs hop zéllés, souvent' intéressés mOTa'l ement; il Tisquel'ait peut-être de les appllquer ,au rebours du bon sens. Id, plus encore 'q ue dans d'a.utres do·m aines, il' faut 'a vancer lentelnent si l'on veut arriver sûreu.nent au but; i'l est bon d'aH·l eurs, conlme en toule cho-se, de savoir' garder un juste nlilieu pour ne pas risquer de tomber dans ,l'incohérence ou :le désordre. lVIais la r'Üutine est tout aussi dangereuse Iq u'un einhahl-e lllent ex cessif; elle ol'est pour le 'lnaître et p.lu:s encore -p our les élèves. Rien n'est imlJ.lluahle ici-bas, et l'éducateur, comme le bâtisseur, doit ,a dapter :s on travail -a ux découvertes réc.entes ; voilà pourquoi des te-c hniques nouvel.Jes peuvent s'imposer. Nous p[aignons le -m aître - et davantage encore ses élèves qui nous affirmait dernièrement: « Il y a p.lus d e 30 ans que je -pratique ainsi et je m'en suis toujours Ibien trouvé. Je ne changerai dünc pas ». Je nl'en sui,s 'toujours bien trouvé! Est-ce à dire: J'ai réussi à réduire mon tl'av.ail de préparation -e t de cOIToctions au minimum; ou: J'ai d onné à mes élèves lill,e for mation inl-ellectue:He et ,m orale aussi complète ·que possible? Il fa udrait se ,c omprendre. T,r ente ou quarante ans les 'lnênleS dictées, données tel jour à heures fix'es, les m-êmes l'édactions invariablement ilnpO'sées, sans qu'aucune -c ircünstance Œo-cale n'en puisse luodifièr Il e cours? M.ais, c'est à en -deveniT fou! C'est transposer sur le plan de ,J'éducation le travaH à la chaîne assomm'a nt au possi,b le. Nos élèves ne sont pas des nUlnél'OS; nous ne pouvons pas les traiter ainsi. Les (pal~ents nous ont c onfié une matière organique vivante, douée d'une intelligence 'e t une âme que nous devons ' « travaiU~r» avec une ext.rême -p rudence en nous efforçant de 'Conserver et d'affiner autant que :faire se peut 'c ette personll'ali té nai·ssante.
a -
228-
Tâche extrêmement diffidle et 'c omplexe sans doute, que nous accoilllplirons tcependant au plus près de notre ·c ons.cience. L-e 'p rincipal souci du nlaîh~ n'est-ce pas de former des êtres harmonieusem-ent développés, intellectuellement et moralement. Pour ,c ela il s'efforcera de -c onnaître le plus à fond possible -cette :m.atière, qui deviendra · un homme ,cÜ'mplet et qu'il n'a pas à façonner, tc ar, on l'a dit av'e c raison, l'enfant n'est lÙ une cire à .m odeler, ni un vase à remplir. Or, dans -c ertaines .classes, l,è s élèves se renouvell-ent chaque année et rien n'est aus1si divers que l'esprit de .l'homm·e, son ca. ractère, son â-me. D'où la nécessité de rechercher les outils permettant d'a-ocomplir avec le maximum de suocès hi. tâche imposée. Et ces outils tm ême ne peuvent pas être ,e 'lnployés toujours de la même manière. Les boits ne se trav.a~llent pas tous de façon ~dentique. L'ornleau ne s'e façonne .p as com·me le tilleul, et l'instrument lui-'m ême doit se manier différem·m ent selon les ligne~ d.u bois ou les nœuds .qui s'y trouvent. Le maître qui peut se vanter d"avoir paTfaiteInent réussi dans toutes les disciplines, à son premier 'c oup ,d'essai, est un surhomme; et nous iélicit.ons 'l'Ecole nOf!ma~e qui aurait fonné un tel ,p rodige. Et puis, n'est-il pas bon de' tâtonneT un peu au début et mêlne de -subir quelques échecs. Cela T-e nd prudent et peTII1€'t d'appliquer ,e nsuite avec plus de 'c hances de 'Succès les lnéthodes que l'on ·a expéTinlentées. Il n'est -p as dit, d'aiMeurs, que ce qui a parfaitement Téussi cette année fer.a 'm erveiHe 'l'année proohaine av'e c de nouveaux élèves, car on ne tsaurait assez le répéter, la matière que nous a vons en Inain est ,changeante. D'où la nécessité de nous renouveler. Et puis, si le 'livre que nous avons utilisé jusqu'id nous donne satisfaction, qui nous dit que celui qui vient de 'SOl,tir de l'l'esse, fruit de longues méditations et de patientes Techerches, ne lSera pas meil~eur. Pourquoi refuserions-nous de l'.a nalyser d'abord et d'en faire res's ai ensuite? Chacun le reconnaît, nos élèves ont un voca'b ulaire exeessiveillent paUVl~e. Est-tc e tTavaiUer à son enrichissement ·q ue de leur dicter chaque .a nnée les mênle textes d'orthog.raphe qu'ils finis'Sent par savoir ip.ar cœur? Afin de mesurer avec la plJls grande rigueur Hlathématique nos progrès annuels, notre ex-c ellent maître nous donnait au 'c omInenCeUl:ent -e t à ,la fin de chaque cours scolaire une dictée que nous ,c itons encore aujourd'hui de ménloire : «La Heur. La fleur donne le miel, -cHe est .la fille du matin, le charme du printemps, elle passe vite CO'lnme 1'hO'lnme, mais eHe rend doucerrnent ses
-
229-
feuiLles à ,l a terre ... » En dernière année '8JcÜtlaire l'instituteur aul'ait pu se passer de 'l a lire, car tous les élèves en connaissaient le texte par ,c œur. La routine, cela saute aux yeux, peut faire beaucoup de tort au développement d'une dasse. Les œillères que porte le maître bornent la vue des élèves. Evitons-les donc. Le m·ei'lleur remède à cela consis·t e à se tenir au courant des idées nouveI.les, des tendances actuelles de récole, des expériences tentées aiHeurs et si possible des résultats obtenus; puis de faire un tl'i intelligent et -e nsuite de tenter l'expérience dans sa ,e lasse- sur une petite éche:l'le, d'ab01~d par petits _c oups, afin de ne pas ,c ompromettre le résultat de toute une année s'c olaire. Et, suivant les ·s uccès obtenus, .ou ,l es insuccès, abandonner la partie l'année suiv'a nte ou l'étendre prÜ'gressivement. Nous avons pratiqué ainsi pour .J'enseignelnent par les -c entres d'intérêt, pour l'utilisation des .fi.ohes, et üette année spédalement pour renseignement du f~ançais sellon les procédés 'p réconisés par Freinet. Nous aurons l'occasion, dans le prochain nUlnéro, de dire quelques mots ·de ce Inaîb:e d'école et de -s es techniques; nous ' montrerons ensuite com.ment il- -e st possible d'enseigner le français en suivant ses diTectives.
Cl. Bérard.
De l'apostolat Aujourd'hui déferle sur le nlonde entier et spécialeluent sur notre viei~le Europe, ·c hrétienne encore de nom, une immense vague d'indifférence religieuse et mêlne d'antichristianism·e. La cupidiJé, les plaisirs sensuels, l'esprit d'indépendance et d'insubordination étouffent dans la conscience d'un gTand nombre les principes mOl'aux renfermés {~.ans le Décalogue ou la loi natul'elle. Une infinité de gens vivent comnle s'il n'y avait pas d'audelà. Bref, le .m onde se paganise ·de plus en ·plus. L'Eglise lutte de toutes ses forces contre le torrent dévastateur de l'impiété et de l'immora1ité. Malheur-e usement, le clergé, si dévoué soit-il, ne peut suffire à un travail qui s'avère her-c u!éen, ·car ce n'est pas une petite affaire que d'enlpêcher des multitudes, des peuples de glis·ser sur Ja pente rapide du mal ou de les faire remonter après une des·c ente profonde. De plus, dans les régions qui auraient davantage besoin d'un retour aux pratiques religieuses, le recrutem:ent des prêtres l'encontre des difficultés de plus en plus grandes. C'est pourquoi l'Eglise appelle à
-·230 -
son secours les â:mes d'élite qui, dans leur générosité, veulent bien sacrifier urne partie de leur temps, de lI eurs fo.rces pour collahorei' au s'a lut de tant d'âmes qui risquent de se perdre à janlais. : Et parnli ,les bons ouvriers SUl' lesquels .elle doit pouvoir COll1ptel'; il faut mettre ,les éducateurs ·c hrétiens, en raison de leur influence sur 1es jeunes intelligences. Ces éducateurs chrétiens sont les parents et les 111aîtres d'école; mai's dans ces lignes nous ne ·p arlerons que des instituteurs. Oui, !vI'es'sieurs les instituteurs valaisans, qui, dans l'Ïlnmense luajorité, êtes restés fidèles aux principes de notre sainte re-ligion, qui remplissez fidèlement vos devoirs de chrétiens, vous devez avoir la noble ambition d'être des apôtrès aup.r ès de vos élèves et demar.cher la main dans la mains avec les pasteurs de vos 'paroisses, dans l'œuvre si grande de l'éducation chrétienne de la jeunesse qui vqus est confiée et dont vous aurez un jour à rendre un compte sévèr-e au Souverain Juge. Nous ne voulons pas vous engager à vous mettre \Sur un pied d'égalité avec MM. ,les curés ou à empiétel' sur 'l ew's droits en vous érigeant en prédicateurs ou catéchistes; ce n'est assurément pas votre rôle. M.a i,s vous pouvez et vous devez vous intéressser à ,l eur travail, surtout en clas·se; le leur faciliter' par le soin que vous prenez de faire étudier 'c'Onvenablem'e nt .les leçons de catéchis'm e hnposées par ,le catéchiste, par votre bonne volonté à surveiller les enfants pendant ·ces leçons et aus'si pendant les oftfices religieux auxquels ils assistent. Ce n'est pas t'Out. Il s'agit de vous pénétrer de l'idé·e que vous ne devez pas seulement contrÎ'bue:r à faire de vos écolier des chrétiens .pour eux-mêmes, mais que vou i avez à fOI'·m er des 'a pôtres, qui: trav.aHleront plus tard à la 'Conservation et à ta propagation de notre sainte religion; vous avez à façonner des conquérants d'âmes .c hrétiennes. A ·c et effet, il n'est pas nécessaire de se transformer en prédi'c ateur qui veut ingurgiter la dévotion et le zèle à grosses cuilIlerées. On Œasserait bien vite son auditoire. Il s'agit simplement d'établir dans sa cl.asse, dans son école, une atlJl10sphère religiens·e, ·en profitant de quantité d'occasi'Ons pour faire une réflexion IPieuse, citer un aete vraiment ,c hrétien, blâ·m er un scandale. Ge seront autant de choses qui fleureront l'aUachenlent à notre ;religion -e t par conséquent ce sera de l'apostolat. Ce qui est parHculièrement' effiocace c'est ['exetmple. Les pal'ales ·é meuvent, dit-on, mais 'l es ~xempJ.es entraînent. Le bon exemple donné par l'a'c compUssement consdencieux de ses devoirs de chrétien est une prédication souverainement efficace, quoiqu'elŒe 's'Oit muette de parole. A ,la -pra.tique des vertus chrétiennes on s'efforcera de joindre celle des vertus dites sociales: la
231-
bonté, la serviabilité, 'la politesse, 'l'indulgence à . l'égard des fài , blesses du ' prochain. Une vertu trop rigide, trop sèche, éioigne les cœurs, c'pst le miel qui attire les mouches et 110n le vinaigre. Cette ac.t ion bienfaIsante s'exercera non seul"meJlt à l'école, ;m ai:: partout é).ù .l'0ll ~) quelque j ôJ.c rI jouer, si modeste soit-il; ~ans les J éunions de sociétés, dans les rapports avec telles et telles personnes. Seulement, il . faut veiller, dans oes circonstances, à observer une grande modestie, à lais's er parler moins la raison que le ·c œur rempli de 'l 'a:mour de Dieu et du prochain. Un maître qui prend ainsi au sérieux son rôle d'éducateur chrétien ne manquera pas d'avoir une grande influence sur ses élèves et la population au milieu de laquelle il vit, et bien des gens, surtout !les jeunes, chercheront à l'inliter. · Ah! il est à plaindre ceilui qui néglige d'être l'apôtre du bien, qui ne se soucie point de la vie chrétienne des enfants qui lui sont confiés, qui s'est fait un sim.pIe marchand de connaiss.a nces profanes, quit souvent 111ême, 's,c andalise par son indifférence religieuse. Sa pla'ce n'est pas dans une écO'le ·chrétienne, .car c'est un loup dans la .b ergerie. En songeant parfois à notre .Jongue ·carrière pédagogique, maintenant term.inée, nous éprouvons deux regrets, deux s·euls : celui de n'.a voir pas assez pratiqué la patience et celui de n'avoir ,p as donné à la f'Ormation chrétienne de nos .élèves :autant d'efforts et autant de temps temps qu'elle 'mérite. Que ceux qui nous lisent fassent mieux que nous. J.
Du tribunal de Pilate au glaive d'Hérode Plusieurs ·c.antons se .p réoccupent a'ctueHement de la protection morale des enfants. Récemment l'attention a été attirée partÏculièrelnent sur les illustrés destinés à la jeuness·e. « Le Courriel'» a mené une campagne vigoureuse contre les fauteurs de la putréfaction. Les Chemins de feT fédéraux 'Ont eu le souci de surveiHer de plus près les kiosques de libr.airie installés dans ses gares. Uneacti'On de ce gen:re est en ·c ours chez nous. A plusieurs l"€!prises, «Le Nouvelliste valaisan», entfle auh~es, s'est occupé de 'ces pr'Oblèm-es brûlants. Èn réalité, la question de la protection des jeunes est plus vaste et plus générale. La situation morale de l'enfance est devenue diffi'cile. A un âge où l'esprit se trouve en pleine formation ,.
-
232
où la 'conscience est encore très incertaine ·e t Ja volonté faible, la génération montante est exposée à des influences néfastes auxquelles elle ne peut pas faire face t'Oute seul'e. A qui la faute? Sans doute aux adultes. Par une ignorance déplorable, par une faiblesse néfaste ou pal' une indifférence coupahle, nous avons laissé se développer un état de choses scandaleux. En lisant ·oe verdict, plusieurs se récrieront et' penseront que j'exagère à plaisir et pour les besoins de la cause et que je méconnais le bon 'c ôté du temps présent. A Dieu ne plaise! Je sais qu'il se fait beaucoup de bien et qu'une élite de jeunes a plus d'ardeur apostolique que lI eurs devanciers . du début de ce sfècle. M.a is je vois, d'une part, au prix de .q uels efforts sont nés les 'm ouvements Ténovateurs el' d'autre part, quelle immense multitude d'enfants restent exposés, sans défense suffisante, aux miasInes des miHeux malsains. L'optimisme de com'm ande est une attitude théâtrale qui n'est pas moins dOlnm'a geable que le pessimisme systématique. Si la situation morale actuelle de la jeuness'e est due à de ·n ombreuses causes, nous y avons notre large part, après et avec :l~s parents. Un fait digne d'être mis en relief, c'est que les réactJO~s les plus vives 'c ontre la veulerie de l'époque se sont prodmt'e s ·en dehors des sphères scolaires, ·l es mouvements de jeunesse sont nés en nlarge des é-coles. Pourquoi est-üe que trop d'éducateurs et' d'éducatrices restent 'r es'e rvés ou neutres quand il s'agit de défendre les jeunes contre les influences malsaines, les spectades provocants les é.c~its Ucendeux, les images .risquées, les habitudes précoc~s de bOIre et de fum'e r, le nomadIsme des enfants jusqu'à une heure avancée de l~ nuit, l'exploitation :de mineurs par des entreprises non soumises à .la loi des fabriques, etc. ? _. C'est parfois une question de tempérament. Cette excuse tsi c'en est une) est Il e plus 'Souv,e nt spé-cieuse. Car cet. individu pble.gmatique et imperturbablmuent insensible, quand rI s'agi1l des problèlues altruistes, retTouve une vigueur remarquable quand ses aises sonf en jeu . . ~ D'~utres ont pour principe: Pas d'histoires! Que chacun ,s e ?ebrouIlle, comlne ",il peut! .Vous voilà avertis, jeunes enfants lrn~rant.l om'b re 'm eme du dangeT, 'quand ,le serpent se 'c ache sous 1 attIrance du spectacle, le ·c hatoielnent des couleurs 'l a douceur des boissons délétères, -le geste engageant des récl;mes et tant' d'autres séductions. DébTouillez vous! · . . ' ,Le plus souvent, ce sont les ,c alculs m'e s'q uins de l'intérêt qui ~l'oublent IR vue, ferment la bouche et paralysent les bras et les Jambes.
-
23-3 -
Inutile d'insister sur le - prétexte de ceux qui vous dis-e nt, explicitem,ent ou à mots couv,erts: « Je ne sui~ :p as payé pour. cela », ou bien: « cela ne me r-egarde pas 1 » Actuellement, nous sommes souvent appelés à juger et comIne ,s omnlés de -prononcer une s'e ntence. Et quelles sont les par~ ties en prés,enoo? D'une part le Christ dans les personnes des -e nfants dont nous avons chal'ge d'â'lne; d'-a utre part Barabbas s'Ous ~e rn-a sque des pui,s sances du 'm al. En refusant, S'Ous quelque prétexte que ce soit, de prenùre ' fait et cause 'pour l'innoc,e nce, nous prononçons une sentence à la Pilate. Hérode av,e c son glaive ·se tient à la po'r te de ee h'ibunal inique et guette les jeunes âmes abandonnées par faiblesse et' lâcheté. C. G.
Littérature.,. ou ordure? J aUlais , peut-être, les librairies ne Jurent p-al'eiUenlellt inonnées de publi,c ations de toutes sortes. En dé-clenchant tous les leviers d'une puhlidté tapageuse, on parvient à fai.re ad-m ettre pour des chefs-d'œuvre des productions tout juste·s ·a ssez bonnes pour il a poubet1le, à moins que Ic et 'Ustensile dOInestique ne soit · souiHé à son tour par ·c es feuilles imnlondes.
Qu'on s' arrête un instant devant un kiosque. C'est un grand étalage ,c hrOInoHtho:graphique et pornographique, ce dernier poussé parfois à un tel degré qu'il vous fait frémir d 'indignation. Eve, dans son paradis perdu, eut :au J.noins la pudeur de se recouvrir d'une feuihle de vigne; nos actueHes étoiles de dnéma senlblent avoir définitivement ouhlié ·ce que 'l eur mère con1lnune, après sa 'c hute, comprit instÏnctivenlent. Peul-:ê tre espèrent-elles, ::t insi, en affichant. sans vergogne toutes les for·m es plus ou moins harmonieuses de l eur anatomie - qui ne varie en -rien, ne leur -e n déplaise, de celle de la plus lnodeste ,c réature hUlnaine alteindl'e les SOlll'mets de l'art. >C'est une opinion que nous ne p artageons pus. Ouvrons l'e .prenlier nlagazine. Dans ,chaque !}igne presque, on y parle d'anlour - un amour qui n'a de vrai que le nom. Le divorce y est célébré à longueur de ·c olonne. ,Chaque star Se doit, pour des rai's ons publidtaÏTes, d'en êfre au lnoins à son troisième _111a.ri. Mais l,e :plus gr.ave, c'est .qu'autour de ·ces s-candales Ipermanents se .p rélasse toute une cour d'admirateurs, une cour de , journalistes, d'hommes de leth~es, de photographes qui prennent position et qui participent, ainsi, à .J'a d-échéancecoUective et entraînent clerrièreeux des Ini'llions de jeunes et de vieux qui font
Q
-
234-
de" 'c es ,r evues leurs lectures de chevet. Car, ne l'oublions ' pas, meme chez nous, les marchands de journaux font d'intéressantes affaires a'Vec ces feuilles d'égouts. Il est diffidle, 'c ertes, de rééduquer ,c ette soit-disant élite qui elnploie le peu d'intelligence qu'elle possède à noircir ou à colori.er ces ,colonnes; il est dif.ficile de faire 'comprendre à 'ces soitdlls ant artistes que l'art, mais le vrai, 'S'oriente dans une direc-tion tout à fait opposée à 'c elle qu'ils ont prise. Le lneilleur moyen dont nous disposons, c'est de diminuer 'l e ,c hiffre d'affaires de ces éditeurs. Le jour où leurs publications ne se vendront plus à trois" quatre ou cinq oent miHe .exemplaires, pour ne pas dire davantage, il est probable qu'ils se mettront là -réfléchir, On m'objectera peut-être qu'il faut vivre avec son temps, que la jeunesse se doit de se tenir au courant. -,\u courant de quoi? Des mouvements artistiques? Allons donc! On rira bien quand t'humanité sera redevenue plus raisonnable, plus près de~ vérités essentiel,les, de savoir à 'c ombien de fausses aloires nous avons fait fête, cOlnbien de faux dieux nous avons a'd orés; on rira bien et on nous plaindra en voyant ·combien d'artistes nos contemporains, sont morts ignorés, 'c ombi,en de messa,O'e s' lumineux ont ete meconnus, alors que nous prêtions une oreille servile à toutes ces fausses notes. Se tenir au courant du nombre de di'Vorces de la « célèbre star X ... », fredonner les derniers airs à la mode connaître le poids et le tour de poitrine d'une quelconque sou~is de boîtes de nuit? Est-ce vraiment, mê'l11e 'e n ce sièc.le où toutes les ~raies valeurs Is ont faussées, ce que désirent profondément' nos Jeunes? Est-ce de cette nourriture ,q u'ils ont faim au fond de leur cons'c ience inassouvie ? "
,
f'"')
Je n'ai parlé que des revues, paI'ce que c'est la nlarchandise la plus courante. n faudrait encore abOl,der les livres, plus dang-el'eux encore, parce qu'un livre -demeure longtemps et qu'on a toujours l'occa:s ion de s'y' replonger. ' Je pourrais vous citer des dizaines, des -oentaines ?e tih:es de livres à nausées, Quand un gouvernement veut en InterdIre un, toute une presse savamment orchestrée s'élève contre 'ces lnesures draconiennes, on emploie ~' es grands 1110tS de liberté et culture pour excuser 'c es ordures. Et pourtant ... Pourtant, les bons livres, [es bonnes l'evues, sont quantité. Ils nous apportent qu'e lque ,c hose de constructif. Et qu'on ne s'y trompe pas, Un écrivain peut avoir réellement du tal-ent et un message à trans'm ettre et, nlal:g ré cela, ou peut-être à cause de cela, écrire des livres propres, signer des arti,d es de valeur sans, ;) chaque 'l igne, apporter 1e 'trouble dans l'esprit de 's es lecteurs . La propreté n'exclut pas le talent.
235-
Mais voilà, les semeurs de bon .grain sont méconnus. Nous faisons fête aux semeurs d'ivraie, nous remplissons leur portelnonnaie, nous som'm es ,c mnplices, tous cOlnplices à un degré plus ou nloins ,f ort, de cette décadence de l'esprit humain. Je pourrais vous dter des exemples d'auteurs .catholiques, qui sont, par surcroît, des génies de ·l a l'a ngue, .et dont les œuvres s'elnpoussièrent sur ~,es rayons Olbs'c urs des librairies, -cependant que la vitrine est oocupée par les productions à la lnode, fussent-el,les empoisonnées. Inutile d'insister sur 'l e-mal causé par ces publications. Il est peut-être inlperceptible au premier abord, 'car le poison, insidieux, agit parfois lentement, développant son effet pendant toute une vie. Et après, les 'maisons de relèvement regorgent de pensionnah'es, et 'l es prisons, et les maternités pOUl' filles-mères, et les asites. On se demande alors .l a Icause de tout ,c ela. G ,e st un peu tard pour y remédie1'. Autour de nous, dans plusieurs -cantons, on a déjà levé le bouclier contre les mauvaises .l ectures. IL e Gouvernelnent valaisan, à s'On tour, ,s 'est mis dans les rangs. Il était te1nps. Jusque dans nos vilLages les plus reculés arrivent les relents de toutes ces publications malsaines que nos voi!Sins nous envoient à profusion. N'ont-ils donc rien d'autre? Il est à souhaiter que les ' gendarm.es - :à qui il appartient de faire l'enquête préliIninaire _ ,(est-ee vraiment la bonne formule?) ne se laissent pas, à leur tour, tenter par tous les sav.ants appâts des kios<q ues. Car, « dame Anastasie » aura un sérieux trav.aH à effectuer en Valais. Tous les instituteurs, tous ,ceux qui ont ,e ncore le cœur et l'esprit à leur juste place s'e doivent de ,s outenir -s,a ns limite oette beUe action, dont dépend la santé moral'e et physique de notre population. Jean Folloniel'.
Enseignement individualisé du calcul en 1re année primaire avec autocorrection pal' Monsieur Chételat, professeur à l'école annexe de l'école normale, Sion.
L'enseignelnent individua1lisé, ,a u :noyen de fiches, gagne de plus en plus les faveurs des :maîtres ct des élèvf's , Void, dans ce genre, une . réalisation concernant renseignement du calcul ,e n première année p'rim~ir-e.
c -
On suppose acquises, au moyen de dirfférents procédés intuitifs, .les premières notions se rapportant aux no[nbres et à 'l eur ,c nniliinaison. Il .s 'agit dès lors de Innl1iplier les exercices destinés à ,c réer les auto.matismes nécessairè~ aux quatre opérations portant sur 'l es no.m'b res de 1 à 20.
...
= cu ......
cu
.=
"" ......
Ce programlne a été divisé en i)5 senes pro.gresls ives, chacune étudiant une nouvelle d.iffi.culté, d'après -le plan s uÎ'vant : Série »
» »
» »
» » » » »
» » » »
» »
» »
1 2 3 et 4 5 6 7 8 9 10 Il 12 13 14 15 16 17 à 19 20 à 24 25 et 26 27 à 29
-
236
jaune Addition 0 à 5 jaune Soustraction 0 à 5 rose Addition jusqu'à 10 rose Décomposition de 6 pa.r soustraction rose Décomposition de 7 par soustraction rose Décomposition de 8 par sO'..1straction rose Décomposition de 9 par soustraction r,o se Décomposition de 10 par soustractior. rose Addition en ordre quelconque de 1 à 10 rose Soustraction en ordre quelconque de 1 à 10 bleue Une dizaine -+ unités bleue (Une dizaine et unités) -+ unités bleue (Une dizaine et unités) - unités bleue 20 unités bleue 20 - (1 dizaine t unités) brune Passage de la dizaine-addition brune Analyse des nomhres de Il à 18 par SOU9tractio'n orange Produits par 2, 3... jusqu'à 20 orange Tables de la m~ltlplicatioll en ordre quelconque.
»
» »
30 et 31 32 33 à 35
237-
Division par 2, 3 ... jusqu'à 20 Tables de la division en ordre quelconque Exercices de révj sion sur les séries 1 à 32
verte verte verte
Chaque série cmllprend 10 fiches, ,c hacune portant l'indication de 20 opérations du même genre, ,a vec leurs réponses au verso. (Les ,trJ:ois premières !s éries comprennent 20 fi,ches an Heu de 10, afin de fa'ciliter le départ de tous les élèves.) 'Chaque élève travaiHe ,a vec sa fiche. n la fixe à sa feuille au ·m oyen d'une pincette, indi,q ue le No de 1a série et 'la fk.:be, exécute mentalelnent les opérations, puis inscrit .au fur et à mesure 1·es réponses dans la ,c olonne -correspondante. Lorsque les 20 OpéI ations sont terminées, il retourne le carton pour 'la ,c orrection im'm édiate et personnelle de son travai'] (autocnrrection). Il indique au moyen d'un signe ,l es réponses fausses et inscrit Le total des fautes au ba,s de la colonne. Les feuilles ren1:plies sont ramassées .par Œe UlaÎtre qui peut en t out temps prncéder à un nouveau 'c ontrôle, s'H le juge utile. A partÎ'r de ,l a série 12, les fi.ches 5 et 10 sont des. fiches de réca pi tulati on. n n'e"t pas nécessaire que ,c haque élève exécute toutes les opérations d'une série: un bon élève peut se ,c ontent er de 4 ou 5 fiches 'D ar série. L'expérience Inontre ,q u'il est très rape qu'un élève ,c herche à tricher en retournant ùe ·carton avant la fin des opérations; 103. pincette, d'aUleurs le gênerait considérablement. Un contrôle du travail de toute la dasse peut être effe,c tué au moyen d'un graphique, qui servira en !IUênle telnps de puissant moyen d'élnulation. ; : 1
1
"'" 20 Ut
IS
"·4 · 1 3 1
44
~I .
'
-
238-
Les 35 séries présenttmt aux élèves près de 8000 opérations: e lles tiennent .lieu de manuel. On estilne .q ue grâce aux Hches, les élèves fournissent trois fois plus de travail qu'ave,c un manuel, s'ils sont obligés de recopier sur leur cahier les opérations indiquées .dans le manuel. Suivant la , co.mposition de sa dasse, le lnaître jug-e ra s'il yant mieux ,l aisser 1es élèves avancer à -leur ,a Hure per.sonneHe jus·qu'à la ,f in du programme, ou ,s 'il est préférable -de faire de temps en teIlljps des arrêts" permettant des explieations -CÜllnnlUnes; dans Ic e .dernier -c as, en attendant led retardatai'r es, les bons élèves seraient avantageuselnent occupés ,à d'autres exeTcices, de lal1gue lnaternelle par exenl.p le. Fi'c hier pour -dispo·se-r avec clarté 10 s~ries de fiches. Là où 'l es élèves vont eux-nlêmes Ic heTcher et remettre les fi.ches, ce f:i.chie-r permet à ch3'cun de s'y retrouver et de Je faire aisément. On peut 1re poser sur le pupitre du -lnaître ou sur un banc d'écolier. A ,c haque lCOilupar-tiulent du fichier est fix-é un bout de carton au lTlOyen duquel on sort les fiches avec facilité.
PARTlIE P R A T l a ù i ! LANGUE fRANÇAISE Centre d'intérêt: LES ANIMAUX DOMESTIQUES J. REcrrATION Monsieur Minet Minet, dès que l'aube naît, Sur mon édredo~ se pose: J'aime bien monsieur Minet.
Il pourlèche et reconnaît La blanche main qui le flatte: Quel câlin, monsieur Minet!
Hier, pendant qu'on dînait, Mais adieu, mon -sansonnet, Il . tirait sa langue rose: Si tu tombais sous la patte Quel gourmand, monsieur Minet! De ce bon Monsieur Minet! Clovis Hugues. Les bœufs à l'abreuvoir
Les expériences faites jus-q u 'à :présent ,s ont des plus enCOUTageantes. Essayez! Prix:
35 séries (380 fiches) . ,100 p. feuiLles de résultat 10 pincettes 1 fichier .
Fr. 25.Fr. 5.Fil'. 3.20 Fr. 3.30
BANQUE TROILLET MARTIGNY Exécution rapide, discrète et soignée de toutes opérations bancaires aux meilleures conditions du jour.
1 Bagnes 1 Orsièresl
Salvan-Finhaut 1 Leytron-Saxon 1
Tranquillement, les bœufs s'en vont à J'abreuvoir, Deux à deux , pas à pas, très sages; 'l'habitude D 'être toujours c-ouplés, du matin jusqu'au soir, Donne -a ux deux compagnons une Inê'm e -attitude. L'un près de l'autre, a~7 ec le même mouvement, Ils marchent en baissant leur tête résignée, Le matin, assoupis encore et l'œil donnant; Le soir, la gorge sèohe et las de leur journée. Le matin, au premier réveH du jour nouveau , Le deI mauve et lilas -s e reflète -dans l'eau Où les deux Tuminants plong-e nt leur mufle rose, Et le soir, au dernier adieu du jour vermeil, Avant de reto~n'ner à leur ·é table close, Ils boivent (hms l'eau propre ' un rayon dp. soleil. H. Chanta voine.
)outenez votre journal en lui procurant des annonces. Soutenez vos annonceurs en vous servant chez eux!
•
~
240-
Ma chienne
Je lue souviens D'avoir eu pour umi, dans nlon enfanoe, un chien , Une levrette blanche au ,m useau de gaz,elle, Au poil ondé de soie, au cou de tourterelle, A l'œil profond et doux C01nme un Tegal~d hlunain. Elle n'avait jau1.ais mangé que dans Ina main, Répondu qu'à Ima voix, couru que sur Ina tra!ce, Dormi que sur Ines pieds, ni flairé que ma pla,c e. Quand je sortais tout seul et qu'eUe delneurait, Tout le tem.p s que j'étais dehors, eUe pfeurait. Pour me voir de plus .loin aller ou reparaître EUe sautait d'un bond au bord de Ina fenêtre, Et, les deux pieds coUé,s ,c ontre les froids can'-e aux, Regardait tout le jour à traveTS les rideaux, Ou, parcourant ma cham.bre, eHe y chel~chait encore La tl'a1ce, 1'ombre au moins du 'lnaître qu'elle adore. Lamartine. II. VOCABULAIRE
LES NOIVIS. - Aninl,ul, bête, fOrIne, taille, couleur, grosseur, grandeur, allur·e, attitude, aspect, lnuseau, naseau, gueule , encolure, crinière, poil, pelage, toison, l'obe, corne, oreiHe, cr ou pe, queue, mamelle, patte; phulle, duvet, huppe, crête, aile, €rgot; langue, dent, griffe, s'a bot.. .; fOTice, souplesse, rapidité, douceur, ek... (Suivant l'anÎlnal ohservé, étudier tels ou tels noms se l'apportant à la description.) , LES ADJECTIFS. Un aninla'l do'm ·estique, utile, patient, vif, fort, doux, docile, etc ... Une bête puissante, lnuselée, grosse, fine, -c ruelle .. . Cet aninlal est de forme agréable, trapue, allongée; sa tai.lle est grande, nlajestueuse, petite ... ; le museau humide, frais, blanc, noir, pointu ... ; ;l a gueule targe, ouverte, Inenaçante ... ; la crinière épaisse, ,l ongue, souple. Cette vache a une ,c orne pointue, courte, allongée; ce cheval a des oreiUes larges, velues, etc. LES VERBES. - On ,peut étudier deg-;roupe de ve'lDeS indiquant les ci'is -desanin1aux observés , leurs Inouvements leurs actions. .. . , Agiter la .queue; d1'{~ss' er les 01'18 Hl es ; frapper du sabot; sauter un obstacle; franchir une haie; tirer la charrue; ruminer; mang,e r; ,brouter; pi,corer; laper, broyer, déchirer, croquer; abayeT, japper, hurler, glapir, miauler, ' grogner, hennir, braire, bfler, mugir, 'b eugler,glousser, chanter, etc.
-
241-
III. ORTHOGRAPHE
a) PrépaTation: S'en référer au numéro 1. Boulka
J'a,rais un petit dogue . On 'l'appeLait Boulka. Il était tout noir, sauf le bout des :pattes de devant qui était blanc. Son 'lnus eau était large, ses yeux grands, noirs et brillants, ses dents blanches tOUjO'UTS découvertes. Il Tessemblait à un nègre. N os trois poules
Ceux qui ne lesconnaiss'e nt p.as -c roient qu'elles se ressemblent' pal'ce 'q u'eHes ont deux pattes, un seul bec, et beaucoup de p'lunles. Nous savons bien, nous, qu'il n'en est rien. La première es't distinguée cOIn me une demoiseJ.!le 'r i-c he qui va au pensionnat où l'on -a pprend le piano; ses pattes sont fines; eUe porte une aigrette qui SOTt de chez lI a Ineilleure lnodiste. La deuxièlne, ,c oiffée d'une -e spèce de petit bonnet qui la fait reSsembler à une paysanne, a des plumes jusqu"aux ergots. Quant à la froisièm'e, - qu'eNe nous 'le pardonne! - nous voyons nettement ,q ue sous le bec elle a COlll'me de 'l a barbe'. Henri Bache1in. La vente des bœufs
Le soleil n'était pas levé quand ,l a voix de Julien Noëllet réveHl.a le vaJet qui dormait au-dessus de la boulangerie. « Ohé! descends lier l,a grande paire de bœufs et dépêche ! }) Le valet trouva son ,m aître sur l,a chaus's ée pavée qui coupe en deux 'l'-é table. Jul1ien Noëllet paraissait sombre. Mais n'étaitce point l'ordinaire ft présent? Le valet' aLla prendre, le Il ong du mur, le joug de cor!Jllier poli, le posa sur la tHe des deux plus beaux bœufs, Yermais et FauVlearu, tachés de blancs et' de 'r oux, hauts d'échine, la11ges d,e eroupe, et, tandis qu'il serrait la pièce de bois au ras des cornes a vec la cou'lToie, il relnarqua que deux ,l armes' 'c oulaient sur la joue ,c reuse du métayer. Quand toute da 'l anière fut enroulée, il déor-ooha l"aiguHlon, et attendit un ordre, appuyé sur l'épaule énOl'lne de Vern:tais. Julien soupira et di,t : « Tu n'en lieras pas souventes fois dans ta vie d'aussi beaux 'q ue -c eux-là. » - Ça se peut, répondit le valet. - :Ce n',e st pas que je ;m éprise les autres, ChaJl1vin et Rougeais sont de bonnes bêtes aussi; Caille ,e t Nobiais feront lI eur devoir tout -c omme d'autres, quand ils seront plus' vieux; mais ceux-là , je les aimais.
-
... Vous allez donc 'les vendre, que vous les regrettez ? Je v.ais où je veux, répliqua sèchement le métayer ~ Mène-les dehors, et prends la Toute. )} R. Bazin. Un âne
La bête aLlait d'un pas tranquille, -escortée par Mlle C...apefigue et Mariette, qui, elles, témoignaient d'un cert~in o:guei1. A la vérité, le baudet -é tait de petite race et de pehte talne. II avait une bonne tête Iongue, ,a ux pons grisonnants, des oreilles droites et m'Obiles à l'extrême, de grands yeux tristes, 'comme il 'c .onvient, et un gros ventre de paresseux qui ne lui donnait pas très fière mine, ,mais il marchait docilement 'e ntre les deux femmes qui souriaient à tout le monde. René Bize. Les poulains
Le poulain galope en faisant des grâces: il baisse et relèVle la tête, 'c ornille s'il saluait le gros solei~ rouge qui se couche dans l'eau. Ensuite, il se , cabre en es's ayant de se tenir debout ou bien il lance avec vigueur ses pieds de derrière dans le vide. Puis il 'co'm mence à tracer des cercles de plus en pIus larges autour de sa nlère, sans arrêter un seul instant 's on tr?t balancé et joli !COillme une danse. Iv/. Adoux. Chien et chat
1. Jip ... -est un grand bêta de ·caniche noir tout velu; un nloment il aboie très fort, saute contre vous et a l'air de vouloir vous dé~orer ; l'instant d'après, il pense à autre chose et vient vous lécher la ·m ain. Quant à Puss ... il ,a l'air tout doucereux et to{rt aimable. Mais, chaque fois qu'H peut faire un mauvais coup s.ans danger, il ne 'm anque pas l'occasion. 2. A l'entrée de la chambre, Jip exécute un brusque virage. On entenÇl battre ,l a porte. Des -clameurs effroyables se déchaînent. Quel spectacle ! Puss est acculé dans un -c oin. Son dos est bossu com'm e celui d'un dromadaire. Ses joues sont gunflées, sa gueule est fendue jusqu'au cou'. Il jure ,e t c~ache comnle un furieux. Il a 'l 'air d'un fagot d'épines; toutes ses griffes sont dehors,et il les a.l1onge avec des détentes brusques dans la rlirec- , tion de l'enne'm i. Jip exécute devant lui une danse menaçante. LI aboie de toutes ses forces, se dresse sur s,e s pattes de derrière, puis se tapit -contre ·le sol et bondit en avant. Mais les rpssorts de Puss fonctionnent avec une précision admirable. Jip pousseun hurlement plaintif et bat en retraite. Puss, d'un bond adroit, s'élance vers la bibliothèque. Ses griffes sont ornées d'une belle touffe de poils noirs qui manque au front de Jip. André Lichtenberger. ob) Exercices d'application: S'Bn référer au numéro 1.
243-
VI. COMPOSITION FRANÇAISE La phrase - Le paragraphe - La rédaction
1. Conlposez des phrases avec 'l es mots du vocabulaire. 2. Conjuguez I.es verbes du vocabulaire. 3. En un paragraphe, décrivez une vache qui broute. Rédaction: Votre .chat pendant les repas. Questionnaire: Avez-vous un 'c hat? - F.aites son portrait {lU celui d!un -c hat que vous connaissez: son nnm, sa taIlle, so~ pelage. - ' Sait-il 1 e,c onnaÎtre les heures des re1?as ? . - ~ quOI devÎne-t-il qu-e l'heure du repas apprnche ? - Ou se tIent-l'l pendant le repas? - Que" fait-il pour qu'on ne l'oublie pas? Que lui donne-t-on p,aflfois ? - ConTInent m~nge-,t-il ?, -:- C.o.IUT;.l.ent boit-il? - Quels aliUlents ou queHes bOIssons prefere-t-Il ? Que fait-Ï'l après avoir Iuangé ou lm ? - Le ,c hien de garde et le ·chelnineau. (A faire développer oralement). Sonunaire: 1. Le chien dans sa niche: eomnlent se tient-il? Que fait-il? - 2. Le ohemineau entre dans la cour. Comment est-il : vêteluents, bagages, outils; ce qu'il fait: démarche, attitudes, paroles. - 3. Le chien s'élance: à bout ~e -< :haîne; ses abois, son attitude Iuenaçante" ses regards, son agItation. - 4 . Le maître ou 'la Iuaîtresse du logis; et.le apaise le chien, répond au chemineau. - Le passag-e d'un aroupeau~ de Il1outons sur 'l a route. Ce qui l'annonce: le nuage de poussière, les aboiements du chien, la corne du berger. - Le passage des luoutons : c'est !l e corps du devoir; noter les détails cara.ctéristiques; imaginer le passage d'un véhicule, la route, un 'm Olnent dégarnie est envahie de nouveau. . Le troupeau s'éloigne: Des bêlements ·confus , quelques abOIS, Ulle poùssière épaisse. - Rédi'g e de mêIue : le passage du troupeau de chèvres. - Choisi's sez un anÎlnal dom,e stique: ,b œuf, vache, âne ou eheval.Montrez-'l e à l'étable, au travail, ·au repos dans la prairie. GRAND CHOIX
RMONIUMS
neufs et occasions. VENTE ~ ÉCHANGE .. LOCATIONS - RÉPARATIONS - REVISIONS Devis saua engagement.
Recueils de chant Musique pour Harmonium et Orgue Tél. 210 63
/f~~~ SION
PIAN OS
et Instruments de musique.
-
244-
FICHE DE VOCABULAIRE
--- 245 -
No 31.
FICHE DE VOCABULAIRE
15. A table
Lecture.
Le petit Jacques. ~ Jacques a ~sept ans. H se tient bien à tfrble. Il ne met pas ,l es coudes sur la nappe. Il attend qu'on le serve et il ne commence à manger que lorsque tout l,e monde est servi. Il ne se verse pas à boire, ma'Ïs il demande poliment un -p eu d'eau; il ne boit jamais de vin. U n'avance pas la fourchette vers les plats qui lui ,conviennent, mai,s il nom-m e ce qu'il ~eut. Il ne gesticule ni avec le -c outeau, ni avec la four-c hette. ~1 ne P?rt.e jamais le couteau à la bouche. Il ne coupe pas son paIn, mals Il · le r ompt. I.l mange de tous les plats et il n'est pas jaloux si on donne le lnoroeau le plus déli,c at à sa petite sœur. Il ne parle à table que :s'il est obligé de le faire. Il n'a pas non plus les yeux plus gros que le ventre. J a,oques est un enfant bien é[evé. D'après Auger et' Dedieu. Préparation à la r édaction.
Monh'e que Jacques est un enfant bien élevé. COlIIuuent faut-il se tenir à table? Qu and fa u t- il cnm m-e ncer à manger? Que fautil penser des enfants qui pendant les repas ne songent qu'au dessert '? Pourquoi Jacques ne d em-a nde-t-il jamais de vin à table? Que boit-il -p en;dant le dîner? Jacques se seTt-il seul? Qu'est-ce -q ue cella veut dire: avoir les yeux plus gros que le ventre? se mettre à table? Qu'est-'c e que I.e luentl : Que peut-on servir comme dessert? Vocabulaire.
_Faisons la chasse aux mots. Copie les mots suivants et emploie-les dans de courtes phrases: La table, les plats, les verres, les as'Siettes, les couteaux, les -c uillers, les fourchettes , [a carafe, la soupière, Il a nappe, la serviette, le menu, le dessert, le potage, le bouiHon, la viande, [es fruits, les légumes, le rôti , ]a sauce. Un dîner eX'c eUent, bien servi, assaisonné, une viande hiencu'Ïte, des mets appétissants; une bonne cuisinière, un ('ordan ,b leu. orthographe. Les sons.
Copie les -m ots suivants et emploie-les dans ·le courtes, phrases: la charité une tombée Une -a ssiettée .Je Jnanger la vérité un e cuillerée une pincée le rocher la parenté une bouchée .le coueher une entrée la ")ociété une gorgée la livrée le bouc.her
No 32
A table (suite)
Relnplace les points par les mots suivants : élevé serviette éducation a ssiette potage couteau plats verre dessert napPe restes soupe proprement tient fouI'>chetfes légumes Jacques est un enfant bien ... ; il se '" poliment à table. Il a reçu une bonne ... Il fait bien attention afin de ne pas répandre le ... sur la ". blanche. Il mange de tous les ... ; il ne refuse ni la "', ni les ... et il ne pens-e pas seulement au '" Pour couper la viande, il tient le ... de la main droite et la .. . de la main gauohe. Il ne saisit pas le ... à pleine main; avant de haire, il :s 'essuie les ,lèvres avec la '" Jamais il ne parIe la bou che pleine. Il mange ... et il ne laisse pas des '" dans son ... Conjugaison
Copi e : Finir au passé composé J 'ai fini ma soupe Nous avons fi n i notr e soupe Tu as fini ta soupe Vous avez fini votre soupe . Il a fini sa soupe JJ s ont fini leur soupe Conjugue négativement le verbe finir au passé composé. Conjugue de mêlne " j'ai fini le dîner, tu '" Jl.1ets au passé ,c omposé, puis au futur l'exercice suivant :J e mange Inon pain, tu coupes la viande, il pose la serviette, nous finissons notre potage, vous l'>efusez le dessert, ils saisissent leur verre. Mets au présent, au futur et au passé -c omposé l'exercice suivant et conjugue à toutes les personnes. Je finir de dîner, je poser la serviette, je -remercier le bon Dieu et je quitter J.a table en mê'lne telnps que mes parents. Grammaire
Accord du verbe. Le verbe s 'aceorde avec son sujet. A la 3ème personne du pluriel' les verbes se terminent par NT. Ils ont généralen~ent pour sujet ILS, EL LES, ou un nom au plul'ieI. Ex. : Les enfants polis se tiennent bien; ils ne mettent pus les -c oudes sur la table. Jl.1ets au pluriel Il es verbes de la phrase suivante: IvIariette et m a man pose ... les assiettes sur la table; elle ... place ... d'un côté la cuiller -e t de l'autre la fourchette; elle ... apporte ... les verres et 'l a carafe ; elle .. dispose ... la serviette près de chaque couvert ; elle .. . orne ... la table d'un poli bouquet. Mets la lecture à la 3ème personne du pluriel. Ecris: Jac-· ques et Louis ont ...
• -
-
246-
FICHE DE VOCABULAIRE
FICHE DE VOCABULAIRE
No 33
Le pain. Les habits tout blanc's, 'l e boulanger prépare le pain. Il place de ,l a farine dans le pétrin, puis · il ajoute de l'eau, du sel et du levain; il fait une pâte et il la laisse fermenter; puis il la pétrit, la divise en pâtons qu'il enfourne dans un four surchauffé. La chaleur de la voûte fait griller le pain; il se forme uinsi une ,croûte; à l'intérieuT se trouve la mie. . Un jour, j'avais jeté une {;roûte; ·mon père est a'lM la ramasser, 'puis i,l m'a dit: « Mon cher enrrant, il ne faut .pas j'e ter le pain; c'est dur à gagner. Nous n'en avons pas trop pour nous; mais si nous en avions trop, il faudrait le donner aux pauvres .. Tu en Inanqueras peut-être un jour et tu verras alors oe qu'il vaut. Rappelle-toi .ce que je te dis 1110n ~nfant !» Depuis ,l ors j'ai eu le respect du pain et je n'ai jamais écrasé un épi pour cueillir un bluet ou un coquelicot. D'après Vallès. . Préparation à la. rédaction.
Pourquoi le ,b oulanger a-t-il les habits tout blancs? Dans quoi fait-il la pâte? Que prend-il pour faire la pâte? Qu'est-ce qui 'la fait fermenter? Avec quoi chauffe-t-ill le four? Qu"estce qu'un pâton? Com·m ·e nt s'appelle l'intérieur du pain? Pourquoi ne faut-il pas gaspillerr ,le pain? Montre que le pain ·e st dur fi gagner. QueLles sont les fleur.s qui 'c roissent dans les ,c hamps de blé? Par quelil e prière deIllande-t-on à Dieu 'Le ' pain quotidien ? Qu'avait fait de répréhensible l'elllfant dont il est question dans 'c ette Il ecture? Que hli a dit son père? Montre que la leçon lui a servi. _ Vocabulaire.
Faisons la chasse aux mots. Construis de petites · phrases av,e c les IllOtS ,s uivants: Le 'b oulanger, ~la boulangerie, le four, Il e pain, ]a huche, le pétrin, 'la farine, la :m ie, la Illiche, la -c roûte, 'l a pâte, du pain de seigJe, du .frnment, hlanç, noir, rassis, frais, croustillant, moisi-; ··cuire, pétrir, fernlenter, enfourner, mange!', vendre, acheter, gaspHler. Orthogl·aphe.
Le~
sons.
Copie l'es mots suivants et construis de petites phrases: Le four un sourd H co'u rt Il e secours le tambour lourd H parcourt du velours le détouT gourd il ,concouTt ;l e paI'couTS !l'a 'COUl' il accourt un cours (d'eau)
No 34
Le pain (suite)
16. Le pain Lecture.
247 . -
Rempll ace !l'e s points par les mots suivants : Boulanger s-éigle ~noisson four gaspiller blé meunier ,c roûte pain rassis pâte mie C'est le ... ,q ui nous fait, oe bon '" dOTé dont nous ne saurions nous passer. On ne .J'obtient pas sans peine; H a fallu d'abord semer le ... dans les sillons; puis en été on a fait 'la ... Le ... 3. transfoTlné I,es grains en farine. Le boulanger a fait une .... qu'il a mise dans le ... Je préfère la ... dorée à la ... pâteuse. Il n~ faut pas l,e pain. Ceux qui 'mangent du pain de '., ont géneralellle~t une bonne dentition. J'aime 'm ieux le pain frais que le pam ... Conjugaison
. Les p.ersonnes dz;. verbe. Les verbes ay.ant pOUl' sujet je, tu, li, 's e teTmlnent au present par e, Ip ar es ou par e. Ex. : Je c,hante,. tu 'c hantes, il ,chante, ou par s, s, t. Ex. : je finis, tu finis il finit Ceux qui ont P?ur sujet nous se ternlinent généralement par ons: comme nous almons; et ·ceux qui ont pour suj,e f vous se termillent généralelllent par ez, cÛ'ffilne vous mangez. . Complète donc l,es phrases 'Suivantes: Je 'm ang ... ·ce bon p.a In que .le boulanger nous prépar ... et j'ainl ... l'ordeur des mic~~s croustillantes et dorées. Nous a'c het... des petits pains app~Îl'ssantset nous Les savour ... à notre petit déjeuner. Vous pétnr ... la I?âte 'e t vous l'enfourner ... à l'aide d 'une peLle. '" griI:le~'ez ce paIn que vous ,m anger ... à notre déjeuner. Ce pain que .. ' j'et... , d'autres le 'm angerai'e nt avec ,a ppétit. Gl'ammaire
Accord de l'adjectif. L'adjectif quaNficatif s'aocorde en genre et en nOllnbre avec le nÛ'm qu'H qUallifie. Fais donc accorder: Le pain dOTé, .la croûte do!' ... les petits vains dor ... , l,es pièces dor ... Le pain blanc, 'l a farine bIan ... , !l es habits 'blanc ... , les feuilles hl.an ... Le boulanger joyeux, ,l a boulang ... joyeu ... , 'l es boulanger s Joyeu ... Les boulang ... joyeu... ' Fais accorder les mots de 1',e xer6ce suivant: Louise est une petit... Ig ourmand ... , e~.Je ne voudrait manger que des gâtea ... succulent... et des pâtisserie... préparées pour ,e lle par sa 'm am an. Les hibou... niche... panfois dans les trou... des vieu... arbre ... où les ,c aillou ... qUe les m'a uvai. .. garnement ... leur lance ... n e peuve ... les ,a tteindre. Oh! l,es belle .... Tose ... .qui orne ... votre salo~! Ma m~re aimer~it voi~' de belle... couleur... rouge .. , sur lues Joue ... ·m aIntenant pale ... et déco'loTé ...
-
248-
Thème d'examen des recrues 1948 LES JEUX OL Y,MPIQUES 1-2. GEOGRAPHIE et ECONOMIE
Pour l'inauguration des' XIVèlnes OlY'l11piades qui se sont déroulées à Londres, la fla.l nlne olYlnpiaue transportée d'Athèp.es sur les bords de la Ta·mise, a traver"'é le Valais le 23 jumet après avoir partcouru les Balkans et l'Italie. Qui Is ait Inontrer Iles Balkans, Athènes, l'Italie, Londres, la Tamise? ? ? ? C'est donc 'à Londres que se sont .dfroulées dernière·m eut les XIVèm,e~ 01ympiades. Mais 'les OlY111plades d'hiver ont eu .lien cette année à' St-Moritz. Dans quel 'c anton se trouve St. MOrItz?
? ? ? Qui sait Inontrer St-MOl·itZ? ? ? ? Parmi les preInières nations o1assées aux .Ieux olynlpiques d'hiver, nous pouvons citer 'l es Etats-Unis, la Suède, la Norvège, la Finlande. Qui sait U1.ontrer ces pays? ?
? ?
Cou1Jllent eXlpliquez-vou~ le ,s uccès reulporté par ces nations aux sports -d'hiver? Payls nordiques. Beaucoup de Inontagnes et de neige. Sports -d'hiver en honneur. HOffi'lnes entraînés au froid. Nous avons en Suisse ,de p.ombreuses stations d'hiver. Pourquoi cependant pour les Jeux olympiques a-t-on ohoi,,-ï St. Moritz plutôt qu'une autre station? Station importante. Hôtels .p'lus nonlbreux. Installations et -équipenlent StE ôpla'c e. Patinoires. Terrain propice. Haute alltitude dans la vallée nlême . Expérience dans ce domaine. Les jeux de 1928 se sont déroulés à St. Moritz. Nombreuses facHités de c01nl11unÎcation.
-
249-
Les Jeux olympiques ont pernüs à quelques-unes de nos industries de faire 'c onnaître au monde l'excellence de nos produits ? lesquels par exmnple ? Horlogerie : chronortnétrage. Confiserie et cho-colat. Articles de sports; chau~,sures, -etc. Pendant les Jeux olympiques de St. Moritz on pouvait lire dans un grand journal .a nglais ce titre en gros caractères : Les sportifs anglais meurent de soif. ~Mettez fin all scandale de St. Aloritz. A qui pouvait bien s'adresser :?e 'cri d'alal'lne? Au gouvernement anglais. Comment cela se faÎt-il que les ~portifs anglais ne pouvaient boire à leur soif ? Défense d'exporteT des devis'es 'e n quantité suffisante. Mâis ·si les sportifs anglais étaient ·m écontents, d'autTes aussi pouvaient l'être. Qui, par exemple? Les hôteliers de St. Moritz. Toutes les personnes à qui l·es Jeux devaient aprporter ' queŒques avantages: restaurateurs, .c onfiseurs, pâtis~iel''S, brasseurs, COTI1,m erçants en denrées aHmentaires, commerçants en articles de s:ports, entreprises de transport', guides, professeurs de skis, entTaîneurs, etc. On a dit que cette année St. Moritz ip ouvait lnettre à cUsposition 1000 lits de moins qu'en 1928. A quoi cela t~ent-il ? Crise hôtelière survenue durant la deTnière guerre. Le~ hôtels désaffectés n'ont .pàs été remis en état. L'6ndustrie hôteflière favorise aus.si l'écoulement' de nos produits agricoles; lesquels par exem'ple ? Vins, f!ruits, légumes, [ait et ses produits, viande. Mais -l'h6teHerie favori·s.e encore Iil.S indu~~tries iu~tionales. Lesquelles ? Horlo'g erie, hijouterie, choco.lat, cigarettes, articles de sports, habiHeulent. Les étrangers traitent parfois les Suisse~ de portiers d'hô-· tel. On nous dit que nous sommes un Pf!uple d'hôteliers. Il y a là dans 'leur esprit une injure et un hon1mage. COffiln{'nt une injure? Nous somUles des exploiteurs, de~ valets; des domestiques, nous e){.ploitons les beautés de la nature, nous SŒnmes intéressés.
-
-
250-
Mais il Y a aussi un ho'm lnage; et' si les étrangers viennent volontiers chez nous, ilS'l -y sont attirés -par quoi? Beautés naturelles, air salubre, sour.ces minérales, alpinisme et autres sports, .confort de nos hôtels, excellente cuisine, excellence des moyens de trans.port, réputation de no~ écoles, caractère avenant de nos populations. De notre côté nous SOlIllffies heureux .d~ recevoir les étrangers. L'industrie hôtelière est pour nous une nécessité. Pourquoi? Pay,g pauvre, a.griculture insuffisante, pas de débouchés sur la mer, pays ·s urpeuplé, manque de matières preanièrec, nécessité de cO'lThpenser notre ,< léfidt extérieur par l'argent laissé par les touristes. On a dit que l'industrie hôtell ière est la fnrm e parfaite du commerce bien compri,g. Comment cela ? L'·étranger vient lui-même acheter on consommer ies produits sur place. Donc pas de frais d'exportation. Publieité en ,partie gratuite pour ces produits. Mais le tourisme entraîne pour Ja col1eotivité cerLaines dépenses. Ainsi un paysan disait à un hôtelier: vo~ hôtels nous coûtent 'c her. -Comment cela? Subventions, [c onstruction ef entretien des Toute'Y, modernisation des viUages et nleHleur entretien, ohemins de fer ,c réés un peu partout; poste, téléphone, électricité. L'hôtel1erie est une industrie re1vtÎvelnent réc.ente. Pourquoi? On .avait peur de Œa ·m ontagne autrefois, :Les moyens de ·communicatjo~: route chemin de fer, auto, avion, etc., ne se sont déve10ppés que très tard. Vu1garisation de l'alpinis-me. Montagne mieux connue, -guides réputés. MultipHcation des cabanes du C. A. S. -L'a.r.gent est davantage à la portée de tout le monde. ·3. HISTOIRE
S'en réféTer au fexte publié dans le dernier numéro.
251
4. CIVISME
Lors de l'ouvèrture des Jeux olynlpiques à St. Moritz, MrCelio a lo-r ononcé une a:llocution au nom du ConseH fédéral. PouI~uoi Mr Gelio ? Président de la Confédération, Pourquoi Ml' Celio ne poulTa-t-il pas représenter Je Conseil fédérall au Comptoir suisse l'année pro~~haine ? Le pl'és.ïdent de la 'C onfédération est nommé pour un an. Aux Etats-Unis et en France, MM. Tru-m ann et Auriol sont nonlmés pour plus d'une année ;- ,c itez des av,'lntages à cela. Discussion '" Des inconvénients. Discussion '" A St. M01,itz, lors des épreuves poUl' ipatrouiUes nlilitaires, un autre conseiUer fé déral a tenu à félidter ·l ui-Inême la patrouille valaisanne victorieuse. Quel conseiller fédéral? Son nom ? Le ,Chef du Départean.ent militaire, Ml' KO'beIt. Les Jeux olympiques ont 'renfo~cé les liens qui unissent 1a Suiss-e à divers p-ayls ; le chef de quel Départenlent s'-e n est montré heureux? Celui du Département politique (Ml' Petitpierre). Cette année 'les Anglais reviennent de nouveau en Suisse, grâce à un- accor.d 'conlmercial qui a été signé entre la Suisse et l'Angleterre. Quel d~partement est surtout intére"sé au développern ent de nos eX1portations, de notre toudsme ') Le Dépaliement de l'Economie politique (Ml' Rubattel). Mais 'le traité de ,c ommer-c e signé avec l'Angleterre prévoit que notre pays devra .également acheter des produits de ce pays ; ces Inarchandises payeront cependant des droits de douane en entrant en Suisse. Quel Département y trouvera son cornpte ? Celui des Finances et des douanes (Ml' Nobs). Mais 'les voyages des étrangers à fraver s notre p ays intéressent en core un :a utre Dép.artement. Lequel? Celui des ·ohemins de fer, postes, télégraphes (Ml' Celio). Les Consei!llers fédéraux ont été réélus Ile 11 décenlbre 1947. Ce n'est pas directeme nt le peuple qui les a nomlnés. Qui donc? Les Chaulbres fédérales. C'est-à-dire 1a' réunion du Conseil national et du Conseil des Etats. Sachant que 'le Conseil national eomprep.d 194 députés. Combien en comptent les ChambTes fédérales '? 194
+
44
=
238
-
252-
A ,maintes repdses on a deluandé que .le CO!1seH fédéral soit nommé par 'le peupl-e. Quelle est votre opinion à ce sujet? D.iscussion Hbre. A'ctuellerruent il y a 7 conseillers fédéraux; en 1942 on a proposé au peuple de porter ce nombre de 7 à 9, mais il a refusé. Pour queUes raisons ,c royez-vous ? C'est plus difficHe de gouverner !Si le nornIDre des conseillers fédéraux est plus grand. Dépenses pJus élevées. Mais les partisans de 'l 'auglnentation avaient pourtant' des raisons. Lesquelles? . Représentation plus équitable des partis, '<les r-eligions, des langues, Possibilité de décharger certains ,c onseillers fédéraux , en particulie-r celui de l'Economie pnblique. Pour contenter tout -le monde on aïJJ.'ait pu arrêter le nonlbTe à 8. Pourquoi ne ifa-t-on pas fait? ?'"
Mr EUer est conseillier f.édéral de.puis 13 ans; il y a 1nème eu des conseillers f.édéraux qui sont restés en fnnction pendant 20 et ,m ême plus de 30 ans. C'est bien· long. En France, en Belgique lorsque le ,c abinet ·e st 'm is en Ininoritp, -s avez-vous ce qu'il doit faire? S'en aLler. Le 'c abinet est démissionnaire.
En France, par -e xemple, il y a des Inini Iltères qui ont duré 4 mois, deux 'Inois et d'autres -q ui n'ont été en fonction que pendant 24 heuTe". Que pensez-vous .de ces -c hangelnent's si fréquents? Discussion: Pas de stabilité, pas de continuité dans les affaires. Il faut du temps pour se Illettre au courant du travail à effectuer. Ce sont a]oT's les chefs de service qui commandent Mais il peut y avoir ·des inconvénienfs qu'un conseiller fé- ' déral reste si longtenlps en fonctions . Les(Juels ? Routine. Diminution des possibilités de travaÎ!l et des facultés av-ec fâge. Mais revenons à St. Moritz. Lorsque Mr Celio a pris la ,p arole, les délégués d'une nation ne pouvaien!: croire qu'il s'agissait réetlement du ,c hef ,de l'Etat, puisqu'il n'y avait ni so.Ldats, ni policiers pour le protéger. Cette rétflexion constitue un h01nmage pour notre forme de gouvernement, pour notre peuple. Com'm ent cela? 1
-
253-
Nos autorités' n'ont pas besoin d'être protégées; si elles n'onf pas 'l'agrément du peuple, elles ne sont pas ' réé-
lues. Indirectement elles sont nommées par le peuple. DisclliSsion. Clément Bérard. ·
ORTHOGRAPHE Contentement
Nous SOll1mes des ,e nfants de ce ha!Illeau. Nous vivons à l'écart, loin des bruits de la grand'route et du tintamarre des usines. Nos parents ne sont pas ri,c hes. Ils ne possèdent pour
tout avoir, que ces mai,s onnettes de ,c hétive apparence, vieHlottes, çes granges minuscules et 'ces lopins de terre découpés dans Il e ' vallon ou a'0croché.s au flanc du ·coteau. Notre existence est ,r ég'lée sur 'ces petits nl0yens de vivre. Nous fai!s ons paître des chèvres. Nous travaiUons sous 'le soLeil ou ~ous la pluie avec beaucoup de ,c ourage et n'lême beaucoup d'-e spérance. Nos vêtements souvent terreux et rapiécés crient quelquefois leur mi.3ère et la cuisine à laqueUe .on nous a habitués est des plus simples et des plus fruga;les. Qu'importe! Nous bénissons le ciel de nous avoir faits naître en un joHcoin bien caché de notre pays. Nous ,c hantons -en ha'VaiUant; nous sifflons; nous BOUS égayons à ,l a mode 'paysanne; nous n ous -c onten tons de notre sort; ~1 0U S ne jalousons pas ,les dches et nous sommes heureux. Ingratitude
Un homlne aisé avait r-e cueüli un enfant bien lualheureux que les ha!s ards de la naissance ou les ,c l'uautés de la vie avaient jeté sur le pavé. Cet erufant fut nourri, habillé, choyé, instruit. Plus tard, à dix-huit ans, on luiconfia un emploi et ainsi ce jeune homme !fut s-é rieusement prémuni .contre les vicissitudes de l'existence. Et 'les années 'Passèrent. Eiles dissipèrent bien des souvènill's. ILe bienfaÏt<eur était devenu un vieillard. Un joUT il fut assailli, injurié par de ·m auvais garnenlents. Parmi ceux-ci se trouvait justement ,celui auquel ,l e brave homme compatissant avait accord·é tant de bienfaits. Cet acte de noire ingratitude méritait Is on ,c hâtiment. Les juges nantis de ,c ette affaire furent très sévères là son égavd. Pendant ,q ue ses 'c ompagnons bénéfidèrent' de civconstances atténuantes, 'l ui-mêIne ne trouva point grâce devant le tribunal. Textes communiqués par un collègue.
Banque Cantonale du Valais Capital et Réserves Fr. 13.000.000.-
POUl' vos économies.
Hunziker Siihne THALW I L Tél. (05 1) 92.09.1 3
La fabrique suisse de meubles ?'école (fondé~. en ~880)
vous livre des tableaux nOirs, tables d ecohers à des conditions avantageuses DElUANDE Z NO~ O.' FRES
vou s cherchez sécurité, discrétion et rentabilité. Nous a cce ptons, sans restriction, les dépôts sor carnets d'épal'glle, (lépôt e t cOlDptes COOl'an ts.
bons
de
Nos titres
sont négociables partout en tout temps. Tous nos dépôts
sont intégralement garantis par l'Etat. Consulte z
nos Représentants et Agents ou la Direction.
OO~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~,~~OO
Le crayon en 17 gradations. Pour chaque main, pour chaque usage.
DANS LES BONNES PAPETERIES
11//
FABR IQUE SUI SSE DE CRAYONS CARAN D'ACHE, GENtVE