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Les abonnements se règlent par chèque postal II c 56 Sion, ou à ce défaut contre remboursement. Tout ce qui concerne la publication doit être adressé directement à Il. LOUIS DELALOYE, Secrétaire au Département de l'Instruction publique à Sion.
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Actualités péd agogiques Fr. 2.75 Bernard, R.: Com.ment on devient un homme cultivé . » 5.Berger, R. : Manuel -d'écriture ·courante et ornementale. » 2.05 Carité, M. : Le -s ort de l'enfance arriéré~. . . » 2.ChevallazJ G.: L'éducation du patrioti,s me, quelques réflex. Dévaud, E.: Quarante exercices de (' Lecture .silencieuse» . » 1.50 » 2.Dévaud, E.: Lire, 'p arler, rédiger, nouv. édition Gilbert-Robin, Dr.: Les troubles nerveux et 'Psychiques de » 2.70 l'enfant » 2.55 Guillet, L. : AHe:l mes enfants et vous serez -des chefs » 2.05 Huguenin, E. : Les enfants moral€lInlent ,abandonnés. Kocher, H. : IM aman, tu m'aimes? . . . . ' . ' » 3.» 2.55 _ L'Ecole -des parents. Education et convre-éducatIOn Laval'enne, M.: Voulez-vous que vos enfants ,s oient -de bons élèves? Ledent, Dr R. et Wellens, L.: Enfants difficiles, parents perplexes MontesSori, M. : L'enfant. Les étapes de l'éducation payot, J.: 'L a faillite de l'enseignement . Rebeaud, A. : Coca..ssin, ou la nouveHe éducation .s€·ntimentale Sauser-Hall, . G.: Guide politique suisse, Manuel d'instruction -civique . Vetine: L'art d'aimer ses enfants. Vittoz, E.: Langue d'aujourd'hui et lang'ue de demain. RAPPEL: Berger, R.: Le -desls in lihre. . La did,actique -du dessm . Boven, Dr W.: La science du caractère Chevallaz, G.: Histoire de la: pédagogie . Pédagogie des enfants difficiles. MaIche, A. : Vie de P€·stalozzi. Avec 9 illustrations hor-s tex~~ broché Fr. 3.50 l'elle
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Meylan, L.: L'instruction publique seco~~aire des_ jeunes filles à Lausanne au cours des 50 -dermere.s années. . Vinet, A.: Famille, Education, Instruction. Wintsch Dr J. : 'Les dessins -d'enfants et leur signification . , Les premières manifestations motrices et mentales ·chez l'enfant. Etude physiologique, clinique et pé-dagogique
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L'ÉCOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION ~OMlV1lAIRE:
PAHTIE OFFICIE:LlLiE: Décisions du Comité dè la S. :', '- V. E. - Caisse d'3 retraite du P. E. - 'Comptes de l'Union du P. E. - Conférences pédagogiques. - Examens d'éma ncipation, --'-LB. conféT1ence de Sien'e. - Echange de vacances pour la jeunes,s e . - Bravo! - Escroquerie dans la vente des textil es. - Chant de Pâques. - PARTIE THEORIQUE: Devoirs de l'instituteur envers }('3 autorités. - La peur chez l'enfant. La vie chrétienne ~t les méthodes u,ciives. - Un réactionnaire. - PARTIE PRATIQUE : Les centres d'intérêt. - La dictée à !,'écol(· prim:ül"e - Le prin temps e6t là·.. . _ . Hygiène s col::tir·e. - En glanant « NOS PAGES». - Bibliographie.
PARTIE OFFICIELLE Décisions prises par lé comité de la S, \1. E. (1937 .. 38) 4 novelnbl'e 1937. - Demander au Département de reveni r au paielnent direct de sa part de traitement. Subvention de 50 h . votée à l'ass. val.du costume. 25 novembl'e 1937. - Ala suite d'nn différend survenu entre un correspondant de l' « Ecole Primaire » et la Rédaction ' du journal, il est rappelé que la censure appartient au Comité de la S. V. E. par son président. Dé-cision est prise de comnlencer une canlpagne .de preSSf: pour familiariser nos populations avec l'idée d'une prolongation de la scolarité pour les nl0ins de 12 ans. 24 févriel' 1938. - Pour coordonner l'activité de la S. V, ·E. et de l'Union du P. E., les représentants des conlités des 2 sociétés prennent la décision de convoquer à chaque séance respective un représentant de l'autre société. . . 24 Inal'S 1938. - Le conlité étudie un projet de lnodification des staututs de la Caisse de retraite. Consulté par le Départelnent de 1'1. P. sur la lnise à la retraite des institutrices mariées dont le conjoint retire de son activité un revenu de 2500 fI'. au minhnum, le cOlnité est d'avis que chaque cas doit être étudié d'entente avec l'inspecteur scolaire mais qu'il est difficile de fixer une règle. A la demande de M. ThOlnas, il sera écrit à chacune des sociétés d'Education du canton pour leur proposer la fondation d'une fédération cantonale des Stés d'Education du Valais.
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Il sera rappelé au Département notre désir quant au mode de paiement. Décision est prise de deinander à l'Administration de l'Ecole à Paris l'autorisation de reproduire son coilrs d'enseigneinent du français par les centres d'intérêt. . Décisions est prise de deinander au D. 1. P. qu'on nous fixe quelques chants patriotiques obligatoires pour toutes les classes, en laissant toute latitude au P. E. pour le choix . des autres chants.
Caisse de Retraite RAPP~RT des reviseurs de compte de l'exercice 1937 de la Caisse de retraite du Personnel enseignant du canton du Valais.
111 esclames, Messieurs, Les soussignés, en vertu du Inandat qui leur a été confié, eL confornlément à l'art. 46 du Règlement de la Caisse du 12 novenlbre 1932, ont procédé les 1er et 24 Inars a. c. à l'examen des comptes et du bilan de l'exercice 1937, dressés par votre caissier M. S. Mey tain. - .. La situation des conlptes de l'année 1937 présente: RQX recettes Fr. 207,948.85, et aux dépe;nses Fr. 57,003.40, d'où un excédent en i'ecettes de fI'. 150,945.45. Le solde actif au 1er janvier 1937 étant de fI'. 2,325,424.85 et l'augmentation de la fortune en 1937 se Inontant à fI'. 150,94 .45, la fortune nette au 31 décembre 1937 est de fI'. 2,476,370.30. La contrevaleur de cette fortune placée, suivant table'au du rapport, à la Banque cantonale, a été vérifiée et trouvée rigouI~eusement exacte. Il est à observer que le fonds de réserve s'est accru pendant l'exercice de fI'. 12,441.40; celui-ci se nlonte au 31 déceinbre 1937 à fI'. 356,885.95. Les postes, tant actifs que passifs, présentés dans le rapport remis aux Ineinbres, ont été trouvés confornles aux chiffres correspondants des livres conlptables. Les contrôles opérés dans les différentes parties des comptes nous ont également permis de constater la parfaite concordance entre les écritures et les pièces justificatives. Nous proposons donc à l'asselnblée l'approbation des 'c omptes tels què présentés; -décharge est donnée à la COlnlnission etau Caissier pour leur bonne gestion. . Sion, le 24 111ars 1938. Les V érificateul's : BLATTER Théophile.
E. BOURDIN.
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Séance renvoyée .L'Asse~blée général.e des m~~bre.s de .la caisse de l'etr.aite qui avaIt été fIxée au 21 aVlI'1l 1938 a ete renvoyée au 28 courant à 13 h 30 . à l'Ecole Normale des instituteurs. ,. Sion, le 4 avril 1938.
La Commission.
Comptes ' de l'Union du Personnel E. \7. au 1er janvier EXERCICE 1937
Recettes 1229.85 250.20.45 168.45
Produit des ' cotisations Versement 1. N. pour cahiers Versel'nent divers Intérêt Banque cantonale Total des recettes Caisse de secours R. P. Elnolùnlent au secrétaire Comité déplacement et divers Frais généraux port, impriInés, divers Total des dépenses Différence ou bénéfice pour l'exercice = Fr. 210.60.
Dépenses
.1668.75 405.55 240.308.80 503.80 1458.15 1458.5 =
1668.75
Fortune de l'U. P. E. au 1er janvier. Banque et emprunt D. N. Caisse et compte de chèques Matériel
Fr.
5815.85 180.65 1.-
Fr. 5997.50 Le secrétaire-caissier: 11lonniel'.
CONFÉRENCES PÉDAGOGIQUf?S District de
Sion
La Conférence régionale mixte du 27 avril, à Bramois, se déroulera d'après le programine suivant: 9.00 Récep~ion des participants, à la salle Farquet, par l'autorité munIcIpale. 9.30 Sainte Messe. 1 0.00 ~éance de t.ravail. Sujet: « L'Enseignement de la cOlnposihon françaIse par la méthode des centres d'intérêt». Discussion. Divers.
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12.30 Raclette en comlnun. Les composiHons écrites sont supprimées cette année, ce qlii ne doit pas empêcher le Personnel enseignant d'étudier le sujet, en vue de la discussion qui suivra la leçon pra.tique; faite par M. G. Bérard. A -tous et à toutes, mon plus cordial « Au revoir! » Sion, le 6 avril 1938. Dl' Mangisch, inspecteur.
District de
Conthe~
Mesdam.es les Institutrices et Messieurs les Instituteurs (ln district de Conthey sont convoqués à ]a Conférence annuelle, le mervredi 20 avril prochain, à Vétroz. A 9 heures 30 : :Messe. A 10 heures : Conférence. « Leçon pratique sur l'enseignement de la composition française par les centres d'intérêt. » (Un instituteur a été désigné pour . traiter ce sujet. Tous doivent cependant se préparer, par la lecture et la réflexion, à prendre part à la discussion, afin que celleci soit utile et pratique.) A 12 heures: Dîner. L'Inspecteul'.
Examens d'Emancipation. L es exam en s d'élffiia n cip a tion ,d e l' école prima ir e se ti endr ont a ux lieux et dates ci-a près désignés : CHALAIS: le 3 mai 1938, à 8 h. 30, pour Granges, Chalais et GrÔne. LENS (VAAS) : le 9 mai, à 8 h., pour Lens, Chermignon et St-Léonard. VENTHONE : le 2 Illliai, à 8 h" polir Montana-VillagE', Miège, Randogne, Mollens, Venthône. SIERRE: le 13 juin, à 8 h" pour Sierre, Chippis et Montana-Vermala. VEX: le 2 mai, à 8 h. 30, pour Vex, Hérémence et Evolène. VEX : le 3 mai, à 8 h. 30, pour St-Martin, Mase, Nax et Vernamiège. AYENT: le 4 mai, à 9 h " pour Ayent. SION: le 6 mai, à 8 h., pour Savièse, Grimisuat et la banlieu de Sion. SION: le 7 mai, à 8 h., pour Bramais, Salins, Arbaz et Vey,s onnaz. SION: le 4 juin, à 8 h., 'p our la ville de Sion. ARDON: le 30 mai, à 8 h. CHAMOSON: le 1-6 mai, à 8 h. CONTHEY: le 3 mai, à 8 h., pour Contheu. VETROZ: le 3 mai, à 14 h., pour Vétroz. NENDAZ: le 2 mai, à 8 h., pour N endaz. MARTIGNY-VILLE: le 7 mai, à 8 h., pour Charrat, Bovernie'l', Martigny-Combe, La Bâtiaz et Trient. SAXON: le 4 Imlai, à 8 h., pour Fully et Saxon. RIDDES: le 5 mai, à 8 ' h" pour Riddes et Isérables, LEYTRON: le 6 mai, à 8 h., pour Leytron et Saillon.
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MAnT IGNY-V ILLE : le 24 mai, il 8 h . 15, p our les autres C0I11Jl11 Ill e,S d u district. CHABLE: le 2 ma i, à 8 h ., pOU l' Bagnes et Vo ll èges. ORS IE RE S : l e 3 mai, à 9 h ., po u r le l'este du cl istr i ct. ST-MAURI CE : le 2 juin, à 8 h. 30, p Our St-Maurice, Vernayaz et. Ma~ songex. THO I ST ORR ENTS : le 20 mai, à 8 h. 30, pOUL' les commun es de la vallée et R ever eul az. VOUV RY : l e 2 juin , à 9 h. , po u r Co ll om b E'y-Muraz, Vion naz , PortVala is et St-Gingolph. . MONTH E Y: le 23 juin, Ù 8 h . 30, p ou r Month ey et Vou vry. Les co mm u nes n on comp ri ses dans le tab leau qu i pr écède· seront a yisé es p a r l'insp ecteur de l' arroncUs,sement, de la clate clos examens a uqu els l eul',s élèves seront (Sou mis. Les élèves nés en 1923 a insi que ce ux qu i ont écl1 0ué il, l'exaaTI'en dE; l' année dernière devront. se présenter m u nis clE' l eu r livret scolaire, Ceu x qu i font d éfa u t sont pa.Esib l es cl\m e a m end e de 10 fI'. Les Adm in istr ations comm u nales ·sont p r iées de p u bli er la p r ésente convocation a u x cri ées ordinair es le diman ch e qui précède l'e xrduen.
Conférence des instituteurs et des institutrices dn distriet de Sierre Lr G aV l'il , l c' cIL's tl'i ct (l e S iene a l'é u n i, en as.sem bl ée ,'ég' iOJ w! c ;èll Il1ll l' J] J, ·':: 011 P C'l'.'onncl ense ignan t. ~\'Iaîtl'e,:::. et ma îtr e.-·ses on t répo n d u lrè,: ; n o mb l' eux ù l'appe l et l (' it'avui l m ixt e a été t r ès agr éab le fécon d et p lein d 'en traül. L ïn novHtian (' '{. h eur e :e. PO Ul' qu oi n e pas conti nurl'? .-\. l' anc ienn e égli sc Monsi eu r le Rév él end Vi ca iJ'ecélèb J' e la ~ltÏll t(' :\tler'se , att irant .s Ul' n os trava ux l es b én éc1 ict ion '\ du Di v in ~Vr è1ît]'(, . "\1{, P ittclo ucl. ch ef d u Dépar te m ent, est dé jà cles nàt r es. Il est 10 lL c'uJ'C ". Da n ,' ]a va -·te sa ll e de gy mn ast iciu e. la ,s éa n ce '(H ici cll e ~'''o ll\J' e }JJ' é : icléL' p(~ 1' 1"1. n nc;p ccte lll ' Bo nv in . So uh ai t,'j (/ (\ l'ic'nve nu e, affa ir er.; arl mini s tJ'a ti ve,-·, lect ur e cl u p rotoco le de 1:1 et el'I ll en' d:.;se m bl ée, to ut , c pa' ' 8 l'ap icleme n t : le lem p,s est p l éc it'ux. :'If. Fi lli cz, 1110 1I. p l' écl éce ·.se Ul· , a ljui tté le cli .. t" ict. 11 nou", est l·C · Y l~ lI ll Ct; ma tin clep ui 3 Bagn e.', ll OU'.:; pro u vant pa l' l ~l son attac h el:-r 0ll l E:i ilCn l' e ~\ se,s co ll èg'':5 qui l'acc lamen t pl' é2icl elJ t cI ' honne ur . Vissoie recevnl ]ll'oc h a in r. JIl en t la p llala l1ge cles in sti t ute ur,·... (·1 ·dl'-.i i Il :·t i tu tri ce '. EL m a in te n a nt, voi~ i J' a pp li ca tio n cl ~ la m ét'h oc1c' ([' ense ign em cn t: le._·; ce ll t l'6s d'in tér êt. La ,'aIl e m u n icipal e dev iell t un e im mcn :-,'J 'a11 8 d e cla, '.-'o où h ·,.."'lèv -; de la cin q u ièm e ."o nt h eLioi C' ux de mo ntr er leu r sRvo il' a u gr a ncl ]J ublic. y!. iV[.on ni cl' a. bo n dos . A lui 'cul , il a s·s lIJl1 e la cO l' vée; ac teul' p l'ill :c ip al , il os.t pOUl' n ou s to us l e centr e cl'int érêt.
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Au préalable, nous attendons son excellent. l'apport qui nolùS ct. conqui,::; d'einblée. La méthode d €'s' centre,'s· dïntérêt, notre clévo~l~ l'apporteur l'applique sérieusement clans .sa clas'se depuis trois mois et il nous exprime Ba profonde conviction quant à l'efficacité de }.=t méthode, si no'us dilsposions des moyens .matériels propres à sa ré<~ lis.ation. En effet, précisons le but que nous a&signe l'Ecole: form er des enfants pour la vie pratique par un enseignement, avant tout éducatif; léUl' donneiJ.' du cœur, de l'initiative, le goût dE' la: recherche, le désir de savoir. Or, nos élève·s éprouvent parfois une véritable l'épuls}on pOUl' la contrainte de l'es'Prit au tra:vail intellect.uel. Trop sOlnrcnt C'eBt la loi du moindre effc)lrt, l'indifférence pour les chose,g. qui regardent l'esprit et le cœur. Il faut réagir, abandonner les chemins hattus de l'enseignement traditionaliste et s'orienter résolument sur clEo voies nouvelle's, expérimentées ailleUil"s déJà avec succès. Sachons donc réveiller la ·curiosité de l'enfant en l'associant pleinement à la recherche ' de la vérité, en fondaIit notre enseignement sur l'action, l'observation et la concentration autour d'idées -pivots, en d'autre.s termes fatre converger toutes les branches de l'ens'eignelent vers un point d 'appui ·commun ou une idée commune choisiE' dans le milieu ambiant de l'enfant: scène,.:; de la vie, phénomène.s de la nature, Imli.lieu familial et ceci, pendant un jour, une semaine, une quil17_'ain e, un trimestre. Cette méthode familiarise l'enfant avec une grande val'iét$ de formules et de points de vue pour la même idée. IL es m018, les expre&sions s'appuiE·nt mutuellement; la pensée ga.gne en précision. On procède ensuite aux observations pe l'60nnelles; on rechcl'ch e les documents. Un questionnaire judicieux est réparti aux enfant-s qui s'en vont s olliciter l'appui, le savoir, lcs coùnaissa.ncee du pèl'e, d e l'oncle, du voisin, de l'artisan. C'est l'information. Tout ce trav~iI développe l'initiative chez l'enfant et l'incite à la recherche. Cette' méthode active le tient en éveil, combat la passivité; elle l'exerc e il pawlel' et donne satisfaction ,à son besoin d'activité. l
POUl' le maître, 'ce'l a exige de l'effort, de la peine, du courage. II devra créer, constru ire et faire de ses élèvEs des acteurs. Appelons les disciples. Us arrivent le plus tranquillement du Im'onde, sans s'occupe'!' des curieux .g ,pectateurs. Savent-ns que pltlJS l'auditoire est savant, plus il est indulgent? La cinquième compagnie s'aligne. La leçon commence viva.nte, cha.ude, pleine de vie. Le.s élèves parlent, observent, regardE'nt, pa.lpent, pèsent et ' soupèsent. La cUl'iosité est éveillée, le travail 1)e1'sonne1. Ils ont repéré la: carrière, apporté des matér iaux, "cherché ùn e foule de renseignements pratiques. C'est la documentation persomielle; Il y a de l'entrain, la leçon s'anime de plus en plus €1 une (~ cer taine» e·fferve.scence règne clans la salle . On vient de parler ' d'explosifs. .. Que va-t-il se passer? Les élèves sont rassurés. L'acid e
chlorhydhque SUl' le <:alcaire produit une réaction chez les enfmüs .emèrveillés. L'expérience va œe.ste.r gravée clans la mémoire enfantine. .A. u revoir lVIc6sieurs ... La . leçon fut brillante. ilVlonsieur !'Ing,pecteur Zuffel'ey au nom d-e tou~, re.m ercie et félicite chaleureusement lM. IMonniei'. Prennent pall·t à la cli.scuSBion l\lIM. Pitteloud, conseiller d'Etat, les Im,-pecteurs Bonvin et Zufferey, Duc, Arnold, Theytaz Henri et Bérard. De ces différents clébat-s, nous tirons les conclus,i ons suivantes: La mét~ocle cles centres d'intérêt trouve dE' chauds partisans dans les dass-es de huit et neuf mois; elle se révèle plus difficile dans celles .à plusieurs degTés. Nous vouons trop de temps là l'enseignement du ·calcul au détriment du françai.s. L'année prochaine, si les :m:oyens le l)ermettent, notre « Ecole Primaire» traitera de quelqu es centres d'intérêt. Midi a s·onné. Le tratvail ardu de' la matinée a creus·é nos estomacs. A l 'Hètel T er'm inus, M. Oggier, d'un sourire paternel et bien-\'-eillant, nous accueille. C'est un hôteli er satisfait dont la réputation n'est plus à faire, mai.s à conserver. Le brio et le tact si fins de IN!. Béral'd, lui valent la douce r,é élection. Sous l'habile direction du major de table, les di8'cours se succèdent pleins d'éloqucnce, d''hurnour et de franche gaîté, enbl'ecoupés d e productions (le la chorale- que l'ex-dil'ectcul' s'ével'tue à fRir e revivre. Infatigabl e;:; .sont les pionnier;:; de l'école populaire. Il est 4 heures et SUl' ùn ordre éner.gique Chl Chef de Compagnie, :t~no leçon de choses va se dérouler a u s ous-· '01 des Caves coopératives. lei en core : observation, documentation, impre43,sions. Et le maçon d e ce matin, le jardinier de l'après-midi devi ent s ubitement le cllef caviste pour sïmpl'oviser enfin chef d 'orchestre. La Mah oi.sie déride l e::; plus sombres. L'on chante, l'on rit; le TÉg'ent du ha:Œ~eau e;:;t pOUl' quclques ins tant,s le plus heureux du monclc, loin cl u hl'ui t de la ville, à la fraîcheur des grands tonneaux U.
Echange de vacances pour la jeunesse Depuis nombre d'années, Pro Juventute compte panni ses :activités l'échange de vacances pour la jeunesse. Cet échange s'effectue suriout entre les diverses régions linguistiques de la Suisse, mais aussi entre notre patrie et des pays tels que la France, l'Angleterre, la Belgique, la Hollande, la Hongrie, la Suède, l' Allernague, etc.
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Quel est le but de cet éch~lnge '1 Il veut donner aux jeunes la possibilité de parler quotidiennem ent lll1e langu e étrangère et l'occa sion d e se familiariser avec les us et coutumes de peuples étrangers . Chacun - jeune fill e ou jeune homlue - peut s'inscrire pOlll"' llll tel échange de vacances. Lc séjour, d ' au moins 4 selnaines, peut être de plus longue durée. Les échanges s'éffectuent, autant que possible, entre des familles de condition analogue. Des informations précises sont prises dans chaque cas. L es échanges peuvent avoir lieu en JnêlUe temps ou se succéder. Chaque fanülle reçoit lors de l'inscription, les c1irecti, es. nécessaires. Pour de plus anlples renseignements , pour toutes demandes de prospectus , ainsi que pour les inscriptions, s'adresser' il Pro Jllventllte, VacCin ces suisses pour la ieunesse. Seilergraben, 1, Zurich.
BRAV'-'! Nous apprenons que la plus grande entreprise suisse d e kiosques a décidé de ne plus renouveler son stocl{{ de littérature étrangère en langue allem_ande destinée à la jeunesse, qui était souvent de qualité douteuse . Elle la reillplacera par des ouvrages édité par: « l'Oeuvre suisse des lectures pour la jeunesse ». Bien que cette entreprise de kiosque ne puisse bénéficier de conditions aussi avantageuses pour ces ouvrages que pOUl" certaine littér((tur e étrangère, elle a placé les int~rêts nloraux et culturels de notre peuple au dessus de ses intérêts financiers. Quand pourrons-nous annoncer la disparition de certains rotnans en série et des laissés-pour-cOlnpte de l 'industrie cinématographique? Et puis ... quand pourrons-nous également nous ré jouir de voir la JUênle œuvre de salubrité publique déployer ses effets dans les autres parties du pays. Signalons que « l'œuvre suisse des lectures pour la jeunesse » et la « société romande deslectures populaires » poursuivent depuis plusieurs années un e ac tion très efficace par l'édition d 'ouvrages choisis. « Sem((ine Suisse ».
Escroquerie dans la vente des textiles Plusieurs plaintes sont parvenues dernièreillent ù l'Assoc ia-tjon de la « Sem_aine Suisse» au sujet de procédés Inalhonl1ête s ~ trlilités par certains aventuriers pour la vente de produits textiles. notamment des tissus en fil et nlÎ-fil. La plupart du tenlps, ces escrocs utilisent un procédé connu de vieille date, mais qui fait toujours encore des victÎlnes.
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Le flibustier prétend , par exelnple, qu 'un hôtel lui a l)assé unc commande Ïlnportante, mais que la crise n e permet plus à son acheteur d 'en prendre livraison. Pour n e pas garder sa ]narc.hanclise sur les bras , il la cède, dit-il , à un prix dérisoire. C'est ainsi que certains de ces colporteurs sont arrivés à écouler pour un prix d e 1'1'. 6.75 à 8.75 des toiles mi-fil , de provenance étrangi:;re, qu 'ils avaient payées fl". 2.05. Ce sont, le plus souvent, des elnployés à traitenlent fixe qui sont victimes d e ce procédé. Lorsque la situation de l'un cie ces trafiquants est devenue un p eu délicate dans une région, il s'en va, avec armes et bagages, dans un autre canton poursuivre son trafic frauduleux. Ces agissements font du tort, non seulement à l'indusÙie du pays et au COl11lnerCe honnête, mais aussi aux ach eteurs bernés. On n e saurait donc trop recommander d 'insister toujours sur la 111arque et la nlaison, et dans les cas douteux, de s'adresser, avant de passer comlnande, à l'Association de la « Semaine Suisse», 8 Soleure.
CQanf de flâques Je crois que la vie est Lzn long Carême entrecoupé de PâJ7LU'S .. . Un Caré/Tle involontaire) impo:,,>é. V n Carême (lvec beaucoup de pénitences. Souffrances physiques, d'abord , qui VOliS terrassent Jusqu'à VOLlS crucifier dr(J1s [loire propre chail' . Ensuite, souffrances llWNtles , qui VOLlS broient et vous martpTisent intérieurement. Des croix, petites et grandes; des croix partout le long d e lu rOllte et à chaque détour du chemin. Ces croix dont il est (lit que chacllIl a la sienne, si Ininime soit-elle, et dont bemzcoup portent double ou triple charge ,;usqu'à succomber sous le fai x .
Je> 111.e représente volontiers les hommes en l1wrche vers un calv(lire, proche ou lointain . Les fardeau x sont inégCll.zx) certes, mois s'il est des porteurs ollèores, il e.n est de très nombreux qui l)((cilleni" sous le poids et qzzi sont SU1" le point de s'écrouler .
:: * * il/ois voici que 10 cohorte geignante lève la tête . Sur 1(( colline dénudée une immense Croix appa]'aît, toute ((uréolée de divine clarté.
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« Qu'es-tu donc ô sinistre gibet qui as l'ail' de narguel' l'instJ'ument dont nos épaules sont lluurtries ? » - Je Suis la Rédemption ! Je clame aux quatre vents la néçessité de la souffrance, la sainteté du sacrifice, l'immortalité du martyre. Et, en vérité je vous le dis: « Quiconque veut vivre de la Vie .éternelle doit aÏIner sa croix et unir sa douleur à la mienne ».
Dès cet instant, un long cri d'espoir nwnta de la vallée des pleurs. Il semblait à la plupart que les croix s'étaient miraculellsen1ent allégées. Quelques-uns se lllü'ent à les elnbrasser en, pleul'(mt, et d'autres qui, naguère, n'en pouvaient plus, à cJwl'gei' SUl' leurs propres épaules celles de leurs compagnons de l'oute ... Et l'on eût ce spectacle inouï, inconnu jusqu'alors, de foules avides d' holocmzste gravir clans une sainte allégresse la colline de l'Imlllolation suprême, qlli se tl'ouve êtl'e le parvis de la Résurrection et de la vraie Vie ... Le chant de Pâques est-il autre chose que l' hylnne de ceux dont la douleur s'est changée en joie, et dont la Croix est devenue le symbole de la souffrance glol'ieuse et réden1ptrice ? Pâques Inagnifie la Croix, et en D1ême telnps la victoire de la Vie SUl' la 1110rt: « 0 mors, ubi ,a culeo ? )} Il faut souffrir pour avoir le droit de vivre d'une vie éternellement heureuse: le cru cilieIllent est la l'ançon du Ciel! Chantez, cloches de Pâques, envolez-vous, célestes alleluias ! Montez, montez, bleue fUlnée des encens qui n1êlez votre suave Cldoration à l'lwllunage discret des fidèles en pl'ièl'e ... Célébrez le triomphe du Christ ressuscité et glorieux, et répétez-nous encore et toujours que, de mêll1e que le soleil succède à la bourrasque et l'aurore al.lX ténèbres, la souffrance et la mort doivent, un ';Ollf j faire place à la Paix et èl 1'lInmortalité. Pour nous, chrétiens, Pâques est une étape qzzi nous laisse le teInps de méditer SUl' le but de notre terrestre voyage, et qui nous donne une indication précise SUl' les nwyens à prendre pour que les tribulations qui nous attendent à chaque détour dll chemin se transforment en une gerbe de gloil'e. Dans l'hosanna que les cloches jetteront à pleines volées en ce matin de Pâques, sacJwns reconnaître la divine voix du l\/affre qui nous convie à la joie, certes, mais aussi au devoir qui incombe à chaque baptisé d'alléger la croix de son prochain. Pâques serait vide de sens s'il ne comportait pas un épanouissement en toute âme chl'étienne de cette semence de bonté et de çhal'ité que la Foi a déposée dans chaque cœur.' v**·*
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PARTIE THËORIQUE
Devoirs de l'instituteur envers les autorités Ces devoirs sont plus impérieux encore pour l'instituteur que pour tout autre. Plus son; rôle, sa position spéciale, son instruction lui assurent de crédit, plus l'exenlple de l'insubordination et du mal1{!ue .de respect donnés par lui auraient de funestes conséquences. Il pe:lt arriver sans doute, que telle personne soit peu digne de l'autOrIté dont elle est revêtue, ou peu capable de l'exercer; et quoique ce cas soit plus rare que l'envie naturelle contre toute supériorité et les cOlnparaisol1s de l'alnour-propre tendraient à le faire croire, il serait puéril de se persuader que la faveur ou la fortune n'ont pas quelquefois prévalu sur le Inérite dans le choix d'un cadidat. Mais un tel fait ne devient jamais plus fâcheux que lorsqu'il est lnis à découvert; l'autorité, dans ce cas, n'en réclame pas 1110ins l'obéissance, et cependant l'indignité du sujet qui l'exerce tend naturellelnent à l'affaiblir. L'instituteur ne doit jamais favoriser par une opposition nlalséante, ni provoquer par lll~e cens~re maligne, le lnanque de respect envers les Inagistrats, les lni111stres du culte! Dépositaire lui-mênle d'une portion du pouvoir public qu'il enseignerait à dédaigner par son exelnple, il COlnmettrait .. d'ailleurs une imprudence qui se tournerait contre lui. Tout est lié dans le respect des hOlnlnes; et vous ne pouvez ôter une pjerre que vous n'ébranliez l'édifice! Sans hypocrisie, sans flatterie, sans bassesse,' l'instituteur reildra honneur à tout ce qui doit être respecté. N'importe quelle autorité chargée de visiter son école sera toujours reçue avec des Inarques de déférence; il écoutera les observations qui lui seront adressées, et s'il les juge mal fondées, il donnera ses explications avec réserve et nl0destie; il évitera d'alnoindrir dans l'esprit des enfants l'idée qu'ils doivent se faire des repl;ésentants du pouvoir, en redressant avec trop d'elnpresselnent et en public les erreurs où ils auraient pu tomber. Il exigera que ses élèves saluent ' toutes les autorités de la commune: curé, président, conseillers, jùge, ainsi qu'en général les personnes âgéBs ou qui ont occupé antérieurement une chai-ge élevée dans la localité. En ce qui concerne spécialement le curé, nous dirons que l'accord de l'instituteur avec le pasteur de la paroIsse est absolülnent nécessaire. S'ils sont divisés, ils ne peuvent guère, 'dans ce conflit, conserver tous deux égalelnent la confiance des familles
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"en ce qui touche leur action ù l 'école. Si, au contraire, ils sont unis, les r elations qui peuvent s'établir entre ces deux. hommes dignes de s entendre, seront on ne peut "plus fécondes. "\ oici, à ce sujet, le jugement d 'un ancien nlÏnistre français protestant, Tv!. Guizot. S'adressant aux instituteurs, il disait: « Rien n 'est plus désirable que l 'accord du prêtre et de l'instituteur. Tous" deux sont r evêtus d unc autorité l11orale ; tous deux ont besoin de la confiance des fam.illes; tous deux peuvent s'entendre pour exercer sur les enfants, par des nlOyens directs , une COnlll1.UlH' influence. Un tel accord vaut bien qu 'on fasse , pour l'obtenir, quelques sacrifices' et j'attends de vos lUlnières et de votre sagesse que rien d'honorable ne vous coûtera pour réaliser cette union , sans laquelle nos efforts pour l'instruction populaire seraient souvent infructueux ». Si le curé de la paroisse peut aider et aide en effet l'instituteur dans l 'accOlnplisselnent de ses pénibles et délicates fonctions , celui-ci doit, en retour, aide et collaboration au pasteur des âmes. Or que d 'occasions de se rendre utile! que d'œuvres qui sollicitent le concours de l'homnle de bonne volonté que doit être Ull éducateur de la jeunesse: surveillance des enfants à l'église et dans les processions; ingéniosité à déployer pour obtenir leur assistance régulière aux offices, surtout à la nlesse du diInanche et des joürs de fête; soin à pTéparer et à faire étudier les leçons de catéchisn1.e; tenue, si on l'en sollicite, d 'une bibliothèque , participation active et prudente à des œuvres d'apostolat, comme l'action catholique, les cercles de jeunesse, etc., etc. Heureusement que dans notre canton cet accord existe, témoin les rapports eInpreints de cordialité que nous avons lnaintes fois constatés clans les conférences pédagogiques entre le clergé el" le personnel enseignant, et le concours que le clergé valaisan a toujours prêté aux instituteurs pour ]'alnélioratioll de leurs "conditions économiques. Nous souhaitons clone. que rien ne vienne troubler cette harmonie si nécessaire ù la prospérité intellectuelle el surtout. lllOrale de notre pays.
La peur chez l'enfant La peu r ! Yoici un ~ ujet qui préo('.C'ul)(' bic n des parents, bien des maîtres! D 'où viennent ces peurs souvent disproportionnées ù leur objet que nlanifeste l'enfant? Peur de l'obscurité, peur dl." s'endormir seul, frayeurs nocturnes , cauchenlars , peur cles aniBlaux, etc. Quelles sont les causes de ces peurs et quels sont leurs remèdes? Autant de questions auxquelles nOllS allons tücher cie répondre,
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.. ,Disons av::-u~t tout que la peur se.mble un sentin,1ent très' pri .. Jluhf. Les prelnlers hOlnn1eS, faibles, désannés en face de l'Îlnlnensit~ de la nature, vivaient dans un état d'angoisse perpétuel. Ils craIgnaient les bêtes qu'ils ne pouvaient toujours cOlnbattre , le ~onn~rre, les éclairs, l'obscurité qui rend l'ennemi in visible, ils craIgnaient les ânles des nlOrts et toutes les lnanifestations de la nature qu'ils comprenaient n1.a1. La peur est donc la réaction' natur~lle de l'être faible, en face, non seulelnellt d'un danger précis , malS encore de toute chose vaguenlent inquiétante ou incOlnpré .. hensible, Dès le berceau l'enfant luanifeste des synlptômes de peur: des bruits trop violents, un l'éveil brusque, des visages étrangers. provoquent des lal'lne~; et des cris. Il semble qu'en venant au monde l'enfant apporte une certaine angois.<::e latente, encore diffuse, qui ne demandera qu'à se fixer sur l'un ou l'autre objet. L'Lm des buts de l'éducation sera précisélnent !d'aider l'enfant à surnlOnter cette tendance à la peur. Nous allons voir quelles difficultés elle l'e ncontre et pourquoi elle échoue dans certains cas. Education al1Xiewie. Conlhien d'enfants deviennent peureux parce qu'une 1113111an nerveuse les a trop couvés! Ce sont des interdictions et des l'econ1.l11andations perpétuelles: « fais bien attention de ne pas prendre froid, de ne pas ton1.ber, de ne pas te ~alir, de ne pas toucher les chiens: ils n1.ordent, de De pas caressel' les chats: ils griffent, etc. » L'enfant environné de cette atmosphère anxieuse, nlJorcle tout avec inquiétud e, devient forcénlent inhibé et peu l'eux. Pour le guérir, il faudra avant tout fair e comprendre aux parents les incon vénients de leu!' attitude et les encourager ù élever leu r enfant dans une atmosphère plus s~lin e et plus forte. En Inênle temps et très progressivement, on entraînera l'enfant à surmonter ses peurs, sans jamais s'en moquer, ce qui lui donnerait des sentiInents d 'infériorité, mai s en soulignant êl l'occasion leur peu de fondement. PEU à peu l 'enfant ]'eprendra le goût d'oser. Trop grande dépendaIlce (([lX parents. La peur se rencontre aussi très fréquemlllent dans les fanlÏlles où des parents trop dominateurs maintiennent leurs enfants 'dans lm état d e; dépendance. Ainsi élevés, les enfants n 'osent plus agir par eux-mêmes; doutant d'eux, ils perdent toute initiative. Là encore une amélioration sera sensible quand la faIllille aura changé d'attitude. Education trop sévère. Une trop grande sévérité entretient égalelnent la tendance de la peur. Certes il est- facile d'obtenir robéissance en usant de la crainte lnais ce n'esf pas sans entraîner de graves troubles dans la petite personnalité de l'enfant. Le loup-garou, l'hon1.lne-lloir, le diable, terroriseront les ÏInaginations vives. L'enfant battu on trop souvent grondé vivra dans une attente angoissée de ]a punition. Seule une éducation plus compréhensive pourra lui rendre confianc.e et diminuer ses peurs.
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. Scènes brutales. Les luêllles synlptômes, plus violents encore peuvent être observés chez des eùfants de faluilles désunies o~t. :de Inilieux alcooliques où les scènes violentes sont fréquentes. ,L'enfant est effray~. Souvent les scènes dont il a été ténloin le poursuivent dans soil sonllneil, il a des terreurs nocturnes, des cauchenlars. Il réagira à cette angoisse par des explosions de violence, des flIgues;' des fanfaronnades" etc. . De tels enfants sont difficiles pour le lnaître car .jls déchargent à l'école la tension accunlulée à la nlaison. Si le nlaÎtre gronde o'u punit, c'est-à-dire s'il entretient la peur, il ·ne fera qu'aggraver la situation. NIais s'il se rend compte que l'attitude agressive de l'enfant ne le vise pas directement, qu'il u'est en quelque sorte qu'un « paratonnerre )} , il pourra en rendant confiance à l'enfant, désanuer ces m.écanisnîes derrière lesquels, en dernière analyse, se dissÎlnulent la révolte et la peur. Pour que l'amélioration soit durable on entrera en contact avec les parents et on tilchera d'obtenir un changenîent de l'atIno.s phère familiale. Nous venons de voir conlnlent la peur peut être entretenue par un nülieu nlalsain ou des erreurs éduc~tives. ,Il no~s rest~ encore à parler des enfants peureux maIgre une educatIon qm paraît en tous points 1l10nnale. Sentiments d'abandon. Il y a par exem.ple des enfants qui refusent de s'endornlir seuls. Il faut que la luanian leur tienne la luain ou laisse la porte ouverte. Si on refuse, ce sont des : cris qui les lueHent dans un état de surexcitation d~fficile à calm~r. Il semble qu'ils éprouvent ce passage au sonlll1eIl dans la solItude et l'obscurité COlUlue un abandon. C'est pourquoi ils insistent pour ne pas rOlnpre tout contact: se raccrochant à la présence de la m.anlan, au bruit des voix dans la pièce voisine. Ce sont des enfants très énîotifs ou particulièreluent avides d'affection. On ne rira pas ·de leurs peurs nlais on leur nlanifestera toute l'affection clont ils ont besoin pour calmer leurs sentiments d'abandon. Et ceci tout particulièrement à la naissance d'un petit frère ou d'une petite sœur quand ils craindront de se voir frustrés de leur part de tendresse. Si la peur denlelll'e lnalgré tout rebelle, il vaudra nlÎeux sounlettre l'enfant à un traiteulel1Î psychothérapique. Une analyse du caractèl'e nlettra Ù jour les causes profondes de ce synîptôli1.e i)ersistant. Sentiments de culpabilité. Derrière 'ces peurs irréductibles, on trouvera souvent des sentiments de culpabilité. Le petit enfant a tout une sonllue de désirs qui s~ heurtent aux exigences de la faluille .. L~ petit gan;bn par ex~nlple, vou.dra que sa luainail s'occupe c'o nstanlnlent lui; il.I1e 'S~Pl?qltera pas . que le papa ·. s' ~n approche trop ou hu par~e h'?p. longu.elnent. ,I~ ,roudra régner en maître~t, pour cette rUlson , n accueIllera pqs
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sans révolte la naissance d'un petit frère qui luenace' de le supplantel:. Un tel petit garçon à qui on annonçait que la cigogne avait apporté un petit frère, répliquait froidément: « Eh ! bien, qu'elle le remporte!)} ... Mais ces souhaits agressifs, se heurtent à 'l'affection que ce même enfant éprouve d'autre part pour son père, sa mère, ses frères, ses sœurs. De ce conflit naissent des sentiments de culpabilité. L'enfant trouvant ses désirs coupables, attend un châtiment et le redoute. Mais, comnle tout ceci est inconscient, la peur peut se déplacer, se fixer sur n'importe quel objet et se maintenir, alors même que l'affection a triomphé depuis longtemps des souhaits agressifs. Dans ce cas, par une analyse approfondie du caractère, on amènera l'enfant à prendre conscience de ces mécanismes qui jouent à son insu. Ce n'est qu'à cette condition qu'il sera délivré de ses peurs. Voici donc brièvenlent résun"lées les principales causes de la peur. Comme on le voit, elles sont multiples et ce n'est qu'après les avoir démêlées qu'on saura COlunlent traiter et guérir l'enfant. Dans cette tâche rééducative, le 111aître pourra beaucoup, car l'école, tout comlne la famille, est un milieu dans lequel l'enfant se forme. Une sévérité excessive, des punitions, ne feront qu'entretenir et augmenter la peur. Mais un maître qui saura gagner la confiance de ses petits élèves et créer dans la classe une atIl1osphère compréhensive et saine à la fois, verra peu à peu les peurs s'atténuer et même, s'il ne s'agit pas de cas trop graves, disparaitre complètement. Service Médico-Pédagogique Va[nisrm J.1. T.
La vie chrétienne et les méthodes actives « Lorsque l'homme, à force d'ingéniosité et même de génie Remble avoir vaincu et dépassé la nature, on dirait que la natureprend SUl' lui une sourde et sournoise revanche. La découverte de l'ilnprÎlnerie était une admirable victoire SUI' l'espace et SUl' le temps. Les caractères de métal faisaient avec de l'éphémère, quelque chose d'immuable et de quasi éternel. lVlais voilà que l'homuze commence à s'apercevoir des ravages psychologiques causés par l'usage prématuré et immodéré du livre ... A peine l'enfant sait-il balbutier mélodiquement ses ]Jl'emières phrases qu'on le condamne aux travaux forcés de la lectUI'e. Ses yeux si curieux de regarder les êtres vivants et mouvants, en sont impitoyablement détournés pour être rivés ~ll-!X s;gn(!s algébriques de l'alphabet. Ses mains, avides de tout SQlSll', n'ont plus que la permission de manier des manuels aux pages énormes et monotones ... Ses doigts, faits pour tout palper, pour
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tout démonter et reIl1Onter, se crispent uniqueIl1ent SUl' un porteIJiume, destiné à. tracer des graphies dont souvent l'orthographe ne cOl'respond ll1êllœ pas aux articulations qui se louent sur ses !1!VreS vivantes. Tout son corps fluide et spontané, ll1imeur de tous les gestes et de toutes les actions de l'univers mnbiant, est immédiatement figé, SUl' les bancs de l'école, dans l'attitude hiératique d'un petit pharaon égyptien assis, mains aux genoLlx, en face cl e sa « Il1aison éternelle » ...
01', pour tOLlt observateur du dehors, l'homme est un complexe des !lestes. Nous appelons gestes tous les 1110Llvements qui s'exécutent dans le composé humain. Visibles ou invisibles, I1W'c!'o~COfJiqLles ou nlicroscopiques, pOLlssés ou esquissés, conscients Ol.! inconscients, volontaires ou involontaires, ces gestes n'en accllseni pos moins la Il1êIl1e nature essentiellement motrice ... » Tels sont les griefs que formllle le Père Jousse contre l'uncienne pédagogie ; et telle est sa doctrine; telle est la doctrine des Ecoles nouvelles. ,'-l'oùs réserves de restrictions nécessaires, reconnaissons-en le j(I1H1 cl e vérité, écrit èL ce propos la « RevLle belge de pédagogie ». AV(lJu' qLle s'éveillent ses pensées, son cœ'Lu', ses tendances re/iyieuses, l'enfant chrétien, tout enlant, pose cl'ubord des gestes imtateul's. Avec son entourage, ses lèvres !Jrient, ses doigts se }oignent, ses mains font l'aumône, ses l110uvemellts se plient il l'oIJéiss(/11ce, il lu serviabilité, cm travail. Ce n'est que petit à l)d'ii' que tout ceLfl se pénètre cie spontanéité, de liberté, de valeur l1111Huine fi' chrétienne. Nous sommes corps ct cÎme; le corps sollicile l'cÎme' l'âme rér;it le corps plus ou nwins.
te Père Eymiell le J'appelait lort bien: .-l des états spéciaux de l'organisme cOlï'e~pondent des états spéciaux de la conscience. Le sexe, l'âge, le clillwt, l'hérédité, que sais-je eIlcore? Tout ce qui Inet une empreinte particulière SUl' le physique a sa répercussion sur le moral. Les variations les plLls accidentelles, les plus éphémères, peuvent avoir leurs contrecoups visibles ... » «
J)'mztre part « les vouloirs déclfllchent les actes, les ]wbitlUles de l'nme mettent leurs tr((ces SUl' les traits du visaye, d(lll~ fée/(It' des yeu:A..', dans l'({ttitude, dons la décnwrche, dans l'écri·f li re même. » Bref, corps et âme, le composé humain, pour grandir, même dans le donwine spirituel, demande de nombrezzx gestes COl'J)O l'els ... Mais, et ceci est un Clutre problème, quel en sera le nombre ? Des cleux parties cie notre être, du corps ou de l'âme qui sera dons la vie spirituelle le fJrinci!Jal ouvrier? L'honncllr en revient
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cl l'âIne évidenunent, tout le monde le reconnaît, du Inoin~ en théorie: c'est en elle qui brillent la foi, l'espérance et l'amollI'. « Bienheureux, dit l'Ecl'iture, non ceux qui clament « Sei.f/ neuf , Seigneur »; ceux qui s'ngitent. NIais « BienheureLlx les !)(tl.wres en esprit, Cal' le royaume des cieu:c <est ri eux; Bienheureux ceux qui sont doux. lmrce qu'ils posséderollt la t'erre; Bienheureux ceux qui pleurent parce qu'ils seront consolés. Bienheureux ceux qui souffrent persécution pOUl' la justice, I I ((rce que le rOyOl.l1ne des ciezz,t' est èL eu:r: ». « Assurément, dit Dom Cuthbert Butler, !Hlrlrl17t de la lituryie, ("esi œuvre religieuse de faire tOLlS les eftorts, de prendre tous les JJwyens pour rendre le culte !H.zblic de Dieu allssi !>orlrtit, (/USSl ur((u, (lLlssi diune qzze possible, rl tous les points de vue.' musi(lUe , cérémonies, vêtements, vases sacrés, décoration, ((rchitecture, toute chose doit êtrr Cllzssi bonne, aussi riche rjLl(' nOllS le 1.'0 llVO !Vi laire c!wcllne en son genre. 111((is d((ns lu perfection, il y ({ des l'elotivités, pur eXPInple dans l'exécution nchevée d'un chœur ei' d((Ils le chant des fidèles. Et la religion se trolive, d'un -côfé, non I)OS drms la réelle perfection de l'ru·t qLl'OIl (tw'a obte1lue, mois dans lu peine qu'on aunl prise, dans la dévotioIl et l'(OnOllr qu'on m.zra mis il assurer la be(mté du culte divin: ct d'autre part, dans 1([ dévotion personnelle des fidèles. J'/((ri' ct lu religion ne sont pas nécessairement liés. L'idéal ser((it un art parfait ct une religion !Hlr/aite. Mois il se peut qu'on oit Lille religion !JOrj'uite (tvec un art défectueux, ou llne relirlion 'Cl é f ectuellse ((vec un art parfait. Pour la l'eli flion, ce qLli importe le l)lus, c'est ce qui est essentiellement dons le CŒLlr et l'âme ·des wlorateHrs: « Le royaume de Dieu est mz-ded(/J1s de pous. » Telle est dans la vie chrétienne la juste relation des ((ctes e:rtérieurs ci des actes intérieurs. L'e.Tubér({nce des premiers devieni p({rfois fâcheuse, faillissement de la nature non fruit de 1(( fI ['(Lee. « ~/on fils, (lit d'auteur de l' « Imitation » (lU Chapitre LIV ,c/u Livr(' Ill, observez uvec soin les mouvements de la nature et dl' 1(/ grâce, parce qu'ils sont très subtils et tout cl fait contraires, el qu'à. peine peuvent-ils être discernés, si ce n'est pas l.zn homme SIJil'ituel et éclairé intérieuren1Cnt. Tous véritablement désirent le bien et se le proposent dans leurs (lctions et dans leurs paroles; c'est ce qui fait qu'il y en a beaucoup de trompés pal' l'appaj'ence du bien. La nature est artificieuse: elle en attire plusieul's, elle les loit tomber dans ses fi.lets et les troinpe: elle n'a janwis ' pour Jin qu'elle-lnêll1e ...
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La nature chuche à se pl'ocUl'er ce qui est curieux et beau-, et elle abhorre ce qui est vil et grossier: mais la grâce Se ,plait aux choses simples et basses; elle ne méprise point ce qui est rude et se 'couvre sans peine de vieux haillons. La nature a égard aux choses temporelles; elle se réjouit d'un gain tel'l'estre, elle s'attriste des pertes, elle s'irrite 'de la Inoindre pai'ole injurieuse; Inais la gl'âce considère ce qui est éternel ... » « Subtils, tout à fait contl'aires » singulièrement mêlés danS' la conduite des honunes sont les Inouvements de la nature et de la grâce. Dans le grand branle-bas des nwnifestations de jeunesse de notre époque., la part du « charnel ») de la nature, ne serait-elle pas parfois un peu forte ? Quelque retoUl' aux lents et sérieux' approfondissemen'ts ne serait-il pas à , souhaiter? J. H.
Un réactionnaire « Tu vois, Bobèche. Ne t 'avais-je pas averti qu'il t'arriverait lnalheur si tu ne prenais soin de garder pour toi ces sornettes d'un autre siècle? Tu as lu dans le dernier numéro de l" « Ecole PriIna ire » la réfutation magistrale de tes idées ? - Penses-tu, il n 'a rien réfuté du tout, ce IVlonsieur. Du rest.e cet article lne laisse froid , ,c 'est l'opinion des régents qui ln'intéressc. - Mais X., inst. - Ouais. Voilà une signature que jamais ne fut celle d'un: régent. Je connais trop de profanes qui s'en sont servis. D'abord , un régent se doit de signer ses articles. M., par exenlple, on sait qui c'est. Cy, ça sent la Porte du Scex. Mais X., inst., je me méfie toujours. C'est comlne l'arbalète de Tell sur des produits importés de Russie. Seulement, ce n'est pas.la question. Flûte, pour ce détail. Il faut que tu saches que tout ce qui m'arrive par voie de service' d'une superorganisation intercantonale ou internationale me démonte par principe. Je suis fédéraliste cent pour cent.et crèverai dans la peau d'un fédéraliste. J'obéis avec la bonne grâcè que tu me connais à tous les ordres de nos autorités : même au service' des contributions. Mais comment veux-tu que je me faisse à l'idéed'obtempérer à ceux qui me viendront demain du Comité Inter-cantonal pour l'enseignement de la règle d'intérêt, du Comité Interrégional pour le dressage dèS cloportes, et du Grand Comité de l'Association Sportive pour l'assouplissement du second orteil du pied gauche?
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, Tu verras, mon· anü, qu'ils y arriveront, avec leur nlanie de -spécialisation. lVlais qu'on lne fiche la paix , avec ces balivernes! Qu'on lue laisse tranquillement enseigner à ~n~s élèves à être ,d e bons chrétiens, de bons citoy'e ns, des honlnles de caractère ! - Voilà que tu exagères encore, Bobèche! Ixe No 2 va te 'Clénlontrer, et tu ne l'auras pas volé, que tu as un falneux' besoin -d'un petit séjour dans les environs de Monthey. - Hé bien quoi? J'en ai l'habitude, depuis le temps! Mais, pour reprendre le nlême sujet sous un autre angle, sur quoi est fond ée la patrie? - La patrie, nlais .. . sur la famille, sur. .. .,.--,--- Suffit. Et si je te prouve par a plus b que c'est faux , C't ( lU 'ell e est fondé e sur l'individu ; et contre la fanlille ? ~ Pauvre vieux. Ça sent l'anénlic cérébrale, ce qu e tu dis! - Bon! L 'Etat est fondé sur la famill e." Quels sâcrifices 's 'impose-t-il, l'Etat, pour la fmnille ? Combien dans nos budgets pour ce poste-là? Pour engraisser les barons du frOJnage, oui. Pour développer les corps de nos jeunes, oui. Pour subventionner les sociétés qui les arnichent ~l leur fa l11.i Ile, oui. Mais pour en faire des citoyens' attachés ·à leur sol ? Des discours au premi er août. Des articles dans les journaux biul-pensants. Mais pour fonner des papas et des n1.anlais vraÎlnent cal1ables d 'ériger une fmnill e ? NIais pour développer le sentiInent ·de la r esponsabilité? Ouvre les y eux et observe. Que vois-tu autour de toi ? Aussi lon gtenlps que les nlÎoches encombrent la circulation, la m::unrm les conduit par la n1.ain ou les pou sse dans leur p etite voiture. C'est la fmnille moderrie. Elle finit là. Tu entends ? La fanlill e finit là. Quand le gosse COlnn'1enCe à trotter, il passe son t elnps d a n s la fournlilière du village, avec les autres, et r entre parfois })ou1' lnanger et dOrlnir. Depui s' 12 ans , il d evi ent un homUle. D'abord, il n 'est plus question d 'obéissance. C'est p érin'1é. Il fait partie des sodétés. Des h'o nnes, d~s neutres, des Inauvaises, qui toutes sont aussi nui sibles pour lui les unes qu e les autres puisqu'elles le prennent à hi falnille. , A.16 ans, ' COn1.lne un corbeau qui se sent des ailes, p endant qu e p a pa fait son y as's ,et que' Inmnan lit son feuillet?n, Julot, ,citoyen .insc<;Hlscient d 'un m..ili,eu désorganisé, les enVOle se pronlelier to.us les deux si on hü 'r èproch e de r entrer trop tarel. Et on a ttend que l'Etat le ral1lasse. ' ,
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- Mais, Bobèche, puisque les parents sont aussi veules, il faut bien que l'Etat s 'occupe du jeune hOlnme ! - Voilà bien votre raisonnelnent, :'t vous autres. Et que fnit l'Etat pour dresser les parents? Mais au point de vue purement laïque, que fait l'Etat pour lutter contre cette déchéance d e 13 fanülle, des pères de famille? - Oui, Bobèche, je conviens qu 'il y a du bon dans tout cela. Mais que veux-tu: il faut être de son tem.ps. Tes jérémiades n 'y changeront rien. . .' . -:- Il faut être ~le son tenlps ! Voilà votre grand principe. Le prHlclpe de la nournture , et de la décOlupositioll d e notre époqu e Applique-le ù ton saoul, ce principe. POl~l' l~oi , . je regimbe. Aux sociétés qui veulent prendre Ill e~ gosses .le dIraI non quand il Ine plaira. Ne serait-ce que pOUl" montrer qu e je suis encore le chef de ma famille. .
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Et parce que Ines pieds ont pris racine dans la terre' du Jais je veux être Valaisan avant tout. Sovons des hOlnlnes libres . c 'est-à-dire défendons conllne des diable"s le tout petit selnblant ch: liberté qui nous reste. Le jour où nos pères de falnille n e .'iC' rendront plus cOlnpte qu 'en abandonnant délibérément à fEUlI le soin des enfants qüi furent d es leurs , le jonr où les enfants 11(: seront plus que cles numéros clans les organisations quelconques , nous serons devenus , tout Suisses que nous so mmes, et malgr é les pétards et les discours du premi er août , des poires hIe lLes pour le grand Adolf. Ainsi parla Bohèche dans son cleuxièlne en tretien.
fL/ .
PARTIE PRATIQUE
Les centres
dJintér~t
Une application totale de la méthode des centres d'intérêl pas à conseiller. Mais nous pensons qu'une application parhelle nous paraît possible et IIlêlne nécessaire dans l'enseignement de la conlposition française en particulier. On fait grief à l'école primaire de travailler en marge de la vie. La Iné1noire est trop mise à contribution au détrÎlnent des autres facultés, nous dit-on. L'école doit fonner la personnalité de l'élève, former des têtes et non bourrer des crânes. Il y a certaineluent là quelque chose d e vrai. Notre enseignement devrait davantage s'inspirer de la réalité afin que nos leçons représentent ces deux caractères essenl~'est
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b els : la vie et l'intérêt. Or l'enseigne1uent d e la cOluposition française par le système des centres d 'intérêt nous paraît heureus'elnent ,apporter un correctif ù cet enseignement par trop livresque qu'ml nous reproche. Il permet précisénlent de développer chez l'enfant l'esprit d 'observation , de lui donner le goût de la techerche d e l'initiative, le mettant ainsi ù nlêm e cl e s'instruire luinlênle. Messieurs les insrecte urs nous infonnent qu e les résultats clans l'enseignenwnt cle la cOlnposition français e sont, la plupart du t emps , décevants. Les élèves réussissent bien en arithmétique. assez bien en histoire, en géographie. Mais ils réussissent ra1'e111ent en français. Faut-il incriminer le dévouement des nlaîtres, l'application des élèves? Il serait vraÎluent étonnant que ce dé vouement et cette application, heureux dans les autres matières , fléchis sent dès qu'il s'agit du français. La cause en est ailleurs. Alors que les exercices autres qu e la composition française font appel à des connaissances précises . e~llmagasinées dans la Inénl0ire et qui réapparaissent sans grand effort ou bien nécessitent un raisonnelnent simple que rend facile un entraînement spécialenlent dirigé dans ce sens, la composition française , au contraire, exige de la part de l enfant comme une c.réation totale, chaque fois différente, qui suppose un intens e effort personnel. D 'autre part, notre enseignement du français va trop souvent à l'aventure. Dispersé en exercices séparés, il court du vocabulaire ù l'orthographe en passant par la lecture et la gramnlaire et prodigue en telle abondance les idées et les IUOts que les enfants n 'en sont pas nourris 1uais accablés. A ce régime leur progrès ne répond pas toujours à nos efforts. Le but, c'est la langue usuelle, parlée et écrite. Mais parler et éCl'Îre n'est point seulenlent affaire de mots , c'est d'abord affaire d'idées. Il faut que les élèves aient quelque chose à dire. Et de quoi parleraient-ils volontiers sinon de ce qui les intéresse. Un philosophe raconte qu'un enfant eln1uené en excursion et in~ terrogé sur ce qui l'avait le plus intéressé répondit que c'était l'ane sur lequel il ' était nlonté. Les élèves sont ainsi: hormis quelques sentiments profonds et quelques idées simples, seules les choses sensibles retiennent leur attention. Il faut donc les aInener Ù se trouver dans des dispositions spéciales qui les incitent à écrire. Un nlOyen d'y parvenir est de ne leur proposer que des sujets intéressants, adaptés à leur âge, à leurs goûts, à leurs possibilités. C'est en effet dans le choix des sujets que réside la grosse difficulté. Les plus fréquents seront les sujets d 'observation, description d'une scène vécue, d'un paysage connu, le récit d'une action
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vraie. Ils font appel à l'esprit d'observ.a tion, à la méll10ire d~s nIes, des couleurs, des gestes; ce sont ceux qui plaisent le .plus élèves surtout s'ils y introduisent de l'action, du 1110UVement. sujets d'imagination ne seront donnés que si l'enfant peut vailler sur des données falnilières ou des faits d'observation.
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foraux Les tra-
Quant à la préparation du devoir, ce qu'il faut éviter c'es t de trop préparer le sujet, de donner un plan trop précis et surtout trop détaillé qui enlprisonne l'élève. Dans son petit livre « Quel langage» rvlunch écrit ù ce sujet: N'étouffons pas l'intérêt que porte l'élève à ces exercices par la lisière du plan ou canevas. Et Poriniot : Le teillps et la peine que l'on consacre au plan de rédactions, dit-il, l'obligation Îlllposée aux élèves de les suivre 's ont des dépenses, des contraintes assez nlal payées de retour. Ce qu 'on gagne peut-être en lnéthode et clarté, on le perd sùrement en spontanéité, en richesse, tout cOlnpte fait la balance se solde par un déficit. En SOll1ffiC il faut que la préparation donne des matériaux pour cOlnposer et oriente la composition nlais laisse libre carrière à la personnalité et ù l'esprit créateur de l'élève. Comment procéder? Par divers lnoyens, l'élève doit faire provision d 'idées et de 111OtS. La lecture est la première source d'infornlation, les observations personnelles des élèves fournissent le second apport; l'étude du vocabulaire sur le sujet en cours, le troisiènle; enfin les exercices de gramillaire et d 'orthographe donnent, en fragments plus on lnoins gros, un appoint non négligeable. Les Inots et les idées ainsi rassenlblés entrent dans des exercices variés qui vont de la sinlple phrase à ]a rédaction du paragraphe. Ainsi sont réunis les Inatériaux que l'élève Iuet finaleinent en Œuvre dans une ,cOlnposition qui au lieu d'être un accident dans la semaine en est la conclusion nonllale et comine l'épanouisselnent. Car dans tous les cours l'enseigneinent du français s'ordonne autour d'une pensée directrice, d'un centre d 'intérêt COffillle on dit, entre ces' deux tennes, la lecture et la cOlllposition qui sont les exercices essentiels de l'école prünaire. Au cours préparatoire et élénlentaire, l'enseignelnent sera concret. Leçons de choses et lecture cl'ÏIuages , ·donc vocabulaire et langage, seront le centre de l'enseignenlent du français. Notre élève grandit. Arrivé au cours 11loyen et supérieur il possède un développement qui lui pennet de COlnprenche les textes sÏInples où de bons auteurs l'introduisent à ,l eur 'suite dans la connaissance du nlonde. C'est à ces auteurs que nous delnandons désonnais le nlouvenleIÜ initial, la nlÎse en train. A J'observation directe et personnelle, nous ~joutons çlonc la lecture des textes en suivant un ordre que le jeu des saisons et lè cycle .de l'activité hlnnaine déterminent. . En l:.ésl1lné~. ia: Inéthode repose "ent~èrem_ent sur l'observation
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directe de la réalité complétée par l'étude des textes aux deux degrés moyen et supérieur. SUI' l'observation de la vie d'abord. Denlandons aux enfants d'avoir. l'œil ouvert, l'oreille tendue. La classe, le jardin, les champs, la rue, le foyer, la boutique, l'atelier, la promenade lui fournissent Inatière à une riche cueillette d'observations. Nous arriverons à un résultat cherché en habituant l'enfant à ne 'regarder qu'un détail détenniné d'un ensemble, fût-ce sÎlnplement les fenêtres des maisons ou la fornle des voitures rencontrées, ef' à la décrire ensuite avec précision, ce qui exige de sa part beaucoup d'attention. Au bout de quelque temps,. aS~l1re-t-o~, l'élève aura appris à voir d'un coup d'œil, c'est-à-dIre InconscIemment, les différences existant entre les fonnes auprès desquelles il eût jadis passé sans les discerner. On sera tout surpris des habitudes', d 'observation, de précision et de réflexion ainsi acquises.
Sur l'étude des textes ensuite. Expliquer un texte, c'est met.-· tre en relief l'idée dOlninante qui en fait l'unité, puis c'est Inontrer conlment l'auteur éclaire cette idée dominante par le choix~ le C1roupement et la présentation des faits secondaires. C'est faire :::> par delà les mots, les choses et les 1'd' voir, ees e t s 1 assure~' que' les élèves les voient et pour cela faire constamment appel a leur expérience. N'a-t-il pas vu tel objet, tel animal, tel êtr~ approchant, etc. Disons en passant que c'est une erreur de faIre de la lecture un exercice de grammaire, d'orthographe ou de vocabu-· laire. Ces enseignements ont leur tour. La leçon de lecture do~t être' essentiellenlent un exercice de lecture et le moment essentIel de cette leçon est le compte rendu ou explication du texte. Eveiller la pensée par l'observation des choses et par la sug_· gestion des beaux textes, Grouper les différents exercices de français autour des cen tres d'intérêt. Faire de la Composition la conclusion normale des exercices' de la, seinaine. Voilà en trois phrases la méthode proposée. Nous nous permettons, pour terminer, de citer quelques ex-.. traits d'un remarquable article de synthèse sur l.es ,te~?ances ~t méthodes nouvelles de l'enseigneinent du françaIs a 1 ecole PrImaire. Si l'on pense que l'enseignement du français à l'école pri~ai- re n'a pas d'autre but que d'apprendre à l'enfant à s'eXprllUel" verbalement et par écrit, si l'on admet q"!'il do~t t;n?re vers deux buts essentiels : comprendre la pensée d autrUI, ecnte ou parlée, ordonner et exprimer clairement sa propre pensée, on est amené' à faire converger cet enseignement autour de la lecture et de la rédaction: grammaire et orthographe n.e sont plu~ que des accessoires, non négligeables sans doute, maIs secondaIres tout de Inê-
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1u e, (il Y aurait lieu d e faire des réserves). Et au lieu d 'exercices di spara tes et san s lien , on est muen é à group er tont un en sen1.ble d 'exercices d e français, coordonn és, abouti ssant à la rédaction -COlnme Ù. une synth èse. ~'~ ais, d 'a utre part, l' expérience nous en seign e que, si l' ét ud e des f. ~lts du lan ga ge p eu~ se fa ire excel1 emm ent par les textes, t elle mmuer e d e procéd er risque trop souvent d e n e pas resp ecter la p er sonnalité enfantine; en fa it on n e peut connaître, cOlnprenclre ~ L emplo yer les IllOtS et les phrases qu e si on les a véc us, que si 1 on connaît ex a ctelnent, c'est-à-dire p er sonnelle m ent les choses , les f a its et les idées que n10ts et phrases tradui se nt. C'es t p ourquoi nous paraH seule d ésirabl e une m é th od e d 'obse r vati on directe et p ersonn elle et d 'exp é rim entation ac ti ve et m éthodiqu e sur les choses et les textes. R en1arquon s qu e pour p e rmettre cette olJ se rvation et cette exp é l'im.entation , une n écessité s' ünpo se : ch oisir les centres d 'intér êt en rapp ort avec les saiso n s et le cvcle de 1'~lctivité hUlnaine et que pour p el'luettre l a ctivité p ersol11; ell e de l'enfant, i l nou s f ant tenir C0111pte d e ses gOÎlts, d e ses a ptitud es , cle ses in tér ê ts . E t il n ou s plaît qu e d es considératio n s m(~t ho clo logiques n ous alnèn ent a ins i ù p rendre notre p oint d e d é part dan s le mili eu local et a c tue l.
L a m éthod e cl' initi(/tion cl la composition fr((n çuis e I)(tl' les c('ntres d'intérêt compre nd donc : 1. Récitation qui poétise le su j t choisi.
2. :3. -1:. 5. t extes. G. tions.
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E x er cices CI ohs er vation et d e rech erch es p ersonnelles . L ecture en r a p po rt av ec le suj et choisi. Orthograph e en nl p po rt a vec le suj et ch oisL Exer cice d 'a naly se, d e vocabulaire, d e conju gai son s ur ces Compo s ition d e phrases, d e p a r ag ra ph es et d e comp os i-
E n a pplication d e ,ce tte n1éthod e, le rapporteur a d onn é d evant ses eo ll èg ues les f]'({gm ents d e leçons suivantes qui con sti tu ent le tra vail d ' un e sem a ine. 1. R écitation: la lége nde du for ge ron d e J ean Aicard. 2. Ohser vation : compte r endu d es l'ech erch es fa ites au cours des vi sites d ' atelier s . 3. L ecture expliquée .: une visite an Creu sot. 4 . L ecture d es t extes donn és comIne dictées et d es cOlnposition s faites sur ce th ènle.
Adresses d e livres et journaux p éda gogiqu es qui en seign ent la composition suivant cette Inéthode. « L 'écol e et la vie» , jOlunal p édago gique édité ch ez A. Colin.
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« Lyo nnet et Besse ige », cours inf., cours él. et Il10yen 1er degr é, Cours n1.oyen 2me d egr é, ù la librairie I stra, 57 ru e de Ri-ch elieu , P aris . « L elu, Kllbler , V œ ltzel », Cours Ina ) en , Cours sup érie ur, ù la libra irie H atier, 8 l'ne d'Assas , P a ri s ,
La Dictée à l'école primaire FOllt-il « en core » donn er d es di ctées flU X élè/J es d e l'école primaire, cl el11anclait un insp ecteur il un ,;eun e instituteur ml cours d ' un e conférence p éd agogi q u e. Interloqué pur cet « encore » malicieu x, celui- ci bredouilla un e répons e vagu em ent affirmativ e. --, Mais oui , 1110is oui, affirllw l' in sp ecteur; donnon s d es di ctées lnê m e au d egré inféri eur, n 'e n déplai se cl ceu x. qui trouv ent l 'exe r cice vi eu x .teLl! Pourt((nt la di ctée form e-t- elle eff ectiv e m ent cl l'ort1wyrapli e ? A en croire certains maîtres qui ont relev é d es statistiques a fflig eantes, on d evrait répondre : .-l quell e caus e attribuer cela ? A u choix 1wsurd eu x d es t extes? Au pro céd é employé? P eut- êtr e il ceci, p eut- êtr e li cela : probablem ent cl ceci et cl cc[a . A notr e sens, il f aut créer c h ez l'é colier lu phobie d e la fout e. Il fuut q u' à tout prix le '; ez.zn e orthoyrClI)histe se dis e : « Jl' n e v eux pas fair e d e faut es, j'oi honte d 'e n fair e ». Tant q u ' un élèv e n'('s t pas don s cet état d'e sfJrit, il n ' v a gu ère d e progrès ri espérer. J'oi eu le J'ar e plaisir d'entendre un adoles cent (Ur e un JOUI' il Z.lll condi sciple : « Un e f allte d' orthograph e m e l' end l)lllS honteu x qu'une d échirure Ct 1110n pantalon ». Dô n.'i su trivialité, cette boutade carClctéris e la m entalité à d évPloPI) er. Cette 111entalité, la cré er d ès le d ébu t, se montrer tOll,;o urs pl us exigeant à IneSUl' e q u e les élèv es avan ce nt en âge et montr er rtue nous t enons en haute estim e ce œl' dont les in corrections sc ratéfi ent .. . A. l' occasion, signalons ce s su ccès il M. l' Insp ectnll' lor s d e sa vi site. S oulignons d' un exemple concret qu e l'orthogrClph e d~f e ctu e use C0J71prom et ·la réputation et l'av enir d es étlldi cmts . Bre f, qu' ils soient convaincus qu'écrir e sans fClut e est en core noblesse, n 'e n d é plaise cl tel « minus hab ens » qui (li sait en plein e classe : « D es faut es ! b({st e; j' eIl fai s bien , moi! » Une averse. D e ma: fen ètJ' e, j e m e s ui s p lu à vo ir l a p lLd c tomb er , E ll e 11 3c.JlUl' ni t l' a il' gri s c1 e 'r a i es ta n tôt. dro ites, tant àt o11i q ll cs sui Vf1l1 1 ) e~ cap r ic es d u vent. Ce
r ai e ' s'éc r asa i en t SUl' l e p a vé b l e u cl e ln l'u r,
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fouettaient les vitres sonoroo des magasins, crépitaient sur l'e s tôles ondulées du ,g ar,age d'en fac€', ,cinglaient le visage rougi des 'pas~a~t~ attardés. Bientôt, de groo .filets d'eau, dévalant des jardins, )allllé3sant des .gouttières, tombant des toits, se réu'nirent ,à la rïg'ole qui :'oulait cléj,a des flots jaunâtres et tumultueux. Cette rigole ou plutot ce torrent attira toute mon attention. E-lle charriait toute sorte de débris: pelŒl"eB d'orange, fétus de ,p aille, chiffons de :papier, feuille de :hou. Mais voici que surgit une boît€' à conaerves qui rend un brUlt creux à chaque foiS' que les flota la ,h eurtent contre la bordure du .trottoir. Avee elle vaguent de compagnie des têtes de gazon v.ert, petItes îles flottantes, qui s'arrêtent ,p a'r fois, mais reprises aU6s~tôt pa.r le remous, el,l es prennent le large et vont rejoindre d'autrE's épaves déjà lointaines. Tandie. que ce spectacle m'amusait follement, la pluie ceSBa. Le Boleil ,s ourit à toute·s les choses en pleurs, et un arc-en-ciel all'1'ondit ::;1); ligne nette et vive ~mr la nuée qui fuyait.
**$ , La dictée est précédée d'un€' lecture de tout ,l e texte; quant. aux observations quelles qu'elles soient, elles seront faites en cours de ~'oute. Tout en dictant un membre de phrase à sena complet, le maître Jette un coup d 'œil ,s ur quelquE'S copies. Voici qu'il constate qu'un élève n'a pa.s mis d'accent sur à. C'est le moment de lu i demandee comment on di'stingue à prép06ition de a» verbe, et comme l~, difficulté se présentera; plus .Join, ne pas manquer d'interpeller J'élève fautif. Même interpellation sera faite plus loin pour les motB ou et o~ . Un autre 'h ésite sur l'accord de heurtE'nt, de voguent, de se réumrent. Tant mieux! C'est qu'il cherche. ·L 'inviter à extérioriser son travail m.enta1. ( 1
Celui-ci écrit plutôt en un mot, celui-Là en deux mot.s. - La substitution de ce ,IrlOt pal' « mieux» justifie l'orthographe du pe8miel'. Vous remarquerez aussi des pléments déterminatif.s: o.range, -décidera tout de suite que paille de pluriel. J'eS't.ime que l'usage Bien peu écriront toute sorte a.u dû n'importe.
hésitationa sur le nombre des compaille, papier, chou. - LE' bon sen..:: et papier n'éveillent nullement l'idée reste indécis pour orange et chou .. singulier, « toute» ayant ici le sens
rarmi lm mots d'orthographe d'usage, il en est dont .la p:l"ononciation facilite l'orthographe, tels: hachurait, fouettaient, paSsants' jaillissaient, torrent, paille, heurtent, prennent, cessa, nette, vive,. ' On préviendra des fautes en rappelant que s entre deux voyelle&-se prononce comme z dans .s'éorasaient, magasins, viSage, etc.; que lorsque deux verbE's se suivent, le ,s econd est ordinairement à l'infinitif conime clans voir tomber; que les' sy,uabes om, am, em, deva.nt.
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un b et lJl1 p, se terminent habituellement par m -comme , dans compagnie, tombant; que pour trOUVel: la ter~in~ison marculine ~le' beaucoup de qualificatifs, il -e's t bon de les mettre . au féminin, COn1l11e ~ grilS, ~" oug' i, attardé, creux, etc., etc.; qu 'il est nécessair E' de savoir dist.ingùel' ete , de se, c'es,t ,~e s'es't, ces de ses. Quant aux mots nouveaux, tels que remou·s, l'aie, caprice, cingler, ëpave, les faire écrire au tableau, et au besoin même les faire épeler, oui les faire épel E-r, Plus les images 'du mot sont nombreuses, 1l1ieux on les écrit, etc., etc. Ces petites !remarques orthographiqu e,s t.rouvent leul' app lication dans toutes les dictées. En Bomme, les mêmes difficultés reviennent toujours. Le procédé indiqué cOl1osiste à les le'v erpar l'une ou l'autre dE' ces ficelle-s. Obliger l'élève à se rE'ndre compte, à ne 'p lus écril'e ù ~1 m 'chennance» COlnme avouait un gros potache, Ce n 'est ' donc plus la diCtée où le maître se ul intervient; on b esogne ensemble, on justifie sa manière -de voir, on fait attention, quoi: tout est ~à. Au début, c'est pénible, languissant parfois, mais à la longue, on n'intervient plus que pour .l es cas nouveaux, les sp écialités ort.hographiq~l€'s qu 'il faut d'ailleurs éviter le plus ,po, s ibl e;. Quant au sens de.smots incompris, demandQns-le au courant de 18 dictée et non avant l 'e~ercice, car le cont ex te aide s ouvcnt à lç d é· couvrir. Termin ons ' en donnant l"n.PPTéciation d'un maUre qui use de ce procédé : «Ce.la ex ige ' du trava.il, mai-s c'est très efficace». Tant mieux et pour la be.sogne et pour l'orthographe. P. Gérard.
ùe printemps est là . . . Doc'umentation pour l'étude par les centres d'intérêt.
POUl' pE-U que la température continue ,à s'y 'p rêter, clerS 11101'veil1es ne tarderont plus guère à 's e rév éler à nos yeux, à ,s e multipliel' a utoUir de nous, à ,solliciter notre conteniplation. Un fr émis -cment profond va s'évaporer da.ns les entrailles obscures du vicux sol. rP armi le's herb es desséchées, les primevères vont tendre un bou d'or eill e jaune: est-ce pOul' ce motif qu'on le-s no;rnn1e, en langu e populai:re des oreilles d'ours ? Précoces, impatientes, e1108 sembl ent vo uloii' épier le bruit discret d es 'Pas du printemps qui ,s 'avance. Un de -ce,s jours prochains, sous la chaleur' féconde .de qùe]cr ues l'ayons cares's ant,s, un e foule d e menues pointes \rE-l't es se mettl'ont à Bôi't.ür ~le la pe'n tea,t iédie d es .t.aIÜrs. Ce s~ra, ensuite, .l e tour .des gro,s~ill ers sauvage,s de la, haie, des aulnes et' des viornes de la ~erg e, qùi' HOUIS feront la sürpri,s e' de s'êti'e orneinentés de fanfi' eluc'hc's, e11, .
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un apr ès-midi, non loin d'un e r,a n gée d e pe tits sa ul e:::; et d e cou ch'i ers qui, pOUl' n e pas être en r est e d e politesse, se .seront, en m êm e t emp s, eux aussi, enjolivès la tête d'une couronne d e houp ett es s oy eu ses et cl c· ch a ton", d or fr êle. Puis, .l es églanti er s -d ém aiIlotteront l eur s feu i Il es lnisant es et gr 2c il c,Q; l ei:! boulc'J. ux, a ux m em hres d 'argen t, se parer ont , l'un a prè:> l'a utr e, cl e br indill es d 'un m a uv e tra n slu cid e, t a ndi s qu e certain.s ér abl es, qui ont, a u printemplS , d es toilet te,s d' a utomn es, élèveront, Ç~l, et là , de menu es fla:mlnèch es l'ou ges, p armi les déchirur es cl e' tardif s h aillons clon t l es il' ev êt ent en cor e l e5 d erni èr €'s feuill e,' m ort es 'cl e l' a n p assé. l
'Ml3 is voi ci a u tr·e cho se ! C'e.-·.t, s urtou t 10 m ond e a il é d es oiseaux qui v a commencer à d eve nir int éressa n t. Si cer t ains d'entr e eux, tels l'hirond ell e', le ro ssig n ol, la fa u vet t e, ]e lorio t, l e coucou et la: tourteil'ell e, n e nou s r evi ennE.nt qu 'cn a vril et. en m a i, b ea u coup d' a u tr es nous s ont l'am en és par l e moi t; cl e m ar s. C'es t la grive mus ici enn e, qu e j'ai E'ntendu e, ce ma tin, cl a n ' un ll o uqu et cl e sapi ns, et don t la, voi x, un e des. plu s b ell e.s qu e je conn a i.s Sl' , pC'u t 1'iva li se'r , en m ai, ave c cell e du r ossignol; c'est d a n s les p r a il'ies, le pr oyel', a u plUlnage gri's ât,re, dont le cri n 'est qu 'une r ép éti tion d e troie. ou qu a tr e sons, ,sace et grêl es, qui rapp ell ent le chant ·des sau t.<~ l· e ll es; ce ::>0111. les a lou ettes, r evenU 8>.:; hi er p ar p etites trou pe:::;, et cr ui , d éjù , . élè\ ent , ent,L' ]e,s fins nu age., L'o se' , dans le,s é. loui-s-sa nt 2~ ér1 a il' cies (h· l' a zUl' ; c'es t, le long d es r u isseaux mousseu x, la la v a n (li èr e, au v ol moll em ent ondul é, dont l' npp e'l , form é . cl e troi,s .·y ]] a u e~ lJr èv es, p eut si bien se r endr e par l' onoma top ée : pij e witt! »; c·C .:i[ l'hu:Ir'bl e t ra qu et, a mi fid èle ct. (li.'Scl' et. d es talus ,'abl o nn eu x, ct le r ou ge-go,r ge fur ot em' q ui v a , vi ent , se fa ufil e en trc n 06 toit·" ù la ch asse san3 m er ci cl e,:. m ou ch el'on s; c'e.st , pour n 'en poin t m entionn E';' da vantage , lé'\: ])e'rg cronnc it o dl ed e, a ctive, a ff a ir ée, toujours en mo uvem ents, a u ve ntr e d 'un joli .i aun ,s o ufra ct a ux ,a il es bl'unâ tr es, cl ont L' vol s·ac ca.dé anim e no s p aj,- ibl es p a turages, que les troup eaux. h tti g u és d es éta hl es, n e von t poin t tard er ·(\ rejoindr e. .. 1
( 1
C )
Vou s vo il'à avcr ti s ! Allon.;;; ! song('z donc ft un e pro chain e g n1n,j C" prom en a d e- à. ln, camp agn e. Et cet t e p"'om ennrl o, prép ar ez-l a a vec -soin ! l:'croir de Pâq,ues.
A ,s'eu all er , p a l' ces premi èr e-' journ ées printa nièr e,s, v er s Le; ch amp s et l e~ h ois, à respir er l 'R ir fr:üs d e P â ques·, ,il r ega rder verdi r 1 ('~ buissons et bourge onn er les a rbres, à. con t empl er l es fl cu rs pr écoCE\S : tu ssila g"':, d'o'r p â le, da phn és d e nacrr ros'e, pprc e-n eige d 'op a lp, lait eu se, à écout er l es premières vocalises d e l,a grive ,et du m erl e, on sent qu e, mal gr é les souci,s et l 80s désillus iOn\:; dont nou s abr euv en t les temps prés ents, il peut encor e fa ke bon de vivre. Les all élui as d 'allégre.ss e que .1'Eglis e entonn e et multiplie, à présC'nt, en J'holln eur . dE' ]a Résurr ection, animent no,s v eines d 'un e ar -
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dC UI' 1l0 UV ClIe, nou s in citent ;\ com-m uni er plu s étroi t - ment a, ec la tCl'l'(' r a j euili e. Comme r év ei lI ée· par le chan t de·s clo ch es, .la forc e sC· lLver a in e d u vieux s ol r en aît et e.' accr oît parlout, à vu e (l' œil. Sa colOSlsa le et d élica te én ergi e empli t cl e bouff ées t oniqu e l' a tmo sph èr e rech a u ff ée .. , On r etr o uve, pOUl' r(l3piil',er et .sentir l' a il' d e P à'q u coS l' àge et le l' œ ul' qu 'on avait quan d on s'en cl électa it, ·a ux h eur es ll eure uses ci e so n E· lJfall CC . L 'a ir rIE' P à qu es enchant e cn m èm e temp ' qu'lI ém eut. -
L'Alléluia d'Avril.
L es premi er s ,souffl es du prin tem ps 11 8 fon t p Ro' éc lo,l' t' le,s fl eur ' los plus b ell e', n 'éveill ent p oint le."; v oix l e::> p b . ltarm oni eu 'e', n o l' éra n dé llt. p aIS cla n s ]':1.i1' lEI.:> pa.rfum s le,..: plus 110ux ; ma is, aprè, IR 1110l'l1(' aricli té et l e lourd s il ence d e la. saison fr oid e, ils be,l' cen t n os cœu rs d 'lm fr a i·s ,et. d élici eux ra vi53em ent... .. .On sen t p ar tou t If{ re ncliossanc e cl e l a natur e, o n ent end commc hL respira tion d e la 1.e1'1'e Cfui wevi en t à la vie, L e seul n om d' a vril H OU IS égai e. On dira it qu 'il p nd no sl corps plu s di·spos, n o pen sées plu s l égèr es. Il Lse:mlb l e qu e ce joli mot est f.a it de brui ts d'eau , d €' murm ur e' c1(~ bl'i. e, d e iJ' umcl.WS d'ab eill es, d e cris d'oise-a u x. Des so n s .cle clo ch es, c!C' s a irs d org u e, d es ch ant s d e co crs, cl es b êlem ent. cl'a gn ea.ux résonli ent en lui. lm évo qu e la mag ic cl e.~1 r ::llTleau x qui ,s e dépli en t, la. gl':l ce cles p clqu er eHE's et des primevères ca ndid e·s co mm e d es cœurs d' en fan t, J, p arfum d es da phnès et le sou1'iire cl·e,· jonquille,', la, voix f]ùt ée cl Li m e1'j o, t ou te la joi e d e \ iv r e " t d'a im er ...
... Voi l,à qu no us av on s OU\ 81-t not r '~ fen être, a u 'o n joye ux d es eloch rs p as ca leB, S Ul' no tre j,éLrdin baign é de s ol eil. L e ciel e·t limpicl e, Il-. i1' (,'3t pUL' et sa lubr e. Un e cla rté bl eUE' et d or ée cal',e ··se la. t onn elle, où tinti ne un e m é 'an ge affai rêe d.a ns ] 8 .; fl or ai,s on' jFt un e,· . NoÎl' c or eill e p er çoit la se n sa ti o n d e ].a. vi e qui revi ent; ca. r, derri èr e l e cri ( I (~ ln ll1 é ~ ange et le' houp et1. es c1' or du cornoui! le,J', il y Ft l e bl'u i 1 (lll rui s.c au voi sin qui p/sa lmoc1i e sa gamm e touj ours ]' cco mll1 en cé ([011ll é1 n t i, ch a qu e caillou la. not o aT' g (~ llti nc' de l' cau, PIn s .subtil cn CO I' C, LI Im u,-; iqu e err.a nt e cl es pre m i è l' e ~ a b eiJl o::; zi gz'agu e cl a n s la cl ou ce ul ' d (, l' a il' .. . De p :Htou t, mont e un e ocl ou,," rt e sève , d'écol'ce Illlmid c, d c ( ('1'J' CCll1 t ièd e, d'h erb e qui p Ol' "(l , ~l1'om e s c1i ver,3 et multipl es '''C f OIl CléJl1t P il un cfflu\ e, unicru' , s tu v ag c et capit eux. ll
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A cont c'mpler ce " p ec ta cl e, à éc out er ces bl'uit .' fr ai ', ;1 l'c;:;p iL'C I' c(\~ b ou ffées toniqu e', no ~ icl éc ~ tr is te::: .:::.' en v ol ent, ]e co u.! age' 110 l!::> l' eviE'nt. nous nOLI S se ntOlls tout a u t '·e. ... Ch a cun se Is en t r everdir un p eu , lu i-ll1 èm c, clan s ceUe all égTc' :SC ü iomphant e cl es b eaux jOll1't3 reve nu s .. . L e ·ouff.l e (l 'a vl'il J' cne! Jc;-; )Jo mm ott e", plu s l'o se,s, le' .' all g plu·", rich e, les lIl emlJl' cs plus soupl e.;;, la voix plu s clair E', la volont é plu.s cl éci (lé e, Il ajou te comm e cl es a il e(-; Ù,
l' à m e,
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Sans dout e, de tardives gelé es peuv ent seVIr encore et" .le· grésil l) eut venir étendre se& dentelles bl.aneh ecl ,s~l' les toits, SUI' l'herbe et le.s ra,ll;eaux naissants. Mais il ser~'dt vain de s'en inquiéter outre m-e:" sure'. S'en préoccupe-t-il, lui, le cornouiller du jardin, ' qui ,en}[tce iE'5 arceàux légers de .la tonnelle rev erdie 'ch~ toute sa floraison préc0œ', ch: toute sa grâce enveloppante, de tout son ·amour? Il ,sait qu· avril es t là, et cela lui ,suffit. Et ,ses pétah:'3., que la brise -emporte et dissénnine, sont comme de m enues lèvr es d'or qui munnurent, E'n leur langage secret : (" L e printemp,s e·st. là ! F êtez-l e, et rréjouissez-vou s ! » Sachons entendre ce,s my's térieuses syllabes, et nous conformer au sage conseil qu'elles nous fonnulent. Réjouissons-nous ! L'Eglise nl.~ vient-elle p:cts, {':He au.ssi, de fair e vibrer àans ,SE'S tem})loo ses alléluias d'allégresse? Réjoui.ssons-l,!-o u S ! Réjouis ·ons-nom,; ave c les arbr c,~ qui, ayant .tout oubli é d es intc'mpéries passées, redonnent, à présent, toute leur 'Pleine vigueur, ave c les oiseaux qui reviennent a u p ays, porteurs de cahie.rls de romances -sur ,l eurs ailes; avec les fl eul's précoces qui, malgré les nuit,g 8l1COre froid es, ne craignent IJ oint de s'épR. nouir; avec les sources jaillissante s ,sous les halliers! Plaignons l e,s ca's aniers et casanièrcs qui r ésistent à de pareilles sollicitations! Plaignons surtout leur,s p a uvr es élèv es !
Hvgiène scolaire La liberté, facteur d'hygiène morale et physique. « Il n 'y a pas beaucoup d 'enfants sans défaut, mais par contre il y a beaucoup d 'enfants sans vice », a écrit Georges Bertier.
Les .collèges où règne une discipline de fer, les écolesprisons, n'ont qu'un rôle passager de formation - et quelle form.ation ! Etayée uniquement sur la crainte, elle nlesure et endigue mêlne la nécessaire détente physique. La formation où toute liberté d"action est supprinlée ou fortement atténuée n'est qu'un dressage; le plein épanouissement des qualités physiques, intellectuelles et m.orales y est inlpossible. Hors de l'elnprise de cette discipline, les élèves n'auront qu'un désir, celui de recouvrer leur liberté. Comlne toute réaction, celle-ci dépassera les limites, et ce seront les débordements des vacances ou de la période universitaire. Les Inédailles d 'or des collèges ne sont pas toujours reluisantes ù l'université. La tâche :des éducateurs n'est jalnais ' facile: les ' lnauvaises lectures, les fréquentations douteuses, les conversations lualsaines, les anlitiés particulières, des pratiques sexuelles contre nature,
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font, ft juste raison, l'obje t de leurs .soucis. Un soupçon, et la discipline se trouve renforcée. L'abcès, hélas, ne se vide pas toujours, lnais évolue vers la chronicité: les exemples de dissÎlnulation qui foisonnent autour de lui incitent l'élève à la fausseté .. « L'enfant vit dans un monde où chacun triche et lui apprend à tricher » (François Mauriac). . DÎlninués à leurs propres yeux, car c'est humiliant d~ n e pouvoir dire à haute voix ce que l'on pense, contenus dans leurs ' .explosions spontanées, craignant à tout instant la punition, les élèves soumis à une discipline rigoriste perdent peu à peu leur personnalité. Par ailleurs, ' une trop grande liberté conduit à l'anarchie; il y faut un dosage lninutieux, fruit de l'expérience et d 'une sérieuse connaissance de la psychologie infantile. C'est pourquoi nombre d'éducateurs préconisent le sentiment de responsabilité comme régulateur de la liberté. La responsabilité, en effet, est une preuve de liberté, car sans liberté la responsabilité serait ~U1 e injustice. La responsabilité peut être dosée et distribuée, si l'on peut dire, selon les lnérites. Des charges importantes seraient ainsi -confiées aux élèves: surveillance des jeux, des études... Avant d'accéder à ces fonctions, ils devront avoir rempli , à la satisfaction de tous, des charges de luoindre importance : bibliothécaire, servant de lnesse, etc., etc. Ainsi, des classes inférieures aux d egrés supérieurs, une succession de charges à responsabilité de plus en plus grande, dignelnent remplies, sera le critère, penllettant aux maîtres d'accorder à ces jeunes gens un e confiance illimitée. Autre source de liberté :' le scoutisnle. Mieux connu des instituteurs , le scoutisnle en serait ll1ieux apprécié. Il ne vise pas à instituer un Etat dans l'Etat, lnais il ambitionne de s'affirmer un adjuvant de l'éducation intellectuelle, un délasselnellt physique bien ordonné, une école de volonté et d!initiative . Le scoutis111e catholique fait appel aux bons sentiDlents qui sOlnnleillent au cœur de chaque enfant; nouvelle ch evalerie, elle apprend le respect de la parole donnée, et ose parler d'honneur. Groupenlent de l'élite, elle exige au préalabl e un stage obligatoire. Ainsi dispensée, ]a liherté tendra ù affinner le caractère et :'t. développer les qualités physiques et nlorales, indispensables dans la vie: si d 'une part, le diplôme reste un parchemin qu'il faut s avoir utiliser, d'autre part, les vices de la jeunes~e seront ceux. de l'fige mûr, infailliblement. Dr Stéphan.
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Cal' q ui vit bien ch ez soi, le · m011((e en est frt/ou x: . 111ais qu' iInpOl'te la cho se 1 On rab((ttr(( les clous. E n attendant, Martin, le vin c'es t un bon diable ! L e cafeti er Placide est tou.tollrs serviabl e. A llons fêter, ch ez lui ) d evant llll doubl e pot) Le bonheur qui nOlis vi ent d'((voir el.l le gros lot. R. J AQUEME T .. Ma foi! disait M{(rtin, se p{(rlant il lui-ll1êll1e, POUl' récolter du seigle, il faut bien que l'on sème; Et pour r/Voil' son v eau, Inêm e un tout p etit veau, N e faut-il pas ' qu'on ait mis le prix du taureau ? C'est pour cela 111al'tin, que tu fis un e affaire, Quand tu v endis ton porc, foi d e finaud compèr e, POUl' ll1 ettr e en loteri e et tenter le gros coup. Il s'agit point ici d ' une affaire d'Ull sou. L e co chon qui t'a fait dou ze billets superb es, Toujours nou1'l'i chez toi d e bonne soupe et d ' h erb es, T'aura porté bonheur, c'e st Inoi qui t e le dis . Et d'aill eurs le pasteur, à qui tu le v endis, Lorsqu'il te paya - c'était IH êm e un dimanch e Di/:: La chance, .tml1ais, n 'a fui piécette blanche. Tout cela fait conclure, et Martin tu conclu s : L e gro s lot c'e st pOUl' toi, le gro ' lot, ri en d e plu s ! L e gros lot, c' es t l'argent ... c'e st un e maison n elw e)' C'e st di x va ch es d e plus qu' ou bassin l'on abr euv e; C'e st un e immense vign e ail viendront les setiers, Plu s n ombreu x qu'aux buisso n s p ou ssent les n oiseti er s, Et d' un f endant doré qui chante et qui pétille ' C' est un e automobile èt toute la famill e, Un e auto toute .iaune) et le d edans en v ert, Pour a[[er voir le lac et ref/ard er la m er ... C'est encore un piano .. . .lIa foi , m êm e étant dam e) L(/ femm e d e Martin l' estera bien sa f emme; Elle (lura son chap eau ) sa rob e ri' son piano ... Puis le l' este en Clrgent.. . arfJ ent, ()illets de trop , !ro ch ez un b((nquier) connaiss eur des affair es, Accoucher tous les mois d es rentes nécessaires .. . Au fond , sans t' en vanter, tu n e négligeas rien. Plus d' Ull pauvre d é/à te doit quelqu e soutien. El d '({utr es en v eu x -tu 1... l1ê m e que la fanfar e, ."'·'operçoit gentim ent que tu n 'e s point (/Vare . ... Et te voilà choyé, connu pal' le pays 1 L e préfet·, d epuis hier, est l'un d e tes WHis. Tu d eviendras syndic, (LU moins qu'à la commune, On ne ch((rge pas troll d' impôts SUI' ta fortun e 1
Il fine retrouvé Lucos èt pied m enait èt son vill((fJe ,Six ân es qu )à la foir e il venait d 'achet er. Quand il eut bien l1wr ché) fatigué du voyage, S ur l' un d es animaux il crut d evoir monter. illais ql.l elle fut sa s urprise et sa p ein e D e voir devant ses y eu x cinq baudets seulem ent A_u li eu d e la clell1i-clouzaine Qu'e n IHtrtrl11t il avait sous son commandem ent 1 Trois fois le compte il r eC0111.m ence, Et toufours ) oubliant l' ân e qu'il a sous lui , Trois fois d e son Inortel ennui Il sent croître la violenc e. E n sanglotant, le pauvre villageois R etourn e S UI' ses pas)' il court cl droite, à yauch e, P endant quatre h eur es il ch evauche Pal' vau x, par monts, et ,;usqu'au fond d es bois Après s'être clonné vain eln ent la tortur e, Il r egagne enfin sa nwison ; Et, sans de s cendre du grison Qui ll.li sert d e dign e monture; A_ sa j' el1une il d éduit sa piteu se av enture. « Calme-toi , pauvr e sot, lui dit- ell e tout n et, Tu n 'p n c0111ptes que cinq, ct moi, 1'en trouv e sept. » H.
LE B"VVERET
RESTAURANT-CHALET DES CRÊTES Grande terrasse ombragée dominant le lac Vue magnifique
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Â=rl COURRIER DES INSTITUTRICES
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'OMMAIRE : Le clocher natal. - Un précieux livre. l'ouge-.gorge. - Chapeau-sport au crochet.
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Le r etour du
clocher natal qui dOimin~s Les champs, les fortès, .les m aisons , Et fais retentir les collines De l'écho de tes orais ons;
C'est pour toi
o
Et plu1s que la ravine blonde, Où poussent le' foin,-", ù'ajeunis, Plus que la savane qu'inondE' L'immortelle chanson des nids ;
clocher des places natales
Qui montres du doigt · lEt ciel bleu ,
Plus que les grandes cathédrales, A l'homme tu p a·r les de Dieu ! ... C'est pour toi que l'âme naïv e, L'âme ,s imple du paysan Demeure toujours attentivfJ Aux 60aintes croyances d'antan.
cloch er salutaire, Par ta voix douce infin urnent, Que la c1étl' e:;.s~c1e la terre Peut monter jusqu'au firmam ent:!
Plus qu e la clairière où 1e8 gerbes Jettent leurs rayons enflammé. '; Plus qu e les buissons, rempJis (d'herbp<: Et plus qu e l e3 cha mps parfum(~ ,' ;
Plu.s que les collines propères, Plus qu e le·s forêts et .les monts, Plu::> que la maison de no,s pères, o clocher natal, nous t'aimons! Blanche Lamontagne.
il n précieux li\7re La fenuue Inodcrne n 'a pIns, vraiment, ni le go.n t ni le te mps ·clE: « faire son jonrna l » au sens où l ' cllte~ldaient ses :tÏen~e~ (~ e la période romantique ; elle se h?rne au Sll~l~r~ ,agend ~l l.'edqe ~ en style nègTe, sans aucune notatIon de sensIbIhte; c.e~t!..! nomelh,Jature sèc.he et froide lui rend de grands services au pOll1t de vUC! domestique et nlondain, et lui permet d'évi~cr nlÎlle AOllblis et mll~ ~ erreurs dans l'acc.Oluplissement de ses dIverses tache.'i. Pour :-;a vie morale elle ne songe guère à \( tenir un livre » , ct cependa~ll il seconderait fort efficacelnent son activité dans le bien. Notre travail de perfectionnement est décousu, incohérent. il se modifie au hasard des circ.ol1stances, du milieu, . des conrants d'opinion; il n'a pas de continuité et. passe tour ~\ tour par d~s périodes d'élan et des 'périodes d'atonIe. Nous ne pouvons re111e-
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dier ,\ ce dangereux désordre que par une surveillance {-truite; rnais, ce qui nous manque pour .exercer ce contrôle, c'est justellll:nt la Inérrioire psychologiqre, Nous SOlnmes fort malhahiles à suivre Hotre propre évolution parce que, de bonne foi , nou" croyons nvoir toujours été dans les dispositions où nous sommes quand nous nous examinons; ceci est tellelnent vrai que, ayant l'occ1.sion ,1'êire remis en présence de ce que nous avons dit, fait ou souhaité au~re fois nous avons peine à nous reconnaître. Pour savoir si nous avons progressé (ou re ~lIlé) dans le ,'hemin de la vertu, il ne suffit pas de déterminer la valeur lllOl'ale de notre Inoi présent, il faut connaître quelqu- unes (le nos valeurs morales antérieures. C'est en cela que le ( livre intime .~ peut nOliS rendre d'inappréciables services. Ne nous astreignons pas à y consigner quotidiennem.ent uue observation sur notre individu , cc serait inutile et oiseux ; c.ontentons-nous d'y noter, de temps à autre, notre état d 'rune d'une façon précise, attentive et impartiale : nous le ferons ~, ]a suite d'un événement qui, en nous troublant, nous révèle en quelque sorte plus cOlnplèteIllent ù nous-mênles : épreuve, joie, succès, échec, énlotion du CŒur; nous le ferons égalelnent en phase calnle, alors que nous ' sonlnles sans fière ni abattemen.t, car il nous faut COll naître aussi notre état des jours. paisibles.
***
Cet exalnen ne sera exact que s'il est sincèrement obj ectif, c'est-à-dire que nous devons nous regarder comme nous considér erions un être étranger et faire sur c.et individu des observations froides et clairvoyantes conune si nous n'étions pas en cause. Oh ,! ce travàil sera pénible, je le sais; il faudra nous y rc~ prendre à plusieurs fois pour exécuter le tabl eau ressemblant et non flatteur qui nous représente; nIais la réussite de notre proje t de perfectionnelnent est à cc prix. Nous Hurons ainsi une "érie de clichés fidèles de notre ami moral comme, dans un albunl de ff-lnlille, nous trouvons la série de nos phot.ographies ~'I différpnts âges et sous différents aspects. Ces portraits d'âme successifs nous seront d 'autant plus uti les que nous ne pourrons en récuser le télnoignage puisque nous CIl serons les auteurs; ils nous fourniront les docmuents nécessaires pour établir la Il1arche de notre évolution. nlorale. Nous y verrons nos défauts habituels trop Inal combattus et sans cesse renaissants. Nons y verrons en outre (et j'insiste sur ce .point) apparaître, avec l'âge et les circonstances, des défauts nouveaux que notre négligence à laissés se d évelopper; nous constaterons ainsi qu' aux tares morales qui correspondaient à notre caractère et n notre tempéralnent nous en avons ajouté d'autres dont un peu de vigilance aurait pu continuer ~l nous préserver. , . Notre carnet intilne ne nous révélera pas seulement des. choses fâcheuses, il nous relnetha encore en mémoire des traits de
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coura ge d es actes d e honté, d es efforts p ersévérants qu e nOll S a vions oubliés ; leur so uvenir nous apportera, à certa ines h eures, un encouragc nlC'nt opp ortun , i.l nous rappellera que nous S01nmes capables d 'être cl es vaillants, il n e nous permettra pas d e clouter tout à fait d e nou s . Etahlissons ce sch é ma d e notre activité morale au lon g d e notre vie ; en nous donnant le moyen d e nous mieux connaître. i~ nOll'S second e ra dan s not r:~ œ u v re d e p erfectionn em e nt.
Le retour du
rouge ~gorge
Au p etit jour, cc 27 mars, es t revenu mon ami d .:- l'an c1 ernir , le rou ge -gorge du p e upli er. 11 m 'a chanté son air de danse et d 'anlOur, la ch a n son d e ses esp ér a nces, un chant qui n 'est qu'effu sion, enfance, musique et lumièr e. Ses douze mois n e lui p èsenl guère, il a ch a nté comme un je une homme . C' est mon ami et .l e r a dm.ire . J e n e l'ai jamais vu . S'il ch a nte, je l'h a bill e d 'or, d 'ar ge nt et de f eu , je le coiffe d 'une hupp e d 'azur, je lui passe d eux p etites l)ottes d e duvet blanc ; il scintille camIlle un e étoile sur les branches noires d e son p eupli er. Mais je sa is qu'au r éel , il est doux , aÎlnable, confia nt et que son nlocles te plumage r épond, a u nlilieu des oiseau x, au parfum d e la viol ette ch ez les fl eurs, Violette a il ée, violette ch a ntante, parhnn du lnatin je vous aim e ù cau se de votre fr agilité et d e cette confiance insen sée que vou s prodi gu ez à la vie ! L e rou ge-gorge n 'a rien m én agé d e son âme, cette nuit . Toute s n force jaillissait dan s le ciel obscur, pour retomber en pluie cie lumière . Mais cette lumièr e en cor e, qu 'advient-il, si nul n e ve ill e pour la r ec ueillir ? Que d evient la splendeur du sol eil couchant sur la m er, quand fait défaut Claude Gellée? Et le parfum d es Jl eurs, le soir ? E t toute la b Ollne volonté d es enfa nts pleins d e scrupules? Et l'innoce nce des h êtes ? Et ce d erni er r egard , d irr ésistibl e c lair vo yan ce qu e jettent les m ourants Slll' le urs jours r évolus ? Une liqu eur divin e p e rle sur l'arbre d e la vi e . a r ésin e parfu m ée du mond e! 1\1ais d e tous ces éblouiss enlel1ts, n e ve rrons HOUS jmnais l'unité? N'est-il pn s un pays d es an ges où t011 S ces Jragnle nts d e b eauté se rapproch ent dan s un rapport parfait des voix , des coule urs et du sentiule nt, ce pays que nous indiqu e ~1V eé son doigt levé le Saint-Jean cl e Vinci. R edoute, oi seau , de nous donn e r à ton insu ce ]1ïêS"i entiment, cl d e nous d essiner par ton chan!", dan s le ciel, les sei1ti e rs d ' appro'Cll e de l' Ede n . PltL ':i tristes, nOlis voy on s éclore plus d 'étoil es. Ln lnélancolie nccroît nos puissan ces d 'affinité . L e 111essage qu e tu }>l'oclmnes dan s cette aub e 'grise dll printemps ouvre une vu e, pour qu e lques Ininutes , sur un r uisscl1 em ent de heautés. .
Muuric e BOJ'l'ès.
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CHAI?EAU SPOR'r AU CROCHET Le chapeau au crochet, fait en laine impennéabilisée, est très pratique; il a l'avantage de se Inodeler facilelnent suivant la physionolllie. On a ssortit souvent la teinte du chapeau à celle du costume, nlais il est ' aussi très chic de faire un ensemble, chapeau , gants et sac, d'une nuance opposée à celle de la toilette. . Exécution. - Il faut 100 granlmes de laine Kayak verte, une · aiguillée de laine marron, 0 ln. 90 de gros graini nlarron, une pièce ch" ganse lisse, un crochet d 'acier No 10. Le fond se cOlnpose de cinq Inorceaux, dont quatre pour le tour et un pour le dessus . Pour le morceau du dessus, nl0nter une chaînette de 22 nl. et faire une ln. sÎlnple, une m . en l'air, sauter une nlaille de la chaînette, une nl. sÎluple sur la m. suivante, etc., pendant tout 'l'ouvrage; faire 0 lU. 13 tout droit et casser la laine. Pour le tour, il faut deux nlorceaux plus grands et deux plus petits. Pour les grands, lnonter 48 nl. pour le bas; travailler au m.êlue point pendant 20 rangs, en faisant 3 diminutions de chaque côté pour ne, plus avoir que 42 m. à la fin des rangs. Pour les p etits morceaux, monter 28 m. et faire également 20 rangs avec 3 diminutions de chaque côté sur la hauteur. Le derrière du chapeau devant être plus bas, il faut creuser un des .grands morceaux et un des petits; pour cela, ne luonter que 32 nl. pour le grand et 1~ pour. le petit. Au 2lue tour, ajouter 6 lU., puis 5 lU., etc., jusqu'à 48 m. en tout. Coudre ensuite le grand et le petit morceau! du derrière du chapeau, les creux se regardant, avec des coutures apparent~s en laine Iuarron, puis les deux du devant et le dessus. Faire ensuite le tour du chapeau en travaillant. en lU ailles simples, maille dans maille, en t ravailla nt su r tout le tour de la calotte. Prendre ensuite la ganse, doubler les lU. du 1er tour en fait\ sant 2 m . dans la Inêlue luaille. Faire ensuite 9 tours ~· tout droit et tenuiner derrière le chapeau. ~ Garnir du gros grain. FOND " B
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BIBLIOGRAPHIE « TOURING» (Le Jeu de la circulation)
conçu pour apprendre à tous cette cho,s·e précieuse: Savoir circuler dans la rue, savoir éviter les accidents de la circulation. « Touring» a done sa place dans chaque maison, dans chaque famille. IMettre « Touring» aux mains d·es jeunes, c'est peut-être leur ·s auver la vie. « Touring» e,s,t 1.e .ieu intelligent, que tous le,s parents doivent donnel' à leurs enfants. Le p.lan du jeu représente deux secteurs urbains (ville) et deux SE'Cteurs campa,gnardt3. Le.s joueurs perosonnifient ,tou.s les usag,ers de la route: piéton, cycliste, motocycliste·, auto,cam·ion, car postal, tram\-vay et l'indis,p ensable (' a.gent de police». Ils ont tous las même trajet à accomplir en re.spectant toute,s les règles de la circulation il'OUtière cOIllimandées par .les ,signaux ad hoc placés chacun au bon endroit; et .tout.es les faute's ,sont pas's ibles de pénalités comme dans la réalité. « Touring» Bost pré.senté dans un élégant cartonnage avec dés et pions néces-saire·s. jPrix: Fr. 3.75. Supplément à volonté pour 6 pions spéciaux Ir emplaçant les pions ordinaires représentant les 6 véhicules {lui participent au jeu: 60 centimes. Editions S'PEIS, ,L ausanne.
'L a « Semaine Catholique» ·a publié, en vue de ,s on édition spéciale « La Croix d'Or», une B,érie d 'articles du prof.e,ss,eur Gribling, de Sion, tous consacrés à la préseifvation d·e notre jeunesse des dangers de l'alcool. Ces ·articles viennenû d 'être publiés à part sous la forme d'une brochure intitulée: POUR UNE JEUNESSE SAINE ET FORTE Pour permettre la 'p lus large diffus,i on de cettE' brochure, l'UCRA ra v,end san~ bénéfice} afin de permetke de la donner à titre .gracieux aux jeunes mariés, aux membres des « Mères chrétienne's », etc. Le,s prix de la brochure de 16 pages, avec plaisante couverture, sont les suivants: 10exemplaire i.solé 5 ct. par 10 exemplaires à 8 ct. pair 100 ex,emplaire,s à 6 ct. par 500 exemplaires ,à 5 ct. plus frais de port.
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Nous adre&sons un pres,s ant appel à tous ceux qui aiment la jeunesse de bien vouloir rendre attentu,s ·à cette brochul'e .Ie,s Révérénds Curés et autres memobires du clergé, 1.e.s membre,s du corps enseignant, les sages-femmes, les présidentes de,s mère's c'hrétiennefs 8t, d'une façon générale, tous 1e,s parents. Les command·es 6·ont. à adres,ser ,comme 's uit: Librairie antialcoolique, av. Dapples 5, Lausanne. Cp te de chèque6 II.261. Pour le Comité de l'U. C. R. A. : Le président: M. Favre, vicairE', av. de Rumine 4·4. Lausanne.
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