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Aux Administrations communa~es) Aux COOTl/1llissions scolaires) Aux Inspecteurs et Médedns scol'C1!Î1~es) Au Pe,r sonnel enseignant,
Tit., Désior·e ux ,de prolllouvoiT toujours Ip1us. l'instruction et l'éiducation d:e ifiorr,e jeunesse valaisanne, nous croyons uti.Je de vous cDIIlJmunilquer les dire-ctives suivantes' : Enseignement
GymnCAstique. - En ,dépit des nOl11ibreux avis qui ont été donnés, il 'se firouv-e enCDre Ides maîh~e'Y ,e t d,es nl'a îtresses qui négli .. genrt: presque totalenlent 1"enseÏgnemlent de ~~ gynlntastique. A ,l 'avenir, un par-eH état die ch.oses ne ,Siera pluS' toléré. INo'!1 organes COlllpétents- s.ont invités ,à nous signaler c-eux et ceLles qui ne se conforment pas au pl'ogr,a mlme établi et aux instl'uctions données pal' l'Inspecteur chal'gé de surveiller cette dis . cipline. ID es sla nctions pouvant .aŒ.1er jus'q'u',a'll l~e1T1ait du pernlis d'enseigner seront infligées aux instituteurs ·e t insrtitutricec; ·en défaut. Des instructions -détaillées V.ous seront adressées prochainement .sur la façon dont il y a lieu d'enseigner rationnellement et effioacemenrt ,la gY'mnas.fÏque à i'école.
. " Instruction cLVlque. -,- L'enseignement de l'instruction CIVIque doit conliffiencer avec l,e degré supérieur de 1'école primaire. L~ 'm 'aître ,r endra son ·e nseignem,e nt le plus vivant ipossible; il ne s·e 'Gontentera pas Idie Silllpiles définitions et ·de sèches nO'm-enclatures. Il co~,entera les faits importants de la vi'e publique; au fm; ,e t à lueSUfie qu'ils ' ;s'e produisent. Toutefois les questions nlises à l'étude seront :traiTées avec ,prudenoeet ,e n toute objectivité. Comme pour rens'e ignement de :la: · gymna'''YtÎ'que, IMM. les Inspecteurs voudront bien s'assur,er que nos directives à ce sujet sont fidèlement obs·ervées. . Chant. - lLe~ heureux prog'l'ès qui olli été enregistrés dans l',étude de cette discipline nous réjouis·sent Comnle oes années dC'fnières, nous vous remettons ci-après ]es numéros qui 'doivent être 3PPlis pendant ce cours. Cours moyen, 1re année,' 3, 4, '5, 6, 10, 11, 12, 13*, 1'5 * ·e t 23*. 2ème année,' 18, 2'Ü, 21, 22, 2WJ~, 28* et 30*. Cours supédeul', 1ère année,' 14* 19* 44 51 57 59 60 ci 61*
2ème a~née;
,
,
"
. 68 64 69 71* 72::~ 73 76 78 ,e t 79::: L'étud~ de~ n~'mér~'S' sui"ds 'd'u~ :]: est obligatoire. Tenue des cahi,el's. - Quelques 'm aîtres n 'ont 'Pas tenu conlp t e ,d'une précédeute eircwaire r,elativ·e à la tenue des cahiers d~ s élèves et continuent à donner .des rtâehes sur des feuiUeS' volantes . En vue de la fornlaHon Idlu goût et de Il 'acquisition d'habitudes d 'ordre et d 'éconolJnie, nous ne voulons pluS' tolérer que les .devoiT's à dou1:i'cile 'e t les ex'ercices' effectués en c1la's se soient écrits sur des feuilleS' volantes. 11 ·e st ·égallement rappelé que tous les travaux. écrits doivent êtr·e datés. Prononciation. ~ Nos organes compétents nous font 'Observer. que, d'une l11.aniè'l·e générale, les écolier,s articulenrt 'm aI, ils escam'Ütent vol'Ünti'eIJ's la lfinacr'e des mots- et des phr, a'ses~ ILes. nlaî.:. tres voudTonrt hien 1'éJagir contre cette négligence et donneront eux-m1êllles 1',exem.ple Icl!'une ~Jonne dktion. Cours complémentaires
,Pendant -l'année s'c olaire 1'9,37 /3 8, :M1~. les in:s'tïtuteurs charg'és de la dÏl~ection des COUir.s palreour;:ront la 3èm-e tranche du progl~a-ffillne. Tout 'e n observant ce progTanlillTe, ih ont .la ,l atitude d'·adapter ,1eUT enseigne'luent au degré d'avancement des élèves, COIIlJme aus,s i au nlilieu dans 1equel ~ls se trouvent. , Les num·éros suiViants ,dle « Valaisans Chantons ), font pa,r tie du JpTog'raffilllle de cett,e année: 61 , 70, 7-8, 82 et .95. 1
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. ·Il · le st .l"appelé 'l'int,e rdidion de donner phtS' de '6' heür~s :de leçons par ' jour. . . Si, pour une raison majeur·e, 'cette durée devait être 'aug'l néitée d'une demi-1;leure, les m,a îtres devront ,p.rés~enter une Idie.ma·ride . écrite et 'l notivée à leur ' inspecteuT, lequel la Wansmeth.'1a' Dé~ partelllent, lnunie de s'On préa~is.
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Bibliothèques scolaires Nous l~appelons ,au personnel enseignant le comen'1l de notre çÎrculaire du 4 déc-elllhr·e derni,er par laqueHe il a été invité à T·émettre à la 'Goffi'm ission scolail'e, à la :fin de chaque co u:r:"Y, , l'inventaire Ide lat bibliothèque de l'·école. .. Personnel enseignant
A,ccM ents. - Les accild:ents qui sur·viennent soit ·e n 'c1asse, soit pendant Ile tr.ajet de lI a m .aison ·à récole sont indernnisés oomllle prévu à l"article 22 ·de Il a loi du\ 15 novembre 1930. T'Cl n'eslt pa,s 'l,e CRS! pour les ·accidents non ipTofessi'o nnels com:m·e oeux qui pleuvent se produire pendant des ·exereices spor tifs ,extl'lascolaires. Si un tiers 'Occasionne un a'c ddent à un instituteur pendant la \d'urée de :l'm:mée scolaire, eelui-ci est indelnnisé c'Ünformément à Œ"artide 2,2 précité. Si l'accident est ,c ouv·ert par l'iassllranûe iR. C., ·I.e lésé Ter,,ojt son tr.aift·muent ip endant trois IllOis , Inais il a l'obligation de céder S'es droits vis-à-vis de l'as·s urance au Département, jusqu"à eonCUTrence du traitement versé à l'instituteur par ·l'Œ:tat durant ces troi9 mois. Dans les l11êlnes conditions il devra eéder au Dép-a'rtemen1: ses droits vis-là-vis Id'un tiers non .assuré contre la Tespons,a!bi:Iité civile. Rapports d'inspection
Les l11·emlbr·es du IP ersonnel ens·e ignant 's ont pn·es de r·enlplir avec soin ['es ;rapports de clôtuJ'le ,e t de 'les rem'ettre im'lnédÏJa'tenlent à -la :COlTIImission scolaire. \Nous 1J.··éipérons. ·encor·e une fois qU'là ~navenÏ'r nos organes compétents ne devront accorder la pTelJnièT·e note (tTès bien) que pOUT leS! résultats pariliculièrenlent ularquants obtenus' talfilt dans le domaine de ·l a tenue ·e t de l'orldir ·e que dans c.elui de la force moyenne de 'l 'école. Conférence annuelle
IMlessieurs Jes inspecteurs slcolaiTes' nous ont signalé que la langue nllaternelle, la composition fr.ançai'sie en partieulieT, oontinu-e à .accuser, dans un grand nomhre d~· éooles, deS' 'r·ésultats plu-
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tôt médiocr,es. Cette déficience serait due notamment aux difficulMs que l,es maîtres rencontr,e nt d;ans l'enseignement de cette di>scipline. . Nous pen,s ons parer dans une .certaine n~esure là ces. difficultés en faisant donner, à l'occasion des coufér,e nces régionales de cette année des leçons pr,a tiques sur Les centres {J'intérêts
appliqués à la composition française. Ainsi, IMessieu~s les instituteuTs n'Iauront 'pa'S! de travaux écrits à présenter lors de la ,C onfér,enoe. Par contre, afin die leur permettr'e de prendt'e une part active là lI a discu&sion qui suivra ,la leçon, nous les engageonCY vhement à lire 'l es deux ouvrag,e s suiv,a nts qu'ils pourront se procurer à la Libf1airie ,Payot et Cie, à Lausanne: « Lire, pW'ler et rédiger», de 1"1'. le Dr Devaud, « La Méthode des centres d'intéJ'êts )}, de lM. 'M,a rgot. H y la ura lieu d'étudier dans 'que1le lnesur·e et pour queUes branches les centres Id/'intérêts. pourront être lappliqués. 'Conscient de la beauté, mais aussi des dilf.fi<cultés de la tâche qui vous a été oonfiée, nous faisons ,appel là votr'e ,es:prit de ,dévouem,e nt et sommecy heur,e ux de pouvoir 'coulpter sur votr,e sincère ,e t loyale coUaboration ip'ou:r l3.1boutÏlr là un résultat qui fera honneur là notre chère patrie vailaisanne. ,C'est ,d ans oet 'espO'i'l' que nous vous prions de croire à nos meilleurs sentinlents. Le Chef du Dépal'ten1ent de l'Instl'uction publique: ICyr. PIT'TBUOUiD.
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flssociation des maîtres de
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COURS DE SKIS
Les COUTS de skis pTé\llls pour [e ,m ois de janvier 'Sont renvoyés à cauSe du 'dJ3.uger de propagation de la fièvr,e aphteuse.
Le Comité.
LA RADIO A L'ÉCOLE
Feuillets de documentation publiés par la Commission régionale des émissions scolaires de la Suisse rom'a nde 2me série: Janvier-Février 1938 1. (L) Mercredi 12 janvier, à 10 h. 10:
La vie chez les Lapons (i; m; s) *) IR eportage 1'Irudiophonique par' M·. Jean ,Gabus·, journaliste: 2 feuiHets.
2. (L) MerCredi Ut 'janvier, à 10 h. 10:
Des anticipations de Jules Verne aux réalisations ' d'aujourd' hui (m; s) *) iE'Vooa1:ion iradiophoniqru~ de IMt Michel Epuy, hOlnm~ de lettres : 2 f.euHlets. 3. .(L) Mercredi 26 janvier, à 10 h. 10:
Alfred-BBl'nard Nobel ('183'3-1896) (m; s) *) Sketch radiophonique en trois épisodes, par lM. ,J ean Servien : 2 'feuililets. 4. (G) Merc'redj. 9 février, à 10 h. 10 :
Le piano et son histoire (s) *) Causerie ,et IdiéInons.tration par 'M . .Roger Vuataz, compositeur: 2 feuillets. 5. (G) Mercredi. 16 février, à 10 h. 10 :
Explol'ations sous-marines en grande pl'ofondeur (m; s) *) 'Pa~r lM. J.-J. ·Pittard, Dr ès sciences: 2 feuiHets
Oauserie
6. (G) Mercredi. 23 février, à 10 h. 10 :
Quelques scènes de l' « Avare» ,de Molièl'e (s) *) p'l~ésentées par lM. ,Artz'e nwill er, directeur de J'.ens·eignement ipri.m aire de Genève, ,e t il1'terprétée~ pa'l' des artistes de la « 'Comédie » de Genève: 2 feuillets. lUise au point. Nous avons dans Qe No 8 Ides « Feuillets de docUlnentation » :publié, dans' les 'Pag,es conslwcré~ là « Ceux du 10 août 1792 », divers pO'rh'airts s'a ns arttributions ,e t un texte signé F. Bernier. IL es uns comlm ,e une 'partie de l'autre constituai'e nt des emprunts à l'ouvrage de ~1. le 'm ajor IP. de Vla'l lière « Le régirIll'ent d·es 'Galr des 'suisses » . Nous signalons à l~tf'.M. les instituteurs que les « FeuHlets de documentation » sont pour la s·e'c ünde fois en vente idans tous l,es dépôts .de journaux de Suis's e 'r o'lnande au plJ.'ix de 0,2.0 :f.r. 'la série trhnestrielle. ILes ,e nf.ants peuvent aussi les obtenir dkectem,en:t à l'adres's'e « IL a IR adio :à J.'IE cole » , 'à Genève, 7, Rue du Jeu de 'l'Arc ou à Lausanne, 1:\t{1aison Ide -la !Radio, 'L,a ISallaz. Us ipeuvent égla!lement s'y prOClwer des numéros de l,a ipTemière 's è'ie ,a u prix réduit de 0,10 fI'. en conuuandant üeux de lia s'Bconde. Enfin nous T,a ppelons ,l es r.em'aTques, les> suggestion s 'e t les v.·œux de MlM. les instituteurs ainsi .q ue leurs ü11IpressÎ>ons d'écoute doj." ,e nt <être envoyés directem,e nt au DépalJ.'tem,ent de l'Instruction Publique Ides 'c antons res'p ecüfs (lSenTiüe de l'enseigneluent primair,e.)
Deux l'Bmal'ques. 1. Nous signa!lons aux institut.eurs, que certaines de ces 'c auseries seront prolhable111ent rC'pTise~ dans 'l es années qui vont sllliwe: Hs pourront, alO1r s, 'utiliser avec pTofit la dncunl-entation qu 'ils ,aUl~ont classée. 2 . .La prochaine série .de « FeuiUets » ne sera envoyée qu'aux ins,t ituteurs qui en feTout la del11ande lau DépaTtenl,e nt -dont ~18' dépendel1't.
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- . 6*)" (i) érnri,ssion -p llls spéciaIeinent destinée aux ' degrés inféu··'i eurs· · dé - . l ensei.gnement pril11,aire. (m) émi,SS'ion -plus ,s-p écia,l,ement de,stinée aux degr,é,g moyens de l'ense,i gnement primaire. (s) émis·sion plus si)écialement de,S'tinée aux degrés supérieurs' de l'ens'eignemeJ1lt primaire.
CHRONIQUE DE L'UNION
Le problème de la prolongation de la scolarité IDepuis sla fondation, l'Union n 'a point, nous senlble.- t-il, ab01idé de problèmes \p~US har-dis et plus dé1icats' là la fois que c-eJlui . de la prolongati,on de ~a süo'l a:ri.té. 'Et ,e n songeant aujourd'hui à 'l a Ir-éacHon populaire ipTobabl,e en Iprésence de la solution prop-osée, on ne peut se déf.endre d'un plie'll1ier senrHll1-e nt IdJ'aücalbJ'e nlent et ,d'hésitation. ·Cependant, ·en raison de Tur,g.ence de la tâche à ,e n .. trepr,e ndr,e et de toutes les IlwOluess'es qu'elle 'n mt.erane pour 'l e bi'e n du pays·, n'Üus avüns 'le devoir de SUT111ont.eT t'Üutes les I]:ésistances et 1d"aUer bien r-ésoh.lilnent de l':avant. D'abord, 'De n'est pas l,a ,c hute -d'un ,r ég'Înle que nous denlandonS,. Astr,eindr,e des ·go's ses déslœ uvrés jusqu'à 'l'âge de .dix ou onze ans rà une fl~équent'atj.on süQllaire prolongée: ,ce n'es'Î ni un bouleveTs'eluent, :ni rune pév,O'lution. Et nous ne saurions' trop le r épéter , ,c ette r,éfornle 'r épond aurjourd'hu~ là une hnpérieuse nécessité . .L 'ignonanoe -et l'iflllpéritie sont vraÏ'Inent trop nag'il'antes -dans nos ,:pO!p'ulations c-anlpagnalidles. 1'1 nous faut là tout prix apporter plus de soin à la fonnartio'll ·de nlOs a,gTiculteurs et de nos alr tisans. lL:es sa'cdfkes ll'ÜUVelaJUX exigés .dru canton là cet eff.et seTaient cm':t,es d'un p:}acement hi,en ip lus fructueux que tous oeux qui nO'us ont valu jusqu'id le ,chiffr.e l111poS'ant de notTe dette f,lottJante. IEn raison de toutes 'ces 'col1s,i déra1ions, l iEtM serait donc fondé à 'déŒ-"éter ldiès del1l'ain 'l e nouveau stla:tut süolaÎ're. Il 'en ,auraH Je <droit de pal' '1es bu!ts qu'il poursuit, et de pal' les dispositions lég'a}.es en vigueur. Et 'HOUS nous Îlnaginons volontieTs qu'un :r éghne autIOTita)ill:e n 'y Jai:lilirait pas. N,ous exp ri'lTlOn s 'c ependant ce.ttle réflexion SlatIlS la 111oindr'e nuanüe de TejpTüche ù l'~g-a'l'cl de n'Ütr-e g-ouvernelThel1t a,ctuel. ,Ca'r là 'l)f,enlièr,e vue, ·n ous sentons bi,e n que le pouvoirr exécutif de notr'e 'c anton ne pourTait ,agiT si :p ér,en1Jptoi'l',eluent. On ne peut aiulsi abO'rldier de ffl.'·onrt chez nous 'l',opini'Ün puUJ1ique. Il est sag·e de 'l a ipr,épaT-e r ,a u préa:LahI.e. Il faut que la .dis'cussi-on s'Oit la nlorcée ,et ,c ette Té'fornl-e de ['enseignelll'e nt iprésentée cœnim'e possi:hle 'et. indispens'able. 'Les la rguml,ents qui autr,e fois ont déteT.lniné nahr:e situation 's'c olaiTe la1ctuelle s'Ont donc
à nouveau d'adualité. Il convient de les faire \aloir par lI a 'l)reSSe, 'l es conférences, les discours, les discussiDns,. . Et puisque grâce à eux Il e peuple 'a comprÏ!5 'e n 1,8 80 que six anois de dasse étaient nécessah'es pour ;l es enfants de 7 à 15 ans, CO'l11:ment n'en 'aldl1neitr,ait-il pas ,d ix aujourd'hui que tout ,est spécialisé, rationalisé ,eJt que il ' on ne flalÎ't plus I]:ien s'a ns le concours de 'la sdence et de s'es découvertes. Et nous pensons 'a ussi que dans le donlai'l1e des r'éfonnes uti· les en l11atièlJ.'e d'éducatiDn, lorsqu'on a 'l '-évidence et la supériorité Idle l'argumentati'Ün pour soi, on ne ,cherche Ipoint :la ratification pop U:llaJiT e. On réalis,e ! ILe r·eferenduni. serait un danger d'échec. Le systèu1e du suffrage universel donne trop de puis.s'a nce àla 11lasse des citDyens n"ayant 'a ucune aUa'che avee !l'école papu.: laire. ,D'ai:llell'rs les Técrinülliaüons -du début n',auraient point le caractèr'e de la pers'Ï's tance. L'Dn se ,fmnilim:iseraii bien vite avec les dix mloÎ,s. IB ientôt les nouveHe5 générations rmnplaeerlaient l,es anôennes ,e t après peu d'années on hésiterait en généra'l à vouloir ,e squisser idlans ce donlia ine l,e nloindre geS'te -de .r ecul. 'L 'ex,e mple des 'c antons vüisins est là pour nous cüThfÏi~meJl' dans cette opini'Ün. n'a jlafl11'ais été question à iBerne, Fribourg, Via ud, Genève, etc., de supprimer la .s'c olarité .annueUe qui a ,fait ses preuv'es. EUe ,est sain s doute -en effet une des caus-es principales de [a ' prospérité de ces 'beaux clamtons. A nOTre tOUT -donc de les rap'Pfl'Ü'cher dans les sacri'fi.ces c'Ûns€ntis là l'éldlu cation pour 111,e tll'e r,éel'Ie'l11,e nt en valeur notre ,m agni" fique 'é quipement ag6cole actuel 111 ...
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PARTIE THÉORIQUE
Les "Petites classes" Dan~ que1ques localités valais-a nnes , l'écol,e primair,~ C0111prend plusicltrs dlasses , -d onc exige plusieuf-s maitres : dr-ùx, trojs , quatre, parfois davantage encore, conl:m e c est le cas à Sion, à M'Ûnthey. Or, nous nous dem\a:ndons' si les 111aîtres chargés des cours ü;'f érieurs, des « tp etites das-s'es ~ en partÎ'culier, n·.é prouvent pas quelquefois une certaine honte, une petite hunüliation de n'avoir pas une situation plus ·e n nupport avec llellTS connais;sances et leur fOr'llllation pédagogique. Ne désirent-ils p'a'5 111.0nter dans des classes supérieures, généralement plus 'e n vue, dans ces clia sses à ,e xam,ens ? iPui~, ies tHulaÏres des degrés ,s upérieur's ne soi1't-i,ls pas 'portés à ~'egalrder supél'ieul:e'ment cerux qui se tl'ou\Tent -au-dessous d'ev.x ?
-8Nous sa,y ons du r-este que vol.ontiers oOn d'Ûnne le COUTS' préparatoiTe ou inférieur ,aux débutants: aux plus jeunes', donc aux moins expédmentés-. Et ~l n'est pas inlpossib:l e que plusieur,s ipapnli eux gOÎltent Inédioc-relnellt, 'à 'l'entrée de leuT carrièr,e; oe qu'on leur ,a 'a ccordé conllil-e une 'soli-e !dle don de joyeux avèn€'lnent. Mais ennn, contr,e nlauvaise fortune, ils feront bon cJœur, au .filoins extédeupenlent; -e t apTès tout, üe qui les contelllt,e ra nélamnloins, c'est d'avoiT une plac-e que d'autres cheTlchent en vain. iP uis il y 'a aussi la consolation. si c'en est une, d'avoir iJ.110ins de leçons tà 'Pr-éJpal~eT, Inoins de dev.oirs là ,corriger. A notre hunlble lawis, on devliait conner de préférence la c1ass,e ,éM'mentaiTe aux instituteurs les plus -ex'péTinl,en1és', les plus haib iles ,et IliOUS ajouter.ons Inlênle 'lies plus instruits. Sans doute, toutes 1,e s das,s es d'une école s'Ont inlpoTt'a ntes 'et d'un m 'amieInent Idélicat. 1l0ui!e l'éducation ·est lalffiruire d'-esp'rÏt de suite, d-e continuité méthodique, de collaboration étroite .ui doit uniT tous Il es Inaîtr,es d''llll-e éCoOle bien organisée. \Si Œes uns selnb1ent récolter, tC~,es't que d'autpes Dnt ,seIné et ,cuHivé avant eux. Les fruit;; d'un arbre ne s.ont p.as 'l',œuvre Idi''UIJ:lle s'aÎs-em; Œ"arbr-e y travaille de~ puis qu'i,l ,est planrté. IMais nous afrfinn.ons que la pr-enl'ièr'e année d'école -est, à certains points de vue, peut-être la plus iInp.ortante et l'e 'm aître de 1a petite üLa's,s:e pTépare déjà 'a ux exaluens qui termineront la sic olarité; il en posle les fondelnell'ts . 'Dans la constructi'Ûn Id:'un édifice, les ouvriel~squi 'Ûnt creusé les. fondations, qui y ont assis les 'Premières pierres ont Ipeut-êh~e contrilbué .œa'Ymltag-e, du moins autant, ,à la solidité du :bâtiment que ceux qui ,l 'ont achevé ou c6uronné. :C'est que la preInière année d'écoLe 'est un début. 1C',es-t l'âge de la fOr111ation des idées, de l'initiation aux diverses con1liaissanüe.s hUHwines, -de la naissance idies habitudes, de l'orientation d'une destinée. Tout'e notr'e vi,e, nous gardons l'-eulpreinte de nos jeunes la nnées . L'a,venir des enfants ,e st .J',œuvre des Inèr,es, nIais H 'est aUSlsi l"œuvre d-es premiers Inaîtres. L'eHopt aücompli :au début simpHfiera tout le 'reste. Si vü'u~ recherchez parfoi,s ,l a clause des heur,eus'es dispositions -dont est ld:oué tel gr,and élève, vous la trouverez assez s'Ûuvent dans un bon maître qu'il a -eu dès son entrée là l'écüle. L'e départ Inanqué peut, au contfla'Ï'1.',e, cOlnprom,eth"C tûu'Î'e ,l,a -s uite -des ,é tudes. Les déf.auts, les mauvais'es habitudes n'Ûn oonlbattues dès le jeune âge s'enradnerrt tOUjOUTs plus Iprofondténl-e nt et Idie viendront indéracinahles . .ce qui 131 été au com'mencem-e nt négligence devient vite infirmité ,et i'm puissance. A l'école, un bon Icülli1nenc·emen t es-t .Jamoitié de l'œuvr,e i a.cc{}lnplir. QueUe délicatesse, quelle patience inaltérab'l-e, quelle finesse d'esprit ne faut-il pas pour gouverner 's ans -brusquerie tout un petit Inonde de il'êtes légères!
-9QU'ehle Imtbi.J.eté püurr établir une transirtion insensible entre ~la fa-
~i}.le .'et l'école, entre la vie libre, le vagabondag'e du corps et de
l ,e spnt -e t cette atmosphère queque ;peu compa's-sée Id"une saUe de classe, où :l'e silence, l 'ia ttenti on , la tranquiHité s'Ûnt de ,rigueur! JPuis,. queUe .:surveHI'a nce continueHe sur s'Ûi-'lnêm-e pour ne paiS Inal Il1lJpreSSIOnner ces â1nes encore -délicates- tendres i'J.1Icaïp3'b'les de faire la part des choses, d'excuser un' trav,e rs, ~ou un défaut chez Je l11aîh'e, qu'elles croient un homme palrfairt ! . .I~ans l'é~uc~ation inteIJ,ectuelle, il faut des merv,eilles d'ing'énlOsIte pour Interesser des esprits 'e ncor-e fTustes éva:po.rés pour · ' , 1eur f aIre c01nprendre des choses qui leur 's'Ûnt 'encore to1:!ale1l1en1 Înconnues. Ün dirt -q uel.u-e fois qu'il n'est pas nécessair,e d 'Iê tr,e bien savan~ pmu: tenir ,l a classe des petits. En'eul' t'l 'ès grande! -P ,l ns on est InstruIt, pIus ün a de la facilité à ,Sie fia'ir·e 'conllprendre à se in eUre là lia portée des élèves; 'l es hisloir,es :l es anec.dotes' les' ,conlpalfaisons, les ,e xenlples viennent pour ~insi dir-e 1cl:"e~lX-'lIilênles s-e m 'e;t1:'l'e ,à notT,e service. Pour inrtéTes-s'e r 'lll'ê Ine des ,e nfants il est nécess:a ir-e de connaître une foule de chaSles dans tous les 'd omlwines. Il nous seInble que c'est prédsènent dans les petites dasses que le rôle du TI1.aHre se révèle 1e plus nécessai'l.'e, vu que 'J.es jeunes enfants n'oOnt pas ,e ncore assez de réflexion personnelle de jugement et d'esprit logique pour C01l1rp'eus,er par -l eurs pr, ~pres lll'Ûyens aux lacunes Id.e l'enseignement du maUr,e. ,No~s -f<a.isions 'Un jour à que:l qu'un La! re:Inarql1'e que tel Il1aÎtre 'e~seJ.gnaIt .a ve·c peu de In:éthode. « IC '-e st regiJ.',eHa'ble, nous l"é'Pon~ht-on" nIa~s les élèv,es 'StOnt a 's sez grands, assez avancés pour se tuer d affaIre un peu pa-r eux-In'ênles<. » Ce ne seria it assuré-I uent pas -l e cas dans une petite ,classe. Oui, c'est dans les petites dasses, trop dédaignées , qu'on est rée11em'enrt un éveiUeu'l' d'jdées eL ide ,s entinlents . . ' IL e cüur~ I~réparatoire esrt. une '~xcellent ,école de pédagogie; e1 a ceux 'q 'UI n y ont pia'senseIgné, Il manque certainenl-e nt quelque chose dans leur fonnation pratique. Voi]à pourquoi nous disons aux InaÎt!r'es de c-es de0"l'·és inférieurs: Soyez fé:li·cités de la place ÏInpOl'tante que vousbüccupez c ,-e st ·l'Ià que vous avez besoin de faire pr'e uve d'ardeur et de sa-' glalCité; c"est là que vous p,r enez le iplus sÎlTelnent 'leS'ens ldie votre lué1ier » . 'Du Testte, nous avons connu des nlaÎrt res fai's 'ant nlervei11e dans les 'c1assles [i nférieures qui ne désiraient 'Pas en 's'Ûrtir et qui n 'auraient peut-être pas -réussi aiilleurs. Et nllali ntenant disol1'~ un nlot de la pédagogie <à applique!' dans les pertHes dasses.
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ILia vieiUe pédagogie a cO'lumis et COlumet enc-àre trois 'g randes fautes là 'l'égaTd des -e nfants Idie~ petites dass-es : cèlles de Il es a~treindr,e sla!ns réser.y'e là la discipline de récole, de les appliquer _tro'P exdusi velnen t 'à J.a lecture -e t là l'écriture ,e t de :les c'Ünfi,er de préf.érence aux m_aîtres -e t aux :lll!aître'Yses qui débutent dans l'enseignenlent. ,C0111'me cette idlernièf'e -e rreur vient déjà d 'ètlJ-"e r'elevée, nous nous occu'P'eTons seulem-e nt de la question -d e discipline et du Ip ro_gra;Jll'lll,e de travail. IL'-enflalI1't, sous peine d'étiol-elnent, ne saurait être réduit à l'j:m llnobilité: le lllom-e nt ,est sa vie, lia 'condi,t ion sine qua non de s'On dévelOlppelnent phys'i que. A 'l11eSUre qu'H avance en âg-e, son activité peut être m.odérée Idians une ceTtaine Inesur-e; mais on ne saurait la conllpri!lller abs.olU'lnent slan.s viol,e nter sa nature. C ',e st pourta'l1t oe que f.ait l'école p()lUjr les 'e nfants de sept à huit aI1l~, :dès qu'elle leur a .ouvert 's,es :port'es. EUe les aligne en Ir angs serr-és SUT les bancs et se fait un InérÎlte de les y nlla!intenir, pendant -de <longues heures, t-out au plus 'av,ec des ,a lternances de l'o ctur,e ,e t d'-écrHuT-e. On voit d'avanoe le fiésu'ltat: la lllonoronie de ües exercices, surtout de oelui Idle l"écriture, -e ngendr,e vit,e de l'agirtlaltion; ,le~ ja:J.nbes se ha:l ancent, les pieds frappent le sol; les br,as s'e détendent; les m 'ains s'ég'a rre nt ,e t 'l11alh-eur ,a ux 1110uches au ilivre, au pupitr,e et aux voisins 1 Le~ langues se délient jusqu,à 'l'intempérance, SUTtOut q -Ulan:d le maître est la!hsOThé pa'l' une leçon donnée dans un autre -d egré. Nous ne di'roll''Y rien du nllaître ldont la -patienc-e est lnis'e là unie :rude épreuve et qu'i,l ne paTvient pas toujours à consefiver. EIf: la lors on en vient aux v.ociférations 3.'UX -m :enaües, ia ux châtrm'oots afflicHfs, trÎls·t es m-oyens de gou",efine.Inent; nous -SrOlnID-eS presque tenté d'y applauldl'l': c'est la juste punition d'un d-ésordlJ.'-e -de la compression ,de ~',enf.ance mise à -lIa place -de 's.on libre éparnouilssffil1,ent, ,e n d'-a utresl tennes, de l'incapacité pédagogique. rL' aôppMoaHon idies ,e nfants- d-es petites classes à une ou deux bfia'l1Iches sle ulem'e rn est ,a ussi funeste à l'intê~Hgence .ne l'Ï'lnulo.hitlité forcée -l'est au COTpS et à r ·âlne. IComnl'e les yeux, il'intellig'en~e v,eut un horizon. EUe ne peut, ,s ans fatigue et -s-ane; ,e nnui, se fixer longtemps sUI'un sew et 1.11'êlne objet. Cela ,e st vria i surtout pour l'enfant qu'un invincibJe instinct pousse là pre'l1'dr'e une connaissance au Hlo1ns 'sÜ'lunllalÎr-e de tout'es chO's-es, ,e n attendant que vÎlenne pour 'lui l'heure d',e u 'é tudier quelques-unes plus là fond et -de chois,i r une spéda'liM. Son goût pour la v a:riété, son esprit volage, si l'on veut, entre dans le plan providentiel; il doit s initier -à tout 'et développer simu:ltaném-e nt l'ens'elnhle de os-es facultés. A qui en Idiout,e rait, nous dirions : IR ega;rdez ,e t voyez; voyez ·si ~a nafuue crée ou développe une à une les forces dont 'Le faisceau SeI"a un jour 'l 'homme phy-
.s~qUJe
et lnoral: -~on, n 'est-ce pas? s'a création est CO'll1lp lète, contInue et p:rog'resslVe sur toute <la ligne, chaque jour fait faire un pas en la!vant ,à l'êtr'e 'hulll'airi dans ' :jan 'e ntier. . "' .' Eh b!-el1! dans l'ens'eigne'lnent, -on ne s'écar,~-e pas imôp un-ém_ent -de .1.exel11'ple que d'Ün~1<e la na'ture,. de Il a voie qu'el1e trace, Lorsque les enf.ants ont pns l'habitude de 1r,avai'll:ei' nlachirnlallefi,e nt, üe qui ·arrive If acHeJllent ;dans des des exeTCÎces lllon'otones -d e syHa'bation, de ·lectuT'e plus ou ,moin'Y COU1'ante dans -des, copies -de leUl"es ou de textes sans sigrnilfiCialtion pour 'eux, leur.s resS01'ts intel/l1eduels se rouillent 'e t ne se déten-dent plus. Il n.e 'l eur ~'-eSrte qll'~ la luénloire; cette f'a cuUé qui, dans -le jeune âg,e , survit a toutes les autres. Aus-s i -est-,c'e -à -eHe seule qu e s'adress'enrt Ib i'e ntôt J-es lTItaîtr'es, -impuissants à r'é agir contre les 's-u ites fatal es d 'un début malaldlroit, et t eUe est, croyons-nous, ~a principale cause -d e ,}ta prédO'lninance ,d e l,a 11lélnoire dans nos écoles prilllaÎ'res. Abandonnons. ces errelnents.. _ _:_ISan.s doute, l'école vit de cahne, de disdpline, -d 'attention soutenue ~ux leçons de 11laître 'e t -e nsuite -de tnarv ail persoÜ<nel. 1)1.ais les -e nfants -dont nous nous occupons ki ne sont 'Pas encore entr-!;s .dan ~ 1~ 's anct~'aiT-e; heureux proff anes , ils ne s,o nt -e ncore que sous l,e v.esh~)'ule -du te'll1ip'l.e. 'I1s vi~'l1nent de la fa-llli1~el_ -où ib s'épaI1~UISs ~uent 'en toute lIberté, ou ']?ien .de l'é c-01e ,e nfantine, où ,l eur . petu'l ance, leur turhulence natureHe était plutôt l"égl,é e qu'elitrav,ée, -où l'Ül11110'bi.Jité n'était qu un r,e pos ,e t une r el1â che, 011' ills donnaient satisfaction à leur hesoin de se tlll0UiVoir et -d'a aiT. TâC h -o ns qu "1 1 1eur reste de cet âge -d '-oT autr~ chose qu'un 'sbouv-enir et un [r egret, qu'à l -école ils en ,r'e trouv,e nt ,a u -m oins comln le un écho, une image 'Yi Uiffaihlie qu'eUe .soit. . . _ En un 111O't, créons pour les petites ~1a_sS'es 'llll ré a inle spé. '1 : -q u ' e Il-es ne sment . Cla' plus, c 'est -e ntendu, -La fa.mille 1:) avec · son laisser-aUer sans bor-ne~ et ses paresses toujour.s excusées, l'école InaterneUe ,a vec ses ,l arges toléranües , ses b-ruyantes évolurtions et son éternel sourir'e, mais qu'elles ne soi'e nt plu~ non plus l'écoie avec S'es inflexibles rigueurs , ,S'es longues s-éances laux tables ,GU devant 'u n tableau noir, ses Inaîtr-e'Y toujours graves -e t quelque '~eu solennels, soucieux d '~xiger ,l 'a'scétisl11'e példla gogique. Qu'-eJ.les hemnent entpe ües deux extrêlnes un jU'Slt-e Ini1i<eu; qu 'eUes soient des das,s es de brans-ition, 'Où les 1110uvem,e nts soi'e nt encore ,f réquents , les exercices courts et variés, et l' enseignement -l11ulti!ple en nlrêlne te'l11p S que plein de vie 'et d 'attrla'Ït. . Nous venons de dir'e que l'enseigneulnt doit êtr-e vivant et attrayant. Pour cela, i,l faut que la lectuTe S01rt autr-e ohose que ces tri's,tes et intenninables épel'laUons faites le plus souvent dans un livr-e ininbel1igi!ble; il fiaut ·que l'exerciüe -d',é critur.e ne consiMe pas ex-clusiVeIllent -dans la 'l'répétition ennuyeuS'e et interminable aussi idie que1ques üara,c tèr-es , syNa'bes ou nlots dans la pl,a te copie
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d'un texte pa'rf'Ûis au-des'Sius de ta portée des enfants. )Pourquoi ne pas intercaler dans ces exereÏces une petite histoÎ'De fiacontée vÎv:ement et brièv'e ment, une très courte :leçon de choses, un chant d'une strophe paT exemple, quelques mouvements ·de gymnastique Ifaciles à faire en classe même, un petit des-sin là ,copier et que le maître en deux ou trois coups de cna.ie a mis au tableau, etc., etc. ' . Du l'este, H n'y a qu'à suivre le ;progr.alnme inscrit dans le . plan Id'études" mais il y a 'l a manière de lappliquer. lC'est ici que se révèle le tact pédagogique du maitre; voiillà 'pourquoi nous répétons qu'H est plus difficile' de bi'e n faiDe une petite classe qu'une grande.
Quelques réflexions à propos de l'article: "De certaines nouveautés
pédagogiqu~s I l
Nul doute que l'auteur de l'article' intitulé: «De certaines nouveautés pédagogiqueS ~ , paru Idans ,l'Ecale Pri!rriaire du 31 dlécembre 1'937, eSit Un vieux routier de Œ'enseignmuentl: primaire, connaissant là fond ses méthodes :et mcltant là :les appliqueT et là fes défendre une aroeuT encore toute juvéni'le. nous !pèrmettra cep ,e nd'ant d'émettre simplement, .et sans prétenti'On aucune, quelques réflexi'Ons qui seront venues, s.àns doute, là l'esprit Ide plus d'un 100teUIr de l'Ecole Priinai:re. IL'auteur .["'1Ilet une série de considél'lations fort justes sur le perpétuel recommencement que nous '.offre l'hist'Oire - sur la valeur ' de n.os m ié thodes pédagogiques rtradiijonnelle'Y, « que l'on traite trop facilement de surannées», et qui ont '!produit pourtànt « des~égionsde s,a vants, de techniciens, ,d'artistes, Id'industriels: d'aTtisans, etc ... » - sur 1'.extell's-ion presque .exagérée .de l'instruction dans les dj,v-€rs pays d:Europe, <am,e nant l'abandon du travail de la lteJ:'Toe S'llir !l a surcharge !dies progrulimes scol'aÏ1-es sur 'l'ambiti'On insensée de ceux qui veul'e nt dOnn.er aux :s'Ï!IIl:ple~ rég,e nts de vinag.es une If ornlation sooondaire et universHaire - sur « les élucubTations » rabelaisiennes et rouss'e auistes ,d e certains pédagogue" à ·La mode, qui m·o connaiss,e nt ,l a waie natm.·'e de l'h'Ommle - sur l'iailliarehie .m éthodo\l ogique de certains procédés Idiits nouveaux - sur ~'envoi '{lrématuTlé des enfants là l'école primlaÏ!re - sur le f'1échissernent des études, etc. 'L es dOlnaines les ph.1S div'el~s ont été ainlYi 'ef1fleurés'. 'Mais comTIl,e 1"artide pOlie pour titre: « ne certaines nouv.eautés pédagogiques », 'On p011rfiait en conclure que toutes les nouveautés pédag'Ogiques auxquelles il.est fait ,a llusion ont pour conséquence d'aug-
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nlenrer ,enCOïB fa surcharge de~ p'r og ramtm es , de détacher encore plus renfant de son milieu, de mùHiplier les « inlt'e llectualistes et Ide pétrir .de commulüsme t'Out l'enseignem,ent. 'Cette conclusion sel'laH· injuste et l'IMIteuT de r.a.'r tide serait ~e premier à l'écarter. POUT être équitable dans ce domaine, il faut distinguer nettement entre dootrine pédagogique et procédés pédagogiques . . Il n',e,st p3:'i douteux qu'un grand nombre ,d e réformateurs actuels de ~'€c'Ole s'irnsjJÏ'roent !dies doctrines natuT1a'listes de Rousseau, c'OnsidéTant J'homm·e comtme un animal perfectiosnné dont on doit res:pecter les tendances et les 'ins-tincts: Pour le ,Genevois 'F errière et ses n'Ombreux dd,s dpdes, «le développement spontané 'e t 'l ibre de l'hérédité geTmina1e » chez ;J'enfant, tel est Œe hut que d'Oit poursui'Vre l'édruûateur. Nous savons ce que cela veut dire et n'Ous entrev'Oyons 'le'i conséquenc.es Id'une teUe éduoation. ' N.ous lavons -Ie dr'Oit et 'le devoir de juger et de condamner de tels principes et de nous en ,t enir ;à notre d'Octrine tradritionne~le s'Ur la vraie nature de l'homme déchu, sur ses r,e ssourees et sur SJes faiblesses '. lM,ai~ ces doctTilJles ont pu ,a ttirer l'attention Ides pédagogues sur certJa:ins aspec1:s de l'éduooti'On, peut-être trop négligés dans le passé, :e t mettre en relief .remPloi de certains procédés d'enseignemen~ obli!geant l'enfant làlplus' d'acH~ité. Et ces procédés n'ont rien d'héf\étÏJque. Et rien Ille nous défenldl de ' les mettre en pratique. , Contrairement là ce que p~uIT~ient ~aiS'~er ,s upposer certains pasSlages de l"article d.e l' Ecol,e Pr~m'aire, oes procédés se ,prop'Osent, en générul, de mettre l'enfant davantage en contact avec le m,hli~ti dans lequel i'l vit, die développer son esprÏlt d'dbs'e rvatlon et Idle baser 'l '.enseignement su'!" ~es résultats de ,sefj observ'aÜons, de lui peTmetrtre une formation plus «individualisée », plus 'pmitique aussi, moins «int,ellec.tualiste », plus près de lia vie réeHe qu'il mène et qu'H devra mener au sortir de ~"éc61e tp'rimaitie; i)
Et comaue. H '4i'agit ldie procédés, d'enseignement, et non de doc;. trine, il tf,a ut ,La:isser aux maÎ,ÎTes une certaine l'iberté d'action. ,En faÏJfie l'essai, oe n"est pas lfévolution!l1er « '1 esexcellentes métho- . des ,e mployées juS'qu'ici », lesqueHes 'gla:rdent leur valeur, bien -qu'eUes aient ;formé, peut-'ê tre, plus de ,Slavant'Y sU!perficiels que de vf\ais p1a,ysall's. T,el p;rooédé peut par:faHement réussi:r av,ec tel éducateur, qui ne donnera qru'un résu'lIta't méd~oclfe avec tel ·arutr'e. L'expérience 'pruderrllInent ,d irigée peromettlia seule Idie fair.e un triag,e parmi « les nouveautés péd,a gogiques ». N.ous 'aur'Ons l'occasion, -dan'Y un 'Prochain numér'O, de faill'e l'analyse d'un Pll'écieux petit livr,e que (Mgr rD évaud, p'!"ofesseur de pé>œa!gogie à l'Unï.versilt é de Frlbourg, a i1ntitulé: ,« Lire, 'P ader, Rédiger. IPToeéldiés d',ens,e ignement a'ctif .a pplioabl,es à ·des ,classes à plusieurts degl~é~. » N.ous y verrons indiqués quelques-uns de ces procédés pIus .ou moins nouveaux qui peuvent êh'e appliqués ju-
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·dicieusement,.. prudem.m ent, · et av-ec succès, pail' des lll'aîtres dési.: r;€,ux de se tenir au COUTIant des nouveautés példiagogiq:l1'es et d'eli faire hénéficier dan~ la 111esurre du possi'bil,e lem:s jeunes élèves. !])is'Üns 'd ès 1nai:ntenant -qu,e si .J'exceÎlent lPédag.ogue frroourg-e{}is -e st reg:ar-dé dans è-e rtainsnlÎlieux C0111ime un 'r 'évûlutionlllaÎl'le, il est tr.aité dans' les eerdes Toussearnstes CO:plme un déç;erteuT de lundble 'Cause Ide « .1~ 'P édagogi'e 'fl:ouveHe » . On !le lui fit :bien voir lors'q u'il publia' ,s'O~l , Hvre si s'ugg~s,tif : ' « 1:P{}ur une école la'c tiv-e s-eIon l''Ürdre chrétien ) .' . ILe 'r édra cteur d :u ,BU'lletin pédagogique de Fribourg, peésentant s-es vJœ ux d 'e nouv,e illeannée là ses .:lecteuTs, écrivait dans 'le n'U.!IIi.éTo du leI' janvi-err 19'3'8 : «. Notre -e nseigneni.ent pTend une fOI?m·e de Ip lus -e n plus pratique: H ·s'adapt'e la~x besoins' de ,n os P9Pu)ations. Le cham'p d'activité Is'e précise.' IL es ouvr,a ges de 'Mgr Dévaud 'en h'acenrt :les -:sillons. » ; Da'l1is quelle 'n~e~ure notre Clanto'l1 . pourra-it sui'H'e les s'indns tracés par 1~1g~' Dévaùd '? . IL 'avenir n'ous diTla. L. B.
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J~
p.ro.pps _d'instructÎ.on
en plus à chaque Vlalai'Soan les inSTitutions· de ISl()n pays, s-es l11'Ugistrats, ses concitoyens, -s on histoire, le sol sla cré du vieux pays av'e'c celui de la .g rande Patrie su.isse. Quand on lit 'l e seoond volume surtout Idie « l'Instrudi'Ûn civique» de Numa Drroz, on s-ent comllne pallpiter -dans -ses 'lignes d,aires -et -él'Ûquentes :l 'âm'e de la IP atrie, paTice que l'auteur, compérent s'il en Ifut, ai,m ait passionnène:nt s'On 'pays auquel il a rendù d'aiUeur's, à une ,époque difficile co'mllne la nôtre, 'les plus grands s·ervÏc-es. n ,est inoontesta!b'le, tout le nlonde le l~ec-(jnnaît, que noh':e jeunesse -e st plus Iq ue janl.ais sollicitée pa,r des théories tSubversivles de toutes sortes, que /La cri's-e économique et 'Fign.roTance -a~dant, -~a forûe de -r ésistance n'est pas toUjOUT:S Isuf:fisanrte. La pllanche de slalut, nous 1a vOyÛTIsdans une am!élioration de lI a situation éconon1Ïque là 'l,aquehl'e trla:vaiUent -a ctiVenlent 'nos luagish'ats, mais aus'si dans une s'Ülide, int,e lligente ,e t plus oompl'èt,e formati'Ün :cirvique du jeune homnl,e, là [aquelle insti.1:ruteurs ,e t autorités sco1aires vouent tous les soins en attendant le p,erf.eC'tionnernent de :J.eur outil1ag'e pédagogique et une plae-e p:lus gflalUde dans 'lieS pTogria mm-es pour cette Ib ranche. N.) iUSot.
Gh7iqu~ '
,\, ' ,lA . plus rd~ ~ne -r'~_t)ri~e! ' notre- exc~l!len1 q'llQ.tidi:e!l· va~l aisa'l~ .. a p-a rlé de la nérçessité. de donner aux futurs' citoyens une fOrI11ra1lOn gt des cop~~i.~I S'a.n~es .civiques pl:us étenldiues ,et de 111ieux -en nlieux a-~lapt.ées. !Ç{)nl'll1.e . ~ett' e ques.ti'Ûn paraît il1,téres's erautaI?-t ln 1?éda~ g:.a:g-l e. que -bal pO'litlq~.ü~, .on voudra hielf nous peTllneth~e . de deman,d er., 1)our ,:ehle, ,à ussi :_ une- peHte p1u,ce dans_l' « Ecole Pr~maÜ'e »7 S:oÙhaitant. que 1a ..ch'Ûse y soit di-s cutée C0111rllle ~ne Il e .filérite, ·en attendant qu'elle ,slo it tl':aitée, 'p eut-être, dans ùne conférence Tégio'riale ou. g-énéTa1e d'instituteur.s. ". Il 'eslt jus-t e Idie' r -e oon-nJàHrè rq-ue le l11ariùeT de J\1. le ' Dr CMan;oisdl a :r éa:l isé un. progrès sensil)le sur son dev,a nder et qu'il ren~d d'e très gTands ser·vièes 'à notr,e jeunesse ,e t ·a u Ipay;S'. Aus,si, ce ü'.es,t pas sori rellliplacen1Jent q~e nous ' so'U'~aiterions, n~ais :s'On développenlerut soùs iI a f.onne -d'une n'ouvell1e édition élargie, alb 0 nkt-n t àllS'si le:s Iq uestiàns soci'a,les -les .plus discutées, ·et- cO'lnplété'e par un ouvrage plus gDand, sorte die vade-IneCUl11. idiu jeune citoyen , dans le gerrre, pail' -e xenlple, de ce qu'a fait l'iafnden conseiller ,fédéral NUima 'Droz pour ,les 'c antons rO'ill'ands. -Ce second vo1ll[ne ne s,e1'ait pas néces-saÎl'le111'ent. ou exdusivenlent un! liVire d 'école propre'lnent -d it, bien qu'iil devrait. être :œC0111H1Jandé aux élèves idies 'cours cÜ'l11.pléul'entaire-s-, ,Ce SeI'ait plutôt une sorte de Ipetite et aHrayante -encyclopédie des connaissances utÎ'l·es au citoyen. \\1la is son but p-rincipa1 ser,a it de fair'e aiIner de plus
Rôle et conduite du maître en dehol·s de l'école rL"expéf'i.ence journal:ièr·e nous prouv,e laT g enl,e nt j'influence exercée plalr le nlaître d'éeole en dehoTs du docrnaine seo lai re. L'as·cendance naturelle qu'il ,a sur les ·enlfants s-e manifeste indiroct-em;oort ·dans 'l a flami11e et pa'r conséquent dan,s l,a s'o dété. C',est ici que son rô:le devient particuIiè<rement déliCiat ,et requi,ert Ic ertaines -q ualités sociales indispensabl.es là la dignité Idle sa prof.es<sion· et à la sauveg;arde de sa rréputaHon. Dans cette lructivité p.Q.st-sc-olair,e, ·quels doivent ' 'ê h'e sûn rôl!e 'e t -s'a conduite'? On' pqurrrait les :r é's urmeren oe~ mots: rôle bienfaisant, condruite exemplairè. Je m'e permettrai die développer ce thème -et de. montrie r briè\7ement 13.1 conduite que tout éducateur, idiigne de :ce nom, dewait adopter dans les rapports avec les coNègues, les -a utorités scol1a ires ,et civiles. Il faut, comme condition Ip réa'1a'ble, que ~e J11.'aître ait le souci de la vérité. ICette dernière eSlt trop souvent voUée, ·déf.ormée .'lU profit d'exigences personnelles ·et d'int.ffi·lê h particuliers. Qu'il soit imprégné de cet esprit de vérité, apanag'e ides â1nes fortes et g,é nérieuses. Qu'il la recherche part{}ut et toujours, car, eUe vaut plus que la richesse, que :la vie l11!ê me. Animé de cette noble 'pass-ion, ses jug'ement~ seront llIait ure['1 enlent justes et impa:rHaux. Il évi-
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tera l'exagération -q ui démolit tout, l'uine les lueilleur-es disposiüons ,?-e l'âIue et por.te au l1l-e nsonge avec son üortègedc maux. Il ne Jugera qu'av,oc prudence -e t ,a près l1lùroes l'éflexions les actes d'mrh'ui sur :l esquels il -s-era ,a!p'pe,lé là se prononcer. Il le fera avec couT,toisie et réserL"Ve ,s ans rien -e xagérer ni retrall'che:f. Il fera 'preuve de bon s'e ns et de justesse d 'esprit Id ans le di's'cernel11'c nt ùu vrai 'e t du f.aux. De nos jours plus- que jamais, la société -a- besoin d'holll'lneS édaü'és, habiles à juger et à raisonner . Dans ce donlaine, Je luaître devrait joueT un l'Me de tout 'Premi~l' plan. De pa-r la situation Iq u'il 'Occupé et va p-roifessiOll1 qu'il exerce, i:l se doit d'être un pilier de la vérité et de bons sentinlents . MalheureuseIneni, il en !::'st sonv-ent autreIllent. Trop -d,e ,rnaitrf~~-) "lurtoll t les jC>iu nes, Inanquent totalem-e nt de tact, de doig,té dans leurs rapports avec les autorités 'e l les collègues plus àgés et plus exp.érill~entés. La 'c'r itique :3'cerbe, haineuse, injuste est leur anne quoticbenne. U", ·en ,a rrivfnt vile au dénigrement, voire :.lU mensonge. Il y aur-ait d es faits à cit'e r qui ne sont, certe , pas à l'honneur du lwrsonnel enseIgnant. BieIi. entendu que ces : ndividus sont le peti~ nOillbl'e et qu'à -cMé du faux or il ya l'or pu!'. Ces 'c onflüs ont souvent pour caus,e ,d,es .ia;lousies de nl-é tier, de ~aines· prétenHOl11s , d-es a111bifi.ons inassouvies. Hs n '-e ngendrent pas. nl.'oins Il,a désunion si l1'éfa,ste à la bonne nlal~che d:e toutc institution. . Que le Inaître 's'o it par,t ?ut et toujours un instrul~l- ellit -de paix et. d e concorde; que les jalous-j'es et l"entêtelnent soient à jalJ.1l1ais hanl1isde -la conlDlunauté. Qu'il fasse régner autour dü lui une atmosphère ,d e saine et bienf'aÏ's-a nte anlitié, et qu 'il se ra'ppe~le qu'il vaut nlieux faire a.nlende hOllÜ'ra'ble que de persévéTer -dans un sot entêtenlent, toujours ridicule et indigne de sa prof es-s ion. Qu'lI soit, à J'.exoC-nlpl'e du .Maîtr.e , un éducateur irrépro-chable, intègre dans s·es TI1iœurs , -e xenlplai'r e daus sa conduite. Dans les r'elatiÜ'llJs avec :les cohlègues. et Il es autorités, il Sla'llTa respecter l'Cs chsoes établies, leur Il1anÎère de voir 's ans ip'OU.f autant sacrifier son inldlivid1l'alité. Il se r-a ppe}lleraqu i,l est plus fla~ cile de déln-olior que de üOll'sof:ruire, que Ja 'C-ritique est 'a i,S'ée et l'art diffici,le. IC'es1 faire pr,e uve d'inrtelligencede r·econllaître le trava~l 'accO'll1pli, }'.ef{{)'rt fourni, de T'endr-e honu1lIa'ge aux collègues quelquef.ois plus qualifiés . 'C'-est, au 'Contr-ail"e, se nlontf'{~T borné et quelque peu p 'r étenti'e ux de tout critiquer, de vouloir tout ré .. nov-el' et de n 'aJdanerttT-e que ses ,p ropres. ùU!mièr-es qui ne sont -p as toujours 'le ref1:et -d'une inteHigence sÛl'e et édairée. Le illl'aître ,s oucieux -de son honneur, évitera s'es égare'lnents ,e t s'efforcer:a d'è;f:,r 'e ,l e -c ollaborateur loYlwl et dévoué de ses -S'll'pél'ieurs : heureux s'il peut .J.euT venh' en aide et contribuer par ses s-ervices à :la grandeur et là 'l a pl'ospérité du pays. M. G.
Défendons le patrimoine national Il -est d 'usage au seuil d'une année nouvelle, de jeteT un coup d 'œil sur l'année écoulée pour y puiser une directive pour l'an qui vient. Au COUTS Id:e l'iannée révolue, des. voix autorisées nous ont Tendus attentifs au péril que court notre pays ,e n abandonnant « ce qui constitue son précieux patrinloi'l1e national » IN e -s'eflali t-ce pas ,l e mO'lnent -de s'e demander pourquoi ces richesses dispa'l'l3.iss.ent, quelle -e st l'attitude du -m onde pays·an qui nous ·entoure et ce que nous, personnel ·enseignant valaisan, pouvons faire pour leur c-onservation. A un cert'a in Hloment de rhistoiTe~ une fOT'l1üda'ble 'Tla:gue d'internaiionalisnle a h 'aver.s'é notre pays-, cherchant là tout niveler, à tout façonner suivant -u n I11'oldë le standard. Puissam'r nent laidée par les inventions 'I uodernes: le ciném'a , la Tadio, :l e disque, le joul"ll'a l, etc. , ,e lle a l'épandu ses IUOts d'oTdre jusqu'au vilLages les {J'lus 'r eculés-. 'L a population citadine ,s 'est sounüs'e de suite et la « mode ' y 'l'ègne en luaîtresse. La popubtion viUag-eois·e a été plus réfealctaire au -début. Puis .petit à petit, le dépoU'iUeluent a cOlnlnencé : S011 costunle, ridku'lisé, prés,e nté CO'ln'lne suranné, rétrograd'e -est -r el,é gué au !fond des vieille'~ aTil110ires. lS on pm'ler siavour,e ux et ·expressif 'est condanlné · au nom du progrès. 'Sous son influence, le paysan -é change s-es vieux Il1euhles contr-e des lll,e ubles de pacoti'1le, ses vieilles channe~ pour de la ferblanterie. n reni'e ,l es vieiUes coutumes, pourtla nt si Vlariées, si originales. Au x chants du teTI'oi'r , H préfère la -dernière chanson de IP aris. Les vieilles da'l1s'es iJ.nlê mes s-o nt Id:élaissées Ip our les danses nègres. Adieu, les belles laines, les 'beaux bois, les ardois-es nla,s-s ives! Tout est sacr1fié sur 1'aute'l du dieu moderne. ILe nom même de paysan devient une injure. Et le'Sl -v iUageois s"appelleront « ag'r iculteurs' » devenant en 'r éaHté de si111ples prolétaires s'essayant au :Monsieu'l'.
DouceJ.llent le pays s 'a,cheluine VeJ.'S la décadence culturehle. Fait ,pénible là constater, -certains instl't uteurs, se 'p'pêtent à cette Il1anJœuvre, ils ,e n sont 'pa'fifoÎ''SI les partisans fervents . 'C'est dans leu'l's famiUes qu'on a connnencé là chass,er 'l e patois; et aujourlct' hui -e ncore, .dans nos vinages valaisans, si vous voyez un jeune hO'nlme -e n conlplet luoderne au nülieu d'un g'l'oupe en clr,a p du pays , il y a ,b eaucoup de choanc·es que ce soit le régenrt:, croyant par ~à se disrtinguer. \Dans les 'Pays qui nous -e ntourent, un 'p eu plaTtout, a·e Œ11;onde paysan s'est 'énlU devant tant de trésor'S i'l"rémédi'a blement perdus. C',e st av·ec doul'euT qu'il a pris conscience Id:e l'étendue du, désastre. ,Combien il regr-e tte en ,s on oœ ur, toutes celY tradHions de sim-
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plicité et de beauté qu'il a -dé:laissées ! ,Ces choses intel~nationa}es n'ont pas d'â:l11e, ce clinquant .q ui l'entoure le fatigue pavce que -c·ela n'a !pas été eréé pour lui. Et ainsi qu'on n"ai.m·e jalnais autant sa nlèr-e que 'l orsqu'on ra pel,due, ill se 'p're)1td à déplor·er alllèr,e ment le trésor qù'il a di'l apidé '''1 légèrenl-e nt. Tl se rend üOl11pte que ce qui vient Idu village, vaut ce qui vi·ent .de la vine, c'est tout sÏ111plmnent autre -chose, et il üherche à 'r evenir à la terre, aux traditions, là tout ce qui lui est propre. C ',e st a,v,e c amour que 'l es costum'es sont de nouveau sortis -des bahuts et adaptés aux tenlps m.odernes, Dé'S'Drmais, ill ne üraint p1u.s -d e montrer par s'es vtHem-ents, qu'il ha:bite la ca'll1.pagne, car i:l sent que c'est ,en retournant à sa vie de paysan qu'il 'r etrouv·era ·s a dignité, sa gr a nlct:eul' , Les-' 'a'l'tistes ne cachent 'Pas leur admiration pour l,es po!pu~,attjons de certaines vaUées -de .uotr,e ,cher pays qui .ont ,s u être n~heliles à ce~ 111.odes étrangèr.es. 'Q u'ils -1es adlmir'e nt pendant qu'il en -est telll.-p s, car si pm'oonne ne vient à leuT secours, tous ces heaux oostunles ne seront bi'e ntât .p1us ·q u'un souvenir, car ,chez nous, i.Js continuent de dispaT'a îtr.e à un 'r ythme accéléTé, -alof'1i que -d ans l,e T·este .de la :Suis·se, on cherche là ,les faire ·:reviv'f·e, . .N'y aUI'ait-il pas· là 'Un 'beau cha'mp Id'-activité, pour nous , personnel ·enseignant va:laisan ? nO'Us qui avons été 'l es pvemiers à importer la l11.od·e citadine parmi no'Y popu'l ations t'faditionnallistes? Sachons n~c.onnaître franchement n.otre eTreur, et" dès aujourd'hui lutions .de tout notve cœur cont'fe ce modemi,s m,e env·ahissant ·et ·des,t rueteur. ,Dans nos villag-es, portons avec fierté nos ])eaux cost1l'm·es, défendons nos particularités-, que nOVr-e peuple ga'vde son origina,li1!é C'lllturene. Accourons au secours -de « notr,e vieux .génie, qui Id:élfend l'or '~,? patoi:s, , les joyaux du costum'e, l'e -dianlant propre et CJ1aÎT de 1 a'me valaIsanne » . Qu.e nos , ,ieiHes chansons 'e t nos dans.es populaires reviennent à J'honneur . .FoUTnÏs's ons à nos artisans locaux :l a possibilité ,de nous p'fouver qu"aujourd'hui encor,e, ils s'Ont capables de créeT ·de 'I a beauté. IN'ayon~ pas peu:r .de montr·er que nous f'esrtons ,de « chez nouS ». Soyons Idle ravant-garde dans la Iutte pOUl' 'l a conservation -et 'l!a rénova:tion -du « vi's age aimé de Ia patTie » . Bt l,es ,e nfants Ide nos cHl11pagnes :s'attacheront .de nouveau ·oorps et âme au sol de leurs anc:ê tres. Et ainsi renaîtra cette dignité, eeUe fierté du 'Paysan avec son ancienne gpandeuT et s.a haute valeur m.ora,le. J. G. N. de la R. - Ces nobles paroles font ~cho au beau discoul's que Monsieur le Conse,illel' d'Etat CyI'iNe Pitteloud 0 prononcées
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à. la jouI'née des costwmes valaisans, il Sieàe. ·Si chaque -ilnemb'l'edu Corps enseignant se fait le défenseur -i'n tell{gent et dévoué' de ce qui consUtue le chol"1ne de notre cher pays du Vnlëâs, -c'est pendal11t longte:lnps ein'"c ore qLlil nous sera · cPonn'é de ' pouvoÎ"l' rester nOUS-l11lê'lllceS et de c-onselmer cette « clig'nifé et cette fi,el'té >~ dont notre correspondant déplore cl Juste -titre l'effrite,m1ent. ·
Com'prendre l'ènfant
si
Peut-on dire que. les -parcnts ne c.olllprepn,e nt pas toujours kUTS ·enfanrts pour certaines r'a~~ons, du 1110ins· cette 'colTIipl'éhen: sion se rencontr·eT,a -t-èHe habituellenient ches les lll,a îtr·es char : g'és de Il es instrulfJ'e et de les élever purce qu~il5 ont une Ip lus grand( ·expérienüe 14es ' divers cm~act~l',es ·enfantin<.Y ? IMais 'llà ·enco,r e il ~e)11ble què nOl~lb~'e des 'luaîtres qui pén~trent vT'ain~ent · l'âm,e ~,e 'l 'enfant s'oit nloins considérablè qu'on -ne s'y lattendrait. _En ts~ayaritde l~enl:Onter par le :s'Ü'uy·enir à ses pro.pTes'. années d,'études, ·c ombien reh'o'llve-t-on de rprofess·eurs qui se montrèrent yr;a,jllll !inrl: doués de se_n s psydl0l()gique et de CO}11préh ension ? IPaT · foÎs, peut ~être un seul. ' , 'Dans 'Son intéressante thèse sur «,L 'Individualisation die l''En~·eignelnel1't », ·I~t[. -H . iB ouchet n'hésite 'Pas à insisterr 'a ve,c raison sur cette ignoTanc-e , chez les lllaîrtr~s de la -psychoŒ.ogie de l'-enfani:. Et il l'e déplor.e ~aT ,' dit-il, - « cette ignorance non seU'lement c'Ûlllprom'et l'effioatCÏté .des ' trouvai:lles les plus ingéni·elUse c:;, 111 ais dIe rend "Îlllposs-ilhle la cOlnpTéhension et l'application des Y'l~aies. l11éthodes. En .Jwef, on ne s'improvise pas ·éducate:ul'; c.ar le p'l'Îu'dpal dans ré.ducation ·e st m. oins ce qu'il faut .enseigner que l'ar't .de l'appre'nldll'e à un ,àut:re, lequel ·a rlt dépend dé la connaissance exacte .de la nature et ' des 'p'o'Ssi'hiliMs de cet ·a utre. Les li1riîtresn'ont ·en sümlme ap'l)Tis à connaître ·de r -e nseignem'e nt que sa par1ie -objective: les connaiss'a nces, et on 1eur lais's'e beaucoup igno-rer de sa Téalité is ubJective : 'l,e sujet à qui elles sont .desrtil1ées . Dé llà une :s érie ·d 'erreurs de tactique, ou si l'on préfère, d'optique, qui C0I11.pr0111ettent lI eurs effort9 ». L 'auteur de ces li.g'l1les al)C'rçoH la caus ~ de ces erreurs péidiagogiques dans ce qu 'il appeUe « l'attitude égo·ceatrique ;: du lnaîh'c, lequel traite les enfants comn1.e .des « adultes en Jnini:a'turc ». Au lieu -« de se placer à leur .optique et d e se demand(~r <ce qui peut les rntéress'er., il leur 5-Up,p os·e ses propre,; fa ·cuItés » . De 1à sün inoapacité 'à se Inettre 'à la port'é e ,de son j'cune auditoire. .L '·ex'Pél'ience ·s'e nlhle bien prouver chez les maître) une trop grande ignorla'nce de la psychologie de l'·enfant. 'Certains instituteurs, si on les jugeait d 'après la SOl1nne die d e voir~ et de lè\"ons
le
qu~ils exigent d'enfants de dix à quatorze ans, ne pourraient, avec
la plus grande indulgence, échapper au reproche de m:anquer, non st,.'ulement d'inteHigenc-e, ·m ais parfois de simple hon liens. 'les élèveso;e défendent par lIa rrégligenceou l'Înertie ('ontre les avàlanche de d:evoirs et de leçons. ·M ais que de fois ils languissent sur ces véritables pensum·s durant leurs jours de congé, au !ieu :d'al1er se promener et Idle se Hvrer ,aux j~ux de leur àge Sli nécessaires à leurdév.eloppement nonnaJ. Le jeu, est-'Oe que cela 'enmlp te pour certains maîtres qui n'ont jamais été jeunes? Et pourta nt on ne saurait trop ÎnsisteT sur :le rôle très important des jeux. dans réduoa't ion. II nous souvient d'avoir as-s-isté d-ans un centre. médicopéd~.gogique là une leçon de gymnastique rééducative f·ythmique. Les enfants défilaient en chantant, puis, au son d'lIn piano, s'exerçaient au maniement des bâtons et au LaIncer de la balle ,lans 'un panier. Quel spectade navrant que celui de leur débiLité 'p sychomotrice, de leur invr'a isemblahle ·g aucherie 1 enfants qui visiblement ne4)!aVJa'Îent plus jouer 1 Notre ci'\"l1Îsat1on qui sc targue d'être si 'a vancée ~uràit-ene tué le jeu .mêlne chez l'enfant '1 N'y aill'rait~il donc plus de place dans la fièvre et l'::tgitation modernes pour pef'lnettre laux enfants d'·exercer par le jeu leurs facultés physiques cl psychiques ? ~Maisalors COIillnent éviter les incoordinations des nlouvemenh chez trop d'enfants sédentatr·es ? IParents et .m'aUres connaissent donc moins, en générall, les enfants qu'on ne le croirait de prime ahord. Or, cette ignorance et cette incompréhension 'risquent d'enb,a~îner des cou.,équcnces fâcheuses dans l'éduoation. Pour élever l'enfant, H faut, en (:-fret, ie oonnaître, ~ peine de difficultés, d'échecs et d '~nnuis de tout genre susceptihles dans certains cas de compromettre même 'l"œuvre éducatrice. '« IPour diriger dés , enfants, dit :l'éducateur ay.erti qu'~st Je R. P. ,Cha'r mot, il fiant choisir non seulement un homme de Dieu, ,m ais un ,é ducateur qui connaisse renfant et l'ho.mme. » Et le Gardina!l IMercier: « J'ai 'p assé nIa vie dans l'en'Yeignement; j'ai appris que pour fla:iTe l'éducation d'un jeune homme,H faut le connaître avant Idie Œui imposer des f'O'r.IIlules }) .
*** :Suffirait-il pour compT,endre l'e nif'a nt , de se replonger dans son propre p 'a ss'é, et d'essayer ne se ressai''Yir tel qu'on fut d~ns ses jeunes 'années ? Sans doute, nous réussirions ains-i à arracher à 1'01lhli du t'emp's une gerhe plus ou ·moins lourde de souvenirs. Mais quelle aSSUT'a noe ,aurions--no'Us d'une reprodudion fidèle? Quels risques Idie projeter notre moi d'aujourd'hui sur nos ~ou venirs d"enfance et <de ne Œes voir qu'à travers notre nlentalité d',ad'Ü'ltes! iJ)'aiHeu-rs, oes s-ouveniIJ.':S, à 's uppos'e rque nous les retr-ouvions ·dans leur intégrale .\" érité, ne nous ap'Pf'e ndrlaient que
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peu de chose sur ce que nous JÛiues enfants, pai~ qu'ils ser.aient : trop -isolés ,et trop 5'chématiques. Enfin, c'est insensiblement que s'est opérée l'ascension de l'enfance vers 'l'adolescern.ce et la ,m aturité, par de \Lentes ' mansitions. ,QueHes difficUlltés pour refai.re ce .Jong chemin · en sens inverse, pour redesc,enld:re de J'.âge adulte à la phase infantile ! Il est cependant indéniahle 'q ue les souvenirs d'enfance re·'l atés par de gr,ands écrivains ' constituent ~ne mine p'f'éci~use de l',ens~ignemell'ts. M\ais, même en de tel~ CllllS, H convient de faire soigneurement ~e départ entre' ce qui 'e st est ' ~ai souvenir d'en,fance ·e t ce qui n \est que la projection du moi aJdlul~te dans Ile passe. Au reste, les souvenirs d'enfance de ces bommes illustres ne !font que s'Üuligner les difficulté~ du_rproblè·m e de 1a compTé,hension -qui nous occupe. Hs nous révèlent, en .effet, ces auteurs, qu'ils ont yécu renfant dans un :mond;e tout lautre que celui ·d.es aduiJtes et dont Hs semblent ·a voir .galf'dé toujOurs ~'inef[açable nostalgie. lE t peUlt-1êlTe le secret Ide l'ènchantemen! ~agiqiU'e ~xerc~ sur les âmes ·et l~s oœurs par les poètes du genle leur: , vrent-il de J'écho ' qui vibre ,e t se prolonge dns leur expérience d'~omme, du mond~ féérique et .d u paradis 'm ,e rveiHeux où vécut ,et s'éplalnouit leur âme d"enifant '? . A. B.
PARTIE PRATIQUE
LA NATURE ' E,N 'HIV'ER' Centre
d'int~rêts
La jouTnoe.e comm·ençait s6us les plus heureuses apparences.. L'idée lne vint d 'en pr.ofiter ,p our aller observer un peu, en cette dernièr,e ,s enuline de décemhre, la physionomie de lia nature. Je sortis et. comm,e je 'f fi'C Il ' étais j'm ag'm é, je fis une promenade ravissant.e. iT outes Œe~ périodes de l"année multiplient, en effet, leurs ffi,e rv·eilles S,01lS n'Os pas. Nous n',en soupçonnons ~ênle , la plupart du temps, qu'une bien ,f,ai1>le partie, Clar ,eUes 's'Ont nomhreuses et variées à 1'.infini... ICelui qui s jlnagüne, par :exemple, que 'le.s :boi~ sont, cà présent, sans ath'aits, se trompe éh~angement. Sans doute, Iles arhres\ rest ,e nt ·e ncore .dépouillés de leurs 'P'a rnlfes .de [euÏ1lles et de fleurs, 111lais n 'est-ce p'a:~ l'e mom'e nt, pour qui s'intéresls e à la vi'e rustique, d',e n discerner la ,cu'f'i,euse ,m usculature ,et les s·ecrets de ,lieur futur ~p'aIIlJouissem,ent.
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Avant de sentir éclater 'lIes cOTselets lb runs de leurs bourgeons , ,l es 'aTb:r:es 1ivr,ent à nos yeux corn,m e Il 'essence, même de l,eur beauté sans vOiles; leurs troncs Tobus,tes "et mU'sdés, leul;s, rudes et vigOU'fleu,x bra'l1chag es ne cachent 'a ucun de 'l,eurs mouvements, ne cèlent .pas:le moindTe de ,l eurs gestes. ... >Cette 'Période ,de fion déc-elnlbre ,e st vTlaiment car13.ctérisrtique. L'iTI1mi'l1ente r,enai's sancede la vie végétale :s 'y fait pressentir plutôt qu'elLe ne se constalte, s'y laiss'e deviner plJ utôt qu',eHe ne se n1ontre. , ' , Mais c'est 'La' faune qUI oHre, là cèt egard, UlI?-l intérêt tout pal'~ ticuHer. ' ' . IL af ~u:dité des. troncs ·e t ' .des branches, qui n.ous présel!te la forêt corn.'m e une ',e squisse tout en 'l ignes et non comlJ.TI'e un tahleau tout ,e n 'Oouleurs, nous , permet 'd 'assister, plus qu'en d'autres momle nts, 'a ux manèges des :oiseaux que nous dis s Î!lnul,ero nt , . plu~ tard, les lian1ur,eS élpaiss·es ·cl les frondaisons f'l eudes; eille nous déoouvre la vi'e intin1e des écureuils dont les j,e1,lx lagiles et follâÙ'es fleti;ennent n,os . 'r,e ga,r ds ,! amusés) nous faci!lirte .f 'obs,e rva'ti.on ... ' ·de tout oe que les futaies profondes' et h~s. taitlis la jourés,'les tallus ·c l les cQmbes~ Iles clairièT,es, ' l,~s :f ourrés ,e t "les cépées recèl~n;t d'existenoes l"ecluses et '.my.s1:érieus·es. ",., P.our qui ,e st à mêln,e ,.de, pouvoir ahlei' les conte'j1lipler, -'c es petirt·es scènes Tustiques sont d'une saveur peu COlUlnune. La brume mauve et dorée d~I}S , laqp.eUe ,eHes se ,9,éroulent leur ajoute une atmosphëre de r-êve' :et' de féerie qui les p'oétis-e. Ce n'est pa.s la. groâce odor,a nte '~u pl' int,e mps, , ce n'est pas l'ébl'Ouisse111-ent plantureux de l'été, ce l~e 'Sont point 'les somptu.osités Inultico~ores de l"3u1Œnne, c ~est l'exquisit( rare -,et précieu~,e d'une page peu connue du livre de la nature; ce chef-d'œuvre des chefs-d'œuvre que ne dépare, en ·aucun chapitr·e, aucune, imperfL"Ction. Heureux sont ceux qui n'en négligent 'lliUl} pass'a g,e : c',e sïune Vl~aie Inoisson Idl'observations piquantes et . de l1Iéditations s-alu1Ja'Îr,es qÙïils ne' ces's ent d'en DecueiHir. l
eUe
Du savoir-vivre La conversation
Puisque cinq ou 's ix personnes' s'Ont r,é unies, pourquoi n'en écouter qu'une? L,es concilhrbules particuliers tiennent à 'l 'écart deux ou trois hôtes . .s'ils ri,e nt, .on se dem'a nde de qui? 'Les rh-ès jeunes gens se n11êlent le 1110ins ~)oslsibl:e là ,l a 'conveTs'ation -des 'ald/ultes. -S'ils sont plusi,e urs , qu':j:ls -de111andent lia peTmis'3ion de flalh-e, 'bande à part. Sinon, qu'ils écoutent et s'instruis'e nt.
.En .g.~néI~a,l,
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le sage paTle peu, c'est-tà-dirè qu'il le fait quand exprim.m" une)dée intér·essa.nte. Ainsi chacun la la possibiU,M de donner son s'entilJnent. IEcout,ez avec attention, ,e t -défér·e nlc·e, pour savoiT ce qui 'se dit ,et ne pas fiaiÏre r·éipéter. Si l'on n"a pas compris, on dit quelque chos'e COilTIlme: « J.e vous demanlde pardon, Je n'ai pas bien cOlJnpriS. » Il faut s',e ffor,c er de pa'fler rCOITBctem,e nt, d'appeier les choses par lleuT nom, larv,ec précision. IP rononüez 'l1'eUement pour qu'on vous oOlnpT,e nne. En franç'a is, aux m.ots tels que « oui », « JUon ») « bonjeur ». «'Ia u l~evoir », etc., .on ·ajout.e toujours: «' IMonsiool1 », « IMadalne » ou « IM-adem.ois,eHe » lorsqu'on s 'Ia dr·esse à qui n 'est pas un camarade ou un lami. Inuti'le d'ajout,er le nom d;e famiBe, pal,fois c',est ·m IÊID1·e impoli. N,e ·désignez pas ,les personnes présentes Idlont v'Ous 'PalJ.~l,ez par -des pronoms: « il », « eUe ». Dites: « !MonsieuT un tel » .ou « IMlaodemois,eUe X. » , ISi ron hésit.e éntte « IMadanI,e » 'e t « a\l1ad:emoi,seHe », c',es.t le pl~emi-er qu'on choisit, parce que plus 'l~espectueux. A une personne que ,v ous connaissrez peu, ·à un supeneuT, dHes: « Monsieur votre pèTe », « 'M adame votre S'Œur ... ') iEn poada'nt de sa temm!e, un hom1ned'it: « Ma femm,e », com:m e une fenune dit: « MoOn Inari ». Par contr,e, en pallant de sa jf'Ciffi.1.ue à /Monsieur X, vous dir-ez: «1\Maldlam,e X », ,e t nOIlf: « Votre dame ». Si VoOus êtes familier ,a vec lui, -d~tes' : «ITa f.emlne ». 'Le mot foemm,e n'est pas' une injure. IMlêm·e :avec s,es pToches, ill faut évHer ,l a familiarité: c'Ie st une inhigant.e q1:li ,alJ.nène r3Jpidem·e nt quer-eHes et ruptuTes. On ctilti~e d'autant mieux 'l 'amitié qu''On tomlb e m.oins -dans }la fam:nhirité - surtout si fa'lnil.iaTité signifie s:ans-·gêne. Ne vous penn1e ttez 'PlaIS' .d'interroOmpre c·e'lui qui ,p arle: voU'~ pal"laîtriez non s·eulement familier, mais gênant ·e t g'roossier. N'infligez pas de démenti: vous auri'ez 'rail' de traiter Il es g,e ns die m ,enteuT'S ou -d:e sots~ Au J.i.eUlldle ctier : « IC'BSt If.aux », dites plutôt quelque chose comn1e: « .Je m·e -demande si V()1U''Y me f.aites :pas 'err,e ur. En ,e f1f.et, j'lai entendu diT'e que ... » .on se réun:it pour avoir de la distraction) du plaisir 111ême, et non pour veX'er o.u pour subir -des contflarités. Une conv,eTsation dans un salon, même si rCe s3!lon n'est que « Ira cham1hr,e » , doit être un îlot frais ·et vert !au mriJlieu de l'océan, parfois hnnultueux , -de la vie. ParLez de voU's.-,m êm·e si on vous en pTie. Hien de si ennuyeux que les g·ens qui par:I,e nt tout le t.en1ps d'·eux-mêmes ,e t de leurs ,affaires. il
v~U't
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On dit: « MlOn frère et Jlloi », ,e t non: « I.M:oi et '1110n frère ». Faut-ill if'appeler qu''On ne doit :proférer 'lll jur.ons, ni 1110ts grossiers, ni failJ.'e aUusion à de.s chos'es inconvenanTes. Un c0111pliInent ,f,ait toujours plai'sir, s'il est 111'érité et expriill'é lavec IneSUTe et dis'c rétion. Il y a des ,g ens qui ne 'comprennent 'pas bien la plais'a nterie. C ', ~st pourquoi i'l faut pl'a'Ïsmlter avec avec ôrconspection. A ce .s'u'j et, citons encor,e La B~. uyère: « [/on 'lIlalJ.'che sur les l11'auVlais pLai'Sants, ,e t il Ip~, eut par t'Ou' ~ pays de cette sürte d 'il1's'e ct'es; un bon p'l aisant ,e st une pièce raTe; là un hon1'lne qui est né tel, i,l est en~ore fODt Id:élicat d 'en soutenir :l ongteillps le personnage; il n'est 'Pas ordil1i~ir:e que celui qui f'ait rire se fa,s se esti111eT. » Faut-il dire que, dans la üonversation, il n'y 'a jamais. place pour' }a nloqueTie. ILa '1110'querie est, av'ec l'a Clal Olllnie, la fOlï11e la pilus lâche et 'l a plus vile de ,l a luécbanceté.
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Une gl'aue question: les mains clans les poches. !Beaucoup de nUlll11ans 'p épètent :\ leur fils, smlS se lasser ; Tiens-toi dro'Ït. » Et aussi: « Reti'r ,e les 111:lins de tes poches. l> 'Chacun sait que les poches ne sont point faite s. pour y lnettTe ses nulÎns. !~fais la tentation est grande. En hiver, la '111larrn s'y tient au chaud. En tout telnps , elle est « casée ». Elle n'eluib alTasse pas, H n',est plus. 'besoi'n de chercher ce qu'on Via en flaire ,C'est s'a ns doute la raison pour laquelle tant :d:e jeunes gens ,dans la sodété se trouvent si g'ê nés de leurs deux rnai'l1s ) dès qu'ils les retirent de ce prédeux abri, qu'ils se hâtent de l,es· y ernonüer à nouveau.. I:l f.aut :reconnaître qu'lalVec les deux 111lains dans }es !poches de s'On pantalon, on n'est guère gracieux. Ne diTait-on .pas quelque .g r,os baHot) bien fioelé, 'et qui aUT ai1 deux pattes? 'Les pingouins ont .aus1si 'c et laspect incomplet. D "autre part, le tai11eur ':i.e plaint qu:e ces deux Inasse.s IdléfoT,l nent le vête'l11e'l1t. «
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ILorsqu'on salue quiconque, lorsqu'on 'p arle à un supérieur, loin de s'c Hl'eth e là s'On aise, on prend une attitude respedueuse devant lui. On 'renoncera par oOll's·équent là l'ais'a nce négligente des poches et si 'o n ne 'slMt que f,aire de ses ll1:ains, c 'est si sÏ1nple et si naturel de 'l es laisser t'Ülnber ;le long du 'ÜOlipS. En dehors de ces. 'Occasions, si vous y tenez heaucoup, logez une Inain dans une poche, lnais ~)a.s tout le tenlp'S, et srurtout pas, les Ideux là Ja fois.
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Hvgiène scolaire L'Ecriture.
L'écriture 'Ù l"écüle a fait p'Rrtie ,de 110'l11ibTeUs,es discussi'Üns scientifiques. IL e prroblèm.l e Sie l wésell't-e ainsi : Nos écoJi.er,s' doivent-ils adopter l' écritua',e dl~oite ou l'écTiture penchée, car ,a u porte-plun1-e ne sont pas S'eulelnent Îlnp.uhalb les les ta'ches d',encT,e sur les. n1ain:s et 'les vêtenlents Idie nos pota,ches, rm ais ,é ga}elnent des ,a gg'r avations de 'lnyopie et des oC)llH~buT,es 'pathologiques de la co:lonne vertébrale. L'éClriture penchée 'e t 'l'écrÎ'tur,e dToHe nécessite11't cha'c ulle des ·attitudes' spédales. POUl' l'écriture penchée. Les deux ,a'Vant-bras reposent sur la table, la tête ·est :1:égèI',e:ment inclinée v-ers laJ gauche en raison de l'ob'liquité du cahier, d'où résulte une inégalité d'aüCOlTI:J.TIodation ides deux yeux qui 'n e sont pas à 11llêln1.e distance dru papieT. ICette différ,e nce 1d"nlJCtcOJuodation déJtenlline des troubles visuels dont les plus fréquents sont :la fatigue r:apide de la vue et l'aggravation d'une lTIyopie. D'·auh',e paTt, cetbe indinaison de kl' trê te vers la gauche de.l n.ande pour le maintien de l'équilihre statique rune rtorsion de la üolonne v'ertébrale dans ~'e sens vertical ou 'sic oliose droite. POUl' l'écriture .droite. IL a tête res,t e droÎ'te, les Idie ux yeux s'Ont à égale distance du Clwlüer; Ile d,ép:l aümnent ,continuel du poignet et de J'av-ant-bras droit nocesls'Îlté 'Par ce mode d'éeritur·e 'e nlèv,e au ,c orps le point d'appui Id:e 'ce ,côté. ,Le poids, du C01~ps est reporté à .gm,l!che ·et }'lélève €S't assi~ sur /}ra ,f.esse g,auche; de ,c e fiait fépaul,e g,a uche est ·p lus 'haute que ,l a dlJ.'o'Îte et 'l a colonne vertébral'e s'incur:ve v,e rs la g,auche - ,slcOIHose glaruche. Les deux luéthodes 'a111ènent donc t01ües deux des défonnations spéciales· typiques . De .deux .l uaux, il faut choi's·ir iLe 1110i11dre; c',e st 'Pourquoi l'é-crilur·e Idiroite ne lésant ,e n 'l'ien Œe s'e ns de la vue appanalÎt CO'l111Ille 1:'1 IneilleuTe. (Moins' ,rapide q1ue l'écriture penchée, entraînant elle aus,s i des 'défoNll<a.tions de 'La üoil onne vertébrale, ,eUe ne peut cependant pas êtr·e i111pOsée durant t'Oute La vie. ,Cependant 'ces ff.oubles physi010giques ,et O'rganique.s déterlninés 'PaT l'éc.dhlre ne vouent pas irrènédiablenl,e nt nos écoliers ,a u r·ang de mal bâtis, ClaT i,l est un .anrtildiot,e puissant: 'l a gyJnnastique. Un lieutenant de vais'se:au, ;Hélbert, 'a préconisé, il y a quelques années, une g~lnna'sltique natllirel1e qui In:ÏJeux que toute lautre permet à nos écoliers d'échapper 'a ux disg'râces !physiques ,e ngendrées par récole. ISauter, couril}', ra'lnper, nager, valent 'lnieux que la décomposition :méthodique des 1110uven1ents prônée plRr 'l 'école suédoise.
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Com1lne tout novatetlJf, Hébert fut décrié; lte temps a fait jus'tice et J'es ma,g nifiques résu~tats obtenus da:ns les écol'es' de fusiliers nlarÏns ,e t dans diiVers collèges et écoles de France ont f'a it reconna:ître J'excellence de Is a méthode. A côté des ,défonnations de ,l a colonne verrlébr,a le résultant de l'aUitude !prise pour l'écriture, il ,e n 'eStt Ici"autres qui ~s'Ûnt dues là la nonchalance, à lia ipaT,es,s,e, là ~a: IJll.auvaise position du cahier: celui-ci doit être placé au milieu du corps ,e t non là droite du COT'P'S, car dans Ce cas la coLonne ,g"incuTve daViantag'e. tA utres ,m éfaits de ,la position vicieuse contractée par l'élève qui émit: ;les troubles res:piratoires. ,Ces troubles furent J,nis en évidence pail' le pTüf'e,;seur Baladoni ide ,Ro'Iue. Leur exisltenoe donne peut-'ê tre l",e xpIication de ,ces' écLairs d'inrtelligenüe survenant dans l'esprit elll'bué d',élèves nonchalants et paresseux, qu'un profess'e ur stinlule et oblige ,à prendre une attitude énergique: 'ces broubl'es respir.atoiTe~ et cN'CJU~a:toires peu,;ent, en effet, influencer l'idéation. ILe prof.es,s'eur IBa'l adoni a cons1Ia t'é, chez !beaucoup d'élèv,es éCifivant, une diminution notable de l'mnplirtude respiratoire de l'un ou de ;l'.autre poU'mon eng'e ndr,ée par une 'a ttitude videus·e; le thol'iax cOnlpTilJllé, 'l 'anlpIitude reslpiratoir'e ,dÏlni'llue, l'apport d'oxygène ,flaiblit, les 'é chang,es gazeux au niveaU! des ceLlull,es s'Ont amoindris, l'-activité cérébrale 's,e ,r alentit. En ,conc.Iusion : l'écriture dro'ite doit être préconisée dans les écoles pdmail'es; la posiUon Iclru cclhiel' est i'n1pOl'tante; une gy,m nas'tique natLl'reUe perme.t de contrecal'1'er les troLlbles l'ésLlltcmt des diverses attitudes nécessitées pal' l'écriuzre; toute attitLlde indolente doit être répl'iJmée et corrigée. Dl' Stéphan.
mieux doués A un concours de B e,l gique pour la ,sélection des mieux doués', on a: demandé à dels jeune,s gens de 13 rà 17 -ans de ,caJl"actéri6'e r quelques gTancLs noms. Les réponses de ces «mieux doués» révèlent quelquefois une singulièr.e érudition. EpingloThsquelquee-unes de ces répon-
s es : Plantin; . ,peintre - écrivain - poète - géographiE' - a fait le t.our du monde - écrivain anglais - üe'lui qui a inventé l'arithmétique - bourgmestre d'Anvers ... Pasteul': écrivitin catholique célèbre - homme d '!Etat françai,s écrivain flamand - inventeur des «injonctio"ns » - inventeur du ra dium - inventeur de la ,p oudre - écrivain, 8ttc, .. Roosevelt: Président actuel de l'Italie - Ministre de la Défense nationale - poète - village d,e la Flandr,e occidenta}.e. Mozart: E'xplorateur - homme d'E,tat - .poète - a inventé les fusi},s .Mozartt... Nansen: littérateUl' - poète - mU\s>icien - inventeur du co~mpas.
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COURRIER DES INSTITUTRIC'E S o ====~============~======n
SOMMAI.I{E : :L'Adieu de ,l 'An. ~ Nouvelle année. - VeŒ le bonh.eur. ~ ,Faire ce 'q ue l'on peut. ~ Les dix ' command'ements de la bonne ,santé.
L'ADIEU DE L'AN
.à ,Îa~' D&u{1e.!t~.
1a.née
Dans le gouffre insondable et triste , dLl passé Le vieil an Cl jeté ses pauvres anes mortes. Sw' sa tombe, très .[as, il l,egarde, penché, Ce que de l'infini l'inconnLl nOLlS apporte. Il doit partir, allier retl'OLlVel' les .cohol'tes . , Des siècles en'dor'lnis, des beaLlx JOw's effemlles . Mais il ne peLlt qLliUer la terl'e de l'a sorte: Il veLli' voi,l' l'An nouveau dans les cieLlx étoilés Le voici! ... La rdoLllew' aispe sa pauvre bou'che, Une larme a l'oLllé de ses yeux et, tal'ouche, Sa vï.eille mai'n esquisse Lln geste d1ésolé. « Salwt à toi, dU-il, An qLli lm / a re'Jnplacé! Je fLls becm co\m!me toi; j'eus des ailles de fée! Sois hew'euse cl ton tow' : Adieu N oLlvell e année». ,II. Dohler.
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La nouvelle flnnée
Ecoutons ! ... le timbre sonO'l"e LentEtffi\8'l1t frémÎlt douze foi,s; Il se tait ... je l'oécoute encore,
E·t l'année expire
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sa voix.
C',en est f.ait! en vain je l'appelle. Adieu! ,Salut, sa: ,sœUT nouvelle!
~~8J
Salut! quel,' clons chargent ta [main, QUE.I.s biens noUrs apporte ton [aile? Quels beaux jour,s ·dorment dans [ton sein? Que clie-j,e? ,à mon âme 'trem. [blante Ne révèle pa.s tes secrets. D'espoir, de jeuneese, d'attraits.
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Aujourd'hui, tu p-arrai,s brillante, Et ta; cours€' insensible et lente Peut-être ,amène lB$ regrets. Mais l'espérance fantastique, Répandant sa clarté magi'q ue Dans la nuit du .sombre avenir, Nous guid·e d'année ·en année Jusqu',à l'aurore fortunée Du jour qui ned0it pas finir.
\7ers le bonheur ... Amies lectrices, je ne sais plus quel poète a dit: « Une rose d'automne est plus qu'une autre exquis,e. » Aussi, je suis persuadée que vous vous insprJ'eJ'ez de l'indulgence du poète pour CtccueNUr avec bienveiNance rrlles vœux tardifs de IB onne, heureuse et ,s ainte ,a nnée! Et d'c~boJ'd, que vous souhaiteJ'ais-je ? « Du Bonheur, » direz·· vous en chœur. ~ Entendu j mais... ce mot Bonheur évoque quelque chose de si vague, de si aérien, de si insaisissable! puis, il revêt des formes si diverses que je Il ne sens i'm'puissante à le concrétiser. « Ai'nsi qu'un oiseau flâneur Le Bonheur vient, gaz ouille et passe .... » Cl dit Fustel". Aussi, aInies lectl'icets, nous ne volerons pCl!S à Scl poursuite mais, nous essayerons, chacune dams notre fClJ1nzWe, d'ans notre école, dans notre milieu social et nous créer une « atnl'osphèrc de bonheur» qui nous ferCl trouver la vie belle et bonne. Il nous suffira' d'un peu cl'iaŒnour et de volon1:é. Au lieu de leuner notre esprÎ't de rêves chill néâqu es, aÎmons tout silmplenlent le nlilieu - si humble soit-il - où Dieu nous Cl placées, câmons notre tâche- si ·dur e souvent - , aimons nos occupalions, prosaïques peut-être, aimons In&ne ces terribles soueis dont chacun dit tant ,d e m ,cd ... Aimons notre fOlnille , notre entourage, nos élèves - les plus difficiles sUlrtoizt, car ce sont souvent celles qui ont le plus besoin d'affection. Nous nous sentirons alors le cœul' léger, et nous lllcu'cherons clans la vie pleines de conficmce vers le mys.férieux Avenir. ~ « Tout cela est beau, en théorie direz -vous, mais inl:possible dans la praJtique! » - Erreur, c~nl!ies lect.l'ices, il n ;y a qu'à y mettre de la volonté. Et) ce que femme veut ... Dieu le veut. Janvier 193,8. Chrys·ale.
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Faire ce que 1'9ll peut iBa-s teur, soit qu'il conseIUe aux pail'ent9 d'aider leurs en':" fants à sU'rmonter le~ difficultés, soit qu'il nous apprenne ('·e que nous IdJevons pouvoir dire à Œa fin de notre carrière, Sie l~é;\èle aussi penseur que s'avant. Il 'l ui ,é tait pennis, vraiment, tant était grande 's a rectitude, de P'l'0noncer en Jtoute vérité et sincérité des p ,aoroles d.e ce genT€! : 1«' Il f!3.ut, quand on approche du 'b ut, pouvoi'r dire: j'ai fait ce que j'ai pu. » Faire ce que l'on peut! ,Cela ne signilfi.e pas dbtenir l'e Stuccè·s de hut et 'blanc. IQue de fois IP 'a steur ne r'ooom,m,ençait-H !pas une eXJpérience qu'il croyait conclu!3.nte pa:rce qu'elle ne :lui donnait pas .}'e résultat attendu! IMais cela yeut ldJiil',e de ne pas essayer seulement une fois, puis de 'S'en ,tenÏT ']à. Il .faut s'attacher à donnein à 'SOnl tIialVail, là ses ef1forts, toute son .énergie, toute son in:teHigence, tout son üœm, s"agit-il de l'acquisition de yertus, de la con'ection des ·défauts ou de l'accolll'plis's·e:m,e nt des. devoirs d'état. Faire c-e que fon peut, c'est peJl's-évér,e r jusqu'à ce que l'on obtienne un réslUiltat satiSifais'a nt. Imitant -e n ce~aJ le jarld:ini'e r qui greffe, taille, aTrose, ,a fin d'obtenir, non des- [rüits queloonques, mais des ;fruits. de choix, des fleurs de toute beauté, des légum·es d.e bonne ·q ualité. Que dirait-on si on le voyta!Ït r-e noncer là telle ou teHe ,c ulture, sous prétexte que, déçu par un premier ressai, il tTouve inuti!l e d'en tenter un s'e.cond ? ,A-t-H fairt à ce :m oment tout ce qu'il a :p u ? Non, car üe sont sies effürts l~ép'étés ·et persévérants qui pa,Tvienldrront à vaincr·e ses difficultés. Cela C01ll111-e en toutes chosles, qu'elles .s oient d'ordre physique ou 1J.110r.a1. , ,Coillilnent, pla:r ex el11p le , vaincTe l"antipathie ·éprouvée Q)our une con11)a.gne de travail? En lui témoignant une 'f,ois, par has3il'd, un peu de bienveiHanüe? Non, certes, ill f,a udra des lefforts l~épétés, agir laussi -e n diveTS'es cÏTconsrtances 'CO'l11ll1e si l'on avait vrai'll1ent de la syJ.npathie pour ,c ette personne. ,A'loTs, petit à 'Petit, 'le m ,a uvais sentin1ent disparaîtra; .on laura vrai'lnent fait tout ce que l'on pouvait pour réussk. Et 'l a n1è-re Idie ifan1Î1l.e qui doirf: .fürm,e r l'â'lll-e et le cœur de ses enlf ants, fait-elle tout ce qu'eUe peut si elle se contente de Iles r·e pr-e ndr.e au !petit :b onheur, de teI11IpS ,en te'l11lp'S ? Au lieu d'être en ,all-erte, elle se ,d écourage fadJ.ement -et cède trop vite .aux oaprices de ses enf'a nts , sous des. prrét'exrtes qui n',e n s'o nt pas. Devenus @rands, ceux-ci secouent le joug ,e t n'écoutent plus 'les avertiss·em·e nts maternels. ·Cette m.èr.e avait, enrtre les llliai'llS', des. -êtres intelligents ,a uxquels elle devait appT-enldirie le devoir. ~1Ialis, con1m-e rien ne s'obtient .s ans ,efifom, ,eLle abandonna 1Ja lillltte après l'es pr'e Iniers essai~, dis'ant rà flaux: « J'ai fait ce que j'ai pu. »
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Ce n'es! ,p as- ,~i~lSi que ' le c01npr.ena'Ï1 .iPasteur,et que le'''-cOlllprend tout etr·e ·dr·OTt. PülU' 'ce 'Inaîtr·e, pour 'oet être, faii'e ce ' que r ·o n a pu, c'·e st aller . jusqu',a u ·' bout de l'effort, c'·est 'ineUre toute UI:l; bonne volonté dont on ·e st Icatpahle â c-e dont on ·est . Cïl~IJ.'~·é s~~s $'e Ipréoücul~' er du suœè's ou de l'insuücès. -Bref, ,c'est f,aiTe al~ mi.eux -et au InaX111l'Ul11. . Le ,c hef d"arntée .qui,· Idlispüs'ant d'une qu:antité ·de · so1dats ~.Ol'ndre que ·~'on adversaire,_pl~end toutes ses disposiüons CQlll1n·e s l! S.e tTouva'llt ·en 'pipés,enoe de .f-oT<~es églaJles ou .supérieuT·es a fal lt c-e qu'il a pu. )M(ê1ne s'il n 'est pas -vidolJ.'i'e ux, il n'a Tien à' se reprocher, sa conscience ·est tranquille. . . Les parolies du g'Dand IPasteur sont un nlüt ' d'ordTe. -Elles sont de ceHes qui aildlent à trio-mpher des di,f.fkulté~ Il'encontrées c~aque j'OUT. IDe ceLles quri perm·ettent Un jour, ·en fin -de carrI'e re, de Tegarder derrière soi .avec sér·énité, ,en 'sOl1 cr eant: « l'ai fait ce que rai pu eri dû. » Car ici, ;pouHJir ,e t devoir s~ confondent.
Les dix commandements de la bonne santé D'après Faœdeau et Robin, les dix commancleme·nts suivants s'ont affichés dans les écoles su é-dots'es.
1° iL'air ,fIJ.'ais jüur ,e t nuit, ,c ündition nécessai1r·e là la slalnit é, ·est le 'l11eilleur préservatif ,c-ontre les 'l naladies des poumons·' 2° Fair·e touS' les jour:s ide 'l '·ex-ercic-e ·au grand air ·e n trl~!vail Jant et en s-e prO'lnena-nt: c'·est I.e ,contre-tp-oid~ -du tlJ.'avai.J sédentaiife; 3° .:Boire ·et 'll1tange-r nlodér-é1nent et sÏ1npleluent. ICelui qui préfèTe à l'alcool -l"etau, -le -lai:t et les fruits, r·affel'IJnirt s·a santé ·et augnl,ent-e 's es -capa,cités de travaill et de bonheur' . ' 4 0 :S·,endOrIllÏT contJr·e le frü-id pail' des ,lav.acres d'eau froide quotildiens, et p 'p endr,e, une fois !par SeIJ.TIlaJÏne unbhain ,c haud en toute saison: on peut ,a insi ·entr·etenir 'S a santé ,e t s·e prés,eTv,eT' des r-ef·r -oidissenlents; 5° Les vêteln.ents ne doivent >être /'l1i 1TÜP ·c hauds ni tlr op justes; '6° L'habitation -doit têtre ,expo.sée ,a u ·s oleil: sè'c he, spacieuse, Pl'Op r·e, d ,a ir·e, ,ag,p éable etaus-si -confOT ta1b le que possible; 7° Un:e pTop-reté rigour-eus'e ·en toutes chos'es : l"aiT, tJa nourlritul~e, l'eau, le lp ain, le tJill1ge, ;l es v.êtelnents, la :lnaison, tout doit êtlf·e pl'opr·e, le nlol};all aus,si. ,C'est le illl!eüleur prés'e rvatif -contr·e 'le choléra, ·La typhoïde ·et toutes les 'm aladies 'cüntagieuses-; . BO Le trav,aH ~'-éguilier ·e t ifiltens~f ,e st l,e -lueiLleuT ipT-éservahf conh'e les nl,a lad'les du corps ,et -de Œ'esprit : c'est la 'c onsolation ldlans le Inalheuret le bonheur dans 'LaJ vie;
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9° IL'honllne ne rtrouvle pas Il e repO'''Y ,et la -dis'Îif,a-ction dans les t'fêtes hruyantes : ,les nuits sont faites pOUl" .dormir; 'l·es b~ures -de JoÎ's'Îr -doivent -êtr-e données à la fa1JllirUe et laux satisfadions in-: t-ellectuelles ; . 10° La prelll'ièr,e condition -d'une .b onne santé ·est 'u ne vie fécondée 'Par le travail -et ennoblie :par de bonnelit actions le t -des joies saines. ILe IdlésÏT d'êtr;e un bo~ tr aVla·iH eUT, dans sa s;phère, donne à la -vie un prix inestim'a ble.
"Je suis fils d'instituteur" A l'occasion du 600e anniveJrls'aire de l'école ,tchèque de Saint-Etienne, à Pl~ague, leCar-dinal Archevêque K8Jspar prononça une allocution dans laque·lle Son Eminence fit cette belle déclaration: (' Je suis Ile filS' d'un ins,t ituteur. Je 's uis né ·dans une- école. C'est dans une ·école que- j'ai pa's,sé l'heureux temp,s dE' m'on enfance et de ma jeune61se, Et ,s i je: 'pouvai,s ·être fier, je le ,ge-rais d'être, moi, le fils d'un instittuteul' de village, devenu I.e .premier a11'Ichevêque de prague, d'origine bourgeoise, et non .pas noble, et appe'l é à fair.e 'p artie du Sénat du Saint-Père, re-vêtu de la pourpre ,sacrée. CEIStt ,p ourquoi j'aime tant: l'état ·d'instituteur elt j'en comprend's l'imipoir 'tanc-e et la noblesse. Je sui·s heureux de re·m ercier aujourd'hui ces inSttituteurs qui Be ,s acrifient joyeusem.ent, .apôtres s'Ï.lencieux et patriote,s; :tous ceux qui ont trav,aiHé dans cette école, et qui travaillent palrltout -dans noire ·pay,s ... C' eslt avec tr'aÏ>son que le grand philosophe Platon ·a considéré la profes·sion -d'i·l l!stituteuT comme le plu.S' haut Btmploi dans J'Et.at. Et S. Jean Chrysostome dit encore quelque chose de ,p lus beau. «Cet emploi, dit-il, ,s 'élève au-dessus des autI~ es elillrplois civU,s, ·comme 18 ciel e>st au-dessusi de la terre. Le bUtti des fonc.tions civiles est de punir lEI mal, le but ·de la fonction d'instituteur est d 'e'm pêcher le mal en 16 prévenant.»
Le Crucifix SUl' la haute 'p lanche ,de chêne Où meurt une branche de houx, Voici le crucifix d'Ardenne, Un crucifix de cuivr.e roux. Un rayon' le cal'eSlse à :p eine Tant il est pBttit, humble et doux; ::N1\ai-s10ut ce qui vit, ,p l,eure et peine, Devant lui, 's e melt à genoux?
Il nous vient d'un lointain ancêtre Qui lE< reçu,t on ne sait où; Le Ib on Dieu l'a,PPol'ta ,p .eut-êbI~e Au temps des brigands et . de,s 10l~ps. Il a peu de valem' en ,S'omm,e, On en donneratt quelques ,sou,s; Mais pour le défendre, -n os homme,s, Fusil en main, ,3er.a.ient debout!
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Quand la mère à l'âme pieuse ,sur Jui lève un :r egard profond, Un eS'p ace im'm ense se creuse Avec le deI bl€'u Itou1. au fond. Le logis, peuplé d·e merveilles, Rayonne comme un paradi.s; Et ,pOl1Jli un -instant s'ensoleille De 1'01' fin tde,s champs :infinils.
HuwJ:)le crucifix de nos pères, Puissant ami de la mai,s on Où l'âme des aï·eux na.guère A trouvé sages>se et raison; Ecarte tout.e plaint.e vaine, D.o nne ,le bonheur là rfOiS'Üll, SUl' la haute planche de chêne, Chante l'éterneUe chanson!
Et lorsque viendra l,a ·camarde, o crucifix de cuivre !l"oux, Tu Sel'as llà, montant la garde Avec l,es femme's à .genoux. Tu défiaiS .1a mort en somme Et tu triomphas d'elle, un jour; Aux pauvres .humains que noutS ·s·o mme·s, Donne Es'p oir ,e,t Force, toujoUl~S! Paulin Renault.
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BIBLIOGRAPHIE
Vne belle vie, un beau livre J.e 'Ill·e suis déledé de Ira fedur,e id;e presque tous les auteurs qui ont parlé du « Vieux pay.s » et, 'l orsque j'ai parcouru ,1a '« Vie du Prieur IB ourban » j'lai éprüuvé J·e .senrtilJ.nent que notre :lirttératru.'e valaisanne s'était ,encore' en1"ichi,e d'un très beau fleuron. n f,allait bien Ire style Î111,pecc aible , ,chaud, colo.l~é, lÏInpideconlIne le ,crisif:'a l de ·MiM. 'les chanoines IM!i,chelet et 'D ayer pour « r·ess'llsciif:er » 'e n quelque s'Orte le saint prêtre. Biog,r ap hi es , peintures locales , vie du collège, tout, jusqu'au 8'aoerdoce, à l'élévation ·et au .sacrifke S1JlprêlUe dans l'ra ntique Abbaye, est rapp:orlté en termes ·s i pl'enants qu'on a Il'iHu'S-ion de suivre rl'e héros là travers Jelj blés de 'N endaz, Idians Iles >cou:I.oÎ'l's de l'A!bbaye, parmi 1es f.ouilles tà St.:.Amez, pa'rtout. IMai,s, ~ri le mérite littléTake du livre eSlt grand, ibi'e n p'Irus grande, noble ·e t beHe est !la leçon qui s',en dégage, donnant tà l'ouvrage une valeur spéciale et le !r'ocoffillliandant ·en plarticUlier là ceux qui {)nt ,cha'rge d'ârm es. X,) inst.
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