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Le foyer et les champs novembre 1911

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LE FOYER ET LES CHAMPS

Mais comme toujours, en pareil cas, quand il s'agit d'un excitant, l'effet est obtenu par une usure plus rapide des organes et des tissus qui les constituent. Il ne faut pas abuser du café. Cet abus est souvent la cause de fatigues soudaines, de palpitations de cœur, de douleurs d'estomac, d'insomnies et même d'hallucination et de folie. N'allez pas croire que la suppression du café soit chose facile à obtenir: le caféO'lnane tient au café, comme l'ivrogne tient à son petit verre; et il n'est pas de ruses qu'il n'invente pour échapper à la proscription imposée par . le Inédecin. --_nœ ~

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ÉCONOMIE DOMESTIQUE Pré~ei"vat.it· cOHtr~

la, rouiH('.

Pour préserver de la rouille les machines et des objets analogues, on fait fondre 450 gran1mes de lard, dans lequel on dissout 30 grammes de campb re ; on écume, puis on y mêle assez de graphite finement pulvérisé pour obtenir la couleur du métal. On nettoie la pièce mécanique et on l'enduit de cette matière grasse; on laisse 24 heures, puis on essuie en frottant avec un linge doux. Pendant des mois, la mince couche qui en reste suffira à arrêter les ravages de la rouille. Vell.·nis d'o.·.

Pour préparer un vernis d'or, faites dissoudre 15 grammes de gomn1e-laque en écailles et un gramme de curcuma (autrement dit de safran de l'Inde) dans 330 grammes d'esprit-de-vin, en m.aintenant autant que possible le liquide tiède, tout en prenant garde aux inflamma.tions inopinées. Vous appliquerez ce vernis à l'éponge, et l'étendrez bien également dans deux directions perpendiculaires l'une à l'au-

Supplément gratuH à

Soins pour lèS pi('dS

Noven1bre 1911

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tre ; il prend admirablement sur le ferblanc par exemple.

er et les

s~nstbles.

Parfois la peau des pieds, chez certaines personnes, présen" . une susceptibilité extrême; elle se laisse entamer dL' façon déplorable, et toutes les chaussures blessent ces pieds sensib}es à l'excès. Pour guérir ou atténuer considérablement cette sorte d'infirmité fort gênante,' on se baigne les pieds le soir dans l"eau tiède oô. l'on a jeté une petite cuillerée d'acide borique 'e n poudre. Ensuite on saupoudre les pieds, à la sortie du bain, d'une poudre faite de 6 à 7 grammes de camphre pulvé'risé très fin, d'une vingtaine de gram.mes d'oxyde de zi~, de 60 grammes de craie en poudre fine également, d'mle quinzaine de gouttes d'acide phénjque et de 5 gouttes d'huile de néroli. Tout ce mélange doit être rendu bien homogène et passé dans un tamis fin.

rÉCOLE PRIMAIRE, SION

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Histoiret N ouveUes, Mœurs, Sciences, Inventions, Découvertes, Voyages, Éducation, PoHtesse, Économie domestique, Hygiène, Médecine, Cuisine, Recettes, Procédés, Travaux féminins. . Variétés, etc. . _ ._~~-_

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RÉDACTION:

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M. J.-H. D1NG, EBtavayer-le-LAc

,Sillon Romand" - "La Revue Populaire'"

Numéros specimen gratis

LE DÉLUGE'

• eÙISINE Galette paysanne.

Une livre de farine, 3;4 de livre de beurre, 200 .grammes de sucre tamisé, une cuillerée de canelle en poudre, une minuscule pincée de sel. Pétrissez ce m.élange avec grand soin afin d'obtenir une pâte liée et fine, puis étendez-la avec un roulea..u de manière à ce qu'elle ait un centilnètre et delni d'épaisseur. Graissez un moule ou mieux une feuille à gâteau, mettez la pâte dessus et cuisez à four très chaud. En retirant du feu, laissez refroidir votre gaL e s ea.u.x:. grossire:n.t de plu.s en, plu..s. (Genèse) lette que vous saupoudrez ensuite de 1. Les enfants de Dieu (descendants de mes, ainsi qu'un cou,Ple de tous les anisucre fin. maux, afin d'én conserver l'espèce. Seth) s'étant mêlés aux enfants des Vous obtiendrez une galette d'un hommes (Caïn), la malice humaine de- 4. Alors une pluie abondante ne cessa de autre genre en ajoutant aux proportomber pendant 40 jours et 40 nuits; les vint extrême 'et Dieu résolut de la punir. abîmês de la mer débordèrent de toutes tions ci-dessus 1;4 de litre de crême. 2. Il y avait alors un homme juste et bon, parts et les caux s'élevèrent de 15 cou-

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Science et liberté.

La demi-science gonfle et conduit il l'erreur. La vraie science rend l'homme. plus croyant et plus humble.

descendant de Seth, du nom de Noë, qui trouva grâce devant le Seigneur avec ses trols fils: Sem, Cham et Japhet. 3. Sur un ordre de Dieu, Noë construisit une Arche en forme de navire, où il entra avec sa femme, ses fils et leurs fem-

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- dées sur ~ sommet des plus hautes montagnes. 5. Les e~ couvrirent toute la terre J,endant 150 jours;.. tous les hommes et tous les animaux furent submergés, tandis que l'Arche voguait au-dessus.


LE FOYER ET LES CHAMPS LE FOYER ET LES CHAMPS (

" , ", ' là' charité

téressement, ne pas CO,m pter sur quel.,. que récornpense, sur la renomnlée, ni mêlne sur la reconnaissance de ceu~ que l'on a obligés.

La charité est la vertu qui nous 8& porte' à nous dévouer pour autrui. Elle nouS est inspirée par l'amour: du proCroyor.l.S er.l. I:)ieu.. ehàin.' Elle a pâur formule: Fais aux a.utres, c'e que tu voudrais qu'on te fît , Croyons encor en Dit 'u, Inrsque la foule nie a toi-·même. Et n"m'I 'e notre foi de l'im'J1ense f"lie; Ne point faire le mal, respecter Au milieu du cha"s de l'incrédulité ' strictement , les droits des autres, se Croyons encor ,,?n Dieu)' malgré, l'obscurité. montrer en toutes circonstances parfaiCroyons encor en Dieu., qp.and notre âme ' tement honnête, c'est être juste. La , [éperdue ---charité sup'pose quelque chose de plus; Doit marcher sans rayons dans la r .ute ," . , [incon'nue! elle :' ;est ; inséparable de là bonté, elle , A travers des récifs où vont nos pas tremhlants exige un ';sacrificè; elle veut que nous Croyons encor en pieu malgré lEt brnitdes vents donnions quelque chose de nous-mêmes. Croyons encor en Dieu, même au milieu ' , , [des r , ·nces Que de gens souffrants ont besoin a~s d'aide, de protection! Sans charité, que Même quand 'n os soupiL's sont restés [rép.·nses deviendraient le faible, l'ignorant, l' op- A l'heure de l'angoisse, où notre cœur se fond, prinlé, l'infirn1e, le malade? Croyons encor en Dieu malgl é le ciel de plumb! Bien'. des gens disent: Que voulezvou,s , que 'je ,donne? je ne possède rien. Croyons encor en Dieu devant le /temps qL\\ , [passe D'autres croient qu'il suffit de donner Quand tout est emporté sans pIns aucune [~ un . sou au premier pauvre venu. \ , Etre charjtab~e, ce n'est pas t01;l jours Au milieu du désert où nous sommes lais délier les" cordons de sa bourse; , c'est CroyonsencorenDieumalgréno';,'cœursbris aussi moritrer de rindulgence pour 'les encorenDieuj Llsqu'à l'hetll'e dernière! fau.tes·, les travers d'autrui; c'est don- Croyons Alor~ la foi verra respleridir la l~mière! ner ,de bôns conseils, éclairer l'esprit Alors le:; ·bandt.'aux nuirs VJmberon~ de .nos ,lyeuxl des ignorants, dIssiper les erreurs, préEnvers et contre tout croyons toujours en venir les personnes dont la réputation ) [uieu! a été 'souillée par d'odieuses calomnies,. prépdre part aux pelnes et aux joies du ' prochain, fournir, à ceux qui en PE:N'SÉES ont besoin, les renseignements propres à leur faire trouver du travail et des L'homme ne comprend son bonheur re.ssource8; . renoncer quand il le faut que lorsqu'il ne l'a plus; tant qu'il le à ses prél~Ogatives en faveur des aupossède, il se croit malheureux. . tres, se priver d'un pl,ai~ir, d'un avantage, "en ' faveur de ceux qui souffrent, L'idée seule du dévouement fait réconcilier ' les gens. qui se haïssent, pardonner à ses 'e nnemis et même leur battre un cœur de femme, comme l'idée du com'b at et de la gloire fait battre un f~~re d:u bien. Il faut' se dévouer ou donner sans cœur de soldat. ostentation. «La façon de donner vaut On ferait beaucoup plus de mieux. que ce qu'on donne», ne ' j~I?ais ,

Les' deux petits abandonnés Il y avait dans le jardin du Luxen1- ' bourg, à Pal'i.s, deux enfants qui se tenaient par la main. L'un pouvait avoir sept ans, l'autrè cinq. La pluie les ayant mouillés,' ils marchaient dans les allées, du côté du soleil' l'aîné conduisait le petit; ils étaient e~ haillons et pâles; ils avaient un air d'oiseaux fauves. Le plus petit disait: «J'ai bien faim». L'aîné, déjà un peu protecteur, conduisait son frère de la main gauche, et avait une baguette dans sa main droite. Il avait plu la veille et même un peu le Inatin. Mais en juin, les ondées lie comptent pas. C'est à peine si l'on s'aperçoit, une heure après l'orage,que cette helle journée blonde a pleuré. La terre, en été, est aussi vite sèche que la joue d'un enfant. Les deux petits abandonnés étaient parvenus près du grand bassin et tâchaient de se cacher. Ils se' tenaient derrière la baraque où les cygnes qui voguaient majestueus81l1ent sur le bassin avaient leur abri. Presque au 'même instant que les deu~ enfants-, un autre couple s'approchaIt du grand bassin. C'était un bonhomme de cinquRnte ans, qui menait lJar la Inain un honhomme de six ans. Sans doute le père avec son fils. Le bonhomme de six ans tenait une grosse , ,brioche. tes deux pauvres petits regardèrent l'eTur ce 1.00nsleur et se cachèrent un peu plus, ' le père et ]e fils s'étaient arrêtés près du bassin où s'ébattaient les deux cygnes. C8S derniers nageaient, ce qui est leur LaIent principal, et ils étaient superl'ps. ' - Pourquoi pleures-tu? demanda le père. - Je n'ai plus faim, répondit l'en-

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- On n'a pas besoin de faim ~OUI' manger un gâteau ... - ~10n gâteau ln'ennuie. Il est ras·· sis. - Tu n'en veux plus? - Non. - Jette-le aux cygnes. L'enfant hésita.' On ne veut plus de son gâteau, ce n'est pas une raison pour le donner. Le père poursuivit: «Sols hun1ain il faut avoir pitié des animaux.» ' Et prenant à son fils le gâteau il ' 'le jeta dans le bassin. Le· gâteau tomba assez près du bord Puis, comme l'enfant pleurnichait: «Rentrons», dit le père. . Cependant, en même temps que les cygnes, les deux petits errants s'étaient approchés de la brioche. Elle flottait sur l'eau. Le plus petH regardait le gâteau; le plus grand regardait le bourgeois qui s'en allait. Le père et le fils entrèrent dans ' le labyrinthe d'allées qui mène au grand escalier du massif d'arbres du côté 'de la rue Madame. . , Dès qu'ils ne furent plus en vue l'aîné se coucha vivement à plat ventr~ sur le rebord arrondi du bassin, et s'y cramponnant de la main gauche, penché sur l'eau, presque prêt à tomber, étendit, avec sa main droite sa baguette veri? le gâteau. Les cygnes, voyant l'ennemi, se hâtèrent et en se hât:=tnt,. fi!ent un effet ' de' poitraIl, uhle au petit pêcheur; 'l'eau, devan.t les cygnes,' reflua, l'une ùe' ces molles ondulations concentriques poussa doucement la, brioche vers la bague~te .de l'enfant. .. Conlme les cygnes arnvruen t, la baguette toucha le gâteau. L'enfa~t donna un coup vif, ram~n.a la ~noche, effraya les cygnes, saJsIt ,le ga te au et se redressa. Le gâteau était mouillé, mais ils avaient faim et soif. L'aîné fit deux parts 'de la Lrioch~; Ulle grosse et une petite, prit la petIte pour IUl et donna la O'f'()Q ,QO

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LE FOYER ET LES CHAMPS (

Un château d'eau La question de l'eau potab.le à distribuer aux villes est une grosse préoccupation des hygiénistes et des municipalités. Il faut, en effet, une quantité d'eau d'autant plus considérable que le nombre des habitants est plus élevé. Et il faut beaucoup d'eau par habitant. Ainsi, la ville de New-York a prévu 25 litres d'eau comme consommation moyenne de chaque citoyen. On se contentait jadis de capter les ·eaux de quelque bonne source et. de les diriger par des canalisations vers un réservoir appelé château d'eau, Autant que possible, on choisissait pour ce ré-servoir une situation élevée, afin de ïavoTiser la pression de l'eau dans les tuyaux. Mais la ·c rainte des maladies épidé-

LE FOYER ET LES CHAMPS

de précautions hygiéniques, elle traverse quatre filtres à sable sUvV,:;OO,.UI\I avant de parvenir dans un énorme réservoir d'une .capacité de cinq mètres cubes, réservoir de ~,~~~ __ creusé dans le sol au pied de la De ce réservoir, l'eau passe dans collecteur et est refoulée au sommet l'édifice dans un second réservoir capacité moindre, mais établi à 54 tres d'altitude. Toute eau, pour être saine, doH Lattue et aérée. Au -château de berg on obtient ce résulat au m où l'eau pénètre dans le second voir. Un système de cloisons aj disposées le long de l'ossature de partie supérieure de la tour, laisse 1er le liquide en pluie fine jusque le réservoir. Indépendamment de la hauteur ' la construction elle-même, l'édifice placé sur une colline. En sorte la hauteur ainsi obtenue est plus suffisante pour assurer la pression cessaire. S. II

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Les chameaux de guerre Les chameaux appartiennent régions les plus chaudes de l'Asie de l'Afrique. Animaux essenti domesticables, d'une endùrance, sobriété et d'une rapidité éprou miques a fait adjoindre à ces réservoirs primitifs de vastes filtres qui épurent les eaux et les débarrassent de tout germe ' de maladie. C'est sur de telles données qu'on vient de construire à Lüneberg, dans le Hanovre, le curieux monument d'aspect moyenâgeux que nous reproduisons ici. L'eau de quelques sources d'une limpidité éprouvée est amenée au château par de fortes canalisations souterrai-

plus .haute antiquité, employés au service des .armés comme ils le furent au transport des courriers et des caravanes.

ils ont, de tout temps, servi au port de l'homme. On les a surn les « chevaux du désert» et à juste Quelques-uns de nos corps' sahariens, les méharistes, ont r ment attiré l'attention sur leurs ordinaires montures. Et, à cette sion, on a demandé çà et là si le « meau de guerre» était nouvelle. En aucune façon. Chameaux à une ou à deux b chameaux proprement dits" ou /" , , ,

A diverses reprises, l'armée française d'Afrique perfectionna les \ corp ~ ; montés à dos de chameau. Mais c'est sürtout depuis 1890 qu'ils ont reçu, sous le nom de compagnie de méha.. .ristes, une' organjsation stable et définitive.

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le "porte pluie" L'humanité eut dès ses origines unr telle crajnte du feu, qu'elle l'adora ei il .existe même encore en Extrê~ü'" Orient de nombreuses sectes qui en Oll i gardé le culte : les Guèbres en Persel et les Parsis aux Indes, par exemplc\ ont conservé le mazdéisme que fondn Zoroastre, en des .temps fort 10intaiwJ, Le vieil historien grec Hérodote et que certains estiment à 2000 ans al! Xénophon, annaliste grec, lui aussi, moins avant notre ère. nous racontent que Cyrus employa des , Dès l'antiquité on chercha à se pro. chameaux contre la cavalerie de Cré- teger contre le feu dévorateur, et le,'.; sus. Il remporta la victoire. Grecs créèrent des veilleurs de nuit. T<1:cite et Tite-Live nous parlent chargés de faire des rondes et de don.:' aUSSI des chameaux montés par des ner l'alarme en cas d'incendie: ce fu.. guerriers; l'armée d'Antiochus éom- rent les ancêtres de nos pompiers. prenait chameaux, éléphants et cheA Rome on créa des «édiles pou rvaux, toute une ménagerie. l' e~tinction des incendies» chargés dt, Diodore vit des chameaux montés VeIller sur la sécurité de la ville. A~ m,oyen âge, le guet eut parmi se:;; par deux archers placés dos à dos. Les Maures utilisèrent aussi ces animaux. attrIbutIons, celle de veiller au feu. D ans les temps modernes, c'est Bonaparte qui, pendant la campagne d'Egypte, remit les dromadaires à la mode. Il fallait, avec des troupes relativement peu nombreuses, assurer la tranquillité '~ dde régions considérables comme elen ue. Le général Desaix inaugura cette armée nouvelle. Sous les ordres d u colonel Boyer, les soldats, juchés Sur les animaux du désert mirent en d' , eroute les mamelou.ks et la cavalerie de Mourad-Bey (1799). Lors de la prise de l'Algérie les Turcs avaient des 'corps de- chameliers ar~és. Sur certains chameaux, ils plaEnfin, en 1716, on créa le p.renlie :' çalent même des pièces d'artillerie lé- corps .. _ _ de SanA1H'~-nnmni '"

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LE FOYER ET LES CHAMPS LE FOYER ET LES CHAMPS .

Depuis, on a cherché et l'on cherche toujours, dans tous les pays, des perfectionnelnents dans le matériel d'extinction ou de sauvetage, et des progrès considérables ont été accomplis dans ce sens. Une des dernières· inventions est celle que l'on vient d'innover en Allemagne: «le porte-pluie », c'est ainsi que l'on pourrait appeler l'appareH adopté par les pompiers de CharlotLenbourg près de Berlin. Composé d'un casque métallique, surmonté d'une sort.e de champignon rattaché à une prise d'eau, cet appareil est organisé de façon à former autour de celui qui le porte une muraille liquide. On conçoit que l'homme coiffé d'un semblable casque hydraulique qui l'environne constamment d'une douche protectrice rafraîchissante, puisse approcher bien davantage des foyers à combattre et augmenter .dans de grandes proportions l'effet utile du jet de sa lance. Les essais faits avec cet appareil ont donne; des résultats excellents, et il est probable que nombre de pays l'Ddopteront, afin de protéger les pompiers, ces héroïques sauveteurs dont on ne saurait jamais assez admirer le dévou.ement.

la colère de Dieu de telle sorte qu'Il a fait dire au peuple: «Je ne veux plus S',ocC1:per , à un travail quelconque, de vos fêtes. » Est-ce que Dieu ne sem- d ~sslst~r a ~n concert, bal ou théâtre, s pmne d une amende de 15 à 25 ble pas, en voyant la profanation des fêtes, faire la même menace: Je ne . rancs pour chaque contravention. veux plus de vos fetes ; qu'on les ren2. Aucun voyageur ou voiturier ne voie au dimanche. pourra, sous la même peine, entreprenDes châtiments terribles ont été an- dre u~ voyage un jour de dimanche ~loncés et à ~ause de la profanation des e.xcepte e~ cas de nécessité dont la po~ Jours . du SeIgneur et la transgression lIce sera Juge. des trois premiers' commanqements. 3. Aucun hôtel ou cabaret ne p ., 't ? Les specta- S"ou vru le dImanche . Et qu 'est-ce qu ' on VOl, aux pers OUlIa . l' ' h b' c1es et l es amusemen ts se 'mu1bp lent qUI a .ltent la commune sous onnes p , · h l" 1 f' d' ~men de ou de la fermeture ,m e· 1e dlman,c ~; a p.re~s~, en genera, a~t de n l'étaJneme tres lnconslderement trop de re- bhssement... . . clame en leur' faveur. Il importe donc Comme il est triste de rappeler le public au sens chrétien, catholiques ne sOI'ent p que mem~ ld~s t d ' t d 1 t'fi' as encore ec alau ,resPdec d' u rePhos e . e a sanc l - r~s. sur les affreuses conséquences mat ca IOn u llnanc e. tenelles et morales q' u t .. 1 Voici, Etats vieillissants de l'Europe fanat.ion du dimanch e~'draltne a pra, e, on on · tend quel ques paragrap h e~ '.d e 'la nouvelle malheureusement a' f' h ' ' par 1es Ch . un 'Jour de frivolité ,au 1Ol· va t ee ' am b re~ et sanctIOnCi e d' c. ezf nous née par le gouvernement . des Etats- d'intempérance, , e ISSlpa IOn et

Couper un fil dans une bouteille

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, T!ne petit~ balle de plomb ou bien'u~ fi! a plomb :tant suspendu à l'intérieur dune bout:Ille, vous proposez aux per~ sonnes qU]. vous entourent ou pariez ~v~~ elles, de couper le fil' qui retient o Jet suspendu, sans déboucher ni toucher le flacon. . On vous prétendra que c'est imposSIble. ~ vous alors de démontrer le conltrafIre en ?pérant immédiatement de a açon SUIvante: ' , Observer d' abord d~ux cond 't' essentielles: lIOns . 10 bSl e servir d'u~e bouteille en verre b len anc' 20 ' , leil. , n operer que par le so-

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•• La sanctifIcation du dimanche est une chose d'-intérêt public, un utile Jeune'sse et prospérité ne durent pas soulagement des fatigues corporelles; longtemps une occasion de vaquer à ses devoirs et de se rappeler les erreurs qui affliPeut-être vous croyez-vous en ce mogent l'humanité, un motif particulier d'honorer à la maison et à l'Eglise, illent ~ans un. ét~t d'opulence qui vous Dieu, le Créateur et la Providence de permet ~e satIsfaIre impunément quel• l'univers, un stimulant à se consacrer que petIte fantaisie; mais épargnez aux œuyres de charité, qui font l'orne· ~our, le temps d~ la Vieillesse et du la profanation des dimanches ment et la consolation de la société. -.:soln, p~ndant qUé vous le pouvez; et fêtes Considérant: qu'il y a des incré· .le sol811 du matin ne dure pas tout dules et des inconsidérés qui outragent 1e JOur. L . , Les profanateurs des dimanches et la sainteté du dimanche, en s'adon· .e IgaIn e.st Incertain et passao-er ' m aIS a dé . b, fêtes du Seigneur sont les plus grands nant à toute sorte de plaisirs déréglés, fa' pense est contInuelle et cerennemis du peuple, car ils attirent, par qu'une te11e conduite est contraire à chIlle., ~l est plus aisé de bâtir deux leurs péchés, la malédiction du ciel sur . 18urs intérêts comme chrétiens, et trou- un:~ln~es .què d'entretenir du feu dans les biens de la terre. Les inondations, ble l'esprit de ceux qui ne suivent paB plutÔt aInSI couchez-vous sans souper, les tremblements de terre, les m,ala- ces· mauvais exemples, que ces sortes que de vous lever avec des dettes . dies contagieuses, la disette et les au-- de personnes font tort à la société tout Ga gagn:;ez ce ~ui vous est possible de entière, en introduisant en son sein tres fléaux ont été en grande partie 'n , et menagez bien ce que vous regardés par l'Ecriture Sainte comme des tendances de dissipation et des ha- gag ez' c' t 1 ,. cha ' es e .verItable secret de• une punition de Dieu à cause de la pro- bitudes immorales : vou~ger v~tre plomb en or ; et quand Le Sénat et les Chambres décrètent: fanation des fêtes 'd u Seigneur et du Phal Possederez cette pierre philoso1. Il est défendu, le dimanche, d'ou ~J?-épr~s d}~, service, divjn:" La profanal'lj:,,~~~s, ne vous plaindrez pas de .. ... T'_~ _

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: Le fil sera attaché au milieu du bou chan par u ' .vous', t d:r: moyen quelconque, puis . ln ro UIrez l'objet dans le go l t d.e la bouteille et la boucherez her~~ yq~e~ent. ~i vous voulez faire plu; , e e, avant de parier avec votre en~ tour~ge, vous cacheterez le bouchon à a CIre.

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Ces. préliminaires ayant pris queI-

q~tes Instan,ts, l'opération proprement

dl e sera breve. . ; 1 I~ suffira, en effet, d'avoir une bonne OUpe et de, vous en servir pour ' faire converger, a travers, l~ bouteille les rayons du ,soleil en un point quel con,q ue du, fil. a plomb. Les rayons calori~~?S aIn~1 côncentrés brûleront le fil ;né~ndrOlt choisi et votre pari sera gaNota. ~ Il, sera préférable d'employer du fIl :Z:0ir pl?-tôt que du fil :blanc, car le nOIr reçOIt mieux la h leur du soleil. c a-

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C'est d'ordinaire un grand malh

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LE FOYER ET LES CHAMPS

L'automne a vu sa parure effeuillée le sol , et les gazons flétris; La terre a froid dans sa robe mouillée J i~t s'enveloppe en d'épais voiles gris. ,f oncher

Le ciel est sombre, aucun rayo~ n'éclaire Le paysage à l'aspect morne et nu; !Uen ne sourit et la nature entière Porte le deuil du soleil disparu. i3eul au jardin dépouillé par la bise, r,e chrysanthème, en ce mois attristé, 1:leuri t encore, et dans la note grise .:\4:et un accent de vie et de beauté. Marie JUILLARD. •

noUs rendre le sang plus alcalin, et les derniers ce dont le corps a besoin pour remplacer l'usure de nos nerfs et de nos os.' Il y a à peine une vingtaine d'années, on croyait encore que l'amidon de la pomme de terre n'était que difficilement dextrinisé et digéré, et l'on estimait par conséquent que sa valeur nutritive était si peu élevée qu'il ne valait pas la peine d'en manger~ tout au moins par les intellectuels, qui ont besoin d'une alimentation peu abondante mais substdntielle. C'était une grosse erreur. L'amidon de la pomme de terre est facilement .changé en sucre par l'amylopsine du suc pancréa.tique.

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eUlSINE :n ousse de pommes.

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~I'E~C~O~L~E~P~R~I~MA~I~R~E~S~IO~N~ ' _____ 'O ctobre 1911 LE

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Sctences ' V tstoire, N' ouvel1es, M œurs, Inv t' ~yages, Education, Politesse Éc " , en iOns, Découvertes, rVIedecine, Cuisine, Recettes' pono~t~ dOTmestique, Hygiène, V ,:, roce es, , ravaux 'féminins ar~etes, etc. t

Les Israélites dans le d esert '

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ÉCONOMIE DOMESTIQUE. ~

Cuire à l'étouffée six belles pOlUmes reinettes; les' passer, quand elles ConseJ,'vation des choux pendant .·.; ont 'cuites, dans une fine passoire, l'hiver. ajouter 250 granlmes de sucre en pou. /i vant l'arrivée des gelées, on prolire, 60 grammes de gélatine (fondue fite d'une belle journée, pour que les dans un peu d'eau), et fouetter vigou-· tl~tes ùe choux soient bien sèches; on l'eusement én mêlant le jus de quatre les arrache et on les dépose, la racine (~itrons. La mousse terminée, la plaen l'air, dans l'endroit le plus sec du l'er dans un' endroit frais en atten- , jardin, sous un abri. dant le moment de la servir. On les y laisse tant qu'il fait beau, Flwur de pommier. afin qu'ils se sèchent en tous sens; mais, dès que la pluie froide, la neige La pomm.e de t,errt>. ou la gelée menacent, on enlève les Cuite au four, la pomnle de terre choux pour les ren~er à l'abri, soit I:S,t un produit hygiénique de premier sous un hi1ngar,. soit dans une remise: ':rdre. Elle renferme 25ro de nutri'autant que possible à un courant d'air. ! ion, c'est-à-dire presque autant que . Plus tard, lorsqu'ils sont un peu k\ viande, et l'on peut affirmer que la fanés, on les dépose sur le plancher lotalité de son amidon est digéré et du grenier ou autre endroit sec, touabsorbé. Les produits de nature anijours la racine en l'air; ayant perdu ! uale et même le pain rendent le sang ,Jlus acide; la pomme de terre, au con- la plus grande partie de leur humidité: ils sont peu sensibles à la gelée et, si 1 r aire, en commun avec la plupart des elle les atteint, ils ne se décomposent :(~gumes, le rend plus alcalin. Or, une certaine alcalinité est de toute né ces- pas. On en peut conserver ainsi tout l'hi* ~~ité pour entretenir la vie et la santé. ",US.LACHE, 1..0 RSAY 0 Des sels renfermés dans la pomlue yer, en ayant soin de les éplucher et ~I tremper un peu à l' e:~~enoan~ à manquer les Isr é/,'t ROMANElli P , ;I.e terre, 53ro sont des sels de potasse de les faire "1 l . ,,_ue ferai-je' ' a 1 es murmurèrent d J, •.GU l s reprennent eur allez sur le mo~t ç,i peubPl e ? Peu s'en faut Qu'il e nouveau contre Morse (el . . . ct 5 des sels de phosphore ; les pre- pour qu ri 1 ore et frappez 1 h ne me lapide" L S· . ur-CI crIa

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Le foyer et les champs novembre 1911 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu