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l'ÉCOLE PRIMAIRE, SION
Juin 1911
F oyer ,e. t 1es Ch"amps, LE
r ier des microbes malfaisants et que dans une goutte de liquide physiologique ou pathologique, il peut se rencontrer des milliers de microbes qui, sou vellt inoffensifs sur le terrain qui les IJorte, peuvent devenir très vinüents sur un nouveau terrain. 8° Développer insensiblement chez les enfants qui grandissent, l'horreur de la contagion des maladies avariantes, - le sens du mot pouvant s'étendre jusqu'à la tuberculose, - comme on développe par l'édueation l'horreur du mensonge, de la duperie, du vol, etc. L'adaptation de cette crainte aux dangers réels qui surgissent pour les deux sexes de quinze à vingt ans, a ussi bien chez les enfants pauvres et négligés que chez léS enfants r iches et surveillés se fera très facilement, sans heurter ]a pureté bien comprise qu'il ne faut pas confondre avec la naïveté faite de niajserie. C'est celle-ci qui livre sans défense les enfants au premier être pervertj qu'ils trouvent sur leur chemin.
elJxSINE Pour Caire nile b onne t'dture.
Il faut choisir le mODlent précis où la fritu re est au degré convenable pour recevoir l'es objets à frire. Il est néces'saire que vous ayez une friture en assez grande quailtité, sinon il faut retourner les objets à frire, la cuisson est alors plus lente, et, au lieu d'être dorés, ces objets noircissent et absor- ' bent" une grande quantité de fl'iture. Ne pas Dlettre à frire trop , à la fois crobjets, car la friture refroidit, dévieut molle et indigeste. En général, pour fa.ire une belle friture , il faut un feu ardent et s'en servir dès qu'elle jette une fumée vaporeuse; pour juger si la friture est à point, jetez 'un m.orceau de TIlie de pain, laissez ]e quelques j nstants, si vous ]e retirez coloré, la friture est à point. Un autre Inoyel1
consjste à jeter quelques gouttes d'ea'u sur la friture ; si elle pétille et rejette l'eau elle est au degré voulu. ' , Le feu doit être entretenu vif s'il s'a- ~ 000000 g~~ de faire de 'petites pièces;. pour une Histoire, ~ouvel1es, Mœurs, Sd,ences, Inventions, Découvertes, plece plus ~orte, ,~n gros :p~lsso,n, pa.l' Voyages, Education, Politesse, Economie domestique, Hygiène, ' exemple des qu Il est saISI, redulsez ~ M'd' C' , R P'd' T ' lPl' ' d onner le ·temps cte e ecme, utsme,ecettes, 1e- f eu, pour " , roce, es, ravaux féminins. cuire; pour les poissons un peu forts', ~ ~ Varietes, etc. faites des incisions de biais dans le RÉDACTION: Numéros spécimen Publications recommandées: corps. M. J.-H. DING, Estavayer-le-.Lae gratis "Sillon Romand" - "La Revue Populaire', ,
Sauces l)our puddings.
1. .Mettez danJ une casserole un entier, 2 cuillères à, soupe de sucre, verre de v'in bla.nc et du citron Battez ce 111 olange sur un feu très doux. sans laisser cuüe jusqu'à ce que y ayez une mousse légèl' ~ que vous v SUT le pudding. 2. Sauce au rhum , kirsch , vanj]]e, etc. 1 U ne cuillerée de maizena dé la y ,avec un œuf) 2 cuillerées à soupe sucTe eH poudre et une tasse de faites lier sur le feu. Ajoutez un lllOTceau de heu'rre hais et parfum à votre goût. Le citron et la vanille dai vent cuire avec la sauce, tandis que rhum: ou le kirsch s'ajoutent à la ce cuitP. A
• sm
~MUSEME.NTS
On place une pOlllme dans un nlOllchoir que l'on suspend à une ficelle par ses quatre angles recourbés. Il s'agit de la couper avec un sabre sans endornrrla.g~r l'étoffe. Il suffit, pour y arriver, de donner un coup fort avec le tranchant du sahre ,de bas en haut sur la pomme. Celle-ci est coupée au moins en partie. mais, contrair81nellt à ce que l'on pour,rait ora-indre, le mouchoir est jntact.
Le d.épart des chèvres pour ,le pâturage à SaI van (Valais), POUl' y assister, il s'agit d'être n;aiinal! A peine le jour a-t-il lui, que la cornemuse du petit pâ tre r ésonne dans le et loin dans la vall ée. «l'invitation à la valse. du berger. ' de plus'po ét.iqu~, de plus clE'>licieusement impressionnant que de cett e musique douce, un peu triste, chantant , renvoyee par l'echo, mili,eu de cet,l e nature sauvage, dans ce matin d'été à p eine esquissé, ces appels musicaux nous semblent un dIgne des dIeux. 1 la place silen cieuse" où fredonnait seul , tout ~.l'heure, le glou-glou de'!::l grande fontaine, les chèvres commencent , Elles sOltent ,en gamb.dant de d el'l'lere les mazots, débouchen t de toutes les petites rues, balançant leur clochette, d'un mouvem ent gTacieux, de leur tête fin e. Ioules sont accompagnées; on les con duit jusqu'à la place, comme on mèn e un en fant à l'école. avec cette qu e l' enfant sera enferm é dans une salle, tandi s que les jolies bêtes pl'ivil éO'iées s'en iront bien haut SUI' somm ets s'enivrer du grand ail' et de libel'té. '"
LE FOYER ET LES CHAMPS
l'homme-des champs , Dans les villes on se fait généralel'Ylent une idée fausse ou tout au moins incomplète de celui qu'on appelle parfois avec ' un certain air de dédain: l'honlnle des champs. Il est bon de mettre de temps en temps le laboureur à sa véritable place., Je voudrais pouvoir emprunter pour un instant la plume énergique d'un Déroulède pour peindre et le caractère et les qualités de « l'homme du pays »; je voudrais avoir lè .génie descriptif d'un Laprade pour chanter les riantes scènes de la vie des champs; a.)ors je serais convaincu qu'un grand nombre de ceux qui regardent le laboureur comme un être secondaire, incapable de nobles pensées et de généreux sentünents, que ceux-là, dis-je, sentiraient descendre au fond de leur cœur un profond respect pour le travailleur de la terre. Il n'est point d'ailleurs d'hommes tant soit peu doués de bons sens qui ne le vénèrent ; et tous les esprits supéri eurs de tous les tenl ps et de tau tes les nations lui ont rendu leur tribut de reconnaissance. Les peuples les plus forts furent ceux qui aimaient l'agriculture; je cite les anciens Egyptiens, qui lui vouaient un culte idolâtré, il est vrai, mais pas moins réel ; chez eux, tous les aninlaux Ireconnus utiles au laboureur avaient droit au respect de tous. Je cite 'e ncore les Roma.ins :. pendant qu'ils aimèren t la vie rustique des champs et que leurs principaux ci,toyens se faisaient uri honneur de se pe'llcher sur la .charrue, ce fut une nation vaillante qui faillit se rendre maîtresse du monde. Qui n'a point lu dans l'histoire ancienne le récit de la fondation de Rome ? Un soc de charrue traça, un jour, une enceinte carrée, et Romulus y en-
LE FOYER ET LES CHAMPS
fenna l~s futurs conquérants de l'U ehamps développent la vigueur des vers... cles ; et l'air pur que l'agriculteur , Qui n'a point adriliré les vertus 're fait circuler dans ses veines un roïques de tallA d'hommes illustr~s riche et puissant. ' quittaie~t un beau jour le sill~n Il est pernlis de penser aussi que so rendre à l'aJ,Jpel de la Patrie? sublimes tableaux de la nature qu'il Un jour vint où les Romains continuellement sous les yeux exerdaignèrent la vie . rustique .des t une influence prépondérante sur et dès ce jo'u r 'm alheureux, ce · fut âme pure et bonne; ils l'élèvent décadence. . ' l'idéal. Pour ',Inoi, chaqU'e fois, qu'il m'a été Mais qu'avo~s-nous besoin d" . de me trouver Inêlé à quelquesquel' . le , souv~Çir des peuples ques ? Notre Europe moderne ne n de ces douces scènes de la vie rusprouve-t-elle pas suffisamment GIue ' qui ont pour décor des champs Etats les plus prospères sont ceux t labourés et encore fu' des prés verts, des monts loinprotègent l'agriculture; ceux qui ' un deI pur, chaque fois j'en suis chent par tous les moyens à la lapper et à l'encourager? et plus heureux et Ineilleur ; chafois j'ai voué une plus grande esHonneur donc à l'homnle e à la race forte et généreuse des champs! c'est/lui qui fait la' force aureurs. pays; et si la Patrie a besoin de b Qu'ils sont donc insensés, ceux qui c'est encore lui qui fournit les prennent encore pour des créatures leurs et les plus nombreux. 'aües et d'un rang inférieur à celui Honneur à l'homme des champs, ,autres humains! Qu'ils sont incelui qui tire des flancs , de la terre sés aussi les jeunes paysans qui ' pain de tous les hommes; 'rent s'enfermer dans un sombre Paysan, sur top. front rUIsS'elant l' de la ville, au lieu de prendre sueur, je vois briller une auréole charrue des mains de leur vieux m'impose le respect et la e et de travailler en liberté sous sance ..Je t'ai vu ce matin quitter gai soleil de Dieu! .... tiens et te ioendre au travail A.P. champ~. Je t'ai vu courbé vers la • et je me suis promis de te dédier La science de la vie page débordante d'admiration. H j'ai trouvé peu de choses; nlais ce Le silence donne du poids aux penla plume n'a pas su décrire, le , et du crédit aux paroles. l'a du moins peRsé ; et dans trois Les grandes pensées viennent du je résume mes sentiments à ton ég Paysan, je t'honore! ... Et d'où vient donc cette force d' La trop grande envie de parler est signe de folie. et cette vigoureuse sève qui ' l'homme des champs de l'habitant Le pauvre qui enlprunte pour fouraux besoins indispensables; de la villes? Attribuons-les à plusieurs ~n·"OIlII.Jl~ passe pour un fripon, et on fait au riche qui ne paye pas ses d'abord, c'est dans la campagne , quoiqu'il en ait tous les moyens.· les mœurs de l'hOlnme se conservent plus pures, or la pureté des mœurs Quelle injustice ! une source de vie; ensuite les ~.·~n------ciees physiques qu'ex igent les tra V.1..I.(.A.U1IIl" ....
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L'infini J'ai roulé des milliers fois la pensée de l'infini dans mes ' yeux et dans l1lon esprit, en regardant du haut d'un promontoire ou du pont d'un vaisseau le soleil se coucher sur la mer, et plus encore en voyant l'armée des étoiles commencer, sous un beau firmament, sa revue et ' ses évolutions devant Dieu. Quand on pense qu.e le télescope d'Herschell a compté déjà plus de cinq millions d'étoil'es, que chacune de ces étoiles est un monde plus grand et plus ünportant que ce globe de la terre; que ces cinq millions de Inondes ne sont que les bords de cette création ; que si nous parvenions sur le plus éloigné, nous apercevrions, de là, d'autres abîmes d'espace , infini, comblés d'autres mondes incalculables, et que ce voyage durerait des myriades de siècles, sans que nous puissions atteindre jamais les linlites entre le néant et Dieu, on ne compte plus, on ne chante plus; on reste frappé de vertige et de silence, on adore, et l'on se tait!
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Lamartine.
Que lisez-vous? La lecture est le moule de l'ânle. Dismoi qui tu lis, et je te dirai qui tu es. Le tempérament intellectuel se forme comme celui du corps, par les mets qu'on lui sert. J.Ja lecture- des 'r omans -- Inême de ceux qui se donnent comme bonsôte au cara.ctère sa gravité, à la vie son sérieux, au cœur sa pureté, à la volonté sa force. POUl'
t"inir.
Un pays qui ne veut plus des hommes de foi, ·va aux hommes de loi ... en attendant qu'il aille aux homlnes sans foi ni loi.
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HISTOIRE NATURELLE L'orvet.
L'orvet, anguis fragilis, à qui le populaire a donné les noms de borgne, de serpent aveugle, d'anveau, ' de serpen t de verre, à · cause de l'extrême fragilité _de sa queue, l'orvet est un reptile qui, par son organisation, participe, selon Cuvier, des sauriens (lézards) et des ophidiens (serpents proprement dits). Quoi qu'il en soit de ces noms vulgaires ou scientifiques, il est bon de dissiper les 'e rreurs qui vouent à la réprobation et à l'extermination un animal qui fait mieux que d'être pour nous d'une innocence absolue, car il nous devient utile en se nourrissant exclusivem'ent d'insectes, de limaces,
de lombrics. La superstition a voulu croire, jadis, que la vue d'un orvet suffisait 'à déluonter un cavalier,; on ajoutait que l'orvet dont la piqûre était lllortelle, pouvait en outre iancer à distance un poison subtil da:g.s les yeux des personnes qui l'examinaient de trop près. En réalité, ce sont là autant ~e fables dont rien ne justifie la donnee première. L'orvet est COlumun, chez nous, le long des haies qui bordent les prés, sur les ch81uins herbeux, à la lisière d.es bois, dans les tas de feuilles sèches, et plus rar81ueilt dans les landes pierreuses. Son corps est noirâtre en-dessous et dessus d'un jaune argenté.
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Il n'atteint jamais plus de 35 qui pourrait être considéré comme une centimètres de iongu'eur. Très cr exception parmi ses congénères, tant il fuit au pr~l11ier bruit et se est ingénieux le mode de locomotion ordinairement dans un trou, qui qu'il a .choisi pour suppléer à la marson asile coutumier, et dont il ne che normale que la n;Ùure lui avait loigne guère. L'hiver il s'y enferme refusée .. y reste engourdi jusqu'au retour de Cet animal est venu au monde avec belle saison. d.es pattes postérieures incomplètes, ce L'orvet -est ovipare, comnle les 'qui l'empêcha d'abord de suivre sa pents, 111ais ~es œufs éc!osent dans corps de la ~emelle, qUI semble être vivipare.
V~RIÊ1TÉS J
Un artiste curieux.
Sur la scène des grands théâtres se produit un artiste qui a réussi par des exercices qui ont duré plusieurs années à rendre les nluscles du cou si souples qu'il peut tourner complètelllent le visage en arrière, comme l'indique notre gravure.
Un être qui ne paie pas de mine.
C'est te « molocIe horridus» saurien qui ne se rencontre que l'intérieur de l'Australie et dont le sembl'era j nom - horrible fié. Son corps, qui est Jaunâtre, des parties <J'un brun foncé, est sé d'écailles épineuses très saillan lllère pour prendI'e le · pis. .Il serait dont plusieurs surtout,lesquatre qui certainement mort de faim, s'il n'ava,it trouvé le moyen de remplacer les deux pieds manquants par un autre tout-à-fait inattend.u. Tl a élevé son train de derrière, posé son museau sur le sol, et c'est ce museau, constituant le troisième point d'appui indispensable, qui lui a permis de se tenir en d<::~ssinent au-dessus et au-dessous équilibre et d'avancer. yeux, sont véritablement d'aspect Il est certain que cette situation ne nüdable. doit pas être excessivement .commode. Par bonheur, ce lllonstre est de Aussi notre ruminant, qu'on pourrait tite taille; de nos jours, il est rare appel'e r « le mouton à trois pattes dont sa. longueur dépasse vingt centim' un nez» n'en abuse-t-il pas. ' Il broute Il n'en était pas de même aux couché, et quand il a mangé - toute préhistoriques: on a trouvé·il y a qui se trouvait autour de lui, un nou vel emplacement. ques années des squelettes de fossiles qui avaient douze à exemple lllontre bien que l'inmètres .de long. sité supplée souvent aux imperHâtons-nous de faire relu al' qU'el' ns de la nature. cet être est plus horrible qui ter . Dans un cercle. il n'est point dans la gent sau . de créature aussi inoffensive. Ses Dans un cercle ... vicieux. On se que·mes, si l1lenaçantes qu'elles par~~~,n."nll'V.. e au sujet d'un coup de cartes assez clair. ne sont que des épouvantails. Et de gros mots résonnent. Un mouton acrobate. - Traiter ainsi un gentilhomme Le l1louton n'a jamais passé pour t l'arbre généalogique a des raanimal très intelligent, ni doué de prit inventif. En voici un, cep
Une bourse peu commune.
Il faut croire que les Zoulous ont du temps à perdre. Un de ces sauvages d'Afrique a offert à un missionnaire une bourse faite entièrement de pépins de pommes enfilés sur de l'acier fin,
et gui n"est pas dépourvue d'élégance. II a fallu 2000 pépins séchés pour confectionner cette bourse remarquable. Fait curieux, bien digne de notre époque, dès qu'une demi-civilisation pénètre dans les pays lointains, les naturels 'du lieu apprennent à connaître la valeur des monnaies, et s'empressent de fabriqU'er des bourses. Les M'aoris en font en coquillages minuscules, d'autres emploient la paille.
LE FOYER ET LES CHAMPS "-
Une Cantaisie amérieaine. - Un complet..jaquette avec thnbres .. poste.
Il a fallu à l'homme dont nous publions aujourd'hui le portrait, une patience bien grande pour confectionner son vêtement. Ce n'est pas une besogne facile, en effet, ' que de col~eT solidement à la façon d'écailles de pOlSson la quantité énorme de timbresposte qui lui ont été nécessaires pour
fabriquer ce bizarre accoutrement. Plus de vingt mille timbres de tous pays figurent sur ce compl.'et-jaquette unique, dont la vue est certai?-~n:-~nt faite pour réjouir tous les phIlatelIstes. L'heureux propriétaire affirme qu'il n'a j'amais porté un vêtement plus chaud! Les timbres employés appartenant presque tous à des séries encore en usage n'augmentent pas la valeur du costume; eUe ne peut même pas être cOlllparée à celle d'un costume analogue porté il y a quelques années par un nlulti-millionnaire américain. Ce costume précieux, qui causa l'adJ.niration de tout le Inonde, consistait en une simple doublure en satinette sur laquelle un tailleur avait cousu une collection de banknotes. Tout le monde ne peut pas se payer cette fantaisie.
• Le Dernier choléra Lors de la dernière épidémie de choléra, en '1866, on préconisa cent moyens de se préserver du fléau, tous plus effjca.ces les uns que les autres:
LE FOYER ET LES CHAMPS
buire de l'alcool; p'en p~ boire; man~ ger de l'~il, s'en abstenu; fumer, ~ pas fUlner; prendre beaucoup d'exer~ cice, éviter la fatigue, etc. . r-,;"ous trouvons, da.ns un Journal de cette époque, une ordonnance rimée qui vaut tous ces antiseptiques. Cela s'inti. tule: ~Contre le choléra.» Il suffit suivre cettè .pr~scription pour n'avo , l'jen à redouter. Prenez: Un quarteron d'indifférence. Autant de résolution, Dont vous ferez infusion, Avec le jus de patience: Point de procès, force gaieté, Deux onces de société, Avec deux drl}gmes 'd'exercice, Vous mêl'erez 'le tout ensemble, Pour en pre~dre si bon vous semble~ Autant le soir que le nlatin, Avec un doigt de fort bon vin. Vous verrez que cette pratique, Au choléra fer~ la nique!!! C'est fort possible, et l'on peut to jours-essayer. C'est simple et peu teux. M"ais l'ordonnance oublie un ticle néC'essaire, qui vaut bien la pa· hence et la gaiete: dans le Inélange il serait bon de distiller un peu de «chan· ce». En y ajoutant beaucoup de «santé» je crois que le choléra prendrait quelque qhose pour sa... colique.
• La correction.
Avant l'âge de raison.- Il faut com· mencer l'éducation d'un enfant dès prenlières années de son existence. cet âge, la raison n'est pour rien ses actions; il n'est guidé que par une sorte d'instinct naturel. Cependant, mênle à cet' âge, on trouve en germe chez lui certains défauts qu'il ' importe de réprimer sans le moindre retard. C01'J~nwnt faut-il c01"1"igeT ces défauts
chez un enfant tout jeune? Pendant les prenliers mois,lorsque la vie est tout animale encore, la correction est des' plus sÎlnples. Elle consiste à ne pas
ÉCONOMIE DOMESTIQUE Des provisions.
Dans un ménage bien dirigé, il consatisfaire tous les cap1"ices de l'enfant. vient de s'approvisionner des choses Si l'enfant pleure 'et que rien ne justi- qui peuvent être conservées, de toute fie ses pleurs, on ne doit pas céder. celles qu'il est avantageux d'ach'eter Dans ses lannes 'et ses cris, une mère en gros, ou qui coûtent moins cher çloit Soupçonner de l'égoïsme, de l'exi- da.ns une saison que dans une autre. gence, un défaut . quelconque qu'il Une grande partie des provisions peut importe de réprinler. être préparée par les soins de la InaÎC'est donc à tort que certaines mères tress'e de maison. Si elle entend bien veulent à tout prix apaiser les pleurs ces détails, elle parviendra, à très peu cle leurs enfants. Ceux-ci profitent de de frais, et avec un léger travail, à cette faiblesse maternelle pour se faire " pourvoir son ménage d'une foule .de bercer sans cesse ou se faire promener . bonnes choses, dont il serait privé s'il des heures entières. fallait les acheter. Le plaisir qu'elle Cependant, l'intelligence de' l'enfant trouvera à les offrir, aussi bien que s'éveille peu à peu. Il conlmence à Inar- réconOJl1ie qu'elle en retirera, la récher, à distinguer les objets, à parler. compenseront grandement de sa peine. C'est alors, que d'autres défauts, plus :Mais elle doit veiller avec' soin à ce que graves que les premiers entrent en rabondance n'amène pas la profusion scène. C'est la gournlandise, la déso- et le gaspillage; pour éviter cet in conbéissance, l'entêtement. C'est quelque- vénient grave, il convient qu'elle ait fois même, la vanité, le vol, la dureté seule la garde des provisions et qu'elle pour l'es animaux, le mensonge. N'ou- choisisse une chambre ou un cabinet blions pas que, dès ce Inonlent, tous ces qui lui 's ervira de magasin, et dont ell~ gennes de défauts peuvent se trouver aura seule la clef. Si elle livrait cette chez un enfant. clef aux domestiques, il est à peu près C01nrnent çOTTige1" ct cet âge? Cela certain qu'ils en abuseraient. dépencl de l'âge, du caractère, de touJe ne IJuis trop reconlmander de tes sortes de circonstances. Par exem- mettre des étiquettes avec date sur les pIe, pour les enfants tout jeunes et qui provisions de bouche; il y en a qui ont un caractère doux et craintif, une s'altèrent en vieillissant; il y en a d'aupunition légère suffit généralement. Ce tres qui pou:i'ra.ient offrir des dangers era le refus d'un jouet, d'une frian- si elles étaient employées à d'autres (lise, d'une marque d'amitié. On obli- usages que ceux auxquels elles sont gera le petit coupable à se tenir Îllllll0- destinées. G:est une nlesure de prubile dans un coin, le visage tourné dence que je conseille. contre la muraille, à manger seul, à • aller se coucher avant l'heure accouCONNAISSANCES U.TILES hlmée; ce sont là des pénitences que · l'on peut varier à l'infini et qui, presPmu" allumer le t'eu. que toujours portent leurs fruits. Si nos' ménagères connaissaient A deux ou trois ans, la correction lnieux les moyens qui existent pour (loit être plus énergique. raviver le feu et cela sans aucun danger,il 'est fort probable que les accidents causés, hélas, trop fréquemment encore par le funeste emploi du pétrole,
I.E FOYER ET LES CHAMPS
supplém ent gratuit à l'ÉCOLE PRIMAIRE, SION Septembre 1911 diminueraient dans une notable pro- il sécherait simpl~ment, mais laisser ----~ . --------------------------------.------------------~-----LE les morceaux par ter:re dans une cave portion. Parmi ces moyens, nous en signa- jusqu'à ce que les champignons des lons un excellent, inoffensif et qui a moisissures aient recouvert le reste l'avantage d'être peu coûteux; c'est d'une couche verte. Les' morceaux alors l'emploi de la colophane, résine solide, sont en état d'agir efficacement. 000000 jaune, transpa.rente, résidu de la téréHistoire, N ouv~lIes, Mœurs, Sd,ences, Inventions, Découvertes, Procédé portr rendre la mousseline benthine après sa distillation. . j~inflammable. Voyages, Éducation, PoHtesse t Economie domestique, Hygiène, Quelqûe ' peu de poussière de cette Ceci est utile, e~ vue des grands ri ~ Médecine, Cuisine, Recettes, Procédés, Travaux féminins, matière suffit pour raviver l'e feu des charbons presque éteints; la colophane deaux qui souvent entourent les ber~ ~ Variétés, etc. se fond et se répand sur les braises et ceaux d'enfant. On trempe le tissu c. Publica:ions 1 ecommàndées : RÉDACTION: bientôt la flamme s'avive sur tout le dans une solution composée d'une parNuméros spécimen tie de sulfate d'ammoniaque pour cinq M. J.-H. DING, Eetavayer-le-Lae "Sillon Romand" . "La Revue Populaire', gratis brasier. Ménagères, ess'ayez, vous trouverez . parties d'ea,u. Chaque kilogramme de cette résine dans toutes les drogueries. tissu exige, pour être saturé, 1 kilogramme à 1 kil. 800 de solution.
Foyer et le Champs ~
Nettoyage des ustensiles en zinc.
Les objets en zinc prennent un beau brillant si on les frotte avec un chiffon imbibé de pétrole, ensuite avec un chiffon propre, humecté et pourvu de pâte à polir américaine, puis avec un chiffon de laine sec. On peut confectionner soi~même la pâte américaine en prenant une tasse de savon mou que l'on délaye dans un peu d'eau sûr une plaque chauffée en y ajoutant une cuillerée de blanc de Meudon et autant de pierre ponce pulvérisée. On obtient a.insi une masse pâteuse que l'on met dans des pots et qu'on laisse refroidir avant de s'en servir. Contre l'invasion des "ourmls.
Le savant M. de Parville, après avoir rappelé que l'on parle de beaucoup de procédés et de recettes contre l'inva'sion des fourmis déclare : Voici le seul qui ait donné satisfaction absolue: da.ns les armoires, buffets, placards envahis, il n'y a qu'à déposer des morceaux de citron moisi. J'insiste sur ce mot moisi. Il se ' répand une odeur forte rappelEtnt beaucoup celle de l'éther sulfurique, et, au bout de deux jours, les fourmis 'ont complètement abandonné leurs incursions. Il ne faut pas couper de suite le citron et le déposer dans le meuble,
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NOS H.É~OS
eÙlSINE Petits pois. à la Crauc:aise.
Pour être ainsi accomodés, les pois doive.nt .être très fins, très et très frais. C'est alors un mets Mettez dans une casserol'e en ou une cocotte en terre, deux épluchées et bien lavées, 8 à 10 oignons blancs, 60 grammes de beur deux cuillerées d'eau, et versez un de petits pois. Couvrez bien herm quement et mettez sur feu doux. La laitue rend assez de jus pour surer la cuisson, qui doit être doucement. Salez. Le temps de cuisson varie, selon l' pèce des pois, de 30 -à 50 minutes. moment de servir, ajoutez si est, une noix de beurre fin. Petits pois à l'anglaise.
On fait cuire les petits pois à l'eau avec ·sel, persil et quelques tJts oignons blancs. A la cuisson (25 à 35 minu égouttez bien; puis remettez dans casserol@ avec un bon morceau beurre. Servez aussitôt le beurre fondu. J..,'eau de cuisson sera gardée pour ajouter à ' un potage maigre.
.A..r:n.old d e ~ i ':n.kelried