Supplément gratuit à 144 mar:ché 125 ft. Combien avait-il pavé ces vaches? 2. Un AllemalIld veut changer 625 Marks. La val'e ur du Mark étalnt ~'e fr. 1,23, combienreçoH-il en morunale suisse? 2. Quel est l'intéfiêt anl11uel de , 1364 fr. à 4 3/ 4 !%i? ' 1. Une lebtre de ,ohalIlge de 864 fr. est payée ,c omptant moms un es·compte de 4 1/2 % l'an pour 45 joUflS. C?m-. bien a . .t-on pa~é (année = 360 l.)? 14 4. Un: paYSalIll livre pour 575 fra~cs de bois à son boulanger. Il lui doit par contre fr. 86,75 pour du pain et d;e .la farine. Combien le boulélll}.g er a-t-Il encore à payer? 3. Pendant les. mois de mai et juin .(61 Jours), uni paysan al Hvré chaq?e lour 25 litres, de lait à la fromagene. Il a reçu pour ·c ela f1'1. 305. Quel est le prix du Utre de lait? 2. On achète lUl pré POUr fr. 8460 et l'on paie ,comptélJl1t les 35 ~%, de cette 'Somme. Que reste-t~il à verser? 1. A place la moiltié de sa fOrtune à 4 1 / 4 rOt SachalIl[ ·q ue les intérêts· an,nue1·s s'élèvent à fr. 2754, dites quel est le capital. lii
4. Une perSio nne charitable lègue 65~ francs à l'_école, 475 fr. à l'orpheh.nat et 520 fr. à il a caisse cl' als:sur,ance lnaladi'e. Comb&en cela fait-il en tO'llt? 3. Un 'paysan apporte 18 quintaux mé· triques de pommes. de terre au malr~hé et espère les vendre fr. 162. Il ne parvient à en retir~r que fr. 7 ~50 pgr quintal. De 'comblen sa recette s'e trouve..t-elle diminuée? 2. Dans une ;enchère, 75 1/2 hl de c~dre sont mis en vellite à 18 ,cts. le htre, mais n'e trouven1 preneur qu'avec une réduotion de 15 % sur la mi'se à prix. Quelle somme 'retirera~t , on? 1. Un épicier mélan,g e 90 kg de café . il f.t. 2,50 le kg et 38 kg à fr. 1,90
l'ÉCOLE PRIMAIRE, SION
Juillet 1911
LE
le kg Il vend ce mélail1'g e POUr le prix totaI' de fr. 334,35. Quel est s,on bén.éfice %? 16 4. Un aubergi's te a 650 litres de vin. Il en vend 286 litres. Combien lUi en reste-t-il? . , 3. Une v,a che <li fourn~ en une annee pour fr. 525,60 de lait Combien cela fait-il de litres, si le Hire vaut 18 cts. ? 2. Un menuisier olC'cupe 6 ouvri.ers et leur donne à chaoun Un salaIre de 35 ~. par semaine. Il leur aocorde en~uite une augmenta,tion de , 6 1 %" QueUe est 'Sa dépense supplémentaire 'a nnuelle? 1. Sur un plânà échelle de 1.: 500, une place r:edang'u laire occupe un es'pace de 10,2 cm de long :sur 8;5 cm de large. Quelle est sa su:.: ~ace reeHe?
••• •• Variétés'· L'ARITHMETIQUÈ L'Arithmétique, c'est l'art, d~ c<;,~pter: mais il y a plusieurs sortes d ~nthmehqu~s, L'arithmétique ordinaire, qUl sert à fa1re des calculs. ' L'arithmétique extraordinaire, qui sert à faire des affaires. L'arithmétique transcendante, qui sert à faire des dupes. • Dans la première, 2 plus 2 font 4. Dans 1a seconde, 2 plus 2 font 6. Dans la troisième, 2 plus 2 font au moins 9. La première arithmétique est employée par les savants. _ La seconde est appliquée dans le com\merce. . La troisième est utilisée par les fnpons. Dans les trois cas, la manière de s'en servir constitue une « opération ».
XXX Aimez Dieu et faites ce que vous voulez. , (Saint-Augustin.) « Ton bras manquera de secours quand mon cœur manquera de puissance. » (Notre-Seigneur à la Bienheureuse Marguerite-Marie.) «
·F ver et les . ha ps ~ ~
c1J\h
~
Histoire,
~ouvelles. Mœurs, ;:l~:ces, Inventions, Découvertes,
V oyages, Education, Politesse,. Economie domestique, Hygiène, Médecine, Cuisine, Recettes, Procédés? Tl'avaux féminins. Variétés, etc.
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LE FOYER ET LES CHAMPS LE FOYER ET LES CHAMPS
Un petit ,lépreux ou le bon larron
Ayant apaisé sa faim, le bandit se veilla et Re souleva à moitié, oubliant ses souffrances, pour sourire au petit rapprocha du foyer; une ride plissa frère inconnu. son front. (Légende de Samarie) Je ne sais qui vous êtes, dit la - Ah! dit-il ~ Joseph avec amertu'La nuit était noire; pas une étoile ne femme du brigand, mais depuis votre me, si mon fils ressemblait au vôtre! brillait au firmament; et, au dehors, la arrivée, je me sens gaie et' heureuse, Il est donc malade! interrogea tempête remplissait le désert de ses et mon fils partage mon bonheur. l'époux de Marie, qui remarqua seulerauques mugissements. ténèhres, au dehors, devenaient ment alors les hideuses plaies dont Les - Ouvrez, ouvrez, cria une voix. plus profondes, la tempête ne cessa~t l'enfant était couvert. Dans la chétive demeure, une femme - Malade d'une horrible maladie, ridée, aux traits durs, se chauffait à de hurler, et la llLaisonnette tremblaIt soupira le père: il est lépreux. sous ses redoutables attaques. la flamme vacillante du foyer, tout en Toc! toc! Cette révélation fut suivie d'un sijetant de temps en t81nps un regard dé-. -Qui est là? lence long et pénible. salé vers un berceau où dormait fié.:.....- Femrne. ouvre vite! La mère fondit en lannes. vreusement un enfant. - Ciel! c;est mon mari! Où vous --,- Dieu punit l'enfant des crimes - Ouvrez, ouvrez, répéta la voix du des parents, fit-elle parmi ses sanglots. cacher? fit-elle désolée. dehors! Marie se leva, lui confia son petit Le bandit regarda sa; femme, mais - Qui que vous soyez, répondit la son regard n'avait point la dureté du vieille femme sans se déranger, passez enfant, et ouvTit la porte. Le bandit entra brusquelnent, ruisreproche et de la colère: plutpt il exprivotre' chemin, cette denleure n'est pas selant d'eau et ehargé de rapines. mait le regret et l'inquiétude. ' hospHalière. " - Dieu ouvre ses bras au pécheur A l'aspect de Marie, il recula ' d'un - Au nom du Dieu d'Abraham, d'Irepentant, dit :Marie, et souvent change saac et de Jacob, ou vrez. Pas et jeta sur la femme un regard ses larmes en joie. --- Je vous l'ai dit, malheur au voya- plein de colère. Elle répon d l.t : Et~ reprenant son fils sur ses genoux, geur qui entre ici, répliqua la femme en - Ce sont de pauvres voyageurs elle continua: se levant avec humeur. qu'a surpris l'orage. Je les ai abrités, _ Voilà que le jour vient et que - Nous mourons, ayez pitié de pensant qu'ils nous porteront bonheur. l'orage s'en va. Donnez-moi un pe.u nous. d'eau pour laver mon 'enfant, puis nous Le visage rébarbatif du brigand s'é- Que demandez-vous, voyageurs' claira d'un sourire, il ferma la porte en partirons. insensés? dit-elle. - Pas encore, dit le b~ndit, qui -- Un abri pour mon mari et mon disant: Qu'ils soient les bienvenus! voyait avec regret s'éloigner ses hôtes enfant, r.épond en s'inclinant une fem-- Et, sans plus rien ajouter, il déde la nuit. me dont la beauté éblouit les regards posa dans un coin son butin, secoua ses - Nous avons un long chemin dede la vieille. vant nous, dit Joseph. vêtements mouillés et se ra-pprocha du - En' vous accordant ce que vous - Où"donc allez-vous? foyer où pétillait la flamme joyeuse. flle demandez, c'est la mort et la ruine Femme, demanda-t-il, n'avonsMalheureux exilés, nous allons que je vous procure, car je suis la femrien à manger? chercher une patrie en Egypte, mais nous me d'un brigand redoutable, et s'il renNous avons encore du pain, des nous reviendrons. tre, je ne pourrais vous dérober à ses - A votre retou' r, n'oubliez pas ma fruits 'et un quartier de chevreau. coups. Et' comme elle voulait rendre à Mademeure que vous avez remplie de luTandis qu'elle parlait ainsi, la porte , mière de joie. s'était ouverte entièrement; Joseph, rie son fils pour apprêter les mets anIl et 'tt' t l b ' S qUl eren eurs esca eaux pres après avoir abrité son âne, était entré noncés: du fover et sortirent. avec :'Marie, son épouse, et Jésus, l'En- Non, dit Marie, c'est moi qui serLe ~ent était redevenu doux comme fant-Dieu. virai. une cavale domptée, les nuages se reLa maîtresse du logis jeta une brasTous mangèrent, et la femme du bripliaient vers l'horizon, la nature se see de petit bois sur le. foyer Une gand resta seule avec SaD fils et J ésu,s réveillait fraîche et rajeunie. , flamJne vive et chaJde emplit la d81neu- près du feu. Mais elle ne le regrettaIt - Partons, cria la voix de Joseph. ore, qui prit. un air de joie et de fête. pas, car jamais son cœur n'avait tres- Lavez votre fils dans l'eau où j'ai _ _ ----oI<_~I Dans SOIl berceau, l'erifant malade s'é- R~illi rI'::lllt::lnt rio hfYYl 'h~".... _ _ __ ._
la veille femme et s'éloigna avec son époux. Tant que le bandit et sa fem,m e purent les apercevoir, ils suivirent des yeux les voyageurs. Ne les voyant plus, ils soupirèrent, comme des gens qui perdent un membre chéri de la famille. Entre eux, leur enfant se tenait debau t, et il se mit à pleurer. ,- Viens, lui dit sa mère, je vais te laver dans l'eau où s'est lavé le petit de cette étrangère. - A quoi bon? dit le père, en haussant les épaules. Mais elle ne l'écouta point, et quand le petit lépreux eût touché l'eau, il se trouva guéri, car Dieu ne laisse aucun Jjienfait sans récompense. Plus tard, le petit lépreux mourait repentant près de Jésus crucifié. On le nomme le bon Larron. '
En aVant Oh! je le sais! Vous qui combattez pour faire œuvre utile et bonne, vous aurez contre vous bien ,des obstacles J vous entendrez les découragés qui vous diront: «A quoi bon! Et que POUVOll.:snous? Vous ne verrez pas vop.s-mêmes la récompense de vos efforts». Mais est-ce que nous sommes les ouvriers d'un jour? Quelle que soit la grandeur de la tâché, ' elle doit se faire, parce qu'elle est belle, qu'elle répond à notre foi, parce que dans ce labpur seul est le salut de la patrie. En avant quand même. VG
Les vertus Abel est venu pour nous laisser un exemple d'innocence; Abraham pour nous montrer jusqu'où doit aller 1'0béissan r.P.: M nï~p nnll-r TI n"" ~~~~~ n
LE FOYER ET LES CHAMPS
LE FOYER ET LES CHAMPS
le théâtre immoral mansuétude ; Job, pour ' nous donner des leçons de patience. Ainsi, les âmes Tertullien raconte un fait dont il de Dieu, comme les étoiles du firma- , prend Dieu à témoin. Une femme était ment, brillent pour nous éclairer et allée au théâtre; elle en sortit possédée DOUS conduire dans le chemin', des bondu déInon. COlnme, dans l'exorcisme, nes actions, qui est celui du ciel. on reprochait à l'esprit immonde d'avoir osé attaquer une' chr:étienne: «J'aMoral. vais raison, répondit-il hardiment; je l'ai trouvée chez Inoi».
Un vieil
échantilio~
fossile
On a trouvé tout récemment en Amérique, un des vieux échantillons de la faune fossile, un ichthyosaure que de généreux amis des sciences ont pu acquérir et offrir au J\1uséum de Paris. L'ichthyosaure, qui vivait dans les
re ... Voici un cœur qui figure bien une pièce anatomique, mais qui n'est qu'une pomme de terre. Elles sont toutes comme ça chez nous, dirait Marius. \Mais il n'en faut rien croire, ce n'est là qu'un caprice de la Nature. IN15U S TRI E La
Les bons côtés du Pl.·og·l·ès.
l,es rayons X, dont on doit la ri6couverte au savant physicien allemand Rœntgen, ont, on le sait, la propriété étonnante de traverser un grand nonlb1'e de corps opaques; au;si, grâce à , eux, la science a-t-elle pu faÎTe accomplir des progrès considérables à la chirurgie et à la médecine, en révélant def; lé&ions ou des affections internes, jusque-là impossibles à diagnostiquer de fà.çon certaine. La radioscopie et la radiographie sont devenues en outre des agents précieux cont.re la fraude, sous les formes
truquées, c'est-à-dire qu'elles contenaient des grains de plo' lb qui en faussaient le poids. N'ayant pas oublié cette supercherie, le fabricant, ayant vu dernièrement revenir le campagnard indélicat avec un nouveau panier de truffes, lui offrit de les acheter. Le paysan croyant que sa fraude avait été oubliée ou avait passé inaperçue, en demang.a un bon prix, affirmant qu'elles étaient excellentes. Le marchand accepta et conduisit son vendeur chez 'un photographe spécialement outillé, sous prétexte de
eaux au début de l'époque quarternaire était une sorte de poisson à tête de lézard. Il mesurait pour le moins dix mètres de long et pouvait quitter la mer pour se promener sur le rivage. Sos yeux énormes étaient protégés par des plaques mobiles. L'espèce était si carnassière que les sujets ne mettaient. aucun scrupule à dévorer leurs congénères. On en a trouvé beaucoup à l'état IJétrjfié. Celui que possède actuellement 10 Muséum est un exemplaire unique.
l;e~~u
s olhlie .
Le tannage des peaux est l'une des plus anciennes industries humaines. tar 10ngt81nps l'homme dat se contenter, pou r se vêtir, de la dépouille dep. bêtes; aussi Re préoccupa-t-il de garder à celle-ci la souplesse qu'elle perdait en séchant. Les propriétés deR feuilleB ou de J'écorce de certains arbres permirent dès lors de donner aux peaux ]es qualités qui leur étaient indispensables,- pour les transformer en vêtement.s solides, chauds, souples et. ill1 perméabl es. Depuis ces temps lointains, les progrès de l'industrie, guidée par la scienco conduisirent aux manipulations multiples qui constituent le tannage, ou préparation à baf:e du tannin; le
Un cœur tendre .. ,.. à frire
les plus diverses; soit en révélant le faire peser son achat au moyen d'une eontenu des colis suspects, la falsifica- nouvelle balance. Là, on plaça le ' panier et son contetion des produit.s et même l'imitation. des . œuvres d'art, par la différence des nu sous les rayons Rœntgen, et sur cou]eur,g deR tableaux anciens et , mo- l'écran fluorescent on vit apparaître les truffes... et les , grains de plomb dernes. On nous communique à ce propos qu'elles dissimulaient. Le fabricant reconnut 's on voleur de une curieuse application des rayons X. Un fabricant de conserves du Midi l'année précédente, mais celui-ci, sous avait acheté l'an dernier à un campa'·· Ia menace d'une arrestation inlillinente, crn::lrrl llnp (',prtainp CTllant.it.p np t.rllffpR. l s'enfuit avec sa marchandise en mau-
Une petite leçon d'anatomie; on sait que le cœur est un muscle creux d'une forme Spéciale bien connue, où le sang se régénère par l'oxygène de l'air; des veines et des artères amènent ou chas-
chamoisage, à ba8e d'huile ou de graisse ; la nlégisserie, à base d'alun, de chrome ou de fer. Enfin, de nos jours, on a inauguré le tannage électrique, qui est plus rapide et donne d'excellellts résultats, Rurtout pour les gros cujrs. L'industrie des tanneurs et veaussiers remonte donc fort loin: nPR
LE FOYER ET LES CHAMPS
LE F9YER ET LES CHAMPS (
corporation, et J ean-le-Bon, en 1357, lui donna des règlements. Depuis peu, elle a ajouté une ressource nouvelle à sa production pourtant fort étendue; c'est le tannage des peaux d'éléphants. Les procéctés employés pour rendre utilisable le cuir de ces pachydermes diffèrent peu des autres. Une ·fois la bête dépouillée, sur place, à cause de son poids et de sa taille, on met la peau clans une fosse étanche où, pendant plusieu:r:s mois, elle séjourne plongée dans un fort extrait de tannin. A sa sortie de la fosse, elle est brossée et mise à sécher dans un hangar bien aéré; elle possède alors près de quatre centimètres d'épaisseur. Le cuir d'éléphant, comme celui de crocodile aux Etats-·Unis, et des grands ;~erpents de l'An1érique du Sud, sert à la fabrication des objets de luxe. Il se vend du reste fort cher. Une bourse en peau rréléphant coûte 200 francs, les étuis à cigares et les ,porte-cartes ne valent pas moins de 15 à 20 louis et une petite valise de 1,500 à 2,000 fr. On en fabrique aussi des tapis d'une grande originalité. Dans ce cas. la peau, d'une solidité sans rivale, est ~im pJ81nent tannée. Il est fort probable que i'utilisation de la dépouille des pachydermes va favoriser l'élevage de ces bons géants, déjà appelés-à rendre de si grands services à l'homme par leur force, leur douceur, et leur intelligence.
Causeries et curiosités scientifiques L'hél'édité d.u cal'acièl'e. - Les f"elDBles ont-elles IIleilleur caractère que les honnnes? Une statistique @l'iginale.
Rien n'est moins définissable que le caractère. Qu'est-ce qu'un bon caractère? Un caractère qui supporte impassiblement la contrariété, qui ne s'ewport~ point,. qui ne prétend pas s'impo-
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Avouons que de tels prodiges sont rares! Mais enfin, il y en a; nous le verrons tout à l'heure. Le seul document scientifiqùe qui aH jamais été publié, à notre connaissance, sur ce chapitre curieux, est dû au docteur Francis Galton, de la Société royale de Londres. Le docteur Galton sollicita naguère, 11ar la voie de la ,presse, le grand public anglai$ de lui fournir les éléments de son étude. Sur simple demande, il envoyait un questionnaire imprimé qu'on n'avait qu'à lui rr \.ourner. De sa collection très cumplète de renseignements, il résulte des choses assez bizarres: ' Ainsi, le caractère est rarement héréditaire, sauf le càs de névrose (nous disons aujourd'hui neurasthénie). Mais il ~st fréquemment au contraire en relation inverse du caractère des proches. Tel membre d'une famille devient d'autant plus despotique que les autre8 membres sont naturellement plus doux et conciliants. Il semble que cette particularité soit particulièrement l'apanage des femmes mâriées qui ont la scène de larmes ou la crise de nerfs un moyen excellent et toujours prêt de tyranniser leurs maris. Au surplus, la proportion des bons céHactères laisse à rêver. Sur 2000 per1 sonnes des deux sexes ayant fourni les sujets de la consultation; 960 seulement étaient notées comme «aimable, calme, patient, indulgent, placide, heul'eux, gai, concilianb, tandis qUé 1040 subissaient les épithètes de «su8ceptible, capricieux, vindicatif, acrimonieux, aigre, égoïste, querelleur, contran'ant, emporté, colérique, bourru, hargneux, injuste, grondeur, jaloux, bizarre», etc., etc. - Si l'on prend des cas particuliers, on trouve que, paTIni les sœurs, il en est toujours une qui gouverne autoritai~ rement les autres. Il en .est de même entre deux jumeaux, l'ascendant du
frères, au contraire, la disproportion est plus rare. Enfin, on a établi dans la mesure du possible, l'échelle décroissante qui suit, d'après les professions: Les plus mauvais caractères appartiennent aux hommes de lettres (saluez, confrères!). Puis. viennent, dans l'ordre : les militaires, les hommes de scienc~ (notàmment les médecins), les finanCIers, les désœuvrés riches, les négociants, les avocats, les homn1es politiques. Heureux les ouvriers, et, en général, tous les pauvres gens! Docteur J.
•• HISTOIRE NATURELLE Trait d'intelligence d'une f"oul'lDi.
L'une des -fourmi8 s'était attelée dans ce but à l'une des ailes, mais elle l'ava.it il peine traînée de quelques centimètres qu'un coup de vent survint qui Fern~'orta très loin' en arrière, elle et son .. fardeau. Après. avoir fait des efforts l' " c~sesperes pendant un instant, elle emplla sur l'aile les plus gros 'grains de ~able qu'elle put soulever, cela à seule fjn d'empêcher le vent de l'enlever, et alla chercher trois autres camarades, auxquelles elle expliqua évidemment la difficulté en face de laquelle elle se trouvait. Elles se mirent toutes sur le côté de l'aile où se trouvait la plus grosse nervure, et elles commencèrent de la rouler comme un drapeau aut.our de sa hampe, alors elles coupèrent le roul~au en ~r?js mo~ceaux qu'elles emporterent alsement a la fourmilière. Heureux ceux que leur loisir ou leur professio.n permettent d'observer de si intéressantes manifestations de la na- . ture. C'est un spectacle qui en vaut bien d'autres. A. B.
Très souvent des naturalistes nous Ilnt rapporté des trai1s d'intelligence vraiment étonnants de la part de ces petits animaux dont les mœurs sont si Gme curieuses et si intéressantes à observer. les fantaisies de notre' langue En voici un~ toutefois, qui est peu connu et nous selllble tout à fait digne d'attention. La langue française est la plus harUn savant allemand avait tué un(~ monieuse des langues. Pourtant elle guêpe et l'avait laissée dans un en- a ses fantaisies, déconcertantes pour droit où il savait que des fourmis les étrangers, ainsi que le prouvent les <n'aient l'habitude de p'a sser. qU,el~ues .phrases très amusantes que Une pren1jère fourmi s'avance, C01l1- VOICI: me s~ elle venait en reconnaissance, Nous portions nos portions. eX~m111e attentivement le corps de la .Les poules du couvent couvent. guepe, comme si elle voulait se rendre Mes fils ont cassé mes fils. un compte exact de son volume et de Il est de l'est. son p(!i0 S , puis repart... à. toutes patJe vis ces vis. ~eJOlndre ses congénères, dont elle Cet homme est fier, peut-on .s'y fier. l'amene bientôt un groupe important. Nous éditio.ns de belles éditions. Quelques-unes se mettent immédiaNous relations ces relations intéresent à dévorer les parties molles du santes. eorps de la guêpe qui ne tarderaient Nous acceptions ces diverses accepà entrer en décomposition. Les tions de mots. séparent en hâte les parties les Nous inspections les inspections elrésistantes, qui pourront être mi-· les-mêmes.
'O"';';"_---'_"-'l..OJ.,._~·,'"'
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Je suis -content qu'ils content cette histoire. Il convient qu'ils convient leurs amis. Ils ont un caractère violent; ils violent leurs promesses. Ces dames se parent de fleurs pour leur parent. Ils expédient leurs lettres, c'est un bon expédient. N os intentions sont que nous intentions ce procès. Ils négligent leurs devoirs, je suis moins négligent. Nous objections beaucoup de choses contre vos objections. Ces cuisiniers excellent à faire ce plat excellent. Les poissons affluent à un affluent de la rivière, etc. @ 4
b~ eObÈRE
Au mois d'octobre 1872, à Paris, une femme IDourlit de colère dans les circonstances suivantes: A la suite d'une violente discussion avec son mari, qui s'était oublié jusqu'à -Ja frapper, la femme B ... , quitta précipitamment son dOlnic~le à sept heures du soir: pour se réfugier chez; une de ses amies, demeurant rue Pi, nel. Là, elle raeonte a'vec -une extrême üTitatjon la scène qui venait de se pasfler; 8es yeux sont étincelants, son visage enflamnlé: ses gestes désordonnés; les éclats de sa voix arrêtent les passants. Tout à coup, elle reste lll1mobile, la boucbe béante; ses yeux deviennent atones, et, avant qu'on ait eu le temps de la retenir: elle tombe à la renverse. Tous les soins qu'on put lui donner furent inutiles; elle avait céssé de vivre. Les constatations officielles ont établi que la n10rt était due à une congestion cérébrale, déterminée par la co-
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Août 1911
LE V]SiRIÉTÉ.S
lLe }}ll,)'s des bossuso
Au pays des bossus, ril faut l,.",tre." ou le paraître, dit, ou -à peu près, 1 chanson. Il paraît que l'Espagn'3, ,1' . près un statisticien, est la hatiol1 plus riche en gibbo51ités. En Fran c'est le bassin de la Loire qui e8t pri vj légié. Dans une petite 10caJ~té du pl central, on en compte Ull sur treize bitants. Enfin dans tout le gl()h~l, nn compte environ un million.
Foyer et ~o~os Champs ~ ~
~ C);. ~
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BE~UX·~RTS
CONNAISSANCES UTILES Le g'on:flel1ID.ent des pieds.
Les longues promenades, la les n1arches forcées, amènent un douloureux gonflement des pi Cette indisposition oblige souvent à repos presque absolu: Pour faire disp~raître rapid l'enflure, il suffit de prendre un bain pieds un peu prolongé, dans une tion de sureau, dans laquelle on une forte poignée de sel. On peut aussi, pour le bain de employer les feuilles de noyer fait bouillir pendant un quart environ, puis on jette dans le très chaud une poignée de gros sel. l \.lUX
pêcbeuI's.
:'M:ettez clans votre boîte à vers; milieu de la mousse, un morceau caUlphre gros comme une noisette. L'odeur forte est si attrayante le poisson qu'il se jette avec a mênle sur les plus mauvais vers. Ce truc est fort sinlple et nous yons en garantir le résultat pour 1 voir pratiqué souvent.
J é s u . s au. r:n..ilieu. d e s I:>octe-u.rs.