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Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne, juin 2017

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Résonances M E N S U E L D E L’ E C O L E V A L A I S A N N E

La liberté pédagogique

N°9 • Juin 2017


soleIl ed

IllustratIon & ConCeptIon graphIque : © BenjamIn laComBe - extraIte de Alice Au PAys des Merveilles

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ÉDITO

Lettre à la liberté Chère liberté,

François Cavanna

« La liberté, la vraie, ne consiste pas à pouvoir tout faire, mais à pouvoir tout penser. A penser dans toutes les directions et à tous les niveaux à la fois, sans aucune restriction. » Bertrand Piccard

Nadia

R ev

az

Que tu sois pédagogique, d’expression ou de toute autre forme, tu es multiple, renvoyant à des images kaléidoscopiques que chacun se construit, collectivement et individuellement, en fonction de paramètres spatio-temporels et culturels. Dans nos sociétés occidentales, nous parlons constamment de toi, sous l’une ou l’autre de tes facettes. Tu es au cœur de nos valeurs et ce n’est donc pas pour rien que tu figures souvent parmi les sujets de dissertation. Nous t'adressons aussi des poèmes, des chansons, des lettres, parce que nous savons que sans toi l’air est irrespirable. Mais qui es-tu vraiment ? Es-tu la même hier qu’aujourd’hui ? Ici et là-bas ? Pour les autres et pour moi ? J’ai l’impression que ton nom est souvent galvaudé. Plus on le prononce, sans réfléchir au sens des mots, moins on te respecte. Tu mérites pourtant toute notre attention. Il est vrai que tu es si précieuse que ta valeur de trésor impressionne. Alors certains ont peur que tu entraînes tout sur ton passage, dans une anarchie incontrôlable ou dans un flot de toute-puissance. Revendiquer la liberté et l’autonomie, n’est-ce pourtant pas naturellement devoir faire preuve d’un grand sens des responsabilités, car évidemment il s’agit d’accepter les contraintes minimales nécessaires à notre épanouissement commun au nom de l’harmonie ? Ici et maintenant, nombreux sont ceux qui désirent pourtant, sans forcément vouloir te porter atteinte, te mettre des limites de tous côtés, pour que tu ne sortes pas de ton cadre et que tu nous laisses seulement une petite longueur de chaîne. A trop vouloir te contraindre, on prend le risque de t’étouffer, sans que tu ne puisses crier ta douleur. Dans notre monde, qui affectionne – à l’excès à mon goût – la sécurité avec le contrôle, la surveillance, la maîtrise, la norme et la standardisation, nous t’évoquons et t’invoquons sans cesse, sans prendre le temps de vérifier si ton espace vital, en écho au nôtre, n’est pas mis en danger par nos contradictions et paradoxes. Régulièrement, certains de mes semblables se retrouvent, comme en pleine mer, devant affronter des vents contraires pour te sauver. Est-ce ton souhait de nous rappeler que nous devons lutter en permanence pour te préserver, car tu nous es existentielle ? Ce dossier de Résonances n’a pas l’ambition démesurée de vouloir apporter une réponse relative à ton espace nécessaire dans la vie de l’élève, de l’enseignant, de l’établissement, mais vise à questionner le lecteur sur sa manière de t’appréhender en théorie et en pratique, sous l’angle pédagogique. Consacrer seulement quelques pages pour des interrogations aussi vastes, pour ne pas dire infinies, cela peut paraître absurdement inutile, mais j’ose espérer que le modeste intérêt de cette aventure en mots réside dans la réflexion suscitée par ces articles renvoyant notamment à ta situation chez nous et en France, qui a inscrit la liberté pédagogique dans sa loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’Ecole de 2005 et qui aujourd'hui prône l’autonomie des établissements. A suivre.

« La liberté consiste à faire tout ce que permet la longueur de la chaîne. »

Bien à toi.

Résonances • Juin 2017 Mensuel de l’Ecole valaisanne

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Sommaire ÉDITO Lettre à la liberté

DOSSIER

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La liberté pédagogique

4 – 13

N. Revaz

RUBRIQUES

14 Version courte 18 Ecole et Musée 19 Métiers de l’école 20 Livres 22 Concours 23 Doc. pédagogique 24 Secondaire 2 25 MITIC 26 Education musicale 28 Economie familiale 29 Carte blanche 30 Projet d’établissement 31 Autour d’un projet 32 Echo de la rédactrice 33 Echo conférence HEP-VS 34 Corps et mouvement 36 AC&M 38 A vos agendas 39 Sciences de la nature 40 Sciences humaines et sociales 41 CPVAL 42 Revue de presse 44 Autour de la lecture 46 Association 47 Fil rouge de l’orientation

Suivi de six jeunes depuis 2013 : que deviennent-ils ? - N. Revaz Au fil de l’actualité - Résonances En Marche - A. Fumeaux Solenne Berthod Borcard, enseignante titulaire - N. Revaz La sélection du mois - Résonances Concours d’écriture Littéra Découverte - Littéra Découverte DVD-R documentaires : la sélection du mois - MV Valais - St-Maurice / M.- F. Moulin Prix littéraire des Collégiens de Sion 2017 attribué à Xochitl Borel - N. Revaz OneNote® : un outil gratuit qui remplace tous vos classeurs - Collaborateurs du CC ICT-VS La musique adoucit les mœurs… ou pas ! - J.-M. Delasoie, B. Oberholzer / S. Miljevic Finale Top Chef au CO, édition 2017 - N. Revaz Spectacle des écoles de Sion - Enseignants Sept guides de 4H pour visiter l’expo à l’école de Bramois - N. Revaz Sainte-Agnès investit le Radiobus au CO de Saint-Guérin - P. Bonvin En mode admiration - N. Revaz Pilote de chasse et enseignant: même combat réflexif ? - N. Revaz Tablettes en EPS - L. Saillen Monstre de poche ou Pokémon - D. Salamin Muller Apprendre de et avec son environnement - S. Fierz Nouvelles - Sciences Cycle 2 - C. Keim CO - SHS : des moyens, une formation - G. Disero Processus de placement chez CPVAL - P. Vernier D’un numéro à l’autre - Résonances Des actions de promotion de la lecture au fil des degrés - N. Revaz Savez-vous lire ? - R. Fournier

INFOS

48 Interview SE 49 Les dossiers 52 Infos SE

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Français au CO : infos sur les examens cantonaux 2018 - SE / Animation de français Jean-Philippe Lonfat, chef du SE, privilégie le dialogue - N. Revaz Les dossiers de Résonances

Résonances • Juin 2017 Mensuel de l’Ecole valaisanne


La liberté pédagogique Comme à l'accoutumée, Résonances propose un dossier invitant à la réflexion, sans apporter de réponse définitive. Ce mois, via un mini-dossier estival, le questionnement s'articule autour d'une thématique passionnante et complexe, à savoir la liberté pédagogique et l’autonomie scolaire. Avec des pistes pour prolonger la lecture de ces quelques pages. A lire au gré de vos envies, en toute liberté.

conquête 4 L’autonomie: ou nouveau carcan ?

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O. Maulini choisis 6 Morceaux autour de l’autonomie des écoles Résonances flocons de 7 Quelques pensées à propos de liberté pédagogique J.-D. Nordmann

Liberté et contrainte en éducation J.-C. Torres

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Morceaux choisis autour de la liberté pédagogique Résonances

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La bibliographie de la Documentation pédagogique E. Nicollerat

liberté scolaire 8 Quelle pour demain ? J.-B. Noé

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L’autonomie : conquête ou nouveau carcan ? Olivier Maulini

MOTS-CLÉS : COMPLEXITÉ • INJONCTION • REVENDICATION

Après l’autonomie des élèves, celle des enseignants et des établissements est devenue le leitmotiv en même temps que la bouteille à encre de l’organisation du travail scolaire, et ceci pour au moins trois raisons : la complexité de l’idée ; le paradoxe de l’injonction; l’ambivalence de la revendication. Avant d’être un fait plus ou moins apprécié, l’autonomie est en effet et d’abord une idée complexe à formuler. Qu’est-ce qu’un enseignant ou un établissement autonome ? Pas une entité qui ferait uniquement ce qui lui chante, au risque de s’égarer. Pas non plus un auxiliaire zélé, pressé de plaire à un donneur d’ordre ravi d’être ainsi dispensé de commander. Se gouverner soi-même – « se donner sa propre loi » comme l’étymologie du mot le laisse entendre – serait plutôt une manière singulière de s’assigner une discipline pour mieux s’émanciper.

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Même Robinson sur son île ou H. D. Thoreau dans les bois n’ont pas pu ni voulu tout déréguler. Un professionnel autonome ne peut ainsi l’être qu’en connaissant les règles de son art, les gestes de son métier, les savoirs et les compétences qui lui sont associés. Il s’affranchit moins en faisant ce qu’il veut qu’en faisant ce qu’il doit, mais en voulant s’obliger à cela … L’autonomie devient donc une injonction paradoxale lorsqu’elle est moins désirée par un opérateur que décrétée par son employeur. Soit le travailleur est autonome, et il n’a pas d’ordre à recevoir. Soit il ne l’est pas, et il est absurde de penser le libérer contre son gré. Quand les nouveaux modes de management attribuent de l’autonomie à des personnes et/ou à des groupes qui ne savent qu’en faire (ou à qui on l’a toujours refusée), la méfiance a logiquement de quoi dominer. « Pourquoi est-ce à nous d’expliquer la réforme aux parents ? Le ministre ne veut-il pas s’exposer, n’a-t-il pas le courage d’arbitrer, veut-il tester notre loyauté …? » La véritable autonomie se conquiert dans l’adversité, au besoin par le conflit contre des pouvoirs tenaces qui refusent de l’accorder. Lorsque ces mêmes pouvoirs vous en font

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DOSSIER cadeau, éventuellement contre votre gré, c’est peut-être qu’un carcan nouveau se cache sous le papier doré … Car l’autonomie est une revendication ambivalente avant même d’être imposée. En démocratie, c’est une valeur à la fois rassembleuse et sans cesse renégociée. Au carrefour de notre libre-arbitre et de notre responsabilité, elle est autant un droit (à invoquer) qu’un devoir (à assumer).

« La véritable autonomie se conquiert dans l’adversité, au besoin par le conflit contre des pouvoirs tenaces qui refusent de l’accorder. » On peut toujours en vouloir un peu plus au nom de l’affirmation de soi … et un peu moins pour être protégé par les statuts et les lois. « Laissez notre équipe choisir ses moyens d’enseignement … sauf si la discussion en salle des maîtres dure trop longtemps. Allégez le règlement … mais n’omettez rien de ce qui nous nuirait en cas d’accident. » Bien sûr, il existe des enseignants et des écoles parfaitement cohérents. Mais outre qu’ils

varient dans leurs attentes, ils peuvent espérer que les garde-fous dictés du sommet leur permettront de tirer leur épingle du jeu en premier lieu. Ce qui prouve que nous pouvons tous chérir l’autonomie dans l’abstrait, et lui préférer une bonne directive défendant mieux notre cause sur le moment et dans les faits …

L'AUTEUR Olivier Maulini Université de Genève Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation Laboratoire Innovation Formation Education (LIFE) www.unige.ch/fapse/life

Olivier Maulini et Laetitia Progin, (Ed.) (2016) Des établissements scolaires autonomes ? Entre inventivité des acteurs et éclatement du système. Paris : ESF.

Compétences de la direction d’établissement et autonomie en Suisse

Dossier de veille de l'IFÉ sur l’autonomie des établissements

A partir de la fin des années 1990, certains cantons ont pris, dans le sillage du renforcement de l'autonomie des écoles, de premières mesures pour que la direction d'établissement ne soit pas seulement exercée sur les plans administratifs et organisationnels, mais également aux niveaux des ressources humaines et de la pédagogie, du profil et du développement de l'école (responsabilité dans la définition des objectifs de l'école, direction pédagogique, ressources humaines et gestion de l'école, communication). Les écoles se muent donc en établissements à autonomie partielle, avec un transfert de la direction opérationnelle vers chaque établissement. Dans ce contexte, diverses filières de formation destinées aux responsables d'établissement scolaire ont vu le jour. Les institutions peuvent les faire accréditer depuis 2004 auprès de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP). Dans le degré secondaire 2, les directions d'établissement sont depuis assez longtemps une réalité  : leurs activités couvrent les champs de la pédagogie, du personnel, du développement de l'école et de la direction administrative et organisationnelle. www.edk.ch/dyn/16154.php

Alors qu’en France l’autonomie des établissements scolaires est revenue dans les débats, à l’occasion de la campagne pour les élections présidentielles, la question se pose des modalités de cette autonomie. Les options imaginées sont-elles inspirées par celles qui ont été choisies dans les différents pays européens ? Les justifications qui en sont données par les responsables éducatifs de ces mêmes pays permettent-elles d’éclairer les choix à venir ? Le Dossier de Veille de l’IFÉ de mai 2017 explore la littérature de recherche afin de décrire les facteurs de cette décentralisation aux portes de l’établissement et pour les acteurs au sein de l’établissement. Audelà de l’autonomie structurelle, certaines recherches se sont intéressées à l’autonomie pédagogique de l’établissement, aux personnels participant de cette autonomie et, pour quelques-unes d’entre elles, à l’impact sur les apprentissages. http://ife.ens-lyon.fr/vst

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Prochain dossier

Parution début septembre (délai rédactionnel  : 5 août) Et les actualités pendant la période estivale sur www.resonances-vs.ch

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Morceaux choisis autour de l’autonomie des écoles u La marche désordonnée des écoles vers leur autonomie par Nicolas Dufour « Et la tutelle politique, quel que soit son niveau, peut jouer un rôle ambigu, rappelle Claude Lessard. Le politique peut encourager une prise d’indépendance des écoles, tout en faisant marche arrière au premier souci : “ L’autonomie devrait responsabiliser les établissements, et dégager l’autorité ministérielle qui devrait mieux se concentrer sur les grands enjeux ” – on peut penser ici au conseiller d’Etat concerné. “ Mais cela ne se passe pas comme ça. Le ministre reste responsable, il est interpellé au Parlement à la moindre crise et tempête médiatique, et sera pressé de réagir, d’imposer un plan. Le contraire de ce qui est visé par l’autonomie. ” D’autres spécialistes pointent une ambivalence de la marche vers l’autonomie : en accordant, a priori, davantage de pouvoir aux directeurs, elle peut avoir pour effet de limiter la liberté, et la motivation, des enseignants. Encore un défi. » www.letemps.ch/economie/2013/03/07/marche-desordonnee-ecoles-vers-autonomie

u Autonomie pédagogique et responsabilisation par Mathieu Bédard

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u L’autonomie des établissements scolaires par Monica Gather Thurler «Des postures professionnelles telles que "l’autonomie" et la "responsabilité collective" ne s’imposent pas par décret. Elles font partie d’un paradigme nouveau qui invite à envisager de nouvelles manières de considérer la construction et l’échange de savoirs, le leadership et notamment, l’implication de l’ensemble des acteurs dans une mouvance qui, tôt ou tard, transformera leur vie professionnelle. Elles n’émergent qu’à partir d’un pilotage du système qui est disposé à déléguer un réel pouvoir aux établissements, tout en mettant en place les conditions cadre indispensables pour que les enseignants puissent y construire les attitudes, compétences et connaissances dont ils ont besoin pour transformer leurs pratiques.» www.unige.ch/fapse/SSE/teachers/gather-thurler/ Textes/Textes-2001/MGT-2001-03.html#9

u L’autonomie pour les établissements scolaires par François Jarraud «L'idée d'accorder davantage d'autonomie aux établissements scolaires s'est imposée dans le débat éducatif face aux résultats décevants du système éducatif. L'Ecole se trouve dans une injonction de réussite pour tous alors qu'elle laisse peu de marge sur le terrain pour y répondre. Mais c'est aussi une norme internationale qui est en train de s'imposer dans l'ensemble des pays avec des formules différentes.»

« L’expérience internationale et celle du Canada montrent que les résultats scolaires peuvent être améliorés par une plus grande autonomie pédagogique. Pour bénéficier des avantages de cette autonomie, l’environnement dans lequel les enseignants et les directeurs d’école évoluent doit leur laisser assez de latitude pour expérimenter, tout en sanctionnant ou récompensant les conséquences de leurs décisions. Il s’agit de changements qui ne coûteraient rien à l’Etat, mais qui entraîneraient de meilleures performances scolaires et permettraient de mieux adapter l’offre éducative à la diversité des besoins et aptitudes des élèves. »

u L’autonomie des hautes écoles suisses par la CRUS

www.iedm.org/fr/55081-autonomie-pedagogiqueet-responsabilisation-une-recette-pour-ameliorer-lesresultats-scolaires

www.swissuniversities.ch/fileadmin/swissuniversities/ Dokumente/Kammern/Kammer_FH/Publikationen/ Autonomie-Theses_CRUS-KFH-SKPH.pdf

www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2016/12 /15122016Article636173823693356144.aspx

«L’autonomie des hautes écoles est justifiée par les processus propres à l’enseignement et à la recherche scientifiques, dont on sait qu’ils se développent de manière optimale dans une culture garantissant une large marge d’autodétermination et d’autoorganisation.»

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DOSSIER

Quelques flocons de pensées à propos de la liberté pédagogique Jean-Daniel Nordmann

MOTS-CLÉS : CHEMIN • CONNAISSANCE

En une seule et brève page, on ne pourra que saupoudrer là où le sérieux de la pensée requerrait un livre. On soutiendra donc simplement – mais cela paraît essentiel – que pédagogie et liberté s’enlacent jusqu’à presque se confondre, si du moins l’on pense la pédagogie comme un chemin menant à la connaissance. Un acte libre se pourrait concevoir comme un projet n’ayant d’autre finalité que lui-même. Le musicien interprétant une œuvre pour la beauté même de la musique est plus libre que celui qui travaille au cachet. La musique n’a que faire d’objectifs externes et lorsqu’on la commet au service d’un message à transmettre ou d’une performance à faire valoir, la voilà serve, précisément. Elle se rabaisse à n’être qu’un moyen au service d’une fin… qui n’est pas la musique. Cela vaut pour tout art. Cela vaut pour la culture en général et donc pour tout acte de connaissance, lequel se suffit à lui-même et se pervertit dès lors qu’on en fait un instrument au service d’un dessein, fût-il excellent. L’utilitarisme tue la culture et empêche la liberté.

« Sans liberté, il n’y a pas de pédagogie qui vaille. » Ainsi l’école se dévoie-t-elle en se faisant l’esclave de tout un fourbi de motivations étrangères au connaître : préparer l’enfant à la vie professionnelle ou à l’intégration sociale, le mouler aux droits humains, le formater au vivre-ensemble, bref, servir à autre chose qu’à la connaissance. L’école et la pédagogie n’ont d’autre finalité que la connaissance elle-même, car seul le connaître fait l’homme libre. C’est en cela que l’école est scholè, c’est-à-dire un temps et un lieu où l’élève a tout loisir –

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c’est le sens premier de scholè – de se consacrer à sa vie mentale, libéré des pressions de l’utile. Sans liberté, il n’y a pas de pédagogie qui vaille. Quelle libération si l’on pouvait dégager l’école du tropisme de l’efficacité, de la rentabilité et surtout de la performance ! Le second aspect de notre réflexion touche l’essence même de l’acte de connaissance. On confond toujours la transmission d’un savoir – par le biais d’un discours magistral, l’écoute d’un média, l’emploi d’un livre ou d’un manuel, – avec l’acte du connaître dont le seul sujet est le connaissant lui-même. Le discours professoral le plus brillant, la didactique la plus subtile, l’écran le plus séduisant, l’animation la plus ludique ne sont que des vecteurs d’information qui, certes, peuvent motiver l’élève et, à ce titre, avoir leur importance, mais ils ne constituent pas l’essentiel de l’acte de connaissance. Cet essentiel se forge toujours dans la conscience de qui apprend. C’est l’affaire – et l’à-faire – de l’élève, seul capable de transformer les savoirs transmis en connaissance, de les rendre présents à son intelligence et à sa mémoire et de leur conférer un sens inédit. « Le maître transmet à l’élève des structures de sens, devant lui abandonner le soin d’élaborer lui-même le sens de ces structures », écrivait Antoine de La Garanderie. Transmettre le savoir relève d’un média, connaître, d’une conscience en projet d’acte. Entre pédagogie et liberté subsiste comme une mise en abyme. La pédagogie est l’art de mener l’enfant sur ce chemin-là.

L'AUTEUR Jean-Daniel Nordmann Enseignant retraité, fondateur de l’Ecole la Garanderie à Lausanne www.bratzlav.ch

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Quelle liberté scolaire pour demain ? Jean-Baptiste Noé

LIBERTÉ DES PARENTS, DES PROFESSEURS ET DES ÉTABLISSEMENTS

MOTS-CLÉS : FRANCE • CHOIX • PROGRAMMES • PÉDAGOGIE • PERSONNELS La liberté scolaire doit être fondée sur une triple liberté : liberté des parents, des professeurs et des établissements. Liberté des parents à choisir l’école et la pédagogie qu’ils estiment la mieux adaptée à leurs enfants. Chaque enfant est unique, il est donc absurde de vouloir imposer la même pédagogie et le même rythme de progression dans toutes les écoles du pays. Cette liberté repose aussi sur la possibilité de créer son école, notamment par l’intermédiaire d’association, ou de faire l’école à la maison. L’Etat peut certes assurer un contrôle minimal, afin d’éviter les dérives sectaires, mais en aucun cas l’enfant ne lui appartient. L’Etat est l’auxiliaire des familles, non son maître. Liberté des professeurs pour choisir leurs programmes et leurs pédagogies. Là aussi, l’Etat peut définir un cadre général, notamment pour déterminer la passation des examens et pour délivrer les diplômes, mais les professeurs doivent conserver leur liberté fondamentale à pouvoir s’adapter à leurs élèves et à adapter les programmes en fonction du niveau de ceux-ci : y passer plus de temps si les élèves sont faibles, les approfondir et aller au-delà s’ils sont plus vigoureux. Dans le cadre d’une éducation nationale, les professeurs sont surtout vus comme des pions devant appliquer les directives ministérielles sans broncher. Ils évoluent au gré de ces directives, parfois contradictoires, souvent contraires à l’intérêt des enfants. Liberté des établissements. Ceux-ci doivent pouvoir recruter librement leurs professeurs et leurs personnels sur la base de l’adhésion au projet pédagogique

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de l’école. Ils doivent pouvoir définir leur pédagogie et leurs programmes, en tenant compte du minimum légal. Mais la liberté pédagogique n’est rien sans la liberté financière. Une école coûte cher, que ce soit pour l’entretien des bâtiments ou les salaires des personnels. Les parents ne peuvent pas prendre ces dépenses à leur seule charge : c’est un coût trop important et c’est en plus injuste. Car une école de qualité profite à toute la société. Il est donc normal que ce soit l’ensemble de la société qui contribue à une part du fonctionnement de celle-ci. Pour assurer ce fonctionnement, plusieurs options sont possibles. Le chèque éducation, qui est un bon du montant de la scolarité, fourni à chaque famille, pour inscrire son enfant dans l’école de son choix. Autre option, les écoles à charte. Ces établissements sont directement financés par l’Etat, mais ils ont toute liberté de recrutement et de programme. Enfin, il est possible d’envisager que les collectivités locales financent la construction des locaux et les mettent ensuite à la disposition d’une association scolaire, dans le cadre d’un bail à titre gracieux. On le voit, les possibilités sont multiples et cela a déjà été mis en place dans plusieurs pays, notamment en Angleterre. Cette liberté est nécessaire parce qu’elle permet de dispenser un enseignement de meilleure qualité à un coût moindre que les écoles directement administrées par un ministère étatique. Il est temps de mettre un terme à l’idéologie pour mettre en place des solutions qui marchent.

L'AUTEUR Jean-Baptiste Noé Historien et professeur. Auteur de Rebâtir l’école - Plaidoyer pour la liberté scolaire, Bernard Giovanangeli, 2017.

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DOSSIER

Liberté et contrainte en éducation Jean-Christophe Torres

La pédagogie est une activité libre. Elle implique, dans l’esprit de ceux qui s’y consacrent, une pleine maîtrise des contenus enseignés, une vivante assimilation des savoirs qu’ils doivent incarner et rendre accessibles à leurs élèves. Contre tout carcan de connaissances et de méthodes figées, tout programme qui chercherait à normer jusqu’aux modalités de la transmission éducative, la parole du professeur doit être authentiquement la sienne. Expression – comme on voudra bien le qualifier – d’un « style », d’une pratique, d’une vocation ou d’une exigence, le professionnalisme enseignant se construit et s’inscrit dans cette présence, dans cette attention aux élèves qui est la distinction centrale de son travail. Partant inévitablement d’une base programmatique établie de manière nationale, ce dont il rend cependant compte à ses classes doit provenir de son intime profondeur spirituelle.

ce monde commun à tous les hommes qu’il s’agit de présenter aux élèves et auquel il convient, comme le suggère Hannah Arendt1, de les introduire. Enseigner, c’est en ce sens transmettre les pulsations du savoir autant que ses contenus : c’est, pour chaque pédagogue, avoir du cœur autant que de la raison. Cette vision pleine d’une réalité, faite des choses du monde autant que des idées qui les font exister est bien, alors, la démarche inaugurale de la pédagogie. La liberté qu’elle présuppose est donc autant dans le regard de l’enseignant que dans la représentation qu’il donne de ses savoirs. Car pour introduire au monde, il faut l’habiter soi-même : sans fermetures ni parti-pris, sur les choses comme sur les hommes. Toute la difficulté de la tâche d’enseigner réside d’ailleurs, éminemment, dans cette nécessaire articulation entre d’une part des connaissances et des programmes fixés nationalement, et d’autre part le vécu subjectif du professeur qui le fait être et le restitue librement à ses élèves, à travers une parole vivante et incarnée. Le talent du professeur, son « style » pédagogique, résident bien dans ce passage de l’universel au particulier : du programme institué au cours professé. On est alors, très exactement, dans ce que le philosophe Hegel définit comme le singulier, à savoir une incarnation vivante et personnelle de quelque chose d’universel, d’une vérité qui parle à tous, qui se transmet par la voie de connaissances et de compétences; mais qui reste cependant inscrite dans la spécificité d’un contexte et portée par une existence personnelle. La question de la liberté appliquée au domaine de l’éducation se formule ainsi selon deux modalités fondamentales : comment, d’une part, concilier l’autonomie, objectif et fin de l’acte éducatif, avec la contrainte qui en circonscrit les cadres et en légitime les usages ? Comment, d’autre part, définir une contrainte juste en éducation, garante à la fois d’efficacité et d’équité ?

Car ce qu’il doit donner à voir, c’est un monde : ce monde qu’il partage avec une communauté savante, mais aussi

La liberté s’expérimente d’abord dans l’exercice concret du travail éducatif. Car pour enseigner, il faut tout autant

MOTS-CLÉS : DIFFÉRENCIATION • UNITÉ

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maîtriser ses connaissances que s’adapter aux besoins des porteur de valeurs partagées. Mais cet impératif d’uniélèves. L’éducation n’est pas un dressage. Avec ce derversalité se heurte de plus en plus nettement à l’exigence nier, la méthode est universelle : ce qui « marche » pour un d’accompagner la trop forte diversité des élèves accueilanimal vaut pour tous ses congénères. L’instinct fait ici la lis. La « massification » est passée par là : on accueille désormais 80 % d’une classe d’âge jusqu’au bac en France : loi. Et les procédures les plus mécaniquement confirmées soit le double d’il y a trente ans. Et le prêt-à-porter édusont nécessairement les plus efficaces. Pas de fantaisie, pas de sur-mesure pour des séquences de stimuli-réaccatif se prête difficilement à de trop fortes différences qui génèrent autant d’écarts : entre les écoles des villes tions où les mêmes causes produisent invariablement les ou des champs, entre les établissements choisis ou subis mêmes effets. Mais l’éducation est un exercice plus subpar leurs publics, entre des équipes motivées et portées til. Pour elle, la question des « méthodes » devient forpar un contexte professionnel ou celles qui expriment cément complexe, plurielle, face à la diversité de situations et de contextes. Car des majoritairement une souf« causes » identiques - com- « La question centrale en matière de liberté france au travail. prenez des exercices et des Cette vérité-là, celle d’une éducative est donc bien, incidemment, procédures d’apprentissage école à plusieurs vitesses qui celle de la différenciation. » - ne produisent pas invariavient contredire l’objectif réblement les mêmes effets pédagogiques. Eduquer, ce publicain de l’égalité des chances, commence à être n’est pas susciter des réactions et des associations d’idées entendue. La crise du recrutement des enseignants, les comme de comportements - ce n’est pas davantage faire aggravations des injustices sociales par l’école marquées intégrer des connaissances stéréotypées. C’est éveiller dans les résultats de PISA montrent en France l’urgence du problème. L’égalitarisme mâtiné de culture jacobine une conscience à la vérité de ce qu’elle est : à savoir une a beau montrer les signes incontestables de son obsocapacité infinie autant qu’indéfinie d’acquisitions. C’est susciter, surtout et d’abord, l’activité de l’élève et la libélescence, les résistances sont toujours tenaces. Pourtant, ration de ses dispositions : car « il n’y a de progrès, pour de nouvelles idées éducatives s’expriment, de nouvelles nul écolier au monde, ni en ce qu’il entend, ni en ce qu’il pistes se dégagent : classes inversées, pédagogie en îlots, voit, mais seulement en ce qu’il fait »2. La liberté de l’engroupes de compétences… Une nouvelle école se desseignant est donc la condition de cette ouverture à la sine progressivement sous nos yeux, ailleurs, loin des singularité des besoins. Elle doit être un appel en miroir cadres institués de nos pratiques enkystées. C’est celle à la liberté des élèves. Confronté à la problématique de d’une révolution numérique, celle d’un changement l’hétérogénéité accrue des publics, chaque enseignant sociétal majeur qui émancipe l’individu en lui imposant doit pouvoir diversifier ses approches, adapter ses prosymétriquement de nouvelles responsabilités. Le dogme cédures pédagogiques. C’est là tout l’enjeu de la pédade l’universalité - apprendre partout et à tous la même chose, selon les mêmes procédures pédagogiques -, insgogie différenciée. C’est aussi le plus grand défi auquel l’école est aujourd’hui confrontée : celui de l’inclusion crit dans une conception descendante et centralisatrice des apprentissages, marque ses limites. Cette évolution de tous les profils, de l’accompagnement attentif à des réussites plurielles et diversifiées. en cours recompose alors le dilemme entre liberté et contrainte. La question des contraintes s’impose alors, depuis un « dehors » du champ pédagogique, comme un impératif Concrètement, administrativement, que faut-il entendre républicain autant que comme un dilemme. Il faut d’une par liberté ? Définis en France par le statut « d’établissement public local d’enseignement » - le fameux titre part donner à chaque élève les mêmes chances de réussite d’EPLE -, les collèges et les lycées possèdent une autoscolaire, corriger autant que faire se peut les injustices de la naissance, les inégalités de rang et de statut. Cette nomie juridique leur permettant d’exercer de manière contrainte-là est forte par l’obligation qu’elle porte en directe un certain nombre de prérogatives. Recrutement elle. Laisser trop de part à la liberté enseignante, c’est de personnels de droit privé, représentation en justice de l’établissement, organisation du temps scolaire dans livrer les élèves aux aléas des situations, à l’imprévisibilité le cadre des procédures définies nationalement… sont des contextes. La contrainte, autre nom de l’universalité autant d’attributions fonctionnelles désormais laissées du service public, est alors l’instrument de l’égalité. C’est - depuis le décret du 30 août 1985 - aux établissements. le cadre posé par les programmes, le respect induit par les circulaires et les modalités pratiques de contrôle d’un Mais le cadre réel de cette autonomie ainsi instituée travail éducatif qui ne peut être livré à la seule discréreste pourtant très réduit : tant il n’a pas de prises essention des enseignants. Elle constitue la part politique - au tielles sur l’adaptation pourtant nécessaire des enseignesens noble de ce terme - de l’action éducative mise au ments aux publics et aux contextes. Un établissement service de principes et de valeurs communes. Elle spéciclassé en zone d’éducation prioritaire est ainsi soumis aux mêmes obligations - en termes d’objectifs et de méfie et authentifie la nature de la mission accomplie : celle d’un service public, respectueux du choix des citoyens et thodes pédagogiques, de procédures d’accompagnement

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DOSSIER des élèves… - qu’un collège accueillant un public favorisé. Bien pire : au-delà des effets d’annonce invitant à penser qu’on donne plus de moyens aux établissements ZEP et REP – la fameuse « discrimination positive » – , la réalité s’avère exactement inverse : si l’on veut bien intégrer dans les paramètres d’appréciation la masse salariale des personnels. Un établissement non « sensible » attire en effet davantage d’enseignants en fin de carrière ou agrégés, bien souvent mieux notés et plus aguerris que leurs collègues débutants… La question centrale en matière de liberté éducative est donc bien, incidemment, celle de la différenciation. Comment chaque établissement peut-il ou non adapter des procédures et des objectifs définis nationalement à des publics divers ? Comment chaque enseignant peut-il ajuster son action à la spécificité des besoins et des profils de ses élèves ? La liberté s’identifie alors à une capacité d’adaptation, de personnalisation des pratiques professionnelles comme des modes de gestion pédagogique. La contrainte, à l’inverse, se rapporte à une nécessaire normalisation des approches soumises à une exigence de service public et à des critères de gestion administrative. La dialectique liberté/contrainte devient alors celle d’une opposition différenciation/unité. Elle invite à reconsidérer la place de l’élève au sein de l’institution scolaire à travers trois modalités pédagogiques fondamentalement opposables. Historiquement, le système éducatif fut conçu dans ses origines sur le modèle d’une pédagogie de l’adaptation. L’école napoléonienne en France avait été pensée pour sélectionner les meilleurs, déclinant de haut en bas les exigences et les programmes en partant de la prestigieuse école polytechnique. L’objectif assumé était durant longtemps de former une minorité d’élus ainsi « distingués » à des compétences maximales. En lien direct avec les besoins économiques, les élèves sortaient progressivement et sans drames du système scolaire pour rejoindre une société de plein-emploi. Un tel objectif de sélection s’est trouvé érigé en principe : celui d’un élitisme républicain par lequel chaque élève, quelles que soient ses origines, pouvait théoriquement se hisser aux plus hautes marches de la reconnaissance sociale par son seul mérite scolaire. Et c’est bien à l’élève - et non aux modalités d’apprentissage, aux enseignants… - qu’il appartient de s’adapter aux exigences fortes d’un système éducatif consacré à la tâche de former les plus aptes à des compétences maximales - littéralement « polytechniques ». Avec la massification des publics et la nouvelle exigence de démocratisation, ce système a vécu. La pédagogie de l’intégration, qui lui succède historiquement, maintient cependant une conception normative de l’enseignement et de la place de l’élève qu’il convient toujours de conduire jusqu’à des compétences standardisées et universelles. Les méthodes visent alors à remédier aux carences, aux lenteurs et aux divers freins de l’apprentissage dans un but unique qui est fixé par des références

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scolaires et des niveaux d’acquisition. Il s’agit alors de concevoir la différenciation comme une pédagogie réparatrice, une systématisation du soutien scolaire envisagé à l’échelle la plus globale de l’action éducative. L’élève en difficulté ou ayant un projet différent doit être conduit selon le même référentiel global que ses camarades : seule l’approche de ses compétences diffère ici, les objectifs restant les mêmes. Mais la logique s’inverse : c’est bien au système éducatif qu’il revient de s’adapter aux profils des élèves, et non l’inverse. La pédagogie de l’inclusion se veut, dans l’approfondissement de cette exigence, plus radicalement respectueuse de la spécificité de l’élève. Elle invite à partir de lui-même, de ce qu’il est et de ce que sont ses besoins authentiques, avant de les rapporter à une exigence normative et standardisée. Ce modèle éducatif est issu de la prise en compte du handicap. Il intègre la possibilité de ne pas rejoindre nécessairement des niveaux de compétence prédéfinis. Seul compte ici le parcours de l’élève, ses aptitudes progressives à surmonter ses difficultés, sa situation de fait au sein d’une école enfin attentive à ses différences. Ce n’est pas alors l’élève qui doit s’adapter à un parcours scolaire potentiellement inapproprié, mais c’est bien l’institution scolaire qui doit se mettre en capacité de lui fournir un accompagnement compatible avec ses besoins : tel est finalement le point d’aboutissement d’une « révolution copernicienne » trop souvent déclarée, trop imparfaitement concrétisée ni même conçue. Finalement, pour que la liberté ne reste pas comme l’indique Paul Valéry l’un de « ces détestables mots qui chantent plus qu’ils ne parlent », il convient de l’incarner dans des pratiques authentiques, de le définir dans des théories explicatives autant que descriptives de ce que doit être une autre approche éducative, de ce que pourrait être une autre école. Il importe surtout de donner aux élèves une plus grande part d’autonomie dans leurs apprentissages, de construire enfin l’école du numérique capable de responsabiliser chacun face à ses acquisitions. La liberté reste bien, fondamentalement, la base de toute saine pédagogie. Notes 1 « Eduquer, c’est introduire les nouveaux-venus à un monde déjà là », Hannah Arendt, La crise de la culture. 2 Alain, Propos sur l’éducation.

L'AUTEUR Jean-Christophe Torres Agrégé de philosophie, diplômé de sciences politiques, Jean-Christophe Torres est auteur de plusieurs essais. Membre du comité de rédaction de la revue « administration et éducation ». A partir de septembre 2017: proviseur au lycée Français Guebre Mariam d’Addis Abeba (Ethiopie).

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Morceaux choisis autour de la liberté pédagogique u La liberté pédagogique dans l’école française

u Responsabilités et autonomie des enseignants en Europe par Eurydice

Loi française d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école de 2005 « Art. L. 912-1-1 La liberté pédagogique de l’enseignant s’exerce dans le respect des programmes et des instructions du ministre chargé de l’éducation nationale et dans le cadre du projet d’école ou d’établissement avec le conseil et sous le contrôle des membres des corps d’inspection. Le conseil pédagogique prévu à l’article L. 421-5 ne peut porter atteinte à cette liberté. »

« Ainsi, dans la très grande majorité des pays, le choix des méthodes pédagogiques apparaît être une compétence privilégiée de l’enseignant. Cette “liberté d’enseignement” est parfois même inscrite dans les textes constitutionnels, comme en Belgique ou en Italie. Ses marges de manœuvre tendent à s’élargir en ce qui concerne le choix des outils pédagogiques, et en particulier des manuels. Aux côtés des pays qui, comme la France, l’Italie ou la Suède, ont traditionnellement donné toute liberté aux enseignants dans ce domaine, le nombre de pays où les enseignants ont à choisir dans une liste prédéterminée tend à se réduire. »

www.education.gouv.fr/bo/2005/18/MENX0400282L. htm

u A propos de la liberté méthodologique par Philippe Perrenoud « A la réflexion en effet, la liberté peut paraître un cadeau empoisonné. D’abord, comme on vient de le voir, parce qu’elle est synonyme de responsabilité. Si le maître passe pour autonome, c’est à lui qu’on demandera des comptes. Comme tout le monde, les enseignants voudraient avoir les avantages de la liberté sans ses inconvénients. Comme ce n’est pas possible, beaucoup préfèrent renoncer à une part d’autonomie et pouvoir en contrepartie se " cacher " derrière l’institution. » www.unige.ch/fapse/SSE/teachers/perrenoud/php_ main/php_1987/1987_08.html

u La liberté pédagogique en laisse par Anne Coffinier « Il n’en reste pas moins que la liberté pédagogique, comme toute liberté, a besoin d’être encadrée. Elle va de pair avec une obligation de prudence et de formation tout au long de la vie. Mais sa contrepartie principale doit en être surtout la responsabilité : les professeurs doivent accepter de rendre publiquement des comptes sur le niveau et les progrès académiques de leurs élèves. C’est à l’évidence une révolution par rapport à la mentalité actuelle. » www.contrepoints.org/2014/05/22/166759-la-libertepedagogique-en-laisse

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http://eacea.ec.europa.eu/education/eurydice/documents/thematic_reports/094FR.pdf

u La liberté pédagogique des enseignants par Pierre Frackowiak « Au cours de la "période Jules Ferry", la question de la liberté pédagogique ne se posait pas. Les pratiques pédagogiques étaient très homogènes et les différences se situaient au niveau des comportements des maîtres, de leur personnalité, de leur talent, de leur charisme, nullement au niveau du modèle pédagogique en vigueur. Le plan type de toute "leçon" était immuable. » www.meirieu.com/FORUM/frackowiak_liberte_pedagogique.pdf

u La Suisse, pays sous-développé en matière de liberté d'enseignement par Anna Lietti « Le libre choix entre école privée et publique est moins bien garanti en Suisse que partout ailleurs en Europe occidentale. C'est le constat d'un classement international inédit. Au premier rang – surprise ! – on trouve la Finlande, également championne de l'excellence scolaire publique. » www.letemps.ch/societe/2002/05/13/suisse-pays-developpe-matiere-liberte-enseignement

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DOSSIER

La bibliographie de la Documentation pédagogique Le secteur documentation pédagogique de la Médiathèque Valais Saint-Maurice livre quelques suggestions de lecture pour aller plus loin dans ce dossier. Tous les documents proposés sont bien sûr disponibles à la Médiathèque Valais - SaintMaurice (cf. cotes indiquées) et pour certains à Sion également.

MAULINI, O., GATHER THURLER, M., Enseigner : un métier sous contrôle ? : Entre autonomie professionnelle et normalisation du travail, Issy-les-Moulineaux : ESF, 2014 Cote : 371.12 ENSE NOE, J.-B., Rebâtir l’école : plaidoyer pour la liberté scolaire, Paris : B. Giovanangeli, 2017 En commande

BRASSELL, D., Cultiver le plaisir d'enseigner : des idées pratiques pour répondre aux besoins des élèves... et des enseignants, Montréal : Chenelière Education, 2014 Cote : 371.21 BRAS

PRAIRAT, E., Quelle éthique pour les enseignants ? , Louvain-laNeuve : De Boeck, 2015 Cote : 37.017 PRAI

TORRES, J-C, Quelle autonomie pour les établissements scolaires ?  : réflexions sur la liberté pédagogique dans les collèges et les lycées, Paris : Harmattan, 2014 Cote : 371(44) TORR

Pour aller plus loin Pealtree (arbre à perles) Résonances en lien avec le dossier du mois http://goo.gl/hSKw0J

ROGERS, C. R., Liberté pour apprendre, Paris : Dunod, 2013 Cote : 371.4 ROGE

Début du célèbre poème de Paul Eluard, illustré par Fernand Léger

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> FIL ROUGE DE L’ORIENTATION

Suivi de six jeunes depuis 2013: que deviennent-ils?

MOTS-CLÉS : FORMATIONS • MÉTIERS Nous suivons Baptiste, Christelle, Danaë, Eric, Elise et Kevin depuis novembre 2013, alors qu’ils étaient en 2e année au CO de Grône. Cette année, ils se répartissent géographiquement entre Brig et Saint-Maurice, et sont respectivement au collège, en apprentissage, à l’école de culture générale, en perfectionnement scolaire à la Fondation Valaisanne Action Jeunesse, à l’école de sport et à l’école des métiers du commerce. Ayant suivi des parcours linéaires ou avec quelques détours, tous ont assurément gagné en maturité. En ce mois de mai 2017, ils s’imaginent exercer un métier dans le journalisme, l’hôtellerie, l’enseignement, l’électricité, l’architecture ou l’informatique.

Baptiste Gabioud, au collège à Sion Baptiste est en 2e année au Lycée-Collège des Creusets à Sion et apprécie

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toujours l’ambiance du LCC. Si au CO il était dans la structure Sport-ArtsFormation, de façon à concilier football et école, il a progressivement perçu le sport, non plus comme une compétition, mais comme un loisir. Après la 2e année de CO, Baptiste était directement parti au collège, alors que son entourage familial et scolaire lui conseillait de faire la 3e année. S’il a redoublé la 1re année au LCC, il n’a jamais regretté sa décision, estimant que faire une autre année de CO lui aurait été moins profitable, parce qu’il aurait encore dû franchir l’important saut vers le secondaire 2. Après son échec, ses parents l’avaient incité à confirmer son désir de poursuivre le collège, ce qui l’a aidé à faire preuve de détermination. L'étudiant relève que ses parents ont ensuite été impression-

nés de le voir capable de faire des efforts pour réussir. Au CO, Baptiste se voyait journaliste sportif et avait effectué des stages. Une fois au collège, il a d’abord envisagé un métier dans le social ou l’audiovisuel, puis dans l’enseignement auprès des élèves jusqu’à 8-9 ans. Aujourd’hui, retour à son premier choix, il se projette en journaliste, de préférence dans le domaine sportif. « J’ai toujours continué à penser travailler dans les médias, mais je me disais que ce serait un peu compliqué d’aller à l’université. » Et il argumente : « Cette année, je me sens plus à l’aise avec mes résultats scolaires, donc je me dis que le journalisme est un projet réalisable. » Pour lui, il faut avoir un plan B, aussi il conserve son idée de devenir enseignant via la HEP. En regardant dans le rétroviseur, Baptiste est d’avis que le CO devrait développer la carte de l’orientation sous un angle plus concret. Même s’il se sent à l’aise au collège, il se dit que cela aurait été moins risqué de

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RUBRIQUES mieux connaître les différents parcours possibles. Quant à la formation reçue au CO, elle est à ses yeux de qualité, toutefois il introduirait quelques cours facultatifs pour permettre aux élèves en difficulté dans l’une ou l’autre branche de progresser, de façon à ce qu’un pourcentage plus élevé de jeunes optent pour la voie gymnasiale. Pour Baptiste, la culture générale qu’il est en train d’acquérir au collège lui sera assurément utile pour son avenir. « Cette formation est idéale pour développer son esprit critique », commente-t-il. Il précise qu'au collège la relation avec les professeurs est très différente, car les étudiants sont motivés à apprendre, ce qui n’était pas forcément le cas dans le cadre de la scolarité obligatoire. « Au CO, les meilleurs profs étaient ceux qui arrivaient à bien nous cadrer, car à cet âge on ne se rend pas compte de l’importance d’étudier », se souvient-il.

Christelle Clivaz, apprentie spécialiste à l’accueil (HGA) Christelle est en 2e année d’apprentissage pour devenir spécialiste à l’accueil (HGA pour hôtellerie, gastronomie et accueil). En 2015-2016, elle a suivi les cours à l’Ecole professionnelle commerciale et artisanale de Sion (EPCAs), avec plusieurs semaines de stages effectués dans un hôtel à Zermatt. Cette année, elle travaille tous les jours à l’hôtel-café-restaurant de la Dent-du-Midi à St-Maurice, et a eu deux blocs de six semaines de cours théoriques à l’EPCAs. Au CO, elle avait les notes pour aller au collège, mais Christelle a toujours voulu travailler dans le domaine de l’hôtellerie et a multiplié les échanges linguistiques et des

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stages, principalement dans le HautValais, de manière à améliorer ses connaissances en allemand. Jusqu’à la réussite de l’examen d’admission HGA, elle avait envisagé l’éventualité de s’orienter dans la couture ou de s’inscrire en ECG. Celle qui avait des étoiles dans les yeux lorsqu’elle parlait de son futur métier les a toujours lorsqu’elle évoque ce qu’elle apprend dans sa formation.

domaine, sont plus élevées qu’au CO. Pour faciliter la transition, elle entraînerait les élèves à l’autonomie, en précisant : « En apprentissage, on est obligé de savoir se débrouiller. »

Christelle est assurément dans son élément. « A l’hôtel, au quotidien, on bouge en apprenant, ce qui nous permet de mettre la théorie en pratique », commente-t-elle. Dans sa place de travail, elle a évolué dans les divers secteurs, qu’il s’agisse du service, de la réception ou des chambres, mais elle n’a pas encore été impliquée dans la gestion et le management. Comme elle apprécie le contact avec les clients, c’est assurément le service qu’elle préfère. Les horaires pourraient parfois être pesants, cependant elle a toujours su faire avec. « A l’EPCAs, les aspects plus techniques sont aussi très intéressants et complémentaires pour avoir une connaissance globale du métier », dit-elle à propos des cours théoriques qui ont tous une coloration professionnelle.

Danaë est en 2 e année à l’Ecole de culture générale, à Sierre, dans le domaine « social et pédagogie », en filière bilingue. Son papa étant germanophone, le défi linguistique ne lui pose guère de problème, néanmoins elle est persuadée d’enrichir son vocabulaire en classe. L’étudiante se sent toujours bien dans cette école, située dans un cadre agréable dont elle vante les charmes : « A côté, il y a un joli jardin… ».

Après son CFC, elle envisage de faire une maturité professionnelle « Economie et services, type Services », et pense que les savoirs acquis au CO l’aideront pour ce programme à nouveau plus scolaire. Elle souhaiterait ensuite apprendre l’anglais, estimant cette langue essentielle pour évoluer dans son métier, peutêtre en passant par une HES ou une école hôtelière. Consciente des enjeux pour son futur, elle veut mettre toutes les chances de son côté. Son regard sur le CO reste très positif, même si Christelle est toujours d’avis que les projets personnels devraient être en partie suivis individuellement. Elle considère que les attentes des enseignants à l’EPCAs, qui sont des professionnels de leur

Danaë Greiner, en ECG bilingue à Sierre

Au fil des ans, Danaë a affiné ses choix professionnels, tout en n’écartant aucun des possibles envisagés, à savoir éducatrice de la petite enfance, enseignante au cycle 1 ou 2, voire actrice. Reste qu’actuellement c’est l’enseignement qui a la meilleure cote, aussi elle se destine à faire la HEP à StMaurice, après l’obtention de sa maturité spécialisée. Si au CO, elle avait effectué un stage en école enfantine, elle vient d’en faire un autre, exigé par l’ECG, en 3H à Chalais, histoire de confirmer son évolution de pensée, puisque début 2014, elle trouvait que le métier d’éducatrice de la petite enfance correspondait mieux à ses envies. Aujourd’hui son discours est inverse : « En comparant le métier d’éducatrice de la petite enfance et celui d’enseignante, je me dis que ce dernier m’intéresse davantage, car j’aimerais apprendre des choses aux enfants et pas seulement m’en occuper. »

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Danaë a toujours adoré être avec des enfants, néanmoins elle est d'avis que son projet doit aussi en partie à sa rencontre avec de formidables enseignants en primaire, pensant en particulier au titulaire qu’elle a eu en 5P-6P, très charismatique et à qui elle ressemblerait volontiers. Dans sa manière d’enseigner, elle ajouterait une touche personnelle : « Je ferais notamment découvrir à mes élèves que la musique peut leur faciliter tous les apprentissages, ce que j’ai expérimenté. » Très logiquement, l’on pourrait se demander pourquoi celle qui joue beaucoup de musique ne se rêverait pas musicienne, mais elle note avoir toujours vu cette activité plus comme une passion qu’un métier. Par contre, jusqu’à présent, elle n’avait pas suivi de cours de théâtre, mais cette année elle a franchi le pas au sein de l’école. En 2014, Danaë se déclarait impatiente d’entrer dans la vie active, tout en ne se destinant pas à faire un apprentissage, ce qui pouvait paraître contradictoire. « Je suis toujours curieuse de découvrir le monde professionnel, mais comme je me plais beaucoup à l’ECG, je gère mieux l’attente », observe-t-elle. Celle qui avait adoré ses années à l’école primaire n’avait pas gardé de très bons souvenirs du CO. Sa critique n’était pas liée aux enseignants, mais elle avait toujours l’impression d’être jugée par ses camarades. Concernant les cours d’orientation, ils ne lui paraissaient pas inintéressants, cependant elle suggérerait de les dynamiser, avec des interventions externes, et de les individualiser en partie.

Eric Zaehringer, en perfectionnement scolaire Action Jeunesse Eric a commencé l’année à l’Ecole professionnelle, en

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bénéficiant de la possibilité des trois mois supplémentaires pour décrocher un contrat d’apprentissage dans le domaine informatique. D’une part, il n’a pas trouvé de place et d’autre part il s’est rendu compte que le domaine ne l’intéressait pas tant que cela. Pendant un temps, il était, selon son expression, en mode « Je fais quoi maintenant… ». Connaissant quelqu’un qui était passé avec succès par Action Jeunesse, il a privilégié ce choix. « Ce qui m’importait, c’était de ne pas me retrouver avec un trou dans mon CV », avance-t-il. Et il complète : « L’avantage d’Action Jeunesse, c’est de nous permettre d’avancer vraiment à notre rythme. » Au sein de cette Fondation à Sion, il suit des cours lui permettant de conserver son niveau scolaire, que ce soit en français, en maths ou en culture générale, tout en profitant de conseils pour les démarches à entreprendre afin de trouver une place d’apprentissage. Du fait qu’Eric voulait devenir boulanger ou cuisinier depuis l’âge de 9 ans jusqu’en 2e du CO, on aurait pu imaginer que sa voie était toute tracée. Or, confronté à la réalité des horaires exigés dans ces professions, il a ensuite tâtonné, en changeant de projet d’année en année. Aujourd’hui, il a abandonné ses envies de devenir tour à tour graphiste, dessinateur ou informaticien. Depuis cette rentrée, après plusieurs stages, dont aide-soignant auprès des personnes âgées et une journée d’information à l’Ecole intercantonale de laborantins, il a hésité entre ce métier et celui d’électricien, mais ses résultats au basic-check ont décidé pour lui, puisqu’il était un peu moins bon dans la résolution des équations. Eric a décroché une place d’apprenti installateur-électricien à Sion, et débutera dès le 2 août prochain. Sachant que les matières où il se sent le plus à l’aise sont les maths et les sciences, il pense que ce choix lui correspondra et se réjouit de se

retrouver bientôt en apprentissage dans ce domaine, d’autant que les stages effectués lui ont plu. Le visage souriant, il raconte : « La personne qui s’est occupée de moi pendant le dernier stage m’a dit qu’il n’avait jamais vu un jeune qui bossait autant. » Il est aussi motivé en regardant les chemins possibles après le CFC ou la maturité professionnelle, citant d’éventuelles spécialisations auprès de Swisscom par exemple. Pour Eric, le CO est adapté, mais il était, comme beaucoup d’autres jeunes, un peu perdu dans la construction de son projet personnel à ce moment-là. « Je m’y suis pris tardivement pour trouver une place d’apprentissage, car j’étais trop flemmard », constate-t-il. De son point de vue, il a beaucoup gagné en maturité pendant cette année de transition.

Elise Hitter, à l’Ecole de sport à Brig Elise, tout en menant une carrière sportive, est à Brig, en 2e année de préparation à la maturité gymnasiale à l’Ecole de sport, liée au Centre national de performance qui suit le cahier des charges de Swiss-Ski. « La structure est conçue pour les sportifs de neige, aussi nous n’avons quasiment aucun cours en janvier-février, avec des périodes de rattrapage pour les examens », relève Elise. Après sa 3e année de CO, Elise avait choisi de fréquenter l’Ecole privée des Buissonnets à Sion. Si elle a apprécié le suivi individualisé, elle a tout de même décidé d’aller à Brig, pour des raisons organisationnelles. L’année dernière, en passant dans la catégorie supérieure au niveau sportif, elle savait que son planning serait plus facile à concilier à l’Ecole de sport.

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RUBRIQUES Elise ne regrette pas d’avoir fait une 3e année de CO, alors qu’elle avait les notes pour aller au collège en fin de 2e, et pas davantage d’avoir fréquenté une année une école privée. « Chaque étape a été une formidable expérience et la transition de l’une à l’autre s’est effectuée en douceur », relève-t-elle, aujourd’hui très heureuse à Brig. Même si les cours sont dispensés en français, elle estime tout de même profiter linguistiquement de l’environnement haut-valaisan. Dès la 5P (7H), adorant dessiner et appréciant les mathématiques, Elise caressait le rêve de devenir architecte et au CO elle avait fait un essai pour confirmer son choix. « Même si je n’ai pas refait de stage depuis, je reste motivée à devenir architecte », affirme-t-elle. Au départ, elle se voyait devenir tout de suite architecte d’intérieur, ensuite elle pensait aller à l’EPFL, et l’année suivante elle se voyait mieux faire la HES, après une année de pratique professionnelle dans un atelier d'architecture exigée pour les maturités gymnasiales. En mai 2017, elle hésite sur le chemin à emprunter, mais est d’avis qu’elle a encore le temps. L’année prochaine, elle souhaite poursuivre à Brig, tout en améliorant ses résultats sportifs au sein de son équipe et pour le futur elle conserve son 2e choix, lié au commerce, parce que c’est un autre domaine qui lui plaît. Concernant le CO, Elise, avec le recul, trouve que ce qui est mis en place au niveau de l’orientation est bien, car ce sont des aides et que rien n’est imposé, ce qu’elle juge primordial puisque c’est un choix très personnel. En 2015, alors qu’après son stage on lui proposait une place en formation duale, elle déplorait qu’il soit moins aisé pour un apprenti que pour un étudiant de concilier sport ou art et formation et sur ce point elle n’a nullement changé d’avis. Sa seule déception réside dans le fait qu’elle aurait peut-être préféré passer par la case « apprentissage »,

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mais elle nuance toutefois, mettant en avant les nombreuses offres de formation possibles et les multiples passerelles.

Kevin Bello Martins, en Ecole des métiers du commerce à Sierre Kevin est en 1re année en Ecole des métiers du commerce à Sierre, avec toujours son rêve de s’orienter dans l’informatique ou, à défaut, dans la comptabilité. L’an dernier, en EPP, il cherchait une place d’apprentissage, précisant que s’il ne parvenait pas à atteindre son but, il lui faudrait avoir des résultats suffisants pour entrer en école de commerce. Autant dire que la fin de l’année scolaire ne s’est pas déroulée sans anxiété, car avec des notes insuffisantes, il lui aurait fallu trouver une place d’apprentissage à tout prix, même hors canton, suivre le SeMo (semestre de motivation) ou dénicher une autre solution de transition. Reste qu’à l’EPP il dit s’être réveillé et a progressé dans la plupart des branches. Pour rappel, Kevin, le révolté des notes qui, à chaque rencontre, criait à l’injustice de ces chiffres oubliant de mesurer sa motivation et sa détermination, est désormais en école de commerce, et n’a paradoxalement plus la même crainte des mauvais résultats. « Au départ, j’ai commencé cette formation en me disant que si ça ne me plaisait pas trop, je pourrais plus facilement décrocher une place d’apprentissage, mais au final j’aime bien les cours donnés », analyse-t-il. Il envisage donc d’obtenir son CFC et sa maturité professionnelle, avant de faire une passerelle pour aller en HES en filière informatique ou se spécialiser dans la comptabilité.

Au CO, Kevin était pressé de quitter l’école, et là il se plaît bien. Une évolution qu’il met sur le compte de sa plus grande maturité et sur le fait qu’il perçoit mieux les enjeux de ses décisions : « Aujourd’hui, je sais que cette formation en école m’offrira plus d’ouvertures pour mon avenir professionnel, ce qui est plus difficile à percevoir à l’âge du CO. » En d’autres termes, à ses yeux, il est plus facile d’apprendre une fois que l’on s’est construit un vrai projet auquel il suffit d’ancrer sa motivation. Il est cependant aussi d’avis que la majorité des professeurs à l'ECCG ou à l'EPP ont une attitude plus aidante envers les élèves qu’à l’école obligatoire. Concernant l’orientation au CO, il demeure convaincu qu’elle devrait davantage s’inspirer sur ce qui est pratiqué en EPP, en favorisant les stages dès la 1re année. « Au CO, on devrait plus nous motiver à faire ce que l’on veut, plutôt que nous laisser dans le noir », insiste-t-il. Au niveau des outils, il considère que le portfolio n’ouvre pas suffisamment les horizons. Pour sa part, il trouverait judicieux de profiter de la démarche de projets pour se préparer aux travaux de groupe et à l’interdisciplinarité. Et s’il devait refaire le CO, il se donnerait davantage les moyens de réussir, même s’il se dit que les différentes étapes de son parcours ont été nécessaires.

A suivre en juin 2018… Propos recueillis par Nadia Revaz

PDF et bonus en images Sur www.resonances-vs.ch, vous trouverez le PDF des articles précédents ainsi qu’un bonus en images.

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> VERSION COURTE

Au fil de l’actualité Site français pour la prévention de la radicalisation Cette plateforme contribue à prévenir les risques d’emprise complotiste, de radicalisation violente ou de désocialisation. Les ressources proposées aident à comprendre les ressorts et les étapes de la radicalisation, identifier dans le développement psychosocial de l’adolescent les facteurs et influences qui amènent vers la radicalisation violente. www.reseau-canope.fr/prevenir-laradicalisation.html

Projections scolaires de « L'ordre divin » « L'ordre divin » est le premier longmétrage de fiction sur le droit de vote des femmes en Suisse et son introduction tardive en 1971. La scénariste et réalisatrice Petra Volpe (scénario de « Heidi ») invite le public à plonger dans l'atmosphère et les émotions de la Suisse rurale des années 70, une période riche en changements. « L'ordre divin » est un hommage à toutes les personnes qui se sont battues à l'époque pour l'égalité des droits politiques et toutes celles et ceux qui s'engagent aujourd'hui pour l'égalité des sexes et l'autodétermination. Aux enseignant-e-s et directions Cycle 3 Harmos (dès 14 ans) | Postobligatoire Visionnez gratuitement le film en salle début juin 2017 (demandez une invitation). En cas d’intérêt, l’Association cinec, qui a pour but de faire découvrir aux élèves de Suisse les films de qualité en salle de cinéma, organisera votre projection scolaire à votre convenance, dès maintenant et durant toute l’année 2017-2018. http ://cinec.ch/lordredivin

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offre également une large place à la technique de la « stop-motion » utilisée par le réalisateur valaisan Claude Barras pour son film « Ma Vie de Courgette » qui reçut deux Césars et une nomination aux Oscars. Avec les soutiens d’Etincelles de culture et d’autres partenaires, la Maison du diable propose des ateliers d’histoire du cinéma (l’art de l’illusion), principalement pour les élèves entre 8 et 10 ans. Ces ateliers permettront à chaque élève de connaître les origines du 7e art, les étapes de fabrication d’un film de fiction ou d’animation ainsi que les grands courants du cinéma. Pour petits et grands enfants jusqu’au 24 septembre. www.fondation-fellini.ch

Agenda en ligne Divers événements figurent sur le site de Résonances, sous l’onglet «A vos agendas»: http://goo.gl/yiIVXf

EN RACCOURCI

L’animation s’expose à la Fondation Fellini à Sion Des jouets optiques du XIXe siècle aux premières animations artisanales d’Emile Reynaud, Winsor MacCay ou Emile Cohl, à l’âge d’or du dessin animé dit « industriel » (Cartoon et Disney), l’exposition de la Fondation Fellini pour le cinéma interroge l’histoire d’une technique de représentation graphique du mouvement qui est née avant le cinéma lui-même. Ce panorama inédit sur le cinéma d’animation, à vocation ludique et familiale, présenté à la Maison du diable,

Semaine des médias 2017

Bravo aux gagnants valaisans Dans le cadre de l’édition 2017 de la Semaine des médias à l’école en Suisse romande, une classe de 8H de Martigny-Croix (enseignants: M. Moser et Mme Barras) gagne un prix au concours radio et une classe du Vieux-Collège à Monthey (enseignante: Mme Grelot) remporte deux prix au Cycle 2. Un beau projet pour vos classes en 2018… www.e-media.ch

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RUBRIQUES > ÉCOLE ET MUSÉE

En Marche MOTS-CLÉS : ACTIVITÉS • EXPRESSION ARTISTIQUE

Réflexe de mobilité quotidienne, la marche permet de gravir des sommets et d’explorer le monde au-delà de ses frontières. Essentielle à la liberté, elle est un outil de mobilisation du corps au cœur du développement moteur et intellectuel. La marche est pour l’enfant l’activité primordiale de son développement. Puis en grandissant, la marche va permettre de revendiquer des droits, de s’exprimer, de mobiliser son affectif, de s’engager… Depuis les années 1960, elle constitue même une expression artistique. Articulée de façon thématique, cette exposition réunit des œuvres et des objets valaisans, suisses et internationaux de différentes époques et disciplines. En plus d’une production sur mesure de l’artiste anglais Hamish Fulton, le Pénitencier rassemble des œuvres de Francis Alÿs, Fischli & Weiss, Martina Gmür, Douglas Gordon, Richard Long ou encore Not Vital. De l‘empreinte du pied à la transgression des frontières et de l’ascension alpine à la manifestation politique, la marche est abordée sous l’angle de l‘engagement du corps et de l’esprit : faire un pas, c’est faire un choix! Déroulement : l’activité dure 1 h 30. L’introduction et la conclusion se font avec la classe entière. La classe est séparée en deux groupes pour la visite des salles (avec l’enseignante) et les ateliers pratiques (avec la médiatrice).

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L'exposition se tiendra du 3 juin au 7 janvier 2018 Le Pénitencier, Rue des Châteaux 24, à Sion

Visiter l’exposition avec sa classe : une offre adaptée à tous les niveaux Le service de médiation du Musée d'art propose pour les classes, différentes activités sous la forme d'ateliers pratiques : 1H-4H Marquer-Risquer : Les élèves du cycle 1 découvrent la marche sous l’angle artistique et laissent la trace de leur passage. 5H-8H Chuter-Engager : Pour le cycle 2, les élèves comprennent pourquoi

on marche et observent les différentes façons de se déplacer. 9H-11H Obéir/Désobéir-Mobiliser : Au cycle 3, les élèves choisissent une œuvre et la remettent en contexte dans le discours de l’exposition. Ils comprennent ainsi les messages exprimés par la présentation commune des œuvres. Organisé par thématiques, le programme de médiation donne la possibilité d’aborder la visite commentée avec les élèves sous de nouveaux angles. Audrey Fumeaux

Infos pratiques Visites avec médiatrice :

Visites libres : Lieu : Horaires :

Durée de la visite : Tarif : Réservation : Contact :

Le Musée propose des visites guidées ou des activités thématiques pour tous les niveaux. Les thèmes des activités sont à découvrir sur notre site : www.musees-valais.ch/accueil-des-publics/ visiter-avec-sa-classe.html Les enseignants peuvent également venir en visite libre avec leur classe. Le Pénitencier, rue des Châteaux 24, 1950 Sion oct.-mai : ma - di, 11 h - 17 h juin-sept. : ma - di, 11 h - 18 h sur demande, pour les classes, le Pénitencier peut ouvrir plus tôt 1 h - 1 h 30 gratuit pour les classes obligatoire, deux semaines au moins avant la visite sc-museesmediation@admin.vs.ch ou 027 606 46 92 www.musees-valais.ch

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> MÉTIERS DE L’ÉCOLE

Solenne Berthod Borcard, enseignante titulaire sion en douceur, me permettant de m’habituer à la fatigue professionnelle, différente de celle que l’on peut avoir à la HEPVS, et aux émotions liées à ce métier.

MOTS-CLÉS : VERCORIN • 7H-8H • RESPONSABLE DE CENTRE Nous avions rencontré Solenne Berthod Borcard, une première fois en août 2015, juste avant sa première rentrée en tant que future enseignante à temps partiel, de la 5H à la 8H, à Chalais et à Vercorin, et une deuxième fois en mai 2016, alors qu’elle était enseignante depuis plusieurs mois. Elle nous avait alors annoncé que pour cette année scolaire elle serait titulaire d’une 7H-8H et responsable du centre scolaire à Vercorin, aussi ces changements dans son parcours étaient une raison de vouloir la revoir en cette fin d’année scolaire pour prendre la mesure des différentes étapes de son parcours. Pour rappel, Solenne Berthod Borcard, tombée dans la marmite de l’enseignement à sa naissance puisqu’elle est fille d’enseignants, avait toutefois quelques doutes sur son choix professionnel au sortir de la HEP-VS puis de petites inquiétudes en devenant titulaire et responsable du centre scolaire de Vercorin. Si en juin 2016, elle avait l’enthousiasme communicatif en parlant de ses élèves, comment allions-nous la retrouver après une année certainement plus intense, au vu de ses nouvelles responsabilités ? INTERVIEW Solenne Berthod Borcard, quelles sont vos impressions après cette première année en tant que titulaire de classe ?

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rcard

Solenne Berthod Bo

Etre titulaire, c’est totalement autre chose que d’intervenir dans des classes, sans en avoir le suivi. Cette présence régulière permet de créer de vrais liens avec les enfants. L’entrée progressive dans le métier vous a-t-elle aidée ? En tant que nouvelle enseignante, je pense que c’est bien de pouvoir se familiariser tranquillement avec le métier, c’est-à-dire sans avoir la charge du titulaire, ce qui implique la gestion de nombreuses tâches administratives supplémentaires. C’est une fonction qui me semble un peu lourde pour débuter dans le métier et dans le même temps je connais des enseignants qui ont tout de suite très bien assumé leur titulariat. Reste que moi j’ai apprécié cette immer-

En août 2015, vous disiez que ce serait une bonne chose que la HEP-VS propose des stages en période de rentrée scolaire. Le pensez-vous toujours ? Une stagiaire de la HEPVS le déplorait également récemment, mais avec le recul, je me dis que ce n’est pas inintéressant de découvrir ce moment particulier, sans l’avoir vécu accompagné par un praticien-formateur. Avant de faire ses premiers pas dans le métier, on doute un peu, mais dans les faits, au sortir de la HEP-VS, avec l’outillage professionnel que l’on a reçu, on a les compétences nécessaires pour gérer cette étape. Du coup, ce petit défi initiatique pourrait être perçu comme une manière de gagner en confiance en soi. Comment gérez-vous votre classe au quotidien ? En ayant pris le temps de construire une relation forte avec les élèves en début d’année, je me retrouve en fin d’année scolaire, sans n’avoir jamais eu à hausser la voix. En leur laissant des occasions de me parler à la récré ou à la fin des cours, je n’ai du coup rencontré aucun problème majeur de discipline. J’essaie d’être

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RUBRIQUES DOSSIER toujours là pour les encourager, comme cela se fait du reste dans plusieurs pays, dont la Finlande. Je crois beaucoup à cet état d’esprit positif dont on manque cruellement en Suisse. Quand je vois mes élèves bomber le torse, je suis fière de leur assurance gagnée, d’autant que cela les pousse à faire des progrès. J’ai juste peur de me dire que l’année prochaine, ils auront peut-être des enseignants qui ne porteront pas ce regard bienveillant sur eux et je me dis que cet apprentissage ne se fait pas durablement en une seule année. Est-ce une attitude qu’il faudrait changer dans l’école valaisanne ? Cela ne se décrète pas et dépasse largement le cadre de l’école, mais il est vrai que je suis convaincue qu’en tant qu’enseignant nous avons pour rôle de soutenir les enfants et de leur apporter de l’espoir, en les aidant à être fiers d’eux-mêmes, même si la société n’est pas forcément dans cette mouvance. Cette vision enthousiaste est chez moi liée à mon caractère, donc cela m’est facile d’être ainsi. Avez-vous insufflé une coloration ludique à votre classe comme vous l’envisagiez ? En tant que titulaire, j’ai naturellement eu plus de liberté pour mettre en place une approche personnelle, mais je me suis adaptée à ma classe. Mes élèves, qui sont merveilleux, sont très studieux, aussi ils peinent à voir qu’ils apprennent en jouant, donc je tiens compte de leur souhait, car le seul objectif est de les faire progresser. Je mets à leur disposition des jeux et lance des défis, car je crois en la richesse de ce type de démarches, toutefois je respecte leur volonté de travailler de manière plus scolaire. Quel regard portez-vous sur les cours de formation continue qui étaient à votre programme cette année ? J’ai suivi les cours en lien avec les nouvelles méthodologies, mais comme je suis très autodidacte, cela ne m’a pas été vraiment utile, sauf en géographie, car l’approche était

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plus concrète et présentait des projets se déroulant en partie à l’extérieur de l’école, ce qui m’a permis d’enrichir ma pratique. Et pour ce qui est de la formation en lien avec le projet Virus+, dispensée par Catherine Sierro auprès des enseignants de 8H de plusieurs centres scolaires et visant à promouvoir la lecture auprès des élèves de fin de cycle 2, elle était absolument passionnante. La bibliothécaire nous a fait découvrir de multiples façons d’explorer les livres sélectionnés. Les élèves ont adoré les activités menées, dont tout particulièrement la présentation originale d’un des livres à une autre classe. Outre Virus+, avez-vous mené d’autres projets avec vos élèves cette année ? Nous avons participé au challenge des Explorateurs de l’énergie. C’était un moment génial, qui permettait de casser la routine, avec d’autres méthodes. Nous avons poursuivi avec les Pionniers de l’énergie et tout récemment une personne de Genève est venue parler aux élèves de questions liées à la consommation. En contrepartie, nous devons mettre en place un projet. Nous avons choisi d’avoir des poules à l’école et les enfants devront s’en occuper au quotidien pendant les périodes scolaires. Le poulailler est en commande, car comme c’est très technique, j’ai abandonné l’idée de le faire construire par mes élèves.

Je n’ai plus la même envie de passer à l’étape suivante et d’être formatrice d’adultes. J’ai découvert combien les enfants, avec leur insouciance, m’apportaient d’énergie. C’est très agréable d’être enseignante et j’adore ça. Que souhaitez-vous alors pour l’année prochaine ? J’espère que j’apporterai aux élèves ce dont ils auront besoin, en les accompagnant au mieux et en respectant leurs différences, et que je passerai d’autres moments riches en émotions avec mon nouveau groupe classe, puisque les 8H s’en iront et seront remplacés par d’autres élèves en 7H. Au niveau de l’équipe enseignante, il y a aura aussi une nouvelle alchimie, avec un départ et une arrivée. Tout est à recommencer, autrement. Propos recueillis par Nadia Revaz

C’était écrit il y a 100 ans…

Et comment vous sentez-vous dans votre rôle de responsable de centre ? Au début de l’année, je ne savais pas trop à quoi m’attendre et je suis vraiment très contente de pouvoir m’épanouir dans ce rôle. J’aime bien gérer les choses, même si, par moments, c’est vrai qu’il y a pas mal de job. Pour exemple, en cette fin d’année scolaire, j’ai accepté d’organiser une course pour la Fondation Moi pour toit, ce qui est un peu stressant, mais tellement motivant. Quel nouveau défi souhaitez-vous relever ?

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> LIVRES

La sélection du mois d’approche orientante lorsque l’on définit le système d’orientation en Suisse, on constate qu’il y a depuis quelques années une volonté de réduire la sélection des élèves au profit d'une orientation réfléchie. »

L’Ecole de demain Comment rendre une école vraiment orientante? Cet ouvrage présente une démarche concrète de travail de l’orientation scolaire au sein de l’école actuelle, en offrant des éléments de réflexion pour la repenser. Bien que conçu à partir de projets menés par l’Université de Mons en collaboration avec de nombreux établissements scolaires, il traite résolument d’une thématique internationale. Outre les aspects théoriques et pratiques, ce livre comprend un ensemble de témoignages de professionnels de l’enseignement, qu’ils soient belges, québécois, français ou suisses. Il propose également des grilles d’implémentation d’un projet orientant spécifique à chaque acteur du système éducatif ainsi que des suggestions d’activités s’intégrant aux différentes disciplines scolaires avec renvoi aux sites web avec fiches et fascicules téléchargeables pour l’élève. Damien Canzittu et Marc Demeuse. Comment rendre une école vraiment orientante ? De Boeck supérieur, 2017. Citation extraite de l’ouvrage « Même si on ne peut pas véritablement parler

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Refusant tout dogmatisme pour analyser avec lucidité les forces et les faiblesses de notre système éducatif, de la maternelle au lycée, Jean-Michel Blanquer, devenu après la parution de cet ouvrage ministre de l’Education nationale, dessine ce que pourrait être une école où l'excellence et le mérite seraient au service du progrès social. En s'inspirant des réformes menées ailleurs dans le monde et des résultats des sciences du développement de l'enfant, cet ouvrage propose des mesures concrètes, qui pourraient être prises rapidement pour bâtir une école de la réussite en France.

deviennent des adultes libres. Cette vision ne repose pas sur une conception consumériste et avilissante de la liberté, mais plutôt sur une liberté qui élève, c'est-à-dire une liberté fondée sur le savoir, sur une autonomie toujours plus grande de l'enfant devenant adolescent et adulte. D'ailleurs, au XXIe siècle, les frontières de l'éducation évoluent. Chacun est désormais appelé à se former tout au long de la vie, d'autant que, plus qu'à aucune autre époque, le savoir se trouve au cœur de la société et donc aussi de la culture, de la politique, de l’économie, de la vie. »

Jean-Michel Blanquer. L’école de demain. Propositions pour une Education nationale renouvelée. Paris: Odile Jacob, 2016. Citation extraite de l’ouvrage « La vision se cristallise en un mot, qui est clé dans la trajectoire de la République française: liberté. L'école existe pour la liberté, elle existe parce que l'idéal commun est que les enfants d'aujourd'hui La suggestion du mois de Daphnée Constantin Raposo, enseignante

Corbu

CD Chantilèges

Ce CD, c’est 73’52 de pur plaisir. Des mélodies de toutes les couleurs, de la poésie à l’infini, de la fantaisie, de la douceur. Ces chansons nous bercent, du matin au soir, de l’automne à l’été. A table ou dans l’allée, chez grandmaman ou tout là-haut dans la montagne, la musique s’invite. On y rencontre des personnages originaux et chaleureux. Chantées par un chœur d’enfants au grand cœur, on a envie de fredonner, de danser, voire de chanter à pleins poumons. Ce nouvel album de Chantilèges est pensé pour les classes, car on y trouve, en plus des chansons avec l’accompagnement musical, les versions instrumentales, play-back et, petit trésor supplémentaire, les partitions pour piano et des pistes pédagogiques sont également disponibles.

Paroles et musique: Fabienne Gay-Balmaz. Chantilèges, Les chouettes Chaussettes. Lausanne: Editions Loisirs et Pédagogie, 2016.

Les éditions La Joie de lire fêtent leurs 30 ans. Pour marquer cet anniversaire, le premier livre a été réédité avec une nouvelle couverture. Ce livre permet une approche essentiellement par l’image de l’univers de l’architecte Charles-Edouard Jeanneret, dit Le Corbusier ou Corbu. Francine Bouchet, Michèle Cohen et Michel Raby. Corbu comme Le Corbusier. Genève: La Joie de lire, 2017. Citation extraite de l’ouvrage « Construire des maisons sur pilotis et aménager leur toit en terrasse… voilà ce qu’avait encore imaginé Le Corbusier pour gagner de la place. »

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RUBRIQUES DOSSIER > CONCOURS

Concours d’écriture Littéra Découverte MOTS-CLÉS : 7-16 ANS • TEXTE INÉDIT

Le concours Littéra Découverte a été lancé en 1993. Au fil des éditions, organisées tous les deux ans, les accroches pour développer le goût de l’écriture ont été variées. Cette année, il s’agit pour les enfants et les adolescents de trouver l’inspiration à partir d’une des douze illustrations proposées.

Règlement Etre âgé de 7 à 16 ans. Ecrire seul ou à plusieurs un texte inédit (en te basant sur une des douze illustrations proposées) de 1 à 3 pages A4 soit 1500 caractères au total (maximum). « Inédit » signifie que le copier-coller d’un texte existant est interdit. Ecrire lisiblement sur la première page les coordonnées : prénom, nom, âge, adresse privée complète et numéro de téléphone. (Possibilité d’ajouter un pseudonyme en cas de publication). Indiquer quelle image a été source d’inspiration (noter le numéro au sommet de ta feuille). Envoyer le texte : soit par e-mail à litteradecouverte@ bluewin.ch, en format Word, PDF, ou rft; soit par courrier en 1 exemplaire à : LITTERA-DECOUVERTE Ch. de la Charrière 4c 1890 St-Maurice Dernier délai : 30 novembre 2017. Passé ce délai, aucune communication ne sera échangée jusqu’à la proclamation des résultats lors du

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Salon du Livre de Jeunesse, à StMaurice, les 13,14 et 15 avril 2018. Les textes reçus ne sont pas retournés, ils restent propriété de LITTERA. En cas de doute, des renseignements complémentaires peuvent être obtenus par écrit à litteradecouverte@bluewin.ch ou auprès de Fabrice Massy au 079 714 23 60.

plus de 10’000 livres présentés dans de fabuleux décors la présence d’illustrateurs réputés et bien d’autres choses encore…

Littéra-Découverte c’est aussi une association qui souhaite donner le goût de la lecture et de l’écriture aux enfants et aux adolescents un Salon du Livre de Jeunesse unique en Suisse romande qui vivra en 2018 sa 14e édition 3 jours de manifestation à St-Maurice (13, 14 et 15 avril 2018)

www.litteradecouverte.com www.concourslittera.com

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> DOC. PÉDAGOGIQUE

DVD-R documentaires: la sélection du mois Les DVD-R sont à disposition des enseignants et des étudiants dans les deux sites de Sion et St-Maurice. mv-stmaurice-dp@admin.vs.ch Soundbreaking Diffusé les 10, 17, et 24.02.17 sur Arte, 6X52’ Cote 78(091) SOUND et 78.02 SOUND Contient : La fée électricité / La magie du studio / Profession producteur / Trouver sa voix / Générations sample / Du 78 tours au fichier MP3 « Passionnante aventure artistique et technologique, la mise au point de l'enregistrement de la musique s'est déroulée sur plus d'un siècle. Avènement du multipistes, rôle du producteur, rendu de la voix, révolution numérique… : sur une bandeson d'anthologie, Soundbreaking (titre qui joue sur les mots sound et groundbreaking, en français « révolutionnaire » ou « novateur ») raconte les plus belles pages de cette époque. En 6 épisodes, Soundbreaking retrace la formidable épopée artistique et technologique de la musique. (ARTE) » Si la musique m’était contée Diffusé les 10,17, 24 et 31.01.16 sur Arte, 4X90’ Cote 78/0-6(091) SILA Contient : Baroque : fantaisie, excès et falbalas / Classique viennois : rigueur, justice et bon goût / Romantisme : mondes imaginaires et révolutions / Moderne : avant-garde, apocalypse et superstars « Ce documentaire en quatre volets rend la musique palpable. Une production où BD, scènes historiques, jam sessions, explications de stars du classique, commentaires d'hommes

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Jean-Michel Jarre fait partie des représentants du style de musique emblématique et technologique décortiqué dans Soundbreaking.

politiques, philosophes ou chercheurs se mêlent aux illustrations sonores et visuelles des grandes heures de l'exécution musicale. (ARTE) »

Cote 78/76 MOND Olivier Richard est allé questionner l'essence du métal joué par des groupes indiens, taïwanais, kényans, ou encore amazoniens. (Télérama) »

Le monde metal Diffusé le 21.06.2015 sur Arte, 52’

EN RACCOURCI Du journal de bord au travail exposé

Arts visuels: expo des étudiants du Lycée-Collège de la Planta Les étudiants de 5e année au LCP à Sion, en cours avec Guido Berclaz et Eva Wernimont, exposent leurs « œuvres », accompagnées de leurs dossiers personnels ou journaux de bord. Cette approche constitue l’ultime étape de leur parcours gymnasial en arts visuels et s’apparente au travail de maturité des autres branches. Les démarches imaginées et réalisées par ces collégiens sont diverses, originales et très personnelles. L’expo est à découvrir dans le bâtiment du LCP jusqu’à fin juin, pendant les horaires scolaires. Résonances vous propose en ligne un diaporama coloré ainsi qu’un petit reportage réalisé dans le cadre d’une visite commentée par les jeunes et leurs professeurs. www.resonances-vs.ch

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RUBRIQUES > SECONDAIRE 2

Prix littéraire des Collégiens de Sion 2017 attribué à Xochitl Borel membres du jury et son émotion de se trouver face à de jeunes lecteurs faisant preuve d'un bel esprit critique. INTERVIEW Marie Lucie et Maurane sont en 2e année au Lycée-Collège de la Planta. Toutes deux ont délibéré dans le cadre du jury.

Xochitl Borel, lauréate 2017 du Prix littéraire des Collégiens de Sion

MOTS-CLÉS : LITTÉRATURE • RENCONTRE Cette année, dans le cadre du Prix littéraire des Collégiens de Sion, qui a lieu tous les deux ans depuis 2009, 110 jeunes ont eu l’occasion de lire cinq romans sélectionnés par un groupe de professeurs de français. Le jury d’étudiants, présidé par Jacques Cordonier, chef du Service de la culture, était composé d’une vingtaine de jeunes (essentiellement des étudiantes). L’édition 2017 du concours de lecture, mis sur pied par les Lycées-Collèges de Sion (Les Creusets et La Planta), a été organisée en collaboration avec la Médiathèque Valais et c’est cette dernière qui a accueilli la cérémonie de remise du Prix offert à Xochitl Borel par la Banque cantonale valaisanne. Après un intermède musical, un bref discours de Francis Rossier, recteur du Lycée-Collège de la Planta, et la lecture de courts passages par trois étudiantes, Xochitl Borel a évoqué sa belle rencontre à huis clos avec les

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Quelle a été jusqu’à présent votre relation à la lecture ? Marie Lucie : Quand j’étais petite, j’adorais lire, mais en entrant au CO j’ai un peu perdu le contact avec les livres. Au collège, j’ai retrouvé ce plaisir. Maurane : J’ai toujours été une dingue de lecture, mais un peu moins au CO aussi. Lire, c’est pour moi une évasion et une source d’inspiration. En participant à ce concours, j’imagine que c’est l’occasion de vous familiariser avec une littérature que vous n’abordez pas en classe. Avez-vous apprécié ces textes contemporains ?

Maurane : Absolument, c’est vraiment une belle opportunité de lire des auteurs qui viennent d’ici et pas seulement les grands classiques. Marie Lucie : Certains livres évoquent des lieux que l’on connaît et cela ajoute à la proximité avec l’auteur. En librairie, les livres mis en avant sont les best-sellers, tandis qu’avec ce Prix on a bénéficié d’une sélection d’auteurs peut-être moins reconnus, mais de grande qualité. La discussion que vous avez eue avec Xochitl Borel a-t-elle été riche ? Maurane : Pouvoir rencontrer l’auteur, surtout quand on a adoré son livre, c’est juste fantastique. Xochitl Borel ne rentre pas forcément dans l’une des cases de la société et j’ai trouvé cela particulièrement intéressant. Marie Lucie : C’est quelqu’un qui dégage quelque chose de particulier et elle s’est mise sur un pied d’égalité avec nous, en acceptant notre regard sur son livre. Qu’est-ce qui vous a plu dans L’alphabet des anges ? Marie Lucie : C’est un sujet très délicat abordé avec finesse. Maurane : Son langage est très poétique, avec beaucoup de subtilités. Propos recueillis par Nadia Revaz

La sélection 2017 Arthur Brugger, L’œil de l’espadon Max Lobe, La Trinité bantoue Marc Voltenauer, Le dragon du Muveran Mélanie Richoz, J’ai tué papa Xochitl Borel, L’alphabet des anges Maurane et Marie Lucie

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> MITIC

OneNote® : un outil gratuit qui remplace tous vos classeurs 1

MOTS-CLÉS : BLOC-NOTES • OUTIL INFORMATIQUE Vous utilisez des classeurs pour tous vos documents et vous souhaitez gagner du temps et économiser du papier  ? Vous utilisez des blocs-notes et des classeurs pour tous vos documents depuis toujours et cela prend beaucoup de place. Vous ne retrouvez pas toujours ce que vous cherchez. Vous pensez qu’il est nécessaire d’économiser le papier. Et enfin, vous voulez que tous vos documents se trouvent au même endroit  : notes personnelles, suivi des élèves, planifications annuelles, journal de classe, suivi des activités particulières, suivi des formations continues… Si on vous ajoute quelques fonctionnalités en sus, vous êtes prêt à utiliser OneNote® de Microsoft tous les jours !

Garantir le suivi des élèves en y insérant toutes sortes de documents ou d’images

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Du bloc-notes papier au blocnotes numérique OneNote est un outil gratuit proposé par Microsoft qui a pour vocation de remplacer vos blocs-notes papier. Les concepteurs ont bien compris qu’il fallait retrouver la même organisation que dans vos notes personnelles. On crée des blocs-notes (qui remplacent les classeurs), à l’intérieur de ceux-ci, on insère des sections (des intercalaires ou des onglets) et enfin on peut y ajouter nos pages. Contrairement à Word, il est ici possible de prendre des notes à n’importe quel endroit de la page. Mais ce n’est pas tout  : vous pouvez y insérer aisément tout ce que vous voulez ou presque  : Images, sons et vidéos Documents Word, Excel, PDF, SmartNotebook, ActiveInspire…

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Réaliser son journal de classe à l’aide de OneNote®

Tableaux Dessins à main levée Liens (Web ou vers une autre page de votre classeur) … On rajoute à cela la possibilité de collaborer sur le même bloc-notes à distance et nous remarquons tout de suite que nous avons affaire à un programme simple et fiable. Pour se rassurer, on y retrouve la même interface que dans Microsoft Word.

Quels usages pour les enseignants ? Le centre ICT-VS a préparé des exemples d’utilisations possibles de ce logiciel qui peuvent vraisemblablement simplifier la vie administrative et pédagogique de chaque enseignant. Voici quelques exemples  : Prendre des notes, annoter des documents ou suivre une conférence La fonction première de OneNote

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RUBRIQUES 3

sibilités entrouvrent les portes à un futur avec moins de papier en classe. Sur le même principe, les directions peuvent utiliser Staff Notebook qui permet de transmettre ou de remplir des documents et de les transmettre sans que vos collègues ne puissent les voir. Comme pour la version élève, il est aussi possible de créer une bibliothèque de contenus ou des espaces de collaboration. On vous le garantit   : essayer un outil aussi complet et gratuit c’est l’adopter ! Les collaborateurs du centre de compétences ICT-VS 1950 Sion info@ictvs.ch

Un exemple pour suivre les activités particulières réalisées durant l’année

est de pouvoir prendre des notes. Il est vraiment aisé de cliquer où bon nous semble pour ajouter du texte. Des formes de base sont intégrées. Il est ensuite facile d’insérer des images ou même de capturer une page internet pour compléter ses notes. Couplée à un smartphone ou une tablette, l’application permet de transformer les diapositives d’une conférence pour qu’elles soient plus lisibles. Assurer un suivi des élèves (travaux, comportement…) (cf photo 1) OneNote permet de créer une page par élève et d’y insérer un tableau pour noter toutes les remarques qui concernent un élève. On peut y ajouter son bulletin du mi-semestre, une photo de notes prises à la volée… Mais il est aussi intéressant de compiler les travaux d’un élève (sous forme de photos ou de documents) pour en conserver des traces. Préparer son journal de classe (cf. photo 2) Tout se trouve au même endroit ! On peut planifier sa journée en y insérant directement les documents qui vont être utilisés, éventuellement les liens vers des sites web intéressants ou vers une vidéo descriptive d’un phénomène. Tâches administratives (cf. photo 3) On peut aussi utiliser les fonctionnalités pour compiler la liste des formations continues avec la copie des attestations. Plus loin, on pourrait

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lier une formation avec la page utilisée pour prendre des notes. Il est aussi possible de tenir à jour directement les activités particulières réalisées durant l’année ou les enfants qui sont en appui pédagogique. Cela peut être transmis ou partagé avec sa direction. Travailler avec les élèves Chaque élève peut enregistrer une production de l’oral d’un simple clic. On peut aussi proposer de petites évaluations formatives que chaque élève peut réaliser sans pouvoir consulter les évaluations des autres. Il est aussi possible que les élèves viennent écouter le texte de la dictée pour pouvoir l’écrire, le tout de manière autonome. Les possibilités sont réellement infinies !

Des ouvertures vraiment intéressantes pour les élèves et pour les directions Des fonctionnalités très utiles pour faciliter la collaboration existent déjà. Celles-ci sont liées à la création d’un compte Office365 Education (de nombreuses entreprises d’informatique proposent de procéder à l’installation). Microsoft a développé un outil appelé bloc-notes pour la classe qui permet d’un seul geste de distribuer un devoir aux différents élèves de la classe et à ceux-ci de le rendre à l’enseignant sans que les autres ne puissent voir leur travail. Associées à une bibliothèque de contenus et à un espace de collaboration, ces pos-

www.ictvs.ch Pour en savoir plus Pour plus d’informations sur le logiciel OneNote®, pour une présentation des possibilités de l’outil ou pour toutes autres questions, vous pouvez contacter le Centre ICT-VS qui se tient à votre disposition (info@ictvs.ch). Lien de téléchargement pour le logiciel OneNote®  : www.onenote.com (il fonctionne sur Mac et Windows. Ses fonctionnalités sont plus poussées sur Windows). Lien vers le tutoriel pour l’installation de OneNote réalisé par le centre ICT-VS  : http:// goo.gl/bPA8uP

EN RACCOURCI EPFL

Fiches pédagogique Des fiches pédagogiques scientifiques et techniques présentées (Thool - THymio in SchOOL / Elemo - Exploration des eaux lémaniques / Solar Impulse) ont été réalisées par l'EPFL en collaboration avec la Direction générale de l'enseignement obligatoire du canton du Vaud, qui en a validé le contenu. Elles sont en libre accès. http ://sps.epfl.ch/cms/site/sps/lang/ fr/FichesPedagogiques

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> ÉDUCATION MUSICALE

La musique adoucit les mœurs… ou pas! MOTS-CLÉS : INFLUENCE • MANIPULATION En complément aux propos de nos deux récents articles, nous avons le plaisir de vous proposer le regard de notre collègue Stevan Miljevic, qui est enseignant d'histoire-géo, allemand et mathématiques au CO de Grône et qui est également féru de musique et de psychologie cognitive. Qu’il en soit remercié. Jean-Maurice Delasoie et Bernard Oberholzer Quel impact la musique a-t-elle sur nos vies  ? Les sciences cognitives peuvent nous aider à répondre à cette question.

La musique influence-t-elle nos émotions ? Une expérience menée afin de déterminer si nos émotions évoluent en fonction de la musique écoutée nous apporte de précieuses informations. Des sujets ont commencé par écouter un morceau tantôt triste tantôt joyeux sans être invités à y prêter attention. Puis, divers stimuli n’évoquant aucune émotion particulière ont été projetés sur écran. Les sujets ont exprimé s’ils trouvaient le stimulus projeté plutôt gai, triste ou neutre. Ceux qui avaient entendu un morceau gai ont eu tendance à y voir quelque chose de joyeux alors qu’exposés à un morceau triste, celui-ci évoquait quelque chose de mélancolique. Les émotions véhiculées par la musique ont donc une influence sur nos propres émotions, sur la perception que nous avons du monde extérieur.

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Musique et stress En situation de stress, l’hormone du cortisol est libérée dans le corps, engendrant une cascade de réactions métaboliques. Elle favorise un comportement agressif. Si la concentration sanguine de cortisol reste élevée longtemps, elle peut, à terme, provoquer un certain nombre de désagréments. Des étudiants de l’université de Montréal ont été sciemment soumis à une dose conséquente de stress. Une partie de ceux-ci a ensuite pu se reposer pour récupérer alors que d’autres ont écouté de la musique apaisante. Au final, les membres du 2e groupe ont vu leur concentration de cortisol redescendre plus rapidement que les premiers. L’adage « la musique adoucit les mœurs » est donc fondé. Enfin partiellement, puisqu’une autre expérience, menée sur la musique techno a démontré que celle-ci faisait augmenter le cortisol. Une structure musicale rythmique plus nerveuse et comportant des dissonances peut donc, à l’inverse, agiter ses auditeurs.

La musique peut-elle influencer nos actes ? En 1993, des scientifiques ont diffusé de la musique classique dans une boutique de vins. Le montant des achats a été multiplié par 2,5! Les clients n’avaient pas acheté plus de bouteilles, ils avaient acheté des vins plus prestigieux. La théorie de l’amorçage permet de l’expliquer : il s’agit d’un phénomène où une première stimulation, à laquelle on ne fait pas forcément attention, prépare à en traiter d’autres de manière sélective. La musique de Mozart a dû

Les émotions véhiculées par la musique ont une influence sur nos propres émotions.

activer des concepts tels que culture, raffinement ou prestige dans l’esprit des consommateurs. Ces concepts ont ainsi mené des mots comme Château Lafite ou d’autres vins prestigieux à émerger chez les consommateurs, orientant ainsi leurs achats. L’Université de Leicester a confirmé cet amorçage : selon leurs propres études, de la musique folklorique française ou allemande diffusée dans un supermarché fait augmenter les ventes de vins blancs du Rhin ou de vins français. La musique influence donc notre manière d’agir bien plus que nous pourrions penser : elle active en nous des idées qui lui sont liées et celles-ci influencent nos comportements, qu’on en soit conscient ou non.

Conclusion Cette esquisse de réflexion sur l’impact de la musique dans nos vies tend à confirmer qu’elle n’est pas anodine. Autant la musique peut apporter un plus certain à ses auditeurs, autant elle a la capacité de les manipuler d’une manière négative sans qu’ils s’en rendent compte. Stevan Miljevic Sources Le cerveau mélomane, sous la direction d’Emmanuel Bigand, Cerveau et Psycho, Belin, Paris, 2013.

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RUBRIQUES > ÉCONOMIE FAMILIALE

Les recettes des finalistes Top Chef au CO 1er

MOTS-CLÉS : CONCOURS • RECETTES

Line Sarrasin, du CO d’Orsières, a remporté le 1er prix du concours de Top Chef, qui s’est déroulé le 10 mai dernier au CO de Monthey, avec Une gourmandise pour maman. Léo Prieto, du CO de Vouvry, est arrivé deuxième, avec son Délice à la rhubarbe. Quant à Lucie Dégrada, du CO de Troistorrents, elle a décroché la troisième place avec son Mille feuilles fraises rhubarbe, crème mascarpone. Ce concours, organisé par les enseignantes de la commission EF, est vraiment une belle initiative. L’édition de cette année a été largement couverte médiatiquement, mais dans Résonances, nous voulions partager les recettes des trois élèves primés. Rien que visuellement c’est top, alors gustativement… Vous trouverez la liste des ingrédients ainsi que les indications pour la préparation et le décor sur www.resonances-vs.ch. Vous pourrez ainsi profiter de l’été pour vous entraîner, histoire de voir si vous avez le niveau d’excellence des élèves primés, en ajoutant votre petite touche de créativité.

Une gourmandise pour maman

2e

Délice à la rhubarbe

3e

A vos spatules et bonne dégustation. Merci aux élèves pour ces recettes. Nadia Revaz

Pour en savoir plus www.resonances-vs.ch Mille feuilles fraises rhubarbe, crème mascarpone

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> CARTE BLANCHE

Spectacle des écoles de Sion MOTS-CLÉS : PER • SOLIDARITÉ • RESPECT • CRÉATIVITÉ

Selon la tradition bien établie en ville de Sion, un centre scolaire organise tous les deux ans un grand spectacle pour les élèves des classes de la ville. Cette année, ce privilège est revenu au centre scolaire de Salins.

« Silence ! Ça tourne pas... rond ! » Le thème parle du tournage d'un film par François Bourban, élève du centre scolaire de Salins, sur la condition d'un peuple d'Indiens face à l'arrogance de l'homme blanc. Après de nombreuses facéties lors du tournage, casting, répétitions, caprices de stars, François se demandera si son film apportera une lueur d'espoir au peuple indien. La mise sur pied du spectacle tout au long de l'année aura permis aux élèves de découvrir les différentes facettes du tournage d'un film ainsi que les qualités humaines requises pour mener à bien ce projet telles que solidarité, respect, créativité... et de prendre conscience de la souffrance

Les élèves de Salins étaient en scène.

de tous les peuples opprimés dans le monde. Ils ont pu participer à différentes activités, fabrication des accessoires, mise en place des différentes chorégraphies, chanter et s'exprimer devant un public. Chacun aura ainsi pu donner le meilleur de lui-même pour le plus grand plaisir des spectateurs. Les enseignants de Salins

Rubrique carte blanche Pour rappel, la carte blanche est une rubrique libre qui vous est ouverte, à vous enseignants de tous les degrés de la scolarité, pour que vous puissiez vous exprimer sur un sujet en lien avec l’actualité pédagogique, faire une annonce, ouvrir un débat, parler d’une activité enthousiasmante que vous avez menée en classe ou laisser la parole, la plume ou le crayon à vos élèves. A vous de modeler la rubrique à votre guise, sous la forme d’un coup de cœur ou d’un coup de gueule, en lien avec l’école. Les seules contraintes sont liées à la longueur des textes envoyés (3200 caractères espaces compris maximum = 1 page). Si vous souhaitez réserver cet espace pour un prochain numéro, contactez la rédaction (tél. 079 429 07 01, nadia.revaz@admin.vs.ch).

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EN RACCOURCI La revue technique de la SATW pour les jeunes et les moins jeunes

Le Technoscope plonge dans l’univers des satellites Qu’ils soient de navigation, météorologiques, espions ou encore de communication, près de 1400 satellites sont actifs aujourd’hui en orbite. Le dernier numéro du Technoscope lève le voile sur ces aides de l’espace devenus indispensables, mais aussi trop nombreux. Dans une interview, Claude Nicollier, premier et seul astronaute suisse, explique pourquoi il faut « nettoyer » l’espace. www.satw.ch/technoscope

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RUBRIQUES > PROJET D’ÉTABLISSEMENT

Sept guides de 4H pour visiter l’expo à l’école de Bramois MOTS-CLÉS : AC&M • 1H-8H • ÇA ROULE Les élèves de Bramois ont réalisé une exposition autour du thème « … ça roule … ». Et ils ont soigné les détails, à toutes les étapes. Résonances a reçu une invitation écrite par une petite main d’élève, avec un message ne pouvant qu’inciter à la visite. Corinne Mabillard, enseignante en 4H, me suggère de faire la visite avec un petit groupe d’élèves. Emma, Jonas, Jules, Julie, Oriane, Tim et Yoan jouent les guides en ce jeudi 18 mai. Ils font les choses dans l’ordre, sans se précipiter pour aller voir leurs travaux, probablement parce qu’ils ont pris le temps de visiter toute l’exposition avec Catherine Jambers, leur autre enseignante. Dans la première salle, celle des 1H2H, je leur demande ce qu’ils apprécient le plus. Certains disent préférer les labyrinthes, d’autres les coccinelles. L’un des grands lapins, en 3D, a aussi la cote. Ils prennent leur rôle de guides très au sérieux, dévoilant spontanément certaines techniques utilisées : « Les labyrinthes sont faits avec des pailles à rayures. » Pour arriver dans la salle où se trouvent leurs réalisations, ils me conduisent via un passage qu’ils disent secret. Ils s’arrêtent devant les travaux des 3H, avant de me montrer fièrement leurs voitures en 3D et leurs dessins. Ensuite, parmi les œuvres des plus grands, ils sont fascinés par les mini bowlings, avec les quilles décorées et les boîtes pyrogravées, et les filles sont très admiratives également des jeux de lumière

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Avec les guides de l'expo

des peintures en soie (là ils oublient un instant leur mission en jouant). « Je trouve vraiment très beau ce qu’ont fait les 8H », glisse alors l’une des petites voix. Et une autre lance : « J’adore cette grande exposition. » Au terme de la visite, mes guides me signalent qu’avant la sortie il y a un cahier dans lequel on peut écrire ou dessiner pour dire ce qu’on a pensé de l’exposition. Ils me tendent un crayon de couleur et je laisse un message pour féliciter tous les élèves de leurs talents dans ce livre d’or. Pendant ce temps de la visite accompagnée, les autres élèves ont dessiné au tableau leur vision du thème « …ça roule… ». Et Corinne Mabillard de souligner que les élèves ont par ailleurs exercé leur expression, de façon à bien se préparer pour les examens, en écrivant ce qu’ils ont pensé de l’exposition et ce qu’ils ont préféré. La dimension interdisciplinaire est intéressante. Monique Gaspoz, enseignante AC&M à l’origine de ce projet qui a impliqué

Le talent des élèves dévoilé

toutes les classes de l’établissement, de la 1H à la 8H, trouve qu’une telle exposition, qui était organisée sur trois jours, est idéale pour mettre en avant la créativité des élèves. « Cela contribue à renforcer la confiance des élèves en eux-mêmes, car ils voient le positif de leur travail », relève-telle. Et de poursuivre : « C’est de plus une bonne chose que l’école ouvre ses portes et montre ce qu’on y fait. » Autant dire que les parents ont eu du plaisir à parcourir l’exposition. Sur le site de Résonances, vous découvrirez un diaporama, de façon à ce que vous puissiez aussi profiter de cette visite guidée… Nadia Revaz

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> AUTOUR D’UN PROJET

Sainte-Agnès investit le Radiobus au CO de Saint-Guérin ! MOTS-CLÉS : FIERTÉ • JOIE L’Institut Sainte-Agnès fête cette année son 50e anniversaire ! Différents événements se succéderont avec, comme priorité et dénominateur commun, la participation active des enfants. Voici quelques échos subjectifs d’une magnifique aventure collective, celle du Radiobus, à laquelle ont pris part les classes de Delphine Bonvin (6 élèves, 8-9 ans, 1H-3H), de Jade Bonvin et Yves Schneiter (5 élèves,11-13 ans, adaptation 1), de Vanessa Copt et Emilie FriedlTapparel (8 élèves, 11-13 ans, 7H8H). Des représentants du Parlement des enfants ont aussi animé une émission.

Des réactions et des mots d’enfants « Je suis le chef des boutons ! J’ai jamais réussi à faire les boutons juste ! » « On a très bien travaillé ! Bravo tout le monde ! » « On est les champions ! » « Bravo les gars ! » « Je suis contente, j’ai trop bien parlé ! » « La radio, c’est très bien ! J’ai mis French Kiss. J’ai très bien travaillé. J’ai aimé le micro rouge. » « J’ai bien aimé les micros. C’était facile de parler. C’était cool » « J’ai beaucoup aimé les boutons pour parler avec la régie. J’ai aimé les micros. J’ai aimé le bus. J’ai pas eu peur. Je suis fier de mon travail. J’ai bien aimé visiter Saint-Guérin. » « J’ai aimé faire les boutons. Et j’ai

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Au micro du Radiobus

aussi aimé les musiques. C’était facile ! J’ai aimé aller à Radiobus. » « J’ai adoré Black M. Askip. J’étais à la place du roi ! Ma place était très confortable, c’était trop bien quand on a eu le petit chocolat et les autocollants. J’ai pas eu peur de la radio tellement j’étais un aventurier. » « On est tous des stars maintenant ! » « C’était un peu comme le saut à l’élastique, ça fait peur la 1re fois, mais on a envie de recommencer. » « C’était une bonne expérience de parler au micro. » «  C’était stressant, ça été excellent ! » « C’est bien car on sait maintenant comme ça se passe, comment mettre la musique et utiliser les micros. » «  J’ai beaucoup aimé faire les interviews en direct de Paola et Bernard. » « C’était super cool, on a bien été accueillis, on a envie de refaire ! »

« Je suis fier de moi, et mes parents aussi ! »

Des émotions et des maux d’adultes « Quelle aventure ce " Radiobus ” ! Ce projet est incroyable ! Il nous fait passer par toutes les émotions. C’est un travail de longue haleine qui demande un investissement complet pendant les semaines qui précèdent l’émission. Les enfants ne se sont pas démotivés même si parfois les entraînements étaient fastidieux et l’humeur de la maîtresse plutôt changeante ! Ils se sont préparés en classe, en logopédie, dans les groupes éducatifs, et ils étaient super fiers de leurs progrès ! La visite du bus a permis aux élèves de réaliser un peu plus concrètement ce qu’était un studio de radio, concept très abstrait pour eux. Le jour de l’émission, c’est moi qui avais la boule au ventre. Eux, ils étaient détendus et jouaient tranquillement dans la cour. Au moment

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RUBRIQUES d’entrer dans le bus, ils sont parvenus à se concentrer immédiatement. L’émission était super ! J’avais les yeux pleins d’émotion et de fierté en voyant les enfants s’exprimer si facilement. Dans leurs yeux, je voyais aussi leur fierté. A la fin de l’émission, qui est arrivée beaucoup trop vite( !), les élèves ont explosé de joie ! Ils se sont félicités, tapé dans les mains ! Ils étaient trop fiers de leur travail ! C’était magnifique à voir ! Les messages et les téléphones des autres adultes de l’école les ont beaucoup touchés ! » « Les élèves étaient très motivés, ils se sont montrés engagés, responsables et organisés. Ils sont passés aisément du studio à la régie. Ils ont travaillé leur lecture, leur diction et ont réalisé l’importance de la ponctuation d’un texte qui faisait alors sens pour eux afin d’être audibles et compris. C’est une expérience trépidante, car elle comportait de nombreuses inconnues, mais tellement riche. Partie remise ! Ce fut une aventure débordante ! Tout l’Institut en parlait, chacun se sentait concerné ! Une atmosphère particulière régnait dans l’école !

Quel stress ! Des oublis de dernière minute ! Des sueurs froides. L’intestin qui se noue ! Une nuit ponctuée de nombreux réveils ! Les mains et la voix qui tremblent ! Des maux de tête ! De la tension et de l’excitation ! Et tellement de joie ! ». Des félicitations pour Barack, Boston, Noé, Domitille, Bastien, Abdessalem, Léa, Elodie, Loïc, Léonardo, Martin, Nolann, Mickael, Jonathan, Milkias, Andréa, Corentin, Alane, Charlie, Tatiana, Rafael, Esteban, Wilson et Maxence. Des mercis à Jacques Dussez, Etienne Claret, Silveria Bollenrucher, Annette Délétroz, Paola Riva Gapany, Bernard Jaquet, FC Sion, Michel Délitroz. Radiobus, un outil pédagogique motivant qui mobilise et favorise les capacités transversales. Radiobus, une aventure dont chacun ressort enrichi par les apprentissages, avide de nouvelles expériences, essoré par les émotions, renforcé dans sa propre estime et… vitaminé pour les 50 prochaines années ! Philippe Bonvin

Matinée autour de l’autisme et des troubles neurologiques Date  : 9 septembre 2017 Lieu  : HES – Rte du Rawyl 47 - 1950 Sion Titres : Autisme, troubles neurologiques Le point sur l’actualité scientifique Pédagogie, Education, Thérapie : quelles réponses en Valais ? Horaires  : Accueil dès 8 h 15 - Conférences dès 8 h 45 Clôture : 12 h 15 suivie d’un apéritif Partenariats  : HEP / CDTEA / Hôpital du Valais Conférenciers : Prof Nadia Chabane, directrice du centre cantonal de l’autisme, UNIL/CHUV, Lausanne Dr méd Claudia Poloni, neuropédiatre, médecin-adjointe, Hôpital du Valais, Sion Table ronde  : Mme Romaine Schnyder, responsable du CDTEA, Valais Dr Marie-Pierre Pont, pédopsychiatre, médecin-adjointe, CCPP, Hôpital du Valais, Sion M. Guy Dayer, chef de l’OES, Valais M. Michel Délitroz, directeur des Instituts Sainte-Agnès et Don Bosco, Sion M. Laurent Bonnard, journaliste, modérateur Informations et inscriptions  : www.ste-agnes.ch

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Echo de la rédactrice En mode admiration Si vous lisez ce numéro de Résonances, vous devriez logiquement vous retrouver « en mode admiration » au fil des pages en découvrant les jeunes voix qui s’expriment. Baptiste, Christelle, Danaë, Eric, Elise et Kevin, qui acceptent de relater leur parcours d’orientation depuis 2013, sont juste bluffants de maturité et pourtant leurs choix ne se construisent pas tous de manière linéaire. Le regard des deux étudiantes sur le Prix littéraire des Collégiens de Sion est également très enrichissant. La spontanéité et l’autonomie des sept petits guides qui vous invitent à découvrir l’exposition ayant été présentée dans leur école sont tout aussi impressionnantes. Les mots d’enfants dans l’article sur l’institut Sainte-Agnès qui investit le Radiobus au CO de Saint-Guérin sont si touchants qu’ils pourraient bien vous donner la chair de poule. Quant aux commentaires des étudiants de la HEP-VS, livrés après une conférence faisant le parallèle entre pilotage et enseignement, ils ne sont pas sans profondeur, même si recueillis à chaud. Tous ces témoignages d’enfants, d’adolescents et de jeunes adultes, avec leur naturel et leur fraîcheur, ont très franchement de quoi susciter votre admiration pour cette belle jeunesse porteuse d’espérance. De quoi insuffler une bonne dose d’énergie positive et d’enthousiasme à tous les ronchons qui trouvent que le pessimisme est de rigueur… De quoi tenir jusqu’à la rentrée. Nadia Revaz

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> ECHO CONFÉRENCE HEP-VS

Pilote de chasse et enseignant: même combat réflexif ? MOTS-CLÉS : BRIEFING • VOL • ENSEIGNEMENT • DÉBRIEFING Hervé Barras, responsable du soutien à l’enseignement et à l’apprentissage à la HEP-VS, a invité le 24 avril dernier, dans le cadre des conférencesdébats organisées sur le site de SaintMaurice, le major Nicolas Mauron, pilote militaire de carrière, commandant de l’escadrille d’aviation 18 et moniteur de vol, pour parler de pratique réflexive et de développement professionnel dans l’aviation. L’intitulé de l’événement avait de quoi interpeller. Quelle drôle d’idée de solliciter un pilote de l’aviation suisse dans le cadre d’une conférence face à un public bigarré, composé de professionnels de l’école à tous les degrés et de futurs enseignants en formation ! Une impression bien vite envolée. Le major Nicolas Mauron

Lors de la conférence, les liens entre le métier de pilote et celui d’enseignant ont pris une nouvelle dimension. Les parallèles au niveau de la planification du vol ou du cours (pour organiser, prévoir et clarifier les objectifs), de l’entraînement, à l’aide du simulateur ou du stage, et du débriefing (pour vérifier et comprendre le positif et le négatif) font sens et c’est là que l’on comprend en quoi l’apport d’une expertise hors du commun dans un autre domaine sert de révélateur. Le public a écouté avec attention et curiosité, trouvant quelques pistes pour sa pratique professionnelle. Dans l’aviation, tout vol fait l’objet d’un briefing et d’un débriefing, dans une culture d’analyse individuelle ainsi qu’en groupe. Ce développe-

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ment professionnel permanent est indispensable pour une prise de décision adaptée en toutes situations, à l’aide des indications sur les nombreux écrans du tableau de bord. En classe, même si la complexité des tâches n’est pas moindre par rapport à la police aérienne ou au combat aérien, le débriefing n’est assurément pas aussi systématisé et l’analyse en groupe assez rare. Le débat a permis de se demander de quelle manière ces étapes pourraient aider à améliorer l’enseignement-apprentissage. INTERVIEW DE TROIS ETUDIANTS À LA HEP-VS Laura Miano, Patrick Martinelli et Solenne Pillet sont en 2e année de formation à la HEP-VS.

Qu’est-ce qui vous a incités à participer à cette conférence-débat ? Patrick : Le titre choisi, mettant en lien la pratique réflexive et le développement professionnel dans l’aviation, m’a interpellé. En plus, comme j’ai fait l’armée, je n’ai pas hésité. Laura : J’avais la curiosité de voir ce que nous pouvions avoir en commun avec les pilotes. Solenne : J’étais motivée à l’idée de pouvoir transposer certains aspects de nos cours et de voir des similitudes avec un métier qui ne nous viennent pas forcément à l’esprit. Qu’est-ce qui vous a surpris au niveau des ressemblances entre les deux métiers ? Laura : Un peu tout, car je ne pensais

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RUBRIQUES

Laura Miano

Patrick Martinelli

Solenne Pillet

vraiment pas avoir autant en commun avec un pilote. Quand Nicolas Mauron décrivait les informations sur les écrans de l’avion, le parallèle avec les nombreuses informations en classe était évident. Patrick : Sur les écrans, le pilote doit sélectionner les informations à interpréter, tout comme l’enseignant. Solenne : Dans les deux cas, il est impossible de tout prendre en compte, donc il faut avoir de solides compétences professionnelles.

c’est plus compliqué d’avoir cette culture commune. Solenne : C’est surtout la formation continue qui serait à faire évoluer. Laura : Dans le cursus de pilote militaire, la formation de moniteur est mieux intégrée et cela me paraîtrait intéressant que tout enseignant, après quelques années d’expérience, se forme pour devenir praticien-formateur, de façon à rafraîchir son expérience. Solenne : Par ailleurs, ce serait une bonne idée pour lutter contre la pénurie de PF et cela permettrait de développer un socle commun.

qu’ils peuvent avoir davantage de paramètres sous contrôle. Dans notre formation, il y a plein d’aspects que l’on ne voit pas du tout en ce qui concerne la planification, comme la rentrée des classes et en même temps, on nous dit que le plus important, c’est le premier jour. Laura : Dans notre métier, on apprendra beaucoup de choses au niveau de la gestion de classe quand on commencera à travailler, ce qui est tout de même assez déstabilisant. Eux peuvent se familiariser avec un vol complet, avec des focus d’analyse. Patrick : Fort heureusement, les stages à la HEP valaisanne sont nombreux et vont nous aider considérablement pour notre pratique future et contribuer à notre mise en confiance.

Et parmi les différences, laquelle vous semble la plus frappante ? Solenne : Le pilotage est plus solitaire dans la classe, même si les stages nous servent de simulateurs. Dans leur métier, je vois davantage de cohérence entre la simulation et la pratique réelle. Laura : L’enseignement contient une plus grande part de subjectivité. Autre différence majeure, les pilotes font systématiquement un briefing et un débriefing. Patrick : Dans l’aviation, ce qui est très intéressant, c’est le débriefing collectif, alors que dans l’enseignement, quand on s’auto-analyse, la critique « pique » moins. Je considère que c’est vraiment une étape qui devrait être généralisée dans la profession d’enseignant. La formation des enseignants devraitelle s’inspirer de celle des pilotes  ? Patrick : Pour moi, la formation initiale est pile dans la même ligne. En théorie, on nous incite à débriefer en groupe, mais ensuite sur le terrain,

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Personnellement, ce qui m’a frappée, c’est la grande confiance inculquée aux jeunes pilotes… Solenne : J’ai l’impression qu’ils ont une grande confiance en eux parce

Propos recueillis par Nadia Revaz

Echo de la conférence sur les liens entre HPi et troubles Dys L’Association valaisanne des parents d’enfants à haut potentiel (AVPEHP) avait invité le Dr Pouhet (https://sites.google.com/site/dralainpouhet) le 10 mai dernier à parler des HPi et des troubles d’apprentissage (troubles Dys) à Sion. Le conférencier a notamment mis l’accent sur l’importance de l’intégration des nouvelles technologies pour aider les élèves présentant certaines difficultés. Au terme Remise du prix 2017 de de la soirée, l’Association a remis son prix 2017 à l’AVPEHP à Aurélie Allet Aurélie Allet pour son travail de maturité, mené sous la direction de Christine Boyat- Giraud, professeure au Lycée-Collège des Creusets, sur les enfants à haut potentiel. Vous trouverez le travail de cette collégienne, intitulé « Etre enfant à haut potentiel, pas toujours un cadeau », dans la section Documents sur http://avpehp.ch.

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> CORPS ET MOUVEMENT

Tablettes en EPS MOTS-CLÉS : PER • MITIC Dans le cadre de nos pratiques d’enseignement de l’éducation physique en milieu scolaire, nous essayons de temps en temps d’introduire par le biais des MITIC (Médias-Images et Technologies de l’Information et de la Communication) l’apprentissage d’un mouvement, d’un geste. Plusieurs chercheurs et auteurs se sont intéressés à l’utilisation de ces technologies modernes et leurs avancées. Nous souhaitons nous intéresser au programme « Video Delay » associé à un programme « Dartfisch Express », outils que nous utilisons occasionnellement avec nos classes et très fréquemment dans le cadre d’un enseignement dans un club d’athlétisme pour notre part. Video Delay permet de visionner en différé l’image enregistrée, avec un réglage du temps très précis et simple. Placé en continu dans un atelier, il permet à l’élève d’observer son action dans les secondes qui suivent en même temps que l’élève suivant est filmé. Dartfish Express est la solution de coaching vidéo pour le sport par excellence. Il permet de donner un feedback visuel pendant un entraînement, d’analyser au ralenti un mouvement, de comparer en écran partagé deux sportifs, mais aussi d’effectuer des mesures, de sélectionner une image et d’y associer des flèches animées, des mesures d’angle. Et ce quelle que soit la discipline : tennis, gymnastique, athlétisme, football, handball, rugby, basketball, volleyball, natation, golf, fitness ski, et plus encore. C’est apparemment la solution utilisée par plus de 65% des médaillés olympiques « Rio 2016 ».

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Dans notre travail, l’attention sera portée sur la mise en jeu des deux types de compétences : la compétence avec l’outil numérique et la compétence en éducation physique et sportive « EPS ». Voyant l’intérêt porté à ce sujet dans le milieu scolaire et le milieu sportif, nous avons décidé de l’approfondir, en mettant en avant ce type de dispositif en essayant de repérer les avantages et les inconvénients d’une telle pratique.

Avec l’avènement du PER L’utilisation des nouvelles technologies est mise en avant avec le PER. Toutes les disciplines enseignées à l’école doivent aujourd’hui, selon les vœux du Plan d’études romand, intégrer une utilisation des MITIC. Cela se retrouve plus particulièrement dans le domaine de la « formation générale ». « FG 31 : exercer des lectures multiples dans la consommation et la production de médias et d’informations… »

Des composantes intègrent les MITIC dans la pratique sportive « 2 … en analysant des images fixes et animées au moyen de la grammaire de l’image »

« 6 … en vérifiant les informations reçues des médias et en en produisant selon les mêmes codes » Celles-ci peuvent également être transposées dans un milieu sportif de haut niveau, hors cadre scolaire également. Les MITIC occupent ainsi une place prépondérante à l’école, mais également en dehors du milieu école, au sein des entraînements des sportifs d’élite.

Dans le domaine Corps et Mouvement, deux objectifs d’apprentissage peuvent être mis en réseau … : « CM 31 Reconnaître les pratiques sportives favorables à l’amélioration de sa condition physique et de son capital santé… » « CM 33 Entraîner des techniques et développer des habiletés motrices… …1 en exerçant et en enchaînant divers mouvements dans des situations variées …3 en visualisant et en orientant son corps dans l’espace » Dans notre pratique d’enseignant, nous constatons que ce soutien pédagogique n’est de loin pas encore une habitude. Son problème réside dans l’efficience même de son utilisation, de sa mise en place, des connaissances techniques des

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RUBRIQUES utilisateurs (tablette). Souvent, il s’agirait plus d’un « artifice » que d’un réel soutien à l’apprentissage. Sur le plan professionnel, il s’avère que l’utilisation du feedback vidéo par les entraîneurs s’ordonne selon les trois priorités suivantes : visionnement du feedback et corrections apportées par le coach uniquement visionnement conjoint avec l’athlète et corrections unilatérales du coach visionnement avec l’athlète qui effectue son propre feedback Comment utiliser un programme destiné dans ses débuts pour les champions et le transférer à une utilisation scolaire ? Pourquoi l’appliquer ? Dans quelle discipline de prédilection ? Quel type d’organisation mettre en place ? Pour quels éléments techniques ? Avec quelle tranche d’âge ? Quelle efficacité apporte cette méthode ?

D’utiliser plus efficacement la poussée de mes jambes De courir « grand » et d’accélérer De courir droit et finir ma course A l’issue de ces 4 étapes progressives (cf. illustration page 36), un questionnaire sommaire a été transmis aux 19 élèves de cette classe. Le résultat du questionnaire nous confirme que tous les élèves ont apprécié ce type de leçon. Ils connaissent en moyenne 2 critères d’observation lors d’un départ; avec une évaluation du progrès à 6 sur 10. La plupart des élèves réagissent mieux au bruit; ils reconnaissent leur point fort et celui qui mérite encore du travail. A relever que l’intégration d’une élève blessée durant 3 cours a été réalisée de manière remarquable via l’utilisation de la tablette.

L’emploi à usage scolaire au Cycle 3 en 9CO de ces applications en a été le sujet à travers 4 leçons de sport dispensées dans une salle par un même enseignant. (voir tableau ci-dessous)

Nous avons aussi testé l’utilisation de cet outil en piscine pour des 7H-8H, aux agrès lors d’un enchaînement au sol pour des 6H, pour une chorégraphie de groupe en 11CO … dans tous les cas, l’intérêt de départ existe. Cependant, une explication claire et pertinente doit se dérouler au préalable, sachant que les élèves auront tendance à mieux observer leur look que la qualité et les critères demandés pour le mouvement souhaité. « Si les nouvelles technologies, et en particulier les nouveaux matériels nomades, constituent un apport motivationnel pour certains élèves, leur usage doit rester réfléchi au regard des objectifs et de conditions de mise en œuvre de chaque leçon. Il convient de s’interroger en permanence sur la plus-value réelle qu’elles apportent à la pratique professionnelle afin de ne pas en faire un simple gadget pédagogique mais un réel outil au service des apprentissages de tous les élèves1. » Lionel Saillen Animateur HEP-VS d’éducation physique Notes

Pour courir vite « je dois être capable… »

LESPERLETTE, G., Premiers usages des

1

tablettes tactiles, Revue EPS n°360, février, mars, avril 2014.

De réagir vite au signal (auditiftactile-toucher) Module

Dates

Echauffement

Accents – spécificités

MITIC application

1

Ma 4 avril

Cordes à sauter

Ecole de course / Départ debout / position /

Vidéo retard

2

Me 5 avril

Multi postes

Ecole de course / Départ avec élastique Intégration d’une élève blessée http://activdispens.ch

Vidéo retard et modèle Dartfish Intégration d’une élève blessée

3

Ma 11 avril

Cordes doubles

Départ avec double élastique

Dartfish

4

Me 12 avril

Vagues bancs

Départ-réaction en faisant appel à 3 sens (le bruit-la vue-le toucher)

Dartfish et vidéo retard

5-6

Après les vacances de Pâques… 2 leçons au stade avec utilisation des starting-blocks Evaluation formative sur 30 m : mise en action du mouvement Evaluation sommative sur 80 m : selon barème de l’établissement / chrono manuel / départ debout 1x / départ avec les starting-blocks 1x

Apprentissage du mouvement avec le feedback vidéo: soutien ou artifice en milieu scolaire en vue d’un apprentissage en EPS ?

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> AC&M

Monstre de poche ou Pokémon MOTS-CLÉS : TEXTILES • CYCLE 2 Pour cette séquence, dans la famille des matériaux et parmi les outils proposés dans les champs d’apprentissage suggérés par le PER, j’ai sélectionné les textiles et la machine à coudre. Cette activité s’adresse aux élèves du cycle 2.

Perception  : Choix de l’animal Pour développer et enrichir ses perceptions sensorielles, l’élève va  : Choisir un animal selon ses affinités L’observer sous sa forme physique, apprendre comment il vit en faisant des recherches dans les livres ou grâce à d’autres médias Enumérer les qualités ou les attributs de l’animal Déterminer les points communs entre les traits de l’animal et sa propre personnalité .

Observation des codes graphiques du manga Si aujourd’hui, la créativité des auteurs de manga reflète une multiplicité de manières, le genre est cependant soumis à des codes graphiques précis et aisément repérables : Les lignes de vitesse Les trames La déformation Le dessin des yeux Le personnage-mannequin Le découpage analytique Les onomatopées Dans le cadre de ce travail en 3D, nous allons explorer deux de ces codes  : 1. La déformation Cette technique consiste à déformer les personnages de manière outrancière pour traduire des émotions fortes  : yeux exorbités, veines

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saillantes, bouches béantes, narines fumantes, cheveux dressés, etc. 2. Le dessin des yeux La plupart des personnages sont représentés avec des yeux démesurés, qui ne semblent pas correspondre au type asiatique standard. C’est Tezuka Osamu qui, le premier, sous l’influence de Walt Disney, a dessiné ses personnages avec de grands yeux « à la Bambi », afin de mieux décrire leurs émotions et leurs sentiments. Cette tradition, maintenue par la suite, est devenue une spécificité du style manga et présente des caractéristiques propres à chaque personnage  : yeux ronds et grands ouverts pour les jeunes enfants, grands yeux aux longs cils scintillant d’étoiles pour les filles, yeux allongés au trait simple pour les garçons. Les « méchants » sont souvent représentés avec des petits yeux et des sourcils épais.

Culture  : L’univers du manga Manga, mot japonais signifiant littéralement « dessin dérisoire ». Les origines du manga pourraient remonter au XIIe siècle. Elles sont attribuées au moine bouddhiste Toba Sõjõ qui est l’auteur de quatre célèbres rouleaux de caricature de la faune. Ces peintures satiriques représentaient des animaux (lapins, grenouilles, singes, chevaux, etc.) dans des postures humaines, dans une suite de saynètes humoristiques.

On y retrouve l’économie du trait qui caractérisera les œuvres d'art graphiques japonaises jusqu’aux mangas. Les Pokémons sont issus de l'imagination du développeur japonais Satoshi Tajiri. Celui-ci se serait inspiré de l'élevage de criquets qu'il faisait pendant son enfance. Ces insectes, destinés à concourir dans des courses, lui auraient donné la certitude que les criquets les plus vieux étaient plus expérimentés, gagnaient donc plus de courses et voyaient donc leur valeur vénale augmenter lors d'un échange.

Technique  : L’objectif technique de cette leçon va permettre aux élèves  : D’assembler de bandes de tissu à la machine à coudre pour fabriquer le ventre de l’animal De tracer, découper et assembler les pièces d’un patron pour mettre en volume deux morceaux de tissu

Expression et représentation  : En tenant compte de ce qu’ils ont appris au fil des axes précédents, l’objectif des élèves est de réaliser leur Pokémon totem en  : Préparant le projet papier de leur Pokémon Assemblant les tissus pour créer la base de l’animal Personnalisant leur réalisation. Danielle Salamin Muller

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RUBRIQUES > A VOS AGENDAS

Apprendre de et avec son environnement MOTS-CLÉS : PRATIQUE • DIALOGUE L’école, une plante hors-sol ? Non, l’école est enracinée en un lieu, dans un environnement (voir encadré). Alimentant les questions, les références et les activités des élèves, il permet toutes sortes d’apprentissages. Le thème de cet après-midi pratique est posé !

Rencontres romandes en EDD Conférence et ateliers Mercredi 27 septembre 2017 de 14 h à 18 h HEP Valais – St-Maurice

Rencontres romandes en EDD Annuellement, une rencontre en Education en vue du Développement Durable est proposée en Suisse romande, co-organisée par education21, la CIIP, une HEP, et depuis cette année, le Réseau d’écoles21. Destinée aux enseignant-e-s de la scolarité obligatoire et post-obligatoire, elle vise à partager des idées, donner des impulsions, suggérer des pistes d’actions concrètes. Elle se tiendra cette année à la HEPValais, à St-Maurice.

Du Cycle 1 au Secondaire 2 La rencontre se veut résolument pratique. Elle débute par une conférence mettant en perspective deux séries successives d’ateliers. L’offre diversifie les horizons (environnement naturel, social, économique) et les degrés d’enseignement. Certains ateliers se dérouleront en extérieur. Exemple : cartes, QR codes et autres ressources numériques pour découvrir ce qui se fait derrière les murs et les barrières.

Mettre en dialogue L’Education en vue du Développement Durable implique de comprendre les choses dans leur complexité afin de pouvoir penser, décider

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et agir de façon plus durable. Toutes les disciplines sont concernées. Dans ce but, la rencontre met en dialogue : les principes généraux et l’environnement immédiat ; les aspects naturels, sociaux et économiques ; les enseignant-e-s et les acteurs extrascolaires (ONG, associations, etc.) les divers cantons romands.

Inscription Réservez dès maintenant la date du 27 septembre ! Un programme détaillé sera diffusé dès la mi-juin avec ouverture des inscriptions. Information sur www.education21.ch. Samuel Fierz Didactique SHS et SN HEP-Valais

Un environnement à la Prévert Un mur tagué. Un parfum printanier. Un kiosque, quelques sous en poche. Un déménagement, zut, on s’écrit. Un escargot, des flaques d’eau. Un gros camion, gaz d’échappement. Des barrières, un terrain d’aventure. Une poubelle débordante. Un écran. Une publicité. Un sentiment de liberté. Un feu vert, pas sages piétons. Une grand-mère en chaise roulante. Une hydrante, bonhomme à peindre. Une dispute. Un match de foot. Et au milieu… une école.

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> SCIENCES DE LA NATURE

Nouvelles - Sciences Cycle 2 MOTS-CLÉS : DOCUMENTS • SORTIES

Réimpression 5H-6H Les documents 5H-6H devant être réimprimés, l’animation en a profité pour les harmoniser avec les fichiers 7H-8H. Il était convenu de s’en tenir au même nombre de pages. Voici les principaux changements de ce toilettage : Les objectifs de fin d’enquête scientifique ont été mis en évidence à la fin de chaque module, comme pour 7H-8H. Des conclusions que les élèves devaient recopier par le passé ont été directement inscrites dans des cartouches roses (couleur signifiant « à mémoriser »). Les guides de l’enseignant seront retravaillés et des corrigés des fiches seront ajoutés, comme c’est le cas en 7H et 8H, à la satisfaction générale des collègues de ces deux degrés. Grâce à ces changements, l’élève (et ses parents) saisit mieux ce qu’il doit maîtriser (ou pas) et l’enseignant visualise bien les objectifs à poursuivre. Les évaluations qui suivront se référeront à ces intentions pédagogiques. Comme il reste encore des versions non modifiées à écouler, les nouveaux fichiers n’atteindront pas tous les centres scolaires ou classes de 5H et 6H en même temps. Néanmoins, cela ne devrait pas porter préjudice et l’animation se met à disposition pour faciliter le quotidien des collègues de 5H et 6H.

Evaluations 7H-8H Dès la rentrée 2017, les enseignants de 7H et 8H auront à leur service des

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évaluations revisitées. Celles-ci seront en adéquation avec ce que les élèves doivent connaître à la fin des enquêtes scientifiques de chaque module ou groupe de modules. La majeure partie des évaluations sont déjà présentes sur le site de l’animation. Certaines ont pu bénéficier de retours constructifs de la part d’enseignants les ayant testées avec leur classe. Certes, le processus de validation de ces épreuves a pris plus de temps que prévu. Les accompagnements sur le terrain et les visites de classes ont eu un réel succès durant l’année 2016-2017 ; ceci explique cela !

Sortie 7H-8H avec un biologiste Pensez déjà à organiser votre sortie d’automne en Sciences 8H. Grâce à Etincelles de Culture, un biologiste pourra vous accompagner

gratuitement sur le terrain. Voir le dossier pédagogique « Vingt mille milieux naturels en Valais » sur le site de l’animation Sciences.

Formation continue Des cours sont expressément orientés sur les nouveaux fichiers et vos demandes, à savoir : FCE 3505 : Gérer sa sortie en 5H-6H FCE 3506 : Gérer sa sortie en 7H-8H FCE 3507 : Prendre en main les expériences 5H-8H D’autres cours permettent de découvrir des milieux naturels et de se faire plaisir ! Rendez-vous sur www.hepvs. ch/formation-continue-enseignants/ catalogue-des-cours Christian Keim Animation pédagogique en Sciences HEP-Valais

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RUBRIQUES > SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES

CO - SHS: des moyens, une formation MOTS-CLÉS : PER • MER Introduits cette année en 7H, 8H et 9H, les nouveaux moyens d’enseignement romands (MER) en histoire et géographie répondent aux besoins de l’école, mais demandent un certain temps pour se les approprier. L’animation a été chargée de mettre sur pied une formation pour les enseignants. Dressons un bilan.

Elaboration des MER Les MER SHS ont été conçus, élaborés, rédigés par des enseignants romands. Toutes les activités ont été éprouvées dans leurs classes. Elles ont ensuite été toutes validées par d’autres enseignants avant d’être publiées. Actuellement, les MER sont probatoires jusqu’en 2018-2019 afin que la version finale soit parfaitement adaptée à toute la diversité du terrain. Les enseignants SHS ont l’obligation de s’en servir ce qui n’empêche pas de prolonger ou d’ouvrir le cours avec des supports personnels.

Objectifs de la formation Les objectifs de la formation obligatoire sont de s’approprier les moyens d’enseignement romands (MER), de concevoir les cours conformément

au plan d’études romand (PER), de créer une culture commune à l’enseignement des SHS au CO, d’ajuster les évaluations au PER/MER, de rédiger le mémo du cours en distinguant le savoir du savoir-faire et d’élaborer un barème progressif en distinguant le seuil (note 3.5) de la performance (note 6).

« Pour des raisons pratiques, la formation suit le calendrier de l’introduction successive des MER. » Avis des enseignants A l’occasion de cette formation, les enseignants ont répondu à un questionnaire qui interrogeait sur les pratiques en classe et sur la qualité des MER. Le tableau ci-dessous présente le bilan intermédiaire. L’enquête a mis en évidence le besoin d’être guidé. Or le guide didactique, à disposition uniquement sur internet via la plateforme du PER (www.plandetudes.ch), n’est pas assez consulté. Il est donc nécessaire d’y avoir recours fréquemment d’autant plus qu’il offre des ressources numériques mises à jour régulièrement. La commission de branche (COBRA) SHS a aussi relevé que l’étendue et la profondeur

Oui…

Mais…

MER

Nouveauté

Richesse des contenus

Embarras du choix

Guide didactique

Pas assez consulté

Activités variées

Dispersion des savoirs

Enseignant formé en histoire et/ou géo

En fonction des CO

Réponses au questionnaire

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des connaissances en SHS sont si vastes qu’il est nécessaire de rédiger un mémo, un résumé du cours sur la base des « constats », en distinguant les connaissances enseignées des compétences exercées. Ce travail doit être fait par classe, selon le cours dispensé. Ainsi, le savoir et le savoir-faire sont bien cernés ce qui permet une évaluation sans trop de dispersion.

Suite de l’introduction des MER Pour des raisons pratiques, la formation suit le calendrier de l’introduction successive des MER. Ce sont donc d’abord les 91 enseignants de 9H qui l’ont suivie. Une attestation leur est délivrée. L’année prochaine ce seront ceux de 10H. Pour finir, lors de l’introduction du dernier ouvrage, en 2018-2019, ce sera l’ensemble des enseignants SHS qui auront suivi cette formation attestée par le Service de l’Enseignement et la HEP. Gilles Disero Animation pédagogique SHS C3 HEP-Valais

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> CPVAL

Processus de placement chez CPVAL MOTS-CLÉS : FORTUNE • INVESTISSEMENT • RENDEMENT Si la gestion de fortune n’est pas une science mais un art, seul un processus de placement bien établi permet à une Caisse de pensions d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés en la matière. Ce processus est donc l’instrument de pilotage le plus important pour administrer la fortune d’une Caisse. Les Caisses de pensions ont pour mandat légal d’investir la fortune de leurs assurés et bénéficiaires de rentes de manière responsable et dans le seul intérêt de ces derniers. Elles doivent ainsi s’efforcer de générer un rendement qui permette de les protéger contre les conséquences financières de la vieillesse, de l’invalidité et du décès. Et ce, en « limitant toujours les risques de manière adéquate ». Elles doivent en outre garantir que les prestations promises puissent être versées à tout moment.

CPVAL a établi une stratégie en matière de placements reposant sur une politique à long terme, une compréhension de la gestion de fortune, des processus et des responsabilités clairement définies.

étapes définit pour chaque décision à prendre en lien avec la gestion de la fortune – qui s’élève actuellement à quelque 4 milliards de francs

Sous-peser chances et risques Au niveau de la gestion de fortune d’une Caisse de pensions, cela signifie qu’il convient de se demander pour tout placement si le rendement attendu justifie les risques de perte encourus. Cette démarche nécessite des processus et des responsabilités clairement définis, des instruments de contrôle pertinents, ainsi que des gestionnaires de fortune hautement qualifiés et intègres, donc un processus de placement bien structuré et mis en œuvre régulièrement.

Le processus de placement de CPVAL Le processus de placement qui comprend plusieurs sous-processus et

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« Les Caisses de pensions ont pour mandat légal d’investir la fortune de leurs assurés et bénéficiaires de rentes de manière responsable. » – quand, comment et par qui elle doit être prise. De même, il prévoit les modalités, la fréquence et les personnes chargées de la révision de la stratégie de placement, et ce, dans le cadre d’une approche top down qui s’élargit du mandat de prestation à la politique et à la stratégie en matière de placement pour finir au niveau de la

gestion des portefeuilles individuels. Les organes de décision impliqués dans le processus de placement sont le Comité (organe de conduite stratégique), la Commission de placement (organe de conduite tactique), ainsi que la Direction en charge d’appliquer les décisions.

Une politique de placement à long terme Afin de garantir que la politique de placement à long terme repose sur une même compréhension de la gestion de fortune et sur une volonté commune, CPVAL a établi une stratégie en matière de placements. Celleci prend une importance toute particulière dans les périodes difficiles. Elle sert alors de repère et permet de faire face aux exigences accrues sans céder à la tentation d’une réaction procyclique, surtout dans un environnement difficile. La politique de

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RUBRIQUES placement tient compte des évolutions à long terme sur le plan économique, démographique, réglementaire ainsi qu’au niveau des entreprises. C’est pourquoi CPVAL analyse les tendances sur le long terme et identifie des scénarios potentiels, tant principaux que secondaires. Le scénario principal, jugé le plus probable, servira de base pour définir, dans le cadre d’une procédure de sélection structurée, les catégories d’actifs dans lesquelles elle devra investir ou desquelles elle devra se désengager à longue échéance. Ces catégories d’actifs (ici non pondérées) sont actuellement les suivantes : marché monétaire, obligations en CHF, obligations en monnaies étrangères, obligations convertibles, investissements en dette privée pour ce qui est des valeurs nominales, et actions (Suisse, pays industrialisés, pays émergents), immobilier (Suisse, international) ainsi que métaux précieux et matières premières pour ce qui est des valeurs réelles.

Définir un budget risque Parmi les grandes orientations qui sont formulées au niveau de la politique de placement à long terme figure aussi la définition d’un budget risque, en fonction de la capacité de risque propre à CPVAL. La révision de cette politique et les éventuelles décisions concernant son adaptation relèvent du Comité de la caisse, l’organe suprême de CPVAL. La révision a lieu environ tous les trois ans, afin de tenir compte au mieux de l’évolution des marchés.

La stratégie de placement (processus Asset-LiabilityManagement) Au niveau de la stratégie de placement, le rapport entre rendement et risque est établi au moyen d’une étude Asset-Liability-Management (ALM). Par ALM, il faut entendre l’ajustement et le contrôle des interdépendances entre le côté « actif » et le côté « passif » du bilan de même qu’entre la structure et l’évolution attendue de l’effectif des assurés. Le

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but d’une analyse ALM est de définir une stratégie de placement alignée sur les objectifs de prestations ainsi que sur la capacité de risque et la propension au risque de la caisse de pensions. Dans le cadre de ce sousprocessus, les caractéristiques de rendement-risque de chaque catégorie d’actifs sont évaluées séparément. Les primes de risque ayant un comportement cyclique, les réflexions portent sur un horizon à la fois long (dix ans) et moyen (trois à cinq ans). Tandis que les attentes en matière de rendement à moyen terme intègrent les cycles conjoncturels, les attentes pour le long terme s’appuient davantage sur les hypothèses d’équilibre. Des hypothèses sont également formulées sur l’existence ou non, et le cas échéant, la nature des corrélations entre les principales catégories d’actifs.

Mise en œuvre de la stratégie de placement Les risques liés à la mise en œuvre sont en principe gérés de manière à empêcher tout dépassement du budget pour risque stratégique qui résulterait d’une mise en œuvre non conforme de la stratégie de placement au sein des différentes catégories d’actifs. Pour chaque catégorie d’actifs, on définit un benchmark aussi efficace que possible et on s’efforce par ailleurs de trouver une solution de backup, par catégorie, per-

mettant de s’assurer que toutes les catégories d’actifs seront toujours suivies par les gestionnaires de fortune (internes ou externes) les mieux qualifiés. La Commission de placement est ainsi responsable de veiller à ce que le placement de la fortune soit effectué conformément aux directives.

Surveillance de la stratégie de placement Dans le cadre de la surveillance de sa stratégie de placement, CPVAL applique les principes de la meilleure gouvernance en observant un cloisonnement strict entre conseil, décision et contrôle. Dans ce processus interviennent divers acteurs tant internes qu’externes dans la mise en œuvre et la surveillance des mesures. Parmi eux, citons la banque dépositaire, la Direction dans son rôle d’investment controller et l’organe de révision. Ce bref survol du processus de placement de la Caisse peut tout au plus sensibiliser à sa complexité. Mais en même temps, il est la preuve qu’en se dotant d’un instrument de pilotage approprié et en en faisant un usage responsable, il est tout à fait possible, même en période difficile, de générer des rendements et d’honorer le mandat qui nous est donné par la loi. Patrice Vernier

EN RACCOURCI Harcèlement

Jeu interactif Mis au point par le Conseil départemental des Jeunes du Tarn, le jeu #arcel’g@me traite du harcèlement à l’école et du cyberharcèlement. Le joueur découvre une situation illustrée avec une animation et choisit sa réaction parmi plusieurs propositions. Il peut ainsi se mettre à la place d’un des acteurs du harcèlement. Il voit les

conséquences de ses choix et la « jauge de bien-être » des personnages au fur et à mesure de son avancée. Ce jeu est accessible depuis un ordinateur, un smartphone ou une tablette, sur le site http://cdj.tarn.fr/harcelgame.

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> REVUE DE PRESSE

D’un numéro à l’autre MOOC

Numérique à l’école Les Savanturiers est un programme éducatif du Centre de Recherches Interdisciplinaires (CRI). Objectif de ce cours en ligne destiné aux enseignants : « leur permettre de revisiter, d’inventer des espaces, des temps et des modalités de l’apprendre afin de contribuer à la formation des futurs citoyens de la société numérique ». Quatre « axes d’exploration » sont proposés dans ce cadre : « apprendre avec le numérique » (nouveaux espaces, nouvelles temporalités et nouvelles modalités, changements de postures), « créer avec le numérique » (création artistique, écriture, robotique, jeux, programmation, narration transmédia), « numérique et société » (enquêtes et recherches autour des enjeux sociétaux et politiques, des problèmes à résoudre, des enjeux intergénérationnels), « habiter avec le numérique » (cartographie, urbanisme, espaces publics). Vousnousils (19.04)

Education

Caroline du Nord Il est courant de rappeler qu’aux Etats-Unis, les châtiments corporels sont toujours autorisés dans vingtet-un Etats. Une enquête avait révélé qu’au cours de l'année scolaire 2013-2014, 110 000 étudiants ont été punis physiquement, notamment dans le Mississippi, l’Alabama, l’Arkansas, ou le Texas. Une pratique approuvée par 75 % des parents. Une école de Caroline du Nord semble désormais cristalliser le débat.

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C’est son proviseur, David Matheson, qui pratique lui-même la punition : à coups de planches en bois. Selon la gravité des actes, l’élève doit choisir entre une ou plusieurs journées d’exclusion, et un ou plusieurs coups. Slate.fr (18.04)

Enseignement

Le latin souffre au Collège de la Broye A la rentrée scolaire, le Gymnase intercantonal de la Broye n’ouvrira pas de nouvelle classe de latin. Une première que le directeur Thierry Maire voyait venir depuis un certain temps déjà. Il refuse de croire à la mort de cette langue ancienne dans son établissement. « Chaque année, nous réestimons la situation de tous les cours à option. Nous ferons donc un nouveau point une fois que les inscriptions pour la rentrée d’automne 2018 seront closes », affirme-t-il. La Liberté (19.04)

Charter schools

Des écoles autonomes Plus de trois millions d'élèves américains sont scolarisés dans ces établissements financés par l’argent du contribuable, mais qui sont administrés par des organismes privés, parfois à but lucratif. La première charter school a ouvert dans le Minnesota au début des années 90. L’objectif, offrir aux parents une alternative entre écoles publiques sectorisées et établissements privés hors de prix. N’importe quel enfant peut en principe rejoindre ce type d’établissement, où il n’y a pas de frais d’inscription ni de discrimination sociale. Les « public charter schools » sont dites « publiques » car financées par l’argent du contribuable. En fait, elles sont administrées par des organismes privés, parfois à but lucratif. Autonomes, elles s’affranchissent de nombreuses règles imposées aux écoles publiques traditionnelles. Libération (19.04)

Hauts-potentiels

Ces enfants qui souffrent dans les salles de cours La gestion des « jeunes talentueux », enfants intellectuellement précoces selon la terminologie française, doit être une préoccupation centrale tant elle est impactante à moyen ou long terme dans les organisations. Malheureusement, si de nombreux pays ont mis en application les recommandations formulées en 1994 par le Conseil de l’Europe pour éviter « de gaspiller les talents et par conséquent les ressources humaines par manque d’anticipation dans la détection des potentialités intellectuelles et autres », bon nombre de ces jeunes potentiels, qui constituent entre 3 et 10% de la population scolaire européenne, sont en situation d’échec et de décrochage scolaire. theconversation.com (24.04)

Robotisation de l’enseignement

Les robots : futurs professeurs Le professeur Rise Luckin, de l’University College London, clame les apports potentiels des robots dans l’évaluation estudiantine dans son article de recherche. Cette chercheuse en sciences de l’éducation affirme que toutes formes d’examens scolaires seront démodées pour cause d’inefficacité. Un logiciel AIAssess de l’University College London a montré un parfait exemple de perspicacité de l’appareil lors d’un test en mathématiques. Ce système uniformisera le système scolaire. Chaque élève aura un professeur personnalisé sur le long terme. Il reste l’apanage des étudiants de famille aisée pour le moment. Le procédé offre une toute nouvelle méthode qui touche la capacité intellectuelle d’un apprenti. C’est valable aussi bien pour sa personnalité que ses réactions face à un problème. Il met en exergue leurs talents respectifs dans la transparence totale. De ce fait, les professeurs auront accès direct sur la source de blocage de chaque étudiant. Innovant.fr (25.04)

Pédagogie

Elèves en difficulté Les syndicats d’enseignants neuchâtelois sont mécontents. Ils dénoncent une mesure dont le SSP (Syndicat des services publics) estime qu’« elle péjore – une fois de plus – le

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RUBRIQUES soutien aux élèves en difficulté ». Il s’agit d’une période particulière – anciennement appelée « petite classe »  – durant laquelle les élèves ont la possibilité de s’améliorer dans telle ou telle discipline. Cette situation va disparaître en 5e et 6e année HarmoS à partir de la prochaine rentrée scolaire. L’Express-L’Impartial (27.04)

Classroom

S’improviser prof Destiné au départ aux écoles, le projet Classroom est maintenant accessible à tous. Google, qui en est à l'origine, permet désormais à chacun de créer ses propres cours pour partager ses connaissances. Un programme qui doit, selon la firme de Mountain View, « faciliter la communication entre les professeurs et les élèves, dans l’enceinte de l’établissement, mais aussi en dehors », en les aidant « à communiquer, à gagner du temps et à mieux s’organiser ». Et les avantages à utiliser Classroom sont multiples, selon l’entreprise américaine : gain de temps et économie de papier, puisque tout ou presque se fait de manière dématérialisée et qu’une seule interface existe pour les cours, les devoirs, l’organisation et la communication, usage d’applications familières, gratuité du service, absence de publicité et surtout ni les données ni les contenus ne sont exploités à des fins publicitaires. Numerama.com (28.04)

Corse

Des élèves sans cahier ni photocopie En Corse, Emmanuelle Mariini, 42 ans, enseigne la musique sans notes… sur papier. L’idée lui est venue de supprimer le support papier en classe. Le projet germait depuis un moment. « Je me rendais compte que je dépensais une énergie folle à préparer des polycopiés, pas bien perçus à l’arrivée par les élèves et dont l’efficacité pédagogique restait à démontrer. Quand je leur ai présenté le projet, les élèves ont tout de suite adhéré à 100 %. Comme si un poids s’enlevait. Comme si le fait de ne plus avoir de polycopié ou de cahier les libérait de la contrainte et que le plaisir pouvait revenir. » Libération (2.05)

Pédagogie

Ecoles modernes, écoles d’élite ou écoles farfelues? Les pédagogies alternatives se développent au lendemain de la Première Guerre mondiale pour former une nouvelle élite, un homme meilleur. Mais elles échouent à s’imposer. Aujourd’hui à la marge du système éducatif français, elles connaissent pourtant un regain d’intérêt certain. Montessori, Freinet, Steiner, Niell… Ces pédagogies aujourd’hui à la mode datent de l’entre-deux-guerres et depuis une centaine d’années, elles continuent d’exister dans la sphère éducative, sans avoir été adoptées par l’Education nationale. Pourquoi cette réticence du système envers les pédagogies alternatives ? Laurent Gutierrez, historien, l’explique par l’enjeu central de l’école républicaine telle qu’elle a été conçue sous la IIIe République : « L’objectif initial était d’accueillir la majorité des élèves, donc c’était une école de masse ». L’école n’est donc pas, et n’aurait jamais été pensé en termes de pédagogie, mais avec l’objectif d’accueillir le plus grand nombre, selon lui. Publicsenat.fr (5.05)

Technique

L’EPFL invente la tablette destinée aux malvoyants Se déplacer dans un endroit inconnu constitue souvent un sacré défi pour les personnes malvoyantes. Pour faciliter leur mobilité, des chercheurs de l’EPFL ont développé une tablette tactile, à mi-chemin entre l’iPad, la canne blanche et le livre en braille. La tablette embarque surtout 192 petits boutons composés d’un

Mobilité des étudiants

Pas d’ouverture en vue vers Erasmus+ La Suisse ne devrait pas réintégrer le programme européen d’encouragement de la mobilité des étudiants Erasmus+ avant 2021. Le Conseil fédéral propose au Parlement d’en rester à une solution nationale et lui demande de libérer 114,5 millions de francs pour 2018-2020. Déçus, différents milieux ont lancé une pétition. L’Express-L’Imparial (28.04)

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Revue des médias Les écoles de St-Maurice

En marche pour La parenthèse L’association La parenthèse pour les polyhandicapés, spécialisée dans des séjours pour personnes souffrant de handicap, et présidée par Michel Beytrison, a bénéficié du produit d'une marche en sa faveur, par les écoles de St-Maurice, permettant de réunir près de 50’000 francs. www.rhonefm.ch/fr/share/news-1-836183

aimant, qui peuvent être mis en relief en quelques millisecondes grâce à un champ magnétique. En effleurant la surface avec leurs doigts, les malvoyants parviennent à « lire » les informations reproduites sur la tablette. Mieux : le dispositif permet même de zoomer sur la région d’un plan et pourrait également aider les écoliers malvoyants. 24 heures (8.05)

L'orthographe pour s'améliorer partout

Etude du CNRS C’est désormais démontré : progresser dans la maîtrise de la langue française influe positivement sur les résultats universitaires des étudiants « dans les disciplines aussi bien littéraires que scientifiques ». Tel est en effet l’enseignement d’une étude menée sur les performances des étudiants en première année d’économie et gestion des universités Paris-Est-Marne-laVallée et Lille 1 entre 2011 et 2014, publiée en ce mois de mai 2017 dans sa version finalisée. C’est la première fois que le lien entre la « littératie » et la réussite est étudié dans l’enseignement supérieur, le sujet ayant jusqu’alors été limité à l’école primaire et secondaire. Le Monde (11.05)

Education

Une école bienveillante A priori, c'est un cours de primaire classique. Sauf qu'ici dans cette classe de Trappes (Yvelines), quand on aide son voisin, la maîtresse ne dit rien. À tout moment, les élèves peuvent se lever et venir exprimer leurs émotions sur un panneau. Un défouloir et un lieu d'expression publique qui remporte un succès fou. Autre rituel ici, les élèves corrigent eux-mêmes la dictée. Il y a aussi la chaise des émotions, un espace intime qui n'appartient qu'aux élèves. Depuis trois ans que cette méthode est testée, les élèves sont beaucoup plus calmes, solidaires et concentrés. Francetvinfo.fr (16.05)

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> AUTOUR DE LA LECTURE

Des actions de promotion de la lecture au fil des degrés Roman des Romands : la sélection 2017-2018

MOTS-CLÉS : LECTURE • LITTÉRATURE

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Voici quelques idées d’activités pour donner le goût de lire à vos élèves.

Bataille des Livres : à vos inscriptions jusqu’au 11 juin Cette année, la tournée des auteurs de la Bataille des Livres (BdL), qui s’adresse aux élèves de 8 à 12 ans, a concerné 36 classes du Valais romand (cf. Résonances, avril 2017, pp. 20-21). Et 24 classes ont participé à la Fête des Livres, célébrant les 20 ans de la BdL, une belle initiative genevoise qui a pris son envol dans les cantons romands et dans la francophonie. Ainsi que le souligne Zita Bitschnau, enseignante à la retraite et représentante valaisanne au comité d’organisation suisse de l’Association, cette

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on

Planta à Si

année la Fête des Livres s’est davantage articulée autour de l’aspect festif que livresque, aussi le rapport direct à la lecture était moins présent lors de cette journée spéciale. Et elle ajoute : « Nous avions invité des artistes de cirque, dont Marion Achard, également auteure de livres pour enfants, et mis à l’honneur les chants et danses du Sénégal, où la BdL concerne plus de 5000 élèves. » Sur www.resonances-vs.ch, vous pourrez découvrir une courte vidéo retraçant quelques moments de cette fête, histoire de vous donner l’envie de participer avec vos classes. Les inscriptions pour l’édition 20172018 seront ouvertes jusqu’au 11 juin prochain aux classes suisses. http ://bataille-des-livres.ch

Le Roman des Romands est un prix littéraire pour le secondaire 2 qui a vu le jour en 2009. Il a pour objectif de promouvoir la littérature contemporaine de Suisse romande et de favoriser le lien entre les auteurs et leur public et plus particulièrement le lectorat jeune. Le Comité d’organisation et le Comité de lecture de l’Association du RdR ont sélectionné les ouvrages suivants pour 2017-2018 : Vivre près des tilleuls, du collectif de l’Ajar (éditions Flammarion) Hiver à Sokcho, de Elisa Shua Dusapin (éditions ZOE) Permis C, de Joseph Incardona (éditions bsn) Country, d’Antoine Jaccoud (éditions d’Autre Part) Confidences, de Max Lobe (éditions ZOE) Monsieur et Madame Rivaz, de Catherine Lovey (éditions ZOE) Lève-toi et marche, de Frédéric Lamoth (éditions Bernard Campiche) Les Caractères, de Bastien Roubaty (éditions PLF) www.romandesromands.ch

Pour découvrir d’autres idées… http://goo.gl/mmfx7m

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RUBRIQUES > ASSOCIATION

Savez-vous lire? MOTS-CLÉS : COURS • INFORMATION Evidemment, me direz-vous. Et pourtant… Savez-vous que le 15 % de la population suisse éprouve de sérieuses difficultés à lire et à écrire ? Quand nous articulons ce chiffre, on nous demande souvent si c'est la faute de l'école. La réponse est nuancée. Il est vrai que certains de nos apprenants nous racontent un parcours scolaire chahuté, mais les raisons d'une situation d'illettrisme sont diverses et cumulées : une scolarité troublée : problèmes familiaux, déménagement, maladie… des difficultés d'apprentissage : mémoire, handicap sensoriel, troubles du langage, limitation intellectuelle… un environnement socio-culturel et familial pauvre : s'il n'y a aucun livre à la maison, l'enfant ne verra pas le rapport entre ce qu'il apprend à l'école et son vécu quotidien la perte de l'habitude : une personne qui écrit rarement et qui ne lit pas peut oublier ce qu'elle a appris à l'école. Il y a aujourd'hui un réel accroissement des exigences professionnelles. L’illettrisme est d’abord un phénomène social en étroite corrélation avec les progrès techniques qui accordent une place toujours plus importante à l’écrit. Avant, une femme de ménage, un manœuvre sur un chantier ou un ouvrier agricole pouvaient travailler sans maîtriser vraiment lecture et écriture. Aujourd'hui, c'est impossible. Dans tous les métiers, on doit savoir au moins lire une consigne ou écrire un rapport.

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www.lire-et-ecrire.ch/valais

Les conséquences de l'illettrisme sont très sérieuses. Elles vont de l'impossibilité d'accompagner les enfants dans les devoirs à domicile à la difficulté de trouver ou garder un emploi, en passant par l'incapacité à remplir un document administratif. Il faut signaler également le coût économique de l'illettrisme. En Suisse, il se monte à plus d'un milliard de francs par année, essentiellement dus aux allocations de chômage et à l'aide sociale.

Sensibilisation Lire et Ecrire Valais est présent en Valais romand, à travers 18 cours dispensés à Sierre, Sion, Martigny, Monthey et Vouvry. Nous travaillons aussi dans le domaine de l'information et de la sensibilisation, dans le but de faire connaître la réalité de ce problème et d'encourager les adultes à se former. Dans ce cadre, nous souhaiterions venir dans les cours en établissement que certains centres scolaires organisent. Notre intervention est

totalement modulable quant à la durée et au contenu, en fonction des besoins ou connaissances antérieures des participants : présentation de l'illettrisme présentation de la pédagogie très spécifique utilisée dans nos cours travail pratique : les parents de vos élèves sont-ils en situation d'illettrisme ? témoignage d'un apprenant extraits d'émissions ou de films… L'illettrisme est un grave problème de société. Les enseignants, à tout niveau scolaire, auraient un vrai intérêt à mieux connaître la réalité vécue par les personnes dont les faibles compétences de base en lecture et écriture représentent une réelle souffrance.

Contact: Rosemarie Fournier Directrice Lire et Ecrire Valais valais@lire-et-ecrire.ch www.lire-et-ecrire.ch/valais

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Français au CO : infos sur les examens cantonaux 2018 FRANÇAIS 1 / LANGUE ÉCRITE L’épreuve Français 1 de langue écrite 2018 portera sur les objectifs d’apprentissages du PER, langue 1, cycle 3. Elle sera composée de 3 parties, dont chacune vaudra le ¼ de la note globale de l’examen cantonal 2018, et totalisera 60 points. PARTIE 1 Production de l’écrit (PE) (90 minutes, 20 points) L’épreuve portera sur l’un et/ou l’autre des regroupements de genres et genres de textes annoncés ci-dessous. PARTIE 2 Compréhension de l’écrit (CE) (45 minutes, 20 points) L’épreuve portera sur l’un et/ou l’autre des regroupements de genres et genres de textes annoncés ci-dessous.

PARTIE 3 Fonctionnement de la langue (30 minutes, 20 points) Une dizaine de points de fonctionnement de la langue seront en principe répartis dans les Partie 1 / Production de l’écrit et Partie 2 / Compréhension de l’écrit.

FRANÇAIS 2 / LANGUE ORALE Compréhension de l’oral (20 points) L’épreuve Français 2 de langue orale 2018 portera sur les objectifs d’apprentissages du PER, langue 1, cycle 3. Elle totalisera 20 points et vaudra le ¼ de la note globale de l’examen cantonal 2018. Elle portera sur le regroupement de genres et genre de texte annoncés ci-dessous.

PE

Regroupements de genres

11NI et 11NII

le texte qui raconte le texte qui argumente

CE

Regroupements de genres

11NI et 11NII

CO 11NI et 11NII

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le texte qui raconte le texte qui raconte

Regroupements de genres le texte qui transmet des savoirs

SE - Animation de français Genres de textes le récit fantastique la lettre argumentative

Genres de textes le récit réaliste le récit à visée argumentative Genre de textes l’émission radiophonique thématique

EN RACCOURCI Nomination au SE

Gilles Carron, conseiller pédagogique Dans sa séance ordinaire du mercredi 26 avril 2017, le Conseil d’Etat a nommé Gilles Carron en qualité de conseiller pédagogique à 100 % auprès du Service de l’enseignement. Gilles Carron a été pendant de nombreuses années enseignant d’appui pédagogique intégré et enseignant de préapprentissage. Depuis 2015, il exerce la fonction de directeur adjoint au CO d’Octodure de Martigny. Madeleine Nanchen-Seppey, conseillère pédagogique, ayant fait valoir ses droits à la retraite, Gilles Carron lui succédera, dès le 1er août 2017. Livre+

Soutien à l'édition, au livre et à la lecture La Conférence intercantonale de l’instruction publique de la Suisse romande et du Tessin (CIIP) a choisi, sur proposition de deux jurys d’experts, les projets qui bénéficieront d’un soutien pour les années 2017 à 2019, par le biais de conventions de subventionnement. Sur le site, vous trouverez les projets lauréats d’un soutien à l’édition ainsi que les projets lauréats de la Promotion du livre et de la lecture. www.ciip.ch/domaines/politique_ culturelle/projets

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i NTERVIEW SE

Jean-Philippe Lonfat, chef du SE, privilégie le dialogue Rencontre avec Jean-Philippe Lonfat, chef du Service de l’enseignement (SE) du canton du Valais depuis le 1er janvier 2017. Tant son parcours de formation que son expérience professionnelle font apparaître sa solide connaissance du monde scolaire dans son ensemble. En lien avec son implication dans de nombreuses associations culturelles et sportives, on devine également son grand sens des relations sociales et des réseaux. Détenteur d’une licence ès lettres (histoire et littérature française - à noter qu’il a rédigé son mémoire sur l’évolution dans la tradition du Collège de l'Abbaye de Saint-Maurice) et d’un diplôme de maître de gymnase de l’Université de Fribourg, JeanPhilippe Lonfat a poursuivi sa formation en obtenant notamment un certificat de médiateur, une attestation de maître formateur ainsi qu’un certificat en formation continue (CAS) en administration et gestion d’institution de formation. Sa carrière, il l’a commencée en tant qu’enseignant de français, de mathématiques et d’histoire au CO Ste-Marie à Martigny, où il a également travaillé comme médiateur scolaire. De 2004 à 2012, sa fonction de conseiller communal et de président de la Commission scolaire de Charrat lui a permis de connaître le fonctionnement et les enjeux de l’école primaire. Sa période de présidence de l’Association valaisanne des enseignants du cycle d’orientation (AVECO) a contribué à élargir ses connaissances de

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Lonfat, Jean-Philippe ent de l’enseignem ice rv Se chef du

l’école valaisanne. De 2011 à 2016, il a occupé le poste de directeur de l’Ecole de commerce et de culture générale (ECCG) à Martigny. Ses premiers mois en tant que chef du SE, Jean-Philippe Lonfat les a surtout consacrés à rencontrer les divers acteurs et partenaires de l’école valaisanne, dont les représentants des différentes associations professionnelles, de façon à établir un climat de travail teinté de sérénité et de confiance. Homme de dialogue, il se qualifie comme étant plutôt doté d’une intelligence sociale. INTERVIEW Jean-Philippe Lonfat, y a-t-il un fil rouge entre les diverses fonctions que vous avez exercées ? En relisant le passé, on pourrait percevoir un fil rouge, mais en fait je

n’ai jamais eu de plan de carrière. Mon parcours s’est construit grâce à des hasards. Pour exemple, lorsque j’enseignais au CO et que j’étais président de l’AVECO, tout en étant médiateur et maître formateur, je pensais sincèrement ne jamais changer de degré d’enseignement, étant donné que je m’y plaisais. Ce sont des parents d’élèves, professeurs à l’ECCG, qui m’ont suggéré d’y postuler pour donner des cours de français et d’histoire. J’ai considéré que ce pouvait être un défi intéressant, alors j’ai tenté ma chance. A chaque fois, j’ai su saisir l’opportunité, ce qui m’a permis de nourrir l’expérience suivante avec l’étape précédente. La constance de ma motivation a été et reste mon engagement social. Au départ, qu’est-ce qui vous a incité à choisir la voie de l’enseignement ? Ma passion pour l’école assurément. J’y jouais dès l’enfance. Servir l’école valaisanne est vite devenu une fierté, car elle est de qualité. Depuis que vous êtes le capitaine du Service de l’enseignement, avezvous vécu des moments d’étonnement, sachant que l’image d’un poste diffère souvent de sa réalité ? Ayant été président de l’AVECO, conseiller communal en charge de la commission scolaire à Charrat et directeur de l’ECCG à Martigny, je connaissais indirectement le fonctionnement de l’école valaisanne dans sa globalité, donc je n’ai pas été particulièrement surpris. De plus,

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je pense que le pas d’enseignant à directeur d’école est plus grand et davantage angoissant que celui de directeur à chef du SE. En réalité, ce qui m’a le plus étonné, c’est d’être aussi rapidement à l’aise dans ma nouvelle fonction. J’ai l’impression que c’est un poste de synthèse, idéal après mes 23 années d’expérience dans l’enseignement. Dès mon arrivée, j’ai par contre eu des confirmations de certaines impressions, notamment en lien avec la complexité de la structure administrative étatique. En étant à l’intérieur de ce gros paquebot, je comprends cependant mieux les raisons de ces procédures, découpées en de nombreuses étapes, même si certaines doivent pouvoir être simplifiées. J’avais aussi conscience de l’ampleur de la variété des sujets, mais j’ai quand même dû apprendre à gérer cette nouvelle responsabilité, avec toutes les décisions, lourdes d’implication, à prendre chaque jour. Aviez-vous une représentation assez exacte des différences entre l’école du Valais romand et celle du HautValais ? Quand j’étais président de l’AVECOVLWO, j’avais déjà pu me familiariser avec les ressemblances et dissemblances des deux parties linguistiques. Mon point faible étant mon manque de maîtrise de l’allemand, je me réjouis toutefois de progresser de façon à découvrir certaines subtilités du Haut-Valais qui m’échappent encore. Reste que je comprends mieux l’expression d’autonomie raisonnée, régulièrement utilisée par mon adjoint et remplaçant Marcel Blumenthal. Le respect de nos différences culturelles est essentiel, d’où l’importance de cette notion. Des deux côtés de la Raspille, les lignes forces de l’école valaisanne sont les mêmes, avec toutefois quelques nuances au niveau de l’organisation et de l’approche pédagogique. Notre école est pragmatique et se fonde sur la motivation des enseignants et la confiance des parents.

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Qu’est-ce qui vous enthousiasme au quotidien dans votre activité ? C’est un vrai plaisir de travailler avec les directions d’école ou les associations professionnelles ainsi qu’avec mon équipe. A l’interne, les collaborateurs, qu’ils soient administratifs, économiques, scientifiques ou pédagogiques, sont tous engagés pour le bien de l’école. La passion des enseignants se retrouve au sein de toute l’équipe du SE, ce qui est réjouissant.

« Le SE doit être une boussole. » Vous évoquez la passion des enseignants, mais n’ont-ils pas, aujourd’hui davantage qu’hier, besoin d’être reconnus ? La reconnaissance première des enseignants, c’est la réussite de leurs élèves, toutefois il semblerait que cela ne soit plus suffisant à notre époque, probablement en raison de la dégradation de l’image du métier dans la société. C’est une profession sans progression de carrière sauf pour quelques enseignants, dès lors cette reconnaissance devrait probablement passer plus régulièrement par des entretiens avec la direction d’école pour qu’elle puisse saluer leur engagement, mais aussi entendre leurs difficultés. Le SE a également un rôle à jouer, en rappelant que la qualité de notre école dépend prioritairement des directions et des enseignants. Dans le même temps, c’est aussi à eux de gagner la confiance externe, en montrant leur professionnalisme au quotidien. C’est un métier passionnant qui n’est néanmoins pas tous les jours facile et qui peut devenir usant. A propos de difficultés du métier, la santé des enseignants n’est-elle pas l’une des principales sources d’inquiétude pour l’avenir ? Le questionnaire du Syndicat des enseignants romands (SER) sur la santé des enseignants nous fournira de précieuses indications, mais d’ores et déjà le pourcentage des répondants laisse entrevoir que c’est une

préoccupation pour nombre d’enseignants, aussi nous devons en effet réfléchir aux solutions pour mieux les aider. En tant que chef du SE, quels sont les autres défis prioritaires de l’école ? A l’école obligatoire, c’est clairement la gestion des multiples transformations sociétales. Il s’agit de pouvoir intégrer et travailler avec tous les élèves. Ce n’est pas forcément évident d’exiger d’eux qu’ils fassent des efforts pour réussir, alors qu’ils voient des footballeurs ou des rappeurs gagner des millions en se pavanant, et parfois leurs parents, même bien formés, mis professionnellement de côté. Notre rôle est de faire comprendre qu’une bonne formation, avec une solide culture générale, contribue à la flexibilité professionnelle. La pression liée aux budgets alloués à la formation constitue un autre défi majeur. Ces dernières années, la météo financière était très tempétueuse dans le paysage scolaire. Peut-on raisonnablement espérer une accalmie ? Avec ETS 1 et ETS 2, les économies sur l’école ont été nombreuses. Certaines économies, notamment dans les études dirigées ou dans les effectifs, ne sont pas sans conséquence. A mon sens, il faut aujourd’hui faire un choix de société. Une école, avec des objectifs ambitieux et qui permet tous les possibles, coûte assurément plus cher qu’une école minimaliste, limitée aux savoirs fondamentaux dans les branches dites principales. Je fonde beaucoup d’espoirs sur le nouveau Parlement et le nouveau Gouvernement. Mon rôle de chef du SE sera d’expliquer au chef du Département de l’économie et de la formation les incidences de certaines coupes, car ce qui apparaît comme une «mesurette» peut avoir un impact négatif sur la réussite des élèves, tout particulièrement ceux qui sont à la marge. Comment dessineriez-vous l’école du futur ?

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Sans être conservateur, je dirais que l’école valaisanne a su privilégier le bon sens, tout en étant ouverte à la collaboration romande et aux nouveautés, notamment dans le domaine des ICT. Avec ce bon sens valaisan, notre canton a été assez peu touché par les essais des théoriciens de l’école et la profusion d’intervenants externes à la classe. J’espère continuer sur ce chemin de l’appropriation équilibrée, laissant place au génie propre de l’enseignant tout en fixant un cadre. Nous avons des commissions de branche, présidées par les inspecteurs de la scolarité obligatoire, qui permettent de discuter des problématiques en cherchant des solutions pragmatiques. Il est important que les enseignants participent dans toutes les strates décisionnelles liées aux moyens d’enseignement, aux examens, etc. Le dialogue avec les associations est aussi primordial pour faire évoluer l’école sans vouloir tout révolutionner. Je ne suis pas nostalgique du passé, mais dans le même temps je ne crois pas nécessaire d’adopter frénétiquement toutes les innovations.

Quelle sera votre ligne ? Je défends l’école des chances et des possibles. Au secondaire 2, je soutiens la complémentarité des voies actuelles, car chacune permet à un profil d’élèves de réaliser de beaux parcours, parfois en empruntant des passerelles. Comment définiriez-vous le rôle du SE au sein de l’école valaisanne ? Le SE doit être une boussole. C’est notre mandat de soutenir le principe d’éducabilité de chaque élève et en sa progression possible. Notre rôle est d’aplanir les difficultés et les pressions rencontrées par les directions et les enseignants. Nous devons aussi piloter l’école, en étant plus proactifs au niveau de la pédagogie, des structures ou des constructions. Depuis mon arrivée, nous avons surtout axé notre action sur la gestion, sans suffisamment anticiper. Quels sont les grands projets du SE au niveau du Valais romand et du Haut-Valais ? A l’école obligatoire, nous avons un travail d’envergure à mener avec

la révision de la Loi sur l’instruction publique datant de 1962, car ce texte doit relier l’ensemble des lois relatives à l’école valaisanne. Au secondaire 2, l’un des gros dossiers concerne la gestion financière en lien avec les bâtiments scolaires. Au niveau des ressources humaines, nous avons un gros défi de gestion du personnel, avec les départs à la retraite à venir. Pour le Haut-Valais, l’enjeu consistera à trouver le bon équilibre pour l’introduction du Lehrplan 21. Via cette interview, quel message souhaiteriez-vous délivrer aux enseignants ? J’aimerais les inciter à montrer davantage qu’ils sont des professionnels aimant leur métier pour que l’image de leur statut évolue positivement dans la société. Il faut qu’ils sachent que les enseignants de tous les degrés de la scolarité sont importants. Je suis confiant, positif et optimiste, car je crois à la force de notre élan commun pour permettre le développement des compétences des élèves et leur épanouissement. Propos recueillis par Nadia Revaz

Retour sur les neuf ans de Jean-Philippe Lonfat Etiez-vous sage ou dissipé? Comme j’étais bon élève, je paraissais sage, mais j’étais souvent avec les copains pour les bêtises. Rêveur ou attentif en classe? Attentif et appliqué.

Sportif et/ou spectateur? Enfant, je faisais beaucoup de sport et j’étais gardien de foot. Lecteur et/ou cinéphile? Plutôt cinéphile, car le goût de la lecture m’est venu bien plus tard, en rencontrant un professeur en 4e année du collège.

Doué en maths et/ou en langues? J’ai fait une maturité scientifique et j’ai toujours été meilleur en maths/français plutôt qu’en allemand/anglais.

Délégué de classe ou rebelle? Résolument délégué et organisateur.

Créatif et/ou scientifique? Je n’ai jamais eu de talent créatif – sauf peut-être en cuisine –, ce qui me fait admirer davantage les artistes.

Sportif ou bavard pendant les récréations? Les deux en alternance, puisque je jouais parfois au foot, mais j’aimais aussi bien passer certaines récréa-

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tions à discuter avec les filles, ce qui rendait jaloux mes copains. Avec le rêve de devenir chef cuisinier ou chef du SE? Mes parents avaient un café-restaurant et en 2e année du CO je voulais devenir cuisinier, toutefois comme il n’y avait pas l’aura actuelle des grands chefs et que j’avais de bonnes notes, on m’a orienté vers d’autres projets. La cuisine est restée ma passion et cette année je suis heureux d'avoir fait partie du jury de Top Chef au CO. Les deux rêves peuvent se rejoindre.

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issant, « Un enfant obé ve de facile, c'est le rê Mais tout éducateur. ais à cet pense-t-on jam t lâche homme veule e evenir ? » d e d e u q s ri l 'i u q Janusz Korczak

LES DOSSIERS 2012 / 2013 N° 1 septembre N° 2 octobre N° 3 novembre N° 4 décembre N° 5 février N° 6 mars N° 7 avril N° 8 mai N° 9 juin

Eclairage 2012 - 2013 Harcèlement entre pairs Lectures en partage Astuces, ruses, stratégies Outils pour gérer les projets Apprendre... à apprendre Cap de l’école à l’horizon 2020 Du Secondaire I au Secondaire II L’élève au singulier

2013 / 2014

EN RACCOURCI Cartable Fantastique

Une boîte à outils en ligne Le Cartable Fantastique est une association qui propose des ressources permettant de faciliter la scolarité des enfants en situation de handicap, et plus particulièrement dyspraxiques. Ces ressources naissent du croisement des regards de chercheurs en sciences cognitives et d’enseignants. www.cartablefantastique.fr Magazine CSRE

Deuxième numéro en ligne Le deuxième numéro du magazine CSRE (Centre suisse de coordination pour la recherche en éducation) contient des informations sur 24 projets de recherche et un portrait du Prof. Dr Jean-Luc Gurtner de l'Université de Fribourg. www.skbf-csre.ch/fr/recherche-en-education/magazine Savoir être et vivre ensemble

Fondation française, antenne suisse Une nouvelle association vient de voir le jour à Genève qui propose des ateliers de philosophie et de méditation avec les enfants et les adolescents. L'Association suisse dépend d'une fondation française SEVE (Savoir être et vivre ensemble). www.fondationseve.org

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N° 1 septembre N° 2 octobre N° 3 novembre N° 4 décembre N° 5 février N° 6 mars N° 7 avril N° 8 mai N° 9 juin

Triche et plagiat à l’école Le français connecté La mixité à l’école Histoire suisse et patrimoine culturel Prévenir et gérer le stress scolaire Le PER sur le terrain Ecole d'ici et d'ailleurs La fantaisie à l'école Apprendre dans et hors l'école

2014 / 2015 N° 1 septembre N° 2 octobre N° 3 novembre N° 4 décembre N° 5 février N° 6 mars N° 7 avril N° 8 mai N° 9 juin

Enseignant: magicien ? Complexité vs simplexité Ecole, lieu de vie Du silence à l'attention en classe Le mal-être de certains élèves Les savoirs et leur transmission Ecole et société Autonomie et coopération Avoir et donner confiance

2015 / 2016 N° 1 septembre N° 2 octobre N° 3 novembre N° 4 décembre N° 5 février N° 6 mars N° 7 avril N° 8 mai N° 9 juin

Compréhension de la lecture Raisonner en classe L'enfant en Valais (1815 - 2015 - 2215) Ralentir pour mieux apprendre Décrochages scolaires (In)égalités scolaires Réviser: oui, mais comment ? L'anglais à l'école Parcours atypique et réussite

2016 / 2017 N° 1 septembre Ecole sous pression N° 2 octobre Et si l'école ? N° 3 novembre Les innovations pédagogiques N° 4 décembre Autorité et bienveillance N° 5 février Les normes scolaires N° 6 mars Enseigner : un même métier au fil des degrés ? N° 7 avril Sommeil et pleine conscience pour mieux apprendre N° 8 mai Débuts et fins de carrière

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IMPRESSUM

Résonances M E N S U E L D E L’ E C O L E V A L A I S A N N E

fait parler de vous ! Pour vos annonces :

Résonances La revue Résonances, qui fait suite à L’Ecole valaisanne parue de 1956 à 1988, à L’Ecole primaire publiée de 1881 à 1956 ainsi qu’à L’Ami des Régens dont le premier numéro date de 1854, est éditée par le Département de l'économie et de la formation (DEF), via le Service de l’enseignement (SE). Edition, administration, rédaction DEF / SE – Résonances – Place de la Planta 1 Case postale 478 – 1951 Sion – Tél. 027 606 42 18 www.resonances-vs.ch Rédaction Nadia Revaz – nadia.revaz@admin.vs.ch – Tél. 079 429 07 01

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Conseil de rédaction Albert Roten, AVPES – www.avpes.ch Alexandra Zwahlen, AVECO – www.aveco.ch Vacant, HEP-VS – www.hepvs.ch David Moret, AVEP – http://avep-wvbu.ch Daphnée Constantin Raposo, SPVAL – www.spval.ch Elodie Lovey, CDTEA – www.vs.ch/scj Tristan Mottet, Ass. Parents – www.frapev.ch Responsable des illustrations Jacques Dussez Parution Le 1er de chaque mois, sauf janvier, juillet et août. Délai de remise des textes Délai pour les textes: le 5 du mois précédant la parution. Abonnements Cf. encadré séparé ISSN 2235-0918

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Données techniques Surface de composition: 170 x 245 mm Format de la revue: 210 x 280 mm Impression en offset en noir et une teinte vive, photolithos fournies ou frais de reproduction facturés séparément pour les documents fournis prêts à la reproduction. Délai de remise des annonces Délai pour les annonces: 15 du mois précédant la parution. Régie des annonces Schoechli impression & communication SA – Technopôle 3960 Sierre – Tél. 027 452 25 25 – info@schoechli.com Impression – Expédition Schoechli impression & communication SA – Technopôle 3960 Sierre – Tél. 027 452 25 25 – info@schoechli.com


Pour fonctionner l’affiche doit faire référence à notre mémoire, et à notre héritage visuels… …Secouer l’ordre établi en proposant un autre langage.

En vente au prix de

CHF 49.– « Mon dada c’était l’affiche ! » Le livre présentant les affiches de l’atelier Jean-Marie Grand, est construit sur l’analyse de l’historienne de l’art, Maelle Tappy. Le regard sur l’homme, ses particularités, sa philosophie et son parcours est rédigé par Jean Bonnard.

Ce beau livre de 250 pages au format de 230 x 290 mm comprend : • un regard sur « l’homme » • une étude générale réalisée par une historienne de l’art • des analyses complémentaires réalisées par des spécialistes suisses de l’affiche • 273 affiches.

www.monographic.ch


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