Expats, Oser entreprendre (numéro 6)

Page 1


(Chine)
CHEVAL (Etats-Unis)
(Maroc)
(Canada)

Offrez le monde

à vos enfants

INSCRIVEZ-LES DANS

UN LYCÉE

INTERNATIONAL FRANÇAIS !

En rejoignant un établissement d’enseignement français à l’étranger, vos enfants feront partie d’une communauté francophone plurilingue

DE PLUS DE 400 000 ÉLÈVES RÉPARTIS DANS 612 ÉTABLISSEMENTS ET 138 PAYS

L'ENSEIGNEMENT

FRANÇAIS À L'ÉTRANGER

Ils suivront une scolarité au service de leur épanouissement et de leur réussite, qui les mènera aux meilleures études supérieures, partout dans le monde.

ENTREPRENDRE À L’ÉTRANGER, BIEN PLUS QU’UN RÊVE

Damien BOUHOURS,

DIRECTEUR ÉDITORIAL ET PARTENARIATS ASSOCIÉ

POUR LEPETITJOURNAL.COM

Pour beaucoup de Français qui souhaitent vivre une expérience à l’international, la recherche d’un emploi reste le nerf de la guerre. D’autres ont choisi de créer leurs propres opportunités et de réaliser leur rêve à l’étranger. Ces entrepreneurs français ont pris le risque de lancer leur activité dans un pays dont ils ne maîtrisent pas forcément tous les codes. Pourtant, ils sont nombreux aujourd’hui à innover, servir, régaler, trouver des solutions et créer de l’emploi. Lepetitjournal.com a voulu mettre en lumière ces héros de l’ombre qui participent au quotidien à faire rayonner la France à l’international. Après tout, «en France, on n'a pas de pétrole mais on a des idées», comme l’a martelé un certain Valéry Giscard d’Estaing.

S'ils se sont parfois sentis oubliés par l’Etat, notamment au moment de la pandémie, les entrepreneurs français de l’étranger (EFE) sont une mine d’or et des relais de choix pour le commerce extérieur français. La Team France est d’ailleurs là pour les soutenir à l’étranger. Ces Françaises et Français d’Europe comme du bout du monde sont une preuve de la vitalité et du dynamisme de nos ressortissants. Ce sixième numéro d’Expats diffusé gratuitement dans une quarantaine de villes dans le monde, leur rend hommage et essaie de comprendre les leviers qui leur ont permis de sauter le pas.

A travers nos 76 éditions dans le monde, lepetitjournal.com continue au quotidien d’informer et d’inspirer tous ceux qui, entrepreneurs ou non, ont déjà sauté le pas de l’international. Nous avons remis cette année de nombreux Trophées à des Français de l’étranger qui se sont illustrés dans des domaines si variés qu’ils défient l’imagination. En plus de notre édition internationale accueillie au

ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, nous avons eu la chance en 2025 de récompenser près d’une cinquantaine de parcours au Moyen-Orient, en Chine, en ASEAN, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, au Maroc, en Italie, en Espagne et au Canada.

Notre Maison de l’expatriation a connu une deuxième saison couronnée de succès à Paris l’été dernier et continue aujourd’hui d’accompagner les expatriés dans cette aventure qui mérite une réelle préparation, du départ jusqu’au retour. Mais nos actions ne se limitent pas qu’à la France puisque notre Maison reste toute l’année disponible en ligne et a ouvert des campus à New York, Hong Kong et Shanghai, avant de revenir en présentiel à Paris l’été 2026. Tenez-vous informé de son prochain déplacement !

Entreprendre, prendre des risques, oser… sont tous des mots qui font sens dans le vocabulaire des expatriés. Nous sommes fiers de vous compter tous parmi nos lecteurs. D’autant plus que l’aventure de lepetitjournal.com a, elle aussi, commencé avec une idée lancée depuis l’étranger, le Mexique en l'occurrence. 25 ans plus tard, Hervé Heyraud est toujours à la tête d’un média qui continue de vous informer, gratuitement et de manière indépendante. Alors continuons de rêver ensemble…

PROGRAMMES GRANDE ÉCOLE, BACHELORS OU MASTERS SPÉCIALISÉS : REJOIGNEZ UNE GRANDE ÉCOLE QUI FAIT DE L’APPRENTISSAGE UNE AVENTURE, ET DU MANAGEMENT UNE CULTURE D’ACTION, D’ÉTHIQUE ET D’IMPACT.

ELINA COHEN-PEIRANO : «LES JEUNES ONT, EUX

AUSSI, LE POUVOIR D’ENTREPRENDRE ET DE

FAIRE CHANGER LES CHOSES»

DIPLÔMÉE DE L’IÉSEG SCHOOL OF MANAGEMENT, GRANDE ÉCOLE DE COMMERCE DE RENOMMÉE MONDIALE, Elina Cohen-Peirano est, à tout juste 25 ans, une entrepreneure ambitieuse et engagée, qui défend et encourage activement l’entrepreneuriat étudiant. Elle revient sur son parcours et nous parle des actions qu’elle mène au sein des écoles pour aider les jeunes générations à donner vie à leur rêve d’entreprendre.

COMMENT EST NÉ VOTRE INTÉRÊT POUR L’ENTREPRENEURIAT ?

J’ai commencé à entreprendre à 17 ans, en lançant un projet d’insertion sociale et professionnelle pour jeunes migrants, puis une startup d’équipement équestre lors d’un échange en Amérique latine. Au fil de ces expériences, j’ai rencontré de nombreux jeunes entrepreneurs passionnés et brillants, mais souvent désarmés face aux aspects stratégiques et commerciaux de leur activité. J’ai compris que c’était là que je voulais agir.

À mon retour en France, j’ai aidé bénévolement plusieurs jeunes à développer leur entreprise, grâce à mes compétences acquises à l’IÉSEG. J’ai alors réalisé que l’entrepreneuriat étudiant manquait de reconnaissance, et que l’image du jeune créateur était encore très dévalorisée. C’est suite à ce constat qu’est née, il y a trois ans, mon entreprise actuelle : Urone.

QUELLE EST LA MISSION D’URONE ?

J’ai fondé Urone pour aider les établissements d’enseignement supérieur à soutenir et valoriser l’entrepreneuriat étudiant. Le projet est né à l’IÉSEG, qui a été mon premier client ! Aujourd’hui, nous accompagnons des écoles en France et en Europe pour renforcer la place de l’entrepreneuriat dans les parcours étudiants. Nous collaborons aussi avec l’OCDE, la Commission européenne, l’Assemblée nationale et le Sénat, afin de démocratiser et sécuriser l’entrepreneuriat chez les jeunes. Avec Urone, nous souhaitons faire bouger les lignes, déconstruire les idées reçues sur la jeunesse et prouver que les jeunes peuvent, eux aussi, faire changer les choses.

QUEL RÔLE L’IÉSEG A-T-IL JOUÉ DANS VOTRE PARCOURS ENTREPRENEURIAL ?

L’une des grandes forces de l’IÉSEG est sa dimension internationale, qui m’a inspirée à constituer une équipe multiculturelle et à donner une vision internationale à mon entreprise dès sa création.

J’ai également eu la chance d’être entourée de professeurs incroyablement inspirants, aux parcours exceptionnels, qui m’ont donné envie d›être plus ambitieuse, audacieuse et de croire en mes capacités.

COMMENT AVEZ-VOUS CONTRIBUÉ À RENFORCER L’ENTREPRENEURIAT AU SEIN DE L’IÉSEG ?

J’ai mené à l’IÉSEG un vaste travail de concertation pour comprendre les besoins, blocages et leviers liés à l’entrepreneuriat étudiant. De cette démarche sont nés plusieurs dispositifs, parmi lesquels la création du statut d’étudiant-entrepreneur, qui permet d’intégrer l’incubateur de l’école et de bénéficier d’un suivi personnalisé, d’un emploi du temps aménagé et de 6 journées d’absence justifiées par semestre pour se consacrer à son entreprise. Les étudiants peuvent aussi travailler sur leur propre entreprise pendant certains cours et consacrer leur mémoire de fin d’études à leur projet entrepreneurial.

Nous avons également mis en place un track entrepreneur dès la 2ème année du Bachelor, qui concentre les cours sur deux jours, pour consacrer le reste de la semaine à son entreprise. C’était alors une première en France à ce niveau d’études.

QUE DIRIEZ-VOUS

AUX PARENTS RÉTICENTS À L’IDÉE QUE LEUR ENFANT ENTREPRENNE ?

L’entrepreneuriat est souvent perçu comme un pari risqué par beaucoup de parents. Pourtant, lorsqu’il s’inscrit dans un cadre académique solide, comme celui offert par l’IÉSEG, il devient une expérience à la fois sécurisée et très formatrice. L’étudiant est encadré, accompagné et peut développer sa boîte tout en obtenant un diplôme reconnu en France et à l’étranger.

Lettre à France Lett re àFrance

LOS ANGELES ETATS-UNIS

Victoire de la musique en 2008 du : «  Spectacle musical, tournée, concert de l’année »

Michel Polnareff reçoit la Légion d'honneur des mains de l'ambassadeur de France aux États-Unis en 2010

Plus de 3,5 millions d'albums vendus en France

Expatrié depuis 55 ans, depuis son arrivée aux Etats-Unis le 12 octobre 1973

AT 80, MICHEL POLNAREFF IS SET TO HIT THE ROAD in 2025 for a world tour. He’s coming with a new album : Un temps pour elles. True icon of French music Polnareff was awarded of the Victoire de la Musique in 2008. Later on, he was honored with the Légion d’honneur, presented by the French Ambassador to the United States. With over 3.5 millions albums sold just in France his influence is undeniable, even if Michel lived abroad for over 50 years !

À80 ans, Michel Polnareff reprend la route en 2025 pour une tournée mondiale, accompagné d’un nouvel album: Un temps pour elles. L’inoxydable chanteur se confie sur ses retrouvailles avec le public, son attachement à la France, les polémiques et son lien avec la capitale britannique. Une interview placée sous le signe de la sincérité et de l’authenticité qui caractérisent bien l’auteur de Lettre à France…

En 2025, qu'est-ce qui vous motive à monter sur scène et faire cette tournée mondiale ?

Je suis très heureux du nouvel album qui sort fin avril 2025. J’avais très envie de venir le partager avec le public. Et puis je vis loin de la France, loin de chez moi. Je suis toujours heureux de retrouver le public, de l’entendre chanter à ma place certaines de mes chansons.

Votre dernier album : Un temps pour elles, est sorti en avril. Que représente-t-il ?

Cet album est très important pour moi. Les chansons me sont venues assez rapidement, j’ai tout composé, écrit et réalisé. Je voulais remettre au cœur de la création le fait que je suis un pianiste avant tout. J’ai d’ailleurs joué tous les pianos et les claviers. Certains titres sont des instrumentaux. Je suis très fier de cet album, qui est certainement l’un de mes meilleurs.

Y a-t-il un titre que vous prenez toujours autant de plaisir à interpréter ?

que l’expatriation m’a apporté. Sur le plan artistique, je suis influencé par ma vie aux États-Unis. Mais j’ai probablement toujours été inspiré par la musique anglo-saxonne depuis le début de ma carrière.

Par ailleurs, avez-vous un lien avec Londres et le Royaume-Uni ?

Oui, déjà parce que j’y ai enregistré mon premier 45 tours. À l’époque, je ne voulais pas spécialement être chanteur, alors j’ai demandé à ma maison de disques des conditions insensées en espérant que l’on me refuse. J’ai notamment exigé d’enregistrer à Abbey Road, avec Jimmy Page à la guitare et John Paul Jones à la basse. Et contre toute attente, tout a été accepté ! C’est ainsi qu’a débuté ma carrière.

Je ne me lasse jamais de partager mes chansons avec le public, qui m’est fidèle depuis tant d’années. Mais quelque chose d’un peu unique se passe à chaque fois que démarre Lettre à France. Je crois que cette chanson constitue un lien vraiment particulier entre le public et moi, et ce, parce que j’aime la France. Je suis français, mais un Français qui vit aux États-Unis. Malgré tout j’aime la France, et je crois cet amour réciproque. Je suis toujours ravi de venir en France.

Que vous a apporté l’expatriation sur le plan personnel et artistique ?

Sur un plan personnel, mon fils est certainement le meilleur de ce

Votre look iconique est-il un choix artistique ou le reflet de votre personnalité ?

Vous évoquez certainement ces lunettes qui me suivent depuis tant d’années. Cet élément, devenu tellement indissociable de mon image, vient à l’origine d’un problème de vue qui me rendait extrêmement sensible à la lumière ! Le problème a été réglé, mais les lunettes sont restées... Je ne sais pas si un quelconque mystère plane autour de mon personnage. Je suis toujours aussi sincère et authentique que possible, et je crois que mon public, qui me suit depuis longtemps, me connaît et sait qui je suis.

Quoi qu'il en soit, je ne « gère » pas. J’essaie juste d’être le plus vrai possible, dans ma musique et lorsque je prends la parole.

Quelle est la période de votre carrière dont vous êtes particulièrement fier ?

Je ne regarde pas dans le rétroviseur, jamais. J’ai toujours avancé de manière instinctive, sans calcul, totalement ancré dans le moment présent. Alors la période dont je suis le plus fier est certainement celle qui est devant moi.

I N V E S T I S S E M E N T L O C A T I F

L ’ I N V E S T I S S E U R R E N T A B L E I N V E S T I R A V E C C O N F I A N C E

INVESTIR DANS L’IMMOBILIER LOCATIF EN 2025:

LES CONSEILS D’UN EXPERT

ACTEUR DE RÉFÉRENCE SUR LE MARCHÉ,

Investissement-locatif.com accompagne depuis plus de 10 ans les investisseurs expatriés à chaque étape de leur projet immobilier locatif en France et ce, 100 % à distance. Manuel Ravier, cofondateur et président de la société, nous en dit plus sur cet accompagnement et sur les clés pour réussir son investissement locatif en France en 2026.

QUELS SONT VOS CONSEILS AUX EXPATRIÉS QUI

ENVISAGENT DE SE LANCER

?

Mon premier conseil est d’arrêter de repousser son projet immobilier ! Beaucoup de personnes tardent à se lancer, car cela représente un engagement souvent intimidant.

EST-IL PERTINENT D'INVESTIR DANS L'IMMOBILIER LOCATIF EN FRANCE EN 2026 ?

Tout à fait ! Le marché immobilier français est particulièrement attractif actuellement. Nous sortons en effet d’une période de crise marquée par une hausse des taux d’intérêt, qui a entraîné une baisse des prix. Cela représente une belle opportunité pour les investisseurs, qui peuvent profiter de prix d'entrée avantageux, avec des taux qui commencent déjà à baisser.

Rappelons aussi qu’en France, nous avons la chance de bénéficier d’emprunts à taux fixe et le droit de renégocier les conditions du prêt et de l’assurance emprunteur. De précieux atouts pour les investisseurs !

QUELLE EST LA VALEUR AJOUTÉE D'INVESTISSEMENT-LOCATIF.

COM POUR LES EXPATRIÉS ?

Grâce à notre parfaite connaissance du marché local, notre présence dans une vingtaine de villes en France (Paris, Lyon, Bordeaux, Lille, Nice, Montpellier…) et notre réseau d’apporteurs d’affaires, nous identifions les meilleures opportunités pour nos clients.

Nous prenons en charge leur projet de bout en bout : recherche de biens, visites, rénovation, mise en location… Ils gagnent donc un temps précieux. On estime en effet que plus de 250 heures de travail sont nécessaires pour réaliser un tel projet ! Les expatriés peuvent ainsi investir entièrement à distance, en toute sérénité. Enfin, nous offrons un accompagnement sur mesure, adapté à chaque profil et chaque projet : se constituer un patrimoine immobilier, maximiser le potentiel de biens existants, optimiser ses crédits…

Or, en matière d’immobilier, le facteur temps est fondamental ! Dès qu’un projet est lancé, les loyers commencent à rentrer, les mensualités de crédit sont remboursées, le patrimoine se construit… À l’inverse, attendre coûte cher, car les opportunités manquées ne se rattrapent pas.

C’est pourquoi nous encourageons nos clients à passer à l’action sans tarder. Une fois la décision prise, ils ne la regrettent jamais, car les bénéfices se manifestent rapidement. L’immobilier est un investissement de long terme, et plus tôt il est amorcé, plus les retombées positives sont grandes.

Par ailleurs, avant de se lancer, il est important de se demander: «Quelle part de risque suis-je prêt à accepter, et quel niveau de rendement est-ce que j’attends?». Cela permettra de déterminer l’approche à adopter: un investissement patrimonial, dans des villes comme Paris, Lyon, Bordeaux ou Nice offrant une stabilité à long terme; ou un investissement de rendement, dans des villes comme Le Havre, Poitiers ou Toulon, avec des prix abordables et une forte rentabilité.

QUELS SONT VOS PROJETS D'AVENIR POUR

INVESTISSEMENT-LOCATIF.COM ?

Nous souhaitons tout d’abord élargir notre offre en proposant des projets d’investissement à l’étranger, afin de permettre à nos clients d’explorer des opportunités au-delà des frontières de l’Hexagone. Nous prévoyons également d’étendre notre activité au secteur des locaux commerciaux, afin d’ouvrir de nouvelles perspectives d’investissement à nos clients.

Prenez RDV avec un conseiller : www.investissement-locatif.com

JOYCE JONATHAN

CHINE

Auteure-compositeure et interprète française de 36 ans

13,5 milliards de vues en Asie par saison Cheng Feng, la Star Academy chinoise

15 ans que Joyce Jonathan mène une carrière en Chine

FRENCH SINGER-SONGWRITER JOYCE JONATHAN, 36, RETURNED IN 2025 FOR A MAJOR TOUR IN CHINA. Winner of the 2024 Cheng Feng Star Academy, she reflects on her lifelong bond with China, nurtured since childhood by her parents. From buying her first guitar in Beijing at 14 to translating her albums into Mandarin, Joyce has built deep artistic and personal connections between cultures. Collaborations with Chen Lijun and Shang Wenjie further cement her role as a cultural bridge between France and China.

Dix ans après avoir conquis le public chinois avec sa voix douce et ses chansons en franco-mandarin, Joyce Jonathan est revenue en 2025 sur le devant de la scène asiatique. Gagnante de l’édition 2024 de Cheng Feng, la Star Academy chinoise, la chanteuse française nous confie son lien unique avec l’Empire du Milieu, un attachement né bien avant sa carrière, comme elle le confiait déjà lors d’une première rencontre avec lepetitjournal.com en 2017.

« J’ai grandi avec des parents passionnés par la Chine », confie Joyce Jonathan, radieuse, à l’approche de sa nouvelle tournée en novembre 2025. Fille d’un père diplômé de l’université de Tsinghua et d’une mère fondatrice de La Maison de la Chine, l’artiste a été bercée dès l’enfance par la culture asiatique. « J’ai même acheté ma première guitare à Pékin lorsque j’avais 14 ans », se souvient-elle. Ce lien ancien a façonné une relation artistique et humaine profonde, nourrie de voyages et de musique.

Dès ses débuts, la chanteuse s’est distinguée par son ouverture linguistique. En 2017, elle nous expliquait déjà « J’y suis allée pour la première fois quand j’avais 13 ans, j’accompagnais ma maman en voyage d’affaires. Je suis de nouveau tombée sous le charme. Il y a une chanson que j’ai écrite dans l’avion en repartant de Hong Kong ». Cette inspiration ne l’a plus quittée. Ses albums ont été traduits en mandarin, puis diffusés dans toute l’Asie. « J’ai beaucoup travaillé la prononciation avec un traducteur qui m’aide à trouver l’intonation parfaite » nous confiait-elle.

Huit ans plus tard, le succès s’est confirmé. En 2024, Joyce Jonathan remporte Cheng Feng, captivant le public chinois par sa douceur et sa sincérité. « Je ressens à quel point la Chine a évolué. C’est tellement moderne et innovant. Les plateaux de télévision sont faramineux, avec une technique de dingue » sourit-elle. Ce lien privilégié se renforce à chaque tournée, grâce à « un fan club très fidèle. Ils me suivent sur toutes les dates. Un soir, une fan m’a offert une jupe traditionnelle que j’ai portée pour le dernier concert. J’étais toute excitée ! » Ces moments traduisent sans fard l’affection réciproque entre l’artiste et son public.

Aujourd’hui, la chanteuse s’affirme comme une véritable ambassadrice culturelle. Son duo avec la soprano chinoise Chen Lijun, Cœur ouvert x Qiu Feng Ci, mêle chanson française et opéra chinois : « Je suis très fière du résultat. Cela crée un vrai pont culturel entre la France et la Chine ». De même avec La rencontre des lumières, écrite avec Shang Wenjie, Joyce Jonathan célèbre l’amitié entre les deux pays, tout en restant guidée par l’authenticité : « J’aime parler d’amour, de la vie, du fait de grandir, et ce avec des mots simples. Mon style est français, et c’est peut-être une façon pour le public chinois de découvrir la France à travers mes chansons ». Avec son «cœur ouvert», Joyce Jonathan est une passerelle vivante entre deux mondes qui s’écoutent.

ÉCRIT PAR NOÉMIE VALERY

ENTREPRENDRE AUTREMENT À L’ÉTRANGER :

QUAND DES EXPATRIÉS CRÉENT DES ASSOCIATIONS FLAM

POUR TRANSMETTRE LA LANGUE ET LA CULTURE FRANÇAISE

DANS DE NOMBREUSES FAMILLES FRANÇAISES

OU BINATIONALES ÉTABLIES À L’ÉTRANGER, les enfants, souvent nés sur place, grandissent dans une autre langue et sont scolarisés localement. Pour créer un lien fort avec la langue et la culture française, des parents s’engagent dans le réseau FLAM — Français Langue Maternelle.

De Tokyo à Madrid, des centaines de parents français à l’étranger ont troqué leur statut de simple résident contre celui d’entrepreneur associatif pour transmettre un héritage culturel aux jeunes générations et tisser des communautés solidaires.

QU’EST-CE QU’UNE ASSOCIATION FLAM ?

Les associations FLAM sont des structures locales à but non lucratif, soutenues et reconnues par l’État français, chargées de proposer un enseignement du français en tant que langue maternelle à des enfants francophones hors de France.

Ces enfants, très souvent binationaux , évoluent dans un contexte où le français peut devenir minoritaire. Les programmes FLAM préservent ce lien essentiel avec la culture et la langue françaises dans un cadre extra-scolaire.

Environ 120 associations FLAM sont actives dans une quarantaine de pays, formant un réseau mondial animé par la Fédération FLAM Monde et deux fédérations régionales : FLAM USA et Parapluie FLAM UK.

UNE

AVENTURE ENTREPRENEURIALE À VISAGE HUMAIN

Créer une FLAM revient à lancer et gérer une petite entreprise sans but lucratif : trouver un local, gérer les inscriptions, embaucher et former des enseignants, équilibrer le budget, communiquer, répondre à des appels à projets ou mobiliser des bénévoles, et accueillir les familles tout en fédérant et innovant.

À Zagreb, Florence Nigron Dautovič a transformé des cours de français donnés à ses enfants à la maison en une véritable structure associative : « Très vite, d’autres familles ont voulu se joindre à nous. J’ai monté l’association, recruté des intervenants… Aujourd’hui, on

accueille plus de 40 enfants chaque semaine. » À Valence, Anne-Sophie Croquevieille insiste sur la dimension sociale qu’a prise l’association au fil du temps : « On est partis d’une envie de transmettre le français à nos enfants, et c’est devenu un vrai centre de vie pour les familles francophones. On organise aussi des spectacles, des sorties, des cafés-parents… on devient un acteur local de la francophonie. »

DES DÉFIS QUOTIDIENS… ET UNE RICHESSE IMMENSE

Le chemin est semé d’embûches : bénévolat, recherche de financements, isolement, difficulté à recruter des enseignants, mais ces obstacles n’entament pas l’énergie des fondateurs, portés par un sentiment d’utilité sociale.

Sur le plan pédagogique, il faut adapter les contenus à des enfants plurilingues, maintenir leur motivation et créer des approches ludiques. Le projet presse et éducation aux médias FLAM Mag et la plateforme Espace FLAM offrent un appui précieux.

Au fil des années, ces initiatives créent du lien : entre enfants, entre parents, entre cultures. Elles ajoutent du sens à l’expatriation grâce à l’apport d’une dimension collective et durable en lien avec le pays d’origine d’au moins un parent.

UNE AUTRE MANIÈRE D’ENTREPRENDRE

Les porteurs de projets FLAM sont mus par une mission visant à rendre l’enseignement accessible à tous. Ils construisent, innovent, s’adaptent avec une vision humaniste. Cette aventure associative devient un tremplin vers d’autres engagements — reconversion professionnelle, implication citoyenne, création de projets éducatifs ou interculturels.

ET SI VOUS VOUS LANCIEZ ?

Rejoindre le réseau FLAM, c’est porter un projet utile à la famille et à la communauté. La Fédération FLAM Monde accompagne les porteurs de projets à chaque étape, en lien avec les fédérations régionales. Ce dispositif est soutenu par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères via l’AEFE, qui propose subventions et aides à projets. Des milliers de familles dans le monde font vivre le français grâce à ces initiatives locales.

Pour en savoir plus : flammonde.org

À30 ans, il traverse les Pyrénées pour reprendre une PME en difficulté, sans parler un mot d’espagnol. Vingt ans plus tard, Alexandre PierronDarbonne a bâti un groupe présent dans douze pays et dépassant les 200 millions d’euros de chiffre d’affaires. Portrait d’un entrepreneur français installé en Espagne, convaincu qu’innover, anticiper et miser sur l’humain sont les clés de toute réussite durable

ÉCRIT PAR PAUL PIERROUX-TARANTO , RÉDACTEUR EN CHEF - LEPETITJOURNAL.COM EN ESPAGNE

« Rien n’est jamais acquis. Il faut se renouveler en permanence », dit-il d’un ton calme mais assuré. Ingénieur de formation, passé par IBM et General Electric, Alexandre Pierron-Darbonne quitte les semi-conducteurs pour reprendre Planasa, une PME familiale du secteur agroalimentaire alors en difficulté. Sans capital ni expérience du pays, il parie sur la recherche variétale et sur l’internationalisation rapide. En quelques années, Planasa passe de 10 à près de 200 millions d’euros de chiffre d’affaires et s’installe dans douze pays. « On ne vendait plus un produit, mais un accès à une technologie. » Ce tournant illustre sa philosophie : détecter l’innovation, garder un coup d’avance et refuser la complaisance. Sa vision ? Être petit par la taille, mais grand par la différenciation. En Californie, il relance son activité sur un marché saturé et s’impose face aux géants, rachetant un acteur local pour asseoir sa position. « Là-bas, tu ne peux pas commencer petit. Tu dois attaquer en grand. » À rebours du modèle clas-

sique, il valorise la cohésion plus que l’individualisme. « Un projet médiocre avec une bonne équipe peut marcher. L’inverse, jamais. » L’audace, pour lui, prime sur le confort. « Si tu n’as pas de patrimoine, tu n’as rien à perdre. » Son management repose sur la confiance et la vitesse d’exécution. Travailler ensemble, exécuter vite, avancer uni : une éthique forgée sur le terrain. L’échec, il ne le craint pas. Il le transforme. « Je me suis trompé de partenaire financier, mais c’est ce qui m’a libéré. » Aujourd’hui, via son fonds Label Investments, il soutient d’autres entrepreneurs, du capital-risque aux rachats industriels. Moins dans l’exécution, plus dans la transmission. « À 20 ans, tu apprends. À 30, tu entreprends. À 50, tu accompagnes », aime-t-il rappeler. Loin de lever le pied, il a simplement déplacé son énergie. Moins de voyages, plus de sélectivité, toujours la même curiosité. « Ce qui me passionne, c’est construire. Encore.  »

ZAKIA MOULAOUI GUERY

Présence dans 6 villes britanniques depuis 2015

Plus de 150 personnes formées pour devenir guide touristique

Zakia Moulaoui Guery, lauréate du Trophée Social et Humanitaire (CFE) en 2025

MAKING THE INVISIBLE VISIBLE ZAKIA MOULAOUI GUERY IS THE FOUNDER OF INVISIBLE CITIES, a social enterprise training people who have experienced homelessness to become tour guides. Born in France, based in Scotland, she turned personal hardship into a mission of inclusion. Today, her guides lead tours across six UK cities, and one of them even showed Aberdeen to Prince William himself.

ROYAUME-UNI

Il faut parfois du courage pour voir la ville autrement. De l’entrain, de la curiosité et surtout la conviction que chacun a une histoire à raconter. C’est avec cette idée simple que Zakia Moulaoui Guery a lancé Invisible Cities. Depuis dix ans, cette Française installée à Édimbourg forme des personnes en situation de précarité : sansabris, ex-détenus, femmes isolées… pour leur offrir un rôle inattendu : celui de guide touristique. Un challenge fou ? Pas vraiment. Un pari réussi : l’un de ses guides a fait visiter Aberdeen au prince William !

PAR EWAN PETRIS

Chaque visite devient un récit personnel, entre mémoire et espoir, où l’on apprend à regarder autrement les ruelles, les façades, et ceux qui y ont dormi. « En dix ans, nous avons formé près de 160 personnes. Tous n’ont pas fini guides, mais chacun a trouvé une forme de reprise de confiance », confie Zakia Moulaoui Guery.

DU FOOTBALL DE RUE À LA RÉSILIENCE

Le parcours de Zakia n’a rien d’un long fleuve tranquille. Originaire de Saint-Étienne, elle s’expatrie en Écosse en 2008 pour travailler avec la Homeless World Cup, la Coupe du monde des sans-abris. En 2014, en pleine ascension, un diagnostic tombe : cancer de l’intestin. «J’ai dû arrêter de voyager. Ça m’a brisée. Mais c’est aussi à ce moment-là que j’ai compris que je pouvais continuer à faire voyager les histoires des autres, d’une autre manière.» De cette épreuve naît une idée : créer un projet qui allierait tourisme, inclusion et transmission. Invisible Cities voit alors le jour, en 2015.

UNE ENTREPRISE PAS COMME LES AUTRES

Aujourd’hui, le réseau compte des antennes à Édimbourg, Glasgow, Manchester, York, Cardiff et Aberdeen et bientôt à Liverpool et dans les Scottish Borders. Chaque guide suit une formation complète : prise de parole, histoire locale, gestion de groupe… mais aussi  accompagnement personnel. «Nous apprenons à nos guides à refaire un CV, à gérer un budget, à réapprendre à travailler. Ce sont des gestes simples pour certains, mais immenses pour ceux qui sortent de la rue.» Et si tous ne poursuivent pas dans le métier, tous repartent plus forts. «Ils savent compter leurs salaires mieux que quiconque, pas parce qu’ils ont étudié la finance, mais parce que la rue ne laisse aucune marge d’erreur,» sourit la fondatrice.

D’ABERDEEN AU PALAIS ROYAL

Parmi les nombreuses histoires d’Invisible Cities, celle de Sony, l’un des premiers guides, marque les esprits. Diagnostiqué épileptique, il n’a presque jamais manqué un seul tour. Quelques années plus tard, Sony guide une visite un peu particulière, pour un seul participant : le Prince William. Un symbole fort, pour un projet né de la rue et désormais reconnu au sommet. D’ailleurs, Zakia ne compte pas s’arrêter là. «Nous visons dix villes en dix ans, et pourquoi pas l’international, en Europe et en France. C’est égoïste peut-être, mais j’y crois.»

ÉCRIT

BUSINESS SCHOOL

EDHEC ENTREPRENEURS

ACCÉLÉRATEUR D’INNOVATION RESPONSABLE

3 incubateurs

CAMPUS

JEAN ARNAULT

LE BERCEAU DE L'ENTREPRENEURIAT ROUBAIX

STATION F

LE PLUS GRAND CAMPUS DE STARTUPS AU MONDE PARIS

70 + startups accélérées chaque année

1200+ entrepreneurs réunis dans une même communauté

300+ experts et partenaires engagés à nos côtés

TECHFORWARD

AU CŒUR DE L'ÉCOSYSTÈME TECH DE LA RIVIERA SOPHIA ANTIPOLIS

AURÉLIEN BIREBENT

EDHEC International BBA 2020

EDHEC Master in Strategy, Consulting & Digital Transformation 2021 Co-Fondateur de Arthylae

L’EDHEC BUSINESS SCHOOL : L’ÉCOLE DES ENTREPRENEURS DE DEMAIN

7ÈME MEILLEURE ÉCOLE DE COMMERCE

D’EUROPE* , l’EDHEC Business School se démarque par son excellence académique, son rayonnement international, mais aussi par son esprit entrepreneurial marqué. Au sein de cet établissement de renom, tout est pensé pour aider les jeunes à entreprendre de façon responsable, dans les meilleures conditions. Témoignages.

UN ÉCOSYSTÈME ENTREPRENEURIAL RICHE

Fondée par des entrepreneurs il y a près de 120 ans, l’EDHEC Business School place l’entrepreneuriat au cœur de son ADN. Aujourd’hui, l’école propose de nombreux dispositifs dédiés aux porteurs de projets, parmi lesquels :

•Un accompagnement terrain personnalisé avec EDHEC Entrepreneurs ;

• 3 incubateurs dont un à STATION F, le plus grand campus de startups au monde ;

• Des programmes de pré-incubation pour tester ses idées ;

•Un fonds d’investissement à impact, Generations Powered by EDHEC ;

•Une chaire de recherche dédiée aux entreprises familiales et à l’entrepreneuriat responsable ;

• + 3 000 heures de cours sur l’entrepreneuriat.

« Notre vaste écosystème entrepreneurial nous permet d’accompagner nos étudiants et diplômés sur toute la chaîne de valeur : de la sensibilisation à l’incubation, en passant par le financement.»  explique Justine Soudier, Directrice adjointe de l’EDHEC Centre for Responsible Entrepreneurship. « Chaque année, nous incubons 70 startups et 300 étudiants rejoignent nos programmes de pré-incubation. Ils apprennent à développer un vrai état d’esprit entrepreneurial, à être force de proposition et à renforcer leur résilience… Des qualités qui leur serviront quel que soit leur parcours professionnel.»

Justine Soudier

Directrice adjointe de l’EDHEC

Centre for Responsible Entrepreneurship.

ENTREPRENDRE SOUS LE PRISME DE L’IMPACT

L’EDHEC se démarque aussi par sa volonté d’accompagner des projets à impact positif. «  Nous encourageons un entrepreneuriat responsable, au service des générations futures. Nous avons ainsi développé notre propre méthodologie, RED (Responsible Entrepreneurship by Design) pour favoriser la création d’entreprises à mission, avec des pratiques vertueuses, et un modèle économique adapté. Nous avons aussi cofondé Innova Europe, une coalition de 11 grandes écoles européennes qui défend une vision responsable et positive de l’entrepreneuriat. » , complète Justine Soudier.

D’ÉTUDIANT À ENTREPRENEUR À SUCCÈS : LE PARCOURS D’AURÉLIEN

Diplômé de l’EDHEC International BBA et du MSc in Strategy, Consulting & Digital Transformation de l’EDHEC, Aurélien Birebent a amorcé son parcours entrepreneurial dès sa 3ème année d’études, en fondant Arthylae, une maison parisienne d’art de vivre dédiée à la création sur mesure de produits de décoration d’intérieur et d’art de la table pour l’Hospitality haut de gamme.

« EDHEC Entrepreneurs m’a permis de challenger mes idées, d'échanger avec des mentors, d’expérimenter et de passer du concept à la réalité avec confiance et méthode. L’ouverture internationale de mon parcours m’a permis de puiser de l’inspiration dans des environnements variés et d’intégrer le meilleur de chaque culture dans ma manière d’entreprendre. J’ai également eu la chance de rejoindre STATION F : une expérience extrêmement enrichissante, dans un écosystème stimulant propice à l'apprentissage. »

En trois ans seulement, Arthylae s’est imposée comme un acteur de référence dans l’univers du lifestyle haut de gamme. L’entreprise collabore aujourd’hui avec les plus grands : Dorchester Collection, Four Seasons, Rosewood… « Nous nous sommes imposés dans un marché où les acteurs historiques sont centenaires. Aujourd’hui, mon ambition est d’ouvrir Arthylae à l’international et d’en faire une maison de luxe à part entière. En parallèle, j’occupe une mission stratégique au sein d’un Family Office et je travaille sur un nouveau projet tech confidentiel, à la croisée de l’innovation et de l’hospitality. », ajoute le jeune entrepreneur de 27 ans.

*Classement Financial Times 2024

BAPTISTE CHEVAL

ETATS-UNIS

N°1 des poids moyens en France, premier Français n°1 à New York et n°5 aux États-Unis

Vainqueur des Golden Gloves de New York, 1er Français en élite

4 fois champion de tournois internationaux

AT THE AGE OF 26, BAPTISTE “CENTAURE" CHEVAL IS MAKING WAVES ON THE US BOXING SCENE. Fighting for the New York Athletics Club, he is ranked #1 in France and #5 in the US. Baptiste “made history" as the first Frenchman to win the elite Golden Gloves in New York. Starting boxing at 15, he is now a 4-time international tournament champion, including the US Open in Colorado. Away from the ring, he balances family life and uses social media to inspire others, proving that with determination, no dream is out of reach.

Àseulement 26 ans, Baptiste Cheval, dit « Centaure », a quitté la Normandie avec une paire de gants et un rêve un peu fou : percer dans le temple mythique de la boxe. Déjà vainqueur des Golden Gloves de New York, le jeune boxeur Normand tisse peu à peu sa toile sur le ring d’outre-Atlantique.

ÉCRIT PAR SHERILYN SOEKATMA

Originaire d’un petit village normand, Baptiste Cheval découvre la boxe à 15 ans, presque par hasard. Son premier combat, qu’il remporte par KO devant ses proches et ceux qui le harcelaient, reste gravé : « Gagner devant ma ville, c’était la meilleure sensation de ma vie. Ce combat a fait décoller ma carrière ».

L’ÉTOILE FRANÇAISE DES GOLDEN GLOVES

À New York, il fait briller la boxe tricolore. Vainqueur des Golden Gloves, il devient le seul Français à remporter ce titre en catégorie élite : « Un tournoi de tueurs à gages. Mais je l’ai fait, j’ai marqué l’histoire ».

Et l’histoire continue. En 2024, Centaure est sélectionné pour représenter un État américain aux championnats nationaux des États-

Unis. Il rêve de combats professionnels, mais garde les pieds sur terre : « Je vis de la boxe grâce à mes partenaires et les primes de combat. On survit, on n’est pas millionnaire. Environ 70% de mon salaire part dans mon loyer ».

À CŒUR OUVERT

Sous les gants et les épaules musclées se cache un père, un mari et un fils déterminé à honorer ses proches et ses racines. Sa force, Baptiste la puise dans ses débuts modestes : « En Normandie, je voyais que je m’éteignais, que la flamme s’éteignait. Je ne suis qu’un petit Normand qui a voulu vivre ses rêves ».

En Oklahoma pour un tournoi, Baptiste partage avec lucidité les sacrifices que le rêve américain implique : « Je ne parle pas bien anglais et je suis loin des miens. Après ce tournoi, je veux rentrer en Normandie, me reposer, profiter de ma famille et de mon bébé ».

BOXER À L’ÈRE DES RÉSEAUX

Dans un sport où la visibilité peut tout changer, Baptiste a vite compris qu’il fallait aussi « savoir se vendre ». En filmant ses entraînements, ses combats et sa vie aux États-Unis, il a captivé un public im -

pressionné par ce Français qui ose tout : « Les gens étaient fascinés de voir un 'petit' Français qui affronte les plus durs des États-Unis ».

De 1.000 abonnés à plus de 50.000 sur Tiktok, il est devenu un modèle de persévérance et transmet un message clair à ceux qui osent rêver : « Ce qu’on croit impossible ne l’est pas. Quand on a un rêve en tête, on met tout en place pour le réaliser. Le seul vrai obstacle, c’est le regret de ne pas avoir essayé ».

Des rêves, Baptiste en a encore plein la tête : « J’organiserai mes propres évènements en France. Je combattrai en Normandie, pour mon peuple, pour ma famille ».

Application et espace d’entraide gratuit et sécurisé pour agir efficacement contre les situations de violence, d’isolement et de harcèlement.

En cas de danger, peu importe où vous vous trouvez (dans la rue, dans les transports en commun, à l’école, au bureau, en soirée, à la maison ou en voyage) à n’importe quel moment : vous pouvez déclencher l’alerte pour demander de l’aide Vous n’êtes jamais seul.e

Dans la minute qui suit le déclenchement de l’alerte, en moyenne 10 prises de contact sont observées (3/4 par appels téléphoniques, le reste via le chat).

Des services qui simplifient la santé partout dans le monde.

Un accompagnement humain tout au long de votre vie à l’étranger.

Une couverture premium et négociée pour vous et votre famille.

Envie d’en savoir plus ?

Demandez gratuitement votre devis !

Pour plus d’informations : www.santexpat.fr WhatsApp : +33 (0)6 09 45 70 84

raphael@santexpat.fr

CÉDRIC DE GIRAUDY

BARRA DO CORDA, BRÉSIL

Plus de 2.000 enfants aidés depuis 2005

Chaque année, entre 80 et 100 élèves en grande difficulté intègrent le programme

Missão Robin Hood a besoin de vos dons pour survivre

IN THE HEART OF BRAZIL, where academic failure condemns thousands of children, Cédric De Giraudy is trying to give them a second chance. For more than 20 years, the winner of the 2025 Trophée Social et Humanitaire awarded by the Caisse des Français de l'Étranger (CFE) has swapped his camera for a classroom, convinced that “nothing is lost as long as a child still believes in their future.” From the Amazon rainforest to the disadvantaged neighborhoods of Barra do Corda, his commitment, through the Missão Robin Hood association, has enabled hundreds of students to escape illiteracy and give them a future.

Au cœur du Brésil, où l'échec scolaire condamne des milliers d’enfants, Cédric De Giraudy tente de leur offrir une seconde chance. Depuis plus de vingt ans, cet ancien étudiant en audiovisuel, lauréat du Trophée Humanitaire 2025 remis par la Caisse des Français de l’Étranger (CFE), a troqué la caméra contre une salle de classe, persuadé que « rien n’est perdu tant qu’un enfant croit encore en son avenir » . De la forêt amazonienne aux quartiers défavorisés de Barra do Corda, son engagement, à travers l’association Missão Robin Hood, a permis à des centaines d’élèves d’échapper à l’analphabétisation.

Un simple bout de papier peut-il changer une vie ?

Pour Cédric De Giraudy, la réponse tient en un numéro de téléphone griffonné à la hâte, retrouvé par hasard. À l’autre bout du fil, un missionnaire capucin installé dans un village reculé du Brésil lui répond. Un vol, plusieurs heures de trajet et une rencontre improbable plus tard, un nouveau chapitre s’ouvre pour Cédric. Sur place, sa mission est bien précise. Il doit filmer le quotidien du capucin qui occupe le rôle de médecin et d’instituteur au village.

Les séjours se succèdent et chaque retour en France donne naissance à la seule idée de repartir. Mais le tournant s’opère en 2004 lorsque le capucin décède. Dans un lieu aussi isolé, aucun successeur ne viendra prendre le relais. La petite école créée par le religieux est alors condamnée à la disparition jusqu’à ce que l’idée de la reprendre commence à s’installer dans la tête de Cédric pour venir en aide au village. La Missão Robin Hood voit le jour. Pendant dix ans, une génération entière en profite et apprend à lire et à écrire.

Les habitants du village la surnomment désormais « la génération d’or ».

Mais peu à peu, l’isolement commence à peser et les mentalités changent. Barra do Corda devient alors son nouveau QG. Une ville plus grande, plus accessible avec de nouveaux défis. « Dans le village, la pauvreté existait, mais personne ne mourait de faim. Ici, les enfants se retrouvent seuls, livrés à la rue, à la drogue. Une école ne suffisait pas, il fallait penser autrement. » Plutôt que de bâtir un nouveau centre, l’enseignant décide d’intégrer son programme directement dans les écoles publiques existantes. « J’ai proposé aux directeurs d’école de nous confier les élèves les plus en difficulté. Celles

et ceux qui dérangent et qui accumulent du retard. »

L’objectif premier consiste à restaurer l’envie d’apprendre en redonnant confiance en soi aux enfants. Les résultats dépassent les espérances et, peu à peu, les écoles partenaires se multiplient. Depuis 2005, l’association Missão Robin Hood a permis à plus de 2.000 enfants de retrouver le chemin de l’apprentissage. Certains parviennent à rattraper plusieurs années de retard scolaire, d’autres découvrent des talents insoupçonnés qui leur donnent confiance en l’avenir. « Quand un enfant apprend à lire, il devient une passerelle entre sa famille et l’administration. Il n’apprend pas que pour lui, mais pour tout son entourage », explique Cédric. Pourtant, l’avenir de Missão Robin Hood reste en suspens avec des difficultés financières qui s’accumulent. « Après vingt ans, il faut être lucide. Sans soutien supplémentaire, nous ne tiendrons plus longtemps », explique-t-il. Pourtant, quitter son combat semble irréel. « On me demande souvent pourquoi je continue, pourquoi je m’accroche alors que tout est si compliqué. La réponse est simple : un seul enfant sauvé justifie toutes ces années. »

Il y a chez Julie Moulin une énergie tranquille, de celles et ceux qui avancent malgré tout. Installée à Singapour depuis 2020 avec son mari et leurs enfants, cette autrice française aurait pu se contenter d’écrire. Mais parfois, la vie bouscule les lignes. En mars 2021, un problème de santé la laisse handicapée et longtemps immobilisée. Alors que tout mouvement lui échappe, Julie trouve dans la lecture un espace d’évasion, une autre manière d’explorer le monde.

« Je ne pouvais plus marcher, alors j’ai voyagé par les livres » nous confie Julie Moulin. Et c’est ainsi qu’est né Marcher entre les lignes, un podcast littéraire fondé en mai 2024 avec le musicien Vincent Cateigne. Conçu comme « une déambulation sonore à travers la littérature locale », le projet est aussi un geste d’ouverture puisqu’il est pensé comme un pont entre la France et Singapour, entre les langues et les sensibilités. Julie y invite des auteurs singapouriens à

lire des extraits en anglais, qu’elle traduit et commente en français, créant un dialogue intime entre deux cultures souvent éloignées mais curieuses l’une de l’autre.

Mais avant de se consacrer à l’écriture, l’ancienne étudiante de Sciences Po, a été longtemps engagée dans la finance internationale et la microfinance. Julie Moulin a aussi sillonné l’Europe de l’Est, la Russie et l’Asie centrale. Ses romans Jupe et Pantalon (2016) et Domovoï (2019) - publiés chez Alma Éditeur - interrogent déjà les frontières de l’identité et de la culture. Aujourd’hui, le podcast Marcher entre les lignes est une traversée qui comptabilise plus de 6.800 écoutes. Au fil des épisodes, Julie Moulin fait entendre un autre Singapour, loin des clichés. « Certains expatriés me disent : « en t’écoutant, je découvre Singapour ». C’est le plus beau compliment qu’on puisse me faire ! »

Aujourd’hui, Julie prépare, non sans humour et tendresse, la publication d’un recueil de nouvelles inspirées par son quotidien singapourien. Et pendant qu’elle traduit ses podcasts pour toucher un public plus large, Julie continue, à sa manière, de marcher - entre les langues, les mondes…Entre les lignes. Finalement, la plus belle façon d’avancer est d’apprendre à regarder autrement.

GASTON SAVINA

ROYAUME-UNI

Finaliste de Masterchef UK 2024

Arrivé en 3ème position de Top Chef 2023

30.000 abonnés suivent quotidiennement ses recettes

Le chef de 30 ans a commencé la cuisine à 15 ans

GASTON SAVINA'S STORY IS ONE OF A KIND!

Based in the UK, this French private reached the final of MasterChef UK 2024. Talent, creativity and a distinctly French sense of humour put him in the spotlight! Between culinary passion and personal challenge, let's delve into the world of a chef who is redefining the boundaries of gastronomy.

L'histoire de Gaston Savina est celle d'un audacieux. Installé au Royaume-Uni, ce chef privé français a conquis les Britanniques en atteignant la finale de MasterChef UK 2024. Talent, créativité et humour bien français l'ont porté sous les projecteurs. Son coup d’éclat ? Faire manger des escargots à 140 personnes en même temps !

10 décembre 2024. MasterChef UK bat son plein. Chaque candidat lutte pour le titre de meilleur cuisinier du Royaume-Uni. Au cœur de la compétition, un Français se distingue. Gaston Savina, créatif et audacieux, apporte un vent de fraîcheur tout en assumant son chauvinisme à la française. Mais un imprévu survient : il renverse sa sauce, en finale. Plus le temps de recommencer. Un instant de drame qui illustre parfaitement son parcours : intense, imprévisible et terriblement humain.

UN CHEF PRIVÉ AUX INFLUENCES SANS LIMITES

Avant MasterChef UK, Gaston Savina est déjà un visage connu du grand écran. Après Top Chef France (saison 14), il se fait une place à Londres en tant que chef privé. Son credo ? Une cuisine où luxe et tradition se rencontrent, mêlant références familiales et vision cosmopolite. Chef queer assumé, il milite pour l’inclusion, sans jamais en faire un argument commercial.

MASTERCHEF UK, APPROCHE HUMANISTE

« Chaque épisode, j’étais prêt à partir... » Stress des éliminations, pression des épreuves, le concours fut éprouvant. Mais il retient une chose : la bienveillance britannique. « La production me disait: 'Be yourself'. Pas besoin de surjouer le Français ! » Le but ? Montrer épisode après épisode, des valeurs et pas des clichés, tout en faisant tomber les préjugés, notamment sur la cuisine française.

LE SUCCÈS

POST-MASTERCHEF

Depuis l’émission, la carrière de Gaston prend un nouvel

essor : moins de cours, plus d'événements privés. Il nous le rappelle, à Londres, les chefs privés ne sont pas un luxe, mais une manière de recevoir autrement : « Les attentes sont grandes, mais c’est un terrain de jeu incroyable ! » Alors, il s’attèle à offrir une expérience gastronomique unique et sur mesure.

ET LA SUITE ? UN RESTAURANT SUR RAILS ! Gaston rêve d’un concept audacieux : un restaurant dans un train, traversant l'Angleterre. « Un voyage culinaire de Newcastle à Plymouth, entre chic et détente. » Un projet qui lui ressemble : ambitieux, surprenant, et toujours avec une touche de folie française.

Un réseau au service de la réussite

Formations de Bac à Bac+5

8 rue de Lota , 75116 Paris

La veille des Emmy Awards, nous avons rencontré la journaliste mode Annabelle Azadé Kajbaf, dans le cocon élégant du spa Maison d’Émilie, sur Melrose Avenue.

Entre deux soins de beauté, la Française se préparait à vivre un moment singulier : fouler le tapis rouge d’Hollywood, non pas en spectatrice mais en invitée officielle. Portrait.

« C’est un privilège immense », confie Annabelle Azadé Kajbaf en souriant, consciente de l’importance du moment. Les Emmys célèbrent les plus grands artisans de la télévision américaine, des Creative Emmys qui récompensent les métiers de l’ombre, aux prestigieux Primetime Emmy Awards. « C’est l’événement où tout peut se jouer : carrières, renouvellement de séries, des millions de dollars sont en jeu. »

DE PARIS À LOS ANGELES, UN PARCOURS COSMOPOLITE

Formée à la Sorbonne puis au Centre de Formation des Journalistes (CFJ), à Paris, Annabelle Azadé Kajbaf découvre sa vocation à 17 ans lorsqu’un texte écrit après un voyage scolaire à Auschwitz bouleverse un jury et remporte un concours : « Ce jour-là, j’ai compris que l’écriture était un don ».

De i24 News à Tel Aviv, à Canal Plus et BFMTV à Paris, en passant par The New York Times, Bangkok et Londres avec l’Associated Press, elle multiplie les expériences internationales. « J’ai toujours été animée par cette curiosité de l’ailleurs, par la volonté de raconter ce que je vois » dit-elle.

Arrivée à Los Angeles en 2018 comme correspondante pour Bayard Presse, elle lance « Tell me mode », une série éducative sur YouTube retraçant l’histoire de la mode à travers vêtements, tendances et

icônes. Ses articles paraissent dans Vogue, Teen Vogue, Glamour, Harper’s Bazaar, Elle et NBC.

DÉFENDRE UNE MODE

RESPONSABLE

Son fil conducteur : mettre en lumière une mode durable. Elle raconte les broderies de grand-mères péruviennes, les ateliers de femmes en réinsertion, les marques qui privilégient les fibres naturelles. « Mon rôle de journaliste est de donner de la visibilité à ceux qui ne peuvent pas s’offrir des pleines pages de pub. L’éco-responsabilité ne doit pas être baba cool : ça reste de la mode, belle et désirable », insiste-t-elle.

Un engagement qu’elle incarne sur le tapis rouge des Emmys. Sa robe signée Kiki Wang est une pièce recyclée en tulle magenta ornée de fleurs d’une ancienne collection : « Je voulais que ma tenue soit un prétexte à parler de mode durable au milieu du glamour hollywoodien ».

UNE PARISIENNE À HOLLYWOOD

Et si elle pouvait parler à la jeune Annabelle de 17 ans, celle qui écrivait déjà des textes puissants ? Elle sourit : « Tu vas y arriver, t’inquiète. Tu dois juste être un peu plus patiente. » Une patience qui lui ouvre aujourd’hui les portes d’Hollywood.

ÉCRIT PAR MARIE FIORIN

YANN BUSNEL

MONDE ENTIER

12 ans : le temps qu’à mis Yann Busnel pour établir son itinéraire

10.000 : le nombre de kilomètres parcourus à vélo

20.000 : son nombre d’abonnés sur Instagram

YANN BUSNEL, AGED 36, LEFT FRANCE TO EMBARK ON A MOTORLESS TRIP AROUND THE WORLD. He left South Africa and plans to reach South America by following the longest land route ever traveled without motorized assistance. By bike, by kayak, or on the back of a camel, he navigates his way through geopolitical conflicts, extreme weather conditions, and administrative obstacles. His expedition, called Beyond the Capes, is as much “a physical challenge as a personal commitment,” which he wants to share on social media, but also by writing a book and producing a film.

Yann Busnel, 36 ans, a quitté sa vie en France pour se lancer dans un tour du monde sans moteur. Parti d’Afrique du Sud, il veut rejoindre le sud de l’Amérique en suivant le plus long itinéraire terrestre jamais parcouru sans assistance motorisée. En octobre 2025, il est au Pakistan. À vélo, en kayak ou à dos de dromadaire, il avance à travers les conflits géopolitiques, les conditions climatiques extrêmes ou les blocages administratifs. Son expédition, baptisée Beyond the Capes, est autant « un défi physique qu’un engagement personnel » , qu’il souhaite partager sur ses réseaux sociaux, en livre et sur grand écran.

ZONES DE TENSION

S’il lui a fallu douze ans pour établir son itinéraire, c’est que Yann devait étudier les conditions géopolitiques de chaque région traversée. Pour contourner l’Iran et les zones à risques, il décide alors de voyager par la péninsule Arabique. À Oman, il reste depuis un mois, incapable de franchir la mer sans trahir l’essence de son expédition.

En Éthiopie, alors qu’il tente de franchir un pont à vélo, un soldat armé l’interpelle. Le ton monte. L’arme est pointée, une kalachnikov collée sur la tête. On lui ordonne de placer son vélo dans une voiture, de renoncer à la traversée par ses propres moyens. Il refuse et négocie. « Je leur ai dit : ce sera à pied ou à vélo, mais je ne trahis pas l’expédition. » Il finit par avoir gain de cause, au prix d’un bras de fer sous haute tension. « Pas un seul mètre du trajet n’a été fait avec un moteur », rappelle-t-il.

TENIR LE COUP

Pour tenir, il s’appuie sur sa famille, à qui il envoie quotidiennement sa position GPS. « J’ai un petit groupe WhatsApp avec eux. Ils ont confiance en moi, parfois un peu trop, parfois pas assez. » Les réseaux sociaux jouent aussi un rôle crucial. Équipé de caméras 360°, d’un drone et de matériel de captation audio, il documente chaque étape de son aventure. Pour autant, Yann refuse l’étiquette d’influenceur, en dépit de ses 20.000 abonnés sur Instagram.  « Je déteste cette image. Mais aujourd’hui, si je n’ai pas de réseaux sociaux, j’ai des bâtons dans les roues. »

COMPAGNONS DE ROUTES

S’il parcourt la planète seul, Yann Busnel n’est jamais tout à fait seul. Les liens qu’il tisse au fil de la route apportent à son expédition une dimension humaine importante. La plus marquante est celle de

Rouhoul, un dromadaire, rencontré en Arabie Saoudite et échangé contre un kayak. « Il m’a apporté tant de choses. Il m’a aidé à traverser le désert. J’ai compris que s’il mourrait, je mourrais aussi.»

Plus encore que ses compagnons atypiques, les êtres humains croisés en chemin marquent également son voyage. « Parfois, ils m’invitent sans même savoir qui je suis. Juste parce que je passe. Il y a des gens avec qui je garde contact à vie. On continue à échanger, à s’envoyer des messages. Ce sont plus que des hôtes : ce sont des amis ».

RÊVE ULTIME

« Mon vrai rêve est de faire un film qui rassemble les gens dans le monde entier». Il imagine une œuvre centrée sur les visages croisés, les gestes simples, les échanges qu’il a pu observer durant son expédition. Son rêve ultime ? Projeter ce film au Grand Rex à Paris, avec une conférence. « J’y arriverai, peu importe le temps que ça prendra. »

www.ifs.edu.sg

À

L’IFS DE SINGAPOUR,

L’ESPRIT D’ENTREPRENDRE SE CULTIVE DÈS LA MATERNELLE

FORTE DE PRESQUE 60 ANS D’HISTOIRE,

L’INTERNATIONAL FRENCH SCHOOL (IFS) DE SINGAPOUR ACCUEILLE 2 800 ÉLÈVES DE 3 À 18

ANS. Sa maternelle, organisée en villas, cultive la curiosité, la créativité et l'esprit entrepreneurial dès le plus jeune âge. Le tout, dans un cadre durable, innovant et international.

Plus qu’une simple maternelle, le concept de villas est un véritable hub d’innovation pour les tout-petits. Tout y est pensé pour favoriser l’échange, le travail en équipe et le partage d’idées.

Les salles de classe, spacieuses et lumineuses, s’organisent autour d’une agora centrale commune, vivante et conviviale.

Cet agencement ouvert et modulable encourage l’interaction et l’apprentissage collaboratif… À l’image d’un vrai incubateur d’idées ! Ici, la collaboration ne s’enseigne pas : elle se vit, dès les premiers pas à la maternelle.

Ce design offre aussi une souplesse pédagogique unique. Les espaces polyvalents accueillent de nombreux styles d'apprentissage et activités. Les élèves apprennent ainsi à naviguer dans des environnements changeants, avec agilité. Une compétence clé pour les entrepreneurs de demain !

Enfin, l'environnement stimulant de villas favorise l'exploration individuelle et la pensée créative. Chaque recoin est une invitation à poser des questions, à expérimenter et à trouver des solutions.

Cette approche développe l’esprit critique et la capacité à résoudre des problèmes, deux piliers de la réussite entrepreneuriale.

LA PREMIÈRE MATERNELLE ÉCO-ÉNERGÉTIQUE DE SINGAPOUR

La maternelle de l’IFS est aussi la première de Singapour à être entièrement autonome en énergie et certifiée par le BCA (Building & Construction Authority). Avec ce projet novateur, l’école érige un nouveau standard en matière d’éducation durable dans la Cité-État.

Cette nouvelle maternelle incarne à merveille l'engagement de l'IFS envers un avenir durable et sa volonté d’innover dans le respect de la planète.

UN ENVIRONNEMENT MULTICULTUREL PROPICE À L'INNOVATION

L’IFS est aussi une école résolument tournée vers le monde. Elle est reconnue sur la scène mondiale pour son éducation à la française, son enseignement bilingue et son excellence académique. Sur le campus, pas moins de 75 nationalités sont représentées.

À la maternelle, les enfants évoluent dans un environnement plurilingue unique. Chaque jour, ils pratiquent le français, l’anglais et le mandarin. Cette immersion linguistique et culturelle leur offre une perspective globale et une compréhension interculturelle précieuse. Autant d’atouts inestimables pour le commerce international et l'innovation.

En cultivant ainsi curiosité, interculturalité et ouverture d’esprit dès l’enfance, l’International French School de Singapour forme de futurs citoyens du monde, capables d’entreprendre sur la scène internationale.

Un jour d’avril 2023, de la magie s’est propagée dans la maison de Juliette, expatriée aux Pays-Bas. La jeune maman de trois enfants vient de servir une délicieuse soupe pour le dîner. Mais, le repas tourne au drame. Et pour cause…Le mélange est trop chaud! Pour désamorcer la situation, Juliette se précipite dans sa cuisine, ouvre les placards, le réfrigérateur, le congélateur. Miracle, elle trouve les glaçons à whisky de son mari, Nick. Plouf dans la soupe : « Abracadabri, abracadabra…masoupeserefroidit! » Les enfants sont ravis, la maman souffle… Puis se refait la scène dans sa tête… Et si justement il était possible de refroidir une soupe ou une boisson en quelques secondes avec un peu de magie ?

ECRIT PAR CAPUCINE CANONNE

Entreprendre, la magie d’une idée

Juliette décide de ne pas s’arrêter là : « le concept d’être entrepreneur ne m’a jamais vraiment attiré, ce qui me porte c’est l’envie d’aller au bout de cette idée » En août 2023, son projet devient réel et porte un nom : « CoolaWand®, littéralement une baguette magique, allie fonctionnalité et touche d’imaginaire, pour faire sourire à la fois enfants et parents. » Cette histoire n’est pas un conte de fée mais bien une histoire d’entrepreneur comme il en existe des milliers d’autres dans le monde. Seulement voilà. Dans un conte de fée comme dans l’entreprenariat, des aventures arrivent et la quête connaît des rebondissements. En 2025, comme Juliette, plus d’un Français sur quatre (27 %) aimerait créer ou reprendre un jour une entreprise selon une enquête pour CCI France et le Medef. Selon l’INSEE, 100.000 entreprises ont été créées en août 2025 et les deux tiers sont des microentreprises. La volonté de créer est bien là. Mais lorsque le projet a lieu à l’international… c’est une autre histoire. Début 2025, selon les sources du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, les entrepreneurs français de l’étranger (EFE) sont environ 110.000. Ils travaillent essentiellement dans de très petites entreprises mais cette donnée repose sur des estimations et non sur un registre officiel. Par nature, les activités des EFE ne sont pas enregistrées par la douane française et ne peuvent donc être comptabilisées dans les statistiques officielles du commerce extérieur.

Tisser le réseau pour tisser sa toile

Design en mains, Juliette décroche son téléphone, s’appuie sur son réseau développé grâce à ses expériences professionnelles et ses expatriations. « Never burn bridges » nous confie-t-elle . « Ne jamais brûler les ponts ni les liens créés à l'étranger. Car c'est une richesse de s’appuyer facilement sur le monde entier. » Juliette reçoit les conseils de Français à Londres, d’Américains au Portugal, de financiers à Singapour. Elle décide de s’appuyer sur un réseau de femmes entrepreneures françaises « parce que j’avais besoin de cette "cando attitude" comme soutien. »

Tisser son réseau pour tisser sa toile… Juliette n’est pas la seule à se tourner vers ses pairs. Adeline Verdier-Velten, expatriée à Dubaï en a même fait son projet, avec une communauté d’expatriées entrepreneures, The Musettes. Créé en 2018, fort de milliers de membres, ce réseau exclusivement féminin est aujourd’hui en pleine expansion internationale et s’appuie sur des ambassadrices en local. « Je souhaite pouvoir accompagner les entrepreneures au gré de leurs expatriations, et leur ouvrir le champ des possibles » souligne Adeline. À Londres, Christophe Ragot cherche à réinventer

le networking ; les déjeuners The French Catalyst mêlent dirigeants et penseurs pour « apprendre, désapprendre et se connecter autrement ». À des milliers de kilomètres, à New York, Cyrielle Augier suit la même logique avec She.the.movement : créer un espace où les femmes expatriées partagent leurs parcours et retrouvent autonomie et confiance. Dans la même ville, Paul Cousin, Directeur de la Maison de l’Occitanie, accompagne, quant à lui, les entreprises régionales qui s’implantent aux États-Unis. La Maison propose des événements culturels pour aider à comprendre le « choc culturel » américain. Qu’ils soient clubs de dirigeants, réseaux féminins ou bureaux de représentation régionale, ces initiatives démontrent qu’entreprendre loin de chez soi n’est plus un chemin solitaire, que l’on décide de devenir restaurateur, artisan, expert fintech ou coach.

Entreprendre à l’aube de 2026, bien se préparer

Juliette est ce qu’on appelle communément une « solopreneuse » Elle réalise toutes les tâches de son entreprise. Ce qui est certain, c’est que la jeune femme met beaucoup d’énergie dans son projet auquel elle croit très fort. C’est sa force. « Ceux qui portent en eux l’envie d’entreprendre trouvent souvent à l’étranger un espace de liberté qu’ils n'envisageaient même pas » nous souffle Cécile Lazar-

Selon le rapport 2025 du commerce extérieur de la France - sorti en février 2025 et basé sur les chiffres 2024 :

• La balance commerciale française s’améliore à - 81 Md€, après - 100 Milliards € en 2023, grâce à une baisse des importations (- 4 %) et à la stabilisation des exportations (-1,6 %).

• La facture énergétique recule de près de 20 %, tandis que l’électricité atteint un excédent record.

• Les parfums, cosmétiques, chimie et pharmacie enregistrent des excédents historiques, alors que l’aéronautique et l’agri-agroalimentaire marquent le pas.

• Les services, portés par le tourisme et la finance, continuent de soutenir la croissance, avec une contribution du commerce extérieur de +0,9 point au PIB.

tigues Chartier consultante en interculturel. C’est le fameux « out of the box » que portent la plupart des entrepreneurs, dans leurs idées et leur audace. « L’entreprenariat est passionnant, mais parfois déroutant. Chaque culture a sa propre manière d’aborder l’entrepreneuriat. Et à un moment, il faut choisir un ancrage », nous confie Juliette. « Même si son produit peut plaire à tout le monde, il faut choisir un petit marché pour commencer ». L’idée, le réseau, l’envie de se lancer à l’international oui, oui et oui…mais concrètement comment faire ? Est-ce difficile à l’aube de 2026 ? « Entreprendre est toujours difficile, mais ce n’est pas forcément plus compliqué à l’étranger. Dans certains pays, la réglementation est plus souple, ce qui facilite les démarches. Chaque marché a ses spécificités, il faut

les connaître et éviter les pièges », insiste Sophie Sidos, Présidente des Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCE) depuis 2023. « Ce qui est sûr, c’est qu’il ne faut jamais partir seul : l’accompagnement est la clé. » Une clé que Juliette a comprise sur le tard en se lançant seule dans son projet : « À l’étranger, il faut aussi faire énormément de recherche, parce que chaque pays fonctionne différemment. Souvent, ce sont les détails qui font toute la différence… »

La boîte à outils de l’entrepreneur

Les relais que proposent aujourd’hui le système français sont multiples. Dans la boîte à outils, les quelque 4.500 CCE - dont 850 à

Selon la dernière enquête Rexecode, il y a près de 5.000 entreprises françaises ou filiales, représentant 7 millions d'emplois directs et 1.600 milliards d'euros de chiffre d'affaires. La Team France Export (TFE) est leur meilleur soutien, un concentré de solutions publiques et privées issues des services de l’Etat, Business France, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) sur place et Bpifrance; la super boîte à outils en somme, lancée en 2018 et dédiée à l’internationalisation des TPE, PME et ETI. En 2024, cette fameuse Team a accompagné 12.292 entreprises françaises à l’étranger, à l’instar de Aurélien Canon, chef d’entreprise : « On nous a aidé à nous développer aux Etats-Unis avec un agent commercial ».

l’international - constituent un instrument précieux. « Ces hommes et ces femmes sont nommés par décret et issus du monde de l’entreprise. Ils sont sur place et connaissent parfaitement le terrain », insiste Sophie Sidos. De New York à Bangkok, de Sydney à Mexico, des témoignages de CCE rappellent combien leur rôle est indispensable pour accompagner les entrepreneurs français dans des environnements où les règles du jeu changent radicalement. Comme le souligne Séverine Picquet, CCE aux Etats-Unis, l’implantation exige de maîtriser les subtilités fiscales et légales, différentes d’un État à l’autre, tout autant que les codes culturels. À Singapour, Michel Beaugier, administrateur des CCE, rappelle que si « les outils administratifs et juridiques sont clairs et faciles à aborder », le pays reste une base plus qu’un marché de masse. À Hong Kong, Patrick Delpy, Président CCE, insiste sur « un nouveau monde dont les codes seront différents », dans un territoire devenu la première ligne des tensions sino-américaines. En Thaïlande, Arnaud Bialecki, CCE, met en garde contre les apparences : « La qualité de vie peut donner l’illusion d’un environnement facile. Toutefois, réussir ici nécessite une réelle volonté de s’adapter ». Au Mexique, Mathilde Hodin, CCE, évoque un marché où « les relations personnelles dans les affaires » et « la capacité d’adaptation aux normes locales non écrites»sont décisives pour s’imposer. En Australie, Françoise Merit, CCE, rappelle que son rôle est « de fournir des informations très tangibles », dans un pays réputé complexe sur le plan juridique. Ces voix convergent : entreprendre à l’international ne relève jamais d’une formule magique universelle. Et ce n'est un secret pour personne que le paysage géopolitique change depuis 2024, générant une prudence accrue des acteurs économiques et financiers.

Dans la boîte à outils, il y a aussi… la French Tech. Née en 2013, elle est le bras armé de l’État pour soutenir les start-up françaises. Derrière ce label rouge au coq stylisé, un réseau mondial de 114 communautés qui fédère les entrepreneurs, les investisseurs et les grands groupes qui portent l’innovation française. En tout, 245 start-ups ont été accompagnées par la French Tech selon le site. À Singapour par exemple, cette dynamique prend vie sous l’impulsion d’Éric Barbier, président de la French Tech locale et entrepreneur installé depuis plus de vingt ans. « Nous essayons de créer des passerelles

entre les écosystèmes français et singapouriens. Chaque mois, nous organisons par exemple des rencontres où une start-up française échange avec un grand groupe et un acteur local. » Le réseau compte une centaine d’entreprises, des pionniers comme Sleek aux jeunes pousses tout juste débarquées dans un environnement réputé pour sa simplicité administrative. No Wrong Door Policy impose d’ailleurs à chaque fonctionnaire d’aider l’entrepreneur à trouver la bonne porte. Pourtant, les start-up françaises restent timides selon le représentant de la French Tech : « Beaucoup regardent encore vers les États-Unis ou l’Europe. L’Asie fait peur, souvent à cause de la langue ou d’idées reçues. C’est dommage : ici, il y a de la croissance, de l’argent, et moins de concurrence qu’ailleurs… » Et Eric Barbier de conclure notre entretien : « faire quelques années à l’étranger, c’est se transformer. On devient plus ouvert, plus adaptable - et souvent un meilleur entrepreneur. »

Les embûches de l’entrepreneur

Il y a tout de même une importante question à se poser : où trouver le financement d’un projet ? Pour ceux qui osent l’export, la France propose plusieurs coups de pouce financiers. D’abord, les prêts du Trésor, de 10 à 70 millions d’euros, qui financent des projets d’infrastructures dans des pays étrangers tout en valorisant le savoir-faire hexagonal. Plus ciblé, le FASEP distribue entre 100.000 et 800.000 euros pour financer des études de faisabilité ou des démonstrateurs « verts » - un ticket d’entrée idéal pour les PME qui veulent prouver leur valeur à l’export. Du côté de Bpifrance, le Prêt Croissance International (30.000 à 5 millions d’euros, sans garantie) muscle la trésorerie des PME et ETI qui se lancent hors frontières, tandis que l’Assurance Prospection couvre 65 % des dépenses de conquête de nouveaux marchés et limite la casse en cas d’échec. Plus global, Proparco, la filiale de l’AFD, accompagne les entreprises en Afrique, Asie, Amérique latine, Eurasie et Moyen-Orient avec un triple objectif : créer des emplois, fournir des services essentiels et lutter contre le changement climatique.

Si cette palette financière est pensée pour les entreprises qui lancent des filiales ou succursales, pour les petits entrepreneurs de projets nés sans frontières, le chemin peut être sinueux : « J’ai compris qu’il fallait que je crée ma baguette magique pour que les partenaires ou investisseurs se projettent. En deux ans, la barrière du financement a été énorme, des organismes français publics

Un statut pour les entrepreneurs français à l’étranger ?

Déposée par les sénateurs Évelyne Renaud-Garabedian et Jean-Pierre Bansard et adoptée en première lecture par le Sé nat en mai 2023, une proposi tion de loi vise à créer un statut officiel pour les entrepreneurs français à l’étranger, à les re censer et à leur attribuer un label de valorisation. Le texte a été déposé en première lecture à l’Assemblée nationale en juillet 2024. Le texte répond aux diffi cultés révélées pendant la crise sanitaire et veut reconnaître le rôle économique et internatio nal de ces entrepreneurs. La définition proposée est qu’un entrepreneur français à l’étran ger est un Français inscrit au registre consulaire qui crée et détient majoritairement une en treprise locale, dans la limite autorisée par le droit du pays. « Laurent Saint-Martin allait à l'automne 2025 déposer un projet de loi concernant les Français de l'étranger reprenant dans un des articles les dispositions de notre proposition de loi et gravant ain si dans la loi le statut des EFE. Mais l’instabilité politique de la France en a décidé autrement » nous confie la sénatrice Évelyne Renaud-Garabedian.

Carte des pays ouverts ou non aux missions V.I.E

source : 2024-2025 - Business France

Le V.I.E, l’atout dans la manche des entreprises !

Ce dispositif permet, pour les 18 - 28 ans, d’exercer à l’étranger une mission technique, commerciale ou de support, tout en représentant leur entreprise. Pour Thomas Liput, Président du club VIE Singapour, « l’expérience est bien plus qu’une mission professionnelle à l’étranger, c’est une première étape stratégique dans une carrière internationale » . En 12 à 24 mois, les jeunes professionnels sortent de leur zone de confort, découvrent de nouveaux marchés et construisent un réseau solide. Une formule gagnant-gagnant puisque le V.I.E est tout autant un outil stratégique pour les entreprises françaises à l’étranger qui capi talisent sur ces jeunes pour accélérer leur développement à l’étranger. On estime à 11.500 V.I.E en 2025 dans le monde dans plus de 120 pays dont plus de 200 à Singapour.

d’investissement n’ont pas voulu de mon projet d’innovation… L’un m’a répondu "Nous ne pourrons pas solliciter de financements dédiés à l’innovation pour plusieurs raisons, notamment(...) le capital social trop faible". » A défaut de s’appuyer sur une banque, ou une aide publique, Juliette travaille comme une dingue. « Tout ce que je pouvais faire moi-même je le faisais. J’ai vendu des actions et mes primes sont passées dans mon projet. On m’a recommandé de trouver du "Love money", c'est-à-dire des fonds de ma famille ou d’amis aisés. » Mais Juliette tente plutôt le crowdfunding qui ne lui apporte pas la somme attendue. « Mon envie de créer ma baguette magique était plus grande que ma déception. J’ai osé. » Aux solopreneurs qui se lancent, Juliette insiste : « Il faut croire en son projet à 200 % et ne pas se laisser impressionner par la montagne à gravir. Avancer étape par étape, en se concentrant sur ce que vous pouvez bien faire aujourd’hui, tout en gardant un œil sur le rêve qui vous anime. »

Et puis il y a parfois des choix stratégiques à faire comme choisir le bon marché pour continuer à se développer. C’est le cas de Julie Chapon, co-fondatrice de l’application mondialement connue Yuka, qui évalue l’impact des produits sur la santé. En 2020, l’entrepreneure et les co-fondateurs lancent discrètement Yuka aux ÉtatsUnis. Deux ans plus tard, une vidéo virale sur TikTok entraîne un pic de téléchargements, atteignant 500.000 nouveaux utilisateurs américains par mois. « Du jour au lendemain, il y a eu un pic de croissance énorme ». En septembre 2023, la décision est donc prise : ils s’installent à New York pour y accélérer le développement de Yuka. « Cette installation aux Etats-Unis représentait un véritable investissement pour l’entreprise » rappelle Julie Chapon. Aujourd’hui 68 millions de personnes utilisent l’application dans le monde, dont plus de 20 millions aux États-Unis. « Nous voulons faire de Yuka une référence internationale ». Pari tenu, non sans efforts.

L'entrepreneuriat, est-ce aussi une question de timing ? Pour le dire autrement, faut-il être au bon endroit…surtout au bon moment ? Pour de nombreux entrepreneurs français interrogés, c’est bien un élément de l’équation à ne pas négliger. D’ailleurs, à l’échelle mondiale, l’aiguille des baromètres tremble un peu au gré des rapports de force. Au premier semestre 2025, les start-ups françaises ont levé 2,8 milliards d’euros à travers 314 opérations, soit une chute de 35 % en valeur et 24 % en volume par rapport à 2024 selon le dernier baromètre EY de juin 2025. Un recul marqué et du jamais

vu depuis cinq ans…Le vent tourne-t-il pour la French Touch ? selon Franck Sebag, associé EY et Fast Growing Companies leader : « Nous avons des entrepreneurs français qui vivent en agilité. Vu les conditions de marché depuis fin 2021, leur mindset a changé ». L’expert observe que près de la moitié des grosses startups françaises sont aujourd’hui rentables. Les investisseurs, eux, sont - juste - devenus plus rigoureux : « Les fonds sont aujourd'hui sont parcimonieux, dans l’efficacité des investissements ». Et l’avenir ? Il reste stimulant.

« Au delà de la révolution IA, il y a des signaux qui permettent d’espérer un horizon très innovant… » L’entreprenariat à la française doit donc continuer à lever des fonds pour lever le doute.

Cécile Lazartigues Chartier évoque aussi le défi de l’interculturalité. « L'audace de l'entrepreneuriat en expatriation est confrontée à une exigence interculturelle implacable dont nous parlons peu. Notre culture d'origine demeure le prisme invisible, et souvent inconscient, à travers lequel se construit un projet. Cette influence conditionne tous les piliers de l'entreprise : réseau, stratégie, fondements du marketing, prix, mais également storytelling, valeurs véhiculées, plus value perçue, jusqu'au choix des collaborations ». Selon l’experte, l’entrepreneur peut vivre un véritable saut quantique : « on ne passe pas seulement du personnel au monde des affaires, du local à l'international, mais du culturel à l'interculturel. Cet exercice périlleux réclame un équilibre entre leadership et humilité. »

Réussir à entreprendre tiendrait donc d’un savant dosage entre préparation et agilité. « Des centaines de facteurs peuvent venir influencer notre stratégie, les cartes sont régulièrement rebattues » rappelle Juliette. « Aujourd’hui, en octobre 2025, nous avons nos premières baguettes pour refroidir les plats. Enfin, les retours sont là : positifs et concrets. Ce n’est vraiment que le début. Mais ce début peut paraître comme une éternité. On dit souvent que trop de choix tue le choix… Construire à l’international, c’est exactement ça. Nous avons l’impression que tout est possible, parce que nous avons et entendu des façons de faire partout. Mais ne jamais oublier : nous sommes internationaux, mais le monde, lui, ne l’est pas. Chaque pays a ses règles et il faut apprendre à jouer avec.. » Conclusion unanime : une fois bien préparé, il faut tenter. Car celui ou celle qui n’ose pas finit toujours par regarder les autres danser…

SIMON BERNARD

MONDE ENTIER

Chaque minute, 19 tonnes de déchets plastiques sont déversées dans les océans partout dans le monde

+15.000 enfants sensibilisés à la pollution plastique grâce à des ateliers éducatifs

+500 personnes formées au recyclage avec le programme Recycling Academy

Avec 1kg de plastique, Plastic Odyssey produit jusqu’à 1L de carburant grâce à la pyrolyse

IN 2016, SIMON BERNARD SAW PLASTIC FLOODING THE OCEAN IN DAKAR — AND LAUNCHED PLASTIC ODYSSEY. Aboard a ship sailing through the most polluted coastal regions, his team promotes lowtech recycling, trains entrepreneurs and raises awareness. From cleaning a UNESCO island to building micro-factories, the mission is bold, practical and hopeful. His goal? Cut global plastic production by twothirds and prove that real solutions start at the source.

Chaque minute, 19 tonnes de déchets plastiques sont déversées dans les mers du globe. Un défi mondial auquel Simon Bernard répond avec Plastic Odyssey, un navire-laboratoire qui sillonne les océans en quête de solutions contre la pol lution plastique. Et comme il le rappelle, « Dans ce combat, chacun a son rôle à jouer »

DAKAR, POINT ZÉRO DE L’EXPÉDITION

« C’est à Dakar, en 2016, que j’ai eu un déclic. J’ai vu tout ce plastique qui se déversait dans l'océan. C’est là que j’ai décidé de monter une expédition pour agir », raconte Simon Bernard, cofondateur de Plastic Odyssey. Ancien officier de la marine marchande, il a choisi d’utiliser un bateau pour remonter le problème à la source : « sur les côtes, les zones côtières et les îles qui sont accessibles uniquement par la mer », explique-t-il.

UN BATEAU POUR CHANGER DE CAP

Le parcours du navire est tout sauf anodin. Il longe les zones les plus touchées par la pollution, principalement en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud : « Nous ciblons les pays qui ont le plus de défis en matière de gestion de déchets et de pollution plastique », explique Simon Bernard. À chaque port, Plastic Odyssey organise des ateliers: « Nous sensibilisons environ 500 enfants qui viennent à bord du bateau découvrir comment vivre sans plastique, et nous avons déjà identifié 40 alternatives au plastique ». Au-delà des discours, l’action se veut concrète : « Nous avons formé 400 entrepreneurs à bord du bateau et lancé une dizaine d’usines de recyclage, notamment au Sénégal et aux Philippines ». L’un des plus grands exploits de l’expédition reste le nettoyage d’une île classée au patrimoine mondial : « Nous avons nettoyé notre première île classée UNESCO : l’île Henderson dans le Pacifique »

NETTOYER UNE ÎLE ? MÊME PAS PEUR

Face aux défis techniques et logistiques, l’équipe du Plastic Odyssey mise sur l’audace : « Ce qu’on a appris : s’entourer des bonnes personnes, mais aussi ne pas toujours écouter les experts », confie Simon Bernard, « ce ne sont pas les fabricants de bougie qui ont inventé l’ampoule », ajoute-t-il. Une capacité à penser autrement qui a permis à l’équipe de surmonter des obstacles inattendus : « On nous disait que c’était impossible de nettoyer une île à cause d’une

barrière de corail, alors nous avons utilisé un parachute ascensionnel pour faire voler les déchets ». Car pour lui, l’enjeu écologique demande une révolution mentale : « Il faut savoir s’extraire de la pensée dominante pour trouver des solutions aux problèmes que personne n’a encore résolus ».

UN MONDE SANS PLASTIQUE

Alors, un monde sans plastique, est-ce possible ? « Je suis très optimiste », affirme Simon Bernard. Et il pose un objectif clair : « L’objectif est de réduire la production mondiale de plastique d’au moins deux tiers ». Mais il en est conscient, cela ne peut se faire sans une mobilisation globale : « Nous ne pourrons pas tout résoudre seuls. Dans ce combat, chacun à son rôle à jouer ». Et surtout, il insiste sur le besoin de sensibilisation : « Aujourd’hui, il y a un réel manque de communication, de solutions concrètes », insiste-t-il. Pour ce capitaine de l’espoir contre la pollution plastique, « Sensibiliser, ce n’est pas seulement dire qu’il y a un problème. Il faut savoir comment vivre avec moins de plastique, sinon on ne pourra jamais changer ».

Parce qu’en tant qu’expatrié, vous devez gérer à distance votre patrimoine et dans le même temps répondre à de nouvelles problématiques, votre conseiller dédié est à votre écoute pour établir avec vous un diagnostic personnalisé.

BRED Espace offre aux expatriés des solutions sur mesure

La constitution de votre patrimoine et sa gestion à distance

La gratuité de vos paiements à l’international avec BREDPlanet+(1)

Pour plus d’informations, contactez-nous !

Document à caractère publicitaire et sans valeur contractuelle.

La préparation de votre retraite

L’analyse de votre situation fiscale

(1) Avantage tarifaire BREDPlanet+ (service optionnel payant). Exonération des commissions BRED sur les opérations de paiement et retrait par carte bancaire et de virement occasionnel non SEPA, émis ou reçus, hors zone euro. Paiements illimités dans la limite du plafond de la carte, retraits gratuits jusqu’à 800€/mois, 1 virement gratuit non SEPA émis ou reçu par mois (hors commission de change et sous réserve que l’opération soit réalisée en frais partagés (SHA)). Au-delà, facturation selon les conditions tarifaires en vigueur.

(2) Appel non surtaxé, coût selon votre opérateur.

(3) Les coûts de connexion à notre site www.bredespace.com sont ceux fixés par votre opérateur.

BRED Banque Populaire – Société anonyme coopérative de Banque Populaire régie par les articles L. 512-2 et suivants du Code monétaire et financier, et l’ensemble des textes relatifs aux Banques Populaires et aux établissements de crédit, au capital de 1 962 341 211,60 euros – Siège social : 18, quai de la Rapée 75604 Paris Cedex 12 – 552 091 795 RCS Paris – Ident. TVA FR 09 552 091 795 – Intermédiaire en assurances immatriculé à l’ORIAS sous le n° 07003 608. Crédit photo : Gettyimages - Avril 2025.

BRED ESPACE, UNE BANQUE EN LIGNE AU SERVICE DES ENTREPRENEURS EXPATRIÉS

GRÂCE À SON MODÈLE HYBRIDE UNIQUE EN

SON GENRE, QUI ALLIE LA SOUPLESSE D’UNE

BANQUE EN LIGNE ET LA PROXIMITÉ D’UNE

BANQUE TRADITIONNELLE, BRED Espace se positionne comme l’allié privilégié des entrepreneurs français à l’étranger. Rencontre avec Anthony Weng, directeur de BRED Espace Professionnels & Économie Locale, et Baptiste Richard, cofondateur de DejaBlue, une startup née d’un retour d’expatriation.

BRED ESPACE PRO :

UN SERVICE DÉDIÉ AUX PROFESSIONNELS EXPATRIÉS

BRED Espace est la banque en ligne de BRED Banque Populaire, banque mutualiste du Groupe BPCE, 2ème groupe bancaire français. Avec son entité BRED Espace Professionnels, elle accompagne les entrepreneurs à chaque étape, où qu’ils soient dans le monde, comme l’explique Anthony Weng :

« BRED Espace Pro s’adresse à tous les professionnels (commerçants, professions libérales, startups…) qui souhaitent bénéficier de la flexibilité d’une banque en ligne et d’un accompagnement humain et personnalisé, avec un conseiller dédié. En effet, la création d’entreprise est une étape complexe, surtout sans résidence fiscale en France. Chez BRED Espace Pro, nous sommes habitués à ces situations et proposons des solutions adaptées à chacun. Nous accompagnons le client dans toutes ses démarches de création (dépôt de capital, ouverture du compte professionnel, immatriculation…) et de gestion au quotidien (gestion des comptes, paiements, virements…). Et ce, avec des tarifs compétitifs, adaptés aux entrepreneurs. »

UN ACCOMPAGNEMENT CLÉ POUR LANCER ET FAIRE GRANDIR SA STARTUP

Pour Baptiste Richard, ancien expatrié et cofondateur de la startup DejaBlue, cet accompagnement a été déterminant : « Après une expatriation aux États-Unis, je suis rentré en France pour lancer DejaBlue, qui installe et optimise la recharge de véhicules électriques chez des professionnels pour la rendre plus économique pour l’utilisateur, plus rentable pour l’entreprise et plus respectueuse de l’environnement.

Au moment de créer la startup, j’étais encore une “US Person”, avec une holding aux USA et une filiale française. Tout cela compliquait beaucoup les démarches bancaires et administratives. Il nous fallait donc une banque capable de gérer cette configuration. J’ai comparé plusieurs options, et très vite, BRED Espace s’est imposée comme la seule solution viable. Depuis, elle est à nos côtés à chaque étape, du lancement à la croissance de la startup. »

La banque en ligne a notamment aidé la jeune pousse lors de deux levées de fonds stratégiques : « Ces opérations demandent un suivi humain étroit, beaucoup d’anticipation et une grande réactivité », explique Anthony Weng. « Nous avons mis en place une feuille de route claire, échangé avec les avocats et investisseurs, et finalisé l’opération en quelques jours seulement. »

LE MEILLEUR DU DIGITAL ET DE LA RELATION HUMAINE

Autre atout de BRED Espace Pro : offrir un accompagnement humain et de proximité, allié à des outils digitaux performants pour une gestion simplifiée à distance.

« Avec BRED Espace, tout se fait en ligne, de manière fluide et sécurisée : signer un contrat, contracter un prêt, souscrire une assurance… C’est un gain de temps et de sérénité incomparable ! Et grâce à Anthony, mon conseiller, j’ai toujours une réponse rapide et personnalisée à toutes mes questions. C’est extrêmement précieux quand on débute en tant qu›entrepreneur. Nous avons aujourd’hui construit une relation de confiance solide à distance, grâce à une communication fluide, réactive et régulière. Il a aussi joué un véritable rôle de pivot entre tous les interlocuteurs (comptable, avocat, partenaires bancaires aux USA…), ce qui m’a grandement aidé. C’est un allié au jour le jour, sur qui je peux compter à tout moment. », conclut Baptiste Richard.

BRED Espace Professionnels et Économie Locale bredespaceeconomie-locale@bred.fr 09.69.36.06.38

Ou retrouvez-nous sur www.bredespace.com

BÉATRICE LEDRAPIER

KATMANDOU, NÉPAL

8 guides népalaises formées par l’agence Rendez-vous népalais

25 ans d’expatriation entre l’Inde et le Népal

20 randonnées culturelles, trekkings ou parcours en famille solidaires hors des sentiers battus au Népal

LIVING BETWEEN INDIA AND NEPAL FOR 25 YEARS, Béatrice Ledrapier founded Rendezvous népalais, a travel agency focused on ethical, women-led tourism. A seasoned guide, she offers intimate journeys that connect travelers with local communities. Inspired by a visit to India, she fell in love with Nepal and made it her home. Her tours, mostly designed by women, for women, also aim to empower young Nepali women through training. For Béatrice, “the real beauty of Nepal lies in its people… in every Nepali smile lives the country’s true wealth.”

Installée entre l’Inde et le Népal depuis vingt-cinq ans, Béatrice Ledrapier a fondé Rendez-vous népalais, une agence de voyages «  axée sur le tourisme solidaire et respectueux  » . Cette guide passionnée propose une autre manière de découvrir ce pays «  à couper le souffle  » , en lien direct avec les communautés locales. Portrait d’une femme libre qui a fait de son amour pour ce pays un projet de cœur et de sens.

Avant le Népal, Béatrice Ledrapier a eu d'autres vies : l’Italie, le Maroc, les États-Unis, la France et une boutique d’objets du monde. Un jour, intriguée par un reportage sur Auroville, une ville expérimentale située en Inde, elle décide de s’y rendre.

De voyage en voyage, elle tombe sous le charme du pays-continent. Une fois là-bas, son visa l’oblige à quitter tous les 90 jours le territoire. Le Népal, frontalier, devient alors une échappée régulière. Nouveau coup de coeur! En 2021, la guide touristique depuis plus de 10 ans donne corps à un rêve mûri : créer une agence de voyages au Népal qui puisse révéler un « Népal plus intime », loin des sentiers battus. « Les Népalais sont tellement gentils et ouverts d’esprit. Il y a un vivre ensemble ici qui est incroyable, unique au monde. Toutes les religions et les ethnies se respectent. »

La guide va plus loin en imaginant des voyages « uniquement menés par des femmes, pour des femmes ». «J’ai observé que le tourisme 100 % féminin se développait. » Une idée juste : selon l’OMT, les femmes voyageant seules sont passées de 59 à 138 millions entre 2014 et 2017. Des voyages pensés pour les femmes, par les femmes. Former des guides femmes est pour Béatrice une priorité. «Je veux donner aux jeunes filles népalaises la chance d'avoir un autre avenir que celui de leur monde rural. Leur quotidien de femme est difficile aujourd’hui. Pouvoir les aider à acquérir leur indépendance est très important pour moi. » Aujourd’hui, l’agence s’ouvre à une clientèle mixte et familiale « pour un soupçon de dépaysement, une pincée d’aventure, et une grande dose de complicité » s’amuse l’entrepreneure. Si les guides restent majoritairement des femmes, Béatrice fait appel à des guides masculins pour encadrer les treks les plus exigeants, notamment ceux au-delà de 5.000 mètres d’altitude.

Découvrir l’un des plus beaux villages du Népal, Sirubari, aller à la rencontre de la communauté Gurung ou de celle des Bön, explorer

les Anciens Royaumes du Népal et du Bhoutan, ou encore passer la nuit dans des monastères comme celui de Namo Buddha… « En fait, tout coupe le souffle ici ! Le pays est un confetti sur la carte du globe mais il y a tant de paysages différents. » sourit Béatrice qui organise aussi des journées de nettoyage ou de plantation d’arbres avec son équipe pour préserver « ce confetti multicolore ». Et de conclure, avec toute la tendresse qu’elle porte à sa terre d’adoption: « le beau du pays, ce sont ses habitants. Il faut les rencontrer pour comprendre… Dans chaque sourire népalais réside la vraie richesse de ce pays… »

ÉCRIT PAR CAPUCINE CANONNE

www.ifs.edu.sg

BUSINESS SCHOOL

EDHEC ENTREPRENEURS

ACCÉLÉRATEUR D’INNOVATION RESPONSABLE

3 incubateurs

CAMPUS

JEAN ARNAULT

LE BERCEAU DE L'ENTREPRENEURIAT ROUBAIX

STATION F

LE PLUS GRAND CAMPUS DE STARTUPS AU MONDE PARIS

70 + startups accélérées chaque année

1200+ entrepreneurs réunis dans une même communauté

300+ experts et partenaires engagés à nos côtés

TECHFORWARD

AU CŒUR DE L'ÉCOSYSTÈME TECH DE LA RIVIERA

SOPHIA ANTIPOLIS

AURÉLIEN BIREBENT

EDHEC International BBA 2020

EDHEC Master in Strategy, Consulting & Digital Transformation 2021 Fondateur de Valois Agency et Arthylae

ANNE-LISE ARIA

MARRAKECH, MAROC

Après le séisme du 8 septembre 2023 au Maroc,, la cagnotte de l’association a récolté 200 000 euros en 72 heures.

L’association Help with Aria a permis de reloger 102 familles.

Après avoir édifié dix mosquées en mobil-homes, Anne-Lise entreprend la construction d’une mosquée en béton.

AFTER THE DEVASTATING 6.8-MAGNITUDE

EARTHQUAKE struck Morocco on September 8, 2023, Anne-Lise Aria, a former Strasbourg resident who settled in Marrakech in 2021, mobilized her association Help with Aria. In just 72 hours, her online fundraiser gathered €200,000. Initially providing emergency relief, the NGO soon focused on long-term solutions : rehousing 102 families in mobile homes, building 35 sanitary units, five schools, and ten temporary mosques. Today, Anne-Lise leads the construction of a permanent concrete mosque in Amizmiz, a vital hub for prayer, community, and education in the rebuilt villages.

Anne-Lise Aria est strasbourgeoise. Elle découvre le Maroc en 2020 et décide de s’y installer l’année suivante. À Marrakech, elle est frappée par le contraste entre les bidonvilles et les villas de luxe. Sans transition, Anne-Lise s’engage dans l’humanitaire, mais son action prend une autre dimension après le 8 septembre 2023.

ÉCRIT PAR MÉLANIE PIERRE

Lors de sa première visite du pays, Anne-Lise Aria trouve au Maroc un apaisement qu’elle ne connaissait plus dans sa ville d’Alsace, à Strasbourg. En 2021, elle se décide à partir. Venue sans objectif précis, l’ancienne strasbourgeoise prend rapidement conscience du contraste inévitable des grandes villas de luxe construites juste en face des bidonvilles. Sans expérience dans le domaine, Anne-Lise entame l’histoire de Help with Aria.

HELP WITH ARIA, DE L’AIDE OCCASIONNELLE À LA RECONSTRUCTION POST-CATASTROPHE

L’association Help with Aria fait ses premiers pas pendant les rentrées scolaires, le ramadan et l’hiver grâce à de petits gestes comme des distributions de repas. Mais le 8 septembre 2023, à 23h11, le Maroc connaît le plus important tremblement de terre enregistré par des stations sismiques de l'histoire du pays. Sa magnitude est de 6,8 sur l’échelle de Richter.

« Nous nous sommes rendus, le matin même du séisme, dans les montagnes et les villages détruits par cette catastrophe naturelle. Les vrais dégâts étaient là-bas ». Sur place, Anne-Lise poste une story sur les réseaux sociaux de l’association, accompagnée d’un lien de cagnotte. Le post, repartagé par un grand nombre de personnes, elle se retrouve, en 72 heures, avec 200 000 euros.

Les premières actions ont concerné le plan d’urgence, mais face à l’élan de solidarité sur les lieux, l’association Help with Aria décide de focaliser son énergie, son aide et son argent dans la reconstruction sur le long terme. Consciente qu’une reconstruction durable ne pourrait se faire immédiatement, Anne-Lise se tourne vers une solution intermédiaire : les mobil-homes. « C'était la meilleure alter-

native puisque les tentes n’étaient pas du tout adaptées au vent et à la pluie », explique-t-elle.

Help with Aria a permis de reloger 102 familles et a servi à la construction de 35 sanitaires, équipés de ballons d’eau chaude, et de cinq écoles.

REDONNER VIE AUX MOSQUÉES, LIEUX DE PRIÈRE ET DE TRANSMISSION

Après la construction de dix mosquées en mobil-homes, Anne-Lise est sur un projet plus grand : la construction d’une mosquée en béton. Parmi les nombreuses zones sinistrées, Help with Aria agit principalement à Amizmiz. « Il s’agit d’une montagne sur laquelle plusieurs villages ont perdu leur mosquée », nous explique Anne-Lise. Elle ajoute : « Nous allons construire, dans le village principal, une mosquée en béton pour permettre à tous les habitants des villages voisins de se réunir. La mosquée ne sert pas seulement à prier. Pour eux, c'est un lieu de rassemblement et d'apprentissage ».

PRISCILLIA ROUTIER TRILLARD

ABU DHABI, EMIRATS ARABES UNIS

Plus de 374.000 utilisateurs actifs de l’application dans le monde./

Application universelle et traduite dans 18 langues (français, anglais, espagnole, allemand, italien, portugais, japonais, coréen, mandarin, swahili, indien, russe, arabe, polonais, néerlandais, turc, cinghalais et tamoul).

Plus de 2000 associations et 24000 lieux sûrs référencés pour se mettre en sécurité, contacter les autorités, ses proches, une association locale.

PRISCILLIA ROUTIER TRILLARD FOUNDED THE SORORITY IN 2019 while living in Dubai. She envisioned a global support network ensuring women’s safety through solidarity. The free app, now in 18+ languages, lets users alert trusted contacts in one click. In 2025, more than 374,000 people are active members worldwide, united by one credo: “We are no longer alone — and we are everywhere!”

In 2021, she launched SAVE YOU, aiding French expatriate families facing domestic violence. Over 400 families have been supported to date. Priscillia is now building partnerships from Belgium to Brazil, and signed an agreement with France’s Foreign Affairs.

Si Priscillia Routier Trillard a bien une conviction, c’est celle qu’un individuoù qu’il soit dans le monde - ne doit jamais être seul en situation d'isolement, de violences ou de (cyber)harcèlement. En 2019, la jeune femme, au parcours professionnel dans la tech et en situation de burn out, imagine un réseau d’entraide bienveillant, engagé et solidaire pour assurer la sécurité des femmes à travers le monde. “C’était un vrai pari, personne n'avait tenté ce type d'approche pour traiter de ce sujet.”

ÉCRIT PAR CAPUCINE CANONNE

THE SORORITY est ainsi lancé, une application gratuite, traduite dans plus de 18 langues, qui permet d’alerter en un clic une dizaine de personnes proches en cas de danger. En octobre 2025, la plateforme compte plus de 374.000 utilisateurs actifs dans le monde entier. Une communauté mondiale reliée par un même credo : “Nous ne sommes plus seul.e.s et nous sommes partout !”

Mais Priscillia, qui suit son conjoint en expatriation aux Emirats Arabes Unis, ne s’arrête pas là. En 2021, elle crée SAVE YOU, une plateforme dédiée aux familles françaises expatriées victimes de violences. “Si une personne subit des violences conjugales et intrafamiliales dans les grandes villes françaises ou dans les zones rurales, c’est déjà très compliqué. Mais à l’étranger, c’est encore pire. Nous nous mettons à leur disposition pour être à leurs côtés quoiqu'il arrive. Selon leur besoin, nous les dirigeons vers des avocats, juristes, psychologues et psychiatres, ou associations locales.” Depuis sa création, SAVE YOU a soutenu plus de 600 familles, parfois jusqu’au rapatriement d’urgence.

Parce que l’entraide n’a pas de genre ni de frontières, Priscillia étend sans cesse ses actions et les liens avec les autorités locales partout dans le monde : en Belgique, en Suisse, mais aussi aux Etats-Unis, en Colombie et au Brésil. Un accès sécurisé est créé pour les hommes faisant face à des situations de violence et souhaitant aider. Le mois de mars 2025 marque une étape majeure, l’entrepreneure signe une convention avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères afin d’unir institutions et société civile. “On agit. Ensemble !” martèle celle qui veut faire bouger les lignes de la violence. Avec THE

SORORITY et SAVE YOU, Priscillia et son équipe sont la preuve qu’un groupe d’individus peut déclencher un mouvement mondial. Ils ne se contentent pas de dénoncer mais agissent, relient et réparent.

MANAGEMENT COMMERCE INTERNATIONAL INGÉNIERIE NUMÉRIQUE BIG DATA - IA

CYBERSECURITE MARKETING COMMUNICATION RELATIONS INTERNATIONALES

SCIENCES POLITIQUES LUXE FINANCE SPORT

DOUBLES & TRIPLES DIPLÔMES + INCUBATEURS

40 000 ÉTUDIANTS

+ DE 400 PROGRAMMES

RENTRÉES : OCTOBRE + FÉVRIER

97%

D’INSERTION À 6 MOIS

10 000

ENTREPRISES PARTENAIRES

215 000 DIPLOMÉS

UN ACCOMPAGNEMENT PERSONNALISÉ POUR CHAQUE ÉTUDIANT

UN ACCOMPAGNEMENT PERSONNALISÉ POUR CHAQUE ÉTUDIANT

PARIS

RENNES

BORDEAUX

TOULOUSE

BEAUNE

LYON

CHAMBéry

MARSEILLE

BACHELOR : À PARTIR DE 7 240 € / AN

MASTER OF SCIENCE : À PARTIR DE 9 200 € / AN

PROGRAMME GRANDE ECOLE : ENVIRON 10 740 € / AN

PARTENARIATS UNIVERSITAIRES

DES PROGRAMMES RECONNUS & CERTIFIÉS

DES PROGRAMMES RECONNUS & CERTIFIÉS

ENTREPRENDRE ET RÉUSSIR EN FRANCHISE

AVEC LE GROUPE FOURNIER ET SES MARQUES PHARES MOBALPA ET SOCOO’C

LES SPÉCIALISTES DES CUISINES ÉQUIPÉES ET DE L’AMÉNAGEMENT SUR-MESURE VEULENT ACCÉLÉRER LEUR DÉVELOPPEMENT ET OFFRENT LA POSSIBILITÉ D’OUVRIR DES FRANCHISES AU FORT POTENTIEL DANS TOUTE L’ESPAGNE

POURQUOI L’ESPAGNE EST-ELLE UN MARCHÉ

STRATÉGIQUE POUR LE GROUPE FOURNIER, ET QUELLES

SONT VOS AMBITIONS D’ICI 3 À 5 ANS ?

L’Espagne est un marché dynamique où la cuisine et l’aménagement sur-mesure prennent de l’importance. Le design intérieur et le service personnalisé, qui correspondent à l'ADN de Fournier avec Mobalpa et Socoo’c, en font un terrain de jeu idéal. Notre ambition ?

S’implanter durablement avec un réseau solide de magasins, dirigés par des entrepreneurs locaux. Dans 3 à 5 ans, nous voulons être une référence en ameublement de cuisine et renforcer notre lien avec les clients espagnols, tout en gardant notre “French touch” !

Le marché immobilier, en plein essor, stimule notre secteur. Le taux d’équipement des ménages espagnols étant encore derrière celui de la France, cela offre de belles opportunités. Notre objectif est d'atteindre 60 points de vente d’ici 2028 et 100 d’ici 2030 pour nos 2 marques.

QUELLE PLACE LES ENTREPRENEURS EXPATRIÉS

PEUVENT-ILS OCCUPER DANS CE DÉVELOPPEMENT, ET

QUEL ACCOMPAGNEMENT LEUR PROPOSEZ-VOUS ?

Les expatriés français ont un rôle crucial à jouer ! Ils connaissent bien les deux cultures et n’ont pas peur de l’aventure entrepreneuriale. Nous les accompagnons à chaque étape : étude de marché, recherches de locaux, ouverture, formation, et suivi régulier. Connectés au réseau, ils échangent avec d'autres franchisés et partagent leurs expériences.

En tant que groupe français, nous attirons naturellement des expatriés. Leur connaissance des marques et leur maîtrise de leur langue sont des atouts précieux. Notre équipe bilingue les soutient, qu'ils soient espagnols ou expatriés.

COMMENT ACCOMPAGNEZ-VOUS CONCRÈTEMENT LES FRANCHISÉS AU QUOTIDIEN ?

Nous sommes là au quotidien. Chaque franchisé a un interlocuteur dédié pour des échanges réguliers, nous organisons des visites et offrons des formations ainsi qu’un fort soutien commercial et marketing. Pour les expatriés et néo-entrepreneurs, nous simplifions les démarches pour qu'ils se concentrent sur leur cœur de métier : le conseil client, la vente, et le management.

QUEL CONSEIL DONNERIEZ-VOUS À UN ENTREPRENEUR FRANÇAIS VIVANT EN ESPAGNE QUI ENVISAGE DE SE LANCER DANS LA FRANCHISE ?

Si tu es un entrepreneur français en Espagne et que tu envisages la franchise, fonce ! Choisis une franchise solide, avec des valeurs fortes et un accompagnement solide. C’est une bonne façon d’entreprendre sans redémarrer de zéro. Renseigne-toi et pose toutes tes questions. Les opportunités sont là, à condition de bien s’entourer. L'entrepreneuriat peut faire peur, mais avec la franchise, les risques sont maîtrisés. Le concept et la marque sont déjà établis, prouvant leur succès.

Prêt à te lancer ? Avec une marque française, c’est encore plus facile !

Fournier Redes España

Charlotte FOURNIERBIDOZ

Développeuse Espagne Fournier Redes España

EDDY DUREUIL

MONTRÉAL, QUÉBEC

Eddy Dureuil est un AquaHéros, un programme porté par Acqua Action

Lancement en 2023 de la Stratégie de Réduction de l'Empreinte Hydrique (SREH)

40 % de l’eau utilisée dans un bâtiment pourrait être non potable

FOUNDED IN 2017 BY EDDY DUREUIL AND TIMOTHÉ ROY-BOUCHARD, Ecotime designs precipitation (snow and water) recovery and recycling systems for commercial, municipal, and industrial buildings. With a pragmatic approach and a desire to have a tangible impact on water consumption, the company aims to transform the way infrastructure manages this essential resource. “Water is the resource that humans use the most. It's time to realize this and take action,” says Eddy.

Fondée en 2017 par Eddy Dureuil et Timothé Roy-Bouchard, Ecotime conçoit des systèmes de récupération et de recyclage des précipitations (neige et eaux) pour les bâtiments commerciaux, municipaux et industriels. Avec une approche pragmatique et une volonté d’avoir un impact concret sur la consommation d’eau, l’entreprise ambitionne de transformer la manière dont les infrastructures gèrent cette ressource essentielle.

ÉCRIT PAR BERTRAND DE PETIGNY

Originaire des Antilles françaises, Eddy Dureuil a grandi dans un environnement où l’eau était précieuse. Arrivé au Québec, il est frappé par l’abondance apparente de cette ressource et par le manque de sensibilisation à sa préservation. « Je me suis rendu comptequ’ici,onvivaitdansuneillusiond’abondance.

Pourtant, la consommation d’eau au Québec est trois foissupérieureàcelledel’Europe! » raconte-t-il.

Avec Timothé Roy Bouchard, il décide d’agir en créant Ecotime. Leur objectif : réduire l’empreinte hydrique des bâtiments sans altérer le confort des usagers. Ecotime a mis au point Oasis, un système qui capte, traite et redistribue les précipitations directement dans le bâtiment. Conçu pour être installé dans les bâtiments commerciaux, municipaux et industriels, il permet d’alimenter des usages ne nécessitant pas d’eau potable, comme les toilettes, le lavage de la voirie ou l’arrosage des espaces verts. « On ne réalise pas que plus de 40 % de l’eau utilisée dans un bâtiment pourrait être non potable », souligne Eddy Dureuil. Ecotime a déjà installé plusieurs systèmes Oasis dans des municipalités de plus de 10 000 habitants. « Les municipalités doivent montrer l’exemple. Une fois qu’elles auront adopté ces solutions, le secteur privé suivra », estime-t-il.

Oasis n’est pas réservé aux bâtiments municipaux et industriels. Le système peut également être installé dans des tours à condos, où la consommation d’eau est particulièrement élevée. En intégrant la récupération des précipitations, une tour d’habitation peut considérablement réduire son empreinte hydrique tout en minimisant les coûts d’approvisionnement en eau potable.

Eddy Dureuil est aujourd’hui l’un des six AquaHéros, un programme porté par Acqua Action qui met en lumière les innovateurs engagés pour la gestion durable de l’eau. Si les bénéfices environnementaux sont évidents, l’adoption de ces systèmes repose également sur des incitatifs gouvernementaux, encore trop rares. « Il faudrait que l’eau soit perçue comme l’électricité, avec des compteurs individuels et des programmes d’incitation », estime Eddy Dureuil.

Avec Oasis, Ecotime apporte une solution pragmatique et adaptable pour réduire le gaspillage d’eau dans les bâtiments. « L’eau, c’est la ressource que l’humain utilise le plus. Il est temps d’en prendre conscience et d’agir », conclut Eddy.

ALBAN MAINO

MAINE, ETATS-UNIS

Lauréat du Trophée Social Humanitaire des Trophées des Français des EtatsUnis 2025

La plateforme compte 1 200 films originaux

Memory Lane TV réduit l’agitation et l’anxiété des personnes atteintes de démence et d’Alzeihmer

La Memory Lane Foundation veut faire de cette initiative un bien public

THE IMPORTANCE OF MEMORY AND SHARING ARE VALUES DEAR TO ALBAN MAINO, founder of Memory Lane TV, the “Netflix of dementia.” The Honorary Consul of France in Maine devotes his energy “both to Franco-American relations and to this deeply humanitarian project.” His goal? “To put dignity, emotion, and human connection back at the heart of care” for people with Alzheimer›s disease and dementia. “Memory Lane TV transforms moments of loneliness and confusion into opportunities for exchange, comfort, and reassurance,” he explains.

La mémoire et le partage, telles sont les valeurs chères à Alban Maino, fondateur de Memory Lane TV, le « Netflix de la démence ». Le Consul honoraire de France dans le Maine met son énergie « à la fois au service des relations franco-américaines et de ce projet à vocation profondément humanitaire. » Son but ? « replacer la dignité, l’émotion et le lien humain au cœur de l’accompagnement » des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de démence. “Memory Lane TV transforme des moments de solitude et de confusion en occasions d’échange, de réconfort et d’apaisement.”, explique-t-il.

ÉCRIT PAR DAMIEN BOUHOURS

Comment vous est venue l›idée de Memory Lane TV ?

L’idée m’est venue au moment où ma grand-mère Rosette a été diagnostiquée d’une démence sénile. Avec son équipe soignante au CHU de Tours, nous avons commencé à expérimenter des programmes de stimulation sensorielle, notamment basés sur la musique et des vidéos adaptées. Les résultats ont été spectaculaires : plus de calme, davantage de sourires, un regain de communication.

Ces premiers succès nous ont naturellement conduits à élargir nos expérimentations au sein d’EHPAD, puis à initier des essais cliniques en nous appuyant sur les avancées de la recherche internationale démontrant les bénéfices de la stimulation sensorielle. Mon installation en Nouvelle-Angleterre a marqué une nouvelle étape : nos travaux se sont poursuivis aux côtés de partenaires prestigieux tels que le Massachusetts General Hospital à Boston et Brown University. Dans ce cadre, nous avons commencé à déployer la solution à grande échelle, touchant déjà une centaine de maisons de retraite dans tout le Nord-Est des États-Unis.

C’est ainsi qu’est née Memory Lane TV, aujourd’hui reconnue comme le «Netflix de la démence», après un lancement en 2023 sur le marché des plateformes vidéo comme Netflix, mais avec une mission bien plus vaste : replacer la dignité, l’émotion et le lien humain au cœur de l’accompagnement.

Que propose Memory Lane TV ? Après dix années de recherche et de co-création avec des soignants et des familles, nous avons développé la première plateforme de streaming et chaînes télévisées dédiées aux personnes vivant avec des troubles cognitifs. Contrairement aux médias classiques, nos contenus sont conçus sans narration complexe ni intrigue difficile à suivre : ils privilégient la beauté des images, la simplicité, la musique et le rythme pour maintenir l’attention, réduire l’anxiété et stimuler les émotions positives.

Quels sont les prochains projets pour MLTV ?

Après notre lancement mondial en 2023, notre grand projet est de transformer Memory Lane TV en bien public. Nous avons décidé d’en faire don à une grande organisation à but non lucratif, afin qu’elle soit accessible gratuitement aux familles et aux institutions qui en ont le plus besoin. Pour rendre cela possible, nous devons lever 3 millions de dollars à travers la Memory Lane Foundation. Cet effort collectif garantira le transfert de propriété, la pérennité de la plateforme et l’accès universel à des millions de familles dans le monde, sans aucune barrière financière.

Crédits photos

Une édition proposée gratuitement par lepetitjournal.com

930 Route Des Dolines, 06560 VALBONNE.

Président-fondateur

Hervé HEYRAUD - herve.heyraud@lepetitjournal.com

Direction de la Rédaction - Coordination

Damien BOUHOURS - redaclpj@gmail.com

Capucine CANONNE - capucine.canonne@lepetitjournal.com

Edition de LONDRES

Damien BOUHOURS - redaclpj@gmail.com

Ewan PETRIS - ewan.petris@lepetitjournal.com

Edition de MILAN

Marie-Astrid ROY - marieastrid.roy@lepetitjournal.com

Illustrations

Juliette D. Bruce - juliette.d.bruce@gmail.com

Maquette - Création et mise en page

Romain BERTOLA - FLY CREATIVE STUDIO Co.,Ltd. romain@flycreative.studio www.flycreative.studio

L’utilisation des photos et visuels dans ce magazine a été autorisée par les différents organismes et individus représentés.

Crédits supplémentaires: page 12-13 : Lan Leshow • page 15: Pierron Darbonne • page 16 : Hélène le Chatelier • page 20 : art.and.jab • page 21: usaboxing • page 28 : Paul-Henry Rouget • Pages 32 et 33: Yann Busnel • pages 48 et 49 : Plastic Odyssey • page 53 : Sebastian Pena Lambarri et Sanjay Hona • pages 58 et 59: jointhesorority • pages 52 et 53 : Béatrice Ledrapier.

Rédaction

Soraya Benaziza • Jean Bodéré • Damien Bouhours • Capucine Canonne • Bertrand de Pétigny • Ewan Petris • Mélanie Pierre • Paul PierrouxTaranto • Sherilyn Soekatma • Noémie Valery • Marie Fiorin

Direction Commerciale Erwann GUILLAUME - erwann.guillaume@lepetitjournal.com

Direction relations clients

Adrien CLAUDET - adrien.claudet@lepetitjournal.com

Responsables Italie et Espagne

Marie-Astrid Roy - marieastrid.roy@lepetitjournal.com

Vincent Garnier - vincent.garnier@lepetitjournal.com

Distribution

Chloé PEREZ - chloe.perez@lepetitjournal.com

Bachelor in Management (BSc)

Diplôme visé Bac+3, 100% en anglais

Candidature via Parcoursup ou sur notre site !

Pour en savoir plus, scannez le QR code :

3 ans, 3 pays Berlin, Londres, Madrid, Paris, Turin *tout

ESCP bénéficie des meilleures accréditations internationales.

Chacun de nos campus européens et internationaux bénéficient de reconnaissance nationale dans le domaine de l’enseignement supérieur.

Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
Issuu converts static files into: digital portfolios, online yearbooks, online catalogs, digital photo albums and more. Sign up and create your flipbook.