Le 23 avril 2024, le Congrès américain adoptait un projet de loi controversé menaçant TikTok, la très populaire application chinoise, d’une interdiction si celle-ci ne coupait pas tous ses liens avec la Chine. Cette mesure n’est pas un cas isolé. Elle s’inscrit directement dans une vague mondiale d’initiatives visant à restreindre ou bannir complètement l’usage de la plateforme, témoignant ainsi d’une méfiance croissante à son égard. En Inde, au Royaume-Uni, en Australie, au Canada, en France, aux Etats-Unis et même en Belgique, de nombreux pays ont désormais fait de ce combat une de leurs priorités. Si certains reprochent au réseau social d’importants trous sécuritaires ou l’accusent d’être utilisé par le gouvernement chinois à des fins d’espionnage, d’autres le défendent sans relâche notamment au nom de la liberté d’expression et de l’accès à l’information. Ainsi, la question se pose de manière légitime : faut-il vraiment aller jusqu’à interdire ou restreindre TikTok ? Afin d’établir une réponse progressive