Voting is officially open for the Glendon Student Union Elections at the Glendon Campus of York University, and this is your moment to make your voice count.
We’ve moved past campaigning and are now in the voting period. This means it’s time to choose the students who will represent you, advocate for your needs, and help shape the direction of campus life. From funding decisions and events to student advocacy and community initiatives, the Glendon Student Union has a real impact on your experience here.
If you’ve been following the candidates and reading their platforms, now is the time to act. If you haven’t had the chance yet, take a few minutes to review their ideas before casting your ballot. Your vote plays a direct role in deciding who will lead and represent the student body.
Student governance only works when students participate. Even a single vote can matter in close races, and showing up to vote is one of the simplest but most powerful ways to be involved in your campus community.
To stay up to date on voting deadlines, results, and future election cycles, follow the GCSU Instagram account. There will be another election cycle in the fall of next term, so if you’re thinking about running or getting more involved, keep an eye out.
This is your campus and your community. Make sure your voice is part of it.
Le vote est officiellement ouvert pour les élec-tions de l’association étudiante du Collège Glendon de l’Université York et c’est le moment de faire entendre votre voix.
La période de campagne est maintenant terminée et nous sommes entrés dans la période de vote. C’est le moment de choisir les étudi-ant.e.s qui vous représenteront, défendront vos intérêts et contribueront à orienter la vie sur le campus.
Que ce soit pour les décisions de financement, l’organisation d’événements, la défense des droits des étudiants ou les initiatives communautaires, l’association étudiante de Glendon a un réel impact sur votre expérience universitaire.
Si vous avez suivi les candidats et consulté leurs plateformes, c’est le moment de passer à l’action. Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de le faire, prenez quelques minutes pour lire leurs propositions avant de déposer votre vote. Votre choix joue un rôle direct dans la sélection de celles et ceux qui représenteront la population étudiante.
La gouvernance étudiante fonctionne lorsque les étudiant.e.s participent. Même un seul vote peut faire la différence dans une course serrée et voter est l’un des moyens les plus simples, mais aussi les plus puissants, de s’impliquer dans votre communauté universitaire. Pour rester informé des dates limites, des résultats et des prochaines élections, suivez le compte Instagram d’AECG. Un autre cycle électoral aura lieu à l’automne prochain, alors si vous envisagez de vous présenter ou de vous impliquer davantage, gardez l’œil ouvert. C’est votre campus et votre communauté. Assurez-vous que votre voix en fasse partie.
G endo , ote Like t Matters (P rce que vo re vo x compt )
Source: Destiny Chan
PRO TEM
Editor-In-Chief/Éditrice-en-chef
Destiny Chan
Chief-of-Operations/Cheffe des opérations
Flo Iyam Tierra
Layout Designer/Maquettiste
Alyssa Furlan
Section Editor/Rédactrice de sections:
EDITORIAL
Letter From The Editor
Glendon, Glendon, Glendon,
The more time passes, the more I learn about the role I’ve taken on as Editor-in-Chief and our beloved Pro Tem newspaper. After receiving an email about moving the Pro Tem archives, I took a look through our archives from the very first Volume in 1962 (you can find the archives here for now https://protem.journals.yorku.ca/index.php/protem/issue/archive).
Campus Life/Vie étudiant Arts & Entertainment/Arts & Divertissement
Bianca Anderson Julia de Leon
Issues & Ideas/Actualité, Health & Wellness/Santé & bien-être, Metropolis/Métropole
English Editor/Rédactrice Anglaise Photographer/Photographe
Amie Sosa
French Editor/Rédactrice Française
Leanne Eyre
English Journalist/Journaliste Anglais
Connell Simkin-Watt
Gabriella Maitland
French Journalist/Journaliste Française
Paige Lalonde
Sirine Askri
It is wild to see how much the layout and appearance of the journal have changed since then. I wonder what our predecessors would think of the paper now. In the archives, I’ve noticed beer ads, election candidate ads, notice of the drama club being founded and much more. Our ways of speaking, writing and distributing information have changed so much since then. Before, the paper was one of the only ways to get news about the university. Now, everyone has access to any organization they want through a few clicks on their phone. We’ve lost our common space for student voice. After tabling recently for Pro Tem, I can’t begin to count the number of students who went “Pro Tem? What’s that?” Oh, how the mighty have fallen. But still, we had students who are appreciative that we still have a printed paper, even if it is a dilapidated and outdated medium in our current hyper-digitalized, social media world.
Alors, à nos fidèles lecteurs, où que vous soyez : nous vous proposons un numéro complet et stimulant, qui, pour une fois, est principalement en français ! Vous y trouverez des réflexions d'actualité et générationnelles sur le lancement en douceur de votre relation et les pressions liées à la comparaison constante auxquelles est confrontée la génération Z. Nous célébrons également le printemps à Toronto et la vie florissante du campus Glendon, avec une couverture des élections du GCSU, de la prochaine Semaine de la Francophonie et de la recherche de votre Cry Tree. Ce numéro comprend également des poèmes inspirés de Kafka dans notre section Expressions, des réflexions sur les leçons tirées de la vie à l'étranger et un article de sensibilisation à l'endométriose pendant le Mois de la sensibilisation à l'endométriose en mars.
Nous espérons que vous apprécierez, cher lecteur, le volume 64, numéro 6 de Pro Tem, la revue bilingue du Glendon College de l'Université York.
Pro tempore, Destiny Chan Éditrice-en-chef
DISCLAIMER!
Pro Tem is a unified organization that accepts and publishes articles from students, alumni, and community members. While we edit submissions for grammar and clarity, we stay true to each author’s voice and message.As an organization, we don’t endorse every viewpoint expressed; our goal is to amplify a wide range of perspectives within our community. For those interested in viewing an article in its original, unedited form, please contact our Editor-in-Chief at editor@protemglendon.com.
Bilingual Journalist/Journaliste bilingue
Geneviève Stacey
Avis de non-responsabilité!
Pro Tem est une organisation unifiée qui accepte et publie des articles provenant des étudiants, des anciens élèves et des membres de la communauté. Bien que nous corrigeons les soumissions pour la grammaire et la clarté, nous restons fidèles à la voix et au message de chaque auteur. En tant qu’organisation, nous n’endossons pas nécessairement chaque point de vue exprimé; notre objectif est d’amplifier une diversité de perspectives au sein de notre communauté. Pour ceux qui souhaitent consulter un article dans sa version originale, non éditée, veuillez contacter notre rédacteur en chef à editor@protemglendon.com.
Editor-In-Chief: editor@protemglendon.com
Chief-of-Operations: operations@protemglendon.com
VIE ÉTUDIANTE
La Semaine de la Francophonie à Glendon !
Par Destiny Chan, Éditrice-en-chef
Chaque année, la Semaine de la Francophonie transforme Glendon en un véritable carrefour d’échanges, de créativité et de réflexion. Entre développement professionnel, arts, justice sociale et célébrations festives, voici les événements à ne pas manquer !
Foire des carrières : mercredi 18 mars | 12 h à 16 h | Centre d'Excellence
La Semaine débute avec une occasion concrète de bâtir votre avenir professionnel. La Foire des carrières réunira de nombreux employeurs prêts à recruter et à rencontrer des étudiant·e·s ainsi que des récent·e·s diplômé·e·s. J'ai déjà participé deux fois à la Foire des carrières et je n'ai pas été déçu ! Des commissions scolaires de district aux emplois gouvernementaux en passant par les emplois à la Tour CN, c'est un événement à ne pas manquer ! Que vous soyez en début de parcours ou prêt·e à entrer sur le marché du travail, cette foire représente un moment clé pour élargir votre réseau et préciser vos objectifs professionnels.
Atelier sur le langage inclusif : jeudi 19 mars | 12 h à 13 h | en ligne (Zoom)
Cet atelier propose une réflexion approfondie sur la notion de binarité, tant sur le plan identitaire que dans les systèmes et structures qui façonnent notre société, notamment le langage. Ensemble, le groupe réfléchira à des moyens de créer des espaces accueillants pour toutes les personnes, en dépassant les cadres binaires traditionnels.
Mateo Delahaye-Brown en concert : lundi 23 mars | 12 h à 13 h | Théâtre de Glendon (+ live sur Instagram)
La musique sera à l’honneur avec un mini-concert de Mateo Delahaye-Brown, chanteur torontois reconnu pour son style vibrant et sa touche R&B ! Présentant un mélange de chansons en français, en anglais et bilingues, Mateo offrira une performance dynamique célébrant la langue, la culture et la diversité musicale. Vous avez peut-être déjà croisé Mateo sur le campus, car il est également coordinateur de la vie en résidence !
Atelier de danse africaine avec Lua Shayenne : lundi 23 mars | 13 h à 14 h 45 | Centre athlétique de Glendon (Salle d'exercice de groupe, 2e étage)
Lua Shayenne, basée à Toronto, se consacre avec passion à l’étude des danses et rythmes traditionnels du Mandé. Ses ateliers, accompagnés de percussions, sont accessibles à tous les niveaux. À travers le mouvement, les participant·e·s seront invité·e·s à célébrer leur corps comme un espace de connexion entre l’esprit et la Terre.
Atelier de bracelets avec l’artiste Diane Montreuil : mardi 24 mars | 15 h à 17 h | YH
A004
L’artiste Métis bi-spirituelle Diane Montreuil animera un atelier de fabrication de bracelets, accompagné d’une présentation de son parcours exceptionnel. Un moment à la fois créatif, inspirant et profondément humain.
Tournoi de soccer / foot : mercredi 25 mars | 15 h à 17 h 30 | Centre athlétique de Glendon (gymnase)
La communauté glendonnaise est invitée à participer à une compétition amicale placée sous le signe du plaisir et de l’esprit d’équipe. Étudiant·e·s, membres du personnel et corps enseignant se retrouveront pour partager un moment sportif et festif, avec pizzas au rendez-vous.
Atelier de danse algérienne avec Salima Kouaci : jeudi 26 mars | 12 h 30 à 13 h 30 | Centre athlétique de Glendon (Salle d'exercice de groupe, 2e étage)
Salima Kouaci, doctorante à Glendon en études francophones, propose une exploration libre des danses algériennes comme espace de liberté, d’équilibre et d’expression personnelle. Inspiré par les réflexions de l’écrivaine algérienne Assia Djebar, « plus les femmes ont d’espace, plus elles sont équilibrées », l’atelier invite chaque participant·e à laisser émerger sa propre manière de danser, au rythme du gellal et de la derbouka.
Identité et justice : rencontre avec l’Honorable juge Michelle O’Bonsawin : jeudi 26 mars | 16 h à 17 h | en ligne (Zoom)
L’Honorable Michelle O'Bonsawin, juge à la Cour suprême du Canada, partagera son parcours en tant que femme autochtone (abénakise) et Franco-Ontarienne. Elle abordera les enjeux juridiques actuels touchant les communautés autochtones et franco-ontariennes, tout en revenant sur son cheminement professionnel.
La pièce : Au revoir tout le monde ! : Du jeudi 26 mars au samedi 28 mars | 19 h | Théâtre Glendon
Présentée par les étudiant·e·s, la pièce Au revoir tout le monde ! est une farce satirique contemporaine adaptée d'Everyman (The Somonyng of Everyman), une moralité en moyen anglais composée à la fin du XVe siècle.
Trouver votre Cry Tree
By Paige Lalonde, French Journalist
Dans le champ ouvert à l’entrée arrière de Hilliard vit un arbre d’une beauté envoûtante. C’est mon arbre préféré. Son tronc est assez large pour ressembler à un petit village gothique. Ses branches bouclées explosent du centre dans toutes les directions, à la fois délicates et fortes. Son bois sombre est réconfortant et séduisant. Et à hauteur d’épaule environ, il y a un berceau qui invite à grimper et à s’asseoir un moment.
C’est mon Cry Tree.
Il y a des années, quand je vivais dans les résidences de Hilliard, je passais des heures chaque semaine assis dans cet arbre. Quand mes professeurs faisaient grève, et que je n’avais rien d’autre à faire que d’attendre, j’attendais parmi ses branches, regardant les fenêtres de mes camarades qui vivaient si près de moi mais dont je me sentais si éloignée. Je me demandais s’ils se sentaient aussi seuls que moi. Vivant dans un dortoir individuel, j’ai trouvé presque impossible de créer des liens. Et puis, sans même mes cours à attendre une fois tout arrêté, je ne savais plus où chercher du réconfort.
Cet arbre m’appelait et me donnait refuge. M’asseoir dans ses branches signifiait ressentir de façon frappante que je faisais partie du monde, faisant partie de la nature et sauvagement, indéniablement vivante.
Quand j’avais besoin d’un reset mental pour pouvoir me concentrer sur mes devoirs plutôt que d’essayer de dormir mes journées, j’allais à l’arbre. Quand je voulais sentir le froid sur mon visage pour me recentrer, j’allais m’asseoir dans l’arbre. Quand je voulais entendre des oiseaux, lire, ou regarder d’autres étudiants se promener, ou rattraper des cours vidéo, l’arbre était toujours là pour moi – jamais bougé, des centaines d’années plus vieux que moi, détenant tant de compréhension de cette terre et de ses histoires qui sont venues et parties bien avant que j’y arrive. Quand j’avais besoin de pleurer, je suis allée à l’arbre. À chaque saison, de la verdure luxuriante de Glendon à la fin du printemps à ses octobres vibrants et ses tempêtes de neige nues et violentes, je suis allée à l’arbre.
Quand les choses se sont facilitées à Glendon, que les cours ont rouvert, que les gens ont recommencé à se parler, que la cafétéria était remplie de visages enthousiastes d’étudiants, et que j’ai commencé à me faire des amis, l’arbre est resté là où il était. Il me rappelle constamment comment il m’a aidé à traverser les moments difficiles, comment il veillait sur moi. Comme une promesse qu’il serait toujours là pour le refaire si jamais j’en avais besoin, l’arbre est resté.
Je crois sincèrement que chaque élève de Glendon a besoin d’un Cry Tree. Bien que ce campus soit une oasis pittoresque de nature en ville, il peut parfois être étrangement calme. Glendon est unique parmi les autres campus universitaires de Toronto; sa vie étudiante est intime, lente et parfois étouffante d’un silence. Il y a tellement de beauté là-dedans, mais cela peut aussi mener à la solitude. C’est principalement un campus pour les navetteurs, et la plupart de ses étudiants partent juste après les cours pour se rendre à leurs longs trajets domicile-retour ou au travail. Surtout quand on vit en résidence, ou quand on a des cours qui vous retiennent tard sur le campus, on peut très facilement avoir l’impression d’être la seule personne au monde ici.
Malgré son nom, vous n’êtes pas obligé de pleurer devant un Cry Tree. Quand les attentes de la vie étudiante deviennent lourdes, ou que la solitude vous submerge, ou que vous avez besoin d’un moment de solitude, de méditation ou de connexion avec la terre, c’est là que vous avez besoin d’un Cry Tree. Quand vous avez besoin d’un endroit paisible pour étudier, ou quand vous voulez un bel endroit pour vous asseoir et déjeuner avec des amis, ou, oui, quand vous avez besoin d’un endroit pour crier ou pleurer votre arbre sera toujours là.
Glendon est un arboretum – un ensemble d’arbres d’une grande variété d’espèces, locales et étrangères, destiné à la protection et à l’étude. En tant qu’élèves sur ce terrain scolaire merveilleux et unique, ce serait une grande perte de ne pas s’intéresser à sa beauté et à sa rareté. Je suis reconnaissante d’avoir la chance d’en faire partie à chaque fois que je suis sur le campus.
Lorsqu’on cherche un Cry Tree, il y a plusieurs éléments à prendre en compte. Préférez-vous la solitude, ou accueillez-vous les passants? Tu veux un arbre sur lequel tu peux grimper? Ou un arbre avec un excellent feuillage pour vous garder à l’ombre? Quels sont vos endroits préférés sur le campus? Où qu’il soit, un arbre à proximité conviendra à vos besoins.
Pour ceux qui souhaitent trouver leur propre Cry Tree, voici quelques suggestions d’endroits à explorer: Derrière Hilliard et Wood se trouve un sentier sublime qui, en hiver, est presque terriblement beau. Elle mène à une pente abrupte et à une forêt offrant de nombreuses possibilités pour une profonde solitude.
Au-delà du parking, juste à côté des portes du campus qui bordent Bayview, il y a une jolie collection d’arbres. Je pense que cet endroit est le plus magnifique à la fin du printemps. Si vous suivez le chemin voisin à l’arrière des bâtiments et en direction de l’aile C, on trouve une file d’arbres de tailles et d’espèces diverses, abondamment verts.
Les arbres de la cour arrière de Glendon, à l’extérieur des portes de la cafétéria et du Breezeway, sont parmi les plus grands et les plus emblématiques du campus. Ces derniers sont les meilleurs pour les étudiants de Glendon qui aiment la compagnie.
Vers le manoir Glendon, et en face dans le vaste champ, vous trouverez certains de mes arbres préférés à Glendon, dont mon vieil ami devant les portes arrière de Hilliard. Ne vous inquiétez pas, les droits de Cry Tree ne sont pas exclusifs – vous êtes plus que bienvenu pour revendiquer mon arbre préféré.
Pour ceux qui recherchent une vaste solitude, aventurez-vous dans le niveau inférieur boisé du campus de Glendon. Derrière Pavillon Proctor, en bas des marches, se trouve un endroit parfait pour s’immerger dans la nature. Plus loin sur la route, au-delà du parking inférieur et en direction de Lawrence Ave E, une forêt encore plus luxuriante pour un isolement total et une tranquillité d’esprit vous attend. Ici, vous pouvez aussi profiter de la rivière Don. J’encourage chaque élève de Glendon à dépasser toute gêne ou honte qu’il pourrait ressentir à propos de sa solitude, de son anxiété ou de son stress — et à trouver un Cry Tree. J’ai constaté que les moments les plus révélateurs et transformateurs de ma carrière sur le campus sont survenus lorsque j’ai abandonné toute mon insécurité au profit de quelque chose d’aussi vulnérable et honnête que de pleurer mes inquiétudes étudiantes dans l’étreinte de la nature impressionnante de Glendon.
Source: Destiny Chan
Anger Hath Made Heaven Hell
By Gabriella Maitland, English Journalist
(Par)tout
Par Kira Bailey, Contributor
J’ai le sentiment d’être partout et nulle part tout le temps. En même temps, je suis bouleversée par tout le temps qui m’est disponible.
L’omniprésence devrait me rendre puissante, mais elle me laisse divisée, aussi éparpillée que les confettis qui se sont joints à la poussière sur le plancher hier.
Tout se passe bien trop vite parce que la terre refuse de faire faillite. Parmi les planètes, les autres sites, tout prix d’habitabilité doit être attribué à ladite.
Inspired by Kafka’s “Metamorphosis”
I am a fallen angel.
Like Lucifer, I too have dissapointed my father, Shaken the compsure of that sacred house, And made heaven hell.
Is this what it’s like to grow old?
Seeing your father turn cold,
And reserve only the utmost severity for you?
I know I have changed!
Mother can’t bear to watch me now I know I have changed.
Disgust turns Sister’s face grim I know I have changed!
Every day psychogenic death draws closer I know- I have changed.
But I never thought you would.
Never thought I’d see the day your blood
Would run as hot as hell.
Never thought my life would be the reason That this house would become that much colder as well—
Never thought I’d be the one to say, I cannot endure this for much longer.
Then again, no one ever believes that the only
Oh, “how I wish I could just go to sleep for a while
And forget all this foolishness”. Can’t you see that I’m not the problem here? YOU! Ruined me—ruined us.
You being Kronos, and I, Zeus— “I have come to accept that something is wrong between us,
Something that can never be fixed.”
Even though you are the titan of time— Even though you have the power to change it—
Even though you have the means to erase it—
Instead of erasing me. I will always be forced to meet you at Tartarus, And your anger will always erupt like a dying star—
You will always know me as the child who failed you.
And I will always know you as my slaver.
Si je suis partout et nulle part tout le temps, suis-je présente ou absente? Mes composantes ne sont pas moi, mais elles ne sont pas non plus rien.
Bien que je croie être sur la bonne piste, chaque fête a fini par me rendre triste. Les confettis qui se sont endormis avec la poussière la veille seront bientôt jetés dans la poubelle avec les peilles.
By Paige Lalonde, French Journalist
Comment continuer à vivre lorsque I’hiver survit jusqu’en mars
Sors après le coucher du soleil tôt. rappelle-toi avec émerveillement que c’est le même monde qui, par-fois, reste chaud et lumineux jusqu’à dix heures; plonge tes mains dans la neige et touche la peau nue de quelqu’un que tu aimes; fais des boules de neige et laisse-les fondre sur ta langue; fais pousser du basilic dans ta cuisine. veiller à ce qu’il ait assez de chal-eur pour grandir t’aidera aussi à retrouver la tienne; façonne un bonhomme de neige assez petit pour tenir dans la paume de ta main. donne-lui un nom; prends une rue où tu es déjà passé. va jusqu’au bout. puis redescends à reculons; emprunte les chaussures de quelqu’un qui ne te vont pas et marche sur la glace; installe-toi dans le rayon de soleil qui traverse la
étire-toi comme un chat en quête de chaleur; plonge-toi dans un bain brûlant comme un légume dans une soupe; arrose-toi comme une plante d’intérieur; enfile d’abord ta couche la plus douce; va patiner, de préférence en tenant la main de quelqu’un que tu aimes; va à la plage quand il fait si froid et si venteux que l’eau fouette tes joues comme de minuscules aiguilles; bois quelque chose de chaud et sens-le traverser ton corps; écris des lettres et scelle-les à la cire. marche jusqu’à la boîte aux lettres pour les poster quand la neige est encore fraîche; regarde-toi dans le miroir. dis à voix haute qui tu veux être l’hiver prochain; observe ta respiration et la forme qu’elle prend dans l’air froid; fais de la place au printemps qui semble trop timide pour arriver.
Things You Don’t Realize Until You Turn Into a Beetle
By Gabriella Maitland, English Journalist
Inspired by Kafka’s “Metamorphosis”
One:
We all become bell towers Forever staid—forever ticing Forever holding out a hand. Every day chiming an unheard plea— 1 AM—“You made me like this!” 2 AM—“Don’t leave me.”
Two:
Nobody has loved me for years. First, I thought it was because I was never here— Paying off my parents’ ancient debts— But now I’m here with them And no one seems to care.
Three:
I hate memories. Often, I feel as though I am on the edge of forgetting— Then Mother’s voice shakes me awake each time. But happy memories are sad memories too. These are the ones I have. These are all I’ll ever make.
Four:
All men become monsters. How could we become anything more? We’re all descendants of war— We’ve all played where blood has made a well. We can’t all be angels— There’s a reason God made hell.
Five:
No one will ever truly know us—For we cannot even know ourselves. Once I saw a lonely salesman Staring out to sea. So, I took a Path to him. Only to realize, That lonely salesman was me.
Six:
We will all become Atlas. Forced to ignore our own needs, For the sake of the world. Oh, I could die, I could die, I could die— And no one would cry. Not until they felt the weight of the sky.
Seven:
We are the living dead. Curse to roam the earth— Fated from birth To always be this way To always be led astray To never seize the day.
Eight:
People will always disappoint you. I learnt that from my bed— And it’s a fact that Will always stay with me — As I lay here dying, Forever cold and filled with dread.
Nine:
We are not all meant To be alone in this world. Some of us belong in a pack. Some of us were raised on solitude And prefer to never look back. Ten:
As life goes on, It gets harder to breathe, But was it ever easy?
Source: Camera-man
ISSUES & IDEAS 5 Lessons From Living Abroad
By Destiny Chan, Editor-in-Chief
Living abroad is often sold as a highlight reel: weekend trips, new languages, effortlessly cool friendships, and a “new you” discovered somewhere between cafés and cobblestone streets. And yes, those moments are real. But there’s another side people don’t really talk about: the loneliness, the culture shock, and the homesickness that can sneak up on you suddenly, like after eating Lo Mai Gai, a classic Cantonese dim sum dish of sticky rice, after more than a year and tearing up from the familiar and nostalgic taste.
Living abroad doesn’t just change your address; it changes you. The way you speak, the way you dress, the way you socialize, even the way you see yourself. All of this can shift, especially when you go on your own.
During my year in France and my travels around Europe, I grew in ways I never anticipated. Here are five things I learned along the way.
1. You Become Your Own Best Friend (and Your Own Parent)
One of the biggest adjustments to living abroad alone is realizing you are your primary support system. Your family or friends are not nearby. Your hometown safety net is gone. Simple things feel like huge tasks, like learning how to use the public transport, going to your local grocery store, getting used to where everything is and if they even have everything you normally buy, etc. No one is checking in on whether you ate enough, slept enough, or are spiralling a little after a long day. People around you are kind, but they’re busy. Everyone has their own life, their own stress, their own routine. No one has the time or responsibility to baby you. And honestly, that’s not a bad thing. Living abroad forces you to learn how to show up for yourself. You become the one who comforts yourself after a bad day, celebrates small wins, and pushes yourself to keep going when things feel overwhelming. You learn to self-soothe, self-motivate, and self-validate. It’s uncomfortable at first, but it’s also empowering. You realize that if you can rely on yourself here, you can rely on yourself anywhere.
2. People Come and Go…and That’s Okay
One of the most bittersweet lessons of living abroad is how temporary relationships can be. You meet someone at an event, at café, or through mutual friends, and suddenly they’re a huge part of your life. And then, just as quickly, they leave. They go back home, to another country, or simply into a different phase of their life. Most of my friends I made abroad were language school students or on exchange, only staying for 1-4 months, while I was there for one whole year. At first, this can feel unsettling or even painful. You might wonder if you did something wrong or if the connection wasn’t “real enough.” But over time, you realize that impermanence doesn’t make a relationship meaningless. Most people are meant to walk with you for a season, not a lifetime. Living abroad teaches you to appreciate connections for what they are, not what you wish they could become. You learn to let people go with gratitude instead of resentment. As Marie Kondo says, “Thank you and goodbye”, things in your life should spark joy!
“Travel Far Enough, You Meet Yourself”
- David Mitchell (Cloud Atlas, 2004)
3. It’s Okay to Hide…Sometimes
There’s a lot of pressure to be constantly adventurous when you live abroad—to explore every corner, attend every event, and say yes to everything. But the truth is, adjusting to a new country is exhausting. Sometimes, the world feels too foreign. The language, the culture, the social norms—it can all feel like it’s slapping you in the face every time you step outside. And sometimes, even when you don’t. So yes, it is completely okay to escape into your favourite English TV show. It’s okay to hole up in your room, rewatch something familiar, eat comfort food, and give your brain a break. When I lived in France, I got into watching childhood favourites like Mulan, Barbie movies, Modern Family and more. To improve my reading in French and to read something for fun, I started re-reading the Harry Potter series for some comfort. Escaping into a film or a book doesn’t mean you’re failing at living abroad. It means you’re human. Rest is part of adaptation. Familiarity can be grounding when everything else feels new.
4. Be Social Early Before Life Gets Complicat
ed
One thing I’ve learned is that the first few months matter. Early on, everyone is looking for connection. People are open, curious, and eager to meet others. That’s the time to say yes to coffee, group chats, random plans, and conversations that feel slightly awkward. Try not to settle into one friend group too quickly. Instead, build a small network of different people. This gives you flexibility: different personalities, different interests, different schedules. Life gets busy fast, and not everyone will always be available when you are. Having a variety of connections also takes the pressure off any single friendship. You don’t need one person to be everything. That balance makes living abroad feel lighter, more sustainable and more independent.
5. Let Go of What You Think It Should Look Like
Perhaps the most important lesson is this: don’t live abroad according to an imaginary checklist. There’s a lot of pressure with social media, friends back home, and even your own expectations about what your experience should look like. Ask yourself honestly: what do you want? Do you really want to visit that small city just because everyone else is going, or would you rather spend your Tuesday morning wandering the local market? Do you want nonstop travel, or do you crave routine and familiarity? Living abroad isn’t a performance. It doesn’t need to impress anyone. The most meaningful experiences often come from listening to yourself and solo travelling to the beat of your own drum, making your own schedule and stopping to smell the roses wherever you may be.
Living abroad teaches you independence, impermanence, self-compassion, courage, empathy and authenticity, often all at once. It’s messy, lonely, exciting, and trans-formative. And even on the days when it doesn’t feel magical, it’s still building you up into a person who is resilient and can handle anything. Home doesn’t become where you live; it becomes wherever you go.
photo: Canva
SANTÉ & BIEN-ÊTRE
Savez-vous même ce qu’est l’endométriose ?
Par Paige Lalonde, Journaliste française
C’est ce que mon médecin m’a crié dans son bureau au début de l’année dernière quand je suis allée le voir pour demander de l’aide. Je me suis toujours méfiée des médecins à cause de la façon dont je les voyais traiter les personnes que j’aime, mais j’ai travaillé dur pour franchir cette barrière mentale afin de pouvoir enfin prendre soin de ma santé. Je souffrais de mes règles depuis des années, et j’étais désespérée d’obtenir des réponses. Ma santé mentale était au plus bas, ma douleur était indescriptible, et mon corps souffrait et réclamait de l’attention. Je manquais d’innombrables jours de travail et d’école et j’agissais de manière destructrice dans ma vie personnelle à cause de déséquilibres hormonaux. Le conseil standard de médicaments en vente libre et de coussins chauffants ne suffisait plus à m’aider à traverser – j’avais besoin d’une intervention médicale concrète.
Au lieu de cela, quand je suis allée voir mon médecin, on s’est moqué de moi pour avoir même suggéré que je devrais peut-être passer un dépistage pour un trouble menstruel.
La façon dont mon médecin m’a décrit l’en-dométriose était ridiculement superficielle. Il m’a dit que c’est une maladie qui provoque parfois des règles irrégulières et un flux abondant. Quand je lui ai insisté pour plus d’informations, il parlait à peine de douleur. Il m’a dit qu’il n’y avait pas grand-chose à faire. Il m’a dit que je ne comprenais pas de quoi je parlais quand j’ai dit que je savais que c’était plus complexe qu’il ne le laissait paraître.
Mars est le Mois de la Sensibilisation à l’En-dométriose, et tout ce à quoi je pense, c’est ceci: peut-être qu’aucun de nous ne sait ce qu’est l’endométri-ose. Peut-être qu’aucun d’entre nous, y compris les 2 millions de Canadiens qui vivent avec la maladie, ne sait vraiment ce que c’est, car on nous a refusé le droit de savoir.1 Pour une maladie aussi répandue, une compréhension profonde de ses symptômes et de ses manifestations est insaisissable –car, malgré les mouvements féministes qui font avancer cette discussion, la santé menstruelle reste lourdement entachée de tabous.
En ce Mois de la Sensibilisation à l’En-dométriose, je souhaite partager mon expérience de cette maladie complexe. Ce faisant, j’espère que nous pourrons créer un puits plus profond d’empathie les uns envers les autres. Un monde qui possède une compréhension nuancée et vaste de la santé menstruelle est un monde plus accueillant et bienveillant à d’innombrables égards.
Quand j’étais adolescent, j’ai reçu un appel d’un membre de ma famille. Elle pleurait, et tout ce que je comprenais, c’était : Je suis enceinte. Puis, une pause, avant qu’elle poursuive. Enfin, pas vraiment.
On venait de lui annoncer qu’elle avait eu une grossesse ectopique, ou extra-utérine. Une grossesse ectopique est une grossesse non viable dans laquelle l’embryon fécondé s’implante en dehors de l’utérus –dans ce cas, il a été implanté dans la trompe de Fallope. Les grossesses ectopiques sont fréquentes avec l’endométriose, car la maladie provoque le développement de l’endomètre en dehors de la muqueuse utérine. dans la trompe de Fallope. Les grossesses ectopiques sont fréquentes avec l’endométriose, car la maladie provoque le développement de l’endomètre en dehors de la muqueuse utérine.2
Déjà traumatisé par le choc de la situation, un membre de ma famille a dû être transporté en chirurgie d’urgence, où sa grossesse non viable a été interrompue et sa trompe de Fallope retirée. Sa convalescence de six semaines a été difficile,
non seulement à cause de la douleur physique, mais aussi à cause du tourment émotionnel de ce qu’elle a perçu comme la perte d’une grossesse, et à cause de la descente hormonale qui accompagne toute interruption d’intervention. Parce que l’endométriose cause des problèmes de fertilité, elle a été dévastée d’avoir perdu une grossesse qu’elle désirait depuis si longtemps.3 Son médecin lui a prescrit des opioïdes pour soulager la douleur. Mais sous une telle pression émotionnelle, elle a commencé à s’en dépendre énormément jusqu’à ce que cela devienne une addiction.
La dépendance aux opioïdes est un facteur qui affecte la communauté de l’endométriose de manière unique. Vivre avec une douleur chronique comme celle associée à la maladie entraîne une plus grande dépendance aux médicaments contre la douleur. Et comme l’endométriose offre si peu de possibilités de traitement, et que ses traitements impliquent souvent une intervention chirurgicale, les opioïdes sont souvent prescrits pour supporter ce qui peut souvent ressembler à des cycles interminables de douleur ce qui peut souvent ressembler à des cycles interminables de douleur.
Ce membre de ma famille souffre de ce qu’on appelle l’endométriose de stade quatre.5 Ce stade implique des lésions profondes et une croissance endométri-ale localisée sur des organes situés au-delà de la région pelvienne, tels que les intestins, le rectum, l’appendice, et même le cœur ou les poumons. Ce membre de ma famille avait de l’endomètre qui poussait jusqu’à son cerveau. Lorsque l’endométriose est localisée au niveau du cerveau et d’autres organes, elle peut entraîner des effets secondaires graves et parfois potentiellement mortels. Cette manifestation de la maladie peut même conduire à un diagnostic de trouble bipolaire ou d’autres troubles de l’humeur, ainsi que des troubles neurologiques comme des crises d’épilepsie.6
Avec un diagnostic d’endométriose aussi avancé, les symptômes sont invalidants. Le membre de ma famille ne pouvait pas travailler à cause de sa douleur. Elle avait des épisodes fréquents de vomissements, des migraines récurrentes, des symptômes du Syndrome de l’Intestin Irritable (SII) et une dépression sévère.
L’année dernière, on m’a demandé d’emmener ce membre de la famille à l’hôpital. Elle traversait une poussée d’endométriose – une période où la croissance endométriale progresse et aggrave les symptômes. Cela a provoqué une forte fièvre, qui l’a fait vomir jusqu’à la déshydratation. Elle devait aller à l’hôpital pour une perfusion afin de se réhydrater.
Cette expérience m’a amenée à réfléchir à ma propre santé menstruelle. Pendant de nombreuses années, j’ai souffert de symptômes similaires à ceux du membre de ma famille : des saignements excessifs au point d’anémie, des douleurs au point de vomir lors des règles, une dysrégulation intestinale, une manie et une dépression, une faiblesse corporelle et des douleurs chroniques que l’ibuprofène ne pouvait pas résoudre. Je manquais des jours d’école et de travail chaque mois à cause de mes règles. Mais comme je n’avais aucune éducation sur l’endométriose, je m’étais convaincue que la souffrance que je subissais était normale. Quand je suis allée voir mon médecin, j’ai été renvoyée. Mais j’ai continué à exiger que je reçoive des soins. J’ai insisté pour une échographie et une IRM. En décembre, on m’a diagnostiqué une endométriose et des kystes ovariens. L’email de mon médecin détaillant mon diagnostic disait: « étonnamment, il semble que vous aviez raison. »
Au début de cette année, j’ai plaidé avec succès pour la mise en place du congé menstruel sur mon lieu de travail. Aujourd’hui, tout le monde dans mon entreprise a droit à un jour payé de congé par mois pour des raisons de santé menstruelle ou ménopausique. En partageant ces connaissances sur l’en dométriose et ses manifestations, j’espère que nous pourrons tous réfléchir à la manière dont notre société limite la qualité de vie des personnes vivant avec des troubles menstruels afin de construire quelque chose de plus compatissant et accueillant. Nous n’avons pas besoin de nous contenter de services de santé maigres, d’hostilité et de diminution de la part des professionnels de santé, ainsi que de platitudes et de sympathie fausse des institutions. Une douleur menstruelle excessive n’est pas quelque chose à supporter simplement; L’éducation nous transforme tous.
1« Qu’est-Ce Que L’endométriose? », le Réseau de l’Endométriose du Canada, page consultée février 2026, https://reseaudelendometriose.com/quest-ce-que-lendometriose/.
2 Marc Gozlan, « Endométriose et grossesse : symptômes et risques », Passeport Santé, dernière modification le 6 novembre 2024, https://www.passeportsante.net/famille/grossesse?doc=endometri-ose-grossesse-symptomes-risques.
3 Gozlan, « Endométriose et grossesse ».
4 Brian Mastroianni, « How the Opioid Crisis Can Impact Women With Endometriosis », Endome-triosis Foundation of America, dernière modification le 22 juin 2018, https://www.endofound.org/ how-the-opioid-crisis-is-impacting-women-with-endometriosis.
5 « Endometriosis Stages: Understanding the Different Stages of Endometriosis », Endometriosis Foun-dation of America, page consultée fevrier 2026, https://www.endofound.org/stages-of-endometriosis.
6 Emily Crockleton, « What is Endometriosis in the Brain (Cerebral Endometriosis)? », Healthline, dernière modification le 14 novembre 2023, https://www.healthline.com/health/endometrio-sis-in-the-brain.
Source: Amie Sosa
ART & DIVERTISSEMENT
By: Amie Sosa, English Editor
Saisons des Soft Launch: Comment les relations sont passées des annonces officielles aux révélations partielles
Il n’y a pas si longtemps, annoncer une relation sur les réseaux sociaux était simple. Un selfie de couple soigneusement cadré, un visage entièrement visible, une légende qui officialisait tout. C’était ce qu’on appelait le hard launch. Si la photo apparaissait sur le fil, la relation était réelle, visible et complètement publique.
Aujourd’hui, la culture des rencontres a évolué vers la subtil-ité, la visibilité partielle et la mise en scène maîtrisée. Au lieu de publications complètes, les couples partagent une main posée sur une table, des baskets assorties, une épaule dans un miroir ou une silhouette dans un couloir à peine éclairé. Les stories sont souvent limités aux amis proches. Les partenaires apparaissent sous forme de silhouettes, de visages floutés ou d’images soigneusement recadrées. La relation est reconnue mais seulement en partie. Elle est à la fois privée et publique. Les soft launches répondent à un monde où les réseaux sociaux dominent l’expression personnelle. Les captures d’écran circulent rapidement, les commentaires invitent à la spéculation et les ruptures restent en ligne indéfiniment. Le hard launch paraît risqué et trop exposé. Le soft launch permet aux jeunes de célébrer leur relation tout en gardant le contrôle de leur identité numérique. L’ambiguïté devient un outil. Les images recadrées et les stories cryptiques transforment des moments intimes en récits intrigants sans tout révéler. La main, l’épaule, le cadrage partiel et la sto-ry sélectionnée communiquent une présence tout en préservant l’autonomie.
La culture des influenceurs a fortement contribué à ce changement. Les personnalités des réseaux sociaux montrent des vies parfaitement organisées, tout en laissant suffisamment de mystère pour captiver leur audience. Le soft launch adopte la même stratégie. Il est ludique, suspense, interactif.
Les relations sont teasées comme du contenu, des indices sont laissés pour susciter la curiosité et la spéculation. Le mystère attire l’attention et l’anticipation stimule l’engagement. L’esthétique est aussi importante que l’annonce elle-même.
Le bon angle, la lumière et la composition peuvent transformer un simple soft launch en une story visuellement captivante, parfaitement adaptée au fil de scrolling.
Le soft launch reflète également des changements plus profonds de la manière dont les jeunes abordent l’intim-ité. Les annonces ne sont plus des événements uniques et publics. Elles sont continues, flexibles et soigneusement choisies. On peut révéler un peu aujourd’hui, un peu plus demain, ou tout garder privé jusqu’au bon moment. Cette révélation progressive équilibre vulnérabilité et autonomie numérique. La tendance montre une génération qui négocie simultanément connexion, intimité et présentation de soi.
Source: Amie Sosa
La culture numérique amplifie ces dynamiques. La visibilité constante et la comparaison en ligne peuvent créer de la pression et de l’anxiété. Les jeunes naviguent dans des timelines remplies de relations idéalisées, de moments mis en scène et de contenus viraux. Partager seulement des fragments réduit le stress tout en maintenant une présence sociale. Cela crée de l’espace pour des connexions réelles sans se soumettre à une évaluation continue. Même cette stratégie comporte ses complexités.
La spéculation peut générer des tensions, des malentendus et une attention non désirée. La révélation partielle devient une négociation des limites sociales, de la curios-ité du public et de la sécurité personnelle.
L’essor du soft launch illustre un changement culturel plus large dans l’expérience de l’intimité. La vie privée est sélectionnée, la joie est partagée de manière ciblée, et la vulnérabilité est équilibrée par la protection de soi. Les relations ne concernent plus uniquement la validation publique mais l’expérience vécue, les moments qui se déroulent hors du cadre et les connexions qui se
produisent dans la vie réelle. Les jeunes redéfinissent la manière de partager la vie à deux dans un monde dominé par le numérique et les écrans. L’amour existe réellement, mais il n’a pas besoin d’être performatif.
Cette tendance est aussi influencée par l’économie de l’attention. Les réseaux sociaux récompensent la curiosité, l’engagement et l’anticipation. Le soft launch est interactif, un récit qui suscite spéculation et discussion tout en laissant les participants maîtres de leur visibilité. Chaque histoire, chaque image partielle devient un acte de stratégie et de maîtrise. Partager de manière sélective démontre non seulement la conscience du numérique mais aussi la compréhension de la manière dont les audiences consomment et interprètent l’information.
Dans le monde d’aujourd’hui, la culture des rencontres a évolué pour devenir plus nuancée, ludique et stratégique. Les soft launches reflètent la manière dont les jeunes équilibrent intimité, identité et performance digitale. Ils sont à la fois esthétiques, sociaux et créatifs. Une photo recadrée, une story privée, une étreinte ombrée : chaque petite révélation fait partie d’un moment culturel plus large. Le soft launch est désormais la norme, une réponse aux réalités numériques et aux attentes générationnelles. L’amour persiste selon ses propres règles, existant à la fois sous le regard du monde et à l’abri de celui-ci.
ISSUES & IDEAS
Grandir vite et rester immobile : le paradoxe de la génération Z
Par Amie Sosa, English Editor
Dans le monde d’aujourd’hui, les jeunes vivent une tension étrange. D’un côté, ils ressentent la pression de grandir rapidement, de construire une carrière, de créer une image de marque, de monétiser leurs passions, de devenir émotionnellement matures et de gérer les attentes sociales. De l’autre, ils se sentent souvent bloqués.
Les coûts du logement augmentent, les emplois stables sont rares et les diplômes ne garantissent plus une sécurité financière. Les relations sont incertaines et les étapes de la vie adulte, autrefois considérées comme normales, semblent de plus en plus éloignées. La chronologie de la vie a changé, mais la pression pour avancer reste intacte.
La génération Z est souvent décrite comme ambitieuse et hyper consciente. Cette conscience participe au paradoxe. À travers les réseaux sociaux, les jeunes voient leurs pairs annoncer des fiançailles, des voyages, des diplômes, des startups, des transformations physiques et des projets créatifs viraux. La comparaison est constante et le progrès semble mesurable et public. Chaque réalisation est observable, chaque succès évalué à l’aune des autres.
En même temps, les réalités économiques compliquent cette perception de réussite. Même les personnes les plus déterminées peuvent se sentir immobilisées face à des barrières structurelles. Le résultat est une génération qui se sent à la fois accélérée et bloquée. Forcée de mûrir rapidement sur le plan émotionnel et social, elle se retrouve limitée dans ses possibilités matérielles et institutionnelles.
La multitude de choix ajoute une pression supplémentaire. Les générations précédentes suivaient des parcours plus linéaires. Aujourd’hui, les options semblent infinies. Chaque décision peut fermer d’autres chemins. Cette surabondance crée de l’incertitude et parfois de la paralysie. La jeunesse moderne doit apprendre à naviguer dans un labyrinthe d’opportunités et de limitations simultanées.
Cette tension influence l’identité. Quand le succès paraît urgent alors que la stabilité reste distante, l’estime de soi devient fragile. Les accomplissements sont célébrés en ligne, mais l’incertitude persiste hors écran.
La visibilité constante des réussites des autres transforme la perception de l’échec et de la réussite personnelle. La pression sociale et numérique renforce la peur de se tromper ou de rester en arrière.
Souvent, la conversation autour de la génération Z se concentre sur les comportements visibles : langage, tendances, plateformes utilisées. On parle moins de la fatigue silencieuse de ceux qui essaient de progresser dans un système qui semble instable. Grandir rapidement ne signifie pas toujours avancer avec fluidité. Parfois, cela veut dire porter une conscience adulte sans avoir la sécurité matérielle et émotionnelle pour la soutenir.
Le défi pour cette génération n’est pas seulement la résilience. Il s’agit de redéfinir la notion même de croissance. Peut-être que le progrès n’est pas linéaire. Peut-être que la stabilité n’arrive pas comme prévu. Peut-être que les étapes de la vie ne ressemblent plus aux modèles anciens, et que chaque individu doit créer son propre chemin.
Dans ce contexte, il devient crucial d’apprendre à mesurer le progrès de l’intérieur plutôt que de l’extérieur. Apprendre à reconnaître les petites victoires personnelles, à célébrer l’adaptabilité et la créativité, et à accepter que le parcours de la vie adulte ne correspond pas toujours aux attentes sociales ou numériques. Grandir vite ne signifie pas nécessairement suivre la trajectoire visible des autres, mais plutôt trouver un rythme qui fonctionne pour soi, malgré la pression et l’incertitude du monde moderne.
Pour la génération Z, naviguer entre attentes sociales, comparaisons numériques et réalités économiques exige une conscience aiguisée de soi et du monde. C’est un équilibre entre ambition, patience et acceptation de l’imprévisible. Grandir dans le monde d’aujourd’hui ne se mesure pas seulement aux étapes franchies mais aussi à la capacité de rester actif, engagé et créatif malgré les obstacles visibles et invisibles.
Source: Amie Sosa
GAMES & FUN
Restoration Hits Toronto : 9to9 at Emanuel Church
Par Amie Sosa, English Editor
Toronto’s youth took over Emanuel Church this past Saturday (February 28th) for 9to9, a full-day immersive experience of worship, prayer, and fellowship designed to inspire, restore, and energize the next generation of Christian leaders and youth. From 9 a.m. to 9 p.m., high school students and young adults filled the church with life, laughter, music, and reflection while fully embracing the event’s theme of restoration.
The day began with a quiet but powerful morning session. Participants gathered for prayer and fasting, centering themselves in God’s presence and preparing their hearts for the hours ahead. The energy in the room was electric, a mix of anticipation, curiosity, and focused attention as the community prepared for a meaningful day together
Workshops started mid-morning, balancing spiritual growth with creative expression. Attendees explored everything from interpreting Scripture in everyday life to leadership and mentorship skills. Hands-on projects encouraged collaboration and self-expression. Facilitators invited students to ask hard questions, challenge assumptions, and embrace the idea that restoration is a journey that involves both joy and struggle.
As the day progressed, games and interactive activities added energy and fun. Youth connected with peers from different schools and backgrounds, laughing and building new friendships. Lunch and dinner brought another layer of community. Sitting together around tables, participants shared meals while discussing faith, life challenges, and lessons learned from the morning sessions. These moments emphasized that restoration is not only spiritual but also relational, built through connection and empathy
Afternoon workshops offered deeper reflection. Young people considered areas in their lives that needed restoration and how faith could guide them through difficult decisions and transitions. Facilitators highlighted that God’s restoration involves reclaiming purpose, building resilience, and embracing identity as God’s children. These classes were based on this year’s theme of restoration with a focus on the verse found in “Then if my people who are called by my name will humble themselves and pray and seek my face and turn from their wicked ways, I will hear from heaven and will forgive their sins and restore their land.”1
As the sun began to set, the event transitioned into a gospel-centered concert that brought the entire community together. Music, live performances, a musical inspired skit, and preaching reinforced the theme of restoration in tangible ways. Participants were reminded that God’s presence is active and alive in Toronto, in friendships, and in their own hearts. The energy in the room reflected the impact of intentional worship and a day devoted to God’s love.
As the sun began to set, the event transitioned into a gospel-centered concert that brought the entire community together. Music, live performances, a musical inspired skit, and preaching reinforced the theme of restoration in tangible ways. Participants were reminded that God’s presence is active and alive in Toronto, in friendships, and in their own hearts. The energy in the room reflected the impact of intentional worship and a day devoted to God’s love. Organizers emphasized that 9to9 is more than a youth event. It is a statement of faith, a space for intentional community, and a celebration of God’s work among young people. Psalm 84:10 guided the day: “Better is one day in your courts than a thousand elsewhere.”2 Every song, prayer, and workshop reflected this sentiment and highlighted the value of time spent in faith and fellowship
For many participants, 9to9 was transformative. Some left with a renewed sense of purpose, ready to take what they had learned into school, home, and the wider community Others discovered new ways to express their faith through creativity, music, and service. Many felt seen, heard, and valued, experiencing restoration as a lived reality rather than just an idea. Emanuel Church’s commitment to youth is clear in events like 9to9. By combining worship, teaching, creativity, and fun into one continuous experience, the church offers young people a chance to explore faith deeply while building meaningful relationships. In a world where youth can feel overlooked or adrift, 9to9 provides a clear message: God is alive, restoration is possible, and the Christian community in Toronto is vibrant, welcoming, and full of life.
Toronto renaît : le printemps arrive
Pour oublier le froid qui refuse de partir ou encore la neige qui refuse de fondre, penser au printemps qui nous attend permet de relativiser. En attendant, autant commencer à prévoir les activités disponibles à Toronto. Tout d’abord, aller au parc. Une ac-tivité quasiment oubliée après ce long hiver. Pique-niquer autour des cerisiers de
Un plan qui semble parfait. Il ne faut pas négliger ces sorties sans les milliers de couches de vêtements qui étouffent. Tu pourras ressortir cette paire de chaussures que tu boycottais pendant l’hiver pour ne pas l’abîmer. Et dire bonjour aux lunettes de soleil.
Manger en terrasse. Les serveurs vont ressortir les tables pliantes extérieures. Probablement ce qui m’a le plus manqué. Plus besoin de se réfugier au chaud, on pourra bientôt bronzer lors du déjeuner. plus manqué. Plus besoin de se réfugier au chaud, on pourra bientôt bronzer lors du déjeuner. Plus d’excuses pour ne pas aller à toutes ces adresses enregistrées sur TikTok. En plus, serait-ce aussi le retour officiel du Iced Capp de Tim Hortons ? Ou encore des glaces de chez Mizzica ? Du moins pour ceux qui les avaient arrêtés durant l’hiver.
Le printemps à Toronto, c’est aussi le retour des balades au bord du lac Ontario. Le vélo, la trottinette : on les at-tendait avec impatience. Pour surmonter ces basses températures, la musique nous permet de nous évader. Mais enfin: les playlists d’été vont être accordées avec la météo.
Sans oublier les quartiers qui sont beaucoup plus agréables à visiter lor-squ’il fait beau: Kensington Market, Distillery District ou encore le centre commercial The Well. Le shopping deviendra plus agréable sous le soleil. Et on pourra enfin acheter toutes ces tenues d’été avec moins de culpabilité. Toronto renaît, et avec elle l’envie de profiter du soleil, des terrasses et des rues animées.